La xénophobie américaine : Une force en provenance de l’origine coloniale de Peter d’Errico

Mieux comprendre pour mieux agir !

Essayons d’appliquer nos propres axiomes puisque nous avons le même sentiment que l’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout et aux côtés des peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre  ; La majorité n’étant pas à convaincre, la solution à 10 voire 15% de la population mondiale existe aussi organisons la résistance dans le réel et surtout pas sur les rézosociaux

Soyons créatifs et agissons comme des petits détonateurs supplémentaires :

Mieux comprendre le système légal de l’oppression colonial pour mieux agir et le démonter et le faire péter à la tronche de la malfaisance régnante que nous savons être le Vatican, la City de Londres et Washington D.C. !

Résistance au colonialisme : L’origine coloniale de la xénophobie américaine et de l’occident (Peter d’Errico)

La xénophobie américaine : Une force en provenance de l’origine coloniale

Peter d’Errico | 1er juillet 2017 | URL de l’article original ► https://newsmaven.io/indiancountrytoday/archive/american-xenophobia-a-force-from-the-colonial-onset-hYbsksuRlESS40WCKsRBBw/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

« Pourquoi la xénophobie a t’elle été d’une telle force dans un pays construit par des immigrants ?” a demandé le professeur d’histoire Moshik Temkin dans un récent éditorial du New York Times.

(“Why has xenophobia been such a force in a country built by immigrants?” asked history Professor Moshik Temkin in a recent op-ed piece in the New York Times. )

Temkin n’a pas répondu à sa question. Il l’a posée comme un exemple de requête historique au sujet “du changement politique et social au cours du temps… le pain quotidien de la profession de l’historien”, qui devrait prendre le dessus sur le rôle de bruit de fond que jouent les historiens dans les débats médiatiques actuels.

Je n’ai rien contre ce que montre Temkin, son “souci au sujet de la façon très superficielle et saccadée dont l’histoire est présentée, comme s’il ne s’agissait que de tirer des analogies historiques. Le résultat est que les lecteurs et les spectateurs reçoivent des leçons d’histoire qui sont souvent mal orientées lorsqu’on en arrive à Mr Trump et ne font que peu de lumière sur les travaux courants.” Quiconque est familier avec le “pays indien” connaît la vérité en cette déclaration et pas seulement au sujet de Trump. Comme l’a dit Philip Deere se référant aux étudiants imitant le “cri de guerre indien” si stéréotypé : “Ces gosses ont été à l’université pour obtenir une éducation supérieure et pourquoi ne l’ont-ils pas obtenu ?.. Dans leur esprit ils sont toujours dans un film de John Wayne.”

Quoi qu’il en soit, la question de Temkin porte en elle-même une vision étriquée de l’histoire à savoir la référence à “un pays construit par des immigrants”. Cette notion est devenue une sorte de fétiche dans des débats polarisés mélangeant le statut “d’étrangers” aux États-Unis. Ceux qui fréquemment accepte l’immigration assument le “nous sommes tous des immigrants”. Les opposants demandent la déportation des immigrants qui ne sont pas “légaux”. Et les deux côtés se tapent dans le dos en se félicitant de leur “exactitude”, aucun des deux ne prend le recul nécessaire pour examiner l’histoire, “le changement politico-social au fil du temps”, qui permettrait de faire la lumière sur ce sujet. Faisons donc un instant une pause et faisons donc la lumière sur ce point.

L’histoire rend problématique la notion de “pays”. Beaucoup de personnes avaient des pays sur ces terres avant l’invasion coloniale chrétienne. Que ces colonies en terminent dans un “pays” appelé États-Unis d’Amérique n’efface en rien l’existence continuelle des pays précédents et originels, et ce malgré les énormes efforts des colons pour le faire, colons qui pratiquèrent le génocide, la violence politique et la fabrication de mythes dans leur tentative d’effacement de l’histoire indigène.

Les envahisseurs, qui sont des immigrants sur ces terres des Amériques, ont même développé des narratifs historiques quasi-scientifiques comme par exemple ce concept largement discrédité aujourd’hui de la migration par le détroit de Béring [NdJBL : Sauf que la Théorie du Détroit de Béring, c’est des conneries, billet du 29/03/2018] afin d’insister lourdement sur le fait que les indigènes étaient eux-mêmes des immigrants. Cette imagerie colonialiste se réverbère dans la rhétorique de ceux qui soutiennent l’immigration en affirmant que nous sommes tous des immigrants.

La position de ceux qui font la distinction entre immigrants “légaux” et “illégaux” présente une histoire tout aussi problématique. L’aspect le plus aliénant (de “rendre étranger”) de l’insistance sur la “légalité” provient des efforts des colonisateurs d’affirmer un “titre de propriété” sur les terres qu’ils ont envahies par cette “extravagante prétention” de la “découverte chrétienne”. La Cour Suprêmes des États-Unis (CSEU) a gravé dans le marbre cette doctrine en 1823 avec son verdict dans l’affaire Johnson c. McIntosh, qui ne dépeignit pas les peuples originels comme des immigrants, mais de les déposséder de leur statut de propriétaires terriens et par là de “légaliser” le statut de propriété des colonisateurs. Ce tour de passe-passe judiciaire fait écho à la rhétorique de ceux qui demandent la déportation des “immigrants illégaux”.

Ces précédents historiques au débat courant nous permettent de suggérer une réponse à la question du professeur Temkin au sujet de la xénophobie. Une définition encyclopédique du mot xénophobie la décrit comme “une haine ou peur intense ou irrationnelle de personnes en provenance d’un autre pays.” On ne peut pas trouver un meilleur mot pour décrire les visions du monde des colonisateurs chrétiens, qui arrivèrent emplis de xénophobie envers les “personnes étrangères” qu’ils trouvèrent au “nouveau monde”. Le fait que ces gens accueillirent et même aidèrent les nouveaux arrivants colons n’eut que très peu d’effet sur une tempérance à leur xénophobie.

