Betty, faut pas pleurer…

Non !

Je sais, ils t’ont couchée là.

Et puis, ils ont fermé leurs barreaux d’acier.

Si cette Betty était Albertine Sarrazin…

Albertine Sarrazin, c’était elle ;

Albertine Sarrazin, née le 17 septembre 19371 à Alger et morte le 10 juillet 19671 à Montpellier, est un écrivain français.

Première femme à raconter sa vie de prostituée, de délinquante et son expérience en prison pour femmes, elle meurt à 29 ans, après avoir passé huit années en prison. Elle est notamment connue pour avoir écrit le roman L’Astragale.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Albertine_Sarrazin

 

L’esclavage oublié…

Volontairement.

Quoique…

Le site Mondialisation-ca publie ce jour un article de John Martin du 14/04/2008 :

http://www.mondialisation.ca/les-esclaves-oublies-de-lhistoire-la-traite-des-irlandais/5505527

Les esclaves oubliés de l’histoire : La traite des Irlandais

Cet article fut traduit par égalité et réconciliation le 25/06/2014 et la source originale est

http://www.globalresearch.ca/the-irish-slave-trade-the-forgotten-white-slaves/31076

Ils sont venus comme esclaves ; de vastes cargaisons humaines transportées sur de grands navires britanniques à destination des Amériques. Ils furent expédiés par centaines de milliers et inclurent des hommes, des femmes, et même les plus jeunes enfants. Lorsqu’ils se rebellaient ou même désobéissaient à un ordre, ils étaient punis de la pire des manières. Les esclavagistes pendaient leur propriétés humaines par les mains et mettaient le feu à leurs pieds ou à leurs mains en guise de punition. Ils étaient brulés vifs et leur tête était placée sur un pieux au marché comme avertissement pour les autres captifs. Nous n’avons pas besoin de détailler tous les détails sanguinaires, n’est-ce pas ? Nous connaissons tous trop bien les atrocités de la traite négrière. Mais parlons-nous de l’esclavage en Afrique ?

Les rois James II et Charles Ier se sont aussi efforcés de manière continuelle à mettre en esclavage les Irlandais. Le célèbre britannique Oliver Cromwell perpétua cette pratique de déshumanisation de son voisin.

Le commerce d’esclaves irlandais commença quand James II vendit 30 000 prisonniers irlandais comme esclaves au Nouveau Monde. Sa proclamation de 1625 ordonnait que les prisonniers politiques irlandais fussent envoyés outre-mer et vendus à des colons anglais des Caraïbes. Au milieu du XVIe siècle, les Irlandais étaient les principaux esclaves vendus à Antigua et à Montserrat. À cette époque, 70 % de la population totale de Montserrat était composée d’esclaves irlandais.

L’Irlande devint rapidement la plus grande source de bétail humain pour les marchands anglais. La majorité des premiers esclaves du Nouveau Monde étaient en réalité des Blancs.

De 1641 à 1652, plus de 500 000 Irlandais furent tués par les Anglais et encore 300 000 furent vendus comme esclaves. La population irlandaise chuta de 1,5 million à 600 000 en une seule décennie. Des familles entières furent déchirées car les Britanniques interdisaient aux pères irlandais de prendre avec eux femmes et enfants à l’autre bout de l’Atlantique. Ceci créa une population sans défense faite de femmes et d’enfants sans-abris. La solution britannique fut de les vendre aux enchères eux aussi.

Durant les années 1650, plus de 100 000 enfants irlandais entre 10 et 14 ans furent arrachés à leurs parents et vendus comme esclaves dans les Caraïbes, en Virginie et en Nouvelle-Angleterre. Pendant cette décennie, 52 000 Irlandais (surtout des femmes et des enfants) furent vendus aux Barbades et en Virginie. 30 000 hommes et femmes irlandais furent aussi transportés et vendus au plus offrant. En 1656, Cromwell ordonna que 2 000 enfants irlandais soient emmenés en Jamaïque et vendus comme esclaves à des colons anglais.

De nombreuses personnes aujourd’hui évitent de nommer les esclaves irlandais pour ce qu’ils étaient vraiment : des esclaves. Ils utilisent des termes tels que « serviteurs à contrat » pour décrire la condition des Irlandais. Cependant, dans la plupart des cas du XVIIe au XVIIIe siècle, les esclaves irlandais n’étaient ni plus ni moins que du bétail humain.

Par exemple, le commerce d’esclaves africains venait juste de commencer durant cette même période. Il est bien établi que les esclaves africains, pas entachés de la théologie catholique alors méprisée et plus onéreux à acheter, étaient souvent bien mieux traités que les esclaves irlandais.

