Archives pour la catégorie Géopolitique

Les Houthis continueront jusqu’à la Mecque de Pepe Escobar source french.almanar du 04/10/19

Publié initialement par Résistance 71 ce jour, dans : Guerre impérialiste au Moyen-Orient : le fiasco saoudien au Yémen et la réalité sous-jacente (Pepe Escobar) lequel traduit Pepe Escobar depuis 2011, ne pouvait pas manquer l’allusion à l’histoire mythologique yéménite…

Que le Dr. Ashraf Ezzat a mis en lumière dans son livre « L’Égypte antique n’a jamais connu ni Pharaons, ni Israélites » que R71 a traduit par de larges extraits, et que j’ai réunifiée dans un PDF, plus complet que celui de R71 car je l’ai fait évoluer avec quasiment toutes les publications de son blog ;

Résultat de recherche d'images pour

TRADUCTION DE LA BIBLE & ESCROQUERIE HISTORIQUEversion PDF N°3 de 68 pages dernière mise à jour, octobre 2018

Présenté comme suit ;

Présentation par JBL1960 des raisons de ce PDF – Page 2

Histoire, science, mensonge et falsification…

La tradition orale contre la tradition écrite… Vérité contre mensonge ?

Présentation R71 : Page 3

L’Égypte antique n’a jamais connu ni Pharaons, ni Israélites (publié, sur ce blog, le 7 octobre 2016) – Page 5

Les racines juives de la culture takfirie – Page 10

Le Messie Arabe – Page 15

La résolution de l’UNESCO sur Jérusalem : La vérité cachée – Page 21

Pourquoi ne trouve-t-on aucune mention des pyramides d’Égypte dans la bible ? Page 25

Jérusalem, rien de saint à propos de la ville sainte… Page 28

La fuite de la Sainte Famille en Égypte est elle un mythe ? – 21/02/2017 – Page 36

L’esclavage n’était pas une pratique fréquente en Égypte – 7 juin 2017 – Page 40

L’histoire biblique de Joseph coule comme le Titanic – 22 juin 2017 – Page 43

L’histoire de Joseph est un ancien conte populaire arabe – Sept 2017 – Page 47

Dans quelle langue Dieu a-t-il écrit les 10 Commandements – Sept 2017 – Page 51

Pourquoi les Égyptiens ne se convertirent pas en masse après les 10 plaies bibliques ? Nov 2017 – Page 55

La conversion à l’Islam de Muhammad Ali était-elle une décision fondée ? Page 57

M. Trump, Jérusalem n’est pas la capitale de l’Israël biblique – 08/12/2017 – Page 61

Pourquoi Dieu n’a-t-il pas fait naître son fils à Rome ? – 10/10/2018 – Page 65

Et dès 2016 pour ceux qui ont lus les extraits de son livre et ses résultats de recherche : Ezzat cite de nombreux archéologues et historiens israéliens qui s’accordent à dire que les recherches de terrain n’ont jamais prouvé la véracité historique du récit biblique. Ezzat, de plus, ne va jamais dans son livre jusqu’à dire que l’histoire de la bible est une invention, il ne fait que dire qu’il est maintenant prouvé que la location GÉOGRAPHIQUE de cette histoire n’est pas la bonne, qu’il ne faut pas chercher en Égypte ni en Palestine pour des traces de « l’exode » ou du « palais de Salomon », mais dans le sud de l’Arabie Saoudite et au Yémen.

Dès lors, à la lumière de ce que dit Ezzat on pouvait poser la question suivante : La guerre actuelle au Yémen, guerre qui implique Israël aux côtés de l’Arabie Saoudite, est-elle une coïncidence ?…

Et à la lumière d’un nouveau jour, après lecture des publications du Dr. Ashraf Ezzat, nous sommes en mesure de répondre = Bien sûr que non !

