Supermenteurs !

Si, si !

Toujours dans l’objectif de Faire tomber l’Empire ;

Je reproduis ci-dessous la traduction de Steven Newcomb du 16/02/2016 réalisée par Résistance71 et publiée sur son blog, intitulé :

https://resistance71.wordpress.com/2016/02/21/resistance-au-colonialisme-le-mensonge-du-vatican-a-lonu-concernant-la-bulle-pontificale-inter-caetera-de-1493-fondatrice-du-colonialisme-occidental/

url de l’article original : http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/02/16/holy-sees-whopper-falsehood-un

Le super mensonge du Saint Siège à l’ONU

Le 25 Novembre 2015, le Saint Siège (Vatican) est venu devant l’ONU et son Committee on the Elimination of Racial Discrimination (CERD). Répondant à une intervention sur la doctrine de la découverte faite par le groupe Apache-Ndee-Nee Working Group, le membre du CERD Carlos Manuel Vazquez demanda au Saint Siège de clarifier sa position sur le document de la bulle pontificale Inter Caetera de Mai 1493 et sur la doctrine de la découverte. Mr Vasquez demanda qu’une répudiation de la bulle papale “soit discutée à la réunion de haut niveau devant se tenir à Rome entre le pape et les représentants des peuples indigènes.” (CERD/C/SR.2395, Report of December 1, 2015, p. 8).

L’archevêque Tomasi répondit pour le Saint Siège. Il dit alors que le traité de Tordesilla de 1494 entre l’Espagne et le Portugal avait rendu “effectivement” la bulle papale “inopérante”. “Changer les conséquences historiques de l’idéologie réfléchie dans ces instruments nous demanderait de changer le traité plutôt que la bulle pontificale”, fit remarquer Tomasi (p.8). En droit, le terme “inopérant” veut généralement dire “sans effet, sans force pratique, invalide”. Si le Saint Siège a raison, il devrait alors être impossible de trouver des preuves que la couronne de Castille ou tout autre gouvernement, aient considéré la bulle papale Inter Caetera comme toujours opérationnelle et donc valide après 1494 ; alors nous devons dire que l’affirmation faite par le Saint Siège devant le CERD de l’ONU est clairement fausse.

Une vision de la vérité sur le sujet peut être acquise en regardant le territoire qui fut d’abord saisi par l’Espagne puis, basé sur le droit international de succession de la terre, par le Mexique puis ultimement par les Etats-Unis. Ce chemin de succession est tacitement trouvé dans le traité de Guadalupe Hidalgo de 1848 entre le Mexique et les Etats-Unis. A cause de ce transfert, le ministère des affaires étrangères états-unien écrivit le 3 Avril 1849 sur la nécessité de rassembler des informations fiables “au sujet de la condition du titre de propriété sur les terres de Californie”. Le ministère déclara qu’il “est important que les archives de ce territoire (Californie) et aussi de la ville de Mexico (aussi loin qu’elle soit concernée avec ces territoires) soient examinées et rapportées par des personnes compétentes.” Le juriste William C. Jones fut commissionné pour la tache “sous l’autorité du département d’état” (John Rockwell, A Compilation of Spanish and Mexican Law, 1851, p.425).

Quatre-sept ans plus tard, en 1895, 402 ans après Inter Caetera, un avocat de Californie nommé Frederick Hall publia son livre “The Laws of Mexico”. De manière consistante avec les directives du département d’état à Jones, Hall a compilé la plupart de sa recherche à Mexico City, où il reçut l’assistance d’Ignacio L. Vallarta, l’ancien patron et juge de la Cour Suprême du Mexique et de Don Justino Rubio, le conservateur en chef des archives du Mexique.

