Renseignement, Wikileaks, Mueller et la Russie ; Source VT – Traduction R71 + mon grain de sel…

 

Et de poivre…

En décembre 2010, Résistance 71 publiait cet article ; Média et propagande : l’énigme Wikileaks – Wikileaks une révolution médiatique ou une subtile propagande ? Par Résistance 71, 05 Décembre 2010 ;

Depuis les dernières fuites de Wikileaks le monde est une fois de plus partagé en deux entre les adorateurs inconditionnels de ce qui semble être une révolution médiatique, déclenchée par l’organisation Wikileaks et les vilipendeurs de “punks” qui trahissent les secrets d’États et pourraient mettre en danger la sécurité des personnels impliqués dans les guerres impérialistes en cours.

Un monde divisé, une fois de plus : quelle aubaine !

En ce qui nous concerne, nous ne nous plaçons bien sûr pas dans la catégorie des vilipendeurs, mais nous ne sautons pas non plus joyeusement dans le train en marche des groupies de l’opération Wikileaks / Julian Assange. Nous préférons la voie du milieu, celle de la prudence.

Pourquoi ? Parce qu’il y a trop de questions auxquelles ils seraient important de répondre avant que d’endorser somme toute aveuglément, une ligne de résistance a l’ordre établi définie par Wikileaks et son créateur Julian Assange. Lire la totalité de l’article et les références sur le sujet ► https://resistance71.wordpress.com/2010/12/05/media-et-propagande-lenigme-wikileaks/

►◄

Leur analyse d’hier sur le sujet prend tout son sens aujourd’hui, à la lecture de leur traduction de l’article de Gordon Duff (Veterans Today) du 14 juillet 2018 ;

Renseignement, Wikileaks, Mueller et la Russie

Information et Nouvel Ordre Mondial : Wikileaks, Assange, Mueller et la Russie… (VT)

Gordon Duff | 14 juillet 2018 | Source de l’article en anglais ► https://www.veteranstoday.com/2018/07/14/intel-drop-wikileaks-mueller-and-russia/

VT a reconnu Wikileaks en 2009 comme étant un organe du renseignement israélien. Nous sommes remontés à l’origine de l’entrainement israélien d’Assange, ainsi que d’autres personnes dans le monde faux des médias qui ont séjourné en Israël pour suivre un entrainement approprié. Pour Assange tout a commencé avec le TOR Project, portail pour les pornographes et les réseaux de trafic pédophiles.

Assange est la clef. Sans la Russie blanchissant ses hacks au travers de Wikileaks ou du moins une partie d’entre eux, il y aurait eu des centaines de membres du parti républicain (GOP) et de ses candidats qui auraient été exposés comme criminels pour avoir reçu en toute connaissance de cause, des informations volées et auraient été complices de crimes cybernétiques, de conspiration et plus encore.

Assange a couvert environ les 2/3 de ces gens.

Wikileaks est une “blanchisserie” pour deux choses principales : l’une est la véritable info qu’Israël et les agents de la GRU (d’après-nous) contrôlés par les services israéliens en Russie ont effectivement hacké pour cibler les ennemis collectifs des oligarques sépharades qu’ils servent, ces “chefs kapos” sous les cartels Kuhn-Loeb-Rockefeller-Rothschild-Warburg-Schiff-Bush, qui remontent aux temps moyen-âgeux de Venise et de Gêne.

Ces noms qui résonnent allemand ou hollandais furent empruntés aux XVIIe et XVIIIe siècles lorsque les banksters, virés d’Espagne et de Grande-Bretagne, prirent possession du Saint Empire Romain et de la Ligue Hanséatique.

Ah mais je digresse, revenons à Wikileaks ou à un autre clone du Mossad : “Anonymous”. Celui-là est sorti de la route. C’était juste une mascarade, avec des masques rigolos et tout le toutim. Si on lit de fait les actes de mise en accusation de Mueller sur les 12/13 agents russes, vous pouvez constater comment il est facile pour pour les organisations de cybersécurité de résoudre des problèmes. Mueller a été capable de pénétrer le système de la GRU à Moscou, d’avoir accès à leurs archives de recherche, il a hacké leurs téléphones, il a tout pris. Quiconque lit ce que Mueller a sur eux devrait avoir peur.

Alors pourquoi personne n’a t’il regardé de près Wikileaks et Anonymous ? Ces organisations pourraient être démantelées en quelques minutes. Mieux, regardons Assange. Il n’est soumis à aucune enquête officielle mis à part cette “affaire” suédoise, ce pauvre homo Assange accusé d’avoir violé deux suédoises qui auraient tout aussi bien lui mettre une danse.

Quiconque a déjà été en Suède ou sait comme se passe les choses là-bas dans le “monde du rendez-vous amoureux”, trouve l’histoire d’Assange risible. Trump a été accusé de choses mille fois pires et elles ont toutes été résolues par des pots-de-vin ou des menaces et vous venez me dire que les sponsors très publics d’Assange de la famille Rothschild, l’ayant hébergé pendant des années avant même qu’il ne se retrouve soi-disant caché, ne peuvent pas se payer, lui payer un avocat bon marché ? Quel est le tarif habituel pour faire taire quelqu’un qui a été violé lors d’un rendez-vous par un mignon ? Peut-être devriez-vous demander à Trump ?…

Qu’est-ce que fait d’autre Assange, lorsqu’il ne saute pas d’une propriété à l’autre de ses sponsors, comme il l’a fait de manière si publique avant de soi-disant finir dans l’ambassade d’Équateur à Londres ? (Notez bien que ce pays est facilement tourmenté par les potes des grosses banques d’Assange, ses potes bien publics des grosses banques, si vous ne savez pas cela alors c’est que vous n’avez pas bien fait attention au déroulement des choses…)

Rappelez-vous toujours une chose : Assange est une grande partie de la couverture mise en place pour les attentats du 11 septembre*, un énorme ennemi de la Syrie, de l’Irak, du Pakistan, de l’Iran et qui n’a jamais fuité un mot de travers contre non seulement Israël mais aussi contre des nations ou sources ne pipant mot contre Israël. Alors qu’Israël est le de facto trou du cul du monde, être impliqué dans la “fuite d’info” ou la “liberté de la presse” et ne rien dire contre Israël est un peu vendre la mèche.