Résultat de recherche d'images pour

Pepe Escobar : Les Houthis continueront jusqu’à la Mecque

Pepe Escobar – 4 octobre 2019 – Source de l’article ► http://french.almanar.com.lb/1515802

Ne jamais sous-estimer le pouvoir du retour de flamme. En ce moment même, le prince héritier Mohammad bin Salman (MBS), le dirigeant de facto de la Maison des Saoud, regarde fixement un abîme inquiétant ouvert par les Houthis au Yémen.

Le week-end dernier, le porte-parole des forces armées yéménites, le brigadier Yahya al-Sari, a décrit cliniquement comment Ansarallah, également connu sous le nom de mouvement rebelle houthi, aidé par ce que les Yéménites appellent les « comités populaires », a capturé trois brigades saoudiennes de 2 400 soldats – en haillons – et des mercenaires yéménites et soudanais ainsi que des centaines de véhicules de combat. Au moins 500 soldats saoudiens ont été tués et blessés, a affirmé Ansarallah. (Un porte-parole de la coalition dirigée par les Saoudiens a nié l’allégation).

Cela faisait partie de l’Opération Nasrallah dans l’axe de Najrane, limitrophe de l’Arabie Saoudite. Les Houthis, qui ont beaucoup appris, tactiquement et stratégiquement, du Hezbollah, ont fait l’éloge des moudjahidins et des « comités populaires » impliqués dans l’Opération Nasrallah.

Le colonel Pat Lang, dans son blog, offre une observation particulièrement utile sur les véhicules saoudiens capturés. Certains appartenaient à la Garde nationale saoudienne (SANG) :

« Je suppose que ces troupes provenaient du SANG modernisé que les États-Unis ont travaillé dur pour former et équiper pendant cinquante ans ou plus. La reddition facile de ces bédouins est une très mauvaise nouvelle pour la monarchie saoudienne ».

(…)

Comme je l’ai déjà dit, les opérations de plus en plus audacieuses des Houthis en Arabie Saoudite ne peuvent être couronnées de succès qu’avec des renseignements solides sur le terrain.

Quant aux soldats saoudiens capturés et dépouillés, Mohamed Al-Bukhaiti, qui fait partie de l’aile politique d’Ansarullah, confirme qu’ils sont pour la plupart des takfiristes – de vrais croyants qui pensent voir parmi leurs compagnons musulmans des légions d’apostats, méritant la peine capitale – et des Djihadistes.

À Beyrouth, j’ai passé beaucoup de temps dans des conversations détaillées avec Hassan Ali Al-Emad, érudit, homme politique et fils d’un cheikh yéménite influent dominant 12 tribus. À l’origine Zaydi lui-même, Al-Emad avec l’aide d’autres sources yéménites a confirmé que les principaux acteurs sont en fait le mouvement houthi – et pas seulement la tribu houthie, qui n’est qu’une tribu parmi de nombreuses tribus Zaydi du nord du Yémen. La capitale Sana’a a été reprise par le mouvement houthi, et pas seulement par la tribu houthie.

C’est essentiel pour comprendre le fait que la majeure partie du nord du Yémen a désormais adhéré au mouvement houthi – qui est aussi le gouvernement du nord du Yémen. Il n’est pas exagéré de penser que le mouvement houthi pourrait finir par unir l’écrasante majorité du Yémen contre la Maison des Saoud.

Ce que MBZ est en train de faire

Al-Emad a tenu à souligner que parmi la mosaïque tribale yéménite d’une complexité vertigineuse, le seul facteur unificateur est la lutte contre un envahisseur étranger, en l’occurrence un bombardeur en série, responsable depuis 2015 de la crise humanitaire la plus grave du monde selon les Nations Unies. J’ai fait remarquer à Al-Emad que le modèle tribal yéménite ressemble beaucoup à celui de l’Afghanistan. Il a visiblement apprécié la comparaison.

Al-Emad a également confirmé que les mercenaires qui combattent dans le sud du Yémen rejoignent en masse le mouvement houthi. Cela posera encore plus de défis à la soi-disant « coalition » qui bombarde le Yémen depuis 2015 et qui est maintenant réduite à la Maison des Saoud après que les EAU aient opté pour des « pourparlers ».

