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Vie et Œuvre de Gustav Landauer

Parce que le temps perdu ne reviendra plus ;

Et qu’il sera perdu, à jamais…

Après avoir réunifié dans un PDF l’Appel au socialisme : pour la société des sociétés de Gustav Landauer, 1911 et à partir de la réédition de 1919, à la demande de Résistance71 et parce que tout comme eux je pense que : l’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie coloniale, se tenant debout, main dans la main, avec les peuples indigènes de tous les continents pour mettre en place LA SOCIÉTÉ DES SOCIÉTÉS

J’ai réunifié dans un PDF les 2 parties de « Vie et Œuvre de Gustav Landauer » texte initialement publié par Gaël Cheptou dans le bulletin de critique bibliographique « À contretemps » n° 48 en mai 2014 ► Vie et œuvre de Gustav Landauer par Gaël Cheptou, en version PDF de 18 pages réalisée par JBL1960 ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/02/pdfvieetoeuvredeglandauerpargcheptouviar71.pdf

Source de l’articlehttp://acontretemps.org/spip.php?article557

Première Partie – sur Résistance71https://resistance71.wordpress.com/2017/02/16/vie-et-oeuvre-de-gustav-landauer-1ere-partie/

Deuxième Partie – sur Résistance71https://resistance71.wordpress.com/2017/02/19/vie-et-oeuvre-de-gustav-landauer-2eme-partie/

À Contretemps, avait publié le texte de Moriel « Sortie de Route » qui m’a tout autant interpellé que le Nakba de Zénon, et que j’ai relayé dans son entier, en donnant mon ressenti en préambule, comme en conclusion ici ► Changement de paradigme ; Sans dieux, ni maitres…

Tout temps n’est pas à perdre…

Se sachant condamnée depuis neuf mois par la maladie, Monica Gruszka, décédée le 28 décembre dernier, avait rédigé un texte destiné à être lu le jour de ses obsèques. Le 6 janvier 2017, au crématorium du Père-Lachaise, Freddy Gomez, son compagnon d’un quart de siècle, s’acquitta de la tâche devant une nombreuse assistance. Ce fut une digne et émouvante cérémonie des adieux où les témoignages de sa fille Sarah, de son gendre Damien et de Freddy furent ponctués de thèmes musicaux choisis par Monica, dont deux composés et interprétés par elle-même : Barricades du rêve, une chanson, et « Variations sur A las barricadas », une improvisation pianistique. Car elle était aussi, d’abord, musicienne – et de talent.
Pour lui rendre hommage, nous avons souhaité reproduire ce texte, complété d’un rappel du rôle, essentiel, qu’elle joua dans cette aventure éditoriale et d’une bibliographie des contributions qu’elle donna à la revue, sous identité propre ou sous pseudonyme.– À contretemps.
http://acontretemps.org/spip.php?article623

Parce que Landauer avait la vision la plus proche de ce qu’on appelle l' »Anarcho-Indigénisme » vous pouvez consulter ce billet qui présente de manière détaillée le PDF d’extraits du livre « Wasase, Voies indigènes d’action et de liberté » du Pr Taiaiake Alfred, Professeur de Sciences Politiques à l’Université de Victoria, Canada « Résistance au fléau de l’Humanité – Solutions anticoloniales pour une décolonisation de l’EmpireRésistance au fléau de l’Humanité

Et dans le billet d’hier en appui de Steven NewcombFrankenstein et les Indiens  vous pourrez constater que l’appel des Natifs à se dresser avec eux à Standing Rock parce que Mni Wiconi : l’eau c’est la vie ! Est réel, que ça se passe maintenant, ici en France, et que donc, d’où nous sommes, nous pouvons… Changer le Monde…

Pour poursuivre la lecture sur la pensée et la réflexion anarchistes, voici des articles connexes ;

Science, État et Société de Pierre Kropotkine

Petit précis très utile !  « Petit précis sur la société, l’état, la désobéissance civile et la commune volontaire autogérée ; solutions au marasme systémique actuel » et ce texte est toujours d’une grande actualité aujourd’hui parce que rien n’a vraiment été fait pour mettre en place de véritables solutions à la fange oligarchique impérialiste étatique qui continue à piller et génocider le monde en long, en large et en travers.

L’Abécédaire d’Emma Goldman

Le Prince de l’évolution…

jbl1960

 

Des clics pour LE déclic…

Suite « Des clics et des claques…« 

Et en tout point ;

Et après le TangenteSortir du piège de la toile d’araignée mondiale de Zénon qui laisse peu de doute sur notre nécessité de lutter contre « ce système dualiste, imbibant jusqu’à nos cœurs depuis lors, s’est érigé au fil des siècles et cristallisé en institutions politico-religieuses ; en écoles de dressage, en tribunaux, en croisades. En entreprises coloniales et en génocides par décrets. »

C’est encore Pierre Kropotkine qui, comme le précise Résistance71 : Nous montre ce que fut la véritable révolution française, comment elle fut de fait contre le peuple et bien celle des nantis d’une nouvelle aristocratie.

La grande révolution française 1789-93 : (Kropotkine 1909) : Les revendications sociales et l’esprit de commune, l’écrasement des sections populaires…

La suite des « revendications sociales et l’état d’esprit à Lyon et Paris » décrits par Kropotkine dans sa « Grande Révolution 1789-1793 » publiée en 1909. Ceci nous montre ce que fut la véritable révolution française, comment elle fut de fait contre le peuple et bien celle des nantis d’une nouvelle aristocratie. ~ Résistance 71 ~ URL de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2017/02/08/la-grande-revolution-francaise-1789-93-kropotkine-1909-les-revendications-sociales-et-lesprit-de-commune-lecrasement-des-sections-populaires/

L’écrasement des sections

Pierre Kropotkine  “La grande révolution 1789-1793”, chapitre 63 – publié en 1909

Deux puissances rivales se trouvaient en présence à la fin de 1793 : les deux Comités, de salut public et de sûreté générale, qui dominaient la Convention, et la Commune de Paris. Cependant la vraie force de la Commune n’était ni dans son maire Pache, ni dans son procureur Chaumette, ou son substitut Hébert, ni dans son Conseil général. Elle était dans les sections. Aussi voit-on le gouvernement central s’appliquer constamment à soumettre les sections à son autorité.

Lorsque la Convention eut retiré aux sections de Paris « la permanence », c’est-à-dire le droit de convoquer leurs assemblées générales aussi fréquemment qu’elles le voulaient, les sections commencèrent à créer des « sociétés populaires » ou des « sociétés sectionnaires ». Mais ces sociétés furent très mal vues des Jacobins, qui devenaient à leur tour des hommes de gouvernement, et à la fin de 1793 et en janvier 1794 on parla beaucoup au club des Jacobins contre ces sociétés, — d’autant plus que les royalistes faisaient un effort concerté pour les envahir et s’en emparer. « Il est sorti du cadavre de la monarchie, disait un des Jacobins, Simond, une infinité d’insectes venimeux qui ne sont pas assez stupides pour en essayer la résurrection », mais qui cherchent à perpétuer les convulsions du corps politique[1]. En province, surtout, ces « insectes » ont du succès. Une infinité d’émigrés, continuait Simond, « gens de loi, gens de finance, agents de l’ancien régime », inondent les campagnes, envahissent les sociétés populaires et en deviennent les présidents et les secrétaires.

Il est évident que les sociétés populaires, qui n’étaient à Paris autre chose que des assemblées de sections organisées sous un autre nom[2], se seraient bientôt « épurées », pour exclure les royalistes déguisés, et elles auraient continué l’œuvre des sections. Mais toute leur activité déplaisait aux Jacobins qui voyaient avec jalousie l’influence de ces « nouveaux venus » qui les « dépassaient en patriotisme. » — « À les croire, disait le même Simond, les patriotes de 89… ne sont plus que des bêtes de somme fatiguées ou dépéries qu’il faut assommer, parce qu’ils ne peuvent plus suivre les nouveau-nés dans la route politique de la Révolution. » Et il trahissait les craintes de la bourgeoisie jacobine, en parlant de la « quatrième législature » que ces nouveaux venus auraient cherché à composer, pour aller plus loin que la Convention. « Nos plus grands ennemis, ajoutait Jeanbon Saint-André, ne sont pas au dehors ; nous les voyons : ils sont au milieu de nous ; ils veulent porter plus loin que nous les mesures révolutionnaires »[3].

Là-dessus, Dufourny parle contre toutes les sociétés de sections, et Deschamps les appelle de « petites Vendées. »

Quant à Robespierre, il s’empresse de reprendre son argument favori — les menées de l’étranger. « Mes inquiétudes, dit-il, n’étaient que trop fondées. Vous voyez que la tartuferie contre-révolutionnaire y domine. Les agents de la Prusse, de l’Angleterre et de l’Autriche veulent par ce moyen anéantir l’autorité de la Convention et l’ascendant patriotique de la Société des Jacobins. »[4].

L’hostilité des Jacobins contre les sociétés populaires est évidemment une hostilité contre les sections de Paris et les organisations de même genre en province, et cette hostilité n’est que l’expression de celle du gouvernement central. Ainsi, dès que le gouvernement révolutionnaire fut établi par le décret du 14 frimaire (4 décembre 1793), le droit d’élire les juges de paix et leurs secrétaires — droit que les sections avaient conquis dès 1789, — leur fut retiré. Les juges et leurs secrétaires devaient être nommés désormais par le Conseil général du département (décrets du 8 nivôse, 28 décembre 1793, et du 23 floréal, 12 mai 1794). Même la nomination des Comités sectionnaires de bienfaisance fut enlevée aux sections en décembre 1793, pour être remise aux Comités de salut public et de sûreté générale. L’organisme populaire de la Révolution était ainsi frappé à sa racine.

