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De la nécessité d’une mémoire collective

Mexique 2018 De l’idéologie et de la réalité I

Georges Lapierre | 8 novembre 2018 | URL de l’article source ► https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XXV

Il est grand temps de distinguer l’idéologie de la réalité, et vice versa ! La fin visée par une autre anthropologie est d’arriver après un voyage mouvementé à la vaste plage de la réalité. Le plus souvent nous parlons idéologiquement de la réalité. Tous ceux qui prétendent décrire ou analyser la réalité dans laquelle nous nous trouvons sont des idéologues et, bien souvent, les idéologues sont aussi des militants qui cherchent à imposer leur vision ou une certaine vision de la réalité. Ces idéologues sont en général payés par l’État et leur vision de la réalité ne s’éloigne pas de celle voulue par la pensée dominante, leur appréhension ne s’écarte guère d’un convenu plus ou moins implicite et ce qu’ils présentent comme des nouveautés a la saveur du bon sens et du bon goût reconnaissable entre mille, et dans laquelle tous se reconnaissent avec une certaine satisfaction. Quand ils ne sont pas directement payés par l’État, les idéologues portent en eux l’idée de l’État, quoi qu’ils disent et quoi qu’ils fassent. L’idéologie est le propre d’une pensée séparée. Les idéologues ne sont pas poètes, la réalité se chante, elle ne se décrit pas. Dans cet essai, dans cette réflexion à caractère idéologique (fatalement), je cherche seulement à m’approcher d’une réalité qui m’échappera toujours.

Heureusement, la réalité est une anguille et si elle se laisse parfois deviner, elle ne se laisse pas si facilement surprendre et confondre par le premier idéologue venu, et par les autres aussi. Nous pouvons seulement tenter de réduire la distance entre l’idée que nous nous faisons de la réalité et la réalité elle-même. La société mexicaine, par exemple, est une réalité dans la seule mesure où les Mexicains vivent ensemble plus ou moins bien, avec de nombreuses difficultés. Pour l’instant, ils arrivent à vivre ensemble, il n’y a pas encore de rupture nette, la guerre sociale n’est pas déclarée, elle n’a pas éclaté de manière frontale, elle reste larvée. Cependant nous n’en sommes pas loin : dans les années 1970, elle a été conjurée par l’intervention de l’armée fidèle à une certaine idée de la paix sociale, fidèle, donc, à une certaine idéologie. Aujourd’hui encore, l’armée continue à jouer un rôle non négligeable même s’il peut paraître plus ambigu. Notre époque appelle ce flou et joue sur la confusion des valeurs pour imposer une vision du monde unique et totalitaire. Les tueurs des cartels de la drogue ou des mafias locales épousent le rôle qui, autrefois, revenait aux paramilitaires pour semer la terreur parmi la population et mettre fin par le meurtre ou par des menaces à peine voilées aux velléités de résistance et d’opposition à des projets non désirés. On ne sait plus si les « escadrons de la mort » mis en place par certains hommes d’État et encadrés par l’armée ou la marine sont l’instrument de la guerre contre les cartels ou un instrument de guerre dirigé contre la population des barrios [1]. C’est le règne de la confusion la plus totale, s’y perdent toutes les valeurs et tous les points de repères qui existaient autrefois, la boussole est devenue folle. Cette confusion généralisée profite au pouvoir, elle le rend fuyant et insaisissable.

Les interventions « clandestines » des forces de l’ordre ne sont pas sans évoquer le rôle joué par l’armée en Argentine et au Chili du temps de la dictature militaire, fin des années 1970, début des années 1980 : arrestation des suspects à leur domicile, sur leur lieu de travail, dans la rue, séquestration, torture, assassinat et disparition. Des bataillons de la marine mexicaines ont été mis en cause récemment dans un rapport de l’ONU, mais ce n’est là qu’une partie immergée de l’iceberg — d’ailleurs on n’en parle plus, un pays si exemplaire ! Le chiffre des disparus, que ce soit par les forces de l’ordre (armée et police) ou par les cartels de la drogue, atteint des proportions considérables et l’on est en droit de se demander s’il ne dépasse pas très largement le chiffre des disparus en Argentine ou au Chili sous dictature militaire. Avec une différence, le suspect en Argentine (ou au Chili, etc.) était relativement ciblé par son appartenance politique (communiste, socialiste, syndicaliste ou péroniste), au Mexique, il est moins défini, ce n’est pas son appartenance ou son engagement politique qui le rend suspect, c’est autre chose, tout un chacun peut devenir suspect : jeune, pauvre, témoin involontaire mais gênant, journaliste, accusateur… L’engagement politique en lui-même compte peu sauf s’il vient faire obstacle au désir irrépressible d’enrichissement d’une certaine catégorie de la population.

Cette réalité mexicaine, vécue au présent dans ces années de transition, marquant le passage du parti unique à la démocratie, ou de l’État providence à la société marchande, apparaîtra dans toute sa crudité seulement dans quelques années. Cette dictature militaire, qui n’est pas dite, clairement appuyée par les États-Unis, a été mise en place du temps de Felipe Calderón ; elle reste implicite, elle n’est pas idéologique, du moins en apparence, comme elle a pu l’être en Argentine ou dans d’autres pays d’Amérique latine. Elle est plus pragmatique, elle déblaie le chemin afin que les multinationales et les investissements de capitaux ne se heurtent pas à un mouvement social trop ample et trop fort, et qui leur serait contraire. Elle fait place nette à un autre pouvoir, à une pensée pratique qui s’érige comme pouvoir absolu, et qu’il n’est plus possible de contester ouvertement.

J’ajouterai que l’arrivée à la tête de l’État d’Andrés Manuel Lopez Obrador en décembre de l’année 2018 pourrait bien annoncer la fin de cette période de transition marquée par une dictature militaire en sourdine, disfrazada de civil, dont le Mexique a le secret. Après les bruits de bottes d’une présence militaire accablante, le retour d’Andrés Manuel Lopez Obrador annonce dans la liesse et le consentement général l’arrivée tant espérée de la démocratie dans le ciel glorieux d’une paix sociale enfin recouvrée sur des amoncellements de morts et de disparus. Un nouveau pouvoir se reconstitue, il s’appuie sur des formes anciennes pour muer, changer de peau, acquérir plus de puissance. Et il n’est plus contesté désormais : les Mexicains semblent vaincus, ils renoncent à une lutte trop inégale. La victoire d’Andrés Manuel Lopez Obrador scelle la défaite des Mexicains. Tout entre dans l’ordre. Cette période dite de transition fut une période délicate comme toutes les périodes de transition. Elle accompagnait une transformation profonde du pouvoir, un travail d’accouchement d’une puissance nouvelle, une mue qui risquait de laisser le pouvoir à la merci de ceux qui le contestent. Cette formation d’un monde nouveau devait être accompagnée et protégée. Le soulèvement des peuples indiens du Sud-Est en 1994, deux ans après la signature d’un traité de libre commerce entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, a pu être perçu comme un avertissement. Toutes les instances du pouvoir se sont alors employées à réduire cette menace latente que pouvait représenter la population mexicaine lors de ce passage d’une forme de pouvoir à une autre forme de pouvoir se confondant avec la montée en puissance de l’argent. Cette période de transition marquée par la montée en puissance de l’argent fut accompagnée par des résistances sourdes, des oppositions passives et des rébellions. On peut penser que la voie de l’argent est désormais libre et que ce nouveau pouvoir qui s’est constitué dans la douleur des Mexicains n’a plus à craindre une opposition qui mettrait en péril sa puissance et son hégémonie.

Notre temps serait-il marqué par la fin des idéologies et le retour à une sorte de réalisme (ou présentisme) ? Je ne le pense pas car il y aura toujours une réflexion plus ou moins tendancieuse sur la réalité que nous sommes amenés à vivre ; cependant il est fort possible que la société marchande n’ait plus besoin de propagande idéologique comme dans le siècle passé ; l’idéologie du progrès, par exemple, semble avoir fait son temps. Certains philosophes ou historiens philosophes parlent de « présentisme » pour fustiger notre époque [2]. Ce présent perpétuel qu’ils dénoncent ne serait-il pas la marque de la réalité ? La réalité se conjugue au présent, dans la mesure même où elle est directement vécue (ce qui ne veut pas dire qu’elle soit consciemment vécue). La mémoire est l’histoire au présent. La mémoire d’un peuple, la mémoire collective, est l’histoire de ce peuple vécue au présent. Ce qui est à déplorer ce n’est pas le présent mais l’absence de mémoire et surtout l’absence de mémoire collective, cette mémoire collective qui fleurit chez les peuples zapatistes comme chez bien d’autres peuples, qui fleurit aussi, fragile et délicate, parmi les occupants de Notre-Dame-des-Landes. Cette mémoire collective était comme le levain de la vie communale, elle disparaît avec l’effacement et la disparition de la vie communale. Au lieu de vivre directement notre histoire, nous avons fait de l’histoire une idéologie, nous l’avons coupée du présent pour en faire soit un objet d’étude, soit un développement idéologique pour en invoquer le sens comme argument irréfutable d’une propagande.