Sur le terrain, la situation est encore plus sombre. Les Houthis – soutenus par l’Iran – combattent peut-être Riyad, mais ils combattent aussi les restes d’Al-Qaïda et quelques Djihadistes de Daesh. La Maison des Saoud crée l’illusion qu’ils font la même chose. En fait, ils ne font rien.

De plus, les Houthis combattent également le Conseil de Transition du Sud (CTS), formé il y a seulement deux ans. C’est un groupe séparatiste qui veut un Yémen du Sud indépendant. Pourtant, le CTS est avant tout une cinquième colonne des Émirats Arabes Unis, financée et militarisée par Abu Dhabi.

Alors, qu’est-ce que Mohammed Bin Zayed (MBZ), le mentor de MBS à Abu Dhabi, fait vraiment au Yémen ? Suivez l’argent (du pétrole). Ce qui compte vraiment, c’est le contrôle total du détroit immensément stratégique de Bab-el-Mandeb qui relie la mer Rouge au golfe d’Aden. C’est une question de commerce du pétrole et de connectivité. La Chine, avec une base à proximité de Djibouti, est très attentive à ce qui se passe à Aden et dans le sud du Yémen.

Pendant ce temps, le « gouvernement » du Yémen, dirigé par le président Abed Rabbo Mansour Hadi, reste une fiction inefficace. Fondamentalement, la seule chose que fait Hadi est de soutenir le Conseil de Transition du Sud pour combattre les Houthis.

Un autre angle pétrolier fascinant entre encore en jeu. Hadi est en train de déménager son entreprise dans la mythique Ma’arib – la légendaire capitale de Balqis, la reine de Saba.

Tout comme Freud comparant les couches de l’inconscient aux couches de ruines romaines, il y a une myriade de Ma’aribs superposés dans l’histoire extraordinaire du Yémen. Ma’arib était la capitale originelle de l’Arabie Heureuse, louée par d’éminents historiens tels que Strabo et Diodore de Sicile, une ville envoyant mille talents d’encens à Babylone tous les douze lunes pour la fête de Baal ou pour la vente d’ivoire, d’or et de peaux de léopard aux caravanes d’Hatchepsout, la reine d’Égypte.

Le regard de Ma’arib est fixé sur le Rub al-Khali, le Grand Désert Vide, rêvant d’un nouvel Empire arabe – certainement pas gouverné par la Maison des Saoud, minable, corrompue et suprêmement ignorante. Entre en jeu, encore une fois, le point de vue des Émirats arabes unis.

Ma’arib est la terre d’origine du cheikh Zayed, le père de MBZ. C’est de là que sa tribu est partie. Dans les années 1970, Cheikh Zayed finançait en fait une armée d’archéologues et d’ingénieurs agricoles impliqués dans la renaissance de Ma’arib. Aujourd’hui, en tant que pouvoir caché derrière le gouverneur Sultan al-Aradah, son fils MBZ voudrait le contrôler pour peut-être réaliser le rêve de papa. Le problème, c’est que les Houthis ne le laisseront jamais faire.

Le désert recèle tous les secrets

Essayer de décoder le puzzle yéménite, c’est comme être plongé dans un labyrinthe de miroirs de Jorge Luis Borges. En fait, une pyramide de miroirs.

À Beyrouth, j’ai eu le privilège de partager d’innombrables histoires avec mon amie la Princesse Vittoria Alliata de Sicile, incarnation de l’aristocratie cool, islamiste de renom et première traductrice italienne du « Seigneur des Anneaux » (Tolkien a beaucoup aimé la traduction).

Vittoria, qui a traduit nos conversations avec al-Emad, m’a gracieusement offert l’un des rares exemplaires restants de la première édition de 1980 de Garzanti de son fascinant « Harem » , une étude sur les femmes du monde arabe sous la forme de souvenirs de voyage. J’y ai trouvé ce passage immaculé de Hasan ibn Ahmad al-Hamdani, écrit en 935 de notre ère à Sana’a :

« Dans les sables du désert est enterrée une pyramide à l’envers ; elle contient la vérité de la race humaine. La vérité est enterrée dans les sables du désert, donc celui qui la découvre par hasard sera considéré par les hommes comme un fou avec son cerveau brûlé par la solitude et le soleil ».

