TERRE BRÛLÉE ! Mohawk Nation News

Depuis 1492

Terre brûlée

Mohawk Nation News | 11 novembre 2018 | URL de l’article original ► http://mohawknationnews.com/blog/2018/11/12/scorched-earth/

Traduit de l’anglais par Résistance 71

Personne ne parle des “pogroms de la terre brûlée” que les envahisseurs ont perpétré sur l’Île de la Grande Tortue pour nous tuer, pour nous expulser et prendre nos possessions. En 1779, le général George Washington a écrit un ordre exécutif, toujours en vigueur aujourd’hui, par lequel il envoya la Major General John Sullivan en territoires iroquois pour dévaster et détruire nos terres du nord au sud.

Des milliers de soldats déferlèrent, prirent, brûlèrent et détruisirent chaque village et chaque ferme. Les natifs, hommes, femmes et enfants furent massacrés. Ranatakalas (le destructeur de villages enragé, comme nous appelions Washington) était en état d’orgasme permanent de voir notre terre dominée, détruite, nos peuples oblitérés et de savoir que beaucoup d’autres des nations natives mourraient de faim l’hiver suivant.

Les Américains se moquent de ce qu’ils nous ont fait. Leur livre noir (NdT : la bible) dit qu’ils paieront pour les pêchés de leurs pères. Aujourd’hui ils célèbrent l’assassinat de leurs jeunes dans les guerres commerciales, celles appelées première et seconde guerres mondiales. Dans les feux de forêt en Californie, ils ne retrouvent plus au moins 100 personnes, mais ils ne veulent pas reconnaître les plus de 100 millions d’entre nous qu’ils ont assassinés. Ils font l’expérience de leur héritage.

Les Américains ont tendu la main pour accepter ce qu’ils nous avaient volé. La saloperie de plastique brûlé toxique, déchet des gens, se mélange dans les nuages puis retombe sous forme de pluie et tue ce qu’il reste d’entre nous. Les gens respirent du poison, deviennent malades et meurent.

La force de travail a été éradiquée. Les riches pensent que seul l’argent peut résoudre leurs problèmes. [NdJBL = En France, le Président des Riches Emmanuel Macron, ne dément pas cette assertion…]

Les envahisseurs étaient en extase quand nos peuples et villages furent brûlés et détruits. Les envahisseurs pleurnichent quand ils perdent ce qu’ils nous ont volés.

Nos soi-disant “leaders” entrepreneuriaux, qui nous ont été imposés par les lois coloniales [les chefs de bandes (Canada) et de tribus (USA) et les “leaders” nationaux] devraient faire des recherches sur les bulles pontificales du Vatican, la fondation du soi-disant droit international (NdT : bulles Dum Versitas, 1452, Romanus Pontifex, 1455 et Inter Caetera, 1493) : “Dismantling the [Christian] Doctrine of Discovery” / “Démanteler la doctrine [chrétienne] de la découverte”

Lectures complémentaires ;

Catégorie PEUPLES PREMIERS

Contre-rapport de la Commission Vérité & Réconciliation « Meurtre Par Décret version PDF » le crime du génocide dans les Pensionnats, Hôpitaux pour Indiens de 1840 à 1996 au Canada ;

Meurtre Par Décret – Dans les Pensionnats, Hôpitaux pour Indiens de 1820 à 1980 aux USA ;

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte par Steven Newcomb

La Nation Mohawk a rappelé très souvent que Christophe (ou Porteur de Croix) Colomb, le tout premier meurtrier de masse du Nouveau Monde que le peuple à la destinée manifeste célèbre chaque année le 2ème lundi d’octobre, n’a jamais mis un orteil sur l’île de la Grande Tortue, la preuve avec cette illustration des 4 voyages de Cristobál Colón qui croyait débarquer en Inde, d’où les Indiens…

Sur le génocide continu en cours, notamment au Canada où on stérilise, encore de force, des femmes autochtones ;

Des femmes autochtones canadiennes sont contraintes de subir des avortements et des ligatures des trompes, dénonce une sénatrice.

par Kristy Kirkup de La Presse Canadienne – Source HuffingtonPost.ca via Réseau International du 16/11/2018

Une nouvelle étude montre que la stérilisation forcée de femmes autochtones n’est pas seulement une partie honteuse de l’histoire canadienne, mais que la pratique a encore cours en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario et dans les territoires.

▼▼▼

« Parce que l’objectif a toujours été que les femmes indiennes arrêtent de procréer »

En avant propos, pour ceux qui pensent que ce problème Indien nous est étranger ; Déclaration de Robert Mc Namara, à la presse française en 1996. Et Page 40 du PDF N° 1 de 58 pages   Meurtre Par Décret , traduction partielle, mais essentielle, en français par Résistance71 du Contre-rapport original en anglais  Murder By Decree ;

On doit prendre des mesures draconiennes pour la réduction démographique contre la volonté de certaines populations. Réduire le taux de natalité s’est avéré quasiment impossible. On doit dès lors augmenter le taux de mortalité. Comment ? Par des moyens naturels : la famine et la maladie.

Extrait de LA SOLUTION FINALE AU PROBLÈME INDIEN MàJ le 07/05/2018

L’imposition de mesures contraceptives et de stérilisation : Pages 17, 18, 19 du PDF {N° 1} de l’essentiel de traduction en français du Contre-rapport de la Commission Vérité & Réconciliation MEURTRE PAR DÉCRET – Le crime du génocide au Canada : Tu es un bon chrétien Ed. Vas-y fais des enfants, je ne stérilise que les païensDr. George Darby Senior, médecin missionnaire de l’église unifié du canada à Ed Martin de la Nation Hesquait, Bella Bella, Colomie Britannique, 1952.

◄|►

Les Églises et les États ont organisé, planifié le génocide continue des populations autochtones, indigènes, aborigènes sur tous les continents depuis 1492 et jusqu’à ce jour…

L’État français lui, à l’inverse, a organisé la migration forcée vers la France de plus de 1.600 enfants réunionnais, envoyés, de 1963 à 1982, dans plusieurs départements ruraux de la métropole. Reconnus pupilles souvent sans le réel consentement de leurs parents, ces enfants ont été transférés en métropole et «accueillis» dans 64 départements dans le but de les repeupler ►Source Les Moutons Enragés sous l’article dans lequel je fais un focus sur l’Orphelinat des Sœurs du Bon-Secours en Irlande ; Les anges oubliés de Tuam.

Et si nous ne sommes pas responsables des crimes, génocides passés, nous le deviendrons, si munis de toutes ses informations, nous ne faisions rien !

Car il nous suffit, pour cela, de nous tenir debout aux côtés de tous les peuples, nations originels et de former un Réseau de Résistance et de Rébellion International {3RI} CONTRE la société marchande ◄► Le système capitaliste !

Dire NON… Et si tenir !

JBL1960

Dans cette page de mon blog ► LES PDF DE JBL1960 toutes les versions PDF (80) pour RÉSISTER efficacement contre le Colonialisme et ce par quoi il arrive toujours, l’État !