La table des matière de Hall s’ouvre comme suit:
“Compilation and Treatise on the Laws of Mexico,” “Part First. Crown Lands of Spain, Public Lands of Mexico, and Mines,” “Chapter I. Possession and Early Government of Mexico By Spain, § 1. Grant by the Pope to the Crown of Spain. § 2. Right by Discovery”. Dans le premier paragraphe du livre de Hall nous trouvons ceci:
Afin de mettre fin au paganisme et de faire avancer la religion catholique romaine, le pape Alexandre VI émît une bulle en 1493, donnant au royaume de Castille l’entièreté du vaste domaine qui venait d’être découvert, ou de ceux à découvrir entre les pôles Nord et Sud, ou tout ce qui pouvait l’être n’appartenant pas déjà à une puissance chrétienne.

Hall cite ensuite un peu de la bulle pontificale en latin:
Ut fides Catholica et Christiana religio nostres praesertim temporibus exaltetur, etc., ac barbarae nationes deprimantur, et ad fidem ipsam reducantur,’ sont les termes de la bulle. Traduction par Haz. Coll.3. Le latin appelle à ce que les “nations barbares” soient dominées en étant réduite à la foi catholique et la religion chrétienne. Le livre de Hall s’ouvre en citant en premier lieu la bulle du pape parce que, en accord avec la loi internationale de succession, les Etats-Unis sont le successeur des bulles du pape vaticanes en relation avec bien des domaines qui furent clâmés par la couronne de Castille.

Le fait que la bulle pontificale de 1493 Inter Caetera est toujours active et opérante a aussi été vérifié dans un livre que le gouvernement des Etats-Unis a fait lui-même publier depuis son imprimerie nationale en 1909. Le livre fut compilé et édité “sous la loi du congrès du 30 Juin 1906 et son titre en est: The Federal and State Constitutions[,] Colonial Charters, and Other Organic Laws of the States, Territories, and Colonies Now or Heretofore Forming The United States of America.” L’auteur du livre est Francis Newton Thorpe.

Dans la table des matières du livre de Thorpe se trouve une liste de documents qui constituent la loi organique des Etats-Unis. Des zones qui furent clâmées par l’Espagne, à savoir: le Texas, la Floride, le Nouveau-Mexique, l’Arizona, le Nevada et la Californie, sont tracées dans le livre vers deux des documents qu’on trouve en exergue dans la table des matières: “Privileges and prerogatives granted to Christopher Columbus—1492” et “Bull of Pope Alexander—1493.” Cette documentation démontre très clairement que l’idéologie de domination de la bulle pontificale Inter Caetera est toujours opérante et active et qu’elle est traitée jusqu’à ce jour, comme une part critique du système légal organique des Etats-Unis.

De plus, dans son livre “A Violent Evangelism (1992),” le théologien Luis Rivera Pagán déclare: “Dans le domaine juridique, les bulles du pape Alexandre ont maintenu leur caratère d’autorité, comme vu par la première phrase de la première loi du premier chapitre du troisième livre de la ‘the Compilation of the Leyes de Indias’ (1680), qui reconnaît ces bulles papales comme la première fondation de la possession à perpétuité des Amériques par la couronne de Castille.” (p.32)

Rivera-Pagán dit que Leyes de Indias “est fondé sur les déclarations royales consécutives de Carlos V et de Philippe II d’Espagne, qui au cours du XVIème siècle martelèrent la doctrine de la domination castillane à perpétuité sur les peuples ibéro-américains. Toutes ces déclarations font allusion aux bulles alexandriennes comme point de référence crucial” (Ibid.). Dans ce qui est une contradiction majeure et significative avec la déclaration du Saint Siège devant le CERD de l’ONU en 2015, Rivera-Pagán déclare: “Bien que nous ne puissions pas élaborer sur ce point, il est cependant tout à fait approprié de montrer qu’au début du XIXème siècle, le don pontifical à perpétuité fut utilisé comme justification pour discréditer le mouvement d’indépendance latino-américain…” Rivera-Pagàn aussi cite les Leyes de Indias comme suit :

“Par don du Saint Siège apostolique… nous sommes le seigneur des Indes Occidentales, des îles et des terres émergeant de l’océan, découvertes ou qui seront découvertes et incorporées à notre couronne royale de Castille… [de façon] à ce qu’elles demeurent toujours unifiées pour leur plus grande perpétuité et établissement, nous interdisons qu’elles nous soient retirées.

