Archives pour la catégorie CONVERGENCES D’IDÉES ou RÉFLEXIONS CROISÉES

La plus vieille lettre chrétienne au monde…

A été écrite en Égypte dans les années 230 après Jésus-Christ !

Un document unique au monde.  DR

La plus vieille lettre chrétienne au monde à Bâle ► Source L’Alsace.fr du 14 juillet 2019 ► https://www.lalsace.fr/region/2019/07/14/la-plus-ancienne-lettre-chretienne-au-monde

Extrait de l’article : Elle donne un aperçu unique de la vie quotidienne des premiers chrétiens de l’Empire romain. Et, contrairement à une opinion répandue, elle montre qu’ils n’étaient pas ostracisés et n’étaient pas menacés de persécution…

Et pose toujours la même problématique, soulevée par le Dr. Ashraf Ezzat : Pourquoi ne trouve t’on aucune mention des pyramides d’Égypte dans la bible ? Réponse dans MENSONGES PHARAONIQUES !

Cette question, le Dr. Ashraf Ezzat, nous permet non seulement d’y répondre par nous-mêmes ; Mais nous permet de repréciser les choses, à savoir que chacun d’entre nous peut pratiquer sa foi, sa croyance ou sa spiritualité, en son for intérieur pour nous permettre d’enclencher un nouveau paradigme SANS DIEUX NI MAITRES et autant que possible sans armes, ni haine ni violence aux côtés des Natifs et Peuples originaires de tous les continents ► Journée de la haine au Canada par Mohawk Nation News, 1er juillet 2019

C’est pourquoi je vous propose, à nouveau, la lecture la plus téléchargée de mon blog au format PDF, de tous les écrits en français, du Dr. Ashraf Ezzaf (extraits de son livre L’Égypte antique n’a jamais connu ni Pharaons, ni Israélites/Ancient Egypt Knew No Pharaohs nor Israelites, transcriptions de vidéos, traductions d’articles et de ses travaux de recherches) qui ne dit jamais que l’histoire de la bible est une invention. Mais prouve juste que la location GÉOGRAPHIQUE de cette histoire n’est pas la bonne. Et qu’il ne faut pas chercher en Égypte ou en Palestine des traces de  l’ Exode ou du Palais de Salomon mais dans le Sud de l’Arabie Saoudite et au Yémen et on peut se poser la question à la lumière de ce que dit Ezzat si la guerre actuelle au Yémen, guerre qui implique Israël aux côtés de l’Arabie Saoudite, pourrait être une coïncidence ?…

Comment croire au hasard ou à une coïncidence quand le mensonge, les mythes et la falsification sont organisées depuis des millénaires, n’est-ce pas ? La preuve avec cette plus vielle lettre chrétienne qui démontre, pour le moins, que les messages originaux des « dieux, prophètes, messies » ou dans ce cas, de Jésus de Nazareth, auront été totalement dévoyés, enjolivés voire fantasmés ;

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PDF N° 3 de 68 pages « Traduction de la bible & Falsification historique« 

Présentation par JBL1960 des raisons de ce PDF – Page 2

Histoire, science, mensonge et falsification…

 La tradition orale contre la tradition écrite… Vérité contre mensonge ?

Présentation R71 : Page 3

L’Égypte antique n’a jamais connu ni Pharaons, ni Israélites – Page 5

Les racines juives de la culture takfirie – Page 10

Le Messie Arabe – Page 15

La résolution de l’UNESCO sur Jérusalem : La vérité cachée – Page 21

Pourquoi ne trouve-t-on aucune mention des pyramides d’Égypte dans la bible ? Page 25

Jérusalem, rien de saint à propos de la ville sainte… Page 28

La fuite de la Sainte Famille en Égypte est elle un mythe ? – 21/02/2017 – Page 36

L’esclavage n’était pas une pratique fréquente en Égypte – 7 juin 2017 – Page 40

L’histoire biblique de Joseph coule comme le Titanic – 22 juin 2017 – Page 43

L’histoire de Joseph est un ancien conte populaire arabe – Sept 2017 – Page 47

Dans quelle langue Dieu a-t-il écrit les 10 Commandements – Sept 2017 – Page 51

Pourquoi les Égyptiens ne se convertirent pas en masse après les 10 plaies bibliques ? Nov 2017 – Page 55

La conversion à l’Islam de Muhammad Ali était-elle une décision fondée ? Page 57

M. Trump, Jérusalem n’est pas la capitale de l’Israël biblique – 08/12/2017 – Page 61

Pourquoi Dieu n’a-t-il pas fait naître son fils à Rome ? – 10/10/2018 – Page 65

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Et je ne saurais trop vous conseiller tant la démonstration est convergente, d’y adjoindre la lecture des extraits de traductions d’Israel Finkelstein, directeur du Sonia and Marco Nadler Institute of Archeology de l’université de Tel-Aviv et de Neil Asher Silberman, directeur d’interprétation historique pour l’Ename Center for Public Archeology and Heritage Presentation en Belgique et  rédacteurs de la revue “Archeology” : dans “The Bible Unveiled” Touchstone Book, 2001 / La Bible ‘déterrée’ au format PDF N° 89 de 25 pages ► LA BIBLE DÉTERRÉE

“[…] La saga historique contenue dans la Bible, de la libération par Moïse des enfants d’Israël de leur esclavage et de son voyage vers Canaan à la gloire et à la chute des royaumes d’Israël et de Judée, ne fut pas une révélation miraculeuse, mais un très brillant produit de l’imagination humaine. Il fut en premier lieu inventé, comme le suggèrent les récentes découvertes archéologiques, sur la durée de deux ou trois générations, il y a environ 2600 ans…

Ces nouvelles perceptions de la Jérusalem ancienne et des circonstances historiques qui ont donné naissance à la Bible sont dues dans une très large mesure aux récentes découvertes archéologiques. Leurs trouvailles ont révolutionné l’étude de l’ancienne Israël et ont jeté un sérieux doute sur la base historique de telles célèbres histoires bibliques comme les patriarches errant, l’exode d’Égypte et la conquête de Canaan ainsi que l’existence des glorieux empires de David et de Salomon…”

“[…] Mais cela ne veut pas dire que l’archéologie ait prouvé le narratif biblique comme étant véridique dans tous ses détails. Loin s’en faut : il est maintenant bien évident que beaucoup d’évènements de l’histoire biblique ne se sont pas produits dans l’ère particulière décrite ni de la manière décrite. Certains des évènements les plus célèbres de la bible ne se sont même clairement jamais produits.

L’archéologie nous a aidé à reconstruire l’histoire derrière la bible, à la fois au niveau des grands rois et des royaumes, mais aussi au niveau des modes de vies quotidiennes. Comme nous allons expliquer dans les chapitres qui s’ensuivent, nous savons maintenant que les premiers livres de la Bible et  leurs histoires célèbres de l’origine des Israélites, furent codifiées (et à cet égard, composées) en  un lieu et un temps identifiables : la Jérusalem du 7ème siècle AEC.

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Pour ma part, je rajoute également pour conclure, la lecture du tout premier roman de Zénon « Fin de Règne » (écrit en 2017/2018) ; Tant il nous propose, non des solutions toutes faites, mais la résolution par nous-même de l’équation à plusieurs inconnus du questionnement millénaires sur les origines de l’Humanité qui se trouve sommée de choisir entre résistance ou compromission dans cet ICI et MAINTENANT.

Aujourd’hui constituant la Fin d’un Règne, nous sommes sommés de choisir entre rejoindre les cyborgs qui hanteront les Villes Connectées ou Smart City, actuellement en construction, OU la résistance, la rébellion Internationale, qui s’organise en France, avec ou sans Gilet Jaune surement, mais bien trop lentement…

Fin de règne

« À la veille d’un krach financier majeur, enjeu d’un possible troisième conflit mondial et de la disparition de l’argent liquide, Arthur Schrödinger, chroniqueur pour un journal en ligne de renom, se voit sommé de choisir entre RÉSISTANCE ou COMPROMISSION… » ► Fin de Règne – Roman – Auteur Zénon, TheBookEdition.com

Jugez-en par vous-même : Fin de Règne – 11 – Ordo ad Chaos, page 112

(Nina) Avant tout : il s’agit d’une course contre la montre, fit-elle théâtrale… Tous les individus conscients de cette unité originelle de l’Esprit et de ses propriétés savent, même si « seul le Père connait la date et l’heure », que l’espace-temps propre à ce cycle d’évolution nous est compté. Comme l’eau, qui change d’état pour passer de la terre au ciel, nous sommes destinés à nous revêtir d’une substance toujours plus fine jusqu’à nous fondre enfin dans la lumière indifférenciée… Lors de cette période, une licence nous est accordée pour tout éprouver de la chair. L’objectif est de nous offrir le choix entre d’un côté nous identifier à elle ou, de l’autre, la transmuter. Tu peux regarder ça comme une sorte de test, résuma-t-elle d’une simple image toute l’idée.

(Arthur) Et la division, dans tout ça ? revins-je au fil d’Ariane de ce que nous disions.

(Nina) J’y viens, temporisa-t-elle…

Et bien faisons de même car il ne tient qu’à nous, tous ensemble, d’écrire la suite de l’histoire à l’encre du réel car rien n’est écrit, rien n’est figé, tout peut se transformer, se transmuter pour peu que nous le voulions vraiment. Nous avons absolument le choix de vivre heureux en paix et non de survivre en guerre perpétuelle pour le seul profit d’une mini-élite transhumaniste, raciste, eugéniste et génocidaire, consanguine et dégénérée…

C’est à nous de voir, à nous de choisir = Cyborgs ou Résistants ?

Intelligence Artificielle / Transhumanisme OU profondément Humains ?

JBL1960

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Les valeurs morales de l’anarchisme du point de vue de l’anthropologie par Charles MacDonald, 1er juillet 2019

L’Entraide un facteur d’évolution ;

Pour avoir lu, intégré et conscientisé tous les auteurs contenus dans les lectures complémentaires proposées par Résistance71 et pour en avoir réalisé toutes les versions PDF, y compris celle de leur Manifeste PolitiqueManifeste pour la Société des sociétés, je ne puis être que d’accord avec leur ressenti à la lecture de l’analyse de Charles MacDonald notamment après avoir mis au format PDF le texte de Friedrich Nietzsche, 1897 ; Le Chemin de l’émancipation passe par le lâcher-prise du contre-naturel, morale incluse, avec Friedrich Nietzsche, 1897.

