Archives pour la catégorie Peuples premiers

Frankenstein et les Indiens

Naissance d’un Monstre ► La Nation Zombie

L’empire Zunien ► L’Empire Zunien ou la Nouvelle Théocratie

Steven Newcomb, l’auteur de cet article, fait référence à Peter d’Errico, dont le dernier article du 11/02/2017 est iciLa Loi suprême de la Terre…

C’est la suite logique à tous les appels des Natifs à les rejoindre pour faire tomber l’Empire.

Parce que l’eau c’est la vie ► Mni Wiconi. Vous pouvez lire ou télécharger le PDF de 19 pages, « l’introduction à la philosophie et la pensée amérindiennes » du livre  testament  « Si vous avez oublié les noms des nuages, vous avez perdu votre chemin » de l’activiste Lakota Russell Means que R71 avait traduit par extraits de l’anglais en 2014, que j’ai introduit par ce billet connexe ► TOUT PROTECTEUR DE L’EAU…

PDF de 19 pages « INTRODUCTION À LA PHILOSOPHIE ET LA PENSÉE AMÉRINDIENNES » réalisé par JBL1960.

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Steven Newcomb a écrit un livre majeur « Païens en Terre Promise, décoder la Doctrine Chrétienne de la Découverte » partiellement traduit par R71 que j’ai également réunifié par ce PDF de 45 pages en lien direct ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/01/pdfsnewcombjanv2017.pdf  Et  expliqué par ce billet de blog, qui contient d’autres PDF parfaitement connexes ► TOUS DES PAÏENS EN TERRE PROMISE…

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Résistance au colonialisme : Frankenstein et les Indiens (Steven Newcomb)

Frankenstein et les peuples natifs ou l’expression d’une ironie

Le Frankenstein de Mary Shelley sanglota sur les actes ignobles commis par les chrétiens européens [sur les Indiens]

URL de l’article traduit de l’anglais par R71https://resistance71.wordpress.com/2017/02/18/resistance-au-colonialisme-frankenstein-et-les-indiens-steven-newcomb/

Steven Newcomb | 14 février 2017 | URL de l’article original : https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/frankenstein-native-peoples-expression-irony/

Si ce n’était pas à cause de mon bon ami Peter d’Errico, je ne saurais pas que Mary Shelley mentionne les Amérindiens dans son célèbre livre d’horreur “Frankenstein”. Peter est une des seules personnes que je connaisse qui a en fait lu le livre plutôt que de se référer aux films d’Hollywood sur cette histoire. Dans le “Frankenstein” de Shelly, une jeune Arabe du nom de “Safie” est instruite par son tuteur Félix. Un des livres qui est utilisé pour son éducation est “Ruines d’empire” du Comte Volney. Des leçons, le monstre de Shelley dit: “J’ai entendu parler de la découverte de l’Amérique et j’ai pleuré avec Safie sur le triste sort de ses habitants originels.

Quelle parfaite expression de l’ironie: le monstre de Shelley pleure sur les actes monstrueux commis par les chrétiens européens contre les peuples originels de ce continent, connu sous le nom de “Continent des Amériques”. Il y a une autre ironie en regard du Frankenstein de Mary Shelley, livre qui d’après certains érudits, est un des tous premiers livres de science-fiction: son histoire fut joué en premier lieu sous forme de pièce de théâtre en 1823, la même année que la décision de fiction légale par la Cour Suprême des États-Unis dans son verdict de l’affaire Johnson c. M’Intosh, décision qui a eu pour résultat tant de destruction pour nos nations originelles et qui est toujours vu et considéré aujourd’hui comme un précédent légal valide et actif.

La fiction de la CS dans sa décision Johnson c. M’intosh suit ce que John Steinbeck appelait “le schéma de la réalité contrôlé et façonné par la pensée de l’écrivain.La décision de Johnson c. M’Intosh est un schéma de réalité créé par l’esprit du juge John Marshall, utilisant des idées préexistantes et sous-jacentes à la sémantique de la domination que l’on trouve dans la langue anglaise. Une idée que Marshall créa dans son rendu de la décision qu’il écrivit pour la cour unanime, est que la liberté des nations originelles de ce continent a été “nécessairement diminuée” par le “peuple chrétien” supposément en “découvrant” des terres “habitées” par des non-chrétiens (“natifs qui étaient païens”).
Étant donné l’effort de la cour de Marshall pour utiliser l’expression d’idées dans la décision de l’affaire Johnson comme moyen d’essayer de mettre un terme à la liberté des nations originelles du continent, quelle ne fut pas l’ironie du sort de voir que la fameuse cloche de la liberté de Philadelphie se fissura lorsqu’elle résonna lors de la procession des funérailles du juge Marshall, comme l’a décrit Alfred Steinberg en 1835:

“Tandis que la dépouille du juge Marshall était portée dans les rues de Philadelphie vers les embarcadères pour qu’elle soit restituée à Richmond en Virginie, les autorités de la ville lui rendirent un grand honneur. Elles ordonnèrent que la Cloche de la Liberté qui avait sonné l’indépendance des États-Unis depuis le beffroi de l’Independance Hall le 4 juillet 1776, sonna en l’honneur du juge Marshall. Durant son carillonage, la cloche se fendit soudain et une grande fissure apparut sur son flanc.”

Quelle synchronicité ironique : la Cloche de la Liberté est morte durant un effort de la faire sonner en l’honneur du juge Marshall, que le peuple des États-Unis tient en haute estime, mais qui a tant fait pour tuer la liberté de nos nations originelles. Mary Shelley a utilisé son personnage de Frankenstein comme moyen de commenter de telles injustices. Témoin de l’instruction reçue par le jeune Safie, le monstre pose une question qui semble capturer à merveille la contradiction entre l’injustice de la décision de Johnson c. M’Intosh écrite par le juge Marshall et la haute estime que lui porte le peuple américain.

En parlant des leçons d’histoire dont il a été le témoin, Frankenstein déclare: “Ces superbes narrations m’ont rempli de sentiments étranges. L’Homme fut-il en fait à un moment donné si puissant, si vertueux et magnifique et pourtant à la fois si méchant et vil ?” Le monstre continue avec un commentaire qui semble capturer les vues contradictoires de Marshall, dépendant de la perspective de chacun: “Il apparaît à un moment donné comme un héritier du principe du mal et à un autre moment tout ce qui pourrait être considéré de noble et de divin.” Puis le monstre dit: “Pendant très longtemps je n’ai pas pu concevoir comment un homme pouvait aller de l’avant et tuer un de ses semblables ni même pourquoi il y avait des lois et des gouvernements, mais quand j’ai entendu les détails du vice et du massacre, j’ai cessé de me poser la question…

Ici Frankenstein semble suggérer que ces “détails historiques de vice et de massacre” fournissent une réponse à la question du “Pourquoi y a t’il des lois et des gouvernements ?” Ceci ne répond pas en tout cas à ce que les lois et les gouvernements soient utilisés comme moyens de perpétrer le vice et le massacre, comme nous le trouvons fréquemment dans l’histoire des lois et des gouvernements des États-Unis (gouvernement fédéral ET les gouvernements des états) qui sont utilisés contre les nations originelles de ce continent et résultant dans le type d’histoires tragiques sur lesquelles sanglota le monstre de Mary Shelley.

Frankenstein continue ses réflexions et dit : “Chaque conversation des villageois ont ouvert maintenant de nouvelles préoccupations pour moi.” Il continue :

Tandis que j’écoutais l’enseignement que Félix donnait à l’Arabe [Safie], l’étrange système de la société humaine me fut expliqué. J’ai appris au sujet de la division de la propriété, d’immense richesse et de pauvreté abjecte ; du rang, de la descendance, de l’ancestralité et du sang noble.

La propriété est le point de focus de la décision de l’affaire Johnson c. M’Intosh. Marshall l’indiqua lorsqu’il écrivit que “le droit de la société de prescrire ces règles par lesquelles la propriété peut être acquise et préservée n’est pas et ne peut pas être remis en cause.Le verdict de Johnson c. M’Intosh, qui fait partie intégrante du système légale foncier des États-Unis d’Amérique a eu pour résultat l’accumulation “d’une très grande richesse” pour les États-Unis et une “pauvreté abjecte” pour les nations originelles de ce continent.

Le Dr David Nichols dans son livre Lincoln and the Indians, fournit des détails à fendre le cœur sur ce que les peuples originels ont expérimenté comme résultat de leur appauvrissement sous la colonisation états-unienne de ce sous-continent nord-américain. Dans cet exemple au Kansas, le superintendant des affaires indiennes Coffin “a estimé le nombre de réfugiés indiens être entre 10 à 16 000.” Il a dit au haut-commissaire Dole : “Ils sont dans un état de destitution des plus déplorables, certains d’entre eux sont morts de faim et ont gelé [sic] à mort après la désastreuse bataille.” Nichols note “qu’ils manquent de provisions de toute sorte” et cite un médecin de l’armée américaine qui a décrit le degré de pauvreté extrême et la souffrance des Indiens, dans ce cas précis au Kansas:

Il est impossible pour moi de décrire l’état de délabrement de leur condition. Lere seule protection contre la neige sur laquelle ils s’allongent est l’herbe de la prairie et contre le vent des morceaux et lambeaux de tissus fixés et tendus entre deux poteaux. Certains d’entre eux avaient des vêtements mais beaucoup n’avaient que des vêtements en lambeaux qui ne masquaient pas leur nudité et j’ai même vu sept d’entre eux d’un âge variant entre 3 et 15 ans n’ayant absolument rien pour se couvrir.”

Nichols résume en déclarant : “Il y avait très peu de nourriture et la maladie fit des ravages.” Cette information citée nous ramène aux mots du monstre de Mary Shelley:

Les paroles des leçons m’incitèrent à l’introspection. J’ai appris que les possessions les plus estimées par vos semblables sont une belle et pure ascendance unifiée par des richesses. Un humain peut-être respecté avec seulement un seul de ces avantages, mais sans aucun des deux, il était considéré, à de rares exceptions près, comme un vagabond et un esclave, condamné à gaspiller son énergie pour le profit du petit nombre choisi !