Bref, la déclaration de l’archevêque Tomasi devant le CERD de l’ONU en Novembre 2015 était totalement fausse lorsqu’il déclara que la bulle du pape Alexandre de Mai 1493 Inter Caetera n’était plus active ou opérante à cause du traité de Tordesilla. Si la bulle pontificale n’avait plus de force ni d’effet pratique depuis 1494 comme stipulé, il n’y aurait eu aucune raison pour les lois de Castille des Indes Occidentales depuis 1680 de reconnaître “un don du siège apostolique”, par lequel la couronne de Castille se considérait elle-même “Seigneur des Indes Occidentales, des îles et des terres émergeant de l’océan, découvertes et à découvrir”. De plus, le don papal fut fait aux héritiers de Castille et leurs successeurs, à perpétuité ou pour toujours, c’est pourquoi ce don pontifical apparaît également dans les livres de Hall et de Thorpe.

Dans son livre de 2005 “On Bullshit” (“Sur la connerie”), le philosophe de Princeton Harry G. Frankurt remarque que “Un des traits de caractères les plus saillants de notre société dominante est qu’il y a tant de connerie.” Je doute que nous ne sachions un jour à quel point le saint siège croit vraiment en sa propre connerie au sujet de la bulle papale Inter Caetera. Il a faussement affirmé en 2007 que le traité de Tordesilla entre deux puissances civiles, l’Espagne et le Portugal, avait en fait abrogé la bulle Inter Caetera. En 2015, le Vatican perpétue la même fausse affirmation devant le CERD de l’ONU, disant que le traité de Tordesilla a rendu le document de la bulle Inter Caetera de 1493 totalement “inopérant”. La bonne nouvelle est que nous continuerons inlassablement à rappeler au saint siège sa connerie.

Pour qui sait que l’empire sans terre est un empire à terre comme dans l’affaire de l’Oregon de Malheur ; On se pince.

Les bulles de la discorde se transformeraient elles sous nos yeux en boulettes pontificales ?

C’est à voir, et à suivre de près, de très très près… JBL1960

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Ah ça c’est Klur !

Non, on vous dira pas Merci Patron !

Présentation dans Marianne ce dimanche 21 février 2016 du dernier documentaire de François Ruffin signé Hugo Valerine ;

« Merci patron ! » : quand Bernard Arnault se fait piéger par un couple de chômeurs

C’est le film d’une jolie farce dont le dindon n’est autre que le patron du groupe de luxe LVMH, Bernard Arnault. Aux manettes de la manigance, Serge et Jocelyne Klur, « des pions » parmi tant d’autres, comme ils se définissent eux-mêmes, licenciés en 2007 de l’usine Ecce de Poix-du-Nord, propriété du milliardaire français. L’usine, délocalisée dans les pays de l’Est, était la dernière à produire des costumes masculins en France pour des marques prestigieuses comme Kenzo ou Givenchy. Tristement représentatifs du sort de milliers de familles françaises, les Klur, domiciliés à Forest-en-Cambrésis, dans le Nord, sont passés du chômage aux minima sociaux, jusqu’à devoir se priver de chauffage et de nourriture, le tout sous la menace de la saisie de leur maison.

Endossant un rôle quelque part entre Pierre Carles et Michael Moore, le journaliste François Ruffin décide de mener une ambitieuse « mission de réconciliation » entre les Klur et Bernard Arnault. L’objectif : sortir le couple du marasme financier dans lequel il est englué du fait de son licenciement, à hauteur de 35.000 euros, et trouver un travail à Serge et Jocelyne. Le documentaire, qui assume une certaine forme de vengeance, a surtout pour dessein de rappeler aux puissants les conséquences humaines de leurs actes. Pas sûr que Bernard Arnault himself s’en émeuve, mais le procédé fonctionne sur le spectateur. […]

 

Je ne suis pas sûre, sincèrement, que ceux qui n’ont jamais vraiment touché le fond de la misère du doigt puissent comprendre le désespoir qui enserre votre gorge à la seule vue de cette bande-annonce, il est vrai un peu cheap, sur l’histoire des époux Klur.