Une collectivité se constitue et se construit à travers son histoire, qui reste toujours une histoire singulière directement vécue par les membres de cette collectivité ; et cette histoire singulière constitue l’héritage, pour ainsi dire génétique, des membres de la communauté (au point d’être la mémoire génétique de la communauté ainsi constituée ?), elle est à la fois un facteur de reconnaissance et matière à revendication. Cette histoire « réelle » n’a rien à voir et s’oppose à l’« histoire officielle » qui reste l’expression du point de vue de l’État sur le passé, d’un point de vue séparé sur le passé, idéologique, donc, faisant la promotion de ce qui existe ; elle s’oppose aussi, plus fondamentalement à l’idéologie de l’Histoire.

Quant au devenir, il est le mouvement du présent, il est sa propre pensée en mouvement, la pensée spéculative se projetant dans le futur : la pensée spéculative générant l’activité sociale, faisant en sorte que la vie commune se reproduise. Nous avons bien une relation immédiate avec le futur, mais toute société se trouve dans une relation proche, pour ne pas dire immédiate, avec son futur. C’est l’idéologie qui apporte une distance, qui marque une rupture entre présent et futur, quand le futur s’oppose au présent, quand le futur n’est plus perçu comme le prolongement du présent mais fait apparaître une autre réalité, qui n’existe pas encore, qui n’existe pas encore comme présent. Le futur des communautés zapatistes se vit au présent dans les communautés zapatistes, si je puis dire. Leur reproduction future en tant que communautés humaines, en tant que communautés de pensée, en tant que communautés zapatistes se joue au présent. C’est ainsi que le futur est aussi présent dans les communautés ayuuk ou chontales, comme il est présent dans les collectivités qui se trouvent sur le territoire de Notre-Dame-des-Landes(*). Le futur n’est pas un au-delà de la vie collective, il est son présent, il est son développement et sa reproduction, il ne se détache pas du présent.

C’est l’idéologie qui apporte une séparation et qui détache le futur du présent. Le futur devient alors un projet à venir, qui ne se trouve plus dans la continuité du présent. La proposition zapatiste de mettre fin au système capitaliste et d’œuvrer à la construction d’un monde non capitaliste dans un futur plus ou moins lointain est une proposition idéologique. Cette proposition n’est pas abstraite de la réalité, elle trouve bien une certaine consistance dans le mode de vie des peuples indiens, mais elle est en décalage avec la société mexicaine, elle est en porte-à-faux avec la société mexicaine. Elle n’est sans doute pas idéologique pour les peuples indiens, elle le devient pour tous ceux qui, dans la société mexicaine, ne sont pas indiens — dans le sens où ils n’appartiennent pas à un peuple héritier d’une culture qui lui est propre, ni à une communauté reposant sur un mode d’être ensemble.

L’idéologie apporte un point de vue, une réflexion, séparée de la réalité, séparée du présent qui reste le sceau, la marque indélébile de la réalité, aussi ne peut-elle échapper par la force des choses ou de par sa propre nature à sa fonction de propagande : soit de propagande pour ce qui existe, cette fameuse séparation ; soit de propagande pour ce qui pourrait exister. Faire l’éloge de l’histoire comme passé ou comme référence, ou faire l’éloge du futur comme projet à venir revient à se détourner du présent et de la réalité, à rendre la réalité évanescente pour la remplacer par une simple idée de la réalité. Il se trouve que nous vivons dans le présent, il se trouve que nous vivons au sein de la réalité aussi bien quand nous faisons nos courses à Bonneveine ou quand nous regardons la télévision. Et cette réalité nous emporte, nous pétrit et nous nourrit, nous ne lui échappons pas. Nous ne lui échappons pas, par contre, elle, elle nous échappe, elle nous échappe de plus en plus, elle ne nous appartient plus. Elle est la réalité mise en place, créée au jour le jour, inventée sans cesse par une pensée générant le réel et cette pensée n’est pas la nôtre, elle nous échappe bel et bien, elle nous est bel et bien étrangère. Il ne s’agit pas seulement de critiquer idéologiquement la réalité que nous connaissons, il s’agit, plus fondamentalement, d’inventer notre propre réalité.

Il est bien possible que la société marchande se trouve à ce point aboutie qu’elle n’ait plus besoin d’idéologie, qu’elle n’ait plus besoin de se présenter comme un idéal à atteindre à travers une propagande tout azimut. Elle est désormais une réalité qui se vit au présent : fin de l’Histoire. Ce soudain ancrage dans le réel, que nous pouvons aussi déceler dans d’autres civilisations passées ou présentes, reste, à mon sens, une donnée de notre temps, et elle concerne notre monde, occidental, chrétien et capitaliste. Cependant cette fin de l’idéologie et cet ancrage dans le présent ne touchent pas seulement notre « civilisation » marchande, elle se fait générale et se répercute sur les autres idéologies, qui, elles, s’opposaient à l’idéologie portée par la société capitaliste, un peu comme si l’idéologie majuscule, portée par notre monde, avait entraîné dans son sillage et son dépérissement les idéologies qui lui étaient contraires comme le socialisme, le communisme, l’anarchisme, et que l’aboutissement ou la réalisation d’un projet civilisateur devait entraîner avec lui, dans son engloutissement dans la mer de la réalité, toutes les idéologies contraires qui accompagnaient son mouvement vers sa réalisation. Il me semble que nous nous retrouvons tous avec les pieds sur terre, mais ce n’est peut-être qu’une impression personnelle.

Autrement dit, le devenir marchand de notre civilisation, qui a commencé à prendre forme et tournure à la fin du Moyen Âge, s’est accompagné d’une propagande à la fois critique et élogieuse : critique de la société féodale, de la réalité sociale qui prévalait alors reposant sur le pouvoir d’une classe sociale théocratique et guerrière ; élogieuse d’un mode d’être ensemble reposant sur l’initiative individuelle et l’activité marchande perçue comme activité sociale et générique s’émancipant des cadres imposés par la féodalité et reposant sur la liberté de l’individu (du bourgeois) face aux obligations de la vie collective. En même temps que s’exprimait cette idéologie portée par les bourgeois se formulait l’idéologie contraire, qui, elle, marquait son attachement aux valeurs communautaires et sociales de la chrétienté pour s’opposer à l’argent et à l’activité égoïste que l’argent encourageait et incitait. Ces deux aspects concurrents et opposés sont liés entre eux comme les deux faces opposées d’une pièce de monnaie. La victoire d’un courant de pensée et sa réalisation entraînent dans le même temps la fin de la propagande contraire qui l’accompagnait comme son ombre. J’ajouterai que cette fin de l’idéologie majuscule accompagnée de ses ombres et son engloutissement dans le réel ne signifient pas la fin des idéologies bien au contraire, celles-ci poussent et prolifèrent désormais comme des champignons sur un cadavre, elles font florès, pure logorrhée, pure diarrhée verbale, mais elles n’ont plus véritablement de sens, ou, du moins, elles ont perdu le sens qui prévalait encore il y a peu quand elles se trouvaient liées solidairement au devenir capitaliste du monde.

Notes

[1] À lire le recueil de textes de Javier Valdez Cárdenas : Periodismo escrito con sangre. Antología periodística. Textos que ninguna bala podrá callar, Grijalbo, 2018. Javier Valdez Cárdenas fut journaliste et écrivain, il a vécu à Culiacán, au nord du Mexique, il a été assassiné, il y a un peu plus d’un an, par qui ? Il a écrit sur les narcos, son livre est magnifique et pourrait être traduit en français.

[2] Je renvoie le lecteur au livre de Jérôme Baschet, Défaire la tyrannie du présent (Baschet, Jérôme, Défaire la tyrannie du présent. Temporalités émergentes et futurs inédits, La Découverte, 2018). C’est un livre qui présente un grand intérêt dans la mesure même où il met en exergue ce qui, à mon sens, apparaît comme un des caractères définissant le mieux notre époque : cet attachement au présent, cette vision limitée à un futur immédiat, cet effacement et occultation du passé et de l’histoire. Il s’en désole. Je ne m’en désolerais pas car cette prédilection pour le présent pourrait bien marquer la fin de l’idéologie et le retour à la réalité. Certes la réalité que nous sommes amenés à vivre est critiquable : une société marchande et individualiste. Mais la critique de cette réalité doit-elle être seulement idéologique ? Cette confrontation brutale à la réalité d’une société capitaliste, à son présent, ne nous contraint-elle pas à saisir sa critique sur un autre plan que celui de l’idéologie ? N’avons-nous pas à opposer à cette réalité une autre réalité ? Par sa référence au mouvement zapatiste, c’est bien cette question qu’aborde de biais le livre de Jérôme Baschet (et c’est là un des mérites du livre), mais sans la poser directement en ces termes.

