Tous les articles par jo Busta Lally

55 ans depuis le 14 novembre dernier. Superflue notoire, j'essaie de pouvoir me regarder dans une glace droit dans les yeux, couleur bleu marine. Je travaille à un changement de paradigme et cela me prend tout mon temps.

Du Chiapas zapatiste, aux Gilets Jaunes, en passant par le Rojava…

3RI et Société des sociétés

Unification de la rébellion contre le système étatico-capitaliste

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Version PDF (N° 86 de 15 pages) du 3RI et Société des sociétés ; Du Chiapas zapatiste aux Gilets Jaunes en passant par le Rojava

Conférence de Jérôme Baschet à Montpellier sur le Chiapas zapatiste, mai 2017 : Vidéo, durée, 54 minutes

La Rébellion zapatiste

dimanche 3 février 2019, par Ernest London

Jérôme Baschet

URL Source ► Résistance 71 du 14 février 2019

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Suite logique de ce billet d’hier ► Solidarité des Gilets Jaunes de Commercy (Meuse – France) avec la révolution au Rojava (Vidéo) et je rajoute mon grain de sel…

Et à la veille de l’Acte XIV du Mouvement des Gilets Jaunes ce samedi 16 février 2018, 3 mois presque jour pour jour, après ce 17 novembre 2018, Instant T, Moment 0 d’ une prise de conscience politique, collective, qui s’est mise en marche et en s’habillant d’un Gilet Jaune. Comme on allume sa propre petite flamme, sa petite lumière intérieure, comme le témoin lumineux d’un petit déclic.

L’évènement déclencheur de cette prise de conscience politique, en France, a, sans nul doute, été l’imposition par la force, par la taxation à outrance et totalement injustifiée, de la Transition Énergétique qui prend appui sur la seule Théorie du Réchauffement Climatique Anthropique et promue uniquement par les « scientifiques » du GIEC qui ne supportent aucune contestation possible, ni n’envisagent d’autre piste, comme la Théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole.

Dénonçant  depuis fort longtemps, de manière argumentée et documentée, l’arnaque de la Transition Énergétique au N.O.M. du Réchauffement Climatique Anthropique comme une véritable pompe à fric climatique, ce fut, pour beaucoup, la goutte d’essence qui fit déborder le réservoir…

Dès ce moment, un mouvement profond, puissant, large est remonté des entrailles de la Terre nourricière ; des campagnes, des petites villes et villages, de ces lieux-dits, de ces territoires oubliés une prise de conscience politique a jailli et nous espérons, qu’à terme, elle sera en capacité de faire triompher l’humanité pour son émancipation réalisée dans la fin du rapport dominant / dominé ; La fin de la division politique factice de la société qui nous a été imposée depuis des millénaires mais que nous pensons tout à fait réversible. Et comme je l’expliquais en détail dans ce billet en français ; En France l’espoir s’habille en Gilet Jaune et en anglais ; In France, our hope wears a yellow vest or when Hope dresses in yellow.

Et que tous les Biens-Zélés de tous bords, larbins des larbins, qui ne rêvent que de monter, quand nous préférons descendre, en bas à gauche, côté cœur, rêvent d’éteindre…

S’évertuant à nous diviser pour mieux régner en affirmant que ce mouvement DOIT cesser pour permettre aux françaises et aux français de reprendre le cours de leur vie d’esclave afin de recommencer à consommer normalement, à obéir, à se soumettre et en silence…

Terrifiés, TOUS, à l’idée que nous découvrions que nous pouvons nous gouverner nous-mêmes…

Car assurément, et de plus en plus nombreux, nous comprenons que si nous nous organisons, nous, la minorité et cela représente 10 à 15% de la population mondiale, nous n’avons nul besoin d’EUX, de ce 0.00001% qui nous broie, nous exploite, nous extermine, tout simplement parce que pour ÊTRE ils doivent tout AVOIR et posséder, nous compris…

Alors que, ce que la plupart d’entre nous avons intégré est qu’il nous suffit d’être et non d’avoir pour vivre, et non plus survivre et dans le même esprit que le Congrès National Indigène, en tant que Maison de Tous les Peuples, l’avait défini comme principes qui configurent l’étique de leur lutte et dans laquelle tiennent tous les peuples originaires du pays, ces principes auxquels se réfèrent le Conseil Indigène de Gouvernement sont :

Obéir et non commander

Représenter et non supplanter

Servir et non se servir

Convaincre et non vaincre

Descendre et non monter

Proposer et non imposer

Construire et non détruire

Tout le contraire, en France, du gouvernement Philippe sous l’impulsion du Président Macron. Et alors qu’il ne tient qu’à notre union, notre réflexion, notre organisation et nos actions directes et efficaces hors État et ses institutions afin qu’émergent les associations/communes libres, volontaires et autogérées.

Des Assemblées des assemblées ► Pour la Commune des communes…

Du Chiapas zapatiste aux Gilets Jaunes en passant par le Rojava et au-delà…

JBL1960

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Solidarité des Gilets Jaunes de Commercy (Meuse – France) avec la révolution au Rojava (Vidéo) et je rajoute mon grain de sel…

Suite logique de mon billet d’hier ► Reprise : Contre la mal-vivre… Quand la Meuse se soulève (Revue-Ballast, 11/02/2019)

Dans l’Esprit / Spirit / Geist de l’appel des Zapatistes à la formation d’un Réseau de Résistance et de Rébellion International ou 3RI

Mutualisons les mouvements d’émancipation des territoires Mohawks, du Chiapas, en France vers le Rojava et au-delà !

Mon dossier sur le Rojava

Et de poivre !

Car TOUS les pouvoirs OPPRESSEURS en place, ici en France sous l’impulsion de la marionnette Macron,  manœuvrent pour refermer les grilles totalitaires du NOM sur la tronche de TOUS les peuples OPPRIMÉS de la Terre !

Chacun dans son style selon le pays visé, comme au Venezuela ! ICI

Et/ou en Syrie, ou les USA se servent des forces françaises comme d’un bouclier

Et gardons en tête que ceux qui tirent les ficelles sont les Banksters de La City de Londres ; Au cœur de l’Empire donc ;

C’est pourquoi, le plus sûr moyen de faire tomber l’Empire colonialiste et ce par quoi il arrive toujours ; l’État reste la grève générale illimitée, expropriatrice et auto-gestionnaire. Et elle peut commencer toute de suite, maintenant, partout avec la grève générale de la consommation…

Nous voici rendus à un point où il est nécessaire d’inverser le rapport de force. D’agir et de frapper au cœur du système, où aucune compagnie de CRS ne saurait intervenir… La solidarité née dans les manifs et sur les ronds-points ne s’éteindra pas dans le cœur de ceux qui l’ont vécue. Ces collectifs d’entraide demeureront bien après que les actuelles structures aient fini de voler en éclats. L’initiative d’une grève générale illimitée est une excellente évolution à soutenir. Pour ceux dans l’impossibilité de supporter cet effort, la grève du zèle ou la désobéissance civile, sous quelque occasion que celle-ci se présente, sont des initiatives pertinentes. Afin d’être la plus efficace possible, cette grève devrait s’accompagner d’un arrêt à durée indéterminée de toute consommation superflue. Mais la meilleure alliée du mouvement dans le temps sera sans doute sa capacité d’entraide, et son ouverture à l’autre, condition de sa permanente inventivité. INVERSIONZénon le 5 février 2019

Très clairement ;

Il n’y a aucune obligation à se laisser arrêter après un acte de désobéissance civile. Continuer à éviter le système et la prison, est un acte continue de désobéissance civile et de contestation. Howard Zinn, dans son livre « Disobedience and Democracry »

Surtout si cela ce fait à grande échelle car tout État est impuissant à arrêter simultanément et à maintenir en détention 2 ou 3 millions de personnes…

Les institutions en ont parfaitement conscience, c’est pour cela que la mission de l’oligarchie régnante, sa mission PRINCIPALE même est de nous maintenir divisés !

Elle dépense même des milliards pour ce faire depuis des siècles, c’est même la condition sine qua non de sa survie et elle y parvient, depuis des siècles… Jusqu’à quand y parviendra-t-elle ?

Là est la question !

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Nos désirs font désordre

Cerveaux Non Disponibles | 11 février 2019 | URL de l’article source ► https://paris-luttes.info/nos-desirs-font-desordres-11651?lang=fr VIA Résistance 71

Il n’y a qu’une chose que les puissants ne supportent pas : ne pas pouvoir tout contrôler. Soyons donc incontrôlables.

Avouons-le : l’acte 13 nous a agréablement surpris et rassuré dans l’avenir du mouvement. En plus de leur détermination, nous savons désormais que les Gilets Jaunes sont en grande partie opposés à jouer le jeu de rassemblement déclaré et encadré.

À Paris, si la plupart des GJ se sont rassemblés sur le lieu de l’unique manifestation déclarée, c’était surtout dans l’optique d’être avec le plus de monde possible, pour rapidement se détourner du parcours prévu par la préfecture. Non pas pour tout casser mais pour reprendre le contrôle de notre mouvement. Pour se retrouver entre nous et décider de façon autonome et collective des actions à mener. Chose devenue impossible dans une manifestation totalement encadrée par la police et par un service d’ordre.

C’est en début d’après midi qu’une dizaine de manifestants initie le mouvement d’une manif sauvage. Passé les quelques secondes d’hésitation, des centaines de GJ se sont engouffrés dans la petite rue en criant « Grève, blocage, manif sauvage ». À notre grande surprise, la quasi-totalité du cortège décide alors de suivre la sauvage. Pendant plus d’une heure, la manif sauvage se retrouve totalement libérée de toute police ou service d’ordre. Les médias et le pouvoir retiendront les voitures brûlées et les vitres cassées de banques/assurances. Mais la puissance du moment était ailleurs, au delà.

Sans trop comprendre comment/pourquoi (le charme de l’auto gestion), le cortège sauvage s’est finalement retrouvé sur le tracé de fin de manif déclarée. Forcément, les forces de l’ordre ont alors pu reprendre en partie le contrôle de la situation.

Mais l’essentiel est ailleurs. L’esprit de révolte, de subversion et d’insoumission a traversé cette journée. Et reste bien dans l’ADN du mouvement (il l’était dès les premiers actes d’ailleurs).

Pour les partisans de manif déclarée, on remarquera que le drame de la main arrachée par la grenade de désencerclement a eu lieu pendant la partie « déclarée » de la manif parisienne. Jouer le jeu du pouvoir ne protège donc en rien les manifestants. Au contraire.