L’illustration de ce billet est issue de l’article original de MNN

 

Publicités

SOYONS LES INVENTEURS DE NOTRE PROPRE RÉALITÉ…

ICI & MAINTENANT & D’OÙ NOUS SOMMES…

POUR la formation d’un RÉSEAU de RÉSISTANCE et de RÉBELLION INTERNATIONAL {3RI} CONTRE la société marchande ► ICI

De la nécessité d’une mémoire collective

Mexique 2018 De l’idéologie et de la réalité I

Georges Lapierre | 8 novembre 2018 | URL de l’article source ► https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XXV

Il est grand temps de distinguer l’idéologie de la réalité, et vice versa ! La fin visée par une autre anthropologie est d’arriver après un voyage mouvementé à la vaste plage de la réalité. Le plus souvent nous parlons idéologiquement de la réalité. Tous ceux qui prétendent décrire ou analyser la réalité dans laquelle nous nous trouvons sont des idéologues et, bien souvent, les idéologues sont aussi des militants qui cherchent à imposer leur vision ou une certaine vision de la réalité. Ces idéologues sont en général payés par l’État et leur vision de la réalité ne s’éloigne pas de celle voulue par la pensée dominante, leur appréhension ne s’écarte guère d’un convenu plus ou moins implicite et ce qu’ils présentent comme des nouveautés a la saveur du bon sens et du bon goût reconnaissable entre mille, et dans laquelle tous se reconnaissent avec une certaine satisfaction. Quand ils ne sont pas directement payés par l’État, les idéologues portent en eux l’idée de l’État, quoi qu’ils disent et quoi qu’ils fassent. L’idéologie est le propre d’une pensée séparée. Les idéologues ne sont pas poètes, la réalité se chante, elle ne se décrit pas. Dans cet essai, dans cette réflexion à caractère idéologique (fatalement), je cherche seulement à m’approcher d’une réalité qui m’échappera toujours.

Heureusement, la réalité est une anguille et si elle se laisse parfois deviner, elle ne se laisse pas si facilement surprendre et confondre par le premier idéologue venu, et par les autres aussi. Nous pouvons seulement tenter de réduire la distance entre l’idée que nous nous faisons de la réalité et la réalité elle-même. La société mexicaine, par exemple, est une réalité dans la seule mesure où les Mexicains vivent ensemble plus ou moins bien, avec de nombreuses difficultés. Pour l’instant, ils arrivent à vivre ensemble, il n’y a pas encore de rupture nette, la guerre sociale n’est pas déclarée, elle n’a pas éclaté de manière frontale, elle reste larvée. Cependant nous n’en sommes pas loin : dans les années 1970, elle a été conjurée par l’intervention de l’armée fidèle à une certaine idée de la paix sociale, fidèle, donc, à une certaine idéologie. Aujourd’hui encore, l’armée continue à jouer un rôle non négligeable même s’il peut paraître plus ambigu. Notre époque appelle ce flou et joue sur la confusion des valeurs pour imposer une vision du monde unique et totalitaire. Les tueurs des cartels de la drogue ou des mafias locales épousent le rôle qui, autrefois, revenait aux paramilitaires pour semer la terreur parmi la population et mettre fin par le meurtre ou par des menaces à peine voilées aux velléités de résistance et d’opposition à des projets non désirés. On ne sait plus si les « escadrons de la mort » mis en place par certains hommes d’État et encadrés par l’armée ou la marine sont l’instrument de la guerre contre les cartels ou un instrument de guerre dirigé contre la population des barrios [1]. C’est le règne de la confusion la plus totale, s’y perdent toutes les valeurs et tous les points de repères qui existaient autrefois, la boussole est devenue folle. Cette confusion généralisée profite au pouvoir, elle le rend fuyant et insaisissable.

Les interventions « clandestines » des forces de l’ordre ne sont pas sans évoquer le rôle joué par l’armée en Argentine et au Chili du temps de la dictature militaire, fin des années 1970, début des années 1980 : arrestation des suspects à leur domicile, sur leur lieu de travail, dans la rue, séquestration, torture, assassinat et disparition. Des bataillons de la marine mexicaines ont été mis en cause récemment dans un rapport de l’ONU, mais ce n’est là qu’une partie immergée de l’iceberg — d’ailleurs on n’en parle plus, un pays si exemplaire ! Le chiffre des disparus, que ce soit par les forces de l’ordre (armée et police) ou par les cartels de la drogue, atteint des proportions considérables et l’on est en droit de se demander s’il ne dépasse pas très largement le chiffre des disparus en Argentine ou au Chili sous dictature militaire. Avec une différence, le suspect en Argentine (ou au Chili, etc.) était relativement ciblé par son appartenance politique (communiste, socialiste, syndicaliste ou péroniste), au Mexique, il est moins défini, ce n’est pas son appartenance ou son engagement politique qui le rend suspect, c’est autre chose, tout un chacun peut devenir suspect : jeune, pauvre, témoin involontaire mais gênant, journaliste, accusateur… L’engagement politique en lui-même compte peu sauf s’il vient faire obstacle au désir irrépressible d’enrichissement d’une certaine catégorie de la population.

Cette réalité mexicaine, vécue au présent dans ces années de transition, marquant le passage du parti unique à la démocratie, ou de l’État providence à la société marchande, apparaîtra dans toute sa crudité seulement dans quelques années. Cette dictature militaire, qui n’est pas dite, clairement appuyée par les États-Unis, a été mise en place du temps de Felipe Calderón ; elle reste implicite, elle n’est pas idéologique, du moins en apparence, comme elle a pu l’être en Argentine ou dans d’autres pays d’Amérique latine. Elle est plus pragmatique, elle déblaie le chemin afin que les multinationales et les investissements de capitaux ne se heurtent pas à un mouvement social trop ample et trop fort, et qui leur serait contraire. Elle fait place nette à un autre pouvoir, à une pensée pratique qui s’érige comme pouvoir absolu, et qu’il n’est plus possible de contester ouvertement.

J’ajouterai que l’arrivée à la tête de l’État d’Andrés Manuel Lopez Obrador en décembre de l’année 2018 pourrait bien annoncer la fin de cette période de transition marquée par une dictature militaire en sourdine, disfrazada de civil, dont le Mexique a le secret. Après les bruits de bottes d’une présence militaire accablante, le retour d’Andrés Manuel Lopez Obrador annonce dans la liesse et le consentement général l’arrivée tant espérée de la démocratie dans le ciel glorieux d’une paix sociale enfin recouvrée sur des amoncellements de morts et de disparus. Un nouveau pouvoir se reconstitue, il s’appuie sur des formes anciennes pour muer, changer de peau, acquérir plus de puissance. Et il n’est plus contesté désormais : les Mexicains semblent vaincus, ils renoncent à une lutte trop inégale. La victoire d’Andrés Manuel Lopez Obrador scelle la défaite des Mexicains. Tout entre dans l’ordre. Cette période dite de transition fut une période délicate comme toutes les périodes de transition. Elle accompagnait une transformation profonde du pouvoir, un travail d’accouchement d’une puissance nouvelle, une mue qui risquait de laisser le pouvoir à la merci de ceux qui le contestent. Cette formation d’un monde nouveau devait être accompagnée et protégée. Le soulèvement des peuples indiens du Sud-Est en 1994, deux ans après la signature d’un traité de libre commerce entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, a pu être perçu comme un avertissement. Toutes les instances du pouvoir se sont alors employées à réduire cette menace latente que pouvait représenter la population mexicaine lors de ce passage d’une forme de pouvoir à une autre forme de pouvoir se confondant avec la montée en puissance de l’argent. Cette période de transition marquée par la montée en puissance de l’argent fut accompagnée par des résistances sourdes, des oppositions passives et des rébellions. On peut penser que la voie de l’argent est désormais libre et que ce nouveau pouvoir qui s’est constitué dans la douleur des Mexicains n’a plus à craindre une opposition qui mettrait en péril sa puissance et son hégémonie.