Les esclaves africains étaient très coûteux à la fin des années 1600 (50 sterlings). Les esclaves irlandais étaient bon marché (pas plus de 5 sterlings). Si un planteur fouettait ou battait un esclave irlandais à mort, ce n’était jamais un crime. La mort d’un esclave était un revers financier, mais revenait bien moins cher que de tuer un africain plus onéreux. Les maîtres anglais commencèrent rapidement à se reproduire avec les femmes irlandaises autant pour leur plaisir personnel que pour augmenter leurs profits. Les enfants d’esclaves étaient eux-mêmes des esclaves, ce qui agrandissait la force de travail gratuite des maîtres esclavagistes. Même si une femme irlandaise devenait libre d’une quelconque manière, ses enfants restaient esclaves de son maître. En conséquence, les mères irlandaises, malgré cette émancipation fraîchement acquise, abandonnaient rarement leurs enfants et restaient en servitude.

Avec le temps, les Anglais pensèrent à un meilleur moyen d’utiliser ces femmes (dans de nombreux cas, des filles jeunes de douze ans) pour augmenter leur part de marché : les colons commencèrent à faire se reproduire des femmes et des filles irlandaises avec des hommes africains pour produire des esclaves avec un teint distinct. Ces nouveaux esclaves « mulâtres » revenaient à un prix plus élevé que le bétail irlandais et, de même, permirent aux colons de faire des économies plutôt que d’acheter de nouveaux esclaves africains. Cette pratique consistant à croiser des femmes irlandaises et des hommes africains se prolongea sur plusieurs décennies et était si répandue que, en 1681, une loi fut votée « interdisant la reproduction de femmes esclaves irlandaises avec des hommes esclaves africains dans le but de produire des esclaves pour la vente ». En résumé, elle fut stoppée seulement parce qu’elle interférait avec les profits d’une grande compagnie de transport d’esclaves.

L’Angleterre continua à expédier des dizaines de milliers d’esclaves irlandais sur plus d’un siècle. Les archives historiques montrent que, après la rébellion irlandaise de 1798, des milliers d’esclaves irlandais furent vendus en Amérique et en Australie. Il y eut des abus atroces faits sur des captifs autant africains qu’irlandais. Un navire britannique jeta même dans l’Atlantique 1 302 esclaves pour que l’équipage gardât ses réserves de nourriture.

Il fait peu de doute que les Irlandais subirent les horreurs de l’esclavage autant (sinon plus au XVIIe siècle) que les Africains. Il fait aussi peu de doute que ces visages basanés que vous observez dans vos voyages aux Caraïbes sont très probablement un mélange d’ascendances africaine et irlandaise. En 1839, la Grande-Bretagne décida finalement seule de mettre fin à sa participation à la descente aux enfers satanique et arrêta le transport d’esclaves. Alors que cette décision n’empêcha pas les pirates de faire comme bon leur semblait, la nouvelle loi mit lentement fin à ce chapitre cauchemardesque de la misère irlandaise.

Mais si quiconque, noir ou blanc, pense que l’esclavage fut seulement une expérience africaine, alors il a tout faux. L’esclavage irlandais est un sujet qui mérite qu’on le garde en mémoire, qu’on ne l’efface pas de nos esprits.

Mais où sont nos écoles publiques (et privées) ? Où sont les livres d’histoire ? Pourquoi est-ce si rarement discuté ? La mémoire de centaines de milliers de victimes irlandaises ne mérite-t-elle pas plus que la mention d’un auteur inconnu ?

Ou leur histoire deviendra-t-elle fidèle à ce que voulaient les pirates anglais : une histoire (contrairement au récit africain) irlandaise intégralement oubliée, comme si elle n’avait jamais existé.

Aucune des victimes irlandaises ne put rentrer sur sa terre natale pour raconter son calvaire. Ce sont les esclaves perdus ; ceux que le temps et les livres d’histoire biaisés ont commodément oublié.

John Martin

Il y a vraiment, à un moment donné, l’envie de nier une population donnée.

Ici il est question des Irlandais…

Il faut se poser la question de la genèse d’une telle ignominie.

Et comprendre que la colonisation est vraiment le premier acte barbare et fondateur d’un Empire.

C’est pourquoi, pour Faire tomber l’Empire, nous devons claquer aux museaux des bovins dominants notre volonté de ne rien oublier du passé afin de ne jamais plus le reproduire.

Cet article est à relier à celui-ci ; Aux colons de la Terre ;

Mais également à celui-là ; Qui massacre qui ?

Vous ne devez pas douter que nous sommes la cible ; Nous sommes la cible !

La preuve par ce rappel de l’histoire.

JBL1960

Aux colons de la Terre ;

Émancipez-vous !