La description fournie ci-dessus du Dr Nichols ne nous donne juste qu’un tout petit aperçu de l’incroyable degré de souffrance qui fut infligé aux peuples et nations originels par le verdict de l’affaire Johnson c. M’Intosh et son héritage, ainsi qu’avec la loi et la politique fédérales indiennes de manière générale. Le Frankenstein de Shelley pose une question qui fournit un cadre de référence pour le verdict de l’affaire Johnson c. M’Intosh et le code de la domination. C’est une question que ceux souffrant et mourant dans les vents glacés des prairies du Kansas auraient pu se poser: “Ai-je été un monstre, une vermine sur la terre, que tout le monde fuyait et déshérité de tous ?

Dressez-vous avec nous à Standing Rock !

Mni Wiconi : l’eau c’est la vie !

Source de l’image ► Gazettedebout.fr

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C’est parce qu’il est incontestable que quelque chose d’immense est né à Sioux Standing Rock et Steven Newcomb a été le premier a en parler le 29/08/2016 ICI et conscient de l’importance de ce qui jaillissait sous leurs yeux. Avec une résistance de près de 300 Nations Primordiales et 2000 vétérans de guerre US, à la construction de cet oléoduc, ce Serpent Noir comme le nomme les Natifs, que financent 4 grandes banques Françaises et bien que Trump affirme qu’il n’y a personne qui s’en plaigne, dans cette vidéo en intro de ce billet.

Mais il n’y a pire sourd qui ne veut entendre VOTE ou ENCORE ?

Nous pouvons, tous ensemble, nous dressez contre le DAPL, contre tous les DAPL, parce que oui, l’eau c’est la vie et partout sur la Terre nous pouvons être des protecteurs de l’eau ; Des protecteurs de la Vie…

JBL1960

La Loi suprême de la Terre…

Et la preuve des vols des Terres Natives :

Ainsi la loi suprême de la terre aux États-Unis est la loi du “droit de domination par la découverte chrétienne”.

Après Steven Newcomb et sa démonstration imparable que l’empire américain est une véritable théocratie ► L’Empire Zunien ou la Nouvelle Théocratie

L’exposé par le Pr. Taiaiake Alfred qu’il y a des solutions anti-coloniales pour une décolonisation de l’empire ► Résistance au fléau de l’Humanité

Et ce matin, l’affirmation par la Nation Nipmuc : Nous ne sommes pas une nation d’immigrants ► La discussion au sujet de l’immigration est de fait très opportune pour réfléchir de nouveau sur les nations premières et cette terre du continent ► Les Nations Primordiales d’Amérique ne sont pas des immigrants !  Incluant la vidéo de Trump affirmant qu’il n’y a aucune contestation, de personne, à l’achèvement des travaux de l’oléoduc à Sioux Standing Rock et même que personne ne l’a appelé au téléphone à ce sujet ! Oui, Donald porte un Nez Rouge, et une perruque orange, pour autant il n’est pas très drôle.

Peter d’Errico, également juriste, enfonce le clou, et va encore plus loin que dans son dernier article, intégré ici. Et grâce à Résistance71 qui traduit de l’anglais.

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Empire, Standing Rock, DAPL et la preuve par neuf du vol des terres natives (Peter d’Errico)

Excellentes analyse et démonstration ici de Peter d’Errico qui montre sur quel point d’usurpation et de criminalité se fonde la “loi de la terre” de l’empire. L’écrasement par la domination enracinée dans la falsification et le pseudo-droit de souveraineté “par la découverte chrétienne” de terres païennes. D’Errico taille en pièce cette ignominie de manière magistrale dans cet article que nous avons traduit ci-dessous !…

En fait les États-Unis disent ceci pour résumer succinctement : la loi suprême de la terre est la loi des traités qui ne peut pas être surclasser ni par les agences gouvernementales, ni par les fonctionnaires, président inclus et les traités font loi.
Mais… par le simple fait de la “découverte” des terres païennes par les chrétiens d’Europe, les États-Unis assument, par héritage, un “droit de domination et de souveraineté totale” inhérent sur toute terre et peuple païens y vivant. Ainsi la loi suprême de la terre aux États-Unis est la loi du “droit de domination par la découverte chrétienne”. Ceci a été gravé dans le marbre légal affabulateur et oppresseur zunien depuis 1823 et la décision de l’affaire Johnson contre McIntosh. Tout cela dans cette nation essentielle, ce phare de la liberté et de la démocratie éclairant le monde de sa docte et sage lumière que tous lui envient.
Turlututu, chapeau pointu! nous souffle Kiri le clown dans l’oreillette !…

Effarant non ?…

~ Résistance 71 ~

URL de l’article R71 ► https://resistance71.wordpress.com/2017/02/14/empire-standing-rock-dapl-et-la-preuve-par-neuf-du-vol-des-terres-natives-peter-derrico/

 L’affirmation de domination des États Unis sur Standing Rock viole le traité de Fort Laramie de 1851

Le traité fait loi et la terre doit être honorée

 Peter d’Errico |  7 février 2017 |  URL de l’article original : https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/u-s-claim-domination-standing-rock-violates-treaty-of-1851/

Une déclaration succincte sur les problèmes auxquels doit faire face la nation Sioux à Standing Rock, écrite par Jeffrey Ostler et Nick Estes le 16 janvier 2017, a démontré qu’ »il n’y a aucune question sur l’affirmation par Standing Rock qu’un oléoduc est construit à travers des terres reconnues comme étant des terres Sioux en territoire Sioux sous le traité de Fort Laramie de 1851. » Ce point particulier au sujet de l’application du traité doit être clarifié haut et fort et de manière continue et répétée. Le traité de 1851 a défini des démarcations qui doivent être prises en compte pour la mesure et l’évaluation de toute route à emprunter de cet oléoduc. La carte fournit sur leur article est claire et montre le projet du DAPL traversant les terres protégées par traité.

Un second point de cet article doit aussi être mis en valeur chaque fois que possible : les traités sont, sous la constitution des États-Unis, “la loi suprême de la terre”. Chaque tribunal, chaque agence fédérale, chaque fonctionnaire aux États-Unis doit s’en remettre à la constitution fédérale. Ceci veut dire que tous doivent se référer au traité de Fort Laramie de 1851.

Aucune agence ou bureau gouvernementaux, incluant la présidence, n’a l’autorité d’agir contrairement à la “loi suprême de la terre”. Peu importe combien Donald Trump ou quiconque de son entourage, souhaitent qu’il soit un dictateur, leurs actions sont liées par la loi… à moins de faire un coup d’état, auquel cas, il y a aura des choses plus importantes à gérer que Standing Rock.

Ironiquement, d’après l’histoire des États-Unis, des violations des droits des peuples natifs, si le président veut utiliser le DAPL comme un véhicule pour fomenter un coup contre la constitution, alors Standing Rock sera en première ligne pour sauver la démocratie à l’américaine, en tant que sous-produit de la défense de l’eau !

Les soi-disant “problèmes indiens” ont historiquement monté les peuples autochtones contre les forces du développement capitaliste colonial. Ce schéma se répète une fois de plus avec le DAPL ; mais cette fois-ci, le conflit s’est étendu en dehors du pays indien, parce que de plus en plus de non-Indiens sont éveillés aux problèmes sous-jacents, notamment celui de l’eau pour la vie.

Je veux ajouter quelques réflexions aux point établis par Ostler et Estes au-delà du traité de 1851, afin de clarifier les affaires au sujet de l’autorité du gouvernement américain sur les peuples originels.

Résistance 71 : Ici, il faut considérer que d’Errico, qui est un juriste et a travaillé durant des années avec les natifs sur des affaires juridiques les concernant, notamment avec la nation Diné (Navajo), offre des conseils sur le comment pousser pour faire appliquer la loi existante. C’est du conseil juridique gratos en quelque sorte…

Leur analyse par trop pertinente se retrouve un peu en difficulté lorsqu’ils discutent des Collines Noires (Black Hills, terres sacrées Lakota). En premier lieu, lorsqu’ils s’en réfèrent à la décision de la Cour Suprême (CS) des États-Unis de 1980 sur les Black Hills, celle où la cour déclara “un plus grand cas de grand déshonneur ne peut être trouvé en toute probabilité dans notre histoire”, ils disent “Sous la loi fédérale, le gouvernement fédéral n’a pas l’autorité de retourner les terres illégalement saisies, ainsi la cour remédia à la saisie du territoire des Collines Noires et des terres de l’article 16 en accordant une compensation financière.

Secundo, lorsqu’ils font remarquer que la nation Sioux “a refusé de manière consistante toute compensation financière pour les terres volées et a au lieu de cela argumenté pour un retour de la majorité des terres des Collines Noires”, ils font référence à ces terres comme étant “sous propriété fédérale.”

Nous devons bien comprendre qu’à la fois l’affirmation que la loi américaine interdit le retour de terres et l’affirmation que les Collines Noires sont “sous propriété fédérale des États-Unis” sont des manifestations de l’affirmation générale des États-Unis d’un droit de domination sur les peuples natifs. Ceci remonte à la décision de la CS en 1823 dans l’affaire Johnson contre M’Intosh, décision basée sur le “droit de la découverte chrétienne”: “Right of Christian Discovery.”

Le “droit” de la découverte chrétienne, comme l’a reconnu la CS elle-même, remonte à des décrets pontificaux (bulles) du XVème siècle qui disent que les colonisateurs chrétiens pouvaient clamer des terres qu’ils avaient “découvertes” et prendre contrôle des peuples natifs païens qui y vivaient.

Standing Rock ne devrait jamais acquiescer au fait que les Collines Noires sont “sous propriété fédérale”, ni ne devrait accepter l’assertion des États-Unis qu’ils ne peuvent pas rendre les terres qu’ils ont envahies et saisies. Le temps est venu de se dresser contre cette violation vieille de plusieurs siècles concernant les terres des nations autochtones et ce par quelque gouvernement que ce soit se réclamant du “droit de la découverte”.

Je ne parle pas d’un évènement du passé. L’affaire Johnson n’a jamais été déboutée. Une recherche sur Westlaw (au 25 janvier 2016) a montré 330 affaires judiciaires citant Johnson c. M’Intosh, jusqu’au 1er juillet 2015 inclus.

