Archives pour la catégorie Humeur du soir

Les promesses de l’aube…

Nous ne sommes pas venus ici pour céder d’une manière ou d’une autre à la peur,

nous sommes venus ici pour allumer un feu de joie

Le passeurUrantia Gaïa

~~~~▼~~~~

Soyons l’étincelle capable d’embraser tous les empires…

2 ans, 1000 petits billets à tiroirs et 250 000 vues plus tard je ne puis que vous remercier de me lire toujours plus nombreux, en France où je suis née et où je vis mais aussi de Belgique, de Suisse, de l’Île de la Grande Tortue et d’Amérique Latine et de plus en plus d’Algérie, d’Afrique et de partout…

Comme vous pourrez le lire ICI ou en 2017 la mise à l’index par le Déconnex de M. Le Monde a fait du mal à tout le monde, mais plus encore, pour les tout petits blogs comme le mien, le déréférencement par le Grand Gogole…

Je voudrais remercier Voltigeur du site Les Moutons Enragés qui appuie mes petits billets de blog chaque jour dans sa Revue De Presse.

Robert Bibeau du site Les 7 du Québec qui chaque dimanche depuis un an publie mes articles sur les Natifs et Nations premières comme mes petits billets d’analyses de politique intérieure ou internationale.

Alter Info qui publie sans jamais rien tronquer les différents articles que je leur soumets.

Et bien sûr Résistance71 qui me confie, sans réserve, nombre de leurs anciennes analyses, traductions et publications, comme ils m’ont confié leur Manifeste PolitiqueMANIFESTE POUR LA SOCIÉTÉ DES SOCIÉTÉS pour en réaliser la mise en page PDF et ainsi en permettre la diffusion gratuite car nous estimons, conjointement que tout ce qui participe du développement de l’humanité DOIT être accessible à tous et gratuitement, pas plus de « droits d’auteurs » et de « propriété intellectuelle » que de beurre en branche !

Merci à vous toutes et tous de consommer sans aucune modération cette page de mon blog (qui est la plus téléchargée) qui regroupent toutes mes versions PDF et il y en a 42 à ce jour…

De mon tout premier texte d’anticipation ABHKAZIE 2022,  dont la réalité, en France, avec l’avènement de Jupiter/Macron a depuis dépassé cette fiction avec laquelle j’ai ouvert ce blog en décembre 2015.

Sachant que le PDF le plus téléchargé et que je tiens régulièrement à jour avec les nouvelles publications du Dr. Ashraf EZZAT est Traduction de la Bible & Escroquerie historique, de 64 pages.

Devant la dernière version du Contre-rapport de la Commission Vérité & Réconciliation ;  MEURTRE PAR DÉCRET et la traduction partielle du livre Païens En Terre Promise, décoder la Doctrine Chrétienne de la Découverte, de Steven Newcomb.

Et c’est en suivant un lien inconnu dans la toute dernière excellente et pertinente analyse de Résistance71 ; Trump, Jérusalem et Nouvel Ordre Mondial… de ce paragraphe ; Trump n’est pas un imbécile, il n’est qu’un des nombreux bras armés aux ordres, œuvrant pour la mise en place d’un fascisme planétaire transnational géré par les corporations ayant fusionné avec l’État. La mise en échec du Nouvel Ordre Mondial ne peut se faire que par les peuples qui, dans le processus même de la révolution sociale planétaire, éradiqueront la malfaisance régnante.

Que m’est venue l’idée ;

  1. De rappeler ce texte sous la forme d’un billet ► La mise en échec du N.O.M. ?
  2. D’en réaliser mon tout dernier PDF {N° 42} de 18 pages, puisque c’était le tout premier article en nom collectif de Résistance71 (Juin 2010) intitulé ; Que faire ? La marche vers la tyrannie globale, comment s’en sortir ? et de leur offrir…

Je puis d’ores et déjà affirmer cependant qu’il y aura bien un N° 43 puisque je suis en cours de le finaliser…

C’est d’ailleurs pourquoi, j’ai mis en format PDF tous les textes de Zénon, et plus encore puisqu’il m’avait confié quelques poésies et là encore, à lire, télécharger et/ou s’imprimer gratos ► LES CHRONIQUES DE ZÉNON

C’est parce que je suis intimement persuadée que c’est en se donnant à lire, d’où ce modeste travail de mise en PDF, que cela participe à l’ÉVEIL de nos consciences, à nos DÉCLICS, comme au jaillissement de nos petites FLAMMES intérieures celles capables d’embraser tous les empires…

« C’est pourquoi le sage dit : Je pratique le non-agir et le peuple se convertit de lui-même… Je me dégage de tous désirs et le peuple revient de lui-même à la simplicité. » Lao Tseu, Tao Te King, LVII

Le populo, dont je fais partie, est à même de comprendre la pensée Taoïste ; car comme l’a dit la Tortue Taoïste Oogway dans le film Kung Fu Panda :

Hier, c’est l’histoire.

Demain est un mystère.

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui est un cadeau ;

C’est pourquoi on l’appelle le présent…

Et nous savons, désormais, que l’Histoire s’écrit au présent…

Et que le futur commence MAINTENANT !

JBL1960

Source de l’image ► Pinterest

 

 

 

 

 

 

Publicités

MàJ le 01/06/18 De la servitude moderne, avec nouvelle version PDF du Discours de la servitude volontaire

Le temps perdu ne reviendra plus…

De la servitude moderne – 2009

Texte, réalisation et voix française ; Jean-François Brient

Montage Victor Leon Fuentes

  Le texte a été écrit en Jamaïque en octobre 2007 et le documentaire a été achevé à Cali en Colombie en 2009. Ce film a été réalisé en dehors de toute question relative à la propriété intellectuelle et aux droits d’auteur. Il est construit à partir d’images et de musique détournées. Il est totalement gratuit et ne peut en aucun cas être vendu. Le texte peut être librement reproduit, partiellement ou en totalité.

La lutte contre la propriété privé, intellectuelle ou autre, est notre force de frappe contre la domination présente.

De la servitude moderne…

 

Ce documentaire permet de se poser les bonnes questions sur ce que nous voulons faire, collectivement, pour que cela change vraiment. Mais il est clair que nous avons d’abord à nous questionner, individuellement, et à méditer longuement sur la manière dont nous voulons reprendre le contrôle de nos vies…

Constat y est fait que : « Le pouvoir n’est pas à conquérir, il est à détruire, car il est tyrannique par nature » et on pense aussi bien au Discours de la servitude volontaire d’Étienne de la Boétie : Soyez résolus de ne servir plus et vous serez libres !

Et pourtant ce tyran, seul, il n’est pas besoin de le combattre, ni même de s’en défendre ; Il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à la servitude. Il ne s’agit pas de lui rien arracher, mais seulement de ne lui rien donner.

Étienne de la Boétie – Extrait du Discours de la servitude volontaire, nouvelle version PDF N° 59 de 39 pages – Préambule Résistance 71 et François Rabelais

Servir c’est accepter et nous pouvons refuser l’un comme l’autre…

Qu’à l’affirmation de Louise Michel ; Le pouvoir est maudit, c’est pour cela que je suis anarchiste…

J’ai trouvé une personne pour dire que ce documentaire n’esquissait aucune solution tout en enfonçant des portes ouvertes. Mais il a le mérite de faire jaillir nos petites flammes intérieures ! À charge pour tout un chacun d’entretenir – par des lectures qui vont affuter notre réflexion, notre capacité d’analyse et notre vision politique* – cette flamme qui nous permettra d’embraser le Système Totalitaire Marchand décrit justement dans ce documentaire et parce qu’il appert qu’il n’y a pas de solutions au sein de ce Système.

Jean-François Brient prononce ces paroles : L’autogestion dans les entreprises et la démocratie directe à l’échelle des communes constituent les bases de cette nouvelle organisation qui doit être anti-hiérarchique dans la forme comme dans le contenu et atteste que des solutions sont pointées et qu’il ne s’agit pas d’un catalogue de bonnes intentions mais des pistes à explorer…

Et comme il est dit dans ce documentaire ; Nous disposons pourtant de la force du nombre… Leur force à eux, ils ne la retirent pas de leur police mais bien de notre consentement… Alors qu’il nous suffit de retirer notre consentement, et d’un coup sec et tous ensemble pour que l’empire s’effondre à la vitesse de la chute libre…

*Lire l’anthropologue Pierre Clastres et tout ce qu’on peut de cet auteur disparu le 29 juillet 1977, notamment ce PDF N° 33 de 54 pages en hommage à Pierre Clastres et en étroite collaboration avec Résistance71.

L’utilité d’un tel documentaire est à mon sens, de l’adosser à des lectures comme Pierre Clastres cité plus haut, mais plus récemment au Manifeste Politique de Résistance71 « Manifeste pour la société des société » voici pourquoi ;

Présentation R71 & Avant-propos du Manifeste ;

Nous vous présentons notre réflexion politique pour un changement radical de paradigme politique et mettre fin à la mascarade criminelle de la gouvernance étatico-capitaliste qui arrive au bout du bout du banc… Toute reproduction totale ou partielle du présent manifeste est autorisée pourvu que ce soit à des fins informatives, éducatives, non lucratives et que la source et auteurs soient dûment cités.

J’estime qu’à l’aune de ce que l’on aura reçu ou ressenti après lecture de leur manifeste politique toutes nos lectures ou relectures de textes, livres, PDF, vidéos… Comme de tout nouveau texte d’ailleurs, prendront une dimension, une signification éclairantes, probantes qui nous avait échappées jusqu’alors.

De la première analyse en nom collectif Résistance71 de juin 2010 [NdJBL : qui constitue mon tout dernier PDF N° 42 de 18 pages ► Que faire ? La marche vers la tyrannie globale, comment s’en sortir ? ] à cette pensée politique constituée par Résistance71 d’octobre 2017 et qui m’a profondément marquée et m’aura permise d’affuter ma réflexion et ma propre vision politique et pour avoir réalisé toutes leurs versions PDF à lire, télécharger et/ou s’imprimer gratuitement bien entendu car, nous pensons, que tout ce qui participe du développement de l’humanité DOIT être accessible à tous et gratuitement, pas plus de « droits d’auteurs » et de « propriété intellectuelle » que de beurre en branche, c’est pourquoi vous pouvez fureter dans ma page dédiéeLES VERSIONS PDF PROPOSÉES PAR JBL1960 et vous servir !

C’est là la preuve que par nos écrits, leurs diffusions, nos échanges, nos relayages ; nous pouvons créer une chaine de diffusion des pépites de vérité historique, scientifique, biologique et utiliser l’Internet comme une nouvelle presse Gutenberg 2.0 mais pour nous préparer à écrire la suite de l’histoire à l’encre du réel…

… parce qu’il n’y a pas de solutions au sein du système ! qu’il n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais ! Boycott du vote qui n’est que la validation pseudo-citoyenne du consensus du statu quo oligarchique. Notre rapport à l’État est un rapport de soumission inutile. Changeons notre attitude ! Union pour une résurgence de la nature sociale profonde et universelle humaine, celle de la société des sociétés

Et enfin, remplaçons l’antagonisme à l’œuvre depuis des millénaires qui, appliqué à différents niveaux de la société empêche l’humanité d’embrasser sa tendance naturelle à la complémentarité, facteur d’unification de la diversité dans un grand Tout socio-politique organique : La société des sociétés ! Et TOUS ENSEMBLE !…

Traduction du poème de Percy Shelley : Levez-vous tels des lions après la sieste, en nombre invincible, secouez vos chaines et jetez-les au sol comme rosée du matin. Chaines sur vous tombée durant votre sommeil. Vous êtes nombreux, ils sont peu…

JBL1960

Source de la citation célèbre ► Pinterest.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons un nouveau mess@ge…

De Patrice Sanchez ;

L’auteur de RENAISSANCE D’UNE APOCALYPSE CÉRÉBRALE

Un de ces messages qu’il n’est pas possible d’éluder.

À chaque fois que j’ai l’impression de me noyer, pire de couler à pic, et par une synchronicité qui parfois me fout les j’tons, vraiment, physiquement, tant elle prouve que nous sommes bien, TOUS, INTER-RELIÉS comme l’expression Lakota/sioux l’exprime parfaitement : Mitakuye Oyasin.

Je reçois un nouveau message de Zénon, de Résistance71 ou dans ce cas, de Patrice Sanchez, qui me donne la force de donner un puissant coup de talon, qui me permet de refaire surface et de retrouver l’air libre et nécessaire à ma propre renaissance…

~~~~▼▼▼~~~~

Le pacte de la course à l’échalote et à l’oignon !

Je lisais un article sur le Bitcoin et sa bulle spéculative qui ne saurait tarder à exploser, à faire Pschittt à la manière de pétales des tulipes hollandaises s’envolant aux quatre vents sous l’effet d’une tempête Homérique. (1) (2) Cette monnaie anonyme est totalement inique et ce sont assurément les prolégomènes à une débâcle financière annoncée, la première débâcle de la nouvelle monnaie numérique et la énième porte ouverte à toutes les magouilles des maîtres de l’immonde qui n’en finissent pas de mener l’humanité à la catastrophe.

Je m’interroge depuis de nombreuses années sur notre Monde plus qu’orwellien, sur notre destin collectif auquel nous n’avons plus aucune prise, car force est de reconnaître que nous sommes chahutés, transbahutés et médusés, totalement à la dérive tels des radeaux sur une mer de plus en plus démontée.

Ce petit jeu plus que machiavélique n’a rien d’humain et je vais tenter de me démarquer de toutes les théories que j’ai pu lire depuis de nombreuses années en y allant de mon interprétation personnelle et disons le tout de go, une interprétation carrément complotiste et métaphysique ! Dans notre Monde dichotomique, je verrais le principe du Bien et du Mal, ou Dieu et Satan selon nos croyances, ayant conclu un pacte dans le but de donner une leçon d’humanité à l’animal Homme face à sa soif inextinguible de puissance et de démesure.

J’ai appelé ce petit jeu qui s’apparenterait à une partie d’échecs universelle : Le pacte de la course à l’échalote et à l’oignon.

Ouvrons les yeux, observons et prenons du recul.