Le fait que les barbares de la Maison des Saoud cherchent à détruire l’Arabie Heureuse – le siège d’une fabuleuse civilisation millénaire du désert et une réserve de connaissances – en dit long sur notre époque sordide. Les vrais Yéménites y voient clair.

En termes plus prosaïques, après l’attaque spectaculaire et révolutionnaire contre Abqaiq, le mouvement houthi, via le président du Conseil politique suprême du Yémen Mahdi al-Mashat, a offert un cessez-le-feu à MBS. Son entourage n’a accepté qu’un arrêt « partiel » de la campagne de bombardements incessants. Des opérations plus audacieuses, avec des essaims de drones et des missiles Quds-1, sont donc inévitables. Comme l’a fait remarquer Boukhaiti, ils « viseront des installations plus vitales et critiques des Saoudiens ».

Un avant-goût de ce qui nous attend est l’incendie de la gare de Djeddah – qui est la plaque tournante de plus de 7 milliards de dollars de la liaison ferroviaire à grande vitesse de 300 km de MBS vers La Mecque et Medina. La rue arabe est dévorée par les rumeurs selon lesquelles les Houthis ne s’arrêteront pas avant d’atteindre La Mecque.

En ce qui concerne les capacités du missile de croisière yéménite Quds-1, voici une superbe analyse technique, qui s’accompagne d’un aperçu crucial au vu des affirmations britanniques, allemandes et françaises selon lesquelles l’Iran est derrière les attaques pétrolières saoudiennes : « Notamment, le Pentagone n’a pas accusé l’Iran de l’attaque et se tait, sachant très bien que le missile de croisière Quds venait du territoire houthi » .

Après Abqaiq et l’Opération Nasrallah, dire que MBS se prend un brutal retour de flammes est un euphémisme. Le bombardement incessant du Yémen pendant plus de quatre ans pendant son mandat de ministre de la Défense est son bébé Frankenstein.

À Beyrouth, j’ai également passé de nombreuses heures à discuter du bourbier interne saoudien avec des analystes de l’opposition organisée, qui dirigent le site Web The Saudi Reality.

Entre autres choses, ils ont dit que Jamal Khashoggi avait été tué parce que le consul saoudien à Istanbul avait exagéré la dose de la piqûre pour le paralyser. Puis il a été scié à la scie à os et le corps a été brûlé – donc pas étonnant qu’on ne l’ait jamais retrouvé.

L’opposition considère la dynamique interne saoudienne comme l’homme de Trump à Riyad – à cause de l’angle pétrolier – alors que la CIA, comme Khashoggi, préfère traiter avec une monarchie constitutionnelle et avoir son propre atout en main.

L’instabilité totale règne. La seule certitude est que l’offensive de plus en plus sophistiquée du mouvement houthi continuera d’être déployée en Arabie Saoudite, à moins que MBS n’abandonne sa guerre brutale. Sinon, il ferait mieux de réserver un aller simple pour Londres.

Résultat de recherche d'images pour

Lectures complémentaires ad hoc et connexes ;

La Bible ‘Déterrée’ d’Israel Finkelstein & Neil Asher Silberman  traduit de l’anglais par Résistance 71 par de larges extraits, dans une version PDF N° 89 de 25 pages, en analyse sur ce blog dans ► L’essentiel de traduction de « La Bible ‘Déterrée’ » d’I. Finkelstein et Neil A. Silberman

Effondrer les empires coloniaux par apostasie collective, ou renonciation au baptême, en récusation de la doctrine chrétienne de la découverte, par Jo Busta Lally dans cette PAGE spéciale de mon blog.

