Archives pour la catégorie Abécédaires

L’Abécédaire d’Élisée Reclus (1830-1905) – par la Revue Ballast

En lien avec mon billet d’hier ► Tout est à tous !

Qui propose la version PDF de l’analyse de Pierre Kropotkine de « L’anarchie dans l’Évolution Socialiste » qui fait la synthèse entre le ‘communisme’ organique, ou ‘bien-commun’ et l’Anarchie originelle ;
Page 21 de ce PDF ; La révolution ne se fera pas au nom d’un simple changement de gouvernement. Elle aura un caractère social. Il y aura des commencements d’expropriation, des exploiteurs seront chassés. Que vous le vouliez ou non, — cela se fera, indépendamment de la volonté des individus, et, si l’on touche à la propriété privée on sera forcé d’en arriver au Communisme ; il s’imposera. Mais le Communisme ne peut être ni autoritaire, ni parlementaire. Il sera anarchiste, ou il ne sera pas. La masse populaire ne veut plus se fier à aucun sauveur : elle cherchera à s’organiser elle-même.

Élisée Reclus préfaça une des œuvres phares de Pierre Kropotkine « La Conquête du Pain » dont j’ai réalisé une nouvelle version PDF N° 65 de 165 pages

La Conquête du Pain de Pierre Kropotkine, 1892 Nouvelle Version – Préfacé par Élisée Reclus, nouvelle version de 165 pages

Sur ce blog, Élisée Reclus est très souvent mis en avant avec son analyse « À mon frère, le paysan » ; Texte publié dans “Les Temps Nouveaux”, 1899 par extraits choisis pour une Société des sociétés ; celle des associations libres et volontaires n’œuvrant que pour le bien commun au sein de communes autonomes qui se fédèrent ;

Pour lire ce texte en entier ► https://resistance71.wordpress.com/2016/07/28/resistance-politique-ville-campagne-se-connecter/

Car c’est totalement dans l’esprit du Manifeste Politique proposé par Résistance 71 en octobre 2017 et que j’ai annoté en mai 2018 à leur demande ► Manifeste pour la Société des sociétés !

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L’Abécédaire d’Élisée Reclus

URL source ► https://www.revue-ballast.fr/labecedaire-delisee-reclus/

Texte inédit pour la Revue Ballast ; La pensée d’Élisée Reclus n’a pas fini de nous mobiliser : géographe prolifique, à la fois communiste et anarchiste, féministe et végétarien, cet adversaire de la « funeste institution » que fut l’esclavage aux États-Unis a fait siennes, souvent contre son temps, la plupart des luttes pour l’émancipation1. Cela, il le paya de deux exils : un premier au lendemain du coup d’État de Louis Napoléon Bonaparte, un second après son engagement dans les rangs de la Commune*. Proche de Bakounine, ce dernier disait de lui et de son frère aîné, Élie, qu’ils étaient « les hommes les plus modestes, les plus désintéressés, les plus purs, les plus religieusement dévoués à leurs principes » qu’il ait rencontrés au cours de sa vie bien remplie. Entrons, le temps de quelques lettres, chez cet homme pour qui la victoire du capital impliquerait que l’humanité « a[it] cessé de vivre ».
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Animaux : « Si nous devions réaliser le bonheur de tous ceux qui portent figure humaine et destiner à la mort tous nos semblables qui portent museau et ne diffèrent de nous que par un angle facial moins ouvert, nous n’aurions certainement pas réalisé notre idéal. Pour ma part, j’embrasse aussi les animaux dans mon affection de solidarité socialiste. [.…] Je ne comprends pas le meurtre d’un animal ou d’un homme […]. » (Lettre à Richard Health [1884], Les Grands Textes, Flammarion, 2014)

Beauté : « Nous vivons dans un siècle d’ingénieurs et de soldats, pour lesquels tout doit être tracé à la ligne et au cordeau. L’alignement ! tel est le mot d’ordre de ces pauvres esprits qui ne voient la beauté que dans la symétrie, la vie que dans la rigidité de la mort. » (L’Évolution, la révolution et l’idéal anarchique [1902], Écrits sociaux, éditions Héros-Limite, 2012)

Commune : « Associez-vous aux compagnons dont la terre est menacée comme la vôtre par les usiniers, les amateurs de chasse, les prêteurs d’argent ; oubliez toutes vos petites rancunes de voisin à voisin, et groupez-vous en communes où tous les intérêts soient solidaires, où chaque motte de gazon ait tous les communiers pour défenseurs. À cent, à mille, à dix mille, vous serez déjà bien forts contre le seigneur et ses valets ; mais vous ne serez pas encore assez forts contre une armée. Associez-vous donc de commune à commune et que la plus faible dispose de la force de toutes. Bien plus, faites appel à ceux qui n’ont rien, à ces gens déshérités des villes qu’on vous a peut-être appris à haïr, mais qu’il faut aimer parce qu’ils vous aideront à garder la terre et à reconquérir celle qu’on vous a prise. Avec eux, vous attaquerez, vous renverserez les murailles d’enclos ; avec eux, vous fonderez la grande commune des hommes, où l’on travaillera de concert à vivifier le sol, à l’embellir et à vivre heureux, sur cette bonne terre qui nous donne le pain. » (« À mon frère le paysan », Genève, imprimerie des Eaux Vives, 1893)

Décadence : « Il existe une cause majeure, la cause des causes, résumant l’histoire de la décadence. C’est la constitution d’une partie de la société en maîtresse de l’autre partie, c’est l’accaparement de la terre, des capitaux, du pouvoir, de l’instruction, des honneurs par un seul ou par une aristocratie. » (L’Évolution, la révolution et l’idéal anarchique [1902], Écrits sociaux, éditions Héros-Limite, 2012)