Précisément parce que toutes ces lectures combinées, et je rajoute pour ma part Marylène Patou-Mathis, mais également le Pr. Jean-Paul Demoule, et son excellent « La France amnésique au passé règlementé ou comment retrouver l’Histoire de France« , version PDF N° 7 que j’ai revue et corrigée il y a peu ;

Ainsi que 2 textes essentiels de Pierre Clastres ;

  1. Échange & Pourvoir ► Philosophie de la chefferie indienne, Pierre Clastres, 1962
  2. Pierre Clastres, 1974 – Anthropologie Politique : De l’ethnocide

Mettent en lumière ce que l’État, les institutions, le pouvoir oppresseur se sont efforcés, depuis des millénaires, à nous cacher, sinon à nous en abstraire tant, précisément, les valeurs morales de l’anarchisme d’un point de vue anthropologique lorsqu’on les étudient, émergent, jaillissent tout naturellement à un moment donné de notre réflexion, constituant sans nul doute ce déclic, cet éveil ou cette prise de conscience politique individuels d’abord, collectifs ensuite, qu’en nourrissant avec des lectures idoines, connexes, comme celles-ci, s’affute, s’aiguise pour devenir aussi tranchante qu’une lame, afin d’être en capacité de trancher la tête de l’Hydre/Bête/Système seule action indispensable pour rompre avec ce cycle mortifère conduit par une mini-élite totalement consanguine et dégénérée dont la finalité se confirme être bien pire que l’inévitable Nouvel Ordre Mondial promis, par Sarkozy, par exemple, soit une DICTATURE TECHNOTRONIQUE qui se met en place comme vous pourrez le lire dans ce DOSSIER COMPLET en version PDF que j’ai réalisé précisément pour dénoncer et refuser ce GATTACA planétaire, cette énorme SMART-CITY INTERCONNECTÉE, ce GOULAG/GHETTO d’écrasement de l’Humanité pendant que les parasites du haut s’enfermeront dans des « ZONES VERTES TRANSHUMANISTES » aux fontaines de jouvences promises…

Cette lecture pour se lever, pour DIRE NON, ensemble, collectivement, au délire des transhumanistes et S’Y TENIR, et en toute fin, je rajoute d’autres conseils de lecture

Les valeurs morales de l’anarchie du point de vue de l’anthropologie

Charles MacDonald1er juillet 2019 – Source ► https://www.monde-libertaire.fr/?article=Les_valeurs_morales_de_lanarchisme_et_de_la_pensee_libertaire_du_point_de_vue_de_lanthropologie

Publié, en analyse, par Résistance 71 ce 5 juillet 2019 dans ► Anthropologie politique et les valeurs de l’anarchie en tant que partie intégrante de la nature humaine…

L’anarchisme, avant d’être une théorie politique, est une philosophie sociale très ancienne. Elle repose sur l’idée que les êtres humains ne sont pas faits pour être opprimés et dominés par d’autres et que leur existence collective repose sur une disposition à l’entraide généreuse. Dans les conditions actuelles de la vie collective mondiale aucune de ces deux conditions n’est satisfaite. La quasi totalité des habitants de notre planète vivent dans des conditions d’asservissement patents ou déguisés et poursuivent leur intérêt personnel au détriment d’autres personnes. Comment expliquer que des mouvements spontanés de masse apparaissent avec fréquence et régularité dans les sociétés modernes inégalitaires, pour exiger une complète égalité et une répartition juste des ressources, dans un esprit de partage communautaire et fraternel, et cela en dehors des cadres imposés par l’État ? La France a connu ces dernières années ce phénomène : Gilets Jaunes, ZAD de Notre-Dame des Landes, Indignés, Nuits Debout. En dehors de France, des mouvements de ce type sont fréquents : Occupy Wall Street, Black Blocs, Zapatistes mexicains, Rojava…. Tous ces phénomènes, dont la liste comprend une immense variété de révoltes populaires, de mouvements de contestation et d’expériences communautaires dans l’histoire des deux derniers siècles et bien avant, paraissent hétérogènes et différents mais se rejoignent tous dans le besoin d’une démocratie directe établie hors ou contre les pouvoirs de L’État.

Les théoriciens de l’anarchisme, comme Proudhon, Bakounine, Kropotkine, Makhno, et plus près de nous, Chomsky, pensent que l’anarchisme est inhérent à la « nature humaine ». Emma Goldman écrivait : « Je suis convaincue que l’anarchisme est trop vital et trop proche de la nature humaine pour mourir jamais ». (A Life Worth Living, 1934- ma traduction). Des philosophes et les sciences sociales depuis un demi-siècle ignorent ou refusent la notion de « nature humaine » qu’ils jugent fausse ou non pertinente pour leur propos. Or l’anthropologie sociale (autrefois appelée ethnologie) dans ses développements plus récents, alliée à d’autres disciplines (l’évolutionnisme darwinien appuyé par la génétique mendélienne, la primatologie, l’éthologie, la paléoanthropologie informée par la génétique des populations, la psychologie cognitive, les neurosciences) vient confirmer certaines des convictions des penseurs de l’anarchisme et notamment que l’anarchisme et l’esprit libertaire sont ancrés dans la nature humaine.

Une brève mise en garde tout d’abord sur la question controversée de la « nature humaine ». Cette notion ne relève pas –ou ne relève plus– de la philosophie mais de la science. Celle-ci tente de distinguer ce qui est génétique, épigénétique et/ou culturel, ce qui est inné et/ou ce qui est acquis, ce qui ressort de la phylogenèse et/ou de l’ontogenèse, ce qui appartient à l’hérédité et/ou ce qui résulte de l’invention consciente, dans le cadre de ce qu’on appelle la co-évolution. Nous sommes loin de tout savoir à ce sujet.

Homo sapiens est un mammifère qui a une histoire biologique dont les représentants actuels sont le résultat. Cette histoire est enfouie dans un passé de plusieurs centaines de milliers ou même de millions d’années. Nous ne connaissons réellement qu’une infime partie de cette histoire (moins de dix mille ans). Les nouvelles connaissances acquises dans les disciplines que je viens de citer permettent cependant de commencer à construire des hypothèses assez solides sur ce qu’était Homo sapiens avant qu’il ne devienne à une époque extrêmement récente un être urbain, hiérarchisé et soumis aux lois du marché.

Pour reconstruire une partie de cette préhistoire sociale, l’archéologie préhistorique ne possède aucune preuve ou indice directs des formes d’organisation collective jusqu’au néolithique. Les peintures de Lascaux ou de la grotte Chauvet ne disent rien des sociétés ou des groupes qui les ont faites : étaient-ils organisés en clans qui se combattaient ? étaient-ils patriarcaux ou matriarcaux ? se livraient-ils à la promiscuité sexuelle ou pratiquaient-ils le mariage monogame ? avaient-ils des chefs aux pouvoirs étendus ou vivaient-ils dans l’égalitarisme le plus strict? quelques rares indices, assez tardifs, comme des tombes et des restes funéraires accompagnés d’ornements, signalent un début de différenciation sociale. L’évolution de l’outillage lithique permet d’inférer une évolution parallèle de l’appareil cognitif. On a encore d’autres indices mais rien de précis quant à la forme exacte des organisations qui ont jalonné la préhistoire humaine ancienne.

On sait cependant, grâce à la génétique, plusieurs choses importantes : qu’Homo sapiens ne forme qu’une seule espèce dont l’âge peut remonter jusqu’à 300 000 ans, qu’il a côtoyé, qu’il s’est mélangé à, et qu’il a peut-être éliminé d’autres espèces ou sous-espèces humaines (Neandertal, Denisovan, Homme de Florès), qu’il est passé d’Afrique en Eurasie il y a environ 70 000 ans et que 30 ou 40 000 ans plus tard il s’était répandu sur tous les continents. On sait aussi qu’il était chasseur, cueilleur et charognard et qu’il devait se déplacer fréquemment et sur de longues distances. Ce mode de vie est plus ou moins celui des chasseurs-cueilleurs actuels, certains d’entre eux du moins, et l’on tient là une deuxième source d’information putative. L’ethnologie des chasseurs-cueilleurs modernes (ceux observés au 19ème siècle et jusqu’à maintenant) livre des données qui peuvent être extrapolées avec prudence : On peut ainsi en inférer que durant le paléolithique l’homme se déplaçait en petites bandes nomades de type familial, tendait à être égalitaire et dans l’ensemble pacifique, qu’il exploitait de vastes territoires, qu’il était un chasseur intrépide et bien organisé, avec des armes de jet. On sait qu’il possédait le feu de cuisine, campait ou résidait dans des endroits protégés comme les grottes, ou dans des abris temporaires. Il fabriquait des outils, possédait le langage phonique doublement articulé et des capacités de représentation proches ou identiques aux nôtres dans leur dimension esthétique et symbolique. Tout cela ne donne au final qu’une image très floue de son organisation sociale ou plutôt de ses organisations sociales – car il est vraisemblable qu’il a expérimenté de nombreuses formes de vie collectives qui ont disparu sans laisser aucune trace – et ne permet surtout pas de comprendre comment nos organisations sociales modernes sont apparues.

On s’est contenté de l’hypothèse de la « révolution néolithique » qui constitue en fait une révolution technologique (« invention » de l’agriculture, de l’élevage, de la métallurgie, de la poterie) accompagnée ou suivie de la naissance de concentrations urbaines et de croissance démographique, ainsi que d’institutions royales et religieuses. Cette séquence qui va de la bande aux royaumes et aux empires, en passant par les tribus et les chefferies, séquence que l’on retrouve indépendamment sur l’ancien et le nouveau monde, reflète bien l’évolution humaine dans sa phase ultime mais n’explique en rien pourquoi et comment cette forme d’organisation extrêmement hiérarchisée, reposant sur une sphère marchande, sur des idéologies de la soumission (abrahamiques par exemple [note] : Christianisme, Islam et Judaïsme.), sur la guerre et la compétition, est apparue et a fini par dominer toutes les autres.

Deux hypothèses sont logiquement possibles. Cette forme moderne de société hiérarchisée et inégalitaire était contenue dès le départ, en germe, dans les organisations primitives. Ou alors il y a eu, en raison de circonstances spéciales, une mutation de la forme égalitaire en une forme inégalitaire qui, en raison de son efficacité adaptative, a pris le dessus et éliminé toutes les autres formes d’organisation. D’une façon comme d’une autre il reste que 95% ou plus de l’existence terrestre d’Homo sapiens s’est déroulé sous le régime de petites bandes multi-mâles multi-femelles de douze à cinquante individus, de type familial et égalitaire, bandes labiles, en processus constant de fission-fusion, en contact les unes avec les autres, changeant de forme et de composition rapidement, sans pouvoir central, sans organisation politique. Ce qu’enseigne l’observation des chasseurs-cueilleurs (chasseurs à pied, nomades, sans surplus, à stockage limité) est qu’un certain nombre de règles, définissant une éthique minimale, sont systématiquement observées dont en particulier la règle de partage et de mutualisme, de solidarité interne de la bande, de soins aux enfants dispensées par l’ensemble du groupe, de consensus, voire d’unanimité dans les décisions, d’absence de toute forme de pouvoir politique (les « chefs » persuadent mais ne commandent pas). En un mot, si ces conditions prévalaient, l’homme a vécu dans un état de pure anarchie durant presque toute son existence. Il a ainsi acquis et fixé des comportements d’entraide et d’égalitarisme qui définissent sa nature sociale. Les quelques milliers d’années durant lesquelles il a plié sous le joug des contraintes hiérarchiques et a été enfermé dans la cage appelée « civilisation » l’a peut-être transformé mais n’a pas pu éliminer ce fonds de réflexes, d’aspirations, de valeurs qui lui ont permis de survivre en tant qu’espèce vivante.