R71 nous propose une traduction fort intéressante sur son blog de Mohawk Nation News du 2/2/2016 dont voici l’url originale ; http://mohawknationnews.com/blog/2016/02/02/lazy-indian/

Cette traduction est intitulée ; Résistance au colonialisme : Colons canadiens, états-uniens ! Émancipez-vous de l’esclavage mental !…

https://resistance71.wordpress.com/2016/02/04/resistance-au-colonialisme-colons-canadiens-etats-uniens-emancipez-vous-de-lesclavage-mental/

Une pensée d’un membre du conseil des anciens de la Nation Déné, prononcée vers 1960 compose le préambule ;

« Vous, les hommes blancs, êtes extrêmement arrogants. Vous pensez être responsables de l’extinction de différentes formes de vie sur Terre. Avez-vous jamais considéré le fait que peut-être ces formes de vie ne voulaient simplement pas vivre avec vous ?.. »

Fainéant d’Indien !  Mohawk Nation News  2 février 2016

Les colons canadiens se sont précipités vers l’ouest pour ce qui fut une des pires saisies/vols de terre de l’histoire mondiale. Ils expulsèrent les métis hors de leurs terres qu’ils cultivaient déjà. Les nations des grandes plaines furent affamées avec le massacre de millions de bisons. D’autres victimes furent menées vers des prisons timbres-poste de verdure sur des terres peu arables et avec du matériel inadéquat, espérant que nous y mourions. Les Européens des bidonvilles eurent promis de la terre gratuite, du travail de bûcheron et de puisatier.

Nous ne sommes pas morts ! Les colons américains et canadiens se plaignent maintenant que les “INDIENS” sont fainéants. Nous ne sommes pas dressés pour être des serviteurs de l’empire. Nous détestons faire des choses qui ne reflètent pas qui nous sommes. Nous aimons nous réveiller chaque matin pour faire quelque chose que nous aimons faire. Dans notre réalité, nous n’avons pas de leader dominant, de gouvernement, de corporation/entreprise ou de professeur pour nous entraîner à être soumis à la force de travail entrepreneurial. Tout le monde est notre égal.

Comment les Européens ont-ils été virés de leurs patries ? Pourquoi n’étaient-ils pas capables de subvenir à leurs propres besoins arrivant ici ? Pourquoi voulaient-ils nos terres ? Notre eau ? Tout ce que nous avions ?

Si la technologie occidentale est si incroyable, pourquoi les Euro-Américains vont-ils continuellement partout pour voler les trésors des peuples modestes, conservateurs et qui veulent vivre en harmonie avec leur terre ?

Ils préféreraient tout nous escroquer, autrement ils sortent leurs flingues et leurs mercenaires pour nous forcer à nous soumettre par la violence.

Maintenant, les élites se barricadent ainsi ils ne peuvent pas entendre nos voix et peuvent s’assurer que nous n’ayons aucun futur et rien à dire non plus pour notre avenir.

Pour connaître le futur, observez notre expérience. Les envahisseurs ont pris contrôle total de nos vies. Nous ne pouvions pas quitter nos maisons ou aller travailler. Nos terres et nos ressources furent et sont toujours pillés ; nos enfants furent kidnappés et assassinés. Notre argent (NdT: sous forme de compte fiduciaire géré par… l’état colonial…) et nos ressources naturels sont toujours systématiquement volés. Nous fûmes punis pour parler nos langues ou pour essayer de faire des affaires afin de nourrir notre peuple.

Qui est le fainéant dans l’histoire ? L’élite n’a jamais travaillé ! Ils ont toujours fait travailler les autres pour eux et ont engrangé les bénéfices. Les colons qui se sont établis sur cette terre sont des esclaves mentaux.

Nous refusons qu’on nous mente, d’être dominés, manipulés, patronisés ou forcés à faire quoi que ce soit. Assez ! Nous ne sommes pas des fainéants. Nous ne cesserons jamais de travailler à notre émancipation. Bob Marley disait : “Emancipez-vous de l’esclavage mental. Personne d’autre que vous ne peut libérer votre esprit.”

 

La lutte contre le colonialisme n’est pas quelque chose d’un passé distant et nébuleux, c’est une lutte quotidienne pour les Palestiniens, les Amérindiens, les Aborigènes d’Australie, les Maoris de Nouvelle-Zélande et tous les peuples des nations originelles de tous les continents opprimés par la volonté de suprématie impérialiste de l’occident sur le monde. Nous ne vivons pas du tout dans un monde post-colonial comme la propagande étatiste passe son temps à insuffler, mais dans un monde hyper-colonial, qui a muté en un colonialisme planétaire géré depuis la City de Londres et Wall Street. Nous devons le reconnaître et agir en conséquence hors du système qui n’est pas partie de la solution mais bel et bien le cœur même du problème. — Résistance 71 —

C’est pourquoi nous devons relayés, d’où nous sommes, et d’où qu’ils viennent, les appels à l’émancipation des Colons de leur « Matrice ».

Nous pouvons, d’où nous sommes, faire tomber l’Empire et ainsi initier un changement de paradigme côte à côte et main dans la main avec les natifs et peuples premiers de la Terre.

Et tout le reste suivra.

JBL1960