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Petit billet d’amitié…

A mon ami de blog ; Patrice Sanchez

Patrice SanchezMon odyssée sous le soleil de Zarathoustra !

A force de se croiser en commentant très souvent les mêmes billets sur Résistance71, un autre blog ami qui publie aujourd’hui la vie et l’œuvre de Gustav Landauer. Mais surtout constatant que nous étions presque d’accord sur tout, frémissant de concert dès les premiers mots du tout premier texte de Zénon. Comme avec Russell Means, Steven Newcomb, Mohawk Nation News, ou Entrefilets et aussi Georges Stanechy, Étienne Chouard également et Nietzche, Kropotkine, Bakounine, Proudhon, etc… Le Dr. Ashraf Ezzat et j’en passe et des meilleurs.

Nos divergences d’opinion jamais indépassables nous permettant d’affiner notre réflexion et par ailleurs nos échanges me permettant de comprendre votre force, votre rage de vivre et cette vivacité d’esprit présente, partout, au-delà des mots, en filigrane.

C’est grâce à ce texte que vous m’aviez transmis, rappelez-vous, tout juste terminé, et qui s’était imposé à vous malgré la fatigue, la douleur encore, et qui m’a touchée à un point tel que c’est alors que j’ai compris, et assumé, que si je ne suis rien, je fais cependant partie d’un tout, qui nous dépasse tous. Votre « Théorie du Tout » a déclenché un déclic supplémentaire, LE déclic pour conceptualiser, pour la première fois ici, qu’il nous fallait prendre la Tangente. Ce texte, comme ceux de Zénon, comme le Contre-rapport de la Commission Vérité & Réconciliation « MEURTRE PAR DÉCRET » Le crime du Génocide au Canada, ne me quitte plus, il est là, à porté de main, à porté de cœur… Imprimé à jamais sur papier et dans ma mémoire.

C’est pourquoi, je vous remercie, par ces quelques mots pour m’avoir transmis votre livre en version PDF : RENAISSANCE D’UNE APOCALYPSE CÉRÉBRALE de Patrice Sanchez, Édition l’Harmattan, 2016 {140 pages}

Préfacé par Pierre Héber-Suffrin et dédicacé à votre nièce trop-tôt disparue « Camille Muffat » par un de ces coups du sort qui nous rappelle que puisque nous sommes là, autant œuvrer pour le bien commun en protégeant notre Terre-Mère comme nous y invitent tous les Natifs du Monde ► La Loi suprême de la Terre…

Car j’ai suivi avec vous dernièrement et pour m’y avoir associé, cette aventure qui vous a conduit jusqu’à la publication de ce livre qui raconte l’histoire de votre « Apocalypse » :  En effet le 14 février 1995, à l’âge de 29 ans, j’ai été victime d’une hémorragie cérébrale, suivie d’une opération et d’une période de coma qui me laissa totalement paralysé et aphasique ! Faisant de vous ce que vous êtes aujourd’hui, mon ami, un homme délicieux, fin et fort à la fois. Juste et touchant, drôle et émouvant.

Moi qui ne suis rien sinon un grain de sable ; Une invisible, je sais cependant, et bien que nous ne nous connaissions pas et sans doute ne nous verrons-nous jamais, que nous saurons nous reconnaitre. Ici ou ailleurs ; Guidés par nos étincelles intérieures.

Même lorsque nos paupières seront closes, nous filerons dans les étoiles que nous avons si souvent côtoyés grâce à nos lectures communes…

Vous le savez, pour ma part, j’aspire, modestement à un changement de paradigme, en lien avec les Natifs, sans dieux, ni maitres et surtout sans armes, ni haine, ni violence ► Changement de paradigme ; Sans dieux, ni maitres…

Mais pour autant j’ai le sentiment, que là où tout fini ;

C’est aussi, peut-être, là où tout commence…

Permettez-moi de vous rappeler ce tout premier billet de blog, très personnel, et dans lequel, balbutiante encore, j’exprime cependant ma vision de ce nouveau paradigme dont votre ténacité mêlée à la mienne et à toutes celles, de plus en plus nombreuses, de nos frères et sœurs de par le monde, finiront bien par vaincre l’inertie de départ, et faire coulisser le portail, car au-delà, c’est l’émancipation des peuples. À charge pour les générations futures de maintenir connectés les énergies, les électrons libres qui ont donné l’exemple d’associations toutes aussi libres par delà l’espace et le temps…

Le changement de paradigme : c’est maintenant ! JBL1960 13/12/2015

Ne relâchons pas nos efforts, courage ;

Votre livre nous prouve combien vous n’en manquez pas…

JBL1960

Source de l’image ► Pinterest

Changement de paradigme ; Sans dieux, ni maitres…

Mais surtout ► Sans armes, ni haine, ni violence…

Croyez en ce que vous vous voulez, mais ne m’obligez pas à faire de même.

L’argumentation imparable de Steven Newcomb du 6 février dernier permet d’affirmer que l’empire américain est bien une théocratie ► L’Empire Zunien ou la Nouvelle Théocratie  ; Tout comme l’analyse du Pr Taiaiake Alfred permet de comprendre et d’agir en résistance à ce fléau de l’Humanité ; Le Colonialisme et ce par quoi il arrive : l’État, en proposant des solutions anti-coloniales pour une décolonisation de l’empire ► Résistance au fléau de l’Humanité  Et parce que pour bon nombre, dont je suis ; L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais ! L’un de mes objectifs étant de faire tomber l’empire ► Ici.

Résistance71 porte à notre connaissance un certain regard de Moriel : source La Voie du Jaguar et je reproduis ce texte dans son entier. 3000 mots, ce n’est rien au regard des 3000 ans qui viennent de passer sous les fourches caudines des mensonges bibliques, récits erronés et falsifiés pour mieux nous soumettre ► Histoire, Science, Mensonges et Falsifications, Dr Asharf Ezzat, version PDF de 35 pages par JBL1960 ; En français grâce à R71.

Moriel nous invite à une sortie de route, surement pour prendre la « Tangente » si chère à Zénon… Et à bien des égards ce texte m’aura fait penser aux textes de Zénon et surtout au tout premier « Nakba« .

Résistance politique : L’athéisme côté « musulman »… un certain regard

Un angle de vision inhabituel et pourtant réel et vital… L’athéisme est universel. De fait, la logique voudrait que l’agnosticisme, plus neutre et moins négatif, l’emporte en suivant le vieil adage du « dans le doute abstiens-toi ». Mais l’intolérance religieuse des religions monothéistes abrahamiques est telle que l’agnosticisme de raison s’est transformé en athéisme de combat, dans une dynamique par trop classique d’action/réaction. Vraiment dommage… Mais la faute en incombe à ces escroqueries religieuses , ces mythologies au dieu vengeur et assoiffé de sang, intolérantes, malfaisantes et directement responsables de la mort violente de millions de personnes au cours des siècles.

~ Résistance 71 ~

Sortie de route

Moriel | 10 février 2017 | URL de l’article : http://www.lavoiedujaguar.net/Sortie-de-route

C’est en rentrant de l’école, française, laïque et républicaine, à huit ans, que j’ai découvert que j’étais musulman. L’institutrice nous avait parlé des guerres de religion, de la Saint-Barthélemy et du conflit opposant les protestants aux catholiques. Je demandais à mon père dans lequel des deux camps nous nous trouvions ; ni l’un ni l’autre, me dit-il. J’apprenais que l’islam était la seule et vraie religion, et que seuls les musulmans avaient accès au paradis. J’apprenais aussi à cette occasion qu’il y avait aussi des juifs et des païens qui eux croyaient en une multitude de dieux aux noms bizarres.

Je suis retourné jouer aux petits soldats, et le lendemain, j’ai pu dire à mes copains de classe que je n’étais ni catholique ni protestant, mais je crois qu’ils s’en foutaient éperdument, et moi aussi à vrai dire. À cette époque-là, dans les années 1960, les musulmans en France étaient quasiment invisibles, les femmes ne portaient de foulards que lorsqu’il pleuvait, mais les non-musulmanes aussi, alors on ne faisait pas la différence. Mon père écoutait Radio Le Caire (« la voix de la Révolution arabe », j’ai encore le gingle en mémoire), sur ondes courtes ; ça crachotait et il fallait bouger l’antenne du poste sans arrêt dans tous les sens : on captait les discours enflammés de Nasser et les mélopées d’Oum Kalthoum. La guerre de Six-Jours et la défaite des troupes arabes devant Israël avaient traumatisé mes parents. Dans les cafés arabes de banlieue, on regardait des scopitones aux couleurs criardes de chanteurs algériens qui racontaient la douleur de l’exil, que mes parents ressentaient viscéralement, sans s’imaginer qu’une de ces chansons deviendrait un tube de la fin des années 1990.

Le fait d’être musulman, pour moi, c’était de ne pas manger de porc à la cantine, et pour mes parents de jeûner pendant le ramadan : c’était tout. Je me souviens de la charcuterie qui se trouvait sur le chemin de l’école, et de l’odeur très appétissante qui s’en dégageait et je pensais qu’il était vraiment bête de n’avoir pas le droit d’y goûter. J’étais jaloux de mes copains qui allaient au catéchisme et au patronage des curés, car ils avaient l’air de bien s’y amuser. Et puis ils m’ont raconté les cadeaux qu’ils avaient eus pour leur première communion, ou pour leur bar-mitsva ; moi je n’avais rien eu pour ma circoncision, en tout cas je ne m’en souvenais plus. Malgré tout, à Noël, mes parents nous offraient des jouets, et une fois, la maîtresse, qui devait être de gauche, m’a donné le sapin qui ornait la classe et on l’a installé chez nous avec les décorations et on était tout contents ma sœur et moi. Mon père m’emmenait avec lui le dimanche matin au café où il retrouvait ses copains devant le pastis et jouait au tiercé : je savais que l’alcool et les jeux de hasard étaient proscrits par le Coran mais mon père et ses copains ne semblaient pas en être plus malheureux que ça, et même ils s’amusaient bien ! Une fois, j’ai même été choqué : mon père avait rejoint ses copains au bistrot et ensemble ils levaient leur verre de vin rouge pour fêter la fin du ramadan ! Ce qui préoccupait mes parents, c’était surtout les difficultés de la vie quotidienne dans lesquelles nous nous débattions, et ce n’était certainement pas la religion qui allait nous permettre d’avoir un logement décent. À la maison il y avait bien un exemplaire du Coran, mais il y avait aussi un dictionnaire médical, L’Humanité, La Vie ouvrière (mon père militait à la CGT), et France-Soir pour le PMU. J’avais appris la profession de foi — « il n’y a de dieu qu’Allah et Mohamed est son prophète » —, que je récitais la nuit quand j’avais peur dans le noir et je croyais en un dieu unique et omniscient qui veillait sur moi et qui me guidait dans ce monde plutôt chaotique…, œuvre de ce même dieu en qui réside la perfection. Houlà ! Ça commençait à s’embrouiller, d’autant qu’à l’école j’apprenais que le monde n’avait pas été créé en six jours, qu’Adam et Ève n’étaient que des légendes et ainsi de suite.