Mais comment peut-on être sûr de cela ? À l’ethnologie comparée vient maintenant s’adjoindre une nouvelle source de connaissances dispensées par la biologie et deux de ses branches, l’éthologie et la primatologie. Tout d’abord la biologie renseigne sur certaines contraintes propres à différentes espèces. Il y en a au moins trois qui concernent directement l’espèce humaine. La première est la grégarité, la deuxième la coopération, la troisième la néoténie et la « K-stratégie ». On sait que les humains sont grégaires – vivent en groupes, collectifs, troupes, bandes, tribus ou autre – et non pas solitaires. C’est une donnée prioritaire. Ensuite ils coopèrent efficacement. La coopération existe d’ailleurs à tous les étages du vivant mais l’espèce humaine coopère de façon particulière. Enfin les humains font peu d’enfants (en général un à la fois) et le développement infantile est très long, l’enfant humain n’arrivant à maturité que vers quinze ans et son cerveau à vingt ans ou plus. Enfin, au contraire des insectes sociaux, l’humain est très autonome, sa marge de choix – eu égard principalement à la coopération – est très étendue. Sur cette base les groupes humains se sont formés en tenant compte de ces contraintes : il fallait coopérer avec des sujets très autonomes dans le but de protéger, alimenter et élever une progéniture extrêmement fragile et dépendante sur une longue période de temps. Dans la mesure où le sujet est autonome et où il doit coopérer s’il veut se reproduire, la coopération doit être voulue et ne peut l’être que sur la base d’une répartition équitable des tâches et des produits, du mutualisme (en d’autres termes de l’action altruiste d’intérêt personnel). Le souci de protéger sa famille est peut-être encore le souci le plus fréquemment attesté chez l’adulte. Le groupe familial fondé sur l’entraide et la coopération a été ainsi le creuset de l’évolution sociale. Nous sommes donc restés très coopératifs, très altruistes (mais de façon éclairée et pragmatique), et très profondément pénétrés de la valeur des relations personnelles. L’État moderne en faisant de nous des sujets abstraits a nié notre existence humaine primitive. Mais celle-ci demeure persistante et s’exprime de mille manières au cours de l’histoire ancienne et moderne. Les manifestations diverses de l’esprit libertaire naissent de notre conscience commune et universelle, comme le foyer au centre de la terre qui jaillit par autant de volcans disséminés à la surface du monde.

On peut ainsi parler d’une grande mouvance libertaire et/ou anarchiste, sans tout confondre sous ce terme, car il est clair qu’un autre courant est apparu durant l’histoire, celui de l’autoritarisme, du culte de la force, du pouvoir absolu, de L’État, celui des croyances à des entités fictives toutes-puissantes (la Nation, la Race, la Religion) et donc de la guerre. Ces deux courants s’entrechoquent toujours au sein des sociétés modernes sans qu’on puisse savoir lequel va l’emporter ou si une synthèse est vraiment possible. Après l’échec des expériences communistes, devant la dégradation morale et physique infligée par l’ordre étatiste et capitaliste, il ne reste plus qu’à nous retourner vers les origines anarchiques de notre vie collective pour en tirer les enseignements et les convictions dont nous avons besoin pour inventer une autre forme de vie.

Charles Macdonald

(1) NDLR (pour celles et ceux qui ont raté ou séché les cours d’éducation religieuse) : Christianisme, Islam et Judaïsme.

Image associée

Vous pouvez consulter cette page de mon blog ► Anthropologie Politique ; Origine et Critique de l’État

Cette page contient elle tous les PDFs politiques, géopolitiques et d’anthropologie politique en lecture, téléchargement, impression totalement gratuits ► https://jbl1960blog.wordpress.com/les-pdfs-realises-par-jbl1960/

Fin de règne

Et pour ma part, et à ce stade de ma réflexion, il m’est impossible de ne pas associer l’entière bibliographie de Zénon que vous trouverez en format PDF exclusivité de mon blog.

Notamment son tout premier roman « Fin de Règne » qu’il a publié en auto-édition et dont vous pourrez lire les 10 premières pages ► https://www.thebookedition.com/fr/fin-de-regne-p-362736.html et dans mon billet de présentation un extrait inédit avec le plein accord de l’auteur.

Si j’en fais ici, à nouveau, la promotion totalement gratuite je le précise, qui ne me rapporte absolument rien donc, sinon la connaissance que m’aura apportée cette lecture qui synthétise tous les écrits de ce jeune auteur comme sa pensée profonde. Cette vision, cette prescience même de tout ce qui nous arrive aujourd’hui se dévidant au fur et à mesure de cette lecture et j’ai ressenti la même chose à des degrés divers aussi bien en lisant Zénon, Clastres, Nietzsche, R71, Dean Henderson et tant d’autres ; C’est pourquoi nous partageons gratuitement ces ressentis au travers de ce format PDF téléchargeable et donc diffusable à merci.

Car j’estime, autant que faire ce peut, que tout ce qui participe du développement de l’Humanité et de l’Éveil de nos consciences DOIT être accessible à tous et gratuitement !

JBL1960

 

Nouvelle mandale dans la face de l’Oligarchie par Dean Henderson dans : Fascisme & Singularité…

Le K.O. n’est pas loin pour l’Oligarchie !

En tous cas pour le moment, c’est nous qui tutoyons les étoiles grâce, une fois encore, à cette nouvelle analyse au scalpel de Dean Henderson suite très logique à son dernier billet ► Les Rothschild ont (déjà) redistribué vos richesses par Dean HendersonDean Henderson décoche un nouvel uppercut à l’Oligarchie…

Retrouvez les 30 meilleurs articles de Dean Henderson en français, en version PDF N° 81 de 136 pages, grâce à Résistance71 qui le traduit sans faille depuis 2011, et pour notre plus grand plaisir ► Crochet gauche une claque hebdomadaire à l’oligarchie avec Dean Henderson traduction et compilation R71 version PDF JBL1960 car il devient évident qu’ainsi nous comprenons la finalité du Plan et surtout nous savons QUE/QUOI FAIRE et surtout COMMENT FAIRE pour nous en sortir ! Allez… On P.A.R.I. ?

Wormhole, Space, Time, Light, Tunnel, Black, Hole

Fascisme et singularité

Dean Henderson | 12 juin 2019 | URL de l’article source en anglais ► https://hendersonlefthook.wordpress.com/2019/06/12/fascism-the-singularity/

Traduit de l’anglais par Résistance 71 dans ► Dictature technologique de la marchandise en mouvement… Fascisme et singularité (Dean Henderson)

Benito Mussolini avait défini le fascisme comme la fusion de l’entreprise et de l’État. Puisqu’il fut financé et amené au pouvoir par la Maison de Savoie et autres familles de la noblesse noire italienne, sa sombre vision pourrait plus encore être vue comme la fusion de quelques familles puissantes du Saint-Empire romain rassemblées pour siphonner les ressources des peuples par une gouvernance mondiale.

Wikipédia, dernier outil de contrôle de cette lignée sanguine, pratique la confusion de la définition du mot “fascisme” avec des mots comme “populiste” ou “ultra-nationaliste”. Comme c’est le cas dans le double langage maçonnique, rien ne peut être plus éloigné de la vérité.

En fait le populisme et le nationalisme sont des ennemis du fascisme, qui comme le montre son vieux symbole des faisceaux (fasces, fasci) dépeint la ligature de plusieurs bouts de bois surmontés d’une hache. Ce symbole a émergé vers 900 AEC de la civilisation étrusque, qui comprenait ce qui est aujourd’hui le nord de l’Italie d’où sont originaires les grandes familles qui ont financé Mussolini comme les Orsini, Algobrandini, Colonna, Medici, Guelph, Lombard et Bard et où ces familles se sont taillées leurs ailes usurières.

L’idée était que si ces familles de la lignée de ceux qui crucifièrent le Christ se liaient entre elles et développaient une force sachant manier la hache, elles seraient collectivement plus fortes et pourraient construire une succession d’empires malfaisants à commencer avec celui de Rome.

Lorsque le président des États-Unis donnent son discours annuel de l’état de l’Union devant le Congrès rassemblé de la noblesse noire du dernier empire en date, il a de chaque côté de lui, deux faisceaux (fasces) en arrière plan. Le président des États-Unis n’est que le CEO/PDG de la Virginia Corporation, connue aujourd’hui sous le nom de United States Corporation ou entreprise (coloniale) des États-Unis.

Ces familles de sang liées représentent une sorte de singularité du pouvoir dans le monde, il est donc logique que la dernière méthode de contrôle sur leur empire global actuel est nommé par leurs hommes de paille de la Silicon Valley comme “la singularité”.

D’après toutes ces sorcières clairvoyantes et autres pervers qui régissent Wikipédia, la singularité est l’hypothèse que l’invention de la super-intelligence artificielle (SIA) déclenchera abruptement une croissance technologique fluide dont résultera un changement incommensurable de la civilisation humaine.”

Les ordinateurs furent vendus au public comme une technologie libératrice et progressiste qui libèrerait l’humanité des travaux inconséquents et nous transporterait instantanément dans la classe des loisirs. Mais ce rêve inversé bidon luciférien s’est avéré être en fait un piège alors que maintenant toujours plus de gens passent encore plus de temps à travailler et son artificiellement  scotchés à leur boulot de merde par leurs téléphones portables omniprésents.

Ce qu’a réellement accomplis l’ordinateur fut de renforcer la capacité de la lignée des banquiers à se ressouder et à s’assujettir la société d’une manière encore plus efficace.. Ils sont l’araignée dans la toile mondiale. Ils sont le chalutier industriel ratissant l’internet. Nous en sommes les proies.

Tandis que les dépossédés reconnaissants pianotent sur leur clavier pensant qu’ils sont entrés de plein pied dans une sorte de Shangri-La de l’information, les algorithmes de la singularité étaient bien occupés à bidouiller les prix des chambres d’hôtels dans certaines villes durant les week-ends très occupés, à sous-évaluer les prix de l’immobilier pour les vendeurs afin de les pousser vers les requins de la finance, à aider les compagnies d’assurance appartenant à la lignée banquière pour prédire les catastrophes naturelles afin de faire monter les prix de franchises dans certaines zones, de trafiquer les prix des voitures, des biens de consommation, des tickets de concert et des prix du transport aérien dans la nation en accord avec les informations que leur fournissait gratuitement tous ces gens maniaques du clic et bourrés de dopamine.

Des changements incommensurables s’il en est. Pour utiliser une simple métaphore, ce qui paraissait être un magasin de bonbons s’est vu être un hangar de tonte des moutons et nous avons tous été tondus par le berger en chocolat du fasciste de service.