“L’empire américain” s’est développé d’une croisade messianique violente ayant pour but d’éliminer les non-chrétiens, leurs pratiques et leurs croyances, partout où ils pouvaient les trouver. De fait, le commandement des autorités chrétiennes fut de “croissez et multipliez-vous” et assumez la “domination/dominion”. Les décrets du Vatican et les chartes coloniales insistaient sur le fait que les “découvreurs” chrétiens devaient dominer les non-chrétiens, les païens. Dans l’affaire pénale Johnson de 1823, la CSEU a dit : “Ces affirmations ont été établies et maintenues par l’épée”. L’imposition de l’empire n’a pas éliminé les peuples originels, mais la rhétorique de la loi et politique américaine obscurcit et ne permet pas leur existence en tant que peuples séparés.

Comme l’écrit Jens Bartelson dans son livre de 1996, A Genealogy of Sovereignty, la “découverte au XVIe siècle de formes de vie non-chrétiennes sur le continent des Amériques posa… une menace à la stabilité des valeurs chrétiennes.” qui étaient déjà vacillantes de par la “fragmentation de la chrétienté” dans le “vieux monde”. Bartelson ajoute: “la découverte des peuples amérindiens posa le problème de la confrontation avec quelque chose de radicalement différent du mode de vie chrétien et posa la question de quelles types de relation étaient-ils possible d’entretenir avec cet Autre. D’abord dans quelle mesure est-il possible de connaître l’Indien mis à part comme être inférieur à la civilisation chrétienne ? Secundo, dans quelle mesure est-il possible de lui donner un statut de sujet légal ?” Ces questions animèrent la colonisation et propulsèrent la décision de la CSEU dans l’affaire Johnson c. McIntosh.

Bref, la xénophobie cette peur ou haine de l’Autre, a caractérisé l’histoire américaine depuis son début dans le tumulte des colonies rivales enclines à la domination et à l’exploitation de tout un continent. La position des USA là dessus a toujours été consistante au travers des méandres de ce que nous appelons “la loi fédérale indienne”, de la soi-disante “trilogie du juge Marshall” des deux affaires passées devant la CSEU (Johnson c. MIntosh et deux affaires concernant les indiens Cherokee), jusqu’à la loi de répartition “Allotment Act” et la politique de de termination jusque dans les relations de “gouvernement à gouvernement” du XXIe siècle. La position fondatrice des États-Unis est que les peuples indigènes du continent ont été et sont subjugués de manière inhérente à l’autorité politique du gouvernement fédéral américain. Les fêtes nationales que sont “Columbus Day” et “Thanksgiving/jour d’action de grâce” fournissent des vacances fantasmagoriques aux Américains qui parlent de la “découverte” du “nouveau monde”, essayant de faire oublier le bain de sang de la rencontre des deux mondes.

Les tribunaux , les politiciens et même bizarrement certains leaders autochtones, ont répétitivement insisté sur ce qu’ils appellent le “pouvoir plénier” du congrès des Etats-Unis pour faire ce qu’il lui plait avec les Indiens et les terres indiennes. Une histoire critique et juste des lois américaines, incluant bien des lois que beaucoup considèrent comme “pro-indiennes”, montrent ce processus à l’œuvre : La loi sur la citoyenneté de 1924 a “prolongé le projet d’assimilation des nations autochtones dans les États-Unis plutôt que de reconnaître leur souveraineté.La loi de réorganisation indienne de 1934 a “remplacé les structures de gouvernance traditionnelles par un système électoral occidental.. les constitutions tribales. La Commission des Doléances Indiennes de 1944 fut “le début de l’ère de fin de non-recevoir”. Les “amis des Indiens” appelant pour des “droits égaux” aujourd’hui visent à l’élimination finale de la nationalité native séparée.

Retournons à l’appel du professeur Temkin pour les historiens de “faire mieux à expliquer à Mr Trump et rendre plus clair que les Américains peuvent améliorer leur histoire.” Cela ne servira à rien de célébrer le “tout inclusif” qui obscurcit le débat, tout comme ce très bizarre show sur Broadway “Hamilton”, dans lequel des acteurs non-blancs chantent et dansent l’histoire des hommes blancs qui fondèrent le projet fédéral de la construction de l’empire, tout comme il ne serait pas acceptable de sanctifier le statut “légal” comme le facteur déterminant des droits d’immigration. L’histoire que les Américains ont faite existe toujours. Le débat autour des immigrants demandent de se préoccuper des lois, des pratiques et des politiques d’héritage qui exercent jusqu’à ce jour une force dominante sur les peuples originels de la terre.

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C’est pourquoi il convient de se poser les bonnes questions, nous tous ;

Mieux comprendre les fragments anthropologiques pour changer résolument l’Histoire de l’Humanité, avec David Graeber ;

Comprendre que nous sommes en mesure d’ EFFONDRER LE COLONIALISME ;

Et ce par quoi il arrive, toujours, l’ ÉTAT avec James C. Scott

Que la nature humaine est une illusion occidentale, avec Marshall Sahlins

Que le véritable fléau de l’Humanité est LA PESTE RELIGIEUSE, comme l’avait défini Johann Most, en 1892

Comprendre que nous sommes tous des Païens en Terre promise, et que nous pouvons décoder la doctrine chrétienne de la découverte, avec Steven Newcomb et agir en apostasie collective et en récusation de cette doctrine et FAIRE TOMBER L’EMPIRE

TOUS ENSEMBLE & SANS ARME NI HAINE NI VIOLENCE

ICI & MAINTENANT & D’OÙ NOUS SOMMES

En ne commémorant plus, par exemple le Jour de la Découverte dans tous l’hémisphère Nord, et le Jour de la Race dans le Sud, le Jour de la Survie ou de l’Invasion en Australie, le Jour de l’Extinction au Canada et Québec, le Jour de la Honte aux USA et en France, en aidant les peuples Kanaks* à s’émanciper de l’Empire colonial Français lors du prochain référendum du 4 Novembre 2018.

JBL1960

*Ce sujet fera l’objet d’un prochain billet, très complet de ma part prochainement.