Les seuls moments où je baignais dans une atmosphère religieuse, c’était pendant les vacances au pays. Ma grand-mère maternelle nous accueillait en postillonnant sur nos visages pour écarter de nous les génies malfaisants ; avec les années et la progression des idées hygiénistes, et aussi à cause de nos mines dégoûtées, elle remplaça les postillons par un souffle d’air, tout aussi efficace contre ces sales petits génies. Elle portait sur elle un tas d’amulettes odorantes, brûlait de l’encens à tout propos et lançait des « sorts » à ceux qui l’embêtaient. Son monde était peuplé d’êtres légendaires : elle s’adressait quotidiennement aux ancêtres de la famille, comme s’ils étaient réellement là, à ses côtés, et elle leur vouait un culte sincère et naïf. Elle avait l’habitude de se rendre au cimetière pour invoquer l’esprit d’une ancêtre, sur la tombe de laquelle une modeste coupole blanchie à la chaux avait été érigée autrefois : là, elle allumait des bougies, versait de l’huile et de la farine, et chantait de vieilles litanies, oubliées de tous les autres membres de la famille. Un jour, peu après la « révolution » des mollahs en Iran, qui a marqué partout dans le monde musulman un retour à un islam plus rigoureux, les notables du village réunis en conclave décidèrent de faire détruire cette coupole, qu’ils jugeaient non conforme à l’orthodoxie musulmane. Ma grand-mère ne se démonta pas : sur les ruines de la coupole, elle traça un cercle de pierre, et continua ses rituels, au grand dam des bien-pensants. Je préférais de loin ces légendes aux textes orthodoxes. Mêlées de superstitions et de poésie, elles m’entraînaient à mille lieux de mon quotidien désenchanté et matérialiste. J’éprouve encore aujourd’hui une grande tendresse, empreinte de nostalgie, pour les souvenirs que m’ont laissés les femmes et les hommes de la génération de mes grands-parents, dont les croyances et le mode de vie se sont à jamais perdus.

Vers seize ans j’ai découvert le soufisme, en écoutant une émission de France Culture consacrée à Al Hallaj, mystique crucifié au Xe siècle à Bagdad pour ses propos jugés hérétiques. J’ai lu quelques livres consacrés à la voie soufie, j’ai eu ma petite crise mystique, qui a duré quelques mois et s’est évanouie avec ma première cuite. J’aimais bien les cours de philo, j’y apprenais le doute, l’esprit critique, la liberté de pensée, toute choses incompatibles avec la religion. Ma religiosité fragile avait du mal à tenir devant ces contradictions, aussi j’évitais de trop m’y confronter. Et puis la fidélité à ma famille, la sensation d’être écartelé entre deux cultures que je pensais incompatibles, avec l’idée fausse d’être sur la défensive, ont fait que j’ai continué de me dire musulman, sans pratiques et sans convictions bien solides. Je rencontrais un jour un chauffeur de taxi d’origine tunisienne, qui m’emmenait vers Orly d’où je prenais l’avion vers le bled, et qui m’a dit sans détour qu’il était devenu athée, qu’il avait rejeté l’islam et qu’il s’en trouvait très bien. Cette affirmation m’a perturbé, dérangé et m’a mis mal à l’aise : je n’étais pas prêt à l’accepter, sans pouvoir la rejeter définitivement. Le doute s’était instillé en moi.

Durant l’été 1984, nous étions en vacances au pays en famille : c’était la première fois que nous y fêtions l’aïd el kebir qui tombait cette année-là pendant les grandes vacances. La veille du grand jour, j’avais demandé à mon père de me réveiller pour que je puisse me rendre avec lui à la grande prière de l’aïd à la mosquée, qui a lieu très tôt. Je n’y étais jamais allé avec lui. Lorsque je me levais, mon père était déjà parti, et à son retour je lui demandais pourquoi il ne m’avait pas prévenu : il m’a répondu que m’ayant trouvé endormi, il n’avait pas voulu me réveiller, que j’étais en vacances et que j’avais le droit de me reposer. Mes cousins, s’ils avaient le malheur d’être encore endormis à l’heure de l’office étaient brutalement sortis du lit par leur père. La tendresse que mon père m’a témoignée ce jour-là, sa tolérance et son peu de foi m’émeuvent d’autant que jamais plus je n’ai eu l’occasion de fêter avec lui l’aïd el kebir, la maladie devant l’emporter quelques mois plus tard. Paradoxalement, c’est peut-être là que s’enracine mon cheminement vers l’athéisme.

Les antennes paraboliques ont commencé à fleurir sur les toits des maisons du village de mes grands-parents. À côté des clips des chanteuses et bimbos européennes court vêtues, qui aiguisaient les frustrations de la jeunesse, se glissaient sur les chaînes moyen-orientales les prédicateurs barbus qui distillaient leur poison intégriste à longueur de journée. On voyait de plus en plus de barbes et de voiles, les mosquées faisaient le plein, il en poussait un peu partout dans le pays. Bref, l’ambiance devenait délétère. Le même mouvement se faisait sentir à Paris, et y trouvait un terrain propice : avenir bouché, chômage, dépit et frustration font les délices des curés et imams de tout poil.

Peu à peu, mon petit vernis religieux se lézardait : mes amis étaient pour la plupart non croyants, et nos aspirations nous menaient vers la volonté de changer la société et de vivre aussi librement que possible nos désirs, que nous savions déjà limités par les contraintes matérielles et sociales. Alors y rajouter une contrainte religieuse, pas question ! Et en grandissant, j’ai eu plus d’assurance quant à mon identité : j’ai accepté pleinement ma part française. J’ai fait mien l’héritage de Rabelais et de Diderot aux côtés d’Ibn Khaldoun et d’Omar Khayyam ; je passais sans encombre d’Oum Kalthoum à Georges Brassens, de la musique arabo-andalouse aux lieds de Schubert. Et c’est grâce à Khomeiny que j’ai définitivement largué les amarres.

C’est la fatwa du barbu contre Salman Rushdie qui m’a permis d’affirmer clairement mon athéisme, mon rejet de toute forme d’oppression, y compris religieuse. Bien que n’ayant jamais été contraint par ma famille qui ne m’a jamais imposé quelque pratique que ce soit (prière, jeûne, etc.), je me suis senti libéré, comme si un poids m’était ôté d’un coup. Je n’avais pas le sentiment de trahir qui que ce soit : je gardais pour les miens le même attachement, pour les origines de mes parents la même reconnaissance.

J’ai pu lire depuis des témoignages d’« ex-musulmans » : certains ont rompu non seulement avec la religion mais aussi avec leurs origines en se plaçant dans le camp « occidental » contre le camp « oriental », apportant consciemment ou non une force d’appoint à ceux qui veulent escamoter la lutte des classes et la remplacer par le prétendu choc des civilisations. D’autres disaient avoir rompu après avoir découvert la violence, bien réelle, des textes coraniques et de la tradition musulmane. Est-ce à dire que si ces textes étaient tout miel et fleurs, ils n’auraient pas décroché ? La religion est un instrument de pouvoir, et les circonstances historiques de la naissance de l’islam en sont un parfait exemple ; tout instrument de pouvoir est fondé sur la coercition et la violence. Je sais par l’apprentissage, et non par croyance, que le destin de l’homme est celui qu’il se forge par lui-même, par ses désirs et ses luttes, en association avec ses semblables et ses égaux, contre toutes formes d’asservissement et d’endoctrinement ; qu’il n’y a pas d’autre monde que celui-ci et qu’il nous appartient de le rendre vivable afin que nul prophète, nul guide suprême ne vienne nous promettre ses chimères contre une foi aveugle et la démission de la pensée.

Quand je me tiens devant la tombe de mon père, entre les deux oliviers qu’il avait désignés pour son dernier repos, je me rends compte du chemin que j’ai parcouru — et qu’il avait initié. Je lui en serai reconnaissant à jamais.

Moriel

Apostille.– J’ai écrit ce texte, en 2008, en réponse à une enquête portant sur les motivations et parcours de vie d’athées issus de familles musulmanes. Alors qu’on pouvait croire que la question religieuse était, sinon résolue, du moins renvoyée à la sphère privée, hors du champ social, on assiste, en fait, à son retour bruyant dans les débats et dans l’actualité. Les crispations autour de la question de l’islamophobie, qui n’épargnent pas les milieux libertaires, avec les accusations de racisme visant les critiques de l’islam, ajoutent à la confusion ambiante. Cette confusion est savamment entretenue par une certaine extrême gauche, qui sous couvert de lutte contre la situation d’exclusion et de relégation des populations issues de l’immigration, n’hésitent pas à manier des concepts les plus critiquables, comme ceux de « race » et d’« identité ». Ces discours, s’ils ne parviennent pas à mobiliser aussi massivement les populations cibles (habitants des quartiers populaires issus de l’immigration) que ne le souhaitent leur instigateurs, parviennent toutefois à avoir un écho médiatique, et à créer des clivages et des dissensions qui viennent fragiliser un peu plus un milieu d’extrême gauche et libertaire déjà bien affaibli, depuis une grosse trentaine d’années, par l’offensive capitaliste.