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Lectures complémentaires pour prendre la tangente ;

Tangente – Sortir du piège de la toile d’araignée mondiale de Zénon

Addendum aux Extraits choisis d’Errico Malatesta

Appel à Résistance CONTRE l’Agenda oligarchique de dépopulation

Les confessions d’un évêque jésuite – Dr. Alberto Rivera = 1 seule Église Mondiale + 1 Seul Gouvernement Mondiale = N.W.O. / N.O.M.

Et avant qu’il ne soit trop tard…

JBL1960

P.A.R.I. POUR 1 3RI

P.A.R.I. = Plateforme Autonome Révolutionnaire Internationale POUR un 3RI = Réseau de Résistance & de Rébellion International

CONTRE la Société Marchande et son Agenda oligarchique de dépopulation

Je fais ce P.A.R.I. et vous ?

Rejoignez-nous, par exemple, en redonnant TOUT le pouvoir aux RONDS-POINTS pour l’Acte XXXI & la 3ème Assemblée des Assemblées

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Manifeste pour une Plateforme Autonome Internationale (IAP)

Qu’est ce que la Plateforme Autonome ?

La Plateforme Autonome se veut créatrice de liens entre individus et organisations révolutionnaires, autour de la destitution de l’idéologie du pouvoir, c’est-à-dire de la domination des un.e.s par les autres, que ce soit sur des critères économiques, sociaux, culturels, religieux, de genre, sexuelles, etc.

Un des objectifs majeurs de cette Plateforme est la création d’espaces révolutionnaires : des espaces de socialisation et d’organisation dans le but de poursuivre un idéal révolutionnaire que l’on sait impossible à atteindre.

Ces espaces ont pour but de s’étendre et de supplanter le monde existant en le destituant, c’est-à-dire en le rendant obsolète. Ils ne doivent en aucun cas être coupé de ces institutions, le repli sur soi ou sur une communauté n’étant pas un acte pouvant conduire à une révolution.

La Plateforme n’est pas un Parti, elle ne donne pas de directive, elle se veut être un organe de coordination des groupes autonomes pour amener à la destitution du monde. Elle n’a pas de forme définitive, et est amenée à se désagréger petit à petit une fois ses objectifs remplis.

Pour rejoindre la plateforme :

NdJBL ► C’est en commentant sous cet article de Résistance 71 de ce jour ► Dictature cybernétique : YouTube, Google, Facebook et la guerre contre la vérité… (VT) que m’est venue l’idée d’appeler au P.A.R.I. POUR 1 3RI, et le plus possible hors GAFAM

Manifeste pour une plateforme autonome internationale

I.A.P (International Autonomous Platform) | Juin 2019 | Source de l’article en français : https://interap.noblogs.org/french/

[Ce manifeste n’est pas le manifeste de la Plateforme Autonome, car celle-ci n’existe pas encore mais en cours de construction. Il appelle à la constitution de la Plateforme, et tente de définir et d’expliquer son utilité, sa structure possible et ses objectifs.]

« Est révolutionnaire toute action qui conduit effectivement à la révolution ».

L’insurrection n’est pas la révolution. L’émeute n’est pas l’insurrection. Si émeute et insurrection ont des bienfaits du point de vue du renforcement du lien au sein d’un groupe et participe à créer un sentiment de solidarité commun entre les participant.e.s et/ou spectateurs et spectatrices, ces coups d’éclats sont loin d’avoir la portée que nos poèmes et constats théoriques leur donnent. Il faut questionner le potentiel constructif qu’engendre la destruction du point de vue révolutionnaire. Sans lien concret et quotidien entre les gens et les lieux dans lesquels ils évoluent, l’instant insurrectionnel ou émeutier est voué à se reproduire sans autre achèvement qu’une solidarité lointaine qui, si elle fut une grande réussite et un grand pas dans les luttes récentes (de la Loi Travail aux Gilets Jaunes), peine à dépasser son cadre temporel et géographique.

Critique de l’émeute : le problème du temps et de l’espace.

Le temps d’abord, car une fois la dispersion de la dernière manif sauvage l’élan est rompu. On recommencera certes la prochaine fois, avec plus ou moins de fulgurance et de réussite, c’est selon, mais on ne dépassera pas le stade dans lequel nous avions laissé la dernière émeute. Casser plus peut avoir un impact important dans l’instant par exemple, comme le démontre l’émeute du samedi 16 Mars qui fut suivi par une forte réaction politico-médiatique ainsi que d’une solidarité très forte du côté des Gilets Jaunes, qui fustigeaient en grande majorité les « black blocks » et autres « casseurs » il y a de cela quelques mois. Cependant, le stade de construction reste le même, ou plutôt, il se cantonne aux mêmes domaines, à savoir une construction lointaine de la solidarité entre personnes et groupes isolé.e.s les un.e.s des autres. Cette affirmation se vérifie dans de nombreux cas de figures, que ce soit pour des mobilisations qui se répètent – un jour par semaine par exemple, ou pour des mobilisations continues sur plusieurs jours. Le G20 d’Hambourg fut, pour beaucoup de militants, un climax phénoménal par exemple. Pendant une semaine entière la ville fut rythmée par nos actions, jusqu’à ce que le quartier de Sankt Pauli devienne la capitale mondiale de l’émeute pour une nuit un vendredi. Aujourd’hui, que reste-t-il de cela, si ce n’est des souvenirs et un romantisme nostalgique ?

L’espace est également un paramètre clé pour comprendre la stagnation de nos actions et de leurs résultats. Nous n’avons pas d’espace révolutionnaire en milieu urbain, si ce n’est l’espace créé par l’émeute, mais qui ne devient jamais au mieux qu’insurrectionnel, cet espace étant cantonné au temps de l’émeute. La rue n’est à nous que lorsque l’on crie qu’elle l’est, et encore, bien souvent elle ne l’est que le temps que prennent les camions de CRS pour se mettre en marche.

Le temps de l’émeute empêche l’espace révolutionnaire de se créer, et créer un temps révolutionnaire nécessite de dépasser l’espace de l’émeute.

Il faut donc construire un autre espace-temps, dans lequel l’émeute et la création de solidarité qui en découle ont bien entendu une place importante, mais dans lequel l’instant de l’émeute dispose d’un avant, d’un pendant et d’un après. Concrètement – pour quitter la théorie rébarbative qui marque bien souvent les organisations en cours de formation, il nous faut des espaces révolutionnaires. Ces espaces sont des groupes et/ou organisations qui occupent des lieux concrets. Des lieux ancrés dans des territoires fermes (bâtiments, quartiers, etc.) et des réseaux de communication (réseaux sociaux, conversations, etc.) permanents dans lesquels se retrouver, se préparer, et échanger ; mais plus important encore, il faut une structure qui relie ces points pour former un seul et même espace, une plateforme révolutionnaire.

Pour reprendre l’exemple du G20 à Hambourg, sans des bâtiments dédiés à la cause qui était la nôtre nous n’aurions jamais pu tenir la ville comme nous l’avons fait. Le Rote Flora – entre autres – et la présence d’organisations dévouées à la transformation d’Hambourg en espace insurrectionnel furent cruciaux pour faire de cette mobilisation un succès, et plus important pour créer une atmosphère pré-révolutionnaire. Cependant, malgré ce niveau important d’organisation, cet espace-temps ne devint jamais révolutionnaire. Le G20 – comme les manifestations contre les réformes libérales, est en effet un « rituel de résistance ».

Ces rituels de résistance sont toutes les actions dont l’objectif est de résister à un ou plusieurs objets politiques sans jamais les dépasser pour amener à un changement politique et social global. Ainsi, si les autonomes ont réussi au cours de ces dernières années à durcir les rituels de résistance, notamment pendant la Loi Travail ou le mouvement des Gilets Jaunes, ces rituels ne sont jamais devenus révolutionnaires. Ils ne pourront d’ailleurs jamais le devenir, tout simplement parce que le socle organisationnel de ces rituels et l’espace-temps qui leur est accordé n’ont pas pour objectif d’amener à une révolution. Ainsi, si les autonomes ont transformé les manifestations, celles-ci les ont grandement influencé en retour, en faisant de l’émeute le pinacle de l’action autonome – du moins en apparence. Si cette réalité est de plus en plus critiquée depuis fin 2016, force est de constater que nous y retournons à chaque fois que de nouvelles manifestations importantes se déroulent. Certes cela permet de « radicaliser » certaines personnes, cependant nombre d’entre nous constatent la dépolitisation de nos cortèges face à l’arrivée d’individus, d’ « alliés », refusant la « politique ». Bref, l’impasse émeutière à son paroxysme.

Pour dépasser cette impasse il faut transformer et/ou remplacer le socle organisationnel qui commande, ainsi que les objectifs qui sont donnés par les « mouvements sociaux ». L’objectif final est la révolution sociale, son socle organisationnel pourrait être la plateforme autonome.

Plateforme : contre la centralité et l’autoritarisme.

Le mot plateforme peut faire peur, car il peut facilement être associé à l’image du parti politique, ou de l’organisation hiérarchisée. Si le fait même de réunir différentes organisations sur une même plateforme implique forcément des contraintes au nom de la responsabilité collective que les groupes seront amenés à définir entre eux, nous rejetons toutes formes de centralité et/ou d’autoritarisme. Le but n’est absolument pas de construire un Secrétariat ou une Centrale qui dirait quoi faire à quel moment, qui donnerait des directives.

Premièrement ces organisations ne sont pas révolutionnaires, jamais une bureaucratie autoritaire ne pourra en effacer une autre, « au mieux » elle la remplacera.

Deuxièmement, aucun groupe autonome ou un tant soit peu porter sur l’autonomie n’acceptera cela, et il serait bien fou de l’accepter.

Troisièmement, dans l’éventualité ou un tel arrangement serait fait, une organisation structurée de cette manière serait contre-productive, réduisant tout ce qui fait la force de l’autonomie.

Quels seraient les objectifs et la forme de cette plateforme si son but n’est pas la coercition ?

Plateforme : briser l’entre soi interpersonnel, ouvrir l’autonomie à tous.

Un but premier de l’organisation est de mettre en relation des gens/militants isolés, afin de renforcer notre camp. L’autonomie a pour elle l’initiative et l’imprévisibilité, accessibles à toutes et tous, du moins en théorie. Car en réalité, nos groupes et organisations sont bien souvent des territoires de socialisation très fermés. Nombre de personnes sont enjointes par ces groupes affinitaires à créer leur propre groupe, ce qui pour une personne n’ayant pas ou très peu de contacts, de théorie et/ou de pratique à son actif est très difficile et démotivant. Ainsi, notre organisation se doit d’être ouverte et de lutter à tout prix contre l’entre soi qui paralyse et finit par détruire la plupart de nos groupes.

