La mère Peinarde au populo…

…Nan j’ai pas craqué mon slip ;

C’est juste que le jaspinage épastrouillant du père Peinard avec une somnambule archi-lucide d’hier m’a secouée les neurones et m’a remontée comme un coucou ► Faramineuse consultation sur l’avenir… Le Père Peinard 1896 et c’est bien pour cela que j’ai réalisée la version PDF de cette FARAMINEUSE CONSULTATION SUR L’AVENIR, car cette conversation gouailleuse du père Peinard sur la société organique égalitaire à venir, écrite et publiée en 1896 et surtout son « ne désespérons pas » m’a remis un peu de baume au cœur.

D’ailleurs, son optimisme m’a rappelée les réflexions optimistes historiques et politiques d’un historien engagé ► Réflexions optimistes de l’historien engagé Howard Zinn, version PDF réalisée par JBL1960 et tous les deux nous démontrent que notre plus gros problème n’est pas la désobéissance civile, mais bien l’obéissance civile…

Pourtant la solution est en nous, le populo, et elle a toujours été en nous, faut juste que nous le re-découvrions et le texte de Pierre Kropotkine que nous a déniché Résistance71 nous le démontre de bout en bout.

Ce n’est pas pour rien que Kropotkine est considéré comme un des « pères » de la sociobiologie surtout pour sa critique fondée et constructive des dogmes pseudo-scientifiques du darwinisme-social colportés par des gens comme Herbert Spencer et Thomas Huxley. Tiens, la preuve qu’il a encore une fois raison Kropotkine, car le Herbert Spencer, en 1850, et ben sa vision était pour le moins anarchisante.  Comme quoi, renier ce qu’on a dit n’est pas le réfuter ni l’invaliderLe droit d’ignorer l’État, par H. Spencer en 1850 et pendant que Spencer virait Darwiniste, Kropotkine lui remontait aux origines de l’anarchie, comme le saumon remonte la rivière, à contre-courant, pour retrouver son milieu naturel de naissance, là où tout à commencer vue qu’on comprend que c’est après que ç’a merdé, mais que pour autant, rien n’est perdu, jamais !

~~~~▼~~~~

Résistance politique : Origines de l’anarchie

Les origines de l’anarchie

Pierre Kropotkine

Traduit de l’anglais par Résistance71 ► URL de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2017/09/18/resistance-politique-origines-de-lanarchie/

L’anarchie ne tire pas ses origines de recherches scientifiques ou d’un système de philosophie. Les sciences sociales et sociologiques sont loin d’avoir acquis le même niveau de précision que la physique, les mathématiques ou la chimie. Même dans l’étude du climat et de la météorologie, nous ne sommes pas encore capable de prédire avec précision le temps à un mois voire une semaine d’intervalle, il serait donc prétentieux de prétendre qu’en sciences sociales, qui doivent prendre en compte bien plus de paramètres que pour prédire la pluie ou le vent, nous pourrions prédire scientifiquement les évènements. Nous ne devons pas non plus oublier que les érudits et universitaires ne sont que des gens ordinaires et que la vaste majorité appartient à la classe des possédants et que par conséquent ils partagent les préjugés inhérents à cette classe. Un grand nombre est même directement salarié de l’État. Il est donc de ce fait parfaitement évident que l’anarchie ne provient pas des universités ni du corps enseignant.

Tout comme le socialisme en général et comme tout autre mouvement social, l’anarchie est né du peuple, parmi les gens et il maintiendra sa vitalité et sa force créatrice seulement dans la mesure où elle restera dans le peuple. [NdJBL : ça c’est pour les ceusses qui parlent d’anarcho-capitalisme, terme anachronique et antinomique, on est sans-dents mais pas sans cerveau, hein ?].

Historiquement, deux courants ont été en conflit dans la société humaine. D’un côté les masses, le peuple a développé sous la forme de coutumes, une multitude d’institutions nécessaires pour rendre l’expérience sociale possible : pour maintenir la paix, pour régler les différents et pour pratiquer l’entraide en toutes circonstances requérant des efforts combinés. Les coutumes tribales des peuples sauvages, puis plus tard les communautés villageoises et encore plus tard les guildes des corps de métiers et industrielles et les cités médiévales, qui établirent les fondations du droit international, toutes ces institutions furent développées non pas par des législateurs, mais bien par l’esprit créateur des masses.

D’un autre côté, il y a eu les magiciens, les shamans, les sorciers, faiseurs de pluie, oracles et prêtres de tout poil. Ceux-ci furent les premiers enseignants d’une connaissance (rudimentaire) de la nature et les premiers fondateurs des rites d’adoration religieux, ceux du soleil, des forces de la nature, des ancêtres etc… et des différents rites qui étaient utilisés pour maintenir l’unité des fédérations tribales.

A cette époque, les premiers germes de l’étude de la nature (l’astronomie, la prédiction de la météo, l’étude des maladies), marchaient la main dans a main avec des superstitions des plus variées, exprimées par différents rites et cultes. Le début de tous les arts et des artisanats ont aussi eu leur origine dans l’étude et la superstition et chacun avait une formule mystique qui n’était donnée qu’aux initiés et étaient soigneusement cachée aux masses.

Avec ces premiers représentants de la science et de la religion, il y eut aussi des hommes comme les bardes, les brehons d’Irlande, les diseurs de loi des peuples scandinaves etc, qui furent considérés comme des maîtres de la voie coutumière et des traditions anciennes, qui devaient être utilisées pour les règlements de disputes et de désaccords. Ils gardèrent la loi en mémoire (parfois au moyen de l’utilisation de symboles, qui furent les germes de l’écriture et en cas de disputes, ils agissaient en tant qu’arbitres.

Finalement, il y avait aussi ces chefs temporaires des bandes militaires, de guerriers, qui étaient supposés détenir le secret magique du succès guerrier, ils disposaient aussi des secrets des armes empoisonnées et autres secrets militaires.

Ces trois groupes d’hommes ont toujours formé entre eux des sociétés secrètes pour garder et transmettre (à l’issue d’une longue et fastidieuse période d’initiation) les secrets de leurs fonctions sociales ou de leurs arts et si parfois, ils se combattaient, ils se sont toujours entendus sur la longue durée ; ils se sont unis et se sont soutenus afin de dominer les masses, de les réduire à l’obéissance, de les gouverner et de faire en sorte que ces masses travaillent pour eux.

Il est de fait évident que l’Anarchie représente le premier de ces deux courants, c’est à dire la force créatrice et constructive des masses qui a développé les institutions de droit coutumier pour se défendre contre la minorité dominante. (NdT : Au moyen-âge par exemple et dans bien des endroits, quand un chevalier et ses troupes en armes, suzerain ou vassal du seigneur local, arrivaient dans un village, il était accueilli par une délégation de paysans qui avaient des fleurs dans une main et des outils/armes de fortune dans l’autre. La délégation demandait au chevalier s’il comptait lors de son séjour respecter la loi et la coutume locales ou s’il venait pour imposer la loi féodale. S’il répondait par la première option, les fleurs étaient offertes, la seconde option voyait les paysans le combattre…) C’est aussi par la force créatrice et constructrice du peuple, aidée par toute la force de la science et de la technologie moderne, que l’anarchie pousse maintenant pour mettre en place les institutions nécessaires pour garantir le développement libre de la société, en contraste de ceux qui mettent leur espoir dans des lois créées par une minorité dominante et régnante et imposées aux masses par un système disciplinaire rigoureux (l’État).

Nous pouvons donc dire qu’en ce sens il y a toujours eu des anarchistes et des étatistes. De plus, nous trouvons toujours que les institutions (sociales), même les meilleures d’entre elles, celles qui furent originellement faites pour maintenir l’égalité, la paix et l’entraide, se sont pétrifiées en vieillissant. Elles ont perdu leur objectif initial, elles sont tombées sous la domination d’une minorité ambitieuse et elles ont fini par devenir un obstacle au plus grand développement de la société, puis des individus, plus ou moins isolés, rebelles. Mais tandis que quelques uns de ces mécontents, en se rebellant contre l’institution devenue répugnante, ont pensé à la modifier dans l’intérêt de tous, et par dessus tout en renversant toute autorité, étrangère à toute institution sociale (les clans, la tribu, la commune de village, la guilde etc…), d’autres ont seulement pensé à se séparer et à se mettre au dessus de ces institutions afin de dominer les autres membres de la société et de s’enrichir aux dépends des dominés.

Tous les réformateurs politiques, religieux, économiques ont appartenu à la première des deux catégories et parmi eux, il y a toujours eu des individus qui, sans attendre leurs concitoyens ni même une minorité d’entre eux être imbibée des mêmes idées qu’eux, sont allés de l’avant et se sont soulevés contre l’oppression, dans des groupes plus ou moins petits, voire même seuls si personne ne les suivait. Nous avons eu des révolutionnaires dans toutes les périodes de l’histoire.

Mais ces révolutionnaires avaient aussi deux aspects différents. Certains, bien que luttant contre l’autorité qui s’est développée au sein de a société, ne cherchèrent pas à détruire cette autorité, mais résolurent de la prendre pour eux-mêmes. Au lieu d’un pouvoir oppresseur,, ils cherchèrent à en constituer un nouveau, qu’ils détiendraient et ils promirent, souvent de bonne foi, que la nouvelle autorité aurait le bien-être et le bien commun à cœur, qu’ils seraient leur véritable représentant, promesse qui plus tard fut trahie ou oubliée. Ainsi furent constitués les autorités impériales dans la Rome des Césars, l’autorité de l’église catholique dans les premiers siècles de notre ère, le pouvoir dictatorial des cités médiévales durant leur période de déclin (NdT : fin XIIIème et XIVème siècle, après plus de 300 ans de rayonnement en Europe), etc. Le même mouvement fut utilisé pour établir l’autorité royale en Europe à la fin de la période féodale. La foi en un empereur “pour le peuple”, un César, n’est toujours pas morte, même de nos jours.

Mais à côté de ce courant autoritaire, un autre courant s’est affirmé avec le temps lorsque changer les institutions établies s’avéra nécessaire. De tout temps, de la Grèce antique à aujourd’hui, il y a eu des individus et des courants de pensée et d’action qui n’ont pas cherché à remplacer l’autorité par une autre, mais de détruire l’autorité qui fut greffée artificiellement sur des institutions humaines et populaires et ce sans qu’une autre autorité ne prenne sa place. Ils proclamèrent à la fois la souveraineté de l’individu et du peuple et ils tentèrent de libérer les institutions existantes des excroissances d’autorité qui les pourrissaient.. Ils œuvrèrent pour rendre une liberté complète à l’esprit collectif des masses de façon à ce que le génie populaire une fois de plus reconstruise les institutions de l’entraide et de la protection mutuelle, en harmonie avec les nouveaux besoins et les nouvelles conditions de l’existence. Dans les cités de la Grèce ancienne et spécifiquement dans les cités médiévales comme Florence, Pskov, Laon, Novgorod, Fribourg (NdT : Freiburg en allemand = ville libre…), on trouve de nombreux exemples de ces conflits.

Nous pouvons donc dire que les jacobins et les anarchistes ont toujours existé parmi les réformateurs et les révolutionnaires.

De formidables mouvements populaires, estampillés d’un caractère anarchiste, se sont plusieurs fois déroulés dans le passé. Des villages et des villes se sont soulevés contre le principe même du gouvernement, contre les organes de l’État, ses tribunaux, ses lois et ils proclamèrent la souveraineté des droits de l’Homme. Ils refusèrent toute loi écrite et affirmèrent que tout Homme devait se gouverner selon sa propre conscience. Ils essayèrent ainsi d’établir une nouvelle société basée sur le principe de l’égalité, de la liberté totale et du travail. Dans le mouvement chrétien en Judée sous Auguste, contre la loi romaine, l’état romain et la moralité ou plutôt l’immoralité de cette époque, il y avait incontestablement bien des éléments de l’anarchie. Petit à petit ce mouvement dégénéra en un mouvement d’église, façonné d’après l’église hébraïque et la Rome impériale elle-même, ce qui naturellement tua tout ce que le christianisme possédait d’anarchiste, y donna une forme romaine et bientôt cela devint le soutien principal de l’autorité, de l’État, de l’esclavage et de l’oppression. Les premières graines “d’opportunisme” qui furent introduites dans le christianisme sont déjà visibles dans les évangiles et les actions des apôtres, ou du moins, dans les versions de ces écrits qui constituent le nouveau testament.

De manière similaire, le mouvement baptiste du XVIème siècle qui inaugura et amena la réforme de l’église de Rome, avait aussi une base anarchiste. Mais celle-ci fut écrasée par ces réformateurs qui, sous la tutelle de Martin Luther, se liguèrent avec les princes contre les paysans rebellés, le mouvement fut éradiqué par un grands massacres de ceux-ci et de celles des “basses classes” des villes. Puis l’aile droite des réformateurs dégénéra petit à petit jusqu’à ce qu’elle devint une compromis entre sa propre conscience et l’État qui existe aujourd’hui sous le nom de protestantisme.

Ainsi, pour résumer, l’anarchie est née dans le même mouvement de protestation et de critique révolutionnaires qui donna naissance au socialisme de manière générale. Mais une portion des socialistes, après avoir atteint l’étape de la négation du capital et d’une société fondée sur la mise en esclavage du travail au profit du capital, s’arrêta là. Ils ne se déclarèrent pas contre ce qui constitue la véritable force du capital, l’État et son principal soutien ; la centralisation de l’autorité, la loi (toujours faite par une minorité au pur profit de cette même minorité) et une forme de justice dont le but principal est de protéger à la foi l’autorité et le capital.

Quant à l’Anarchie, elle n’exclut pas ces institutions de ses critiques bien au contraire. elle lève même sa main sacrilège non seulement contre le capital mais aussi contre ces porte-flingues du capitalisme.

L’entraide un facteur de l’évolution Essai de Pierre Kropotkine, version PDF ► https://www.fichier-pdf.fr/2013/12/05/petr-kropotkine-l-entr-aide-un-facteur-de-l-evolution/