Source de l’image ► http://www.cartooningforpeace.org/editos/donald-trump-le-nouveau-visage-des-etats-unis/

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21 septembre 2001 – 21 septembre 2018

21 SEPTEMBRE 2001 – 10 H 17 – AZF TOULOUSE EXPLOSE

21 septembre 2001 – à 10h17, l’usine AZF de Toulouse était détruite par l’explosion d’un stock de près de 300 tonnes de nitrate d’ammonium. Bilan : 31 morts et quelque 3 000 blessés, 27 000 logements endommagés, 3 500 entreprises touchées ainsi que de nombreux bâtiments publics, dont 120 établissements scolaires

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17e anniversaire de l’explosion d’AZF : des cérémonies toujours en ordre dispersé

Comme chaque année à l’occasion de l’anniversaire de la catastrophe de l’usine AZF, le 21 septembre 2001 à Toulouse, les associations de victimes commémorent l’événement en ordre dispersé. Ce vendredi, l’association des sinistrés du 21 septembre est présente au rond-point du 21 septembre, sur la route de Seysses, depuis 9 heures. Avant les discours, l’association présente le livre  »AZF Total responsable et coupable » co-écrit par plusieurs acteurs et militants.

Sur le site de l’ancienne usine chimique, les anciens salaries d’AZF se sont retrouvés à 10 heures devant leur propre stèle. Puis la cérémonie officielle, sans prise de parole, sera organisée devant le Mémorial, toujours sur le site en présence des élus et du préfet de Haute-Garonne. Source La Dépêche du 21 septembre 2018https://www.ladepeche.fr/article/2018/09/21/2873166-17e-anniversaire-explosion-azf-ceremonies-toujours-ordre-disperse.html

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Rendu de décision du 31/10/2017 ► http://www.20minutes.fr/justice/2160907-20171031-azf-ex-directeur-usine-grande-paroisse-reconnus-coupables
JUSTICE La cour d’appel de Paris a condamné ce mardi l’ancien directeur de l’usine AZF à 15 mois de prison avec sursis, ainsi que sa maison mère Grande-Paroisse. L’explosion le 21 septembre 2001 avait fait 31 morts et des milliers de blessés…
La société Grande-Paroisse, filiale de Total et maison mère de l’usine AZF, a écopé de 225.000 euros d’amendes, la peine maximale. La cour a pointé des négligences dans la gestion des stocks.

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Les 4 cavaliers de l’Apocalypse… du Pétrole ;

Pétrole, géopolitique, Maison des Saoud et Nouvel Ordre Mondial

Nous savons bien que tout ce fait au N.O.M. du GAZ, du PÉTROLE et des HYDROCARBURES et que tout ce qu’il leur faut, aux psychopathes aux manettes, c’est un NOUVEAU PEARL HARBOR !

Les psychopathes aux manettes continuent la manœuvre, de fait, ils n’ont plus d’autre choix : il faut une guerre, une grande guerre d’envergure ; Alors mondiale ou pas ? Là est la question et s’ils ont pu, peut-être, négocier avec les Russes une guerre non-thermonucléaire, alors on est parti pour un grand tout de manège…

Alors qu’il nous suffit d’éteindre la lumière du N.O.M. et de les plonger dans le noir…

Et d’allumer nos petites flammes intérieures, celles capables d’embraser tout l’Empire…

Faisons exploser la vérité de ce mois de septembre 2001, entre autres, à la tronche de la malfaisance régnante ; Le Vatican, La City de Londres et Washington D.C. et nous, les peuples occidentaux, tournons-nous vers les peuples autochtones de tous les continents ;

Ignorons le Système ► Créons les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchissons et agissons en une praxis commune ► Adaptons le sublime de l’ANCIEN au NEUF, càd à notre monde d’aujourd’hui, mais une fois émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales ► remplaçons l’antagonisme à l’œuvre depuis des millénaires par notre COMPLÉMENTARITÉ !

JBL1960

Version intégrale PDF : La nature humaine, une illusion occidentale de Marshall Sahlins, 2008

Anthropologie politique : « La nature humaine, une illusion occidentale » de Marshall Sahlins en version intégrale PDF

La nature humaine : une illusion occidentale par Marshall Sahlins, 2008

Version PDF N° 75 de 62 pages – Composé comme suit ;

La Nature humaine, une illusion occidentale Avertissement ► P.    4

La Nature humaine : une illusion occidentale ► P.    5

Hobbes et Adams : deux thucydidéens ► P.    6

La Grèce ancienne ► P.   12

Une autre conception de la condition humaine ► P.   26

La monarchie médiévale ► P.   31

Les Républiques de la Renaissance ► P.   36

Les Pères fondateurs ► P.   40

Quand la morale s’empare de l’égoïsme ► P.   46

D’autres mondes humains ► P.   48

Voici venu le temps de pleurer sur notre sort ► P.   53

La culture est la nature humaine ► P.   56

Lectures complémentaires proposées par JBL1960  ► P.   62

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Sur proposition de Résistance 71, ce nouveau cadeau de lecture ; Marshall Sahlins, Pierre Clastres et Robert Jaulin sont les chefs de file d’une anthropologie du « milieu », à savoir une anthropologie qui se démarque des deux grands courants classiques que sont le structuralisme évolutionniste et le marxisme. Ces penseurs et chercheurs de terrain sont indispensables à une autre compréhension de l’Homme , à une approche de la societé débouchant sur un véritable progressisme. Nous publions ci-dessous l’intégral de l’Ouvrage de Marshall Sahlins « La Nature Humaine, une illusion occidentale » (2008), mise en page par mézigue avec le plus grand des plaisirs ► Toujours…

À lire et diffuser sans modération pour mieux comprendre l’idéologie mise en place pour justifier de la perversion de la société humaine au profit du plus petit nombre.

Résistance 71

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La Nature humaine : Une illusion occidentale

Réflexions sur l’histoire des concepts de hiérarchie et d’égalité, sur la sublimation de l’anarchie en Occident, et essais de comparaison avec d’autres conceptions de la condition humaine.