Briser l’entre soi interpersonnel, c’est-à-dire celui qui implique les individus eux-mêmes et leur relation les uns aux autres au sein du groupe, est une étape clé dans le combat révolutionnaire. Il faut dépasser le militantisme d’amitié, dépasser le cadre affinitaire de la révolte qui, s’il est très important pour la constitution première des groupes, les limite une fois constitués, ne leur laissant plus que le choix de mourir au gré des dissensions ou des différents chemins que la société fait prendre aux individus. Trop d’organisations et de groupes ont explosé pour des raisons stupides, pour des guerres d’ego qui ne disaient pas leur nom, ou parce que la ou le membre clé avait quitté le groupe. Il ne doit pas y avoir de membre clé, de noyau central qui sous l’apparence d’un fortifiant serait en réalité une faiblesse pouvant mener à la mort du groupe.

Les groupes doivent donc s’ouvrir et aller chercher les individus partout où ils le peuvent, que ce soit dans leurs quartiers ou à des évènements définis. Le faire dans un quartier peut créer un espace de socialisation militant qui peut créer un effet boule de neige, que ce soit par le biais des réseaux de connaissances des gens qui s’intéressent aux groupes, ou par le biais de la construction d’un espace actif par lequel les gens passent. Le faire au cours d’un événement peut permettre de mettre en relation des individus isolés avec les groupes déjà existants dans ou autour de leurs lieux de vie, ou bien de conduire ces mêmes individus à former eux-mêmes des groupes en suivant la même forme d’autonomie ouverte que nous proposons, et en les soutenant dans ce processus.

De plus, tout le monde doit pouvoir participer autant que possible, selon ses capacités. Il est clair que certaines personnes seront plus « actives » que d’autres, pour diverses raisons : économiques, charismatiques, physiques, psychologiques, etc. Mais ces différences de participation doivent être limitées au maximum. Il faut pour cela que tous les individus soient encouragés à participer selon leur capacité, peu importe leur ancienneté ou leur prétendue légitimité militante. En tant que groupes révolutionnaires, les groupes autonomes doivent se rapprocher autant que possible de l’égalité de participation qui transparaîtrait dans la société révolutionnaire. Ce principe est intimement lié à l’idée de pouvoir. Aucun individu ne doit avoir la possibilité de prendre le dessus sur les autres. Ainsi, s’il est tout à fait possible et même nécessaire de déléguer certaines tâches à certaines personnes, le groupe doit effectuer un contrôle permanent sur les actions des individus qui le composent.

Plateforme : briser l’entre soi territorial, construire une solidarité permanente.

Briser l’entre soi territorial est également un élément clé. Si les solidarités intra-nationales et internationales sont des réalités, force est de constater que leurs évènements et leur mise en place sont bien souvent ponctuels – ils ne sont pas fréquents et/ou uniquement symboliques, ils affichent une solidarité mais ne construisent pas au-delà de la simple relation lointaine déjà définie plus haut. Un événement ponctuel peut être illustré par le convoi anarchiste en soutien à Exárcheia en Grèce, et un événement symbolique peut être illustré par une photo prise entre deux groupes qui se sont rencontrés à un moment donné pour échanger ou participer à un événement culturel comme un concert par exemple.

L’objectif est donc une mise en relation continue des individus et groupes autonomes, que ce soit sur un territoire local, régional, national ou à l’international. En procédant ainsi, on s’affranchit du mieux que l’on peut des limites imposées par les frontières, en postulant qu’un autonome opérant d’abord en France n’est pas pour autant un autonome français mais un autonome tout court. De plus, cela induit un élément clé de ce que devra contenir l’idée de responsabilité collective, à savoir que nous devons considérer qu’agir en dehors de notre espace de base est une prérogative de l’autonomie. Le G20 est bien entendu une illustration forte de cela, car il réunit des autonomes de différents espaces. Mais cette réunion est intrinsèquement rituelle.

Construire notre monde aux abords de l’ancien. Pénétrer ses frontières et le destituer. Voilà quel est le sens de la révolution au 21ème siècle.

La forme adoptée par la Plateforme, nous l’avons vu, a pour objectif de s’affranchir en partie des frontières, au moins psychologiquement si ce n’est concrètement. En finir avec l’idéologie du pouvoir ne peut se faire que si dans nos esprits, cette idéologie n’a plus de prise. Il faut donc que nous construisions nos groupes et nos relations dans l’optique d’arriver à ce résultat ; et que ce résultat prenne des formes concrètes dans la lutte révolutionnaire et la solidarité permanente nécessaire à cette lutte. Il ne s’agit pas ici de prétendre construire un modèle de société, c’est-à-dire d’appliquer un plan comme un architecte qui construirait un bâtiment. Il s’agit en réalité de définir un horizon révolutionnaire, et de tout faire pour s’en approcher, tout en gardant toujours à l’esprit que rien de ce qui touche aux sociétés humaines ne sera jamais parfait. La recherche de la perfection a un caractère totalitaire que nous devons refuser à tout prix.

Nous nous mettons ici dans la droite ligne du discours Zapatiste : « preguntando caminamos », ce que nous pourrions essayer de grossièrement traduire par « en nous interrogeant nous marchons ». Nous proposons la forme et les objectifs de la Plateforme autonome par rapport au contexte présent, par rapport aux victoires mais surtout aux défaites de ces dernières années. Si la Plateforme a bel et bien vocation à être une structure décentralisée, et que les différents groupes encourage la participation maximum de tous les individus qui les composent ; si la Plateforme  et ces mêmes groupes désirent éviter d’être corrompus par un pouvoir qui s’immiscerait au fur et à mesure au fil de leurs possibles victoires et/ou défaites ; si la Plateforme et les groupes veulent se diriger vers un horizon révolutionnaire qu’ils savent nécessairement imparfait ; nous nous devons de faire en sorte que cette Plateforme et ces groupes mettent tout en œuvre pour qu’aucune forme définitive et immuable ne puisse émerger.

Là où les structures que nous affrontons se transforment uniquement pour défendre leur base immuable, à savoir les relations de pouvoir – qui sont nécessairement des relations d’oppression nous le précisons, nous devons être capables de changer du tout au tout si le contexte l’exige, que ce soit globalement ou de manière locale, par exemple si notre force prend de l’ampleur ou que la répression se fait plus forte dans certains endroits. L’adaptation est une des clés de la révolution. La Plateforme n’est pas un Parti. Une telle structure empêcherait toute évolution et adaptation contextuelle de la Plateforme à la réalité qui est la sienne, et empêcherait donc toute possibilité de marche révolutionnaire. Ainsi, la Plateforme doit pouvoir changer de forme lorsque le contexte l’impose. Pour cela, aucun pouvoir qui désirerait naturellement survivre ne doit être capable d’émerger. Une Plateforme réellement révolutionnaire doit savoir quand une structure doit évoluer, voire même quand elle doit mourir. D’ailleurs, si la Plateforme réussit à achever ses objectifs, elle n’aura d’autre choix que de disparaître au profit de l’organisation communiste de la société.

Destituer le pouvoir et son idéologie.

Il convient maintenant pour compléter cette ébauche de définition de ce que l’on peut qualifier de Plateforme Autonome par présenter l’ennemi et le moyen de s’en débarrasser. L’ennemi, c’est l’idéologie du pouvoir, et le moyen, c’est la destitution.

Par idéologie du pouvoir nous entendons tout ce qui, depuis les bases philosophiques et théoriques de tous les siècles et de toutes les régions du monde jusqu’aux pratiques maximales ou minimales de tous les siècles et de toutes les régions du monde, construit la domination d’une part de l’humanité sur une autre. La définition et les implications de cette domination sont très larges et englobent des éléments dépassant les limites des structures sociales, la surexploitation de l’environnement étant un bon exemple de domination indirect et de destruction du bien-être de certain.e.s populations et modes de vie au profit d’autres populations et modes de vie. En France et plus largement dans le monde occidental, l’idéologie du pouvoir postule que les structures étatiques protège l’humanité d’elle-même, la coercition et l’ordre étant les clés de la paix. Les contre-exemples à cette idée sont légions, que ce soit au niveau des affaires intérieures ou extérieures, ou bien sur des questions de conflits ou encore de violence quotidienne. Hobbes peut-être perçu comme l’un des plus influents représentants de ce courant philosophique, prisonnier d’une période trouble de l’Histoire, de son héritage philosophique et culturel ainsi que de ses propres peurs irrationnelles, comme c’est encore le cas de beaucoup d’entre nous à l’heure de la Guerre permanente contre le terrorisme. Lutter contre cette idéologie c’est donc lutter contre l’État, mais également contre les autres structures qui précèdent ou découlent de la structure étatique, qu’elles soient de nature économique, culturelle, sociale, de genre, etc.

Par destitution, et comme le laisse présager notre argumentation précédente en faveur de la Plateforme, nous entendons la construction d’un monde perpendiculaire à l’ancien, c’est-à-dire, un monde qui échappe autant que faire se peut à l’emprise philosophique, physique et psychologique de ce dernier de par la déconstruction méthodique de ses présupposés ; mais également, un monde qui croise l’ancien, le transperce et l’efface petit à petit, institution par institution. C’est là que se trouve la possibilité d’une réelle autonomie, et à termes d’une réelle révolution. Concrètement, les réalisations pratiques d’une telle affirmation sont floues, très floues. Mais cela ne doit pas pour autant paraître complètement abstrait et irréalisable. Partie de la déconstruction méthodique de l’influence de l’idéologie du pouvoir est de repenser nos modes de vie, ce qui est déjà engagé depuis longtemps dans les « théories communistes » et affiliées – nous entendons par « communiste » l’horizon révolutionnaire de suppression des dominations et d’avènement de la commune.

  • Récemment, les ZADs démontrent tout le potentiel révolutionnaire et créatif de l’autonomie, malgré leur relatif isolement.
  • Au Chiapas, la construction de structures autonomes a pour but d’effacer au maximum l’État mexicain des territoires Zapatistes, même si le pouvoir est encore très présent dans la structure des municipalités Zapatistes.
  • Au Rojava, la question de la domination et de la centralité du pouvoir est centrale, et le processus engagé, bien que critiquable en de très nombreux points sur les questions d’autonomie, revendique l’atomisation des pouvoirs régionaux dans les communautés, villages et quartiers des territoires tenus par les forces révolutionnaires.
  • Pour donner un exemple issu de l’histoire anarchiste révolutionnaire, la prise de Barcelone par la CNT-FAI suite au coup d’état de Franco ne fut rendu possible que par l’existence d’une structure parallèle à celle de l’État, autour des syndicats et de quartiers ouvriers révolutionnaires.

Cette accumulation d’expériences n’a pas pour but de donner une direction à suivre à ceux qui lisent ce texte, de fantasmer ou idéaliser certaines réalisations, mais à montrer que la déconstruction est déjà en cours, qu’elle est individuelle et collective, ancienne et contemporaine, locale et internationale. Comme énoncer précédemment, chaque contexte définira comment nous nous organiserons pour destituer les institutions qui nous entourent.