~~~~▲~~~~

Pour prolonger la réflexion je ne peux que vous conseiller les lectures suivantes, en version PDF que vous pouvez lire, télécharger et/ou imprimer gratos dans la page de mon blog qui contient toutes les versions PDF ► LES PDF DE JBL1960

Et spécialement le N° 6 de 34 pages ► Société contre l’État : Société Celtique et Gauloises ; Introduction au « Défi Celtique » d’Alain Guillerm

Le N° 13 de 16 pages ► Science, État & Société de Pierre Kropotkine ; Analyse et solution pour un marasme annoncé.

Le N° 14 de 36 pages ► Petit précis par Résistance71  » Petit précis sur la société, l’État, la désobéissance civile et la commune volontaire autogérée ; solutions au marasme systémique actuel  » et ce texte est toujours d’une grande actualité aujourd’hui parce que rien n’a vraiment été fait pour mettre en place de véritables solutions à la fange oligarchique impérialiste étatique qui continue à piller et génocider le monde en long, en large et en travers.

Le N°33 de 54 pages ► Hommage à Pierre Clastres, anthropologue anarchiste ; L’histoire des peuples dans l’histoire, c’est l’histoire de leur lutte contre l’État.

À ce jour il y a 35 PDF et d’autres sont à venir car ;

Hier c’est l’histoire.

Demain est un mystère.

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui est un cadeau ; C’est pourquoi on l’appelle le présent…

Jo – La mère Peinarde ► JBL1960

 

Publicités

Faramineuse consultation sur l’avenir… Le Père Peinard 1896

Conversation (gouailleuse) du père Peinard sur la société organique égalitaire à venir (écrite et publiée en 1896 !!…)

Et que nous a opportunément remis en mémoire Résistance71 le 8 septembre dernier, qu’ils ont présenté ainsi :

Texte visionnaire, extraordinaire de gouaille et de truculence bin « Titi » d’Émile Pouget publié en 1896 dans son « Père Peinard », journal anarchiste au grand succès populaire, durant une époque où la conscience politique était bien supérieure à celle d’aujourd’hui, mais l’essor du capitalisme encore trop important pour renverser la vapeur de manière radicale et définitive. Notre époque voit l’opposé se produire : le capitalisme  et les institutions le maintenant en place pour le profit de l’oligarchie est au bout du rouleau, la fenêtre politico-économique existe, mais la conscience politique est au 36ème dessous. Un jour viendra, sans doute pas si lointain, où ces deux fenêtres d’opportunité coïncideront et alors surgira le tsunami de la révolution sociale… Nous en référons donc à la dernière ligne de ce grand texte de Pouget… R71

Assez longue, mais indispensable à lire, c’est pourquoi j’ai réalisé la version PDF de 20 pages sous le N° 35 dans la page de mon blog dédiée de cette conversation gouailleuse à souhait de l’Émile et je suis allée chercher des illustrations  et je dédie celle-ci  à mon Passant préféré je suis certaine qu’il comprendra le clin d’œil de Jo, mézigue, qui n’a pas trop la frite en ce moment et bien que je me sois régalée en plongeant dans l’univers du Père Peinard et comme à chaque fois…

FARAMINEUSE CONSULTATION SUR L’AVENIR, version PDF à lire, télécharger et/ou imprimer et gratuitement bien sûr !

Sur le même thème, sans prétendre égaler son style, mais avec ma gouaille due au fait que je suis née à Paname un 14 novembre 1960 et si je suis une banlieusarde, comme me le fait souvent remarquer mon époux qui lui est un parigot pur sucre, je parle argot l’ayant entendu jacter par le populo auquel j’appartiens, même si le verlant n’a pas trop de secret pour ma pomme ! Vous pouvez lire ce petit billet, sur la VOTATION du 19 avril 2017 ► Une histoire de la mère Peinarde – Si on arrêtait de pisser dans un violon ? Marre de cauchemarder ! Surtout pour nous les gueuses, viser le violon : ça fatigue, hein ?

◄|►

Avant de rappeler la conclusion de la conservation gouailleuse du Père Peinard, je vous colle la chanson de Georges Brassens « Les Copains d’abord » alors ce n’est pas un live parce que YT va encore me supprimer la vidéo sinon…

Vidéo YT Mise en ligne par Javier Angulo le 18/01/2013

Conclusion de la faramineuse consultation sur l’avenir du Père Peinard :

— Tonnerre, tu nous as rudement tourneboulé avec ton histoire, réplique l’Échalas, en reposant son verre qu’il venait de siffler d’une goulée. Seulement, hélas, y a un sacré cheveu : on ne verra pas ça !

— Heu, heu, qu’en sait-on ? Qui peut dire ce que nous réserve demain ? Écoutez, faut jamais désespérer du temps présent : si avachi, si loin de toute grande pensée que semble le populo, faut pas croire qu’il est vidé et qu’il n’a plus rien dans les tripes. Tous les jours du sang nouveau vient vivifier l’humanité ; tous les jours de nouvelles générations poussent.

Ne désespérons pas !

Tenez, un exemple : en 1783, peu avant sa mort, un bougre rudement épatant, Diderot, découragé, écœuré de voir que la pourriture montait, gangrenant de plus en plus la France, prédisait la putréfaction complète : pour lui c’était un peuple foutu !

Eh bien ! six ans après, ce peuple que Diderot avait cru masturbé, fini, vidé pour toujours, fichait la Bastille en bas, et, continuant le mouvement, faisait valser les aristos et coupait le cou au roi…

Ne désespérons pas !

Sur ce, buvons une dernière verrée à la santé de cette société galbeuse que la frangine a reluqué dans le lointain… Buvons à sa prochaine venue !…

Et maintenant, je vous plaque !

Quand j’eus dévalé de la roulotte, il était bougrement tard ; la fête était bouclée, on n’entendait sur les trottoirs que les bottes des flicards se traînaillant à la recherche d’un bistrot entr’ouvert, — pour se faire rincer.