JBL1960

L’illustration de ce billet est issue du PDF du Dr Ashraf Ezzat, page 29 : Qades, comme mentionné dans la bible hébraïque est une montagne yéménite située à 80km au sud de la ville moderne de Taa’iz et elle n’a rien à voir avec Jérusalem. D’après le Hadith musulman (tradition), la première direction pour la prière (Qibla) se trouvait vers Bayt al-Muqaddas (de manière supposée le temple de Salomon).

La fin de l’hégémonie anglo-américaine (christo-sioniste) par Dean Henderson – Traduit, complété et enrichi par JBL

Les 4 cavaliers de l’Apocalypse… du pétrole !

Pétrole, géopolitique, Maison des Saoud et Nouvel Ordre Mondial

Source de l’image « Les 4 Cavaliers de l’Apocalypse » par Dol-Celeb

Parfaitement raccord avec l’un des 30 meilleurs articles de Dean Henderson publié le 11 septembre 2018 et traduit par R71, intitulé ; L’entreprise Crown Castle et la bête du 5G à la page 132 du PDF N° 81 de 136 pages, et en analyse dans ce billet de blog du 24 septembre 2018 intitulé : Abandon du RTC 2022 = Aux Arbres Citoyens !

Dean Henderson nous a déjà invités à choisir dernièrement entre rejoindre les cyborgs et la dictature technotronique qui via la 5G nous imposera le tout connecté dont la finalité est le regroupement de survivants zombifiés et pucés dans de grandes villes connectées (Smart-cities) OU rejoindre la RÉSISTANCE et mieux encore, l’incarnerPOURQUOI & COMMENT REFUSER VIA LA 5G LE TOUT CONNECTÉ ou LA VILLE CONNECTÉE

Clairement c’est le moment de choisir et mieux d’agir ENSEMBLE ! Sinon à fermer sa goule à tout jamais, ce qui est juste impossible…

…En tous cas pour moi !

La fin de l’hégémonie anglo-américaine (christo-sioniste)

Dean Henderson – 12 août 2019 – URL de l’article source en anglais ► https://hendersonlefthook.wordpress.com/2019/08/12/the-end-of-anglo-american-hegemony/

Traduction de Jo Busta Lally avec l’aide du Traducteur DeepL.com

Extrait du Livre de Dean Henderson, Chapitre 24 – (Excerpted from Chapter 24 : Nephilim Crown 5G Apocalypse)

Il n’y a pas si longtemps, les oligarques du chocolat et leurs gendarmes fascistes se sont emparés des champs fertiles de blé et d’orge de l’Ukraine, tandis que les rebelles islamistes financés par les banques ont pris Mossoul et le champ pétrolier voisin de Kirkuk – l’un des plus grands du monde – pour Exxon Mobil. Les pays du BRICS ont vu l’impérialisme aller trop loin et, sous la houlette de Poutine, se sont affairés à se préparer à l’effilochage au ralenti de l’empire financier anglo-américain.

L’oligopole Rothschild/Rockefeller/banque/énergie/armes/drogues qui a asservi l’humanité et décimé la planète Terre au cours de ces derniers siècles est en train de s’effondrer. L’arrogance et la stupidité des « illuminés » autoproclamés, qui opèrent leur matrice depuis la ville de Londres, s’écrivent en grand pour que tout le monde les voie.

Leurs gendarmes du Moyen-Orient, Israël et l’Arabie Saoudite, vacillent tandis que l’Iran se lève.

Il y a quelque temps, des troupes d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis (EAU) sont entrées au Bahreïn pour aider la pétro-monarchie d’al-Khalifa à réprimer les manifestations pro-démocratie. Cette intervention – tolérée par les puissances occidentales – représentait un effort de dernière minute pour sauver le Conseil de coopération du Golfe (CCG), le principal modus operandi néocolonial qui soutient le programme de blanchiment d’argent en eurodollar de Londres tout en soutenant à la fois la livre sterling et le dollar.

Mais les têtes des monarques vont bientôt tomber. Les populations des pays du CCG restent agitées, en particulier en Arabie saoudite et à Bahreïn. Ce n’est pas un hasard si l’instable Maison des Saoud a financé les rebelles syriens, les a envoyés déstabiliser l’Irak, puis a lancé une campagne de bombardement impitoyable au Yémen.