(*) De la ZAD à ZOMIA ► Pouvoir dire NON et donc refuser d’être gouvernés !… de ZAD à ZOMIA ?…

Conseils de lectures connexes en version PDF ;

James C.Scott, 2009 ► L’Art de ne pas être gouvernés ! Une histoire anarchiste des Hauts-Plateaux d’Asie du Sud-Est ;

James C.Scott, 2017 ► Contre le grain : une histoire profonde des premiers États ;

Et cette page de mon blog : ORIGINE & CRITIQUE DE L’ÉTAT

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En parfaite adéquation avec l’appel POUR la formation d’un 3RI et qui démontre que lutter contre la malfaisance régnante que nous savons être l’Empire anglo-américano-christo-sioniste, c’est lutter contre TOUS les empires ;

Je rajoute l’appel au soutien de Gaza du FPLP = Front Populaire de la Palestine – Source Comité Valmy via R71

Le Front populaire de libération de la Palestine appelle à une action urgente les amis de la Palestine, les mouvements pour la justice et la libération et les communautés arabes et palestiniens partout dans le monde pour se tenir aux côtés de Gaza sous l’attaque en ce moment critique. Nous lançons cet appel en l’honneur et dans le deuil de nos deux héroïques camarades, Mohammed al-Tatari et Mohammed Odeh, martyrisés aujourd’hui par les forces d’occupation sionistes qui les ont attaqués alors qu’ils combattaient pour la liberté de leur terre, la Palestine et tout son peuple.

Ce meurtre aux mains des forces coloniales intervient après une attaque hier, dans laquelle les forces sionistes cherchaient à envahir la bande de Gaza dans une opération secrète pour enlever ou assassiner des dirigeants de la résistance palestinienne. Les sionistes ont tué 7 palestiniens qui sont morts en combattant pour défendre leurs terres – mais la résistance palestinienne n’ a pas laissé ces crimes impunis. La résistance a tenu bon, en luttant héroïquement contre une des puissances les plus lourdement armées du monde et en portant des puissants coups aux assassins et meurtriers.

Ce soir, les bombes sont une fois de plus en train de frapper Gaza. Les forces sionistes canonnent et bombardent les stations de télévision et les universités, et menacent de commencer à attaquer une fois de plus des hôpitaux. C’est là le dernier assaut militaire vicieux dirigé contre les Palestiniens dans la bande de Gaza, après les guerres de 2009, 2012 et 2014 et les innombrables bombardements et assassinats, au milieu de 11 ans d’un siège brutal et impitoyable.

Cette attaque est une tentative pour réprimer les réalisations de la Grande Marche du Retour, dans laquelle des milliers de Palestiniens de Gaza ont exigé leur droit fondamental au retour et la rupture du siège. Contre ce mouvement populaire, les forces sionistes ont laché leurs tireurs d’élite, causant la mort de plus de 200 manifestants palestiniens. Malgré toutes ces agressions, les Palestinien de Gaza restent engagé dans la résistance, ils refusent d’abandonner leurs défenseurs et restent inébranlables dans la lutte pour le retour et la libération.

Les Palestiniens de Gaza ne sont pas seuls ! Et ils ne doivent pas être laissés seuls. Cette attaque n’a pas été effectuée par l’occupation israélienne seule, mais par les puissances impérialistes, comme les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne qui arment et soutiennent autant qu’elles peuvent l’État colonial raciste. Les régimes arabes réactionnaires qui complotent comment démanteler les droits et l’existence des Palestiniens tout en faisant pleuvoir la destruction et la mort sur le Yémen sont aussi complices de cette attaque.

Maintenant est le temps d’agir. Envahissez les rues et les places, organisez-vous, manifestez, protestez et mobilisez pour vous montrer du côté du peuple palestinien de Gaza sous l’attaque, qui continue de résister malgré tous les obstacles. Renforçons le boycott d’Israël et faisons face à l’impérialisme partout où il existe. Soutenons le peuple palestinien, la résistance palestinienne et la cause palestinienne – la lutte pour le retour et la lutte de libération, du fleuve jusqu’ à la mer !

Front populaire de libération de la Palestine

Voilà pourquoi je pense que lutter contre l’Empire Zunien ou du Goulag Levant c’est lutter contre TOUS les empires car c’est le même procédé à l’œuvre partout depuis des millénaire, mis au point par le Vatican, la City de Londres & Washington D.C.

Nous pouvons décider ENSEMBLE d’allumer nos petites flammes intérieures, celles capables d’embraser l’empire, puis une fois formé ce Réseau de Résistance et de Rébellion International ; TOUS LES EMPIRES…

Dans les mots de ZénonNAKBA – Lettre ouverte aux peuples du Monde…

Pour que tout s’ajoute, tout se transforme et plus rien, ni personne, ne se perdent…

JBL1960

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COLONS ! Arrêtez de jouer avec nous ! Par Mohawk Nation News

Arrêtez de nous emmerder… Aussi !

Résistance71 a traduit l’article de Mohawk Nation News du 6 novembre 2018 ► http://mohawknationnews.com/blog/2018/11/06/stop-messing-with-us/

Et donne en préambule les mots forts de Crazy Horse Cheval Fou, chef de guerre Oglala que vous pouvez retrouver dans ce PDF N° 45 de 42 pages parce qu’une autre voie est possible, toujours ; La Voie Lakota & l’Aventure Crazy Horse !

Après avoir souffert au-delà de la souffrance, la nation rouge se relèvera de nouveau et ce sera alors une bénédiction pour un monde devenu bien malade. Un monde empli de promesses brisées, d’égoïsme et de séparations. Un monde se languissant de lumière. Je vois une époque de sept générations lorsque toutes les couleurs de l’humanité se rassembleront sous l’arbre sacré de la vie et la terre entière redeviendra de nouveau un cercle unique. Ce jour là, il y aura ceux parmi les Lakota qui porteront la connaissance et la compréhension de l’unité parmi tous les êtres vivants et les jeunes gens blancs viendront vers ceux de mon peuple pour leur demander de leur dispenser leur sagesse. Je salue la lumière dans tes yeux, là où réside l’univers entier. Car quand tu es au centre de toi-même et que je suis également en cet endroit en mon sein, alors nous serons un.”

~ Tasunke Witko, Crazy Horse, Cheval Fou, chef de guerre Oglala ~

Une fois qu’une goutte d’eau suinte à travers le barrage, une fois qu’une brique se détache d’un grand édifice, une fois qu’une maille devient lâche dans le filet le plus solide – le barrage éclate, l’édifice tombe, le filet se détisse.”
~ Léon Tolstoï ~

En version PDF N° 37 de 26 pages Le moins connu mais néanmoins sublime de chez Tolstoï

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Arrêtez de nous emmerder !

Mohawk Nation News | 6 novembre 2018 | Traduit de l’anglais par R71

Les peuples naturels de l’Île de la Grande Tortue suivent les instructions de la Nature afin de nourrir et de prendre soin de leurs familles, de vivre en paix où que ce soit. Ces frontières corporato-coloniales mises en place par les envahisseurs sont faites pour empêcher les envahisseurs de circuler librement, pas nous. Ils sont venus ici d’autres parties du monde.

Nous, les véritables peuples natifs naturels de l’île de la Grande Tortue ne sommes pas des immigrants ! Notre famille qui voyage du sud vers le nord traverse notre terre [à tous]. Ils peuvent venir de la façon qui leur plaît, par avion, par train, bateau, voiture ou en mettant un pied devant l’autre.

Ces entreprises coloniales nous veulent comme main d’œuvre à très bon marché et travailler pour l’immigrant [NdT : chrétien-européen aujourd’hui sous domination sioniste autre grand projet colonial en une autre partie du monde sous domination…]. Ces intrus immigrants n’ont absolument aucun droit de les renvoyer, de les empêcher de passer, de les accuser faussement d’être natifs ou de les chasser pour faire ce que nous avons parfaitement le droit de faire. Les immigrants européens sont les criminels et n’ont aucun droit de nous stopper ni d’interférer avec nous et notre libre usage de nos territoires.

Peuples natifs vous êtes famille. Chaque chose sur l’Île de la Grande Tortue, du pôle nord à la pointe sud du continent est notre maison. En tant que membres de la même famille nous devons nous soutenir les uns les autres ainsi notre famille peut continuer de vivre sur notre terre-mère.

Repoussons la propagande colonialiste qui a maintenu notre grande famille séparée, une fois de plus, nous sommes un peuple et nous nous préoccupons les uns des autres.

Tout comme R71, et la Nation Mohawk ici,  je pense que l’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents afin d’instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre.

Car il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !

Aussi démontrons que nous sommes capables de remplacer l’antagonisme à l’œuvre depuis des millénaires qui, appliqué à différents niveaux de la société empêche l’humanité d’embrasser sa tendance naturelle à la complémentarité, facteur d’unification de la diversité dans un grand Tout socio-politique organique : La société des sociétés.