La tête farcie de tout ce que je venais d’entendre, je me suis rentré dans ma tanière, — et toujours me revenait la question :

«Quand ça viendra-t-il ?… Quand ça viendra-t-il ?…»

~~~~▼~~~~

L’optimisme du Père Peinard, ne rejoint-il pas là les réflexions optimistes historiques et politiques de l’historien engagé, Howard Zinn qui lui affirmait que l’on ne pouvait être neutre dans un train en marche ?

Et à peu près dans le même temps aussi bien Herbert Spencer avant de virer Darwiniste, mais surtout Pierre Kropotkine, affirmait que nous avions la possibilité, voire le droit d’ignorer l’État.

Rien ne nous empêche ICI & MAINTENANT et D’OÙ NOUS SOMMES de STOPPER le BOUZIN ; De dire NON… Et tout s’arrêtera pour eux, les rupins, et tout pourra commencer pour nous le populo…

Peu encore, mais toujours plus nombreux, nous pensons que l’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales se tenant debout et main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur Terre… Mère comme disent les Natifs ► POUVOIR NATUREL par MNN traduction R71 complété par JBL

Aussi, ne désespérons pas…

JBL1960

 

 

POUVOIR NATUREL par MNN traduction R71 complété par JBL

Dans l’esprit de Russell Means ;

“Dans la loi naturelle, chaque chose est à sa place, où est le mal ? Il n’y a pas de mal dans la nature. Vivre en suivant la loi naturelle, nous percevons les choses pleinement au travers de nos sens, nous développons une pleine et riche appréciation du monde réel qui nous entoure, pour ce que nous expérimentons quotidiennement dans nos vie… Pour la réalité.”

Russell Means

Introduction à la philosophie et la pensée amérindiennes à partir de larges extraits de traductions par R71 de son livre testament « Si vous avez oublié les noms des nuages alors vous avez perdu votre chemin »  de 2012 en version PDF {N° 5} de 19 pages ► INTRODUCTION à la philosophie et la pensée amérindiennes ;

Résistance au colonialisme : Pouvoir naturel et société organique… (Mohawk Nation News)

Pouvoir naturel

Mohawk Nation News | 14 septembre 2017 | URL de l’article original en anglais ► http://mohawknationnews.com/blog/2017/09/14/natural-power/

Traduit de l’anglais par Résistance 71 ► URL de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2017/09/16/resistance-au-colonialisme-pouvoir-naturel-et-societe-organique-mohawk-nation-news/

Notre famille est les plantes, la terre, les animaux, les eaux et tout ce qu’il y a dans l’air. Nous ne pouvons pas tuer ou blesser l’un d’entre eux. Nous devons éviter et essayer d’arrêter tout ce qui tue la véritable vie naturelle.

Au début, nous avons essayé d’adopter les envahisseurs pour qu’ils vivent comme nous. Mais ils ne purent pas car ils amenèrent des filets, des pièges et des poisons pour tuer toute vie sur l’île de la Grande Tortue.

Pour les colons nous ne sommes que poussière. Notre esprit ne peut être camouflé ni capturé. Nous apparaissons hors de la poussière, ils nous regardent mais ne nous voient pas. Puis nous disparaissons et retournons vers notre famille.

La Nature/création nous a placé au sein de nos territoires. Les envahisseurs ont inventé des histoires à notre sujet et les ont transformées en histoires à dormir debout.

Les gens, les animaux et le paysage, la terre, sont inséparables. Tous suivent le cheminement des nuages. Nous portons en nous-mêmes nos véritables histoires.

Pour survivre, nous envoyons nos enfants. Ils vont et viennent à une fréquence que personne sauf nous peut entendre. Les immigrants qui occupent leurs cellules nous regardent au travers de leurs barreaux, en essayant constamment de nous attirer dans leurs prisons [leur société]. Nous nous approchons d’eux, les observons et retournons dans notre monde. Notre pouvoir naturel est la Nature elle-même.

Nous envoyons des messages aux êtres non-naturels pour les aider à enlever les barreaux autour de leur société. Nous tirons sur leurs cordes. Pour survivre et échapper à la colère des occupants anti-naturels, nous nous confondons dans l’environnement et nous réapparaissons. Ils font des statues de ciment et de marbre pour se rappeler de leurs mensonges à leur et notre sujets.

Nous évaluons constamment les situations pour voir s’ils adhèrent au pouvoir naturel. Certains d’entre nous les imitent. La plupart ne sont pas empoisonnés [à leur contact]. Nous remettons tout en cause. Nos esprits n’auront jamais les caractéristiques de ces esprits anti-naturels qui ressemblent à l’esprit du mouton.

Nous survivrons en tant que partie intégrante de notre véritable famille naturelle. Le monde moderne et artificiel continue d’essayer de tuer nos modes de vies anciens. Ils nous attaquent volontairement. Nous vivons sur nos territoires. Nous les patrouillons. Nos relations avec nos frères ailés, à quatre pattes, les arbres, les plantes, dépendent de nous pour suivre les instructions originelles. Nous survivrons et coexisterons sur notre terre-mère en tant que frères et sœurs.

Nous revenons sans cesse afin de nous rappeler que nous ne voulons rien avoir à faire avec leur veulerie et leur malfaisance*.

*Introduction à la Grande Loi de la Paix ou la Constitution de la Confédération Iroquoise du 12ème siècle en version PDF {N° 21} de 27 pages ► Kaia’nere:kowa.

Dans les temps de Trumperie universelle, chercher et dire la vérité devient un acte révolutionnaire…

Comme toujours plus nombreux nous pensons qu’il n’y a pas de SOLUTIONS au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu, et qu’il n’y en aura jamais, qu’il est nécessaire de s’éveiller par une :

Prise de conscience individuelle ► prise de conscience collective ► boycott et organisation parallèle ► désobéissance civile ► réorganisation politico-sociale ► changement de paradigme

Et que nous avons absolument le choix et le droit d’ignorer l’État et ses institutions obsolètes et c’est pourquoi nous appelons toutes celles et tous ceux, et en n’excluant personne, qui se retrouveraient dans cette idée force pour : Ignorer le Système, l’État, et ses Institutions coercitives ► Créer les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchir et agir en une praxis commune ► Adapter le meilleur du meilleur de l’ANCIEN au monde d’aujourd’hui…

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales se tenant debout et main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur Terre… Mère comme disent les Natifs.

JBL1960

Lecture connexes ;

Système du monde – Considérations sur la loi naturelle

Michel Bakounine (1870)

 

Vision politique… Quelques considérations sur la loi naturelle (Michel Bakounine)

Système du monde – Considérations sur la loi naturelle

“Voici quelle est la nature du Tao

Il est vague, il est confus.

Qu’il est confus, qu’il est vague !

Au dedans de lui il y a des images

Qu’il est vague, qu’il est confus !

Au dedans de lui, il y a des êtres

Qu’il est profond, qu’il est obscur !

[…]

Le sage n’accumule pas les richesses

Plus il emploie sa vertu dans l’intérêt des Hommes

Et plus elle augmente.

Plus il donne aux Hommes et plus il s’enrichit.

Telle est la voie du Tao qu’il est utile aux êtres et ne leur nuit point.

Telle est la voie du sage, qu’il agit et ne dispute point.”

~ Lao Tseu, Tao Te King ~

L’illustration : Lac Alice Idaho, île de la Grande TortuePinterest

 

Le droit d’ignorer l’État par Herbert Spencer en 1850

RÉSISTANCE POLITIQUE : Le droit d’ignorer l’État

Résistance71 nous rappelle opportunément un extrait de l’œuvre phare d’Herbert Spencer « Le droit d’ignorer l’État »  en 1850 en précisant ceci : Il est très intéressant de noter que l’auteur de ce texte, Herbert Spencer,  allait devenir moins de 20 ans plus tard un des piliers du darwinisme-social, théorie de la justification oligarchique et fut à l’origine de l’expression de la « survie du plus fort » dans son ouvrage publié en 1864 : « Principes de biologie ». En 1850, sa vision était pour le moins anarchisante. Renier ce qu’on a dit n’est pas le réfuter ni l’invalider… C’est pourquoi ce texte résonne toujours juste aujourd’hui.

D’autant qu’il faut préciser que c’est bien Spencer qui le premier a employé le terme d’évolution au sens moderne, et non Darwin qui ne l’emploie quasiment jamais. Bien que Spencer ne croit pas à la sélection naturelle. En revendiquant la paternité de la doctrine de l’évolution en général, et de l’évolution organique en particulier, Spencer lui assigne pour cause générale « l’adaptation aux conditions ». Bref, même sur le point précis de la cause et du comment de l’évolution, Spencer n’est pas darwinien.  Source ► Herbert Spencer, Le principe de l’évolution, 1895 ► https://sniadecki.wordpress.com/2016/08/23/spencer-evolution/

C’est bien pourquoi l’analyse de Spencer sur le droit d’ignorer l’État est fort juste. Et pour prolonger et compléter cette analyse, on peut lire l’essai de Pierre Kropotkine “L’anarchisme et la science moderne” que R71 a traduit par de larges extraits que j’ai réunifié dans un PDF {N° 13}  de 16 pages « Sciences, État & SociétéAnalyses & Solutions pour un marasme annoncé » car Kropotkine est considéré comme un des « pères » de la sociobiologie, surtout pour sa critique fondée et constructive des dogmes pseudo-scientifiques du darwinisme-social colportés par des gens comme Herbert Spencer et Thomas Huxley.

Le droit d’ignorer l’État

URL de l’article R71 ► https://resistance71.wordpress.com/2017/09/14/resistance-politique-le-droit-dignorer-letat/

Herbert Spencer (1850)

Publié en français dans la “Brochure Mensuelle”, Octobre 1923

I

Comme corollaire à la proposition que toutes les institutions doivent être subordonnées à la loi d’égale liberté, nous devons nécessairement admettre le droit du citoyen d’adopter volontairement la condition de hors-la-loi. Si tout homme a la liberté de faire tout ce qu’il veut, pourvu qu’il n’enfreigne pas la liberté égale de quelque autre homme, alors il est libre de rompre tout rapport avec l’État, — de renoncer à sa protection et de refuser de payer pour son soutien. Il est évident qu’en agissant ainsi il n’empiète en aucune manière sur la liberté des autres, car son attitude est passive, et tant qu’elle reste telle il ne peut devenir un agresseur. Il est également évident qu’il ne peut être contraint de continuer à faire partie d’une communauté politique sans une violation de la loi morale, puisque la qualité de citoyen entraîne le paiement de taxes et que la saisie des biens d’un homme contre sa volonté est une infraction à ses droits. Le gouvernement étant simplement un agent employé en commun par un certain nombre d’individus pour leur assurer des avantages déterminés, la nature même du rapport implique qu’il appartient à chacun de dire s’il veut ou non employer un tel agent. Si l’un d’entre eux décide d’ignorer cette confédération de sûreté mutuelle, il n’y a rien à dire, excepté qu’il perd tout droit à ses bons offices et s’expose au danger de mauvais traitements, — une chose qui lui est tout à fait loisible de faire s’il s’en accommode. Il ne peut être maintenu de force dans une combinaison politique sans une violation de la loi d’égale liberté ; il peut s’en retirer sans commettre aucune violation de ce genre ; et il a, par conséquent, de droit de se retirer ainsi.

II

