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En souvenir d’Udo…

Pour avoir donné l’alerte et révéler les faits ;

ET RIEN QUE LES FAITS…

Et je précise tout de suite que plus que jamais, pour moi, le nouveau paradigme qu’il nous faudra bien enclencher sera SANS aucun DIEU, ou demi-dieu, SANS aucun MAITRE non plus pour ne plus avoir à nous soumettre ou se faire mettre par les barbus de tout poil ► Ni dieu, ou demi-dieu ; Ni maître pour nous soumettre…

Billet après billet, je dénonce tous les fondamentalismes religieux, y compris le créationnisme, le Cabalisme, et tous les ISMES en ce domaine.  Et si la spiritualité est une chose positive la religion {toutes les religions sans exception} est le cancer de l’esprit ► Un carcan spirituel.

Udo Ulfkotte né le 20 janvier 1960 (et je suis née la même année) a été retrouvé mort le 13 janvier 2017 et dans cet article de Pierre sur Agoravox du 17 janvier 2017 vous trouverez un excellent résumé en bref de sa carrière journalistique et les points forts de sa vie & sa carrière notamment et de manière inédite : Après une brève conversion à l’islam, il se considérait à la fin de sa vie comme un chrétien né à nouveau. Et l’auteur de l’article ajoute : C’est son livre « « Gekaufte Journalisten – Wie Politiker, Geheimdienste und Hochfinanz Deutschlands Massenmedien lenken »  publié en 2014 qui le fit connaître en France. A ma connaissance, il n’existe pas de traduction française de ce livre. Ce sont les médias alternatifs qui l’ont fait connaître mais Udo Ulfkotte reste un inconnu du grand public. Il n’atteignit jamais la notoriété d’un Snowden ou d’un Assange. […] Udo Ulfkotte et l’islamisme : Ses précédents essais avaient surtout l’islamisation de l’Europe comme sujet et cela avait suscité beaucoup de polémiques dans le pays. C’est à partir de ce moment qu’il fut considéré comme indésirable dans les médias mainstream et qu’il fut étiqueté comme populiste radical de droite. En 2015, il a participé à des conférences de soutien à PEGIDA. Le court article Wikipédia consacré à Udo Ulfkotte mentionne qu’il soutient la thèse que le Mossad est responsable de multiples assassinats déguisés en morts naturelles et que les services secrets israéliens sont derrière les émeutes de 2005 dans les banlieues françaises. (lien) Sans prendre position, je le mentionne parce que de telles révélations sont assez rares sur Wikipédia. Conclusion : Udo Ulfkotte a ouvert une porte avec ses révélations sur l’intégrité morale des médias allemands… Comparaison n’est pas raison mais c’est certainement une raison de plus pour ceux qui veulent être correctement informé de bien diversifier leurs sources et de ne plus considérer les médias traditionnels comme seules sources fiables. Lire l’article en entier sur AGORAVOX ► http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/udo-ulfkotte-n-est-plus-la-mort-188649

Et pour avoir lu le livre de Kevin D. Annett « Truth Teller’s Shield : A Manual for Whistle Blower & Hell Raisers » puisque Résistance71 en accord avec l’auteur l’a entièrement traduit en français et j’ai réalisé la version PDF {N° 2} pour en permettre la lecture, le téléchargement ou l’impression GRATUITEMENT ► LE BOUCLIER DU LANCEUR D’ALERTE, version PDF de 70 pages.  Ce manuel très complet et écrit d’expérience a pour but d’armer les lanceurs d’alerte et diseurs de vérité contre l’arsenal de l’establishment réprimant la dissidence et ceux qui exposent ses turpitudes et crimes en tout genre. Kevin Annett est connu pour avoir exposé au grand jour et forcé la reconnaissance (et des « excuses ») du gouvernement et des églises du Canada au sujet du génocide de plus de 50 000 enfants autochtones dans les pensionnats pour Indiens entre la fin du XIXème siècle et 1996 ; néanmoins, ce manuel s’adresse à toute forme de lancement d’alerte et fournit un mode d’action et une attente réalistes quant à l’entreprise de dire et d’exposer au grand jours les méfaits et les crimes des entreprises, gouvernements, états et toutes autres entités privées.

Il est clair que ces lectures conjuguées à d’autres nous permettront ainsi de devenir TOUTES & TOUS des LANCEURS D’ALERTE et/ou des DISEURS DE VÉRITÉ et en ouvrant des multitudes de foyer partout dans le monde il sera quasi impossible pour les États, les gouvernements et autres directeur de la CIA à l’humeur très très Mossad le plus souvent, de tous nous bâillonner ou nous éteindre définitivement, parce que nous sommes nombreux et qu’ils sont peu !

Et c’est d’ailleurs pourquoi je lance un appel à toute personne qui accepterait de traduire l’essentiel du dernier livre d’Udo Ulfkotte « Journalistes vendus » paru en 2014 car je me ferais un plaisir d’en faire une version PDF, aussi avis aux amateurs !

Udo ULFKOTTE déclara : « J’ai été journaliste pendant près de 25 ans, et on m’a appris à mentir, à trahir, et à ne pas dire la vérité au public, »  dans une interview sur Russia Today en vidéo ci-dessous ;

Dans cette vidéo Udo ULFKOTTE expliquait qu’il n’avait pas écrit ce livre pour faire de l’argent, trop conscient même des problèmes qu’il encourait plutôt, mais pour que tout le monde sache très précisément ce qu’il se passait en coulisses et pour que plus personne ne puisse prétendre : Oups désolé, je ne savais pas

Dans la fiche Wikipédia que Pierre d’Agoravox mentionne plus haut, on peut lire très exactement ceci : Dans son livre La guerre de l’ombre, la vraie puissance des services secrets, il [UU] donne les détails des opérations de deux unités du Mossad israélien : le Metsada, spécialisé dans le sabotage, incluant attaques terroristes et assassinats commis sous de « fausses bannières », et le LAP (Lohamah Psichlogit) qui œuvrerait dans la guerre psychologique. Il y soutient que l’empreinte du renseignement israélien serait retrouvée dans certains événements, parmi lesquels les émeutes de 2005 dans les banlieues françaises, y voyant un lien avec la candidature de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle française de 2007 et une possible manipulation de l’opinion publique durant la campagne présidentielle française de 2007.

Grâce à l’œil acéré d’Udo ULFKOTTE et son courage d’avouer avoir participé à cette manipulation et sa honte, comme ses regrets, nous pouvons mener nos propres investigations et nous savons comment les mener et nous protéger, grâce au livre de Kevin Annett.

Et nous les moins que rien sommes ainsi capables de prouver un tas de choses, dont les dires d’Udo ULFKOTTE en lisant cet article de Corinne Autey-Roussel sur Mondialisation-ca du 8 juillet 2017 intitulé ; Déclassifié : Opération Mockingbird, la guerre froide culturelle de la CIA et notamment sur le lien avec la candidature de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle française de 2007 qu’il gagna ce qui donne un nouvel éclairage sur la guerre en Libye ainsi que la diabolisation d’un certain Assad entre autres ;

Déclassifié : Opération Mockingbird, la guerre froide culturelle de la CIA

Le but premier, l’obsession de la CIA, véritable État dans l’État créé en 1947 par le Président Truman en réponse au renforcement du bloc de l’Est à la fin de la Seconde Guerre mondiale : abattre le communisme, bête noire de l’Amérique. [NdJBL : ceux qui ont lu l’essentiel du Pr. Antony Sutton savent que c’est totalement faux, puisque au-delà de la révélation sans équivoque que l’occident à construit financièrement et technologiquement l’URSS dès 1917 et ce jusqu’à au moins la guerre du Vietnam, ajouté à cela l’implication de Wall Street dans la montée d’Hitler. ICI Il devient impossible de croire à ces fables.] À mesure de la publication de ses archives et des découvertes des historiens, l’historique rocambolesque des opérations de l’agence atteste de l’activité incessante d’une fourmilière. Ou plutôt, d’un véritable nid de frelons.

L’argent étant le nerf de la guerre, la CIA dispose dès ses débuts de fonds illimités. Et, comme toute agence de renseignements digne de ce nom, elle sait qu’une des conditions fondamentales de la victoire tient à un contrôle sans faille de l’opinion publique. Ce sera la mission de l’Opération Mockingbird (« Opération Oiseau moqueur »).1

En 1948, Frank Wisner* est nommé directeur du Bureau des projets spéciaux, plus tard renommé Bureau de la Coordination des politiques, une branche de la CIA dont le travail consistera en propagande, guerre économique, actions directes préventives, subversion dans les pays hostiles à l’Amérique et, au plan intérieur comme à l’international, promotion des éléments anticommunistes du camp occidental (dit « monde libre »).

Journalistes en vente : sur-mesure et prêt-à-porter

L’Opération Mockingbird**,  lancée la même année 1948, vise à influencer l’opinion à travers une emprise aussi large que possible sur les médias. La CIA commence à recruter des agences de presse et des journalistes, qui deviendront autant de pions à son service, dans deux buts : d’une part l’espionnage et le contrôle de confrères et d’autre part, la diffusion de propagande anticommuniste. […]

En mai 1976, le Sénat instaure un comité sénatorial censé garantir la conformité des activités des services de renseignements avec la Constitution des USA, le Senate Select Committee on Intelligence. 14 L’Opération Mockingbird, quant à elle, est déjà officiellement du passé ; le directeur de la CIA d’alors, un certain George H. W. Bush***, en a clôturé les activités, au moins en partie, en février 1976 – deux mois avant la présentation finale du rapport Church au Congrès. […]

Au cours des années 90, l’activiste Steve Kangas, 16 le journaliste d’investigation Angus Mackenzie 17 (Rolling Stone, Mother Jones, Washington Post, San Francisco Examiner) et d’autres réfutent la cessation de l’Opération Mockingbird. En 2014, le journaliste allemand Udo Ulfkotte, du Frankfurter Allgemeine Zeitung, révèle dans son livre Gekaufte Journalisten (Journalistes vendus) que la CIA continue à commander, insérer et publier des articles de propagande dans la presse européenne. Le livre, un best-seller en Allemagne, a récemment été traduit en anglais (2016) sous le titre Journalists for Hire : How the CIA Buys the News.

Nous en attendons toujours la traduction française. [NdJBL : Avis aux amateurs ; même partielle ! Je me ferais un plaisir d’en réaliser une version PDF !]

Fr.sott.net a relayé et fort bien complété cet article comme suit ► https://fr.sott.net/article/30845-Declassifie-Operation-Mockingbird-la-guerre-froide-culturelle-de-la-CIA

*Frank Wisner ; Même la simple fiche Wikipédia est éclairante ! Cependant que c’est Thierry Meyssan en juillet 2008 qui constitue le meilleur dossier qui soit ; Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française et l’intrication des liens entre Bush Junior et Sarko l’Américain saute aux yeux, même des plus endormis.

Alors, ce qui suit est un poil compliqué mais indispensable pour bien comprendre pourquoi dans ce système là ; C’est TOTALEMENT FOUPOUDAV ;

Wisner senior a eut un fils ; Frank G. Wisner qui épousa en seconde noce la seconde femme de Pal Sarkozy, le papa de Nicolas, Christine de Ganay (voir son blaze qui remonte à l’an 1300, l’époque où le Boniface VIII l’homme en jupe s’est déclaré représentant de dieu sur terre, tout est .) Christine et Pal ayant eu 2 enfants ensemble ; Caroline et Pierre-Olivier qui deviendra co-directeur de la direction financière du Carlyle Group, lorsqu’elle se remarie (vous suivez toujours ?) en 1976 avec le Franck G. Wisner qui est alors responsable du Département d’État des États-Unis , permit aux fils Sarkozy (dont Nicolas) de faire de nombreux séjours aux États-Unis !

Et comme ce n’est pas assez compliqué comme ça, vous rajoutez à cela le nom de Charles Pasqua témoin du premier mariage de Nicolas Sarkozy et Marie-Dominique Culioli famille avec Achille de PerettiPasquaFrench Connection et on retombe dans l’opération Mockingbird ! Et là encore vous pouvez lire l’excellent article de Meyssan de février 1995 sur Pasqua : Les questions sans réponse de l’Élysée à Matignon ?

**L’Opération Mockingbird ; J’ai traité de ce sujet précisément suite au décès de Udo Ulfkotte qui a soulevé de nombreuses questions, puisque UU avait dévoilé comment la CIA payait des journalistes en Allemagne, en France, au Royaume-Uni, en Australie et en Nouvelle-Zélande pour qu’ils publient de fausses informations dans ce billet  ► NE TUEZ PAS LE MESSAGER ! Source French-Almanar via R71 que je complète avec de nombreuses références, dont celle à Garry Webb qui fut également retrouvé mort chez lui.

Garry Webb lui aussi retrouvé mort ► Le journaliste Gary Webb a été retrouvé sans vie à son domicile de Carmichael (Sacramento County, Californie) vendredi dernier, 10 décembre. Le corps portait une blessure d’arme à feu à la tête ; le bureau du coroner local traite l’affaire comme un suicide. Lire l’intégralité de l’article sur Le Blogue de Jean-Pierre Cloutier ► http://cyberie.qc.ca/jpc/2004/12/suicide-de-gary-webb.html

***George H. W. Bush ; Alors je relève ici la date, 1976, (il a dû y avoir une faille spacio-temporelle cette année-là qui était de sécheresse en France) à laquelle le Directeur de la CIA d’alors, Bush Senior a prétendument clôturé les activités de l’Opération appelée Mockingbird. Parce qu’en remontant la Dynastie Bush, on comprend bien pourquoi l’Amérique messianique moderne d’aujourd’hui en est arrivé là où elle est. J’ai dans ce billet de blog ► Interdire un “droit païen” de domination par Steven Newcomb + Analyse JBL expliqué très précisément et de manière documentée l’origine pseudo-légaliste raciste de l’ordre colonialiste Zunien l’empire anglo-américano-christo-sioniste toujours à l’œuvre car réactivé précisément depuis Prescott et jusqu’à Doubleiou avec les Bush ; Trump poursuivant le Plan. Et le Plan inclut le « pivot » Zunien vers l’Asie = pivot de l’EIIL/Daesh vers l’Asie ► Le « pivot » Zunien sur l’Asie = pivot de l’EIIL/Daesh vers l’Asie par Tony Cartalucci

Et en France, avec l’entrée en scène de Macron, véritable cheval de Troie américain, à l’Élysée tout recommence, ou tout continue sur le même schéma qu’avec Sarkozy puissance 1000 car Macron est directement pucé par Rothschild !

Soyez résolus de ne servir plus et vous serez libres !

Disait Étienne de la Boétie dans le Discours de la servitude volontaire [NdJBL : extrait de ce billet majeur du 25 juillet dernier ► LA RACE PARFAITE], car ; Servir c’est accepter et de plus en plus nombreux, nous refusons l’un comme l’autre…

Et nous pouvons aisément conclure dans les mots de M. de la Boétie qu’il ne s’agit pas de leur rien arracher mais seulement de ne plus rien leur donner !

JBL1960

 

 

De faibles hommes d’État, un peuple encore plus faible ! Gustav Landauer, 1910

Et l’on croirait ce texte écrit hier !

Commentant la démission d’un Général des Armées par exemple, non pour déplorer l’affaiblissement de l’État qui en découlerait ; « Le chef d’état-major de l’armée française a démissionné ce matin. » Ce retrait fait suite à une semaine de tension au plus haut niveau de l’État français, représenté par le président Emmanuel Macron. En cause, la coupe sévère du budget de l’armée concoctée par le nouveau gouvernement.

Tout ceci a fait dire à M. de Villiers : «Dans les circonstances actuelles, je considère ne plus être en mesure d’assurer la pérennité du modèle d’armée auquel je crois pour garantir la protection de la France et des Français, aujourd’hui et demain, et soutenir les ambitions de notre pays. Par conséquent, j’ai pris mes responsabilités en présentant, ce jour, ma démission au Président de la République, qui l’a acceptée», écrit le général.

Au-delà donc des évènements (que vous pouvez lire ci-dessous), cette défection représente pour nous, une nouvelle étape franchie dans la déconstruction des États de droit dans lequel s’inscrit dans le marbre la chose publique. Lire l’intégralité de l’article via OD ► https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2017/07/19/demission-pierre-de-villiers-la-deconstruction-des-etats-se-poursuit/

Le vrai rôle incontestable de l’État, la raison d’être du pouvoir et des autorités, hors pensée anarchiste, sont les fonctions régaliennes : police, défense et justice ; Source Contrepoints, 15/07/2016 ;

Mais précisément ici et , parce que nous développons une pensée anarchiste rejetant le vrai rôle incontestable de l’État et la raison d’être du pouvoir et des autorités. Notre réflexion tendant même vers l’anarcho-indigénisme, comme Gustav Landauer s’en est le plus approché et comme on peut le lire dans son œuvre phare L’appel au socialisme : pour la société des sociétés, 1911 2nde édition de 1919 et en version PDF N° 9 de 53 pages (essentiel de traduction par R71).