Marshall Sahlins 2008

 Professeur émérite d’anthropologie à l’Université de Chicago

« La pauvreté est un statut social en cela elle est une invention de la civilisation. »

 « Maintenant, dans l’ère du plus grand pouvoir technologique, la famine a été institutionnalisée. Le degré de famine augmente relativement et absolument avec l’évolution culturelle. »

 ~ Marshall Sahlins, « Âge de pierre, âge d’abondance » ~

Préfacé par Pierre Clastres

J’ai réalisé la version PDF de ce texte fort, puissant dont les mots claquent à nos consciences « éveillées » puisque l’oligarchie régnante, même et surtout à bout de souffle, telle une bête blessée et affolée par nos assauts incessants. Réalisant que nous ne sommes plus dupes et que nous déconstruisons, patiemment, pierre par pierre les mythes, mensonges, dogmes et doctrines instaurés depuis plus de 2600 ans. Et qui s’est réorganisée depuis plus de 500 ans avec les premiers colons envahisseurs/exterminateurs lancés à la Conquête du Nouveau Monde au titre de la doctrine chrétienne de la découverte. Nous permet de lutter efficacement contre ce fléau de l’humanité ; Le Colonialisme et ce par quoi il arrive ; L’État. Réhabilitant ainsi les pratiques ancestrales qui avaient cours dans les sociétés dites primitives. Comme l’anthropologue James C. Scott dans « L’art de ne pas être gouverné, une histoire anarchiste des hauts-plateaux de l’Asie du Sud-Est » explique très bien comment 200 millions de personnes échappent toujours aujourd’hui aux diktats des États-nations, Chine inclue dans cet endroit du monde appelé « Zomia ». Ces peuples, tout comme les sociétés traditionnelles africaines, amérindiennes, australasiennes, les Kurdes syriens aussi, possèdent quelques très bonnes clés de la solution à nos problèmes. Le but étant de vaincre l’inertie de départ, en faisant la jonction avec ces pratiques et en dépoussiérant notre mémoire ancestrale.

Il y a une autre voie possible, HORS ÉTAT et ses institutions et pour tenter, ensemble, d’éteindre la lumière du N.O.M. ; Et afin d’Impulser la poussée primordiale, vaincre cette foutue inertie de départ et enclencher un nouveau paradigme en lien avec les peuples autochtones de tous les continents et enfin instaurer la société des sociétés sur Terre… Mère !

JBL1960

« L’ANTÉCHRIST » de Friedrich Nietzsche, 1888 dans une nouvelle version PDF

L’Antéchrist, Friedrich Nietzsche, 1888

Nouvelle Version PDF N° 74 de 64 pages

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Il est des invitations au voyage de lecture qu’on ne peut tout simplement pas refuser et au final qui vous transporte, vous chavire et vous transforme…

Pour nous permettre d’affuter notre propre réflexion et sans s’en rendre compte jeter toujours plus loin nos filets dans l’espoir de semer les graines du futur et puisque demain se plante aujourd’hui…

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Fragment de la voie du surpassement et de la lutte pour notre humanité réelle… « L’antéchrist » (Friedrich Nietzsche, 1888, version PDF)

On pourrait tenter de résumer la philosophie, la pensée critique de Nietzsche, comme étant celle du dépassement ; de la mise à bas des artifices enchaînant l’humain pour que celui-ci puisse s’élever à sa véritable nature par delà le bien et le mal, par delà la morale établie en carcans religieux et philosophiques. Par sa récusation continuelle du carcan des lois, des obligations et des devoirs induits et anti-naturels, l’humain s’élève et transcende la condition où il est confiné par des idoles fictives et coercitives, qu’il s’est inventées et qu’on lui a également imposées.

Nietzsche nous incite à vouloir, parce que vouloir libère. Une des grandes étapes de la réconciliation entre le subjectif et l’objectif est de se libérer de l’illusion divine, car une fois débarrassé de “dieu et de sa morale”, l’humain retrouve sa solitude primordiale, il n’a plus de maître. En cela il proclame haut et fort, à l’instar de Max Stirner, le “je” non pas dans le sens égoïstico-maniaque, mais tel qu’il doit se constituer lui-même, dans une quête du devenir par delà le bien et le mal, affranchi de toute morale fictive. La Nature ne reconnaît ni bien ni mal, elle ne reconnaît que l’être et est amorale par essence. De fait, toute morale ne peut être que contre-nature, puisque la nature vue par le prisme religieux, est la source du pêché.

Albert Camus disait: “Pour Nietzsche, [à l’inverse de Marx,] la nature est ce à quoi on obéit pour subjuguer l’histoire.” Voilà qui ne serait sans doute pas désavoué par la pensée organique des peuples premiers de tous les continents.

La pensée de Nietzsche dresse l’humain contre les fléaux principaux de l’esprit qui minent la volonté de dépassement, de franchissement, de lâcher-prise, elle même menant à une surhumanité inhérente: la religion, la morale et l’État. En cela, la philosophie de Nietzsche est la philosophie la plus anti-hégélienne qui soit.

Avec Zarathoustra, Nietzsche a ironiquement mis en scène le prêcheur anti-religieux et anti-étatique, avec son Antéchrist(que Nietzsche établit être le christianisme lui-même…) que nous reproduisons ici sous format PDF, il détruit pièce par pièce le christianisme, fléau de l’humanité et ce afin que l’humain aboutisse à une humanité supérieure à qui la tâche de gouverner la terre incombera, par delà le bien et le mal. Bonne lecture !

~ Résistance 71 ~

~ On sait ce que j’exige du philosophe : de se placer par-delà le bien et le mal, — de placer au-dessous de lui l’illusion du jugement moral.


[…] Le jugement moral a cela en commun avec le jugement religieux de croire à des réalités qui n’en sont pas. La morale n’est qu’une interprétation de certains phénomènes, mais une fausse interprétation.
C’est ce que l’Église a compris : elle a perverti l’homme, elle l’a affaibli, — mais elle a revendiqué l’avantage de l’avoir rendu « meilleur ».


[…] Le christianisme admet que l’homme ne sache point, ne puisse point savoir ce qui est bon, ce qui est mauvais pour lui : il croit en Dieu qui seul le sait. La morale chrétienne est un commandement ; son origine est transcendante ; elle est au-delà de toute critique, de tout droit à la critique ; elle n’a de vérité que si Dieu est la vérité,— elle existe et elle tombe avec la foi en Dieu.

~ Friedrich Nietzsche, “Le crépuscule des idoles”, 1888 ~

Je vous invite à lire, télécharger et/ou imprimer gratuitement toutes les versions PDF que j’ai plaisir à réaliser jour après jour et qui se trouvent toutes réunies dans cette page spéciale de mon blog ► LES PDF DE JBL1960 d’autres sont à venir…

Selon le proverbe perse : Le chercheur de vérité qui voyage suffisamment devient le chemin ;

Et selon Zénon, en conclusion de son tout dernier texte Tangente « sortir du piège de la toile d’araignée mondiale » ; La route n’existe que par notre marche – Elle n’attend plus que d’être empruntée…

Jo Busta Lally

Gilad Atzmon ; La fin de Sion

Fin des Temps, pour le Sionistan ?