Les choses qui se passent sur le front intérieur saoudien sont un peu risquées pour les membres de la famille royale déjà très divisée et en conflit ouvert. Il est important de savoir comment nous en sommes arrivés là :

(Excerpted from Chapter 5 : Persian Gulf Rent-a-Sheik : Big Oil & Their Bankers…) (Extrait du Chapitre 5 du livre de Dean Henderson)

Les six pays du CCG – Arabie saoudite, Koweït, Bahreïn, Émirats arabes unis, Qatar et Oman – se situent en tête de 42% de la production du pétrole mondial. Les monarchies unifamiliales qui les contrôlent ont été triées sur le volet par l’Empire britannique. Ils travaillent en tandem avec Israël pour voler le pétrole brut du peuple arabe. Ce sont eux, et non la Chine ou le Japon, qui sont les plus gros acheteurs de bons du Trésor américain. Leurs intérêts ne sont pas ceux de leur peuple, mais ceux de la City de Londres et de Wall Street.

L’élite des six pays du CCG est fortement investie dans les économies occidentales. Le volume élevé de production de pétrole brut permet à Wall Street et à la City de Londres de continuer à recevoir ces capitaux d’investissement tout en permettant aux élites du CCG de vivre un style de vie opulent. Comme l’a dit le ministre saoudien du pétrole, Hisham Nazer : « Nous avons maintenant un lien mutuel d’intérêt personnel et d’intérêts sécuritaires réciproques. »

Comme la dépendance de l’Occident à l’égard des ressources du tiers monde s’est accrue, il est devenu de plus en plus nécessaire pour les banquiers internationaux et leurs entreprises d’inclure des cliques d’élites locales dans leurs programmes d’accumulation de capital, rendant un petit groupe de personnes locales extrêmement riches afin que ce groupe puisse coopérer pour vendre les ressources locales à l’Ouest et à bon marché.

Un exemple de cette utilisation des élites locales comme substituts peut être vu à travers le cas de l’homme le plus riche du monde. Le sultan Hassanal Bolkiah – Sultan de Brunei, une minuscule enclave pétrolière sur l’île de Bornéo, où la Royal Dutch/Shell détient un quasi-monopole sur l’industrie pétrolière et a payé grassement le sultan pour que cela continue. Le sultan de Brunei pèse plus de 60 milliards de dollars et vit dans un palais de 1 778 chambres.

Ces élites locales, en retour, remettent leurs richesses aux banquiers occidentaux pour se protéger contre la dévaluation et la faillite des banques. Cela prive leur pays d’origine de capitaux dont il a grand besoin et précipite souvent des crises de dévaluation et d’endettement. Les États-Unis sont eux-mêmes devenus une nation débitrice et doivent en partie leurs dettes à ces mêmes élites du tiers monde, qui détiennent des billions en dépôt dans les grandes banques américaines, alors que leurs compatriotes vivent dans une pauvreté abjecte. Les élites égyptiennes, par exemple, détiennent 60 milliards de dollars en dépôts dans des banques étrangères, alors que l’Égyptien moyen gagne 650 $ (580 €) par an. Dans le cas du CCG, la quantité de pétrodollars recyclés qui est réinjectée dans les investissements occidentaux est vraiment stupéfiante.

Les Saoudiens ont investi plus de 600 milliards de dollars à l’étranger. Citigroup détient 33% de la Saudi American Bank, mais est maintenant elle-même contrôlée par des membres de la Chambre des Saoud. En 1993, le prince saoudien al-Waleed bin Talal, propriétaire de la Saudi Commercial Bank, a investi 590 millions de dollars dans la Citibank. Bin Talal détient maintenant 17,34% de Citigroup, tandis que le prince héritier Abdallah en détient 5,4%, ce qui en fait les deux principaux actionnaires de la banque. Bin Talal est également le 2e actionnaire en importance de Rupert Murdoch’s Newscorp, société mère de Fox News et du Wall Street Journal.