Chaque institution et manière de vivre doivent être questionnées une par une, tout en gardant à l’esprit qu’elles sont toutes, d’une manière ou d’une autre, affiliées et/ou co-dépendantes.  Ainsi, questionnons la police, son rôle, ce que son effacement de nos vies apporterait, comment effectivement l’effacer, comment pallier au vide possible que cela créerait dans une société qui n’est pas – et ne sera sans doute jamais – débarrassée de son idéologie de la domination et du pouvoir. Faire de même avec tous les éléments qui constituent les structures qui nous entourent.

Questionner et déconstruire ; construire et destituer ; se questionner encore. Avancer.

Pour résumer, la Plateforme Autonome se veut créatrice de liens entre individus et organisations révolutionnaires, autour de la destitution de l’idéologie du pouvoir, c’est-à-dire de la domination des un.e.s par les autres, que ce soit sur des critères économiques, sociaux, culturels, religieux, de genre, sexuelles, etc.

Un des objectifs majeurs de cette Plateforme est la création d’espaces révolutionnaires : des espaces de socialisation et d’organisation dans le but de poursuivre un idéal révolutionnaire que l’on sait impossible à atteindre.

Ces espaces ont pour but de s’étendre et de supplanter le monde existant en le destituant, c’est-à-dire en le rendant obsolète. Ils ne doivent en aucun cas être coupé des ces institutions, le repli sur soi ou sur une communauté n’étant pas un acte pouvant conduire à une révolution.

La Plateforme n’est pas un Parti, elle ne donne pas de directive, elle se veut être un organe de coordination des groupes autonomes pour amener à la destitution du monde. Elle n’a pas de forme définitive, et est amenée à se désagréger petit à petit une fois ses objectifs remplis.

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Planter l’Arbre de demain, voilà ce que nous voulons faireSub Marcos, 1999, Version PDF N° 79 de 218 pages

Comme je l’ai déjà exprimée en présentant le roman de Zénon, « Fin de Règne » , je ne crois pas qu’une seule lecture soit capable de changer le monde. Par contre chaque nouvelle lecture peut transformer notre regard lui-même pour nous permettre à notre tour de modifier le cours des choses. Et si les mots sont une arme, pouvant blesser et même tuer, ils sont aussi capables de nous faire élargir notre perception des choses et de nous permettre, in fine, de changer le cours de l’Histoire.

Cette nouvelle et essentielle proposition de lecture pour action dans cet ICI et MAINTENANT et surtout d’OÙ NOUS SOMMES, nous donne donc toute l’énergie et l’impulsion nécessaires pour agir et faire se lever la société des sociétés par et pour nous-mêmes sans plus attendre un(e) hypothétique libérateur ou libératrice tout en nous démontrant, au passage, combien voter dans ce Système-là, c’est comme pisser dans un violon

Finalement lancés à la découverte de nous-mêmes et au-delà de nos égos, faisons le P.A.R.I. POUR 1 3RI et CHOISISSONS-NOUS !

L’Éveil de nos consciences, constamment nourries par toutes ces lectures combinées, rendra désormais impossible tout retour en arrière et toute nouvelle tentative, de la part de l’oligarchie, de nous replonger dans le noir…

Pour achever de vous en convaincre, je vous livre la conclusion de l’essentiel et indispensable PDF de Raoul Vaneigem (pages 49 & 50)  qui démontre que nous n’avons jamais été si près de réussir ce P.A.R.I. DE FORMER UN 3RI ;

La gratuité est une arme qui ne tue pas. C’est en toute légitimité que nous avons le droit de refuser de payer les taxes, les impôts, les péages en tous genres que nous imposent l’État et les mafias financières qui le gèrent. Car jadis affecté (en partie) au bien public, cet argent sert désormais à renflouer les malversations bancaires.

Agir individuellement tomberait aussitôt sous le matraquage des lois édictées par le profit. Agir ensemble en revanche assure l’impunité.

« Ne payons plus » est une réponse appropriée à ceux qui nous paupérisent pour s’enrichir. Ne payons plus les trains, les transports en commun. Ne payons plus l’État, ne payons plus ses taxes et ses impôts. Décrétons l’autonomie de lieux de vie où coopératives et inventivité solidaire jettent les bases d’une société d’abondance et de gratuité.

Les zapatistes du Chiapas ont montré que de petites collectivités autonomes et fédérées pouvaient cultiver la terre par et pour tous et toutes, assurer des soins médicaux, produire une énergie naturelle, renouvelable et gratuite (une option parfaitement ignorée par les mafias écologiques). Il est primordial que la gratuité pénètre, à l’instar de la vie, dans nos mœurs et dans nos mentalités, dont elle a été bannie, exclue, interdite pendant des millénaires. Pas d’illusions cependant : le combat contre les chaînes dont nous nous sommes entravés sciemment risque d’être très long. Ce qui est une bonne raison pour s’y vouer immédiatement.

LECTURES COMPLÉMENTAIRES ;

Toutes les versions PDFs que j’ai déjà réalisées regroupées dans cette page ► https://jbl1960blog.wordpress.com/les-pdfs-realises-par-jbl1960/ En lecture, téléchargement et/ou impression gratuits.

Tous les textes en format PDF, nouvelles, poèmes, instantanés, roman de Zénon dans ► https://jbl1960blog.wordpress.com/les-chroniques-de-zenon/ Idem

Tous les billets en liens avec les Natifs, Nations premières de tous les continents, dans cette catégorie ► PEUPLES PREMIERS Itou…

Pour ensemble FAIRE S’EFFONDRER tous les empires coloniaux

 JBL1960

VERS L’ANARCHIE ► Errico Malatesta – Publié dans “La questione sociale” de décembre 1899

Et l’on croirait ce texte écrit hier, pour l’Acte XXIX des Gilets Jaunes qui se tient aujourd’hui, encore, 1er juin 2019…

Cependant qu’il s’adresse à toute personne, avec ou sans Gilet Jaune, déterminée à changer le cours de l’Histoire de l’Humanité et après lecture de la Déclaration de principes du Groupe Communiste-Anarchiste, Lisbonne, 1887 avec Malatesta, on passe de la Théorie à la pratique anarchiste (version PDF N° 32 de 55 pages) pour peu que l’on conscientise, comme l’a finalement fait Malatesta, cette nécessité à vaincre l’inertie de départ, d’impulser la poussée primordiale, non violente afin d’enclencher un nouveau paradigme en lien avec les peuples autochtones de tous les continents et selon, par exemple, ce cheminement de pensée ;

Prise de conscience individuelle ► prise de conscience collective ► boycott et organisation parallèle ► désobéissance civile ► réorganisation politico-sociale ► changement de paradigme

Et pour initier cette Société des sociétés, comprendre que TOUT n’est pas à réinventer, à réécrire, juste changer radicalement notre mode pensée car nous avons bien compris, comme le disait Einstein qu’On ne peut pas résoudre un problème en gardant le même processus mental » (si pour beaucoup d’entre nous, nous sommes des Sans-dents, pour autant nous ne sommes pas sans-cerveau, et l’on s’en sert).

Il nous suffit de dépoussiérer les textes, comme ceux d’Errico Malatesta, Bakounine, Kropotkine, d’en extraire le meilleur du meilleur, les étudier et en adapter, avec un processus mental différent, ce qui peut l’être, les intégrer dans notre réflexion et surtout les conscientiser pour des actions directes efficaces, hors État et ses institutions car il n’est pas question d’en faire une application Per se ! Notamment parce que Malatesta au départ avait la conviction que rien ne pourrait se faire sans une insurrection qui mettra à bas le système. Il fait élire dans le programme de l’UAI en 1920 que « la seule voie qui reste au peuple qui veut s’émanciper est d’opposer la force à la force »

Or, ce nouveau texte de Malatesta, que traduit Résistance 71, de manière inédite je crois, en français, témoigne de sa propre évolution de pensée et voici ce que précise à notre attention R71 en préambule : En 1899, Malatesta était toujours un défenseur de la “propagande par le fait”, c’est à dire de la violence ciblée pour faire avancer l’Idée. 20 ans plus tard, il avait sérieusement mis de l’eau dans son vin, comprenant que cela était sans doute plus au détriment de la cause de la révolution sociale qu’en sa faveur. Nous ne sommes pas en faveur de la violence, mais demeurons convaincu de la nécessité de la légitime défense.

Malatesta, comme Paulo Freire 70 ans plus tard le démontrera spécifiquement dans sa Pédagogie des opprimés, conscientise que les opprimés du moment peuvent devenir les oppresseurs de demain s’ils restent dans le ressentiment dans lequel tous pouvoirs coercitifs les maintient en esclavage pour leur seul profit et comprend que pour s’émanciper les peuples ont d’autres voies que celle d’opposer la force à la force brute ;

L’Éducation, notamment, comme pratique de la liberté pour nous amener, pas à pas vers (l’inévitable) anarchie…

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Vers l’anarchie – Errico Malatesta

Publié dans “La questione sociale” de décembre 1899 et traduit de l’anglais par Résistance 71 dans Analyse et vision politique de changement radical de société… Pas à pas vers l’anarchie (Errico Malatesta) en Mai 2019

On pense généralement que nous, parce que nous nous disons révolutionnaires, nous attendons que l’anarchie arrive d’un seul coup, comme le résultat immédiat d’une insurrection qui attaque violemment tout ce qui existe et le remplace avec de toutes nouvelles institutions. Pour dire la vérité, une telle idée ne manque pas chez certains compagnons qui conçoivent aussi la révolution de la sorte.

Ce préjugé explique pourquoi tant d’opposants honnêtes pensent l’anarchie être impossible et explique aussi pourquoi certains compagnons, écœurés par la condition morale actuelle du peuple et voyant que l’anarchie ne peut pas se réaliser bientôt, navigue entre un dogmatisme extrême qui les aveugle des réalités de la vie et un opportunisme qui leur fait pratiquement oublier qu’ils sont anarchistes et que l’anarchie est ce pour quoi ils doivent lutter.

Bien sûr le triomphe de l’anarchie ne peut pas être la conséquence d’un miracle, il ne peut pas survenir en contradiction avec les lois du développement (un axiome de l’évolution qui dit que rien ne peut se produire sans une causalité suffisante) et que rien ne peut être accompli sans les moyens adéquats.

Si nous voulions substituer un gouvernement pour un autre, qui impose ses désirs aux autres, on n’aurait qu’à combiner les forces matérielles dont on a besoin pour résister aux oppresseurs actuels et nous mettre ensuite à leur place.

Mais nous ne voulons pas cela ; nous voulons l’anarchie qui est une société fondée sur l’accord libre et volontaire, une société dans laquelle personne ne peut forcer ses désirs sur les autres et où chacun peut faire comme bon lui semble et réunir ensemble toute la volonté libre pour le bien-être de la communauté. À cause de cela, l’anarchie ne connaîtra pas un triomphe universel et définitif tant que les Hommes ne voudrons pas seulement ne plus être commandés mais aussi ne voudrons plus commander ; l’anarchie ne viendra pas à moins qu’ils comprennent les avantages de la solidarité et ne saurons pas comment organiser un plan de vie sociale au sein duquel il n’y aura plus aucune trace de violence, de coercition et d’imposition de quoi que ce soit.