Désormais, la question est de savoir comment prolonger et dynamiser cet esprit subversif : comment ne pas l’enfermer dans un rituel hebdomadaire, comment le massifier et comment le rendre dangereux pour le pouvoir.

Nous n’avons pas la réponse. Mais nous savons que cela passe par une conquête de liberté, par un refus de canaliser notre colère dans les règles imposées par un pouvoir qui nous méprise et nous meurtrit. Cela passe aussi par l’occupation, même temporaire, des espaces de vie des puissants : faire de leurs rues, de leurs commerces, de leurs voitures, des espaces de reconquête et de lutte. Pour le reste, tout est à écrire. Et la détermination du mouvement, alliée à son ingéniosité, ne peut que déboucher sur des actions surprenantes et offensives.

Il n’y a qu’une chose que les puissants ne supportent pas : ne pas pouvoir tout contrôler. Soyons donc incontrôlables.

Cerveaux Non Disponibles

Mais la réponse est en chacun de NOUS !

Solution politique pour demain : Un exemple de commune fondée sur les associations libres…

germinal

Germinal de la Sierra ville anarchiste

Colonne Kropotkine  |   Espagne, libertaire

Note de Résistance 71 : Nous tenons à préciser que cette description correspond à une expérience espagnole qui a réellement eut lieu dans les années 1930. Ceci néanmoins n’est qu’un exemple de ce qui peut se faire collectivement et n’est en rien un modèle à suivre à la lettre, mais une expérience qui peut être adaptée à notre vie plus moderne. L’argent et le salariat ayant été abolis, nous sommes en présence d’un modèle communal tel que le préconisait Pierre Kropotkine. Tout modèle se doit d’être adaptable et flexible pour être viable.

Le numérotage correspond à celui de la carte sur la photo du dessus.

Nous voulons avec cette carte que ton esprit cesse de penser pour un moment au système où nous vivons et entame ainsi avec nous un beau voyage vers cette petite ville anarchiste appelée Germinal de la Sierra. Cette commune libre se forme après avoir fait triompher la Révolution Sociale, menée à bien par le peuple contre l’État, avec toute sa logique. Nous voulons dire que l’émancipation populaire n’est pas arrivée au moyen de la violence, bien qu’il y eut des cas où on est arrivé à la confrontation directe avec la bourgeoisie et ses défenseurs (policier, armée, église, etc….), qui n’ont pas voulu restituer les biens et les terres qu’ils ont volés, et qu’ont sués avec sang et larmes un millier de travailleurs ; cette émancipation n’a eu lieu que parce que le peuple est enfin  préparé, conscientisé et instruit pour mener à bien une nouvelle vie dans laquelle règne la plus haute expression de l’ordre naturel des choses: l’Anarchie. Nous nous fonderons sur le fonctionnement de Germinal de la Sierra, composé  de 5.000 habitants et où on a proclamé le Communisme Libertaire.

Les principes de cette ville sont la solidarité, l’appui mutuel, l’égalité et le respect.

Dans Germinal de la Sierra l’argent a été aboli. Ses habitants ont tous les mêmes droits et les mêmes devoirs, on travaille selon ses forces et on reçoit selon ses besoins. La propriété privée et tout privilège ont été abolis. Nous sommes tous des êtres humains qui ont le droit de jouir de la vie. Nous voulons souligner que les habitants de cette ville sont anarchistes, c’est-à-dire préparées à aimer leurs tâches quotidiennes et sont conscients que tout est pour le bien commun. Toutes les décisions sur le fonctionnement de la commune sont prises en assemblée et chaque habitant depuis sa branche d’activité.

Après avoir lu ce prologue, parcourons Germinal de la Sierra ► Dans ce billet du 21 juillet 2016, en analyse ► Un futur si simple

Replaçons le pouvoir là où il n’aurait jamais dû sortir : en NOUS ; En tous les peuples de la diversité des sociétés planétaires s’unifiant pour que chacun ait ses besoins satisfaits selon sa capacité, sachant donner et recevoir dans le respect de l’autre.

Et à tout ceux qui espèrent, qui doutent aussi et c’est bien normal, constatant que la masse des moutons est prête à sacrifier sa liberté, déjà moribonde, pour plus de « protection de l’État » que nous savons pourtant illusoire.

La majorité n’est pas à convaincre ; Elle suit ;

Nous reste à organiser la minorité (10 à 15% de la population mondiale) en associations libres œuvrant solidairement, lorsqu’une société organique parallèle fonctionnera (et l’exemple cité plus haut nous le prouve), la masse suivra, comme elle suit le Système institutionnalisé actuellement ;

Cette masse qui va toujours dans le sens du meilleur courant comme un banc de poissons s’éveillera d’elle-même ensuite, à n’en pas douter, car jamais ici ou ailleurs nous ne reproduirons les erreurs monstrueuses du passé…

 

JBL1960

Reprise : Contre la mal-vivre… Quand la Meuse se soulève (Revue-Ballast, 11/02/2019)

Gilets Jaunes CONTRE l’État

Contre la mal-vivre… Quand la Meuse se soulève

☰ Par Djibril Maïga et Elias Boisjean | 11 février 2019 | URL de l’article source ► https://www.revue-ballast.fr/contre-le-mal-vivre-quand-la-meuse-se-souleve/

VERSION PDF À IMPRIMER proposée par la Revue-Ballast ► https://www.revue-ballast.fr/contre-le-mal-vivre-quand-la-meuse-se-souleve/?pdf=44132

Republié par Résistance 71 le 13 février 2019

C’est l’une des deux sous-préfectures de la Meuse : Commercy, moins de 6 000 habitants. Un territoire de la « diagonale des faibles densités » frappé par l’effondrement industriel ; un taux de chômage à 24,5 %. En deux mois à peine, la petite commune lorraine s’est imposée comme un point incontournable du soulèvement national des gilets jaunes : forts d’une assemblée quotidienne, les Lorrains boudent le « grand débat » macronien pour mieux louer la démocratie directe, sans représentants ni leaders. Des messages de soutien leur arrivent sans tarder du Chiapas et du Rojava. Une Assemblée des assemblées (ou « Commune des communes ») s’est tenue les 26 et 27 janvier derniers, à leur appel, rassemblant 75 délégations de toute la France. L’horizon ? Abolir les inégalités, partager les richesses et donner le pouvoir au peuple. Nous sommes allés à leur rencontre.

La brume encombre les plaines que les fenêtres du car déroulent. L’horloge indique 9 h 30. Un des passagers, un certain Victor, se jette dans la discussion qui va s’improvisant : « La plupart des organisations de gauche ont repris toutes les calomnies sur les gilets jaunes, justifiant quasiment la répression, ou bien ont dit qu’elles n’avaient rien à voir avec ça, que ce n’était pas une lutte de la classe ouvrière… Des puristes ! » Brun, trapu, volubile, la trentaine ; il se présente à nous comme sympathisant trotskyste. Un autre passager rebondit : « C’est une faillite intellectuelle de l’extrême gauche. Parce que ce mouvement est de l’ordre du white trash1, et les militants d’extrême gauche en sont socialement très loin. Il y a beaucoup de mépris. Il y a une déconnexion totale avec la réalité sociale. » Le véhicule stationne aux abords de la gare de Commercy ; le froid nous saisit, la neige n’a tenu que sur les toits. Les gilets jaunes, venus des quatre coins du pays — Sète, Lorient, Nice, apercevons-nous ici et là sur les chasubles fluorescentes —, convergent en direction de la navette qui nous conduira à Sorcy-Saint-Martin : c’est là, à moins de huit kilomètres de la sous-préfecture, que se déroulera l’Assemblée des assemblées. Les autochtones s’affairent, visiblement surpris par l’afflux. Il faut dire que personne, ou presque, ne connaissait le nom de Commercy il y a deux mois de cela…

« Il y a beaucoup de mépris. Il y a une déconnexion totale avec la réalité sociale. »

Nous nous dirigeons vers le centre de la commune et interpellons quelques habitants au hasard du bitume : ils ignorent que se tient en ce jour ladite Assemblée. Si la plupart soutiennent le mouvement des gilets jaunes, bien que de loin, certains se montrent indifférents, pour ne pas dire sceptiques. Nous entrons dans le premier bar venu, à deux pas d’un vieux château édifié par quelque comte friand d’opéra. Un client, le tenancier ; nous prenons des cafés. Tous deux ne savent pas bien de quoi il retourne mais s’y seraient volontiers rendus s’ils ne travaillaient pas — « Qui va tenir le comptoir ? », lance l’homme debout derrière ce dernier.

Une cabane contre « le mal-vivre »

« Aujourd’hui, les zadistes, ils ne sont plus à Notre-Dame-des-Landes mais ils sont sur les ronds-points : ce sont les gilets jaunes », nous disait un prénommé Michel lors de notre passage à la ferme de la ZAD dite des « 100 noms ». L’église de Commercy poinçonne un nuage blême. Ruelles, pierres grises, volets de bois, un snack, un fleuriste, quelques panneaux « À vendre » ou « À louer ». La cabane des gilets jaunes colore tout soudain la place Charles-de-Gaulle. « Taxes », « Retraites », « ISF », « Écologie », lit-on au trait noir sur des morceaux de bois cloutés ; un drapeau tend ses trois couleurs au petit vent. De ce modeste « Chalet de la solidarité », tout de bric et de broc bâti, Commercy devint un centre d’intérêt national puis international : des messages de soutien affluèrent d’Allemagne, du Mexique, de Syrie ou de la République dominicaine. L’emplacement ne doit rien au hasard : sa centralité a valeur d’invitation à la rencontre ordinaire, et l’occupation du domaine public tient lieu de lutte, rendant en sus visibles « les invisibles » que sont, c’est là leur mot, les gilets jaunes(*).

Huit d’entre eux — quatre hommes et autant de femmes — apparaissent le 30 novembre 2018 sur nos écrans, cinq minutes durant, lisant à tour de rôle un communiqué imprimé sur une feuille A4 : « Nous avons organisé des blocages de la ville, des stations-services, et des barrages filtrants. Dans la foulée, nous avons construit une cabane sur la place centrale. Nous nous y retrouvons tous les jours. » Balayant d’un revers de main toute tentative de médiation entre le mouvement et le gouvernement (garant du « système »), les Commerciens fustigent « les représentants » pour mieux louer la seule démocratie qui soit à leurs yeux : directe et populaire. Contre « tous ceux qui se gavent », contre « les puissances de l’argent », contre « les intérêts des ultra-riches », ils appellent à ériger, partout en France, des comités populaires et des assemblées générales afin de « reprendre le pouvoir ».

