Archives pour la catégorie Peuples premiers

NON, M. MACRON, la Kanaky n’est pas la possession de l’Empire colonial français…

Aidons les peuples originels Kanaks à reprendre leur terre volée par l’Empire et à retrouver leur souveraineté ;

Sans armes, ni haine, ni violence !

J’ai choisi cet excellent téléfilm ; « Kanaks, l’histoire oubliée » et à travers l’histoire du footballeur Christian Karembeu, qui permet de comprendre que le temps de la décolonisation, concertée, est venu et pourquoi c’est le préalable à toute chose et sans quoi, rien ne se fera et sans aucune chance de réussite.

Les peuples kanaks doivent retrouver la souveraineté de leur terre et nous pouvons les y aider, en remplaçant l’antagonisme à l’œuvre par notre complémentarité unificatrice ;

En répondant à l’appel qui n’est pas seulement adressé aux peuples originaires, mais à toutes celles, à tous ceux et à toutes celleux qui se rebellent et résistent dans tous les recoins du monde. À ceux qui défient les schémas tout faits, les règles, les lois, les préceptes, les chiffres et les pourcentages ► PROPOSITIONS de l’EZLN POUR un Réseau de Résistance et de Rébellion International CONTRE la société marchande…

L’histoire de la Kanaky, que l’Empire appelle Nouvelle-Calédonie, est résumée ICI ;

Extrait : Arrivés il y a environ 3500 ans, les premiers habitants de la Kanaky/Nouvelle-Calédonie, étaient issus de populations principalement d’origine mélanésienne. Une seconde vague de peuplement, en provenance de Polynésie, cette fois, a eu lieu il y a 900 ans. Les descendants de ces deux populations mêlées ont été désignés sous le nom de Canaques (ou Kanaks). Le nom de Caldoches étant pour sa part appliqué aux habitants d’origine européenne. L’Europe a connu cette île avec James Cook qui découvrit la Nouvelle-Calédonie le 4 septembre 1774, ainsi que l’île des Pins, le 26. Il avait abordé à Balade. Ce fut en ce même point que mouilla, le 17 avril 1793, Entrecasteaux, après avoir reconnu en 1792 l’île des Pins et exploré ces parages, tandis que Beautemps-Beaupré en dressait les cartes hydrographiques. II faut placer ici les nombreuses explorations dans l’Île et sur ses côtes par les navigateurs baleiniers et sandaliers : les vexations que subirent alors les habitants expliquent leurs sanglantes représailles et ont inauguré une histoire politique souvent mouvementée. 

Et comme nous pouvons le constater, les peuples originels Kanaks ont été « découverts » par le Navigateur James Cook (homonyme de John) et donc « conquis » et « subjugués » selon le même présupposé raciste, eugéniste, génocidaire et ethnocentrique de la doctrine chrétienne de la Découverte édictée par la bulle papale Romanus Pontifex du 8 Janvier 1455 d’abord ; qui autorisa la conquête et le génocide du monde non-chrétien, par Christophe Colomb en 1492 sur ordre divin (des hommes en jupe). La bulle papale Inter Caetera du Pape Alexandre Borgia VI du 4 Mai 1493, prédisposant des territoires à découvrir = conquérir par la subjugation, c’est à dire, par la conversion au christianisme par le baptême, ou la mort ; « … Nous, [pape Alexandre VI], de notre plein accord, pas à votre requête ni la requête de quiconque d’autre à votre égard, mais de par notre seule largesse et certaine connaissance et de par la plénitude de notre pouvoir apostolique, par l’autorité de Dieu tout puissant qui nous est transmise par Pierre et le vicaire de Jésus Christ, que nous détenons sur terre, déclarons par la présente, que toutes îles trouvées par vos envoyés et vos capitaines, vous soient attribuées à vous vos héritiers et successeurs, rois de Castille et de Léon, pour toujours, avec l’ensemble des dominions/colonies, villes, camps, places et villages et tous droits, juridictions et appartenances de toutes îles et territoires trouvés ou à trouver, découverts ou à découvrir vers l’Ouest et le Sud, en traçant et en établissant une ligne allant du pôle arctique, ci-après nommé le Nord au pôle sud ci-après nommé le Sud, sans se soucier si les terres ou les îles découvertes ou à découvrir se situent en direction de l’Inde ou vers quelque autre quartier ; la ligne se situant à cent lieues à l’Ouest et au sud des îles des Açores et du Cap Vert. Avec cette précaution néanmoins qu’aucune de ces îles et de ces terres trouvées ou à trouver, découvertes ou à découvrir, au-delà de cette ligne vers l’Ouest et le Sud, ne soient déjà en possession d’un roi ou d’un prince chrétien au jour de la naissance du Christ notre seigneur de l’an précédent cette années de grâce 1493… [NdJBL : En analyse dans ce billet du 8 octobre 2018 ► Lundi 8 octobre 2018 on célèbre encore le Jour de la Découverte et le Jour de la Race !

La Nouvelle-Calédonie a servi à la France de colonie pénitentiaire pendant près de quatre décennies, à partir de 1864 et jusqu’en 1897.

Et il est impossible de ne pas faire mention de  la rencontre de Louise Michel sous le matricule 2182 avec le peuple Kanak, ces « nègres d’Océanie » selon le vocabulaire d’alors. Puisqu’elle a été condamnée et déportée au bagne de Nouvelle-Calédonie de 1873 à 1880.

Vocabulaire qui n’a pas vraiment évolué, puisqu’en 2018, Macron de Rothschild, a débarqué en Kanaky tel que le Roi d’Espagne ou du Portugal aurait pu le faire après 1492 dans leurs possessions du Nouveau Monde pour réaffirmer la source biblique du colonialisme de l’empire colonial français établi depuis l’an 1531 et jusqu’à ce jour en Nouvelle Calédonie, comme dans tous les DOM & TOM d’ailleurs…

Or, vous le savez, nous sommes en  mesure d’EFFONDRER LE COLONIALISME ► Maître-pilier de l’Empire pour un changement de paradigme politique & social ► Déterminer l’E.R.R.E.U.R. et la corriger et faire TOMBER cet empire faussaire, failli et totalement illégal puisqu’un empire sans terre est un empire à terre…

Aussi, soyons des petits détonateurs supplémentaires, démystifions tous les mythos, les dogmes et les doctrines pour nous émanciper de la malfaisance régnante ;

Soyons « Le Caillou » dans la chaussure de l’empire colonial français pour le stopper net.

Car nous sommes de plus en plus nombreux à penser et à affirmer que l’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur Terre.

Mais entendons-nous bien ; ce n’est pas pour recréer un État-nation Kanak !

Il est souvent dit que l’État-nation se préoccupe de la destinée des gens du commun. Ceci est faux. Il est plutôt le gouverneur national du système capitaliste mondial, un vassal de la modernité capitaliste qui est plus intriqué dans les structures dominantes du capital que nous ne tendons à le dire généralement : c’est une colonie du capital et ce indépendamment du nationalisme avec lequel il se présente, il sert de la même manière les processus capitalistes d’exploitation. Il n’y a aucune autre explication pour la redistribution des plus horribles des guerres menées par la modernité capitaliste. Ainsi donc, par là-même, l’État-nation n’est pas avec les peuples, il est au contraire un ennemi des peuples !”

~ Abbdullah Öcalan ~

Il est dit que l’histoire des peuples qui ont une histoire est l’histoire de la lutte des classes. On pourrait dire avec au moins tout autant de véracité que l’histoire des peuples sans histoire est une histoire de leur lutte contre l’État.

Pierre Clastres tirée de La société contre l’État (1974)

La solution est HORS ÉTAT et SES INSTITUTIONS, et notre réflexion doit porter sur l’association libre volontaire comme solution politique ;

L’objectif : donner le contrôle à la base, pour que les décisions soient prises par toutes et tous afin que les choix politiques soient réellement faits dans l’intérêt général. Ce système politique c’est la démocratie directe. Loin de toute conception référendaire qui suppose l’existence d’une minorité politique en place qui « consulte » la base, il s’agirait de généraliser l’assemblée générale souveraine à tous les secteurs : usines, bureaux, écoles, agriculture, quartiers, communes. Si la démocratie directe, pour être au plus près des besoins humains réels, s’exerce naturellement et spontanément à l’échelle locale, le champ économique comme le champ politique aurait ensuite leur propre logique fédérative : de la commune vers la région, de la région vers la « nation » puis vers l’international. Chaque passage d’un niveau à l’autre s’effectue du bas vers le haut à l’aide de mandaté-e-s révocables à tout moment. C’est ce mécanisme, le fédéralisme libertaire, qui rend l’autogestion généralisable à une très large échelle géographique. Ainsi la fédération des communes libres est l’alternative aux prétentions organisatrices de l’État qui, rouge, rose, bleu ou vert a toujours été et sera toujours l’outil de domination d’une minorité privilégiée. La démocratie représentative est incapable de servir l’intérêt général précisément parce que ses élus, étant irrévocables pendant leur mandat, constituent une classe sociale à part entière, particulièrement consciente de ses intérêts. Privilégié-e-s politiques, ils ne peuvent qu’avoir des rapports d’entente plus ou moins formels avec les privilégié-e-s économiques: les patrons et notamment les plus gros et les plus influents d’entre-eux. Mais encore, la compétition pour l’accès aux postes de pouvoir rend les pratiques immorales indispensables pour qui veut gagner une élection.