Très Tsahal temps, en tout cas…

“ ‘La meilleure façon de contrôler l’opposition est de la mener nous-mêmes’ disait déjà Lénine dans sa vision politique subversive et ‘1984’ d’Orwell en a fourni un exemple fictif, celui d’un appareil politique dans lequel cette vision est mise en pratique… Dans ‘1984’, la tyrannie du politiquement correct restreint le discours et arrête net les gens de voir qu’Emmanuel Goldstein n’est pas vraiment un ‘ennemi de l’État’, mais que lui-même, n’est qu’un symptôme de la maladie. Et n’est-ce pas aussi le politiquement correct pur et simple, qui nous empêche de jamais mentionner le fait que le protagoniste, personnage de Goldstein, est lui-même, juif ?…”

~ Gilad Atzmon, “Being in Time”, 2017 ~

La fin de Sion

Gilad Atzmom | 12 septembre 2018 |URL de l’article ► https://www.gilad.co.uk/writings/2018/9/12/the-end-of-zion

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Avant la nouvelle année juive, Rosh Hashana, les Hébreux sont ordonnés de faire une évaluation de leur position vis à vis du monde. Haaretz, le journal des soi-disant “Israéliens qui pensent”, a suivi cette Mitzvah, sondant les juifs israéliens sur leurs attitudes vis à vis du fait d’être juif, du judaïsme, de dieu et du “juif”.

Le dieu juif

Le dieu juif est, sans l’ombre d’un doute, une spectaculaire invention. Il ou elle a été inventé(e) par les juifs pour les aimer tout particulièrement. Le dieu juif est un personnage jaloux et vengeur. Il prend part à des projets génocidaires, utilisant des armes de destruction massive chimiques et biologiques comme pourrait en témoigner les anciens égyptiens. Il est évident que le dieu juif n’aurait aucune chance devant le TPI de La Haye, mais les juifs semblent aimer leur dieu et le plus sûrement ont peur de leur propre invention.

On pourrait bien entendu se demander pourquoi les juifs ont-ils inventé une déité si antipathique ; ne pouvaient-ils pas au contraire, contempler un père magnanime et sympathique ? Initialement, le sionisme était un mouvement nationaliste séculier juif qui essaya de séparer les juifs de leur méchant dieu, d’en faire un peuple sage. Ceci présent à l’esprit, il est fascinant d’examiner ce qui manquait à la “promesse” séculière sioniste.

Pas grand chose apparemment.

D’après le sondage de Haaretz “54% des juifs israéliens croient en dieu et un autre 21 % acceptent l’existence d’une puissance supérieure indéfinie autre que dieu”. Un sondage publié par Pew Research il y a quelques mois trouva que 56% des Américains croient au dieu original de la bible et 23% de plus croient en une force supérieure. Notons quand même qu’à l’encontre du dieu juif, le dieu américain est en majorité chrétien, gentil et miséricordieux.

Le sondage d’Haaretz révèle la relation très étroite entre la politique de droite et le judaïsme. 78% des Israéliens de droite croient en dieu. Seulement 15% des Israéliens de gauche croient en dieu. Ceci veut dire qu’alors qu’Israël devient de plus en plus religieuse, la destinée de la gauche israélienne est scellée. Ceci n’est pas du tout surprenant. La “gauche” est une attitude universelle. Le judaïsme est un concept tribal, le tribal et l’universel sont comme l’huile et l’eau, ils ne se mélangent pas. La gauche israélienne est destinée à mourir en assumant qu’elle n’est pas déjà morte.

L’exclusivité juive

Le sondage révèle qu’”un peu plus de la moitié des juifs israéliens croient que leur droit à la terre d’Israël provient de l’accord divin avec dieu dans la bible.” Je pense que ça ne laisse pas beaucoup d’espoir pour la paix. “56% croient que le peuple juif est le peuple élu de dieu.” Ce qui laisse encore moins d’espoir pour la paix. Et pour bien retirer tout espoir de paix et de possibilité d’une résolution paisible dans un futur proche, Haaretz révèle que “79% des israéliens de droite croient que dieu a choisi les juifs… 74% des gens de droite croient qu’Israël a reçu de dieu un titre de propriété sur la terre d’Israël.

La vaste majorité des Israéliens semblent adhérer à une notion judaïque très rigide du fait “d’être choisis” qui se traduit par la légitimité sur la terre de quelqu’un d’autre. (NdT: notons au passage ici que cette notion est très vivace chez les Yankees et qu’elle a aussi été gravée dans le marbre de la loi au moyen de la décision de la Cour Suprême des États-Unis dans l’affaire de Johnson c. McIntosh de 1823… L’exceptionnalisme et la destinée manifeste de son peule élu de dieu ne fait pas non plus de doute outre-Atlantique…)

Je me demande ce que les 13% d’Israéliens “de gauche” qui se voient également “choisis de dieu”, pensent ce qu’est réellement l’idéologie de gauche ?… La justice sociale est-elle “seulement pour les juifs et non pas pour le grand nombre” ?

La déité juive

Dans mon dernier livre “Being in Time”, j’argumente qu’une étude culturelle des juifs et de leurs nombreux préceptes religieux (judaï-sme, athé-isme, sion-isme, holocaust-isme, interventionn-isme moral, tout-isme etc…) révèle que les religions juives peuvent être caractérisées comme un ensemble d’idées facilitant la justification de la propriété sur la terre. L’holocauste, que quelques érudits et universitaires juifs pensent être la plus populaire des religions juives, est attachée à une liste de faits acquis d’ordre culturel, politique et bien entendu financier. Le sionisme, une autre religion très populaire juive, tient pour acquis que ce fut le “dieu d’Israël” qui a promis la Palestine au peuple choisi, élu.

Mais le droit juif à la terre n’est pas juste une attitude israélienne ou sioniste. Quand les juifs anti-sionistes font valoir leurs positions politiques, ils déclarent d’abord leur unique “droit de propriété” avec leurs croyances.