Et si pour beaucoup c’est une utopie, je rappelle les mots du Sous-Commandant Marcos dans Paroles Zapatistes d’hier et d’aujourd’hui ;

Utopie : « Je demande qu’on me dise s’il y a jamais eu un progrès social dans l’histoire du monde qui n’ait d’abord été considéré comme une utopie avant de voir le jour. Non, il n’y a jamais rien eu de tel. » (Marcos, le maître des miroirs, Mille et une nuits, 1999)

Car aujourd’hui ;

Nous continuons à marcher avec deux pieds : la rébellion et la résistance, le non et le oui ; non au système et oui à notre autonomie, ce qui signifie que nous avons à construire notre propre chemin vers la vie. Il se fonde sur certaines des racines des communautés originaires (ou indigènes) : le collectif, l’entraide mutuelle et solidaire, l’attachement à la terre, le fait de cultiver les arts et les sciences, la vigilance constante contre l’accumulation de richesses. Cela, ainsi que les sciences et les arts, c’est notre guide. C’est notre « façon », mais nous pensons que dans d’autres histoires et identités, c’est différent. C’est pourquoi nous disons que le zapatisme ne peut pas être exporté, pas même sur le territoire du Chiapas, mais que chaque calendrier et chaque géographie doit suivre sa propre logique.

C’est pourquoi ; Je me lève POUR appeler à la formation d’un RÉSEAU DE RÉSISTANCE & DE RÉBELLION INTERNATIONAL ; CONTRE la société marchande ◄► Le système capitaliste !

OUI un autre monde est possible, celui où le peuple dirige et le gouvernement obéit !

Mais pour créer cette société des sociétés nous devons d’abord dire NON ! ¡YA BASTA! À la malfaisance régnante que nous savons être le Vatican, la City de Londres et Washington D.C.

ENSEMBLE ! Le plus possible en tout cas car la majorité n’est pas à convaincre la solution à 10 / 15% de la population mondiale motivée, opiniâtre, convaincue est tout ce dont nous avons besoin…

Dans cette page de mon blog vous pouvez retrouver tous les textes essentiels en version PDF pour affuter notre réflexion et la rendre tranchante comme une lame ► LES PDF de JBL1960

Les 3 derniers pour RÉSISTER efficacement au plus grand fléau de l’humanité le COLONIALISME et ce par quoi il arrive toujours = l’ÉTAT !

    1. Discours sur le colonialisme, d’Aimé Césaire
    2. Feu & Parole d’un peuple qui dirige et d’un gouvernement qui obéit, Chiapas, EZLN
    3. Peau Noire, Masques Blancs, de Frantz Fanon

 

Puisque nous savons comment EFFONDRER le colonialisme sans arme ni haine ni violence !

JBL1960

« Peau Noire, Masques Blancs » Frantz Fanon, 1952 ; Texte intégral dans une nouvelle version PDF

Pour (re)lire ou (re)découvrir la célèbre analyse anti-coloniale de Frantz Fanon*, « Peau noire, masques blancs », publié en 1952 dans une toute nouvelle version PDF conjointement avec Résistance71 et pour RÉSISTER efficacement au colonialisme ;

Frantz Fanon « Peau Noire, Masques Blancs » publié en 1952

Version PDF N° 80 de 135 pages

*Frantz Fanon (1925-1961) est un psychiatre martiniquais, philosophe, pan-africaniste et marxiste humaniste qui fut un fervent soutien à l’indépendance de l’Algérie. Très proche du FLN, il fut expulsé d’Algérie en 1957. Grand spécialiste de la décolonisation, il meurt de leucémie en exil volontaire à New York en 1961.  Il est enterré à Aïn Kerma en Algérie sous le nom d’Ibrahim Fanon.

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Et dans la suite du Discours sur le colonialisme, d’Aimé Césaire, auquel Fanon fait référence à de très nombreuses reprise et dont j’ai réalisé la version PDF également.

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Mais surtout en parfaite adéquation avec l’appel lancé par l’EZLN POUR une formation d’un Réseau de Résistance et de Rébellion International CONTRE la société marchande ► le Système capitaliste ; que je relaye par ma toute petite voix, et que j’amplifie de toute mon âme, de toute ma force de grain de sable ► PROPOSITIONS de l’EZLN POUR un Réseau de Résistance et de Rébellion International CONTRE la société marchande ;

Analyser, comprendre, penser, agir

Ensemble !

ICI & MAINTENANT & D’OÙ NOUS SOMMES

Pour espérer voir se lever l’aurore de la société des sociétés

Ce nouveau paradigme avec des peuples qui dirigent et les gouvernements qui obéissent

Nous tous, les peuples autochtones, les occidentaux, les peuples kanaks

HORS LE SYSTÈME ► HORS L’ÉTAT ET SES INSTITUTIONS

HORS L’EMPIRE COLONIAL

JUSTE NOUS

JBL1960

Chiapas, Feu et Parole d’un peuple qui dirige et d’un gouvernement qui obéit… (L’essentiel de l’EZLN en version PDF)

Chiapas, Feu & Parole d’un peuple qui dirige et d’un gouvernement qui obéit, EZLN ►Version PDF N° 79 de 218 pages

Je vous propose une compilation des textes majeurs, en français, de l’EZLN et du Comité National Indigène, publiés par Résistance 71 depuis 2011/2012 jusqu’à ce jour et que j’ai présentée comme suit ;

AVANT-PROPOS de RÉSISTANCE 71 ► Page 4

L’effort d’adaptation du mouvement zapatiste du Chiapas nous montre le chemin ► Page 24

Hommage de l’EZLN du Chiapas à ses maitres indiens des Amériques ► Page 33

20ans d’insurrection au Chiapas, EZLN petit bilan ► Page 39

Autonomie politique et Autogestion modernes vues de l’intérieur ► Page 47

Résistance politiques à l’oligarchie mondiale, les Zapatistes montrent la voie ► Page 55

Un exemple de société autogérée non pyramidale, non coercitive depuis 1994 ► Page 60

Autonomie, autogestion et leçon politique des indiens du Chiapas ; Au Revoir Marcos et Merci ! ► Page 65

Paroles et faits autogestionnaires, comment en finir avec le processus électoral

inique, EZLN ► Page 77

Résistance politique et organisation second niveau de la Escualita Zapatista ► Page 93

Message d’Union de l’EZLN ► Page 101

Résistance au colonialisme : Un message de la nuit de 500 ans ► Page  118

Et pendant ce temps, dans les communautés zapatistes ► Page 120

Communiqué EZLN & Conseil National Indigène, janvier 2017 ► Page 132

Visions politiques : L’Abécédaire du subcomandante insurgente Marcos ► Page  141

Vision zapatiste de l’histoire et symbiose politique ► Page 150

Propositions de l’EZLN pour un Réseau de Résistance et de Rébellion International

contre la société marchande – 1ère Partie ► Page 161

Une ferme, un monde, une guerre, la nécessité d’un Réseau de Résistance

International – 2ème Partie ► Page 169

Une ferme, un monde, une guerre la nécessité d’un Réseau de Résistance

International – Suite & Fin ► Page  186

 Parallèle entre Chiapas & Rojava ► Page  206

 Lectures complémentaires proposées par R71 ► Page 218

J’ai réalisé ce PDF, pour en permettre une impression économique en recto/verso et article par article et bien entendu ceux qui voudront passer l’Avant-Propos de Résistance 71, dans un premier temps, le pourront.

Ce long AVANT-PROPOS et sa bibliographie propre [NdJBL ; Faisant référence au Discours sur le colonialisme d’Aimé Césaire, j’en ai réalisé une version PDF et l’ai intégrée en lien], cependant, permet de comprendre pourquoi nous sommes légitimes, TOUS, dans cet ICI et ce MAINTENANT et d’OÙ NOUS SOMMES, indigènes et non-indigènes, tous colonisés, à répondre présent à la proposition de l’EZLN du Chiapas, d’internationaliser et de coordonner les mouvements de résistance à la dictature de la marchandise qui croît de jour en jour dans sa répression et sa violence systémique partout dans le monde.

TOUS, levons-nous, POUR appeler à la formation d’un RÉSEAU DE RÉSISTANCE & DE RÉBELLION INTERNATIONAL ; CONTRE la société marchande ◄► Le système capitaliste !

Alors nous continuons à descendre pour voir comment résistent (avec d’autres organisations, groupes et collectifs), nos communautés — aujourd’hui une partie de la direction collective de l’EZLN est là avec nous, quatre-vingt-dix commandantes et commandants ; ils sont plus, mais ce sont ceux qui nous accompagnent cette fois en l’honneur de votre visite (la visite des réseaux).

Nous continuons à marcher avec deux pieds : la rébellion et la résistance, le non et le oui ; non au système et oui à notre autonomie, ce qui signifie que nous avons à construire notre propre chemin vers la vie. Il se fonde sur certaines des racines des communautés originaires (ou indigènes) : le collectif, l’entraide mutuelle et solidaire, l’attachement à la terre, le fait de cultiver les arts et les sciences, la vigilance constante contre l’accumulation de richesses. Cela, ainsi que les sciences et les arts, c’est notre guide. C’est notre « façon », mais nous pensons que dans d’autres histoires et identités, c’est différent. C’est pourquoi nous disons que le zapatisme ne peut pas être exporté, pas même sur le territoire du Chiapas, mais que chaque calendrier et chaque géographie doit suivre sa propre logique.