Sur le plan économique, pour nous, la seule façon de garantir une véritable propriété collective des moyens de production c’est l’autogestion. Il n’y a pas de véritable propriété collective si les travailleurs et travailleuses ne décident pas eux-mêmes ce qu’il faut produire et comment le produire. En dernier ressort, être propriétaire de quelque-chose c’est décider souverainement de l’usage que l’on fait de cette chose. La propriété étatique des moyens de production telle qu’elle est défendue par le marxisme, ne consiste donc qu’à transmettre le pouvoir de décision économique à une nouvelle minorité : l’État. Extrait issu de Société contre l’État : Réflexion sur l’association libre volontaire comme solution politique

Lectures complémentaires pour atteindre cet objectif ;

Manifeste pour la société des sociétés, Résistance 71 octobre 2017, annoté en mai 2018

L’Art de ne pas être gouverné – Une histoire anarchiste des hauts-plateaux d’Asie du Sud-Est, 2009 ► Nouvelle version PDF N° 72 de 60 pages  du livre “The Art of Not Being Governed, an Anarchist History of Upland Southeast Asia” de James C Scott, 2009

Contre le grain – Une histoire profonde des premiers États, 2017 – Extraits du livre “Against the Grain, a Deep History of the Earliest States” dans une nouvelle version PDF N° 76 de 76 pages

Lecture indispensable pour comprendre ce contre quoi lutte la Kanaky, à savoir la doctrine chrétienne de la Découverte, fondement de tout empire colonial ;

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte, de Steven Newcomb

Résistance au Fléau de l’HumanitéSolutions anti-coloniales pour une décolonisation de l’empire ou La Grande Loi du Changement par le Pr. Taiaiake Alfred

Toutes les autres versions PDF que j’ai réalisées, 77, dans cette page spéciale de mon blogLES PDF DE JBL1960

Infos complémentaires ;

Macron va rendre l’acte de possession de la Nouvelle-Calédonie

Nouvelle-Calédonie ; INFO 03/05/2018 ; INFO 06/05/2018 ; VIDÉO DIEUDONNÉ MACRON EN KANAKY

JBL1960

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Lundi 8 octobre 2018 on célèbre encore le Jour de la Découverte et le Jour de la Race !

Hé les colons de papier de la planète ;

La fête est finie !

Ce lundi 8 octobre 2018 le nouveau peuple élu du nouveau monde rendra grâce à Dieu, et à Christophe Colomb pour lui avoir donné la force et le courage d’avoir tué l’indigène pour sauver l’Homme blanc… et de surcroit chrétien !

C’est en fait tout l’Empire anglo-américano-christo-sioniste qui s’apprête à réaffirmer sa domination sur tous les peuples originels mais également sa propre soumission à la Doctrine chrétienne de la découverte qui démontre que non seulement la xénophobie américaine, à l’œuvre aujourd’hui, est une force en provenance de l’origine coloniale mais également que la source biblique du colonialisme est à la manœuvre, hier comme aujourd’hui là-bas, comme ici, en France, pour en un mot = Anéantir tout ce qui ne rampera pas à leurs pieds comme des chiens

Alors que l’Empire peut être défait, légalement et être forcé à restituer les terres volées et pillées depuis 1492. Nous pouvons aider les Nations Natives ou Premières de tous les continents à retirer le tapis de dessous les pieds d’argile du colosse usurpateur et d’un coup sec et donc FAIRE TOMBER L’EMPIRE sans armes, ni haine, ni violence et ça nous changera !

Extraits de la bulle Romanus Pontifex du pape Nicolas V du 8 Janvier 1455 autorisant la conquête et le génocide du monde non-chrétien, par Christophe Colomb, sur ordre divin :

“… Ainsi après avoir pesé toutes les conséquences avec la méditation qui se doit et après avoir noté que nous avons donné par missives antérieures la faculté ample et simple au roi Alphonse d’envahir, de rechercher, de capturer, de vaincre et de subjuguer tous Sarrasins et païens que ce soient et tout autre ennemi du Christ où qu’il soit et les royaumes et duchés et principautés et colonies et possessions et tous biens mobiles ou immobiles en leur possession ainsi que de réduire leurs personnes en esclavage perpétuel et d’appliquer et de s’approprier pour lui-même, ses héritiers et successeurs lesdits royaumes, duchés, principautés, colonies, possessions et biens et de les convertir en ses biens et profits et qu’en ayant sécurisé cette faculté, ledit roi Alphonse ou par son autorité, l’Infante susnommée, ont acquis justement et légalement et possèdent et ont fait l’acquisition ces îles, terres, ports et mers et que ceux-ci appartiennent de plein droit au dit roi Alphonse et ses héritiers et successeurs…”

Extraits de la bulle Inter Caetera du pape Alexandre {Borgia} VI du 4 Mai 1493 :

« … Nous, [pape Alexandre VI], de notre plein accord, pas à votre requête ni la requête de quiconque d’autre à votre égard, mais de par notre seule largesse et certaine connaissance et de par la plénitude de notre pouvoir apostolique, par l’autorité de Dieu tout puissant qui nous est transmise par Pierre et le vicaire de Jésus Christ, que nous détenons sur terre, déclarons par la présente, que toutes îles trouvées par vos envoyés et vos capitaines, vous soient attribuées à vous vos héritiers et successeurs, rois de Castille et de Léon, pour toujours, avec l’ensemble des dominions/colonies, villes, camps, places et villages et tous droits, juridictions et appartenances de toutes îles et territoires trouvés ou à trouver, découverts ou à découvrir vers l’Ouest et le Sud, en traçant et en établissant une ligne allant du pôle arctique, ci-après nommé le Nord au pôle sud ci-après nommé le Sud, sans se soucier si les terres ou les îles découvertes ou à découvrir se situent en direction de l’Inde ou vers quelque autre quartier ; la ligne se situant à cent lieues à l’Ouest et au sud des îles des Açores et du Cap Vert. Avec cette précaution néanmoins qu’aucune de ces îles et de ces terres trouvées ou à trouver, découvertes ou à découvrir, au-delà de cette ligne vers l’Ouest et le Sud, ne soient déjà en possession d’un roi ou d’un prince chrétien au jour de la naissance du Christ notre seigneur de l’an précédent cette années de grâce 1493……
De plus, quiconque de quelque rang que ce soit, même royal ou impérial, contreviendrait à l’interdiction de se rendre sur ces terres trouvées ou à trouver, découvertes ou à découvrir, sans permission spéciale de votre part ou de vos héritiers et successeurs, pour y faire commerce ou pour toute autre raison que ce soit, se verrait excommunié late sententie ipso facto… »

En analyse dans ce billet ; Les Bulles de la Discorde

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C’est pourquoi l’Espagne et toute l’Amérique du Sud célèbreront aussi le Día de la Raza ce 8 octobre 2018, le Portugal lui le célèbrant le 10 juin de chaque année…

Mais nous pouvons dès demain, décider ensemble, peuples originels, non-indigènes, colons de papier, et qui que ce soit sur cette Terre, de rompre avec ce cycle mortifère, eugéniste, génocidaire et ethnocidaire  instauré par les hommes en jupe ;

  1. En refusant tout simplement de ne plus jamais commémorer la domination d’une minorité au motif qu’aucune personne indigène traditionnelle ou nation ne devaient être autorisées à survivre en dehors de la chrétienté et de sa nation « blanche ».
  2. En enclenchant un nouveau paradigme sans dieux, ni maitres, sans armes ni haine ni violence, NOUS, les peuples occidentaux, émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout et main dans la main, avec les peuples originels de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la Société des sociétés sur Terre.

Entendons-nous bien ; Personne devant, personne derrière, personne au-dessus et donc logiquement personne en-dessous = TOUS sur une même ligne, côte à côte…

Nous pouvons décider dès maintenant TOUS, de nous coordonner POUR appeler à la formation d’un RÉSEAU DE RÉSISTANCE & DE RÉBELLION INTERNATIONAL CONTRE la société marchande parce qu’UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE

Tout ce qu’il y a à faire ; C’est d’éclairer, de nos petites flammes intérieures, la voie qui est déjà là… Depuis des millénaires pour éteindre la lumière du N.O.M. !