En notre époque matérialiste individualisée à outrance, où tout est fait pour nous diviser et nous couper de nos racines humaines profondes, nous sommes tous persuadés de détenir la vérité chacun selon notre niveau de conscience et de perception, et nous sommes enfermés dans nos mondes illusoires, cloisonnés selon le principe de «l’oignon de Tor » ( ce logiciel qui rend les pérégrinations sur internet anonymes en se servant d’une multitudes de serveurs connectés pris au hasard ), à un point tel que nos psychologies et nos valeurs morales ont disparues au profit de la loi de la jungle et du plus fortuné. (3)

Nous ne sommes plus dirigés que par nos émotions et nos égos avec les avancées du progrès technologique promu par des médias et la société du spectacle «lobotomisatrice » de masses, ce progrès qui a atteint à présent des sommets d’inhumanité avec l’intelligence artificielle, à un niveau tel que bientôt l’homme risque de devenir obsolète s’il ne s’en remet pas aux délires des transhumanistes avec leurs augmentations des capacités neuronales par la chirurgie des implants cérébraux.

Les destinées du troupeau humain consisteraient-elles en l’inéluctabilité de notre anéantissement comme l’on mènerait du bétail à l’abattoir, n’aurions-nous pas d’autre horizon indépassable que celui d’une apocalypse annoncée ? J’en suis arrivé à l’intuition prégnante que cette fin de notre Monde est un passage obligé, une leçon de morale universelle pour remettre l’humanité dans le droit chemin, pour la pousser à réagir et pour qu’enfin, elle se secoue les neurones.

Nous sommes-nous questionnés sur ce que serait un Monde sans ce dualisme qui emprisonne nos consciences et nos esprits, un Monde qui ferait avant tout appel à l’amour et à l’entraide ? Un Monde d’harmonie, et enfin … un Monde Humain.

Car avons-nous réfléchi aux possibilités que nous offrirait cette soudaine libération d’énergie créatrice dans nos cerveaux débarrassés une bonne fois pour toute de nos satanés égos qui empoisonnent et parasitent bien souvent nos vies, ces passions tristes qui nous rendent héminégligents par pur réflexe pavlovien, ou pire encore, par appât du gain ? (4)

Et pourtant … Nous sommes tous inter-reliés par les particules élémentaires créatrices de réalités, ce monde merveilleux de l’infiniment petit si fascinant, les physiciens l’ont démontré et de tous temps des hommes de bonnes volontés ont prouvé qu’ils pouvaient accomplir de grandes choses, il suffit de penser au pouvoir de «l’inconscient collectif » des hommes de science, qui dans les temps anciens alors qu’ils n’avaient pas la possibilité d’échanger leurs informations, aura permis de réaliser des prouesses d’inventions synchroniques inimaginables pour le bien de l’humanité … ou bien encore, souvenons-nous en temps de guerres, les peuples tous unis se serrant les coudes dans un même but pour ainsi retrouver la liberté grâce à l’entraide et à l’amour du prochain. «Aide-toi et le ciel des particules élémentaires t’aidera » ! Volonté et puissance de nos pensées lorsque celles-ci sont associées à la bienveillance des particules élémentaires peuvent nous permettre d’accomplir des quasi-miracles, c’est pourquoi je ne saurais me faire à l’idée d’être victime malgré-moi d’une seconde apocalypse collective cette fois-ci, sans me battre comme je me suis battu pour revenir dans le monde des vivants, après avoir dû endurer une hémorragie cérébrale apocalyptique il y a vingt-deux ans…

Avant tout, commençons par nous réapproprier nos univers intimes qui ne demandent qu’à nous accompagner de leurs bienveillances, je puis vous assurer que ce changement radical de pensée transformera nos existences individuelles et collectives du tout au tout avec les sentiments, les intuitions et les émotions merveilleux que ne manqueront pas de nous délivrer nos cœurs et nos esprits.

Par-delà bien et mal, redevenons Humains … rien qu’Humains.

Patrice Sanchez

Le grand écrivain Russe Alexandre Soljenitsyne avait tout résumé dans son discours prophétique de 1978 intitulé, « Le Déclin du courage » : « Ce n’est que par un mouvement volontaire de modération de nos passions, sereine et acceptée par nous, que l’humanité peut s’élever au-dessus du courant de matérialisme qui emprisonne le monde. Quand bien même nous serait épargné d’être détruits par la guerre, notre vie doit changer si elle ne veut pas périr par sa propre faute. Nous ne pouvons nous dispenser de rappeler ce qu’est fondamentalement la vie, la société. Est-ce vrai que l’homme est au-dessus de tout ? N’y a-t-il aucun esprit supérieur au-dessus de lui ? Les activités humaines et sociales peuvent- elles légitimement être réglées par la seule expansion matérielle ? A-t-on le droit de promouvoir cette expansion au détriment de l’intégrité de notre vie spirituelle ? Si le monde ne touche pas à sa fin, il a atteint une étape décisive dans son histoire, semblable en importance au tournant qui a conduit du Moyen-âge à la Renaissance. Cela va requérir de nous un embrasement spirituel. Il nous faudra nous hisser à une nouvelle hauteur de vue, à une nouvelle conception de la vie, où notre nature physique ne sera pas maudite, comme elle a pu l’être au Moyen-âge, mais, ce qui est bien plus important, où notre être spirituel ne sera pas non plus piétiné, comme il le fut à l’ère moderne. Notre ascension nous mène à une nouvelle étape anthropologique. Nous n’avons pas d’autre choix que de monter … toujours plus haut. »

Permettez-moi de vous délivrer mon témoignage d’espoir et d’espérance :

Tout s’écroule sous nos yeux et nous sommes médusés, pétrifiés … je ne peux décidément me résoudre à accepter ce sort réservé à l’humanité, c’est pourquoi malgré la situation catastrophique de notre planète, j’ai fait mienne la formule de René Guénon que j’aime à citer : « Ceux qui pourraient se sentir tentés de se livrer au découragement devraient se rappeler que rien de ce qui s’accomplit dans ce monde ne peut être inutile, que la confusion, l’erreur et l’obscurité ne peuvent jouir que d’un triomphe trompeur et purement éphémère, que toute sorte de déséquilibre partiel et transitoire doit nécessairement contribuer au grand équilibre du tout, et que rien ne peut finalement prévaloir contre la puissance de la vérité… »

Une chose est, à mes yeux, certaine : nous n’avons pas, individuellement, la possibilité d’influer significativement sur les destinées de notre malheureuse planète en l’état actuel de sa situation calamiteuse. En revanche, nous pouvons prendre notre destin en main et commencer par nous entraider en laissant parler notre cœur, en positivant, en nous montrant, bons, généreux, sans calcul aucun, sans rien attendre en retour. Et je suis convaincu que tôt ou tard, nous en récolterons les fruits. « Mon athéisme de départ ayant évolué, après mon accident vasculaire cérébral, vers ce que j’appellerai volontiers « ma pensée auto-créationniste d’inspiration nietzschéenne » j’ai pris conscience au fil du temps qu’il existait un principe supérieur universel, ces particules élémentaires créatrices de réalité qui sont à l’origine de toutes choses. Et donc j’ai pu comprendre que ma propre cogitation faisait jaillir de tels principes, en sorte que c’est par mon travail introspectif, ma volonté inébranlable et ma foi en l’avenir que j’ai réussi à influer sur ma destinée malgré et par-delà le pronostic dramatiquement sombre du corps médical. Nous pouvons être maîtres de notre destin. Et, reliés que nous sommes les uns aux autres par-delà la diversité de nos croyances et toutes nos différences, nous pouvons tous être acteurs de nos vies… Puissions-nous nous rassembler tous devant cette évidence expérimentée depuis la nuit des temps par des hommes de bonne volonté. » Ces signes du destin que je décrypte depuis quelques années grâce à mon lâcher prise, m’ont réservé dernièrement une avalanche de synchronicités qui m’auront inspiré un courriel envoyé à Madame la directrice de l’Institut des hautes études scientifiques et techniques. « Je viens de lire votre éditorial : Innovez ! Et faire avec l’inconnu et l’incertain (5) Permettez-moi de vous faire découvrir mon témoignage d’espoir et d’espérance, mon innovation avec ma méthode psychologique holistique d’inspiration nietzschéenne qui m’aura offert la possibilité de percer le secret de l’inconnu et de l’incertain de mon existence, ce témoignage s’intitule : Renaissance d’une apocalypse cérébrale ou mon odyssée sous le soleil de Zarathoustra.

Nietzsche remerciait son père pour lui avoir légué une constitution souffreteuse dans « Ecce homo », ce qui lui avait donné l’opportunité d’abandonner sa carrière de professeur de philologie au profit d’une existence cogitative et « de rumination », ainsi il aura pu passer à la postérité avec son grand œuvre et plus particulièrement son Zarathoustra … Eh bien, il me faut savoir gré à mon karma grâce auquel ma vie aura basculée dans le néant, c’était en 1995, le jour de la fête des amoureux, je n’avais pas 30 ans et je venais de me retrouver paralysé des quatre fers à la suite d’une rencontre hémorragique apocalyptique. Je n’ai pas accepté ce si cruel destin qui s’imposait à moi et une fois achevée ma longue et douloureuse période de deux ans de rééducation, j’ai entamé un combat acharné pour revenir dans le monde des vivants, ce fût la naissance d’une odyssée physique et psychologique de plus de 20 années au cours de laquelle j’aurais été à la rencontre de mon incroyable destinée, car je peux clamer haut et fort que mon handicap hémiplégique m’aura poussé à me transcender tant et si bien que depuis quelques années les secrets de mon existence, le mystère de ma vie, se sont dévoilés. Je n’ai fait que m’inspirer des anciens maîtres de sagesse, tel Pythagore qui faisait l’éloge de la patience, de la cogitation et de l’examen de conscience pour atteindre « le connais-toi toi-même »… C’est encore Nietzsche qui disait dans « le gai savoir » : « Il faut que nous soyons de ceux qui apprennent et découvrent le mieux tout ce qui est loi et nécessité dans le monde : il faut que nous soyons physiciens, […] c’est pourquoi : vive la physique ». Au cours de cette très longue période cogitative, j’ai élaboré une méthode psychologique d’auto- analyse grâce à laquelle j’aurais progressivement pris conscience que je pouvais maîtriser mon destin en ayant une approche globale du monde qui m’entoure, tandis que je me représentais imaginairement l’univers fascinant de l’infiniment petit de « ma nouvelle Religion des particules élémentaires », méthode que je résume avec cette sentence humaniste : Par-delà toute croyance ou irréligion, aimons-nous et entraidons-nous les uns les autres, nos particules élémentaires qui nous relient Tous et qui peuvent être créatrices de réalités lorsqu’elles sont associées à nos pensées éthiques et morales n’auront assurément pas fini de nous étonner et de nous émerveiller…Je vois notre monde, notre humanité, dans un tel état de déréliction et de désespérance que je me faisais un devoir moral de vous apporter mon témoignage d’espoir.

J’avais publié mon histoire en novembre 2016 aux éditions l’Harmattan : « Renaissance d’une apocalypse cérébrale » ou mon odyssée sous le soleil de Zarathoustra et sous les bons auspices du philosophe Pierre Héber-Suffrin ; depuis lors, mon existence qui est tout sauf un long fleuve tranquille aura réservé un second épilogue à mon périple odysséen : une renaissance Amoureuse ! (6)

Renaissance amoureuse, par-delà toutes considérations psychologiques, philosophiques, religieuses ou athées, j’en suis arrivé à la conclusion définitive que seul l’amour pourra sauver l’humanité, cet amour passion qui m’aura permis d’occulter dans ma vie antérieure le spectre de l’absolument volumineuse malformation artério-veineuse diagnostiquée 5 ans avant l’horreur absolue, cette épée de Damoclès qui attendait son heure pour accomplir son œuvre dévastatrice et irréversible ; c’est ce même amour passionnel grâce auquel je me serais accroché à la vie comme un beau diable dans mon existence d’après, car je me dois de confesser que ce sont les Femmes merveilleuses rencontrées tout au long de mon odyssée qui m’auront donné la force et le courage de toujours aller de l’avant tel un Sisyphe poussant son rocher ! Je viens de passer une longue période plongé dans mes pensées introspectives en même temps que mon projet d’écriture était sur le point de se finaliser, ce furent des années d’une existence extrêmement dure où je me serais imposé une discipline austère mais tellement riche intellectuellement et spirituellement, et grâce au lâcher prise et à l’approche de la physique quantique, j’aurais progressivement réalisé que je pouvais influer consciemment sur le cours de mon facétieux destin par l’entremise des synchronicités. Cependant je sentais mon âme et mon cœur terriblement secs tandis qu’un état apathique s’était emparé de moi depuis la parution de mon livre …

Je n’ai trouvé d’autre alternative pour m’en sortir que de retomber amoureux ! Une nouvelle fois, mon destin associé à mes pensées éthiques et morales m’aura ménagé une rencontre synchronique, et cette relation amoureuse extraordinaire avait provoqué une soudaine libération d’énergie spirituelle, un tourneboulement de mes sens tel qu’il aura régulé mes fonctions organiques de manière stupéfiante et inimaginable. Je m’étais questionné à d’infinies reprises sur ma récupération quasiment miraculeuse, sur ces innombrables synchronicités qui auront parsemé mon parcours de vie depuis ma renaissance, comme la plus merveilleuse d’entre toutes qui aura été de réussir à m’affranchir de toute dépendance, d’avoir pu remarcher enfin seul après 12 interminables années à avoir dû être tributaire de mes proches pour le moindre de mes déplacements.

J’attribue « ces miracles » à la passion amoureuse autorégulatrice et réparatrice, c’est cette même passion amoureuse qui m’aura offert la possibilité de « déplacer des montagnes » depuis ma renaissance. 22 ans après mon hémorragie cérébrale, je suis la preuve incarnée que l’amour peut être plus fort que tout et après être devenu ce que je suis, la passion amoureuse est une fois de plus venue me chavirer pour clore en apothéose mon Odyssée. Cette Odyssée amoureuse que je voudrais retenir par-delà la Renaissance de mon apocalypse cérébrale, je la dédie à toutes les Femmes que j’ai aimées…

« Si vous avez jamais dit « oui » à un plaisir, ô mes amis, alors vous avez en même temps dit « oui » à toute douleur. Toutes choses sont enchaînées, enchevêtrées, liées par l’amour – Si vous avez jamais voulu qu’une fois fût deux fois, si vous avez jamais dit : «Tu me plais, bonheur ! Moment ! Instant !», Alors vous avez voulu que tout revienne ! – tout de nouveau, tout éternellement, tout enchaîné, tout enchevêtré, tout lié par l’amour » (7).