Mais c’est surtout dans la concentration des fonctions de police que l’on saisit l’idée du gouvernement jacobin. Nous avons vu (chap. XXIV) l’importance des sections comme organes de la vie de Paris, municipale et révolutionnaire ; nous avons indiqué ce qu’elles faisaient pour l’approvisionnement de la capitale, pour enrôler les volontaires, pour lever, armer et expédier les bataillons, pour fabriquer le salpêtre, organiser le travail, prendre soin des indigents, etc. Mais à côté de ces fonctions, les sections de Paris et les sociétés populaires de province remplissaient aussi des fonctions de police. Cela datait, à Paris, déjà du 14 juillet 1789, lorsqu’il se forma des Comités de districts qui se chargèrent de la police. La loi du 6 septembre 1789 les confirma dans ces fonctions, et en octobre suivant, la municipalité de Paris, encore provisoire à cette époque, se donna sa police secrète sous le nom de Comité des recherches. La municipalité, issue de la Révolution, reprenait ainsi une des plus mauvaises traditions de l’ancien régime.

Après le 10 août, la Législative établit que toute la police de « sûreté générale » passait aux Conseils des départements, des districts et des municipalités, et un Comité de surveillance fut établi, avec des Comités subordonnés à lui, dans chaque section. Bientôt, à mesure que la lutte entre les révolutionnaires et leurs ennemis devenait plus ardue, ces Comités furent débordés par la besogne, et le 21 mars 1793, des Comités révolutionnaires, de douze membres chacun, furent établis dans chaque commune et dans chaque section des communes des grandes villes, divisées, comme Paris, en sections.[5]

De cette façon, les sections, par l’intermédiaire de leurs Comités révolutionnaires, devenaient des bureaux de police. Les fonctions de ces Comités révolutionnaires étaient limitées, il est vrai, à la surveillance des étrangers ; mais bientôt ils eurent des droits aussi larges que ceux des bureaux de police secrète dans les États monarchiques. En même temps on peut voir comment les sections, qui étaient au début des organes de la Révolution populaire, se laissaient absorber par les fonctions policières de leurs Comités, et comment ceux-ci, devenant de moins en moins des organes municipaux, se transformaient en de simples organes subalternes de police, soumis au Comité de sûreté générale[6].

Les Comités de salut public et de sûreté générale les détachaient de plus en plus de la Commune, — leur rivale, qu’ils affaiblissaient de cette façon, — et en les disciplinant à l’obéissance, ils les transformaient en rouages de l’État. Enfin, sous prétexte de réprimer des abus, la Convention en fit des fonctionnaires salariés ; elle soumit en même temps les 44.000 Comités révolutionnaires au Comité de sûreté générale, auquel elle accorda même le droit de les « épurer » et d’en nommer lui-même les membres.

L’État, cherchant à tout centraliser en ses mains, comme la monarchie l’avait essayé au dix-septième siècle, et enlevant successivement aux organes populaires la nomination des juges, l’administration de la bienfaisance (certainement aussi leurs autres fonctions administratives), et les soumettant à sa bureaucratie en matière le police, — c’était la mort des sections et des municipalités révolutionnaires.

En effet, après cela, les sections à Paris et les sociétés populaires en province étaient bien mortes. L’État les avait dévorées. Et leur mort fut la mort de la Révolution. Depuis janvier 1791, la vie publique à Parie était anéantie, dit Michelet. « Les assemblées générales des sections étaient mortes, et tout le pouvoir avait passé à leurs comités révolutionnaires, qui eux-mêmes, n’étant plus élus, mais simples fonctionnaires nommés par l’autorité, n’avaient pas grande vie non plus. »

Lorsqu’il plut au gouvernement d’écraser la Commune de Paris, il put le faire maintenant sans craindre d’être renversé.

C’est ce qu’il fit en mars 1794 (ventôse an II).

A lire :

“La grande révolution 1789-1793”, Pierre Kropotkine, 1909

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Jean-Paul Marat fut le premier, à comprendre et à prévenir ; Il est une vérité éternelle dont il est important de convaincre les hommes : c’est que le plus mortel ennemi que les peuples aient à redouter est le gouvernement. Le gouvernement est l’ennemi du peuple ► L’intégralité dans ce billet ► Aucun gouvernement n’est un ami.

Ah bah tu m’étonnes, et rien n’est plus vrai encore aujourd’hui, avec un Macron de Rothschild et sa RévolutionEnMarche… Alors vous n’avez pas besoin de moi pour tout lire sur Macron de Rothschild, mais n’ignorez rien sur votre prochain geôlier. Ici et

D’ailleurs vous pouvez lire l’excellente analyse que fait Grisebouille dans son billet du jour ►Pour finir, ne comptez pas sur moi pour vous dire s’il faut voter pour untel ou unetelle. Ou même s’il faut simplement voter. Faites vos choix, mais pitié, faites-les en connaissance de cause. Quand les grands titres de la presse balancent Macron comme candidat sérieux, responsable et rassembleur, c’est de la pure idéologie ; quand la presse présente Hamon comme un virage à gauche toute du PS, c’est de la pure idéologie. Même Libération, qui n’est pas à la traîne côté idéologie dominante, le dit.  Lire l’intégralité de l’article ► https://grisebouille.net/fakir-contre-le-reste-du-monde/

Voilà pourquoi j’ai choisi de ne plus voter, jamais.

Je choisie de dire NON. Définitivement, NON

JBL1960

Sur ce blog, concernant Pierre Kropotkine ;

Science, État et Société de Pierre Kropotkine

Le Prince de l’évolution…

Et d’autres avec lui ► Petit précis très utile !

Source de l’image ► Pinterest

Science, État et Société de Pierre Kropotkine

CRACKONS LES CODES !

Puisque Pierre Kropotkine nous y aide…

C’est parce que Résistance71, en juin 2011, a traduit et publié de larges extraits de cet ouvrage, qu’il m’a été si facile de tout réunifier dans une version PDF que voici ► État et Société : Analyses et Solutions pour un marasme annoncé…

https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/01/pdfpkr71032011.pdf

Traduction d’extraits de l’essai « L’Anarchisme et la Science moderne »

État et société : Analyses et solutions pour un marasme annoncé (Kropotkine, version PDF de Science, État et Société)

Publié en juin 2011 : « Science, État et Société » de Pierre Kropotkine

C’est moi qui vous remercie de me permettre de contribuer ainsi et avec plaisir pour le patrimoine de l’humanité, section francophone… Jo de JBL1960…

Résistance 71 a traduit des extraits de cet ouvrage que nous pensons être extrêmement importants pour la compréhension du monde moderne et de sa phase destructrice en laquelle nous sommes plongés en ce moment. Nous publions ces extraits en deux parties. Ce texte amène une analyse historique, scientifique, sociologique et économique du pourquoi nous en sommes là et surtout… Il offre des solutions pour changer radicalement la société afin d’en éliminer l’injustice sociale, mère de tous les maux de l’Humanité.

Pierre Kropotkine (1842-1921) était un scientifique et un des grands théoriciens visionnaire du mouvement anarchiste. Il est considéré comme un des « pères » de la sociobiologie, surtout pour sa critique fondée et constructive des dogmes pseudo-scientifiques du darwinisme-social colportés par des gens comme Herbert Spencer et Thomas Huxley.

Ses ouvrages plus connus sur le sujet (« L’entraide mutuelle facteur de l’évolution » et « La conquête du pain » ) sont disponibles en français et mériteraient une attention plus soutenue en ces temps dictatoriaux troubles. Il est aussi l’auteur d’une des meilleures analyses jamais écrite de la Révolution Française ainsi que de la Commune de Paris.

Il est important de comprendre que l’anarchisme n’est en rien une apologie du chaos comme il est trop souvent présenté à des fins propagandistes et afin d’en débouter les idées de manière catégorique. Rien ne peut déranger plus l’establishment que l’idée de la liberté totale, rendue possible de manière non utopique par la pratique anarchiste.

L’anarchisme n’est pas le nihilisme, loin s’en faut. L’anarchisme est un grand mouvement d’idée et de pratique humaniste et progressiste, le plus ouvert et le plus réaliste quant à l’incarnation de la Liberté dans ce monde.

Nous reconnaissons le fait de la subjectivité dans le choix des passages traduits et encourageons tous ceux qui ont une capacité à lire l’anglais de lire ce livre dans sa totalité. Il en vaut vraiment la peine, car étant une référence indéniable en la matière !

Nous espérons néanmoins que les extraits ici traduits aideront nos lecteurs à non seulement mieux comprendre le monde social dans lequel nos évoluons, mais aussi de bien saisir à quel point le pouvoir s’appuie sur le matraquage de dogmes pseudo-scientifiques pour endormir les peuples et continuer à maintenir le statu quo oligarchique et ploutocratique menant à une exploitation sans merci d’une caste par une autre et la destruction à terme de l’humanité.

URL de l’article sur R71 ► https://resistance71.wordpress.com/2017/01/29/etat-et-societe-analyses-et-solutions-pour-un-marasme-annonce-kropotkine-version-pdf-de-science-etat-et-societe/

En plus de Pierre Kropotkine, qui d’ailleurs y est présent, vous pouvez si vous le souhaitez lire ou télécharger ce PDF de 36 pages : « Petit précis sur la société, l’État, la désobéissance civile et la commune volontaire autogérée ; solutions au marasme systémique actuel » et ce texte est toujours d’une grande actualité aujourd’hui parce que rien n’a vraiment été fait pour mettre en place de véritables solutions à la fange oligarchique impérialiste étatique qui continue à piller et génocider le monde en long, en large et en travers ► Petit Précis par Résistance71, 2013

Et compléter par la vision de Lee Alan Dugatkin de Pierre Kropotkine ► Le Prince de l’évolution

►◄

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !

Résistance71

C’est parce que je suis parfaitement d’accord avec vous, que je continue, sans relâche, sans faiblir, sans mollir quoi, ce petit travail de fourmi…

Comptez-sur moi ;

L’infatigable JBL1960…

Source de l’image ► Pinterest

 

 

 

L’Abécédaire d’Emma Goldman

Y’a pas que Zénon qui explose l’Alphabet !

Abcdefg ; Zénon explose l’alphabet…

Merci à Résistance71 de nous rappeler cette publication de la Revue Ballast du 25 novembre 2016 ► http://www.revue-ballast.fr/labecedaire-demma-goldman/

C’est Emma Goldman qui la première aura dit : « Si voter change (ou changeait) quelque chose, ils l’auraient rendu illégal. » Emma Goldman

Résistance politique : L’abécédaire d’Emma Goldman

URL de l’article sur R71 ► https://resistance71.wordpress.com/2017/01/24/resistance-politique-labecedaire-demma-goldman/

Emma Goldman n’était pas née aux États-Unis mais elle se percevait comme l’un de ses enfants « adoptés » : non pas, confiait-elle, en raison d’une carte d’identité mais d’« un état d’esprit », celui de l’immensité des terres et d’un certain souci de la liberté. À l’heure où un milliardaire nationaliste s’apprête à fanfaronner dans les bureaux de la Maison Blanche, (re)plongeons-nous dans l’œuvre-vie de cette militante née en Lituanie en 1869 : anarchiste, communiste et féministe, amatrice de danse et de théâtre, elle fut incarcérée pour s’être levée contre la Première Guerre mondiale et avoir défendu le droit des femmes à la contraception. Exilée en Russie, elle se sépara des bolcheviks qu’elle avait initialement soutenus et partit appuyer les libertaires en Espagne, contre Franco. Celle que les services secrets nord-américains tenaient pour l’une des voix les plus «dangereuses» mourut d’un accident vasculaire cérébral à Toronto, en 1940, après avoir dénoncé le Pacte germano-soviétique… Une vie, disait-elle, «de désespoir noir et de fervent espoir» — l’un de ses amis salua, sur sa tombe, celle qui se battit sans relâche, en tant qu’ouvrière, infirmière, essayiste et activiste, pour « un monde sans guerre, un monde sans pauvreté, un monde d’espoir et de fraternité humaine ».

Amour libre : « S’il était possible d’autopsier l’essentiel des cas de jalousie, il apparaîtrait probablement que moins les protagonistes sont animés par un grand amour, plus leur jalousie est violente et déterminée. Deux personnes liées par l’unité et par une harmonie relationnelle ne craignent pas de réduire leur confiance mutuelle et leur sécurité si l’un d’entre eux éprouve de l’attraction pour un autre. »
(« Jealousy : Causes and a Possible Cure », 1912)

Berceau : « La France est le berceau de l’anarchie. C’est à ses fils les plus brillants que nous en devons la paternité, notamment au plus grand de tous, Proudhon. Ils ont livré pour leur idéal une bataille exténuante, ont encouru les persécutions, l’emprisonnement, parfois au prix de leur propre vie. Pas en vain. »
(Living my Life, 1932)

Communisme libertaire : « Le communisme est nécessairement libertaire. Anarchiste. »
(« Le communisme n’existe pas en URSS », avril 1935)

De la fin et des moyens : « On ne soulignera jamais assez que la révolution ne sert à rien si elle n’est pas inspirée par son idéal ultime. Les méthodes révolutionnaires doivent être en harmonie avec les objectifs révolutionnaires. Les moyens utilisés pour approfondir la révolution doivent correspondre à ses buts. En d’autres termes, les valeurs éthiques que la révolution infusera dans la nouvelle société doivent être disséminées par les activités révolutionnaires de la “période de transition”. Cette dernière peut faciliter le passage à une vie meilleure mais seulement à condition qu’elle soit construite avec les mêmes matériaux que la nouvelle vie que l’on veut construire. La révolution est le miroir des jours qui suivent ; elle est l’enfant qui annonce l’Homme de demain. » (Postface à My Disillusionment in Russia, 1923)

État : « Hommes et femmes, savez-vous que l’État est votre pire ennemi ? C’est une machine qui vous écrase pour mieux soutenir vos maîtres, ceux que l’on nomme la classe dirigeante. Et comme des enfants naïfs, vous vous en remettez à vos leaders politiques. Avec votre complicité, ils s’emparent de votre confiance, mais c’est pour la vendre au plus offrant. »
(Living my Life, 1932)

Force collective : « Le savant, l’ingénieur, le spécialiste, le chercheur, l’enseignant et l’artiste créateur, tout comme le menuisier, le machiniste, et tous les autres travailleurs font intégralement partie de la force collective qui permettra à la révolution de construire le nouvel édifice social. Elle n’emploiera pas la haine, mais l’unité ; pas l’hostilité, mais la camaraderie ; pas le peloton d’exécution, mais la sympathie — telles sont les leçons à tirer du grand échec russe pour l’intelligentsia comme pour les ouvriers. »
(Postface à My Disillusionment in Russia, 1923)

Geôle : « Plus que tout autre chose, la prison fut une véritable école de la vie. Une école douloureuse, mais combien précieuse ! C’est là que je découvris les profondeurs et les complexités de l’âme humaine, là que je compris le sens des mots laideur et beauté, mesquinerie et générosité. J’y appris à regarder la vie avec mes propres yeux […]. »
(Living my Life, 1932)

Homosexualité : « Le [sujet] le plus tabou de notre société : l’homosexualité. Cependant la censure vint de mes propres rangs parce que je traitais de sujets aussi “peu naturels” que l’homosexualité. L’anarchisme était suffisamment calomnié, et on accusait déjà les militants de dépravation […]. Moi, je croyais à la liberté d’expression, et la censure dans mon camp avait sur moi le même effet que la répression policière. Elle me renforçait dans ma volonté de défendre ceux qui sont victimes d’injustice sociale comme ceux qui sont victimes de préjugés puritains. »
(Living my Life, 1932)

Interruption volontaire de grossesse : « Ces accouchements me rendaient malade et me désespéraient : lorsque j’en revenais, je haïssais les hommes, que je tenais pour responsables des conditions effrayantes dans lesquelles vivaient ces femmes et ces enfants. Et je me haïssais encore plus de ne pas voir comment les secourir. […] Une vie non désirée que l’on maintient dans une pauvreté abjecte ne m’a jamais paru “sacrée”. »
(Living my Life, 1932)

Journalisme : « Le grand problème avec les journalistes est que, généralement, ils ignorent les événements courants ou que, manquant d’honnêteté, ils ne les évoquent jamais. »
(« Le patriotisme, une menace contre la liberté », 1911)

Kropotkine : « [Il] montre que dans le règne animal aussi bien que dans la société humaine, la coopération — par opposition aux luttes intestines — œuvre dans le sens de la survivance et de l’évolution des espèces. […] Pierre Kropotkine a montré les résultats fantastiques qu’on peut attendre lorsque cette force qu’est l’individualité humaine œuvre en coopération avec d’autres. »
(« L’individu, la société et l’État », 1940)

Libertaires russes : « La plupart des anarchistes russes eux-mêmes se trouvaient malheureusement englués dans de tout petits groupes et des combats individuels, plutôt que dans un grand mouvement social et collectif. Un historien impartial admettra certainement un jour que les anarchistes ont joué un rôle très important dans la révolution russe — un rôle beaucoup plus significatif et fécond que leur nombre relativement limité pouvait le faire croire. Cependant, l’honnêteté et la sincérité m’obligent à reconnaître que leur travail aurait été d’une valeur pratique infiniment plus grande s’ils avaient été mieux organisés […]. » (Postface à My Disillusionment in Russia, 1923)

Mouvement : « Une cause qui défendait un si bel idéal, qui luttait pour l’anarchie, la libération et la liberté, contre les idées reçues et les préjugés, une telle cause ne pouvait exiger que l’on renonce à la vie et à la joie. Je précisai que la Cause ne pouvait espérer que je devienne une nonne, ni que le Mouvement se transforme en cloître. »
(Living my Life, 1932)

Nietzsche : « Avec lui, j’atteignis des hauteurs auxquelles je n’avais pas rêvé jusque-là. Ce langage incantatoire, cette beauté visionnaire me donnaient envie de dévorer chaque ligne de ses écrits : mais j’étais trop pauvre pour les acheter. »
(Living my Life, 1932)

Oppression des femmes : « [La femme] devrait être son égale [à l’homme] face au monde, comme elle l’est dans la réalité. Elle est aussi capable que lui, mais quand elle travaille elle est moins payée. Pourquoi ? Parce qu’elle porte des jupes au lieu de pantalons. […] La femme, au lieu d’être considérée comme la reine de la maison selon les livres classiques, est en fait la servante, la maîtresse et l’esclave du mari et des enfants. Elle perd totalement sa propre individualité, elle perd même son nom qu’elle n’est pas autorisée à conserver. »
(Interview publiée dans le Sunday Magazine Post Dispatch de Saint Louis, le 24 octobre 1897)

Prostitution : « Ce système qui force les femmes à vendre leur féminité et leur indépendance au plus offrant n’est qu’une ramification du même système infernal qui permet à quelques uns de vivre sur les richesses produites par leurs semblables, dont 99 % doivent travailler et se réduire en esclavage du matin au soir pour un salaire à peine suffisant à leur survie, cependant que les fruits de leur travail sont absorbés par une minorité de vampires désœuvrés qui vivent entourés de tout ce que le monde compte de plus luxueux. »
(« L’anarchisme et la question sexuelle », 27 septembre 1896)