Ce lundi 8 octobre 2018 disons NON ! YA BASTA ! ÇA SUFFIT !

Faisons de ce Jour de la honte, de l’extinction, de la survie, de l’invasion, le point de départ, le temps zéro, d’une prise de conscience politique collective.

JBL1960

Dans cette page de mon blog, toutes les versions (77) PDF que j’ai réalisées à lire, télécharger et/ou s’imprimer gratuitement pour exploser les dogmes, les doctrines et tous les mythos qui prévalent, sur nos vies, depuis au moins 2500 ans…

RÉSISTANCE AU COLONIALISME !

Une invitation au partage anti-« jour de Colomb » (Mohawk Nation News)

Réunion à Ohswekon en territoire des 6 nations les 19-23 Nov 2018

Tout le monde est bienvenu !

Mohawk Nation News | 4 octobre 2018 | URL de l’article ► http://mohawknationnews.com/blog/2018/10/04/gathering-6-nations-ohswekon-nov-19-23-2018/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Venez tous, familles, relations, amis, alliés, venez dans les bras tendus de notre famille. Nous utiliserons nos voix, ie-kwa-nikon-ra-ien-ta-neh, de façon à ce que nous œuvrions toujours de concert pour notre survie. te-tia-to-ret, nous apprendrons et comprendrons nos vieilles paroles.

Votre participation fera l’agenda. Rassemblons-nous pour comprendre la voie de kanon’shonnni’onwe. Venez avec des questions, demandez à comprendre et faites des commentaires. Chacun d’entre nous tous sait quelque chose à partager. Nous le ferons pour tous nos enfants et le futur d’onkwehonweh (les habitants de l’Île de la Grande Tortue). Venez et discutez d’otiokwanhoksta, le Cercle de la Famille, qui est rotinonshonni (la confédération iroquoise) et de nos relations.

Tout le monde est bienvenu à venir et à partager  ► kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix.

LOGEMENT :

The Bear’s Inn, 1979 4th Line, ohsweken ont. NOA IMO, 519-443-4133 half mile east Chiefswood Road. https://thebearsinn.com/contact-us.php

Mohawk Motel, 769 Colborne, Brantford Ont. N35 352, near Woodland Cultural Center. “Best bang for your buck” 1-519-753-8621 mohawkmotel@outlook.com

Sherwood Motel, 797 Colborne East, Brantford N3S 3S3 519-756-5261   info@sherwoodmotel.ca.

Galaxy Motel 950 Colborne St, Brantford, ON N3S 3T5 Ont. (519) 304-6552 https://www.yellowpages.ca/bus/Ontario/Brantford/Galaxy-Motel/101135337.html

Days Inn, 460 Wynham Drive, Brantford, 1-519-759-2700

Grand Motel, 780 Colborne, Brantford 1-519-756-4004

Nous avons toujours la possibilité, d’où-nous sommes, de nous mutualiser afin de répondre à cet appel et d’internationaliser la résistance dans cet ici et maintenant !

Résister c’est créer ► Créer c’est résister !

Jo Busta Lally

PROPOSITIONS de l’EZLN POUR un Réseau de Résistance et de Rébellion International CONTRE la société marchande ;

L’heure du réveil des peuples a sonné !

Je joins ma voix, modestement, mais en conscience, à celle de Résistance 71 qui traduit et publie sans faille depuis toujours les appels à résister de l’EZLN du Chiapas et pour avoir réalisé la version PDF {N°25} du texte politique fondateur de LA 6ÈME DÉCLARATION ZAPATISTE DE LA FORÊT DE LACANDON de 2005, Chiapas, Mexique sur lequel nous pouvons, TOUS, nous appuyer POUR appeler à la formation d’un RÉSEAU DE RÉSISTANCE & DE RÉBELLION INTERNATIONAL, dans cet ICI & MAINTENANT ; CONTRE la société marchande ◄► Le système capitaliste !

Parce qu’il faut se préparer à porter plus efficacement et plus extensivement le boulot de nous gouverner nous-mêmes, parce qu’au pire, le Système capitaliste va revenir nous chercher.

Le mal et ceux qui le porte ont un nom, une histoire, une origine, un calendrier, une géographie ; C’est le Système capitaliste.

Depuis des centaines d’années,

nous vivons sous les 4 roues de ce Système ;

L’Exploitation, la Répression, la Dépossession et le Mépris…

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La communalité est l’antithèse du capitalisme et une alternative au néo-colonialisme

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Résistance politique : propositions de l’EZLN pour un Réseau de Résistance et de Rébellion international contre la société marchande

Résistance 71 se joint à la proposition de l’EZLN du Chiapas d’internationaliser et de coordonner les mouvements de résistance à la dictature de la marchandise qui croît de jour en jour dans sa répression et sa violence systémique partout dans le monde.

Nous traduirons, publierons et agirons en accord avec le Réseau de Résistance et de Rébellion et participerons à notre humble niveau à l’éveil de la conscience politique du plus de personnes possible dans nos entourages et au-delà.

Nous avons dit et avons répété depuis bien longtemps que l’avenir de l’humanité passe par la prise de conscience définitive occidentale de la criminalité du système qu’elle a contribué à mettre en place et à faire perdurer au fil des siècles, pour que “l’Homo occidentalis” se tienne enfin main dans la main avec ses compagnons natifs opprimés, afin d’œuvrer dans la complémentarité culturelle et mettre en place une société des sociétés seule capable de servir l’intérêt général en éradiquant  la possibilité d’existence même d’une société politiquement divisée et donc intrinsèquement inégalitaire et oppressive.

Il n’y a pas de solutions au sein du système, il n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir, c’est devenu une évidence. Agissons en conséquence, ensemble, au-delà de la division et de l’antagonisme induits et entretenus par l’oligarchie transnationale du culte de la marchandise.

Nous sommes tous inter-reliés et complémentaires dans le fonctionnement du grand tout naturel planétaire. L’heure est à l’Union et au lâcher-prise de l’illusion étatico-capitaliste qui ne fait que nous diviser et ne pourra que continuer à nous diviser !

~ Résistance 71 ~

« En point de départ, je suggèrerais de conceptualiser ce qu’on pourrait appeler l’anarcho-indigénisme […] Le mot indigène qui évoque l’enracinement spirituel et culturel dans cette terre et la lutte pour la justice et la liberté d’Onkwe’hon:weh ; combiné au mouvement politique et philosophique qui est fondamentalement anti-institutionnel, radicalement démocratique et dévoué à prendre action afin d’amener le changement: l’anarchisme. »
~ Taiaiake Alfred, professeur de science politique, Université Victoria, 2005 ~

►◄

“Sur le continent des Amériques et en Europe, l’oppression que nous subissons est la même.
Les couleurs, les langues et les cultures varient, mais l’oppression est constante.
C’est pour cela que nous, Zapatistes, sommes avec vous aujourd’hui.
C’est pour cela que vous êtes avec nous aujourd’hui.
Parce que nous ne voulons plus de ce type de monde.
Nous ne voulons plus que le crime soit célébré.
Nous ne voulons plus que le mensonge soit traité somme une vertu.
Parce que nous ne voulons plus que d’autres nous imposent leur façon d’être et leur mode de pensée.
Nous voulons être libres.
Et le seul moyen de l’être est de l’être ensemble. Voilà pourquoi nous voulons de la liberté dans la solidarité…
Nous ne nous en irons pas.
Nous ne serons plus silencieux.
Nous nous tiendrons debout.
Nous lutterons.
Nous construirons un autre monde.
Bien meilleur.
Bien plus vaste.
Un monde dans lequel tous les mondes trouveront leur place.
Rebelles, frères et sœurs d’Europe…
Nous sommes heureux de marcher avec vous aujourd’hui.
Nous vous remercions de l’espace et de la voix que vous donnez aux Zapatistes.
Le pont que vous avez construit de vos cœurs a franchi l’océan…
Vos rêves sont entendus bien loin d’ici.
Nous nous en faisons l’écho, tous ceux en lutte et en rébellion s’en font l’écho.
Parce qu’à travers le monde, tous les partagent.”
~ SCI Marcos, septembre 1997 ~

Pour un Réseau de Résistance et Rébellion

propositions de l’EZLN

Mardi 25 septembre 2018 par EZLN, SCI Galeano, SCI Moisés

Source en français ► https://www.lavoiedujaguar.net/Pour-la-construction-d-un-Conseil-qui-integre-les-luttes-de-tous-les-opprimes

Lors de la Rencontre des réseaux d’appui au Conseil indigène de gouvernement, dans le caracol de Morelia, en août 2018, l’EZLN a présenté un long texte en trois parties développant une analyse de la situation au Mexique et dans le monde. Dans sa partie finale, il formule des propositions de portée internationale pour poursuivre et amplifier le processus engagé avec le Conseil indigène de gouvernement.