Égout : « Dans nos pays de l’Europe civilisée où l’homme intervient partout pour modifier la nature à son gré, le petit cours d’eau cesse d’être libre et devient la chose des riverains. Ils l’utilisent à leur guise, soit pour en arroser leurs terres, soit pour moudre leur blé ; mais souvent aussi ils ne savent point l’employer utilement ; ils l’emprisonnent entre des murailles mal construites que le courant démolit ; ils en dérivent les eaux vers les bas-fonds où elles séjournent en flaques pestilentielles ; ils l’emplissent d’ordures qui devraient servir d’engrais à leurs champs ; ils transforment le gai ruisseau en un immonde égout. » (Histoire d’un ruisseau [1869], Arthaud, 2017)

Femme : « C’est dans la famille surtout, c’est dans ses relations journalières avec les siens que l’on peut le mieux juger l’homme : s’il respecte absolument la liberté de sa femme, si les droits, la dignité de ses fils et de ses filles lui sont aussi précieux que les siens, alors la preuve est faite ; il est digne d’entrer dans une assemblée de citoyens libres ; sinon, il est encore esclave, puisqu’il est tyran. » (L’Homme et la Terre [1905], FM/La Découverte, 1982)

Grève : « Un fait capital domine toute la civilisation moderne, le fait que la propriété d’un seul peut s’accroître indéfiniment, et même, en vertu du consentement presque universel, embrasser le monde entier. Le pouvoir des rois et des empereurs est limité, celui de la richesse ne l’est point. Le dollar est le maître des maîtres : c’est par sa vertu, avant toute autre raison, que les hommes sont répartis diversement sur la face de la Terre, distribués ça et là dans les villes et les campagnes, dans les champs, les ateliers et les usines, qu’ils sont menés et malmenés de travail en travail, comme le galet de grève en grève. » (L’Homme et la Terre [1905], FM/La Découverte, 1982)

Hache : « Comme le chasseur poursuivant une proie, comme le soldat cherchant à tuer son semblable, l’abatteur d’arbres s’exaspère dans son œuvre de destruction parce qu’il sent avoir devant lui un être vivant. Le tronc gémit sous la morsure du fer, et sa plainte est répétée de proche en proche par tous les arbres de la forêt comme s’ils compatissaient à la douleur et comprenaient que la hache se retournera contre eux. » (Histoire d’un ruisseau [1869], Arthaud, 2017)

Ingénieurs : « Au reste, n’est-ce pas ainsi que nous agissons envers la nature entière ? Lâchez une meute d’ingénieurs dans une vallée charmante, au milieu des prairies et des arbres, sur les rives de quelque beau fleuve, et vous verrez bientôt ce qu’ils en auront fait ! Ils auront mis tout leur soin à rendre leur œuvre personnelle aussi évidente que possible et à masquer la nature sous leurs amas, de pierrailles et de charbon ; de même ils seront tout fiers de voir la fumée de leurs locomotives s’entrecroiser dans le ciel en un réseau malpropre de bandes jaunâtres ou noires. » (« À propos du végétarisme », La Réforme alimentaire, volume V, n°3, 1901)

Justice : « De deux choses l’une : ou bien la justice est l’idéal humain et, dans ce cas, nous la revendiquons pour tous ; ou bien la force seule gouverne les sociétés et, dans ce cas, nous userons de la force contre nos ennemis. Ou la liberté des égaux, ou la loi du talion. » (« Pourquoi sommes-nous anarchistes » [1889], Écrits sociaux, éditions Héros-Limite, 2012)

Képis : « […] l’esprit de corps entre gens qui sortent d’une même école à diplôme transforme tous les camarades, si braves gens qu’ils soient, en autant de conspirateurs inconscients, ligués pour leur bien-être particulier et contre le bien public, autant d’hommes de proies qui détrousseront les passants et partagerons le butin. Voyez-les déjà, les futurs fonctionnaires, au collège avec leurs képis numérotés ou dans quelque université avec leurs casquettes blanches ou vertes : peut-être n’ont-ils prêté aucun serment en endossant l’uniforme, mais s’ils n’ont pas juré, ils n’en agissent pas moins suivant l’esprit de caste, résolus à prendre toujours les meilleures parts. » (L’Évolution, la révolution et l’idéal anarchique [1902], Écrits sociaux, éditions Héros-Limite, 2012)

Labeur : « Le labeur est indispensable à qui veut jouir du repos, de même que le loisir journalier est nécessaire à chaque travailleur pour renouveler ses forces. La société ne cessera de souffrir, elle sera toujours dans un état d’équilibre instable, aussi longtemps que les hommes, voués en si grand nombre à la misère, n’auront pas tous, après la tâche quotidienne, une période de répit pour régénérer leur vigueur et se maintenir ainsi dans la dignité d’êtres libres et pensants. » (Histoire d’un ruisseau [1869], Arthaud, 2017)

Moral : « Ainsi l’homme qui veut se développer en être moral doit prendre exactement le contre-pied de ce que lui recommandent et l’Église et l’État : il lui faut penser, parler, agir librement. Ce sont là les conditions indispensables de tout progrès. » (L’Évolution, la révolution et l’idéal anarchique [1902], Écrits sociaux, éditions Héros-Limite, 2012)