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Changeons de paradigme politique en changeant d’attitude envers l’État (Gustav Landauer)

A lire : « Appel au socialisme », pour la société des sociétés, Gustav Landauer (1911, 1919)

De faibles hommes d’état, un peuple encore plus faible !

Gustav Landauer | Der Sozialist, décembre 1910

Traduit de l’anglais par Résistance 71 ► URL de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2017/07/19/changeons-de-paradigme-politique-en-changeant-dattitude-envers-letat-gustav-landauer/

Un homme pâle, nerveux, malade et faible est assis et écrit à son bureau. Il gribouille des notes sur une feuille de papier. Il compose une symphonie. Il travaille avec diligence, utilisant tous les secrets de son art qu’il a patiemment appris. Lorsque la symphonie est jouée, cent cinquante hommes jouent dans l’orchestre ; dans le troisième mouvement, il y a dix timbales, quinze instruments de percussion et un orgue. Dans le mouvement final, un chant en 8 parties chanté par un chœur de 500 personnes est ajouté ainsi qu’un orchestre annexe de fifres et de tambours. L’audience est fascinée par la puissance et la vigueur imposées.

Nos hommes d’état et politiciens ainsi que de plus en plus notre classe dirigeante, nous rappellent ce compositeur qui ne possède en fait aucun pouvoir, aucune puissance, mais qui permet à la masse d’apparaître puissante. Nos hommes d’états et politiciens cachent également leur faiblesse et leur incompétence derrière un orchestre géant obéissant volontairement à leurs ordres. Dans ce cas-ci, l’orchestre est le peuple en arme, l’armée.

Les voix courroucées des partis politiques, les plaintes des citoyens et des travailleurs, les poings fermés dans les poches des gens, rien de tout cela ne doit être pris sérieusement par le gouvernement. Ces actions manquent de la force habituelle parce qu’elles ne sont pas soutenues par les éléments généralement les plus radicaux de chaque peuple : les jeunes hommes de vingt, vingt-cinq ans. Ces hommes sont dans les régiments militaires sous le commandement de notre gouvernement inepte. Ils appliquent chaque ordre sans questionnement. Ce sont eux qui aident à camoufler les vraies faiblesses du gouvernement, qui permettent de les maintenir indétectables, à la fois dans le pays et à l’extérieur.

Nous les socialistes (NdT : ce terme dans la bouche ou de la plume d’un anarchiste du début du XXème siècle n’a évidemment pas du tout la même signification qu’aujourd’hui, c’est l’évidence même… Il n’y a plus de socialisme aujourd’hui, il n’y a plus que le libéralisme bobo, le réformisme mielleux approbateur et complice des turpitudes étatico-capitalistes ne faisant que maintenir le statu quo oligarchique en place) savons comment le socialisme, la communication immédiate des véritables intérêts, a lutté contre la règle des privilégiés et leur politique fictive depuis plus de cent ans. Nous voulons continuer à renforcer cette puissante tendance historique, qui mènera à la liberté et à la justice sociale. Nous voulons y parvenir en réveillant l’esprit et en créant des réalités sociales différentes. Nous ne sommes en rien concernés par la politique d’État.

Si les pouvoirs dénués d’esprit et la politique violente gardaient suffisamment de force pour créer de grandes personnalités comme des politiciens forts ayant une vision et une énergie, alors nous pourrions avoir du respect pour ces hommes même s’ils étaient dans le camp ennemi. Nous pourrions même concéder que les vieux pouvoirs continueront à s’accrocher au pouvoir pendant quelque temps encore. Mais il devient de plus en plus clair et évident que l’État n’est pas fondé sur des hommes à l’esprit fort et au pouvoir naturel. Il est en revanche de plus en plus fondé sur l’ignorance et la passivité du peuple. Ceci vaut également pour les moins heureux, les masses prolétariennes. Les masses ne comprennent pas encore qu’elles doivent fuir l’État et le remplacer, qu’elles doivent construire une alternative. Ceci n’est pas seulement vrai en Allemagne, c’est aussi le cas dans bien des pays.

D’un côté nous avons le pouvoir de l’État et l’impuissance des masses, qui sont divisées en individus impuissants et de l’autre, nous avons l’organisation socialiste, une société des sociétés, une alliance d’alliances, en d’autres termes : un peuple. La lutte entre ces deux côtés doit devenir réelle. Le pouvoir des États, le principe de gouvernement et ceux qui représentent le vieil ordre politique, vont devenir de plus en plus faible. Le système dans sa totalité disparaîtrait sans laisser de traces si le peuple commençait à se constituer en tant que peuple en dehors de l’État. Quoi qu’il en soit, les gens n’ont pas encore compris cela. Ils n’ont pas encore compris que l’État va remplir une certaine fonction et demeurer une inévitable nécessité aussi longtemps que son alternative, la réalité socialiste, n’existe pas.

On peut retourner une table et casser une vitre ; mais ceux qui croient que l’État est aussi une chose ou un fétiche qui peut être renversé ou brisé sont des sophistes et des croyants en la parole. L’État est une relation sociale. Une certaine façon avec laquelle les gens se relient entre eux. Elle peut-être détruite en créant une autre relation sociale ; c’est à dire en faisant que les gens interagissent différemment entre eux. L’État peut être détruit en créant de nouvelles relations sociales. Le monarque absolu clame : “L’État c’est moi !” Nous, qui nous sommes enfermés dans l’État absolu, devons réaliser et comprendre la vérité : Nous sommes l’État ! Et nous le resterons aussi longtemps qu’il n’y a rien de différent, aussi longtemps que nous n’ayons pas créé les institutions nécessaires pour une véritable communauté et une société vraie d’êtres humains.

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Des organisations marchent contre le projet de loi instaurant «l’état d’urgence permanent»

Juste avant que le Sénat ne vote le projet de loi antiterroriste le 19 juillet, plusieurs organisations ont défilé dans les rues de Paris pour dénoncer les mesures liberticides qu’il inscrit dans le droit commun.

Plusieurs organisations avaient lancé un appel à manifester à Paris le 18 juillet contre le projet de loi antiterroriste qui a été adopté le lendemain par le Sénat.

Parmi celles qui ont marché de Saint-Michel jusqu’au Sénat le 18 juillet, était notamment présent le Syndicat de la Magistrature. Très critique du texte, ce dernier juge notamment que «la continuité entre l’état d’urgence et le présent projet est évidente» et demande «son retrait pur et simple». Lire l’intégralité de l’article sur Alter Infohttp://www.alterinfo.net/notes/Des-organisations-marchent-contre-le-projet-de-loi-instaurant-l-etat-d-urgence-permanent_b15845194.html

Soyez résolus de ne servir plus et vous serez libres !

Et pourtant ce tyran, seul, il n’est pas besoin de le combattre, ni même de s’en défendre ; il est défait de lui même, pourvu que le pays ne consente point à la servitude. Il ne s’agit pas de lui rien arracher, mais seulement de ne lui rien donner.

Étienne de La Boétie, extrait du Discours de la servitude volontaire.

Macron a été mis là pour nous péter les gencives et ça commence à saigner et à faire mal. Pourtant depuis plus d’un an, sur ce blog  je vous alerte des réelles visées des psychopathes aux manettes avec la mise en place de Trump, puis de Macron/Jupiter 1er qui a son diplôme de « psychopathe » en mains ► Macron : un gouvernement au service du fric et des patrons ! Édito de la CNT-SO.

Nous reste à convaincre, non à vaincre que nous sommes TOUTES et TOUS dans la même galère et la seule chose à vaincre c’est cette foutue inertie de départ :

Prise de conscience individuellePrise de conscience collectiveBoycott et Organisation parallèleDésobéissance civileRéorganisation politico-socialeChangement de paradigme

Pour l’essentiel, nous (les peuples), sommes coincés entre les phases 1 et 2 ou 2 et 3.
Pourquoi ? Parce que le formatage propagandiste a la vie dure et le matraquage idéologique néfaste continue, cela change, mais lentement.
Le plus dur est toujours de vaincre l’inertie de départ : Prenons un grand portail d’usine coulissant en fer/acier. Il est lourd et il faut s’arque bouter pour le mettre en branle initialement, une fois en mouvement, si on atteint une certaine vitesse, on peut pousser le portail qui coulisse avec deux doigts et maintenir la vitesse d’ouverture relativement constante.
Dans notre schéma, les phases 1 et 2 sont la poussée initiale, c’est dur… en phase 3 et 4 c’est bien plus facile car le momemtum est créé, les dernières phases se font avec deux doigts…
Le but de l’oligarchie, et en France nous en avons la preuve avec la mise en place de Macron, véritable cheval de Troie américain, à l’Élysée, est de maintenir la masse en phase 1 et 2 de façon à ne jamais atteindre le momentum nécessaire pour l’ouverture du portail en grand.

Parce que de l’autre côté du portail ; c’est l’émancipation !…

Et ils le savent… C’est pourquoi la grille totalitaire se met en place et va se refermer sur nos tronches, dans un grand Clac, puis Klang et enfin Slang… Parce qu’il sera bien tard, alors qu’on était prévenu que lorsqu’ils en auraient fini avec les indigènes/autochtones/Natifs/Nations premières, ce serait notre tour, à tous. Puisque nous sommes tous des colonisés alors que NOUS SOMMES LA SOLUTION !

Et pour autant, TOUT n’est pas à réinventer, à réécrire, juste changer radicalement notre mode pensée car nous avons bien compris, comme le disait Einstein que : « vous ne pouvez pas résoudre un problème en gardant le même processus mental » et plutôt que de combattre Macron, son gouvernement-carpette-serpillère, l’État et ses institutions : IGNORONS-LES et CHANGEONS D’ATTITUDE envers l’ÉTAT :

Ignorons le Système ► Ignorons l’État et ses institutions ► Créons les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchissons et agissons en une praxis commune ► Adaptons le meilleur, le sublime de l’ANCIEN au NEUF

JBL1960

Macron : un gouvernement au service du fric et des patrons ! Édito de la CNT-SO

C’est pas faute de vous avoir prévenu aussi que tout était BIDON dans le Macron, comme dans l’élection…

Alors MacDeRoth avait affirmé que le Hollandouille était un « sociopathe » et il savait de quoi il parlait car le Pr. Adriano Segatori psychiatre et psychothérapeute italien, décrit Macron comme un psychopathe et c’est là encore logique puisque Jupiter 1er est la créature des « psychopathes aux manettes » dont je vous rabats les oreilles depuis le 11 décembre 2015, ici-même

Merci à Un Passant sur R71 qui nous tire l’œil vers cette vidéo que l’on devrait envoyer à M’sieur Ruffin en échange de bon procédé puisqu’il nous avait démontré par cette vidéo que tout était bidon dans l’élection de 2012 ! ♫ Merci Ruffin ♪ Merci Macron ♫ Ou pas…

« Macron est un psychopathe » : l’analyse d’un psychiatre italien

Le professeur Adriano Segatori est un psychiatre et psychothérapeute italien. Son analyse du profil d’Emmanuel Macron, basée notamment sur sa biographie et ses images de campagne, le pousse à conclure, de manière très argumentée : « Macron est un psychopathe qui travaille uniquement pour lui-même. »

Vidéo mise en ligne par ERTV Officiel le 3 mai 2017

Chui pas psychothérapeute moi, mais dès que Macron avait affirmé ceci :

« Il faut des jeunes Français qui aient envie d’être milliardaires », aux Échos, lors d’un déplacement à Las Vegas, le 6 janvier 2016.

Source Médiapart du 1er juin 2016 ► https://blogs.mediapart.fr/yves-faucoup/blog/010616/emmanuel-la-gaffe

[ NdJBL : C’est ce déplacement là qui pose quelques soucis au Petit et sa Ministre du Travail, Mâme Pénicaud ► http://www.europe1.fr/politique/le-papier-a-lire-pour-tout-comprendre-de-laffaire-penicaud-3383111]

Et voici ma réponse de l’époque ;

Voilà ce qu’il nous faut combattre avec force, car non, M. Macron, nous ne voulons pas que des jeunes, tout court, aient envie d’être milliardaires…

Je vous invite à méditer sur les paroles prononcées par Smohalla – Chef Indien Sokulls ;

« Mes jeunes gens ne travailleront jamais.

Les hommes qui travaillent ne peuvent rêver.

Et la sagesse nous vient des rêves »

Voilà ce qui nous différencie, M. Macron, moi j’ai envie de rêver…

Et vous nous faites cauchemarder…

Dans ce billet : AUX POSSÉDANTS DE LA TERRE qui argumente justement pourquoi nous devons appeler à une grève totale, illimitée et expropriatrice pour initier un nouveau paradigme en totale DÉPOSSESSION VOLONTAIRE comme l’explique Élisée Reclus avec sa lettre « À toi mon frère le paysan » qui définie que ceux qui vivent de la terre n’ont rien à craindre de l’expropriation qui n’est qu’à l’intention de ceux qui exploitent la terre, les hommes, le vivant, et pour leur seul et unique profit…

Résistance politique : Du réformisme syndical à la révolution sociale (sur une base d’un édito de la CNT-SO)

Dans le contexte étatico-capitaliste de circonstance, ce que disent ci-dessous les compagnons de la CNT-SO est on ne peut plus juste, et leur action de terrain est hautement respectée, mais voilà… le piège tendu par l’oligarchie est celui de maintenir la lutte syndicale dans le réformisme, dans “l’aménagement” de la misère et de la précarité pour qu’elles deviennent plus “supportables”. Dans ce contexte précis, l’autogestion ne devient que l’autogestion de la même merde capitaliste, simplement laissé aux ouvriers et salariés. Beaucoup (trop) de compagnons tombent dans ce piège.

La seule solution est la révolution sociale, le tsunami qui emporte tout du monde obsolète étatique et capitaliste pour faire place à la société des sociétés, celle des associations libres  et des communes émancipées et confédérées, latente car fondement de l’organisation sociale humaine depuis quelques centaines de milliers d’années. Les compagnons des syndicats peuvent avoir une grande importance, celle de la coordination sur le terrain de la seule grève ayant un sens politique: la grève générale illimitée et expropriatrice !

Tout le reste n’est que réformisme béat et donc à terme… pisser dans un violon !

En bref: mettre un terme à  l’État, au capitalisme, au salariat, à l’économie de marché, à l’argent et au fétichisme de la marchandise en ayant présent à l’esprit en toute circonstance, que la solution n’est pas économique, mais politique. Mettre fin à la relation dominant/dominé, exploiteur/exploité n’est pas un acte économique, mais politique. Il faut abattre la pyramide du pouvoir, celle devenue exogène à la société, sortie de solution du peuple, pour l’y retourner, rediluer le pouvoir dans le(s) peuple(s). éliminer le rapport dominant/dominé, c’est faire en sorte que le pouvoir ne soit plus séparé du corps social, qu’il soit un et total avec le peuple, de là s’ensuivra une responsabilité croissante d’un mode de production qui ne sera plus basé sur l’argent, le profit, la spéculation et l’exploitation, mais sur la juste répartition en fonction des besoins et des capacités de chacun.

Résistance 71 ► URL de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2017/07/10/resistance-politique-du-reformisme-syndical-a-la-revolution-sociale-sur-une-base-dun-edito-de-la-cnt-so/

Édito : Macron : un gouvernement au service du fric et des patrons !

Confédération Nationale des Travailleurs-Solidarité Ouvrière

Bulletin été 2017 | URL de l’article source ► http://www.cnt-so.org/Bulletin-de-la-CNT-Solidarite581

Pierre Gattaz, le patron du MEDEF peut être « sur un nuage », Macron veux passer en force, par ordonnances, d’ici septembre, sa nouvelle réforme du droit du travail qui viendra aggraver les logiques de la loi El Khomri et laminer toujours plus nos droits. D’autres attaques se profilent avec des mesures visant au démantèlement de la protection sociale solidaire et un nouveau coup d’austérité qui touchera durement les services publics et les fonctionnaires.

Les concertations prévues cet été sont bidons, le gouvernement déroule les mesures prévues dans le programme présidentiel de Macron et cherche même à aller plus loin. Les syndicats qui se prêtent à la mascarade du dialogue social avec le gouvernement ont tout faux. [NdJBL : Comme dans son billet du 6/07 Mohawk Nation News qui affirmait :  “Tout INDIEN s’accrochant à leur incorporation dans la matrice coloniale est un psycho et un traître au monde naturel.”] Plus que jamais, ce n’est pas de « partenaires sociaux » dont nous avons besoin mais de syndicats forts et combatifs pour nous défendre, gagner de nouveaux droits et porter collectivement le projet d’une autre société ! Tout est question de rapport de force, organisons-nous sans plus tarder !

