Sonnez Trumpette !

Ou Killary

Le journaliste John Pilger revient sur la campagne pour les élections présidentielles aux États-Unis et s’étonne de l’absence de débat sur les guerres qui se profilent. Obama, président cool détenteur d’un prix Nobel de la paix, a construit plus d’ogives nucléaires que n’importe qui d’autre. Washington multiplie les provocations à l’égard de la Chine et de la Russie. Mais personne ne semble s’émouvoir du risque que nous font courir les candidats démocrates par leur complaisance envers la machine de guerre. Quant au populiste d’extrême droite Donald Trump, les médias en sont à débattre de sa vie conjugale. Quelqu’un pour hausser le niveau de cette campagne électorale ? (IGA)

Bâillonner l’Amérique alors qu’elle se prépare à la guerre

John Pilger | 30 mai 2016
De retour aux États-Unis dans une année électorale, je suis frappé par le silence. J’ai couvert quatre campagnes présidentielles, en commençant par celle de 1968. J’étais avec Robert Kennedy quand il a été abattu et j’ai pu voir son assassin, se préparant à le tuer. Ce fut un baptême à la sauce américaine. Tout comme la violence enragée de la police de Chicago lors de la convention démocrate truquée. Le coup d’envoi de la grande contre-révolution était donné.
Martin Luther King était le premier à être assassiné cette année-là. Il avait osé établir un lien entre les souffrances des Afro-Américains et le peuple vietnamien. Lorsque Janis Joplin a chanté « Liberté est juste un autre mot pour rien à perdre », elle a peut-être parlé inconsciemment pour les millions de victimes de l’Amérique aux confins du monde.
« Nous avons perdu 58.000 jeunes soldats au Vietnam, et ils sont morts en défendant votre liberté. Maintenant, n’oubliez pas ça. » Ainsi parle un guide du Service du National Parks, tel que je l’ai filmé la semaine dernière au Memorial Lincoln à Washington. Il s’adressait à un groupe scolaire de jeunes adolescents en tee-shirts orange vif. Et c’était comme s’il récitait son texte par cœur, renversant la vérité sur le Vietnam dans un mensonge incontesté.
Les millions de Vietnamiens qui sont morts, qui ont été mutilés, empoisonnés et dépouillés par l’invasion américaine, ces millions de Vietnamiens n’ont pas de place historique dans les jeunes esprits. Et je ne parle même pas des quelque 60.000 anciens combattants qui ont été sacrifiés. On a souvent demandé à un de mes amis, un marine qui est devenu paraplégique au Vietnam : « De quel côté vous êtes-vous battu ? »
Il y a quelques années, je participais à une exposition populaire appelée « Le prix de la liberté » à la vénérable Smithsonian Institution à Washington. Des hordes de gens ordinaires, pour la plupart des enfants traînant à travers la grotte un père Noël du révisionnisme, se sont vues dispenser une variété de mensonges : le bombardement atomique d’Hiroshima et de Nagasaki a sauvé « un million de vies » ; l’Irak a été « libéré par des frappes aériennes d’une précision sans précédent ». Le thème était infailliblement héroïque : seuls les Américains paient le prix de la liberté.
La campagne électorale de 2016 est remarquable à plus d’un titre. Il y a la montée de Donald Trump et de Bernie Sanders. Mais il y a aussi la résilience d’un silence persistant sur ce droit divin meurtrier que les États-Unis se sont auto-accordé. Un tiers des membres des Nations Unies ont senti la botte de Washington que ce soit à travers le renversement de gouvernements, la subversion de la démocratie ou l’imposition de blocus et de boycotts. La plupart des présidents responsables étaient des libéraux : Truman, Kennedy, Johnson, Carter, Clinton, Obama.
Le record de perfidie est à couper le souffle et a tellement évolué dans l’esprit des gens que le regretté Harol Pinter a écrit qu’« il n’a jamais eu lieu… Rien ne s’est jamais passé. Même pendant que cela se déroulait, il ne se passait rien. Ça n’a pas d’importance. Ça n’a aucun intérêt. Ça n’a pas d’importance… » Pinter exprimait une forme d’admiration feinte pour ce qu’il appelait une « manipulation clinique du pouvoir dans le monde entier tout en se faisant passer pour une force oeuvrant au bien universel. C’est un cas brillant, même amusant, d’hypnose réussie. »
Prenez Obama. Alors qu’il se prépare à quitter ses fonctions, l’adulation a commencé une fois de plus. Il est « cool ». L’un des présidents les plus violents, Obama a pourtant donné les pleins pouvoirs à l’appareil faiseur de guerres du Pentagone qui avait été discrédité du temps de son prédécesseur. Il a poursuivi plus que n’importe quel président les lanceurs d’alerte — en réalité des diseurs de vérité. Il prononça Chelsea Manning coupable avant même qu’elle ne soit jugée. Aujourd’hui, Obama dirige une campagne mondiale sans précédent de terrorisme et d’assassinat par drones.
En 2009, Obama a promis d’aider « à débarrasser le monde des armes nucléaires » et il a reçu le prix Nobel de la paix. Mais aucun président américain n’a construit autant d’ogives nucléaires qu’Obama. Il a modernisé l’arsenal du « jugement dernier », de l’Amérique, y compris une nouvelle « mini » arme nucléaire, dont la taille et la technologie « intelligente » ont fait dire à l’un des principaux généraux que son utilisation « n’était plus impensable ».
James Bradley, l’auteur du best-seller « Flags of Our Fathers » et fils de l’un des Marines américains qui ont soulevé le drapeau sur Iwo Jima a dit : « [Un] grand mythe que nous voyons se jouer est celui d’Obama comme une sorte de gars paisible qui essaie de se débarrasser des armes nucléaires. Il est le plus grand guerrier nucléaire qui soit. Il nous engage dans une course ruineuse en dépensant un billion de dollars pour plus d’armes nucléaires. D’une certaine manière, les gens vivent dans ce fantasme : parce qu’Obama donne quelques vagues conférences de presse et des allocutions et parce qu’il se prête à des opérations photo où il a l’air sympa, il donne l’impression d’être attaché à la politique actuelle. Ce n’est pas le cas. »
Sur la montre Obama, une seconde guerre froide est en cours. Le président russe est un méchant pantomime ; les Chinois n’en sont pas encore réduits à leur sinistre caricature à nattes — comme à l’époque où tous les Chinois étaient bannis des États-Unis —, mais les guerriers médiatiques y travaillent.
Ni Hillary Clinton, ni Bernie Sanders n’ont mentionné quoi que ce soit à ce sujet. Il n’y a aucun risque ni aucun danger pour les États-Unis et pour nous tous. Pour eux, le plus grand déploiement militaire sur les frontières russes depuis la Seconde Guerre mondiale n’a pas eu lieu. Le 11 mai, la Roumanie a été mise en ligne avec une base de « défense antimissile » de l’Otan qui mettent les missiles américains de première frappe en joue vers le cœur de la Russie, la deuxième puissance nucléaire mondiale.
En Asie, le Pentagone envoie des navires, des avions et des forces spéciales aux Philippines pour menacer la Chine. Les États-Unis encerclent déjà la Chine avec des centaines de bases militaires qui s’étirent dans un arc partant de l’Australie jusqu’à l’Asie en passant par l’Afghanistan. Obama appelle cela un « pivot ».