Négation : « Entrez dans une école supérieure : le professeur y parle de Descartes et nous raconte comment le grand philosophe a commencé par faire table rase de tous les préjugés, de toutes les idées reçues, de tous les systèmes antérieurs. Il le loue fort d’avoir eu cette vigueur intellectuelle ; il nous dit qu’à dater de l’heure où fut prononcé l’audacieuse parole d’absolue négation, la pensée humaine était émancipée ; mais ce même professeur n’a plus que des exclamations d’horreur pour tous ceux qui seraient tentés d’imiter son héros ! » (« L’évolution légale et l’anarchie » [1878], Écrits sociaux, éditions Héros-Limite, 2012)

Œuvre : « Le tigre peut se détourner de sa victime, mais les livres de banque prononcent des arrêts sans appels ; les hommes, les peuples sont écrasés sous ces pesantes archives, dont les pages silencieuses racontent en chiffre l’œuvre impitoyable. Si le capital devait l’emporter, il serait temps de pleurer notre âge d’or, nous pourrions alors regarder derrière nous et voir, comme une lumière qui s’éteint, tout ce que la terre eut de doux et de bon, l’amour, la gaieté, l’espérance. L’Humanité aurait cessé de vivre. » (L’Évolution, la révolution et l’idéal anarchique [1902], Écrits sociaux, éditions Héros-Limite, 2012)

Poison : « Voyez ce que les bouddhistes ont fait du Bouddha, ce que les chrétiens ont fait du Christ, à supposer que l’un et l’autre aient vécu, ce qui importe peu d’ailleurs, car l’un et l’autre ne sont pour nous que des voix. De leurs paroles, si essentiellement humaines, auxquelles se mêlaient par conséquent des erreurs et des faiblesses, les prêtres ont fait des paroles divines, indiscutables, et les interprétant à leur gré, ils les ont utilisées pour imposer au troupeau des hommes leurs propres erreurs et leurs folies. Toutefois, la trahison du Bouddha par les bouddhistes, du Christ par les chrétiens, ne nous empêche pas de reprendre les documents primitifs de leur histoire et je me garderai bien de négliger par exemple tout ce que je trouve d’humain et de vrai dans les Évangiles. Mais, dès qu’on me les apporte comme étant un ouvrage divin ou comme ayant je ne sais quelle divinité, quelle sainteté particulière, je n’en veux plus. Attribuer quoi que ce soit d’infaillible à une œuvre quelconque, Évangiles ou Paroles d’un Croyant, ou Chants de la Commune, je n’en veux plus, je proteste. C’est de là que nous viendra le poison. » (Lettre à Richard Heath, 28 juillet 1884)

Quatre : « Telle que nous la pratiquons aujourd’hui, la domestication témoigne aussi à maints égards d’une véritable régression morale, car, loin d’améliorer les animaux, nous les avons enlaidis, avilis, corrompus. Nous avons pu, il est vrai, par le choix des sujets, augmenter dans l’animal telle ou telle qualité de force, d’adresse, de flair, de vitesse à la course, mais en notre rôle de carnassiers, nous avons eu pour préoccupation capitale d’augmenter les masses de viande et de graisse qui marchent à quatre pieds, de nous donner des magasins de chair ambulante qui se meuvent avec peine du fumier à l’abattoir. Pouvons-nous dire que le cochon vaille mieux que le sanglier ou la peureuse brebis mieux que l’intrépide mouflon ? » (« La grande famille », Le Magazine International, 1897)

Révolution : « […] l’évolution et la révolution sont les deux actes successifs d’un même phénomène, l’évolution précédant la révolution, et celle-ci précédant une évolution nouvelle, mère des révolutions futures. » (L’Évolution, la révolution et l’idéal anarchique [1902], Écrits sociaux, éditions Héros-Limite, 2012)

Solidarité : « Que l’on voie d’un côté la tourbe des pauvres affamés, de l’autre quelques privilégiés mangeant à leur appétit et s’habillant à leur fantaisie, on doit croire en toute naïveté qu’il ne saurait en être autrement ! Il est vrai qu’en temps d’abondance on n’aurait qu’à prendre au tas et qu’en temps de disette tout le monde pourrait se mettre de concert à la ration, mais pareille façon d’agir supposerait l’existence d’une société étroitement unie par un lien de solidarité fraternel. » (L’Évolution, la révolution et l’idéal anarchique [1902], Écrits sociaux, éditions Héros-Limite, 2012)

Terre : « Là où le sol s’est enlaidi, là où toute poésie a disparu du paysage, les imaginations s’éteignent, les esprits s’appauvrissent, la routine et la servilité s’emparent des âmes et les disposent à la torpeur et à la mort. Parmi les causes qui dans l’histoire de l’humanité ont déjà fait disparaître tant de civilisations successives, il faudrait compter en première ligne la brutale violence avec laquelle la plupart des nations traitaient la terre nourricière. Ils abattaient les forêts, laissaient tarir les sources et déborder les fleuves, détérioraient les climats, entouraient les cités de zones marécageuses et pestilentielles ; puis, quand la nature, profanée par eux, leur était devenue hostile, ils la prenaient en haine, et, ne pouvant se retremper comme le sauvage dans la vie des forêts, ils se laissaient de plus en plus abrutir par le despotisme des prêtres et des rois. » (« Du Sentiment de la nature dans les sociétés modernes », La Revue des deux Mondes,63, 15 mai 1866)

Utilité : « Le savant a son immense utilité comme carrier : il extrait les matériaux, mais ce n’est pas lui qui les emploie, c’est au peuple, à l’ensemble des hommes associés qu’il appartient d’élever l’édifice. » (L’Évolution, la révolution et l’idéal anarchique [1902], Écrits sociaux, éditions Héros-Limite, 2012)