Question religieuse : « J’étais de religion juive quand j’étais enfant — vous savez, je suis juive —, mais maintenant je suis athée. Personne n’a été capable de prouver ni les origines de la Bible, ni l’existence d’un dieu selon mon opinion. Je ne crois pas dans un au-delà à l’exception de l’au-delà qui est trouvé dans la matière physique qui existe dans le corps humain. Je pense que les vies existent dans d’autres formes ; et je ne pense pas que ce qui a été créé peut être perdu ; cela continue encore et à nouveau sous une forme ou une autre. L’âme n’existe pas ; tout est dans la matière physique. »
(Interview publiée dans le Sunday Magazine Post Dispatch de Saint Louis, le 24 octobre 1897)

Révolution : « Les valeurs humaines sont encore plus importantes parce qu’elles fondent toutes les valeurs sociales. Nos institutions et nos conditions sociales reposent sur des idées profondément ancrées. Si l’on change ces conditions sans toucher aux idées et valeurs sous-jacentes, il ne s’agira alors que d’une transformation superficielle, qui ne peut être durable ni amener une amélioration réelle. […] Le but ultime de tout changement social révolutionnaire est d’établir le caractère sacré de la vie humaine, la dignité de l’homme, le droit de chaque être humain à la liberté et au bien-être. Si tel n’est pas l’objectif essentiel de la révolution, alors les changements sociaux violents n’ont aucune justification. »
(Postface à My Disillusionment in Russia, 1923)

Sionisme : « Je m’oppose depuis de nombreuses années au sionisme, qui n’est que le rêve des capitalistes juifs dans le monde entier de créer un État juif avec tous ses accessoires : gouvernement, lois, police, militarisme, etc. En d’autre termes, ils veulent créer une machine étatique juive pour protéger les privilèges d’une minorité contre une majorité. » 
(Lettre à l’éditeur de Spain and the World, 26 août 1938)

Travail : « Le cerveau et le muscle sont indispensables pour régénérer la société. Le travail intellectuel et le travail manuel coopèrent étroitement dans le corps social, comme le cerveau et la main dans le corps humain. L’un ne peut fonctionner sans l’autre. Il est vrai que la plupart des intellectuels se considèrent comme une classe à part, supérieure aux ouvriers, mais partout les conditions sociales minent rapidement le piédestal de l’intelligentsia. Les intellectuels sont forcés d’admettre qu’eux aussi sont des prolétaires […]. »
(Postface à My Disillusionment in Russia, 1923)

URSS : « Il est désormais clair pourquoi la révolution russe, dirigée par le Parti communiste, a échoué. Le pouvoir politique du Parti, organisé et centralisé dans l’État, a cherché à se maintenir par tous les moyens à sa disposition. Les autorités centrales ont essayé de canaliser de force les activités du peuple dans des formes correspondant aux objectifs du Parti. […] La révolution russe reflète, à une petite échelle, la lutte séculaire entre le principe libertaire et le principe autoritaire. »
(Postface à My Disillusionment in Russia, 1923

Violence : « Je n’ai jamais nié que la violence est inévitable […]. Néanmoins, c’est une chose d’employer la violence dans le combat, comme moyen de défense. C’est tout à fait autre chose d’en faire un principe de terreur, de l’institutionnaliser, de l’assigner à la place la plus essentielle de la lutte sociale. Un tel terrorisme engendre la contre-révolution et, à son tour, il devient lui-même contre-révolutionnaire. »
(Préface à My Disillusionment in Russia, 1922)

WWI : « Les masses européennes qui se battent dans les tranchées et sur les champs de bataille ne sont pas motivées par un désir profond de faire la guerre ; ce qui les a poussées sur les champs de bataille, c’est la compétition impitoyable entre d’infimes minorités de profiteurs soucieux de développer les équipements militaires, des armées plus efficaces, des bateaux de guerre plus grands, des canons de plus longue portée. On ne peut construire une armée puis la ranger dans une boîte comme on le fait avec des soldats de plomb. »
(« La préparation militaire nous conduit tout droit au massacre universel », 10 décembre 2015)

Xénophobie : « L’Amérique est essentiellement un melting-pot. Dans ce pays, aucun groupe national ne peut se vanter d’appartenir à une race pure et supérieure, d’être détenteur d’une mission historique particulière ou d’une culture plus spirituelle. Et pourtant les chauvins et les spéculateurs bellicistes n’arrêtent pas d’ânonner les slogans sentimentaux du nationalisme hypocrite : “L’Amérique aux Américains”, “L’Amérique d’abord, avant tout et toujours”. »
(« La préparation militaire nous conduit tout droit au massacre universel », 10 décembre 2015)

Yachting : « Regardez les soirées et les dîners des enfants de ces bourgeois, dont un seul plat aurait suffi à nourrir des centaines d’affamés pour qui un repas d’eau et de pain est un luxe. Regardez ces fanatiques de la mode passer leur temps à inventer de nouveaux moyens de s’amuser : sorties au théâtre, bals, concerts, yachting, courant d’une partie à l’autre du globe dans une recherche folle de gaieté et plaisirs. Et alors tournez vous un moment et regardez ceux qui produisent la richesse qui paie ces divertissement excessifs et artificiels. »
(« L’Anarchisme et la question sexuelle », 1896)

Zénith : « Le capitalisme a atteint son zénith le plus éhonté. Eussent les travailleurs la possibilité d’avoir leurs propres représentants — ce que réclament à cor et à cris nos bons politiciens socialistes —, qu’en est-il de leur honnêteté et de leur bonne foi ? Il faut garder à l’esprit que le chemin politicien des bonnes intentions est pavé de pièges : on y trouve toutes formes de manigances possibles et imaginables — grâce auxquelles l’aspirant politicien peut atteindre le succès. »
(« Ce que signifie l’anarchisme », 1917)

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Koncernant le Kas de Kropotkine, je ne peux que rappeler « Le Prince de l’évolution » du Dr. Lee Alan Dugatkin que Résistance71 a traduit par de larges extraits et que j’ai réunifiée dans ce PDF ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/01/leprincedelevolutionladr71janv2017.pdf  qui commence ainsi :

« La mystification par le malthusianisme… »

Nous avons traduit ici de larges extraits d’un ouvrage tout à fait remarquable du professeur de biologie Lee Alan Dugatkin, de l’université de Louisville dans le Kentucky, Dr en biologie de l’évolution et qui retrace la vie et l’œuvre de Pierre Kropotkine suivant l’angle de sa science et surtout comment Kropotkine analysait les racines biologiques naturelles de l’anarchisme, caractérisées par l’anti-autoritarisme et l’entraide mutuelle, condition sine qua non de l’évolution des espèces.

Kropotkine s’est opposé dès les années 1880 aux dogmes du darwinisme-social et du malthusianisme, qu’il considérait erronés et réducteurs pour être scientifiquement valides ; Dugatkin retrace pour nous le cheminement du raisonnement de Kropotkine, véritable antidote au poison dogmatique de l’ingénierie sociale ancrée dans la pseudoscience malthusienne et social-darwiniste. Ces deux fléaux de la pensée, qui pourrissent tous les débats environnementaux et sociaux depuis des générations sont des outils du contrôle oligarchique sur nos vies, une (pseudo) justification scientifiques des politiques oppressives et rétrogrades utilisée au travers des états pour mieux nous asservir et nous contrôler. Il est évident à la lumière de l’histoire que les dogmes sans fondement de la « surpopulation » et de la « survie du plus apte » sont devenus des instruments de contrôle des populations au seul profit de l’oligarchie en place. Kropotkine l’avait bien compris dès le départ…

Et sur le milliardaire nationaliste qui s’apprête à fanfaronner dans les bureaux de la Maison Blanche en nez rouge et perruque orange doncNEZ ROUGE…

Je me demande bien ce qu’aurait écrit Emma Goldman sur HamonBeauChâteau, La Vallseuse ou le Macron de Rothschild qui, sauf pour le dernier, se prétendent TOUS de gauche, et socialistes donc…

Je repose encore une fois la question que personne ne veut entendre et qui est pour le moment la seule qui vaille tant elle démontre que voter avec les règles du Système c’est voter pour que celui-ci continue « Qui lèvera l’état d’urgence ? »INÉDIT EN FRANCE : PRÉSIDENTIELLE SOUS ÉTAT D’URGENCE

Personne ; Posez la question à Mélenchon, à Asselineau, à Fion, à Macron, à Hamon, à Valls, à Marine le Pen, à MAM car elle se présente, à Jean Lassalle et même au candidat troll ► Henri de Lesquin…

C’est vrai que j’ai la tête dans les étoiles ► AVEC ZÉNON JUSQUE DANS LES ÉTOILES

Mais vu le bazar ambiant, une balade dans les étoiles, fait le plus grand bien !

JBL1960

Version PDF par jbl1960 de l’article source Revue Ballast & VIA R71

https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/01/pdfabecedairemmagoldman240117.pdf

Source de l’image ► Brainyquote.com

À QUOI BON ?

À quoi bon, l’ouvrir…

À quoi bon la ramener…

Pourquoi ne pas se taire finalement à tout jamais…

Parce que le silence n’est pas porteur d’espoir. Et que la vérité ne s’exprime que dans les faits et par nos mots, nos paroles et nos actes… Le silence ne relaye que le silence, alors même que la nature n’est que très rarement totalement silencieuse…

Le silence est forcément complice, la parole elle, délie les langues et les mots parfois aiguisés comme des lames, entaillent les chairs…

Du silence ne jaillira jamais la vérité ; comme dit le proverbe : « Qui ne dit mot consent »

Alors que nous avons à dire la vérité, à lancer des alertes aujourd’hui plus que jamais…

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En souvenir de Benji administrateur du site www.lesmoutonsenrages.fr qui vient de disparaître et que je porterai, à jamais dans mon cœur, comme une entaille indicible, de laquelle aura jailli cet éveil. Comme une étincelle à laquelle Zénon, entre autres, aura ajouté la force et la puissance transformant cette petite flamme perpétuelle à intemporelle, par delà l’espace et le temps.