« Des autocollants à prix libre raillent le Premier ministre, exhortent Macron à “dégager” et dénoncent les paradis fiscaux. »

Des gilets jaunes nous prennent à bord de leur véhicule, direction l’Assemblée. L’hiver déplie la campagne de ses doigts maigres ; arbres, champs, un cygne rompt un instant la rudesse des lieux. Le parking de Sorcy-Saint-Martin, signalé par une planche posée sur une cagette, est bondé ; on entend râler. 200 personnes, à vue de nez, se trouvent déjà sur place — il n’est pas midi. Ça s’agite, se croise, se rencontre, se salue, se reconnaît, se découvre : les langues se délient sans le bois dont on fait la scène politique. Nous pénétrons dans la salle des fêtes. Une carte de France est affichée, conviant à marquer d’une punaise la commune d’où l’on vient — le pays se voit constellé de points, exception faite du Sud-Ouest. Des tracts, disposés sur une table, rappellent la « méthode pour une assemblée citoyenne et participative » : ce sont là les gestes en usage sur les occupations de place, de la Puerta del Sol à Nuit Debout. Des autocollants à prix libre raillent le Premier ministre, exhortent Macron à « dégager » et dénoncent les paradis fiscaux. Un ouvrage sur la révolution du Rojava est également proposé à la vente.

Steven, l’une des figures du Commercy réfractaire, nous dit : « Pour l’organisation de l’Assemblée des assemblées, aucune personne n’a pris de décision en disant “Moi je vais faire ça”. On a débattu et décidé au sein de notre assemblée. » Transport, accueil, point presse, cantine à prix libre (La Marmijotte), garderie : tout a été structuré en amont — plus de 250 gilets jaunes dormiront ce soir chez l’habitant. Nous apercevons des journalistes de l’AFP, de LCI, de Libération, de la chaîne RT ou du Monde. Des indépendants, aussi. Et l’« automédia » des gilets jaunes. Deux porte-parole font face, du mieux qu’ils peuvent, au roulement des questions.

Une famille en construction

Si la critique des leaders est largement partagée par les gilets jaunes réunis ce jour, il est un mot qui semble fédérer les citoyens mobilisés depuis le mois de novembre : « famille ». Celui-là même que Jérôme Rodrigues, mutilé à Paris par les troupes du gouvernement Macron lors de l’acte XI, ne cesse d’employer dans les messages qu’il adresse au mouvement. « On a fait Noël à la cabane. Moi je suis passé pour l’apéro, et après je suis rentré en famille, mais beaucoup sont restés ensemble. C’est des personnes qui n’avaient pas forcément de famille, ou qui voulaient simplement rester ensemble. C’est magnifique », nous raconte John, un boxeur amateur aux traits émaciés.

« Rompre l’isolement structurel ; apprendre à s’écouter, donc également apprendre à se taire. »

Rompre l’isolement structurel ; apprendre à s’écouter, donc également apprendre à se taire ; élaborer des espaces où la parole peut librement se déployer, sans jugements hâtifs ni railleries. Stéphanie est assistante vétérinaire en Bretagne ; leur lutte repose à ses yeux sur quatre piliers : la justice sociale, économique, environnementale et judiciaire. « On se sentait seuls, démunis, exploités. On était isolés. On est tous dans des mouvements chacun dans notre coin et, ici, cette réunion nous a permis de prendre une température nationale. On a vu que nous n’étions pas seuls à défendre ces valeurs, et qu’elles étaient communes à tout le monde. Et ça fait plaisir ! » Renz, qui affiche une barbe touffue et une chasuble poussiéreuse sur laquelle on peut lire « RIP capitalisme », complète entre deux éclats de rire : « Ce mouvement, ce qu’il a créé, c’est un sentiment familial, une fraternité. En venant ici, on réalise que la famille s’est agrandie. On a créé des liens qui sont forts et qui, j’espère, vont durer. »

Une politique des assemblées

L’autonomie, avançait en 1993 le philosophe Cornelius Castoriadis, « c’est le projet d’une société où tous les citoyens ont une égale possibilité de participer à la législation, au gouvernement, à la juridiction et finalement à l’institution de la société2 ». Nous y voilà. Une seconde vidéo — intitulée « Deuxième appel des gilets jaunes de Commercy » et postée un mois après la précédente — est à l’origine du présent rassemblement. Sous le toit de fortune de leur cabane, les habitants mobilisés défilent alors pour convier le mouvement tout entier à venir ici afin de « rassembler les cahiers de revendications et [de] les mettre en commun », de « débattre tous ensemble des suites [du] mouvement » et de « décider d’un mode d’organisation collectif des gilets jaunes, authentiquement démocratique, issu du peuple et respectant les étapes de la délégation ». L’appel s’achève ainsi : « Ensemble, créons l’Assemblée des assemblées, la Commune des communes. C’est le sens de l’Histoire, c’est notre proposition. »

Des madeleines — la spécialité locale — et des fruits sont à disposition près de la fontaine à café. Des pâtes sont au menu ; demain, du couscous. Nous discutons, en cassant la croûte, avec un gilet jaune venu de Saillans : depuis 2014, fort d’un mouvement d’opposition à la construction d’un supermarché, ce village de la Drôme est administré par un « pouvoir citoyen » — un conseil municipal collégial, des commissions participatives, un conseil des sages et le recours au tirage au sort. Il est 13 heures ; l’Assemblée, retransmise en direct sur Internet, débute dans la salle polyvalente aux murs rose et blanc. Claude, militant antinucléaire engagé à Bure, s’empare du micro, un symbole féministe tracé au dos de son gilet : « On représente une idée, un mode de fonctionnement qu’on va essayer d’expérimenter. Donc on va être humbles. […] Il s’agit de s’engager dans un processus, si tout le monde est d’accord, un processus par le bas. […] On va pouvoir attaquer, sans plus tarder ! » La délégation de Poitiers s’avance la première, sous les applaudissements.

« Un drapeau frappé des mots “municipalisme libertaire” ornait à la mi-novembre l’un des ronds-points de la sous-préfecture. »

Chaque délégation, mandatée par sa base locale — un binôme paritaire, le plus souvent —, se présente à tour de rôle ; elles sont au nombre de 75. Les porte-parole relatent, le temps d’une à cinq minutes, leur expérience, leurs difficultés, leurs avancées. Les luttes se ressemblent, se complètent. Blocage de routes, occupations, constructions, évacuations du mois de décembre, reconstructions. Ici, un discours, largement salué, contre le sexisme et le racisme ; là, un appel à articuler les communes aux régions, via l’intercommunale et le département. L’Isère invite à la démocratie directe à échelle nationale ; Paris tance « la caste des bobos » ; l’Ardèche rappelle, acclamée, que les gilets jaunes ne sont pas les « factieux » tant vomis mais les héritiers des idéaux républicains originels ; Belfort conte sa jonction à la frontière avec les gilets jaunes suisses et allemands ; Saint-Nazaire revient sur la création de leur Maison du peuple, la première du mouvement — les applaudissements sont nourris, un poing se lève, le cri de guerre des spartiates est entonné.

Bookchin en Lorraine ?

Un drapeau frappé des mots « municipalisme libertaire » ornait à la mi-novembre l’un des ronds-points de la sous-préfecture. « Commercy ouvre la voie du municipalisme », titre quelques semaines plus tard le mensuel CQFD ; « À Commercy, des Gilets jaunes pour le “communalisme libertaire” », entérine en janvier le site Arrêt sur images ; « La Meuse sera-t-elle le prochain Rojava ? », demande même Radio Parleur à la veille de l’Assemblée des assemblées. Qu’est-ce à dire ? Si la notion résonne de longue date au sein de la tradition anarchiste, c’est au penseur étatsunien Murray Bookchin, disparu en 2006, que l’on en doit la formulation la plus aboutie. « Un peuple dont la seule fonction “politique” est d’élire des délégués n’est pas en fait un peuple du tout, c’est une masse, une agglomération de monades3. La politique, contrairement au social et à l’étatique, entraîne la recorporalisation des masses en assemblées richement articulées, pour former un corps politique dans un lieu de discours, de rationalité partagée, de libre expression et de modes de prises de décision radicalement démocratiques4 », expliquait-il. Sous l’appellation « municipalisme libertaire » — ou « communalisme » —, ce militant écologiste de formation marxiste échafauda, à partir des années 1970, une « solution de rechange5 » au capitalisme : il s’agit, afin de dissoudre l’État et d’« enlever l’économie à la bourgeoisie », de créer des communes, structurées autour d’assemblées populaires et défendues par une garde civile, puis de les fédérer entre elles jusqu’à ériger « une Internationale dynamique, solidement enracinée dans une base locale ».

Si la proposition de Bookchin n’eut guère d’écho de son vivant, le Rojava — par le truchement d’Abdullah Öcalan, cofondateur du PKK — s’en inspira pour bâtir la révolution communaliste qu’il amorça en Syrie sur fond de guerre civile. Deux jours durant, nous questionnons les gilets jaunes que nous rencontrons : l’immense majorité d’entre eux ignore tout du municipalisme libertaire. Rico, originaire de l’Ariège, nous avoue : « J’ai découvert le terme hier soir, donc je vais aller me renseigner. » Adel, agent d’une filiale privée de la SNCF en Île-de-France, nous demande de répéter le mot : « Trop technique. Impossible à faire entendre dans les banlieues. » Chantal, technicienne de laboratoire retraitée dans l’Ariège, se méfie d’ailleurs de l’importation de théories extérieures au soulèvement : « C’est aux gens d’écrire eux-mêmes les façons dont ils veulent fonctionner. On peut s’inspirer des choses qui ont été proposées, par le passé, mais surtout pas de projet de société tout fait ! Il y a eu la Commune de Paris, il y a le Chiapas, les gens ne sont pas cons : ils ont su le faire, ils sauront le refaire — même sans avoir lu les livres de Bookchin ! »

« On s’en fiche des mots, on les met en pratique ! On s’en fiche que ça soit bookchinien ou non. »

Claude insiste, soucieux du respect de la parole collective : il ne nous répond qu’en son nom propre. « Le terme “municipalisme libertaire” n’est plus employé à Commercy, on préfère parler d’assemblées populaires — ce qui revient au même. On s’en fiche des mots, on les met en pratique ! On s’en fiche que ça soit bookchinien ou non, on ne veut pas plaquer des idéologies pré-existantes sur les pratiques qu’on expérimente. » Et Steven, éducateur spécialisé, d’ajouter que 12 groupes, sur 15, ont estimé qu’il était prématuré de promouvoir le modèle bookchinien dans la commune meusoise. « Sur le papier, c’est une très belle idée, mais comme les communes ont de moins en moins de pouvoir, faut y réfléchir. Mais ça pourrait être une des suites du mouvement : prendre le pouvoir au niveau local… »

Sabrina, professeure des écoles venue de Paris, a inscrit « Quartier populaire » sur le dos de son gilet ; elle nous dit : « Certains parlent d’un moment historique : quand on voit le mot de soutien de la Commune du Rojava, ça a de la valeur pour beaucoup de gens. » Au mois de décembre 2018, une jeune femme vêtue d’une chasuble jaune proclamait en effet, filmée : « Nous nous adressons à vous en tant que Commune internationaliste depuis le Rojava, le Kurdistan de l’ouest, au nord de la Syrie. Nous suivons avec attention depuis plus d’un mois la révolte populaire qui a lieu en France. Nous avons été impressionné·e·s, aussi bien par la détermination des manifestant·e·s que par le niveau de répression policière et étatique. Nous adressons notre solidarité à toutes celles et ceux qui en font les frais. Force à vous, votre résistance est populaire jusqu’ici. » Elle était entourée d’une dizaine de militants, masqués pour certains d’entre eux — dans leur dos, une banderole affichait le visage de la combattante internationaliste britannique Anna Campbell, tombée sous les tirs de l’armée fasciste turque le 15 mars 2018. Rares sont les habitants de Commercy à avoir entendu parler du Rojava, nous précise-t-on toutefois. « On va leur adresser un message de soutien en retour, qu’on a décidé collectivement en assemblée », poursuivra Claude.