« Nulle loi humaine n’est d’aucune validité si elle est contraire à la loi de la nature, et telles d’entre les lois humaines qui sont valides tirent toute leur force et toute leur autorité, médiatement et immédiatement, de cet original. » Ainsi écrit Blackstone[1], dont c’est l’honneur d’avoir à ce point dépassé les idées de son temps, — et, vraiment, nous pouvons dire de notre temps. Un bon antidote, cela, contre ces superstitions politiques qui prévalent si largement. Un bon frein au sentiment d’adoration du pouvoir qui nous égare encore en nous conduisant à exagérer les prérogatives des gouvernements constitutionnels, comme jadis celles des monarques. Que les hommes sachent qu’une puissance législative n’est pas « notre Dieu sur la terre », quoique, par l’autorité qu’ils lui attribuent et par les choses qu’ils attendent d’elle, il semblerait qu’il l’imaginassent ainsi. Mieux, qu’ils sachent que c’est une institution servant à des fins purement temporaires, et dont le pouvoir, quand il n’est pas volé, est, tout au moins, emprunté.

Qui plus est, en vérité, n’avons-nous pas vu que le gouvernement est essentiellement immoral ? N’est-il pas la postérité du mal, portant autour d’elle toutes les marques de son origine ? N’existe-t-il pas parce que le crime existe ? N’est-il pas fort, ou, comme nous disons, despotique, quand le crime est grand ? N’y a-t-il pas plus de liberté — c’est-à-dire moins de gouvernement — à mesure que le crime diminue ? Et le gouvernement ne doit-il pas cesser quand le crime cesse, par le manque même d’objets sur lesquels accomplir sa fonction ? Non seulement le pouvoir des maîtres existe à cause du mal, mais il existe parle mal. La violence est employée pour le maintenir et toute violence entraîne criminalité. Soldats, policiers et geôliers, épée, bâtons et chaînes sont des instruments pour infliger de la peine, et toute infliction de peine est, par essence, injuste. L’État emploie les armes du mal pour subjuguer le mal et est contaminé également par les objets sur lesquels il agit et par les moyens à l’aide desquels il opère. La moralité ne peut le reconnaître, car la moralité, étant simplement une expression de la loi parfaite, ne peut donner nul appui à aucune chose croissant hors de cette loi et ne subsistant que par les violations qu’elle en fait. C’est pourquoi l’autorité législative ne peut jamais être morale, — doit toujours être seulement conventionnelle.

Il y a, pour cette raison, une certaine inconséquence dans l’essai de déterminer la position, la structure et la conduite justes d’un gouvernement par appel aux premiers principes de l’équité. Car, comme il vient d’être démontré, les actes d’une institution qui est imparfaite, à la fois par nature et par origine, ne peuvent être faits pour s’accorder avec la loi parfaite. Tout ce que nous pouvons faire est d’établir : premièrement, dans quelle attitude une puissance législative doit demeurer à l’égard de la communauté pour éviter d’être, par sa seule existence, l’injustice personnifiée ; deuxièmement, de quelle manière elle doit être constituée afin de se montrer le moins possible en opposition avec la loi morale ; et, troisièmement, à quelle sphère ses actions doivent être limitées pour l’empêcher de multiplier ces violations de l’équité pour la prévention desquelles elle est instituée.

La première condition à laquelle on doit se conformer avant qu’une puissance législative puisse être établie sans violer la loi d’égale liberté est la reconnaissance du droit maintenant en discussion, — le droit d’ignorer l’État.

III

Les partisans du pur despotisme peuvent parfaitement s’imaginer que le contrôle de l’État doit être illimité et inconditionnel. Ceux qui affirment que les hommes sont faits pour les gouvernements sont qualifiés pour soutenir logiquement que nul ne peut se placer au delà des bornes de l’organisation politique. Mais ceux qui soutiennent que le peuple est la seule source légitime de pouvoir, — que l’autorité législative n’est pas originale, mais déléguée, — ceux-là ne sauraient nier le droit d’ignorer l’État sans s’enfermer dans une absurdité.

Car, si l’autorité législative est déléguée, il s’ensuit que ceux de qui elle procède sont les maîtres de ceux à qui elle est conférée ; il s’ensuit, en outre, que comme maîtres ils confèrent ladite autorité volontairement ; et cela implique qu’ils peuvent la donner ou la retenir comme il leur plaît. Qualifier de délégué ce qui est arraché aux hommes, qu’ils le veuillent ou non, est une absurdité. Mais ce qui est vrai ici de tous collectivement est également vrai de chacun en particulier. De même qu’un gouvernement ne peut justement agir pour le peuple que lorsqu’il y est autorisé par lui, de même il ne peut justement agir pour l’individu que lorsqu’il y est autorisé par lui. Si A, B et C délibèrent, s’ils doivent employer un agent à l’effet d’accomplir pour eux un certain service, et si, tandis que A et B conviennent de la faire, C est d’un avis contraire, C ne peut être équitablement considéré comme partie à la convention en dépit de lui-même. Et cela doit être également vrai de trente comme de trois ; et si de trente, pourquoi pas de trois cents, ou trois mille, ou trois millions ?

IV

Des superstitions politiques auxquelles il a été fait allusion précédemment, aucune n’est aussi universellement répandue que l’idée selon laquelle les majorités seraient toutes-puissantes. Sous l’impression que le maintien de l’ordre exigera toujours que le pouvoir soit dans la main de quelque parti, le sens moral de notre temps juge qu’un tel pouvoir ne peut être convenablement conféré à personne sinon à la plus grande moitié de la société. Il interprète littéralement le diction : « La voix du peuple est la voix de Dieu », et transférant à l’un la sainteté attachée à l’autre, il conclut que la volonté du peuple — c’est-à-dire de la majorité — est sans appel. Cependant, cette croyance est entièrement fausse.

Supposez un instant que, frappée de quelque panique malthusienne, une puissance législative représentant dûment l’opinion publique projetât d’ordonner que tous le enfants à naître durant les dix années futures soient noyés. Personne pense-t-il qu’un tel acte législatif serait défendable ? Sinon, il y a évidemment une limite au pouvoir d’une majorité. Supposez encore que deux races vivant ensemble — Celtes et Saxons, par exemple, — le plus nombreuse décidât de faire des individus de l’autre race ses esclaves. L’autorité du plus grand nombre, en un tel cas, serait-elle valide ? sinon, il y a quelque chose à quoi son autorité doit être subordonnée. Supposez, une fois encore, que tous les hommes ayant un revenu annuel de mois de 50 livres sterling résolussent de réduire à ce chiffre tous les revenus que le dépassent et d’affecter l’excédent à des usages publics. Leur résolution pourrait-elle être justifiée ? Sinon, il doit être une troisième fois reconnu qu’il est une loi à laquelle la voix populaire doit déférer. Qu’est-ce donc que cette loi, sinon la loi de la pure équité, — la loi d’égale liberté ? Ces limitations, que tous voudraient mettre à la volonté de la majorité, sont exactement le droit d’une majorité d’assassiner, d’asservir et de voler, simplement parce que l’assassinat, l’asservissement et le vol sont des violations de cette loi, — violations trop flagrantes pour être négligées. Mais si de grandes violations de cette loi sont iniques, de plus petites le sont aussi. Si la volonté du grand nombre ne peut annuler le premier principe de moralité en ces cas-là, non plus elle ne le peut en aucun autre. De sorte que, quelque insignifiante que soit la minorité et minime la transgression de ses droits qu’on se propose d’accomplir, aucune transgression de ce genre ne peut être permise.

Quand nous aurons rendu notre constitution purement démocratique, pense en lui-même l’ardent réformateur, nous aurons mis le gouvernement en harmonie avec la justice absolue. Une telle foi, quoique peut-être nécessaire pour l’époque, est très erronée. En aucune manière, la coercition ne peut être rendue équitable. La forme de gouvernement la plus libre n’est que celle qui soulève le moins d’objections. La domination du grand nombre par le petit nombre, nous l’appelons tyrannie : la domination du petit nombre par le grand nombre est tyrannie aussi, mais d’une nature moins intense. « Vous ferez comme nous voulons, et non comme vous voulez » est la déclaration faite dans l’un et l’autre cas ; et si cent individus la font à quatre-vingt-dix-neuf, au lieu de quatre-vingt-dix-neuf aux cent, c’est seulement d’une fraction moins immoral. De deux semblables partis, celui, quel qu’il soit, qui fait cette déclaration et en impose l’accomplissement, viole nécessairement la loi d’égale liberté, la seule différence étant que par l’un elle est violée dans la personne que quatre-vint-dix-neuf individus, tandis que par l’autre elle est violée dans la personne de cent. Et le mérite de la forme démocratique du gouvernement consiste uniquement en ceci, — qu’elle offense le plus petit nombre.

L’existence même de majorités et de minorités est l’indice d’un état immoral. Nous avons vu que l’homme dont le caractère s’harmonise avec la loi morale peut obtenir le bonheur complet sans amoindrir le bonheur de ses semblables. Mais l’établissement d’arrangements publics par le vote implique une société composée d’hommes autrement constitués, — implique que les désirs de certains ne peuvent être satisfaits sans sacrifier les désirs des autres, — implique que dans la poursuite de son bonheur la majorité inflige une certaine somme de malheur à la minorité, — implique, par conséquent, l’immoralité organique. Ainsi, à un autre point de vue, nous découvrons de nouveau que même dans sa forme la plus équitable il est impossible au gouvernement de se dissocier du mal ; et, en outre, que, à moins que le droit d’ignorer l’État ne soit reconnu, ses actes doivent être essentiellement criminels.

V

Qu’un homme est libre de renoncer aux bénéfices de la qualité de citoyen et d’en rejeter les charges peut, en vérité, être inféré des admissions d’autorités existantes et de l’opinion actuelle. Quoique probablement non préparés à une doctrine aussi avancée que celle ici soutenue, les radicaux d’aujourd’hui, encore qu’à leur insu, professent leur foi en une maxime qui donne manifestement un corps à cette doctrine. Ne les entendons-nous pas continuellement citer l’assertion de Blackstone selon laquelle « Nul sujet anglais ne peut être contraint à payer des aides et des taxes, même pour la défense du royaume ou le soutien du gouvernement, sauf celles qui lui sont imposées par son propre consentement ou par celui de son représentant au Parlement » ? Et qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie, disent-ils, que tout homme devrait posséder le droit de vote. Sans aucun doute ; mais cela signifie bien davantage. S’il y a quelque sens dans les mots, c’est une énonciation précise du droit même pour lequel nous combattons à présent. En affirmant qu’un homme ne peut être taxé à moins qu’il n’ait, directement ou indirectement, donné son consentement, on affirme aussi qu’il peut refuser d’être ainsi taxé ; et refuser d’être taxé, c’est rompre toute connexion avec l’État. On dira peut-être que ce consentement n’est pas spécifique, mais général, et que le citoyen est sous-entendu avoir acquiescé à toute chose que son représentant puisse faire, quand il vota pour lui. Mais supposez qu’il n’ait pas voté pour lui et qu’au contraire il ait fait tout en son pouvoir pour élire quelqu’un soutenant des idées opposées — quoi alors ? La réplique sera probablement qu’en prenant part à une semblable élection, il convenait tacitement de s’en tenir à la décision de la majorité. Et comment s’il n’a pas voté du tout ? Mais alors il ne peut à bon droit se plaindre d’aucune taxe, puisqu’il n’éleva aucune protestation contre son imposition ! Ainsi, assez curieusement, il paraît qu’il donnait son consentement de quelque manière qu’il agît, — soit qu’il dît : « Oui », qu’il dît : « Non » ou qu’il restât neutre ! Une doctrine plutôt embarrassante, celle-là ! Voilà un infortuné citoyen à qui il est demandé s’il veut payer pour un certain avantage proposé ; et, qu’il emploie le seul moyen d’exprimer son refus ou qu’il ne l’emploie pas, il nous est fait savoir que pratiquement il y consent, si seulement le nombre des autres qui y consentent est plus grand que le nombre de ceux qui s’y refusent. Et ainsi nous sommes amenés à l’étrange principe que le consentement de A à une chose n’est pas déterminé par ce que A dit, mais par ce que B peut arriver à dire !