S’il n’en est qu’une condition nécessaire, car non suffisante, l’athéisme revendiqué a de tout temps accompagné les luttes d’émancipation de la classe ouvrière. Que l’on songe à la Commune de Paris ou à la révolution espagnole, entre autres… En finir avec l’aliénation religieuse est indissociable du projet révolutionnaire. Réaffirmer aujourd’hui cette évidence, en l’ancrant dans la mémoire des luttes passées et dans la perspective de l’émancipation sociale et individuelle, est plus que jamais nécessaire.– M.

Un changement de paradigme, en lien avec les Natifs, est possible et il convient de le penser sans dieux, ni maitres et sans armes, ni haine, ni violence, c’est ce que je ressens à la lecture de ce texte.

Je pense en outre, tout comme Résistance71 l’a si souvent affirmé, qu’il faut ignorer l’État et les institutions, qui sont le problème et non la solution. Les associations libres n’œuvrant que pour le bien commun au sein de communes autonomes qui se fédèrent ; Créer une société parallèle, celle des associations libres fédérées, et boycotter système et institutions de manière exponentielle au nombre de gens rejoignant les associations libres… À un moment donné, la désobéissance civile, donc la confrontation avec l’État sera inévitable, mais si les gens font tourner la société déjà localement en ignorant l’État et le système politico-économique qui nous sont imposés, l’obsolescence de ces entités ne fera que croitre et elles tomberont quasiment d’elles-mêmes ou avec un petit coup d’épaule « non-violent ». N’est-ce pas avant tout une question d’état d’esprit individuel/collectif se confédérant par la solidarité ? Cessons de nous laisser dicter nos « différences » par l’oligarchie ou théocratie et cessons de la laisser organiser notre division. Notre première des priorités n’est-elle pas de comprendre que collectivement il y a bien plus de choses qui nous rassemblent que de choses qui nous divisent. La division est induite, fabriquée, et donc certainement pas inéluctable. C’est à notre sens de là que part toute action viable, après aux gens de s’organiser comme ils l’entendent, c’est à vous de voir car il n’y a pas de recettes toutes faites. Il y a de grandes leçons à tirer du passé, des enseignements à tirer de nos sociétés ancestrales européennes et ailleurs.

Ignorer le système ► Créer les bases solidaires de la société des sociétés organique ► Réfléchir et agir en une praxis commune ► Adapter l’ancien du neuf

Sortir de la route qui nous est tracée depuis toujours, et prendre la tangente…

JBL1960

Source de l’image ► Photo originale et propriété de Lydia Machant

J’ai réalisé la mise en PDF de ce beau texte de MorielSortie de Route

Donald le Trumpeur ?

Et pourtant il avait donné tous les signes de la Trumperie…

Dès le 10 novembre 2016 on était capable de le dire ► Donald a Trumpé tout le monde…

Et avec la nomination du John « Mad dog on the line » Mattis, on avait compris ► Mad Dog on the line…

Alors, Paul Craig Roberts, qui a beaucoup espéré dans l’avènement de son ami Daffy reconnait, le premier, avoir eu tort et comme le souligne Résistance71 qui le traduit ; Chapeau Mr. Roberts !

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Lucidité politique et renverse de marée sur le leurre Trump ?… (Paul Craig Roberts)

Assistons-nous à la plus courte des lunes de miel de l’histoire entre un président fraîchement élu et le public ? Ça en prend bien le chemin.
Bien sûr nous n’avons pas la même vision politique que Roberts sur les solutions à apporter au monde, mais on ne peut que respecter son approche. En indécrottable étatiste comme tant, il avait émis (à notre certain désespoir) un soutien au régime Trump naissant, sans doute dans une approche du « wait and see »… Attendons pour voir, pour nous c’était déjà tout vu : qu’attendre d’un milliardaire à la Maison Blanche en apothéose de la décadence capitaliste ?..
Hier 6 février, Roberts annonce dans cet article que nous avons traduit ci-dessous : J’AI EU TORT et d’expliquer pourquoi avec calme, lucidité et méthode. Grandiose !

Comme vous dites en anglais : « Mr Roberts… take a bow » ;

En français : « Chapeau Mr Roberts !… » et merci de votre honnêteté, elle vous honore.

~ Résistance 71 ~

URL de l’article R71 ► https://resistance71.wordpress.com/2017/02/07/lucidite-politique-et-renverse-de-maree-sur-le-leurre-trump-paul-craig-roberts/

L’administration Trump est-elle déjà finie ?

Paul Craig Roberts | 6 février 2017 | URL de l’article original : http://www.paulcraigroberts.org/2017/02/06/trump-administration-already-paul-craig-roberts/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Les espoirs pour l’administration Trump ne brillent plus beaucoup. Le militaire en chef de Trump, le général Mattis est en train de prouver que son sobriquet de “chien fou” est bien mérité. Il vient juste de déclarer que “l’Iran est le seul plus gros sponsor du terrorisme dans le monde.”

https://sputniknews.com/politics/201702041050338034-mattis-iran-terrorism/

Il a déclaré la Russie être la première menace pour les États-Unis.

Il a menacé d’une intervention américaine dans les affaires territoriales de la Chine.

J’ai eu tort. J’ai pensé que le Général Mattis était un choix raisonnable pour le poste car il rejette l’efficacité de la torture et, d’après Trump, l’a convaincu que la “torture ne marche pas”. Apparemment, Mattis ne peut pas aller au-delà de cette compréhension et s’élever au niveau de la compréhension géopolitique. Trump se doit de virer Mattis qui a placé le Pentagone comme obstacle sur la route de relations normales avec la Russie.

Il n’y a aucune preuve dans l’attitude de l’Iran, de la Russie et de la Chine qui pourrait justifier de soutenir le point de vue de Mattis. Sa définition de “menace” est celle des nouveaux cons(ervateurs) : un pays capable de résister à l’hégémonie mondiale des États-Unis. Ceci est une menace très utile pour le complexe militaro-industriel et de la sécurité car elle justifie un budget illimité afin de pouvoir prévaloir contre ces soi-disant “menaces”. C’est cette impulsion hégémonique qui est la source du terrorisme.

En vérité, il n’y a que deux pays au monde qui ont des aspirations hégémoniques : les États-Unis et Israël. Ils sont tous deux sources de terrorisme, Israël terrorise les Palestiniens et l’a fait depuis environ maintenant 70 ans. Les États-Unis terrorisent le reste du monde.

Tous les terroristes musulmans connus sont des créations du gouvernement des États-Unis. Al Qaïda fut créé sous l’administration Carter afin de confronter l’occupation soviétique de l’Afghanistan avec des djihadistes, ISIS/E IIL/daesh fut créée par le régime Obama/Hillary afin de renverser Khadafi en Libye, puis fut envoyé par ce même régime en Syrie pour renverser Assad, comme l’a révélé à la télé l’ancien directeur du renseignement militaire US le Général Michael Flynn. Les néo-nazis ukrainiens agressant les républiques de Donetsk et Luhansk furent aussi lâchés par le régime Obama/Hillary afin de renverser un gouvernement ukrainien démocratiquement élu. Tout acte de terreur et de terrorisme est associé avec Washington et Israël.

Le fait du renversement du gouvernement de l’Ukraine par Washington est incontestable et pourtant une grande fraction du public américain conditionnée et lobotomisée pense toujours que la Russie a envahi l’Ukraine, tout comme elle croit les fausses infos disant qur l’Iran est un état terroriste.

La dernière fois que l’Iran s’est lancée dans une guerre d’agression, ce fut dans la dernière décennie du XVIIIème siècle, lorsque l’Iran a reconquis le Caucase et la Géorgie, que l’Iran perdit bientôt au profit de la Russie.

Depuis ce temps, l’Iran n’a jamais rien fait si ce n’est de refuser de devenir un état vassal de Washington.

De plus, l’Iran et la Syrie, sauvées par la Russie, sont les deux seuls états musulmans au monde qui ne sont pas des états marionnettes des États-Unis, qui ne sont pas de simples vassaux n’ayant aucune politique, aucune politique économique indépendantes. Seuls l’Iran et la Syrie ont en fait des politiques indépendantes.

L’Iran est un grand pays qui possède de très larges ressources énergétiques. L’Iran a une longue histoire, qui remonte à des millénaires, elle fut indépendante et militairement puissante (Perse). Aujourd’hui l’Iran est essentielle à la Russie pour faire tampon au plan nouveau con américain de création du djihadisme et de son exportation dans les zones musulmanes de la Fédération de Russie. En conséquence, l’Iran est la cible la plus inopportune pour Trump s’il désire restaurer des relations normales et non-menaçantes avec la Russie. Et pourtant, son chien fou du Pentagone fait de folles déclarations insinuant que l’Iran est “un état terroriste”.

Pouvons-nous y voir la main d’Israël au travail derrière ces menaces contre l’Iran ?… L’Iran et la Syrie sont les seuls pays au Moyen-Orient qui ne sont pas des marionnettes des Américains. L’armée syrienne a été endurcie aux âpres combats, ce dont la Syrie a besoin afin de résister à Israël soutenu par les USA. La Syrie et l’Iran sont toutes deux des obstacles sur la route de la politique sioniste d’Israël pour réaliser le Grand Israël du Nil à l’Euphrate. Pour les sionistes, la Palestine et le sud-Liban ne sont que le commencement.

Israël a utilisé avec succès les Britanniques corrompus et maintenant les Américains tout aussi corrompus pour se réétablir sur des terres desquelles dieu les avait viré. Ceci n’est pas à l’honneur de la morale ni de l’intelligence des gouvernements britannique et américain. Mais une fois de plus, qu’est-ce qu’il l’est ?…

On entend aussi les menaces de Mattis et de Tillerson d’intervention dans la sphère d’influence chinoise. Les nominés de Trump apparaissent incapables de comprendre qu’il ne peut pas y avoir d’amélioration des relations avec la Russie si le régime Trump a dans sa ligne de mire l’Iran et la Chine.