Un appel à la dignité

John nous parle de René, un retraité de sa connaissance : c’est lui qui, toujours, rappelle au groupe « qu’il y a cette urgence sociale liée à la misère ». Parole nue et crue qui « ramène à la réalité ». Et de cela, John se félicite : le risque serait grand de se perdre « dans des réflexions sur la question de la démocratie, de la Constitution ». « Il y a des gens qui crèvent la dalle, qui n’ont pas de logement. C’est cette rage qui nourrit notre engagement. Il y a beaucoup de parents isolés, de personnes au RSA. Il y a peu de travail dans le coin, et pour en trouver un, il faut une voiture. Le cercle vicieux est que si tu as pas de travail, tu peux pas avoir de voiture… » Dans la salle, le micro part à droite, puis à gauche ; certains prennent des notes, d’autres invitent à plus de silence. Les quatre prochaines heures sont dévolues à l’élaboration des « suites et [des] perspectives du mouvement » ainsi qu’à l’« organisation démocratique à toutes les échelles ». Des mots se cherchent, d’autres se trouvent. Nanterre loue la multiplication des liens avec « les syndicalistes de base » ; Saint-Nazaire met sur la table l’impérieuse nécessité qu’il y a à organiser une défense collective contre les assauts de la police ; Poitiers propose de boycotter les banques. Les échanges se succèdent, dans les applaudissements et parfois les huées ; un homme grisonnant juge bon de renforcer « la jonction avec le mouvement ouvrier » ; une jeune femme exhorte l’assistance à se mobiliser contre l’infiltration de militants d’extrême droite au sein des manifestations. Le ton monte, l’écoute reprend.

« Une jeune femme exhorte l’assistance à se mobiliser contre l’infiltration de militants d’extrême droite au sein des manifestations. »

Nous parcourons la feuille de route du week-end (les rôles y sont définis — observateurs, modérateurs, délégués, animateurs, presse — et les horaires fixés) ainsi qu’un document local préparatoire intitulé « Synthèse des revendications » : démission de Macron, dissolution de l’Assemblée nationale, réduction des élus, abolition des privilèges, relaxe des gilets jaunes, sortie de l’état d’urgence, retraite à 60 ans, transition énergétique, agriculture biologique, qualité des services publics, suppression de Parcoursup, mutualisation des médias et définanciarisation de la presse — autant de thématiques mises au pot commun comme à l’ordre du jour. « Là, on encule les mouches ! », s’impatiente une déléguée ; « Faut arrêter de se prendre la tête », objecte un homme face à l’intransigeance démocratique et horizontaliste à l’œuvre : le strict respect des mandats et la légitimité des prises de décision hantent les échanges.

La journée du dimanche accouchera d’un appel collectif, ratifié par cette première Assemblée des assemblées, pour « vivre dans la dignité » : « Partageons la richesse et pas la misère ! Finissons-en avec les inégalités sociales ! Nous exigeons l’augmentation immédiate des salaires, des minimas sociaux, des allocations et des pensions, le droit inconditionnel au logement et à la santé, à l’éducation, des services publics gratuits et pour tous. » Le texte, lu face caméra et aussitôt diffusé sur Internet, invite tout un chacun à rejoindre le mouvement et, après avoir fait sien le mot d’ordre national du soulèvement (« Macron démission ! »), conclut : « Vive le pouvoir au peuple, pour le peuple et par le peuple ! »

Le retour du peuple

Les gilets jaunes de Commercy le martèlent : ils sont « apolitiques ». Entendre, en réalité, « apartisans » — l’ordure politicienne et représentative a souillé jusqu’à l’étymologie de ce grand mot, « politique », auprès du plus grand nombre : polis, la Cité. La crainte de la récupération, de la dépossession, est partout patente. Celle du phagocytage par les partis ou les syndicats, synonymes de bureaucratie ou d’arrangements avec le pouvoir, également. Aboutir à un mouvement de militants, assure ainsi Steven, impliquerait de facto son échec. Les ronds-points et les assemblées constituent dès lors autant de lieux d’apprentissage quotidien : les gilets jaunes s’informent, se forment, débattent, apprennent au contact des uns et des autres, rentrent chez eux grandis puis élèvent à leur tour. Renz, de Saint-Nazaire, nous raconte : « On a fait un gros travail d’éducation populaire au sein du mouvement : au début, on en avait gros, c’est tout, c’est ça qui a lancé le mouvement. Là, on affine. On se demande dans quelle société on veut vivre. Et ce qui ressort de presque tout le mouvement, c’est le pouvoir au peuple. » La plasticité du mouvement, originellement présenté comme une émanation de l’extrême droite et de la « peste brune6 », est telle qu’elle poussera Éric Zemmour à déplorer la mort dudit mouvement au motif que les gilets jaunes seraient finalement trop à gauche7…

« Un peuple, construit comme majorité sociale, en opposition à une oligarchie illégitime, déconnectée et spoliatrice. »

Nous croisons à Commercy un ancien électeur du Front national passé à la France insoumise, des syndicalistes engagés à SUD et quelques anarchistes percevant là une authentique dynamique autogestionnaire bien plus qu’un spectre « rouge-brun ». Un ouvrier d’usine à la retraite nous assure voter Nicolas Dupont-Aignan et l’habitant désigné pour nous héberger ne nous cache pas ses déconcertantes sympathies royalistes. Le municipalisme libertaire tel que façonné par Bookchin garantit « l’expression la plus complète de tous les points de vue8 » au sein des assemblées, par principe interclassistes. Et Commercy n’agit pas autrement : un skinhead est accepté aux réunions… Les gilets jaunes lorrains le répètent à l’envi : il importe de se rassembler sur ce qui fait commun en passant sous silence ce qui « clive » et « exclut » — d’où, notamment, l’absence manifeste des questions identitaires et migratoires. On sait pourtant que le refoulé ne manque jamais de resurgir, et ce savoir se fait urgence dans un monde en proie aux réveils nationalistes. Un prénommé Bertrand nous glisse : « Seuls les vœux pieux savent faire consensus… » Visiblement soucieux de clarifier, une fois pour toutes, les frontières éthiques et politiques de la mobilisation des gilets jaunes, l’appel des 75 délégations né de l’Assemblée des assemblées n’en tranche pas moins : « [Macron] nous présente comme une foule haineuse fascisante et xénophobe. Mais nous, nous sommes tout le contraire : ni racistes, ni sexistes, ni homophobes, nous sommes fiers d’être ensemble avec nos différences pour construire une société solidaire. »

Le découpage parlementaire dont nous usons depuis la Révolution française, entre une gauche défavorable au veto royal et une droite partisane du pouvoir monarchique, n’apparaît plus aux yeux des gilets jaunes de Commercy comme une grille de lecture efficiente. « Prenons la querelle entre la droite et la gauche. Elle a perdu son sens. Les uns et les autres disent la même chose9 », estimait Castoriadis dans les années 1990 : les deux espaces s’étreignent, la fin de l’Histoire actée et le Marché sanctuarisé, sur les ruines du communisme international. Chantal ne nous dit pas autre chose : « Gauche et droite, c’est une place à l’Assemblée nationale, ça ne veut rien dire. » C’est bien « le peuple » — et non plus « la classe ouvrière », « le prolétariat » ou « le camp anticapitaliste » — qui s’avance, dans tous les discours, comme sujet de l’émancipation. Ce peuple, qu’un des volumes de Pierre Larousse définit comme « ceux qui peinent, qui produisent, qui paient, qui souffrent et qui meurent pour les parasites », est ici construit comme une majorité sociale (« nous ») en butte à une oligarchie, illégitime, déconnectée et spoliatrice (« eux »). Chantal poursuit : « Les gilets jaunes, c’est les exploités, les humiliés, les gens à qui on vide les poches, et pas ceux qui se les remplissent. »

Le « grand débat » poursuit sa tournée, seul en scène ; la mairie de Commercy ordonne le retrait définitif de la cabane ; Saint-Nazaire annonce, le 10 février 2019, que la seconde Assemblée des assemblées se tiendra chez eux au début du mois d’avril. Les rues, comme chaque samedi, continuent de se remplir du jaune des protestataires et du sang des mutilés. « On est fiers, car avec nos petits moyens et nos petites idées Commercy a inspiré beaucoup de gens », nous confiera Claude d’une même voix modeste. « En même temps, ça nous fait peur. On incarne quelque chose qui nous dépasse. On doit garder la tête froide et continuer. On reçoit des sollicitations de partout, on nous demande des conseils ou de l’aide, mais on n’est pas détenteurs d’un savoir que les autres n’ont pas… On est en pleine expérience. La tâche devant nous est immense. Quoi qu’il arrive, même si le mouvement s’éteint, l’émotion qu’on a à vivre tout ça laissera des traces. »