Alors que la conscience, la détermination et la capacité des hommes se développent continuellement et trouve des moyens d’expression dans la modification graduelle du nouvel environnement et dans la réalisation des désirs en proportion de leur être formé, ainsi en est-il de l’anarchie. L’anarchie ne peut venir que petit à petit, doucement mais sûrement, croissante en intensité et en extension.

Ainsi le sujet n’est pas peut-on arriver à l’anarchie aujourd’hui, demain ou dans dix siècles, mais que nous marchions vers l’anarchie aujourd’hui, demain et toujours. L’anarchie est l’abolition de l’exploitation et de l’oppression de l’Homme par l’Homme, c’est à dire l’abolition de la propriété privée et du gouvernement ; l’anarchie c’est la destruction de la misère, des superstitions, de la haine. Donc, tout coup porté contre les institutions de la propriété privée et le gouvernement, toute exaltation de la conscience humaine, tout dérangement des conditions présentes, tout mensonge démasqué, toute augmentation de l’esprit de solidarité et d’initiative, sont des pas supplémentaires vers la réalisation de l’anarchie.

Le problème réside dans le comment choisir le chemin qui nous rapproche vraiment de l’idéal et de ne pas rendre confus le véritable processus de réalisation avec des réformes hypocrites. Car avec le prétexte d’obtenir des améliorations immédiates, ces fausses réformes tendent à distraire les masses de la lutte contre l’autorité et le capitalisme ; elles servent à paralyser leurs actions et les font espérer en quelque chose à obtenir par la bonté et la bonne volonté des exploiteurs et des gouvernements. Le problème réside en savoir comment utiliser le peu de pouvoir que nous avons, que nous gagnons sans cesse, de la manière la plus économique et la plus avantageuse pour notre objectif.

Il y a dans chaque pays un gouvernement qui, avec force brutale, impose ses lois sur tout le monde ; il force tout le monde à être sujet de l’exploitation et de maintenir, que les gens aiment ou pas, les institutions existantes. Il interdit aux groupes minoritaires d’actualiser leurs idées et empêche les organisations sociales en général, de se modifier en accord et avec les modifications de l’opinion publique. Le cours normal pacifique de l’évolution est arrêté par la violence et donc avec la violence est-il nécessaire de rouvrir le cours de cette évolution. C’est pour cette raison que nous voulons une révolution violente aujourd’hui et que nous la désirerons toujours, aussi longtemps que l’Homme est soumis à l’imposition de choses qui vont à l’encontre de ses désirs naturels. Retirez la violence gouvernementale et la nôtre n’aura absolument plus aucune raison d’être.

Nous ne pouvons pas encore renverser les gouvernements établis ; peut-être demain depuis les ruines du gouvernement actuel, nous ne pourrons pas empêcher un autre similaire de venir. Mais ceci ne nous décourage en rien, ni aujourd’hui, ni demain, car résister à quelque forme d’autorité que ce soit, refuser toujours de se soumettre à ses lois dès que possible et constamment utiliser la force contre la force est une nécessité.

Chaque affaiblissement de quelque autorité que ce soit, chaque accession à plus de liberté, seront un progrès vers l’anarchie ; toujours à conquérir, jamais à demander, cela doit toujours servir notre plus grande force dans la lutte, nous renforcer, toujours nous faire considérer l’État comme un ennemi avec lequel il n’y a pas de paix possible, cela doit toujours nous rappeler que la diminution des maux du gouvernement consiste en la diminution de sa capacité de pouvoir et non pas en l’augmentation du nombre de dirigeants ou de les choisir pour diriger. Par gouvernement nous voulons dire toute personne ou groupe de personnes dans l’État, le pays, la communauté ou l’association qui ont le droit de faire les lois et de les imposer à ceux qui n’en veulent pas.

Nous ne pouvons pas encore abolir la propriété privée ; nous ne pouvons pas réguler les moyens de production nécessaires pour pouvoir travailler librement ; peut-être ne serons-nous pas capables de le faire dans le prochain mouvement insurrectionnel  ; mais cela ne nous empêche pas maintenant, ni dans le futur, de continuellement dénoncer et lutter contre le capitalisme. Chaque victoire, même la plus petite, remportée par les travailleurs contre les exploiteurs, chaque diminution de profits, chaque petite parcelle de richesse prise aux propriétaires particuliers et mis à la disposition de tous, sera un progrès, un pas de plus vers l’anarchie. Toujours ceci doit servir à agrandir les demandes des travailleurs et d’intensifier leur lutte ; toujours ceci doit être accepté comme une victoire sur l’ennemi et non pas une concession pour laquelle nous devons être reconnaissants. Nous devons toujours demeurer fermes dans notre résolution de prendre par la force dès que possible, ces moyens que les propriétaires, protégés par les gouvernements, ont volé aux travailleurs.

Le droit de la force ayant disparu, les moyens de production étant placés sous la gestion de tous ceux qui veulent produire, le reste doit être le fruit d’une évolution pacifique.

Ce ne sera pas encore l’anarchie, ou ce le sera pour ceux qui le veulent et seulement pour ces choses qui peuvent être faites sans la coopération des non-anarchistes. Ceci ne veut pas nécessairement dire que l’idéal de l’anarchie ne fera pas ou peu de progrès, car petit à petit, ses idées s’étendront à toujours plus d’hommes et de femmes et plus de choses seront acceptées et faites jusqu’à ce que cela se soit étendu à toute l’humanité et à toutes manifestations de la vie.

Ayant renversé les gouvernements et toutes les institutions dangereuses existantes défendues avec force, après avoir conquis la liberté complète pour tout le monde et avec elle, le droit de jouir des moyens de production sans lesquels la liberté ne serait qu’un mensonge de plus, et durant le temps où nous luttons pour arriver à ce point, nous n’avons aucune intention de détruire ces choses que nous reconstruirons petit à petit.

Par exemple, les services de distribution de nourriture et de biens de consommation dans la société actuelle. Ceci est mal fait, géré de manière chaotique, à grande perte de matériel et d’énergie et seulement en vue d’intérêts capitalistes de profit, mais d’une manière ou d’une autre, nous devons manger. Il serait absurde de vouloir désorganiser le système de production et de distribution de la nourriture à moins que nous ne pouvions lui substituer quelque chose de meilleur et de plus juste.

Il y a un service postal. Nous avons des milliers de critiques à lui adresser, mais en même temps, nous l’utilisons pour envoyer des lettres et nous continuerons à l’utiliser, souffrant de tous ses maux, jusqu’à ce que nous soyons capables de le remplacer.

Il y a des écoles, mais comment (NdJBL : combien) sont-elles inefficaces. Cependant nous ne permettrons pas à nos enfants de demeurer ignorants, refusant l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Dans le même temps nous attendons et luttons pour un temps où nous serons capables d’organiser un système modèle d’école qui prendra en compte tout le monde.

De cela, nous pouvons voir que pour parvenir à l’anarchie, la force matérielle n’est pas la seule à mettre en œuvre pour faire la révolution ; il est aussi essentiel que les travailleurs, regroupés dans les branches variées de la production, se placent dans une position qui assurera le bon fonctionnement de la vie sociale, sans l’aide ou le besoin des capitalistes ou des gouvernements.

Nous voyons également que les idéaux anarchistes sont bien loin d’être en contradiction, comme l’affirment ces “socialistes scientifiques” (NdT : les marxistes), des lois de l’évolution prouvées valides par la science ; ils sont un concept qui va parfaitement à ces lois ; ils sont le système expérimental amené du terrain de la recherche à celui de la réalisation sociale.

Je pense sincèrement que RIEN n’est fini, et qu’au contraire, TOUT commence, aussi sous son article R71 vous propose des lectures complémentaires en versions PDF, que j’ai toutes réalisées et que vous pouvez retrouver en totalité, et plus encore, ICI. Aussi je rajoute celles auxquelles ce texte sublime, lumineux et éclairant de Malatesta m’aura immanquablement fait penser ;

Et qui détermine qu’AVEC ou SANS Gilet Jaune nous pouvons nous choisir, NOUS, pour la SOCIÉTÉ DES SOCIÉTÉS

Comme, après le Circus Politicus des Européennes, combien VOTER c’est comme pisser dans un violon et que notre émancipation n’est pas dans une nouvelle élection, mais bien dans une abstention politique active

Jo Busta Lally

Déclaration de principes du Groupe Communiste-Anarchiste, Lisbonne, 1887

Que l’on croirait écrite hier, lors d’une Assemblée des Assemblées

Déclaration de principes

Groupe Communiste-Anarchiste*

Lisbonne, 1887

Traduit de l’anglais par Résistance 71 et publié le 30 mai 2019 dans ► Résistance politique : Déclaration de principes du Grupa Communista-Anarquista de Lisbonne (1887)

(*) Le Groupe Communiste-Anarchiste est né au Portugal en 1887 après une série de conférence d’Élisée Reclus en 1886. Ceci fit partie du renouvellement de l’Internationale Anti-autoritaire après l’éviction de Bakounine et des anarchistes de la 1ère Internationale au congrès de La Haye en 1872.

Le groupe anarcho-communiste portugais a reçu des influences politiques non seulement de Reclus mais aussi de ses amis Carlo Cafiero et Michel Bakounine lui-même. À leur suite, le groupe rejetait toute participation au système électoral et parlementaire. Ce groupe reconnaissait la complémentarité intrinsèque du communisme et de l’anarchie et fut à l’origine du développement de la pensée et de l’action anarchistes au Portugal et au Brésil. (Résistance 71)

Considérant :

Que la propriété privée, les matières premières et les outils de travail, dans le système social actuel, sont la cause de la misère des travailleurs ;

Que l’État, en tant qu’entité indispensable de gestion de la propriété privée, est la cause du despotisme, des privilèges, de la ségrégation de classe, de la décomposition sociale et de la corruption ;

Qu’à la lumière de ce fait,  la classe laborieuse, pour parvenir à un meilleur futur par l’émancipation, dit éliminer l’État et la propriété privée ;

Ce but ne peut pas être achevé par une évolution légale, ni par voie parlementaire, ni par la pratique d’un État ouvrier ;

Que l’émancipation de la classe laborieuse ne peut en aucun cas devenir une usurpation de la ploutocratie, mais doit fermement la détruire, où qu’elle soit ;

Qu’il est plus facile d’empêcher un nouveau gouvernement de monter en puissance que de le renverser une fois en place ;

Le Grupo Communista-Anarquista, à Lisbonne, se constitue lui-même de manière indépendante de tous les partis politiques pour communiquer et agiter, inspiré par ses théories, et déclare la liquidation sociale et la révolution sociale comme moyens nécessaires d’obtenir l’émancipation de la classe laborieuse.

Ainsi, nous rejetons :

1 – Les moyens d’action légaux issus de l’élection ou des formes institutionnelles parlementaires.

2 – Le soutien légal donné par l’État ou la religion à l’institution dit de la “famille”.