Y a t’il une possibilité pour que le gouvernement Trump développe une réelle attention aux problèmes géopolitiques ? Est-ce que l’administration Trump à la grande gueule, l’a aussi suffisamment grande pour renverser le pouvoir que la toute sioniste Israël exerce sur sa politique étrangère et les votes de son congrès ?

Si ce n’est pas le cas… La guerre est inévitable.

Pendant 24 ans, 8 ans de régime criminel Clinton, 8 ans de régime criminel Bush et 8 ans de régime criminel Obama, le monde a entendu les menaces de Washington, menaces qui ont résulté en la mort et la destruction de millions de personnes et de pays entiers. L’administration Trump doit présenter un Washington différent à la face du monde.

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Pour ma part, la proposition de PCR sera parfaitement juste, lorsqu’il proposera que L’Amérique entière se présente totalement changée à la face du monde ; C’est à dire le peuple américain, les Indigènes, les Natifs, les Nations Primordiales, tous ensemble pour construire un nouveau paradigme et une fois brisé le conditionnement colonial qui est le sien depuis 1492.

Briser le conditionnement colonial…

Des mitrailleuses pour des souvenirs enfouis

Mohawk Nation News |  2 février 2017 |  URL de l’article original : http://mohawknationnews.com/blog/2017/02/02/gatling-guns-to-buried-memories/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

URL de l’article sur R71 ► https://resistance71.wordpress.com/2017/02/04/briser-le-conditionnement-colonial/

“orowiio” est la parfaite réalité. Ces envahisseurs entrepreneuriaux coloniaux n’appartiennent pas à notre façon de faire naturelle. Ils souffrent de choc culturel. Nous connaissons le moyen d’une paix durable sur terre, pour toujours. Nous, leurs victimes, souffrons de leur processus brutal de meurtres en série afin qu’ils puissent garder les richesses volées.
Leurs langues artificielles créent des souvenirs que leurs manipulateurs choisissent pour eux tout en essayant de nous forcer à abandonner notre culture. Notre langue est fondée sur des tons et des images issus de la nature et qui remontent aux origines, lorsque nous avons atteint le véritable pouvoir. Ils n’ont que de vieux souvenirs enfouis et grotesques. Bientôt ils n’entendront plus que la vérité, qu’ils ne pourront ni ignorer ni accepter. Tout doit être corrigé ou ils devront alors quitter l’Île de la Grande Tortue. Le génocide ne restera pas impuni.

L’esprit des envahisseurs est construit par leurs manipulateurs de façon à ne pouvoir poser qu’un minimum de questions à l’autorité en charge.

Leur langage possède une gâchette incorporée pour déclencher certaines actions lorsque activée. Notre existence, notre lien avec la nature ne peut jamais être brisé. Nous communiquons avec nos ancêtres par le langage où se trouve nos réponses. Nous entendons des sons et voyons des images qui ne peuvent en aucun cas exister dans le langage de l’amirauté (colonial). Nous voyons le véritable pouvoir de la création. Pas par des artifices, mais par notre association intrinsèque avec toute vie naturelle.

L’église a planifié le programme diabolique qui annihile ceux qui se trouvent sur son chemin, comme par exemple l’assassinat de masse de plus de 100 millions d’entre nous sur le continent des Amériques.

L’entreprise, la corporation crée les guerres. Nous ne profitons en rien de ce qui est retiré de notre mère. Les créateurs de l’esprit “occidental” ont mis fin à leur capacité d’empathie. L’état pourrait bien d’un seul coup abandonner ces gens qui sont totalement dépendants de lui pour leurs instructions. Les plus vieux cauchemars retourneront pour se venger. Ils ne possèdent absolument rien légalement sur le continent des Amériques. Ils ont peur qu’on leur rappelle leur passé destructeur. Ces pirates ne sont bons qu’a piller. Certains ont une conscience. Malheureusement, ils n’ont pas de véritable langue pour l’exprimer.

Ils disent qu’ils sont maintenant prêts à faire face à la vérité, ce qui veut dire qu’ils vont se réconcilier avec leurs crimes passés. Nous prévoyons que les criminels vont créer leur propre police de la réconciliation afin de protéger ceux qui ont perpétrés ces crimes, les actionnaires de la “Couronne” (City de Londres). Ils continueront d’en profiter tant que cette illusion de réconciliation persiste.

Les banquiers ne peuvent plus perdre la guerre après avoir tant volé et commis tant d’atrocités. Les dirigeants ne veulent par perdre leur entreprise parce qu’ils sont essentiellement en faillite.

Les gens sont contrôlés en apprenant des mots artificiels ayant un sens créé par leurs dirigeants. Leur langue n’est pas fondée sur la nature, mais sur la veulerie et la possession. La liberté n’est pas au programme. Ceux qui parlent de liberté “disparaissent”. Les conseils de bandes (Canada) et de tribus (USA) qui appartiennent à la corporation ne sont que des nids de vipères ne faisant que parler pour leurs maîtres de la matrice, ce que le public peut plus généralement accepter. Ils doivent tous disparaître pour que commence vraiment la cicatrisation de la terre-mère.

Les gens vont gober les mensonges mais pas la nature. Nous sommes la conscience. La corporation a toujours essayé de nous dissoudre. Ceci a toujours échoué. Un retour en 1491 ferait de notre terre une grande terre de nouveau. Les gens sont aveuglément conditionnés pour suivre les règles des leaders de leurs sectes. Pour survivre, vivre de manière durable avec la terre-mère, ils doivent venir avec nous.

Nous voulons survivre et vivre de manière durable avec la terre-mère et parce que : L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !

Ni conquis, ni subjugués, ni dominés ; Juste ensemble, côte à côte…

JBL1960

Source de l’image ► Trump on Nation prise sur l’article original de MNN

Des clics et des claques…

Des petits clics ;

Qui témoignent des petites étincelles qui jaillissent de partout…

Attestant silencieusement que l’espoir n’est pas totalement éteint, ni vain, de construire la société des sociétés autrement que sur les touches de nos claviers.

Des petits clics, telles des lucioles, qui illuminent le chemin que nous imaginons totalement tangent. Qui nous rapprochent, qui nous rassurent aussi, tant les « Surveilleurs » exercent leur surveillance avec le plus grand zèle surprenant même les Zélites qui n’en espéraient pas tant des Bien-Zélés de tous poils ici comme ailleurs. Mais qui prennent et engrangent tous les rapports de contrôle, les épluchent et ainsi tentent de nous éteindre, les uns après les autres.

C’est là notre seule force, nous rallumer à chaque fois qu’on croit nous avoir éteint, partout plus nombreux, plus éclatant et plus étincelant que jamais…

Et des grandes claques ;

Qui nous rabattent, nous rabaissent, nous humilient ; Un temps. La surprise passée de la claque reçue, la joue encore rougie, nous constatons combien et finalement c’est nous qui leur faisons le plus peur. Sinon pourquoi s’échineraient-ils à nous faire taire, si nous n’avions pas raison ?

Non seulement, nous n’appelons jamais à prendre les armes, mais bien au contraire, nous martelons qu’une autre société plus égalitaire, plus solidaire est possible. Déterminés cette fois à n’exclure personne sur la couleur de sa peau mais pour autant résolu de ne croire qu’en nous-mêmes et décidés de ne s’en remettre à personne d’autres qu’à nous-mêmes. Nos erreurs seront nos erreurs, nous en seront responsables et n’auront de cesse que de les réparer ici et maintenant, dans cette vie et non dans un ailleurs hypothétique et de toute rédemption.

C’est ici et maintenant et d’où nous sommes…

Qu’il nous faut prendre nos cliques et nos claquent et avancer sur le chemin tangent dans le réel et non le virtuel mais portant en nous les analyses, les réflexions des Kropotkine, Landauer, Proudhon, Zinn, Newcomb, Means et Alfred et tous ceux qui ont pensé, pensent l’anarcho-indigénisme, possible.

Essayons tant qu’il est encore temps au risque d’une seule chose ; Celui, peut-être de réussir nos vies plutôt que de les perdre à attendre ce qui n’est jamais venu et qui ne viendra pas. Réalisons le temps perdu et décidons de le passer à construire notre avenir dans le présent…

JBL1960

Parce que rien ne changera dans cette société-là, dans ce Système-là, pour preuve l’analyse de Pierre Kropotkine que rappelle à notre mémoire Résistance71 aujourd’hui même ; Jugez plutôt et par vous-mêmes, car comme souvent, nous ne prétendons pas détenir la Vérité, mais dénonçons qu’elle n’est pas dans le Système actuel qu’on nous impose et qui nous écrase, tous, depuis trop longtemps ▼

La grande révolution française 1789-93 : (Kropotkine 1909) : Les revendications sociales et l’esprit de commune, les sections…

REVENDICATIONS SOCIALES. —
ÉTAT DES ESPRITS À PARIS, LYON.

Pierre Kropotkine

 “La grande révolution 1789-1793”, 1909, chapitre 43

Si violente que fût par moments la lutte parlementaire entre la Montagne et la Gironde, elle aurait probablement traîné en longueur, si elle était restée enfermée dans la Convention. Mais, depuis l’exécution de Louis XVI, les événements se précipitaient, et la séparation entre révolutionnaires et contre-révolutionnaires devenait si tranchée qu’il ne restait plus de place pour un parti mixte, diffus, placé entre les deux. Opposés à ce que la Révolution suivît son développement naturel, les Girondins se trouvèrent bientôt, avec les Feuillants et les royalistes, dans les rangs des contre-révolutionnaires, et, comme tels, ils durent succomber.