“En tant que juifs, nous sommes ici pour kosheriser le mouvement de solidarité aux Palestiniens.” Bon nombre des mêmes juifs qui ont “légitimé” la plaidoirie palestinienne, sont très occupés de nos jours à donner une validation kosher à Jeremy Corbyn (NdT: leader du parti travailliste/socialiste britannique). De manière générale, le droit de la gauche juive a été exercé en distribuant des “coups de tampon kosher” à ceux qui dépeignent les “juifs” sous une lumière humaine et positive.

Israël semble être divisée sur des affaires religieuses mais l’affaire est pourtant assez simple et directe. Avec 51% des personnes sondées croyant que le droit juif à la terre d’Israël a ses racines dans a promesse de dieu, la réconciliation régionale n’est probablement pas le prochain projet émergeant du “pipeline”.

Darwin n’a pas fait son Aliya

Le sondage suggère qu’Israël est séparée géographiquement et culturellement: “85% des Jérusalémites croient en dieu, comparé à seulement 44% à Tel Aviv et dans la région centrale. Seulement un quart des juifs israéliens observent le Shabbat, mais 66% le maintiennent à Jérusalem comparé à seulement 15% à Tel Aviv ou Haïfa. 37% ne croient pas que les humains et les primates ont un ancêtre commun, résultat troublant, mais à Jérusalem les anti-darwiniens jouissent d’une majorité absolue à 81% tandis qu’à Tel Aviv ils sont une minorité à “seulement” 27%.

Israël devient “plus juive”

Haaretz note que “les différences les plus notoires sont générationnelles. En Israël en 2018, les plus jeunes juifs auront tendance à être plus religieux, plus conservateurs et à vouloir imposer plus leurs croyances aux autres. 65% de la population laisseraient les supermarchés et commerces ouverts le jour du Shabbat, mais cette position n’est soutenue que par seulement 51% des gens entre 18 et 24 ans, en comparaison avec 84% pour les 65 ans et plus…

Haaretz fait remarquer que le glissement religieux vers les jeunes israéliens “se tient en contraste marqué avec ce qu’il se passe aux États-Unis et en Europe occidentale où les jeunes de ce millénaire larguent la religion en grand nombre.” En Israël, “les jeunes juifs vont à shul deux fois plus que leurs parents et grands-parents, tandis qu’aux États-Unis et en Europe c’est l’inverse qui est vrai.” En d’autres termes, “Israël devient plus juive, du moins à l’heure actuelle”.

Ces résultats indiquent qu’Israël s’écarte de la sagesse. Le sionisme a promis de moderniser et de civiliser les juifs au moyen du “retour à la terre promise”, mais l’état juif a réalisé exactement l’inverse. Alors qu’Israël s’est transformée en un ghetto obscurantiste et oppresseur entouré d’énormes murs de béton, c’est en fait les jeunes juifs de la diaspora qui creusent ce ghetto et le renforcent.

Lectures complémentaires en version PDF :

Traduction de la Bible et escroquerie historique par le Dr. Ashraf Ezzat, version PDF N° 1 de 64 pages et en exclusivité sur ce blog ;

Dieu et l’État, Michel Bakounine – 1ère édition française de 1882, PDF N° 53 de 59 pages ;

Écrits Choisis Anarchistes de Sébastien Faure, version PDF N° 58 de 98 pages ;

La peste religieuse par Johann Most, 1892 version PDF N° 71 de 18 pages ;

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C’est bien parce que je pense sincèrement que toute religion est une atteinte directe à la liberté de l’Homme que j’invite les croyants de tous poils, non pas à renier leur propre croyance, mais à la pratiquer en leur for intérieur et à décider à partir d’une césure, d’un temps zéro (le fameux Tep Zepi/Zep Tepi) et collectivement qu’aucune religion n’aura plus jamais force de loi d’Airain…

Croyez en ce/CEUX que vous voulez, mais en votre intérieur, et n’obligez plus personne à croire en ce que vous croyez, pour le moins, et afin, désormais, que plus rien ne soit fait ou dit ou encore requis au N.O.M. d’un dieu…

Je vous invite à (re)lire ce texte de Zénon l’AiléL’après-Histoire – Ou la révolution par le don réciproque et universel (mai 2016) dans lequel il précisait ceci : « Ces 3 religions ont pour proposition commune de célébrer l’Unité, la grandeur et la toute-puissance du Principe éternel à l’origine de la Création et de la Vie. En ce sens, l’enseignement des prophètes se trouve en résonance avec des traditions comme le Taoïsme, le Bouddhisme ou avec le message d’Hermès. On pourrait en somme dire que chacune se suffit d’elle-même. Pourtant leur coexistence ne cesse d’entretenir la discorde entre les croyants.

Leur antagonisme apparent résulte en réalité du fait que chacune loue un Dieu unique et universel, mais que toutes prétendent paradoxalement réserver le salut à leur seule communauté. Or, il n’est par définition pas d’Unité exclusive. Je ferais ainsi poser la question fondamentale par Ponce Pilate : « Quid es veritas ? ». Et lui répondrais par la bouche du grand poète Djallal-âd-din-Rûmi : « La Vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s’est brisé. Chacun en ramasse un fragment, et dit que toute la vérité s’y trouve. » ► L’après-Histoire, ou la révolution par le don réciproque et univers, Zénon, mai 2016

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Aussi agissons comme des petits détonateurs supplémentaires et démystifions tous les mythos justement et principalement le faux narratif d’un Nouveau peuple élu du Nouveau Monde

Faisons exploser la vérité à la tronche de la malfaisance régnante ; Le Vatican, La City de Londres et Washington D.C. et nous, les peuples occidentaux, tournons-nous vers les peuples autochtones de tous les continents ;

Ignorons le Système ► Créons les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchissons et agissons en une praxis commune ► Adaptons le sublime de l’ANCIEN au NEUF, càd à notre monde d’aujourd’hui, mais une fois émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales ► remplaçons l’antagonisme à l’œuvre depuis des millénaires par notre COMPLÉMENTARITÉ !