3 – La soumission à l’autorité, qu’elle soit personnelle, législative, absolutiste, patronale ou paternelle.

4 – Le sentiment nationaliste ou patriotique et l’égoïsme racial, religieux et linguistique ainsi que l’antagonisme.

En tant que moyen d’action, nous acceptons les recommandations de ceux qui rejettent l’apologie de la personne individuelle et les conditions vicieuses et pernicieuses de cette société :

1 – Solidarité avec tous groupes qui, comme nous, veulent mettre à bas le système actuel hérité de l’histoire ainsi qu’avec toutes les personnes affirmant une position anti-establishment.

2 – Accélération de la dissolution politique et économique des États, encourageant l’abstention totale de toute élection, la désertion des armées, les grèves violentes* et la communication illégale dans la sphère de l’information.

3 – Utilisation de la désorganisation que ces tactiques causent aux autorités publiques afin de procéder à la liquidation sociale.

Et en corollaire à la future organisation sociale, nous inscrivons sur notre bannière ces mots : COMMUNISME ET ANARCHISME.

Lisbonne, 1887

*les grèves violentes ; pour ma part je préfère remplacer ce terme, qui est un appel à la violence ce à quoi je m’oppose fermement, par les grèves générales, illimitées, expropriatrices et autogestionnaires. Puisqu’il est question d’étudier et d’intégrer cette Déclaration de principes, à notre réalité d’aujourd’hui, qui est d’être capables, tous ensemble, de remplacer l’antagonisme à l’œuvre depuis des millénaires, par une complémentarité unificatrice

Par ailleurs je tiens à préciser que le mot COMMUNISME s’entend ici tel que le voyait, par exemple, Kropotkine qui vient du mot commun , c’est à dire choses en commun, entraide et partage, puis bien sûr au sens de « commune » et même communalité, ou communalisme. C’est cela qu’il faut entendre, je pense, lorsqu’on parle de « communisme originel » , et qui fait partie intégrante de la nature humaine ; L’Humanité a vécu des centaines de milliers d’années de la sorte et certaines sociétés continuent de vivre comme cela aujourd’hui, ce qui fait imaginer aux gens qu’on ne peut vivre, comme cela, que dans la précarité et le dénuement technologique, cependant que rien n’est plus faux.

Ou encore Gustav Landauer : « Nous possédons la réalité du vivant, l’esprit communal individuel en nous et nous ne devons que le laisser émerger créativement. Le désir de créer de petits groupes et des communautés de justice et non pas une abstraction paradisiaque ou une forme symbolique, mais une joie sociale terrestre et la promptitude des individus à former un peuple, amèneront le socialisme et le commencement d’une véritable société. »

Anarchie et Démocratie par Robert Graham – Traduit par R71

Et pour vous permettre de vous défaire des idées toutes faites sur le mot ANARCHIE ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/09/pdflanarchiepourlajeunesse.pdf & ICI

Parce que le mot anarchie est associé à tort mais le plus souvent volontairement dans les merdias et en général, par les gens, à la notion de « désordre » et de « chaos » alors que rien n’est plus faux car l’anarchie intègre une grande conception de l’ordre, mais sans les ordres…

Quelques lectures que j’estime, pour ma part, essentielles pour parvenir à conscientiser cette Déclaration de principes ;

L’essentiel & Indispensable de Raoul Vaneigem depuis 2012 pour R71, comme pour mézigue en mai 2019

POUR UNE ABSTENTION POLITIQUE ACTIVE et convaincre les mougeons d’arrêter de voter en rond

Bref Manifeste pour un futur proche, Francis Cousin – Septembre 2010 (réédition de mars 2019)

Les INDISPENSABLES de Paulo Freire ;

  1. L’Éducation comme pratique de la liberté, 1965 – Version PDF N° 93 de 22 pages
  2. Extension ou Communication, 1969 – Version PDF N° 94 de 13 pages
  3. La Pédagogie des opprimés, 1970 – Version PDF N° 83 de 111 pages

Manifeste Politique de Résistance 71 ► Pour la Société des sociétés

Dans Les Chroniques de ZénonPourquoi suis-je anarchiste ?

Toutes les autres versions PDF ► https://jbl1960blog.wordpress.com/les-pdfs-realises-par-jbl1960/

JBL1960

Avec le Colloque sur Gustav Landauer à Normale Sup Lyon du 6 au 8 juin 2019…

On fait de l’Éducation (politique) une pratique de la liberté ;

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Comme l’envisageait Paulo FreireL’Éducation comme pratique de la liberté, 1965 – Version PDF N° 93 de 22 pages

Éducation politique : Colloque sur Gustav Landauer à Normale Sup Lyon du 6 au 8 juin 2019

“Le socialisme vient des siècles et des millénaires précédents. Le socialiste englobe toute la société et son passé, sent et sait d’où nous venons et ensuite détermine où nous allons.”

(Gustav Landauer)

Note de Résistance 71 : Notre « Manifeste par la société des sociétés » (octobre 2017) est un hommage direct à la pensée et à l’œuvre de Gustav Landauer que nous considérons comme un des plus grands penseurs et activistes anarchistes de l’histoire de la lutte sociale, un esprit qui nous influence grandement dans notre démarche politique.
Nous souhaitons le plus grand succès à ce colloque lyonnais pour le centenaire de son assassinat dans une obscure cour de prison bavaroise par la réaction à la révolution des conseils de Bavière. Gustav Landauer se doit d’être plus connu et ses idées mises en pratique pour l’avènement d’une société des sociétés, seul avenir viable et seule voie de la réalisation de notre humanité…

Gustav Landauer, philosophe et révolutionnaire (1870-1919)

Anatole Lucet & Jean-Christophe Angaut

ENS (Normale Sup) Lyon
Site Descartes

Colloque International du 6 au 8 juin 2019

Mai 2019 – Source : https://landauer2019.sciencesconf.org

Du 6 au 8 juin 2019 se tiendra à l’ENS de Lyon le premier colloque international en France à aborder la figure de Gustav Landauer, philosophe et révolutionnaire allemand (1870-1919).

Considéré en son temps comme « l’agitateur le plus important du mouvement révolutionnaire radical » en Allemagne, le philosophe et activiste anarchiste Gustav Landauer (1870-1919) bénéficie aujourd’hui d’un vif regain d’intérêt. Un siècle après son assassinat, ce colloque international entend rendre compte de ce renouveau.

Anarchiste atypique, Landauer a élaboré sa pensée de la communauté à l’intersection de traditions politiques, philosophiques et littéraires variées. Sa prolifique activité rédactionnelle et la quantité d’expérimentations communautaires auxquelles il prit part firent de Landauer une figure incontournable pour celles et ceux qui voulurent proposer une alternative au régime politique en place sans se conformer à la voie marxiste, prédominante dans un paysage politique marqué par l’ascension de la social-démocratie. Par les thématiques qu’elle aborde, et par-delà les différences évidentes de contexte, il n’est pas impossible que son œuvre puisse constituer une source d’inspiration pour le présent.

Ce colloque a pour ambition d’ouvrir un espace d’échanges sur l’œuvre de Landauer, ses sources, sa réception et son actualité, tant d’un point de vue théorique que pratique. Il sera également l’occasion de rendre compte de l’état actuel de la recherche, dans des champs aussi divers que la philosophie, l’histoire des idées, les théories de la religion, la littérature, la linguistique, la sociologie ou les sciences politiques.

L’entrée est ouverte à toutes et à tous, dans la limite des places disponibles (aucune inscription requise). Le programme complet et les informations pratiques sont disponibles sur le site du colloque : https://landauer2019.sciencesconf.org/

N’hésitez pas à faire circuler cette information.

Bien cordialement,

Anatole Lucet et Jean-Christophe Angaut

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Preuve que les réflexions, les pensées, les écrits des hommes du passé interagissent avec nous dans cet ICI et MAINTENANT si nous nous donnons la peine de les étudier, d’en extraire le meilleur, la quintessence, ce  qui avec Landauer n’est pas très difficile, pour l’adapter au monde d’aujourd’hui nous mettant ainsi en capacité de changer, durablement, le cours de l’Histoire de l’Humanité…

C’est cela, l’axiome que je m’applique à moi-même depuis près de 4 ans, à savoir ;

Prise de conscience individuelleprise de conscience collectiveboycott et organisation parallèledésobéissance civileréorganisation politico-socialechangement de paradigme.

IGNORER L’ÉTAT ET SES INSTITUTIONS

Créer les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchir et agir en une praxis commune ► Adapter le meilleur de l’ANCIEN au monde nouveau et NEUF d’aujourd’hui, voire de demain…

Et qui se dégage de toutes ces lectures, y compris du Manifeste Pour la Société des sociétés de Résistance 71

C’est cet ESPRIT/SPIRIT/GEIST que j’ai ressenti/retrouvé dans toutes les lectures suivantes que j’ai mises au format PDF pour vous permettre de faire de même car j’estime, et avec Résistance 71 nous sommes en parfaite osmose sur ce point que tout ce qui participe  du développement de l’humanité et de l’éveil de nos consciences DOIT être accessible à tous et gratuitement !

Appel au socialisme, pour la Société des sociétés, Gustav Landauer, 2ne Édition de 1919 (N°9)

Vie & Œuvre de Gustav Landauer (N° 10)

La liberté de chacun par la liberté de tous, Erich Müsham (N°11)

Pensée et Pratique Anarchistes avec Errico Malatesta (N° 32)

Léon Tolstoï Politique & Religion (N° 37)

Voline Fondateur de la synthèse anarchiste (N° 49)

L’Anarchisme africain, histoire d’un mouvement – Par Sam Mbah et I.E. Igariwey (N° 56)

Fragments anthropologiques pour changer l’histoire de l’Humanité avec David Graeber (N° 57)

De la théorie à la pratique anarchiste avec Rudolph Rocker (N° 61)

3 FEMMES ANARCHISTESLouise Michel, Emma Goldman, Voltairine de Cleyre

La Pédagogie des Opprimés de Paulo Freire, 1970 (N°83)

Testament moral et politique de Bartolomeo Vanzetti (1927) (N° 85)

Bref Manifeste pour un futur proche de Francis Cousin, Septembre 2010 (N° 88)

L’essentiel & Indispensable de Raoul Vaneigem depuis 2012 pour R71, comme pour mézigue en mai 2019 (N°98)

Tous les autres PDFs si ça vous tente, il y en a plus d’une centaine car y figure mes propres créations et c’est en perpétuelle extension ► https://jbl1960blog.wordpress.com/les-pdfs-realises-par-jbl1960/

En exclusivité sur mon blog, vous pouvez retrouver tous les textes, nouvelles, poèmes et instantanés de Zénon au format PDF y compris la présentation de son premier roman « Fin de Règne » dans cette page ► LES CHRONIQUES DE ZÉNON

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Source de l’image À Contre-temps N° 48, mai 2014 « Sur le sol ferme de la glèbe s’élèvera un jour l’heure de la liberté »  Gustav Landauer et le Mouvement d’implantation communautaire