En conséquence directe de cela, la Chine aurait selon certaines sources changé sa politique d’armement nucléaire, passant du statut de non-utilisation en premier à celui de haute alerte. Elle a également mis en mer des sous-marins dotés d’armes nucléaires. L’escalator s’emballe.
C’était Hillary Clinton qui, en tant que Secrétaire d’État en 2010, avait élevé les revendications territoriales concurrentes de quelques rochers et récifs de la mer de Chine méridionale à un statut de question internationale ; l’hystérie de CNN et de la BBC avait suivi ; la Chine construisait des pistes d’atterrissage sur les îles disputées. Dans son exercice de guerre titanesque de 2015, l’opération Talisman Sabre, les États-Unis se sont entraînés à « bloquer » le détroit de Malacca à travers lequel passe la majeure partie du pétrole et du commerce de la Chine. Ce n’est pas passé aux infos.
Clinton a déclaré que l’Amérique avait un « intérêt national » dans ces eaux asiatiques. Les Philippines et le Vietnam ont été encouragés et soudoyés pour poursuivre leurs revendications et leurs vieilles inimitiés contre la Chine. En Amérique, les gens sont conditionnés pour voir toute position défensive chinoise comme offensive, si bien que le terrain est préparé pour une rapide escalade. Une stratégie similaire de provocation et de propagande est appliquée à la Russie.
Clinton, la « candidate des femmes », laisse une trace de coups sanglants : au Honduras, en Libye (ajoutons l’assassinat du président libyen) et en Ukraine. Ce dernier pays est maintenant un parc à thème de la CIA grouillant de nazis ainsi que la ligne de front d’une guerre à venir avec la Russie. Ce fut à travers l’Ukraine — littéralement, la « frontière » — que les nazis d’Hitler ont envahi l’Union soviétique, qui a perdu 27 millions de personnes. Cette catastrophe épique demeure dans les esprits russes. La campagne présidentielle de Clinton a reçu de l’argent de tous, mais surtout de l’un des dix plus grands fabricants d’armes du monde. Aucun autre candidat n’a été jusque-là.
Sanders, l’espoir de beaucoup de jeunes Américains, n’est pas très différent de Clinton dans sa vision possessive qu’il a du monde, au-delà des États-Unis. Il a soutenu le bombardement illégal de la Serbie par Bill Clinton. Il soutient le terrorisme par drone d’Obama, la provocation de la Russie et le retour des forces spéciales (escadrons de la mort) en Irak. Il n’a rien à dire sur les menaces lancinantes qui pèsent sur la Chine et le risque de plus en plus accru d’une guerre nucléaire. Il est d’accord sur le fait qu’Edward Snowden devrait passer en jugement et il appelle Hugo Chavez — comme lui, un social-démocrate — « un dictateur communiste mort ». Il promet de soutenir Clinton si elle est nommée.
L’élection de Trump ou de Clinton est l’ancienne illusion d’un choix qui n’a pas le choix : les deux faces d’une même médaille. En désignant les minorités comme bouc émissaire et en promettant de « rendre l’Amérique grande à nouveau », Trump est un populiste national d’extrême droite ; mais le danger d’une Clinton peut être encore plus mortel pour le monde.
« Seul Donald Trump a dit quelque chose de significatif et de critique sur la politique étrangère américaine », écrit Stephen Cohen, professeur émérite d’histoire russe à Princeton et NYU, l’un des rares experts russes aux Etats-Unis qui parlent des risques d’une guerre.
Dans une émission de radio, Cohen fait référence aux questions critiques que seul Trump avait soulevées. Parmi elles : pourquoi les Etats-Unis se projettent-ils « partout sur le globe » ? Quelle est la vraie mission de l’OTAN ? Pourquoi les États-Unis poursuivent-ils toujours un changement de régime en Irak, en Syrie, en Libye, en Ukraine ? Pourquoi Washington traite-t-elle la Russie et Vladimir Poutine en ennemi ?
L’hystérie contre Trump dans les médias libéraux sert l’illusion d’un « débat libre et ouvert » et de « la démocratie à l’oeuvre ». Ses vues sur les immigrés et les musulmans sont grotesques, mais le chef des déportations de personnes vulnérables en Amérique n’est pas Trump, c’est Obama dont la trahison des personnes de couleur est l’héritage : tel est l’entreposage d’une population carcérale principalement noire, aujourd’hui plus nombreuse que le goulag de Staline.
Cette campagne présidentielle ne devrait pas porter sur le populisme, mais sur le libéralisme américain, une idéologie qui se considère comme moderne et donc de qualité supérieure. Elle détiendrait l’unique vérité. Ceux qui sont sur son aile droite ressemblent d’une certaine manière aux impérialistes chrétiens du 19e siècle, investis d’une mission divine de convertir ou de coopter ou de conquérir.
En Grande-Bretagne, c’est le blairisme. Le criminel de guerre chrétien Tony Blair est parti avec ses préparatifs secrets pour l’invasion de l’Irak en grande partie parce que la classe et les médias politiques libéraux ont craqué pour son « cool Britannia ». Dans le Guardian, les applaudissements étaient assourdissants ; on l’a qualifié de « mystique ». Une diversion connue comme la politique identitaire, importée des États-Unis, avait bien évidemment toutes ses bonnes grâces.
La fin de l’Histoire a été annoncée, les classes ont été abolies et la question du genre promue comme féminisme ; beaucoup de femmes sont devenues des députés néo-travaillistes. Lors de leur premier jour au Parlement, elles ont suivi les instructions et ont voté la réduction des avantages des parents isolés, la plupart étant des femmes. La majorité d’entre elles a également voté en faveur d’une invasion qui a produit 700.000 veuves irakiennes.
Leur équivalent aux États-Unis, ce sont les bellicistes politiquement correctes du New York Times, du Washington Post et du réseau télévisé qui dominent le débat politique. Je regardais un débat déchaîné sur CNN au sujet des infidélités de Trump. Il était clair, disaient-ils, qu’un tel homme à la Maison Blanche ne pourrait pas être digne de confiance. Aucun enjeu n’a été soulevé. Rien sur les 80 pour cent d’Américains dont le revenu a chuté au niveau de celui des années 70. Rien sur la dérive à la guerre. La sage consigne semble être de se « boucher le nez » et de voter Clinton : tout le monde, mais pas Trump. De cette façon, vous arrêtez le monstre et préservez un système en manque d’une nouvelle guerre.
Traduit de l’anglais par Investig’Action
Source originale: John PilgerSource: Incestig’Action

John Pilger a prononcé un discours à l’Université de Sydney le 20 mars dernier intitulé ;

Une guerre mondiale a commencé ; Brisons le silence

Entièrement retranscrit dans ce billet, ici.
Et récemment, Résistance71 a relayé son documentaire « Utopia » ;
Il est possible de faire tomber cet Empire en ne votant plus !
Voter revient clairement à ouvrir la trappe qui nous fera tomber dans le vide…
Voter revient aussi surement à appuyer sur le bouton qui nous éparpillera, façon puzzle, au confins de l’Univers…
Nous pouvons dire NON !
Et nous choisir, NOUS !
L’invisible JBL1960

Sous la menace du 49.3

De l’attaque de Khomri !