C’est cet extrait qui est traduit ici.

(…)

Nous pensons que nous devons continuer aux côtés des peuples originaires.

Peut-être que certains parmi les réseaux [d’appui au Conseil indigène de gouvernement (CIG)] pensent encore que nous apportons un appui aux peuples originaires. Ils vont se rendre compte, à mesure que le temps va passer, que c’est le contraire : ce sont eux qui vont nous aider avec leur expérience et leurs formes d’organisation, c’est-à-dire que c’est nous qui allons apprendre. Car si quelqu’un est expert en matière de tourmentes ce sont bien les peuples originaires — ils ont été attaqués de tant de manières et ils sont toujours là, ou plutôt, nous sommes toujours là.

Mais nous pensons aussi — et vous le disons très clairement, compañer@s — que cela ne suffit pas, que nous devons intégrer à notre horizon l’ensemble de nos réalités avec leurs douleurs et leurs rages, c’est-à-dire que nous devons cheminer vers l’étape suivante : la construction d’un Conseil qui intègre les luttes de tous les opprimés, ceux qui sont traités comme des déchets, les disparues et les assassinées, les prisonniers politiques, les femmes agressées, l’enfance prostituée, de tous les calendriers et de toutes les géographies qui tracent une carte impossible pour les lois des probabilités, les enquêtes et les votes : la carte contemporaine des rébellions et des résistances sur la planète entière.

Si vous et nous, ensemble, allons défier la loi des probabilités qui dit qu’il n’y a aucune chance, ou très peu, que nous réussissions, si nous allons défier les enquêtes, les millions de votes, et tous ces chiffres que le Pouvoir accumule pour que nous nous rendions ou pour que nous nous évanouissions, alors nous devons faire que le Conseil devienne plus grand.

Pour le moment, ce n’est qu’un point de vue que nous exprimons ici, mais nous voulons construire un Conseil qui n’absorbe ni n’annule les différences, et qui au contraire permette de les renforcer dans le cheminement avec d’autres qui partagent le même effort.

Selon un tel raisonnement, ces paramètres ne devraient pas avoir pour limite la géographie imposée par les frontières et les drapeaux : il faudrait donc viser qu’il devienne international.

Ce que nous proposons, c’est non seulement que le Conseil indigène de gouvernement cesse d’être indigène, mais aussi qu’il cesse d’être national.

C’est pourquoi, nous les zapatistes — hommes, femmes et différents — proposons de soumettre à une consultation, outre l’ensemble des propositions formulées durant cette rencontre, ce qui suit :

1. Réaffirmer notre appui au Congrès national indigène et au Conseil indigène de gouvernement.

2. Créer et maintenir des canaux de communication ouverts et transparents entre nous qui nous sommes connus durant le cheminement du Conseil indigène de gouvernement et de sa porte-parole.

3. Commencer ou continuer l’analyse-évaluation de la réalité dans laquelle nous nous mouvons, en produisant et en partageant ces analyses et évaluations, ainsi que les propositions d’action coordonnées qui en découlent.

4. Nous proposons le dédoublement des réseaux d’appui au CIG afin que, sans abandonner l’appui aux peuples originaires, notre cœur s’ouvre aussi aux rébellions et résistances qui émergent et persévèrent là où chacun se trouve, dans les campagnes ou dans les villes, sans qu’importent les frontières.

5. Commencer ou continuer la lutte qui vise à rendre plus grandes les revendications et la nature du Conseil indigène de gouvernement, de façon à ce qu’il ne se limite pas aux peuples originaires et incorpore les travailleurs des campagnes et des villes, ainsi que tous ceux qui sont traités comme des déchets mais qui ont une histoire et une lutte propres, c’est-à-dire une identité.

6. Commencer ou continuer l’analyse et la discussion qui vise à faire naître une coordination ou une fédération de réseaux, qui évite toute direction centralisée et verticale, et qui fortifie l’appui solidaire et la fraternité entre ceux qui la forment.

7 et dernier. Célébrer une réunion internationale de réseaux, quelle que soit la façon dont ils s’appellent — quant à nous, nous proposons que, pour le moment nous nous appelions Réseau de Résistance et Rébellion… Et, à la suite, chacun son nom —, en décembre de cette année, après avoir analysé et évalué ce que décideront et proposeront le Congrès national indigène et le Conseil indigène de gouvernement (lors de leur réunion, en octobre prochain) et aussi afin de connaître les résultats de la consultation à laquelle la présente réunion appelle. Pour cette rencontre, nous mettons à disposition, si cela vous paraît pertinent, un espace dans l’un des caracoles zapatistes.

Notre appel n’est pas seulement adressé aux peuples originaires, mais à toutes celles, à tous ceux et à toutes celleux qui se rebellent et résistent dans tous les recoins du monde. À ceux qui défient les schémas tout faits, les règles, les lois, les préceptes, les chiffres et les pourcentages.

(…)

Depuis les montagnes du Sud-Est mexicain,
sous-commandant insurgé Moisés, sous-commandant insurgé Galeano
Mexique, août 2018.

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LECTURES COMPLÉMENTAIRES sur ce blog ► PEUPLES PREMIERS car dès l’aube du premier jour, j’appelle, modestement, mais surement à initier un nouveau paradigme, NOUS TOUS & ENSEMBLE, les peuples occidentaux, émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, debout et main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur Terre.

LECTURES COMPLÉMENTAIRE EN VERSION PDF que j’ai toutes réalisées ;

Anthropologie politique : « La nature humaine, une illusion occidentale » de Marshall Sahlins, 2008

L’Art de ne pas être gouverné – Une histoire anarchiste des hauts-plateaux d’Asie du Sud-Est par James C. Scott, 2009

L’Anarchisme africain, histoire d’un mouvement – Par Sam Mbah et I.E. Igariwey

Comprendre le système légal de l’oppression coloniale pour mieux le démonter avec Steven Newcomb

Introduction au livre Païens en Terre Promise, décoder la Doctrine Chrétienne de la Découverte de Steven Newcomb, Édition Fulcrum, 2008

Fragments anthropologiques pour changer l’histoire de l’Humanité avec David Graeber

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Et d’autres sont à venir pour affuter notre réflexion et nous coordonner puisque tout n’est pas à réécrire, ni à réinventer et nous permettre, ainsi, d’écrire la suite de l’Histoire à l’encre du réel.

Tout ce que nous avons à faire, c’est d’éclairer, de nos petites flammes intérieures, la VOIE qui est déjà là… Depuis des millénaires ; Elle n’attend plus que d’être empruntée…

JBL1960

Publication du 4 octobre 2018 ► Une ferme, un monde, une guerre, peu de probabilités – EZLN 4 octobre 2018

 

La xénophobie américaine : Une force en provenance de l’origine coloniale de Peter d’Errico

Mieux comprendre pour mieux agir !

Essayons d’appliquer nos propres axiomes puisque nous avons le même sentiment que l’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout et aux côtés des peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre  ; La majorité n’étant pas à convaincre, la solution à 10 voire 15% de la population mondiale existe aussi organisons la résistance dans le réel et surtout pas sur les rézosociaux

Soyons créatifs et agissons comme des petits détonateurs supplémentaires :

Mieux comprendre le système légal de l’oppression colonial pour mieux agir et le démonter et le faire péter à la tronche de la malfaisance régnante que nous savons être le Vatican, la City de Londres et Washington D.C. !

Résistance au colonialisme : L’origine coloniale de la xénophobie américaine et de l’occident (Peter d’Errico)

La xénophobie américaine : Une force en provenance de l’origine coloniale

Peter d’Errico | 1er juillet 2017 | URL de l’article original ► https://newsmaven.io/indiancountrytoday/archive/american-xenophobia-a-force-from-the-colonial-onset-hYbsksuRlESS40WCKsRBBw/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

« Pourquoi la xénophobie a t’elle été d’une telle force dans un pays construit par des immigrants ?” a demandé le professeur d’histoire Moshik Temkin dans un récent éditorial du New York Times.

(“Why has xenophobia been such a force in a country built by immigrants?” asked history Professor Moshik Temkin in a recent op-ed piece in the New York Times. )

Temkin n’a pas répondu à sa question. Il l’a posée comme un exemple de requête historique au sujet “du changement politique et social au cours du temps… le pain quotidien de la profession de l’historien”, qui devrait prendre le dessus sur le rôle de bruit de fond que jouent les historiens dans les débats médiatiques actuels.