Contrairement à Zarathoustra qui s’évertuait à prêcher dans le vide du désert, je me contenterais de laisser un témoignage à la manière « d’un passeur de lumière », mon témoignage d’espoir, pour dire que sur cette satanée, mais ô combien merveilleuse planète, vivait un homme à l’esprit libre comme le vent et qu’il aura fait de sa vie, par-delà bien et mal mais avec la complicité de ses particules élémentaires associées à ses pensées, une incroyable et extraordinaire odyssée.

Je ne saurais terminer mon témoignage sans honorer la mémoire de mon sauveur et mon recréateur, le Professeur de Neurochirurgie Patrick Grellier. »

  1. https://www.wsws.org/fr/articles/2017/11/30/bitc-n30.html
  2. http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/08/05/tulipes-quand-les-bulbes-degenerent-en-bulle_3457521_3234.html
  3. https://fr.wikipedia.org/wiki/Tor_(r%C3%A9seau)
  4. Héminégligence : http://www.cite-sciences.fr/archives/francais/ala_cite/expo/tempo/defis/FAQ/q3rep07.html
  5. http://www.ihest.fr/les-actualites/actualites-de-l-ihest/innovez-et-faire-avec-l- inconnu-et-l- incertain
  6. Renaissance d’une apocalypse cérébrale. Éditions l’Harmattan
  7. Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, IV, Le chant du noctambule.