(*)C’est en tant qu’Invisible que j’ai contactée les Comp@s de Commercy dans la Meuse, signant parfois mes billets de blog d’un « l’invisible JBL » et pour la toute première fois, d’ailleurs, dès l’ouverture de ce blog avec ce billet ► Dimanche de VOTATION ? NON MERCI… Qui m’a été inspiré par Grisebouille grâce à qui j’ai osée sauter le pas et créer ce blog, pour me spécialiser très rapidement dans la réalisation de PDFs politiques (85 à ce jour) qui sont tous en lecture, téléchargement et/ou impression gratos, car « tant qu’il y aura de l’argent, il n’y en aura jamais assez pour tout le monde » aussi créons une société des sociétés, un monde dans le monde SANS ARGENT, CONTRE le TRAVAIL et ses LOIS ; HORS ÉTAT & SES INSTITUTIONS, SANS DIEU, NI MAITRES, et le plus possible, sans arme, NI HAINE, NI VIOLENCE…

R71 sous son article de reprise, propose opportunément ; Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

J’en rajoute un que la lecture de cet article m’a remis en mémoire, le PDF N° 19 de 14 pages Lettre aux ouvriers de l’Europe de l’Ouest, de Pierre Kropotkine, Dmitrov, Russie le 28 avril 1919 et introduit par ce billet du 28 avril 2017 ► « Lettre aux ouvriers d’Europe de l’Ouest » Pierre Kropotkine, Dmitrov, Russie, le 28 avril 1919

Pour rompre l’isolement structurel ;

Apprendre à s’écouter, donc également apprendre à se taire ;

Et dans le même temps, pour ne pas le perdre, ce temps précieux, se donner à lire, se lire, pour mieux se comprendre et faire se lever l’Aurore de la Société des sociétés

L’invisible mais indivisible Jo Busta Lally

INVERSION de Zénon – 5 février 2019

Inversion

Ou la nécessité de relire 1984, le Prince et l’Art de la guerre

« Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois, ou perdus. » déclarait notre Jupiter fraîchement élu le 27 juillet 2017. Le téléspectateur ou lecteur normalement constitué pouvait interpréter ces propos comme une promesse d’offrir un toit aux plus démunis. C’est du moins ce que nous suggère en la circonstance notre bon vieux sens commun. Ce dernier, malheureusement, se trouve le plus souvent inapte à saisir l’intention profonde sous la permanente ambiguïté verbale d’un psychopathe. Car cet engagement pouvait tout aussi bien annoncer, sans ambages, la déportation pure et simple des sans-abris, sans que le bon peuple y voie malice… Vous trouverez peut-être ce contrepied délirant ou paranoïaque. Il illustre néanmoins à merveille la double-pensée si caractéristique du discours présidentiel.

Dire une chose et son contraire à chaque phrase permet auprès de l’interlocuteur d’à la longue jusqu’à annihiler le fait dont il est question. Tels sont à peu près la seule politique et le seul équilibre possibles au monarque pour se maintenir en poste. Au pinacle d’un paradigme Orwellien où nous nous sommes lentement mais sûrement enfoncés, et dans lequel on casse des gueules et mutile au nom de la paix civile, on déclare des guerres en celui des droits de l’Homme, on censure au prétexte d’assainir la démocratie, on rackette les peuples sous couvert d’une dette illégitime et l’on garantit l’impunité aux plus hauts-gradés des gangsters d’État.

De façon générale, nous avons affaire à un système si corrompu qu’il favorise, tous corps de métiers confondus, les plus voraces dans cette course effrénée au profit. Garante en théorie d’une égalité républicaine devant la loi, la magistrature se fait à présent la simple courroie de transmission d’un exécutif lui-même aux ordres du Kapital. Nous observons un système dans lequel – depuis tant de générations que cela semble naturel – les plus salopards s’en sortent le mieux tandis que les humbles subissent perpétuellement leur joug.

Rien de nouveau sous le soleil, certes. Si ce n’est que depuis un peu plus d’une décennie, le niveau de corruptibilité requis pour compter parmi les classes dirigeantes s’est vu graduellement grimper. L’accès à l’emploi se raréfiant parallèlement pour ceux d’en bas, le seuil minimal d’individualisme et d’esprit de compétition nécessaire à simplement s’intégrer au système s’est également relevé. Seuls les plus rentables – c’est-à-dire les plus obéissants à cette logique – demeurent en place. Les autres sont abandonnés à leur sort.

En somme, il s’agit ni plus ni moins d’une sélection naturelle par le bas d’un point de vue spirituel. Un exemple frappant à cet égard est celui des policiers et gendarmes devant les consignes aberrantes qui leur sont données. Les plus zélés d’entre eux sont récompensés de titres honorifiques ou de quelque prime au rabais, tandis que ceux refusant d’obéir à des ordres iniques se trouvent l’un après l’autre acculés au suicide… Dans le royaume d’inversion où nous vivons, les meilleurs quittent la table de jeu et les pires prospèrent. Nous nous demandons, parfois depuis l’enfance, la raison de cet état de fait. Eh bien, elle réside principalement dans ce que les individus bons et candides ne présagent que trop rarement des desseins de ceux rompus à l’exercice de truander.

Nous sommes fin 2014. Le sérieux et influent Peterson Institute de Washington publie un rapport préconisant, pour une meilleure administration du pillage spéculatif de la zone « France », des modifications constitutionnelles en vue de limiter les pouvoirs du président de la république, voire à supprimer complètement la fonction élyséenne. La proposition, incongrue auprès d’un peuple majoritairement attaché à la constitution de 1958, passe à l’époque relativement inaperçue. Mais certains exécutants du programme néoconservateur pour l’Europe ont quant à eux bien reçu le message. Ils disposent alors de deux ans et demi pour façonner le candidat mandchou idéal.

Le jeune et fringuant ministre de l’économie d’à l’époque se distingue par l’audace avec laquelle il s’attache à démanteler le code du travail tout en bradant outre-Atlantique les fleurons de notre industrie. Nanti du soutien de milliardaires et magnats de la presse à l’instar de Xavier Niel ou Patrick Drahi, des banques Rothschild et Morgan Stanley, de la French American Foundation et des réseaux Obama-Clinton, le poulain de la finance et ses commanditaires réussissent le hold-up du siècle. En faisant opportunément écarter d’autres candidats potentiels, ils réitèrent le coup de 2002 du front républicain contre l’extrémisme, et parviennent ainsi à placer à l’Élysée la personnalité la plus ouvertement hostile aux Français.

Volontiers arrogant, cynique, injurieux envers le pays et ses habitants, Macron incarne à la perfection tout le mépris de classe, toute la déconnexion des « élites » cosmopolites avec la réalité vécue des couches populaires. Les saillies toujours plus irrévérencieuses, les images parfois plus sordides encore s’accumulent au rythme effréné des voyages de notre présipède autour du monde. Celui-ci semble même goûter un certain plaisir à ces petites provocations à distance.

Survient d’abord durant l’été 2018 l’affaire Benalla, lors de laquelle la classe médiatique, auparavant acquise à sa cause, se retourne soudainement contre le petit monarque pour dénoncer une dérive autoritaire de l’exécutif. Tout en s’obstinant à ne rien répondre aux faits qui lui sont reprochés, le chef de l’État invite alors « tous ceux qui chercheraient un responsable », comme on s’en souvient, à « venir le chercher ».

Nous connaissons la suite : au bout d’un an et demi de règne, à force d’attaques en tous genres à l’égard d’un peuple déjà exsangue, la coupe de colère déborde et la rue, depuis maintenant douze semaines, réclame à juste titre sa démission.

Dès le démarrage de la « crise » des gilets jaunes, expression légitime d’une population aspirant à la dignité, l’auteur du livre-programme prophétiquement intitulé en 2016 « Révolution » aurait pu jouer la carte de l’apaisement. Mais a au contraire obstinément préféré attiser la colère et la division du pays. Non seulement il n’a jusqu’ici rien cédé aux revendications de centaines de milliers de manifestants mobilisés chaque semaine, mais a choisi d’y répondre à grands renforts de gaz, grenades, flashballs, canons à eau et autres blindés paramilitaires.

Une démonstration de force si absurdement disproportionnée ne pouvait avoir pour but que de radicaliser des citoyens jusque-là pacifiques. Il ne faut ici pas être dupe quant à la supposée incompétence des décideurs qui nous gouvernent. C’est en toute connaissance de cause qu’ils alimentent une révolte participant, in fine, à la réalisation de leur plan.

Nous devons ici ouvrir une parenthèse au sujet du contexte économique mondial. Les plus hautes places financières de la planète savent inéluctable la disparition du dollar. Ils se préparent à en amortir au maximum les effets en l’échelonnant dans la durée. Car les économies, y compris celles des BRICS, sont trop inter-reliées pour ne pas souffrir d’une correction brutale du billet vert sur les marchés. En cette situation de pré-explosion de la « bulle de tout », les gouvernements se préparent soit, s’ils le peuvent, à se prémunir au maximum des dommages collatéraux, soit à siphonner ce qui leur est à portée avant d’abandonner le navire. Rappelons que la banque Rothschild, toujours aux premières loges des mauvais coups, a revendu tous ses actifs au mois de novembre dernier…

L’objectif des puissances financières semble donc ici de temporiser. De faire le « maître des horloges » jouer la montre, et liquider ce qui reste de rentable en France jusqu’à ce que les effets de la future crise se fassent sentir. Lorsque ce moment sera venu et que le courroux populaire atteindra son comble, le marquis poudré aura, bien avant l’échéance de son mandat, parfaitement rempli son cahier des charges. Il ne lui restera plus qu’à se laisser symboliquement guillotiner lors du dernier acte, et à poursuivre son carriérisme européen tandis que le peuple français, enorgueilli d’avoir recouvré sa souveraineté par le biais d’un vote ou autre, devra se dépatouiller des conséquences du prochain krach.

Pour pessimiste que paraisse ce scénario, il ne présente qu’une des façons dont les gros bonnets peuvent envisager de tirer leurs marrons du feu. Cela ne signifie nullement que tout soit écrit, ni qu’une sortie de cette situation par le bas soit inéluctable. Les plus grandes forces des gilets jaunes ont été jusqu’à présent l’horizontalité du mouvement et son incroyable capacité à innover. Son devenir devra, pour se voir couronné de succès, imaginer et prendre en compte les pires stratagèmes possibles de la part des puissances financières afin de les devancer.

La surenchère délibérée de violence et de répression gouvernementale nous donne un indice de la direction voulue par l’exécutif. Attiser toujours davantage les tensions dans la rue leur permet de légitimer, du moins médiatiquement, le déploiement d’un arsenal juridico-policier de plus en plus large – que les « régimes autoritaires » du monde entier regardent en se gaussant. Les politiciens valsent, mais les lois restent. Il n’est d’aucune utilité au mouvement d’offrir au prochain héritier (ou héritière) du trône, sous quelque forme que celui-ci prendra, un attirail répressif digne des régimes les plus totalitaires de l’Histoire.