Regardez, observez les organisations médiatiques qui relaient les informations de Wikileaks ou prennent la défense d’Assange. Ce sont toutes des agents israéliens.

Regardons à deux fois l’une des opérations de Wikileaks.

Stratfor est située à Austin, Texas et apprend-on  partage beaucoup avec InfoWars (NdT : d’Alex Jones, lui aussi basé à Austin, tiens, tiens…), une autre organisation que nos reconnaissons être au service du renseignement israélien. Il y a de véritables organisations privées de sécurité qui opèrent dans le monde, j’ai quelque expérience en ce domaine. En plus du renseignement humain, elles opèrent aussi les satellites autour de la Terre et d’autres plateformes de surveillance ; elles sont profondément en parallèle des opérations de la NSA. Je suis plus que simplement familier avec ces choses.

Quoi qu’il en soit, Stratfor n’est pas si robuste. En fait ils ont été débusqués à plusieurs reprises pour n’avoir pas été si substantiels que cela, jusqu’à ce qu’ils soient “hackés” par Wikileaks/Anonymous.

L’info “hackée” de chez eux devient soudainement “information de première importance”, d’après nos sources, tout a été fabriqué pour embarrasser ou endommager toute menace perçus à l’élite dirigeante d’Israël.

Voilà ce qu’est le “blanchiment” de renseignement

Dans des cas comme cette élection truquée de 2016 (NdT: celle de Trump), maintenant prouvée pour ceux qui savent lire un acte légal d’accusation, Wikileaks fut utilisé pour fournir des informations à la presse sous contrôle israélien afin d’intimider les enquêteurs.

Une fois que le nom de la franchise Wikileaks est mentionné, ainsi que le mythe Assange, alors les petites chéries des médias se mettent en branle.

Ce qui est particulièrement étrange au sujet de Wikileaks est qu’il n’y a jamais vraiment eu de “groupe de hackers” réunis sous l’étiquette Wikileaks, mais aussi que personne en faisant partie n’a jamais été soumis à aucune enquête que ce soit et encore moins inculpé de quoi que ce soit (NdT : Manning étant un cas à part, il fallait se débarrasser de quelqu’un de gênant, de plus il était un informateur et pas membre de Wikileaks per se)

Assange n’est pas recherché aux États-Unis, il n’a pas non plus été le sujet d’une mise en accusation secrète, rapportée par… attendez un peu… par InfoWars. Le ministère de la justice américain a confirmé qu’InfoWars avait inventé cet mise en accusation et que Wikileaks n’est en rien recherché, en fait Wikileaks est un organe clef des opérations de contrôle d’Israël sur la presse et les médias américains.

Nous commençons ici parce que sans exposer Wikileaks comme une opération d’espionnage gérée par des gouvernements, une affirmation qui avait été faite par Zbigniew Brzezinski il y a bien longtemps, Mueller n’atteindra jamais les véritables coupables. (NdT : est-ce le but de Mueller ?…)

Mais alors, à qui faire confiance ? Devons nous croire Mueller (NdT : Robert Mueller ex patron du FBI et maintenant conseiller spécial de Trump) simplement parce que les journaux et toute la pourriture humaine siégeant au congrès des États-Unis nous dit qu’il est en mission pour abattre Trump ?

Est-ce que tout cela est aussi faux ? Nous attendons.

Ensuite nous avons toutes ces longues années de Poutine léchant le cul de Netanyahou et le laissant bombarder la Syrie à volonté alors que la Russie pourrait y mettre fin en quelques secondes. Comme si personne ne le remarquait…

MAJ du 17 juillet 2018 par R71 : Après la rencontre Trump-Poutine d’Helsinki, Trump déclare: « Poutine est un fan de Bibi [Netanyahou], il l’a toujours beaucoup soutenu… »]

C’est une des choses qui donne aux mises en accusation de la Russie par Mueller un petit parfum de vérité. Retournons en Grande-Bretagne durant les années Bush, quand l’organisation de Rupert Murdoch le magnat de la presse, qui fait façade pour Wikileaks et bien sûr gère Fox News / Hannity et la machine de propagande que beaucoup disent gérer Trump, fut cité dans le scandale des “écoutes téléphoniques”. Pourquoi ceci ne fut-il pas appelé “écoutes illégales” ? Il faut bien comprendre que ce furent les lignes téléphoniques des antennes spéciales de Grande-Bretagne du MI6 (renseignement extérieur) et MI5 (contre-espionnage) ainsi que des dégénérés de la famille royale qui furent sur écoute, “hackées” et enregistrées.

Derrière tout cela se trouvait l’énorme réseau pédophile qui gère et dirige la Grande-Bretagne.** Tout fut fait pour étouffer les enquêtes sur le modèle d’affaire d’Israël, chantage et menace et de son contrôle constricteur sur la Grande-Bretagne.

Là encore, ils jettent aux chiens le moribond Lord Janner et l’autre pédophile de Jimmy Savile.

Dossier R71 sur Wikileaks + dossier R71 sur Julian Assange

*À propos d’un 11 septembre nucléaire, version PDF N° 39 de 34 pages ► Addendum de mai 2018, à propos d’un 11/09 nucléaire, pdf ; Source VT

**Qu’est-ce que le Neuvième Cercle ?

▼▼▼

Aujourd’hui, nous savons répondre à cette question ; Que faire ?… La marche vers la tyrannie globale, comment s’en sortir ? Que faire ?  Afin de mettre en échec le N.O.M. ou O.M.D. DÉFINITIVEMENT et notamment grâce au questionnement et au travail de Résistance 71, qui nous invite, sans discontinuer et sans relâche, depuis 2010, tel le « chercheur de vérité qui voyage suffisamment devient le chemin » à comprendre que « la route (qui) n’existe que par notre marche. (elle) N’attend plus que d’être empruntée » pour se rejoindre sur ce chemin/route, tangent(e)

▼▼

Pour autant, ne nous laissons pas distraire par des tentateurs qui essaieront de nous convaincre qu’il est possible de réformer et d’améliorer ce Système obsolète en le rendant vertueux, comme par la « magie » du peuple écrivant lui-même une « constitution », par exemple, car cela reste dans le domaine étatique. Or, tout nous démontre qu’il n’existe pas de solutions au sein du système.