Texte mis à jour à la demande de l’auteur le 5 décembre 2017

~~~~▲▲▲~~~~

Merci Patrice pour ce cadeau de lecture, comme toujours vos mots transpercent l’obscurité de ces jours sombres. Ils sont incandescents, d’eux-mêmes, et nous éclairent dans cette brume hivernale de jour comme de nuit. Remplaçant les étoiles masquées par l’épais brouillard nuageux  de cette longue nuit de décembre.

Pour tout simplement nous faire comprendre, que c’est le moment de nous choisir

JBL1960

 

Système du monde – Considérations sur la loi naturelle par Michel Bakounine {1870}

Et grâce à Résistance71 une fois encore ;

Nous tutoyons les étoiles…

Après avoir réappris le nom de chaque nuage avec Russell Means pour ne plus perdre notre chemin…

Ce texte, puissant, épais qui rappelle combien Michel Bakounine n’était pas ce que beaucoup se plaisent encore à nous faire croire et qui se révèle, au contraire, un pur physicien de nos âmes et de l’Infiniment grand comme de l’Infiniment petit ; L’Insondable. Accrochant à chaque mot, pourtant, sa propre vision de l’Anarchie au service de l’Être-en-commun que nous sommes par nature et si l’on cherche bien profondément à l’intérieur de nous-mêmes…

Ce long texte de Michel Bakounine m’a remis en mémoire de nombreux textes de Zénon ;

L’après-Histoire ; Ou la révolution par le don réciproque et universel.

Babylone 2.0 ;

Mais encore pour la référence à Lao-Tseu Tao-tö-King notamment le sublime : « Ragnarök » De la Subversion à la terreur idéologique.

Et l’apostat que je suis ne dénie rien, ni à l’un, ni à l’autre.

Comme me l’a rappelée également Thahoketoteh il y a peu :  With unity of mind comes great strength and with that power we will attain the peace. Unity, Strength, Peace

L’unité de l’esprit revêt une grande force et avec cette puissance, nous atteindrons la Paix.

Unité, Force, Paix !

Et dans ce billet de blog majeur ; Tuer l’indigène pour sauver l’Homme… Blanc et de surcroit chrétien…

Vision politique… Quelques considérations sur la loi naturelle (Michel Bakounine)

URL de l’article R71 ► https://resistance71.wordpress.com/2017/07/21/vision-politique-quelques-considerations-sur-la-loi-naturelle-michel-bakounine/

“L’idée de dieu implique l’abdication de la raison et de la justice humaines, elle est la négation la plus décisive de l’humaine liberté et aboutit nécessairement à l’esclavage des Hommes, tant en théorie qu’en pratique.” […]

“On peut dire en général que la masse des Hommes, dans la vie quotidienne, se laisse gouverner par le bon sens, ce qui veut dire par la somme des lois naturelles généralement reconnues, d’une manière à peu près absolue… La liberté de l’Homme consiste uniquement en ceci qu’il obéit aux lois naturelles parce qu’il les a reconnues lui-même comme telles, et non parce qu’elles lui ont été extérieurement imposées par une volonté étrangère, divine ou humaine, collective ou individuelle quelconque.”

~ Michel Bakounine ~

“Dans la loi naturelle, chaque chose est à sa place, où est le mal ? Il n’y a pas de mal dans la nature. Vivre en suivant la loi naturelle, nous percevons les choses pleinement au travers de nos sens, nous développons une pleine et riche appréciation de monde réel qui nous entoure, pour ce que nous expérimentons quotidiennement dans nos vie… Pour la réalité.”

~ Russell Means ~

“Voici quelle est la nature du Tao

Il est vague, il est confus.

Qu’il est confus, qu’il est vague !

Au dedans de lui il y a des images

Qu’il est vague, qu’il est confus !

Au dedans de lui, il y a des êtres

Qu’il est profond, qu’il est obscur !

[…]

Le sage n’accumule pas les richesses

Plus il emploie sa vertu dans l’intérêt des Hommes

Et plus elle augmente.

Plus il donne aux Hommes et plus il s’enrichit.

Telle est la voie du Tao qu’il est utile aux êtres et ne leur nuit point.

Telle est la voie du sage, qu’il agit et ne dispute point.”

~ Lao Tseu, Tao Te King ~

 

Système du monde

Considérations sur la loi naturelle

Michel Bakounine (1870)

Ce n’est pas ici le lieu d’entrer dans des spéculations philosophiques sur la nature de l’Être. Pourtant, comme je me vois forcé d’employer souvent ce mot Nature, je crois devoir dire ici ce que j’entends par ce mot. Je pourrais dire que la Nature, c’est la somme de toutes les choses réellement existantes. Mais cela me donnerait une idée complètement morte de cette Nature, qui se présente à nous au contraire comme tout mouvement et toute vie. D’ailleurs, qu’est-ce que la somme des choses ? Les choses qui sont aujourd’hui ne seront plus demain ; demain elles se seront, non perdues, mais entièrement transformées. Je me rapprocherai donc beaucoup plus de la vérité en disant que la nature, c’est la somme des transformations réelles des choses qui se produisent et se produiront incessamment en son sein ; et, pour me donner une idée un peu plus déterminée de ce que peut être cette somme ou cette totalité, que j’appelle la nature, j’énoncerai, et je crois pouvoir établir comme un axiome, la proposition suivante :

« Tout ce qui est, les êtres qui constituent l’ensemble indéfini de l’univers, toutes les choses existantes dans le monde, quelle que soit d’ailleurs leur nature particulière, tant sous le rapport de la qualité que sous celui de la quantité, les plus différentes et les plus semblables, grandes ou petites, rapprochées ou immensément éloignées, exercent nécessairement et inconsciemment, soit par voie immédiate et directe, soit par transmission indirecte, une action et réaction perpétuelles ; et toute cette quantité infinie d’actions et de réactions particulières, en se combinant en un mouvement général et unique, produit et constitue ce que nous appelons la vie, la solidarité et la causalité [1] universelle, la nature. Appelez cela Dieu, l’Absolu, si cela vous amuse, que m’importe, pourvu que vous ne donniez à ce mot Dieu d’autre sens que celui que je viens de préciser : celui de la combinaison universelle, naturelle, nécessaire et réelle, mais nullement prédéterminée, ni préconçue, ni prévue, de cette infinité d’actions et de réactions particulières que toutes les choses réellement existantes exercent incessamment les unes sur les autres. La solidarité universelle ainsi définie, la Nature, considérée dans le sens de l’Univers sans limites, s’impose comme une nécessité rationnelle à notre esprit ; mais nous ne pourrons jamais l’embrasser d’une manière réelle, même par notre imagination, et encore moins la reconnaître. Car nous ne pouvons reconnaître que cette partie infiniment petite de l’Univers qui nous est manifestée par nos sens ; quant à tout le reste, nous le supposons, sans pouvoir même en constater réellement l’existence.

« Bien entendu que la solidarité universelle, expliquée de cette manière, ne peut avoir le caractère d’une cause absolue et première ; elle n’est au contraire rien qu’une résultante [2], toujours produite et reproduite de nouveau par l’action simultanée d’une infinité de causes particulières, dont l’ensemble constitue précisément la causalité universelle, l’unité composée, toujours reproduite par l’ensemble indéfini des transformations incessantes de toutes les choses qui existent, et, en même temps, créatrice de toutes ces choses ; chaque point agissant sur le tout (voilà l’univers produit), et le tout agissant sur chaque point (voilà l’univers producteur ou créateur). » [NdJBL : Je ne peux m’empêcher ici de penser à la Théorie du TOUT de Patrice Sanchez].

L’ayant ainsi expliquée, je puis dire maintenant, sans crainte de donner lieu à aucun malentendu, que la Causalité universelle, la Nature, crée les mondes. C’est elle qui a détermine la configuration mécanique, physique, chimique, géologique et géographique de notre terre, et qui, après avoir couvert sa surface de toutes les splendeurs de la vie végétale et animale, continue de créer encore, dans le monde humain, la société avec tous ses développements passés, présents et à venir.

Quand l’homme commence à observer avec une attention persévérante et suivie cette partie de la nature qui l’entoure et qu’il retrouve en lui-même, il finit par s’apercevoir que toutes les choses sont gouvernées par des lois qui leur sont inhérentes et qui constituent proprement leur nature particulière ; que chaque chose a un mode de transformation et d’action particulier ; que dans cette transformation et cette action il y a une succession de phénomènes et de faits qui se répètent constamment, dans les mêmes circonstances données, et qui, sous l’influence de circonstances déterminées, nouvelles, se modifient d’une manière également régulière et déterminée. Cette reproduction constante des mêmes faits par les mêmes procédés constitue proprement la législation de la nature : l’ordre dans l’infinie diversité des phénomènes et des faits.

La somme de toutes les lois, connues et inconnues, qui agissent dans l’univers, en constitue la loi unique et suprême. Ces lois se divisent et se subdivisent en lois générales et en lois particulières et spéciales. Les lois mathématiques, mécaniques, physiques et chimiques, par exemple, sont des lois générales, qui se manifestent en tout ce qui est, dans toutes les choses qui ont une réelle existence, des lois qui, en un mot, sont inhérentes à la matière, c’est-à-dire à l’Être réellement et uniquement universel, le vrai substratum de toutes les choses existantes. Je me dépêche d’ajouter que la matière n’existe jamais et nulle part comme substratum que personne n’a pu la percevoir sous cette forme unitaire et abstraite ; qu’elle n’existe et ne peut exister toujours et partout que sous une forme beaucoup plus concrète, comme matière plus ou moins diversifiée et déterminée.

Les lois de l’équilibre, de la combinaison et de l’action mutuelle des forces ou du mouvement mécanique ; les lois de la pesanteur, de la chaleur, de la vibration des corps, de la lumière, de l’électricité, aussi bien que celles delà composition et de la décomposition chimique des corps, sont absolument inhérentes à toutes les choses qui existent, sans en excepter aucunement les différentes manifestations du sentiment, de la volonté et de l’esprit ; ces trois choses, qui constituent proprement le monde idéal de l’homme, n’étant elles-mêmes que des fonctionnements tout à fait matériels de la matière organisée et vivante, dans le corps de l’animal en général et surtout dans celui de l’animal humain en particulier [3]. Par conséquent toutes ces lois sont des lois générales, auxquelles sont soumis tous les ordres connus et inconnus d’existence réelle dans le monde.

Mais il est des lois particulières qui ne sont propres qu’à certains ordres particuliers de phénomènes, de faits et de choses, et qui forment entre elles des systèmes ou des groupes à part : tels sont, par exemple, le système des lois géologiques ; celui des lois de l’organisation végétale ; celui des lois de l’organisation animale ; celui enfin des lois qui président au développement idéal et social de l’animal le plus accompli sur la terre, de l’homme. On ne peut pas dire que les lois appartenant à l’un de ces systèmes soient absolument étrangères à celles qui composent les autres systèmes. Dans la nature, tout s’enchaîne beaucoup plus intimement qu’on ne le pense en général, et que ne le voudraient peut-être les pédants de la science, dans l’intérêt d’une plus grande précision dans leur travail de classification. Mais on peut dire pourtant que tel système de lois appartient beaucoup plus à tel ordre de choses et de faits qu’à un autre, et que si, dans la succession dans laquelle je les ai présentées, les lois qui dominent dans le système précédent continuent de manifester leur action dans les phénomènes et les choses qui appartiennent à tous les systèmes qui le suivent, il n’existe pas d’action rétrograde des lois des systèmes suivants sur les choses et les faits des systèmes précédents. Ainsi la loi du progrès, qui constitue le caractère essentiel du développement social de l’espèce humaine, ne se manifeste pas du tout dans la vie exclusivement animale, et encore moins dans la vie exclusivement végétale [4] ; tandis que toutes les lois du monde végétal et du monde animal se retrouvent, sans doute modifiées par de nouvelles circonstances, dans le monde humain.

Enfin, au sein même de ces grandes catégories de choses, de phénomènes et de faits, ainsi que des lois qui leur sont particulièrement inhérentes, il y a encore des divisions et des sous-divisions qui nous montrent ces mêmes lois se particularisant et se spécialisant toujours davantage, accompagnant pour ainsi dire la spécialisation de plus en plus déterminée, et qui devient plus restreinte à mesure qu’elle se détermine davantage, des êtres eux-mêmes.

L’homme n’a, pour constater toutes ces lois générales, particulières et spéciales, d’autre moyen que l’observation attentive et exacte des phénomènes et des faits qui se passent tant en dehors de lui qu’en lui-même. Il y distingue ce qui est accidentel et variable de ce qui s’y reproduit toujours et partout d’une manière invariable. Le procédé invariable par lequel se reproduit constamment un phénomène naturel, soit extérieur, soit intérieur, la succession invariable des faits qui le constituent, sont précisément ce que nous appelons la loi de ce phénomène. Cette constance et cette répétition ne sont  pourtant pas absolues. Elles laissent toujours un large champ à ce que nous appelons improprement les anomalies et les exceptions, — manière de parler fort peu juste, car les faits auxquels elle se rapporte prouvent seulement que ces règles générales, reconnues par nous comme des lois naturelles, n’étant rien que des abstractions dégagées par notre esprit du développement réel des choses, ne sont pas en état d’embrasser, d’épuiser, d’expliquer toute l’infinie richesse de ce développement.

Cette foule de lois si diverses, et que notre science sépare en catégories différentes, forment-elles un seul système organique et universel, un système dans lequel elles s’enchaînent aussi bien que les êtres dont elles manifestent les transformations et le développement ? C’est fort probable. Mais ce qui est plus que probable, ce qui est certain, c’est que nous ne pourrons jamais arriver, non seulement à comprendre, mais seulement à embrasser ce système unique et réel de l’univers, système infiniment étendu d’un côté et infiniment spécialisé de l’autre ; de sorte qu’en l’étudiant nous nous arrêtons devant deux infinités : l’infiniment grand et l’infiniment petit.

Les détails en sont inépuisables. Il ne sera jamais donné à l’homme d’en connaître qu’une infiniment petite partie. Notre ciel étoilé, avec sa multitude de soleils, ne forme qu’un point imperceptible dans l’immensité de l’espace, et, quoique nous l’embrassions du regard, nous n’en savons presque rien. Force nous est donc de nous contenter de connaître un peu notre système solaire, dont nous devons présumer la parfaite harmonie avec tout le reste de l’Univers, car, si cette harmonie n’existait pas, ou bien elle devrait s’établir, ou bien notre monde solaire périrait. Nous connaissons déjà fort bien ce dernier sous le rapport mécanique, et nous commençons à le connaître déjà quelque peu sous le rapport physique, chimique, voire même géologique. Notre science ira difficilement beaucoup au delà. Si nous voulons une connaissance plus concrète, nous devons nous en tenir à notre globe terrestre. Nous savons qu’il est né dans le temps, et nous présumons que, je ne sais dans quel nombre indéfini de siècles ou de millions de siècles, il sera condamné à périr comme naît et périt, ou plutôt se transforme, tout ce qui est.

Comment notre globe terrestre, d’abord matière brûlante et gazeuse, s’est condensé, s’est refroidi ; par quelle immense série d’évolutions géologiques il a dû passer, avant de pouvoir produire à sa surface toute cette infinie richesse de la vie organique, végétale et animale, depuis la simple cellule jusqu’à l’homme ; comment il s’est manifesté et continue à se développer dans notre monde historique et social ; quel est le but vers lequel nous marchons, poussés par cette loi suprême et fatale de transformation incessante, qui dans la société humaine s’appelle le progrès : voilà les seules questions qui nous soient accessibles, les seules qui puissent et qui doivent être réellement embrassées, étudiées et résolues par l’homme. Ne formant qu’un point imperceptible dans la question illimitée et indéfinissable de l’Univers, ces questions humaines et terrestres offrent tout de même à notre esprit un monde réellement infini, non dans le sens divin, c’est-à-dire abstrait, de ce mot, non comme l’Être suprême crée par l’abstraction religieuse ; infini, au contraire, par la richesse de ses détails, qu’aucune observation, aucune science ne sauront jamais épuiser.

Pour connaître ce monde, notre monde infini, la seule abstraction ne suffirait pas. Abandonnée à elle-même, elle nous reconduirait infailliblement à l’Être suprême, à Dieu, au Néant, comme elle l’a déjà fait dans l’histoire, ainsi que je vais l’expliquer bientôt [5]. Il faut, — tout en continuant d’appliquer cette faculté d’abstraction, sans laquelle nous ne pourrions nous élever jamais d’un ordre de choses inférieur à un ordre de choses supérieur ni par conséquent comprendre la hiérarchie naturelle des êtres, — il faut que notre esprit se plonge en même temps, avec respect et amour, dans l’étude minutieuse des détails et des infiniment petits, sans laquelle nous ne pourrons jamais concevoir la réalité vivante des êtres. Ce n’est donc qu’en unissant ces deux facultés, ces deux actions de l’esprit en apparence si contraires ; l’abstraction, et l’analyse scrupuleuse, attentive et patiente des détails, que nous pourrons nous élever à la conception réelle de notre monde. Il est évident que, si notre sentiment et notre imagination peuvent nous donner une image, une représentation plus ou moins fausse de ce monde, la science seule pourra nous en donner une idée claire et précise.

Quelle est donc cette curiosité impérieuse qui pousse l’homme à reconnaître le monde qui l’entoure, à poursuivre avec une infatigable passion les secrets de cette nature dont il est lui-même, sur cette terre, la dernière et la plus parfaite création ? Cette curiosité est-elle un simple luxe, un agréable passe-temps, ou bien l’une des principales nécessités inhérentes à son être ? Je n’hésite pas à dire que, de toutes les nécessités qui constituent la nature de l’homme, c’est la plus humaine, et que l’homme ne se distingue effectivement des animaux de toutes les autres espèces que par ce besoin inextinguible de savoir, qu’il ne devient réellement et complètement homme que par l’éveil et par la satisfaction progressive de cet immense besoin de savoir. Pour se réaliser dans la plénitude de son être, l’homme doit se reconnaître, et il ne se reconnaîtra jamais d’une manière complète et réelle tant qu’il n’aura pas reconnu la nature qui l’enveloppe et dont il est le produit. À moins donc de renoncer à son humanité, l’homme doit savoir, il doit pénétrer par sa pensée tout le monde réel, et, sans espoir de pouvoir jamais en atteindre le fond, il doit en approfondir toujours davantage la coordination et les lois, car son humanité n’est qu’à ce prix. Il lui en faut reconnaître toutes les régions inférieures, antérieures et contemporaines à lui-même, toutes les évolutions mécaniques, physiques, chimiques, géologiques, végétales et animales, c’est-à-dire toutes les causes et toutes les conditions de sa propre naissance, de son existence et de son développement ; afin qu’il puisse comprendre sa propre nature et sa mission sur cette terre, sa patrie et son théâtre unique ; afin que, dans ce monde de l’aveugle fatalité, il puisse inaugurer son monde humain, le monde de la liberté.