Dans la bataille sociale à venir, il s’agit d’abord d’identifier et de comprendre les dangers, afin d’argumenter pour mobiliser sur nos lieux de travail et de vie. Avec ce quatre-pages d’analyse, la CNT – Solidarité Ouvrière essaye de forger un outil, au service de la lutte. Bonne lecture !

Macron : un gouvernement au service du fric et des patrons !

La loi El Khomri démultipliée

Plafonnement des indemnités prud’homales

Macron avait déjà introduit un barème indicatif suivant l’ancienneté dans l’entreprise avec sa loi de 2015. Il va plus loin en proposant un plancher et un plafond obligatoire pour les licenciements abusifs. Une nouvelle fois, ce sont les capacités de défense juridiques des salarié.e.s qui sont mises à mal : cette mesure favorisera les licenciements en faisant baisser le montant des réparations financières.

Liberté de négociation locale quasi totale

La loi El Khomri avait déjà inversé la hiérarchie des normes (primauté de la loi sur l’accord de branche puis d’entreprise) mais uniquement sur le temps de travail. Cette fois-ci tout sera directement négociable dans l’entreprise, au-delà du socle minimal du Code du travail. La portée des accords de branches, au nombre considérablement réduit (de 50 à 100 au lieu de 700 environ actuellement), serait limitée aux minimas salariaux et à l’égalité professionnelle. Avec le chantage permanent au licenciement, une faible syndicalisation particulièrement dans les TPE et PME, le rapport de force sera extrêmement défavorable aux salarié.e.s et nos droits tirés vers le bas !

Le référendum d’entreprise initié par les patrons

Avec la loi El Khomri, un accord d’entreprise devait être validé par des syndicats représentant au moins 50 % des salarié.e.s ou par une consultation directe des salarié.e.s basé sur un accord minoritaire (30%). Désormais l’employeur pourra lui même convoquer ces « référendums » et disposera d’un moyen de pression supplémentaire. Loin d’un dialogue social apaisé vanté par les macronistes, nous savons bien que la réalité du terrain dans les entreprises, c’est la guerre totale des patrons contre les syndicats qui refusent la collaboration et une pression continuelle sur les salarié.e.s.

Fusion des institutions représentatives des personnels (IRP)

Toutes les entreprises pourront désormais fusionner leurs IRP (délégué.e.s du personnel, CE, CHSCT) en une délégation unique (DUP). Cette fusion vise a réduire le nombre de représentant.e.s donc de salarié.e.s protégé.e.s. Les militant.e.s seront submergé.e.s par les tâches de chaque mandat et auront moins de temps pour l’action syndicale.

Le démantèlement de la protection sociale solidaire

► Baisse des cotisations sociales pour les entreprises et indépendants

Nous allons avoir encore droit aux même recettes libérales avec des exonérations massives de cotisations sociales pour les indépendants et les entreprises (baisse de 6% et objectif zéro cotisation pour un salarié au SMIC soit une baisse de 10 %). L’objectif est clairement affiché : « rendre le travail moins cher pour les employeurs », en baissant nos salaires. Rappelons-le, les cotisations sociales ne sont pas des « charges » mais une partie intégrante de nos salaires, socialisés pour nous protéger des aléas de la vie. Les réduire, c’est réduire les salaires (voir le zoom en page 4) !

► Basculement du financement de la protection sociale vers l’impôt

Les cotisations sociales maladie et chômage vont être supprimées pour les salarié.e.s et remplacées par une hausse de la CSG. On touche au cœur même de la sécurité sociale , en s’éloignant toujours plus d’un système de répartition solidaire entre salariés pour poursuivre son étatisation. En prélude à sa privatisation ? Dans ce cadre, la hausse des salaires nets, si elle est réelle, est un attrape-nigaud ! Si on assèche les sources de financement de la protection sociale, il faudra bien compenser le manque (le fameux trou !) soit par une baisse des services, des hausses d’impôts ou la privatisation de pans entiers de la protection sociale.

Répression des chômeurs.euses

La possibilité de toucher des allocations après une démission cache un flicage accru des chômeurs.euses avec un renforcement des sanctions (suspension des allocations après deux refus d’offre d’emploi « décent »). Il n’est pas certain que nous ayons la même définition d’un « emploi décent » que Pôle Emploi, là encore il s’agit de faire pression pour tirer nos conditions de travail et nos droits vers le bas.

► Retraite à points

La réforme envisagée reste encore floue. Il s’agirait d’évoluer vers un système unique public/privé dit de « comptes notionnels » où chacun alimentera un capital individuel virtuel, revalorisé chaque année selon la croissance des salaires. Le total des droits accumulés serait converti au moment de la retraite en une pension, à l’aide d’un coefficient de conversion fonction de l’âge de départ, de l’année de naissance ou encore de l’espérance de vie de chaque génération. Au regard des conditions spécifiques de carrière, des règles de cotisations actuellement très différentes, notamment entre public et privé, il y a fort à parier que cette réforme fera de nombreux perdants. La possibilité de modifier régulièrement le coefficient de conversion fait aussi peser une lourde incertitude sur le montant réel des pensions à l’arrivée. Ce système incitera globalement à travailler plus vieux puisque plus l’âge de départ sera élevé plus la pension sera importante. De même, pour une espérance de vie supposée plus longue pour une génération, il faudra choisir entre partir plus tard ou avoir une pension moindre. Sauf que le choix sera fait individuellement et non plus en reculant clairement un âge de départ commun à tous, encore un tour de passe-passe macroniste pour rendre indolore une régression !

Casse des services publics et austérité pour financer les riches

Les dépenses publiques sabrées

Macron, c’est la poursuite de l’austérité avec un objectif annoncé de réduction des « dépenses publiques » à 50 % du PIB qui est chiffrée à 60 milliards sur 5 ans mais qui pourrait être bien supérieure (jusqu’à 170 milliards selon certains économistes). Derrière ces chiffres, c’est inévitablement une diminution de la qualité des services publics pour les usager.e.s et une dégradation des conditions de travail pour les fonctionnaires.

120 000 suppressions de postes et des droits amputés

Première conséquence de ces « économies », la suppression programmée de 120 000 postes dans la fonction publique (50 000 pour l’État et 70 000 pour la territoriale). Cela sera un nouveau coup dur pour des services publics déjà très fragilisés par les suppressions massives de la dernière décennie. Le poids sera important pour les collectivités locales qui devront faire avec moins d’agents alors que de nombreuses compétences leur ont été déléguées ces dernières années. Pour compenser, il est bien sûr envisagé de s’attaquer aux statuts (recrutement hors statuts, recours aux contractuels et/ou au privé).

Des sacrifices à sens unique

Le but de cette politique austéritaire est clairement affiché : financer les plus riches et les entreprises. En plus des réductions de cotisations, les entreprises vont bénéficier d’avantages fiscaux : notamment un taux d’imposition des sociétés abaissé à 25%. Macron projette de faire baisser la fiscalité sur les revenus fonciers et les dividendes ou encore de supprimer l’ISF pour le remplacer par un impôt sur la seule fortune immobilière, facilement contournable.

ZOOM : Le salaire socialisé, c’est quoi ?

Un employeur.e fait deux versements, l’un au salarié.e qu’il emploie, le salaire direct, composante individuelle ou salaire net au bas de la feuille de paye, l’autre aux caisses de Sécurité Sociale (chômage, maladie, retraite, etc.) sous forme de cotisations sociales proportionnelles au salaire direct : c’est la composante collective, le salaire indirect ou salaire socialisé.

La cotisation sociale fait donc partie intégrante du salaire. Réduire la cotisation sociale, sous prétexte de soulager les « charges » de l’entreprise, c’est réduire le salaire ! Elle n’est pas un prélèvement ou une charge, ni un impôt, ni une taxe, ni une épargne, ni une assurance mais du salaire ! Salaire lui-même défini en référence à un barème, un tarif négocié au sein des conventions collectives, basé sur une grille de classification et non pas sur les résultats de l’entreprise.

Cette cotisation sociale est répartie entre la part du salarié.e et la part dite patronale. Versée aux caisses, elle est immédiatement transformée en prestations sociales (elle transite en flux direct). Elle établit clairement le fait qu’à chaque instant, c’est le travail productif qui crée la valeur finançant la protection sociale, dont les retraites. C’est donc le salaire socialisé qui, en France, finance la protection sociale.

Le salaire socialisé permet la reconnaissance sociale de toutes les situations des travailleurs.euses et de prendre en compte les aléas de la vie. Qu’ils soient actifs.ves, précaires, chômeurs.euses, retraité.e.s, les salarié.e.s sont reconnus en tant que travailleurs.euses : le/la chômeur.euse indemnisé comme un salarié.e demandeur.euse d’emploi, le.la retraité.e, comme un salarié.e pensionné.e.

Cet aspect est fondamental car il pose comme principes :

  • la solidarité entre les travailleurs.euses
  • il confisque aux représentant.e.s de l’État la gestion d’une partie des revenus des travailleurs.euses : le salaire socialisé. L’État intervient par l’impôt dans une logique d’assistanat, d’aide aux plus pauvres. Grâce à la cotisation, il n’y a pas de « pauvres » mais des « salarié.e.s inactifs.ves », dont le revenu est maintenu.
  • La cotisation est une arme économique au service des travailleurs.euses. Elle permet de financer les retraites, les allocations familiales, les remboursements des frais médicaux de millions de salarié.e.s. Elle est indexée sur le salaire net, et suit donc son évolution.

En tant que révolutionnaires, nous ne nous contenterons pas de maintenir le statu-quo de comptes «  équilibrés » de la Sécu. Les richesses produites dans les entreprises sont le fruit de l’activité des travailleurs.euses, elles doivent donc leur revenir !

Ensemble revendiquons !

  • Refus des nouvelles mesures Macron
  • Abolition des lois Macron de 2015, El Khomry de 2016
  • Retour sur l’ensemble des contre-réformes depuis 1993 sur les retraites et la sécu, gestion directe des caisses par les travailleurs-euses
  • Au delà, il impératif demain de :
  • Travailler moins  : 30h hebdomadaires sans baisse des salaires,
  • Travailler tous : répartir la charge de travail pour faire cesser la précarité et le chômage,
  • Travailler autrement : autogestion et contrôle ouvrier sur les entreprises

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Même nous qui ne sommes RIEN pour ce psychopathe là, pouvons TOUT…

« Le pouvoir réside dans le peuple ! »

Prise de conscience individuelleprise de conscience collectiveboycott et organisation parallèledésobéissance civileréorganisation politico-socialechangement de paradigme.

IGNORONS L’ÉTAT ET SES INSTITUTIONS

Créons les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchissons et agissons en une praxis commune ► Adaptons le meilleur de l’ANCIEN au monde d’aujourd’hui

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur Terre.

C’est aussi simple que cela et comme l’a précisé R71 il faudra que s’ouvre une fenêtre d’opportunités à deux éléments simultanés ;

1 – Une conjoncture politico-économique propice : le capitalisme et son système arrivant au bout du bout du banc sans mutation possible et…

2 – Une conscience politique des peuples ne menant pas à l’insurrection, mais au tsunami de la révolution sociale qui emportera tout sur son passage…

Rajoutant même : la crise du capitalisme et de l’impérialisme n’est pas encore au bout du bout du banc et que la conscience politique du peuple est… Nulle… Déduction ?

Les ouvriers et travailleurs des XIXème et XXème siècles jusqu’aux années 50 avaient une conscience politique 10 fois supérieure à aujourd’hui, mais le capitalisme était en plein boum. Si les peuples aujourd’hui se laissent une fois de plus manœuvrer pour qu’une guerre majeure (mondiale non-thermonucléaire*) se produise, alors l’oligarchie mettra de nouveau les compteurs à (quasi) zéro et le capitalisme pourra repartir. Si cela ne se fait pas le plan B est le changement de coquille impérialiste de Bernard cet ermite fourbe. Si nous empêchons les deux, il y aura une accélération de la déliquescence capitaliste, aventure mafieuse qui ne peut plus se survivre à elle même et la fenêtre politico-sociale sera plus que propice, dans cet intervalle il faudra que nous ayons, du moins 10 à 15% d’entre nous, atteint le point de décision ultime afin de mettre en place les associations libres, le chemin émancipateur. S’il y avait en France 8 à 9 millions de personnes décidées et incorruptibles passant à l’acte politique des associations libres, c’est fin de partie pour l’oligarchie avec effet boule de neige [NdeJBL : selon la théorie du 100ème singe ou la solution à 10% vue par Mohawk Nation News] garanti dans toute l’Europe. Idem si cela se produisait dans un autre pays européen.

 *Vu le niveau de psychopathie des psychopathes aux manettes, pour ma part, j’estime que rien n’est moins sûr. Surtout quand on a lu, vu et entendu ces ex soldats US contre la guerre perpétuelle !

Et cela inclus Macron – MacDeRoth – Jupiter 1er ;

J’avais relevé son degré de psychopathie dans sa participation à « Tous Au Tableau » {et grâce à une conversation avec Zénon} qui au lieu de répondre que la mer est bleu parce que l’eau est transparente, part dans un total délire…

Et c’est pas fini ;

Ici ► https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2017/07/10/foutage-de-gueule-macronien-bis-coup-de-theatre-fiscal/

Là ► http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/arc-international-ou-le-sauvetage-194902

 

Ou encore ça ► http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-rechauffement-climatique-et-le-194930

Et un début de justification qui doit bien relever aussi de la psychopathie ► http://www.20minutes.fr/politique/2102423-20170710-rechauffement-climatique-terrorisme-impossible-faire-lien

François Gemenne, spécialiste des questions de géopolitique de l’environnement, revient sur les propos d’Emmanuel Macron qui voit dans l’action contre le réchauffement climatique une des clés de la lutte antiterroriste. 

Comment réagissez-vous à cette déclaration d’Emmanuel Macron ? Je pense qu’il a globalement raison. Si l’on veut s’attaquer aux causes profondes du terrorisme, il est impossible de ne pas faire le lien avec le réchauffement climatique. Il est d’ailleurs urgent de mieux comprendre la nature de ce lien.

Concrètement, que peuvent faire les pays aujourd’hui ? Le changement climatique est en marche, c’est un fait incontestable. Il faut déployer davantage de moyens pour aider les pays les plus touchés par ce réchauffement à préserver leurs ressources. De manière générale, il faut développer les aides apportées à ces pays. Aujourd’hui, trop peu de moyens sont déployés dans la lutte contre le réchauffement de la planète.

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Voilà, quand je vous disait que les Zélites vont tout légitimer car Macron est La Nouvelle Voix de Son Maitre ; Parce que c’est leur prooOojjeett !

N’a-t-il pas répondu à son nouvel ami Duffy « Make Our Planet Great Agrain » ?

Sur ce sujet, vous pouvez en complément de lecture, jetez un œil sur les RÉSUMÉSOTT car je glisse toujours des dossiers sur l’escroquerie du Réchauffement Climatique en plus de la vidéo mensuelle de Sott Media ou des billets et PDF ad hoc.

J’ai toujours affirmé que Macron avait été mis là pour nos péter les gencives. Et je pense qu’il va en étonner plus d’un par son zèle. C’est même pour cela qu’il a été choisi et qu’il ne devait en rester qu’UN. Ce devait être Lui !

Parole d’une femme d’un Sans-dents…

Les miennes étant pas mal éparpillées quand même…

Mais c’est pas grave car j’ai un cerveau et je m’en sers, et comme disait Harry Houdini « Mon cerveau est la clé qui me libère »… même tout petit et presque rien…

JBL1960

Parce que tout est bidon dans l’élection ► Mon dossier VOTATION = Piège à « on » = La preuve par Macron…

L’Illustration de mon billet est empruntée à ► http://www.palestine-solidarite.org/analyses.luc_michel.080317c.htm

 

 

Au bureau de La Révolte ; J’inscris mon nom…

En apportant ma réflexion et en amplifiant les voix anticoloniales des peuples autochtones de tous les continents…

ICI & MAINTENANT ET D’OÙ JE SUIS…

Un simple grain de sable capable d’enrayer la Machine à nous broyer…

Simple porte-voix, portée, moi-même par les ombres natives…

Je laisse une minuscule trace, une toute petite empreinte témoin de mon passage, de ma réflexion mais surtout de mon action…

Pour inscrire mon nom au bureau de La Révolte et une bonne fois pour toute ▼ DEUXIÈME PARTIE

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Changement de paradigme politique : L’anarchie dans l’évolution socialiste (Pierre Kropotkine) ~ 1ère partie ~

URL de l’article source Résistance71https://resistance71.wordpress.com/2017/07/07/changement-de-paradigme-politique-lanarchie-dans-levolution-socialiste-pierre-kropotkine-1ere-partie/

L’ANARCHIE

Dans l’Évolution Socialiste

2ème Édition

Pierre Kropotkine

Prix : 10 centimes

PARIS

Au bureau de la Révolte

140, rue Mouffetard, 14ème

1892

1ère partie

2ème partie

Brochure publiée à sept mille exemplaires, conformément au désir de notre camarade Lucien Massé, coiffeur à Ars en Ré, qui, en mourant, a légué la RÉVOLTE la somme nécessaire.