Ramenez Julian Assange à la maison ! John Pilger pour Le Grand Soir le 18/06/2018

Comme nous en avons déjà discuté avec R71 soit ;

1- Pilger est dupe et pédale involontairement pour ceux qui opèrent et contrôlent Assange…
2- Pilger n’est pas dupe et fait lui-même partie de la dissidence contrôlée, après tout sa carrière lui a sans aucun doute acheté une grande crédibilité…

Et si notre cœur penche pour 1, notre raison pour 2… C’est dur, dur…

Voilà pourquoi, il me semble évident, que nous avons à réfléchir sur notre organisation HORS INSTITUTIONS, HORS ÉTAT et le plus vite sera le mieux pour enclencher un nouveau paradigme dans cet ICI et ce MAINTENANT et d’OÙ NOUS SOMMES !

Tout le monde peut participer localement et tout le monde participant en rotation dans les assemblées régionales, cela deviendra, tout naturellement, une fonction de tout membre de la société des sociétés à temps partiel, car c’est notre affaire, à toutes et à tous…

JBL1960

Publicités

L’essentiel de Pierre-Joseph Proudhon en version PDF

3 textes essentiels de Pierre-Joseph Proudhon (1809 – 1865) ;

Considéré comme l’un des pères fondateurs de la pensée anarchiste moderne et chronologiquement il est le premier d’une trilogie l’associant aux pensées et actions de Michel Bakounine et Pierre Kropotkine ;

Du Principe Fédératif, Pierre-Joseph Proudon ;

Du Principe d’Autorité – Pourfendre les Malthusiens ;

Qu’est-ce que la Propriété ? Ou RECHERCHES SUR LE PRINCIPE DU DROIT ET DU GOUVERNEMENT, Premier Mémoire (1840) ;

Sur proposition de Résistance 71 et pour mon plus grand plaisir et j’espère le vôtre…

C’est 3 textes à lire, télécharger et/ou s’imprimer gratos !

Toutes les autres versions PDF ► LES PDF DE JBL1960

JBL1960

Résumé SOTT Juin 2018 + INFOS AD HOC

Comme chaque mois, voici le résumé SOTT MEDIA des évènements climatiques extrêmes collectés pour ce mois de juin exclusivement

Sott a choisi d’inclure les passages de bolides, les éruptions volcaniques et même les attaques par des animaux, comme les morts massives de poissons, étoiles de mer…

Tous les résumés SOTT depuis l’ouverture de ce blog, en catégorie NON CLASSÉ

▼▼▼

Alors que les Québécois font face à une vague de chaleur meurtrière dans le même temps il a neigé en Colombie Britannique début juillet ► https://fr.sott.net/article/32764-Vous-souffrez-de-la-chaleur-Dites-vous-qu-il-a-neige-en-Colombie-Britannique

Donc, oui le temps est tout fou-fou !

Mais, permettez que je rappelle ce sage conseil d’un Membre du conseil des anciens de la Nation Déné, vers 1960 et année de ma naissance ;

Vous, les hommes blancs, êtes extrêmement arrogant.

Vous pensez être responsable de l’extinction de différentes forme de vie sur Terre.

Avez-vous jamais considéré le fait que peut-être ces formes de vie ne voulaient simplement pas vivre avec vous ?…

Mais la nature a toujours le dernier mot ; Toujours…

“Gariwiio” est la réalité naturelle

Fait par la nature et non pas créé par l’humain. Le monde naturel suit la direction de la Nature, sa oieri. Nous, les humains, voyageons dans la direction de la nature, comme le soleil, la lune, la terre, les plantes, les animaux… Ceux qui vont à l’encontre de cela créent le chaos, la guerre, la pollution et la souffrance pour toute vie. Les instructions originelles de toute vie sont un code naturel fait pour utiliser nos instincts de survie.

NdJBL ► C’est à nous de trouver notre place dans le monde naturel et non de vouloir dompter la Nature, qui se vengera toujours, d’une manière ou d’une autre ► Nature VengeresseMohawk Nation News – Traduction R71

▼▼

Lectures complémentaires en version PDF pour exploser les mythes et théories fumeuses  ;

– PDF N° 26 de 68 pages ► Théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le pétrole (abiotique)…

Biotique ou abiotique : La vraie-fausse crise pétrolière ou la pseudoscience au service du contrôle énergétique par scarcité induite

►◄

►◄

– Pour l’info de tous ; il existe un organisme international indépendant et compétent en la matière : le NIPCC (par opposition au IPCC=GIEC) le rapport PDF de 24 pages en français : Le NIPCC contre l’IPCC (le GIEC) – Analyse des désaccords entre les modèles du climats et les observations : test des hypothèses du réchauffement climatique anthropique (RCA) et pour permettre à chacun de se faire sa propre opinion. Source fp4earth en analyse dans ce billet ICI.

Toutes les autres versions PDF : Politiques, Géopolitiques et d’Anthropologie politique (66) dans cette page spécialement créée ► LES PDF DE JBL1960

JBL1960

 

Nouvelle version PDF gratuite DU PRINCIPE FÉDÉRATIF de Pierre Joseph Proudhon, 1863

Certes, Proudhon n’allait pas assez loin, son système fédératif est une sorte de compromis entre l’État coercitif et la société anarchiste complète. En cela Bakounine et Kropotkine ont été bien plus loin, comme on a pu le lire ici-même avec la nouvelle version PDF de la conquête du pain de Pierre Kropotkine, préfacé par Élisée Reclus, entre autres…

On peut dire que Proudhon est un peu le « maillon » faible de la pensée anarchiste, car Proudhon s’est fait élire député, même s’il ne resta que 6 mois à l’Assemblée Nationale avant de démissionner, il n’en a pas moins cautionné le système électoral, c’est sa part d’ombre…

Mais personne n’est parfait, ni totalement pur dans ses actions et décisions ;

Reste que cet ouvrage à (re)lire, partager, diffuser est une très bonne introduction à la voie de « la société des sociétés » comme nous en affinons, sans cesse le process avec Résistance 71 notamment qui m’a fournie ce texte ;

Du Principe Fédératif de Pierre Joseph Proudhon, 1863 en version PDF N° 66 de 155 pages

▼▼▼

Vous pouvez retrouver tous les autres PFSs (64) à lire, télécharger et/ou imprimer gratuitement dans cette page de mon blog toute spécialement créée ► LES PDF DE JBL1960, d’autres sont à venir pour nous permettre d’être en capacité de retirer notre consentement, d’un coup sec et tous ensemble, à la malfaisance régnante et ainsi par notre NON éteindre la lumière du N.O.M. avant qu’elle ne nous éteigne définitivement…