Telle est la tâche de l’homme : elle est inépuisable, elle est infinie et bien suffisante pour satisfaire les esprits et les cœurs les plus fiers et les plus ambitieux. Être éphémère et imperceptible, perdu au milieu de l’océan sans rivages de la transformation universelle, avec une éternité ignorée derrière lui, et une éternité immense devant lui, l’homme pensant, l’homme actif, l’homme conscient de son humaine destinée, reste calme et fier dans le sentiment de sa liberté, qu’il conquiert en s’émancipant lui-même par le travail, par la science, et en émancipant, en révoltant au besoin, autour de lui tous les hommes, ses semblables, ses frères. Si vous lui demandez après cela son intime pensée, son dernier mot sur l’unité réelle de l’Univers, il vous dira que c’est l’éternelle transformation, un mouvement infiniment détaillé, diversifié, et, à cause de cela même, ordonné en lui-même, mais n’ayant néanmoins ni commencement, ni limite, ni fin. C’est donc le contraire absolu de la Providence : la négation de Dieu.

———-

On comprend que, dans l’univers ainsi entendu, il ne puisse être question ni d’idées antérieures ni de lois préconçues et pré-ordonnées. Les idées, y compris celle de Dieu, n’existent sur cette terre qu’autant qu’elles ont été produites par le cerveau. On voit donc qu’elles viennent beaucoup plus tard que les faits naturels, beaucoup plus tard que les lois qui gouvernent ces faits. Elles sont justes lorsqu’elles sont conformes à ces lois, fausses lorsqu’elles leur sont contraires. Quant aux lois de la nature, elles ne se manifestent sous cette forme idéale ou abstraite de loi que pour l’intelligence humaine, lorsque, reproduites par notre cerveau, sur la base d’observations plus ou moins exactes des choses, des phénomènes et de la succession des faits, elles prennent cette forme d’idées humaines quasi-spontanées. Antérieurement à la naissance de la pensée humaine, elles ne sont reconnues comme des lois par personne, et n’existent qu’à l’état de procédés réels de la nature, procédés qui, comme je viens de le dire plus haut, sont toujours déterminés par un concours indéfini de conditions particulières, d’influences et de causes qui se répètent régulièrement Ce mot nature exclut par conséquent toute idée mystique ou métaphysique de substance, de cause finale ou de création providentiellement combinée et dirigée. 

Mais puisqu’il existe un ordre dans la nature, il doit y avoir eu nécessairement un ordonnateur, dira-t-on ? Pas du tout. Un ordonnateur, fût-il un Dieu, n’aurait pu qu’entraver par son arbitraire personnel l’ordonnance naturelle et le développement logique des choses ; et nous savons bien que la propriété principale des Dieux de toutes les religions, c’est d’être précisément supérieurs, c’est-à-dire contraires, à toute logique naturelle, et de ne reconnaître qu’une seule logique : celle de l’absurdité et de l’iniquité. Car qu’est-ce que la logique, si ce n’est le développement naturel des choses, ou bien le procédé naturel par lequel beaucoup de causes déterminantes, inhérentes à ces choses, produisent des faits nouveaux [6] ? Par conséquent, il me sera permis d’énoncer cet axiome si simple et en même temps si décisif :

Tout ce qui est naturel est logique, et tout ce qui est logique ou bien se trouve déjà réalisé, ou bien devra être réalisé dans le monde naturel, y compris le monde social [7].

Mais si les lois du monde naturel et du monde social [8] n’ont été créées ni ordonnées par personne, pourquoi et comment existent-elles ? Qu’est-ce qui leur donne ce caractère invariable ? Voilà une question qu’il n’est pas en mon pouvoir de résoudre, et à laquelle, que je sache, personne n’a encore trouvé et ne trouvera sans doute jamais de réponse. Je me trompe : les théologiens et les métaphysiciens ont bien essayé d’y répondre par la supposition d’une cause première suprême, d’une Divinité créatrice des mondes, ou au moins, comme disent les métaphysiciens panthéistes, par celle d’une âme divine ou d’une pensée absolue, incarnée dans l’univers et se manifestant par le mouvement et la vie de tous les êtres qui naissent et qui meurent en son sein. Aucune de ces suppositions ne supporte la moindre critique. Il m’a été facile de prouver (p. 230) que celle d’un Dieu créateur des lois naturelles et sociales contenait en elle-même la négation complète de ces lois, rendait leur existence même, c’est-à-dire leur réalisation et leur efficacité, impossible ; qu’un Dieu ordonnateur de ce monde devait nécessairement y produire l’anarchie [9], le chaos ; que, par conséquent, de deux choses l’une, ou bien Dieu, ou bien les lois de la nature n’existent pas ; et comme nous savons d’une manière certaine, par l’expérience de chaque jour et par la science, qui n’est autre chose que l’expérience systématisée des siècles, que ces lois existent, nous devons en conclure que Dieu n’existe pas.

En approfondissant le sens de ces mots : lois naturelles, nous trouverons donc qu’ils excluent d’une manière absolue l’idée et la possibilité même d’un créateur, d’un ordonnateur et d’un législateur, parce que l’idée d’un législateur exclut à son tour d’une manière tout aussi absolue celle de l’inhérence des lois aux choses ; et du moment qu’une loi n’est pas inhérente aux choses qu’elle gouverne, elle est nécessairement, par rapport à ces choses, une loi arbitraire, c’est-à-dire fondée non sur leur propre nature, mais sur la pensée et sur la volonté du législateur. Par conséquent, toutes les lois qui émanent d’un législateur, soit humain, soit divin, soit individuel, soit collectif, et fût-il même nommé par le suffrage universel, sont des lois despotiques, nécessairement étrangères et hostiles aux hommes et aux choses qu’elles doivent diriger : ce ne sont pas des lois, mais des décrets, auxquels on obéit non par nécessité intérieure et par tendance naturelle, mais parce qu’on y est obligé par une force extérieure, soit divine, soit humaine ; des arrêts arbitraires, auxquels l’hypocrisie sociale, plutôt inconsciente que consciente, donne arbitrairement le nom de loi.

Une loi n’est réellement une loi naturelle que lorsqu’elle est absolument inhérente aux choses qui la manifestent à noire esprit ; que lorsqu’elle constitue leur propriété, leur propre nature plus ou moins déterminée, et non la nature universelle et abstraite de je ne sais quelle substance divine ou d’une pensée absolue ; substance et pensée nécessairement extra-mondiales, surnaturelles et illogiques, parce que, si elles ne l’étaient pas, elles s’anéantiraient dans la réalité et dans la logique naturelle des choses. Les lois naturelles sont les procédés naturels et réels, plus ou moins particuliers, par lesquels toutes les choses existent, et, au point de vue théorique, elles sont la seule explication possible des choses. Donc, qui veut les comprendre doit renoncer une fois pour toutes et au Dieu personnel des théologiens et à la Divinité impersonnelle des métaphysiciens.

Mais de ce que nous pouvons nier avec une pleine certitude l’existence d’un divin législateur, il ne suit pas du tout que nous puissions nous rendre compte de la manière dont se sont établies les lois naturelles et sociales dans le monde. Elles existent, elles sont inséparables du monde réel, de cet ensemble de choses et de faits, dont nous sommes nous mêmes les produits, les effets, sauf à devenir aussi, à notre tour, des causes — relatives — d’êtres, de choses et de faits nouveaux. Voilà tout ce que nous savons, et, je pense, tout ce que nous pouvons savoir. D’ailleurs comment pourrions-nous trouver la cause première, puisqu’elle n’existe pas ? ce que nous avons appelé la Causalité universelle n’étant elle-même qu’une Résultante de toutes les causes particulières agissantes dans l’Univers. Demander pourquoi les lois naturelles existent, ne serait-ce pas la même chose que de demander pourquoi existe cet Univers, en dehors duquel il n’y a rien, — pourquoi l’Être est ? C’est absurde.

Notes :

  1. Ici et plus loin, Bakounine n’emploie pas le mot de causalité dans son sens philosophique ordinaire. Ce mot signifie habituellement « le rapport de la cause à l’effet », et c’est avec cette acception qu’il est usité dans l’expression : « Le principe de causalité », le principe au nom duquel l’esprit rattache tout « effet » à une « cause ». Ce que Bakounine, lui, désigne par le mot de causalité, ce n’est pas cela, ce n’est pas une des formes nécessaires de nos conceptions logiques, une catégorie de l’entendement. C’est une sorte d’entité supérieure : l’ensemble de toutes les causes qui agissent, qui ont agi et qui agiront sur l’Univers. La Causalité universelle, qui est la chaîne infinie et éternelle des causes, remplace pour lui la Cause première, dont il déclare l’existence impossible précisément parce que « elle romprait, dans le passé, cet enchaînement éternel des causes, sans commencement comme sans terme ». — J. G.
  2. Comme tout individu humain, à chaque instant donné de sa vie, n’est aussi que la résultante de toutes les causes qui ont agi à sa naissance et même avant sa naissance, combinées avec toutes les conditions de son développement postérieur, aussi bien qu’avec toutes les circonstances qui agissent sur lui dans ce moment. (Note de Bakounine.)
  3. Je parle naturellement de l’esprit, de la volonté et des sentiments que nous connaissons, des seuls que nous puissions connaître : de ceux de l’animal et de l’homme, qui, de tous les animaux de cette terre, est — au point de vue général, non à celui de chaque faculté prise à part — sans doute le plus parfait. Quant à l’esprit, à la volonté et aux sentiments extra-humains et extra-mondiaux de l’Être dont nous parlent les théologiens et les métaphysiciens, je dois confesser mon ignorance, parce que je ne les ai jamais rencontrés, et personne que je sache n’a eu de rapports directs avec eux. Mais si nous en jugeons d’après ce que nous en disent ces messieurs, cet esprit est tellement incohérent et stupide, cette volonté et ces sentiments sont tellement pervers, que ce n’est pas la peine de s’en occuper autrement que pour constater tout le mal qu’ils sont censés avoir fait sur la terre. Pour prouver l’action absolue et directe des lois mécaniques, physiques et chimiques sur les faculté idéales de l’homme, je me contenterai de poser cette question : Que deviendraient les plus sublimes combinaisons de l’intelligence, si, au moment où l’homme les conçoit, on décomposait seulement l’air qu’il respire, ou si le mouvement de la terre s’arrêtait, ou si l’homme se voyait inopinément enveloppé par une température de soixante degrés au-dessus ou au-dessous de zéro ? (Note de Bakounine.)
  4. Il n’est pas nécessaire de faire remarquer ce qu’il y aurait d’inexact dans cette assertion si on l’entendait en un sens absolu. La vie humaine, la vie animale, la vie végétale, ne formant pas trois mondes distincts, la « loi du progrès » ne peut pas appartenir exclusivement à l’humanité. Bakounine le dira d’ailleurs expressément lui-même plus loin (voir p. 281), L’évolution des êtres animés, de la cellule primordiale éclose au sein des océans de l’époque géologique la plus lointaine, jusqu’à l’être supérieur que nous appelons homme, c’est précisément « la manifestation de la loi du progrès ». — J. G.
  5. Cette explication se trouve à la page 243. — J. G.
  6. Dire que Dieu n’est pas contraire à la logique, c’est affirmer que, dans toute l’extension de son être, il est complètement logique ; qu’il ne contient rien qui soit au-dessus, ou, ce qui veut dire la même chose, en dehors de la logique ; que, par conséquent, lui-même il n’est rien que la logique, rien que ce courant ou ce développement naturel des choses réelles ; c’est dire que Dieu n’existe pas. L’existence de Dieu ne peut donc avoir d’autre signification que celle de la négation des lois naturelles ; d’où résulte ce dilemme inévitable : Dieu est, donc il n’y a point de lois naturelles, il n’y a point d’ordre dans la nature, le monde présente un chaos, ou bien : Le monde est ordonné en lui-même, donc Dieu n’existe pas. (Note de Bakounine.)
  7. Il ne résulte aucunement de là que tout ce qui est logique ou naturel soit, au point de vue humain, nécessairement utile, bon et juste. Les grandes catastrophes naturelles : les tremblements de terre, les éruptions de volcans, les inondations, les tempêtes, les maladies pestilentielles, qui dévastent et détruisent des cités et des populations tout entières, sont certainement des faits naturels produits logiquement par un concours de causes naturelles, mais personne ne dira qu’elles sont bienfaisantes pour l’humanité. Il en est de même des faits qui se produisent dans l’histoire : les plus horribles institutions soi-disant divines et humaines ; tous les crimes passés et présents des chefs, de ces soi-disant bienfaiteurs et tuteurs de notre pauvre espèce humaine, et la désespérante stupidité des peuples qui obéissent à leur joug ; les exploits actuels des Napoléon III, des Bismarck, des Alexandre II et de tant d’autres souverains ou hommes politiques et militaires de l’Europe, et la lâcheté incroyable de cette bourgeoisie de tous les pays qui les encourage, les soutient, tout en les abhorrant du fond de son cœur ; tout cela présente une série de faits naturels produits par des causes naturelles, et par conséquent très logiques, ce qui ne les empêche pas d’être excessivement funestes à l’humanité. (Note de Bakounine.)
  8. Je suis l’usage établi, en séparant en quelque sorte le monde social du monde naturel. Il est évident que la société humaine, considérée dans toute l’étendue et dans toute la largeur de son développement historique, est aussi naturelle, et aussi complètement subordonnée à toutes les lois de la nature, que le monde animal et végétal, par exemple, dont elle est la dernière et la plus haute expression sur cette terre. (Note de Bakounine.)
  9. Il est assez piquant de voir Bakounine, se conformant à l’usage habituel de la langue, prendre ici le mot « anarchie » en mauvaise part, dans le sens de « désordre ». Pourquoi l’a-t-il fait ? simple négligence de style, sans doute. Il savait mieux que personne qu’« anarchie » est au contraire synonyme d’« ordre naturel », puisque l’absence d’un ordonnateur est la condition nécessaire de l’existence de l’ordre, ainsi qu’il va le démontrer à la page suivante.

◄|►

En complément de lecture, et en version PDF {N°30} de 7 pages téléchargeable et imprimable à l’envie, gratuitement, cet exemple de Charte Confédérale par Michel Bakounine, véritable alternative pour nous gérer sans État ni institutions coercitives obsolètes et établie au Congrès de l’Internationale anti-autoritaire de St Imier en 1872.

Et pour comprendre qui était vraiment Michel Bakounine. Non celui décrit habituellement comme : un « révolutionnaire professionnel, plus qu’un philosophe. Ainsi a-t-il toujours donné la première place à la lutte et n’a jamais pris le temps d’écrire une œuvre. Ses textes ont toujours été conçus dans l’urgence, pour répondre aux nécessités politiques du moment. Ils sont écrits au fil de la pensée et partent dans des digressions qui prennent finalement plus de place que le propos initial. Bakounine n’a pratiquement jamais terminé un texte. Source Wikipédia.

Publié initialement par la Revue Ballast et relayé par R71, et afin de vous défaire de ces idées toutes faites sur Bakounine, comme sur l’Anarchie.

Vous pouvez lire, télécharger et imprimer gratuitement toutes les versions PDF, il y en a 32  à ce jour et d’autres sont à venir en suivant ce lien ► https://jbl1960blog.wordpress.com/les-pdf-de-jbl1960/

Je ne rajoute rien de plus, j’espère juste qu’en lisant ces mots ils vous transporteront aussi loin que possible, non pour vous perdre, mais bien au contraire, vous retrouver et vous permettre de savoir qui vous êtes et qui nous sommes, ICI & MAINTENANT…

C’est tout le mal que je nous souhaite !

JBL1960

Source de l’image ► Pinterest

Nous sommes la solution…

…Puisque nous sommes tous colonisés !

John Pilger  que j’ai très souvent relayé sur mon blog, n’a cependant pas appelé au Boycott du Potus2016 et à mon grand regret…

Pour autant, il signe un excellent papier que traduit pour nous R71.

Auparavant je rappelle ci-dessous son documentaire-choc sur « La Guerre invisible » en VOSTFR (C’est Voltigeur du site Les Moutons Enragés qui nous avait refilée le lien l’année dernière) que mène assurément l’empire anglo-américano-christo-sioniste depuis toujours, car il ne sait faire que cela, c’est son ADN que de dominer le monde par le meurtre, le vol des terres, génocidant tout se qui passe, allant le chercher même comme les Africains pour les soumettre et dans le même temps institutionnalisant le génocide dans les Pensionnats pour Indiens dans toute l’île de la Grande Tortue : Tuant l’indigène pour sauver l’homme blanc et de surcroit chrétien…

Vidéo mise en ligne par Deep Green Resistance France – Le Partage 

Titre Original : “The War You Don’t See” – Ce documentaire est une critique acerbe du rôle des journalistes et des dirigeants des grands médias de masse, des principales chaines de télévisions notamment, qui sont littéralement amenés à agir comme de véritables agents de la propagande gouvernementale lors des couvertures médiatiques des guerres contemporaines, tandis que d’autres journalistes et photographes de presse sont en première ligne, confrontés à des dangers inimaginables et même à la mort, au nom de la liberté de la presse.

Résistance au colonialisme : nous sommes tous des palestiniens, nous sommes tous des colonisés… (avec John Pilger)

John Pilger de retour à son meilleur niveau… Cela fait plaisir de le traduire de nouveau.

Pilger part de l’affaire de la Palestine pour condamner le colonialisme sioniste (ou autre), nous partons de la condamnation du colonialisme existant toujours (Canada, USA, Australie etc…) et y incluons bien entendu la Palestine et le sionisme.

Pilger nous dit en conclusion : “[…] si nous comprenons qu’ils sont nous et que nous sommes eux.”

Nous disons depuis 2013 que “Nous sommes tous des colonisés”… Une fois de plus, on arrive aux mêmes conclusions par des voies différentes…

Il nous semble que sur bien des sujets s’opère une convergence de la dissidence sur l’universel. Tout ceci est de très bon augure car cela veut dire que les violons commencent à s’accorder au-delà du temps et de l’espace.

~ Résistance 71 ~

La Palestine est toujours le problème

John Pilger | 11 juillet 2017 | Source ► http://www.informationclearinghouse.info/47416.htm

Traduit de l’anglais par Résistance 71 ► URL de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2017/07/15/resistance-au-colonialisme-nous-sommes-tous-des-palestiniens-nous-sommes-tous-des-colonises-avec-john-pilger/

Lorsque je suis allé pour la première fois en Palestine, alors jeune journaliste dans les années 1960, je suis resté dans un kibboutz. Les gens que j’y rencontrais étaient de durs travailleurs, à l’esprit fort et s’appelaient eux-même des socialistes. Je les aimais bien.

Un soir, au dîner, je me suis enquis de ces silhouettes de gens que l’on apercevait dans le lointain, au-delà de notre périmètre.