Voter : « Voter, c’est abdiquer; nommer un ou plusieurs maîtres pour une période courte ou longue, c’est renoncer à sa propre souveraineté. Qu’il devienne monarque absolu, prince constitutionnel ou simplement mandataire muni d’une petite part de royauté, le candidat que vous portez au trône ou au fauteuil sera votre supérieur. Vous nommez des hommes qui sont au-dessus des lois, puisqu’ils se chargent de les rédiger et que leur mission est de vous faire obéir. » (Lettre à Jean Grave, Le Révolté, 1885)

Wagon : « […] c’est en dehors de l’école que l’on s’instruit le plus, dans la rue, dans l’atelier, devant les baraques de foire, au théâtre, dans les wagons de chemins de fer, sur les bateaux à vapeur, devant les paysages nouveaux, dans les villes étrangères. » (L’Évolution, la révolution et l’idéal anarchique [1902], Écrits sociaux, éditions Héros-Limite, 2012)

XIV : « Chaque souverain a sa camarilla, sans compter ses ministres, ses délégués, ses conseillers d’État, tout autant de vices-rois ;  puis il est tenu, lié par des précédents, des considérants, des protocoles, des conventions, des situations acquises, une étiquette, qui est toute une science aux problèmes infinis : le Louis XIV le plus insolent se trouve pris dans les mille filets d’un réseau dont il ne se débarrassera jamais. Toutes ces conventions dans lesquelles le maître s’est fastueusement enserré lui donne un avant-goût de la tombe et diminuent d’autant sa force pour la réaction. » (L’Évolution, la révolution et l’idéal anarchique [1902], Écrits sociaux, éditions Héros-Limite, 2012)

Yeux : « […] c’est par coups d’État, petits ou grands, qu’il faut vaincre la difficulté : les souverains, les puissants se plaignent dans ce cas là que la légalité les tue et en sortent bravement pour rentrer dans le droit. Le succès légitime leurs actes aux yeux de l’historien ; l’insuccès les met au rang des scélérats. » (L’Évolution, la révolution et l’idéal anarchique [1902], Écrits sociaux, éditions Héros-Limite, 2012)

Zèle : « Enfin nous comptons sur un troisième lien, celui que les élèves et les auditeurs noueront entre nous par leur amour de la vérité, par leur haut esprit d’étude sincère et désintéressée. À eux de nous élever et de nous maintenir très haut par l’appel constant qu’ils ont le droit de faire à notre zèle, car nous leur devons un enseignement, sinon toujours nouveau, du moins incessamment renouvelé par l’âpre recherche et la réflexion profonde. » (« Le bonheur auquel la science nous convie » [1895], La joie d’apprendre, Élisée Reclus et Pierre Kropotkine, éditions Héros-Limite, 2018)

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Tous les abécédaires sont confectionnés, par nos soins, sur la base des ouvrages, articles, entretiens et correspondances des auteur·e·s. Revue Ballast
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*Commune ► La Commune de Paris, et la Commune des communes, Pierre Kropotkine dans « Le Révolté » 1880-1881, compilation par Résistance 71 dans une version PDF {N°90} de 27 pages.

 

Jo Busta Lally qui porte son Gilet Jaune ce samedi 6 avril 2019 vu que je me fais doubler par les limaces et les cagouilles du jardin !
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N.B. : Que cela ne m’empêche nullement d’agir, d’où je suis, POUR la formation d’un Réseau de Résistance et de Rébellion International CONTRE la société marchande soit le système capitaliste en réalisant de très nombreux PDFs politiques, que vous pouvez lire, télécharger et/ou vous imprimer gratos en suivant ce lien ► https://jbl1960blog.wordpress.com/les-pdfs-realises-par-jbl1960/ d’autres sont à venir…
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L’Abécédaire de Louise Michel – MàJ du 27 février 2019

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Le pouvoir est maudit !

C’est pour cela que je suis anarchiste.

Louise Michel

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Initialement publié par la Revue Ballast, le 8 mars 2017 et relayé par Résistance71 le 14 mars 2017

Version PDF N° 16 de 7 pages par JBL1960L’Abécédaire de Louise Michel

Le texte de la Défense de Louise Michel, prononcée le 22 juin 1883*, devant la Cour d’Assise de la Seine :

Il y a quelque chose de plus important, dans ce procès, que l’enlèvement de quelques morceaux de pain. II s’agit d’une idée qu’on poursuit, il s’agit des théories anarchistes qu’on veut à tout prix condamner.

On insiste sur la fameuse brochure : « A l’armée ! » à laquelle le ministère public semble s’être appliqué à faire une publicité à laquelle on ne s’attendait guère.
 On a agi autrement durement envers nous en 1871. 
J’ai vu les généraux fusilleurs ; j’ai vu M. de Gallifet faire tuer, sans jugement, deux négociants de Montmartre qui n’avaient jamais été partisans de la Commune ; j’ai vu massacrer des prisonniers, parce qu’ils osaient se
 plaindre. On a tué les femmes et les enfants ; on a traqué les fédérés comme des bêtes fauves ; j’ai vu des coins de rue remplis de cadavres. Ne vous étonnez pas si vos poursuites nous émeuvent peu.

Retrouver l’intégralité de la Séfense de Louise Michel dans ce billet en analyse ► ESSAYONS car il est temps !