Benji & Volti ont allumés tous les doutes et grâce à cette rubrique quotidienne et totalement inédite et unique, à ma connaissance, de leur site intitulée ► http://lesmoutonsenrages.fr/2016/12/29/vos-infos-news-liens-et-autres-du-29-decembre-2016/   nous avons pu par nos lectures, nos liens, nos échanges, entretenir cette petite flamme intérieure et nous rendre compte que nous étions capables, grâce à cette étincelle, d’embraser tout l’empire. Voire tous les empires

Aussi, à quoi bon se taire ?

Ouvrons-là, et ne la refermons plus, passons-nous les mots, les idées, en souvenir de Benji et au côté de Volti

Benji n’est plus là, certes, mais faisons le vivre à jamais dans notre mémoire collective…

Je sais toute la peine de Zénon l’Ailé dont la pertinence des propos s’est frayé un chemin jusqu’à nous grâce à la lecture assidus des Moutons Enragés, tant décrié par les Bien-Zélé de tout poil et ne leur en déplaise.

Je rappelle ici ce poème inédit de Zénon l’Ailé pour dire ma peine :

Zarathoustra

Tous des bâtards de Dieu,

Des créatures illégitimes aux yeux écarquillés,

Étonnées d’être là.

L’individu comme part du souffle indivisible

Dont a jailli l’Esprit des profondeurs de l’ombre.

L’homme Sage a déserté la plaine

Et pris de la hauteur.

Il en est revenu, libre et sans haine ;

Soldat muet empli des bribes de l’autre monde.

Pénétré de silence, digéré par le Vide

Et le rêve intérieur.

Silence ! Aimez-vous ! Apprenez à vous taire

Et à chérir la chance,

Votre seule alliée

Dans cet univers de charognes et de chimères baroques

Où gît votre conscience allumée

D’héritiers maudits.

https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2016/11/zarathoustra.pdf

J’avoue ma peine, ici, aujourd’hui et je laisse couler mes larmes en souvenir de cet homme inconnu que je pleure comme un ami véritable et cher…

Par qui, entre autres personnes, tout a commencé et ne finira jamais…

Comme très souvent par ce billet ► Les Petites Flammes… du 24 décembre 2016 je remerciais Les Moutons Enragés de relayer mes modestes mais sincères billets de blog ne sachant pas la peine que me causerait Benji quelques jours plus tard.

Parce qu’il est temps de poursuivre le chemin, sans Benji, mais au côté de Volti, tous ensemble, côte côte avec les Natifs et les éveillés du monde entier…

Une petite flamme s’est éteinte, à nous d’en faire jaillir de nouvelles…

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Nous le pouvons par nos lectures, nos relayages et par nos contacts car nous devrons quitter la virtualité des écrans pour écrire l’histoire à l’encre du réel…

Pour devenir des veilleurs, des sentinelles, des lanceurs d’alerte multiples, insaisissables ! À lire ou en téléchargement gratuits le livre de Kevin Annett traduit de l’anglais par Résistance71 en version PDF  « Le bouclier du lanceur d’alerte » ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2016/11/lebouclierdulanceurdalerte.pdf

Toutes & Tous ► DISEURS DE VÉRITÉ !

J’ai l’espoir que nous pourrons initier un changement de paradigme, ici et maintenant et d’où nous sommes, avec la société des sociétés chère à Gustav Landauer en tête…

Parce que nous sommes nombreux et qu’ils sont bien peu…

JBL1960

Pour la société des sociétés !

Luttons contre l’empire ► Faisons tomber les doctrines, les dogmes et les mythes ► Pour la société des sociétés si chère à Gustav Landauer…

►◄

Lutter pour la préservation de l’eau à Sioux Standing Rock ;

C’est lutter pour préserver la vie…

Dans ce dernier billet ►Toutes & Tous ; Diseurs de Vérité !  la Nation Mohawk nous rappelait opportunément ceci :

La charte d’incorporation montrera l’implication de chaque actionnaire. Le peuple doit virer ces criminels et rallumer nos systèmes traditionnels fondés sur le clan et le matriarcat et ce à travers toute l’Île de la Grande Tortue (Amérique du Nord).

Le Dakota Access Pipeline dit que Trump va ordonner la réalisation de l’oléoduc.

Des lois externes vont essayer de surclasser nos instructions originelles.

Quiconque vote pour le système a voté et vote pour que celui-ci continue.

Parce que précisément : Quiconque vote pour le système a voté et vote pour que celui-ci continue ; Et veauter même et surtout en Trumpettes c’est voter pour que le système continue…

C’est donc bien que si nous retirons notre consentement le système s’arrête et comme je l’ai expliqué dans le détail dans ce billet ► Les Vallseuses ! en lien avec celui-ci ► Rester sur le chemin ; Tangent… nous serons ainsi en capacité de FAIRE TOMBER L’EMPIRE, puis tous les empires…

Nous devons lutter contre tous les oléoducs ! Et ici, en France, nous sommes légitimes à soutenir les Nations Primordiales contre les « Destructeurs de Vie », puisque 4 grandes banques françaises ► BNP PARIBAS►CRÉDIT AGRICOLE► NATIXIS ► SOCIÉTÉ GÉNÉRALE financent le DAPL à Sioux Standing Rock !

Pour les peuples autochtones des Amériques, Standing Rock illustre des siècles de conflits

Par Lewis Evans – Le 16 décembre 2016 – Source Counter Punch via Le Saker Francophone : URL de l’article ► http://lesakerfrancophone.fr/pour-les-peuples-autochtones-des-ameriques-standing-rock-illustre-des-siecles-de-conflits

L’annonce récente de l’armée des États-Unis selon laquelle elle ne laissera pas le Dakota Access Pipeline mettre en péril le territoire et les sources d’eau de la tribu Sioux de Standing Rock marque un tournant remarquable dans les luttes indigènes aux Amériques. Bien que la victoire puisse ne pas être définitive, il faut s’en féliciter. Cependant, il est essentiel de ne pas perdre de vue les nombreuses luttes similaires auxquelles sont confrontés les peuples indigènes et tribaux du monde entier. Des maquis de la Patagonie aux régions glacées de l’Arctique, les images des manifestations de Standing Rock diffusées en boucle dans les médias américains peuvent devenir non seulement une source d’inspiration, mais changer en profondeur le cours des choses.

Parmi les centaines de photos impressionnantes qui ont circulé en ligne sur le face-à-face extraordinaire entre les manifestants Sioux et la police du Dakota du Nord, une d’entre elles est peut-être particulièrement marquante. Elle montre un jeune Américain natif portant des jeans, des bottes de cow-boy et ce qui semble être un masque à gaz improvisé, qui regarde, à cheval, une barricade de la police. Derrière un mur improvisé de pneus abandonnés et de morceaux de bois il y a une unité de policiers, en uniforme et casques, qui tiennent des bâtons. Ils sont flanqués de véhicules blindés qui n’auraient pas été déplacés dans les guerres irakiennes ou afghanes.

L’image évoque les récentes luttes pour les droits civils. Les policiers avec leurs chemises beiges et leurs postures machistes ressemblent tout à fait aux hommes qui, dans l’Alabama des années 1960, utilisaient des canons à eau et des chiens contre les manifestants afro-américains. En ce qui concerne les peuples indigènes des Amériques, toutefois, l’histoire est encore plus ancienne. Ces policiers, qui protégeaient les intérêts commerciaux d’une importante compagnie pétrolière, ne sont que les derniers représentants des puissances coloniales qui se sont approprié les terres et les ressources indigènes et écrasent brutalement leur résistance depuis 1492.

Si le combat contre le Dakota Access Pipeline était le seul de ce genre dans l’hémisphère américain en 2016, on pourrait concentrer les efforts sur la lutte pour les droits humains et la protection de l’environnement. Malheureusement, il s’agit seulement de l’exemple le plus connu et le plus largement diffusé d’un conflit plus large concernant la terre et les ressources, qu’on ne peut ignorer, et qui se déroule au moment où nous parlons.

Dans les plantations agricoles du centre du Brésil, sur une terre rouge fertile qui était autrefois couverte de forêt, les Guarani-Kaiowa se battent tous les jours pour sauver leurs terres. La lutte dure depuis des dizaines d’années et ils ont remporté très peu de victoires. Bien qu’ils mènent une résistance acharnée contre les éleveurs qui volent leur terre et les hommes armés que ces derniers embauchent pour harceler leurs communautés, beaucoup de Guaranis ont perdu espoir. Le groupe Kaiowa de la tribu souffre du taux de suicide le plus élevé du monde, et il est disproportionnellement élevé chez les jeunes et les adolescents. Beaucoup sont réduits à vivre sur le bord des routes, à boire de l’eau contaminée par les pesticides utilisés pour cultiver des cultures de rapport sur ce qui est leur terre – selon le droit brésilien et international.

Dans l’Amazonie péruvienne, au cœur de ce que Survival International définit comme la Frontière de non-contact d’Amazonie, les montagnes et la forêt tropicale abritent des dizaines de groupes qui n’ont que peu ou pas du tout de contact avec la société dominante. Ils vivent de manière soutenable, sans épuiser la nature, principalement comme des chasseurs-cueilleurs nomades, qui tirent leur subsistance de la terre comme ils l’ont fait depuis des générations. Ils savent qui « nous » sommes mais ont choisi de ne pas avoir de contact avec nous : ils barrent les chemins de la forêt avec des lances ou pointent leurs arcs sur les avions qui passent pour montrer qu’ils veulent qu’on les laisse tranquilles. Les maladies infectieuses comme la grippe et la rougeole contre lesquelles ils ne sont pas immunisés peuvent être mortelles pour eux, sans compter la violence que trop de gens sont prêts à utiliser pour s’approprier leurs terres et leurs ressources.