C’est à ceux qui citent Blackstone de choisir entre cette absurdité et la doctrine exposée plus haut. Ou sa maxime implique de droit d’ignorer l’État ou elle est pure sottise.

VI

Il y a une singulière hétérogénéité dans nos fois politiques. Des systèmes qui furent à la mode et çà et là commencèrent à laisser passer le jour sont rapiécés de fond en comble avec des idées modernes dissemblables en qualité et en couleur ; et les hommes, gravement, déploient ces systèmes, s’en revêtent et se promènent en paradant à la ronde, tout à fait inconscients de leur grotesque. Notre présent état de transition, participant comme il le fait, également du passé et du futur, donne naissance à des théories hybrides où se manifeste l’assemblage le plus disparate du despotisme passé et de la liberté future. Voici des types de l’ancienne organisation curieusement déguisés sous les germes de la nouvelle — des particularités montrant l’adaptation à un état antécédent modifié par des rudiments qui prophétisent quelque chose à venir — faisant tous ensemble un mélange si chaotique de parentés que rien n’indique à quelle classe ces enfants du siècle devraient être rattachés.

Comme les idées doivent nécessairement porter l’empreinte du temps, il est inutile de déplorer le consentement avec lequel ces absurdes croyances sont soutenues. D’ailleurs, il semblerait regrettable que les hommes ne continuassent pas jusqu’à la fin les enchaînements de raisonnements qui ont mené à ces modifications partielles. Dans le cas présent, par exemple, la logique les forcerait à admettre que, sur d’autres points à côté de celui qui vient d’être examiné, ils soutiennent des opinions et emploient des arguments dans lesquels le droit d’ignorer l’État est contenu.

Car, quelle est la signification du non-conformisme ? Il fut un temps où la foi religieuse d’un homme et son mode de culte étaient déterminables par la loi à l’égal de ses actes séculiers ; et, conformément à certaines dispositions existant dans nos lois, il en est encore ainsi. Cependant, grâce à la croissance d’un esprit protestant, nous sommes parvenus à ignorer l’État en cette matière, — entièrement en théorie et partiellement en pratique. Mais de quelle manière ? En adoptant une attitude qui, pourvu qu’elle soit maintenue en conformité avec son principe, implique un droit d’ignorer l’État entièrement. Observez l’attitude des deux partis. « Ceci est votre credo », dit le législateur, « vous devez croire et professer ouvertement ce qui est fixé ici pour vous. » — « Je ne ferai rien de la sorte », répond le non-conformiste, « j’irai plutôt en prison ».

— « Vos actes religieux », poursuit le législateur, « seront tels que nous les avons prescrits. Vous irez aux églises que nous avons fondées et vous adopterez les cérémonies qui y seront célébrées ». — « Rien ne m’induira à faire ainsi », est la réplique ; « je nie absolument votre pouvoir de me dicter quoi que ce soit en pareille matière et me propose de résister jusqu’à la dernière extrémité ». — « Enfin », ajoute le législateur, « nous vous requerrons de payer telles sommes d’argent que nous pourrons juger à propos de demander pour le soutien de ces institutions religieuses ». — « Vous ne tirerez pas un liard de moi », se récrie notre obstiné indépendant ; « même si je croyais dans les dogmes de votre Église (ce que je ne fais pas), je me rebellerais encore contre votre intervention, et si vous prenez ce que je possède, ce sera par la force et malgré ma protestation ».

Or, à quoi se réduit cette manière d’agir quand elle est considérée dans l’abstrait ? Elle se réduit à une affirmation par l’individu du droit d’exercer une de ses facultés — le sentiment religieux — en toute liberté et sans aucune limite autre que celle assignée par le droit égal d’autrui. Et que signifie l’expression : « Ignorer l’État » ? Simplement une affirmation du droit d’exercer de la même manière toutes les facultés. L’un est exactement une continuation de l’autre, — repose sur le même fondement que l’autre, — doit tenir ou tomber avec l’autre. De bonne foi, les hommes parlent de la liberté civile et de la liberté religieuse comme de choses différentes ; mais la distinction est tout à fait arbitraire. Elles sont parties d’un même tout et philosophiquement ne peuvent être séparées.

« Si, elles le peuvent », interpose un objecteur, « l’affirmation de l’une est impérative comme étant un devoir religieux. La liberté d’honorer Dieu de la manière qui lui semble convenable est une liberté sans laquelle un homme ne peut accomplir ce qu’il croit être des commandements divins, et, en conséquence sa conscience exige de lui qu’il la défende. » Fort bien ; mais comment si la même chose peut être affirmée de toute autre liberté ? Comment si la défense de celle-ci se transforme aussi en une matière de conscience ? N’avons-nous pas vu que le bonheur humain est la volonté divine, — que ce bonheur ne peut être obtenu que par l’exercice de nos facultés — et qu’il est impossible de les exercer sans la liberté ? Et si cette liberté pour l’exercice des facultés est une condition sans laquelle la volonté divine ne peut être accomplie, sa défense est, suivant la propre démonstration de notre objecteur, un devoir. En d’autres termes, il est manifeste, non seulement que la défense de la liberté d’action peut être un point de conscience, mais encore qu’elle doit en être un. Et ainsi nous voyons clairement que le droit d’ignorer l’État en matière religieuse et le droit d’ignorer l’État en matière séculière sont par essence identiques.

L’autre raison communément assignée à la non-conformité admet un traitement similaire. Outre qu’il résiste à la prescription de l’État par principe, le dissident y résiste par désapprobation de la doctrine enseignée. Aucune injonction législative ne lui fera adopter ce qu’il considère comme une croyance fausse ; et, se souvenant de son devoir envers ses semblables, il refuse d’aider, au moyen de sa bourse, à disséminer cette croyance fausse. L’attitude est parfaitement compréhensible. Mais c’est une attitude qui, ou conduit aussi ses adhérents à la non-conformité civile, ou les laisse dans un dilemme. Car pourquoi refusent-ils de contribuer à propager l’erreur ? Parce que l’erreur est contraire au bonheur humain. Et pour quel motif désapprouve-t-on une partie quelconque de la législation civile ? Pour la même raison, — parce qu’on la juge contraire au bonheur humain. Comment alors pourrait-il être démontré qu’on doit résister à l’État dans un cas et non dans l’autre ? Personne affirmera-t-il délibérément que, si un gouvernement nous demande de l’argent pour aider à enseigner ce que nous pensons devoir produire le mal, nous devons le lui refuser, mais que, si l’argent est destiné à faire ce que nous pensons devoir produire le mal, nous ne devons pas le lui refuser ? Telle est, cependant, l’encourageante proposition qu’ont à soutenir ceux qui reconnaissent le droit d’ignorer l’État en matière religieuse, mais le nient en matière civile.

VII

La substance de ce chapitre nous rappelle une fois de plus l’incompatibilité existant entre une loi parfaite et un État imparfait. La praticabilité du principe ici posé varie en raison directe avec la moralité sociale. Dans une communauté entièrement vicieuse, son admission engendrerait le désordre. Dans une communauté complètement vertueuse, son admission sera à la fois inoffensive et inévitable. Le progrès vers une condition de santé sociale — c’est-à-dire une condition où il n’y aura plus besoin des mesures curatives de la législation — est le progrès vers une condition où ces mesures curatives seront rejetées et où l’autorité qui les prescrit sera méprisée. Les deux changements seront nécessairement coordonnés. Ce sens moral sont la suprématie rendra la société harmonieuse et le gouvernement inutile est le même sens moral qui alors portera chaque homme à affirmer sa liberté, même au point d’ignorer l’État, — est le même sens moral qui, en détournant la majorité de contraire la minorité, rendra finalement le gouvernement impossible. Et comme les manifestations simplement différentes d’un même sentiment doivent montrer un rapport constant de l’une à l’autre, la tendance à répudier les gouvernements augmentera seulement dans la même mesure où les gouvernements deviendront inutiles.

Que personne ne soit donc alarmé à la divulgation de la doctrine qui précède. De nombreux changements se succéderont encore avant qu’elle puisse commencer à exercer beaucoup d’influence. Un grand laps de temps s’écoulera probablement avant que le droit d’ignorer l’État soit généralement admis, même en théorie. Plus de temps encore se passera avant qu’il reçoive la reconnaissance législative. Et même alors, il y aura abondance de freins à son exercice prématuré. Une âpre épreuve instruira suffisamment ceux qui seraient susceptibles d’abandonner trop tôt la protection légale. Cependant, il y a dans la majorité des hommes un tel amour des arrangements établis et une si grande terreur des expériences que, vraisemblablement, ils s’abstiendront d’user de ce droit jusqu’à longtemps après qu’il sera sans danger de le faire.

À l’opposé de l’essai que Kropotkine écrira en 1902, durant son exil à Londres  « L’entraide un facteur de l’évolution »  ► https://www.fichier-pdf.fr/2013/12/05/petr-kropotkine-l-entr-aide-un-facteur-de-l-evolution/

La philosophie de Spencer est un effort pour justifier les théories politiques et sociales du libéralisme radical, qu’il tenait de son milieu familial, au moyen de principes empruntés d’une part à la philosophie romantique allemande, d’autre part aux sciences biologiques et physiques. Source Cosmovisions H. Spencer.

Vous pouvez en complément de lecture, lire, télécharger et/ou imprimer gratuitement le PDF N° 12 de 24 pages réunissant les traductions de R71 de l’excellent petit ouvrage du professeur de biochimie Lee Alan Dugatkin de l’université de Louisville dans le Kentucky publié en 2011, sur la vie et l’œuvre du scientifique et grand penseur anarchiste Pierre Kropotkine qu’ils avaient traduits par de larges extraits en 3 parties et publiés en juin 2012 ; LE PRINCE DE L’ÉVOLUTION.

C’est parce que nous pensons qu’il n’y a pas de SOLUTIONS au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu, et qu’il n’y en aura jamais, qu’il est nécessaire de s’éveiller par une :

Prise de conscience individuelle ► prise de conscience collective ► boycott et organisation parallèle ► désobéissance civile ► réorganisation politico-sociale ► changement de paradigme