JBL1960

Le rêve d’un homme ridicule de Fiodor Dostoïevski, 1877 dans une nouvelle version PDF

Sur proposition de Résistance 71, une nouvelle invitation au voyage de lecture avec cette  nouvelle de Fiodor Dostoïevski ;

Le rêve d’un homme ridicule, nouvelle, récit fantastique de Fiodor Dostoïevski, 1877

Dans une nouvelle version PDF N° 73 de 28 pages que j’ai eu grand plaisir à réaliser, comme à chaque fois…

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Pour lire, télécharger et/ou imprimer gratos toutes les autres versions PDF ► LES VERSIONS PDF DE JBL1960

Jo Busta Lally

 

 

Les 15 d’Onondaga vont à la Cour Internationale de Justice – Mohawk Nation News

DOSSIER sur les 15 d’Onondaga sur ce blog ;

Canada État colonial et mascarade de justice

Comme d’hab, quoi ?

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Résistance au colonialisme : les 15 d’Onondaga (iroquois) engagent une procédure à la CIJ de La Haye sur une affaire en litige de 21 ans (Mohawk Nation News)

La loi naturelle est la seule loi devant gérer le monde et l’humanité, en cela les 15 d’Onondaga ont raison. Dans le même temps, on apprend que cette même cour de La Haye vient de débouter un tribunal équatorien pour donner raison à la multinationale pétrolière pollueuse et hégémonique Chevron dans une affaire pétro-environnementale engagée depuis 1993 (https://www.legrandsoir.info/equateur-la-cour-de-la-haye-donne-raison-a-chevron.html ).
De fait, les 15 d’Onondaga donne sa chance à a CIJ mais ne se font guère d’illusion et anticipe le fait que :  La CIJ protège le système prédateur qui tente de diriger le monde par la force.

La question est donc : une fois déboutés, que prévoit KaianerekowaLa Grande Loi de la Paix ; pour les 15 d’Onondaga ?.. Quelle sera le mode d’action ?.. À suivre avec intérêt.

~ Résistance 71 ~

Les 15 d’Onondaga vont à la Cour Internationale de Justice

Mohawk Nation News | 11 septembre 2018 | URL de l’article ► http://mohawknationnews.com/blog/2018/09/11/onondaga-15-go-to-world-court/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Oui, nous poussons cette affaire depuis plus de 21 ans…

Dans l’affaire de Jones et al. contre Parmley, No 17-928. les 15 souverains rotinoshonni d’Onondaga, de la confédération iroquoise, mettent en branle une action en justice à la Cour Internationale de Justice (CIJ) de La Haye en Hollande, contre les États-Unis et leur système judiciaire. Ceci est concordant avec l’article 45 des règlements de la Cour. L’action en justice sera déposée courant septembre 2018.

Pour nous, la juridiction et la souveraineté sont fondées sur Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix de l’Île de la Grande Tortue, qui est prévalante sur le système judiciaire des Etats-Unis (et du Canada).

Nous, les 15 d’Onondaga, avons prouvé qu’il ne pouvait pas y avoir de justice dans le système légal des États-Unis. Seule Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, peut fournir la justice.


Wampums Iawatha et Deux Rangées

S’ensuit ce qui sera cité :

Nous savons lorsque quelque chose ne va pas. Chacun de nous est un onkwe’honwe (natif) souverain, peuple de la terre à tout jamais, nous faisons cette demande en ce tribunal basée sur la loi naturelle. Nous sommes Un avec la Nature et sommes guidés par la vérité intrinsèque à la Grande Loi de la Paix. Notre expérience prouve que la constitution des États-Unis ne fournit aucune justice au travers de son système judiciaire.

Dans ce système judiciaire créé par les corporations coloniales, les règles fabriquées par l’humain sont manipulées de façon à ce que le tribunal corporatif de l’entreprise coloniale gagne toujours et que le reste d’entre nous perde, peu importe à quel point leur affaire est juste.

La CIJ doit faire très attention là-dessus parce que leurs règles humainement fabriquées pourraient entrer en conflit avec la loi naturelle de la terre. La loi naturelle fournit une justice naturelle. La Cour Internationale semble vouloir fournir cela. Notre Grande Loi le fait.

Aucun d’entre nous ne fait partie du Statut de la Cour Internationale de Justice entrepreneuriale (coloniale). Nous ne rejoignons ni délibérément ni en connaissance de cause quelqu’artifice non-naturel que ce soit, comme une entreprise, corporation. Nous sommes créés Un avec la vie naturelle. Les Nations-Unies affirment vouloir nous soutenir en tant que souverains naturels au travers des articles 3, 4, 18, 33 et 40 de leurs Déclaration des Droits des Peuples Indigènes (DDPI). L’auto-détermination à vie nous vient de la Nature. Nous sommes tous naturellement souverains. La CIJ de La Haye n’existe que par la volonté de règlements artificiels humains et a été mise en place comme le dernier recours judiciaire dans ce système de justice entrepreneurial/colonial. Le dollar entrepreneurial s’arrête à la CIJ. Mais la véritable justice ne pourra être trouvée que dans la Nature.

Aujourd’hui, nous consentons à ce que ce tribunal à juridiction limitée entende cette affaire en accord avec l’article 38, paragraphe 5 du règlement de ce tribunal. Toute vie naturelle est souveraine. Nous recherchons la justice en présentant cette demande sur laquelle sont apposées nos signatures en accord avec le dit article 38, paragraphe 5.

Nous, onkwe’honwe souverains agissons sans agents intermédiaires en tant que partie du monde naturel. Les états sont des corporations des entreprises qui existent au travers de règles humaines fictives et non-naturelles. Ils requièrent des agents entrepreneuriaux pour exister dans les tribunaux (NdT : les avocats, procureurs et juges…) pour prendre des décisions finales sur les affaires qui leurs sont présentées.  Dans l’article 38, paragraphe 3 des règlements de la Cour, l’agent doit être authentifié par celle-ci pour agir au nom des États qui n’existent en rien naturellement. Les États-Unis d’Amérique sont constitués de migrants qui ont envahi notre terre, l’Île de la Grande Tortue, qui ne peut pas être posséder ni céder par l’humanité. Les États-Unis rendent l’existence des peuples naturels et de la Nature difficile et pratiquement impossible. Voir les mots de Tekarontake qui expliquent très bien ceci.

Notre existence nous est instillée au travers de notre histoire orale placée sur les ceintures wampum et dans notre mémoire collective. Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, est l’inhérent tewatatawi, le comment nous devons nous comporter dans l’existence et sur l’Île de la Grande Tortue. Le monde naturel crée le chemin que nous devons emprunter pour vivre. Nos chants, nos cérémonies, nos histoires et la création naturelle nous lient à la vie naturelle et aux forces de notre terre-mère. La CIJ protège le système prédateur qui tente de diriger le monde par la force. Nous, les peuples naturels, sommes emprisonnés et contrôlés par le système entrepreneurial actuel, qui, dans ce cas précis, nous a refusé toute justice depuis plus de 20 ans.