De plus, bien des affaires se reposent sur le “droit de la découverte” sans citer Johnson. Par exemple City of Sherrill, N.Y. v. Oneida Indian Nation of New York (2005) a dit: “le titre de propriété de la terre occupée par les Indiens lorsque les colons arrivèrent changea de mains par la découverte faite par les nations européennes et plus tard les états originaux des États-Unis et l’état fédéral.” Le tribunal cita des décisions intermédiaires plutôt que Johnson c. M’Intosh.

Ostler et Estes établissent que « Le congrès des États-Unis a autorisé le barrage de Oahe sous la loi du contrôle des inondations de 1944… (mettant en marche) ce que l’universitaire Lakota Standing Rock Vine Deloria Jr a caractérisé par ‘la loi la plus destructrice jamais perpétré sur aucune nation aux États-Unis.’  »

Le tribunal de district déclara : “La loi sur le contrôle des inondations de 1944 NE PEUT PAS être la législation nécessaire qui autorise la prise de terres natives indiennes à moins qu’il ne puisse être soutenu qu’une loi générale approuvant une série de projets particuliers puisse s’appliquer à des terres indiennes liées par traité (en l’occurrence le traité de Fort Laramie de 1851). Nous croyons qu’une telle position est intenable. La législation d’ordre général n’est pas suffisante pour y inclure des terres tribales indiennes reconnues par traité.

Néanmoins le juge continua de citer des affaires de “droit de la découverte” et ajouta: “Le congrès des États-Unis peut abroger le traité afin d’exercer son droit de souveraineté… il doit ainsi y avoir une claire action congressionnelle qui indique une intention d’abrogation…

Le juge a ensuite conclus : “Afin d’insister sur la problématique dans cette décision, nous désirons réaffirmer que l’autorité du Congrès des États-Unis d’exercer le droit de domaine éminent sur les terres tribales indiennes n’est pas mis en question. Nous accordons la demande de la tribu à cause d’un manque d’exercice de cette autorité. Cette affaire peut-être rapidement réglée en l’apportant à l’attention du Congrès.

Le Congrès des États-Unis fut très rapide d’affirmer son “droit souverain” fondé sur la “découverte chrétienne” : le 2 septembre 1958, il passa la loi publique 85-915, “afin de fournir l’acquisition de terres pour les États-Unis, terres requises pour le réservoir créé par la construction du barrage de Oahe sur la rivière Missouri et pour la réhabilitation des Indiens de la réserve sioux de Standing Rock dans le Dakota du Nord et du Sud.”

La supposée “autorité du Congrès” de violer le traité de 1851 prend sa racine dans l’assertion des États-Unis de son “droit de découverte”,une affirmation faite par le gouvernement fédéral que celui-ci possède les terres natives et peut contrôler les peuples autochtones comme bon lui semble.

Nous voyons ici qu’une fois de plus, Standing Rock doit faire face à l’assertion unilatérale des États-Unis de leur affirmation d’un “droit souverain” de dominer les Indiens.

En 1958, Les avocats de Standing Rock ne firent pas appel de cette affirmation des États-Unis. Comme l’avait dit le juge : “l’autorité du Congrès n’est pas remise en question…

 Standing Rock ne devrait pas de nouveau faire cette erreur !!…

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Cette démonstration est surtout pour ceux qui affirment que ce combat est lointain, vain, et inutile. Alors qu’il se passe ici et maintenant et qu’il engage l’avenir de l’humanité. Et je pense, tout comme R71, et tous les non-indigènes car nous sommes de plus en plus nombreux à lutter aux côtés des Natifs, d’Errico le souligne plus haut, que nous devons enclencher un nouveau paradigme absolument débarrassé de ce « Droit de la Découverte » qui a été donné à Christophe Colomb et par lequel l’Amérique moderne s’est construite, puis légitimée comme vient de l’expliquer à nouveau Peter d’Errico. Et qu’elle ne veut plus lâcher car c’est ce qui lui confère cette prétendue supériorité sur le reste du monde…

Là est le point de rupture ; Nous avons là, le moyen de rompre avec le cycle mortifère de l’idéologie coloniale. Nous pouvons agir, en retirant notre consentement à la poursuite du Système colonial. Il suffit juste de dire NON et tous ensemble.

JBL1960

Articles connexes :

Païens en Terre Promise, décoder la Doctrine Chrétienne de la Découverte ; Incluant le PDF de larges traductions du livre de Steven Newcomb par Résistance71 ► Tous des Païens en Terre Promise…

Les Nations Primordiales d’Amérique ne sont pas des immigrants !

Donald poursuit la Trumperie !

Notamment sur l’achèvement des travaux du DAPL dont personne ne se plaindrait ;

Merci à Akasha qui relaie ces infos via la rubrique Vos Infos, news, liens sur le site Les Moutons Enragéshttps://www.facebook.com/leclercric/videos/vb.132842486751654/1236960736339818/?type=2&theater  Dans la vidéo incluse  Trump affirme qu’il n’y a aucune contestation au DAPL et qu’aucune personne ne l’a jamais appelé, la vidéo est sous-titré en français, donc je n’invente et n’exagère rien ► TRUMP NE VOIT AUCUNE OPPOSITION À LA CONSTRUCTION DE L’OLÉODUC DAKOTA ACCESS PIPELINE. Dites au Président Trump qu’il ne peut plus nous ignorer : https://secure.earthjustice.org/site/Advocacy…

Dans le Dakota du Nord, la bataille reprend contre l’oléoduc voulu par Trump

11 février 2017 / Yona Helaoua (Reporterre)

La construction du Dakota Access Pipeline, qui menace l’approvisionnement en eau des tribus sioux avoisinant son tracé, a repris cette semaine. Les Amérindiens reprennent le combat devant les tribunaux et sur le terrain.

Lire l’intégralité de l’article, absolument ► https://reporterre.net/Dans-le-Dakota-du-nord-la-bataille-reprend-contre-l-oleoduc-voulu-par-Trump

En complément d’info ► http://chicagomonitor.com/2016/09/standing-rock-sioux-continue-dakota-access-pipeline-protest/

Pour compléter le sujet, mon dernier billet en appui de Steven NewcombL’Empire Zunien ou la Nouvelle Théocratie

Non Donald, les Amérindiens ne sont pas des immigrants et là encore tu te Trumpes ou veux Trumper tout le monde

Résistance au colonialisme : Population amérindienne… décidément pas une population « immigrante »…

URL de l’article sur R71 qui traduit de l’anglaishttps://resistance71.wordpress.com/2017/02/13/resistance-au-colonialisme-population-amerindienne-decidement-pas-une-population-immigrante/

« Pour la plus grande partie du XXème siècle, les archéologues croyaient que les Indiens sont arrivés sur le continent des Amériques à travers une ‘connexion terrestre’ établie dans le détroit de Béring, il y a environ 13 000 ans, à la fin du dernier âge glaciaire… En 1997, cette théorie s’est effondrée. certains de ses plus ardents partisans, comme Haynes, concédèrent publiquement que de nouvelles trouvailles archéologiques dans le sud du Chili ont montré des preuves irréfutables d’habitations humaines bien plus anciennes que 12 000 ans. Parce que ces gens vivaient à quelques 10 000km au sud du détroit de Béring, une trop grande distance pour être parcourue à cette époque, ces gens arrivèrent avant que le couloir du détroit ne soit libéré des glaces. Quoi qu’il en soit, de nouvelles recherches ont également jeté un grand doute sur l’existence même de ce couloir de Béring. Ainsi certains archéologues suggèrent que les premiers habitants des Amériques sont arrivés il y a plus de 20 000 ans… » ~ Charles C. Mann, « 1491 », 2005, p.17-18 ~

Nous ne sommes pas une nation d’immigrants

La discussion au sujet de l’immigration est de fait très opportune pour réfléchir de nouveau sur les nations premières et cette terre du continent

Spotted Crow Mann (Nation Nipmuc, Massachussetts)

11 février 2017 | URL de l’article original : https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/not-nation-immigrants/

Comme nous avons cette conversation au sujet des immigrants (NdT : à Yankland…) : qui est d’ici et qui ne l’est pas, ceci serait une excellente opportunité pour l’Amérique de réfléchir sur le peuple premier de cette terre.

Mais le silence à ce sujet est assourdissant. Alors qu’une multitude de protestations secouent le pays afin de laisser entrer des gens immigrants, les griefs et les requêtes du peuple indigène de l’Amérique semblent ne jamais sortir au grand jour. Si seulement la même vitalité pouvait-être soutenue en faveur des peuples premiers des USA et de Canada, la souffrance humaine disproportionnée au sein de ces communautés pourrait enfin entrevoir des solutions.

L’exégèse de ce narratif apathique remonte à l’église, puis aux médias, politiciens et au malaise général de la société (coloniale) concernant l’agencement indigène.
De manière ironique, si le chef Massasoit des Pokanoket avait été un peu moins altruiste envers les quelques 102 “pèlerins” à moitié affamés en 1620, nous n’aurions sans doute pas aujourd’hui cette conversation.

Nous ne l’aurions pas non plus si les Nipmucs (NdT : la nation originaire de l’auteur de ces lignes) n’avaient pas marché plus de 110km jusqu’à Boston avec des sacs de maïs sur leurs dos pour nourrir les Anglais affamés.

Les peuples originels avaient de manière générale une “politique de porte ouverte” envers tous nouveaux immigrants. Si vous désiriez prendre part dans la relation de réciprocité avec la terre, vous étiez les bienvenus.

Mais les Anglais n’en avaient jamais assez. En tout, ils voulaient toujours plus et ce plus mena à la guerre.

Ces nouveaux immigrants avaient très peu, voire aucun respect pour la terre ou l’agencement indigène.

Ainsi la lutte pour le sous-continent érupta à travers la Nouvelle-Angleterre en 1675, la guerre est connue sous le nom de “Guerre du roi Philippe

Il y eu énormément de pertes en vie humaines de part et d’autre et la communauté Nipmuc fut dévastée.

Des cessez-le-feu et des traités furent éventuellement “pondus”, mais pas avant que certains leaders de la nation ne fussent pendus, des familles réduites en esclavage et les Indiens christianisés internés sur Deer Island où des centaines d’entre eux moururent de faim et de froid.

Ainsi, des gens du peuple indigène comme mon arrière grand-père à la 5ème génération, combattirent aux côtés des jeunes colonisateurs pendant la guerre révolutionnaire dans la croyance que quelque chose de bon puisse sortir de cette calamité.