Et ce n’est pas non plus un exercice très encourageant : nos possibilités sont minimes.

On n’approche même pas, il s’en faut de beaucoup, les 30 millions.

On n’est peut-être que 300.

Extrait de ; Une ferme, un monde, une guerre la nécessité d’un Réseau de Résistance International, en page 186 du PDF et publié par Résistance 71 le 11 octobre dernier ► ANALYSE POLITIQUE : La nécessité d’un Réseau de Résistance International

Retrouvez tous les Textes Fondateurs (en versions PDF que j’ai toutes réalisées) pour un changement de paradigme dans cette page de leur blog ► https://resistance71.wordpress.com/textes-fondateurs-pour-un-changement-politique/

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Aussi, soyons du bon côté de l’histoire et faisons partie de ces 300 !

300 individus conscients et debout seront plus dangereux pour le pouvoir en place que 30 000 individus et soumis ou même que 30 millions…

NON au Système ► OUI à l’Autonomie !

JBL1960

Parce qu’Il suffit de dire NON ! Ensemble…

Voici qui nous sommes ;
L’Armée Zapatiste de Libération Nationale.
La voix qui s’arme pour être entendue.
Le visage qui se cache pour être vu.
Le nom qui se cache pour être nommé.
L’étoile rouge qui appelle l’humanité et le monde, pour être entendue, vue et nommée.
Le demain à être moissonné dans le passé.

Derrière notre masque noir,
Derrière notre voix armée,
Derrière notre nom innommable,
Derrière nous, que vous voyez,
Derrière nous, nous sommes vous.

Derrière, nous sommes les mêmes femmes et hommes ordinaires,
Qui se répètent dans toutes les races,
Peints de toutes les couleurs,
Parlant dans toutes les langues,
Et vivant dans tous les endroits.
Les mêmes femmes et hommes oubliés.
Les mêmes exclus,
Les mêmes intolérés,
Les mêmes persécutés,
Nous sommes vous.

Derrière nous, vous êtes nous.
Derrière notre masque se trouve le visage de toutes les femmes exclues,
De tous les indigènes oubliés,
De tous les jeunes méprisés,
De tous les migrants battus,
De tous ceux emprisonnés pour leurs paroles et leurs pensées,
De tous les homosexuels persécutés,
De tous les travailleurs humiliés,
De tous ceux morts par négligence,
De tous les femmes et hommes ordinaires,
Qui ne comptent pas,
Qui ne sont pas vus,
Qui sont sans nom,
Qui n’ont pas de lendemain

Nous sommes les Zapatistes.
Nous vous avons invité pour que nous puissions nous parler,
Pour que vous voyez tout ce que nous sommes.

~ Comité Indigène Révolutionnaire Clandestin, depuis les montagnes du sud-est mexicain, le 27 juillet 1996 —

(Traduction Résistance 71 )

RÉSUMÉ SOTT de 09/2018 + Réflexions sur la Théorie du RCA qui n’est que cela = une THÉORIE…

Comme chaque mois, le résumé SOTT du mois écoulé, septembre 2018, riche en événements climatiques extrêmes et autres ;

Mise en ligne par SOTT MEDIA le 11 octobre 2018

Le mois de septembre a été une course folle et dangereuse pour de nombreux habitants de la planète Terre. Des États-Unis à l’Europe, en passant par l’Inde, la Chine et l’Afrique, la principale menace provenait des quantités massives et soudaines de précipitations qui ont balayé les terres, les maisons et les habitants. Dans le même temps, de nombreuses régions ont reçu une chute de neige inhabituellement précoce (ou tardive pour l’hémisphère sud). Rappelez-vous, pendant la majeure partie du mois de septembre, c’était encore l’été ! L’Amérique du Nord, l’Europe de l’Est, l’Asie centrale et l’Australasie ont toutes reçu beaucoup de la substance blanche/neige.

Tous les RÉSUMÉS SOTT SUR CE BLOG dans la catégorie NON CLASSÉ

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Pour autant, le GIEC n’en démord pas et affirme que tout cela serait dû, exclusivement, au Réchauffement Climatique Anthropique !

Rappelons que cette THÉORIE du RCA, n’est pourtant que cela, une théorie !

Prédiction d’un grand coup de froid dans le système solaire…

Notre dossier « Escroquerie du réchauffement climatique anthropique »

~ Résistance 71 ~

Le soleil est maintenant entré dans un «minimum solaire profond»

Conscience du peuple | 1er octobre 2018 | URL de l’article en français ► https://conscience-du-peuple.blogspot.com/2018/10/le-soleil-est-maintenant-entre-dans-un.html

…et la Terre pourrait être exposée à une très longue période de températures froides : c’est le « Space Weather » qui l’affirme !

* Le cycle solaire est responsable des conditions météorologiques extrêmes et du changement climatique (anglais)

https://wattsupwiththat.com/2018/09/30/hunger-stones-and-tree-ring-evidence-suggests-solar-cycle-influence-on-climate/

Le soleil suit des cycles d’environ 11 ans où il atteint un maximum solaire puis un minimum solaire.

Pendant un maximum solaire, le soleil dégage plus de chaleur et est couvert de taches solaires. Moins de chaleur dans un minimum solaire est due à une diminution des ondes magnétiques.

Les scientifiques sont catégoriques: nous pénétrons maintenant dans un minimum solaire, ce qui cause une déformation de l’atmosphère terrestre.

Cela se produit chaque fois que le soleil change de cycle – lorsqu’il atteint un minimum solaire, la thermosphère se contracte et, lors d’un maximum solaire, elle se dilate pour offrir une meilleure protection contre les rayons solaires.

Space Weather, sur leur site: indique : « Le soleil entre dans un minimum solaire profond et la haute atmosphère de la Terre réagit ».

« Les données du satellite TIMED de la NASA montrent que la thermosphère (la plus haute couche d’air entourant notre planète) se refroidit et se rétrécit, diminuant littéralement le rayon de l’atmosphère. »

On ne s’attendait pas à ce que les taches solaires atteignent le minimum solaire avant 2020 et que cela entraînera une vague de froid prolongée.

La dernière fois qu’il y a eu un minimum solaire prolongé, cela a conduit à un «mini âge de glace», connu scientifiquement comme le minimum de Maunder – qui a duré 70 ans.

Le minimum de Maunder, qui a connu sept décennies de temps glacial, a débuté en 1645 et s’est prolongé jusqu’en 1715, à une époque où les taches solaires étaient extrêmement rares.

Au cours de cette période, les températures ont globalement chuté de 1,3 degrés Celsius, ce qui a entraîné des saisons plus courtes et, finalement, des pénuries alimentaires.

Vencore Weather, un site Web météorologique, a déclaré : « On sait que la faible activité solaire a des conséquences sur le temps et le climat de la Terre. Elle est également bien corrélée à une augmentation des rayons cosmiques atteignant la partie supérieure de l’atmosphère. Le soleil blanc est un signe que le prochain minimum solaire approche et qu’il y aura de plus en plus de jours sans tache au cours des prochaines années. »

*Sources :

https://spaceweatherarchive.com/2018/09/27/the-chill-of-solar-minimum/

https://www.express.co.uk/news/science/1025359/cold-weather-forecast-warning-solar-minimum-maximum-space-weather-news

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Dans son livre « Against The Grain a Deep History of the Earliest States”, 2017 ou “Contre le grain, histoire profonde des États initiaux”, traduit de l’anglais par Résistance 71, dont j’ai réalisé un PDF N° 76 de 76 pages ► Contre le grain, une histoire profonde des premiers États ;

James C. Scott y précise ceci :

[…] Ainsi vers 9600 AEC, il y eut un arrêt du refroidissement et s’ensuivit une période de réchauffement climatique, le climat devint plus chaud et plus humide, rapidement. Les températures globales ont peut-être augmentées de l’ordre de 7°C en une décennie. Arbres, mammifères et oiseaux émergèrent pour coloniser un paysage devenu soudain bien plus hospitalier et avec eux bien entendu, leur compagnon naturel, Homo sapiens.

Les archéologues ont trouvé des preuves qu’environ à la même période, se développait une occupation des sols à l’année sur bien des sites. La période du Natufian dans le sud du Levant et l’époque pré-poterie des villages néolithiques de Syrie et de la Turquie centrale et de l’ouest de l’Iran. Ces zones sédentaires se situaient dans des zones riches en eau et les populations subsistaient essentiellement de la chasse, pêche et cueillette bien qu’il y ait eu déjà quelques preuves, certes controversives, d’une horticulture céréalière et de mise en place d’un cheptel de bétail domestique. Ce qui n’est pas disputé en revanche, est qu’entre 8000 et 6000 AEC, toutes les cultures dites “fondatrices” de céréales et de légumes telles que les lentilles, les pois, pois-chiche, et lin (pour les vêtements), sont plantées, bien qu’à petite échelle. Durant ces deux millénaires, même si le temps précis vis à vis des cultures n’est pas bien clair, la domestication des chèvres, des moutons, des cochons et des bovins, fait son apparition. Avec cette suite de “domestications”, le colis néolithique total propice à la révolution agricole, semble être en place pour mener à la civilisation, incluant les premières agglomérations urbaines.