Nous voici rendus à un point où il est nécessaire d’inverser le rapport de force. D’agir et de frapper au cœur du système, où aucune compagnie de CRS ne saurait intervenir… La solidarité née dans les manifs et sur les ronds-points ne s’éteindra pas dans le cœur de ceux qui l’ont vécue. Ces collectifs d’entraide demeureront bien après que les actuelles structures aient fini de voler en éclats. L’initiative d’une grève générale illimitée est une excellente évolution à soutenir. Pour ceux dans l’impossibilité de supporter cet effort, la grève du zèle ou la désobéissance civile, sous quelque occasion que celle-ci se présente, sont des initiatives pertinentes. Afin d’être la plus efficace possible, cette grève devrait s’accompagner d’un arrêt à durée indéterminée de toute consommation superflue. Mais la meilleure alliée du mouvement dans le temps sera sans doute sa capacité d’entraide, et son ouverture à l’autre, condition de sa permanente inventivité.

Pour que cette lutte soit véritablement victorieuse, il ne faudra pas se contenter de quelques concessions pécuniaires qui nous seront reprises demain. Ni de l’obtention du référendum d’initiative citoyenne s’il venait à nous être accordé… Il ne faudra pas non plus s’écrier « victoire ! » le jour où le bouc-émissaire des Rothschild sera sacrifié, sauf à nous trouver alors véritablement libérés de l’emprise financière globale, ce qui exigerait davantage qu’un simple jeu de chaises musicales.

Jusqu’il y a peu, les élites devaient leur pouvoir à un haut niveau d’instruction ainsi qu’à l’exclusivité de certaines connaissances du passé. Elles le doivent à présent au labourage médiatique, au bourrage d’urnes et au big-data. Rien qui devrait représenter un horizon indépassable à notre imagination. Jacques Attali l’a lui-même reconnu : internet a remis en cause la traditionnelle verticalité de l’accession au savoir, et par là-même, menace les fondements de l’ordre établi. Nous devons en conséquence utiliser l’instrument de sorte à dégager les marionnettistes et non seulement leur pantin actuel.

Les monnaies locales et circuits de trocs sont d’excellentes alternatives au système économique mortifère que nous alimentons malgré nous. Affaiblir l’ennemi par où il engraisse est une tactique n’offrant prise à aucune répression. S’apprendre les uns les autres à jouer aux échecs ou à pratiquer l’aïkido peut sembler loufoque, mais ne peut être que bénéfique à l’état d’esprit nécessaire pour mener à bien cette lutte en cours. La connaissance plus largement répandue d’ouvrages de stratégie des 16ème et 18ème siècles encore étudiés de nos jours par la CIA, l’apprentissage des enseignements hermétiques, ou de la programmation neurolinguistique, seraient dans la durée de précieux outils en vue d’anticiper les actions ennemies.

Quelle que soit l’issue de ce mouvement, celui-ci amènera chacun à se déterminer face à un pouvoir en train de dévoiler son vrai visage. L’éveil des consciences auquel nous assistons ne connaîtra pas de retour en arrière. Cette bataille décisive nous place devant la nécessité d’appréhender le mal pour être capables en toute conscience de faire le bien. Il faut nous munir de toutes les ressources morales, physiques et spirituelles, de toutes nos capacités de résilience et d’adaptation afin de renverser contre nos élites criminelles ce piège infernal qui nous est tendu.

Zénon (5 février 2019)

Version PDF de 8 pages ► INVERSION de Zénon l’Ailé

Pour retrouver tous les textes de cet auteur ► Les Chroniques de Zénon

Aujourd’hui c’est Macron qui conduit en France une Expérience de Milgram « grandeur nature » pour tester notre soumission à l’autorité de l’État, de ses institutions ; Mais n’ayez aucun doute que s’il devait être sacrifié, un autre Bien-Zélé prendrait sa place et poursuivrait l’expérience.

Comme nous le rappelait Résistance 71 à la veille de l’Acte X des Gilets Jaunes et suite à l’Opération muselage opérée par Macron et tout son Orchestre et alors que s’organise l’Acte XIII pour ce samedi 9 février 2019 ;

Levez-vous tels les lions après la sieste,
En nombre invincible,
Secouez vos chaînes et jetez-les
au sol comme rosée du matin,
Chaînes sur vous tombées durant votre sommeil.
Vous êtes nombreux, ils sont peu.

En anglais (mieux) :

Rise like lions after slumber,
In unvanquishable number
Shake your chains to earth like dew,
which in sleep had fallen on you.
Ye are many, they are few.

~ Percy Bisshe Shelley (1792-1822) ~

▼▼▼

Jo Busta Lally

La France soumise à l’Expérience de Milgram grandeur nature…

Vous ne pouvez pas être neutre dans un train EnMarche… Version PDF N° 34 de 63 pages introduit par ce billet ► Réflexions optimistes de l’historien engagé H. Zinn

Devinez qui envoie les décharges électriques ?

Ça commence par En et ça se termine par Marche

Et ça se lit Emmanuel Macron !!!

Définition : L’expérience de Milgram est une expérience de psychologie réalisée entre 1960 et 1963 par le psychologue américain Stanley Milgram. Cette expérience cherchait à évaluer le degré d’obéissance d’un individu devant une autorité qu’il juge légitime et à analyser le processus de soumission à l’autorité, notamment quand elle induit des actions qui posent des problèmes de conscience au sujet. La date de l’expérience est importante, car quelques années plus tard, 1967-1968, s’installeront au contraire des formes de méfiance envers l’autorité ►  Source Wikipédia

L’expérience de Stanley Milgram a été créé pour expliquer les horreurs des camps de concentration de la seconde guerre mondiale, où des juifs, des tsiganes, des homosexuels, des slaves et d’autres ennemis de l’État ont été massacrés par les nazis.

Faites ce qu’on vous dit…

Mais d’où l’expérimentateur détient-il son pouvoir ?

Il n’a aucun réel moyen de coercition.

Le pouvoir est une notion éminemment politique et il faut se tourner vers les appareils idéologique d’État : Ensemble d’institutions publiques et privées qui élaborent, inculquent le système de norme et qui a pour fonction la reproduction des rapports sociaux existants.

Pour conclure, l’individu est en fait habitué à obéir et à recevoir des récompenses pour cela que ce soit dans le domaine scolaire, familial ou professionnel. La société inculque à l’enfant et dès son plus jeune âge un profond respect de l’autorité.

Le sujet de Milgram ou Monsieur tout le monde agit contre ses convictions et en souffre. Cependant, il va se conformer à ce qu’on attend de lui ► Source Explorable.com

Dans cet extrait du film culte (que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaitre, puisqu’il est sorti en 1979) I comme Icare qui offre une belle illustration de l’Expérience de Milgram on voit bien que l’agent de l’expérience subit un très grand stress mais obéit ; Prouvant, aujourd’hui encore, que notre plus gros problème, est moins la désobéissance civile, que l’obéissance et la soumission à l’autorité comme l’avait déjà parfaitement défini Howard Zinn.

N’est-ce pas là, finalement, cette « mission » pour laquelle Emmanuel Macron a été choisi puis placé dans le fauteuil élyséen ? Notamment parce qu’il est incapable de ressentir la moindre empathie envers NOUS, le peuple.

J’ai souvent affirmé, pour ma part, ici-même, et alors qu’il n’était que candidat, se présentant même comme le seul candidat HORS SYSTÈME, que s’il était choisi, ce serait pour nous péter les gencives, à nous, les sans dents, et plus si affinités…

Et c’est ce qu’il fait, puisqu’il a été programmé pour cela ;

Présidentielle 2017 : Emmanuel Macron « candidat du travail » détaille son « rêve fou »

Emmanuel Macron est entré de plain-pied pied dans la campagne présidentielle samedi avec son premier grand meeting. Sur un ton conquérant, l’ancien ministre de l’Économie a détaillé son programme, promettant notamment de pérenniser la baisse des charges, d’augmenter les salaires et de maintenir les 35 heures. Source France Soir du 11/12/2016

Et donc, la fusée/suppositoire Macron a démarré dans le bruit et la fureur pour déclarer sa flamme aux TRAVAILLEURS qu’il entend représenter, lui, le banquier qui n’a jamais travaillé de sa vie ► Extrait du billet ► Le candidat du Travail a du boulot

Macron, comme Trump, comme Trudeau, et probablement comme Guaidó sont des « outils » rothschildiens les preuves sont ICI & ;

Pour ma part, il semble évident que Macron ait été chargé de tester notre totale soumission à l’autorité notamment avec le consentement à l’impôt et rappelez-vous que dès le 17 novembre, certains Gilets Jaunes affirmaient ne pas refuser de payer des impôts, mais ne plus pouvoir vivre de leur salaire/allocations/retraite une fois TOUT payé !

Et croire ou espérer que Macron pourrait changer de politique à 180° et nous « accorder » le RIC par exemple pour preuve de sa bonne volonté de Monarque, envers nous les gueux et les gueuses est totalement illusoire ; Comme menacer, dans le cas contraire, de revenir aux urnes ► VIDÉO

Il vous accordera un prêté pour un rendu, à la marge, à condition que vous restiez soumis à son autorité, à l’autorité de l’État, de la République !

Même si vous lui demandez gentiment, l’État n’acceptera jamais de se réformer de l’intérieur. Il n’est par réformable en l’État par nature…

Et je pense également que Macron pourrait être le premier président à donner l’ordre aux forces policières et militaires de tirer sur NOUS le peuple et compte tenu de leur degré de soumission à leurs autorités de tutelle, comme nous avons pu le constater lors de l’Acte XII par les déclarations du Ministre de l’Intérieur et de certains commandants de Police…

De même la LOI ANTICASSEURS sera votée par les députés et sénateurs de tous bords, là encore vu leur degré de totale soumission au système ;

RAPPEL DES FAITS ;

  • Le 10/07/1940, 80 parlementaires sur 649 ont voté CONTRE les pleins pouvoirs à Pétain !
  • Le 05/05/2015, 86 députés sur 524 ont dit NON à la surveillance généralisée des français !
  • Le 19/11/2015, 6 députés, 1 abstention, sur 551 ont voté contre la prolongation de l’état d’urgence de 3 mois… 551 députés ont voté POUR…
  • LE 13/12/2016, 32 députés CONTRE, 288 POUR la 5ème prolongation de l’état d’urgence. Issu de ce billet d’analyse RÉVEILLEZ-VOUS LES GENS
  • Le 06/07/2017, 13 voix CONTRE, 188 POUR la 6ème et dernière prolongation de l’état d’urgence jusqu’au 1er novembre 2017…
  • Le 1er octobre 2017 ► 3 attentats terroristes « manipulés » ont eu lieu ; Des personnes innocentes sont mortes pour permettre à l’oligarchie de nous refermer leurs grilles totalitaires sur la tronche
  • Le 03/10/2017, 127 voix CONTRE, 415 voix POUR la LOI ANTITERRORISTE grâce à la mobilisation de la majorité LREM, qui l’ont voté à la quasi-unanimité. Seuls quatre députés se sont abstenus ;
  • Le 11 décembre 2018 ► Attentat terroriste sur le Marché de Noël de Strasbourg ► 5 personnes innocentes, de plus, ont perdu la vie…
  • PROPOSITION DE LOI ANTICASSEURS ► RETOUR VERS LE…
  • Le 05/02/2019 : 92 voix CONTRE – 74 Abstentions dont 50 députés de LaREM – 387 députés votent POUR

La proposition la plus efficace semble bien dans l’exercice d’un GRÈVE GÉNÉRALE ILLIMITÉE EXPROPRIATRICE & AUTOGESTIONNAIRE, comme je le propose pour ma part depuis plus de 3 ans, ici-même, autant que possible sans haine ni violence.