Ces juvéniles “Américains” martelèrent leur marteau hégémonique sur le dos de l’Île de la Grande Tortue et ainsi naquirent les États-Unis d’Amérique.

Lorsque l’Amérique fut au bord de l’effondrement 85 ans plus tard, des Américains natifs des peuples autochtones comme mon arrière grand-père de la 3ème génération, Samuel Vickers, ses frères et ses cousins combattirent, et certains moururent, dans la guerre de sécession. Leurs dures et complexes histoires sont relatées dans un livre de David Nuamec.

Quelques colons de la première heure trouvèrent que la vie était insoutenable dans cette nouvelle région. Ils se tournèrent vers des remèdes indigènes pour survivre. Des gens comme mon second arrière grand-oncle, Samuel Hazard, étaient connus comme des guérisseurs traditionnels, des “Docteurs Indiens”. On lui demanda de soigner une jeunes blanche qui vivait près de Hatchet Pond sur la réserve Nipmuc. Il est écrit qu’il utilisa des plantes et des cœurs de crotales pour lui sauver la vie.

De telles histoires sont imbriquées dans chaque communauté tribale de la terre. Dire de nous que nous sommes des nations d’immigrants ne fait que nier notre existence, nos contributions et nos requêtes et griefs non résolus.

Pourquoi cela demeure t’il la supputation favorite est au-delà de toute compréhension ?

Les nations natives originelles des USA et du Canada (NdT : et du Mexique et de toute l’Amérique du Sud) ont donné et sacrifié bien plus qu’il ne pourra jamais être mentionné, avant et après l’établissement de ces dits pays. Le peuple natif de ce continent mérite d’être le point de focale de cette conversation.

Mais au lieu de cela, nos paroles sont ignorées, nos enfants enlevés de leurs maisons, “pour être physiquement, mentalement et moralement entraînés et ajustés pour des positions d’auto-suffisance honorable, d’utilité et de respectabilité.” C’est ce qui est arrivé à ma grande-tante : Anna Vickers, qui fut enlevée de son foyer à l’âge de 11 ans, ainsi que d’autres membres de la famille et fut envoyée à la Connecticut Industrial School for Girls en 1901.

Nous ne sommes en aucun cas de vulgaires badauds dans ce narratif historique de l’Amérique. Nous avons survécu à un traumatisme inter-générationnel, à une violence latérale et aux vicissitudes d’élever nos familles dans une soi-disant “nation d’immigrants”, où sa définition même, est l’affront final à nos vies, aux sacrifices endurés et à l’Être, l’existence même de ce continent.

C’est le summum de la dissonance cognitive et de l’amnésie historique (NdT : artificiellement induite…), bercé d’une sorte de schizophrénie patriotique. Il engendre les caricatures natives, les mascottes ainsi que l’échappatoire colonialiste, jusqu’à aujourd’hui.

Nous devrions dire : Oui, nous sommes une nation d’immigrants, descendants du cheptel d’esclaves des peuples premiers de cette terre. Ceci forcerait tous les Américains à se familiariser avec la véritable histoire de leur pays et de cette terre, histoire qui a forgé les opportunités dont ils jouissent à présent.

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Pour compléter utilement le préambule de Charles Mann rappeler par R71, sur la Théorie du Détroit de Béring, qui s’effondre sur elle-même : « Impliquer que les Indiens reçurent de la terre est un renversement total des faits historiques. Jamais les États-Unis et leur gouvernement fédéral ne donnèrent un quelconque morceau de terrain à une quelconque nation indienne. Ce sont plutôt les Indiens qui donnèrent de la terre aux États-Unis en considération du fait de recevoir un titre indien sur le reste des terres et que celui-ci soit confirmé. […]  La culture telle qu’elle est comprise par le peuple indien est essentiellement un style de vie, c’est une expression de soi, mais pas consciemment, c’est plutôt l’expression de l’essence d’un peuple. Tout ce que l’homme blanc a réussi à créer sur ce continent (des Amériques) est un conglomérat violent d’individus et non pas un peuple. » ~ Vine Deloria Jr, 1969 ~ Ce billet de blog du 12/11/2016 documenté et argumenté en faux ► La théorie du Détroit de Béring ou la théorie de la connerie

Pour info, on apprend aujourd’hui que le Général Flynn est déjà démissionnaire ► http://www.20minutes.fr/monde/2013703-20170214-etats-unis-principal-conseiller-trump-securite-sellette  Le dossier russe revient claquer sur le bureau de Donald Trump, moins d’un mois après sa prise de fonction. Michael Flynn, le conseiller à la sécurité nationale du président, a démissionné lundi soir, moins de 96 heures après les révélations de la presse sur ses contacts inappropriés avec Moscou quand Barack Obama était encore en fonction. Cet ancien général, personnalité controversée qui a conseillé très tôt le milliardaire lors de la campagne électorale, est l’un des inspirateurs des idées de Donald Trump sur les questions internationales.

Et M. Le Monde ; Arrête de déconnexhttps://fr.sputniknews.com/international/201702141030074449-flynn-demissionne/  Suite à l’attaque du Washington Post, le conseiller de Trump à la sécurité Michael Flynn quitte son poste. C’est le général Keith Kellog, secrétaire général du Conseil de sécurité nationale, qui assurera l’intérim, le temps que le président Donald Trump lui trouve un successeur.

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Une véritable résistance s’est levée contre le fléau de l’humanité ; Le colonialisme et ce par quoi il arrive l’État et des solutions anti-coloniales pour une décolonisation de l’empire sont apportées, et documentées notamment par le Pr. Taiaiake Alfred ici ► Résistance au fléau de l’Humanité

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !

Pour un nouveau paradigme, en lien avec tous les Natifs du Monde ; Sans dieux, ni maitres. Mais surtout, sans armes, ni haine, ni violence ► Changement de paradigme ; Sans dieux, ni maitres…

JBL1960

Source de l’image ; Drapeau de la Nation Nipmuc, source wikipedia

Résistance au fléau de l’Humanité

Kahwatsire “tous nos feux sont connectés”

(mot Kanienkeha/Mohawk)

Illustration de l’image ; Ceinture wampum de Hiawatha

Résistance71 a traduit et publié en août et septembre 2014 des extraits du livre “Wasase, voies indigènes d’action et de liberté” (2005, seconde édition 2009) de Taiaiake ALFRED, Professeur de Sciences Politiques à l’Univers de Victoria, Vancouver, Canada que j’ai réunifiés, à leur demande, dans ce PDF de 29 pages intitulé ► Résistance au Fléau de l’Humanité  Solutions anti-coloniales pour une décolonisation de l’empire.

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred) VERSION PDF par JBL1960

https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/02/pdftalfred2014.pdf

Présentation par Résistance71 :

URL de l’article sur R71 : https://resistance71.wordpress.com/2017/02/11/solutions-anti-coloniales-pour-une-decolonisation-de-lempire-version-pdf-taiaiake-alfred/

Nous devons nous émanciper de l’idéologie coloniale qui a rendu et rend toujours possible les empires passés et l’empire actuel anglo-américain sur fond de mondialisme et de destruction des peuples et de la planète. Nous pensons que l’avenir de l’humanité passe par l’émancipation des peuples occidentaux de l’idéologie coloniale dominante et leur tenue côte à côte, main dans la main avec les peuples opprimés et colonisés du monde parce qu’en définitive, nous sommes tous des colonisés, ce n’est qu’une question de degré dans une matrice de la domination oligarchique.

Ce texte que nous avions publié en plusieurs parties en août et septembre 2014, traduit du livre du pr. Alfred “Wasase” (2005, 2009) est toujours d’une actualité brûlante pour la simple et bonne raison que rien ou pas grand chose n’a été fait pour sortir de ce marasme qui nous mène droit à l’abîme.

Nous pensons que ce texte fait partie de l’arsenal des outils de compréhension menant inévitablement à une solution de changement radical de la société, au besoin pour l’humanité de marcher enfin sur le chemin de l’harmonie une fois réalisé la fausse route que nous avons empruntée en suivant le modèle étatico-capitaliste de gestion de la société humaine. Place nette doit être faite dans les esprits et les attitudes, individuellement et collectivement, pour que surgisse et s’épanouisse la société des sociétés, la société humaine naturellement contre l’État et toute forme d’institution coercitive de domination.

Ainsi…

“Un guerrier confronte le colonialisme avec la vérité afin de régénérer l’authenticité et de recréer une vie digne d’être vécue et des principes pour lesquels on peut mourir. La lutte est de restaurer les liens qui ont été coupés par la machine coloniale… Traduire ce sens éthique en une philosophie politique concise est difficile. Je suggérerais en point de départ, de conceptualiser le terme d’ANARCHO-INDIGÉNISME. Pour prendre racine dans l’esprit des gens, la nouvelle éthique va devoir capturer l’esprit du guerrier en lutte et l’amener en politique. Il y a deux éléments fondamentaux: “indigène” qui évoque les racines culturelles et spirituelles de cette terre et de la lutte d’Onkwehonwe pour la justice et la liberté et la philosophie politique et le mouvement qui est fondamentalement anti-institutionnel, radicalement démocratique et totalement impliqué dans l’action pour amener un changement: l’anarchisme.”

“Le colon et le colonisé ont tous deux été forcés d’accepter de vivre dans un état de captivité. Ceci correspond au sens plus profond de la tournure qu’a pris le colonialisme moderne. Bien sûr tout ceci est possible parce que le grand mensonge a été incorporé dans tous les aspects de nos vies aussi loin que l’on puisse se rappeler comme étant la mémoire, l’identité et les relations politiques et économiques de domination et d’exploitation. Quelle type de culture a été produite par ce déni de vérité et en érodant l’authenticité des façons de vivre enracinée, saines et intelligentes, pour être au service du pouvoir politique et économique ? Cette question doit être posée non seulement aux assujettis mais également aux dominants.
Le colonialisme est une relation totale au pouvoir et il a façonné l’existence non seulement de ceux qui ont tout perdu mais aussi de ceux qui en ont profité.”

~ Taiaiake Alfred ~

Dont voici quelques extraits qui permettent de saisir l’importance du propos de Taiaiake Alfred, pour instaurer un changement de paradigme en lien avec tous les Natifs, Indigènes, Aborigènes du Monde.