Je n’ai rien contre ce que montre Temkin, son “souci au sujet de la façon très superficielle et saccadée dont l’histoire est présentée, comme s’il ne s’agissait que de tirer des analogies historiques. Le résultat est que les lecteurs et les spectateurs reçoivent des leçons d’histoire qui sont souvent mal orientées lorsqu’on en arrive à Mr Trump et ne font que peu de lumière sur les travaux courants.” Quiconque est familier avec le “pays indien” connaît la vérité en cette déclaration et pas seulement au sujet de Trump. Comme l’a dit Philip Deere se référant aux étudiants imitant le “cri de guerre indien” si stéréotypé : “Ces gosses ont été à l’université pour obtenir une éducation supérieure et pourquoi ne l’ont-ils pas obtenu ?.. Dans leur esprit ils sont toujours dans un film de John Wayne.”

Quoi qu’il en soit, la question de Temkin porte en elle-même une vision étriquée de l’histoire à savoir la référence à “un pays construit par des immigrants”. Cette notion est devenue une sorte de fétiche dans des débats polarisés mélangeant le statut “d’étrangers” aux États-Unis. Ceux qui fréquemment accepte l’immigration assument le “nous sommes tous des immigrants”. Les opposants demandent la déportation des immigrants qui ne sont pas “légaux”. Et les deux côtés se tapent dans le dos en se félicitant de leur “exactitude”, aucun des deux ne prend le recul nécessaire pour examiner l’histoire, “le changement politico-social au fil du temps”, qui permettrait de faire la lumière sur ce sujet. Faisons donc un instant une pause et faisons donc la lumière sur ce point.

L’histoire rend problématique la notion de “pays”. Beaucoup de personnes avaient des pays sur ces terres avant l’invasion coloniale chrétienne. Que ces colonies en terminent dans un “pays” appelé États-Unis d’Amérique n’efface en rien l’existence continuelle des pays précédents et originels, et ce malgré les énormes efforts des colons pour le faire, colons qui pratiquèrent le génocide, la violence politique et la fabrication de mythes dans leur tentative d’effacement de l’histoire indigène.

Les envahisseurs, qui sont des immigrants sur ces terres des Amériques, ont même développé des narratifs historiques quasi-scientifiques comme par exemple ce concept largement discrédité aujourd’hui de la migration par le détroit de Béring [NdJBL : Sauf que la Théorie du Détroit de Béring, c’est des conneries, billet du 29/03/2018] afin d’insister lourdement sur le fait que les indigènes étaient eux-mêmes des immigrants. Cette imagerie colonialiste se réverbère dans la rhétorique de ceux qui soutiennent l’immigration en affirmant que nous sommes tous des immigrants.

La position de ceux qui font la distinction entre immigrants “légaux” et “illégaux” présente une histoire tout aussi problématique. L’aspect le plus aliénant (de “rendre étranger”) de l’insistance sur la “légalité” provient des efforts des colonisateurs d’affirmer un “titre de propriété” sur les terres qu’ils ont envahies par cette “extravagante prétention” de la “découverte chrétienne”. La Cour Suprêmes des États-Unis (CSEU) a gravé dans le marbre cette doctrine en 1823 avec son verdict dans l’affaire Johnson c. McIntosh, qui ne dépeignit pas les peuples originels comme des immigrants, mais de les déposséder de leur statut de propriétaires terriens et par là de “légaliser” le statut de propriété des colonisateurs. Ce tour de passe-passe judiciaire fait écho à la rhétorique de ceux qui demandent la déportation des “immigrants illégaux”.

Ces précédents historiques au débat courant nous permettent de suggérer une réponse à la question du professeur Temkin au sujet de la xénophobie. Une définition encyclopédique du mot xénophobie la décrit comme “une haine ou peur intense ou irrationnelle de personnes en provenance d’un autre pays.” On ne peut pas trouver un meilleur mot pour décrire les visions du monde des colonisateurs chrétiens, qui arrivèrent emplis de xénophobie envers les “personnes étrangères” qu’ils trouvèrent au “nouveau monde”. Le fait que ces gens accueillirent et même aidèrent les nouveaux arrivants colons n’eut que très peu d’effet sur une tempérance à leur xénophobie.

“L’empire américain” s’est développé d’une croisade messianique violente ayant pour but d’éliminer les non-chrétiens, leurs pratiques et leurs croyances, partout où ils pouvaient les trouver. De fait, le commandement des autorités chrétiennes fut de “croissez et multipliez-vous” et assumez la “domination/dominion”. Les décrets du Vatican et les chartes coloniales insistaient sur le fait que les “découvreurs” chrétiens devaient dominer les non-chrétiens, les païens. Dans l’affaire pénale Johnson de 1823, la CSEU a dit : “Ces affirmations ont été établies et maintenues par l’épée”. L’imposition de l’empire n’a pas éliminé les peuples originels, mais la rhétorique de la loi et politique américaine obscurcit et ne permet pas leur existence en tant que peuples séparés.

Comme l’écrit Jens Bartelson dans son livre de 1996, A Genealogy of Sovereignty, la “découverte au XVIe siècle de formes de vie non-chrétiennes sur le continent des Amériques posa… une menace à la stabilité des valeurs chrétiennes.” qui étaient déjà vacillantes de par la “fragmentation de la chrétienté” dans le “vieux monde”. Bartelson ajoute: “la découverte des peuples amérindiens posa le problème de la confrontation avec quelque chose de radicalement différent du mode de vie chrétien et posa la question de quelles types de relation étaient-ils possible d’entretenir avec cet Autre. D’abord dans quelle mesure est-il possible de connaître l’Indien mis à part comme être inférieur à la civilisation chrétienne ? Secundo, dans quelle mesure est-il possible de lui donner un statut de sujet légal ?” Ces questions animèrent la colonisation et propulsèrent la décision de la CSEU dans l’affaire Johnson c. McIntosh.

Bref, la xénophobie cette peur ou haine de l’Autre, a caractérisé l’histoire américaine depuis son début dans le tumulte des colonies rivales enclines à la domination et à l’exploitation de tout un continent. La position des USA là dessus a toujours été consistante au travers des méandres de ce que nous appelons “la loi fédérale indienne”, de la soi-disante “trilogie du juge Marshall” des deux affaires passées devant la CSEU (Johnson c. MIntosh et deux affaires concernant les indiens Cherokee), jusqu’à la loi de répartition “Allotment Act” et la politique de de termination jusque dans les relations de “gouvernement à gouvernement” du XXIe siècle. La position fondatrice des États-Unis est que les peuples indigènes du continent ont été et sont subjugués de manière inhérente à l’autorité politique du gouvernement fédéral américain. Les fêtes nationales que sont “Columbus Day” et “Thanksgiving/jour d’action de grâce” fournissent des vacances fantasmagoriques aux Américains qui parlent de la “découverte” du “nouveau monde”, essayant de faire oublier le bain de sang de la rencontre des deux mondes.

Les tribunaux , les politiciens et même bizarrement certains leaders autochtones, ont répétitivement insisté sur ce qu’ils appellent le “pouvoir plénier” du congrès des Etats-Unis pour faire ce qu’il lui plait avec les Indiens et les terres indiennes. Une histoire critique et juste des lois américaines, incluant bien des lois que beaucoup considèrent comme “pro-indiennes”, montrent ce processus à l’œuvre : La loi sur la citoyenneté de 1924 a “prolongé le projet d’assimilation des nations autochtones dans les États-Unis plutôt que de reconnaître leur souveraineté.La loi de réorganisation indienne de 1934 a “remplacé les structures de gouvernance traditionnelles par un système électoral occidental.. les constitutions tribales. La Commission des Doléances Indiennes de 1944 fut “le début de l’ère de fin de non-recevoir”. Les “amis des Indiens” appelant pour des “droits égaux” aujourd’hui visent à l’élimination finale de la nationalité native séparée.

Retournons à l’appel du professeur Temkin pour les historiens de “faire mieux à expliquer à Mr Trump et rendre plus clair que les Américains peuvent améliorer leur histoire.” Cela ne servira à rien de célébrer le “tout inclusif” qui obscurcit le débat, tout comme ce très bizarre show sur Broadway “Hamilton”, dans lequel des acteurs non-blancs chantent et dansent l’histoire des hommes blancs qui fondèrent le projet fédéral de la construction de l’empire, tout comme il ne serait pas acceptable de sanctifier le statut “légal” comme le facteur déterminant des droits d’immigration. L’histoire que les Américains ont faite existe toujours. Le débat autour des immigrants demandent de se préoccuper des lois, des pratiques et des politiques d’héritage qui exercent jusqu’à ce jour une force dominante sur les peuples originels de la terre.