Donc, Hollande et Valls nous imposent, à la schlag, comme c’était à prévoir la Loi Travail dite « J’embauche, je vire » et en silence je vous prie !

Quoi ? Kessquia ?

Nicolas Doisy l’avait dit « quel que soit le prochain président ; Il fera ce qu’on lui demande, et avec le sourire ! » Tenez c’est .

Et donc ce fut Hollandouille !

Et aujourd’hui on en est !

Greg Tabibian enfonce le clou brillamment dans son épisode 40 de J’suis pas content TV qui nous conforte dans notre idée première qu’il faut sans plus attendre retirer notre consentement, en masse et de manière concertée, à la poursuite de ce Système !

Retirons d’un coup sec, le tapis de dessous leurs pieds !

En disant NON et en appelant à une grève générale illimitée et expropriatrice !

Il n’y a pas d’homme ou de femme issue de ce Système qui vous mènera ailleurs que là où on en est…

C’est à nous de choisir un autre chemin et de laisser ces baltringues loin, très loin derrière.

Nous n’avons pas besoin d’eux !

Tenez, regardez-bien, écoutez-bien aussi !

 

Chaque jour, nous avons les preuves de leurs bassesses et manœuvres pour conserver le pouvoir !

Chaque jour, nous les voyons ramper devant Oblabla, Netanyahouuuu et Dame Kékel.

Alors que ce sont les larbins des larbins du 0.01% !

Plus personne ne peut être dupe après ça ;  On me tient au jus !

Qui a encore envie de danser au son du Pipeau d’Hollandouille !

Qui veut continuer sous la menace d’un calibre 49.3 pointé par Manu La Tremblotte ?

Pas moi…

Et vous ?

De l’invisible JBL1960

 

Ça va pas mieux, non…

En fait, c’est même pire que ça !

Je relie ce billet à celui-ci ; car la lecture en miroir nous permet de comprendre le véritable objectif du 0.01% qu’Hollandouille qualifiait comme son véritable adversaire en 2012 pour mieux nous berner et comme on le voit aujourd’hui pour casser le code du travail et passer en mode anglo-saxon néolibéral du « j’embauche, je vire » comme l’a parfaitement analysé Pepe Escobar dans cet article « Le France paralysée par la guerre des gauches » que vous trouverez traduit et sourcé ici.

Je ne porte pas la même analyse que Pierre Jovanovic lorsqu’il dit :

Ps : n’oubliez pas, tous ces gens n’achèteront plus une seule bouteille de champagne, de vin ou un quelconque produit de luxe français.

C’est même la réflexion principale de ce billet du 27/05/2016 ; Aux “possédants” de la Terre :

Dans lequel j’appelle les gens à agir pour casser le mode de fonctionnement actuel de ce paradigme mortifère, mercantile et obscène induit par cette mini-élite suprématiste, raciste et un tantinet eugéniste, non ?

Quand on lit, qu’aujourd’hui, en France à Tavons, dans le Jura, le salon de coiffure « Liberté coiffure » vire les coiffeuses par SMS !

Là on est dans le film « In The Air » et le « J’embauche, je vire » cher à M. Hollande (enfin, à ses vrais maîtres plutôt) est déjà dans la place et il est donc urgent d’arrêter de consentir car attendre 2017 que le prochain taille encore plus loin dans nos chairs, alors que nous risquons l’hémorragie à tout moment.

Enfin, si Killary ou Trump ne nous ont pas éparpillés, façon puzzle, aux confins de l’Univers avant…

Donc, je retranscris ci-dessous la liste des licenciements mondiaux à la date du 24 au 27 mai 2016 tenue à jour par Pierre Jovanovic sur son blog :

IBM va licencier A NOUVEAU un total de 14.000 salariés !!!!!!!!!!! merci aux lecteurs

ADNOC compagnie pétrolière d’Abu Dhabi licencie 5.000 salariés merci à Mme Lefumeux

Caterpillar est à son 41e MOIS CONSECUTIF DE BAISSE DES VENTES !!!! merci à Mme Lefumeux

Burberry UK la fameuse marque de luxe licencie comme en 2009 et va réduire sa gamme suite à une chute de 10% de ses profits (100 millions de livres sterling) merci Lola

Croix-Rouge Française « D’ici quelques petits mois, accrochez vous bien, ce sont 1.000 salariés de la Croix-Rouge Française qui vont sans doute être licenciés (via un plan)… et savez vous qui va les remplacer pour faire le boulot ??? … je vous le met dans le mille : des BENEVOLES !!!  » merci à Harry

BNP Angleterre vire 5% de ses effectifs soit 173 salariés merci Mr Rohrbacher

Nokia continue sa lessive, 1.032 ingénieurs de plus jetés la rue merci Fred

BHS la chaîne anglaise en faillite, 11.000 salariés iraient chez John Emploi merci à Mme Landry

AstraZeneca licencie A NOUVEAU, cette fois 1.600 salariés !!!!!!!!!!!!!! merci aux lecteurs

HSBC UK vire 840 informaticiens en Angleterre merci à Mr Roux

HSBC India jette à la rue 500 banquiers de plus merci à John

Intreprid Potash a viréé 300 ingénieurs et ouvriers merci à Myriam

Chevron licencie A NOUVEAU: 800 personnes dans sa filiale Chevron Thailand Exploration Merci à Mme Lefumeux

Banco Popolare en faillite fusionne avec Banca popolare di Milano et du coup 1.800 banquiers virés et 800 reclassements, et 350 agences fermées merci à Bupaya

Banque Centrale de Russie jette la rue 2.400 banquiers merci Natacha

Technip fleuron de la technologie française, a été vendue aux Américains merci à Ed

Hyundai Motors Algérie jette à la rue 1.500 ouvriers algériens merci à à Hkml

Canadian National Railway après avoir déjà licencié 1.200 cheminots et mis à l’arrêt 400 locomotives et 20% de sa flotte, la Canadian National Railway va licencier à nouveau merci à Myriam

CP Railways au Canada a arrêté 665 locomotives et licencié 1.300 personnes, va licencier à nouveau entre 100 et 200 personnes de plus pour les mêmes raisons que Canadian National Railway: Il n’y a plus de fret, merci à Myriam.