La grève générale de la consommation est une arme non létale à mettre entre toutes les mains et n’a besoin d’aucun mot d’ordre pour démarrer. C’est chacun de nous, en conscience et selon nos propres possibilités d’actions. Ne doutons pas que sur du long terme et en masse à pratiquer la grève de la consommation, à commencer par le boycott généralisé de tout le superflu ; la grève de l’impôt, la grève du travail et la grève du vote ; Par tous nos choix, jusque dans notre absence ou notre passivité, notre attitude influe sur le cour des évènements.

Cessons d’obéir et de nous soumettre à toute forme d’autorité !

Arrêtons de consentir ! Disons NON !

Désobéissance civile, en toutes matières…

JBL1960

 

Mes conseils de lecture pour comprendre le système Macron afin de mieux le désosser ;

L’analyse du Passeur d’Urantia Gaïa du 25/12/2018 ► Au fond du terrier du lapin blanc

Le livre de Juan Branco « Macron et son crépuscule« , en version PDF du 26/12/2018

Tous les textes politiques de Zénon et son tout premier roman « Fin de Règne » en lien

Mon coup cœur et tout premier PDF de l’année 2019 ► Testament moral et politique de Bartolomeo Vanzetti (1927)

Jo(jo) la Gilet Jaune…

Testament moral et politique de Bartolomeo Vanzetti (1927) dans une version PDF réalisée et complétée par JBL

C’est pour être arrivée à la même conclusion que je vous propose, cette version PDF toute personnelle autour du Testament moral et politique de Bartolomeo Vanzetti (1927) qu’a publié Résistance 71 le 1er février 2019 ;

Testament Moral & Politique de Bartolomeo Vanzetti (1927) dans une version PDF complétée par Jo Busta Lally N° 85 de 30 pages

SOMMAIRE

Préambule de Jo Busta Lally ► P. 4

Enfin officiellement en dictature !… R71 du 31/01/2019 ► P. 5

Testament moral et politique de Bartolomeo Vanzetti (1927) Publié par R71 le 1er février 2019 ► P. 8

«Si cette chose n’était pas arrivée, j’aurais passé toute ma vie à parler au coin des rues à des hommes méprisants. J’aurais pu mourir inconnu, ignoré : un raté. Ceci est notre carrière et notre triomphe. Jamais, dans toute notre vie, nous n’aurions pu espérer faire pour la tolérance, pour la justice, pour la compréhension mutuelle des hommes, ce que nous faisons actuellement par hasard. Nos paroles, nos vies, nos souffrances ne sont rien. Mais qu’on nous prenne nos vies, vies d’un bon cordonnier et d’un pauvre vendeur de poissons, c’est cela qui est tout ! Ce dernier moment est le nôtre. Cette agonie est notre triomphe.»

~ Tirade de Bartolomeo Vanzetti au juge Thayer 9 avril 1927 ~

▼▼▼

C’est là encore parce que toute mon enfance, côté maternel, originaire d’Italie du Nord (Udine) s’échappait des conversations familiales des Sacco, Vanzetti, Malatesta, arnachisti rivoluzionari, mais aussi  camicie nere, fascisti, Benito Mussolini

Quand, côté paternel, tous originaires depuis des générations de Valladolid, s’échappait des Franco, Revolución española, represión policial, camisas negras

Que ce texte lu à la veille de l’Acte XII des Gilets Jaunes a fait remonter, par flash, des lieux, des odeurs, des sons, des mots, des visages aussi, jamais oubliés et le rappel qu’avec l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir en 2007, j’ai compris, d’un coup, que je ne n’étais qu’une française de papier, puis avec la création du débat sur l’identité nationale, devant justifier de mes origines, je réalisais que j’avais été exclue de cette société-là puisque mes 4 grands-parents étaient italiens et espagnols et bien que née en France, tout comme mon père d’ailleurs, ma mère née en Italie étant devenue française par leur mariage ; Je ne me sentais plus vraiment « française » peut-être encore citoyenne du Monde mais déjà j’étais devenue une Invisible et le suis toujours ;

Aussi, en lisant ce Testament moral et politique de Bartolomeo Vanzetti et surtout sa réflexion profonde sur le sens à donner à cette « mort » annoncée, comme à la page 25 & 26 ;

Arrivé ici, j’éprouvai toutes les souffrances, les désillusions les chagrins, inévitables de celui qui débarque à vingt ans, ignorant de la vie et un peu rêveur. Ici, je vis toutes les saletés de la vie : toutes les injustices, la corruption, l’égarement dans lequel s’agite tragiquement l’humanité.

Malgré tout, je réussis à me fortifier physiquement et intellectuellement. C’est ici que j’étudiai les œuvres de Pierre Kropotkine, de Gori, de Merlino, de Malatesta, de Reclus. Je lus le Capital de Marx, les travaux de Leone, de Labriola, le Testament politique de Carlo Piscane, les Devoirs de l’homme de Mazzini, et bien d’autres œuvres à caractère social. Ici, je lus les livres de chaque fraction socialiste, patriotique et religieuse, ici j’étudiai la Bible, la Vie de Jésus de Renan et le Jésus-Christ n’a jamais existé de Milesbo ; Ici, je lus l’histoire grecque et romaine, les Croisades, deux commentaires d’histoire naturelle, l’histoire des États-Unis, de la Révolution française et de l’italienne. J’étudiai Darwin, Spencer, Laplace et Flammarion, je revins sur la Divine Comédie, sur la Jérusalem délivrée, et je sanglotai avec Leopardi. Je lus les œuvres de Victor Hugo, de Léon Tolstoï, de Zola, de Cantû, les poésies de Giusti, de Guerrini, de Rapisardi et de Carducci. Ne me crois pas un puits de science, cher lecteur ; l’erreur serait énorme.

Mon instruction de base fut trop incomplète et mon état intellectuel n’est pas suffisant pour mettre à profit et assimiler entièrement un si vaste matériau. Et puis, tu dois considérer que j’étudiais tout en travaillant durement et sans commodité aucune. À l’étude, cependant, j’ajoutai une observation minutieuse, continue et inexorable des hommes, des animaux, des plantes, tout ce qui — en un mot — environne l’homme. Le livre de la vie : voilà le livre des livres ! Tous les autres n’ont pour but que d’apprendre à lire celui-là. Livres honnêtes, s’entend, car les malhonnêtes poursuivent un autre but.

Et le dernier paragraphe page 26, et la page 27 ;

Je compris que l’homme ne peut impunément piétiner les lois non écrites, ni violer les liens qui l’unissent à l’univers. Je compris que les montagnes, les mers, les fleuves appelés frontières naturelles se sont formés antérieurement à l’homme, par un ensemble de processus physiques et chimiques et non pour diviser les peuples.

J’eus confiance dans la fraternité, dans l’amour universel. Je fus convaincu que celui qui fait du bien ou du mal à un homme fait du bien ou du mal à l’espèce. Je cherchai ma liberté dans la liberté de tous, mon bonheur dans le bonheur de tous.

Je compris que l’égalité de fait, dans les nécessités humaines, des droits et des devoirs est la seule base morale sur laquelle puisse se fonder une société humaine. Je gagnai mon pain honnêtement à la sueur de mon front ; je n’ai pas une goutte de sang sur les mains ni sur la conscience.

À présent ? À trente-trois ans, je suis candidat au bagne et à la mort.

Et cela m’étonnerait fort qu’il n’en soit pas ainsi.

Pourtant, si je devais recommencer le « chemin de notre vie », je reprendrais la même route, cherchant cependant à réduire la somme des fautes et des erreurs et à multiplier celle des bonnes actions.

J’adresse aux camarades, aux amis, à tous les bons, un fraternel baiser, ma profonde reconnaissance, mon amour et mes vœux.

Bartolomeo Vanzetti

Mais surtout l’important ;

Post-scriptum

Je compris que le but suprême de l’homme est le bonheur ; que les bases immuables et éternelles du bonheur humain sont : la santé, la tranquillité de la conscience, la liberté, la satisfaction des besoins physiques et une foi sincère. Je compris que tout individu a deux « moi », l’un réel et l’autre idéal, que le second est le ressort du progrès et que chercher à identifier le premier au second relève de la mauvaise foi. La différence entre les deux « moi » reste constante car, aussi bien dans la perfection que dans la dégénérescence, la même distance les sépare.

Je compris que l’homme n’est jamais assez modeste envers lui-même et qu’un peu de sagesse existe dans la tolérance.

Je voulus un toit pour chaque famille, un pain pour chaque bouche, l’éducation pour chaque cœur, la lumière pour chaque intelligence.

Je suis convaincu que l’histoire humaine n’est pas encore commencée, que nous nous trouvons dans la dernière période de la préhistoire. Je vois avec les yeux de l’âme le ciel s’éclairer des rayons du nouveau millénaire.

J’estimai inaliénable le droit à la liberté de conscience, comme celui à la vie. Je cherchai de toutes mes forces à faire converger le savoir humain au profit de tous. Je sais par expérience que les droits et les privilèges s’acquièrent et se conservent par la force et qu’il en sera ainsi tant que l’humanité ne se sera pas améliorée elle-même.

Dans la véritable future histoire humaine, une fois abolis les classes et les privilèges, ainsi que les antagonismes d’intérêts entre l’homme et l’homme, le progrès et les mutations seront déterminés seulement par l’intelligence et par un commun intérêt général.

Si nous et la génération que portent en leur sein nos femmes n’arrivons pas à ce résultat, nous n’aurons rien obtenu de réel et l’humanité continuera d’être toujours plus misérable et malheureuse.