L’exécution du roi avait eu un profond retentissement en France. Si la bourgeoisie était saisie d’effroi à la vue de tant d’audace de la part des Montagnards, et tremblait pour ses biens et sa vie, la partie intelligente du peuple y voyait au contraire le commencement d’une ère nouvelle, l’acheminement vers ce bien-être pour tous, que les révolutionnaires avaient promis aux déshérités.

Lire la suite sur Résistance71, absolument ► https://resistance71.wordpress.com/2017/02/02/la-grande-revolution-francaise-1789-93-kropotkine-1909-les-revendications-sociales-et-lesprit-de-commune-les-sections/

Lire et comprendre Kropotkine, sur ce blog ;

Science, État et Société de Pierre Kropotkine

Le Prince de l’évolution…

Pour vous défaire de vos idées toutes faites, et on sait par qui, sur l’Anarchie, sur ce blog ;

Petit précis très utile !

L’Abécédaire d’Emma Goldman

Pour toucher du doigt, la société des sociétés, telle que la voyait, notamment Gustav Landauer ; Appel au socialisme, pour la société des sociétés, G. Landauer, 1911 à partir de la réédition de 1919.

Et en lien avec les Natifs ► Les Amérindiens sortent de leur réserve…

Source de l’image ► Pinterest

 

 

Dernier Australia Day ?

En tout cas il faut l’espérer !

Et donc lutter contre toute commémoration célébrant les colons envahisseurs.

À relier avec mon billet d’hier ► Jour de l’invasion !

Résistance au colonialisme : Fête nationale australienne… La conscience politique anti-coloniale est en marche !…

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !

~ Résistance 71 ~

URL de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2017/01/27/resistance-au-colonialisme-fete-nationale-australienne-la-conscience-politique-anti-coloniale-est-en-marche/

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« Pourquoi ne nous a t’on rien dit ? Pourquoi tant de personnes posent-elles toujours cette même question, sur eux-mêmes, sur moi, sur leur éducation, leur héritage, sur la totalité de la société australienne ? »

~ Henry Reynolds, professeur d’histoire et maître de recherche à l’université de Tasmanie ~

Des milliers de manifestants en Australie contre les célébrations d’Australia Day

Lucy Mae Beers, Ollie Gillman et Max Margan | 26 janvier 2017 | URL de l’article : https://warriorpublications.wordpress.com/2017/01/26/australia-thousands-march-against-invasion-day-celebrations/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Une bagarre s’est déclenchée entre la police et des milliers de manifestants contre le “jour de l’invasion” de l’Australie, après qu’un homme ait voulu mettre le feu à un drapeau.

Les manifestants, enroulés dans des drapeaux aborigènes, ont marché dans Ultimo à Sydney le jour de la fête nationale australienne, étiquetant l’arrivée de la première flotte (anglaise) en 1788 un “jour de meurtre”.

Des vidéos choquantes montrent un policier attrapant un manifestant autour de la taille en le poussant ensuite au sol alors qu’un autre policier lui saute sur le visage tandis que de la fumée les entoure.

D’autres manifestants brandissaient de longs bâtons et certains furent vus essayant de disperser la fumée avec des vêtements.

Un manifestant fut arrêté après avoir soi-disant voulu mettre le feu à un drapeau (australien), la police utilisant un petit extincteur pour éteindre un petit feu.

La police a dit qu’elle interrogeait un jeune de 20 ans en relation avec un “incident isolé dans ce qui fut autrement une manifestation très pacifique”. Un policier a été blessé dans une échauffourée et a été conduit à l’hôpital d’après la chaîne ABC News.

La première ministre de la province de Nouvelle-Galles du Sud (NSW), Gladys Berejiklian a dénoncé la violence en disant qu’elle était “déçue” du déroulement de la journée.

“Nous sommes en démocratie et tout le monde a le droit de manifester, mais aujourd’hui est au sujet de célébrer ce qui nous rassemble et je pense que la plupart des gens sont très déçus de ce qu’ils ont vu aujourd’hui.” A t’elle dit. “Ce n’est pas acceptable de faire cela en un jour comme aujourd’hui, mais quoi qu’il en soit, vous êtes libres d’exprimer vos points de vue.”

Avant que la manifestation ne tourne à la violence, la foule, avec beaucoup de personnes arborant le drapeau aborigène, se rassemblèrent à Redfern où ils écoutèrent des discours dénonçant la célébration de la fête national australienne que beaucoup d’indigènes voient comme “le jour de l’invasion”.
Quelques milliers de personnes, criant des slogans tels que : “Toujours été et sera toujours une terre aborigène”, ont défilé dans le centre ville de Sydney.

“C’est une disgrâce nationale que d’avoir un jour de congé le jour de cette fête nationale, un jour qui a marqué le début du génocide”, a dit l’organisateur Dave Bell à la foule présente.

“Il y a énormément de tristesse attachée à ce jour néfaste. Asseyons-nous ensemble et trouvons une journée qui nous aidera à aller de l’avant dans la célébration.”
Le sénateur écologiste lee Rhiannon a twitté que 10 000 personnes prirent part à la manifestation, mais la police n’a reconnu que “quelques milliers”.

Un homme torse nu a rejoint les manifestant avec l’inscription “Rien à foutre de la fierté australienne” (“Fuck Aussie Pride”) en travers de son dos.

Tout comme les manifestants à Sydney, environ 3000 manifestants se sont rassemblés devant le parlement de Melbourne avant que la foule ne grossisse, rassemblant toujours plus de gens alors que la manifestation se déplaçait sur le même parcours que la parade de la fête nationale avait emprunté une demie-heure plus tôt.

“On ne célèbre pas le 11 septembre, on ne célèbre pas Hiroshima, c’est vraiment stupide de célébrer ce jour”, a dit Michael Planske durant la manifestation.

Les gens ont aussi marché pour protester contre la fête nationale australienne dans les villes de Hobart, Brisbane, attirant d’énormes foules.

A Canberra, quelques centaines de manifestants ont marché de la tente de l’ambassade aborigène aux portes du parlement en criant: “Toujours été, sera toujours terre aborigène”.

Puis ils ont fait in sit-in d’une heure devant les portes du bâtiment, demandant qu’un traité soit établi alors qu’une ligne de défense policière s’était formée pour interdire l’accès au bâtiment.

“Que voulons-nous ? Un traité. Qu’avons-nous eu ? Que dalle”, entonnèrent-ils.

En complément de lecture puisque nous luttons ici et afin d’enclencher un nouveau paradigme en lien avec tous les peuples autochtones de tous les continents ► Les femmes du Président

Ce ne sont ni de vains mots, ni de vaines pensées !

JBL1960

 

Jour de l’invasion !

Ce 26 janvier 2016 ► Australia Day

Ou Jour de la Survie où l’on commémore la fierté d’être Australien…

…De papier et d’avoir tué l’aborigène pour sauver l’homme blanc.

Pour moi, il n’y a aucune différence entre le Colombus Day ou le Jour de la Découverte qui s’appelle aussi Día de la Raza et qui a été commémoré le Lundi 10 octobre 2016 et ce Jeudi 26 janvier 2016.

Comme avec Thanksgivinghttps://jbl1960blog.wordpress.com/2016/01/28/ni-australia-day-ni-thanksgiving/

Voyez comment les Australiens, blancs, expliquent et justifient cette commémoration :

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DÉCRYPTAGE – Australia Day : une fête nationale très ambiguë

Mis à jour 26 January 2016 | 10:00 AEDT |

Le 26 janvier 1788, les premiers colons britanniques ont débarqué sur le sol de Sydney. Aujourd’hui, cette fête est l’occasion d’un marketing patriotique agressif, mais au-delà, que signifie Australia Day pour les Australiens ? Radio Australia a rencontré Stephen Alomes, historien à l’université RMIT de Melbourne.

Australia Day (le jour de l’Australie)

commémore le débarquement du 26 janvier 1788

Ce jour-là, la première flotte, composée de 11 navires pas plus gros que les ferries que l’on voit aujourd’hui en baie de Sydney, a mis des canots à l’eau. Le Capitaine Arthur Phillip, qui commandait la flotte, a posé le pied sur le sol australien, suivi plus tard par les 1030 passagers – hommes, femmes et enfants, principalement des représentants officiels du royaume, des marins et des “convicts” (prisonniers déportés). Une écrasante majorité d’entre eux étaient Britanniques, mais il y a avait aussi quelques détenus africains, américains et français. Après 8 mois de voyage, ils ont débuté la fondation de la première colonie britannique en Australie.

« La grande différence entre la création de la colonie australienne, ou si vous voulez, l’invasion de l’Australie ; et l’invasion de l’Amérique par les Européens, c’est que quand les Pères Pèlerins ont mis le pied sur le continent américain, la première chose qu’ils ont faite, c’était de prier ensemble. Alors que quand les Britanniques ont posé le pied en Australie, leur premier réflexe a été de faire la fête et de boire trop », explique Stephen Alomes.

Le premier jour, l’installation des colons n’a pas rencontré de résistance. D’après l’Australian Dictionnary of Biography de l’université nationale australienne, les Aborigènes admiraient les pouvoirs des Européens et respectaient Arthur Phillip, le premier gouverneur de la colonie de Nouvelle-Galles du Sud. Il lui manquait une dent de devant, ce qui lui conférait un grand pouvoir symbolique aux yeux des Aborigènes. Mais par la suite, les rapports entre indigènes et colons se sont sensiblement tendus. Les premiers combats entre les Britanniques et les Aborigènes ont eu lieu dès le 29 mai, faisant deux morts parmi les prisonniers déportés. Arthur Phillip a très vite pris des mesures punitives contre les Aborigènes. Mais le gouverneur sanctionnait les colons qui violentaient les indigènes sans raison. Pourtant, Arthur Philip reste aujourd’hui largement méconnu. « Les Australiens célèbrent peu leurs grands hommes, les premiers explorateurs, les gouverneurs, Premiers ministres, etc. », note Stephen Alomes.