L’État est un artifice de rationalité euro-américaine, c’est mécanique, bureaucratique et en fait assez simple. […]

Les non-colonisés possèdent un pouvoir qui est au-delà de la poigne et hors d’atteinte des autorités coloniales. Ils demeurent enracinés dans leur authenticité malgré les assauts physiques et autres activités coloniales, qui ne peuvent pas en fait être maintenues sur le long terme sans la coopération explicite et le consentement des gens. […]

L’autosuffisance individuelle et collective doit-être vue comme une nécessité absolue. C’est une situation qui voit notre dépendance économique être un atout majeur de contrôle utilisé par l’oppresseur colonial pour contrôler notre peuple (NdT : et par extension… Le peuple colon, lui-même colonisé au sein de son système, du moins du système de domination qu’il cautionne…).[…]

Ils nous ont offert beaucoup de choses, de l’argent, des projets, de l’aide et quand nous avons tout rejeté, ils se sont mis en colère et nous ont menacé. C’est ainsi que nous avons compris qu’en refusant d’accepter l‘aide du gouvernement, en résistant, nous mettions les puissants en colère et il n’y a rien de mieux pour un combattant zapatiste que de mettre les puissants en colère. Alors, avec une joie singulière, nous sommes nous dédiés à résister, à dire NON, à transformer notre pauvreté en une arme, l’arme de la résistance.” […]

Une fois que le charme de la loi, de la moralité et de la fiction culturelle est brisé et que les gens peuvent voir par eux-mêmes que la seule chose sous-jacente de la relation de contrôle des colons sur Onkwehonwe est la force brute, il n’y a alors plus aucune légitimité envers l’entière entreprise coloniale. À partir de là. Il n’y a plus loin à aller pour un changement total de relation. […]

Il y a des réalités pratiques incontournables comme celles de se nourrir, de se loger, de s’habiller et de soutenir les gens qui sont impliqués dans le mouvement de manière indépendante ou du moins sans le financement du gouvernement ou d’entités commerciales. Tant que nous ne pourrons pas mettre de la nourriture dans nos bouches, nous héberger, nous vêtir, nous fournir en médicaments de manière indépendante sans être obligés de dépendre de nos adversaires, nous n’aurons pas de véritable mouvement de liberté et d’émancipation. […]

Cette affirmation du Pr Alfred se trouve confirmée en tout point par le texte de Zénon « Regards croisés » qui témoigne qu’une résistance se met en place dans les territoires français ; Puissante, profonde, et assez silencieusement pour le moment, et on comprend très bien pourquoi. JBL1960

C’est la logique de parvenir à vaincre l’intention génocidaire de l’impérialisme avec la persévérance et la survie continue de nos nations autochtones, outrepassant sa destruction culturelle avec nos existences sociales et culturelles revitalisées et en nous opposant à son imposition d’une isolation affaiblissante, en rétablissant des connexions cruciales qui renforcent et alimentent nos peuples. […]

Nous devons dépasser les contraintes et limites éthiques de l’héritage judéo-chrétien de l’empire, qui nous ont mis sur un chemin d’auto-centralisation et de compétition violente entre les peuples divisés au sujet de la folie de leur propre “supériorité”. […]

Reconnaître que la violence est la fondation même du pouvoir de l’État et que cette violence est implicitement exprimée au travers de toutes les institutions, nous devons reconnaître que la paix sociale n’est pas une situation bénigne. […]

La décolonisation, pour résumer, est le processus de découvrir la vérité dans un monde créé du mensonge… Dans une réalité coloniale, notre lutte prend forme avec toutes les formes existantes de pouvoir politique et dans ce combat, nous amenons notre seule véritable arme : la puissance de la vérité… […]

Sur le Mouvement Zapatista : Plutôt que de se décider à détruire ou remplacer l’État ou d’éjecter les colons, le but final devrait être formulé comme celui de la réalisation en termes positifs de la création d’une nouvelle société. Ceci est la libération par la transformation. […]

Nous avons émis des idées similaires sur Résistance 71 en disant qu’il n’y avait aucune solution au sein du système quel qu’il soit et que nous devions nous concentrer sur la création d’un contre-pouvoir populaire, sûrement autogestionnaire, ignorer l’État et toutes les institutions, qui tomberaient comme un fruit trop mûr une fois le contre-pouvoir en marche. Retirons notre consentement, refusons de servir, organisons le contre-pouvoir entre nous, la main dans la main avec nos frères indigènes du monde entier, libérés du joug colonial, à tout jamais. C’est ça l’émancipation véritable ! […]

Je ne saurais trop conseiller les lectures des pages 20 et 21, vraiment.

“Dans ce monde où l’arrogance impérialiste, les mensonges et la fausse conscience sont normaux, les voies Onkwehonwe sont les seules pouvant mener à la liberté. L’aboriginalisme, la redéfinition sociale et culturelle du génocide, ne peut offrir aucun mode de vie à Onkwehonwe. Ceci est basé sur le fait que tout ce qui est intégral à nos peuples est gelé dans le passé (et donc sans intérêt) et que si nous devons avoir un futur, c’en sera un qui sera défini et permis seulement à la totale discrétion de la société dominante.[…]

Il convient de dire que la source principale des problèmes générés par le défaitisme spirituel dans nos nations, est l’effet qu’a eu l’action des églises chrétiennes sur nos peuples… L’apport de l’effet de la chrétienté est clair : les églises ont apporté un soutien financier aux entreprises coloniales ; elles ont aidé à rationaliser le racisme pour leurs paroissiens blancs ; elles ont forcé Onkwehonwe à accepter l’éthique biblique de la souffrance et de normaliser leur oppression dans la recherche d’une rédemption transcendante plutôt qu’immanente ; elles furent responsables de la gestion des pensionnats pour Indiens, qui furent l’outil principal de la politique d’assimilation forcée. […]

La bible chrétienne a amené la peur dans les cœurs de nos peuples. Ceci est notre principale faiblesse. Je parle de peur parce que la combinaison d’une lecture autoritaire du texte, avec le manque d’expérience de la polémique et la menace permanente de la rétribution et de la violence, sont des choses terrifiantes. Cette peur a paralysé nos communautés, les empêchant de résister activement à l’agenda colonial de l’église et de l’état. […]

Nous devons penser à la restitution (des terres ancestrales) comme la première étape pour une justice réelle et une société morale hors de ce racisme immoral qui est le cœur même de la fondation de toutes ces nations coloniales. Ce qui a été volé doit être rendu, des reconnaissances et des excuses doivent être faites pour les crimes qui ont été commis, crimes qui ont donné aux colons, aux vieilles familles coloniales ainsi qu’aux immigrants plus récents, la facilité d’être des citoyens privilégiés de ces pays coloniaux. […]

Un changement ne pourra se faire que lorsque les colons seront forcés de reconnaître qui ils sont, ce qu’ils ont fait et ce dont ils ont hérité ; alors seulement ils ne pourront plus fonctionner comme des coloniaux et commenceront à s’engager avec les autres gens sur un plan respectueux et humaniste.” […]

Nous devons retirer impérialisme et colonialisme de l’espace où nous habitons et transformer ces espaces en quelque chose d’autre que ce pour quoi ils ont été conçus au sein de l’empire. Essentiellement, la rébellion en ces termes recrée la liberté et vise à mettre fin à l’humiliation d’identités vivantes qui ne furent créées que pour servir les autres. […]

Si le but est d’annihiler le pouvoir de l’oppresseur dans son entièreté, quelque défi que ce soit sera voué à l’échec ; si nous cherchons au contraire à initier une autre forme de défi, comme régénérer nos existences propres devant la fausse assertion d’autorité, de légitimité et de souveraineté de l’oppresseur, nous ne pourrons pas échouer et nous forcerons alors l’état à se transformer lui-même. […]

Le mouvement révolutionnaire et d’opposition au pouvoir d’état ainsi que l’action pour la défense de la vérité, sont au cœur même de la lutte anti-impérialiste et anticoloniale. Ainsi la lutte est le signal d’un peuple, d’une nation opprimée que son cœur bat toujours dans une situation coloniale. Dans une situation coloniale conçue et régulée par des forces d’oblitération et de consommation, nous devons nous battre pour ce qui nous est précieux ou ce sera volé et utilisé au bénéfice et au plaisir de quelqu’un d’autre. Luttons, ne parlons plus. Parler avec les forces du pouvoir est inutile si cela est divorcé de sources de force politique, économique et spirituelle organisées et coordonnées pour affecter directement le pouvoir colonial. La culture est une arme puissante quand elle rentre dans un cadre de lutte et est organisée comme une force au sein d’une politique de résistance et de défiance. […]

De l’investigation philosophique à la considération pratique d’une formule tactique, la ligne est claire : L’autorité coule de la légitimité fondée sur le respect exprimé dans la déférence. Pour déstabiliser l’autorité, la contre-formule est de délégitimer le système par l’irrespect, le mépris et la moquerie. La pierre angulaire de la survie d’un régime est la légitimité et la déférence qu’elles promeuvent parmi ces gens qui sont sujets aux ordres du régime. […]

Délégitimer le régime est l’action politique la plus fondamentalement radicale qui puisse être effectuée. […]

Note des Traducteurs : Notons au passage que tout ce qui est dit dans la dernière partie ci-dessus peut directement s’appliquer à nous, les peuples colonisés de l’intérieur, car pour que l’oligarchie puisse avoir le succès qu’elle a eu ces derniers siècles pour opprimer le monde, il a fallu qu’elle obtienne la validation de son modèle de domination en dominant elle-même ses propres populations, c’est à dire nous en première instance. Elle y est parvenue en imposant une hégémonie culturelle coloniale et colonialiste chez les sujets en amont comme en aval de la doctrine et de ses croyances sociologiques profondément racistes et antisociales. Le cadre de réflexion-action proposé ici par le professeur Taiaiake Alfred peut-être adapté et utilisé par nous, les peuples occidentaux phagocytés par l’idéologie dominante suprématiste, qui ne peut pas asservir les autres sans asservir d’abord ses sujets. […]

C’est en cela que nous sommes tous des colonisés et que le combat des peuples indigènes des Amériques, d’Australie, des États-Unis, de Nouvelle-Zélande et de Palestine est le nôtre, bien plus qu’on ne le croit. Si les détails varient, le cadre arrogant, méprisant et oppresseur est le même. […]

Nous ne le répèterons jamais assez : L’avenir de l’humanité passe par l’alliance de raison des peuples colonisés et colonisateurs émancipés, se tenant côte à côte, libres et passionnés pour vivre ensemble au sein d’un nouveau paradigme politico-social ► Résistance71

C’est bien parce que je suis en parfait accord aussi bien avec la pensée de Taiaiake Alfred, que la synthèse faite par Résistance71 qui exposent les fondements d’une société des sociétés tel que le voyait notamment Gustav Landauer et que l’on nomme « anarcho-indigénisme » que je relaie sans faille cette nouvelle publication, comme toutes celles déjà réalisées sur ce blog, depuis plus d’un an…

Et dans l’espoir que ces petits clics déclencheront DE nombreux déclics.