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C’est pourquoi il convient de se poser les bonnes questions, nous tous ;

Mieux comprendre les fragments anthropologiques pour changer résolument l’Histoire de l’Humanité, avec David Graeber ;

Comprendre que nous sommes en mesure d’ EFFONDRER LE COLONIALISME ;

Et ce par quoi il arrive, toujours, l’ ÉTAT avec James C. Scott

Que la nature humaine est une illusion occidentale, avec Marshall Sahlins

Que le véritable fléau de l’Humanité est LA PESTE RELIGIEUSE, comme l’avait défini Johann Most, en 1892

Comprendre que nous sommes tous des Païens en Terre promise, et que nous pouvons décoder la doctrine chrétienne de la découverte, avec Steven Newcomb et agir en apostasie collective et en récusation de cette doctrine et FAIRE TOMBER L’EMPIRE

TOUS ENSEMBLE & SANS ARME NI HAINE NI VIOLENCE

ICI & MAINTENANT & D’OÙ NOUS SOMMES

En ne commémorant plus, par exemple le Jour de la Découverte dans tous l’hémisphère Nord, et le Jour de la Race dans le Sud, le Jour de la Survie ou de l’Invasion en Australie, le Jour de l’Extinction au Canada et Québec, le Jour de la Honte aux USA et en France, en aidant les peuples Kanaks* à s’émanciper de l’Empire colonial Français lors du prochain référendum du 4 Novembre 2018.

JBL1960

*Ce sujet fera l’objet d’un prochain billet, très complet de ma part prochainement.

Source de l’image ► http://www.cartooningforpeace.org/editos/donald-trump-le-nouveau-visage-des-etats-unis/

Les 15 d’Onondaga vont à la Cour Internationale de Justice – Mohawk Nation News

DOSSIER sur les 15 d’Onondaga sur ce blog ;

Canada État colonial et mascarade de justice

Comme d’hab, quoi ?

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Résistance au colonialisme : les 15 d’Onondaga (iroquois) engagent une procédure à la CIJ de La Haye sur une affaire en litige de 21 ans (Mohawk Nation News)

La loi naturelle est la seule loi devant gérer le monde et l’humanité, en cela les 15 d’Onondaga ont raison. Dans le même temps, on apprend que cette même cour de La Haye vient de débouter un tribunal équatorien pour donner raison à la multinationale pétrolière pollueuse et hégémonique Chevron dans une affaire pétro-environnementale engagée depuis 1993 (https://www.legrandsoir.info/equateur-la-cour-de-la-haye-donne-raison-a-chevron.html ).
De fait, les 15 d’Onondaga donne sa chance à a CIJ mais ne se font guère d’illusion et anticipe le fait que :  La CIJ protège le système prédateur qui tente de diriger le monde par la force.

La question est donc : une fois déboutés, que prévoit KaianerekowaLa Grande Loi de la Paix ; pour les 15 d’Onondaga ?.. Quelle sera le mode d’action ?.. À suivre avec intérêt.

~ Résistance 71 ~

Les 15 d’Onondaga vont à la Cour Internationale de Justice

Mohawk Nation News | 11 septembre 2018 | URL de l’article ► http://mohawknationnews.com/blog/2018/09/11/onondaga-15-go-to-world-court/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Oui, nous poussons cette affaire depuis plus de 21 ans…

Dans l’affaire de Jones et al. contre Parmley, No 17-928. les 15 souverains rotinoshonni d’Onondaga, de la confédération iroquoise, mettent en branle une action en justice à la Cour Internationale de Justice (CIJ) de La Haye en Hollande, contre les États-Unis et leur système judiciaire. Ceci est concordant avec l’article 45 des règlements de la Cour. L’action en justice sera déposée courant septembre 2018.

Pour nous, la juridiction et la souveraineté sont fondées sur Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix de l’Île de la Grande Tortue, qui est prévalante sur le système judiciaire des Etats-Unis (et du Canada).

Nous, les 15 d’Onondaga, avons prouvé qu’il ne pouvait pas y avoir de justice dans le système légal des États-Unis. Seule Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, peut fournir la justice.


Wampums Iawatha et Deux Rangées

S’ensuit ce qui sera cité :

Nous savons lorsque quelque chose ne va pas. Chacun de nous est un onkwe’honwe (natif) souverain, peuple de la terre à tout jamais, nous faisons cette demande en ce tribunal basée sur la loi naturelle. Nous sommes Un avec la Nature et sommes guidés par la vérité intrinsèque à la Grande Loi de la Paix. Notre expérience prouve que la constitution des États-Unis ne fournit aucune justice au travers de son système judiciaire.

Dans ce système judiciaire créé par les corporations coloniales, les règles fabriquées par l’humain sont manipulées de façon à ce que le tribunal corporatif de l’entreprise coloniale gagne toujours et que le reste d’entre nous perde, peu importe à quel point leur affaire est juste.

La CIJ doit faire très attention là-dessus parce que leurs règles humainement fabriquées pourraient entrer en conflit avec la loi naturelle de la terre. La loi naturelle fournit une justice naturelle. La Cour Internationale semble vouloir fournir cela. Notre Grande Loi le fait.

Aucun d’entre nous ne fait partie du Statut de la Cour Internationale de Justice entrepreneuriale (coloniale). Nous ne rejoignons ni délibérément ni en connaissance de cause quelqu’artifice non-naturel que ce soit, comme une entreprise, corporation. Nous sommes créés Un avec la vie naturelle. Les Nations-Unies affirment vouloir nous soutenir en tant que souverains naturels au travers des articles 3, 4, 18, 33 et 40 de leurs Déclaration des Droits des Peuples Indigènes (DDPI). L’auto-détermination à vie nous vient de la Nature. Nous sommes tous naturellement souverains. La CIJ de La Haye n’existe que par la volonté de règlements artificiels humains et a été mise en place comme le dernier recours judiciaire dans ce système de justice entrepreneurial/colonial. Le dollar entrepreneurial s’arrête à la CIJ. Mais la véritable justice ne pourra être trouvée que dans la Nature.

Aujourd’hui, nous consentons à ce que ce tribunal à juridiction limitée entende cette affaire en accord avec l’article 38, paragraphe 5 du règlement de ce tribunal. Toute vie naturelle est souveraine. Nous recherchons la justice en présentant cette demande sur laquelle sont apposées nos signatures en accord avec le dit article 38, paragraphe 5.

Nous, onkwe’honwe souverains agissons sans agents intermédiaires en tant que partie du monde naturel. Les états sont des corporations des entreprises qui existent au travers de règles humaines fictives et non-naturelles. Ils requièrent des agents entrepreneuriaux pour exister dans les tribunaux (NdT : les avocats, procureurs et juges…) pour prendre des décisions finales sur les affaires qui leurs sont présentées.  Dans l’article 38, paragraphe 3 des règlements de la Cour, l’agent doit être authentifié par celle-ci pour agir au nom des États qui n’existent en rien naturellement. Les États-Unis d’Amérique sont constitués de migrants qui ont envahi notre terre, l’Île de la Grande Tortue, qui ne peut pas être posséder ni céder par l’humanité. Les États-Unis rendent l’existence des peuples naturels et de la Nature difficile et pratiquement impossible. Voir les mots de Tekarontake qui expliquent très bien ceci.

Notre existence nous est instillée au travers de notre histoire orale placée sur les ceintures wampum et dans notre mémoire collective. Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, est l’inhérent tewatatawi, le comment nous devons nous comporter dans l’existence et sur l’Île de la Grande Tortue. Le monde naturel crée le chemin que nous devons emprunter pour vivre. Nos chants, nos cérémonies, nos histoires et la création naturelle nous lient à la vie naturelle et aux forces de notre terre-mère. La CIJ protège le système prédateur qui tente de diriger le monde par la force. Nous, les peuples naturels, sommes emprisonnés et contrôlés par le système entrepreneurial actuel, qui, dans ce cas précis, nous a refusé toute justice depuis plus de 20 ans.

D’après l’article 40, paragraphe 1, des statuts de la CIJ et les articles 38 et 45 des règle de cette Cour, chacun des 15 demandeurs souverain soumet cette demande mettant en marche la procédure. La juridiction de la Cour se trouve dans l’article 36, paragraphe 1 qui dit:

La juridiction de la Cour comprend tous les cas auxquels se réfèrent les parties et toutes les affaires spécifiquement rapportés par la charte des Nations-Unies ou dans les traités et conventions en vigueur.