Et que nous avons absolument le choix et le droit d’ignorer l’État et ses institutions obsolètes et c’est pourquoi nous appelons toutes celles et tous ceux, et en n’excluant personne, qui se retrouveraient dans cette idée force pour : Ignorer le Système, l’État, et ses Institutions coercitives ► Créer les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchir et agir en une praxis commune ► Adapter le meilleur du meilleur de l’ANCIEN au monde d’aujourd’hui…

JBL1960

Pour lire, télécharger et/ou imprimer gratuitement tous les PDF (il y en a 34 à ce jour) cette page de mon blog dédiée ► LES PDF DE JBL1960

 

 

 

 

Réflexions optimistes de l’historien engagé Howard Zinn, version PDF réalisée par JBL1960

Vous ne pouvez pas être neutre dans un train en marche…

Réflexions optimistes historiques & politiques d’un historien engagé

Howard Zinn (1922 – 2010)

“Ce que l’histoire révisionniste nous enseigne est que notre inertie de citoyens a abandonné le pouvoir politique à une élite et a coûté au monde environ 200 millions de vies humaines entre 1820 et 1975. Ajoutons à cela la misère non dite des camps de concentration, des prisonniers politiques, de l’oppression et de l’élimination de ceux qui essaient de faire parvenir la vérité en pleine lumière… Arrêtons le cercle infernal du pillage et des récompenses immorales et les structures élitistes s’effondreront. Mais pas avant que la majorité d’entre nous trouve le courage moral et la force intérieure de rejeter le jeu frauduleux qu’on nous fait jouer et de le remplacer par les associations volontaires ou des sociétés décentralisées, ne s’arrêteront le pillage et le massacre.”

Antony Sutton, historien, et professeur de sciences politiques, Stanford U, 1977

C’est grâce à Résistance71 qui m’a donnée à lire et à réunifier leurs traductions et publications depuis 2012 de cette personnalité à contre-courant que fut Howard Zinn que je suis heureuse de vous proposer ce 34ème PDF de 63 pages ;

VOUS NE POUVEZ PAS ÊTRE NEUTRE DANS UN TRAIN EN MARCHE

Et présenté comme suit ;

1 – Sur la spoliation de l’Histoire ► Page 7

2 – L’histoire radicale

1ère Partie ► Page 12

2ème Partie ► Page 18

3 – Violence et nature humaine ► Page 24

4 – L’obéissance civile ► Page 32

5 – Christophe Colomb

1ère Partie ► Page 39

2ème Partie ► Page 46

6 – Réflexions optimistes d’un historien engagé ► Page 55

En pages 4 et 5, j’ai rajouté ma vision d’Howard Zinn,  celle du pilote bombardant Royan le 15 avril 1945, ville que je connais bien et dans laquelle je me promène très souvent et où l’ombre de Zinn me remet à chaque fois en mémoire le fait qu’il y fut utilisé, pour la toute première fois de l’essence gélifiée, substance alors nouvelle connue aujourd’hui sous le nom de napalm… Et à la louche, car les « alliés » ont testé là leurs armes de mort, à l’aveugle… Howard Zinn est revenu à Royan quelques années plus tard pour recueillir à la bibliothèque les interrogations suscitées par cette libération d’une violence étonnante. Source ► http://www.c-royan.com/arts-culture/litterature/livres-et-auteurs/1365-la-bombe.html

R71 m’a fournie de nombreuses photos et j’ai eu plaisir à les placer pour prolonger, de son regard pétillant et malicieux son propos ou sa réflexion. Et je vous livre la conclusion de la présentation faite par R71 d’Howard Zinn : Connaître la véritable histoire des États-Unis, permet de comprendre le monde moderne, de comprendre le présent et d’anticiper le futur pour un monde meilleur où les peuples reprendront leur droit et où l’oligarchie cessera d’exister.

Nous sommes tous des Howard Zinn ou devrions l’être !

Au travail !

Résistance71

Et rien n’est plus vrai aujourd’hui, n’est-ce-pas ?

D’ailleurs, vous pouvez lire en complément de lecture, ma publication du jour ► Dans les temps de Trumperie universelle… Car il y est question, comme le dit le Pr. Antony Sutton dans la citation qui introduit ce PDF un autre historien et personnalité à contre-courant, de ceux qui essaient de faire parvenir la vérité en pleine lumière…

Dans le chapitre 3 : Violence & Nature humaine, à la page 28 sont cités le Pr. Jean-Paul Demoule et la paléontologue et archéologue Marylène Patou-Mathis.

Vous pouvez retrouver les travaux de recherche du Pr. Jean-Paul Demoule dans ce PDF N° 7 de 21 pages « La France amnésique au passé réglementé, ou comment retrouver l’histoire de France » ;

Les billets qui traitent des livres et travaux de recherche de Marilène Patou-Mathis ; https://jbl1960blog.wordpress.com/?s=Maryl%C3%A8ne+Patou+Mathis

Bien sûr, vous pouvez consulter, lire, télécharger et/ou imprimer GRATUITEMENT toutes les versions PDF dans cette page dédiée de mon blog ► LES PDF DE JBL1960…

JBL1960

 

 

 

 

 

Dans les temps de Trumperie universelle…

Chercher & Dire la vérité devient un acte révolutionnaire !

Le chercheur de vérité qui voyage suffisamment devient le chemin.

Proverbe Perse, issu du livre de Kevin D. Annett « Le bouclier du lanceur d’alerte« 

Et la dernière publication de Steven Newcomb  La suprématie blanche (concept “d’ascendance”) est la base même de la loi fédérale indienne démontre qu’il nous est tout à fait possible de décider ensemble Natifs, non-indigènes, Colons de papier, blanc, jaunes, vert, ICI & MAINTENANT & D’OÙ NOUS SOMMES une fois cracké les codes de la domination, de la doctrine chrétienne de la découverte, de la conquête, de nous débrancher de la Matrix pour initier un nouveau paradigme sans dieu, ni maitre SANS ARMES, ni haine ni violence…

 Steven Newcomb –  Universitaire, juriste, chercheur et écrivain Shawnee-Lenape – Auteur du livre : « Pagans in the Promised Lands : Decoding the Doctrine of Christian Discovery » et grâce aux larges extraits de traduction de l’anglais au français par Résistance71 en version PDF {N°4} de 45 pages ici ► « Païens en Terre Promise décoder la Doctrine Chrétienne de la Découverte » nous emmène toujours plus loin dans la sémantique, car les mots sont une arme et bien utilisés ils nous permettront CONJOINTEMENT (Natifs ou non) de faire tomber TOUS les empires .

Par ailleurs, Steven Newcomb est cofondateur et codirecteur de l’Indigenous Law Institutehttp://ili.nativeweb.org/

Résistance au colonialisme : Suprématie blanche et domination par la loi fédérale sur les Indiens (Steven Newcomb)

Steven Newcomb | 4 septembre 2017 | URL de l’article original en anglais ► https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/white-supremacy-ascendancy-basis-us-federal-indian-law/

Traduit de l’anglais par Résistance 71 ► URL de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2017/09/12/resistance-au-colonialisme-suprematie-blanche-et-domination-par-la-loi-federale-sur-les-indiens-steven-newcomb/

L’ère Trump a donné naissance à une nouvelle vague de suprématisme blanc aux États-Unis. En réponse, un certain nombre de statues dédiées à des figures de la Confédération sudiste et propriétaires d’esclaves (NdT : il y avait des propriétaires d’esclaves au nord également et la guerre de sécession ne fut en aucun cas une guerre de l’anti-esclavagisme (le nord) contre l’esclavagisme (le sud)…) ont été  récemment retirées de leurs piédestaux à cause de la levée de boucliers contre ce qui est perçu comme l’histoire du racisme aux États-Unis et l’atmosphère raciste de suprématisme blanc et de nationalisme qui s’est levée dans la société américaine depuis le début de la présidence de Trump. Par exemple, une statue du général sudiste Robert E. Lee a été enlevée, en partie parce que Lee commandait l’armée confédérée pendant la guerre civile de sécession.

Et pourtant, ceux qui ont critiqué les statues d’un bon nombre de racistes de l’histoire des États-Unis ont été malgré tout très sélectifs dans leur indignation envers d’autres blancs, propriétaires d’esclaves et qui croyaient en la suprématie blanche. Ironiquement, le président Trump l’a fait remarquer lorsqu’il a rhétoriquement demandé aux opposants des statues, s’ils pensaient que les statues de deux autres propriétaires d’esclaves, George Washington et Thomas Jefferson, devaient aussi être descendues de leur piédestal. Ma réponse serait sans hésiter : “définitivement”

Un exemple d’attitude suprématiste est évident quand une classe dirigeante se considère être meilleure que les autres classes et qu’elle détient le pouvoir. Un suprématiste blanc a été défini comme “une personne qui croit que la race blanche est de manière inhérente supérieure aux autres races et que les blancs devraient avoir le contrôle sur les personnes d’autres couleurs et d’autres races.” L’”affirmation d’ascendance” est une autre manière de clamer la suprématie. Affirmer l’”ascendance blanche” est assumer que les blancs sont suprêmes et doivent se situer dans les plus hautes positions de la société américaine , au-dessus des autres. Dans la décision de la Cour Suprême des Etats-Unis (CSEU) de l’affaire Johnson contre M’Intosh en 1823, le juge de la CSEU John Marshall, un autre propriétaire d’esclaves, a dit que le caractère et la religion des habitants autochtones de l’Amérique du Nord fournissait “une excuse pour les considérer être un peuple sur lequel ‘le génie supérieur européen pourrait affirmer une ascendance’”. Le dictionnaire Webster définit l’ascendance comme “pouvoir de contrôle et gouvernant : domination”. Ainsi donc l’expression de “suprématie blanche” n’est qu’un euphémisme pour “domination blanche”.

Une statue du juge John Marshall trône en ce moment dans le bâtiment de la CSEU à Washington DC. Même si cette statue était retirée, la mentalité raciste (cadre de pensée) que Marshall a laissé transparaître au travers de ses écrits dans le rendu de l’affaire Johnson demeurera dans le bâtiment sous la forme de cette décision de Johnson contre M’Intosh et toutes les autres décisions bigotes et religieusement motivées de la CSEU.

Statue ou pas, la CSEU continuera d’utiliser les schémas de domination racistes que cette institution a utilisé contre nos peuples et nations depuis bientôt maintenant deux siècles (l’année 2023 marquera le bicentenaire de la décision de l’affaire Johnson c. M’Intosh, affaire et rendu qui déterminent aujourd’hui encore la loi et la politique fédérales indiennes des USA)

Après avoir visionné notre documentaire au sujet de la décision de la CSEU dans l’affaire Johnson contre M’Intosh The Doctrine of Discovery: Unmasking the Domination Code, les gens demandent souvent “Que pouvons-nous faire ?” ou  bien “Alors quelle est la solution ?” Réfléchissons un peu à ces questions un moment. Les hommes et les femmes siégeant à la CSEU ont totalement l’intention de continuer à utiliser comme “précédent légal” cette décision raciste et bigote édicté dans le verdict de l’affaire Johnson et de son résultat direct de la domination blanche (suprématie, ascendance). Aucune législation n’empêchera la CSEU à utiliser cette décision. De plus, le congrès n’a aucune raison de passer une loi contredisant la décision émise dans Johnson. Étant donné la nature dominante et le tempérament de l’administration Trump, le chambardement actuel de la branche exécutive du gouvernement des États-Unis ne va sûrement pas essayer de mettre fin aux schémas de suprématie et de domination blanches qu’on trouve dans la décision de l’affaire Johnson contre M’Intosh et sa résultante directe que fut la loi et politique fédérale indienne de manière générale. Nous pouvons être tout à fait certains que les États-Unis ne veulent en rien écarter les idées inhérentes à la décision et qui servent de pierre angulaire au système légal de la propriété foncière aux États-Unis.