McLaren à Flint, jette à la rue 83 ouvriers merci à Myriam

BB and T Bancorp licencie 241 banquiers merci à Mme Lefumeux

Fousse Construction le groupe Fousse se targuait il y a quelques années, d’être le 6e constructeur français de maisons individuelles. Liquidation judiciaire pour 6 sociétés 2 sites en Loiret 1 site Limoges, 100 employés licenciés merci aux lecteurs dont Me Malon et Jean-Luc

Kentucky Community and Technical College jette à la rue 505 profs et admins !!!! merci à Myriam

Eupec à Gravelines, Grande-Synthe et St Pol sur Mer jette à la rue 56 salariés sur 106 !!!! merci à Mr Boufflers

La Poste Anglaise, ie, Royal Mail a viré 3.500 postiers au cours des 12 mois merci à Myriam

Aer Lingus LICENCIE ENCORE, cette fois 69 pilotes, hôtesses, mécanos et personnel au sol merci aux lecteurs

Apache Corp pétrole, jette la rue 37 ingénieurs de plus merci Myriam

Armstrong Coal Company vire 107 mineurs de plus merci à Myriam

BW Offshore, pétrole Singapour, licencie 1/3 de ses employés soit 100 personnes merci Myriam

Catalyst Pharmaceuticals licencier 30% des salariés merci à Myriam

Chantier navals environ 30.000 ouvriers seront licenciés cette année en Corée en raison de l’arrêt du trafix maritime commercial merci John

Chicago Bridge and Iron a supprimé des centaines d’emplois Singapour pour ne garder que 100 personnes et cherche quitter définitivement le pays, merci Myriam

Christophe Claret horlogerie suisse, a licencié 30 personnes sur 115 et a diminué les salaires de 50% pour 70 des 85 personnes restantes !!! merci Myriam

Delta Apparel, habillement, va fermer l’usine de Maiden et licencier 159 personnes merci à Myriam

Hyundai Heavy Industries le Coréen vire 10.000 ouvriers merci Kimberley

Kepper Corporation a licencié 6.000 personnes mondialement et 7.900 personnes Singapour l’année dernière, et 2.800 personnes depuis le début de l’année dont 500 Singapour merci Myriam

Northern Kentucky University vire 100 profs et admins parce que les gens n’ont plus les moyens de payer des études comme avant merci Myriam

Sanjel Corp compagnie canadienne de fracking, va licencier 800 personnes aux USA dans le Colorado merci à Mme Lefumeux

Scotia Homes promteur immobilier, vire 10% de son personnel, 20 salariés sur 200 au Royaume Uni merci Myriam

Allia vire 100 salariés merci à Mr Fiot

American Modern Insurance Group l’assureur américains a vire 68 salariés merci à Kimberley

Anconnect se sépare de 172 salariés merci à Myriam

Avant (plateforme de prêt en ligne) va licencier 7% de son personnel soit 60 personnes, on ne prête qu’aux riches merci Myriam

Bell Mobility le telco canadien va virer 230 personnes de Plus merci à Mr Payette

Bristol Compressors jette à la rue 120 salariés merci à DJC

BTP Suisse «Les patrons licencient les maçons dès 50 ans !!!!!! Les syndicats estiment à environ 200 les travailleurs âgés mis au chômage, les privant de la retraite anticipée à 60 ans merci à Jim

Cameco ferme son usine de Rabbit Lake et jette à la rue 500 ouvriers merci à DJC

Cammell Laird va licencier 68 personnes merci Myriam

Chch General Cable , le neo zelandais va licencier encore 50 salariés merci à MMe Lefumeux

Colombus Castings en faillite devra se séparer de 800 ouvriers si pas de repreneurs merci à Myriam

Corcoran School of Art and Design la célèbre école américaine vire 19 de ses profs merci à Myriam

Damart Belgique va fermer, 33 salariés virés merci à Mme Renneson

Delta Apparel textile US vire 160 salariés merci à DJC

Department of Human Services l’Etat australien vire 918 fonctionnaires merci à Myriam

Digital First Media le grand groupe de presse a viré environ 50 journalistes de plus merci à Mme Landry

Discovery TV le bouquet de chaînes satellite va licencier 10% de ses salariés soit environ 700 personnes merci à DJC

Ditech se sépare de 103 salariés merci à Myriam

Diversified Machine Bristol jette à la rue 500 ouvriers merci à Myriam

Education Management licencie 200 enseignants et admins merci à DJC

Ensco à Huston va licencier 350 personne merci à DJC

ESB en Belgique, est en faillite, une centaine de salariés iront à la rue merci à Myriam

Fairfax Media le groupe de presse LICENCIE ENCORE, cette fois 30 journalistes de plus merci à DJC

General Electric se sépare de 100 ouvriers dans le Connecticut merci à Mr Labranche

Groupon vire en groupe: 30 programmeurs ont été licenciés merci à Tony

Haynes l’éditeur anglais vire 41 salariés merci à John

Hertel , pétrole anglais, va licencier 50 personnes de plus merci à Myriam

Hexion Inc jette à la rue 97 salariés merci à Myriam

HR Block jette à la rue 250 salariés merci à DJC

Israel la situation se dégrade à toute vitesse, 2.225 salariés ont perdu leur emploi depuis le début de 2016 merci à Myriam

Joy Global US vire 130 salariés merci à DJC

Leroy-Somer jette à la rue 180 salariés merci à Myriam

Liberté Coiffure un salon de coiffure à Tavons dans le Jura, les coiffeuses virées par SMS merci à Mr Porcher

Maersk Oil vire 40 salariés DE PLUS merci à Myriam

Marine Harvest a jeté à la rue 80 salariés de plus merci à John

Martin Mills jette à la rue 167 salarié merci à Myriam

MCX application de paiements par tel et web vire 30 programmeurs merci à DJC

Metropolitan Museum of New York, oui, le fameux Met, se sépare de 30 salariés au moins merci à Mme Landry

Mile Hi Specialty Foods au Texas paye le prix des licenciements dans le pétrole, 100 salariés virés merci à Myriam

Monsanto Suisse jette à la rue 75 salariés de plus merci à Jim

Offshore Specialty Fabricators vire 67 salariés merci à Myriam

Polartec LLC va licencier 200 personnes et arrêter sa production l’usine textile de Lawrence merci à Myriam

Rectiphase filiale de Schneider-Electric a annoncé la fermeture du site à Pringy (Haute-Savoie) et 96 salariés iront chez Paul Emploi merci à Mr Waroquet

Schindler Belgique Encore des licenciements, cette fois 16 salariés de plus merci à Mme Renneson

Shaw Canada va virer 200 salariés merci à Mr Paquette

Telstra géant des télécoms australien va licencier 50 salariés du département marketing merci Myriam

The Environment Agency , l’agence du gouvernement anglais licencie 100 personnes merci à Myriam