“Ce sont des Arabes, des nomades.” me disait-on. Ces mots étaient presque crachés. Israël, disaient-ils, à savoir la Palestine, avait été essentiellement une étendue déserte et une des grandes entreprises et succès sionistes avait été de rendre le désert vert. Ils me donnèrent en exemple leurs récoltes d’oranges de Jaffa, qui étaient exportées dans le monde entier. Quel triomphe sur la nature désavantageuse et la négligence humaine.

Ce fut le tout premier mensonge. La plupart des orangeraies et des vignobles appartenaient à des Palestiniens qui avaient travaillé la terre et exporté oranges et raisins vers l’Europe depuis le XVIIIème siècle. L’ancienne ville palestinienne de Jaffa était connue par ses anciens habitants locaux comme l’endroit des oranges tristes. Sur le kibboutz, le mot “Palestinien” n’était jamais utilisé. Pourquoi, demandais-je. La réponse fut un lourd silence gêné.

Dans tout le monde colonisé, la véritable souveraineté des peuples indigènes est crainte par ceux qui ne peuvent jamais vraiment complètement masquer le fait et le crime, qu’ils vivent sur des terres volées

(Note de R71 : L’oligarchie a réussi à faire croire depuis les “luttes d’indépendance” dans le monde après la seconde guerre mondiale, que nous vivons dans un “monde post-colonial”, ce qui est un mensonge et une falsification éhontés. Israël en l’occurrence mais aussi les États-Unis, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et essentiellement tous les pays du Commonwealth britannique, vivent toujours sous le joug colonial avec des colons génocidaires installés et prêts à tout pour maintenir leurs privilèges, surtout celui du profit émanant des terres volées aux nations autochtones originelles et naturelles aux endroits…)

Nier aux gens leur humanité est l’étape suivante, comme les juifs ne le savent que trop bien. Violer la dignité d’un peuple, sa culture et sa fierté s’ensuit de manière aussi logique que la violence.

A Ramallah, après l’invasion de la Cisjordanie par feu Ariel Sharon *en 2002, je marchais dans les rues jonchées de véhicules écrasés et bordées de maisons détruites, j’allais au centre culturel palestinien. Jusque ce matin là, les soldats israéliens y avaient campé.

J’y fut accueilli par sa directrice Liana Badr, une romancière, dont les manuscrits originaux jonchaient le sol, déchirés. Le disque dur de l’ordinateur contenant sa fiction et une bibliothèque de pièces de théâtre et de poésie avait été saisi par les soldats israéliens. Pratiquement tout avait été démoli, vandalisé.

Pas un seul livre n’avait survécu intact, pas une seule K7 d’une des collections les plus originales du cinéma palestinien n’avait survécu au désastre.

Les soldats avaient uriné et déféqué sur les sols, sur les bureaux, sur les tapisseries et les œuvres d’art. Ils avaient badigeonné des excréments sur des peintures d’enfants et y avaient écrit, à la merde, “Born to Kill” / “Nés pour tuer”.

Liana Badr avait les larmes aux yeux, mais elle était droite et dit alors: “on le refera”.

Ce qui enrage ceux qui colonisent et occupent, volent et oppriment, vandalisent et violent, c’est le refus total des victimes de se plier et d’obéir. Et ceci est le tribut que nous devons tous payer aux Palestiniens. Ils refusent d’être asservis, ils refusent d’obéir. Ils continuent. Ils attendent l’heure de se battre de nouveau et ils le font alors même que ceux qui les gouvernent collaborent avec leurs oppresseurs.

Au milieu des bombardements israéliens de Gaza en 2014, le journaliste palestinien Mohamed Omer n’a jamais cessé de rapporté les évènements. Lui et sa famille furent touchés, il a dû faire la queue des heures durant pour avoir de l’eau et de la nourriture et a dû les transporter au travers des ruines et des décombres. Lorsque je l’avais au téléphone, je pouvais entendre les bombes exploser juste derrière sa porte. Il refusa d’obéir.

Les reportages de Mohamed, illustrés d’images horribles, étaient un modèle de journalisme professionnel qui faisait honte aux reportages indulgents des soi-disant grands médias britanniques en GB et aux USA. La notion d’objectivité de la BBC, amplifier les mythes et les mensonges de l’autorité, pratique dont elle est très fière, est quotidiennement couverte de honte par les reportages de journalistes comme Mohamed Omer.

Durant plus de 40 ans, j’ai enregistré le refus du peuple de Palestine de courber l’échine devant ses agresseurs et ses oppresseurs: Israël, les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’Union Européenne.

Depuis 2008, seule la GB a donné des licences d’exportation d’armes vers Israël ainsi que des missiles, des drones et des fusils de tireur d’élite pour une valeur de 434 millions de Livres.

Ceux qui se sont dressés contre cela, sans armes, ceux qui ont refuser d’obéir, sont des Palestiniens que j’ai eu le privilège de connaître:

Mon ami, feu Mohamed Jarella, qui travaillait pour l’UNRWA ; c’est lui qui me montra pour la première fois en 1967, un camp de réfugiés palestiniens. C’était un froid jour d’hiver et les élèves de l’école tremblaient de froid. “Un jour” disait-il, “un jour…”

Moustapha Barghouti, dont l’éloquence demeure intacte, qui décrivit la tolérance qui existait en Palestine entre les juifs, les musulmans et les chrétiens, jusqu’à ce que, me dit-il, “les sionistes voulurent un état aux dépends des Palestiniens.”

La Dr Mona el-Farra, médecin de Gaza, dont la passion fut de lever des fonds pour la chirurgie esthétique des enfants qui avaient été défigurés par les balles et les éclats de projectiles israéliens. Son hôpital fut pulvérisé par des bombes israéliennes en 2014.

Le Dr Khalid Dahlan, psychiatre, dont les séminaires à Gaza pour les enfants rendus quasiment fous par la violence israélienne, étaient des oasis de civilisation.

Mort d’un nouveau-né

Fatima et Nasser sont un couple dont la maison se situait dans un village près de Jérusalem désigné “Zone A et B”, ce qui veut dire que cette zone de terre avait été déclarée “pour les juifs seulement”. Leurs parents vécurent là, ainsi que leurs grands-parents. Aujourd’hui, des bulldozers tracent des routes pour seulement les juifs, protégées par des lois uniquement pour juifs.

Il était juste après minuit lorsque Fatima commença ses contractions pour son accouchement, celui de son second enfant. Le bébé était prématuré et lorsqu’ils arrivèrent à un contrôle routier avec l’hôpital en vue, le jeune soldat israélien leur dit qu’ils avaient besoin d’un autre document pour pouvoir passer. Fatima saignait abondamment. Le soldat rit et imita ses gémissements et leur dit alors “retournez chez vous.” Le bébé naquit là, dans un camion. Bientôt il devint bleu de froid et, sans soins, mourut. Son nom était Sultan.

Pour les Palestiniens, ceci sera une histoire tout à fait routinière. La question est: pourquoi ces histoires ne sont-elles pas familières à Londres et Washington, Bruxelles et Sydney ? En Syrie, une cause libérale récente, une cause pour George Clooney, est grassement rémunérée en GB et aux États-Unis, bien que les bénéficiaires en soient les soi-disant rebelles, dominés par des djihadistes fanatiques, le produit de l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak et de la destruction de la Libye moderne.

Et pourtant, la plus longue occupation et résistance des temps modernes n’est pas reconnue. Lorsque soudainement l’ONU remue l’affaire et définit Israël comme un état d’apartheid (NdT : ce qu’il n’est pas… L’Af’sud était un état d’apartheid, ségrégationniste, pas Israël, Israël est un état exclusif se voulant génocidaire : pas de cohabitation avec l’autochtone, soit il part sans espoir de retour, soit il est tué…), comme elle l’a fait cette année et il y a une levée de boucliers, pas contre l’état raciste en question, mais contre l’ONU qui a osé briser l’omerta.

“La Palestine”, disait Nelson Mandela, “est le plus grand problème moral de notre époque.” Pourquoi cette vérité est-elle supprimée ? jour après jour, mois après mois, année après année ?…

Pour Israël, l’état d’apartheid, coupable de crimes contre l’humanité et de plus de violations de la loi internationale que n’importe quel autre état, le silence persiste parmi ceux qui savent et dont le boulot est de maintenir le cap et l’ardoise propre.

Pour Israël, tant de journalisme est intimidé et contrôlé par un groupe de pensée qui demande le silence sur la Palestine tandis que le journalisme honorable lui, est passé dans la dissidence : métaphore souterraine….

Un seul mot “conflit”, permet ce silence. “Le conflit arabo-israélien”, récite les robots en lisant leur télé-prompteur. Lorsqu’un ancien journaliste de la BBC, un homme qui connaît la vérité, se réfère à “deux narratifs”, la contorsion morale est achevée.

Il n’y a pas de conflit, pas deux narratifs avec leur point d’équilibre moral. Il y a une occupation militaire forcée par une puissance dotée de l’arme nucléaire et soutenue par l’armée la plus puissante du monde ; il y en en plus une injustice de dimension épique.

Le mot “occupation” est peut-être banni, effacé du dictionnaire ; mais la mémoire de la vérité historique ne peut pas être bannie: celle de l’expulsion systémique des Palestiniens de leur terre ancestrale. Les Israéliens appelèrent cela le “Plan D” en 1948. L’historien israélien Benny Morris décrit comment David Ben Gourion**, le premier premier ministre d’Israël, a reçu cette question d’un de ses généraux : “Que doit-on faire des Arabes ?”

Le premier ministre, écrivit Morris : “balaya vigoureusement l’air de sa main.” “Expulsez-les !” déclara t’il.

Soixante-dix ans plus tard, ce crime est totalement supprimé de la culture intellectuelle et politique de l’occident. Ou alors c’est sujet à débat, à peine controversif. Des journalistes grassement payés acceptent avidement les voyages du gouvernement, l’hospitalité ou la flatterie, ils sont truculents dans leurs protestions d’indépendance. Le terme “d’idiots utiles” a été créé spécifiquement pour eux.

Accepter des récompenses

En 2011, je fus frappé par la facilité avec laquelle un des romanciers les plus en vue de Grande-Bretagne, Ian McEwan, un homme baignant dans le flot de la lumière bourgeoise, a accepté le prix de littérature de la ville de Jérusalem dans l’état d’apartheid.

McEwan se serait-il rendu à Sun City dans l’Afrique du Sud de l’apartheid ? Ils y donnaient également des récompenses, tous frais payés. McEwan a justifié son action par des mots hypocrites au sujet de l’indépendance de la “société civile”.

La propagande du type de celle délivrée par McEwan, contenant la conventionnelle frappe sur la main de ses hôtes satisfaits, est une arme de l’oppresseur en Palestine. Mielleuse, elle insinue presque tout ce qu’on veut de nos jours.

Comprendre et détruire la propagande culturelle et d’État est aujourd’hui notre tâche la plus critique. On nous pousse à marche forcée vers une seconde guerre froide dont le but éventuel est de subjuguer et de balkaniser la Russie et d’intimider la Chine.

Lorsque Trump et Poutine ont parlé à huis-clos pendant plus de deux heures en marge de la réunion du G20 à Hambourg, apparemment sur le besoin de ne pas aller en guerre l’un contre l’autre, les objecteurs les plus vociférateurs furent ceux-là même qui ont mené la charge du libéralisme, comme cet écrivain politique sioniste du quotidien du Guardian de Londres.

“Pas étonnant que Poutine souriait à Hambourg”, écrivit Jonathan Freedland, “il sait qu’il a réussi dans son objectif principal : il a rendu l’Amérique de nouveau faible.” Méchant Poutine…

Ces propagandistes n’ont jamais vu ni connu la guerre mais ils adorent le jeu impérialiste de la guerre. Ce que Ian McEwan appelle la “société civile” est devenue une riche source de propagande affiliée.

Ainsi lorsqu’Israël est rappelé à l’ordre par les gouvernements et les ONG de “respecter les droits de l’Homme” en Palestine, rien ne se passe, parce qu’ils savent tous qu’il n’y a rien à craindre, rien ne va changer.

Prenez un terme souvent utilisé par les gardiens de cette “société civile”, les “droits de l’Homme”. Comme tout autre noble concept de “démocratie”, les “droits de l’Homme” se sont retrouvés vidés de leur substance et de leur objectif.

Tout comme le “processus de paix” et la “feuille de route”, les droits de l’Homme en Palestine ont été détournés par les gouvernements occidentaux et les ONG entrepreneuriales qu’ils financent (NdT : indirectement, mais il faut toujours suivre le fric pour savoir qui se cache derrière telle ou telle association ou ONG…) et qui affirme une chimérique autorité morale.

Ainsi, lorsqu’Israël est appelé par les gouvernements et les ONG à “respecter les droits de l’Homme” en Palestine, rien ne se passe, parce qu’ils savent tous très bien qu’il n’y a rien à craindre, rien ne va changer.

Remarquez le silence de l’UE, qui s’accommode parfaitement d’Israël tout en refusant de maintenir ses engagements au peuple de Gaza, comme par exemple maintenir ouverte la ligne de vie de Raffah, une mesure dont elle a accepté d’être un partenaire prépondérant au cours du processus d’arrêt des combats en 2014. Un port pour Gaza, dont le projet fut accepté par Bruxelles en 2014, a été abandonné.

La commission des Nations-Unies à laquelle j’ai fait référence s’appelle la Commission Économique et Sociale pour l’Asie Occidentale, a décrit Israël comme et je cite : “fabriqué pour le but principal” de la discrimination raciale. Des millions de gens comprennent cela. Ce que les gouvernements de Londres, Washington, Bruxelles et Tel Aviv ne peuvent pas contrôler est que l’humanité de la rue est en train de changer comme peut-être jamais auparavant.

Un monde en mouvement

Les gens, partout, remuent et sont de plus en plus conscients, de mon point de vue, que jamais auparavant. Certains sont déjà en révolte ouverte. L’atrocité de l’incendie de la tour Grenfell à Londres a rapproché les communautés dans un vibrant mouvement de quasi résistance nationale.

Grâce à une campagne populaire, le judiciaire examine aujourd’hui les preuves pouvant mener à une possible inculpation pour crimes de guerre de Tony Blair. Même si cela échoue, c’est un développement crucial qui met à bas une barrière de plus entre le public et sa reconnaissance de la nature vorace et prédatrice des crimes du pouvoir d’état, le dédain systémique pour l’humanité commis en Irak, en Palestine et dans l’évènement de la tour Grenfell. Ce sont des points qui ne demandent qu’à être connectés. Pour la plus grande partie de ce XXIème siècle, la fraude du pouvoir corporatiste posant comme la démocratie était directement dépendante de la propagande de distraction : largement fondé sur un culte du “moi-je”, du narcissisme créé pour désorienter notre sens et capacité de voir, regarder et considérer l’autre, d’agir ensemble pour la justice sociale et l’internationalisme.

Les notions de classe, genre et race furent écartelées. Le personnel devint le politique et le média le message. La promotion du privilège bourgeois fut présenté comme la “politique progressiste”. Ce ne l’était pas. Ne l’a jamais été. Ce n’est que la promotion du privilège et du pouvoir.

Parmi la jeunesse, l’internationalisme a trouvé une vaste nouvelle audience. Regardez le soutien à Jeremy Corbyn et le sort réservé au grand cirque du G20 à Hambourg. En comprenant la vérité et les impératifs de l’internationalisme et en rejetant le colonialisme, nous comprenons la lutte pour la Palestine,

Mandela l’a dit de cette façon là : “Nous savons tous parfaitement bien que notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens”.

Au cœur du Moyen-Orient règne cette injustice historique en Palestine. Jusqu’à ce que celle-ci ne soit résolue et que les Palestiniens aient retrouvé leur terre et leur liberté et que les Israéliens soient les égaux des Palestiniens devant la loi, il n’y aura pas de paix dans la région et peut-être nulle part ailleurs. (NdT : ce que Pilger ignore ici est le fait que cela est fait pour cela, le but est la guerre et donc le chaos perpétuels, la division et la manipulation pour toujours plus de contrôle de la même clique sur le plus grand nombre…)

Ce que disait Mandela est que a liberté elle-même est précaire tandis que des gouvernements puissants peuvent simplement nier les autres, les terroriser, les emprisonner et les tuer, en notre nom. Israël comprend certainement la menace du fait qu’un jour, il devra être normal.

C’est pourquoi son ambassadeur en GB est Mark Regev, bien connu des journalistes comme étant un pro de la propagande et pourquoi “l’énorme bluff” des accusations d’antisémitisme, comme l’appelle l’historien israélien Illan Pappe, fut permis de déformer le parti travailliste et d’affaiblir la position de leader de Jeremy Corbyn. Le fait est que cela a échoué.

Tout bouge vite maintenant. La remarquable campagne du BDS (Boycott, Disinvestment and Sancions) est un succès, jour après jour, des villes, des syndicats et des corps étudiants la reconnaissent et l’endorsent. La tentative du gouvernement britannique de restreindre les conseils locaux d’endorser la campagne BDS a échoué devant les tribunaux.

Tout ceci n’est pas vain. Lorsque les Palestiniens se lèveront encore, comme ils le feront, ils ne seront peut-être pas couronnés de succès au début, mais ils le seront éventuellement si nous comprenons qu’ils sont nous et que nous sommes eux.

◄|►

**David Ben Gourion : La Paix n’est pas notre principal intérêt.
Tu m’étonnes, tenez c’est .
Comme le précise R71 le but est, et à toujours été, la guerre perpétuelle puisque la paix n’a jamais été leur principal intérêt…
John Pilger a parfaitement raison, nous nous éveillons, en nombre, des ex-soldats US appellent à dire NON, à refuser la guerre perpétuelle au terrorisme, (et nous savons et prouvons que l’Occident soutient le terrorisme) et surtout ils appellent les Zuniens, les occupants illégaux à cesser de se considérer comme des êtres supérieurs, exceptionnels et indispensables…

Ce ne sera que lorsque nous, les occidentaux, reconnaitrons les criminels de guerre parmi les nôtres et que nous arrêterons de nier la vérité que le sang commencera à sécher…

L’avenir de l’humanité et le salut de l’Occident passent par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur Terre…

JBL1960

Dans cette page de mon blog LES PDF DE JBL1960 des textes politiques fondateurs, exemple de Charte confédérale et nombreuses solutions anticoloniales véritables alternatives non pour améliorer les conditions de notre servitude mais éradiquer, purement et simplement le Système étatisé-capitaliste et l’inégalité institutionnelle.

Et je vous recommande tout particulièrement le N° 3 TRADUCTION DE LA BIBLE & ESCROQUERIE HISTORIQUE, version PDF de 47 pages – Des travaux de recherche du Dr. Ashraf Ezzat mis à jour le 26 juin dernier et introduit par ce billet de blog, parfaitement ad hoc avec cette guerre parfaitement visible qui est mené contre nous les peuples colonisés de la Terre…

Au bureau de La Révolte ; J’inscris mon nom… Une bonne fois pour toutes !

En apportant ma réflexion et en amplifiant les voix anticoloniales des peuples autochtones de tous les continents…

ICI & MAINTENANT ET D’OÙ JE SUIS…

Un simple grain de sable capable d’enrayer la Machine à nous broyer…

Simple porte-voix, portée, moi-même par les ombres natives…

Je laisse une minuscule trace, une toute petite empreinte témoin de mon passage, de ma réflexion mais surtout de mon action…

Pour inscrire mon nom au bureau de LA RÉVOLTE et une bonne fois pour toutes ▼ PREMIÈRE PARTIE