JBL1960

FUKUSHIMA MON AMOUR…

…11 MARS 2011 – 14 H 26 MN ;

1 séisme et un tsunami dévastateur

Et il y en eu pour dire que des apprentis-joueurs de Haarp étaient à la manœuvre…

Pour ma part, devant ma téloche ce jour-là, par hasard, j’ai noté la totale dichotomie entre les propos d’un Michel Chevalet qui expliquait alors que le toit du bâtiment abritant le réacteur 1 s’était effondré et les images qui tournaient déjà en boucle de bâtiments soufflés, littéralement vaporisés ;

11/03/ 2011 = 9… Sur l’échelle de Richter,

Vous pouvez consulter le dossier FUKUSHIMA du site Les Moutons Enragés, démarré dès le 13 mars 2011 et celui de Résistance 71 constitué également dès le 15 mars 2011 FUKUSHIMA ; Et tant on avait tous déjà conscience de la gravité de ce qu’il venait de se produire et combien on allait devoir, une fois de plus, chercher à connaitre la vérité sur les causes, comme sur les conséquences, surtout en France, l’autre pays de la nucléarisation à outrance et vue la désinformation voire la négation de la réalité lors de la catastrophe de Tchernobyl du 26/04/1986 (qui, en numérologie donne également 9)…

La preuve avec la censure et la fermeture du blog FUKUSHIMA DIARY de Iori Mochizuki depuis le 1er juillet 2018…

▼▼▼

L’horreur nucléaire… Les liquidateurs, de Tchernobyl à Fukushima

Un liquidateur à Fukushima

Djibril Maïga | 28 juin 2018 |Source Revue Ballasthttps://www.revue-ballast.fr/un-liquidateur-a-fukushima/

Nous retrouvons Minoru Ikeda dans un café du centre de Paris : un ancien ouvrier de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi. Nous tentons quelques mots dans le trop sommaire japonais que nous connaissons ; la timidité d’Ikeda se dissipe en un sourire. Nanako Inaba, sociologue, l’accompagne — elle traduira. L’homme, facteur de profession, s’était porté volontaire pour intervenir sur le site au lendemain de l’accident nucléaire qui frappa son pays en mars 2011 ; on les appelle, depuis Tchernobyl, les « liquidateurs ». Il dénonce à présent les mensonges de l’État japonais et n’entend pas que des hommes aient été « sacrifiés » pour rien : militant antinucléaire, il aspire à une prise de conscience internationale et à la mise en relation des travailleurs du nucléaire aux quatre coins de la planète

Tokyo, vendredi 11 mars 2011 : une journée comme une autre dans la plus grande ville du monde, où Minoru Ikeda travaille comme postier. Sa tournée de distribution achevée, il revient au bureau et salue ses collègues ; autour d’un café, tous discutent et plaisantent comme à leur habitude. Il ne reste à Minoru que deux années avant la retraite. Il est 14 h 45 ce jour-là quand, soudain, les étagères se mettent à trembler puis tombent comme des dominos. Le bâtiment est pris d’un premier spasme. Les corps paniquent, les têtes se heurtent, la peur se lit sur les visages : la terre s’est déchirée durant l’éternité d’une minute. Le Japon vient d’enregistrer l’un des plus gros séismes de son histoire1, magnitude 9 sur l’échelle de Richter. C’est la première fois que Minoru fait l’expérience d’« un aussi long et terrible tremblement » dans la capitale ; il ajoute : « Je me suis douté que ça devait être plus dramatique ailleurs. »

La vague : genpastu-shinsai

Les transports tokyoïtes sont hors-service. Minoru ne rentrera pas chez lui pour rejoindre sa famille. L’électricité, elle, fonctionne toujours ; avec ses confrères, ils constatent l’étendue des dégâts par la lucarne du poste de télévision. Personne ne se doute que, dans l’heure qui suivra, ce séisme engendrera un tsunami submergeant les villes côtières bordant le Pacifique. En déferlant sur les habitations et les infrastructures, ces murs de vagues dépassant par endroit 30 mètres ôteront la vie à quelque 15 000 personnes dans le nord-est du pays et dévasteront plus de 10 kilomètres de terres. Les murailles de protection de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi et de ses quatre réacteurs en service, érigées à seulement six mètres de haut, seront balayées d’un revers de main. Dès lors, tandis que l’une des plus grandes centrales du monde est touchée en son cœur, la catastrophe « naturelle » devient une catastrophe industrielle2. Il est 15 heures : l’alimentation en électricité des structures de refroidissement de la centrale s’éteint automatiquement sur les réacteurs numéro 1, 2 et 3. Les systèmes de secours — de simples groupes électrogènes — prennent le relais. À 15 h 30, le tsunami noie le système de refroidissement. Quelques heures plus tard, les barres de combustible du réacteur numéro 1 commencent à fondre et l’enceinte de confinement, sous la chaleur et la pression, se met à fuir. La nuit venue, on compte les morts et les disparus sur les côtes dévastées de l’est du pays et on se met en quête de produits de première nécessité à Tokyo. Au réveil, plus au nord, les cœurs des réacteurs de Fukushima entrent en fusion à 2 800 degrés ; sous une telle pression, l’hydrogène présent dans les réacteurs implose dans l’après-midi. Le toit du réacteur numéro 2 part en fumée, tuant une personne et en blessant des dizaines. Premiers rejets radioactifs, premiers décès directement liés à l’accident.