Notre temps serait-il marqué par la fin des idéologies et le retour à une sorte de réalisme (ou présentisme) ? Je ne le pense pas car il y aura toujours une réflexion plus ou moins tendancieuse sur la réalité que nous sommes amenés à vivre ; cependant il est fort possible que la société marchande n’ait plus besoin de propagande idéologique comme dans le siècle passé ; l’idéologie du progrès, par exemple, semble avoir fait son temps. Certains philosophes ou historiens philosophes parlent de « présentisme » pour fustiger notre époque [2]. Ce présent perpétuel qu’ils dénoncent ne serait-il pas la marque de la réalité ? La réalité se conjugue au présent, dans la mesure même où elle est directement vécue (ce qui ne veut pas dire qu’elle soit consciemment vécue). La mémoire est l’histoire au présent. La mémoire d’un peuple, la mémoire collective, est l’histoire de ce peuple vécue au présent. Ce qui est à déplorer ce n’est pas le présent mais l’absence de mémoire et surtout l’absence de mémoire collective, cette mémoire collective qui fleurit chez les peuples zapatistes comme chez bien d’autres peuples, qui fleurit aussi, fragile et délicate, parmi les occupants de Notre-Dame-des-Landes. Cette mémoire collective était comme le levain de la vie communale, elle disparaît avec l’effacement et la disparition de la vie communale. Au lieu de vivre directement notre histoire, nous avons fait de l’histoire une idéologie, nous l’avons coupée du présent pour en faire soit un objet d’étude, soit un développement idéologique pour en invoquer le sens comme argument irréfutable d’une propagande.

Une collectivité se constitue et se construit à travers son histoire, qui reste toujours une histoire singulière directement vécue par les membres de cette collectivité ; et cette histoire singulière constitue l’héritage, pour ainsi dire génétique, des membres de la communauté (au point d’être la mémoire génétique de la communauté ainsi constituée ?), elle est à la fois un facteur de reconnaissance et matière à revendication. Cette histoire « réelle » n’a rien à voir et s’oppose à l’« histoire officielle » qui reste l’expression du point de vue de l’État sur le passé, d’un point de vue séparé sur le passé, idéologique, donc, faisant la promotion de ce qui existe ; elle s’oppose aussi, plus fondamentalement à l’idéologie de l’Histoire.

Quant au devenir, il est le mouvement du présent, il est sa propre pensée en mouvement, la pensée spéculative se projetant dans le futur : la pensée spéculative générant l’activité sociale, faisant en sorte que la vie commune se reproduise. Nous avons bien une relation immédiate avec le futur, mais toute société se trouve dans une relation proche, pour ne pas dire immédiate, avec son futur. C’est l’idéologie qui apporte une distance, qui marque une rupture entre présent et futur, quand le futur s’oppose au présent, quand le futur n’est plus perçu comme le prolongement du présent mais fait apparaître une autre réalité, qui n’existe pas encore, qui n’existe pas encore comme présent. Le futur des communautés zapatistes se vit au présent dans les communautés zapatistes, si je puis dire. Leur reproduction future en tant que communautés humaines, en tant que communautés de pensée, en tant que communautés zapatistes se joue au présent. C’est ainsi que le futur est aussi présent dans les communautés ayuuk ou chontales, comme il est présent dans les collectivités qui se trouvent sur le territoire de Notre-Dame-des-Landes(*). Le futur n’est pas un au-delà de la vie collective, il est son présent, il est son développement et sa reproduction, il ne se détache pas du présent.

C’est l’idéologie qui apporte une séparation et qui détache le futur du présent. Le futur devient alors un projet à venir, qui ne se trouve plus dans la continuité du présent. La proposition zapatiste de mettre fin au système capitaliste et d’œuvrer à la construction d’un monde non capitaliste dans un futur plus ou moins lointain est une proposition idéologique. Cette proposition n’est pas abstraite de la réalité, elle trouve bien une certaine consistance dans le mode de vie des peuples indiens, mais elle est en décalage avec la société mexicaine, elle est en porte-à-faux avec la société mexicaine. Elle n’est sans doute pas idéologique pour les peuples indiens, elle le devient pour tous ceux qui, dans la société mexicaine, ne sont pas indiens — dans le sens où ils n’appartiennent pas à un peuple héritier d’une culture qui lui est propre, ni à une communauté reposant sur un mode d’être ensemble.

L’idéologie apporte un point de vue, une réflexion, séparée de la réalité, séparée du présent qui reste le sceau, la marque indélébile de la réalité, aussi ne peut-elle échapper par la force des choses ou de par sa propre nature à sa fonction de propagande : soit de propagande pour ce qui existe, cette fameuse séparation ; soit de propagande pour ce qui pourrait exister. Faire l’éloge de l’histoire comme passé ou comme référence, ou faire l’éloge du futur comme projet à venir revient à se détourner du présent et de la réalité, à rendre la réalité évanescente pour la remplacer par une simple idée de la réalité. Il se trouve que nous vivons dans le présent, il se trouve que nous vivons au sein de la réalité aussi bien quand nous faisons nos courses à Bonneveine ou quand nous regardons la télévision. Et cette réalité nous emporte, nous pétrit et nous nourrit, nous ne lui échappons pas. Nous ne lui échappons pas, par contre, elle, elle nous échappe, elle nous échappe de plus en plus, elle ne nous appartient plus. Elle est la réalité mise en place, créée au jour le jour, inventée sans cesse par une pensée générant le réel et cette pensée n’est pas la nôtre, elle nous échappe bel et bien, elle nous est bel et bien étrangère. Il ne s’agit pas seulement de critiquer idéologiquement la réalité que nous connaissons, il s’agit, plus fondamentalement, d’inventer notre propre réalité.