Malheureusement, il y a des projets de faire exactement cela à l’échelle industrielle. Le gouvernement de « développement » de Pedro Pablo Kuczynski vient d’approuver un « plan directeur » pour l’exploration pétrolière dans le parc national de Sierra Divisor -–une partie lointaine de la région frontalière qui abrite une biodiversité spécifique et précieuse et de nombreux autochtones non contactés, isolés. Le plan a transformé certaines « zones protégées » en zones de recherche autorisée, ce qui implique souvent des explosions souterraines massives. Il est évident que cela perturbera les zones de chasse isolées, supprimera les sources de nourriture et augmentera massivement le risque d’affrontements mortels entre les tribus et le personnel des compagnies pétrolières.

De l’autre côté de l’Amazonie, au nord-est du Brésil, les peuples autochtones s’accrochent à la petite forêt qui leur reste. Dans le territoire indigène d’Arariboia, qui abrite les peuples Guajajara et Awá, la déforestation à grande échelle a laissé très peu de l’environnement dont les tribus dépendent et qu’elles ont géré pendant des millénaires. Des camions chargés de bois abattu illégalement roulent sur les routes de terre qui traversent leur territoire en toute impunité. Les peuples tribaux, dont certains sont non contactés, fuient les tronçonneuses et se réfugient dans de petites parcelles de forêt où ils peuvent chasser et chercher de la nourriture en paix.

Il est remarquable que certains des Indiens contactés dans la région aient décidé de défendre leurs voisins tribaux non contactés. Un groupe de la tribu Guajajara, connu sous le nom de « The Guardians », a décidé de protéger sa terre. Le chef du groupe, Olimpio, a dit simplement : « Nous défendons notre territoire pour que les Awá non contactés puissent survivre. Nous voulons juste qu’ils soient laissés en paix. »

Il y a une immense hostilité dans la région envers des groupes comme les Gardiens. Entre septembre et novembre de cette année, six hommes Guajajara ont été assassinés puis horriblement démembrés par des gens qui envahissaient leur territoire. Les autorités locales qui profitent du commerce du bois illégal ferment les yeux sur ces brutalités. Les Guajajara et les Awá ont peu d’alliés, et Survival travaille depuis des années à essayer de protéger leur droit de défendre leurs terres et leur vie, et de décider de leur avenir.

Il existe d’innombrables autres exemples. Au centre de l’Amazonie, un petit groupe d’Indiens non contactés, connus sous le nom de Kawahiva, fuit depuis des années ; ils sont obligés de se déplacer constamment pour échapper aux envahisseurs et à la menace qu’ils représentent pour eux. Si leur terre était protégée contre les éleveurs et les bûcherons qui cherchent constamment à l’exploiter, ils pourraient très bien vivre. Au Paraguay, de petites bandes d’Indiens Ayoreo vivent une vie tout aussi menacée dans le Chaco, une forêt sèche et broussailleuse qu’on est en train d’abattre plus rapidement que n’importe quelle autre sur terre. Les bulldozers, que les Ayoreo appellent des « bêtes à la peau de métal », arrachent les arbres et les habitations et forcent la tribu à fuir. Les Ayoreo qui ont déjà été contactés sont tombés malades et ont fini misérablement en marge de la société paraguayenne. Pour survivre, les hommes s’engagent comme manœuvres et beaucoup de femmes se prostituent. Ils sont harcelés par les missionnaires et des gens sans scrupules qui cherchent à les exploiter. Le contact avec la société traditionnelle et le déplacement hors de la forêt n’a pas été un « progrès » pour eux, mais plutôt, une condamnation à mort. Le vol de la terre est le plus grand problème que rencontrent les peuples tribaux. Partout dans le monde, la société industrialisée vole les terres tribales pour faire du profit. C’est la continuation de l’invasion et du génocide qui ont caractérisé la colonisation européenne des Amériques et de l’Australie. Mais pour les peuples tribaux, la terre, c’est la vie. Elle remplit tous leurs besoins matériels et spirituels. La terre fournit la nourriture, le logement et les vêtements. C’est aussi le fondement de l’identité et du sentiment d’appartenance des peuples tribaux. Le vol des terres tribales détruit les peuples autonomes et leurs divers modes de vie. Il engendre la maladie, le dénuement et le suicide. Le fait est incontestable. Il est temps de le reconnaître et de lutter pour le droit fondamental des peuples autochtones et tribaux à l’autodétermination sur la terre qui leur appartient. Standing Rock a montré le pouvoir des gens qui défendent leur vie, leurs terres et leurs droits humains, et à Survival, nous luttons pour obtenir des victoires semblables ailleurs dans le monde.

Lewis Evans est un militant de Survival International.

Traduction : Dominique Muselet

Liens :

Le marxisme est aussi étranger à ma culture que le capitalisme (par Russell Means)

L’incohérence du socialisme: le mythe du progrès & le culte de la machine (par George Orwell)

Et ici, sur ce blog, parce que j’ai lu la traduction (partielle mais substantielle faite par Résistance71) du Contre-rapport de la Commission Vérité & Réconciliation « Meurtre Par Décret – Le crime du génocide au Canada » dont j’ai réalisé la mise en PDF ici ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2016/06/mpdtr710616.pdf  je suis en mesure de rappeler (ce que vous pourrez aisément vérifier) qu’ à la page 30 et 31 notamment, sous l’intitulé Destruction du mode de vie indigène, des cultures et des âmes il est écrit que : « Le génocide arrache l’identité même du peuple ciblé en l’expulsant de ses terres et de ses traditions qui forment la pierre angulaire et son moyen de survie. Depuis le début au XVIème siècle, l’holocauste canadien des Indiens a ciblé exactement cet objectif et cela n’a jamais cessé » et nous en avons la preuve aujourd’hui à Sioux Standing Rock car rien n’a changé. Dossier complet sur ce blog ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/06/25/meurtre-par-decret/

Et lorsque le candidat Trump déclare que « Les Indiens ne sont pas souverains » nous n’avons aucun doute sur les intentions du Général D. Trumpette à sonner la charge à Sioux Standing Rock ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/12/09/le-general-d-trumpette-sonnera-la-charge/

Russell Means qui est mentionné en lien dans cet article avait prévenu :

“Vous ne serez et ne demeurerez que des commodités aussi longtemps que l’empire existera…”
~ Russell Means, Oglala, Lakota ~

Et c’est bien pour cela que nous appelons à nous tenir tous ensemble, côte côte avec les Nations Primordiales : pour faire tomber l’empire, car nous pensons que lutter contre l’empire anglo-américain c’est lutter contre tous les empires.

Et parce que nous pouvons faire voler en éclats le mythe du Nouveau peuple élu venu à la découverte du Nouveau Monde étant donné qu’il n’y a jamais eu de Peuple élu, ni de Terre promise dans l’Égypte antique pas plus que sur les terres ancestrales amérindiennes d’ailleurs…

Pour vous éclairer, vous pouvez lire ou télécharger gratuitement ce PDF de 35 pages draezzatdec2016 que je viens de réaliser – et de vous l’offrir en présent pour cette fin d’année 2016 – à partir des traductions de R71 des extraits du livre du Dr. Ashraf Ezzat « L’Égypte antique n’a jamais connu ni Pharaons ni Israélites » notamment sur les racines juives de la culture takfirie comme de ses derniers articles sur le sujet et qui pour le moins réfutent la thèse biblique : le Dr. Ashraf Ezzat cite des archéologues et des travaux d’égyptologues qui réfutent la thèse biblique et il dit que la bible septante est une fraude de traduction. Il cite des passages dans l’hébreu ancien qui ont été (volontairement) mal traduit en grec par les 70 rabbins sous Ptolémée II au IIIème siècle AEC. Y a-t-il une réfutation sans équivoque de ce qu’il avance ? Pas à notre connaissance. Le Dr. A. Ezzat cite de nombreux archéologues et historiens israéliens qui s’accordent à dire que les recherches de terrain n’ont jamais prouvé la véracité historique du récit biblique. Le Dr. Ashraf Ezzat, de plus, ne va jamais dans son livre jusqu’à dire que l’histoire de la bible est une invention, il ne fait que dire qu’il est maintenant prouvé que la location GÉOGRAPHIQUE de cette histoire n’est pas la bonne, qu’il ne faut pas chercher en Égypte ni en Palestine pour des traces de « l’exode » ou du « palais de Salomon », mais dans le sud de l’Arabie Saoudite et au Yémen.

Autre question intéressante à la lumière de ce que dit le Dr. Ashraf Ezzat : La guerre actuelle au Yémen, guerre qui implique Israël aux côtés de l’Arabie Saoudite, est-elle une coïncidence ?…

Et je rappelle juste ceci : un empire sans terre est un empire à terre c’est pas plus compliqué que cela et nous pouvons faire tomber l’empire anglo-américain ; puis tous les empires…

Et par quoi le remplacer me direz-vous ?

Et bien justement par la société des sociétés telle que la voyait Gustav Landauer dans son Appel au socialisme de 1911. Car si la synthèse politique se trouve dans la trilogie Proudhon-Kropotkine-Landauer ;  Ce dernier est le plus proche de la vision amérindienne des choses et quand on regarde la confédération iroquoise, elle est une société des sociétés telle que Landauer le voyait.