◄►

Comme je le rappelais à R71 sous leur article, voici leur réponse : Le RCA est une fumisterie issue de bidouillage des chiffres afin de les faire coïncider avec une prise de décision politique, par contre quand réchauffement il y a (cachez donc cette pause que nous ne saurions voir…), il est naturel, comme celui d’il y a 6 ou 7000 ans… 😉

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Aujourd’hui, il n’est pas permis de remettre en cause cette Théorie, qui n’est absolument pas scientifiquement prouvée. Et j’ai souhaité rappeler ici qu’il fut un temps, où des hommes furent envoyés au bûcher, le plus souvent pour hérésie par le Saint-office, comme Giordano Bruno, Galilée n’y échappant de justesse, en prononçant l’abjuration édictée par le Saint-office lui-même, tout est .

Notamment, parce qu’on a pu lire le 27/09/18 cet article de Céline Deluzarche sur Galilée dans Futura Sciences dont je vous donne la présentation et la conclusion ;

La version non édulcorée de la missive de Galilée, envoyée à l’Église et exposant sa théorie de la Terre tournant autour du Soleil, vient d’être retrouvée. La preuve que le scientifique a cherché à amadouer l’Inquisition. [NdJBL : On se demande bien pourquoi, hein ?]

En 1633, Galilée était condamné pour hérésie par l’Église pour avoir exposé que la Terre tournait autour du Soleil, n’échappant au bûcher que de justesse en abjurant ses propos. L’astronome italien a tout fait pour sauver sa peau, allant jusqu’à nier être l’auteur de la missive incendiaire ayant valu sa condamnation. On savait qu’il existait deux versions de cette lettre : l’une, en possession des archives du Vatican, est la copie de celle envoyée le 16 février 1615 à l’Inquisition par un frère dominicain nommé Niccolò Lorini. Mais il s’agit d’une version retouchée de la lettre originale, qui a déclenché l’ire de l’Église et que contestait avoir écrit Galilée. Ce dernier prétendait que cette première version, plus critique envers l’Église, avait été écrite par ses ennemis dans l’intention de lui nuire.

[…] « Le problème de Galilée, c’est qu’il exposait sa théorie sans preuve réelle », explique Yaël Nazé, astrophysicienne à l’université de Liège. « Même s’il avait raison, il était impossible au XVIe siècle de prouver que la Terre tournait bien autour du Soleil. Le système héliocentrique était en fait plus logique. Il rendait l’ensemble des calculs astronomiques plus simples. » Et comme il était incapable de prouver sa théorie, il n’hésitait pas à tordre les faits ou à en inventer pour convaincre ses interlocuteurs, indique la scientifique.

Cela ne vous rappelle rien ?

Pourtant c’est parfaitement transposable avec la Théorie sur le RCA = « Le problème avec le GIEC, c’est qu’il expose sa théorie sans preuve réelle » explique par exemple le NIPCC organisme international indépendant et compétent en la matière : le NIPCC (par opposition au IPCC=GIEC) dont voici le contre-rapport de 24 pages, en français et en version PDF ► http://www.pensee-unique.fr/ICCC%20Booklet_2011_FRENCH.pdf ► Analyse des désaccords entre les modèles du climat et les observations : test des hypothèses du réchauffement climatique anthropique (RCA) et pour permettre à chacun de se faire sa propre opinion. Source fp4earth en analyse dans ce billet ICI & .

Pour rappel, voici la formule d’abjuration que le Saint-office avait préparée à Galilée pour échapper au bûcher ;

« Moi, Galiléo, fils de feu Vincenzio Galilei de Florence, âgé de soixante dix ans, ici traduit pour y être jugé, agenouillé devant les très éminents et révérés cardinaux inquisiteurs généraux contre toute hérésie dans la chrétienté, ayant devant les yeux et touchant de ma main les Saints Évangiles, jure que j’ai toujours tenu pour vrai, et tiens encore pour vrai, et avec l’aide de Dieu tiendrai pour vrai dans le futur, tout ce que la Sainte Église catholique et apostolique affirme, présente et enseigne. Cependant, alors que j’avais été condamné par injonction du Saint-office d’abandonner complètement la croyance fausse que le Soleil est au centre du monde et ne se déplace pas, et que la Terre n’est pas au centre du monde et se déplace, et de ne pas défendre ni enseigner cette doctrine erronée de quelque manière que ce soit, par oral ou par écrit; et après avoir été averti que cette doctrine n’est pas conforme à ce que disent les Saintes Écritures, j’ai écrit et publié un livre dans lequel je traite de cette doctrine condamnée et la présente par des arguments très pressants, sans la réfuter en aucune manière ; ce pour quoi j’ai été tenu pour hautement suspect d’hérésie, pour avoir professé et cru que le Soleil est le centre du monde, et est sans mouvement, et que la Terre n’est pas le centre, et se meut. J’abjure et maudis d’un cœur sincère et d’une foi non feinte mes erreurs. […]35 »

 

Donc, transposons ; Aujourd’hui en Octobre 2018, toute personne qui dévie ou pire remet en cause, le discours dominant relevant des Saintes Écritures / Saint-GIEC, mais aussi, du pouvoir en place représenté par notre bon Président, Emmanuel Macron de Rothschild et Champion de la Terre et son Premier Ministre ; Edouard Philippe… Et les très éminents et révérés ministres de leur gouvernement (enfin lorsqu’il sera formé ICI) se rendront suspect d’hérésie et devront abjurer et maudire publiquement ces horreurs et hérésies contraire à l’État d’exception permanent…

Et continuons à exploser tous les mythos, comme dernièrement ► Pourquoi Dieu n’a-t-il pas fait naître son fils à Rome ? Par le Dr. Ashraf Ezzat

Je sais, j’irais surement brûler en enfer… Mais en attendant, puisqu’on est là réfléchissons un peu et n’acceptons pas toutes les théories comme paroles d’évangiles ; auxquelles je ne crois pas non plus…

Bigre ! J’aggrave mon cas !

JBL1960

NON, M. MACRON, la Kanaky n’est pas la possession de l’Empire colonial français…

Aidons les peuples originels Kanaks à reprendre leur terre volée par l’Empire et à retrouver leur souveraineté ;

Sans armes, ni haine, ni violence !

J’ai choisi cet excellent téléfilm ; « Kanaks, l’histoire oubliée » et à travers l’histoire du footballeur Christian Karembeu, qui permet de comprendre que le temps de la décolonisation, concertée, est venu et pourquoi c’est le préalable à toute chose et sans quoi, rien ne se fera et sans aucune chance de réussite.

Les peuples kanaks doivent retrouver la souveraineté de leur terre et nous pouvons les y aider, en remplaçant l’antagonisme à l’œuvre par notre complémentarité unificatrice ;

En répondant à l’appel qui n’est pas seulement adressé aux peuples originaires, mais à toutes celles, à tous ceux et à toutes celleux qui se rebellent et résistent dans tous les recoins du monde. À ceux qui défient les schémas tout faits, les règles, les lois, les préceptes, les chiffres et les pourcentages ► PROPOSITIONS de l’EZLN POUR un Réseau de Résistance et de Rébellion International CONTRE la société marchande…

L’histoire de la Kanaky, que l’Empire appelle Nouvelle-Calédonie, est résumée ICI ;

Extrait : Arrivés il y a environ 3500 ans, les premiers habitants de la Kanaky/Nouvelle-Calédonie, étaient issus de populations principalement d’origine mélanésienne. Une seconde vague de peuplement, en provenance de Polynésie, cette fois, a eu lieu il y a 900 ans. Les descendants de ces deux populations mêlées ont été désignés sous le nom de Canaques (ou Kanaks). Le nom de Caldoches étant pour sa part appliqué aux habitants d’origine européenne. L’Europe a connu cette île avec James Cook qui découvrit la Nouvelle-Calédonie le 4 septembre 1774, ainsi que l’île des Pins, le 26. Il avait abordé à Balade. Ce fut en ce même point que mouilla, le 17 avril 1793, Entrecasteaux, après avoir reconnu en 1792 l’île des Pins et exploré ces parages, tandis que Beautemps-Beaupré en dressait les cartes hydrographiques. II faut placer ici les nombreuses explorations dans l’Île et sur ses côtes par les navigateurs baleiniers et sandaliers : les vexations que subirent alors les habitants expliquent leurs sanglantes représailles et ont inauguré une histoire politique souvent mouvementée. 