Envahisseurs ou colons civilisateurs ? Tout est question de vocabulaire…

Ces mots divisent profondément la société australienne. « C’est surprenant, note Stephen Alomes, mais en fait il y a très peu d’historiens qui utilisent le terme “envahisseurs”, parce que ce terme est comme une excuse implicite. Pourtant c’est évident, c’est un fait historique : il s’agit bien d’envahisseurs. D’un autre côté c’est vrai, nos ancêtres étaient bien des colons, ils ont créé des villes, des fermes, etc. Donc nos politiques n’évoquent jamais cette “invasion”. Certains disent dans leurs discours qu’il faut “prendre en compte la diversité des cultures en Australie”, surtout en ce moment, car les gouvernants ont peur de la menace terroriste. D’autres politiques disent qu’il faut prendre en compte “nos parcours différents”. Quant à moi, ma famille est arrivée avec la deuxième flotte, elle s’est installée à Hobart en 1804. Et j’estime qu’il est exact de les nommer à la fois colons et envahisseurs. On a mis en valeur la terre depuis 200 ans, mais on a aussi envahi les terres aborigènes. Je ne me sens pas coupable de cela, car je ne suis pas responsable. Mais le débat sur la reconnaissance des Aborigènes dans la Constitution est toujours en cours, et nous n’avons pas achevé notre processus de réconciliation, contrairement en Nouvelle-Zélande et en Afrique du Sud, même si dans ces pays, les processus est loin d’être parfait.»

Jour de l’Australie, jour de l’invasion, jour de la survie, jour de deuil ?

Très tôt, des associations aborigènes ont organisé des manifestations contre la commémoration du jour où leur pays a été envahi, la plus notable étant celle de 1938, quand les Aborigènes n’étaient pas encore reconnus comme des citoyens de pleins droits. Pour le 150ème anniversaire du débarquement britannique, une centaine d’indigènes de la Ligue aborigène du Victoria et de l’association progressiste des Aborigènes ont protesté contre la célébration de ce « jour de deuil ».

Mais c’est à partir du bicentenaire, en 1988, que la controverse sur le choix du 26 janvier comme fête nationale s’est réellement installée.

«La célébration du bicentenaire a été l’occasion de la plus grande fête que l’Australie ait jamais connue, presque encore plus grandiose que les Jeux Olympiques de Sydney. Et la reconstitution d’une flotte de navires qui ressemblaient à ceux des premiers colons, entrant dans la baie de Sydney, était un symbole fort. À tel point que des groupes aborigènes ont manifesté sur les rives de la baie, contre cette célébration absurde de ce qui reste, pour beaucoup d’Aborigènes, le jour de l’invasion. C’est à ce moment-là que la controverse sur Australia Day s’est vraiment développée.» 

Le 26 janvier 1988, en marge de la grande fête organisée à Sydney, 40 000 Australiens – Aborigènes et non Aborigènes – ont manifesté pour dénoncer la commémoration de cette date tragique, qui divise la société australienne. Depuis, beaucoup surnomment le jour de l’Australie « le jour de l’invasion », ou « le jour de la survie ».

Une fête nationale dans laquelle ni les Aborigènes, ni les autres Australiens se reconnaissent vraiment

Plusieurs associations proposent régulièrement des dates alternatives au 26 janvier, des dates plus consensuelles, comme le 3 juin, en commémoration de la victoire juridique d’Eddie Mabo, un indigene du Détroit de Torrès, le 3 juin 1992, qui a ouvert la voie à la restitution de certaines terres aux Aborigènes ; ou encore le 27 mai (1967), date du référendum qui a mis fin aux lois d’exception pour les Aborigènes, et les a intégrés dans le recensement national de la population. Deux anciens Premiers ministres, Paul Keating et Kevin Rudd, eux, penchant plutôt pour le « jour de la bataille pour l’Australie », qui commémore les batailles contre les Japonais dans les hauts-plateaux de Papouasie Nouvelle-Guinée, pour protéger l’Australie d’une invasion.

La commémoration du débarquement des Britanniques en Nouvelle-Galles du Sud est en réalité très récente. Ce n’est qu’en 1994 que tous les états et territoires australiens ont fait de ce 26 janvier une fête nationale et un jour férié. « De manière générale, les Australiens s’intéressent très peu à Australia Day. Pour nous, la vraie fête nationale, c’est très étrange, mais c’est le jour de l’ANZAC, le 25 avril, qui commémore l’invasion de la Turquie par les Australiens et les Néo-Zélandais (entre autres), en 1915. »

Comment les Australiens fêtent-ils le 26 janvier ?

L’anniversaire est commémoré par des défilés dans les grandes villes, des différents groupes communautaires qui forment l’Australie. « C’est normal, on ne peut pas faire défiler les enfants, ils sont encore en vacances d’été, alors on mobilise les communautés d’origine étrangère», explique Stephen Alomes, avec une pointe d’ironie assumée.

Le 26 janvier est aussi marqué par de multiples traditions locales, comme par exemple les paris sur la course de cafards à Brisbane, ou la course des ferries dans la baie de Sydney.

Les gouvernements récents tentent de faire du jour de l’Australie une vraie fête patriotique

« Ces dernières années, les gouvernements d’état et fédéral ont débloqué plus d’argent qu’avant, pour assurer l’organisation de ces défilés multiculturels », constate Stephen Alomes. Une évolution déjà amorcée par John Howard, Premier ministre de 1996 à 2007:

« Il a donné une dimension plus patriotique aux célébrations d’Australia Day, parce que cela servait sa politique conservatrice, de même que d’engager nos troupes dans des guerres à l’étranger. Et le patriotisme existe bel et bien en Australie, il s’exprime aujourd’hui sous la forme d’un rejet des réfugiés et la peur du terrorisme. Malgré cela, Australia Day est une fête assez marginale, c’est juste le jour où les Australiens font la fête à la plage, mais pas un jour utilisé pour renforcer le sentiment patriotique. »

L’Australie célèbre ses héros

Le jour de l’Australie, depuis environ 30 ans, plusieurs comités d’Australiens désignent «L’Australien de l’année». Pendant longtemps, les héros que se choisissaient les Australiens étaient de grands sportifs. Ces dernières années cependant, des personnalités de plus grande envergure sont choisies comme, en 2010, Patrick McGorry, un psychiatre qui milite pour le dépistage des psychoses chez les jeunes, ou encore Rosie Batty en 2015, devenue militante contre les violences familiales, après l’assassinat de son fils par son ex-mari. Cette année, c’est un ancien chef de l’armée, David Morrison, qui reçoit le prestigieux prix pour son action en faveur du droit des femmes. Et en 2014, Adam Goodes, un grand joueur de football australien, a accepté de devenir l’Australien de l’année, malgré la charge symbolique négative qui pèse sur ce 26 janvier, considéré comme “jour de l’invasion” par beaucoup d’Aborigènes. Adam Goodes a tranché, déclarant: « nous devons nous concentrer sur ce qui nous rapproche, ce que nous partageons ».

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« quand les Britanniques ont posé le pied en Australie, leur premier réflexe a été de faire la fête et de boire trop » ; Sauf que les colons civilisateurs comme vous les appelés ont envahi ces terres sous le même principe de la doctrine chrétienne de la découverte. Comme l’explique John Pilger (Source R71) dans son discours le 21 janvier 2016 : Ce fut le moment où la seule île continent de la planète fut prise à ses habitants ; l’euphémisme utilisé fut “établie” (NdT : pour colonisée). Ce fut, écrivit Henry Reynolds, un des seuls honnêtes historiens australiens qui soit, un des plus grand vol de territoire de l’histoire du monde. Il décrivit le massacre qui s’en suivit comme “un murmure dans nos cœurs”.

Le meilleur moyen à nos yeux c’est d’arrêter de commémorer ce jour de l’invasion puisque vous souhaitez vous « concentrer sur ce qui vous rapproche« . Car les Aborigènes, tout comme les Amérindiens qui ne sont pas souverains, selon Donald Trump, ont été déclaré Res Nullus tout comme les terres découvertes Terra Nullius et le sont toujours ! Tenez tout est expliqué dans ce PDF de 45 pages de larges extraits de traduction faites par Résistance71 du livre de Steven Newcomb « Païens en Terre Promise, décoder la Doctrine Chrétienne de la Découverte » https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/01/pdfsnewcombjanv20171.pdf  Et introduit par ce billet sur ce blog ► Tous des Païens en Terre Promise…  Alors vous pouvez tenter de vous dédouaner en prétextant que les Britanniques ont plus fait la fête que prier ! Il n’empêche que seule l’Australie a refusé d’accepter sa honte passée coloniale.

Ici et , et grâce à John Pilger et son film Utopia nous savons que les Australiens originels sont la plus vieille présence humaine et qu’en 1838, le journal du Sydney Monitor rapporta : “Il a été résolu d’exterminer toute la race noire dans ce quartier.” Ceci faisait référence au peuple Darug qui vivait le long de la grande Hawkesbury River, pas très loin de Sydney.

Les premiers colons posant le pied sur les Terres Australes le font avec l’assurance divine que l’homme qui n’est pas blanc est inférieur et que les races supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures et débarquent légitimement et chargé ;

[…] d’envahir, de rechercher, de capturer, de vaincre et de subjuguer tous Sarrasins et païens que ce soient et tout autre ennemi du Christ où qu’il soit et les royaumes et duchés et principautés et colonies et possessions et tous biens mobiles ou immobiles en leur possession ainsi que de réduire leurs personnes en esclavage perpétuel et d’appliquer et de s’approprier pour lui-même, ses héritiers et successeurs lesdits royaumes, duchés, principautés, colonies, possessions et biens et de les convertir en ses biens et profits et qu’en ayant sécurisé cette faculté […] […] « … Nous, [pape Alexandre VI], de notre plein accord, pas à votre requête ni la requête de quiconque d’autre à votre égard, mais de par notre seule largesse et certaine connaissance et de par la plénitude de notre pouvoir apostolique, par l’autorité de Dieu tout puissant qui nous est transmise par Pierre et le vicaire de Jésus Christ, que nous détenons sur terre, déclarons par la présente, que toutes îles trouvées par vos envoyés et vos capitaines, vous soient attribuées à vous vos héritiers et successeurs, rois de Castille et de Léon, pour toujours, avec l’ensemble des dominions/colonies, villes, camps, places et villages et tous droits, juridictions et appartenances de toutes îles et territoires trouvés ou à trouver, découverts ou à découvrir vers l’Ouest et le Sud, en traçant et en établissant une ligne allant du pôle arctique, ci-après nommé le Nord au pôle sud ci-après nommé le Sud, sans se soucier si les terres ou les îles découvertes ou à découvrir se situent en direction de l’Inde ou vers quelque autre quartier ; la ligne se situant à cent lieues à l’Ouest et au sud des îles des Açores et du Cap Vert. Avec cette précaution néanmoins qu’aucune de ces îles et de ces terres trouvées ou à trouver, découvertes ou à découvrir, au-delà de cette ligne vers l’Ouest et le Sud, ne soient déjà en possession d’un roi ou d’un prince chrétien au jour de la naissance du Christ notre seigneur de l’an précédent cette années de grâce 1493…[…] Extraits des Bulles Papales à lire en intégralité dans ce billet ICI.