Bien sûr, nul besoin d’empirisme pour comprendre, certes, mais ça aide. Croyez-moi.

Une petite spirale descendante arrivant par surprise comme ça pour rien et bim ;

Plus de boulot ; Fin de droits au chômage ; ASS (c’est à dire à peine 2500 Francs/380 € pour 4) ; Contrat Emploi Solidarité vraiment pour bouffer ; Bim une petite tumeur cancéreuse à soigner ; Contrat Emploi Solidarité obtenue à l’arraché par Mme le temps que M. se soigne (alors à l’arraché car il fut une époque ou les C.E.S. étaient réservés aux femmes des notables comme argent de poche, et pour les gueuses, comme moi, il fallait argumenter auprès de l’ANPE de ses motivations pour entrer en C.E.S.). Revenus trop faibles ; Restos du cœur, Vestiaires de la Croix-Rouge, demandes de bons alimentaire au C.C.A.S. de la commune ; Bim plus de carte bleu ; Tout payer en liquide ; Se chauffer ou bouffer ; Récupérer l’eau du bain des enfants… Chialer dans son coin, de rage, de honte, de dégout de soi ; Se battre malgré tout histoire de dire qu’on va pas se supprimer tout de suite, mais y penser quand même… Remonter la pente, mais plus jamais de consumérisme et c’est tant mieux, juste pour se rappeler tout le temps combien il est si facile de replonger ; Petits boulots ; Tentative de création d’une SARL de famille avec le I de RMI ; Mais c’était FouPouDav avec un banquier semblable à celui de Poolvorde dans Podium ; Bim ; Cessation d’activité ; Plus de carte bleu ; Petits boulots pour Mme ; M. étant trop vieux, sans dents suite à la petite tumeur cancéreuse : Retraite M. ; Petite retraite ; Faut pas rêver non plus ; 1650 € ; Petits boulots pour Mme qui approche les 50 ans et bim ; Trop vieille la vieille… Pas assez travaillée pour avoir une retraite ; Droit à rien, ni chômage, ni RMI, ni aide à la mutuelle « Ah bah, votre mari est trop riche ! » – Les dents qui tombent comme à Gravelotte et tout qui regarde par terre… Une année avec mutuelle payée par M. pour s’occuper de son glaucome, de dents à arracher (c’est pour être en osmose avec son sans dents de mari) et d’autres pathologies finalement pas trop graves mais qui ne vont pas en s’arrangeant ; Récupération d’une CB mais plus jamais d’autorisation de découvert ; Vivre avec ce qu’on a par mois et pas plus ! Et finalement y arriver ; Mme finie par s’éveiller complètement et… Ben c’est vachement bien ; Pas plus d’argent, non, juste une autre façon de voir les choses. Mais bon, propriétaire de rien donc ; Plus facile à intégrer ; Si si !

C’est pourquoi j’ai dénoncé l’obligation de bénévoler 7 heures par semaine pour tout nouveau demandeur de RSA votée dans le Haut-Rhin dans ce billet ; Ubu est Strasbougeois. Comme j’ai dénoncé dans Ubu est marié le dégraissage des salariés d’Alstom fait par le mari de Pécresse, au lendemain de son accession à la Région Ile de France. Mais c’est parce qu’ils sont tous copains comme cochons !

De même, j’ai avancé dès le 14 novembre 2015 que nous étions entrés en dictature 2.0 et j’ai dénoncé le grand nimportenawak à tous les étages et bien qu’on en ait pris pour 3 mois de plus dans l’indifférence générale…

Quand le PS B. Rivalta ordonne : Les gueux restez chez vous c’est pas que ça me gène, non… Si peu…

C’est juste que les époux Klur, je les comprends, ça c’est sûr !

JBL1960