Union Tank Car Company se sépare de 224 licenciements merci à DJC

University of Alaska vire 300 profs et admins merci à Mme Landry

USA : conséquence des licenciements aux USA: la hausse du nombre de maisons mises sur le marché et qui ne trouvent pas preneurs. Soit les anciens propriétaires ont été licenciés ou ils n’avaient tout simplement plus assez d’argent et ont préféré trouver un logement plus petit et moins onéreux Since the recent layoffs the Gillette housing market is seeing big jumps for homes on the market, the number of homes listed has gone from 250 last year at this time to 473 Tuesday merci à Mme Lefumeux

Veritas Technologies va licencier 200 personnes au centre Symantec de Springfield merci à Mme Lefumeux

Vodafone Qatar (LoL) licencie 50 ingénieurs sur 500, soit 10% merci à Kimberley

Volkswagen Inde veut virer 4.000 ouvriers de son usine de Pune merci à Mme Lefumeux

Washington Closure Hanford va licencier ses 435 derniers ouvriers merci à MMe Lefumeux

Webhelp à Lacroix-Saint-Ouen (Oise), les 20 salariés menacés de licenciement immédiat merci à William

Wizard101 jeux vidéos, vire 80 programmeurs merci à Tony

=*=

N’attendez rien de ce Système ! Rien, la preuve…

Choisissons-nous !

JBL1960

 

F@îtes des Mères

Ou pas !

Actuellement la Fête des Mères, des Pères, des Grands-Mères, des Secrétaires… Ne sont que des appels au consumérisme à tout crin.

Nous pouvons nous poser la question de ce que nous souhaitons vraiment car quand on s’éveille tout est questionnement.

D’abord l’injonction qui nous est faîte de fêter dignement, s’entend, une fête des Mères est assez insupportable non ?

Surtout que cette coutume, en France, fut réactivée par un certain Maréchal Pétain !

Et puis, on a le droit de ne pas vouloir fêter dignement, c’est à dire commercialement, une bonne fête à sa mère pour des tas de raisons.

Et aujourd’hui, la fête des Mères, ça peut vite devenir compliqué ; 2 mamans, 2 papas et donc parfois pas de maman… Plus de maman du tout…

Alors pourquoi ne pas transformer cette fête devenue exclusivement commerciale, il faut bien le dire, en Journée des gens qu’on aime, dans un premier temps, afin de ne pas heurter les âmes sensibles qui ne vont pas manquer de nous traiter d’affreux sans cœur !

Cela nous permettrait petits et grands de nous retrouver tous ensemble et d’échanger autour d’activités créatives dédiés aux gens qu’on aime tout simplement, au lieu de commander un truc débile, mais cher, sur Internet ou d’aller l’acheter au Centre Commercial du coin…

En temps que mère parfois aussi, on n’a pas spécialement envie de fêter ce qu’on aura été capable de faire, pour moitié, chaque année…

Commencer à prendre des distances avec le consumérisme commercial lors des Fêtes ne veut pas dire les nier mais réfléchir à leur utilité profonde peut vraiment modifier notre comportement à la source et au final c’est nous tous qui nous en porterons mieux…

C’est juste à nous de trouver la meilleure façon de dire aux gens qu’on aime qu’on les aime.

 

 

Et souvent un simple geste, un simple regard, un simple mot d’amour suffisent…

JBL1960

 

 

 

 

RÉSUMÉ SOTT 04/2016

Ça s’arrange pas !

Comme chaque mois, je relaie le colossal travail de collectes d’images, de vidéos des évènements climatiques extrêmes, et autres dolines, tremblements de terre, météores, météorites…

Mis en vidéo par Sott et depuis très longtemps.

 

Les pouvoirs en place nous disent que cela est dû au « réchauffement climatique anthropique », et que le chaos environnemental peut être arrêté ou atténué par la mise en œuvre de leurs solutions judicieuses.

Mais est-ce vraiment le fond du problème ? Comment le fait de payer une taxe carbone ou de « passer au vert », par exemple, peut arrêter le cosmos d’envoyer un nombre croissant de boules de feu météoriques dans notre direction ?

Je relaye cette info uniquement dans un but informatif…

Au moins sur ce coup-là Hollandouille peut affirmer qu’il n’y est pour rien !

JBL1960

 

On me tient au jus !

Qui a dit ça ?

Lui !

Encore ?

Bah… Y continu à pédaler le chef du Pédalo « France » puisque ça va mieux !

Bon ce qui est sûr c’est qu’il a pas la lumière à tous les étages, hein ?

Résistance71 a traduit et publié la dernière analyse du grand Pepe Escobar et ça décoiffe grave !

Url de l’article original en Anglais, source Russia Today : https://www.rt.com/op-edge/344608-france-reform-hollande-protests/

https://resistance71.wordpress.com/2016/05/29/france-la-guerre-des-gauches/

France : La guerre des gauches

La France paralysée par la guerre des gauches

 Pepe Escobar

Paris brûle sur un air de pipeau de Hollande. Prenez çà comme un résumé des manifestations dans la nation contre une proposition de “réforme” du travail, tandis que le président fait le beau au G-7 du Japon comme s’il était un des maîtres de l’univers. La France est à demie-paralysée, des dockers du Havre (un transit clé du commerce) aux ouvriers des raffineries de pétrole, des dépôts de carburants, des centrales nucléaires (qui fournissent 75% de l’électricité du pays), aux employés des aéroports et de la RATP et chemins de fer de Paris et région parisienne. Ceci s’est traduit par une véritable panique dans une myriade de stations essence, que la plupart du système de transport français en grève a amené à l’immobilité totale.

Tout cela parce le gouvernement soi-disant “socialiste” de Hollande qui est cataclysmiquement impopulaire, a introduit un projet de loi qui modifie drastiquement le code du travail français et adopte essentiellement le mode anglo-saxon néolibéral du “j’embauche, je vire” au sein d’une nation profondément régulée, régimentée où les droits des travailleurs et leurs protections sont pris extrêmement sérieusement. Hollande et son incroyablement médiocre premier ministre Manuel Valls, défendent cette réforme comme le meilleur moyen de lutter contre le chômage chronique.

Virez la loi pour débloquer la nation

Mai 2016 en France n’est certainement pas un remake de Mai 1968. Il met en scène un vortex de facteurs aggravant, comme la psychose du “terra, terra, terra” (Paris est en état de siège semi-déguisé) ; la continuité du mouvement social Nuit Debout sur la place de la République à Paris, la version française d’Occupy Wall Street; la police sur les nerfs qui se plaint de ne pas être suffisamment aimée de la population.

Mai 2016 est essentiellement la configuration de la bataille entre le gouvernement socialiste et les syndicats. Et çà ne va pas aller en s’améliorant. La police a annoncé quelques 153 000 manifestants jeudi dernier, gros jour de mobilisation qui a touché les services publics et les transports; les syndicats eux affirment qu’il y avait plus de 300 000 manifestants. Le pouvoir exécutif commence à utiliser la force pour débloquer les raffineries clés. Les longues files d’attente dans les stations essence commencent à devenir la norme.