Le juge de la CSEU John Marshall a écrit le rendu du verdict de Johnson de façon à assurer que nos nations autochtones ne soient pas reconnues comme nos propres “pays” dans le monde incluant l’Angleterre, la France, l’Espagne, le Portugal etc. Le verdict fut écrit de façon à ce que les frontières nationales des nations autochtones ne soient vues que comme des fictions poreuses que les États-Unis pourraient transgresser et violer en toute impunité, ne laissant aucun tracé solide capable de maintenir les États-Unis et autres pays hors de nos terres.

Une caractéristique unique des nations dites “indigènes” est que leurs oppresseurs comme les États-Unis (NdT : et le Canada, le Mexique et tous les états d’Amérique du sud de fait…) sont capables de les définir unilatéralement de manière subordonnée. Les nations indigènes n’ont aucun moyen effectif d’empêcher leurs oppresseurs de leurs imposer unilatéralement ces définitions. Il me semble que tant que nous continuons à appeler une idée de système de domination “la loi”, nous continuerons à être contrôlés et dominés par le système de la suprématie blanche chrétienne qui est parfaitement exemplifiée dans le verdict de l’affaire Johnson contre M’Intosh.

Steven Newcomb a choisi la voie légale pour faire exploser le système de domination de la suprématie blanche chrétienne que la « minorité blanche » sous l’égide de Trump et de n’importe quel Potus, (puisque Oblabla était noir cela n’a échappé à personne, n’a jamais rien remis en cause et s’il l’avait fait il aurait été EFFACÉ) entend bien préserver.

S’il explique que l’esprit de l’homme blanc  doit être effacé de nos cortex, c’est aussi bien côté INDIEN, que COLON. Il nous invite à décider ensemble à dire NON, à refuser de consentir et d’être complice de ce système de domination imposés par la « conquête » des premiers colons depuis 1492 et légitimé par le Juge Mashall en 1823 dans l’affaire Johnson vs McIntosh.

Newcomb fait, encore une fois, la démonstration que jamais, depuis 1776 et la naissance de l’Amérique dite Moderne et telle qu’elle prévaut aujourd’hui, personne n’a eut seulement l’intention de modifier ce Système de domination (l’homme qui n’est pas blanc est inférieur) et le droit qui en a découlé (Les races supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures, déclaration de Jules Ferry en 1885) et d’enclencher une autre mécanique en lien avec les peuples autochtones, les « esclaves » africains, (qu’on est allé chasser en Afrique pour servir les premiers colons puis travailler la terre qu’on avait volé aux peuples originels). Parce que ça leur convient alors qu’ ils ont eu tout le temps nécessaire pour dénoncer ce système et ils ne l’ont jamais fait, pire, en réactivant l’America First, l’Amérique messianique moderne s’est réaffirmé dans tous ses fondements les plus racistes et colonialistes.

Newcomb démontre, et je pense de même, ainsi que R71, qu’il n’y a pas de SOLUTIONS au sein de ce Système, qu’il n’y en a jamais eu, et qu’il n’y en aura jamais. La preuve c’est qu’aujourd’hui, en 2017, sous l’ère Trump, mais en France nous savons qu’il en est de même ICI ou ; Les psychopathes aux manettes qui constitue cette minorité ou cette suprématie blanche n’ont pas du tout envie d’abandonner leur droit de domination.

Et en lisant ce James H. Kunstler, ce Paul Craig Roberts, et cette analyse de The Saker on comprend que la Nation Exceptionnelle et Indispensable entend bien le rester coûte que coûte, sur des terres volées et dans l’esprit de la conquête pour rendre l’Amérique grande à nouveau…

Dans la très longue analyse de The Saker du 30/08/17 : Les Pères fondateurs ont élaboré la Constitution américaine (et d’autres instruments juridiques) pour protéger le peuple d’abus du gouvernement… [Ah bon ?]  Et encore : Je pense qu’en ce moment la plupart des paléoconservateurs et des libertariens ont compris que « la présidence de Trump est terminée » comme l’a dit Bannon. Trump est un nain intellectuel écrasé et châtré dans les mains des néocons. Mais ce que Trump a défendu pendant son élection mérite toujours qu’on combatte pour cela. Oubliez l’homme, mais rappelez-vous les valeurs, les idées, les principes qui l’ont fait élire. Ces valeurs sont tout ce qui se trouve entre nous et une vie de servitude aux néocons et à leur Empire anglosioniste. C’est aussi tout ce qui se trouve entre l’humanité et une éventuelle guerre mondiale.

Cette injonction démontre bien que, peu importe qui soit à la Maison-Blanche, pourvu qu’il défende « les valeurs, les idées, les principes qui l’ont fait élire. » et c’est bien là le problème justement car : Quiconque vote pour le système a voté et vote pour que celui-ci continueDésincorporerMohawk Nation News du 16/12/2016 – Dans ce billet de blog ► TOUTES & TOUS ; Diseurs de vérité !

Même si nous sommes encore trop peu, nous sommes quand même de plus en plus nombreux à penser que l’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales se tenant debout et main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur Terre…

JBL1960

L’illustration de ce billet est l’affirmation de Pat Buchanan durant la campagne de Trump « Le thème principal et primordial de son administration sera l’Amérique d’abord »…

 

 

 

RÉSUMÉ SOTT 08/2017 + INFOS, DOSSIERS & PDF AD HOC

Comme chaque mois, je relaye la vidéo SOTT qui contient toutes les images des évènements climatiques majeurs, incluant les dolines, passages de bolides, météorites, mais aussi morts de masse d’animaux et attaques rares d’animaux (c’est leur choix) rien que pour le mois d’août 2017. Et parfois la mort est en direct, comme au Népal, ou en Chine, mais c’est le choix de SOTT de montrer ces images, qui bien souvent proviennent de caméra de vidéo surveillance, je le redis.

Les inondations meurtrières en l’Asie sont traitées dans cette vidéo, ainsi que des images d’Harvey, en toutes fins. De même, les personnes touchées par un « nuage » de chlorine sur une plage d’Angleterre le 28/08 et les 12 tornades simultanées en Russie, le 30/08…

Pour visionner tous les résumés SOTT depuis décembre 2015 ► CATÉGORIE NON CLASSÉ

Vous, les hommes blancs, êtes extrêmement arrogants. Vous pensez être responsables de l’extinction de différentes formes de vie sur Terre. Avez-vous jamais considéré le fait que peut-être, ces formes de vie ne voulaient simplement pas vivre avec vous ?

Membre du conseil des anciens de la Nation Déné vers 1960

Vidéo YT mise en ligne par SOTT MEDIA le 12 septembre 2017

Sur les ouragans Harvey, Irma… Ce billet très complet vu de l’intérieur des Terres natives ► DE L’EAU PARTOUT… Et pas une goutte à boire ! Mohawk Nation News traduit & complété par JBL1960

Incluant la situation en Asie du Sud dont on parle peu ► http://www.francetvinfo.fr/meteo/inondations/asie-du-sud-est-mousson-meurtriere_2352714.html et qui touche 43 millions de personnes… 1200 morts…

Escroquerie du Réchauffement Climatique Anthropique : Vatican, réchauffement, terre plate et imbécilité ensoutanée…

Pour un archevêque du Vatican tout le monde devrait accepter que le réchauffement global est un fait

Lisa Bourne | 19 juillet 2017 | URL de l’article original ► https://wattsupwiththat.com/2017/07/22/vatican-archbishop-all-should-accept-that-global-warming-is-a-fact/

Traduit de l’anglais par Résistance 71 ► URL de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2017/08/25/escroquerie-du-rechauffement-climatique-anthropique-vatican-rechauffement-terre-plate-et-imbecilite-ensoutanee/

Le grand ponte de l’académie des sciences pontificale du Vatican a encore interféré en disant que le déni du réchauffement climatique anthropique correspond à la mentalité de dire que “la terre est plate” (NdT : ce que soutenait l’église en son temps du reste et qui mena le physicien Bruno au bûcher pour  avoir refuser le dogme, et forçant la rétractation de Galilée*…) : “d’un point de vue scientifique, la phrase disant que la Terre est réchauffée par l’activité humaine est aussi vraie que la phrase : la Terre est ronde !” a dit l’archevêque Marcelo Sanchez Sorondo.

L’archevêque a été un promoteur zélé et très constant de la théorie du réchauffement climatique anthropique comme étant une vue de l’église non-négociable, malgré le statut de protection de l’environnement soit une affaire de business et de gros sous.

L’idéologie du changement climatique [anthropique] continue à être contestée comme étant un plan perpétré avec des données manipulées par la gauche pour faire passer des législations environnementalistes et de nouveaux impôts.

L’archevêque Sorondo a désavoué les “négationnistes climatiques” dans un entretien récent avec Radio Vatican, comme étant “une infime minorité”.

L’entretien qui se tint en allemand contenait cette manchette : “Vatican : le changement climatique est un fait”, et se concentra sur la réception de l’encyclique du pape François “Laudato Si”, deux ans après sa diffusion.

L’archevêque Sorondo expliqua dans l’entretien pour dire que le changement climatique provoqué par l’Homme était considéré comme scientifique. Il ajouta que le pape avait non seulement le droit mais aussi le devoir de se reposer sur la science en plus de la doctrine et philosophie en recherchant la vérité.

Si le pape s’exprimait sur un tel sujet, alors cela n’était pas arbitraire, a t’il dit, car la parole du pape n’est pas restreinte au domaine de “la doctrine de la foi et de la morale”.

Le pape utilise les vérités de la science et de la philosophie non seulement pour expliquer aux hommes comment parvenir au paradis, a dit l’archevêque, mais aussi ce qu’il doit faire sur terre.

Toutes les activités humaines ont un rapport avec l’éthique. a dit l’archevêque argentin, elles sont donc déjà dans la juridiction du pape. Sorondo est un proche conseiller du pape François 1er et le chancelier à la fois de l’académie des sciences pontificale et l’académie pontificale des sciences sociales. Il a accueilli à plusieurs reprises des avocats pro-avortement et du contrôle de la population (NdT : idéologies pourtant diamétralement opposées et antinomiques du dogme catholique) au Vatican pour des conférences sous le prétexte de l’affaire climatique.

Le mois dernier, juste avant que le président Trump ait annoncé que les États-Unis se retireraient du controversé accord de Paris, l’archevêque a assimilé les sceptiques de l’idéologie climatique a des “croyants de la terre plate”. Un retrait de l’accord de Paris “ serait non seulement un désastre mais complètement anti-scientifique,” a t’il dit.

“Dire que nous devons nous reposer sur le charbon et le pétrole c’est  dire que la terre n’est pas ronde”, a déclaré Sorondo. “C’est une absurdité dictée par le besoin de faire de l’argent.”

Il a aussi répétitivement déclaré que ceux qui ne souscrivent pas au changement climatique anthropique sont soudoyé par l’industrie du pétrole. Il l’a réaffirmé dans un entretien avec Radio Vatican.

“Bien sûr, certains secteurs qui dépendent du lobby pétrolier, incluant quelques institutions catholiques ! – ne sont pas d’accord avec Laudato si”, a déclaré l’archevêque. “Avec cela ils génèrent des dégâts sérieux parce que le climat se détériore et même les opposants au changement climatique seront parmi les victimes à court ou long terme.”