JBL1960

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Non une supposée vérité.

Vous pouvez lire mon dernier billet du même auteur et parfaitement connexeCracker le code secret de la Domination

Steven Newcomb a écrit un livre « Païens en Terre Promise, décoder la Doctrine Chrétienne de la Découverte » Résistance71 en a traduit de larges extraits, en français, que j’ai réunifiés dans un PDF de 45 pages  ici ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/01/pdfsnewcombjanv20171.pdf

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Comprendre le colonialisme : Le « droit de domination » chrétien tire sa pseudo-légitimité de la bible, empire américain = théocratie (Steven Newcomb)

De cette conclusion de Newcomb nous pouvons en tirer et dire que la nation impérialiste des États-Unis d’Amérique est non seulement une fausse nation établie sur des terres volées et usurpées, mais qu’elle est aussi de fait une véritable théocratie avançant masquée, fondée comme telle et établie sur le génocide et le vol au nom du “droit du peuple chrétien élu sur une terre promise” qu’il a fallu voler.

~ Résistance 71 ~

URL de l’article R71 ► https://resistance71.wordpress.com/2017/02/10/comprendre-le-colonialisme-le-droit-de-domination-chretien-tire-sa-pseudo-legitimite-de-la-bible-steven-newcomb/

 Nos ancêtres Lenape furent massacrés durant l’évènement du Bowling Green Massacre

Kellyanne Conway s’est trompée de Bowling Green

Steven Newcomb |  6 février 2017 |  URL de l’article original : https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/lenape-ancestors-bowling-green-massacre-manhattan-island/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Dans un entretien avec Chris Matthews, hôte de l’émission de télévision “Hardball” sur la chaîne MSNBC, Kellyanne Conway, une conseillère du président Donald Trump a mentionné la chose suivante : “Deux Irakiens sont venus dans ce pays, y ont été radicalisés et furent les cerveaux derrière le massacre de Green Bowling. La plupart des gens ne savent rien de cela parce qu’il n’y a eu aucune couverture médiatique de l’affaire.” Comme elle s’en est rendue compte plus tard, la plupart des gens ne savent rien de cela… parce qu’aucun massacre de la sorte n’a été commis par deux Irakiens. Elle a plus tard reconnu son erreur et s’est corrigée sur Twitter.

Ironiquement, la phrase de Mme Conway “Bowling Green massacre” nous donne l’opportunité de mentionner le massacre de notre peuple Lenape dans le district de Bowling Green dans le bas de l’île de Manhattan par les colons hollandais pendant la guerre de Kieft (1643-45). Pendant cette période, les Hollandais ont massacré des centaines de personnes de notre peuple Lenape. Un de ces incidents génocidaires notoires se produisit dans le bas de Manhattan, près de ce qui est aujourd’hui l’American Indian Museum et pas loin du site ou se tint Fort Amsterdam. Cet épisode fut narré par un Hollandais du nom de David Pietersz de Vries.

Au début des années 1640, le gouverneur hollandais William Kieft essaya d’imposer un impôt sur nos ancêtres Lenape. Ils refusaient de payer les étrangers pour avoir le “privilège” de vivre sur leur propre territoire. D’après de Vries, le gouverneur Kieft jugea les “relativement non belligérents Hackensack de Pavonia être en position de faiblesse.” Kieft promit de les faire se soumettre (Herbert C. Kraft, The Lenape: Archaeology, History, and Ethnography, Newark, 1986, p. 223).

De Vries n’eut aucun succès dans ses tentatives de faire renoncer le gouverneur Kieft à massacrer nos ancêtres Lenape. Le gouverneur refusait d’en être dissuadé. De Vries rapporta l’atrocité qui se produisit le 25 février 1643. L’évènement sanglant est difficile à lire et pour cause:

Je suis resté cette nuit là chez le gouverneur, ne pouvant dormir, j’allais m’assoir près du feu de la cuisine, lorsque vers minuit, j’ai entendu un grand hurlement ; je me suis précipité sur les ramparts du fort et y ai observé Pavonia. Je ne n’entendis rien que des coups de feu, entendis les hurlements des sauvages assassinés dans leur sommeil… Au petit jour, les soldats retournèrent au fort, après avoir massacrés 80 Indiens tout en considérant avoir rempli leur mission de valeur guerrière romaine en les assassinant pour la plupart dans leur sommeil. Des enfants furent arrachés du sein de leurs mères et taillés en pièces devant leurs parents. Les morceaux des enfants furent jetés au feu ou dans l’eau. D’autres bébés furent attachés sur des planches et furent découpés, percés et misérablement massacrés d’une manière à émouvoir même le plus dur des cœurs de pierre.

Certains furent jetés dans la rivière et lorsque les pères et les mères se précipitèrent pour les sauver, les soldats ne les laissaient pas revenir sur la terre ferme et ils les laissèrent tous se noyer, des enfants de 5 ou 6 ans ainsi que des vieillards. Ceux qui s’enfuirent du massacre et se cachèrent, revinrent le matin mendier un bout de pain et pour être autorisés à venir se réchauffer. Ils furent assassinés de sang froid et jetés au feu ou dans la rivière. Certains arrivèrent chez nous dans la campagne avec des mains ou des jambes amputées, certains tenaient leurs entrailles dans leurs mains, d’autres avaient de telles coupures et plaies béantes qu’il n’était pas possible que ce soit pire.” (Kraft, pp. 223-224)

Une trentaine ou plus de nos ancêtres Lenape furent aussi massacrés cette même nuit sur Corlaer Hook, ailleurs sur l’île de Manhattan. Les assaillants hollandais “retournèrent à fort Amsterdam avec 30 prisonniers et les têtes de plusieurs Indiens.” (Ibid. p 224)

Sheldon Wolfchild (Lakota) et moi-même avons inclus ceci et autres horribles incidents dans notre film documentaire The Doctrine of Discovery : Unmasking the Domination Code (2016). Ces incidents ne sont que quelques uns des innombrables exemples de la domination et de la déshumanisation qui furent utilisées contre nos nations autochtones et nos peuples par les envahisseurs coloniaux de la chrétienté, puis éventuellement par le gouvernement et les colonisateurs des États-Unis d’Amérique.

Peut-être devons-nous remercier Mme Conway d’avoir employé de manière erronée le terme de “Bowling Green massacre”. Elle nous a ainsi aidé à faire plus de publicité pour notre documentaire. Celui-ci documente les méthodes utilisées par le gouvernement des Etats-Unis contre nos nations et peuples autochtones, méthodes perpétuées par la loi et politique fédérales indiennes, basées sur la bible et le christianisme.

Un des exemples les plus récents d’utilisation par les États-Unis de l’affirmation chrétienne d’un droit de domination contre nos nations indigènes, est l’utilisation par le gouvernement Trump d’un décret d’approbation du Dakota Access Pipeline. Des efforts sont entrepris pour finaliser la construction de cet oléoduc sur le territoire sioux de l’Oceti Sakowin (la Grande Nation Sioux), territoire du conseil des sept feux. Ceci est fait sans le consentement de la nation Oceti Sakowin et en violation directe du traité de Fort Laramie de 1851.

La doctrine de la domination chrétienne, comme elle est utilisée par les États-Unis, au nom de la “loi américaine”, argumente que nos nations sont de droit sujettes aux idées et aux règles développées par “les premiers chrétiens” (dixit la cour suprême des États-Unis) pour “découvrir” les terres non-chrétiennes des “natifs, qui étaient des païens” (des mots mêmes de la Cour Suprême). En accord avec le dictionnaire anglais d’Oxford, “païen” est “un mot d’origine chrétienne” ce qui veut dire que c’est un mot d’origine biblique, mot utilisé par la Cour Suprême des États-Unis.

Comment les États-Unis ont-ils pu échapper à l’accusation d’officiellement utiliser des doctrines de fondamentalisme chrétien et de la bible pour affirmer un droit de propriété sur nos terres et territoires ?