Citoyennes et citoyens,

Vous vous êtes certainement demandé, maintes fois, quelle est la raison d’être de l’Anarchie ? Pourquoi, parmi tant d’autres écoles socialistes, venir fonder encore une école de plus, l’école anarchiste ? C’est à cette question que je vais répondre. Et, pour mieux y répondre, permettez-moi de me transporter à la fin du siècle passé.

Vous savez tous ce qui caractérisa cette époque. L’épanouissement de la pensée. Le développement prodigieux des sciences naturelles ; la critique impitoyable des préjugés reçus ; les premiers essais d’une explication de la nature sur des bases vraiment scientifiques, d’observations, d’expérience, de raisonnement.

D’autre part, la critique des institutions politiques léguées à l’humanité par les siècles précédents ; la marche vers cet idéal de Liberté, d’Égalité et de Fraternité qui, de tout temps, fut l’idéal des masses populaires. 

Entravé dans son libre développement par le despotisme, par l’égoïsme étroit des classes privilégiées, ce mouvement, appuyé et favorisé en même temps par l’explosion des colères populaires, engendra la grande Révolution qui eut à se frayer un chemin au milieu de mille difficultés intérieures et extérieures.

La Révolution fut vaincue ; mais ses idées restèrent. Persécutées, conspuées d’abord, elles sont devenues le mot d’ordre de tout un siècle d’évolution lente. Toute l’histoire du XIXe siècle se résume dans l’effort de mettre en pratique les principes élaborés à la fin du siècle passé. C’est le sort de toutes les révolutions. Quoique vaincues, elles donnent le mot de l’évolution qui les suit.

Dans l’ordre politique, ces idées sont l’abolition des privilèges de l’aristocratie, la suppression du gouvernement personnel, l’égalité devant la loi. Dans l’ordre économique, la Révolution proclame la liberté des transactions. « Tous, tant que vous êtes sur le territoire — dit-elle — achetez et vendez librement. Vendez vos produits — si vous pouvez produire ; et si vous n’avez pas pour cela l’outillage nécessaire, si vous n’avez que vos bras à vendre, vendez-les, vendez votre travail au plus donnant : l’État ne s’en mêlera pas ! Luttez entre vous, entrepreneurs ! Point de faveurs pour personne. La sélection naturelle se chargera de tuer ceux qui ne seront pas à la hauteur des progrès de l’industrie, et de favoriser ceux qui prendront les devants. »

Voilà, du moins, la théorie de la révolution du tiers-État. Et si l’État intervient dans la lutte pour favoriser les uns au détriment des autres — on l’a vu assez, ces jours-ci, lorsqu’on a discuté les monopoles des compagnies minières et des chemins de fer, — ce sera considéré par l’école libérale comme une déviation regrettable aux grands principes de la Révolution, un abus à réparer.

Le résultat ? — Vous ne le connaissez malheureusement que trop, citoyennes et citoyens réunis dans cette salle. L’opulence oisive pour quelques-uns, l’incertitude du lendemain, la misère pour le plus grand nombre. Les crises, les guerres pour la domination sur les marchés ; les dépenses folles des États pour procurer des débouchés aux entrepreneurs d’industrie.

C’est que, en proclamant la liberté des transactions, un point essentiel fut négligé par nos pères. Non pas qu’ils ne l’eussent entrevu ; les meilleurs l’ont appelé de leurs vœux, mais ils n’osèrent pas le réaliser. C’est que, en proclamant la liberté des transactions, c’est-à-dire la lutte entre les membres de la société, la société n’a pas mis en présence des éléments de force égale, et les forts, armés pour la lutte de l’héritage paternel, l’ont emporté sur les faibles. Les millions de pauvres, mis en présence de quelques riches, devaient fatalement succomber.

Citoyennes et citoyens ! Vous êtes-vous posé cette question : D’où vient la fortune des riches ? — Est-ce de leur travail ? Ce serait une bien mauvaise plaisanterie que de le dire. Mettons que M. de Rothschild ait travaillé toute sa vie. Mais, vous aussi, chacun des travailleurs dans cette salle, a aussi travaillé. Pourquoi donc la fortune de Rothschild se chiffre-t-elle par des centaines de millions, et la vôtre par si peu de chose ?

La raison en est bien simple. C’est que vous vous êtes appliqués à produire vous-mêmes, tandis que M. Rothschild s’est appliqué à recueillir le fruit du travail des autres. Tout est là.

« Mais, comment se fait-il, me dira-t-on, qu’il se soit trouvé des millions d’hommes laissant les Rothschild accaparer le fruit de leurs travaux ? » — La réponse est simple : ils ne pouvaient pas faire autrement, puisqu’ils sont misérables !

En effet, imaginez une cité dont tous les habitants — à condition de produire des choses utiles pour tout le monde — trouvent le gîte, le vêtement, la nourriture et le travail assuré ; et supposez que dans cette cité débarque un Rothschild, porteur d’un baril d’or.

S’il dépense son or, le baril s’allègera rapidement. S’il l’enferme sous clef, il ne débordera pas, parce que l’or ne pousse pas comme les haricots, et, au bout d’une année, notre Rothschild ne retrouvera pas, dans son tiroir, 110 louis s’il n’y en a mis que cent. Et s’il monte une usine et propose aux habitants de la cité de travailler dans cette fabrique pour cinq francs par jour tandis qu’ils en produiront pour dix, on lui répondra : « Monsieur, chez nous vous ne trouverez personne qui veuille travailler à ces conditions ! Allez ailleurs, cherchez une cité de misérables qui n’aient ni travail assuré, ni vêtement, ni pain, qui consentent à vous abandonner la part du lion dans les produits de leur travail, pourvu que vous leur donniez de quoi acheter du pain. Allez là où il y a des meurt-de-faim ! Là vous ferez fortune ! »

L’origine de la fortune des riches, c’est votre misère ! Point de misérables d’abord ! Alors, il n’y aura point de millionnaires !

Or, c’est ce que la Révolution du siècle passé ne sut ou ne put réaliser. Elle mit en présence des ex-serfs, des meurt-la-faim et des va-nu-pieds d’une part, et d’autre part, ceux qui étaient déjà en possession de fortunes. Elle leur dit : Luttez ! Et les misérables succombèrent. Ils ne possédaient point de fortune ; mais ils possédaient quelque chose de plus précieux que tout l’or du monde — leurs bras — Et ces bras — cette source de toutes les richesses — furent asservis par les riches.

Et nous avons vu surgir ces immenses fortunes qui sont le trait caractéristique de notre siècle. Un roi du siècle passé, « le grand Louis XIV » des historiens salariés, a-t-il jamais osé rêver la fortune des roi du XIXe siècle, les Vanderbilt et les Mackay ?

Et d’autre part, nous avons vu le misérable réduit de plus en plus à travailler pour autrui ; le producteur pour son propre compte disparaissant de plus en plus ; chaque jour davantage nous sommes condamnés à travailler pour enrichir les riches.

On a cherché à obvier à ces désastres. On a dit : Donnons à tous une instruction égale. Et on a répandu l’instruction. On a fait de meilleures machines humaines, mais ces machines instruites travaillent toujours pour enrichir les riches. Tel savant illustre, tel romancier de talent, est encore la bête de somme du capitaliste. Le bétail à exploiter s’améliore par l’instruction, mais l’exploitation reste.

On est venu parler ensuite d’association. Mais on s’est vite aperçu qu’en associant leurs misères, les travailleurs n’auraient pas raison du capital. Et ceux-là mêmes qui nourrissait le plus d’illusions à ce sujet ont dû en venir au socialisme.

Timide à ses débuts, le socialisme parla d’abord au nom du sentiment, de la morale chrétienne. Il y eut des hommes profondément imbus des côtés moraux du christianisme — fonds de morale humaine conservée par les religions, — qui vinrent dire : « Le chrétien n’a pas le droit d’exploiter ses frères ! » Mais on leur rit au nez, en leur répondant : « Enseignez au peuple la résignation du christianisme, dites au nom du Christ que le peuple doit présenter la joue gauche à celui qui l’a frappé sur la joue droite, — vous serez les bienvenus ! Quant aux rêves égalitaires que vous retrouvez dans le christianisme, allez méditer vos trouvailles dans les prisons ! »

Plus tard, le socialisme parla au nom de la métaphysique gouvernementale. « Puisque l’État, disait-il, a surtout pour mission de protéger les faibles contre les forts, il est de son devoir de subventionner les associations ouvrières. L’État seul peut permettre aux associations de travailleurs de lutter contre le capital et d’opposer à l’exploitation capitaliste le chantier libre des travailleurs encaissant le produit intégral de leur travail. » — À ceux-là la bourgeoisie répondit par la mitraillade de juin 48.

Et ce n’est que vingt à trente ans après, lorsque les masses populaires furent conviées à entrer dans l’Association Internationale des Travailleurs, que le socialisme parla au nom du peuple ; c’est alors seulement que, s’élaborant peu à peu dans les Congrès de la grande Association et, plus tard chez ses continuateurs, il en arriva à cette conclusion :

« Toutes les richesses accumulées sont des produits du travail de tous — de toute la génération actuelle et de toutes les générations précédentes. Cette maison dans laquelle nous sommes réunis en ce moment, n’a de valeur que parce qu’elle est dans Paris, — cette ville superbe où les labeurs de vingt générations sont venus se superposer. Transportée dans les neiges de la Sibérie, la valeur de cette maison serait presque nulle. Cette machine que vous avez inventée et brevetée, porte en soi l’intelligence de cinq ou six générations ; elle n’a de valeur que comme partie de cet immense tout que nous appelons l’industrie du dix-neuvième siècle. Transportez votre machine à faire les dentelles au milieu des Papouas de la Nouvelle-Guinée, et là, sa valeur sera nulle. Ce livre, enfin, cette œuvre de génie que vous avez faite, nous vous défions, génie de notre siècle, de nous dire quelle est la part de votre intelligence dans vos superbes déductions ! Les faits ? Toute une génération a travaillé à les accumuler. Les idées ? c’est peut-être la locomotive sillonnant les champs qui vous les a suggéré. La beauté de la forme ? c’est en admirant la Vénus de Milo ou l’œuvre de Murillo que vous l’avez trouvée. Et si votre livre exerce quelque influence sur nous, c’est grâce à l’ensemble de notre civilisation.

Tout est à tous ! Et nous défions qui que ce soit de nous dire quelle est la part qui revient à chacun dans les richesses. Voici un immense outillage que le dix-neuvième siècle a créé ; voici des millions d’esclaves en fer que nous appelons machines et qui rabotent et scient, tissent et filent pour nous, qui décomposent et recomposent la matière première, et font les merveilles de notre époque. Personne n’a le droit de s’accaparer aucune de ces machines et de dire aux autres : « Ceci est à moi ; si vous voulez vous servir de cette machine pour produire, vous me paierez un tribut sur chaque chose que vous produirez, » — pas plus que le seigneur du moyen-âge n’avait le droit de dire au cultivateur : « Cette colline, ce pré sont à moi et vous me paierez un tribut sur chaque gerbe de blé que vous récolterez, sur chaque meule de foin que vous entasserez. »

« Tout est à tous ! Et pourvu que l’homme et la femme apportent leur quote-part de travail pour produire les objets nécessaires, ils ont droit à leur quote-part de tout ce qui sera produit par tout le monde ! »

II

« Tout est à tous. Et pourvu que l’homme et la femme apportent leur quote-part de travail pour produire les objets nécessaires, ils ont droit à leur quote-part de tout ce qui sera produit par tout le monde ! »

Mais, c’est le Communisme ? — direz-vous. Oui, c’est le Communisme ; mais le Communisme qui parle, non plus au nom de la religion, non plus au nom de l’État, mais au nom du peuple.

Depuis cinquante ans, un formidable réveil s’est produit dans la classe ouvrière. Le préjugé de la propriété privée s’en va. De plus en plus le travailleur s’habitue à considérer l’usine, le chemin de fer, la mine, non pas comme un château féodal appartenant à un seigneur, mais comme une institution d’utilité publique, que tout le monde a le droit de contrôler.

L’idée de possession commune n’a pas été élaborée, de déduction en déduction, par un penseur de cabinet. C’est la pensée qui germe dans les cerveaux de la masse ouvrière. Et lorsque la révolution que nous réserve la fin de ce siècle aura jeté le désarroi dans le camps des exploiteurs, — vous verrez que la grande masse populaire demandera l’Expropriation et proclamera son droit à l’usine, à la manufacture, à la locomotive et au bateau à vapeur.

Autant le sentiment de l’inviolabilité de l’intérieur du chez soi, s’est développé pendant la deuxième moitié de notre siècle, autant le sentiment du droit collectif à tout ce qui sert à la production des richesses s’est développé dans les masses. C’est un fait ; et quiconque voudra vivre, comme nous, de la vie populaire et suivre son développement, conviendra que cette affirmation n’est qu’un résumé fidèle des aspirations populaires.

Oui, la tendance de la fin du XIXe siècle est au Communisme ; non pas le Communisme du couvent ou de la caserne prêché jadis, mais au Communisme libre, qui met à la disposition de tous les produits récoltés ou fabriqués en commun, laissant à chacun la liberté de les consommer comme il lui plaira, dans son chez soi.

C’est la solution la plus accessible aux masses populaires, la solution que le peuple réclame aux heures solennelles. En 1848, la formule : « De chacun selon ses facultés, à chacun selon ses besoins » est celle qui va le plus droit au cœur des masses. Si elles acclament le République, le suffrage universel, c’est parce qu’elles espèrent trouver le Communisme au bout de l’étape. Et en 1871, dans Paris assiégé, lorsque le peuple veut faire un effort suprême pour résister à l’envahisseur, que réclame-t-il ? — Le rationnement !

La mise au tas de toutes les denrées et la distribution selon les besoins de chacun. La prise au tas de ce qui est en abondance, le rationnement des objets qui peuvent manquer, c’est la solution populaire. Elle se pratique chaque jour dans les campagnes. Tant que les prés suffisent, — quelle est la Commune qui songe à en limiter l’usage ? Lorsque le petit bois et les châtaignes abondent, — quelle Commune refuse aux communeux d’en prendre ce qu’ils veulent ? Et lorsque le gros bois commence à manquer, qu’est-ce que le paysan introduit ? C’est le rationnement !

Prise au tas pour toutes les denrées qui abondent. Rationnement pour tous les objets dont la production est restreinte, et rationnement selon les besoins, donnant la préférence aux enfants et aux vieillards, aux faibles en un mot.

Et le tout, — consommé non pas dans la marmite sociale, mais chez soi, selon les goûts individuels, en compagnie de sa famille et de ses amis. Voilà l’idéal des masses dont nous nous sommes fait les porte-voix.

Mais il ne suffit pas de dire « Communisme, Expropriation ! » Encore faut-il savoir à qui incomberait la gérance du patrimoine commun, et c’est sur cette question que les écoles socialistes se trouvent surtout divisées, les uns voulant le Communisme autoritaire, et nous autres nous prononçant franchement pour le Communisme anarchiste.

Pour juger les deux, revenons encore une fois à notre point de départ, — la Révolution du siècle passé.

En renversant la royauté, la Révolution proclama la souveraineté du peuple. Mais par une inconséquence, toute naturelle à cette époque, elle proclama, non pas la souveraineté en permanence, mais la souveraineté intermittente, s’exerçant à intervalles seulement, pour la nomination de députés qui sont censés représenter le peuple. Au fond, elle copia ses institutions sur le gouvernement représentatif de l’Angleterre.

On noya la Révolution dans le sang, et néanmoins, le gouvernement représentatif devint le mot d’ordre en Europe. Toute l’Europe, sauf la Russie, l’a essayé, sous toutes les formes possibles, depuis le gouvernement censitaire jusqu’au gouvernement direct des petites républiques de l’Helvétie.

Mais, chose étrange, à mesure que nous approchions du gouvernement représentatif idéal, nommé par le suffrage universel complètement libre, nous en découvrions les vices essentiels. Nous constations que ce mode de gouvernement pèche par la base.