Extraits de l’Abécédaire de Louise Michel :

Ni Dieu ni maître : « Toujours ceux qui s’attaquèrent aux dieux et aux rois furent brisés dans la lutte ; pourtant les dieux sont tombés, les rois tombent, et bientôt se vérifieront les paroles de Blanqui : “Ni Dieu ni maître !” » (« L’Ère nouvelle », 1887)

Et parfaitement d’actualité ;

Suffrage universel : « Peut-on encore parler du suffrage universel sans rire ? Tous sont obligés de reconnaître que c’est une mauvaise arme ; que du reste le pouvoir en tient le manche, ce qui ne laisse guère aux bons électeurs que le choix des moyens pour être tonquinés ou endormis. » (« Prise de possession », 1890)

Et encore ;

Urnes : « Il y avait longtemps que les urnes s’engorgeaient et se dégorgeaient périodiquement sans qu’il fut possible de prouver d’une façon aussi incontestable que ces bouts de papier chargés disait-on de la volonté populaire et qu’on prétendait porter la foudre, ne portent rien du tout. La volonté du peuple ! Avec cela qu’on s’en soucie de la volonté du peuple ! Si elle gêne, on ne la suit pas. » (« Prise de possession », 1890)

Preuve que tout est bidon dans l’élection, depuis toujours ► BARNUM2017 : Tout est bidon dans l’élection…

Définitivement ; pour que plus rien ne rentre dans les urnes

Pour un nouveau paradigme, sans dieux ni maitres et autant que possible, sans armes, ni haine, ni violence ► Changement de paradigme ; Sans dieux, ni maitres

JBL1960

MàJ du 27 février 2019

3 FEMMES ANARCHISTES (Louise Michel, Emma Goldman, Voltairine de Cleyre), version PDF ;

ORIGINE & CRITIQUE DE L’ÉTAT AVEC

Par Jo(jo) la Gilet Jaune

 

 

 

Abcdefg ; Zénon explose l’alphabet… MàJ le 14/02/2019

Zénon l’Enchanteur qui explose l’Ordre Alphabétique…

Et nos zygomatiques…

Et met le feu à tout l’Empire !

Avec cet Abécédaire, Zénon l’Ailé, renverse l’ordre alphabétique et fait voler en éclats les dogmes, les doctrines, les mirages, les faux dieux et les faux culs…

Et par ce savoureux désordre, savamment dosé, nous propose de goûter la formule magique pour accélérer le Temps qui n’a pourtant aucune importance puisque seul compte le moment présent ; Hier, froissé ; Demain en devenir ;

Agissons maintenant au lieu de regretter le temps de n’avoir pas agit alors qu’il était encore temps et alors que peut-être il est déjà trop tard…

Quoique ; Il ne soit jamais vraiment trop tard, si nous le décidons, puisque nous sommes les maitres de notre temps, si peu que nous le comprenions enfin…

Abécédaire

L’abracadabrante appartenance d’énarques autistes et analphabètes à l’alliance atlantiste aurait attaqué l’occidental à la racine de son âme humaniste.

Bon… L’abominable barbu en babouches à la base du bordel débordant les barbouzes et autres bidasses abâtardies semble le bon coupable de l’ignoble kabbale babylonienne.

Commune est l’inaccessible compréhension des causes et des conséquences. C’est pour cela qu’ici, nous ciblons celles et ceux conscients de la succession de calamités en cascades qui nous occupe.

Dans l’idéal décadent et condamné de dictacratie qui domine, l’ordre doit sa demeure à sa détermination à détruire d’emblée toute obédience défavorable au délire.

Et en effet, l’éminent expert enrégimenté par l’empire à défaire l’émergence du rêve à l’éveil ne peut énumérer les nœuds d’énergie qui l’enserrent.

De festins en feux de joie, de festivals en foutoirs, les firmes en flottaison, faisant fi des fables affirmant l’infini à la fin du film, s’affublent des fripes d’enfants affamés dans l’effort d’effacer l’effluve de leurs forfaits.

Elles s’égosillent à dégobiller l’ingérable gabegie des guerres d’egos qui se gargarisent, des gérontophiles, des ogres de gare au gigantisme agissant sur l’agglomérat des groupuscules et de sa grenade dégoupillée.

Heureuse heure où l’humble et honorable Humain arrachera ses harnais pour se hisser au perchoir des chacals endimanchés, et les acheminer à leur chute.

Irrésistible est l’ire de l’esprit libre : il distille depuis cimes aux abîmes un venin de fruits acides aux élites. Cette clique d’illuminés parasites, sa tripotée d’hypocrites et de tristes sbires imaginent éliminer l’hérésie pour se prémunir de la ruine de l’empire.

Mais déjà la joie juvénile éjacule de la jugulaire des jouvencelles en jaquette. Jamais leurs jurons, jérémiades et jugements ne justifieront le joker de la junte au jeu de jacadi des enjeux d’aujourd’hui.

La Kommandantur khazare des racketteurs en képi qui ont karcherisé les souks de l’Irak à Nagasaki a hacké les stocks, et écoule au black ses kilos de coke de New-York à Vladivostok.

Élus et oligarques s’allient à globaliser l’illusion légale en laquelle enliser la plèbe aliénée. Malgré la litanie de paroles en l’air, le peuple en colère cumule galères, inégalités, malheurs et violences folles. Il est à la limite de la révolte. L’actuel soulèvement des éléments lucides illustre l’hallali des leaders et des collabos en col blanc.

L’imminente immolation du système n’est un mal que dans la mesure où l’homme se complait au royaume des ombres. Mais la mort programmée de la matrice lui permettra demain d’enjamber l’abîme. D’admettre finalement l’amour comme dénominateur commun au monde.