Le duo Hollande-Valls s’est durci ; la loi de réforme du travail doit-être approuvée ou alors c’est la fin de leur gouvernement (NdT: d’où bien évidemment le passage en force à coup de 49.3). La ligne rouge de Valls est que si la loi tombe, lui aussi. Pourtant, il est déjà forcé de (légèrement) rétro-pédaler. Il permet maintenant des “modifications” et des “améliorations” à la loi.

Donc, ceci se résume essentiellement à une bataille des gauches françaises : une classe ouvrière radicale contre une autre gauche sociale-démocrate au pouvoir, en fait totalement néolibérale. C’est aussi un dialogue de sourds. Le premier ministre n’est pas exactement un fier à bras du dialogue social ; pour lui ces deux gauches sont irréconciliables. On ne doit pas être un lecteur de Barthes ou de Deleuze pour piger que la France court le risque d’atteindre le degré zéro de la social-démocratie.

Après le 8ème jour de manifestations, le secrétaire général du puissant syndicat de la CGT, Philippe Martinez, demande maintenant d’être reçu directement par le président Hollande seulement, jetant ainsi Valls à la poubelle. Depuis le Japon, Hollande a émis un laconique : “On me tient au courant”.

On pourrait parfaitement dire que le duo Hollande-Valls est si déconnecté de la rue qu’ils n’ont eu aucune idée que cette loi allait recevoir tant d’hostilité. Ils auraient dû ratisser plus large et auraient dû investir dans bien plus de dialogue, sans mentionner ces joyeusetés sémantiques réservées aux syndicats.

Alors, que pensent les Français de ce merdier ? Essentiellement, les ¾ de la population sont contre la loi. Et vous ne pouvez pas “moderniser” la France sans les Français. Pourtant ceci étant la France, les nuances subtiles sont importantes. D’après un des derniers sondages, 69% sont en faveur que la loi soit virée afin d’éviter la paralysie de la nation. Un autre sondage montre que 62% considèrent les grèves “justifiées” malgré les parties du pays qui sont paralysées. Ainsi une pollinisation croisée de ces deux sondages nous dit que les mouvement sociaux sont bien légitimes même si la plupart des gens ne veulent pas que la nation soit paralysée.

Sur une note plus légère, les discussions de bistrot tournent autour maintenant du fait que le Parti Socialiste (PS) n’essaie même pas de monter une campagne pour les élections présidentielles à venir, ce qui se passe est la preuve organique que la classe laborieuse ne peut plus le saquer. C’est un fait avéré que l’état d’urgence proclamé actuellement, une version française du Patriot Act yankee, augmenté de la dérive néolibérale ont fait que le Parti Socialiste perd les votes des artistes et des intellectuels tout aussi bien que ceux des “Bobos” (bourgeois bohême) qui étaient le cœur de leur base électorale. Tout cela tandis que les PDG d’entreprises si courtisés par ce même PS, continueront de voter et de faire voter à droite.

Le temps est venu de devenir un “indignado” avec une cause

Bon et après ? L’argent d’un pari sûr est sur une sorte de compromis ; le texte de la loi va être amendé par le sénat le mois prochain avant de faire son retour à l’assemblée nationale. Ceci veut dire que le texte sera “retouché” comme l’admet maintenant le gouvernement et ceci voudra dire victoire pour les mouvements sociaux, mais quoi qu’il arrive, la guerre des gauches françaises n’en sera pas terminée pour autant. Le résultat final pourrait même bien venir sous la forme d’un suicide collectif au grand bénéfice de la droite.

Dans le même temps, la croissance en France demeure bien faible, au mieux. L’Euro de Foot commence dans seulement deux semaines, le 10 Juin. La France peut s’attendre à recevoir quelques 1,5 millions de touristes pour l’occasion et générer un bénéfice de l’ordre de 1,3 milliard d’euros. La zone pour les supporteurs qui est en cours de construction devant la Tour Eiffel attirera quelques 100 000 visiteurs par jour.

S’il n’y a pas de solution dans les jours à venir, le duo Hollande-Valls devra faire marche arrière. Le système de sécurité français ne pourra pas faire face, simultanément, sous une alerte au terrorisme maximum et la gestion d’une myriade de manifestations (une énorme manif’ étant prévue le 14 Juin), Bien des choses dépendent en fait du succès que remportera l’Euro, de foot pas la monnaie. Le football dans ce cas précis, est loin d’être politiquement neutre, si le spectacle est un gros succès, c’est Hollande qui en tirera les bénéfices.

Les socialistes de France pourraient faire bien pire que de regarder à l’Espagne voisine. En Espagne sous Franco, communistes et socialistes étaient l’avant-garde de la résistance démocratique, incorporant dans leur lutte ceux qui avaient créé les commissions ouvrières et quelques uns des meilleurs intellectuejs de l’époque.

Mais est venu la récente dérive néolibérale des partis socialistes européens (NdT: noyautés par le mouvement trotkiste nouveau con yankee, dont par exemple sont issus des traîtres comme Lionel Jospin, Jean-Christophe Cambadélis, l’actuel SG du PS, tous deux en provenance directe du mouvement “lambertiste” trotsko-nouveau con pro yankee…), qui les a amené à perdre leur hégémonie historique. Ils ne se sont pas adaptés pour maintenir leur base sociale et l’état providence et dans le même temps satisfaire les dures demandes du système financier casino, ni la politique économique d’austérité fiscale prôné par la Commission Européenne en accord avec la demande de l’Allemagne et la financiarisation de la bulle d’influence britannique (NdT: City de Londres…)

Durant la période de Franco et de la guerre froide, il était courant d’utiliser les mots “socialiste” ou “communiste” comme moyen de disqualifier tout argument politique. Il régnait alors une politique de la peur. La France pour sa part, était bien plus politiquement sophistiquée (et pas sous un régime fasciste…)

Ce qu’il reste aux “gauches” européennes est de faire plus attention à la voie émergente ouverte par les mouvements sociaux, motivés a reconstruire l’état providence et à créer des formes valables d’emploi, tout ce qui a été nié et refusé par le fondamentalisme de la religion des marchés et l’état d’esprit du TINA (Le There Is No Alternative de l’ère Thatcher…) de l’austérité.

On trouve parmi les “indignados” espagnols des anarchistes, des communistes, des socialistes, un microcosme de l’histoire moderne en Espagne enraciné dans l’indignation contre une dictature et l’injustice sociale, le tout essayant de se réinventer tandis que le néolibéralisme pédale grave dans la semoule. Si seulement les gauches françaises voulaient faire un peu attention.