Dimanche 13 mars, la pression augmente de manière critique dans les réacteurs numéro 2 et 3. Il s’agit d’éviter une seconde explosion. Faute de contrôler la situation, la multinationale TEPCO, exploitant la centrale, décide de dépressuriser le confinement en ouvrant les vannes : un épais nuage de vapeurs radioactives se libère dans le ciel du Japon. Cela ne change rien : le lendemain, le toit du réacteur numéro trois est soufflé comme une plume, faisant de nouveaux blessés. La situation échappe définitivement au contrôle des autorités, lesquelles décident, enfin, d’évacuer la population des 20 kilomètres alentour. Depuis les premières heures — qui deviennent vite des jours —, le Japon est comme suspendu hors du temps. Encore sous le choc, sur un territoire devenu chaotique et difficilement praticable, des militaires et des salariés de l’entreprise TEPCO se retrouvent face à une situation exceptionnelle qu’aucun protocole de sécurité n’avait anticipée. Environ un millier de personnes tentent, tant bien que mal, de refroidir les réacteurs, de remettre l’électricité en route, de faire repartir les pompes ou, à défaut, d’injecter de l’eau : de tout mettre en œuvre, en somme, pour éviter que l’accident n’empire. Autant d’opérations réalisées dans la hâte, sans préparation ni réelles informations, qui déboucheront sur de nombreux échecs. Nul n’a oublié les images de cet hélicoptère militaire qui, pathétiquement, tenta en vain de jeter des litres d’eau borée sur le cœur du réacteur numéro 1. Face à cette désorganisation avérée et à l’ignorance feinte de TEPCO, qui ne peut ni ne veut reconnaître la gravité de la catastrophe, l’État — avec à sa tête le Premier ministre Naoto Kan — tente de prendre la situation en main. Après un échec patent, révélant son impuissance à la communauté internationale, c’est au tour des pompiers-militaires et de leur équipe spéciale d’essayer de refroidir ce magma en fusion : ils réussissent finalement à acheminer de l’eau de mer en continu, directement sur le cœur du réacteur. La situation semble enfin « maîtrisée ».

Les bio-robots de Tchernobyl

Cette lutte contre les vapeurs radioactives fait tragiquement écho à la catastrophe de Tchernobyl, en 1986. Une soixantaine de pompiers et militaires, mobilisés après l’explosion du réacteur numéro 4 de la centrale biélorusse, avaient eux aussi tenté d’en refroidir le cœur. Ignorant les risques et l’importance des précautions à prendre, ils furent irradiés à des doses létales ; nombre d’entre eux décédèrent dans les semaines qui suivirent leur intervention. Ce fut alors au tour de travailleurs civils — ouvriers et techniciens — d’être réquisitionnés. Dans l’URSS de l’époque, il était en effet envisageable pour les autorités de réquisitionner des centaines de milliers d’anonymes afin de nettoyer la centrale et ses alentours, et ce malgré l’imprévisibilité que représente un cœur nucléaire entré en fusion. Des équipes se relayèrent sans relâche et permirent d’isoler ledit cœur en construisant un sarcophage supposé étanche autour du réacteur 4. Ces centaines de milliers de sacrifiés3 seront nommés « les liquidateurs ». Face à la dangerosité de ces tâches, il fut tenté d’envoyer dans la centrale des robots pour remplacer les humains : dans ces conditions extrêmes (chaleur et haute radioactivité), les circuits des machines grillèrent à leur tour, obligeant les autorités à faire appel à ce qu’elles nommèrent — non sans ironie — des « bio-robots » : des hommes calfeutrés dans des combinaisons faites à la main, uniquement recouvertes de plomb pour protéger des radiations. Ne pouvant rester plus de quelques minutes, voire quelques secondes, au contact des radiations, ces travailleurs nettoyèrent, à coups de balai et de pelle, la centrale et son toit de débris hautement radioactifs. Ces « bio-robots » sont bien, aux yeux des autorités en charge, ce que leur nom suggère : des machines, des rouages ; ces « liquidateurs » sont des êtres à disposition, sacrifiables, qui se verront remettre, pour toute récompense et reconnaissance de leur service, une simple feuille de papier, un diplôme, insigne du mépris4.

Les centrales construites après Tchernobyl ont vu leur sécurité renforcée : la présence d’enceintes de confinement autour des réacteurs nucléaires modernes, destinées à réduire les rejets radioactifs en cas d’accident, ont certainement permis de payer des conséquences moins lourdes qu’à Tchernobyl. Le recul historique manque pour pouvoir l’affirmer. Le contexte diffère, les conséquences aussi, mais les liquidateurs, eux, demeureront : on les appelle en japonais les jenpassokuyuyi. Toutefois, de tous les liquidateurs nippons qui tentèrent de juguler la catastrophe, les médias n’en ont retenu que 50 : les fameux « Fukushima Fifty ». Ce sont eux qui, le 15 mars, après l’explosion du réacteur, restèrent malgré les dégagements de rejets radioactifs largement au-delà des limites autorisées. Pour Minoru, cette histoire des « 50 » est de l’ordre du roman national, du « besoin d’héroïsation » utile afin de diminuer le nombre de travailleurs exposés à des doses excessives. En réalité, ce sont des milliers de personnes qui furent envoyées à l’aveugle dans ce casse-pipe nucléaire et absorbèrent les radiations invisibles, et ce dès les premiers jours.

« Il fallait faire quelque chose »

Minoru est l’un de ces travailleurs. « Jusqu’à l’accident, je n’étais pas conscient, comme la plupart des habitants de Tokyo, que l’énergie de la ville venait de Fukushima », nous raconte-t-il. « La population de Fukushima assume à elle-seule tous les risques de la centrale nucléaire. C’est par solidarité que j’ai tenu à faire quelque chose pour les habitants de Fukushima. » Suite à l’accident, les rues de Tokyo voient défiler sa population : d’importantes manifestations — auxquelles le pays n’est plus habitué — s’organisent contre les mensonges du gouvernement. Mais Minoru fait partie des rares Tokyoïtes à faire le choix de dépasser cette frontière invisible qui sépare la région de Tōhoku du reste du pays. « Il fallait faire quelque chose sinon cela aurait pu aller très loin. Les jeunes, eux, ne pouvaient être sacrifiés, mais moi j’avais déjà 60 ans. » Devoir moral, donc, pour les générations suivantes, mais pas seulement : éberlué par la gestion de la crise et les mensonges non-dissimulables de son gouvernement, il ressent très vite la nécessité de comprendre par lui-même, de voir la réalité de ses propres yeux.