Reconnue la nécessité d’invoquer la force au service du bien contre le règne du mal, je suis et je serai jusqu’au moment suprême (sauf si je m’aperçois que je suis dans l’erreur) communiste-anarchiste parce que je crois que le communisme est la forme la plus humaine du contrat social, parce que je sais que c’est seulement avec la liberté que l’homme s’élève, s’ennoblit et se complète.

▲▲▲

Je trouve finalement ma juste place et ma raison d’être dans cet ICI et ce MAINTENANT et OÙ je vis ;

Une fourmi dotée de raison mais qui demeurera une fourmi ;

Un grain de sable capable d’enrayer la machine à nous broyer en attendant que l’action de milliers de grains de sable STOPPENT définitivement la machine ;

Un petit caillou, dans l’escarpin verni des beaux messieurs et des belles dames ou dans la botte des polices et armées du Monde complices de tous les pouvoirs dominants, capable d’entailler la chair jusqu’à gangréner la bête humaine…

Et de toutes façons bien consciente que seule notre UNION + notre ORGANISATION + notre RÉFLEXION + nos ACTIONS COLLECTIVES HORS INSTITUTIONS pourront engendrer des ACTIONS DIRECTES EFFICACES.

Car s’il est toujours vrai, qu’aucune lecture seule ne peut « changer le cours des choses », certaines lectures et à des moments-clés peuvent nous « transformer » pour nous permettre ensuite collectivement de modifier le cours de l’Histoire de l’Humanité et pour moi, le Testament moral et politique de Bartolomeo Vanzetti est une lecture essentielle pour participer activement à ce changement !

Tout comme l’a été le tout premier roman de Zénon « Fin de Règne » – ICI ;

Tout comme l’a été le Manifeste politique de Résistance 71 « Manifeste pour la société des sociétés » ;

Tout comme l’a été le Contre-rapport de la Commission Vérité & Réconciliation « Meurtre Par Décret » – Le crime de génocide dans les Pensionnats pour Indiens au Canada de 1840 à 1996 ;

C’est chaque nouvelle lecture en fait pour ensuite en réaliser une version PDF qui m’auront « transformée » pour me permettre ainsi de participer, activement, au changement de paradigme qui, enfin, semble s’enclencher, sous nos yeux…

JBL1960

RETOUR VERS LE…

1ER FÉVRIER 2016 ;

Ob La Di – Ob La Da – Oblabla !

« Notre nation est née dans le génocide lorsqu’elle embrassa la doctrine que l’américain originel, l’Indien, était un être inférieur. Avant même qu’il y ait eu un grand nombre de nègres sur nos côtes, la balafre de la haine raciale avait déjà défiguré la société coloniale »

Martin Luther King

Et avec ce billet, je m’appuyais sur l’excellente analyse d’Entrefilets ciselée au laser de l’Amérique d’alors en période électorale  ; Potus 2016 : un casting au potentiel dévastateur

Pour rappeler, combien il n’était question que de cette Amérique blanche, malgré la caution métis qu’aura été Oblabla sur l’injonction des psychopathes aux manettes pensant encore tromper leur monde, et trompant de moins en moins de monde… Enfin, encore de trop, puisque que le cirque continuait encore et encore.

Chrétienne à l’extrême, portant la doctrine chrétienne de la découverte en oriflamme.

Et à la testostérone mise en étendard jusque dans le choix d’Hillary…

1ER FÉVRIER 2017 ;

Les Amérindiens sortent de leur réserve

Trump t’es viré ! Trump you’re fired !

Les Amérindiens sortaient de leur réserve et appelaient tous les Natifs mais aussi tous les non-indigènes à faire de même. Vous, moi, tout le monde ! Tous ensemble !

À mon sens, Donald ne pouvait plus Trumper personne ;

Enfin semblait-il !

1ER FÉVRIER 2018 ;

Fini les singeries ! Par Mohawk Nation News

Monkey business to end ! Halte à l’escroquerie !

Et j’avais préféré titrer =  « Fini les singeries » tant c’était parfaitement raccord avec la Théorie du 100ème Singe, développée par Mohawk Nation News dès Octobre 2015 et que j’ai liée à la solution à  10 à 15% de la population mondiale convaincue, opiniâtre et motivée suffit… Pour obtenir la masse critique, point de basculement vers le pouvoir de dire NON et avec une conscience politique ad hoc on fédèrerait une population en capacité d’exercer la désobéissance civile et c’est fin de partie pour l’oligarchie.

1ER FÉVRIER 2019 ;

Et à la veille de l’ACTE XII des Gilets Jaunes, sous l’impulsion du demi-dieu « Jupitérien » Macron, avec la loi « anti-casseurs » qui vient d’être adopter au Sénat et est examinée à l’Assemblée Nationale qui la validera n’en doutez pas ; L’utilisation des LBD validée par le Conseil d’État, force est de constater que nous sommes bien en DICTATURE 2.0 !

Notamment parce que l’examen de cette loi engendre toutes les dérives ► https://francais.rt.com/france/58656-loi-anticasseurs-meyer-habib-depose-amendement-visant-faire-quenelle-delit ; Certes, l’amendement a été rejeté, mais il a tout de même été déposé…

Rappellez-vous, toujours, que ;

  • Le 10/07/1940, 80 parlementaires sur 649 ont voté CONTRE les pleins pouvoirs à Pétain !
  • Le 05/05/2015, 86 députés sur 524 ont dit NON à la surveillance généralisée des français !
  • Le 19/11/2015, 6 députés, 1 abstention, sur 551 ont voté contre la prolongation de l’état d’urgence de 3 mois… 551 députés ont voté POUR…
  • LE 13/12/2016, 32 députés CONTRE, 288 POUR la 5ème prolongation de l’état d’urgence. Issu de ce billet d’analyse RÉVEILLEZ-VOUS LES GENS
  • Le 06/07/2017, 13 voix CONTRE, 188 POUR la 6ème et dernière prolongation de l’état d’urgence jusqu’au 1er novembre 2017…
  • Le 03/10/2017, 127 voix CONTRE, 415 voix POUR la LOI ANTITERRORISTE grâce à la mobilisation de la majorité LREM, qui l’ont voté à la quasi-unanimité. Seuls quatre députés se sont abstenus ;

Les socialistes ont voté «très majoritairement pour», selon une de leur porte-parole, Ericka Bareigts. Seuls cinq députés se sont abstenus, dont Luc Carvounas et Régis Juanico. Globalement, les députés Nouvelle gauche sont satisfaits de plusieurs «avancées». Ils ont notamment réussi à passer l’un des rares amendements votés sur le maintien d’un contrôle parlementaire sur l’exécution des mesures administratives.

Les autres députés de l’opposition n’ont pas voté le texte, à l’exception de cinq députés LR qui ont voté pour. Dans le groupe, 84 autres ont voté contre et neuf se sont abstenus. Seule la ligne dure, opposée à «un texte alibi» et portée par Guillaume Larrivé et Eric Ciotti s’est exprimée. Favorables à une prolongation de l’état d’urgence un an de plus, ils ont présenté «une contre-proposition de loi» pour le renforcer avec notamment un régime de rétention administrative et des mesures «d’éloignement des étrangers qui menacent l’ordre public».

Insoumis et communistes, qui ont voté contre le texte, fustigent de leur côté «une forme d’état d’urgence permanent» menaçant les libertés, reprenant de vives critiques de syndicats de magistrats, d’avocats, du Défenseur des droits Jacques Toubon ou encore d’experts de l’ONU. Ils dénoncent aussi «un empilement de lois qui, malheureusement, chaque jour démontrent leur inefficacité».

Après avoir envisagé l’abstention, les FN ont voté contre un «sous-état d’urgence» ne s’attaquant notamment pas «à l’idéologie islamiste», selon Marine Le Pen. Source Le Coiffeur de ces Dames du 3 octobre 2017 (je mets pas le lien, vu que les Merdias mainstream veulent qu’on raque et perso je rase gratis !)

  • Le 1er octobre 2017 ► 3 attentats terroristes « manipulés » ont eu lieu ; Des personnes innocentes sont mortes pour permettre à l’oligarchie de nous refermer leurs grilles totalitaires sur la tronche
  • Le 11 décembre 2018 ► Attentat terroriste sur le Marché de Noël de Strasbourg ► 5 personnes innocentes, de plus, ont perdu la vie…

Que vous faut-il de plus pour comprendre, que c’est NOUS, le peuple, la CIBLE ?

« L’État et son rôle historique »

L’État est pour nous, une société d’assurance mutuelle entre le propriétaire terrien, le commandant militaire, le juge, le prêtre, et plus tard, le capitaliste, afin de soutenir l’autorité des uns et des autres sur la masse des gens et d’exploiter la pauvreté de la majorité afin de s’enrichir eux-mêmes.

Ceci fut l’origine de l’État, ceci fut son histoire, et ceci est son essence actuelle.

Pierre Kropotkine – 1901

« Si être ‘gilet jaune’, c’est vouloir moins de parlementaires et que le travail paie mieux, moi aussi je suis ‘gilet jaune’ ! » Confidences du 31 janvier 2019 à des journalistes conviés à l’Élysée par Emmanuel Macron, himself…

Manu la déconne, avait rajouté « et vouloir un État bienveillant », mais bizarrement, les Merdias mainstream ont tronqué le propos présidentiel ! On se demande bien pourquoi…

Pas grave !

Car la solution est hors État et ses institutions

Et comme nous le comprenons bien ;

Il n’y a pas de solutions au sein de ce système, il n’y en a jamais eu et il n’y en aura jamais. Quiconque votant pour le système a voté et vote pour que celui-ci continue.

« Le pouvoir réside dans le peuple ! »

Prise de conscience individuelleprise de conscience collectiveboycott et organisation parallèledésobéissance civileréorganisation politico-socialechangement de paradigme.

IGNORONS L’ÉTAT ET SES INSTITUTIONS

Créons les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchissons et agissons en une praxis commune ► Adaptons le meilleur de l’ANCIEN au monde d’aujourd’hui

Enfilons un Gilet Jaune pourquoi pas ?

Mais surtout, qui que nous soyons et ou que nous vivions ;

Retirons-leur notre consentement, en toute matière, et débutons une Grève Générale Illimitée Expropriatrice et Autogestionnaire sans arme ni haine ni violence, juste en disant NON et en ne consommant que le strict nécessaire et en privilégiant les circuits-courts !

JBL1960

Pour affuter notre réflexion, les INDISPENSABLES en version PDF (84)

Mon conseil de lecture sur le même sujet ailleurs ► Enfin officiellement en dictature par Résistance 71

 

Dessin de Pancho