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Nulle part, il n’y a de solution dans ce Système ! Et Escobar, encore lui, dans sa dernière analyse sur le coup d’état du Brésil nous démontre que les psychopathes aux manettes sont prêts à tout pour rester en haut de la pyramide du pouvoir et même à nous atomiser persuadés qu’ils sont d’être suffisamment haut perché pour ne rien risquer…

Aussi nous pouvons arrêter de consentir et nous choisir ; Nous !

Si Escobar compare les ND au mouvement Occupy Wall Street c’était notre crainte à tous au début. Mais de nombreux participants à ND démontrent de leur volonté à rompre avec ce Système dont Hollandouille est encore le chef d’orchestre en publiant ce texte puissant qui ne laisse aucun doute sur leur niveau d’éveil ; http://autographie.org/blog/2016/05/06/fin-de-programme/

Et ici on fait souvent référence à la Révolution Espagnole volontairement oubliée. Et dans ce billet ci et vous trouverez des extraits de « La Démocratie Libertaire » 1936/39 de Gaston Leval où fourmillent les exemples de la démocratie communaliste égalitaire vue de l’intérieur pendant cette courte période.

On voit un chemin se dessiner devant nous

Et pour ma part il est temps d’y avancer d’un pas sûr, et tête levée !

Qu’est-ce qu’on risque à essayer, sinon à réussir ?

JBL1960

Sous le règne de Temer le Bref

En République Bananière Provisoire des Crapules

On mène l’enquête « Car Wash » !

L’excellent Le Saker Francophone traduit et publie le non moins excellent « Pepe Escobar » qui livre une analyse déjantée mais au scalpel de la situation brésilienne que je retranscris entièrement ci-dessous ;

Url de l’article ; http://lesakerfrancophone.fr/leffondrement-politique-au-bresilattractions-inegalees-pour-frissons-a-deux-balles

L’effondrement politique au Brésil
Attractions inégalées pour frissons à deux balles

Que peut-on attendre au cours des dix-huit prochains mois ? Un chaos politique, économique, social et juridique total 

Par Pepe Escobar – Le 26 mai 2016 – Source Russia Insider

Tous les politiques drogués de la planète doivent avoir le nez collé sur la série TV House of Cards, version telenovela au Brésil, qui offre toujours un festival incomparable de sensations fortes à bas prix.

Le dernier suspense était la fuite d’une conversation entre l’un des principaux opérateurs impliqués dans le scandale de corruption du géant pétrolier Petrobras et un sénateur et éphémère ministre de la planification dans le gouvernement intérimaire usurpateur remplaçant la présidente Dilma Rousseff, pendant le cours de son procès de mise en accusation par le Sénat.

Appelons cette fuite une courte autopsie de ce qui, dès le début, aurait dû être défini comme golpeachment, un mélange de coup d’État (golpe, en portugais) et de mise en accusation (impeachment, en anglais) qui a eu lieu après deux votes successifs au Congrès et au Sénat brésilien, lorsque ces deux congrégations notoires d’escrocs, sous le coup d’enquêtes innombrables pour délits et crimes, ont pris le pouvoir à Brasília dans un opéra-bouffe d’anthologie. Leur arnaque a enfanté la République Bananière Provisoire des Crapules (RBPC).

À la rencontre des Morts vivants, zombies intérimaires

La fuite/autopsie a dûment dévoilé comment le cancer RBPC a progressé. L’un des comploteurs principaux esquisse le contour du coup d’État, en soulignant la façon dont il devrait protéger la ploutocratie/kleptocratie brésilienne des conséquences indésirables de l’enquête de corruption Car Wash, en cours depuis deux ans, et comment la gauche – de la présidente Rousseff à Lula et au Parti des travailleurs – doit être criminalisée pour de bon.

Le reste, l’imposition d’une restauration néolibérale, sera dans les livres d’histoire, y compris la démolition des droits sociaux et du droit du travail récemment acquis, le renversement total de la politique étrangère, le retour des relations géopolitiques et géo-économiques à un état d’esprit colonial, le rétablissement d’une classe dirigeante hégémonique conservatrice et rentière au cœur d’une société démocratique orientée vers le bien-être social.

Cela colle bien avec le Congrès et le Sénat brésiliens actuels, dominés par les intérêts BBB [Beef : le puissant lobby agro-industriel, Bullet : les armes et le complexe de la sécurité privée, Bible : les fanatiques évangélistes], tous soutenus par les médias d’entreprise. Beaucoup de ces personnages peu recommandables ont un lien avec et/ou représentent l’aristocratie rurale brésilienne toxique – ils sont en fait les héritiers des titres de noblesse remis aux propriétaires d’esclaves.

Tout cela s’est mis à enfler après seulement quelques jours, même avec la mise à l’écart temporaire de l’ancien chef de la Chambre basse, l’escroc patenté [et honni, NdT] Eduardo Cunha – chef de file d’une escroquerie au financement des campagnes politiques à l’intérieur du Congrès – qui était devenu, de facto, le premier ministre de la marionnette Michel Temer, ancien vice-président et actuel président par intérim.

Temer l’Usurpateur – qui pourrait effectivement devenir Temer le Bref – est en état de siège depuis qu’il a pris le pouvoir. Son indice d’impopularité est exactement l’inverse de celui de Kim Jong-Un, il plafonne à près de 99%. L’écrasante majorité des Brésiliens veut sa destitution. Il est mentionné dans plusieurs scandales de corruption, alors qu’une cohorte de ses ministres est aussi embourbée dans des scandales du même type.

Le problème est que la cabale du RBPC ne peut tout simplement pas se passer de lui – et laisser filer le pouvoir. La conversation téléphonique des escrocs, qui a fuité, prouve de façon concluante que l’enquête Car Wash a été instrumentalisée pour criminaliser le Parti des travailleurs et abattre Rousseff, tandis que l’arnaque du coup d’État avançait en parallèle, veillant à ce que certaines forces politiques majeures ne soient pas prises dans le filet de l’enquête Car Wash.

Le Dialogue des Escrocs a eu lieu il y a plus de deux mois – et au moins trois semaines avant que la farce du golpeachment n’atteigne son apogée, lors d’une session de vote horrible à la Chambre basse. Ce qui nous conduit à une question clé : pourquoi le procureur général et le juge provincial en charge de l’enquête Car Wash n’ont-ils pas révélé plus tôt son contenu, et pourquoi n’ont-ils pas pris des mesures immédiates ? Si le Dialogue des Escrocs avait été révélé en mars, le golpeachment n’aurait pas pu avoir lieu.

Le fait qu’il n’y ait pas eu de fuite il y a deux mois fait lever tous les sourcils sérieux. Le sénateur dont le nom est évoqué dans le Dialogue des Escrocs est un nœud capital du lien de corruption historique à l’intérieur du géant pétrolier Petrobras, depuis l’époque de l’administration Cardoso dans les années 1990. Il se trouve que ce sénateur a été bien calé à la direction politique de toutes les administrations brésiliennes au cours des 22 dernières années. Cela signifie qu’il a toujours été le parrain, l’escroc en chef de son parti politique, le PMDB.