Et comme nous pouvons le constater, les peuples originels Kanaks ont été « découverts » par le Navigateur James Cook (homonyme de John) et donc « conquis » et « subjugués » selon le même présupposé raciste, eugéniste, génocidaire et ethnocentrique de la doctrine chrétienne de la Découverte édictée par la bulle papale Romanus Pontifex du 8 Janvier 1455 d’abord ; qui autorisa la conquête et le génocide du monde non-chrétien, par Christophe Colomb en 1492 sur ordre divin (des hommes en jupe). La bulle papale Inter Caetera du Pape Alexandre Borgia VI du 4 Mai 1493, prédisposant des territoires à découvrir = conquérir par la subjugation, c’est à dire, par la conversion au christianisme par le baptême, ou la mort ; « … Nous, [pape Alexandre VI], de notre plein accord, pas à votre requête ni la requête de quiconque d’autre à votre égard, mais de par notre seule largesse et certaine connaissance et de par la plénitude de notre pouvoir apostolique, par l’autorité de Dieu tout puissant qui nous est transmise par Pierre et le vicaire de Jésus Christ, que nous détenons sur terre, déclarons par la présente, que toutes îles trouvées par vos envoyés et vos capitaines, vous soient attribuées à vous vos héritiers et successeurs, rois de Castille et de Léon, pour toujours, avec l’ensemble des dominions/colonies, villes, camps, places et villages et tous droits, juridictions et appartenances de toutes îles et territoires trouvés ou à trouver, découverts ou à découvrir vers l’Ouest et le Sud, en traçant et en établissant une ligne allant du pôle arctique, ci-après nommé le Nord au pôle sud ci-après nommé le Sud, sans se soucier si les terres ou les îles découvertes ou à découvrir se situent en direction de l’Inde ou vers quelque autre quartier ; la ligne se situant à cent lieues à l’Ouest et au sud des îles des Açores et du Cap Vert. Avec cette précaution néanmoins qu’aucune de ces îles et de ces terres trouvées ou à trouver, découvertes ou à découvrir, au-delà de cette ligne vers l’Ouest et le Sud, ne soient déjà en possession d’un roi ou d’un prince chrétien au jour de la naissance du Christ notre seigneur de l’an précédent cette années de grâce 1493… [NdJBL : En analyse dans ce billet du 8 octobre 2018 ► Lundi 8 octobre 2018 on célèbre encore le Jour de la Découverte et le Jour de la Race !

La Nouvelle-Calédonie a servi à la France de colonie pénitentiaire pendant près de quatre décennies, à partir de 1864 et jusqu’en 1897.

Et il est impossible de ne pas faire mention de  la rencontre de Louise Michel sous le matricule 2182 avec le peuple Kanak, ces « nègres d’Océanie » selon le vocabulaire d’alors. Puisqu’elle a été condamnée et déportée au bagne de Nouvelle-Calédonie de 1873 à 1880.

Vocabulaire qui n’a pas vraiment évolué, puisqu’en 2018, Macron de Rothschild, a débarqué en Kanaky tel que le Roi d’Espagne ou du Portugal aurait pu le faire après 1492 dans leurs possessions du Nouveau Monde pour réaffirmer la source biblique du colonialisme de l’empire colonial français établi depuis l’an 1531 et jusqu’à ce jour en Nouvelle Calédonie, comme dans tous les DOM & TOM d’ailleurs…

Or, vous le savez, nous sommes en  mesure d’EFFONDRER LE COLONIALISME ► Maître-pilier de l’Empire pour un changement de paradigme politique & social ► Déterminer l’E.R.R.E.U.R. et la corriger et faire TOMBER cet empire faussaire, failli et totalement illégal puisqu’un empire sans terre est un empire à terre…

Aussi, soyons des petits détonateurs supplémentaires, démystifions tous les mythos, les dogmes et les doctrines pour nous émanciper de la malfaisance régnante ;

Soyons « Le Caillou » dans la chaussure de l’empire colonial français pour le stopper net.

Car nous sommes de plus en plus nombreux à penser et à affirmer que l’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur Terre.

Mais entendons-nous bien ; ce n’est pas pour recréer un État-nation Kanak !

Il est souvent dit que l’État-nation se préoccupe de la destinée des gens du commun. Ceci est faux. Il est plutôt le gouverneur national du système capitaliste mondial, un vassal de la modernité capitaliste qui est plus intriqué dans les structures dominantes du capital que nous ne tendons à le dire généralement : c’est une colonie du capital et ce indépendamment du nationalisme avec lequel il se présente, il sert de la même manière les processus capitalistes d’exploitation. Il n’y a aucune autre explication pour la redistribution des plus horribles des guerres menées par la modernité capitaliste. Ainsi donc, par là-même, l’État-nation n’est pas avec les peuples, il est au contraire un ennemi des peuples !”

~ Abbdullah Öcalan ~

Il est dit que l’histoire des peuples qui ont une histoire est l’histoire de la lutte des classes. On pourrait dire avec au moins tout autant de véracité que l’histoire des peuples sans histoire est une histoire de leur lutte contre l’État.

Pierre Clastres tirée de La société contre l’État (1974)

La solution est HORS ÉTAT et SES INSTITUTIONS, et notre réflexion doit porter sur l’association libre volontaire comme solution politique ;

L’objectif : donner le contrôle à la base, pour que les décisions soient prises par toutes et tous afin que les choix politiques soient réellement faits dans l’intérêt général. Ce système politique c’est la démocratie directe. Loin de toute conception référendaire qui suppose l’existence d’une minorité politique en place qui « consulte » la base, il s’agirait de généraliser l’assemblée générale souveraine à tous les secteurs : usines, bureaux, écoles, agriculture, quartiers, communes. Si la démocratie directe, pour être au plus près des besoins humains réels, s’exerce naturellement et spontanément à l’échelle locale, le champ économique comme le champ politique aurait ensuite leur propre logique fédérative : de la commune vers la région, de la région vers la « nation » puis vers l’international. Chaque passage d’un niveau à l’autre s’effectue du bas vers le haut à l’aide de mandaté-e-s révocables à tout moment. C’est ce mécanisme, le fédéralisme libertaire, qui rend l’autogestion généralisable à une très large échelle géographique. Ainsi la fédération des communes libres est l’alternative aux prétentions organisatrices de l’État qui, rouge, rose, bleu ou vert a toujours été et sera toujours l’outil de domination d’une minorité privilégiée. La démocratie représentative est incapable de servir l’intérêt général précisément parce que ses élus, étant irrévocables pendant leur mandat, constituent une classe sociale à part entière, particulièrement consciente de ses intérêts. Privilégié-e-s politiques, ils ne peuvent qu’avoir des rapports d’entente plus ou moins formels avec les privilégié-e-s économiques: les patrons et notamment les plus gros et les plus influents d’entre-eux. Mais encore, la compétition pour l’accès aux postes de pouvoir rend les pratiques immorales indispensables pour qui veut gagner une élection.

Sur le plan économique, pour nous, la seule façon de garantir une véritable propriété collective des moyens de production c’est l’autogestion. Il n’y a pas de véritable propriété collective si les travailleurs et travailleuses ne décident pas eux-mêmes ce qu’il faut produire et comment le produire. En dernier ressort, être propriétaire de quelque-chose c’est décider souverainement de l’usage que l’on fait de cette chose. La propriété étatique des moyens de production telle qu’elle est défendue par le marxisme, ne consiste donc qu’à transmettre le pouvoir de décision économique à une nouvelle minorité : l’État. Extrait issu de Société contre l’État : Réflexion sur l’association libre volontaire comme solution politique

Lectures complémentaires pour atteindre cet objectif ;

Manifeste pour la société des sociétés, Résistance 71 octobre 2017, annoté en mai 2018

L’Art de ne pas être gouverné – Une histoire anarchiste des hauts-plateaux d’Asie du Sud-Est, 2009 ► Nouvelle version PDF N° 72 de 60 pages  du livre “The Art of Not Being Governed, an Anarchist History of Upland Southeast Asia” de James C Scott, 2009

Contre le grain – Une histoire profonde des premiers États, 2017 – Extraits du livre “Against the Grain, a Deep History of the Earliest States” dans une nouvelle version PDF N° 76 de 76 pages

Lecture indispensable pour comprendre ce contre quoi lutte la Kanaky, à savoir la doctrine chrétienne de la Découverte, fondement de tout empire colonial ;

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte, de Steven Newcomb

Résistance au Fléau de l’HumanitéSolutions anti-coloniales pour une décolonisation de l’empire ou La Grande Loi du Changement par le Pr. Taiaiake Alfred

Toutes les autres versions PDF que j’ai réalisées, 77, dans cette page spéciale de mon blogLES PDF DE JBL1960

Infos complémentaires ;

Macron va rendre l’acte de possession de la Nouvelle-Calédonie

Nouvelle-Calédonie ; INFO 03/05/2018 ; INFO 06/05/2018 ; VIDÉO DIEUDONNÉ MACRON EN KANAKY

JBL1960

Lundi 8 octobre 2018 on célèbre encore le Jour de la Découverte et le Jour de la Race !