~~~~▲~~~~

*Galilée :

le précédent Galiléo Galiléi ; Source wikipedia ; https://fr.wikipedia.org/wiki/Galil%C3%A9e_%28savant%29

Galilée est donc à nouveau convoqué par le Saint-office, le 1er octobre 1632. Ce qui lui est reproché n’est pas sa thèse elle-même, mais le détournement d’une mission commanditée, ce qui justifie des sanctions pénales. Son livre est en outre ouvertement pro-copernicien, bafouant l’interdit de 1616 (la mise à l’index de ces thèses ne sera levée qu’en 1757). Malade, il ne peut se rendre à Rome qu’en février 1633. Les interrogatoires se poursuivent jusqu’au 21 juin où une menace de torture est même évoquée sur ordre du pape ; Galilée cède.

Le 22 juin 1633, au couvent dominicain de Santa-Maria, la sentence est rendue :

« Il est paru à Florence un livre intitulé Dialogue des deux systèmes du monde de Ptolémée et de Copernic dans lequel tu défends l’opinion de Copernic. Par sentence, nous déclarons que toi, Galilée, t’es rendu fort suspect d’hérésie, pour avoir tenu cette fausse doctrine du mouvement de la Terre et repos du Soleil. Conséquemment, avec un cœur sincère, il faut que tu abjures et maudisses devant nous ces erreurs et ces hérésies contraires à l’Église. Et afin que ta grande faute ne demeure impunie, nous ordonnons que ce Dialogue soit interdit par édit public, et que tu sois emprisonné dans les prisons du Saint-office. »

Il prononce également la formule d’abjuration que le Saint-office avait préparée :

« Moi, Galiléo, fils de feu Vincenzio Galilei de Florence, âgé de soixante dix ans, ici traduit pour y être jugé, agenouillé devant les très éminents et révérés cardinaux inquisiteurs généraux contre toute hérésie dans la chrétienté, ayant devant les yeux et touchant de ma main les Saints Évangiles, jure que j’ai toujours tenu pour vrai, et tiens encore pour vrai, et avec l’aide de Dieu tiendrai pour vrai dans le futur, tout ce que la Sainte Église catholique et apostolique affirme, présente et enseigne. Cependant, alors que j’avais été condamné par injonction du Saint-office d’abandonner complètement la croyance fausse que le Soleil est au centre du monde et ne se déplace pas, et que la Terre n’est pas au centre du monde et se déplace, et de ne pas défendre ni enseigner cette doctrine erronée de quelque manière que ce soit, par oral ou par écrit; et après avoir été averti que cette doctrine n’est pas conforme à ce que disent les Saintes Écritures, j’ai écrit et publié un livre dans lequel je traite de cette doctrine condamnée et la présente par des arguments très pressants, sans la réfuter en aucune manière; ce pour quoi j’ai été tenu pour hautement suspect d’hérésie, pour avoir professé et cru que le Soleil est le centre du monde, et est sans mouvement, et que la Terre n’est pas le centre, et se meut. J’abjure et maudis d’un cœur sincère et d’une foi non feinte mes erreurs. […] »

Donc, aujourd’hui en septembre 2017, toute personne qui dévie ou pire remet en cause, le discours dominant relevant des Saintes Écritures, mais aussi, du pouvoir en place représenté par Jupiter 1er et son très éminent Premier Ministre Édouard Philippe (Pétain ?). Et les très éminents et révérés ministres de leur gouvernement se rendront suspect d’hérésie et devront abjurer et maudire publiquement ces horreurs et hérésies contraire à l’État d’exception permanent…

La preuve par la Bush de Jupiter 1er ► https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2017/09/08/macron-s-en-prend-aux-faineants-aux-cyniques-aux-extremes/

►◄

Et c’est pas fini ► https://www.marianne.net/politique/napoleon-hernani-hegel-sous-la-plume-de-philippe-besson-un-macron-ivre-de-lui-meme

Suivi par l’écrivain Philippe Besson pendant la présidentielle, Emmanuel Macron apparaît plein d’assurance… et de dédain pour ses rivaux. Le secret de la victoire ? Finalement, l’une des seules personnes à trouver grâce aux yeux d’Emmanuel Macron est… Macron Emmanuel. A l’heure de se comparer, le candidat évoque spontanément Napoléon. Quand Philippe Besson lui fait remarquer que tous ses conseillers présentent le même profil, jeune et diplômé, il rétorque : « J’assume. Les maréchaux d’Empire étaient jeunes et ce n’étaient pas des paysans« . Même référence lorsque l’écrivain lui demande s’il va surfer sur la vague « dégagiste » : « Ça ne se joue pas sur le dégagisme. (…) Même Napoléon à côté de ses jeunes maréchaux d’Empire est allé piocher dans l’Ancien Régime« . Au détour de plusieurs phrases, le futur Président laisse entrevoir la haute estime qu’il porte à son entreprise et à sa personne. En se faisant au besoin emphatique. « C’est Hernani. Une force qui va« , confie-t-il à propos d’En Marche, en citant l’oeuvre de Victor Hugo. Interrogé sur l’état de la France, Emmanuel Macron répond… en évoquant son propre destin. Exceptionnel, forcément : « On vit la Renaissance. Notre civilisation peut disparaître, elle est peut-être déjà morte. Je suis peut-être le dernier aztèque qui gigote« .

Alors, Résistance71 m’a enlevé les mots du clavier alors que je lui tirais l’œil vers cette info : pas étonnant que cette chèvre fasse référence à une société amérindienne étatique ! Ça aurait été plus surprenant qu’il fasse référence aux Iroquois, Lakota… Il aurait pu aussi choisir les descendants d’une autre empire étatique les Mayas, dont les descendants aujourd’hui… sont les zapatistes du Chiapas !

Pas étonnant, non vue le Kaa ! Je lui rappelle juste à Manu, que le dernier Empereur Aztèque s’appelait Moctezuma ou Montezuma II et que sa fin de règne fut pas vraiment terrible. Alors, les descendants des colons/envahisseurs/exterminateurs sont toujours les occupants illégaux des Amériques, mais aussi bien Trump, que Macron et que la MINORITÉ BLANCHE toujours aux manettes et qui entend bien le rester, devraient tout de même considérer les descendants des Natifs, Nations premières pour ce qu’ils sont, à savoir les seuls légitimes à vivre en leurs Terres, jamais cédé et ce qui est loin d’être le cas ► Pourquoi le mot de « CONQUÊTE » est-il considéré comme acceptable et pas celui de « DOMINATION » ? Steven Newcomb par R71 + mon grain de sel…

►◄

Je rappelle ici-même, la THÉORIE Russo-Ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le pétrole (abiotique) et en version PDF N° 26 de 68 pages ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/02/pdftheoriepetroleabiotiquer71.pdf

Parce qu’on comprend bien que le passage des ouragans et cyclones de ces derniers jours, pour certains, sont la preuve du Réchauffement Climatique Anthropique et on voit pas très bien pourquoi, ni comment vue que la Théorie du RCA n’est absolument pas prouvée et est régulièrement remise en cause…

Et y’en a même qui prétendent, (comme le Pr Michio Kaku) au contraire, que les Zélites mondiales, qui sont principalement Zuniennes je le rappelle, joueraient de la HAARP, car la probabilité que Harvey, puis Irma, et maintenant José et Katia supers ouragans s’abattent sur le Texas et la Floride simultanément  était de 1 sur un million et même 1 sur un milliard puisque aucun ouragan aussi puissant qu’Harvey ou Irma n’a jamais été observé sur l’Atlantique…

Voir & Lire le dossier très complet proposé par Aphodiliehttps://aphadolie.com/2017/09/11/et-si-les-ouragans-irma-jose-et-katia-avaient-ete-provoques-par-lhomme-cest-ce-que-semblent-prouver-les-images-satellites-de-la-nasa-et-certains-scientifiques/

Et en complétement, chez l’ami Olivier Demeulenaere, que je pille très souvent ► https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2017/09/11/saint-martin-faillite-totale-etat-francais/

Alors, ICI ou on le répète assez ICI & MAINTENANT & D’OÙ NOUS SOMMES :

Ignorons le Système ► Ignorons l’État et ses institutions ► Créons les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchissons et agissons en une praxis commune ► Adaptons le meilleur, le sublime de l’ANCIEN au NEUF

Ce n’est pas comme si les Zélites œuvraient pour une réduction, drastique, de la population mondiale, hein ?

JBL1960

NON C'EST NON !