Il est bien possible que la société marchande se trouve à ce point aboutie qu’elle n’ait plus besoin d’idéologie, qu’elle n’ait plus besoin de se présenter comme un idéal à atteindre à travers une propagande tout azimut. Elle est désormais une réalité qui se vit au présent : fin de l’Histoire. Ce soudain ancrage dans le réel, que nous pouvons aussi déceler dans d’autres civilisations passées ou présentes, reste, à mon sens, une donnée de notre temps, et elle concerne notre monde, occidental, chrétien et capitaliste. Cependant cette fin de l’idéologie et cet ancrage dans le présent ne touchent pas seulement notre « civilisation » marchande, elle se fait générale et se répercute sur les autres idéologies, qui, elles, s’opposaient à l’idéologie portée par la société capitaliste, un peu comme si l’idéologie majuscule, portée par notre monde, avait entraîné dans son sillage et son dépérissement les idéologies qui lui étaient contraires comme le socialisme, le communisme, l’anarchisme, et que l’aboutissement ou la réalisation d’un projet civilisateur devait entraîner avec lui, dans son engloutissement dans la mer de la réalité, toutes les idéologies contraires qui accompagnaient son mouvement vers sa réalisation. Il me semble que nous nous retrouvons tous avec les pieds sur terre, mais ce n’est peut-être qu’une impression personnelle.

Autrement dit, le devenir marchand de notre civilisation, qui a commencé à prendre forme et tournure à la fin du Moyen Âge, s’est accompagné d’une propagande à la fois critique et élogieuse : critique de la société féodale, de la réalité sociale qui prévalait alors reposant sur le pouvoir d’une classe sociale théocratique et guerrière ; élogieuse d’un mode d’être ensemble reposant sur l’initiative individuelle et l’activité marchande perçue comme activité sociale et générique s’émancipant des cadres imposés par la féodalité et reposant sur la liberté de l’individu (du bourgeois) face aux obligations de la vie collective. En même temps que s’exprimait cette idéologie portée par les bourgeois se formulait l’idéologie contraire, qui, elle, marquait son attachement aux valeurs communautaires et sociales de la chrétienté pour s’opposer à l’argent et à l’activité égoïste que l’argent encourageait et incitait. Ces deux aspects concurrents et opposés sont liés entre eux comme les deux faces opposées d’une pièce de monnaie. La victoire d’un courant de pensée et sa réalisation entraînent dans le même temps la fin de la propagande contraire qui l’accompagnait comme son ombre. J’ajouterai que cette fin de l’idéologie majuscule accompagnée de ses ombres et son engloutissement dans le réel ne signifient pas la fin des idéologies bien au contraire, celles-ci poussent et prolifèrent désormais comme des champignons sur un cadavre, elles font florès, pure logorrhée, pure diarrhée verbale, mais elles n’ont plus véritablement de sens, ou, du moins, elles ont perdu le sens qui prévalait encore il y a peu quand elles se trouvaient liées solidairement au devenir capitaliste du monde.

Notes

[1] À lire le recueil de textes de Javier Valdez Cárdenas : Periodismo escrito con sangre. Antología periodística. Textos que ninguna bala podrá callar, Grijalbo, 2018. Javier Valdez Cárdenas fut journaliste et écrivain, il a vécu à Culiacán, au nord du Mexique, il a été assassiné, il y a un peu plus d’un an, par qui ? Il a écrit sur les narcos, son livre est magnifique et pourrait être traduit en français.

[2] Je renvoie le lecteur au livre de Jérôme Baschet, Défaire la tyrannie du présent (Baschet, Jérôme, Défaire la tyrannie du présent. Temporalités émergentes et futurs inédits, La Découverte, 2018). C’est un livre qui présente un grand intérêt dans la mesure même où il met en exergue ce qui, à mon sens, apparaît comme un des caractères définissant le mieux notre époque : cet attachement au présent, cette vision limitée à un futur immédiat, cet effacement et occultation du passé et de l’histoire. Il s’en désole. Je ne m’en désolerais pas car cette prédilection pour le présent pourrait bien marquer la fin de l’idéologie et le retour à la réalité. Certes la réalité que nous sommes amenés à vivre est critiquable : une société marchande et individualiste. Mais la critique de cette réalité doit-elle être seulement idéologique ? Cette confrontation brutale à la réalité d’une société capitaliste, à son présent, ne nous contraint-elle pas à saisir sa critique sur un autre plan que celui de l’idéologie ? N’avons-nous pas à opposer à cette réalité une autre réalité ? Par sa référence au mouvement zapatiste, c’est bien cette question qu’aborde de biais le livre de Jérôme Baschet (et c’est là un des mérites du livre), mais sans la poser directement en ces termes.

(*) De la ZAD à ZOMIA ► Pouvoir dire NON et donc refuser d’être gouvernés !… de ZAD à ZOMIA ?…

Conseils de lectures connexes en version PDF ;

James C.Scott, 2009 ► L’Art de ne pas être gouvernés ! Une histoire anarchiste des Hauts-Plateaux d’Asie du Sud-Est ;

James C.Scott, 2017 ► Contre le grain : une histoire profonde des premiers États ;

Et cette page de mon blog : ORIGINE & CRITIQUE DE L’ÉTAT

▼▼▼▼

En parfaite adéquation avec l’appel POUR la formation d’un 3RI et qui démontre que lutter contre la malfaisance régnante que nous savons être l’Empire anglo-américano-christo-sioniste, c’est lutter contre TOUS les empires ;

Je rajoute l’appel au soutien de Gaza du FPLP = Front Populaire de la Palestine – Source Comité Valmy via R71

Le Front populaire de libération de la Palestine appelle à une action urgente les amis de la Palestine, les mouvements pour la justice et la libération et les communautés arabes et palestiniens partout dans le monde pour se tenir aux côtés de Gaza sous l’attaque en ce moment critique. Nous lançons cet appel en l’honneur et dans le deuil de nos deux héroïques camarades, Mohammed al-Tatari et Mohammed Odeh, martyrisés aujourd’hui par les forces d’occupation sionistes qui les ont attaqués alors qu’ils combattaient pour la liberté de leur terre, la Palestine et tout son peuple.

Ce meurtre aux mains des forces coloniales intervient après une attaque hier, dans laquelle les forces sionistes cherchaient à envahir la bande de Gaza dans une opération secrète pour enlever ou assassiner des dirigeants de la résistance palestinienne. Les sionistes ont tué 7 palestiniens qui sont morts en combattant pour défendre leurs terres – mais la résistance palestinienne n’ a pas laissé ces crimes impunis. La résistance a tenu bon, en luttant héroïquement contre une des puissances les plus lourdement armées du monde et en portant des puissants coups aux assassins et meurtriers.

Ce soir, les bombes sont une fois de plus en train de frapper Gaza. Les forces sionistes canonnent et bombardent les stations de télévision et les universités, et menacent de commencer à attaquer une fois de plus des hôpitaux. C’est là le dernier assaut militaire vicieux dirigé contre les Palestiniens dans la bande de Gaza, après les guerres de 2009, 2012 et 2014 et les innombrables bombardements et assassinats, au milieu de 11 ans d’un siège brutal et impitoyable.