“La justice” est supposées être la pierre angulaire de la fondation de la charte de l’ONU pour protéger les droits de l’Homme pour tout le monde et ce dans le monde entier. Dans ce cas-ci, malgré la maxime “l’égalité de la justice devant la loi” écrite sur le fronton de la Cour Suprême des États-Unis (CSEU) à Washington, nous onkwehonwe souverains, avons subi une injustice au sein du système légal des États-Unis.

Historiquement, ce système nous a été imposé et fut maintenu par la violence sur nous et nos territoires. Après avoir été maltraités au travers de ce système “légal”, nous nous en venons à la CIJ pour rechercher la “justice” au travers de la charte des Nations-Unies, et de la DDPI tel qu’établi en annexe 6 et en accord avec les articles 33, 40-46 de la réglementation de la dite Cour.

En regard de la procédure de la CIJ, le commentaire suivant en provenance du traité et titré “Le statut de la Cour Internationale de Justice, commentaire (seconde édition), édité par Andreas Zimmermann, Christian Tomuschat, Karie Oellers-Frahm, Christian J. Tams, assistant éditeur Maral Kashgar et assistant édfiteur Savid Diehl (Oxford University Press), 2012, page 1092”, est très instructif

Au sujet de l’article 43 des statuts de la CIJ, “la procédure se constituera en deux parties : écrite (mémoires au travers du registre) et orale”, on ne doit pas sous-estimer le fait que les litiguateurs sont des États qui n’acceptent pas à la légère des interférences étrangères dans leurs affaires, spécifiquement lorsque cela touche certains de leurs intérêts vitaux. Les questions de procédure devant la cour, par définition, ne peuvent pas être approchées de la même manière que devant même les plus hautes instances judiciaires d’un pays.

Devant la CIJ, la substance contrôle la procédure. Nous, les peuples naturels, sommes la substance et avons la main gagnante, la nature, qui toujours bat la forteresse des procédures. La seule façon de déactiver notre main gagnante est de ne pas nous laisser jouer dans leur système de contrôle artificiellement créé. Nous demandons à la CIJ de considérer équitablement notre application.

Cette demande est approuvée par la signature de chacun des 15 d’Onondaga et sera déposée au bureau d”enregistrement de la Cour, avec une copie certifiée conforme à l’orignal de l’article 52, paragraphes 1 et 2 des règlements de la Cour.

Si la CIJ nous refuse justice, nous nous tournerons alors vers la Grande Loi de la Paix pour nous fournir véritable justice.

Une copie certifiée conforme de la présente demande à la CIJ sera envoyée aux personnes et institutions suivantes:

  • Le président des États-Unis d’Amérique en vertu du traité wampum deux rangées et du traité de Canandaigua de 1794 qu’ont signé les États-Unis ;
  • La Cour Suprême des États-Unis
  • Les Nations-Unies

After 20 years of injustice in the United States court system, the 15 sovereign onkwehonweh seek justice from the World Court.

Septembre 2018

Envoyé respectueusement,

Nous apposons notre signature à cette demande: Andrew Jones, Robert E. Bucktooth, Jr., Cheryl Bucktooth, Robert Bucktooth, Debby Jones, Karen Jones, Nikki Jones, Karoniakata Jones, Shawn Jones, kahentinetha, Dyhyneyyks,  Tekarontakeh, Ross John, Ronald Jones, Jr., Nadine O’Field/Ganonhweih, aka Nadine Bucktooth.

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Texte politique fondateur : Kaianerekowa ou la Grande Loi de la Paix de la Confédération Iroquoise (version pdf avec intro)

Résistance 71 a traduit les 117 wampums (articles) de Kaianere’ko:wa ou la Grande Loi de la Paix de la Confédération Iroquoise (datant de 1142 et plus ancienne « constitution » ou charte confédérale active au monde) pour l’usage de toutes et tous. Et j’en ai réalisé une version PDF stricto sensu, N° 21 de 27 pages dans mon blog que vous pouvez retrouver dans cette page dédiée ► LES PDFs de JBL1960

Nous (R71) avons remis notre traduction à la Confédération Iroquoise au travers de membres du conseil des Mères/anciens et conseil des femmes de la nation Mohawk. Kaianere’ko:wa est un des documents les plus importants de l’histoire de l’humanité et se doit d’être plus connu car son esprit représente le futur de nos sociétés au vu de l’échec de nos modèles étatico-répressifs anti-démocratiques.

Nous ne prônons pas son application Per se à nos sociétés qui sont culturellement et structurellement différentes de la société iroquoise, mais nous devrions l’étudier et adapter ce qui est adaptable notamment dans le domaine de l’horizontalité de la prise de décision politique et du schéma de la chefferie sans pouvoir.

Une charte de ce style a non seulement un impact sur le processus politique d’une société, mais aussi sur le processus économique et donc écologique et nous voyons bien qu’aujourd’hui, en France, ce problème est parfaitement d’actualité ► Résumé SOTT MEDIA 08/2018 & Dossiers ad hoc

Il est également à noter le processus politique par des femmes et des conseils des femmes, dans une société matrilinéaire et égalitaire.

Il y a une autre voie possible, HORS ÉTAT et ses institutions et pour tenter, ensemble, d’éteindre la lumière du N.O.M. ; Et afin d’Impulser la poussée primordiale, vaincre cette foutue inertie de départ et enclencher un nouveau paradigme en lien avec les peuples autochtones de tous les continents et enfin instaurer la société des sociétés sur Terre… Mère !

JBL1960

1er Juillet ; Célébration de l’extinction

Les Festoyeurs de Génocide sont de retour…

Pourtant ils ont été prévenus, par les Natifs eux-mêmes, auxquels nous mêlons nos voix, et de toutes nos forces = Hé ! Les Colons de papier = La fête est finie !

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Fête nationale du Canada… Fête du génocide continu (Mohawk Nation News)

1er juillet célébration de l’extinction

Mohawk Nation News | 1er juillet 2018 | URL de l’article original ► http://mohawknationnews.com/blog/2018/06/28/july-1-celebration-of-extinction/

Traduit de l’anglais par Résistance 71

Une fois de plus les envahisseurs vont pratiquer la célébration du déni le 1er juillet (NdT : fête nationale canadienne). Ils vont se saouler et éructer des mensonges au sujet de leurs malversations, les pensionnats pour Indiens, la prise de scalps*, l’assassinat, le vol de nos possessions et le génocide continuel de toute vie. Ils continuent de violer notre terre-mère et tous ses enfants.

ra-te-ri-wa-kwe-ri-ensta tse-nitsi-wahont-ti-tsa-ri-si kanon tsi-non hon-tsa-te ne kanon ne ka-we-noteh. tanon ro-na-se-tien so-hatie ne ne akwa onhontsa keken. tanon ne ken-non ne ne kah-ionkwa ta-hon-ne-ken ne ki-ie-sa-ton. tanon ne re-ti-io ta-tie a-ion ki-ton-teh ne ne onknkwawenneha. sekon tion-kwe-ta-kwen.

Onkwehonweneha veut dire être humain dans le sens d’être pour toujours en harmonie avec la Nature. L’arbre de la paix représente le peuple pour toujours. Il est toujours en vie. Nous sommes comme ses aiguilles qui tombent sur le sol et qui retournent à la terre pour y revivre. Nous devons tous maintenir l’arbre de la vie debout. Si le peuple devait tomber, toutes les familles sont responsables de maintenir tout le monde dans la fortitude.

Notre mère a créé un bol et une cuillère. Nous devons tous bénéficier de la Nature/création. Personne ne peut affirmer un droit de propriété. La cuillère n’est pas un ustensile tranchant, ainsi nous ne pouvons blesser, ni couper personne en la plongeant dans le bol, faisant ainsi couler le sang et créant la colère. L’homme blanc ordonne le meurtre de la vie. Il se rend sur d’autres terres et viole les autres peuples et la terre. Il ne prend aucune responsabilité. Il a quitté sa propre mère et ne protège personne à part lui-même.

Accablés d’amertume et de regrets, les envahisseurs s’aveuglent et refusent de voir leurs promesses brisées et les vérités ignorées, ainsi que le comment leur veulerie nous a empoisonnée ainsi que toute vie sur l’Île de la Grande Tortue. Les envahisseurs ressentiront la trahison dans toutes leurs attitudes et croyances arrogantes. Nous serons libérés. Leurs propres gens les livreront au serpent noir pour être nettoyés pour le génocide commis et qu’ils essaient de continuer de commettre.

Nous serons reconnaissant de leur départ. Ils ne seront plus ici pour nous forcer à chanter des chansons tristes et vivre une vie déplorablement vide.