N’est-il pas absurde, en effet, de prendre au sein de la population un certain nombre d’hommes et de leur confier le soin de toutes les affaires publiques, en leur disant : « Occupez-vous en, nous nous déchargeons sur vous de la besogne. À vous de faire les lois sur tous les sujets : Armements et chiens enragés ; observatoires et tuyaux de cheminées ; instruction et balayage des rues. Entendez-vous comme vous le voudrez et légiférez, puisque vous êtes les élus que le peuple a trouvé bons à tout faire. »

Je ne sais pas, citoyens, mais il me semble que si on venait offrir à un homme sérieux un pareil poste, il devrait tenir à peu près ce langage : « Citoyens, vous me confiez une besogne qu’il m’est impossible d’accomplir. Je ne connais pas la plupart des questions sur lesquelles je serai appelé à légiférer. Ou bien j’agirai à l’aveuglette et vous n’y gagnerez rien, ou bien je m’adresserai à vous et provoquerai des réunions, dans lesquelles vous-mêmes chercherez à vous mettre d’accord sur la question, et alors mon rôle deviendra inutile. Si vous vous êtes fait une opinion et si vous l’avez formulée ; si vous tenez à vous entendre avec d’autres citoyens qui, eux aussi, se sont fait une opinion sur ce sujet, alors vous pourrez tout simplement entrer en échange d’idées avec vos voisins, et envoyer un délégué qui pourra se mettre d’accord, avec d’autres délégués sur cette question spéciale ; mais vous réserverez certainement votre décision définitive. Vous ne lui confierez pas le soin de vous faire des lois. C’est ainsi qu’agissent déjà les savants, les industriels, chaque fois qu’ils ont à s’entendre sur des questions d’ordre général. »

Mais ceci serait la négation du régime représentatif, du gouvernement et de l’État. Et cependant c’est l’idée qui germa partout, depuis que les vices du gouvernement représentatif, mis à nu, sont devenus si criants.

Notre siècle est allé encore plus loin. Il a mis en discussion les droits des États et de la société par rapport à l’individu. On s’est demandé jusqu’à quel point l’ingérence de l’État est nécessaire dans les mille et mille fonctions d’une société.

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Tout est contenu dans la première partie de ce texte ;

Le fait que nul ne sera chef dans ce changement qui s’en vient, car c’est notre affaire à TOUS comme nous le répète sans faiblir le Mouvement Zapatiste dans son tout dernier communiqué du 27 juin source La Voie du Jaguar et relayé par Résistance71.

N’est-il pas absurde d’avoir veauter pour MacDeRoth qui s’est auto-proclamé Jupiter 1er

Source Marianne

Même a minima… Puis pour les Législatives (même avec 70% d’abstention, votes blancs et nuls compris) et de leur confier le soin de toutes les affaires publiques, en leur disant : « Occupez-vous en, nous nous déchargeons sur vous de la besogne. À vous de faire les lois sur tous les sujets : Armements et chiens enragés ; observatoires et tuyaux de cheminées ; instruction et balayage des rues. Entendez-vous comme vous le voudrez et légiférez, puisque vous êtes les élus que le peuple a trouvé bons à tout faire. »

Ne confions à personne les clés de nos vies, organisons-nous, ignorons l’État et ses institutions et fédérons-nous en associations libres et volontaires…

Tout Pierre Kropotkine sur ce blog, et en version PDF.

JBL1960

 

 

Plein de petits riens peuvent TOUT !

Qu’on se le dise !

Arrêtons de consentir déjà ;

Retrouvons le pouvoir de dire NON puisque le pouvoir réside dans le Peuple ;

Et on comprend que ce devait être MacDeRoth, la Nouvelle Voix de Ses Maitres, et uniquement lui. Pas la Maréchal Nous Voilà, ni François le Pieux, ni Mélenchon, ni Hamon, ni François Asselineau qui voulait sortir de l’Europe mais aussi renforcer les pouvoirs de l’État par la nationalisation et ses pouvoirs régaliens.

Le vrai rôle incontestable de l’État, la raison d’être du pouvoir et des autorités, hors pensée anarchiste, sont les fonctions régaliennes : police, défense et justice ► https://www.contrepoints.org/2016/07/15/229013-letat-doit-assurer-le-regalien-police-defense-justice

L’État et ses institutions ne sont pas la solution mais plutôt LE problème et justement, ici, je développe une pensée anarchiste et plus précisément ; Anarcho-indigéniste ;

Dès lors que nous comprenons que nous « éveiller » c’est réaliser et abattre le plus grand fléau de l’humanité : Le colonialisme et ce par quoi il arrive : l’État !

Car l’État n’est en rien la société, il n’en est au mieux, qu’une caricature. La société elle, n’a aucun besoin de l’État pour exister.

Police et armés sont des institutions de l’État, donc des outils de la répression, le seul moyen est que ces fonctionnaires réalisent, pas dans leur totalité, c’est impossible, mais une certaine partie pouvant former une masse critique (les fameux 10% d’anti-systémistes) qu’ils viennent TOUS du peuple et qu’ils sont au service du peuple et non pas de l’État ==> Et qu’ils se positionnent « Crosses en l’air » car les 250 millions que l’État donne pour calmer les policiers, ce n’est pas pour qu’ils défendent la veuve et l’orphelin, non, mais pour éliminer le nouvel ennemi = Le chômeur, parce qu’il fait peur, parce qu’il nous renvoie à ce que celui ou celle qui travaille encore et pour combien de temps, craint le plus. Alors il faut comprendre, mieux, faire comprendre que nous sommes tous dans la même galère…

C’est en lisant Pierre Clastres notamment que nous comprenons que l’Humanité a vécu des millénaires sans propriété privée et toutes les sociétés traditionnelles au travers des continents ont toujours fonctionné sur le mode de propriété collective communale.

Et grâce à Résistance71 ; Pour le quarantenaire de la disparition de l’anthropologue politique trop méconnu et pourtant si pertinent Pierre Clastres, nous avons compilé ces derniers mois des extraits de ses ouvrages de conclusions de recherches en anthropologie politique. Pierre Clastres s’est spécialisé dans l’étude des sociétés premières, leur mode de fonctionnement politique et a démontré que contrairement à ce que prétend l’anthropologie orthodoxe d’une société humaine passant du stade “sauvage” sans structure politique (étatique) a une organisation achevée étatique, la société humaine primordiale et primitive n’est pas seulement une société sans État, mais une société qui refuse l’État et qui est donc contre l’État ; où l’État n’existe pas parce qu’il est impossible.

Il ne pouvait en rester Qu’UN ! Tel le Highlander…

Oui Jupiter 1er a été mis en place dans le fauteuil Élyséen pour exécuter LE PLAN et par n’importe quel moyen, et à n’importe quel prix, et il dit ce qu’il veut, même des zénormités car ils légitimeront TOUT. C’est en cela qu’il est dangereux car personne n’est à l’abri d’une connerie de sa part. Le gars qui « dab » parce qu’il est content d’être Zident, ben oui, ça fout les j’tons…

Imaginons un instant ;

  • « Euh ? C’est kwassa ce bouton rouge là ? Trump a le même sur son bureau et il commande des sodas frais en appuyant dessus !
  • J’peux faire pareil ?
  • Nan !!!
  • Boum, trop tard…
  • Et on peut se retrouver éparpiller façon puzzle.

Ou pas ;

Certes, n’attendons pas que la grille du N.O.M. se referme sur nos tronches et affutons notre réflexion car la difficulté majeure est bien de vaincre l’inertie de départ.

Mais ne perdons plus notre temps à vouloir combattre ce Jupiter de pacotille, élu à minima, qui comme prévu est là pour nous soumettre et nous mettre aussi et faire passer toutes ses lois sécuritaires à commencer par l’état d’urgence ► http://www.liberation.fr/direct/element/le-senat-vote-la-prolongation-de-letat-durgence-pour-la-6eme-et-derniere-fois_67184/

Mardi 4 juillet 2017 : 312 POUR – 22 CONTRE – 129 ABSTENTION

« Aujourd’hui, nous vous proposons de prolonger à nouveau l’état d’urgence pour pouvoir étudier le nouveau texte dans les meilleures conditions », a souligné devant les sénateurs le ministre de l’intérieur Gérard Collomb.

« Nous le reconduisons pour la sixième fois depuis la funeste nuit du 13 novembre 2015, non parce que nous nous serions laissés emporter par une dérive sécuritaire, mais parce que, à chaque fois que nous avons voulu y mettre fin, de nouvelles menaces ont exigé son maintien », a-t-il encore dit.

Voilà, y se cachent même plus, avouant qu’à chaque fois, très opportunément, il y a eu de nouvelles menaces réelles (avec des morts bien réels aussi) ce qui justifie de maintenir l’état d’urgence ad vitam æternam et comme déjà le disait Valls «  l’état d’urgence durera au moins une génération entière  » et en tout cas, tant que Daesh n’aura pas été détruit… Tenez les preuves que je ne délire pas, que je n’exagère rien sont !

Et comme les « on » ça osent tout et que c’est même à cela qu’on les reconnait ; Valls ose tout : Manuel Valls a expliqué ce mardi 4 juillet, dans « Bourdin direct » sur BFMTV et RMC, que les candidats aux législatives de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon étaient « dangereux pour notre démocratie et pour la République » À lire dans son intégralité sur Marianne ► Article + Vidéos ► https://www.marianne.net/politique/video-la-france-insoumise-danger-pour-la-democratie-ose-manuel-valls-chez-bourdin

Un nécessaire rappel de l’histoire ;

  • Le 10/07/1940, 80 parlementaires sur 649 ont voté CONTRE les pleins pouvoirs à Pétain !
  • Le 05/05/2015, 86 députés sur 524 ont dit NON à la surveillance généralisée des français !
  • Le 19/11/2015, 6 députés, 1 abstention, sur 551 ont voté contre la prolongation de l’état d’urgence de 3 mois… 551 députés ont voté POUR…
  • Le 13/12/2016, 32 parlementaires ont voté CONTRE la 5ème prolongation de l’état d’urgence 288 POUR…

Retrouver l’intégralité dans ce billet, mis à jour en décembre 2016 ► RÉVEILLEZ-VOUS

Si M. Édouard Philippe (Bilderberger 2016)   nous savons que nous ne sommes qu’une variable d’ajustement ICI et ;

Je vous rappelle que si nous sommes, pour la plupart des Sans-dents, nous ne sommes pas sans cerveau et surtout, surtout, nous savons lire ;

Nous consultons  la liste des licenciements mondiaux, que j’ai énormément relayée sur mon blog, ici, et que tient à jour Pierre Jovanovic sur son blog depuis février 2008, et on comprend sans aucun doute,  que nous ne sommes qu’une variable d’ajustement pour vous, et uniquement cela ;

LA LISTE DES LICENCIEMENTS SPÉCIALE « DÉBUT DES VACANCES 2017 » : TOUT VA POUR LE MIEUX !  du 4 au 8 juillet 2017 : On nettoie les effectifs juste avant les vacances, comme d’habitude depuis 9 ans. Personne ne peut se retourner, vacances obligent. Mais le plus drôle, si j’ose dire, est que même les parvenus sont fauchés. On le voit avec Jeff Koons qui licencie tout comme la marque de téléphone de luxe Vertu (entre 4.000 et 20.000 euros pour un tel qui va être dépassé dans 1 an), qui va annoncer son dépôt de bilan dans quelques jours ou semaines en raison des dizaines de millions d’impayés aux fournisseurs.Comme d’habitude, cette liste vous montre que l’effet domino du génocide économique n’est pas stoppable… Lire l’intégralité de la liste ► http://www.jovanovic.com/blog.htm

Idem, avec les vrais chiffres du chômage chaque mois par Patdu49 sur Agoravox ceux de mai 2017 ► Les vrais chiffres du chômage de Mai 2017 sous Jupiter 1er par Patdu49 et que je relaye depuis décembre 2015, ICI.

Alors, bien sûr chère Marine Toro vous n’êtes pas « rien » et vous l’avez fort bien dit dans cette vidéo que Voltigeur du site Les Moutons Enragés a relayée ;

Comme cette enseignante l’avait fait en publiant une vidéo sur cette page Facebook en mai 2016 lorsque Emmanuel Macron alors Ministre de l’Économie n’avait rien trouvé de mieux à dire que lorsqu’on veut un costard à 1200 € on avait qu’à bosser pour se le payer. Tenez, tout est et après l’affaire des costards à 15 000 € du Fillon, on se rend compte qu’il jouait petit bras finalement, non ?

MacDeRoth, dont le ciel de lit était probablement en TAFTA, n’est pas là pour nous comprendre. Il est là pour servir ses maitres, au mieux de leurs intérêts.

Et lorsque François Ruffin appelle à veauter pour Macron pour faire barrage au FHaine tout en promettant de le combattre dès le 8 mai au matin, lui qui avait tenu le micro sous le nez de Nicolas Doisy en 2012 lui confirmant ainsi que : quel que soit le Président élu il ou elle ferait ce que le Marché lui dira de faire comme casser le Code du Travail ou supprimer le CDI. Cela participe des mensonges voire des crimes d’État, tout simplement parce que ; Quiconque vote pour le système a voté et vote pour que celui-ci continue.

“Vous ne serez et ne demeurerez que des commodités aussi longtemps que l’empire existera…”
~ Russell Means, Oglala, Lakota ~

Parce que nous ne sommes que des commodités aussi longtemps que l’empire anglo-américain-christo-sioniste existera alors que nous pouvons le faire exploser et le remplacer par la Société des sociétés en procédant, par exemple, comme suit ;

Prise de conscience individuelle ► prise de conscience collective ► boycott et organisation parallèle ► désobéissance civile ► réorganisation politico-sociale ► changement de paradigme

Et pour autant, TOUT n’est pas à réinventer, à réécrire, juste changer radicalement notre mode pensée car nous avons bien compris, comme le disait Einstein que : « vous ne pouvez pas résoudre un problème en gardant le même processus mental » et plutôt que de combattre Macron, son gouvernement-carpette-serpillère, l’État et ses institutions : IGNORONS-LES !

Ignorons le Système ► Ignorons l’État et ses institutions ► Créons les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchissons et agissons en une praxis commune ► Adaptons le meilleur, le sublime de l’ANCIEN au NEUF

Rien ne nous empêche d’extraire le meilleur du meilleur d’anciens textes de Clastres plus haut, mais aussi d’Errico Malatesta comme cette version PDF {N° 32} de 55 pages du sublime chez Malatesta en s’appuyant sur de grands textes politiques fondateurs comme La Grande Loi de la Paix {PDF N° 21}, la 6ème déclaration Zapatiste de la Forêt de Lacandon {PDF N° 25}, le Manifeste du Confédéralisme Démocratique {PDF N°24} non pour en prôner une application Per se mais après étude approfondie adapter ce qui est adaptable notamment dans le domaine de l’horizontalité de la prise de décision politique et du schéma de la chefferie sans pouvoir ; Au Monde d’aujourd’hui, c’est à dire à l’aune de ce que nous savons et de ce que nous sommes ICI & MAINTENANT et surtout d’OÙ NOUS SOMMES…

L’avenir de l’humanité et le salut de l’Occident passent par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur Terre…

Marchons, ensemble, côte à côte, sur le chemin de la révolution et de la réconciliation.

Soyons de minuscules grains de sable capables d’enrayer cette Machine à nous broyer…

Soyons des petits cailloux dans les escarpins vernis de ses BôMessieurs et Gentes Dames…

Soyons les petites étincelles puis les petites flammes capables d’embraser tout l’empire anglo-américano-christo-sioniste…

JBL1960

Pour retrouver tous les PDF numérotés de 1 à 32 (et plus à venir) à lire, télécharger ou imprimer gratuitement, dans cette page de mon blog ► LES PDF DE JBL1960

Source de l’image ► Pinterest

 

 

 

 

 

N’attendons pas d’entendre le bruit de la grille se fermer sur nos tronches…

Clac, klang, slang…

Parce que c’est bien parti !