Résistance71 m’a donc demandée de réaliser un PDF – de l’Appel au socialisme pour la société des sociétés de Gustav Landauer de 1911 – des traductions des larges extraits qu’ils avaient faites de la réédition de 1919 et bien évidemment c’est avec le plus grand des plaisirs que je m’y suis collée et tant là encore j’ai appris. Confirmant ainsi mon ressenti qui dès la 1ère lecture sur leur blog de ces traductions m’ont happée par la puissance visionnaire de cet appel au socialisme et j’explique pourquoi en préambule de la page 2 il était nécessaire, presque vital à mon sens comme au leur, de réaliser ce PDF de 53 pages dont voici le lien ► appelausocialismeglandauer1911

Comme le précise R71 en introduction de ce PDF : Un texte visionnaire et stimulant qui appelle à l’avènement du véritable socialisme, celui de la mise en place de la société des sociétés, de la confédération des communes libres d’associations libres.

Et pour ma part, en cadeau bonus ; Je vous rappelle la traduction en français du livre de Kevin D. Annett « Le bouclier du lanceur d’alerte » dont la version PDF de 70 pages en gratuit et en accord avec l’auteur est là ► lebouclierdulanceurdalerte  Parce que franchement au lieu de vous cogner la énième rediffusion de Sisi impératrice qui à l’aune de ce que nous savons est quand même proprement : imbittable ; Non ? Vous avez là de quoi lire…

C’est parce que je nous souhaite de très Joyeux Éveils, en nombre et en force, que je suis heureuse de proposer ces petites contributions.

Cela nous donne une vision panoramique des choses et avec une conscience politique ad hoc nous pourrons impulser la poussée primordiale, vaincre la force de l’inertie de départ, et initier le changement de paradigme, en lien avec les Natifs, sans arme, ni haine, ni violence mais avec la détermination nécessaire et la flamme au cœur…

Une petite flamme… jbl1960

source de l’image ► pixabay.com

Les Petites Flammes…

Allumons nos petites flammes intérieures

Afin qu’elles illuminent notre cheminement de pensée…

« Féconder le passé en engendrant l’avenir, tel est le sens du présent »

Frederich Nietzche

Je nous souhaite mille feux capables d’embraser tout l’empire et le souffle nécessaire pour embraser tous les empires…

En ce 24 décembre 2016 j’ai une pensée pour la petite Maisie Shaw décédée par la seule faute d’un homme de peu de foi le 24 décembre 1946En souvenir de Maisie Shaw…

Je remercie un blog ami qui me relaye bien souvent et qui nous a offert un espace de liberté unique sur la toile avec sa rubrique quotidienne intitulée vos infos, news et autres liens qui est une véritable mine d’infos et un lieu d’échange intemporel ; Merci à Benji, à Volti et aux intervenants de tous poils du site www.lesmoutonsenrages.fr

J’ai la possibilité ici de remercier également un autre blog ami ; Résistance71 avec lequel je travaille avec un plaisir réel et sincère en réalisant des PDF de leurs traductions et qui par ses traductions en temps réel nous permet d’être de véritables sentinelles et ainsi de relayer et d’amplifier les voix des Nations Primordiales comme ici avec Mohawk Nation NewsToutes & Tous ; Diseurs de Vérité ! ou bien là  Pièce manquante = Partie truquée  de l’excellent Juriste Steven Newcomb.

Ou qui nous remet en lumière les travaux de Jean-Pierre Demoule ►  Des racines pas si chrétiennes que ça !

Nous permettant d’affuter notre réflexion, d’en éclaircir les ombres, jetant un nouvel éclairage sur ce qu’on ne percevait pas…

Ils ont traduit de l’anglais des passages du livre du Dr. Ashraf Ezzat « L’Égypte antique n’a jamais connu ni Pharaons, ni Israélites » et cela m’aura bouleversée véritablement, car tout est devenu limpide, lumineux, presque incandescent dans mon esprit.

C’est pourquoi et pour les en remercier, j’ai réalisé ce PDF de toutes leurs traductions du Dr. Ashraf EZZAT que voici  ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2016/12/draezzatdec2016.pdf

Grâce à eux, tout comme vous, j’ai découvert Zénon l’Ailé, et j’ai tutoyé les étoiles instantanément et je suis heureuse d’avoir créée cette page de mon blog avec tous les écrits de Zénon… https://jbl1960blog.wordpress.com/les-chroniques-de-zenon/

Ce soir, une fois encore, tout comme R71 nous y invite ; Rejoignons-nous par l’intermédiaire d’une lecture, ouvrons nos âmes et nos cœurs, allumons nos petites flammes intérieures et illuminons cette nuit dans l’espoir d’une transmutation de toutes les valeurs !…

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Comment Friedrich « Grinch » Nietzsche vola Noël… et fit du christianisme l’antéchrist…

URL de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2016/12/24/comment-friedrich-grinch-nietzsche-vola-noel-et-fit-du-christianisme-lantechrist/

“La philosophie de Nietzsche tourne certainement autour du problème de la révolte. Exactement, elle commence par être une révolte… La révolte avec lui part du ‘Dieu est mort’, qu’elle considère comme un acquis… Contrairement à ce que pensent certains de ses critiques chrétiens, Nietzsche n’a pas formé le projet de tuer dieu. Il l’a trouvé mort dans l’âme de son temps. Il a compris, le premier, l’immensité de cet évènement et a décidé que cette révolte de l’Homme ne pouvait mener à une renaissance si elle n’était pas dirigée… Nietzsche n’a donc pas formulé une philosophie de la révolte, mais édifié une philosophie sur la révolte. […] Nous n’aurons jamais fini de réparer l’injustice qui lui a été faite. On connaît sans doute des philosophies qui ont été traduites et trahies dans l’histoire ; mais jusqu’à Nietzsche et au national-socialisme, il était sans exemple qu’une pensée entière éclairée par la noblesse et les déchirements d’une âme exceptionnelle ait été illustrée aux yeux du monde par une parade de mensonges et par l’affreux entassement des cadavres concentrationnaires…” ~ Albert Camus, 1952, “L’homme révolté” ~

 Conclusion de “l’Antéchrist” de Friedrich Nietzsche (1888)

Où le philosophe nous explique que l’Antéchrist finalement est le christianisme lui-même et nous aide à comprendre pour mieux le détruire, l’État et sa racine profonde judéo-chrétienne, fondation du colonialisme historique subi et à subir. (Résistance 71 )

# 58 à # 62

[…] Qu’on lise Lucrèce pour comprendre ce à quoi Épicure a fait la guerre, ce n’était point le paganisme, mais le « christianisme », je veux dire la corruption de l’âme par l’idée du péché, de la pénitence et de l’immortalité. — Il combattit les cultes souterrains, tout le christianisme latent, — en ce temps-là nier l’immortalité était déjà une véritable rédemption. — Et Épicure eût été victorieux, tout esprit respectable de l’Empire romain était épicurien : alors parut saint Paul. Saint Paul, la haine de Tchândâla contre Rome, contre le « monde » devenu chair, devenu génie, saint Paul le juif, le juif errant par excellence ! Ce qu’il devina, c’était la facon d’allumer un incendie universel avec l‘aide du petit mouvement sectaire des chrétiens, à l’écart du judaïsme, comment, à l’aide du symbole « Dieu sur la Croix », on pourrait réunir en une puissance énorme tout ce qui était bas et secrètement insurgé, tout l’héritage des menées anarchistes de l’Empire. « Le salut vient par les Juifs. » — Faire du christianisme une formule pour surenchérir les cultes souterrains de toutes les espèces, ceux d’Osiris, de la grande Mère, de Mithras par exemple — une formule pour me résumer : cette pénétration fait le génie de saint. Paul. Son instinct y était si sûr qu’avec un despotisme sans ménagement pour la vérité il mit dans la bouche de ce « Sauveur » de son invention les représentations dont se servaient, pour fasciner, ces religions de Tchândâla, et non seulement dans la bouche — il fit de son sauveur quelque chose qu’un prêtre de Mithras, lui aussi, pouvait comprendre… Ceci fut son chemin de Damas : il comprit qu’il avait besoin de la foi en l’immortalité pour déprécier « le monde », que l’idée d’« enfer » pouvait devenir maîtresse de Rome, -—— qu’avec l’« au-delà » on tue la vie. — Nihiliste et chrétien : les deux choses s’accordent…

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En vain tout le travail du monde antique : je ne trouve pas de mot pour exprimer mon sentiment sur quelque chose d’aussi monstrueux. — Et, en considérant que ce travail n’était qu’un travail préliminaire, qu’avec une conscience de soi dure comme du granit, on venait à peine de jeter le fondement pour un travail de plusieurs milliers d’années — en vain tout le sens du monde antique !… À quoi bon des Grecs, à quoi bon des Romains ? — Toutes les conditions premières pour une civilisation savante, toutes les méthodes scientifiques étaient déjà là, on avait déjà fixé le grand, l’incomparable art de bien lire, — cette condition nécessaire pour la tradition de la culture, pour l’unité des sciences ; les sciences naturelles liées aux mathématiques et à la mécanique se trouvaient sur le meilleur chemin, le sens des faits, le dernier et le plus précieux de tous les sens, avait son école, sa tradition de plusieurs siècles ! Comprend-on cela ? Tout ce qui était essentiel, pour se mettre au travail, avait été trouvé : — les méthodes, il faut le dire dix fois, sont l’essentiel, et aussi les choses les plus difficiles, celles qui ont le plus longtemps contre elles les habitudes et la paresse. Ce qu’aujourd’hui nous avons regagné avec une indicible victoire sur nous-mêmes — car nous avons tous encore les mauvais instincts, les instincts chrétiens en nous — le regard libre devant la réalité, la main circonspecte, la patience et le sérieux dans les plus petites choses, toute la probité dans la recherche de la connaissance — tout cela existait déjà il y a plus de deux mille ans. Et plus encore, le bon goût, le tact fin et sûr ! Non point comme une « dressure » du cerveau, non point comme la culture « allemande », avec des manières de lourdaud ! Mais comme corps, comme geste, comme instinct — comme réalité en un mot… Tout cela en vain ! Plus qu’un souvenir du jour au lendemain ! — Grecs ! Romains ! La noblesse des instincts, le goût, la recherche méthodique, le génie de l’organisation et de l’administration, la volonté de l’avenir humain et la foi en l’avenir, la grande affirmation de toutes choses, visible sous forme d’Empire romain, visible pour tous les sens, le grand style, non seulement art, mais réalité, vérité, vie… — Et ce n’est pas un cataclysme de la nature qui a détruit tout cela du jour au lendemain ! ce n’est pas le piétinement des Germains ou d’autres tardigrades ! Des vampires rusés, clandestins, invisibles et anémiques l’ont déshonoré ! Non vaincu — mais seulement épuisé !… La soif de vengeance cachée, la petite envie prenant des allures de maîtres ! Tout ce qui est pitoyable, souffreteux, visité par de mauvais penchants, tout le monde de ghetto de l’âme mis subitement au premier rang ! — Qu’on lise un agitateur chrétien quelconque, saint Augustin par exemple, pour comprendre, pour sentir quels êtres malpropres avaient eu la haute main. On se tromperait du tout au tout, si l’on présumait un manque d’intelligence chez les chefs du mouvement chrétien : — ah ! ils sont rusés jusqu’à la malpropreté Messieurs les Pères de l’Église ! Ce qui leur manque c’est tout autre chose. La nature les a négligés, — elle a oublié de les doter, au moins modestement, d’instincts convenables et propres… Soit dit entre nous, ce ne sont pas même des hommes… Si l’Islam méprise le christianisme, il a mille raison pour cela ; l’Islam a des hommes pour condition première…