Pourtant, rien n’est aussi grave que la reconnaissance de l’existence d’un projet caché de golpeachment, dont le but a toujours été d’enterrer toutes les preuves de corruption dans le cadre d’un accord plus large impliquant certains juges de la Cour suprême. Sans la complicité de la House of Cards brésilienne, toute l’escroquerie du golpeachment aurait dû être déclarée nulle et non avenue immédiatement. Pourtant, comme je l’ai souligné dès le début, c’est un coup d’État, une guerre de style hybride sophistiquée : judiciaire, politique, financière et médiatique. Et elle sera très difficile à démêler.

La logique du scandale perpétuel

Donc, les historiens futurs ont déjà leur scénario – écrit dans le Dialogue des Escrocs ; le golpeachment 2016 était une arnaque concoctée par un tas de canailles politiques prêtes à tout pour ne pas aller en prison.

Temer le Bref, une humble marionnette, est maintenant en état de siège. Ses deux manipulateurs – l’ancien chef de la Chambre basse et son éphémère ministre de la Planification – sont maintenant obligés de rester dans l’ombre. Pratiquement, cela signifie que l’approbation par le Congrès des politiques économiques profondément impopulaires sera beaucoup plus difficile.

Le règne de Temer le Bref est certifié illégitime. Même les acteurs privilégiés – la Déesse du Marché, les hommes d’affaires assortis, y compris certains secteurs des médias traditionnels – n’achètent pas la farce. Pendant ce temps, la rue brésilienne ne sera pas tranquille ; c’est la stratégie de Rousseff et du Parti des Travailleurs (bien que cela ne suffira pas).

Et ensuite ? La seule façon pour Rousseff de se rétablir est de concocter, avec son parti, un récit crédible des priorités pour le pays jusqu’aux élections présidentielles de 2018. Cela implique beaucoup de négociations politiques en coulisse – et Rousseff est vraiment nulle pour cela.

Ce qui a été décrit avec justesse comme un condominium présidentiel – la nouvelle normalité au Brésil – se compose d’agendas contradictoires sans vision consensuelle. Donc, il faut s’attendre à voir la nation s’embourber, pour longtemps, dans la logique du scandale perpétuel.

La variable clé à partir de maintenant, est de savoir comment le gang de la nouvelle république bananière provisoire des crapules (RBPC) va manœuvrer – peut-être illégalement – pour s’accrocher au pouvoir. Le Ministère public et la police fédérale sont totalement politisés. Il y a de moins en moins de pouvoirs de médiation. Le gang de la RBPC ne fera pas de prisonniers. Le Ministère public poursuivra Lula, alors que le procureur général essaiera de bloquer toute chance de réintégration de Rousseff.

Pendant ce temps, les sociaux-démocrates sont devenus des néolibéraux forcenés – éléments clés de la RBPC – et ils vont continuer à avancer leur propre agenda : privatisations à la hussarde, remise de l’exploration des gisements de pétrole pré-sel entre les mains du Big Oil US et soumission consciencieuse à la suzeraineté de Washington. Il suffit d’examiner l’extrême intérêt du ministère américain de la Justice dans toutes les choses liées à l’enquête Car Wash pour comprendre comment Washington est profondément impliqué dans la mainmise sur les grandes entreprises brésiliennes.

Et les BRICS ?

Le Brésil est maintenant isolé à l’échelle mondiale. L’ami des fonds vautours, le président argentin Mauricio Macri, a été le seul dirigeant à reconnaître le gouvernement illégal de la RBPC. La RPBC adore Macri comme si c’était Beyonce ; ils adorent son rôle de sabreur d’un cycle de politique sociale des gouvernements argentins. [JBL1960 ; dès le 19/12/2015 je relayais par ce billet ici l’inquiétude légitime soulevé par Macri qui annonçait la couleur et le 13 février l’appel des universitaires argentins par ce billet ]

Washington n’a pas eu les couilles de le faire directement – comptant sur ses mignons tels que le porte-parole du Département d’État et l’ambassadeur intérimaire à l’OEA. Mais le message est sans équivoque : le golpeachment est légal, et Washington fait confiance aux institutions démocratiques brésiliennes. Comparez avec l’attitude du ministère russe des Affaires étrangères, qui a alerté à propos d’une ingérence étrangère dans les affaires du Brésil.

Le nouveau ministre des Affaires étrangères du Brésil – un perdant (deux fois) aux élections présidentielles remportées par le Parti des travailleurs – n’a pas perdu de temps pour lancer sa glorieuse politique de vassal de Washington/Big Business. Il avait déjà émis une menace voilée à Cuba, au Venezuela, au Nicaragua, à la Bolivie, à l’Équateur et au Salvador. Le Mercosur sera mis de côté au profit de l’Alliance du Pacifique – où le Mexique, le Pérou et la Colombie sont déjà sous les ailes de Washington. L’Unasur sera enterrée.

Et puis il y a la crème glacée rance dans la tarte du scélérat. Le «B» des BRICS est maintenant en sommeil. Cela signifie que le rôle du Brésil dans la banque des BRICS sera sérieusement compromis. Certes, les BRICS n’ont jamais été un groupe homogène et ont été criblés de conflits d’intérêts. Par exemple, l’accord de partage nucléaire entre les États-Unis et l’Inde lie efficacement ce dernier pays à Washington. Le prochain sommet du BRICS est en Inde, en octobre. Le Brésil risque l’ignominie d’être représenté par le gang de la RBPC.

Pendant ce temps, ne vous méprenez pas : dans la mesure où l’enquête Car Wash s’est révélée être un exercice totalement politisé – où la lutte contre la corruption était seulement une couverture commode – le gang de la RBPC et ses alliés vont tout faire pour se débarrasser des élections présidentielles directes de 2018.

Alors, voici la triste feuille de route du Brésil jusqu’en 2018 : chaos politique, économique, social et juridique total.

Article original paru dans Sputnik – Russian news agency

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Donc la reprise en main de l’Amérique Latine par Washington est actée, non ?

Et encore une fois on évoque la non tenue des élections présidentielles directes ici en 2018 pour le Brésil, ce que j’avais déjà évoqué dans ce billet ; Non c’est N.O.M. mais bon…

Y paraît que la priorité des priorité c’est l’Euro 2016 et c’est même pour cela qu’on a prolongé l’état d’urgence 2 mois de plus !

Maintenant, vous pouvez commencer à ouvrir un œil et lire ceci ; http://www.legrandsoir.info/je-condamne.html

Et en suivant, cela : Choisissons-nous !

Si vous sentez que ça vous démange alors n’hésitez pas et regardez ça ;

Mon véritable adversaire ;

Vous devriez voir les choses sous un autre angle maintenant, non ?

Allez, ne vous rendormez pas ; On a besoin de vous

JBL1960