C’est sur les rails notamment depuis que la Saint-Cricq a confirmé, à la téloche au jité de France2, qu’il fallait repérer ceux qui n’étaient pas Charlie parce qu’ils estimaient que cela ne les concernait pas, les traiter, les rééduquer pour les réintégrer, ou pas dans la République…

Paul Craig Roberts avait déjà prévenu par cet article sur l’état de l’Amérique d’aujourd’hui ! Le 30 janvier 2015…

Et bien sûr, les adeptes du « wait and see » peuvent toujours attendre pour voir, parce que c’est tout vu…

La preuve ;

Nouvel Ordre Mondial : État policier en surmultipliée… La fin programmée de la vie privée

Et surtout ne faites pas l’erreur classique de balayer cette info du revers de la main en pensant : « Bah ! C’est chez les yankees, rien à voir avec nous… » Si vous croyez vivre en « démocratie » aujourd’hui, si vous avez cru vivre en « démocratie » hier, et penser que rien ne changera demain, vous êtes dans le déni total de réalité. La NSA yankee travaille main dans la main avec Google, Yahoo et Amazon, c’est a dire… Google.fr, yahoo.fr et amazon.fr… L’entité entrepreneuriale impérialiste planétaire œuvre pour l’avènement du Nouvel Ordre Mondial et son état corporatif global de contrôle et de répression. Le goulag électronique via les gadgets aussi inutiles que liberticides est déjà sur nous. La grille n’est pas encore verrouillée, ils y travaillent, mais il ne tient qu’à nous de les empêcher de nous la fermer en pleine tronche.

Qu’on se le dise !

~ Résistance 71 ~

Lectures connexes :

« Que faire ? Comment sortir de la marche vers la tyrannie globale ? » (R71, 2010)

« Eugénisme et contrôle de la population » (R71, 2010)

« fascisme global et nouvel ordre mondial » (R71, 2010)

« La révolution des médias alternatifs et le fuselage de la toile » (R71, 2012)

« Les 4 piliers de la résistance au Nouvel Ordre Mondial » (R71, 2014)

L’ère de la fin de la vie privée : L’état policier passe la surmultipliée

John W. Whitehead | 27 juin 2017 | URL de l’article original ► http://www.informationclearinghouse.info/47338.htm

 

Traduit de l’anglais par Résistance 71 ► https://resistance71.wordpress.com/2017/07/02/nouvel-ordre-mondial-etat-policier-en-surmultipliee-la-fin-programmee-de-la-vie-privee/

Le gouvernement est devenu expert pour trouver des moyens d’éviter ce qu’il considère comme des “lois gênantes” faites pour assurer la responsabilité et donc par là-même amener (NdT: un semblant de) transparence et protection à la vie privée des citoyens. En fait, il a maîtrisé l’art de la manœuvre furtive de la magouille autour de la constitution.

Il sait parfaitement bien comment planquer ses activités néfastes et clandestines derrière le langage classifié de la sécurité nationale / raison d’état et du terrorisme. Et quand cela ne suffit pas, il complique, obscurcit  et simplement enfume le public afin de le maintenir dans le noir et l’ignorance.

Point important : L’Agence Nationale de la Sécurité ou NSA a détourné “le trafic internet qui est normalement sous la protection de la constitution, vers l’étranger afin de pouvoir extraire toutes les données informatiques possibles, sans retenues, sur les citoyens américains.”

C’est une nouvelle fois un programme de rendition extraordinaire, sauf que cette fois-ci, ce n’est plus la torture qui est sous-traitée à l’étranger pour l’empire, mais c’est la surveillance des citoyens.

De la même manière que le gouvernement avait transféré son programme de torture hors du pays afin de contourner la loi interdisant cette méthode sur le sol américain, il fait exactement la même chose avec ses programmes de surveillance. Il doit juste pousser les données au-delà de la frontière afin de “contourner les garde-fous statutaires et constitutionnels protégeant la vie privée des citoyens américains.”

Le crédit pour cette chose revient à l’administration Obama, qui a sorti le décret 12333 autorisant la collecte des données informatiques des Américains par des systèmes de surveillance établis en sol étranger.

Utilisant cette logique, le gouvernement a justifié le hacking de données d’environ 180 millions d’utilisateurs depuis les centres de données de Google et de Yahoo chaque mois, simplement parce que les données voyagent internationalement au moyen de câbles de fibre optique. Le programme de la NSA, au nom de code MUSCULAR, est mené de concert avec le renseignement britannique (NdT: MI6, GCHQ).

Pas surprenant que la NSA semble se moquer de la loi sur la liberté des USA (Freedom Act), qui était supposé mettre un terme à la collecte pour le moins controversive par la NSA des meta-données des communications des Américains.

La NSA avait déjà trouvé un moyen de parvenir au même résultat (espionner les communications des Américains) sans être enchaînée par les branches législative ou judiciaire du gouvernement.

Le USA Freedom Act n’était juste qu’un placebo ayant pour fonction d’amadouer les citoyens et de laisser les politiciens prendre un peu de crédit pour avoir réformer la surveillance de masse qui avait lieu. En d’autres termes, c’était une escroquerie, un bâillon politique appliqué sur un public bien naïf si désespéré de continuer à croire qu’il vivait toujours dans une république constitutionnelle plutôt que dans un trou, une république bananière hors de contrôle, contrôlée par les entités entrepreneuriales, économiquement appauvrie, corrompue, va t’en guerre et militarisée à outrance.

En fait, plus d’un an avant que les politiciens ne tentent de rapiécer nos droits privés déjà mortellement blessés avec ce sparadrap législatif qu’est la loi sur la liberté (Freedom Act), des chercheurs de l’université de Harvard et de celle de Boston avaient documenté les vides juridiques secrets qui permettaient aux agents du gouvernement de contourner, de court-circuiter les protections relatives au 4ème amendement de la constitution et de perpétrer une surveillance domestique de masse sur les citoyens américains.

Parce que, cette collecte de données informatiques qui se déroule maintenant depuis l’étranger, n’est en fait qu’une toute petite pièce du gros gâteau qu’est la surveillance.

Le gouvernement et ses associés privés des entreprises idoines ont un véritable arsenal de programmes de surveillance qui vont continuer à fonctionner essentiellement de manière secrète, continuant la collecte de données et la mise sous surveillance illégale de centaines de millions de coups de téléphones et de communications des Américains, de courriels, de textos etc et ce loin de l’observation du congrès et des contribuables qui eux sont forcés de financer ce vaste business engrangeant des milliards de dollars, ainsi que des budgets d’opérations secrètes.

En d’autres termes, l’état policier de la surveillance est bel et bien en vie et est en train de réduire en miette l’idée même d’avoir une vie privée aux États-Unis.

Chaque jour qui passe, le citoyen américain lambda vaquant à ses occupations quotidiennes est surveillé, espionné et tracé de plus de 20 façons différentes à la fois par le gouvernement mais aussi par les yeux et les grandes oreilles du monde de l’entreprise.

Que vous marchiez dans une galerie marchande, conduisiez votre véhicule, lisiez vos courriels ou parliez au téléphone avec des amis ou votre famille, vous pouvez être certain qu’une agence gouvernementale, que ce soit la NSA ou une autre entité du renseignement, vous écoute et traque vos comportements. Ceci ne touche même pas aux traceurs du monde du business qui traquent vos achats, votre comportement sur la toile, vos posts Facebook et Twitter et autres activités qui se déroulent dans la sphère cybernétique.

Nous sommes maintenant parties d’un état policier totalement achevé qui est en train de rapidement sauter des vitesses sous les auspices de l’état de surveillance généralisée.

Non content de transformer la police locale en des extensions de l’armée, le DHS, le ministère de la justice et le FBI travaillent afin de transformer les policiers de la nation en techno-guerriers, à la panoplie complète, possédant des scanners de l’iris de l’œil, des scanners corporels, des engins à imagerie thermique, effet doppler, des programmes de reconnaissance faciale, lecteurs de plaque d’immatriculation “intelligente”, des outils stingray pour les cellulaires et bien plus encore…

Ajoutez à cela les centres de fusion (NdT : gigantesques centres de centralisation de données qui gèrent le territoire américain par zones…), les réseaux de surveillance intégrés des municipalités, les “nuages”/clouds de données stationnés de manière très utile à l’étranger par Amazon et Google, des drones équipés de systèmes d’imagerie thermique et les banques de données biométriques et vous avez là un monde ou la vie privée n’est plus réservée qu’aux agences de gouvernement.

Ainsi, la “techno-tyrannie” de la NSA devient la cadet de nos soucis. Un gouvernement qui ment, triche, vole, contourne la loi et s’absout lui-même de toute faute, ne peut pas/plus être réformé de l’intérieur (NdT : ce qui rejoint ce que nous disons depuis des années déjà: Il n’y a pas de solutions au sein du système, il n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais…) .

Bien des présidents et des gouvernements sont passés dans le cours des 60 années d’existence de la NSA, mais aucun d’eux n’est parvenu, n’a voulu fermer le système de surveillance sur les communications des Américains.

Même avec des restrictions sur sa capacité à collecter des quantités énormes de méta-données téléphoniques et informatiques, le gouvernement et ses agences de renseignement variées, de la NSA au FBI, peut toujours employer un nombre infini de méthodes pour surveiller illégalement les Américains, toutes étant plus invasives que le programme de collecte de données.

Pratiquement toutes les branches du gouvernement, de la poste au fisc et chaque agence entre eux, possèdent leur propre secteur de surveillance, autorisé à espionner les citoyens américains. On ne touche même pas là à la complicité du secteur privé qui nous achète et nous vend du berceau à la tombe, jusqu’à ce que nous n’ayons plus aucune données valables à collecter. De fait, Facebook, Amazon et Google sont les principaux concurrents du gouvernement en ce qui concerne la surveillance des citoyens, lisant vos courriels, traquant vos achats, exploitant vos commentaires sur les réseaux sociaux et remettant ces informations au gouvernement.

Peu de consommateurs comprennent quelles données sont partagées, avec qui, et comment l’information est utilisée”, rapporte le quotidien du Los Angeles Times. “La plupart des Américains émet un filet d’échappement de données personnelles numériques, ce qu’ils recherchent, ce qu’ils achètent, avec qui ils communiquent, où sont-ils, tout ceci est capturé et exploité de manière pratiquement régulée.”

Ce n’est pas seulement ce que nous disons, où nous allons et ce que nous achetons qui est traqué. On nous surveille jusqu’au plus profond de nos gênes, grâce à une combinaison de logiciels particulièrement efficace avec du hardware et des collecteurs de données qui analysent nos caractéristiques biométriques, nos visages, nos iris, nos voix, notre matériel génétique, même notre corpulence, les passent dans des programmes informatiques qui vont ramener les données à un “identifiant” unique, puis ils vont les offrir au gouvernement et à ses associés en affaire pour utilisation idoine.

Tous ces gadgets électroniques connectés sur internet que nous devons posséder (le magazine Forbes se réfère à ces gizmos comme des “conduits de processus de données corporelles intimes”), les montres intelligentes qui peuvent mesurer votre pression sanguine et les smart phones qui nous laissent payer nos achats avec des scans de l’iris ou de nos empreintes digitales, sont en train de nous enfermer dans un meilleur des mondes duquel on ne peut échapper ni se cacher.

Par exemple, imaginez ce que la NSA pourrait faire (et fait sûrement déjà) avec la technologie de la reconnaissance vocale, qui a été comparée aux empreintes digitales. Décrite comme “le prochaine bataille contre la surveillance publique devenue trop confiante”, la collecte d’empreintes vocales est devenue une industrie porteuse à la fois pour le gouvernement et le secteur privé.

Comme le dit le journal britannique du Guardian “Les données vocales biométriques pourraient être utilisées pour localiser précisément un individu. Il y a déjà des discussions avancées sur le fait de placer des détecteurs et enregistreurs vocaux dans les espaces publics… de multiples récepteurs pourraient trianguler la voix de quelqu’un pour identification et révéler leur position dans de tous petits endroits.”

Soudainement, le programme de collecte de méta-données téléphoniques de la NSA devient de la petite bière comparé à ce qui se profile à l’horizon.

C’est bien entendu, tout le nœud de l’affaire.

La NSA n’est qu’une petite partie ombrageuse de l’état profond qui comprend des bureaucrates non élus qui sont au lit avec des entreprises privées qui gèrent Washington DC et qui travaillent pour nous maintenir tous sous étroite surveillance et donc sous contrôle.

Par exemple, Google travaille et coopère ouvertement avec la NSA, Amazon a construit une énorme base de données valant 600 millions de dollars pour la CIA et les industries de la communication gagnent un paquet de fric sur notre dos en nous espionnant pour le gouvernement. En d’autres termes, Corporate America se remplit les poches en aidant le gouvernement dans ses efforts de surveillance domestique des citoyens.

Nous avons été bloqué à chaque virage dans notre quête de transparence, de responsabilité et de gouvernement représentatif par la culture du secret de nos gouvernements, par les budgets secrets et les décisions de justice secrètes, tout cela existant totalement hors de notre contrôle, fonctionne hors de notre connaissance et ne répond en rien aux demandes de “nous, le peuple.”

De manière incroyable, il y a toujours des individus qui insistent sur le fait de n’avoir rien à craindre de la police, de l’état policier et qu’ils n’ont rien à cacher à la surveillance d’état, parce qu’ils n’ont rien fait de mal. Pour ces quelques ceux, sécurisés dans leurs délires, que ceci soit un avertissement. Il n’y a pas d’endroit sûr ni d’alibi infaillible.

Le danger que pose l’état policier et de surveillance américain s’applique à nous tous de manière égale: hors-la-loi et citoyens tranquilles de la même manière, noirs et blancs, riches et pauvres, libéraux et conservateurs, cols bleus-cols blancs et toute autre différence à laquelle vous pourriez penser.

Comme clarifié dans mon livre : Battlefield America : The War on the American People, dans une ère du trop plein de lois, de trop de prisons, de trop d’espions gouvernementaux et de trop d’entreprises avides de gagner du fric abondamment et rapidement aux dépends des contribuables, nous sommes tous coupables de déroger à quelque chose d’une manière ou d’une autre.

Éventuellement, nous en souffrirons tous les mêmes conséquences dans les camps de concentration électroniques qui nous entourent.

Juriste constitutionnel et écrivain John W. Whitehead est le fondateur et président du Rutherford Institute.

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Une fois compris que l’Occident soutient le terrorisme et que MacDeRoth est un cheval de Troie américain placé  à l’Élysée pour continuer les Mensonges et Crimes d’État et en toutes impunités, parce que c’est leur ProOojeeEeettt ! On comprend que c’est LE Plan surtout ; Remettre les compteurs à Z et par tous les moyens !

LA PREUVE

Maintenant c’est vous qui voyez !

Nous pouvons affuter notre réflexion et prendre la tangente, ensemble…

Demain est en nous ; Et ils le savent et c’est pourquoi ils passent la surmultipliée…

JBL1960

 

 

 

L’ère nouvelle – Louise Michel

Vous pouvez retrouvez tous les textes en lien avec Louise Michel sur ce blog, ICI.

Et dans cette PAGE de mon blog tous les PDF et Louise Michel y est fréquemment citée et plus précisément le N° 16L’abécédaire de Louise Michel, version PDF de 7 pages.

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Histoire et anarchie : Les questions d’hier sont toujours celles d’aujourd’hui…

… faisons en sorte qu’elles ne soient plus celles de demain !

~ Résistance 71 ~

URL de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2017/06/29/histoire-et-anarchie-les-questions-dhier-sont-toujours-celles-daujourdhui/

« C’est parce que le pouvoir est maudit
que je suis anarchiste… »

L’ère nouvelle

Louise Michel

I

Pareil à la sève d’avril, le sang monte au renouveau séculaire dans le vieil arbre humain ( le vieil arbre de misère ).

Sous l’humus des erreurs qui tombent pour s’entasser pareilles à des feuilles mortes, voici les perce-neige et les jonquilles d’or, et le vieil arbre frissonne aux souffles printaniers.

Les fleurs rouges du joli bois sortent saignantes des branches ; les bourgeons gonflés éclatent : voici les feuilles et les fleurs nouvelles.

C’est une étape de la nature.

Cela deviendra les fourrés profonds où s’appelleront les nids, où mûriront les fruits ; et tout retournera au creuset de la vie universelle.

Ainsi souffle la brise matinière à la vermeille aurore du Monde nouveau.

Les religions et les États sont encore là, devant nos yeux, mais les cadavres n’ont-ils pas gardé l’apparence humaine quand on les ensevelit pour les confier à la terre ?

La pâleur, la rigidité des morts, l’odeur de la décomposition, n’indiquent-elles pas que tout est fini pour l’être qui a cessé de vivre ?

Cette pâleur, cette décomposition, la vieille société les a déjà dans les affres de son agonie.

Soyez tranquille, elle va finir.

Elle se meurt la vieille ogresse qui boit le sang humain depuis les commencements pour faire durer son existence maudite.

Ses provocations, ses cruautés incessantes, ses complots usés, tout cela n’y fera rien ; c’est l’hiver séculaire, il faut que ce monde maudit s’en aille : voici le printemps où la race humaine préparera le nid de ses petits, plus malheureux jusqu’à présent que ceux des bêtes.