Ni la nomination ni les boniments des prétendants au trône ne nous concernent. L’unique et nécessaire manière dont anéantir la domination des nuisibles est d’ignorer leur énorme arnaque et de renaître en pleine Nature.

Oublions les obligations et les donneurs d’ordres. L’horreur est concomitante à l’obéissance aux dogmes et aux normes. La voie organique oppose un veto catégorique à l’oppression sous toutes ses formes : c’est pourquoi les clones et robots œuvrent à désorganiser nos forces.

Pour autant, le principal si ce n’est le pire des appâts dont disposent les puissants pour empêcher l’émancipation populaire est la Peur. Puisque l’appréhension de perdre leurs possessions pousse la plupart des personnes à persévérer dans l’impasse, apportons l’espoir en la providence en réponse à l’inepte paradigme capitaliste.

Quant au quotidien que l’on qualifie d’inique et qu’aucun n’indique acquérir sans quête d’un quelconque équivalent égotique, qu’on lui évoque le quotient du qualitatif au quantitatif, et qu’il esquive systématiquement la question.

Alors que l’air pur se raréfie, l’erreur est la ruée vers l’or et le rêve de réussir. L’art du guerrier est au contraire de taire sa douleur et rire à la mort en son for intérieur. Le reste ne regarde rien que l’orgueil, et ne saurait nuire à l’irrépressible attrait de l’être pour autrui.

Si puissant soit l’ascendant du seigneur sur ses serfs, sans la somme de mensonges assurant le sursis de sa position, il subirait soudain l’assaut assassin d’esclaves désabusés et de masses hostiles. Il suffit que cent singes s’associent à scier les structures qui les asservissent, et nous serons assez pour susciter la suite.

tifs à toute tentative de nous attendrir ou de nous éteindre, le but de notre attitude a toujours été de détruire l’autorité totalitaire de l’État.

L’humain s’use au bureau ou à l’usine pour les plus-values d’usurpateurs qui abusent, grugent et nous bouffent les globules. Mutualisons les outils et les aptitudes ; habituons-nous à l’usage au lieu de l’usure en vue d’exclure de nos heures l’absurde labeur qui nous tue.

Voici venir la vague vengeresse et les vents violents de la révolte du vivant. Vautours et vampires verront le revers d’avoir vanté le vice, vilipendé la vertu, inversé les valeurs et violé sans vergogne la vérité. La ferveur des vauriens et mauvais élèves enverra la vermine au vert et ouvrira la voie d’un nouvel avenir.

Wall-Street et les Windsor ont switché le swastika sur les wagons. Les WASP, work-addicts et clowns du showbiz auront Waterloo et non Walpurgis.

L’axe anglo-saxon excelle dans l’exaction. Son exemple exonère d’examiner les extrêmes : le luxe qu’il exige exploite un maximum d’existences en exil et dans un exquis paradoxe, s’excuse de l’expédient en excitant la xénophobie. L’hexagone exsangue devra s’extraire des axiomes et de la doxa ; exproprier les exploitants pour s’extrader du vortex.

Effrayé que l’analyse du citoyen anonyme décrypte ses mythes et que l’asphyxie enraye son hymne, l’hydre Élyséenne, myope à la mystérieuse odyssée des cycles, bégaye au paroxysme de l’hystérie. De joyeux types s’égayent à nettoyer l’Olympe. Que leurs dynamiques se synchronisent et dynamitent la synarchie tyrannique.

Zouaves, zoulous, zadistes, zonards ou tziganes, azimutons l’azote et l’ozone. Bizutons les zélotes et gazons les zombies nazis au zyklon. Bazar et zizanie zèbrent l’horizon de Byzance : zigzaguons au zoo et dézinguons le bouzin en zigouillant les vizirs. Que le zéphyr diffuse le zen azur au zénith.

Zénon

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C’est pourquoi grâce à ces mots purs nous sommes capables de faire voler en éclats tous les schémas savamment mis au point pour nous conduire à se choisir notre prochain maitre qui nous enchainera les uns les autres avec nos propres chaines qu’ainsi nous nous serons mis nous-mêmes en votant pour lui et de surcroit en lui donnant les clés de nos vies !

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2017, le grand basculement ?

Entrefilets.com | 6 janvier 2017 | URL de l’article ► http://www.entrefilets.com/2017%20le%20grand%20basculement.html

06/01/2017 L’effondrement de l’Empire atlantiste et de sa contre-civilisation tourne au tragi-comique. Le spectacle est tellement désolant que l’on se surprend même à éprouver une certaine gêne devant la petitesse des acteurs pris au piège de cet épilogue pourtant historique. La gêne par exemple de voir le minuscule Obama se ridiculiser encore davantage en donnant des coups de pieds rageurs dans son château de sable; de voir aussi la volaille merdiatique occidentale s’obstiner à piailler en perdant ses dernières plumes de crédibilité; de voir encore la panique des prétendants au trône hexagonal devant leur propre vacuité; de voir enfin la sublime élite européenne se persuader qu’elle a encore un rôle à jouer. La gêne en somme de voir toute la caste dirigeante de l’hyper-Titanic atlantiste s’avilir jusqu’au grotesque pour arracher encore au temps qui les vomit quelques lambeaux de vie. 2017 descend pourtant sur leur nuque comme un impeccable couperet. L’année du grand basculement ?