Réponse : Ils affirment “un droit de domination” sur nos peuples et nations fondé sur le modèle de l’Ancien Testament du “peuple élu et de la terre promise”. En d’autres termes, parce que la bible leur a dit de le faire.

~~~~▲~~~~

http://www.huffingtonpost.fr/2017/02/03/kellyanne-conway-la-conseillere-de-donald-trump-invente-le-ma/

Kellyanne Conway, la conseillère de Donald Trump, invente le « massacre de Bowling Green » pour justifier le décret anti-immigration. Un bel exemple de « fait alternatif », concept qu’elle avait elle-même créé quelques jours auparavant face aux caméras.

De nombreuses sources relatent ce fait M. Décodex ! Comme La Tribune, et plein d’autres…

Ici, vous avez toutes les raisons de comprendre pourquoi les Natifs n’ont aucune raison de lever le camp à Sioux Standing Rock.

Et , l’appel similaire de la Nation Mohawk à briser le conditionnement colonial.

Cet empire théocrate ne dure que parce que le mensonge de la découverte de Terra Nullius (les païens, et indigènes furent déclarés eux aussi, Res Nullus, et ce texte prouve qu’ils le sont toujours !) fonctionne très bien sur tout le continent américain, en Australie, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud, comme en Palestine aujourd’hui même. L’empire s’est construit sur un narratif erroné, falsifié au moins géographiquement, comme en atteste les écrits et travaux de recherche du Dr. Ashraf Ezzat, en version PDF de 35 pages ici ► Histoire, Science, Mensonge et Falsification par le Dr. A. EZZAT.

Il convient de préciser ceci sur les affirmations et publications du Dr A. Ezzat ; Ezzat cite des archéologues et des travaux d’égyptologues qui réfutent la thèse biblique. Question essentielle à laquelle nous ne pouvons pas répondre faute de connaissance des langues anciennes : Ezzat dit que la bible septante est une fraude de traduction. Il cite des passages dans l’hébreu ancien qui ont été (volontairement) mal traduit en grec par les 70 rabbins sous Ptolémée II au IIIème siècle AEC. Y a-t-il une réfutation sans équivoque de ce qu’il avance ? Pas à notre connaissance. Ezzat cite de nombreux archéologues et historiens israéliens qui s’accordent à dire que les recherches de terrain n’ont jamais prouvé la véracité historique du récit biblique. Ezzat, de plus, ne va jamais dans son livre jusqu’à dire que l’histoire de la bible est une invention, il ne fait que dire qu’il est maintenant prouvé que la location GÉOGRAPHIQUE de cette histoire n’est pas la bonne, qu’il ne faut pas chercher en Égypte ni en Palestine pour des traces de « l’exode » ou du « palais de Salomon », mais dans le sud de l’Arabie Saoudite et au Yémen. Autre question intéressante à la lumière de ce que dit Ezzat : La guerre actuelle au Yémen, guerre qui implique Israël aux côtés de l’Arabie Saoudite, est-elle une coïncidence ?… Résistace71.

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !

Voici ce à quoi, modestement, je contribue en relayant les écrits des Natifs.

C’est là, ma seule ambition, amplifier leurs voix pour vaincre l’inertie de départ et enclencher un nouveau paradigme ici et maintenant et d’où nous sommes…

JBL1960

 

Cracker le code secret de la Domination

Ce billet est la suite logique de celui-ci ;

NI CONQUIS, NI SUBJUGUÉS !

Et Steven Newcomb nous avait déjà mis sur la piste en posant la question en mars 2016 :

Que devons-nous faire ?

Décoloniser la loi fédérale indienne dans Le code a changé !

Steven Newcomb a écrit « Païens en Terre Promise, décoder la Doctrine Chrétienne de la découverte » que Résistance71 a traduit par de larges extraits et que j’ai réunifié dans un PDF de 45 pages et que vous pouvez lire ou télécharger gratuitement en suivant ce lien ► Païens en Terre Promise, PDF.

Steven Newcomb monte encore d’un cran et explique comment cracker les codes et c’est parfaitement utile car ici ou , nous appelons à changer de paradigme en lien avec les Natifs, tous les Natifs, et tous ensemble ! Et comme j’ai tenté de l’expliquer en préambule de mon billet hier ► Des clics et des claques…  mais également en appui du point de vue de la Nation Mohawk ► Les Amérindiens sortent de leur réserve…

Résistance au colonialisme : Décoder la domination chrétienne (Steven Newcomb)

Domination : le code secret utilisé contre nos nations

La vision états-unienne de la réalité est fondée sur un droit présumé

 Steven Newcomb |  24 janvier 2017 |  URL de l’article original : https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/domination-hidden-code-used-nations/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

URL de l’article sur R71 ► https://resistance71.wordpress.com/2017/02/02/resistance-au-colonialisme-decoder-la-domination-chretienne-steven-newcomb/

L’histoire de la loi et politique fédérales indiennes rendent quelque chose parfaitement clair : la vision de la réalité des États-Unis est présumée sur un droit assumé de domination sur nos nations autochtones, sur nos terres et sur nos vie, ainsi que de l’expropriation de notre eau et de nos ressources. Alvin Toffler dans son livre “The Third Wave (1980), intitula son 4ème chapitre “Briser le code” / “Breaking the Code”. Dans la première phrase du chapitre il déclare: “Toute civilisation possède un code caché, un lot de règles ou de principes guidant toute ses activités comme une schéma répétitif.” L’histoire révèle que la “civilisation occidentale” et ce qui est appelé “la civilisation américaine”, ont un code caché et celui-ci opère en tant que schéma de domination récurrent.

Une des significations du mot “civilisation” est “forcer une culture particulière sur une population pour laquelle ce schéma culturel est étranger.” Une nation forçant un schéma de domination culturel, linguistique et politique sur une autre nation est bien évidemment accompli par un processus de domination (NdT : c’est le processus colonial éthnocidaire, sans être forcément génocidaire bien qu’il le soit souvent surtout s’il y a une politique de substitution démographique en prenant possession des terres). William Brandon dans son The American Heritage Book of Indians, cite un inspecteur du gouvernement des États-Unis des années 1850 qui mentionnait “la grande cause de la civilisation, qui, dans le cours naturel des choses, doit exterminer les Indiens.

Cette phrase pourrait tout aussi bien être mise en ces termes : la grande cause de la domination, qui, dans le cours naturel des choses, doit exterminer les Indiens. La connexion jamais vraiment remarquée entre “civilisation” et “domination” démontre que nous sommes capables de mettre à jour les codes cachés lorsqu’on prend le temps d’examiner les mots et les idées qui constituent la langue anglaise (NdT : pas seulement l’anglais, ceci est valable pour toutes les langues coloniales comme le français, l’espagnol, le portugais pour ne citer que les principales…) et donc le langage utilisé dans la loi fédérale indienne des États-Unis (NdT: et du Canada, de l’Australie, de Nouvelle-Zélande etc…). Étant donné qu’un code caché, un design récurrent, a été utilisé par les États-Unis en un effort concerté de détruire nos nations originelles, en tant que nations (citons pour exemple le colonel Richard H. Pratt : Toute la caractéristique de l’Indien se trouvant dans la race devrait être mort. Tuez l’Indien pour sauver l’homme.), comment cela se fait-il donc que la plupart d’entre nous, autochtones, sommes toujours ignorants de l’existence du code de domination ?”

La réponse est simple. Le droit assumé et le système de réalité de la domination demeurent déguisés. Cela reste dans le flou, entretenu par des mots ordinairement simples à comprendre que peu de gens vont associer avec la domination exercée, des mots comme par exemple: tribu, tribal, colonial, état, fédéral, loi fédérale indienne, royaume, dieu, juridiction, gouvernement, chrétien, dominion, titre, aborigène, occupation, possession, conquête, conquérir, subjugation, ascendance, pouvoir plénier etc…

Quiconque prend le temps de fouiller profondément va trouver que ces mots et d’autres sont des porteurs métaphoriques secrets ou tacites du code de la domination. Ce sont des mots qui portent des aspects différents du système de domination.

Ce qui est appelé la loi fédérale indienne des États-Unis est avant tout un système idéologique fondé sur un droit présumé et assumé de domination qui est maîtrisé par chaque nouvelle génération de hauts-fonctionnaires du gouvernement et qui est passé à la génération suivante. Les idées qui constituent la loi fédérale indienne ont commencé comme des concepts créés par l’esprit de l’homme blanc et son système de langue. Un excellent exemple est une déclaration faite par le juge de la cour suprême John Marshall dans son rendu de décision dans l’affaire Johnson c. M’Intosh en 1823. Marshall y dit que “le caractère et la religion des habitants du continent ont permis la logique de raisonnement pour considérer que les Indiens étaient un peuple sur lequel le génie supérieur européen pouvait affirmer une ascendance.” Le dictionnaire Webster’s définit le mot “ascendance” comme: “influence de contrôle, pouvoir de gouverner: DOMINATION” (en lettres majuscules dans le texte orignal du dictionnaire).

Le système idéologique de la loi fédérale indiennes US est aussi établi sur la prétention que le “peuple chrétien (les lettres italiques sont une emphase mise par le gouvernement des États-Unis…) avait le droit d’affirmer et d’établir une domination chrétienne sur “les païens et les infidèles”. Ceci se manifesta par la prise de possession de la terre et de profiter économiquement des ressources de valeurs partout où vivaient des non-chrétiens. Cette prétention de droit divin de domination est maintenue jusqu’à ce jour par un nombre de techniques, telle que la désignation de nos nations comme étant des “tribus indiennes” et en imposant le concept et la nomination de mots comme “terres fédérales”, “occupation simple des sols” et “intérêt aborigène” sur les territoires de nos nations.

La loi fédérale indienne américaine peut-être remontée à une tradition de croisade chrétienne qui fut établie des siècles avant même les voyages entrepris par Christophe Colomb et autres colonisateurs chrétiens. Comme le dit si bien l’historien espagnol Francisco López de Gómara : “La conquête (domination) des Indes Occidentales commença après que celle contre les Maures fut achevée, car les Espagnols ont toujours combattu contre les infidèles.” Le mot “conquête” est simplement un autre mot pour “domination”.

Ceux qui naviguèrent de la chrétienté vers d’autres parties de la planète au nom d’un esprit de “croisade” ou d’une “mission”, portèrent avec eux la supposition jamais questionnée que le monde chrétien avait parfaitement le droit d’établir un règne de domination sur toutes les nations non-chrétiennes que les voyageurs chrétiens pouvaient localiser. Ils appelèrent la domination chrétienne “conquête” pour créer un sens de “triomphe” ou de “victoire” pour la chrétienté.

Étant donnée la connexion entre le christianisme et la loi fédérale indienne, ce n’est pas du tout surprenant que cette loi fédérale est basée sur un phrasé de la domination que l’on trouve dans la bible Genèse 1:28: “Subjuguer la terre et dominer tous les êtres vivants” (Richard Friedman’s The Bible With Sources Revealed, 2005). La loi fédérale indienne est fondée en partie sur un mandat biblique de subjuguer et de dominer nos nations originellement libres et indépendantes.