Il faut bien qu’il meure ce vieux monde, puisque nul n’y est plus en sûreté, puisque l’instinct de conservation de la race s’éveille, et que chacun, pris d’inquiétude et ne respirant plus dans la ruine pestilentielle, jette un regard désespéré vers l’horizon.

On a brûlé les étapes ; hier encore, beaucoup croyaient tout cela solide ; aujourd’hui, personne autre que des dupes ou des fripons ne nie l’évidence des faits. — La Révolution s’impose. L’intérêt de tous exige la fin du parasitisme.

Quand un essaim d’abeilles, pillé par les frelons, n’a plus de miel dans sa ruche, il fait une guerre à mort aux bandits avant de recommencer le travail.

Nous, nous parlementons avec les frelons humains, leur demandant humblement de laisser un peu de miel au fond de l’alvéole, afin que la ruche puisse recommencer à se remplir pour eux.

Les animaux s’unissent contre le danger commun ; les bœufs sauvages s’en vont par bandes chercher des pâtures plus fertiles : ensemble, ils font tête aux loups.

Les hommes, seuls, ne s’uniraient pas pour traverser l’époque terrible où nous sommes ! Serions-nous moins intelligents que la bête ?

Que fera-t-on des milliers et des milliers de travailleurs qui s’en vont affamés par les pays noirs dont ils ont déjà tiré tant de richesses pour leurs exploiteurs ?

Vont-ils se laisser abattre comme des bandes de loup ?

Les Romains, quand ils n’étaient pas assez riches pour envoyer le trop-plein de leurs esclaves à Carthage, les enfouissaient vivants ; une hécatombe eût fait trop de bruit ; le linceul du sable est muet. Est-ce ainsi que procédera la séquelle capitaliste?

Emplira-t-on les prisons avec tous les crève-de-faim? Elles regorgeraient bientôt jusqu’à la gueule.

En bâtira-t-on de nouvelles ? Il n’y a plus assez d’argent même pour le mal : les folies tonkinoises et autres ont absorbé les millions, les fonds secrets sont épuisés pour tendre des traquenards aux révolutionnaires.

Essaiera-t-on de bercer, d’endormir encore les peuples avec des promesses ?

Cela est devenu difficile. Les Don Quichotte revanchards qui soufflent dans leurs clairons au moindre signe des Bismarck ( pour les protéger en donnant l’illusion qu’ils les menacent ) ne trompent heureusement pas la jeunesse entière : l’esprit de l’Internationale a survécu aux fusillades versaillaises.

Plus hauts et plus puissants que le cuivre tonnent de cime en cime les appels de la Liberté, de l’Égalité, dont la légende éveille des sens nouveaux.

Il faut maintenant la réalité de ces mots partout inscrits, et qui, nulle part, ne sont en pratique.

La chrysalide humaine évolue : on ne fera plus rentrer ses ailes dans l’enveloppe crevée.

Il faut que tout s’en aille à l’Océan commun, sollicité par des besoins de renouveau, par des sens jusqu’ici inconnus et dont rien ne peut arrêter le développement fatal.

Comme la goutte d’eau tient à la goutte d’eau d’une même vague et d’un même océan, l’humanité entière roule dans la même tempête vers le grand but.

La bête humaine qui, au fond des âges, avait monté de la famille à la tribu, à la horde, à la nation, monte, monte encore, monte toujours ; et la famille devient race entière.

Les langues, qui ont évolué suivant les vicissitudes humaines, adoptent pour leurs besoins nouveaux des mots semblables, parce que tous les peuples éprouvent ce même besoin : la Révolution.

Et la révolution dans la science, dans les arts, comme dans l’industrie, rend de plus en plus nécessaire cette langue universelle qui déjà se forme d’elle-même et qui sera le corollaire de la grande éclosion.

II

La société humaine n’en a plus pour longtemps de ces guerres qui ne servent qu’à ses ennemis, ses maîtres : nul ne peut empêcher le soleil de demain de succéder à notre nuit.

Aujourd’hui nul homme ne peut vivre autrement que comme l’oiseau sur la branche, c’est-à-dire guetté par le chat ou le chasseur.

Les États eux-mêmes ont l’épée de Damoclès suspendue sur leur tête : la dette les ronge et l’emprunt qui les fait vivre s’use comme le reste.

Les crève-de-faim, les dents longues, sortent des bois ; ils courent les plaines, ils entrent dans les villes : la ruche, lasse d’être pillée, bourdonne en montrant l’aiguillon. Eux qui ont tout créé, ils manquent de tout.

Au coin des bornes, il y a longtemps qu’ils crèvent, vagabonds, devant les palais qu’ils ont bâtis : l’herbe des champs ne peut plus les nourrir, elle est pour les troupeaux des riches.

Il n’y a de travail que pour ceux qui s’accommodent d’un salaire dérisoire ou qui s’abrutissent dans une tâche quotidienne de huit à dix heures.

Alors la colère monte : les exploités se sentent, eux aussi, un cœur, un estomac, un cerveau.

Tout cela est affamé, tout cela ne veut pas mourir ; et ils se lèvent ! Les Jacques allument la torche aux lampes des mineurs : nul prolétaire ne rentrera dans son trou : mieux vaut crever dans la révolte.

La révolte ! c’est le soulèvement des consciences, c’est l’indignation, c’est la revendication des droits violés… Qui donc se révolte sans être lésé ?

Plus on aura pesé sur les misérables, plus la révolte sera terrible ; plus ceux qui gouvernent commettront de crimes, plus on verra clair enfin, et plus implacablement on fera justice…

III

— Le Capital ! dit-on avec un respect craintif, — on parle de détruire le capital ! Hein ? …

Ah ! Il y a longtemps que la raison, que la logique en a fait justice du Capital : est-il d’essence supérieure au travail et à la science ?

Supposez des Rothschild quelconques, possédant toutes les mines d’or et de diamants de la terre, qu’en feraient-ils sans les mineurs ? Qui donc extrairait l’or du sable, le diamant de la gemme ?

Donnez aux exploiteurs des carrières de marbre sans personne pour en tailler, pour en arracher les blocs…

Que ces gens-là le sachent, ils sont incapables de tirer parti de rien sans les travailleurs : mangeront-ils la terre si personne ne la fait produire ?

Allez, allez ! il y a longtemps que la Bastille capitaliste ne compte plus pour l’avenir.

Et, du reste, cette portion de biens qu’ils détiennent au détriment de la foule des déshérités est infime en regard des prodigieuses richesses que nous donnera la science !

Ce n’est pas pour le reconstituer sur la terre qu’on a détruit l’enfer d’outre-vie ; détruit, le jour où l’on a eu conscience qu’il serait monstrueux, ce Dieu éternellement bourreau, qui, pouvant mettre partout la justice, laisserait le monde se débattre à jamais dans tous les désespoirs, dans toutes les horreurs ; et en même temps que l’enfer des religions s’écroulent les enfers terrestres avec les amorces de récompenses égoïstes qui n’engendrent que corruption.

C’est avec ces récompenses corruptrices qu’on a fait patienter si longtemps les uns que leur patience est usée, et si bien persuadé aux autres que tout doit se passer ainsi de par l’ injustice séculaire, qu’ils ont la conscience ankylosée et commettent ou subissent le crime.

Cela est fini : les voiles de tous les tabernacles se déchirent.

Finis les trônes, finies les chamarreries de dignités illusoires, finis les grelots humains.

Toute chose à laquelle on ne croit plus est morte.

On commence à s’apercevoir que les oiseaux, les fourmis, les abeilles se groupent librement, pour faire ensemble le travail et résister au danger qui pourrait surgir ; et que les animaux donnent aux hommes l’exemple de la sociabilité.

Comment tombera la geôle du passé que frappent de toutes parts les tempêtes populaires ?

Nul ne le sait.

Croulera-t-elle dans les désastres ?

Les privilégiés, acculés par le malheur commun, feront-ils une immense nuit du 4 Août ?

La marée populaire couvrira-t-elle le monde ?…

Ce qui est sûr, c’est que le siècle ne se couchera pas sans que se lève enfin l’astre de la Révolution : l’homme, comme tout être, veut vivre, et nul — pas même l’exploiteur — ne pourra bientôt plus vivre si le droit ne remplace la force.

Prolétaires, employés, petits commerçants, petits propriétaires, tous sentent que d’un bout à l’autre de la société, chacun, dans son âpre lutte pour l’existence, est, à la fois, dévorant et dévoré.

Le grand propriétaire, le grand capitaliste, pèse sur le petit de la même manière que les petits boutiquiers pèsent sur les travailleurs, lesquels travailleurs s’infligent entre eux les mêmes lois fatales de la concurrence et ont de plus à supporter tout le poids des grands et petits exploiteurs ; aussi, comme le grain sous la meule, sont-ils finalement broyés.

On s’aperçoit, d’autre part, que le soleil, l’air, appartenant à tous ( parce qu’on n’a pas pu les affermer au profit de quelques-uns ), n’en continuent pas moins à vivifier la nature au bénéfice de tous ; qu’en prenant le chemin de fer, aucun voyageur n’empêche les autres de parvenir à destination ; que les lettres ou télégrammes reçus par les uns n’entravent nullement l’arrivée des lettres ou télégrammes au profit des autres.

Au contraire, plus les communications s’universalisent et mieux cela vaut pour chacun.

On n’a que faire, pour toutes ces choses, de gouvernement qui entrave, taxe, impose, en gros et en détail, on même qui gaspille, mais on a besoin de travail, d’intelligence, de libre essor qui vivifient.

En somme, le principe de tout pour tous se simplifie, se formule clairement dans les esprits.

On pourrait dire, cependant, que le soleil et l’air n’appartiennent pas également à tout le monde, puisque les uns ont mille fois plus d’espace et de lumière qu’il ne leur en faut, et que les autres en ont mille fois moins ; mais la faute en étant aux inégalités sociales, doit disparaître avec elles.

L’ignorance qui les engendre, quelle calamité !

L’ignorance des premières notions d’hygiène est cause que tant de citadins — qui succombent faute d’air — diminuent encore cette quantité d’air.

Comme si la santé — le premier des biens — n’exigeait pas qu’on balayât, par la ventilation, les miasmes du bouge où l’on nous entasse, de l’usine où l’on nous dépouille !

Comme si pour assainir, l’air pur n’était pas le complément du feu !

« Courants d’air ! courants d’air ! » quelle sempiternelle rengaine déchire l’oreille de ceux dont l’enfance s’est épanouie aux douces senteurs des champs, dont les poumons se sont trempés dans l’atmosphère rustique de la belle Nature !

Heureux le riche !

Il est de fait que la naissance et la mort, ces grandes égalitaires, ne se présentent pas de la même façon pour le riche que pour le pauvre. Étant donné nos lois iniques, il n’en peut être autrement.

Mais ces lois iniques disparaîtront avec le reste : il faut bien arracher le chaume et retourner la terre pour semer le blé nouveau.

IV

Supposons que la chose soit faite, que dans la tempête révolutionnaire, l’épave sur laquelle nous flottons ait enfin touché le rivage, malgré ceux qui, stupidement, préfèrent s’engloutir avec la société actuelle.

Supposons que la ruche travailleuse, se répande libre dans l’espace, voici ce qu’elle dirait :

— Nous ne pouvons plus vivre comme nos aïeux de l’âge de pierre, ni comme au siècle passé, puisque les inventions successives, puisque les découvertes, de la science ont amené la certitude que tout produira au centuple quand on utilisera ces découvertes pour le bien-être général, au lieu de ne laisser qu’une poignée de rapaces s’en servir pour affamer le reste.

Les machines, dont chacune tue des centaines de travailleurs, parce qu’elles n’ont jamais été employées que pour l’exploitation de l’homme par l’homme, seraient, étant à tous, une des sources de richesses infinies pour tous.

Jusqu’à présent le peuple est victime de la machine ; on n’a perfectionné que les engrenages qui multiplient le travail : on n’a pas touché à l’engrenage économique qui déchire le travailleur sous ses dents.

Dam ! comme on ne peut pas établir d’abattoirs pour se débarrasser des prolétaires exténués avant l’âge, la machine s’en charge, et ce serait dommage d’entraver d’aussi hautes œuvres.

Eh bien ! au contraire, la machine, devenue l’esclave de l’ouvrier, ferait produire à chacun, au bénéfice général, ce que produisent actuellement un si grand nombre d’exploités au bénéfice des quelques-uns et souvent du seul individu qui les exploite, et même alors chacun aurait tous les jours, pour son repos ou ses études, plus de temps, plus de loisirs, qu’il n’en peut avoir, aujourd’hui, dans toute sa semaine.

Le repos après le travail ! l’étude ! c’est si bon ! et si rare, excepté pour les riches qui en ont trop.

Autant celui qui ne travaille jamais ignore le bien-être d’un peu de repos, autant l’être surmené y aspire.

Celui dont le cerveau s’est rétréci, muré par l’égoïsme, n’a plus d’idées : elles ne jaillissent plus, elles sont mortes.

Au contraire, le cerveau, comme l’estomac du travailleur, deviennent avides par l’activité dévorante de toute une race sans pâture depuis des siècles, activité mise encore en appétit par l’époque virile de l’humanité : dans les cerveaux incultes germent des idées fortes et fières pareilles aux poussées des forêts vierges.

C’est bien le temps du renouveau.

En attendant, vous savez ces vers du bon Lafontaine :

Pour un âne enlevé, deux voleurs se battaient :

Survint un troisième larron

Qui saisit maître Aliboron…

Telle est l’histoire des gouvernements qui légifèrent et des Compagnies financières gloutonnes qui affament le gréviste et se repaissent avec les détritus des vieilles sociétés : gouvernements et Compagnies le harcèlent, toujours tenant les fusils de l’ordre sur sa gorge, et discutent pour savoir si c’est la Compagnie ou si c’est l’État qui reprendra l’exploitation ( comme à Decazeville ).

Survient le troisième larron de la fable, sous forme de la ruine, qui détruit la mine sans mineurs, la mine où s’enflamme la poussière des charbons abandonnés, la mine envahie par l’eau qui s’engouffre dès qu’on cesse de la combattre.

Partout où n’est plus la main créatrice du pionnier, l’industrie meurt, et cette main créatrice, cette main du pionnier seule la ressuscitera dès qu’il le pourra sans forfaiture ; et il le pourra la mine étant à ceux qui la fouillent, la terre à ceux qui la font produire, la machine à ceux qui la font grincer, c’est-à-dire, à chacun et à tous, tous les moyens de produire et tous les produits.

La Révolution, la Révolution violente est hâtée, soufflée, rendue inévitable par l’affolement du pouvoir.

La propriété n’est plus si les prolétaires préfèrent crever de faim que d’engraisser leurs maîtres, leurs sangsues, et le Capital aura vécu comme les autres erreurs quand on le voudra.

S’il plaît au travailleur de faire grève, s’il lui plaît de se révolter, la terre est noire des fourmis humaines. Elles sont le nombre, le nombre immense qui n’a jamais su sa force : le désespoir la lui apprendra.

Les coups de cravache l’apprennent au lion en cage comme le coup de massue l’apprend au taureau à l’abattoir : alors le lion prend sous ses ongles l’histrion qui l’a cravaché ; le taureau brise la corde qui lui courbait la tête à l’anneau du supplice, s’échappe et sème l’effroi sur son passage.

On l’a vu en 1793 et au 18 Mars, on l’a vu à Decazeville quand la mesure a été comble : on le verra ailleurs, peut-être un jour à Vierzon.

V

Rien n’est inutile dans la nature : pas plus que les bourgeons printaniers qui couvrent les arbres en avril, les sens nouveaux qui gonflent les cerveaux des foules ne resteront sans germe et ne germeront en vain.

Remarquez ceci : la plupart des grévistes soit de Decazeville, soit du Borinage, ne savaient un mot de socialisme ; les mots de Liberté ou d’Égalité, qu’ils épellent au fronton des édifices, ne leur disaient rien.

Mais ils ont jeté des effluves si chaudes, ces mots-là, que partout ils deviennent des sens rudimentaires et font que partout la race humaine doit remplacer le bétail humain que nous sommes encore.

Le dernier des grands bardes solitaires est mort. Voici le choeur des bardes, et les bardes ce sont les foules : comme chacun parle, comme chacun marche, chacun se servira de son oreille, de sa voix, de ses yeux.

L’oreille se développe par l’éducation musicale ; les yeux deviennent justes chez les peintres ; les mains, qui, chez le sculpteur, savent tailler le bois, le marbre et la pierre, deviendront, par la pratique, expertes chez tous ; car nul n’a des yeux, des oreilles, des mains pour ne pas s’en servir, de sorte que les races atteindront à un degré difficile à comprendre.