Cette attaque est une tentative pour réprimer les réalisations de la Grande Marche du Retour, dans laquelle des milliers de Palestiniens de Gaza ont exigé leur droit fondamental au retour et la rupture du siège. Contre ce mouvement populaire, les forces sionistes ont laché leurs tireurs d’élite, causant la mort de plus de 200 manifestants palestiniens. Malgré toutes ces agressions, les Palestinien de Gaza restent engagé dans la résistance, ils refusent d’abandonner leurs défenseurs et restent inébranlables dans la lutte pour le retour et la libération.

Les Palestiniens de Gaza ne sont pas seuls ! Et ils ne doivent pas être laissés seuls. Cette attaque n’a pas été effectuée par l’occupation israélienne seule, mais par les puissances impérialistes, comme les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne qui arment et soutiennent autant qu’elles peuvent l’État colonial raciste. Les régimes arabes réactionnaires qui complotent comment démanteler les droits et l’existence des Palestiniens tout en faisant pleuvoir la destruction et la mort sur le Yémen sont aussi complices de cette attaque.

Maintenant est le temps d’agir. Envahissez les rues et les places, organisez-vous, manifestez, protestez et mobilisez pour vous montrer du côté du peuple palestinien de Gaza sous l’attaque, qui continue de résister malgré tous les obstacles. Renforçons le boycott d’Israël et faisons face à l’impérialisme partout où il existe. Soutenons le peuple palestinien, la résistance palestinienne et la cause palestinienne – la lutte pour le retour et la lutte de libération, du fleuve jusqu’ à la mer !

Front populaire de libération de la Palestine

Voilà pourquoi je pense que lutter contre l’Empire Zunien ou du Goulag Levant c’est lutter contre TOUS les empires car c’est le même procédé à l’œuvre partout depuis des millénaire, mis au point par le Vatican, la City de Londres & Washington D.C.

Nous pouvons décider ENSEMBLE d’allumer nos petites flammes intérieures, celles capables d’embraser l’empire, puis une fois formé ce Réseau de Résistance et de Rébellion International ; TOUS LES EMPIRES…

Dans les mots de ZénonNAKBA – Lettre ouverte aux peuples du Monde…

Pour que tout s’ajoute, tout se transforme et plus rien, ni personne, ne se perdent…

JBL1960

RÉSUMÉ SOTT D’OCTOBRE 2018, etc…

Un important résumé de tous les événements climatiques majeurs, incluant les dolines, passage de bolides, et la chute d’un morceau de météorite  d’ailleurs au Japon assez incroyable pour ce seul mois d’Octobre 2018 !

Mise en ligne par SOTT MEDIA – Source fr.Sott.net

Tous les résumés SOTT et ses dossiers ad hoc depuis l’ouverture de ce blog ICI !

Nombreux dossiers ad hoc et connexes.

Je tiens juste à rappeler que selon les théories d’Al Gore, et du GIEC, il ne devait tout simplement plus avoir de neige dès 2012, or on constate d’importantes chutes de neige précoces ou tardives en de très nombreux endroits déjà fin septembre et en ce mois d’octobre 2018 !

En France, tous les merdias mainstream imputent tous ces événements climatiques au réchauffement climatique sans discernement…

C’est cela qui est vraiment insupportable car in fine c’est une manipulation supplémentaire pour nous soumettre par la peur car seul les gouvernements et les scientifiques du GIEC prétendent avoir la solution = Nous faire payer le droit de vivre et de respirer sur cette planète !

Nous sommes la seule espèce qui doit payer pour vivre et mourir

Le Nouvel Ordre Mondial a fait gravé 10 commandements dans la pierre sur les « fameuses » pierres du « Georgia Guidestones » en 1980. Le 1er de ces 10 « commandements » stipule que la population mondiale ne devra jamais dépasser les 500 millions d’individus, ce qui représente une projection de réduction de la population mondiale de l’ordre de 95%.

Il n’y a pas plus de « surpopulation » mondiale que de réchauffement climatique anthropique ou de beurre en branche… Tout ceci n’est que propagande eugéniste pour amener les peuples à accepter docilement leur mise sous tutelle et sous esclavage total.

Une question à ceux qui sont d’accord que « nous sommes trop nombreux » : Qui va décider si vous aller vivre ou mourir ? Accepterez-vous de partir dans le train à destination de la Camarde ? 95% de réduction (pas sur le prix du billet hein ?..),  çà vous laisse très très peu de chance de vivre. çà vous va ? Résistance71

▼▼▼

La preuve par la transition énergétique imposée par Transhu1er sans aucun recul mais pour sauver la Planète ;

Qui cherche trouve !

https://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/monsieur-hulot-et-le-grand-158073

https://mrmondialisation.org/le-double-jeu-de-macron-sur-la-transition-ecologique/

En bonus ; Plus il fait froid, plus la terre se réchauffe, logique ► https://reinformation.tv/grand-froid-terre-rechauffe-al-gore-dolhein-78993-2/

Vous pouvez consulter cette page de mon blog et toutes les versions PDFs (80) pour démonter tous les mythos qu’on nous sert depuis des millénaires…

JBL1960

COLONS ! Arrêtez de jouer avec nous ! Par Mohawk Nation News

Arrêtez de nous emmerder… Aussi !

Résistance71 a traduit l’article de Mohawk Nation News du 6 novembre 2018 ► http://mohawknationnews.com/blog/2018/11/06/stop-messing-with-us/

Et donne en préambule les mots forts de Crazy Horse Cheval Fou, chef de guerre Oglala que vous pouvez retrouver dans ce PDF N° 45 de 42 pages parce qu’une autre voie est possible, toujours ; La Voie Lakota & l’Aventure Crazy Horse !

Après avoir souffert au-delà de la souffrance, la nation rouge se relèvera de nouveau et ce sera alors une bénédiction pour un monde devenu bien malade. Un monde empli de promesses brisées, d’égoïsme et de séparations. Un monde se languissant de lumière. Je vois une époque de sept générations lorsque toutes les couleurs de l’humanité se rassembleront sous l’arbre sacré de la vie et la terre entière redeviendra de nouveau un cercle unique. Ce jour là, il y aura ceux parmi les Lakota qui porteront la connaissance et la compréhension de l’unité parmi tous les êtres vivants et les jeunes gens blancs viendront vers ceux de mon peuple pour leur demander de leur dispenser leur sagesse. Je salue la lumière dans tes yeux, là où réside l’univers entier. Car quand tu es au centre de toi-même et que je suis également en cet endroit en mon sein, alors nous serons un.”

~ Tasunke Witko, Crazy Horse, Cheval Fou, chef de guerre Oglala ~

Une fois qu’une goutte d’eau suinte à travers le barrage, une fois qu’une brique se détache d’un grand édifice, une fois qu’une maille devient lâche dans le filet le plus solide – le barrage éclate, l’édifice tombe, le filet se détisse.”
~ Léon Tolstoï ~

En version PDF N° 37 de 26 pages Le moins connu mais néanmoins sublime de chez Tolstoï

▼▼▼

Arrêtez de nous emmerder !