Hé les colons de papier de la planète ;

La fête est finie !

Ce lundi 8 octobre 2018 le nouveau peuple élu du nouveau monde rendra grâce à Dieu, et à Christophe Colomb pour lui avoir donné la force et le courage d’avoir tué l’indigène pour sauver l’Homme blanc… et de surcroit chrétien !

C’est en fait tout l’Empire anglo-américano-christo-sioniste qui s’apprête à réaffirmer sa domination sur tous les peuples originels mais également sa propre soumission à la Doctrine chrétienne de la découverte qui démontre que non seulement la xénophobie américaine, à l’œuvre aujourd’hui, est une force en provenance de l’origine coloniale mais également que la source biblique du colonialisme est à la manœuvre, hier comme aujourd’hui là-bas, comme ici, en France, pour en un mot = Anéantir tout ce qui ne rampera pas à leurs pieds comme des chiens

Alors que l’Empire peut être défait, légalement et être forcé à restituer les terres volées et pillées depuis 1492. Nous pouvons aider les Nations Natives ou Premières de tous les continents à retirer le tapis de dessous les pieds d’argile du colosse usurpateur et d’un coup sec et donc FAIRE TOMBER L’EMPIRE sans armes, ni haine, ni violence et ça nous changera !

Extraits de la bulle Romanus Pontifex du pape Nicolas V du 8 Janvier 1455 autorisant la conquête et le génocide du monde non-chrétien, par Christophe Colomb, sur ordre divin :

“… Ainsi après avoir pesé toutes les conséquences avec la méditation qui se doit et après avoir noté que nous avons donné par missives antérieures la faculté ample et simple au roi Alphonse d’envahir, de rechercher, de capturer, de vaincre et de subjuguer tous Sarrasins et païens que ce soient et tout autre ennemi du Christ où qu’il soit et les royaumes et duchés et principautés et colonies et possessions et tous biens mobiles ou immobiles en leur possession ainsi que de réduire leurs personnes en esclavage perpétuel et d’appliquer et de s’approprier pour lui-même, ses héritiers et successeurs lesdits royaumes, duchés, principautés, colonies, possessions et biens et de les convertir en ses biens et profits et qu’en ayant sécurisé cette faculté, ledit roi Alphonse ou par son autorité, l’Infante susnommée, ont acquis justement et légalement et possèdent et ont fait l’acquisition ces îles, terres, ports et mers et que ceux-ci appartiennent de plein droit au dit roi Alphonse et ses héritiers et successeurs…”

Extraits de la bulle Inter Caetera du pape Alexandre {Borgia} VI du 4 Mai 1493 :

« … Nous, [pape Alexandre VI], de notre plein accord, pas à votre requête ni la requête de quiconque d’autre à votre égard, mais de par notre seule largesse et certaine connaissance et de par la plénitude de notre pouvoir apostolique, par l’autorité de Dieu tout puissant qui nous est transmise par Pierre et le vicaire de Jésus Christ, que nous détenons sur terre, déclarons par la présente, que toutes îles trouvées par vos envoyés et vos capitaines, vous soient attribuées à vous vos héritiers et successeurs, rois de Castille et de Léon, pour toujours, avec l’ensemble des dominions/colonies, villes, camps, places et villages et tous droits, juridictions et appartenances de toutes îles et territoires trouvés ou à trouver, découverts ou à découvrir vers l’Ouest et le Sud, en traçant et en établissant une ligne allant du pôle arctique, ci-après nommé le Nord au pôle sud ci-après nommé le Sud, sans se soucier si les terres ou les îles découvertes ou à découvrir se situent en direction de l’Inde ou vers quelque autre quartier ; la ligne se situant à cent lieues à l’Ouest et au sud des îles des Açores et du Cap Vert. Avec cette précaution néanmoins qu’aucune de ces îles et de ces terres trouvées ou à trouver, découvertes ou à découvrir, au-delà de cette ligne vers l’Ouest et le Sud, ne soient déjà en possession d’un roi ou d’un prince chrétien au jour de la naissance du Christ notre seigneur de l’an précédent cette années de grâce 1493……
De plus, quiconque de quelque rang que ce soit, même royal ou impérial, contreviendrait à l’interdiction de se rendre sur ces terres trouvées ou à trouver, découvertes ou à découvrir, sans permission spéciale de votre part ou de vos héritiers et successeurs, pour y faire commerce ou pour toute autre raison que ce soit, se verrait excommunié late sententie ipso facto… »

En analyse dans ce billet ; Les Bulles de la Discorde

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C’est pourquoi l’Espagne et toute l’Amérique du Sud célèbreront aussi le Día de la Raza ce 8 octobre 2018, le Portugal lui le célèbrant le 10 juin de chaque année…

Mais nous pouvons dès demain, décider ensemble, peuples originels, non-indigènes, colons de papier, et qui que ce soit sur cette Terre, de rompre avec ce cycle mortifère, eugéniste, génocidaire et ethnocidaire  instauré par les hommes en jupe ;

  1. En refusant tout simplement de ne plus jamais commémorer la domination d’une minorité au motif qu’aucune personne indigène traditionnelle ou nation ne devaient être autorisées à survivre en dehors de la chrétienté et de sa nation « blanche ».
  2. En enclenchant un nouveau paradigme sans dieux, ni maitres, sans armes ni haine ni violence, NOUS, les peuples occidentaux, émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout et main dans la main, avec les peuples originels de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la Société des sociétés sur Terre.

Entendons-nous bien ; Personne devant, personne derrière, personne au-dessus et donc logiquement personne en-dessous = TOUS sur une même ligne, côte à côte…

Nous pouvons décider dès maintenant TOUS, de nous coordonner POUR appeler à la formation d’un RÉSEAU DE RÉSISTANCE & DE RÉBELLION INTERNATIONAL CONTRE la société marchande parce qu’UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE

Tout ce qu’il y a à faire ; C’est d’éclairer, de nos petites flammes intérieures, la voie qui est déjà là… Depuis des millénaires pour éteindre la lumière du N.O.M. !

Ce lundi 8 octobre 2018 disons NON ! YA BASTA ! ÇA SUFFIT !

Faisons de ce Jour de la honte, de l’extinction, de la survie, de l’invasion, le point de départ, le temps zéro, d’une prise de conscience politique collective.

JBL1960

Dans cette page de mon blog, toutes les versions (77) PDF que j’ai réalisées à lire, télécharger et/ou s’imprimer gratuitement pour exploser les dogmes, les doctrines et tous les mythos qui prévalent, sur nos vies, depuis au moins 2500 ans…

RÉSISTANCE AU COLONIALISME !

Une invitation au partage anti-« jour de Colomb » (Mohawk Nation News)

Réunion à Ohswekon en territoire des 6 nations les 19-23 Nov 2018

Tout le monde est bienvenu !

Mohawk Nation News | 4 octobre 2018 | URL de l’article ► http://mohawknationnews.com/blog/2018/10/04/gathering-6-nations-ohswekon-nov-19-23-2018/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Venez tous, familles, relations, amis, alliés, venez dans les bras tendus de notre famille. Nous utiliserons nos voix, ie-kwa-nikon-ra-ien-ta-neh, de façon à ce que nous œuvrions toujours de concert pour notre survie. te-tia-to-ret, nous apprendrons et comprendrons nos vieilles paroles.

Votre participation fera l’agenda. Rassemblons-nous pour comprendre la voie de kanon’shonnni’onwe. Venez avec des questions, demandez à comprendre et faites des commentaires. Chacun d’entre nous tous sait quelque chose à partager. Nous le ferons pour tous nos enfants et le futur d’onkwehonweh (les habitants de l’Île de la Grande Tortue). Venez et discutez d’otiokwanhoksta, le Cercle de la Famille, qui est rotinonshonni (la confédération iroquoise) et de nos relations.

Tout le monde est bienvenu à venir et à partager  ► kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix.

LOGEMENT :

The Bear’s Inn, 1979 4th Line, ohsweken ont. NOA IMO, 519-443-4133 half mile east Chiefswood Road. https://thebearsinn.com/contact-us.php

Mohawk Motel, 769 Colborne, Brantford Ont. N35 352, near Woodland Cultural Center. “Best bang for your buck” 1-519-753-8621 mohawkmotel@outlook.com

Sherwood Motel, 797 Colborne East, Brantford N3S 3S3 519-756-5261   info@sherwoodmotel.ca.

Galaxy Motel 950 Colborne St, Brantford, ON N3S 3T5 Ont. (519) 304-6552 https://www.yellowpages.ca/bus/Ontario/Brantford/Galaxy-Motel/101135337.html

Days Inn, 460 Wynham Drive, Brantford, 1-519-759-2700

Grand Motel, 780 Colborne, Brantford 1-519-756-4004

Nous avons toujours la possibilité, d’où-nous sommes, de nous mutualiser afin de répondre à cet appel et d’internationaliser la résistance dans cet ici et maintenant !

Résister c’est créer ► Créer c’est résister !

Jo Busta Lally