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Le christianisme nous a frustrés de l’héritage du génie antique, il nous a frustré plus tard de l’héritage de l’Islam. La merveilleuse civilisation maure de l’Espagne, plus voisine en somme de nos sens et de nos goûts que Rome et la Grèce, cette civilisation fut foulée aux pieds (— je ne dis pas par quels pieds —), pourquoi ? puisqu’elle devait son origine à des instincts nobles, à des instincts d’hommes, puisqu’elle disait Oui à la vie, et encore avec les magnificences rares et raffinées de la vie mauresque !… Les croisés luttèrent plus tard contre quelque chose qu’ils auraient mieux fait d’adorer dans la poussière, — une civilisation qui ferait paraître notre dix-neuvième siècle très pauvre et très « tardif ». — Il est vrai qu’ils voulaient faire du butin : l’Orient était riche… Soyons donc impartiaux ! Les Croisades — de la haute piraterie, rien de plus ! La noblesse allemande — noblesse de vikings au fond — se trouvait dans son élément. L’Église savait trop bien comment on met la noblesse allemande de son côté… La noblesse allemande, toujours les « Suisses » de l’Église, toujours au service des mauvais instincts de l’Église, mais bien payée… C’est avec l’aide de l’épée allemande, du sang et du courage allemands que l’Église a mené sa guerre à mort contre tout ce qui est noble sur la terre ! On pourrait poser ici bien des questions douloureuses. La noblesse allemande manque presque toujours dans l’histoire de la haute culture… Christianisme, alcoolisme — les deux grands moyens de corruption… En somme il ne pouvait y avoir de choix entre l’Islam et le christianisme, tout aussi peu qu’entre un Arabe et un Juif. La décision est prise ; personne n’a plus la liberté de choisir. Ou bien on est Tchândâla, ou bien on ne l’est pas… « Guerre à mort avec Rome ! Paix et amitié avec l’Islam !… » Ainsi le voulut ce grand esprit libre, le génie parmi les empereurs allemands, Frédéric II. Comment ? faut-il qu’un Allemand soit génie, soit esprit libre pour devenir convenable ? Je ne comprends pas comment un Allemand ait jamais pu se sentir chrétien…

61

Il est nécessaire de toucher ici un souvenir encore cent fois plus douloureux pour les Allemands. Les Allemands ont empêché en Europe la dernière grande moisson de culture qu’il était possible de récolter, — la Renaissance. Comprend-on enfin, veut-on enfin comprendre, ce qu’était la Renaissance ? la transmutation des valeurs chrétiennes, la tentative de donner la victoire, avec tous les instincts, avec tout le génie, aux valeurs contraires, aux valeurs nobles… Il n’y eut jusqu’à présent que cette seule grande guerre, il n’y eut pas jusqu’à présent de problème plus concluant que celui de la Renaissance, — nos problème sont les mêmes — : il n’y a jamais eu de forme d’attaque plus fondamentale, plus droite, plus sévère, dirigée contre le centre, sur toute la ligne. Attaquer à l’endroit décisif, au siège même du christianisme, mettre sur le trône papal les valeurs nobles, c’est-à-dire introduire ces valeurs dans les instincts, dans les besoins et les désirs inférieurs de ceux qui étaient au pouvoir… Je vois devant moi la possibilité d’une magie supra-terrestre, d’un parfait charme de couleurs : — il me semble que cette possibilité éclate dans tous les frissons d’une beauté raffinée, qu’un art s’y révèle, un art si divin, si diaboliquement divin, qu’on chercherait en vain à travers les âges une seconde possibilité pareille ; je vois un spectacle si signficatif et en même temps si merveilleusement paradoxal que toutes les divinités de l’Olympe auraient eu l’occasion d’un immortel éclat de rire — je vois César Borgia pape… Me comprend-on ?… Vraiment cela eût été la victoire que je suis seul à demander maintenant — : cela eût supprimé le christianisme ? — Qu’arriva-t-il ? Un moine allemand, Luther, vint à Rome. Ce moine chargé de tous les instincts de vengeance d’un prêtre malheureux se révolta à Rome contre la Renaissance… Au lieu de saisir, plein de reconnaissance, le prodige qui était arrivé : le christianisme surmonté à son siège même — sa haine ne sut tirer de ce spectacle que sa propre nourriture. Un homme religieux ne songe qu’à lui-même. — Luther vit la corruption de la papauté, tandis qu’il aurait dû s’apercevoir du contraire : la vieille corruption, le peccatum originale, le christianisme, n’était plus sur le siège du pape ! ll était remplacé par la vie, le triomphe de la vie, le grand oui à l’égard de toutes les choses hautes, belles et audacieuses !… Et Luther rétablit l’Église : il l’attaqua… La Renaissance —, devint un événement dépourvu de sens, un grand en vain ! — Ah, ces Allemands, ce qu’ils nous ont déjà coûté ! En vain — c’est ce qui fut toujours l’œuvre des Allemands. — La Réforme ; Leibnitz ; Kant et ce qu’on appelle la philosophie allemande ; les guerres de « liberté » contre Napoléon 1er ; le nouvel Empire allemand — chaque fois un en vain pour quelque chose qui était prêt à se réaliser, pour quelque chose d’irréparable Ce sont mes ennemis, je l’avoue, ces Allemands : je méprise en eux toute espèce de malpropreté d’idées et de valeurs, de lâcheté devant la probité de chaque oui et de chaque non. Depuis près de mille ans ils ont épaissi et embrouillé tout ce qu’ils ont touché de leurs doigts, ils ont sur la conscience toutes les demi-mesures, tous les compromis dont est malade l’Europe, — ils ont également sur la conscience l’espèce la plus malpropre de christianisme qu’il y ait, la plus incurable, la plus irréfutable, le protestantisme… Si on n’arrive pas à en finir du christianisme, les Allemands en seront cause…

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Je termine ici et je prononce mon jugement. Je condamne le christianisme, j’élève contre l’Église chrétienne la plus terrible des accusations, que jamais accusateur ait prononcée. Elle est la plus grande corruption que l’on puisse imaginer, elle a eu la volonté de la dernière corruption imaginable. L’Église chrétienne n’épargna nulle part sa corruption, elle a fait de toute valeur une non-valeur, de chaque vérité un mensonge, de chaque intégrité une bassesse d’âme. Qu’on ose encore me parler de ses bienfaits « humanitaires ». Supprimer une misère était contraire à son plus profond utilitarisme, elle vécut de misères, elle créa des misères pour s’éterniser… Le ver du péché par exemple : une misère dont l’Église seule enrichit l’humanité ! L’« égalité des âmes devant Dieu », cette fausseté, ce prétexte aux rancunes les plus basses, cet explosif de l’idée, qui finit par devenir Révolution, idée moderne, principe de dégénérescence de tout l’ordre social — c’est la dynamite chrétienne… Les bienfaits « humanitaires » du christianisme ! Faire de l’humanitas une contradiction, un art de pollution, une aversion, un mépris de tous les instincts bons et droits ! Voilà les bienfaits du christianisme ! — Le parasitisme, seule pratique de l’Église, buvant, avec son idéal d’anémie et de sainteté, le sang, l’amour, l’espoir de la vie ; l’au-delà, négation de toute réalité ; la croix, signe de ralliement pour la conspiration la plus souterraine qu’il y ait jamais eue, — conspiration contre la santé, la beauté, la droiture, la bravoure, l’esprit, la beauté d’âme, contre la vie elle-même

Je veux inscrire sur tous les murs cette accusation éternelle contre le christianisme, partout où il y a des murs, — j’ai une écriture qui rend voyants même les aveugles… J’appelle le christianisme l’unique grande calamité, l’unique grande perversion intérieure, l’unique grand instinct de haine qui ne trouve pas de moyen assez venimeux, assez souterrain, assez petit — je l’appelle l’unique et l’immortelle flétrissure de l’humanité…


Et l’on mesure le temps à partir du jour néfaste qui fut le commencement de cette destinée, — à partir du premier jour du christianisme ! — Pourquoi ne le mesurerait-on à partir de son dernier jour ? — À partir d’aujourd’hui — Transmutation de toutes les valeurs !…

FIN

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Parce que c'est ici que tout commence...

En tout cas je l'espère...

Le plus sincèrement possible ;

L'invisible indivisible jbl1960