Mohawk Nation News | 6 novembre 2018 | Traduit de l’anglais par R71

Les peuples naturels de l’Île de la Grande Tortue suivent les instructions de la Nature afin de nourrir et de prendre soin de leurs familles, de vivre en paix où que ce soit. Ces frontières corporato-coloniales mises en place par les envahisseurs sont faites pour empêcher les envahisseurs de circuler librement, pas nous. Ils sont venus ici d’autres parties du monde.

Nous, les véritables peuples natifs naturels de l’île de la Grande Tortue ne sommes pas des immigrants ! Notre famille qui voyage du sud vers le nord traverse notre terre [à tous]. Ils peuvent venir de la façon qui leur plaît, par avion, par train, bateau, voiture ou en mettant un pied devant l’autre.

Ces entreprises coloniales nous veulent comme main d’œuvre à très bon marché et travailler pour l’immigrant [NdT : chrétien-européen aujourd’hui sous domination sioniste autre grand projet colonial en une autre partie du monde sous domination…]. Ces intrus immigrants n’ont absolument aucun droit de les renvoyer, de les empêcher de passer, de les accuser faussement d’être natifs ou de les chasser pour faire ce que nous avons parfaitement le droit de faire. Les immigrants européens sont les criminels et n’ont aucun droit de nous stopper ni d’interférer avec nous et notre libre usage de nos territoires.

Peuples natifs vous êtes famille. Chaque chose sur l’Île de la Grande Tortue, du pôle nord à la pointe sud du continent est notre maison. En tant que membres de la même famille nous devons nous soutenir les uns les autres ainsi notre famille peut continuer de vivre sur notre terre-mère.

Repoussons la propagande colonialiste qui a maintenu notre grande famille séparée, une fois de plus, nous sommes un peuple et nous nous préoccupons les uns des autres.

Tout comme R71, et la Nation Mohawk ici,  je pense que l’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents afin d’instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre.

Car il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !

Aussi démontrons que nous sommes capables de remplacer l’antagonisme à l’œuvre depuis des millénaires qui, appliqué à différents niveaux de la société empêche l’humanité d’embrasser sa tendance naturelle à la complémentarité, facteur d’unification de la diversité dans un grand Tout socio-politique organique : La société des sociétés.

Et si pour beaucoup c’est une utopie, je rappelle les mots du Sous-Commandant Marcos dans Paroles Zapatistes d’hier et d’aujourd’hui ;

Utopie : « Je demande qu’on me dise s’il y a jamais eu un progrès social dans l’histoire du monde qui n’ait d’abord été considéré comme une utopie avant de voir le jour. Non, il n’y a jamais rien eu de tel. » (Marcos, le maître des miroirs, Mille et une nuits, 1999)

Car aujourd’hui ;

Nous continuons à marcher avec deux pieds : la rébellion et la résistance, le non et le oui ; non au système et oui à notre autonomie, ce qui signifie que nous avons à construire notre propre chemin vers la vie. Il se fonde sur certaines des racines des communautés originaires (ou indigènes) : le collectif, l’entraide mutuelle et solidaire, l’attachement à la terre, le fait de cultiver les arts et les sciences, la vigilance constante contre l’accumulation de richesses. Cela, ainsi que les sciences et les arts, c’est notre guide. C’est notre « façon », mais nous pensons que dans d’autres histoires et identités, c’est différent. C’est pourquoi nous disons que le zapatisme ne peut pas être exporté, pas même sur le territoire du Chiapas, mais que chaque calendrier et chaque géographie doit suivre sa propre logique.

C’est pourquoi ; Je me lève POUR appeler à la formation d’un RÉSEAU DE RÉSISTANCE & DE RÉBELLION INTERNATIONAL ; CONTRE la société marchande ◄► Le système capitaliste !

OUI un autre monde est possible, celui où le peuple dirige et le gouvernement obéit !

Mais pour créer cette société des sociétés nous devons d’abord dire NON ! ¡YA BASTA! À la malfaisance régnante que nous savons être le Vatican, la City de Londres et Washington D.C.

ENSEMBLE ! Le plus possible en tout cas car la majorité n’est pas à convaincre la solution à 10 / 15% de la population mondiale motivée, opiniâtre, convaincue est tout ce dont nous avons besoin…

Dans cette page de mon blog vous pouvez retrouver tous les textes essentiels en version PDF pour affuter notre réflexion et la rendre tranchante comme une lame ► LES PDF de JBL1960

Les 3 derniers pour RÉSISTER efficacement au plus grand fléau de l’humanité le COLONIALISME et ce par quoi il arrive toujours = l’ÉTAT !

    1. Discours sur le colonialisme, d’Aimé Césaire
    2. Feu & Parole d’un peuple qui dirige et d’un gouvernement qui obéit, Chiapas, EZLN
    3. Peau Noire, Masques Blancs, de Frantz Fanon

 

Puisque nous savons comment EFFONDRER le colonialisme sans arme ni haine ni violence !

JBL1960

« Peau Noire, Masques Blancs » Frantz Fanon, 1952 ; Texte intégral dans une nouvelle version PDF

Pour (re)lire ou (re)découvrir la célèbre analyse anti-coloniale de Frantz Fanon*, « Peau noire, masques blancs », publié en 1952 dans une toute nouvelle version PDF conjointement avec Résistance71 et pour RÉSISTER efficacement au colonialisme ;

Frantz Fanon « Peau Noire, Masques Blancs » publié en 1952

Version PDF N° 80 de 135 pages

*Frantz Fanon (1925-1961) est un psychiatre martiniquais, philosophe, pan-africaniste et marxiste humaniste qui fut un fervent soutien à l’indépendance de l’Algérie. Très proche du FLN, il fut expulsé d’Algérie en 1957. Grand spécialiste de la décolonisation, il meurt de leucémie en exil volontaire à New York en 1961.  Il est enterré à Aïn Kerma en Algérie sous le nom d’Ibrahim Fanon.

▼▼▼

Et dans la suite du Discours sur le colonialisme, d’Aimé Césaire, auquel Fanon fait référence à de très nombreuses reprise et dont j’ai réalisé la version PDF également.

▼▼

Mais surtout en parfaite adéquation avec l’appel lancé par l’EZLN POUR une formation d’un Réseau de Résistance et de Rébellion International CONTRE la société marchande ► le Système capitaliste ; que je relaye par ma toute petite voix, et que j’amplifie de toute mon âme, de toute ma force de grain de sable ► PROPOSITIONS de l’EZLN POUR un Réseau de Résistance et de Rébellion International CONTRE la société marchande ;

Analyser, comprendre, penser, agir

Ensemble !