Maintenant que les Britanniques aient fêté cet « établissement » en buvant plus que de raison au lieu de se précipiter à genoux pour prier, ça je veux bien le croire ► Octobre 1492 : Des crucifix et des échafauds.

Sauf que le résultat est le même, les Aborigènes sont discriminés, niés, prisonniers en leur propres terres, comme tous les Indigènes/Autochtones/Païens du Monde le furent par tous les colons envahisseurs et en tout lieu et selon la même technique d’attaque géno-éthnocidaire…

Parce que lorsqu’on tape Australia Day dans une barre de recherches Internet on comprend comment vous la ressentez bien la fierté d’être Australien, quand même…

Renoncez à commémorer ce jour de la honte, et tournez-vous vers les Natifs pour enclencher un nouveau paradigme sur le même pied d’égalité, côte à côte en brisant par la même les chaines du colonialisme et là on vous prendra au sérieux !

Pas avant…

C’est quand vous voulez donc !

JBL1960

Source de l’image : La fondation de l’Australie par le Capitaine Arthur Phillip, Sydney Cove, 26 janvier 1788. Toile de Algernon Talmadge R.A., 1937, State Library of New South Wales.

AVEC ZÉNON JUSQUE DANS LES ÉTOILES

Zénon signe à nouveau un texte fort ;

Puissant et aussi profond que l’océan…

Avec des mots purs. Des mots durs. Des mots justes, tranchants…

Des mots qui fendillent les armures dans lesquelles on se claquemure…

Des mots qui font apparaître nos fêlures, nos blessures aussi parfois…

Non pour nous abaisser, jamais. Mais pour nous élever, toujours…

Pour nous inviter à lever les yeux et contempler le ciel, son azur, la course des nuages… Mais surtout pour se regarder, les uns, les autres, et pour se voir, se reconnaitre ou tout simplement apprendre à se connaitre et créer par et pour nous-mêmes la société des sociétés

Zénon apprivoise les mots et si ce devait être les derniers, pour moi, et de toute éternité, je les porterais dans mon cœur comme la promesse d’un ailleurs où tout sera possible parce que nous l’aurons décider ensemble.

Et parce que la petite flamme qu’il a fait jaillir par ce tout premier texte ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2016/11/nakba1.pdf si elle était déjà là, minuscule, embryonnaire ; Par ces mots soufflés, elle est devenue jour après jour, la flamme qui sera capable d’embraser tous les empires…

Tout comme la vôtre… C’est par cette lumière intérieure que Zénon, et tant d’autres, aura allumé que j’avance sur mon chemin, la tête haute, certaine que nous nous y rejoindrons et que nous saurons nous reconnaitre et que nous ne nous quitterons plus…

Illustration du billet ► https://pixabay.com/fr/incroyable-belle-beaut%C3%A9-bleu-736882/

JBL1960

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« Burn-Out »

Ou la fin annoncée de la lutte des classes

Une fois n’est pas coutume : je vais aborder le sujet par un constat positif… N’en déplaise aux farouches partisans de la dépopulation volontaire, les découvertes technologiques et scientifiques de l’humanité depuis la 1ère révolution industrielle, ainsi que les immenses étendues de terres arables non-cultivées sur le globe, pourraient permettre à plus de neuf milliards d’êtres humains de s’alimenter sans problème. Mieux : l’essor de la robotique et de l’intelligence artificielle devrait réduire la somme de travail nécessaire à la subsistance d’autant de gens à tout au plus trois, quatre heures par jour et par personne. Nous serions en mesure de consacrer tout ce temps au partage, à l’éducation de nos enfants, au voyage, à la recherche, d’apprendre continuellement tout au long de la vie et même, pourquoi pas, de nous interroger un peu davantage sur son sens.

Instruits de toutes les erreurs du passé, nous pourrions réfléchir aux moyens de rétablir une juste équité entre les devoirs et les droits. Nous pourrions redéfinir complètement la manière dont décider des questions publiques et du bien commun. Nous pourrions nous pencher sérieusement sur la réparation des dégâts du nucléaire et résoudre bien d’autres problèmes encore insolubles. Nous pourrions enfin viser l’épanouissement de tous au lieu du profit de quelques-uns. Mais en la situation actuelle, c’est impossible. Car comme nous le savons, le système prédateur de l’oligarchie mondialiste nous l’interdit.

Il semble même qu’au contraire, l’élite autoproclamée ait choisi l’élimination progressive de toutes ses petites mains devenues l’une après l’autre surnuméraires. Malgré les piètres tentatives des statisticiens chargés d’enfumer l’auditoire, le chômage de masse continue à se répandre et gagner de plus larges couches de la société. Dans quasiment tous les corps de métiers, le travail tel que nous le connaissions, devenu dans une large mesure inutile, est en passe de disparaître… Mais au lieu de libérer de son astreinte ceux qui jusqu’alors l’occupaient, l’emploi s’est petit à petit tourné vers un autre but. S’il se perpétue de nos jours, ce n’est plus seulement pour l’enrichissement d’une petite caste de privilégiés, mais aussi et surtout afin d’occuper tout un pan de l’espèce Humaine à l’éradication des autres. Cela peut sembler brutal énoncé de la sorte, mais grattons sans nous mentir le vernis de nos fonctions respectives : nous ne pouvons que reconnaître œuvrer en l’état actuel des choses à notre autodestruction.

Commençons par ordre alphabétique (c’est une manie) avec l’agroalimentaire. En vue de produire la nourriture au rabais qu’exige la grande distribution, l’agriculture industrielle, aujourd’hui principalement d’exportation, empoisonne durablement les sols et précarise tout l’écosystème planétaire. Parallèlement, toute une armada d’ingénieurs s’adonne à la chimie amusante en cherchant quelle combinaison d’additifs peut mieux camoufler leur toxicité, tandis que fonctionnaires de France et d’Europe veillent à l’application de règles encadrant l’appauvrissement des produits de la Terre en nutriments. Tout ce petit monde s’active à généraliser les carences pour le plus grand bonheur des labos pharmaceutiques. Quant au FMI et à ses relais gouvernementaux, ses programmes d’ajustements structurels affament les populations à l’échelle de pays entiers.

L’artisanat, jadis premier employeur de France, se trouve en phase terminale d’extinction. Ces micro-entreprises étranglées par le RSI ferment boutique par centaines chaque mois, laissant pour seuls souvenirs des rangées de rideaux fermés dans les rues. L’ébéniste avec encore des années à cotiser finira sa carrière salarié chez un des grands groupes qui l’ont coulé. Et déconseillera le plus souvent aux jeunes de s’aventurer dans la profession.

Si les instituteurs, professeurs des collèges et lycées n’en peuvent plus, ce n’est pas pour cause de salaires insuffisants, de manque d’effectifs ni de moyens matériels. S’ils craquent, c’est car leurs élèves les renvoient chaque jour à l’inutilité de cours et de leçons pour eux vides de sens. Parce qu’engagés le plus souvent dans le métier par vocation d’enseigner, ils se retrouvent plus ou moins consciemment à formater les jeunes et non les instruire.

Si autant de policiers se foutent en l’air chaque année, ce n’est sûrement pas par remord d’avoir malmené untel ou untel au cours d’une intervention, mais parce qu’au quotidien confronté à une violence endémique, délibérément permise et encouragée par l’autorité publique, ils réalisent fatalement que, loin de défendre la veuve et l’orphelin, leur boulot consiste essentiellement à compter les points.

La désindustrialisation et la disparition de la classe ouvrière dans les pays occidentaux ne sont pas nouvelles. En revanche, on observe désormais la mécanisation grandissante des services : robots ménagers, livraisons par drones, dématérialisation des démarches et fin des guichets administratifs, calculs de résultats prévisionnels et infographies réalisés par des algorithmes… Tout ce dont nous avions le savoir-faire se voit remplacé par des tâches de supervision, de communication, ou encore, plus confusément, de « prospective ». Dans le meilleur des cas, sans aucun intérêt pour soi ni utilité commune.

Cette déliquescence est la même partout… Aussi bien chez l’emblème du capitalisme que sont les chaînes de fast-food, où les ados employés ont pour consigne d’orienter le client vers les automates qui les supplantent, que dans les services publics, où les effectifs ne se maintiennent une raison d’être qu’à travers l’artificielle et permanente complexification des procédures. Cette inefficience programmée sert d’ailleurs à justifier la délégation des missions régaliennes au secteur privé : l’objectif étant que dans un avenir proche, il nous faille payer pour obtenir certificat de naissance ou livret de famille.

Toute la science que nous mettons à nous cacher la réalité n’y change rien : le travail est aussi condamné que ce modèle social finissant… Les cadres pressurisés par l’injonction à la performance ont autant la tête dans le guidon que le petit personnel enrôlé à l’abus des clients pour le profit à court terme, et ne peuvent s’apercevoir de l’absurdité suicidaire de continuer à faire tourner la roue du système… Combien suent sang et eau à quelque chose qu’ils ne comprennent pas ? Combien font semblant d’être utiles et s’occupent pour éviter de regarder tomber les autres ?