L’Empire en voie d’extinction
On voyait bien la bête pourrir sur pieds depuis quelques années mais le millésime 2016 aura été admirablement dévastateur pour l’Empire atlantiste. C’est l’année où tous les derniers joints de l’édifice ont pour ainsi dire pété en même temps.
Le Brexit; l’éviction du gang Clinton par le «déplorable» Trump; la montée irrésistible en Europe des partis souverainistes; la perte totale de crédibilité de la machine à enfumer merdiatique après la chute d’Alep, bref, autant de déculottées qui ont poussé toute la pègre ultralibérale de l’Empire dans les cordes.
Matrice et capitainerie du Système, les États-Unis en ont pris pour leur grade, nécessairement. De l’Ukraine à la Syrie en passant par la Lybie ou par l’Irak, toutes ses opérations de regime change ont foiré lamentablement.

Sans nous appesantir sur le désormais «failed state» ukrainien (1), la perte d’Alep en décembre dernier représente sans conteste le coup de grâce, l’humiliation ultime d’une machine à dévorer le monde qui va devoir s’habituer à bouffer de la compote à la paille désormais.
D’où la rage d’adolescent attardé manifestée par le pitoyable Obama dans les derniers jours de son pitoyable mandat.
Même ses provocations contre Poutine ou ses manœuvres pour savonner la planche à son successeur auront tourné au fiasco.
En expulsant 35 diplomates russes sur la base d’accusations fallacieuses par exemple, le POTUS espérait sans doute pouvoir encore jouer les gros bras dans une ultime passe d’armes intercontinentale. C’est raté. Le haussement d’épaule de Poutine (2) lui a renvoyé sa fanfaronnade en pleine tronche avec le claquement sec et terriblement humiliant d’une gifle diplomatique.

Le constat est sans appel: Obama-le-pitre aura sans aucun doute possible été le pire POTUS depuis la Seconde guerre mondiale, c’est-à-dire le meilleur finalement. Il laisse en effet derrière lui un Empire en voie d’extinction, pour ainsi dire ruiné, que plus personne ne craint, et désormais guetté par une dislocation qui pourrait bien surprendre par sa rapidité.
Merci à lui.
On ajoutera à ce stade que cette dislocation pourrait prendre une forme inattendue dans la guerre qui oppose Trump à l’État profond US désormais. Sur MSNBC, un sénateur vient ainsi de menacer Trump, suggérant à mots à peine couverts que la CIA pourrait bien vouloir sa peau (3).

Suicide merdiatique
L’affaire d’Alep aura aussi permis à la volaille merdiatique d’achever son suicide en beauté.
En près de 6 ans de tueries encadrées par les services secrets de moins en moins secrets de Washington, Riyad, Ankara, Londres, Tel-Aviv ou Paris (4), on croyait avoir tout vu, tout lu en matière de désinformation sur cette prétendue révolution syrienne et ses rebelles bisounours – notamment de la part d’une gauche française totalement ravagée par un crétinisme romantique effarant.
Avec la prise d’Alep-est pourtant, les dernières bornes de la décence n’ont pas seulement été repoussées, elles ont été littéralement explosées dans une formidable crise d’hystérie merdiatique où les rumeurs les plus folles de massacres et même de viols collectifs par les troupes syriennes ont été présentées comme des faits avérés.
C’était comme si au sein des rédactions occidentales – devenues officines du «Ministère de la vérité» de l’Empire depuis quelques années déjà (5) –, ont avait joué à qui aurait l’idée la plus délirante, la plus malsaine pour tenter de susciter encore la mobilisation et sauver la rébellion qu’on avait fantasmée.

Tout cela pour qu’à la fin, les seuls charniers découverts dans une Alep libérée soient ceux de civils torturés et massacrés par les rebelles bisounours qu’on avait tenté de faire passer durant 6 ans pour les dignes héritiers du Che (6).
Là encore: passé la colère aux moments cruciaux de la bataille, on s’est surpris à éprouver ensuite une certaine gêne face à l’ampleur des démentis que le réel infligeait coup pour coup aux délires d’une corporation merdiatique désormais réduite à un troupeau bêlant de petits militants hallucinés.

Le nouveau complot de Poutine
Mais comme on le sait le ridicule ne tue pas, hélas.
Et la plume encore puante de ses derniers mensonges orientaux, on a pu voir ensuite avec quelle dévotion hargneuse ledit troupeau s’est vite remis au garde-à-vous pour alimenter les nouvelles minutes de haine antirusse commanditées par l’éditeur-Système (7).
Ainsi, déjà accusé d’avoir en quelque sorte placé Trump à la Maison-Blanche, Vladimir Poutine est désormais soupçonné de vouloir organiser cette année encore une série de quasi coups d’Etat en Europe pour y placer, là aussi, des (es)-pions à lui lors des élections en Allemagne et en France notamment.

C’est le dernier complot cosmique mis au jour par nos rigoureux enquêteurs nourris au grain bio de la déontologie et de l’éthique des grandes écoles de journalisme officielles: Magic-Poutine s’apprêterait… à prendre le contrôle du monde-libre par extrêmes-droites interposées. Si si. (8)
Magic-Poutine version grand méchant de Comic Books : c’est du lourd, du massif, de l’indiscutable, et on a déclenché des guerres intergalactiques pour moins que ça.
Bêler d’effroi pour le compte de l’Empire est un travail harassant, à n’en pas douter.