ICI & MAINTENANT & D’OÙ NOUS SOMMES

Pour espérer voir se lever l’aurore de la société des sociétés

Ce nouveau paradigme avec des peuples qui dirigent et les gouvernements qui obéissent

Nous tous, les peuples autochtones, les occidentaux, les peuples kanaks

HORS LE SYSTÈME ► HORS L’ÉTAT ET SES INSTITUTIONS

HORS L’EMPIRE COLONIAL

JUSTE NOUS

JBL1960

Chiapas, Feu et Parole d’un peuple qui dirige et d’un gouvernement qui obéit… (L’essentiel de l’EZLN en version PDF)

Chiapas, Feu & Parole d’un peuple qui dirige et d’un gouvernement qui obéit, EZLN ►Version PDF N° 79 de 218 pages

Je vous propose une compilation des textes majeurs, en français, de l’EZLN et du Comité National Indigène, publiés par Résistance 71 depuis 2011/2012 jusqu’à ce jour et que j’ai présentée comme suit ;

AVANT-PROPOS de RÉSISTANCE 71 ► Page 4

L’effort d’adaptation du mouvement zapatiste du Chiapas nous montre le chemin ► Page 24

Hommage de l’EZLN du Chiapas à ses maitres indiens des Amériques ► Page 33

20ans d’insurrection au Chiapas, EZLN petit bilan ► Page 39

Autonomie politique et Autogestion modernes vues de l’intérieur ► Page 47

Résistance politiques à l’oligarchie mondiale, les Zapatistes montrent la voie ► Page 55

Un exemple de société autogérée non pyramidale, non coercitive depuis 1994 ► Page 60

Autonomie, autogestion et leçon politique des indiens du Chiapas ; Au Revoir Marcos et Merci ! ► Page 65

Paroles et faits autogestionnaires, comment en finir avec le processus électoral

inique, EZLN ► Page 77

Résistance politique et organisation second niveau de la Escualita Zapatista ► Page 93

Message d’Union de l’EZLN ► Page 101

Résistance au colonialisme : Un message de la nuit de 500 ans ► Page  118

Et pendant ce temps, dans les communautés zapatistes ► Page 120

Communiqué EZLN & Conseil National Indigène, janvier 2017 ► Page 132

Visions politiques : L’Abécédaire du subcomandante insurgente Marcos ► Page  141

Vision zapatiste de l’histoire et symbiose politique ► Page 150

Propositions de l’EZLN pour un Réseau de Résistance et de Rébellion International

contre la société marchande – 1ère Partie ► Page 161

Une ferme, un monde, une guerre, la nécessité d’un Réseau de Résistance

International – 2ème Partie ► Page 169

Une ferme, un monde, une guerre la nécessité d’un Réseau de Résistance

International – Suite & Fin ► Page  186

 Parallèle entre Chiapas & Rojava ► Page  206

 Lectures complémentaires proposées par R71 ► Page 218

J’ai réalisé ce PDF, pour en permettre une impression économique en recto/verso et article par article et bien entendu ceux qui voudront passer l’Avant-Propos de Résistance 71, dans un premier temps, le pourront.

Ce long AVANT-PROPOS et sa bibliographie propre [NdJBL ; Faisant référence au Discours sur le colonialisme d’Aimé Césaire, j’en ai réalisé une version PDF et l’ai intégrée en lien], cependant, permet de comprendre pourquoi nous sommes légitimes, TOUS, dans cet ICI et ce MAINTENANT et d’OÙ NOUS SOMMES, indigènes et non-indigènes, tous colonisés, à répondre présent à la proposition de l’EZLN du Chiapas, d’internationaliser et de coordonner les mouvements de résistance à la dictature de la marchandise qui croît de jour en jour dans sa répression et sa violence systémique partout dans le monde.

TOUS, levons-nous, POUR appeler à la formation d’un RÉSEAU DE RÉSISTANCE & DE RÉBELLION INTERNATIONAL ; CONTRE la société marchande ◄► Le système capitaliste !

Alors nous continuons à descendre pour voir comment résistent (avec d’autres organisations, groupes et collectifs), nos communautés — aujourd’hui une partie de la direction collective de l’EZLN est là avec nous, quatre-vingt-dix commandantes et commandants ; ils sont plus, mais ce sont ceux qui nous accompagnent cette fois en l’honneur de votre visite (la visite des réseaux).

Nous continuons à marcher avec deux pieds : la rébellion et la résistance, le non et le oui ; non au système et oui à notre autonomie, ce qui signifie que nous avons à construire notre propre chemin vers la vie. Il se fonde sur certaines des racines des communautés originaires (ou indigènes) : le collectif, l’entraide mutuelle et solidaire, l’attachement à la terre, le fait de cultiver les arts et les sciences, la vigilance constante contre l’accumulation de richesses. Cela, ainsi que les sciences et les arts, c’est notre guide. C’est notre « façon », mais nous pensons que dans d’autres histoires et identités, c’est différent. C’est pourquoi nous disons que le zapatisme ne peut pas être exporté, pas même sur le territoire du Chiapas, mais que chaque calendrier et chaque géographie doit suivre sa propre logique.

Et ce n’est pas non plus un exercice très encourageant : nos possibilités sont minimes.

On n’approche même pas, il s’en faut de beaucoup, les 30 millions.

On n’est peut-être que 300.

Extrait de ; Une ferme, un monde, une guerre la nécessité d’un Réseau de Résistance International, en page 186 du PDF et publié par Résistance 71 le 11 octobre dernier ► ANALYSE POLITIQUE : La nécessité d’un Réseau de Résistance International

Retrouvez tous les Textes Fondateurs (en versions PDF que j’ai toutes réalisées) pour un changement de paradigme dans cette page de leur blog ► https://resistance71.wordpress.com/textes-fondateurs-pour-un-changement-politique/

▼▼▼

Aussi, soyons du bon côté de l’histoire et faisons partie de ces 300 !

300 individus conscients et debout seront plus dangereux pour le pouvoir en place que 30 000 individus et soumis ou même que 30 millions…

NON au Système ► OUI à l’Autonomie !

JBL1960

Parce qu’Il suffit de dire NON ! Ensemble…

Voici qui nous sommes ;
L’Armée Zapatiste de Libération Nationale.
La voix qui s’arme pour être entendue.
Le visage qui se cache pour être vu.
Le nom qui se cache pour être nommé.
L’étoile rouge qui appelle l’humanité et le monde, pour être entendue, vue et nommée.
Le demain à être moissonné dans le passé.

Derrière notre masque noir,
Derrière notre voix armée,
Derrière notre nom innommable,
Derrière nous, que vous voyez,
Derrière nous, nous sommes vous.

Derrière, nous sommes les mêmes femmes et hommes ordinaires,
Qui se répètent dans toutes les races,
Peints de toutes les couleurs,
Parlant dans toutes les langues,
Et vivant dans tous les endroits.
Les mêmes femmes et hommes oubliés.
Les mêmes exclus,
Les mêmes intolérés,
Les mêmes persécutés,
Nous sommes vous.

Derrière nous, vous êtes nous.
Derrière notre masque se trouve le visage de toutes les femmes exclues,
De tous les indigènes oubliés,
De tous les jeunes méprisés,
De tous les migrants battus,
De tous ceux emprisonnés pour leurs paroles et leurs pensées,
De tous les homosexuels persécutés,
De tous les travailleurs humiliés,
De tous ceux morts par négligence,
De tous les femmes et hommes ordinaires,
Qui ne comptent pas,
Qui ne sont pas vus,
Qui sont sans nom,
Qui n’ont pas de lendemain

Nous sommes les Zapatistes.
Nous vous avons invité pour que nous puissions nous parler,
Pour que vous voyez tout ce que nous sommes.