La plupart des travailleurs qu’il rejoint sur place sont d’anciens employés de la centrale ; les autres sont des habitants du coin qui se sont engagés pour des raisons affectives : ayant grandi dans cette importante région agricole, ils désirent plus que quiconque reconstruire leurs villes natales puis rentrer chez eux. La population a été évacuée sur 20 kilomètres. La motivation morale est forte mais les risques inhérents au travail de liquidateur constituent un frein. Pour y pallier et attirer les volontaires, l’État et TEPCO ne lésinent pas sur les yens. « L’argent compte, et pareillement pour les personnes qui viennent de l’extérieur de Fukushima », nous dit Minoru. « La question morale et l’argent se mêlent dans les motivations qui ont poussé les gens à venir travailler sur Fukushima-Daiichi. » Quand Minoru arrive sur place, il n’est pas directement employé par l’entreprise mais par un sous-traitant, lui-même prestataire. Des entreprises de sous-traitance sont convoquées sur tous les fronts : pour la gestion des radiations, des combustibles et des déchets. « Cela forme comme une pyramide, avec TEPCO à la pointe. Nous étions une équipe d’une vingtaine de travailleurs et il y avait au-dessus trois compagnies sous-traitantes. » Afin de gérer la décontamination et de montrer au reste du monde que la catastrophe est sous contrôle, l’argent de l’État et de TEPCO coule à flots. Très vite, Minoru comprend que la catastrophe est une aubaine économique pour certains et que cette ingérence de l’argent dans une crise politique crée « un souci de justice » : « Le gouvernement a décidé de donner une prime relative au danger radioactif, qui correspond à 20 000 yens5 par personne et par jour », poursuit Minoru. « Mais cette prime est grignotée par les têtes des différentes compagnies. Elles ne sont pas du tout exposées aux rayons ionisants tandis que nous, les travailleurs qui sommes sur place et réellement exposés, nous ne recevons presque rien. » Depuis, jusqu’à dix strates de sous-traitants ponctionnent l’argent des liquidateurs — ceux qui sont employés dans les échelons les plus bas ne perçoivent plus que des miettes.

Certaines villes alentour ont saisi cette opportunité juteuse : ainsi d’Iwaki, où les hôtels affichent complet — après leur journée de labeur, les travailleurs y dilapident leur paie en loyer, alcool et pachinko6. La prostitution y fleurit. Le parasitage s’organisant, le travail devient de moins en moins rémunérateur mais demeure tout aussi dangereux. Un désengouement s’ajoute à cela : l’accident ne fait plus la une des journaux ni des télévisions ; conséquence directe : de nombreux travailleurs quittent les chantiers et les employés qualifiés se raréfient. Face à ce besoin de main-d’œuvre, de nombreux soupçons visant les Yakuzas naissent : ils seraient accusés — en plus d’organiser l’économie parallèle — d’avoir mis en place un réseau de travailleurs ayant recours aux déclassés, aux sans-abris et aux sans-papiers. Autant de quidams forcés à faire le sale travail et payés à vil prix.7 Minoru a entendu parler de tout cela. « Il y a quelques années il y avait des sans-abris qui avaient été recrutés à Osaka. Mais aujourd’hui les contrôles d’identité des travailleurs sont très durs, il serait difficile de faire travailler des personnes sans papiers… » Quant aux Yakuzas, « il y en a, oui, mais ce n’est pas aussi important que ce dont on parle ».

Nettoyer l’invisible

Août 2012. Il est entre 5 et 6 heures du matin à Fukushima. Le bus de la compagnie sous-traitante vient chercher Minoru et les autres liquidateurs ; il les emmène au « J-Village », un ancien stade de foot transformé en dortoirs et en centre de coordination. Parqués sur la place principale, tous attendent l’appel comme au temps du travail à la pièce. Une fois dispatchés par secteur d’activité, chacun met de coté ses vêtements civils et enfile son uniforme, ses gants, masque et casque. Nul ne se sépare de son dosimètre. « Il permet de mesurer la dose d’irradiation par jour, mais aussi par mois. » Un cortège de navettes vient les récupérer vers 6 h 30 pour les emmener vers la centrale. Le travail de Minoru consiste à décontaminer une zone de 5 kilomètres autour de la centrale, en particulier dans la ville de Namie. Il doit déblayer l’herbe et enlever la terre contaminée sur 5 centimètres de profondeur, en remplir des sacs et la trier ; un travail sisyphéen. « J’y ai chassé les herbes au bord de la rivière car elles sont contaminées par la radioactivité, mais aussi une partie de la terre que je raclais toute la journée. » Cette technique fut également envisagée à Tchernobyl avant d’être écartée : araser la terre sur plus de 5 centimètres se révèlera d’une inefficacité patente et d’un coût démesuré — d’autant plus qu’il faut ensuite stocker tous ces déchets accumulés. L’enjeu du stockage de ces débris nucléaires est l’un des principaux problèmes liés à la décontamination : que faire de ces déchets dont la radioactivité perdure plusieurs décennies, voire plusieurs siècles, selon leur composition8 ? Où et comment les stocker ? Enfin, et surtout, comment les retraiter ? Au Japon, dans la désorganisation des premiers temps, des tonnes de sacs furent réunis puis triés chaque jour pour être enfin empilés dans des entrepôts à ciel ouvert ; ces déchets étaient protégés par de simples bâches… Face à cette accumulation surréaliste, l’une des politiques adoptées fut d’en enterrer une partie dans ce que l’on peut appeler des « cimetières du nucléaire » : pour le mieux, des entrepôts enfouis et bétonnés sous terre ; autrement, sous seulement quelques centimètres de terre… Une autre option, plus radicale mais autrement plus dangereuse, fut de les brûler, rejetant par les fumées la radioactivité directement dans les airs9.

Les sacrifiés : une économie du dosage

Un point crucial demeure concernant les liquidateurs dont Minoru se fait le porte-parole : les incidences sur la santé des irradiations nucléaires10. Tout repose sur l’évaluation du dosage, en fonction de normes sanitaires. Mais comment définir ce qui est de l’ordre du tolérable et de l’acceptable concernant la santé et la vie d’un individu ? Les facteurs moraux et sanitaires ne fixent pas cette limite, on l’imagine, mais bien plutôt la (dé-)raison économique : une économie du dosage. En France, le seuil d’irradiation pour un civil est de 1 à 6 mSv (millisieverts) annuel ; pour les travailleurs du nucléaire, cette limite est relevée à 20 mSv, soit trois fois plus11. Au lendemain de la catastrophe de Fukushima, les premiers liquidateurs se sont fait irradier à des doses non-comptabilisées. À la décharge de l’État et de TEPCO, ces sacrifiés des premières heures n’ont pas été exposés à des doses mortelles comme le furent ceux de Tchernobyl. Néanmoins, si ces irradiations avaient été réellement comptabilisées, les doses engrangées auraient évidemment bien été au-dessus de la norme : le 15 mars, à la suite des deux explosions, le débit d’irradiation à l’entrée de la centrale atteignit un pic de 11,3 mSv par heure. Un liquidateur ayant travaillé dans de telles conditions a pu absorber en moins de deux heures davantage que le taux annuel toléré. Face à l’urgence, l’État décida de faire passer la limite de 20 à 100 mSv par an… À titre exceptionnel, le 15 mars, ce seuil fut encore relevé à 250 mSv. Pour les volontaires qui furent « informés », la perspective de sauver des vies justifia la levée de toute limite d’exposition.