L’UE en plein naufrage
Du côté de l’UE de Bruxelles, le naufrage se poursuit aussi sans encombre. La nausée des Européens est désormais telle que, à nouveau, tous les plumitifs du Système sont mobilisés (encore eux, les pauvres) pour sauver la succursale étasunienne.
Dans L’im-Monde du 21 décembre on pouvait ainsi lire en se pinçant le nez: «La Commission européenne n’a rien à voir avec la description technocratique qui en est faite (…) Jean-Claude Juncker (…) s’efforce de taxer les multinationales, de faire la chasse au paradis fiscaux et d’avoir une gestion politique – comprendre de gauche – des politiques budgétaires.» (9)
Ce que confirment pleinement d’ailleurs les révélations du Guardian du 4 janvier dernier (10), selon lesquels «Juncker aurait bloqué des réformes contre l’évasion fiscale».

Mais allez, on ne va pas chipoter comme disent nos amis belges. L’UE c’est chouette, c’est beau et ça sent bon puisque l’im-Monde et ses clones vous le martèlent, et d’ailleurs tous les retraités grecs vous le confirmeront.
Reste que malgré les efforts déployés pour sauver l’image de l’UE, ça commence franchement à sentir le sapin pour le machin et nous, on aime bien..

Une fois n’est pas coutume, nous nous risquerons même au jeu des pronostics pour dire que 2017 aura sa tête, à l’UE de Bruxelles donc, avec une probable série d’xxExit qui seront sinon accomplis du moins franchement sur les rails avant la fin de l’année.
La perspective est tellement jouissive qu’on se laisserait presque aller à pousser pour l’occasion un petit «Jun-cker, blai-reau, le peuple aura ta peau»
Patience.

En attendant un Trump à Paris
Pour boucler la boucle, on voulait encore souligner le spectacle lamentable donné par l’ennuyeuse petite troupe d’énarques en lice pour la Présidentielle française. Ce qui confirme d’ailleurs que le théâtre, plus c’est subventionné, plus c’est de la…, enfin plus c’est mauvais quoi.
En ce moment, la sitcom en est à la primaire de l’autre tête dite «de gauche» du Parti inique, pardon, unique, aux commandes, et nous voulions évoquer un peu la vacuité abyssale de la chose. Et puis nous y avons renoncé. Un coup de mou sans doute, non pas devant l’ampleur de la tâche, nous ne sommes pas si paresseux, mais devant son inutilité. Si vous en avez la force, il vous suffit en effet de vous infliger un JT de temps en temps pour être édifiés. Nous, on y arrive plus.
Alors pour faire court, nous nous risquerons là encore au jeu des pronostics en disant qu’il est bien possible, sinon probable, que les Français décident enfin de tirer la chasse sur cette caste d’énarques et autres enfumeurs néolibéro-progressistes en choisissant leur propre Trump, quel qu’il soit. «N’importe qui plutôt qu’un de ceux-là», nous paraît l’engagement citoyen le plus responsable et respectable qui soit par les temps qui courent.

Épilogue
L’Empire atlantiste est donc enfin entré dans la phase finale de son effondrement.
Les États-Unis dévissent et la succursale européenne se débat pour survivre aux secousses.

Partout les idéologues et les artisans du chaos sont désormais démasqués, conspués, et la machine merdiatique qui recouvrait leur sale petite mécanique d’un vertueux vernis est en panne.
Les temps sont tragiquement propices au changement.
2017 sera-elle l’année du grand basculement?
Tout est prêt.

Mis en ligne par entrefilets.com le 6 janvier 2017

1 La vérité sur l’Ukraine exposée au Parlement européen

2 Trump et d’autres saluent la décision «mûre» de Poutine de ne pas répondre aux sanctions américaines

3 Did Chuck Schumer Just Threaten Donald Trump?

4 Liste d’officiers de la coalition américaine capturés à Alep-Est

5 Goebbels peut aller se coucher

6 Alep: des charniers de civils découverts dans des quartiers libérés des combattants

7 Guy Verhofstadt: «Résistons à la guerre hybride que Poutine mène contre l’Occident»

8 Le Monde craint «la cyberguerre de Poutine» à l’approche de la présidentielle française

9 [Le Monde] Vous reprendrez bien un peu de propagande UE avec votre propagande Alep ?

10 Juncker aurait bloqué des réformes contre l’évasion fiscale, selon le «Guardian»

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Je ne peux être d’accord avec votre assertion cher entrefilets : Alors pour faire court, nous nous risquerons là encore au jeu des pronostics en disant qu’il est bien possible, sinon probable, que les Français décident enfin de tirer la chasse sur cette caste d’énarques et autres enfumeurs néolibéro-progressistes en choisissant leur propre Trump, quel qu’il soit. «N’importe qui plutôt qu’un de ceux-là», nous paraît l’engagement citoyen le plus responsable et respectable qui soit par les temps qui courent.

Tout simplement parce que Quiconque vote pour le système a voté et vote pour que celui-ci continue ► Or, la solution est HORS cadre, HORS ÉTAT et ses INSTITUTIONS !

Nous choisir notre propre Trump, c’est bien nous choisir un maitre, et lui refiler les clés de nos vies, et quel qu’il soit ! Si n’importe qui plutôt qu’un de ceux-là alors pourquoi par nous ?

Que croyez-vous qu’il fera « notre propre Trump quel qu’il soit » ?

Sinon continuer le bouzin que si nous ne nous décidons pas à dézinguer nous-mêmes et une bonne fois pour toutes c’est lui qui nous dézinguera !

Tout comme Trump que nous savons maintenant être un outil de Rothschild, Macron a été choisi, puis imposé aux français en leur donnant encore l’illusion du choix…

Et Macron, pucé par Rothschild, est celui que les zélites n’espéraient plus. Probablement le 1er Zouave expert en Zizanie prêt à dézinguer le peuple qui vêtu d’un Gilet Jaune, tente de lui mettre une veste…

JBL1960