En résultat du système de domination de la chrétienté et de toute la violence et de la déshumanisation infligées depuis des siècles sur nos ancêtres, il est maintenant largement assumé que nos ancêtres devinrent obligés et que maintenant leurs descendants sont tout aussi obligés, d’accepter passivement les mots, paroles et idées de la domination que les États-Unis continuent sans relâche d’utiliser contre nous, contre notre volonté. De ceci a résulté l’acceptation sans réserve que les droits de nos nations à une complète souveraineté et indépendance, furent diminués, et ainsi terminés, par la domination chrétienne et par la propagation de l’empire chrétien. Sur la base de l’affirmation de ce droit de domination chrétienne sur les nations non-chrétiennes et leur terre, les États-Unis affirment maintenant que leur Congrès a “plein pouvoir plénier” sur nos nations. Il serait plus juste de dire : le pouvoir plénier de domination assumé par le Congrès sur nos nations et nos territoires.

En résultat de l’affirmation par le gouvernement américain du droit de dominer notre existence, nous, en tant que nations autochtones avons été conditionnés pour croire qu’à chaque fois que la Cour Suprême des États-unis prend une décision au sujet de nos nations, en projetant mentalement et linguistiquement des mots, des idées et des arguments sur nos nations, que nous sommes obligés de nous conformer et d’obéir aux décisions de la CS et sa vision de la réalité orientée par la domination. Le gouvernement des États-Unis voudrait nous faire croire que nous somme complètement obligés de concéder passivement sans objection à la supposition que les États-Unis possèdent un droit de domination sur nous, nos nations, nos terres, nos ressources et nos vies.

Malheureusement, nous avons été formatés, conditionnés, pour croire que nous n’avons aucun droit de défier les États-Unis et leur droit supposé et assumé de nous dominer. Comme l’a dit Richard Harvey Brown : “La chose en elle-même (quelle qu’elle soit), émerge du processus d’être nommée.Une fois que nous avons appris à “voir” le code caché de la domination, alors il semble être omniprésent pour la simple et bonne raison que le système de réalité de la société dominante est totalement fondé dessus.

En conclusion, Claude Lévi-Strauss a déclaré au sujet de l’origine de l’anthropologie comme partie d’un processus global de domination, qui est applicable à la loi fédérale indienne des USA. C’est, dit-il “le résultat d’un processus historique qui a rendu une partie de l’humanité obéissante à l’autre et durant lequel des millions de victimes innocentes ont eu leurs ressources pillées et leurs croyances et institutions détruites, tandis qu’eux-mêmes étaient tués sans pitié, réduits en esclavage et contaminés par des maladies auxquelles ils ne purent résister.”

Ni conquis, ni subjugués, et encore moins terminés…

Non seulement nous pouvons décoder le code secret utilisé contre les Nations Primordiales, mais également les effacer de nos mémoires et de nos cortex.

Cracker la doctrine chrétienne de la découverte, vider la mémoire collective de ce présupposé raciste sur lequel s’est construit l’Empire et repartir non d’un reset ordonné par les Zélites, mais d’un reboot décidé par et pour nous-mêmes.

JBL1960

Source de l’image ► https://pixabay.com/fr/verrouillage-verrouill%C3%A9-secure-1673604/

 

Les Amérindiens sortent de leur réserve…

Et appellent tous les Natifs mais aussi tous les non-indigènes à faire de même.

Vous, moi, tout le monde ! Tous ensemble !

Donald ne peut plus Trumper personne ;

Enfin il me semble.

Le dernier appel de la Nation Mohawk que traduit en temps réel Résistance71 pour nous permettre d’amplifier leurs voix, et de relayer afin qu’il prenne corps et forme ici et maintenant ▼

Résistance au colonialisme : Empire… fin de règne, rends-toi tu es cerné !…

URL de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2017/02/01/resistance-au-colonialisme-empire-fin-de-regne-rends-toi-tu-es-cerne/

Trump t’es viré !

Mohawk Nation News |  31 janvier 2017 |  URL de l’article original ► http://mohawknationnews.com/blog/2017/01/31/trump-youre-fired/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Les gangsters de l’entreprise coloniale USA Inc. (NdT: ou USA SARL) assassinent le peuple partout dans le monde depuis notre terre, Lorsqu’ils seront partis, le problème de la guerre dans le monde sera terminé. Nous allons déclarer notre pouvoir inhérent au nom de notre terre-mère.
Les actionnaires de la corporation USA SARL veulent commencer la troisième guerre mondiale. Pour arrêter le carnage, les rotino’shonni:onweh (iroquois), peuple originel de l’Île de la Grande Tortue, doivent clamer leur rôle de droit naturel. Nous n’avons jamais cédé quelques terres ou possessions que ce soit à personne. Nous avons le devoir de continuer les instructions naturelles originelles de la création.

Le reste du monde sait parfaitement que nous sommes les véritables “souverains”, mais nous n’utilisons pas ce mot (NdT: qui fait partie du vocabulaire de propagande coloniale et de domination)

USA et Canada SARL seront dissoutes. Nous, peuples originaux naturels avons la responsabilité d’enseigner aux autres du comment vivre en paix. Le conseil mondial des femmes a une obligation majeure d’étudier kaiane’re:kowa, la Grande Loi de la Paix et de prendre sa juste place au sein des communautés du monde.
Onkwe’honweh, peuple naturel originel, peut mettre fin à cette entreprise criminelle de guerre où les entreprises, corporations sont devenues si puissantes, si riches et assassines. Nous devons affirmer notre véritable démocratie (NdT : dans une société égalitaire à la “chefferie” sans pouvoir, celui-ci étant dilué dans le peuple et n’étant plus un organe séparé de division et de domination…).

Les actionnaires des entreprises coloniales et leurs suiveurs doivent partir, le Bilderberg Group. CFR, Federal Reserve, Commission Trilatérale, banquiers, fronts politiques du désaccord et toute la matrice hiérarchique. Ils vont tous bientôt comprendre leur plus grande peur et seront déchus pour toujours.
Le PDG Trump continuera à jouer le scenario pour lequel il a été mis en place jusqu’à ce que nous déclarions l’ascendance de la Grande Loi de la Paix.

Alors ce sera la fin de la république américaine de la guerre. Le monde ne souffrira plus. Les actionnaires de USA SARL rendront tout ce qu’ils ont volé à notre terre-mère, qui pourra retrouver sans santé originelle perdue. Plus de 100 millions d’entre nous furent tués sur ce continent. Les occupants sont restés parce qu’ils en tiraient bénéfice. Ils parlent de manière tellement désinvolte du plus grand holocauste de l’histoire de l’humanité. Ils vont maintenant faire face à leur propre annihilation. S’ils ne se rangent pas de notre côté, ils sont complices de génocide.

►◄

La résistance à Standing Rock s’amplifie puisque Trump a signé le décret pour terminer l’oléoduc au N.O.M. des 28 000 emplois que cela représente. Les vétérans de guerre US ont donc décidés de retourner sur les lieux ► http://www.whitewolfpack.com/2017/01/us-veterans-to-return-to-standing-rock.html

Vous pouvez les contacter et leur apporter votre soutien media@veterans-stand.org

Il est bien entendu que les Natifs se battent contre tous les oléoducs comme précisé par ce billet de blog ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/11/25/on-se-leve-tous-pour/

Mais également par celui-ci du 10 janvier dernier ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/01/10/tranchons-la-tete-du-serpent-noir/

Je vous rappelle que la BNP Paribas, le Crédit Agricole, Natixis et la Société Générale financent le DAPL ! Avec vos sous ! Posez la question à vos conseillers de clientèle, et voilà pourquoi nous sommes légitimes, en France, à soutenir les Natifs.

Voyez ce que fait un Fillon avec vos sous, car c’est de l’argent public qu’il s’est foutu dans les fouilles, dans celles de sa femme, comme de ses très chers enfants… Et il n’est pas encore Président, c’est ballot hein ?

J’intègre ici la précision qu’apporte R71 en commentaire de cet article : Tout ce système ne tient que parce que personne ne bouge EFFICACEMENT. L’efficacité n’est pas de dresser les barricades, de changer les Bozos d’en haut pour s’empresser de voter pour les Kiris de substitution… L’histoire nous l’a prouvé encore et toujours…
On le dit, on le répètera sans cesse : Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu, n’y en aura jamais… clair et net. Tu est lucide dans l’ensemble, mais tu es tombé dans le cynisme, comme beaucoup. Le blablatage sur le pourquoi du comment, critiques et commentaires sur ce que vont faire amerloques, russes, Rothschild and co sont une chose, mais de + en + cela devient futile. Ce qu’il faut c’est s’attacher AUX SOLUTIONS et celles-ci sont hors de la boîte, une fois réalisé, il faut agir en conséquence.
Le ferons-nous ?… cesserons-nous d’acquiescer à notre servitude ? Toute cette fange est le résultat d’une fabrication. Il suffit de dire NON et tout s’arrête pour repartir selon la volonté individuelle et collective, en suivant la voie naturelle, celle de la société des sociétés. Pas plus de nécessité de « mise sous tutelle » que de beurre en branche… 😉

Et, pour ma part, je suis tout à fait d’accord avec ça !

Les Amérindiens affirment haut et fort qu’ils n’ont jamais été ni conquis, ni subjugués ► NI CONQUIS, NI SUBJUGUÉS !  Et ils le prouvent même. N’est-il pas temps de reconnaitre les faits et d’arrêter d’être complices de cette entité coloniale en leur retirant notre consentement afin que ce Système mortifère pour tous s’arrête ?

Articles connexes ;

Les femmes du Président

NEZ ROUGE…  Notamment sur l’incapacité du futur Bozo en chef, y compris Mélenchon, à vouloir sortir de ce Système.

Dernier Potus de l’empire sans terre ? ►  Pour ceux qui se demandent bien pourquoi nous relayons la parole et les écrits des Natifs, et ici de la Nation Mohawk je rappelle juste, que 4 grandes banques françaises : BNP Paribas, Crédit Agricole, Natixis et Société Générale, participent financièrement à la construction de l’oléoduc à Sioux Standing Rock où la résistance comme la répression fait rage. ICI et . Et personne ne songe à poser la question aux « 7 salopards » qui se présentent à la primaire de la « Belle Arnaque socialiste ». Remarquez que personne ne pose la question de savoir si l’état d’urgence sera levé le 15 juillet prochain… Alors on se doute bien que non. Et pour cause puisque l’état d’urgence est surtout là pour nous priver de nos libertés déjà bien moribondes à nous le peuple : ici

Et parfaitement ad hoc, celui du 30 janvier 2017 ► Mais quelle bande de “ons”…

Et à ceux qui contestent encore aujourd’hui que les colons envahisseurs ont exterminés plus de 100 millions de Natifs, principalement Amérindiens vous pouvez lire ce PDF de 45 pages à partir du livre de Steven Newcomb  « Païens en Terre Promise, décoder la Doctrine Chrétienne de la Découverte« .

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !

JBL1960