« Au Japon, on laisse simplement mourir les travailleurs qui se sont sacrifiés dans une totale indifférence. »

Les autorités jouent sur le flou scientifique concernant la corrélation — pourtant établie par de nombreuses études12 — entre irradiation et développement de diverses pathologies13. Autant l’irradiation à des doses létales est cliniquement visible (brûlures, vomissements menant à la mort violente), autant celle à de « faibles » doses ne dévoile ses effets qu’après plusieurs années. Les maladies se développant sur le long terme, bien après le travail effectué, pourront donc être considérées comme non-professionnelles. C’est de cette mauvaise foi que le gouvernement et les entreprises jouent, leur permettant d’éviter la reconnaissance et dès lors la prise en charge des maladies professionnelles des liquidateurs. Malgré le peu d’informations dont ils disposaient sur la réalité de la situation, les liquidateurs de Fukushima se rendirent très vite compte du danger14 : taux de radiation trop fortement élevé de leurs compteurs, nombreuses fuites incontrôlées dont ils étaient témoins, conditions de travail non-adaptées. Pris entre le devoir de sauver des vies, la région, voire la nation, et les inquiétudes pour leur santé, certains tentèrent de se mobiliser afin qu’une politique sanitaire soit réellement mise en place : malgré l’interdiction de TEPCO et la rétention étatique, certains essayèrent de sensibiliser la communauté internationale. De nombreux articles et témoignages à visage couvert et sous pseudonyme affluèrent dans les mois qui suivirent : tous de témoigner de l’anxiété des travailleurs et de leur famille et de démentir les communiqués rassurants du gouvernement et de TEPCO. Un appel à l’initiative d’une communauté de médecins japonais, relayé par The Lancet, demanda ainsi à ce que des prélèvements sanguins soient opérés sur les liquidateurs afin d’anticiper sur les futures maladies — principalement hématologiques — qu’ils auront à affronter. Le gouvernement et TEPCO refusèrent, jurant qu’il n’existait aucun danger… C’est bien une guerre de l’information qui s’engage entre les liquidateurs et cette entreprise cinquantenaire protégée et nationalisée par l’État en 2012. Après s’être battus au péril de leur vie pour l’avenir du Japon, Minoru et les liquidateurs de Fukushima se retrouvent aujourd’hui dans un autre combat : la propagande d’État. « Il y a eu un mort de leucémie à Fukushima juste après l’accident, qui n’a pas été reconnu. Je connais un autre travailleur qui a contracté une leucémie. TEPCO ne veut pas la reconnaître en tant que maladie professionnelle. »

Minoru ne nous cache pas sa colère : « J’y ai travaillé durant neuf mois. Quand j’ai quitté le travail, mon patron m’a donné mon carnet où ont été consignées les doses de radiation que j’ai reçues. J’ai appris à ce moment-là que j’avais 7,25 mSv au total, un chiffre au-delà du seuil tolérable. Normalement, pour avoir la reconnaissance de la maladie professionnelle, c’est 5 mSv. Mais une fois que vous avez quitté le travail, que vous n’êtes plus contractualisé, il est presque impossible de le faire reconnaître et donc d’avoir droit à une indemnisation. Il devrait y avoir un système de protection de la santé pour les travailleurs du nucléaire, créé par l’État, comme cela a pu être le cas pour l’amiante, par exemple. En ce moment, au Japon, on laisse simplement mourir les travailleurs qui se sont sacrifiés dans une totale indifférence. » L’entreprise n’a admis des expositions anormalement élevées (plus de 100 mSv) que pour 21 travailleurs. « On peut considérer que nous avons été sacrifiés, conclut Minoru. TEPCO et le gouvernement supposent que, parce que les travailleurs ont accepté de s’enrôler en tant que liquidateurs, ils doivent en accepter les conséquences. Ils cherchent tout simplement à se déresponsabiliser afin de ne pas reconnaître l’enjeu sanitaire lié au nucléaire, mais aussi de ne pas avoir à donner les indemnisations aux travailleurs. Le gouvernement veut tourner la page, faire comme si l’accident appartenait au passé, comme si rien ne s’était passé. L’accident est “révolu” : il n’ y a plus de problèmes. »

Une internationale des liquidateurs ?

Les travailleurs tentent de s’organiser à échelle internationale. C’est l’un des enjeux du Forum social mondial antinucléaire, qui s’est tenu à Tokyo, Montréal puis Paris, en novembre 2017. Anciens de Tchernobyl, employés du nucléaire français, liquidateurs japonais, associatifs ou lanceurs d’alerte : autant d’histoires singulières rassemblées. Minoru Ikeda avait à cette occasion rencontré, dans la capitale hexagonale, un ancien mécanicien français du nucléaire luttant pour que les maladies des travailleurs exposés à la radioactivité soient reconnues comme des maladies professionnelles, Philippe Billard. Il se rendit également à Fécamp ainsi qu’à Bure. « J’y ai appris que cinq ans après la catastrophe, le gouvernement russe avait créé une loi pour la protection des travailleurs et des habitants de la zone, avec des indemnités. » Il ajoute : « Au Japon, c’est le contraire. Il faudrait qu’un réseau des travailleurs du nucléaire se crée et s’organise afin d’avoir un poids sur les gouvernements pro-nucléaires. Dans chaque pays les situations diffèrent mais, malgré la barrière de la langue, nous nous comprenons mieux qu’avec les travailleurs japonais d’autres secteurs. Nous avons du commun, étant dans la même situation et les mêmes conditions. » Le visage de l’ancien liquidateur est anguleux, sa voix est basse, sans aucune nervosité. Il reprend une gorgée de café et ajoute : « Avant l’accident, j’étais déjà contre le nucléaire mais ce n’était que théorique. Après l’accident et mon travail en tant que liquidateur, j’ai compris le système nucléaire : une structure qui est prête à sacrifier ses propres travailleurs. »

Désormais définitivement à la retraite, l’ancien postier nous confie n’avoir aucun regret. « J’ai pu voir de mes propres yeux l’accident, les conséquences du nucléaire et surtout les conditions des travailleurs. Être le témoin de cette réalité. Je n’ai vraiment plus aucune confiance concernant cette énergie. Maintenant, je veux partager cette expérience pour aider à faire évoluer les conditions de travail des personnes dans le nucléaire. » Quelques 6 000 liquidateurs travaillent encore quotidiennement au démantèlement de la centrale nucléaire japonaise. Minoru Ikeda et Nanako Inaba se lèvent. Nous nous saluons ; ils s’en vont prendre un avion pour Tokyo.