Elle sera magnifique, la légende nouvelle chantée par ceux qui nous succéderont.

Tous étant poètes, tous étant savants, tous sachant se servir de facultés jusqu’alors rudimentaires, rien de nos sauvageries présentes ne subsistera.

L’Humanité évoluant enfin en pleine lumière de liberté, des objections, basées alors sur les mœurs d’aujourd’hui, seraient encore moins valables.

— Comment vivraient les paresseux ? Comment l’envie, la jalousie s’arrangeraient-elles de l’égalité ?

— Est-ce que dans le bien-être général ces arguments ne tombent pas d’eux-mêmes ?

Eh parbleu ! comment vivront les fainéants ?

Est-ce qu’il n’y aura pas encore pendant longtemps des estropiés de corps ou d’esprit, des fainéants, des gens qui, par atavisme, hériteront des infirmités présentes ?

Les paresseux, comme les aveugles, ou les sourds, sont des infirmes qui ont droit à la vie, et ils vivront, ou plutôt végéteront sans nuire à personne.

Quant à la jalousie, quant à l’envie, etc., est-ce qu’il y aura de tels états possibles ? Puisque la machine sera au service de l’homme, et au profit de tous, à quoi donc servirait d’envier ce dont on serait toujours sûr de jouir en toute plénitude ?

Est-ce que la science universalisée n’empêchera pas les folies de l’orgueil ?

Est-ce que les travailleurs, alors, resteront enchaînés à un métier qu’ils ne pourraient faire, par manque d’aptitudes ou parce qu’il ne leur plairait pas de l’exercer ? Est-ce qu’en changeant de groupements ils ne trouveraient pas toujours des ressources nouvelles ?

Au lieu d’héritages qui font les parricides, chacun aura l’héritage de l’humanité, héritage immense, et dont nous avons à peine une idée, sous forme des richesses de chaque genre, ou plutôt de tous les genres de travail, dans leurs incommensurables variétés.

Les groupements libres d’individus libres, le travail fait pour le bien-être de tous et de chacun : il faudra bien qu’on en arrive là ( par nécessité ), puisque quelques oisifs, quelques monstrueux parasites, ne peuvent faire disparaître, à leur gré, les légions sans nombre, les légions grondantes de ceux qui travaillent.

Faut-il que ceux dont la mort n’empêcherait rien de marcher causent la perte de l’espèce entière ?

Les choses, du reste, seront bien simplifiées : l’Europe, l’univers éprouvent, les mêmes anxiétés qui sont le prélude de l’enfantement du Monde nouveau pur lequel toutes entrailles de penseur se sent déjà tressaillir.

Les âges de pierre et de bronze ont passé ; notre âge passera : nous ressentons les heurts spasmodiques de son agonie, et c’est dans sa mort que nous voyons l’histoire de toutes les époques disparues.

Chacune d’elles emporte froides les choses qui l’ont passionnée ; elles sont finies : alors dans le renouveau grandissent les choses regardées comme utopies à la dernière étape.

Les idées jetées en jalons par les sentinelles perdues servent à de nouveaux explorateurs et, sans fin, on va vers des temps incomparablement plus proches de l’Idéal.

Entre ces temps et le nôtre justement est la période où l’humanité, devenant virile, ne supporte plus qu’en regimbant les chaînes qui l’immobilisent dans l’ornière.

Nulle promesse endormeuse ne bercera plus ceux qui auront vu les malheurs amoncelés sur notre espèce par la crédulité, pas même les miroitements d’amélioration basés sur des paroles vaines.

Les paroles s’envolent à tous les vents : serments et plaintes tombent ensemble dans le balayement éternel.

C’est ce qui, sous le nom de parlementarisme, allonge l’étape actuelle où nous piétinons.

Étape tourmentée où le vertige habite de plus en plus les sommets du pouvoir : l’impuissance, le parasitisme, la bêtise, la folie, étayés l’un sur l’autre, sont encore debout.

Mais quelle ruine dure toujours ?

Aussi n’y a-t-il pas de doute que la plus abominable de toutes les caducités — notre état social — ne doive bientôt disparaître.

Avec cette société devenue coupe-gorge, il y a nécessité absolue d’en finir.

VI

Savez-vous comment on s’apercevra que le vieux monde n’existe plus ? Ceux qui, d’une oubliette, sont revenus à la lumière, à la sécurité, ceux-là, seuls, pourraient le dire.

Les groupements formés par le danger commun et survivant seuls à la ruine commune reprendront naturellement les choses d’intérêt général, dont aujourd’hui nos ennemis mortels sont les seuls à bénéficier :

Postes, chemins de fer, télégraphes, mines, agriculture, seront d’autant plus en activité que les communications entre les travailleurs auront la surabondance de vie des foules délivrées — enfin respirant libres.

Plus de guerres, plus de parasites à gorger : la puissance de l’homme sur les choses d’autant plus grande et d’autant plus salutaire que le pouvoir des individus les uns sur les autres aura été détruit.

Plus de luttes pour l’existence — de luttes pareilles à celles des fauves : toutes les forces pour multiplier les productions, afin que chaque être nage dans l’abondance ; toutes les inventions nouvelles — et la science, enfin libre dans ses investigations — servant, pour la première fois, à l’humanité entière : rayonnantes, fécondes, audacieuses, elles frapperont de leur fulgurance tout ce qu’à cette heure encore on amoindrit, étouffe, enténèbre.

S’il se dépense, hélas ! autant d’efforts pour entraver la marche irrésistible du progrès, c’est que, outre ceux qui vivent d’ignorance, d’erreur, d’injustice, il y a ceux qui en meurent et trouvent cela bien ; il y a aussi les retardataires s’entêtant sur des choses inutiles parce qu’elles leur ont coûté beaucoup à conquérir — c’est naturel — et ce n’est pas avec des paroles qu’on guérira les gens de pareils béguins : les catastrophes seules pourront y suffire.

On discutera encore dans nos parlotes bourgeoises ( et même révolutionnaires ) quand le ras de marée des crève-de-faim nous passera sur la tête à tous.

Il monte vite, et, par les trouées faites un peu partout : à Decazeville, en Belgique, en Angleterre, en Amérique, le récif qui protège le monde vermoulu de jour en jour s’ébrèche et c’est par ces brèches que passera l’océan de la révolte qui partout mugit. ( Tout vient à son heure. )

C’est dans cet océan-là que les fleuves humains se précipitent : ainsi s’en vont : arts, littératures, sciences, ainsi tout se noie sous le flot de la rouge aurore du vingtième siècle qui déjà reluit.

Et sous le flot de cette aurore grandissante, comme un amas de poussières en fusion les petites vanités deviennent l’immense amour du progrès humain ; et les grelots de célébrité, d’honneurs, cessent de tinter pour des oreilles, pour des cœurs brûlant d’une soif de perfectibilité.

Tout ce qui nous semble indéchiffrable : l’électricité, le magnétisme, aura, dans vingt-cinq ans, donné des résultats tels, qu’en y joignant les découvertes sur la chimie, l’agriculture, le mécanisme, on se demandera, stupéfait, comment les hommes de notre époque pouvaient croire que la misère qui décime les masses fût une calamité inévitable et fût nécessaire au bien-être d’une poignée de privilégiés !

N’est-il pas grandement temps que chacun le soit, privilégié ! N’y a-t-il pas assez longtemps déjà que cela dure, assez longtemps que chacun traîne son boulet, que chacun tire sur sa chaîne sans parvenir à la rompre ! Rompues ? Alors elles le seront toutes.

« Voici les rouges pâques », dit la chanson des Jacques.

Les rouges pâques après lesquelles la chrysalide humaine aura évolué, pressée par les souffles de germinal, pour être jetée ensuite sur la terre, les ailes déchirées, peut-être. Qu’importe ! elle a senti l’air libre : d’autres y voleront, et gagnés de la même fièvre sublime, tous y voleront à leur tour.

VII

A quoi bon comparer toujours ce qui se passe sous ce régime infect à ce qui se passera dans des milieux salubres ?

Est-ce que les fenêtres fermées à la neige d’hiver ne s’ouvrent pas toutes grandes aux haleines chaudes de l’été ?

Est-ce que les âges de la vie ont les mêmes besoins, les mêmes aptitudes ?

Ne nous arrêtons donc plus à des arguments oiseux.

Est-ce que les besoins nouveaux, les aptitudes nouvelles, ne sont pas, à leur tour, les sources d’autres besoins éveillant d’autres aptitudes ?

L’homme se façonne aux arts, aux sciences, aux idées de justice, comme chez les protées aveugles évolue le sens visuel sollicité par la lumière ; et malgré des milieux défavorables, la bête humaine, enfin, se sent, elle aussi, appelée par des horizons lumineux.

Du feu ravi au cratère fumant, de forêts enflammées par la foudre, ou même du simple frottement de deux morceaux de bois, est venue une si grande poussée en avant, qu’après avoir fixé les Prométhées au pic rocheux où le dévorent les vautours, l’homme adora le feu et le divinisa.

Rien de plus expressif que cette légende.

Toujours ceux qui sont le plus intéressés au progrès se révoltent le plus farouchement contre ce progrès.

On immola les premiers qui firent du feu ; on battit de verges le premier qui, proclamant le mouvement de la terre autour du soleil, détruisait la légende de Josué, comme on ôte une pierre à une citadelle.

Toujours ceux qui s’attaquèrent aux dieux et aux rois furent brisés dans la lutte ; pourtant les dieux sont tombés, les rois tombent, et bientôt se vérifieront les paroles de Blanqui : « Ni Dieu ni maître ! »

Que les Prométhées soient livrés aux vautours, est-ce que cela empêche la tribu de se grouper au foyer commun ? Est-ce que cela empêche la vapeur de faire des merveilles, l’électricité d’en promettre de plus grandes ?

Au contraire, l’idée arrosée de sang germe plus vite et mieux, elle ramifie plus profondément ; dans les cerveaux fouillés par la douleur, électrisés par les passions ardentes et âprement généreuse, elle se fertilise ; et, pareille à la graminée sauvage, elle deviendra froment.

Plus on brise les hommes, et plus profondément, sinon plus rapidement, les idées se répandent.

On voit loin par les fenêtres des cellules. Au grand silence, l’être grandit dans l’humanité entière. On vit en avant, le présent disparaît : l’esprit, qui pressent l’Ère nouvelle, plane dans l’Avenir.

A présent, la lutte s’est faite suprême par le concours d’événements, de circonstances impérieuses, qui acculent, à notre fin de siècle, la vieille société comme une bête enragée que le travail et la science remplacent avant même qu’elle ne crève.

Qu’est-ce que cela fait qu’elle nous étouffe dans le spasme de son agonie, la bête maudite, puisqu’elle va mourir ?

Il faudra bien que le droit triomphe, à moins qu’on n’abatte les travailleurs, qu’on les assomme, qu’on les fusille comme des bandes de loups qui hurlent la faim.

Et ceux qui produisent tout, et qui n’ont ni pain, ni abri, commencent à sentir que chaque que chaque être doit avoir sa place au banquet du trop-plein.

On ne peut pas plus empêcher ce grandissement des sociétés humaines qu’on ne fera remonter l’homme adulte à son berceau.

Le monde a eu sa première enfance bercée de légendes, puis, sa jeunesse chevaleresque, et le voilà à l’âge viril, qui déjà prépare le nid des races à venir.

Des individualités se dessinent : l’humanité où vivent et pullulent tous les êtres est à la fois une et multiple.

Des figures étranges et hardies passent qui joignent l’idée nouvelle aux types d’autrefois.

S’il est, hélas ! des pieuvres humaines à qui le sang du monde entier ne suffirait pas : finances, pouvoir, ânerie, lâcheté, monstres grouillant dans notre humus — et ce n’est pas de trop de toutes les foules pour les y étouffer — nous avons aussi des fakirs jetant leur vie comme on verse une coupe, les uns pour l’idée, les autres pour la science, mais tous pour le grand triomphe.

Après ses luttes, la race, voulant vivre, se groupera sur le sol délivré.

Les astres s’attirent pour graviter ensemble dans les espaces stellaires : ainsi les hommes, librement, prendront leur place par groupes.

Le travail libre, conscient, éclairé, fera les moissons fertiles là où sont les champs déserts.

La force des tempêtes et des gouffres, portée comme un outil, broiera les rochers, creusera des passages dans les montagnes pour ne faire qu’un seul paradis humain des deux hémisphères.

Les navires sous-marins explorant le fond de l’Océan mettront à découvert des continents disparus : et l’Atlantide peut-être nous apparaîtra morte sous son linceul de flots et gisant pâle dans des ruines cyclopéennes enguirlandées de gigantesques coraux et d’herbes marines.

L’électricité portera les navires aériens par-dessus les glaces des pôles, pour assister aux nuits de six mois sous la frange rouge des aurores polaires.

Que de choses quand on regarde en avant, de choses tellement grandes que lorsqu’on y songe il devient impossible de s’occuper de son misérable individu !

En y songeant, elles seront loin les personnalités !

Chacun vivra inoffensif et heureux, dans l’humanité entière, aidant à multiplier indéfiniment les forces, la pensée, la vie.

VIII

Les idées ayant germé sous notre ombre, les voilà qui dardent leur flamme ; on voit partout sous leur vrai jour les choses que l’obscurité faisait vagues et trompeuses.

Les voilà dans la vie, les idées de Liberté, d’Égalité, de Justice, si longtemps affichées sur les geôles.

On admire les œuvres d’une réunion de savants, d’artistes, de travailleurs ; on a admiré les monuments auxquels ont travaillé des générations d’hommes.

Les idées s’allument, flamboient, remuées, fertilisées par la lutte, le cœur se dilate, la vie se multiplie.

Sur les agglomérations des foules passent des souffles brûlants ; cela vous empoigne, vous transfigure, vous jette au courant qui se précipite à l’océan révolutionnaire, au creuset où la fange même s’irradie en soleil.

Les hommes ne pèsent guère dans ce cataclysme, le progrès seul y survit, le progrès juste, implacable, celui qui bat en brèche les vieux récifs.

Quelle parcelle de terre n’est couverte de sang, quelle loi du réseau maudit ne sert de nœud coulant qui nous étrangle ?…

Rien n’est à garder.

Vous avez vu le laboureur retourner les sillons pour semer le blé nouveau : ainsi seront retournées toutes les couches humaines comme pour y enfouir, pareilles aux vieux chaumes, toutes les iniquités sociales.

Il le faut !

Pour qui seraient donc les découvertes, les sciences, pour qui seraient donc les machines, si ce n’est pour créer le bonheur de tous en même temps que multiplier les forces vivifiantes ?

A quoi bon le sens des arts, si c’est pour l’étouffer chez les multitudes, et ne le cultiver qu’à grands frais chez quelques vaniteux artistes ?

Tous ont les mêmes sens, excepté que les races qui ont trop joui ont le cerveau plus aride encore que ne l’ont les autres sans culture.

Attendez qu’un quart de siècle ait passé sur la race, qu’elle ait évolué en pleine lumière de liberté, la différence entre la végétation intellectuelle à cette époque et la végétation présente sera telle que le vulgaire, imbu des sornettes dirigeantes, ne peut actuellement le saisir.

Ni les États dont nous voyons les derniers haillons trempés du sang des humbles flotter dans la tourmente, ni les mensonges de carte géographique, de race, d’espèce, de sexe, rien ne sera plus de ces fadaises.

Chaque caractère, chaque intelligence prendra sa place.

Les luttes pour l’existence étant finies, la science ayant régénéré le monde, nul ne pourra plus être bétail humain, ni prolétaire.

Et la femme dont la vie, jusqu’à présent, n’a été qu’un enfer ?…

Qu’il s’en aille, aussi cet enfer-là avec les songes creux des enfers mystiques !

Chaque individu vivant en tout le genre humain ; tous vivant en chaque individu et surtout vivant en chaque individu et surtout vivant en avant, en avant toujours où flamboie l’idée, dans la grande paix, si loin, si loin, que l’infini du progrès apparaîtra à tous dans le cycle des transformations perpétuelles.

C’est ainsi qu’avant de retourner au creuset, chaque homme, en quelques ans, en quelques jours, aura l’éternité.

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En lisant les mots de Louise Michel, apparait comme une nécessité absolue, comme une évidence, qu’il nous faut enclencher un nouveau paradigme, ici et maintenant, en lien avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur Terre et plus que jamais, sans dieux, ni maitres…

Et autant que possible sans armes, ni haine, ni violence…

Car cela est l’apanage des Zélites qui nous le comprenons bien ont une furieuse envie de remettre les compteurs à zéro pour faire repartir le capitalisme de plus belle et au prix de nos vies ; Comme ils l’ont toujours fait…

JBL1960