~~~~▼~~~~

Changement de paradigme politique : L’anarchie dans l’évolution socialiste (Pierre Kropotkine) ~ 2ème partie ~

URL de l’article source Résistance71 ► https://resistance71.wordpress.com/2017/07/11/changement-de-paradigme-politique-lanarchie-dans-levolution-socialiste-pierre-kropotkine-2eme-partie/

L’ANARCHIE

Dans l’Évolution Socialiste

2ème Édition

Pierre Kropotkine

Prix : 10 centimes

PARIS

Au bureau de la Révolte

140, rue Mouffetard, 14ème

1892

1ère partie

2ème partie

Avons-nous besoin, en effet, d’un gouvernement pour instruire nos enfants ? que le travailleur ait seulement le loisir de s’instruire, — et vous verrez comme partout surgiront, de par la libre initiative des parents, des personnes aimant la pédagogie, des milliers de sociétés d’instruction, d’écoles de tout genre, rivalisant entre elles pour la supériorité de l’enseignement. Si nous n’étions pas écrasés d’impôts et exploités par nos patrons comme nous le sommes, ne saurions-nous pas le faire infiniment mieux nous-mêmes ? Les grands centres prendraient l’initiative du progrès et prêcheraient d’exemple ; et le progrès réalisé — personne de vous n’en doute — serait incomparablement supérieur à ce que nous parvenons à obtenir de nos ministères.

L’État est-il nécessaire même pour défendre un territoire ? Si des brigands armés viennent attaquer un peuple libre, ce peuple armé, bien outillé, n’est-il pas le rempart le plus sûr à opposer aux agresseurs étrangers ? Les armées permanentes sont toujours battues par les envahisseurs, et — l’histoire est là pour le dire — si on parvient à les repousser, ce n’est jamais que par un soulèvement populaire.

Excellente machine pour protéger le monopole, le gouvernement a-t-il su nous protéger contre les quelques individus qui parmi nous seraient enclins à mal faire ? En créant la misère, n’augmente-t-il pas le nombre de crimes, au lieu de les diminuer ? En créant les prisons, où des populations entières d’hommes et d’enfants viennent s’engouffrer pour en sortir infiniment pires que le jour où ils y sont entrés, l’État n’entretient-il pas, aux frais des contribuables, des pépinières de vices ?

En nous obligeant à nous décharger sur d’autres du soin de nos affaires, ne crée-t-il pas le vice le plus terrible des sociétés, — l’indifférence en matière publique ?

Et d’autre part, si nous analysons tous les grands progrès de notre siècle, — notre trafic international, nos découvertes industrielles, nos voies de communication, — est-ce que à l’État ou à l’initiative privée que nous les devons ?

Voici le réseau de chemins de fer qui couvre l’Europe. À Madrid, par exemple, vous prenez un billet direct pour Pétersbourg. Vous roulez sur des routes qui ont été construites par des millions de travailleurs mis en mouvement par des vingtaines de compagnies ; des locomotives espagnoles, françaises, bavaroises, russes, viendront s’atteler à votre wagon. Vous roulez sans perdre nulle part vingt minutes, et les deux cents francs que vous avez payés à Madrid se répartiront équitablement, à un sou près, entre les compagnies qui ont contribué à votre voyage.

Eh bien, cette ligne de Madrid à Pétersbourg s’est construite par petits tronçons isolés qui ont été reliés peu à peu. Les trains directs sont le résultat d’une entente entre vingt compagnies différentes. Je sais qu’il y a eu des froissements au début, que des compagnies, poussées par un égoïsme mal compris, ne voulaient pas s’entendre avec les autres. Mais je vous demande : Qu’est-ce qui valait mieux ? Subir ces quelques froissements, ou bien attendre qu’un Bismarck, un Napoléon ou un Tchinghiz Khan eût conquis l’Europe, tracé les lignes au compas et ordonné la marche des trains ? Nous en serions encore aux voyages en diligence.

Le réseau de vos chemins de fer est l’œuvre de l’esprit humain procédant du simple au composé, par les efforts spontanés des intéressés ! et c’est ainsi que se sont faites toutes les grandes entreprises de notre siècle. Nous payons, il est vrai, trop cher les gérants de ces entreprises. Raison excellente pour supprimer leurs rentes ; mais non pour confier la gérance des chemins de fer de l’Europe à un gouvernement européen.

Quels milliers d’exemples ne pourrait-on pas citer à l’appui de cette même idée ! Prenez toutes les grandes entreprises : le canal de Suez, la navigation transatlantique, le télégraphe qui relie les deux Amériques. Prenez enfin cette organisation du commerce qui fait qu’en vous levant vous êtes sûrs de trouver le pain chez le boulanger — si vous avez de quoi le payer, ce qui n’arrive pas toujours aujourd’hui, — la viande chez le boucher et tout ce qu’il vous faut dans les magasins. Est-ce l’œuvre de l’État ? Certainement, aujourd’hui nous payons abominablement cher les intermédiaires. Eh bien, raison de plus pour les supprimer ; mais non pas de croire qu’il faille confier au gouvernement le soin de pourvoir à notre nourriture et à notre vêtement.

Mais, que dis-je ! Si nous suivons de près le développement de l’esprit humain à notre époque, ne sommes-nous pas frappés surtout pour satisfaire la variété infinie des besoins d’un homme de notre siècle : sociétés pour l’étude, pour le commerce, pour l’agrément et le délassement ; par la multiplicité des sociétés qui se fondent : les unes toutes petites, pour propager la langue universelle ou telle méthode de sténographie, les autres, grandioses, comme celle qui vient de se créer pour la défense des côtes d’Angleterre, pour éviter les tribunaux, et ainsi de suite. Si on voulait cataloguer les millions de sociétés qui existent en Europe, on ferait des volumes, et on verrait qu’il n’y a pas une seule branche de l’activité humaine qu’elles ne visent. L’État lui-même y fait appel dans son attribution la plus importante — la guerre. Il a dit : « Nous nous chargeons de massacrer, mais nous sommes incapables de songer à nos victimes ; faites une société de la Croix-Rouge pour les ramasser sur les champs de bataille et les soigner ! »

Eh bien, citoyennes et citoyens, que d’autres préconisent la caserne industrielle et le couvent du Communisme autoritaire, nous déclarons que la tendance des sociétés est dans une direction opposée. Nous voyons des millions et des millions de groupes se constituant librement pour satisfaire à tous les besoins variés des êtres humains, — groupes formés, les uns, par quartier, par rue, par maison ; les autres se donnant la main à travers les murailles des cités, les frontières, les océans. Tous composés d’êtres humains qui se recherchent librement et après s’être acquittés de leur travail de producteur, s’associent, soit pour consommer, soit pour produire les objets de luxe, soit pour faire marcher la science dans une direction nouvelle.

C’est là tendance du XIXe siècle, et nous la suivons ; nous ne demandons qu’à la développer librement, sans entraves de la part des gouvernements.

Liberté à l’individu ! « Prenez des cailloux, disait Fourier, mettez-les dans une boîte et secouez-les ; ils s’arrangeront d’eux-mêmes en une mosaïque que jamais vous ne parviendriez à faire si vous confiiez à quelqu’un le soin de les disposer harmoniquement. »

III

Maintenant, citoyennes et citoyens, laissez-moi passer à la troisième partie de mon sujet, — la plus importante au point de vue de l’avenir.

Il n’y a pas à en douter : les religions s’en vont. Le XIXe siècle leur a porté un coup de grâce. Mais les religions, toutes les religions, ont une double composition. Elles contiennent d’abord une cosmogonie primitive, une explication grossière de la nature ; et elles contiennent ensuite un exposé de la morale populaire, née et développée au sein de la masse du peuple.

En jetant par dessus bord les religions, en reléguant dans les archives à titre de curiosité historique, leurs cosmogonies, allons-nous aussi reléguer dans les musées les principes de morale qu’elle contiennent ?

On l’a fait, et nous avons vu toute une génération déclarer que, ne croyant plus aux religions, elle se moquait aussi de la morale et proclamait hautement le « Chacun pour soi » de l’égoïsme bourgeois.

Mais, une société, humaine ou animale, ne peut pas exister sans qu’il s’élabore dans son sein certaines règles et certaines habitudes de morale. La religion peut passer, la morale reste.

Si nous arrivions à considérer que chacun fait bien de mentir, de tromper ses voisins, de les dépouiller s’il le peut (c’est la morale de la bourgeoisie dans ses rapports économiques), nous arriverions à ne plus pouvoir vivre ensemble. Vous m’assurez de votre amitié, — mais ce n’est peut-être que pour mieux me voler. Vous me promettez de faire telle chose, — et c’est encore pour me tromper. Vous vous promettez de transmettre une lettre, et vous me la volez, comme un simple directeur de prison !

Dans ces conditions, la société devient impossible, et tout le monde le sent si bien que la négation des religions n’empêche nullement la morale publique de se maintenir, de se développer, de se poser un but de plus en plus élevé.

Ce fait est si frappant que les philosophes cherchent à l’expliquer par les principes d’utilitarisme ; et récemment Spencer cherchait à baser cette moralité qui existe parmi nous sur les causes physiologiques et les besoins de conservation de la race.

Quant à nous, pour mieux dire ce que nous en pensons, permettez-moi de l’expliquer par un exemple :

Voilà un enfant qui se noie, et quatre hommes sur le rivage qui le voient se débattre dans les flots. L’un d’eux ne bouge pas — c’est un partisan de « Chacun pour soi » de la bourgeoisie commerçante, c’est une brute, — n’en parlons pas !

Un autre fait cette réflexion : « Si je sauve l’enfant, un bon rapport en sera fait à qui de droit dans les cieux, et le Créateur me récompensera en doublant mes troupeaux et mes serfs. » — Et il se jette à l’eau. — Est-ce un homme moral ? Évidemment non ! C’est un bon calculateur, voilà tout.

Un troisième — l’utilitaire, — réfléchit ainsi (ou du moins les philosophes utilitaires le font ainsi raisonner) : « Les jouissances peuvent être classées en deux catégories : les jouissances inférieures et les jouissances supérieures. Sauver quelqu’un, c’est une jouissance supérieure, infiniment plus intense et durable que toutes les autres ; — donc, sauvons l’enfant ! » En admettant que jamais homme ait raisonné ainsi, cet homme ne serait-il pas un terrible égoïste ? et puis, serions-nous jamais sûrs qu’à un moment donné son cerveau de sophiste ne fasse pencher sa volonté du côté des jouissances inférieures, c’est-à-dire du laisser-faire ?

Et voici enfin le quatrième. Dès son enfance, il a été élevé à se sentir un avec tout le reste de l’humanité. Dès l’enfance, il a toujours pensé que les hommes sont solidaires. Il s’est habitué à souffrir quand d’autres souffrent à côté de lui et à se sentir heureux quand tout le monde est heureux ! Dès qu’il a entendu le cri déchirant de la mère, il a sauté à l’eau sans réfléchir, par instinct, pour sauver l’enfant. Et lorsque la mère le remercie, il lui répond : « Mais de quoi donc, chère dame ! je suis si heureux de vous voir heureuse. J’ai agi tout naturellement, je ne pouvais faire autrement ! »

Vos regards me le disent, citoyennes, — voilà l’homme vraiment moral, et les autres ne sont que des égoïstes à côté de lui.

Eh bien, citoyens, toute la morale anarchiste est là. C’est la morale du peuple qui ne cherche pas midi à quatorze heures. Morale sans obligation ni sanction, morale par habitude. Créons les circonstances dans lesquelles l’homme ne soit pas porté à mentir, à tromper, à exploiter les autres ; et le niveau moral de l’humanité, de par la force même des choses, s’élèvera à une hauteur inconnue jusqu’à présent.

Ah, certes, ce n’est pas en enseignant un catéchisme de morale qu’on moralise les hommes. Ce ne sont pas les tribunaux et les prisons qui diminuent le vice ; ils le déversent à flots dans la société. Mais c’est en les mettant dans une situation qui contribue à développer les habitudes sociales et à atténuer celles qui ne le sont pas.

Voilà l’unique moyen de moraliser les hommes. 

Morale passée à l’état de spontanéité, — voilà la vraie morale, la seule qui reste toujours, pendant que les religions et les systèmes philosophiques passent.

Maintenant, citoyennes et citoyens, combinez ces trois éléments, et vous aurez l’Anarchie et sa place dans l’évolution socialiste :

Affranchissement du producteur du joug du capital. Production en commun et consommation libre de tous les produits du travail en commun.

Affranchissement du joug gouvernemental. Libre développement des individus dans les groupes et des groupes dans les fédérations. Organisation libre du simple au composé, selon les besoins et les tendances mutuelles.