Version PDF de l’article complet en 11 pages ► https://www.revue-ballast.fr/un-liquidateur-a-fukushima/?pdf=37070

▲▲▲

 

Éteignons la lumière du N.O.M. avant qu’elle ne nous éteigne définitivement.

Devenons toutes et tous des chercheurs de vérité, des lanceurs d’alerte et ouvrons-la avant que la malfaisance régnante ne referme la grille totalitaire du N.O.M sur nos tronches dans un grand SLANG & KLANG…

JBL1960

Vérité sur le 11 septembre 2001 – Vérité sur AZF le 21 septembre 2001

La vérité, toute la vérité, rien que la vérité, libérera les peuples à tout jamais…

Illustration à partir de La grande vague de Kanagawa du peintre Hokusai

Nouvelle version PDF gratuite de : La conquête du pain de Pierre Kropotkine, 1892 – Préface d’Élisée Reclus

Tout n’est pas à réécrire ni à réinventer !

Ce qui ne veut pas dire que nous ne devons pas être « créatif » bien au contraire ;

Nous pouvons, ensemble, être co-créateur et co-rédacteur d’une nouvelle réalité ;

Pour écrire notre futur commun à l’encre du réel et changer l’histoire de l’Humanité ;

J’ai réalisé une nouvelle version PDF du texte visionnaire de Pierre Kropotkine « La conquête du pain » publié en 1892 et préfacé par l’immense Élisée Reclus ;

Ce texte remarquable de Pierre Kropotkine « La conquête du pain » (1892), texte qui analyse et met en place les fondements de la révolution sociale qui établira enfin la « société des sociétés » si chère à Gustav Landauer (1, 2) et à l’ensemble des anarchistes.

Elle est l’avenir de l’humanité, car il doit être évident maintenant qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir. C’est pourquoi, j’ai réalisé cette nouvelle version à lire, relire, méditer et diffuser sans aucune modération, car vous le savez pour ma part, comme pour Résistance 71 d’ailleurs qui m’a fournie ce texte, qui de plus est tombé dans le domaine public, tout ce qui participe du développement de l’humanité DOIT être accessible à tous et gratuitement, pas plus de «droits d’auteurs» et de «propriété intellectuelle» que de beurre en branche !

La Conquête du Pain de Pierre Kropotkine, 1892 Nouvelle Version – Préfacé par Élisée Reclus, nouvelle version PDF N° 65 de 165 pages

▼▼▼

À la page 165 ► les lectures complémentaires, toutes en versions PDFs que j’ai réalisées de Pierre Kropotkine, et j’ai tenu à rajouter l’analyse de Résistance 71 de 2010 ; Que faire ?… La marche vers la tyrannie globale, comment s’en sortir ? Que faire ? Et en analyse dans ce billet  ► La mise en échec du N.O.M. ? ici-même ;

Puisque Kropotkine pose la question à la page 22 : Le peuple souffre, et demande : « Que faire pour sortir de l’impasse ? » et qu’à mon sens, aussi bien Pierre Kropotkine, que Résistance 71, et chacun d’entre nous, si on réfléchit bien, savons répondre à cette question car nous savons QUOI FAIRE pour effondrer le colonialisme et ce par quoi il arrive, toujours, l’ÉTAT

Nous pouvons éteindre la lumière du N.O.M. car il nous suffit de lui dire NON et d’allumer nos petites flammes intérieures, celles capables d’embraser tout l’Empire et ensuite tous les empires

Et ensemble, c’est mieux ! Car comme l’avait analysé Erich Mühsam : «Il ne suffit pas d’être libre pour soi, dans le secret d’une mansarde ou d’un ciel sans pareil : la liberté est l’affaire de tous.» PDF N° 11 de 23 pages ► La liberté de chacun par la liberté de tous, Erich Mühsam, par Émile Carme

Bonnes lectures à toutes et à tous !

Tout autant que j’ai eu de plaisir à réaliser ces quelques PDFs…

JBL1960

Une anarchiste américaine ; Voltairine de Cleyre (1886 – 1912) en version PDF gratuite

Et pour clore cette trilogie de femmes anarchistes ; Emma Goldman, Louise Michel & Voltairine de Cleyre, textes choisis en Format PDF 3/3

Cette lutte durera tant que l’humanité ne se libérera pas elle-même pour chanter l’Hymne à l’Homme de Swinburne :

Gloire à l’Homme dans ses plus beaux exploits,

Car il est le maître de toutes choses.

Ce PDF N° 64 sur mon blog et par extraits choisis compilés par Résistance 71 ;

 

Voltairine de Cleyre ; Une anarchiste americaine (1886 – 1912) version PDF N° 64 de 62 pages

Que j’ai présenté comme suit ;

Courte biographie de Voltairine de Cleyre par Chris Crass ► P.   4

Le mariage est une mauvaise action – Voltairine de Cleyre, 1907 ► P. 25

De l’action directe – Voltairine de Cleyre, 1912 ► P. 37

La fabrication d’une anarchiste – Voltairine de Cleyre, 1914 ► P. 53

Lectures complémentaires proposées par Résistance 71 P. 62

▼▼▼

De la Commune à la pratique anarchiste avec Louise Michel (1930 – 1905) ;

Un autre regard anarchiste sur la Vie avec Emma Goldman (1869 – 1940).

Toutes les autres versions PDF toujours en lecture, téléchargement et/ou impression gratuits ► LES PDF DE JBL1960

JBL1960

NON C'EST NON !