Beaucoup d’entre nous demeurent sincèrement convaincus de pouvoir, par leur présence et leur action, infléchir la tendance depuis l’intérieur du système… Mais le verrouillage des leviers de commande est tel que meilleure soit la volonté, et si grands ou nobles soient les efforts en ce sens, nous n’y récoltons au mieux qu’une volée de bois vert. Et que même par la contestation officielle, nous y participons malgré nous. Au point de dépendance où nous sommes rendus, il nous est devenu impossible de tirer nos marrons du feu sans concourir à ce grand sabotage.

Nous observons au quotidien toutes les conséquences, les ravages de notre suivisme et de nos réticences à nous remettre en cause… Mais nous continuons, continuons, à tourner en boucle comme des hamsters dans leur roue. Non tant par lâcheté que par inconscience, et par culpabilité judéo-chrétienne à l’idée de compter parmi les inactifs, « assistés » et autres poids morts de la société. En somme, par peur de se désolidariser de la norme et peut-être aussi de perdre nos petits niveaux de vie. Nous avons renoncé l’un après l’autre aux droits et protections durement acquis par un siècle de luttes, sous prétexte de ne pas perdre nos pitoyables indemnités journalières ou notre place dans la société. Nous avons, au prétexte d’avoir quand même des gosses à nourrir, toléré pour ce faire l’hypothèque de leur avenir. Comme des grenouilles dans la casserole, nous restons dans l’eau frémissante croyant que le printemps arrive… Nous sommes pourtant voués à mourir un jour. Jusqu’où irons-nous dans l’avilissement pour nous convaincre d’y échapper ?

In fine, l’intelligentzia globaliste entend à la fois nous faire accepter la mise au ban de tous les inadaptés à sa cause, et le contrôle total de ses derniers bons petits soldats. Tandis que nos métiers s’éteignent l’un après l’autre, faute d’être rentables au système en place, nous devenons de plus en plus nombreux à dépendre des aides sociales pour subsister. Croyez-vous qu’un tel gouffre financier puisse être le fait d’une quelconque philanthropie d’État ? Ou bien celui-ci cherche-t-il à tuer dans l’œuf toute insurrection en s’assurant que nous ne puissions plus vivre sans lui ?

Le fameux revenu universel que l’on essaye de nous vendre à différentes sauces relève du même procédé. Devant l’impossibilité d’essorer toujours davantage les contribuables, son financement supposerait soit de mettre fin à l’évasion fiscale, soit de taxer les transactions boursières ou les profits des multinationales. Ne soyons pas dupes. Si celles-ci consentent à lâcher ne seraient-ce que quelques milliards pour le projet, c’est que les tenanciers de la haute finance y ont intérêt. Et quel autre, sinon celui de réduire la main-d’œuvre obsolète à une soumission totale et définitive ? « Si c’est gratuit, c’est vous le produit ». Après deux, trois expériences dans quelques pays-laboratoires, ce revenu de base sera probablement la meilleure façon de faire accepter la disparition du cash déjà en cours, mais également la mise en circulation d’une monnaie mondiale numérique… D’abord « inconditionnel », il sera peu à peu soumis à l’acceptation de nouvelles contraintes. Puis fera l’objet d’un chantage à propos de la vaccination des enfants, de l’euthanasie forcée, du puçage, clonage, du don et marché d’organes… L’idée est de contenir à feu doux la grogne des peuples pour se donner le temps d’exterminer en douceur, sans trop que ça tâche, les marées humaines oisives et dangereuses que nous sommes… Notre nombre est trop grand pour qu’ils nous éliminent d’une traite, ou qu’ils nous contraignent de force à de telles mesures. C’est pourquoi nous maintenir individualistes, indifférents à l’autre et perpétuellement divisés est la condition sine qua non à leur réussite.

Le peuple supporte pour l’instant la situation sous prozac, mais le jour approche où il n’y aura plus assez de rustines pour que la roue tourne. Alors se multiplieront les pétages de plombs, violences et immolations sur les lieux de travail… Dans le paradigme actuel, nous n’y pouvons rien. La catastrophe restera inéluctable tant que nous continuerons de croire en un changement venu d’en-haut, ou bien que la situation s’arrangera d’elle-même. Nous avons en revanche tout le pouvoir et toutes les clefs en main pour nous affranchir du joug multiséculaire des maîtres du capital. Eux savent mutuellement s’entraider à nous spolier depuis la nuit des temps. Mais ils seraient incapables de se préparer une omelette si nous les laissions entre eux. Nous avons quant à nous les savoirs qui nous permettent, bien que chacun spécialisé dans sa branche, de nous organiser pour survivre par la solidarité et par la complémentarité de nos talents.

La grève du vote n’est que d’une portée symbolique, puisque les politiciens sont capables de s’auto-élire. Mais elle est une première étape nécessaire : celle de leur adresser, ainsi qu’au reste de la population, le message clair que nous refusons de cautionner les forfaits commis en notre nom.

La grève du travail n’a d’avenir et d’impact possible que tant que celui-ci conditionne la survie du système. Sur une chaîne de montage entièrement automatisée, l’ultime ouvrier promu superviseur n’a plus d’autre choix que de fermer sa gueule ou de dégager. La fin du travail telle que programmée met un terme à la lutte des classes, au sens où sa victoire est alors définitivement acquise aux possédants… Mais nous avons encore une étroite fenêtre par où sortir du piège où nous sommes pris. Celle de la désertion massive de tous les lieux d’exploitation publics ou privés, sans préavis, pour investir notre volonté et notre énergie à construire autre chose. Tant que nous sommes valides et que notre coopération leur est nécessaire, la grève est une des armes dont nous disposons pour les affaiblir. Nous devons mutualiser localement les produits de base pour pallier la perte de nos salaires. Ainsi s’est toujours organisée la résistance. Ainsi se sont vues couronnées de succès toutes nos luttes passées. La solidarité, l’amour et la reconnaissance possèdent une force incommensurable et inconnue dans leur équation. L’expérience humaine ne saurait se réduire à une variable statistique : en cela, les mécanistes aux abois ont perdu d’avance.

Il est en France pénalement répréhensible d’appeler à la grève de l’impôt, et nos élus ont de toute façon prévenu l’occurrence par le prélèvement à la source… Mais rien n’interdit d’assumer la conséquence de celle du travail en échappant légalement à toute taxation par absence de revenu. Cela représente le sacrifice d’un confort auquel beaucoup d’entre nous étions habitués. Toutefois, il faut bien comprendre que celui-ci est de toutes façons voué à disparaître. 2017 et les suivantes marqueront la fin douloureuse de l’illusion d’une société solvable à crédit. Plus personne parmi le peuple ne peut se croire intouchable… La zone de turbulences et de chaos qui s’annonce nous impose d’organiser d’ores et déjà des réseaux de solidarité pour nous abriter de l’orage. Qu’ils soient par la même occasion le moyen de ne plus financer notre suicide collectif.

Mais de toutes, la grève de la consommation, à commencer par le boycott généralisé de tout le superflu, de tout ce qui porte la marque d’une expropriation, d’une exploitation ou d’une pollution quelle qu’elle soit, est sans doute la plus efficace manière de faire plier les empires de l’industrie et de la finance. Qu’ils comprennent une bonne fois pour toutes que sans nous, ils ne sont rien. Et même s’ils ne plient pas, même si le système se défendra bec et ongles jusqu’au bout, la grève de la consommation suppose de recouvrir une autonomie alimentaire locale, ce qui serait en soi une victoire… Par tous nos choix, jusque dans notre absence ou notre passivité, notre attitude influe sur le cours des évènements. Choisissons d’investir un terrain où l’adversaire ne nous attend pas. Là encore, personne ne peut nous coller à tous un flingue sur la tempe pour nous obliger d’acheter… Le peu de libertés dont nous disposons encore doivent être assumées comme les responsabilités qu’elles sont. Et utilisées en toute conscience tant qu’elles existent.

L’idée de l’entraide comme remède aux maux actuels pourra sembler utopiste à ceux qui n’ont jamais connu que le climat compétitif et délétère du salariat. Qui pourtant n’a jamais frémi devant la beauté d’un travail réalisé par et avec amour ? Qui n’a jamais senti en lui la satisfaction d’œuvrer au bien commun ? Cette chaleur et cette énergie surpassent tous les combustibles fossiles : elles sont le moteur de la perpétuation de l’espèce humaine depuis des millions d’années, et la source-même de la Vie. Nulle intelligence artificielle ne saurait s’y substituer.

Énormément d’épreuves nous attendent. Nous ne pourrons revenir du jour au lendemain à l’équilibre des forces. Mais puisque nos décideurs procèdent par étapes, allons de même progressivement, chacun selon ses possibilités, vers une solidarité seule à-même de nous éviter le funeste sort qu’ils nous réservent… Nous disposons de l’opportunité d’inverser le cours des choses. Pour nous et pour le salut des générations futures, nous devons agir non plus idéologiquement, mais de façon concrète à réaliser le désir des 99% contre celui des 1%… Certes, nous sommes encore de grands enfants, et tout nous restera à apprendre une fois redevenus maîtres de nos destins. Mais qu’est donc notre peur de la liberté comparée à cette ineffable joie d’être en vie ?… Nous avons tous été portés durant neuf mois. Nourris et pour les plus chanceux aidés à devenir ce que nous sommes. Ne valons-nous pas mieux qu’un rouage de machine ou de la chair à canons ? La route n’existe que par notre marche. Elle n’attend plus que d’être empruntée.

Zénon

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Je suis bien certaine que Pierre Kropotkine aurait compris la magie des mots de Zénon l’enchanteur ► Le Prince de l’évolution…

JBL1960

Version PDF réalisée par mes soins du texte de Zénon « Burn-out » en lien ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2016/11/burnoutzenon21012017.pdf