~ Comité Indigène Révolutionnaire Clandestin, depuis les montagnes du sud-est mexicain, le 27 juillet 1996 —

(Traduction Résistance 71 )

Discours sur le colonialisme d’Aimé Césaire, 1950 ; Texte intégral en version PDF

Discours sur le colonialisme d’Aimé Césaire, 1950

dans une nouvelle version PDF N° 78 de 38 pages

▼▼▼

Les mots, rien que les mots d’Aimé Césaire…

Les mots prolongement de sa pensée visionnaire, forts, puissants, nécessaires et utiles plus que jamais à l’heure où la malfaisance régnante s’apprête à nous refermer la grille totalitaire du N.O.M. sur la tronche…

J’avais lu ce texte par bribes, jamais dans son entier et sa puissance m’a renversée comme une crêpe et de bout en bout.

▼▼

Sur proposition de Résistance 71, nous pouvons vous proposer un des grands classiques de l’analyse critique du colonialisme publié en 1955 par Aimé Césaire : « Discours sur le colonialisme ». Pourquoi ? Parce que nous ne vivons en aucun cas dans un monde « post-colonial » comme l’oligarchie en place se plaît à nous le faire croire. Des continents entiers (Amériques, Océanie) sont toujours sous le joug colonial et oppriment en permanence les peuples originels. Les ex-peuples colonisés sont toujours opprimés par des régimes issus d’un néo-colonialisme avéré et dont les élites corrompues bouffent toujours au râtelier de leurs anciens maîtres colonisateurs…
Halte à l’hypocrisie, sortir de la mentalité coloniale, de la relation oppresseur/opprimé fait partie intégrante de notre émancipation future. C’est une mission éducative qui passe par la connaissance et la mise au rancart de la dissonance cognitive dont bien des occidentaux font preuve.

Pour preuve, en pages 4 & 5 :

L ’Europe est indéfendable.

Il parait que c’est la constatation que se confient tout bas les stratèges américains.

En soi cela n’est pas grave.

Le grave est que « l’Europe » est moralement, spirituellement indéfendable.

Et aujourd’hui il se trouve que ce ne sont pas seulement les masses européennes qui incriminent, mais que l’acte d’accusation est proféré sur le plan mondial par des dizaines et des dizaines de millions d’hommes qui, du fond de l’esclavage, s’érigent en juges.

On peut tuer en Indochine, torturer à Madagascar, emprisonner en Afrique Noire, sévir aux Antilles. Les colonisés savent désormais qu’ils ont sur les colonialistes un avantage. Ils savent que leurs « maîtres » provisoires mentent.

Donc que leurs maîtres sont faibles.

Et puisque aujourd’hui il m’est demandé de parler de la colonisation et de la civilisation, allons droit au mensonge principal à partir duquel prolifèrent tous les autres.

Colonisation et civilisation ?

La malédiction la plus commune en cette matière est d’être la dupe de bonne foi d’une hypocrisie collective, habile à mal poser les problèmes pour mieux légitimer les odieuses solutions qu’on leur apporte.

Cela revient à dire que l’essentiel est ici de voir clair, de penser clair, entendre dangereusement, de répondre clair à l’innocente question initiale : qu’est-ce en son principe que la colonisation ? De convenir de ce qu’elle n’est point : ni évangélisation, ni entreprise philanthropique, ni volonté de reculer les frontières de l’ignorance, de la maladie, de la tyrannie, ni élargissement de Dieu, ni extension du Droit ; d’admettre une fois pour toutes, sans volonté de broncher aux conséquences, que le geste décisif est ici de l’aventurier et du pirate, de l’épicier en grand et de l’armateur, du chercheur d’or et du marchand, de l’appétit et de la force, avec, derrière, l’ombre portée, maléfique, d’une forme de civilisation qui, à un moment de son histoire, se constate obligée, de façon interne, d’étendre à l’échelle mondiale la concurrence de ses économies antagonistes.

Poursuivant mon analyse, je trouve que l’hypocrisie est de date récente ; que ni Cortez découvrant Mexico du haut du grand téocalli, ni Pizarre devant Cuzco (encore moins Marco Polo devant Cambaluc), ne protestent d’être les fourriers d’un ordre supérieur ; qu’ils tuent ; qu’ils pillent ; qu’ils ont des casques, des lances, des cupidités ; que les baveurs sont venus plus tard ; que le grand responsable dans ce domaine est le pédantisme chrétien, pour avoir posé les équations malhonnêtes : christianisme = civilisation ; paganisme = sauvagerie, d’où ne pouvaient que s’ensuivre d’abominables conséquences colonialistes et racistes, dont les victimes devaient être les Indiens, les Jaunes, les Nègres.

Ce n’est pas un PDF de plus, ni même une lecture de plus, ce discours sur le colonialisme d’Aimé Césaire permet d’intégrer que si l’Occident devient, sous nos yeux, l’archipel du Goulag Levant son salut ne viendra que des peuples qui briseront les chaines du colonialisme, ensemble ! Quant à l’avenir de l’humanité il passe lui et immanquablement par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur Terre.

ICI & MAINTENANT & D’OÙ-NOUS SOMMES !

Par exemple ; En répondant activement à l’appel de l’EZLN POUR la formation d’un RÉSEAU DE RÉSISTANCE & DE RÉBELLION INTERNATIONAL CONTRE la société marchandeUne ferme, un monde, une guerre, peu de probabilités – EZLN 4 octobre 2018

En coordination avec les Peuples Kanaks ► NON, M. MACRON, la Kanaky n’est pas la possession de l’Empire colonial français… et pour que cela ne reste pas de vains mots/maux…

LECTURES COMPLÉMENTAIRES CONNEXES :

L’Anarchisme Africain, histoire d’un mouvement par Sam Mbah et I.E. IgariweyAfrique ? La solution c’est l’Afrique !

Païens en Terre Promise, Décoder la doctrine chrétienne de la Découverte, de Steven Newcomb ;

Comprendre le système légal de l’oppression coloniale pour mieux le démonter avec Steven Newcomb (et Peter d’Errico, en lien)

ANTHROPOLOGIE POLITIQUE : ORIGINE & CRITIQUE DE L’ÉTAT ; AVEC

Pierre Clastres, Marshall Sahlins, David Graeber, James C. Scott ; L’Art de ne pas être gouvernés & Contre le grain, une histoire profonde des premiers États ;

Jean-Paul Demoule, Alain Guillerm, Marylène Patou-Mathis ;

Le Dr. Ashraf Ezzat ;

Résistance 71 ;

Toutes les autres versions PDF (géopolitique, d’anthropologie politique, Histoire & Socio-biologie) ; Dans cette page spéciale de mon blog ► LES PDF DE JBL 1960 ;

Pour nous permettre à tous de FAIRE TOMBER L’EMPIRE sans armes ni haine ni violence…

JBL1960

NON C'EST NON !