Affranchissement de la morale religieuse. Morale libre, sans obligation ni sanction, se développant de la vie même des sociétés et passée à l’état d’habitude.

Ce n’est pas un rêve de penseurs de cabinet. C’est une déduction qui résulte de l’analyse des tendances des sociétés modernes. Le Communisme anarchiste, c’est la synthèse des deux tendances fondamentales de nos sociétés : tendance vers l’égalité économique, tendance vers la liberté politique.

Tant que le Communisme se présentait sous sa forme autoritaire, qui implique nécessairement un gouvernement armé d’un pouvoir autrement grand que celui qu’il possède aujourd’hui, puisqu’il implique le pouvoir économique en plus du pouvoir politique, — le Communisme ne trouvait pas d’écho. Il a pu passionner un moment le travailleur d’avant 1848 prêt à subir n’importe quel gouvernement tout-puissant pourvu qu’il le fît sortir de la situation terrible qui lui était faite. Mais il laissait froids les vrais amis de la liberté. Aujourd’hui, l’éducation en matière politique a fait un si grand progrès que le gouvernement représentatif, qu’il soit limité à la Commune ou étendu à toute la nation, ne passionne plus les ouvriers des villes.

Le Communisme anarchiste maintient cette conquête, la plus précieuse de toutes — la liberté de l’individu. Il l’étend davantage et lui donne une base solide, — la liberté économique, sans laquelle la liberté politique reste illusoire.

Il ne demande pas à l’individu, après avoir immolé le dieu-maître de l’univers, le dieu-César et le dieu-Parlement, de s’en donner un plus terrible que les précédents, — le dieu-Communauté, d’abdiquer sur son autel son indépendance, sa volonté, ses goûts et de faire le vœu d’ascétisme qu’il faisait jadis devant le dieu crucifié.

Il lui dit, au contraire : « Point de société libre, tant que l’individu ne l’est pas ! Ne cherche pas à modifier la société en lui imposant une autorité qui nivellerait tout. Tu échoueras dans cette entreprise comme le Pape et César. — Mais modifie la société en sorte que tes semblables ne soient pas forcément tes ennemis. Abolis les conditions qui permettent à quelques-uns de s’accaparer le fruit du labeur des autres. Et, au lieu de chercher à bâtir la société de haut en bas, du centre à la périphérie, laisse-la se développer librement du simple au composé, par la libre union des groupes libres.

« Cette marche, gênée aujourd’hui, c’est la vraie marche de la société. Ne cherche pas à l’entraver, ne tourne pas le dos au progrès, marche avec lui ! — Alors le sentiment de sociabilité commun aux êtres humains, comme il l’est à tous les animaux vivant en société, pouvant se développer librement lorsque nos semblables cesseront d’être nos ennemis, — nous arriverons à un état de choses où chacun pourra donner libre essor à ses penchants, voire même à ses passions, sans autre contrainte que l’amour et le respect de ceux qui l’entourent. »

Voilà notre idéal. C’est l’idéal caché dans les cœurs des peuples, de tous les peuples.

Nous savons que nous n’arriverons pas à cet idéal sans de fortes secousses.

La fin de ce siècle nous prépare une formidable révolution. Qu’elle parte de la France, de l’Allemagne, de l’Espagne ou de la Russie, elle sera européenne. Elle se répandra avec cette même rapidité que celle de nos aînés, les héros de 1848 ; elle embrasera l’Europe.

La révolution ne se fera pas au nom d’un simple changement de gouvernement. Elle aura un caractère social. Il y aura des commencements d’expropriation, des exploiteurs seront chassés. Que vous le vouliez ou non, — cela se fera, indépendamment de la volonté des individus, et, si l’on touche à la propriété privée on sera forcé d’en arriver au Communisme ; il s’imposera. Mais le Communisme ne peut être ni autoritaire, ni parlementaire. Il sera anarchiste, ou il ne sera pas. La masse populaire ne veut plus se fier à aucun sauveur : elle cherchera à s’organiser elle-même.

Ce n’est pas parce que nous imaginons les hommes meilleurs qu’ils ne sont, que nous parlons Communisme et Anarchie. S’il y avait des anges parmi nous, nous pourrions leur confier le soin de nous organiser. Et encore les cornes leur pousseraient bien vite ! Mais c’est précisément parce que nous prenons les hommes tels qu’ils sont, que nous concluons : « Ne leur confiez pas le soin de vous gouverner. Tel ministre abject serait peut-être un excellent homme si on ne lui avait pas donné le pouvoir. L’unique moyen d’arriver à l’harmonie des intérêts, c’est la société sans exploiteurs, sans gouvernants. » Précisément parce qu’il n’y a pas d’anges parmi les hommes, nous disons : Faites en sorte que chaque homme voit son intérêt dans l’intérêt des autres, alors vous n’aurez plus à craindre ses mauvaises passions.

Le Communisme anarchiste étant le résultat inévitable des tendances actuelles, c’est vers cet idéal que nous devons marcher, au lieu de dire : « Oui, l’Anarchie est un excellent idéal », et ensuite de lui tourner le dos.

Et si la prochaine révolution ne parvenait pas à réaliser cet idéal entier, — tout ce qui sera fait dans la direction de l’idéal restera ; tout ce qui sera fait en sens contraire sera condamné à disparaître un jour ou l’autre.

Règle générale. — Une révolution populaire peut être vaincue, mais c’est elle qui donne le mot d’ordre du siècle d’évolution qui lui succède. La France expire sous le talon des alliés en 1815, et c’est la France qui impose à l’Europe l’abolition du servage, le régime représentatif. Le suffrage universel est noyé dans le sang, et c’est le suffrage universel qui devient le mot d’ordre du siècle.

La Commune expire en 1871 dans les mitraillades, et c’est la Commune libre qui est aujourd’hui le mot d’ordre en France.

Et si le communisme anarchiste est vaincu dans la prochaine révolution, après s’être affirmé au grand jour, non-seulement il en restera l’abolition de la propriété privée ; non-seulement le travailleur aura conquis sa vraie place dans la société, non-seulement l’aristocratie foncière et industrielle aura reçu un coup mortel ; mais ce sera le Communisme anarchiste qui deviendra le point de mire de l’évolution du vingtième siècle.

Il résume ce que l’humanité a élaboré de plus beau, de plus durable : le sentiment de la justice, celui de la liberté, la solidarité devenue un besoin pour l’homme. Il garantit la liberté d’évolution de l’individu et de la société. Il triomphera.

~~~~▲~~~~

Et à nouveau, tout est dit dans ce long texte…

Et nous pourrions penser qu’il a été écrit hier, tant il est d’actualité, tant il répond à l’Édito de la CNT-SO Macron : un gouvernement au service du fric et des patrons ! et que vous pouvez lire ici avec ma propre analyse tout autour : Macron : un gouvernement au service du fric et des patrons ! Édito de la CNT-SO  et celle de Résistance71.

Et en complément, puisque Pierre Kropotkine évoque plus haut, la « morale anarchiste » par des exemples précis et choisis, le PDF {N° 18} de 24 pages ► La Morale Anarchiste – Pierre Kropotkine, 1889 et introduit par ce billet de blog explicatif ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/03/19/la-morale-anarchiste-par-pierre-kropotkine-1889/
Et dont voici la conclusion : Lutte pour permettre à tous de vivre de cette vie riche et débordante, et sois sûr que tu retrouveras dans cette lutte des joies si grandes que tu n’en trouverais pas de pareilles dans aucune autre activité. C’est tout ce que peut te dire la science de la morale. À toi de choisir.
Parce que nous avons toujours le choix de vivre libres et heureux, tout comme l’avait affirmée par des mots simples, justes et si semblables à ceux de Kropotkine, la Nation Mohawk en juin 2016 :  Nous serons libres de choisir l’amour et la paix. ICI.
Alors qu’on nous impose la haine et la guerre et qu’il nous suffit pourtant de dire NON…
Ce que je fais aux côtés de Résistance71 et des peuples autochtones de tous les continents en inscrivant mon nom au bureau de La Révolte et une bonne fois pour toutes…
JBL1960

Le sublime d’Errico Malatesta en version PDF

Et grâce à Résistance71 ;

J’ai réunifié dans un PDF {N°32} de 55 pages, les publications faites par R71 en Septembre 2015 d’Errico Malatesta comme suit ;

1ère  partie page 20

2ème partie page 25

Ainsi que les deux dernières publications de Juin 2017 ;

Anarchie & Organisation par Errico Malatesta {1927} via R71

L’organisation, principe de la vie sociale par Errico Malatesta via R71

Pensée et Pratique anarchistes avec Errico Malatesta, version PDF

https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/06/pdferricomalatesta.pdf

Résistance71 m’a permis de comprendre la signification, voire la portée réelle de cette nécessité à vaincre l’inertie de départ, d’impulser la poussée primordiale, non violente afin d’enclencher un nouveau paradigme en lien avec les peuples autochtones de tous les continents et selon ce cheminement de pensée ;

Prise de conscience individuelle ► prise de conscience collective ► boycott et organisation parallèle ► désobéissance civile ► réorganisation politico-sociale ► changement de paradigme

Et pour initier cette Société des sociétés, comprendre que TOUT n’est pas à réinventer, à réécrire, juste changer radicalement notre mode pensée car nous avons bien compris, comme le disait Einstein que : « vous ne pouvez pas résoudre un problème en gardant le même processus mental » (si pour beaucoup d’entre nous, nous sommes des Sans-dents, pour autant nous ne sommes ni sans cervelle ni Sans-cerveau).

Il nous suffit de dépoussiérer les textes, comme ceux d’Errico Malatesta, d’en extraire le meilleur du meilleur, les étudier et en adapter, avec un processus mental différent, ce qui peut l’être.

Il n’est pas question d’en faire une application Per se ! Car, Malatesta, avait la conviction que rien ne pourrait se faire sans une insurrection qui mettra à bas le système. Il fait élire dans le programme de l’UAI en 1920 que « la seule voie qui reste au peuple qui veut s’émanciper est d’opposer la force à la force »

Cette violence, ni Kropotkine, ni Landauer ne la prônait, jamais…

Et avec R71 nous avons le même point de vue, nous avançons sur la même ligne, côte à côte, épaule contre épaule. Personne devant, personne derrière et surtout personne au-dessus, et par conséquent, personne en-dessous…

Pour autant, cette réserve faite, nous pouvons donc ne garder que le sublime de Malatesta et l’agréger à d’autres textes politiques fondateurs. C’est cela adapter l’ancien au neuf ;

Nous pensons qu’il n’y a pas de SOLUTIONS au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu, et qu’il n’y en aura jamais…

C’est pourquoi nous appelons toutes celles et tous ceux, et en n’excluant personne, qui se retrouveraient dans cette idée force pour : Ignorer le Système ► Créer les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchir et agir en une praxis commune ► Adapter le meilleur du meilleur de l’ANCIEN au monde d’aujourd’hui…

C’est R71 qui me précisait, lors de la mascarade des législatives 2017 qui vient de clore le chapitre VOTATION piège à « ons » ; Que l’émancipation du peuple pour et par la révolution sociale et la société des sociétés se fera par et pour le peuple (de manière générale) ou ne sera pas.

Et qu’il faudra que s’ouvre une fenêtre d’opportunités à deux éléments simultanés ;

1 – Une conjoncture politico-économique propice : le capitalisme et son système arrivant au bout du bout du banc sans mutation possible et…

2 – Une conscience politique des peuples ne menant pas à l’insurrection, mais au tsunami de la révolution sociale qui emportera tout sur son passage…

Rajoutant même : la crise du capitalisme et de l’impérialisme n’est pas encore au bout du bout du banc et que la conscience politique du peuple est… Nulle… Déduction ?

Les ouvriers et travailleurs des XIXème et XXème siècles jusqu’aux années 50 avaient une conscience politique 10 fois supérieure à aujourd’hui, mais le capitalisme était en plein boum. Si les peuples aujourd’hui se laissent une fois de plus manœuvrer pour qu’une guerre majeure (mondiale non-thermonucléaire*) se produise, alors l’oligarchie mettra de nouveau les compteurs à (quasi) zéro et le capitalisme pourra repartir. Si cela ne se fait pas le plan B est le changement de coquille impérialiste de Bernard cet ermite fourbe. Si nous empêchons les deux, il y aura une accélération de la déliquescence capitaliste, aventure mafieuse qui ne peut plus se survivre à elle même et la fenêtre politico-sociale sera plus que propice, dans cet intervalle il faudra que nous ayons, du moins 10 à 15% d’entre nous, atteint le point de décision ultime afin de mettre en place les associations libres, le chemin émancipateur. S’il y avait en France 8 à 9 millions de personnes décidées et incorruptibles passant à l’acte politique des associations libres, c’est fin de partie pour l’oligarchie avec effet boule de neige [NdeJBL : selon la théorie du 100ème singe ou la solution à 10% vue par Mohawk Nation News] garanti dans toute l’Europe. Idem si cela se produisait dans un autre pays européen.

 *Vu le niveau de psychopathie des psychopathes aux manettes ICI & , pour ma part, j’estime que rien n’est moins sûr. Surtout quand on a lu, vu et entendu ces ex soldats US contre la guerre perpétuelle ! Et suite aux dernières déclarations de Macron sur l’abstention ou sur la Syrie

Notre but commun, est de vaincre l’inertie de départ ; ICI & MAINTENANT

D’impulsée la poussée primordiale pour enclencher un nouveau paradigme

Nous le devons aux générations non-nées, nous leur devons, nous leur devons une vie libre et décente que l’oligarchie leur refusera comme elle nous le refuse.
Dans cette optique, on ne peut plus lâcher le morceau… Comme certaines espèces animales, nous avons deux mécanismes de défense :
1 – On mord l’hydre et on ne la lâche plus
2 – On pond nos œufs dedans et notre progéniture se nourrira de sa chair avant d’éclore au dehors et de mordre/pincer sans plus lâcher (et ainsi de suite…)

A terme, l’hydre/système ne peut pas gagner…

À charge pour les générations futures d’entretenir l’étincelle que nous aurons fait jaillir ICI & MAINTENANT… Cette étincelle capable d’embraser l’empire Anglo-américain-christo-sioniste

Car ici nous le savons bien que lutter contre cet empire/Hydre/Système c’est lutter contre tous les empires…

JBL1960