D’après l’article 40, paragraphe 1, des statuts de la CIJ et les articles 38 et 45 des règle de cette Cour, chacun des 15 demandeurs souverain soumet cette demande mettant en marche la procédure. La juridiction de la Cour se trouve dans l’article 36, paragraphe 1 qui dit:

La juridiction de la Cour comprend tous les cas auxquels se réfèrent les parties et toutes les affaires spécifiquement rapportés par la charte des Nations-Unies ou dans les traités et conventions en vigueur.

“La justice” est supposées être la pierre angulaire de la fondation de la charte de l’ONU pour protéger les droits de l’Homme pour tout le monde et ce dans le monde entier. Dans ce cas-ci, malgré la maxime “l’égalité de la justice devant la loi” écrite sur le fronton de la Cour Suprême des États-Unis (CSEU) à Washington, nous onkwehonwe souverains, avons subi une injustice au sein du système légal des États-Unis.

Historiquement, ce système nous a été imposé et fut maintenu par la violence sur nous et nos territoires. Après avoir été maltraités au travers de ce système “légal”, nous nous en venons à la CIJ pour rechercher la “justice” au travers de la charte des Nations-Unies, et de la DDPI tel qu’établi en annexe 6 et en accord avec les articles 33, 40-46 de la réglementation de la dite Cour.

En regard de la procédure de la CIJ, le commentaire suivant en provenance du traité et titré “Le statut de la Cour Internationale de Justice, commentaire (seconde édition), édité par Andreas Zimmermann, Christian Tomuschat, Karie Oellers-Frahm, Christian J. Tams, assistant éditeur Maral Kashgar et assistant édfiteur Savid Diehl (Oxford University Press), 2012, page 1092”, est très instructif

Au sujet de l’article 43 des statuts de la CIJ, “la procédure se constituera en deux parties : écrite (mémoires au travers du registre) et orale”, on ne doit pas sous-estimer le fait que les litiguateurs sont des États qui n’acceptent pas à la légère des interférences étrangères dans leurs affaires, spécifiquement lorsque cela touche certains de leurs intérêts vitaux. Les questions de procédure devant la cour, par définition, ne peuvent pas être approchées de la même manière que devant même les plus hautes instances judiciaires d’un pays.

Devant la CIJ, la substance contrôle la procédure. Nous, les peuples naturels, sommes la substance et avons la main gagnante, la nature, qui toujours bat la forteresse des procédures. La seule façon de déactiver notre main gagnante est de ne pas nous laisser jouer dans leur système de contrôle artificiellement créé. Nous demandons à la CIJ de considérer équitablement notre application.

Cette demande est approuvée par la signature de chacun des 15 d’Onondaga et sera déposée au bureau d”enregistrement de la Cour, avec une copie certifiée conforme à l’orignal de l’article 52, paragraphes 1 et 2 des règlements de la Cour.

Si la CIJ nous refuse justice, nous nous tournerons alors vers la Grande Loi de la Paix pour nous fournir véritable justice.

Une copie certifiée conforme de la présente demande à la CIJ sera envoyée aux personnes et institutions suivantes:

  • Le président des États-Unis d’Amérique en vertu du traité wampum deux rangées et du traité de Canandaigua de 1794 qu’ont signé les États-Unis ;
  • La Cour Suprême des États-Unis
  • Les Nations-Unies

After 20 years of injustice in the United States court system, the 15 sovereign onkwehonweh seek justice from the World Court.

Septembre 2018

Envoyé respectueusement,

Nous apposons notre signature à cette demande: Andrew Jones, Robert E. Bucktooth, Jr., Cheryl Bucktooth, Robert Bucktooth, Debby Jones, Karen Jones, Nikki Jones, Karoniakata Jones, Shawn Jones, kahentinetha, Dyhyneyyks,  Tekarontakeh, Ross John, Ronald Jones, Jr., Nadine O’Field/Ganonhweih, aka Nadine Bucktooth.

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Texte politique fondateur : Kaianerekowa ou la Grande Loi de la Paix de la Confédération Iroquoise (version pdf avec intro)

Résistance 71 a traduit les 117 wampums (articles) de Kaianere’ko:wa ou la Grande Loi de la Paix de la Confédération Iroquoise (datant de 1142 et plus ancienne « constitution » ou charte confédérale active au monde) pour l’usage de toutes et tous. Et j’en ai réalisé une version PDF stricto sensu, N° 21 de 27 pages dans mon blog que vous pouvez retrouver dans cette page dédiée ► LES PDFs de JBL1960

Nous (R71) avons remis notre traduction à la Confédération Iroquoise au travers de membres du conseil des Mères/anciens et conseil des femmes de la nation Mohawk. Kaianere’ko:wa est un des documents les plus importants de l’histoire de l’humanité et se doit d’être plus connu car son esprit représente le futur de nos sociétés au vu de l’échec de nos modèles étatico-répressifs anti-démocratiques.

Nous ne prônons pas son application Per se à nos sociétés qui sont culturellement et structurellement différentes de la société iroquoise, mais nous devrions l’étudier et adapter ce qui est adaptable notamment dans le domaine de l’horizontalité de la prise de décision politique et du schéma de la chefferie sans pouvoir.

Une charte de ce style a non seulement un impact sur le processus politique d’une société, mais aussi sur le processus économique et donc écologique et nous voyons bien qu’aujourd’hui, en France, ce problème est parfaitement d’actualité ► Résumé SOTT MEDIA 08/2018 & Dossiers ad hoc

Il est également à noter le processus politique par des femmes et des conseils des femmes, dans une société matrilinéaire et égalitaire.

Il y a une autre voie possible, HORS ÉTAT et ses institutions et pour tenter, ensemble, d’éteindre la lumière du N.O.M. ; Et afin d’Impulser la poussée primordiale, vaincre cette foutue inertie de départ et enclencher un nouveau paradigme en lien avec les peuples autochtones de tous les continents et enfin instaurer la société des sociétés sur Terre… Mère !

JBL1960

NON C'EST NON !