*Sur ce blog, dans ce billet « Monnayer les scalps » je rappelle les faits : “Pendant la guerre des Péquots, les fonctionnaires du Connecticut et du Massachussetts avaient initialement offert des récompenses pour les têtes des indigènes assassinés, puis plus tard seulement pour leurs scalps, qui étaient plus facile à transporter en grand nombre. La chasse aux scalps ne devint une routine que vers la moitié de la décennie de 1670 […] De plus, les chasseurs de scalps pouvaient prendre les enfants captifs et les vendre comme esclaves. Toutes ces pratiques effacèrent la distinction entre les autochtones combattants et non-combattants et introduisirent un marché d’esclaves indigènes. Les scalps et les enfants autochtones devinrent des monnaies d’échange et ceci créa également un marché noir. La chasse au scalp n’était pas seulement profitable sur un plan privé, mais avait aussi pour but d’éradiquer et de subjuguer la population indigène de la côte atlantique dominée par les Anglo-Américains. Les colons donnèrent un nom aux corps mutilés et sanguinolents retrouvés après  une  “chasse aux scalps”  dans  le  sillage  des  chasseurs  de  primes : les “peaux rouges”…

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Lectures complémentaires en version PDF en lecture, téléchargement et/ou impression gratuits ;

Introduction à la Grande Loi de la Paix ; Kaianerekowa ; ou la Grande Loi de la Paix de la Confédération Iroquoise (datant de 1142 et plus ancienne « constitution » ou charte confédérale active au monde) pour l’usage de toutes et tous. Nous avons remis notre traduction à la Confédération Iroquoise au travers de membres du conseil des Mères/anciens et conseil des femmes de la nation Mohawk. Kaianere’ko:wa est un des documents les plus importants de l’histoire de l’humanité et se doit d’être plus connu car son esprit représente le futur de nos sociétés au vu de l’échec de nos modèles étatico-répressifs anti-démocratiques.

Contre-rapport de la Commission Vérité & Réconciliation ; Meurtre Par DécretLe crime de Génocide dans les Pensionnats/Hôpitaux pour Indiens au Canada de 1840 à 1996.

Le Grand désaprentissage du Pr. Taiaiake ALFREDLa Grande Loi du Changement.

Païens en Terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte et comprendre le système légal de l’oppression coloniale pour mieux le démonter avec & de Steven Newcomb.

Du grand Russell Means activiste Lakota et à partir de son livre testament « si vous avez oublié les noms des nuages alors vous avez perdu votre chemin » ; Introduction à la pensée et la philosophie amérindiennes.

La Voie Lakota & L’Aventure Crazy Horse ; Traduction d’extraits de Résistance 71 de deux livres de Joseph M. Marshall III, historien et conteur Lakota.

TOUTES LES VERSIONS PDF (63)LES PDF DE JBL1960

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Le vrai pouvoir et la vraie sagesse viennent de l’intérieur. Quand l’homme comprend dans sa chair qu’il ne fait qu’Un avec toute la Création, quand il se rend compte qu’au centre de l’Univers réside une force encore plus grande que lui-même, alors il sait que ce centre est partout, qu’il est en chacun de nous.

Paroles d’un Natif de l’île de la Grande Tortue, anonyme

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Et sur ce blog dans la catégorie PEUPLES PREMIERS tous les billets qui traitent de la résurgence indigène car vous le savez, pour ma part, je pense que l’avenir de l’humanité, comme le salut de l’Occident, passent par les peuples occidentaux (vous, moi) et en aucun cas les gouvernements ou toutes représentations étatiques, émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout aux côtés (et non pas devant, ou encore au-dessus) des peuples autochtones de tous les continents et cela pour instaurer l’harmonie de la Société des sociétés sur Terre-Mère ; ICI et MAINTENANT …

JBL1960

Maquiller un cochon ! De Mohawk Nation News

Cela restera toujours un cochon !

D’un âne on ne fera jamais un cheval de course, hein ?

Cochon qui s’en dédie…

En lien avec ma traduction du Mohawk Nation News du 27 mai dernier ► CHUCKY le (vrai) visage de l’Amérique par Mohawk Nation News

Proposé par MNN dans l’article original ► Bob Marley ► Bad Boys !

Résister au colonialisme et à l’État génocidaire (Mohawk Nation News)

Maquiller un cochon

Mohawk Nation News | 12 juin 2018 | URL de l’article original en anglais ► http://mohawknationnews.com/blog/2018/06/12/lipstick-on-the-pig/

Traduit de l’anglais par Résistance 71

À vos marques ! Prêts ! La jeunesse est la majorité démographique des peuples natifs. D’après kaianerekowa, quiconque, inclus les enfants, a le droit à la prise de décision. Nous sommes tous des survivants de wasirakosetah, le plus grand holocauste de l’histoire de l’humanité.

Depuis 2006, les peuples natifs ont augmenté de 42,5%, 4 fois plus rapidement que les envahisseurs. Presque la moitié de la population de nos communautés est jeune, ou à l’âge enfantin. Notre nombre va doubler en une génération.

Les envahisseurs, leurs marionnettes locales et leurs comités sans fin inventent toujours de nouveaux plans financés par notre argent fiduciaire sans notre connaissance ni notre accord. Quelques hommes d’affaire reçoivent licence pour pomper des millions à nos dépends et notre tewatatawi, décident du comment nous devons nous comporter et ce en désaccord total des désirs de la plus vaste majorité. Une “étude de faisabilité” conduite par les envahisseurs et leurs marionnettes est de fait, un plan prémédité de nous assassiner nous et nos enfants. D’abord il y eut le génocide, puis le lavage de cerveaux en règle dans les pensionnats pour Indiens (NdT : et la continuité du génocide…), puis la prison et maintenant l’assassinat de notre jeunesse en la poussant au suicide, à l’overdose (ou à la ruine par la came) ou à être flinguée par les flics.

Le Canada propose une opération croissance [de marijuana] sous couvert de “centre culturel” au milieu de la drogue, des casinos divers et maisons de jeux, le tout adjacent des bahuts.

Le Canada pousse à la conso de came. Ils peuvent mentir tout leur saoul, un cochon, même maquillé, reste un cochon.

L’Assemblée des Premières Nations (APN), les conseils de bandes (NdT : répondant au gouvernement colonial) et leurs comités font le sale boulot de terrain. Le gouvernement est le patron des cartels de la drogue.

Kahnawake (NdT : territoire Mohawk au sud de Montréal) est entouré de toujours plus de noirceur. Les criminels vont bientôt être submergés dans le sombre marécage où patauge le système entrepreneurial (colonial).

Les envahisseurs aident Trump à se venger des Mohawks qui l’ont empêché de construire des casinos dans l’État (frontalier) de New York. Les ouvriers des grattes-ciel mohawks devront être fouillés quotidiennement pour drogue lors de leur passage de frontière pour se rendre au travail (NdT : Yankland apprend ses leçons de son protégé de l’apartheid : l’entité sioniste…). Ces ouvriers viennent de Kahnawake, où l’État déchire la communauté en encourageant les natifs de faire de l’argent facile sans travailler. Trump déteste et va punir tout passeur à la frontière yankee.

Quel est le futur de Kahnawake ou de quelque communauté autochtone que ce soit ?

Les politiciens, bureaucrates prédateurs et tous les comités doivent divulguer tout ce qu’ils ont fait et font en notre nom et avec notre argent. (NdT : celui du fond fiduciaire, the Indian Trust Fund, volé de longue date). Arrêtez le mensonge, arrêtez la corruption. Que la pure et absolue vérité soit révélée !…

Lectures complémentaires :

Comprendre le système légal de l’oppression coloniale pour mieux le démonter ;

Avec Steven Newcomb et avec Peter d’Errico

Païens en Terre Promise – Décoder la doctrine chrétienne de la découverte, Steven Newcomb

La Voix Lakota & l’ aventure de Crazy Horse

Effondrer le colonialisme

Le Grand Désaprentissage du Pr. Taiaiake Alfred

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Et pour FAIRE TOMBER L’EMPIRE anglo-américanochristosioniste, sans arme ni haine ni violence !

ICI & MAINTENANT & D’OÙ NOUS SOMMES

Soyons du bon côté de l’Histoire pour changer celle de l’Humanité, NOUS, les peuples occidentaux, émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, tenons-nous debout et aux côtés des peuples autochtones de tous les continents. Afin de remplacer l’antagoniste à l’œuvre depuis des millénaires qui, appliqué à différents niveaux de la société empêche l’humanité d’embrasser sa tendance naturelle à la complémentarité, facteur d’unification de la diversité dans un grand Tout socio-politique organique : La société des sociétés.

Ignorons le Système ► Créons les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchissons et agissons en une praxis commune ► Adaptons le meilleur, le sublime de l’ANCIEN au NEUF càd à la réalité du monde d’aujourd’hui ► Enclenchons un tout NOUVEAU PARADIGME

C’est le moment de choisir !

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