Les achats d’actions saoudiens de Citigroup ont été facilités par le groupe Carlyle*, basé à Washington, qui est détenu à 20% par la famille Mellon, propriétaire de Gulf Oil et qui possède désormais une grande partie de Chevron Texaco. Carlyle est dirigé par Frank Carlucci, ancien secrétaire à la défense de Reagan et Bush et président de Reagan NSC. George Bush père (NdJBL : Décédé depuis, officiellement le 30 novembre 2018), James Baker III et l’ancien premier ministre britannique John Major sont conseillers principaux et membres du conseil d’administration de Carlyle. Bush père a été le conseiller en investissement de la famille Ben Laden jusqu’en novembre 2001.

En 1995, le prince bin Talal a fait équipe avec le promoteur canadien Paul Reichmann, le président de Loews, Larry Tisch, et le financier libanais Edmund J. Safra – un ami proche du criminel de guerre Henry Kissinger** – pour acheter le complexe Canary Wharf de Londres pour 1,04 milliard $.

Le Cheikh Zayed, dirigeant des Émirats Arabes Unis, dirige l’Autorité d’investissement d’Abou Dhabi. Une grande partie de son argent est gérée par des sociétés d’investissement privées et des sociétés d’actions comme Carlyle Group et Donaldson, Lufkin & Jenrette, qui est détenue à 18% par le groupe saoudien Olayan. Olayan possède également de gros morceaux de JP Morgan Chase et de CS First Boston. Le directeur de la Abu Dhabi Investment Authority est le conseiller asiatique du groupe Carlyle.

Le Bahreïn joue un rôle clé dans ce recyclage des pétrodollars, en servant de centre bancaire offshore non réglementé pour les cheiks du CCG et leurs partenaires internationaux de mégabanques (NdJBL : ou BANKSTERS). Bahreïn abrite également la cinquième flotte américaine et un grand nombre de raffineries, qui traitent le brut saoudien.

Le Liban avait été le premier centre bancaire du Moyen-Orient dans le passé, mais avec Beyrouth qui a été réduite en ruines par les bombardements israéliens, la banque d’affaires s’est déplacée vers le port de Dubaï totalement détaxés aux Émirats Arabes Unis, aujourd’hui le plus grand marché de l’or sur la planète. La banque d’investissement est centralisée au Koweït.

Mais c’est bien le Bahreïn qui abrite le vaste fonds commun de plusieurs milliards de dollars de fonds du marché monétaire provenant des recettes des pétrodollars du GCC/Four Horsemen. La plupart des banques à Bahreïn appartiennent à des intérêts étrangers et toutes les mégabanques américaines y ont des activités. De nombreuses banques de Bahreïn appartiennent à l’élite du CCG et servent d’intermédiaire majeur dans le processus de recyclage des pétrodollars. La Kuwait Burgan Bank, par exemple, détient une participation de 28% dans l’une des plus grandes banques du Bahreïn, la Middle Eastern Bank.

L’entreprise la plus puissante du Bahreïn est Investcorp, qui a pris des participations importantes dans Saks Fifth Avenue, BAT, Tiffany, Gucci, Color Tile, Carvel Ice Cream, Dellwood Foods, New York Department Store of Puerto Rico, Circle K et Chaumet. Investcorp a été cofondée en 1983 par Sheik Khalifa bin Sulman al-Khalifa, membre de la famille dirigeante du Bahreïn, qui possédait également une grande partie de la fameuse BCCI. Un récent prospectus d’Investcorp indique que le ministre des Finances du Bahreïn en est propriétaire.

Le président d’Investcorp est Abdul-Rahman Al-Ateeqi, ancien ministre du pétrole et des finances du Koweït. Son vice-président est Ahmed Ali Kanoo, de la riche famille saoudienne Kanoo, dont la valeur est estimée à 1,5 milliard de dollars. L’ancien ministre saoudien du pétrole, Sheik Yamani, était l’un des actionnaires fondateurs d’Investcorp, ainsi que sept membres de la famille royale saoudienne. Investcorp a son siège social de huit étages à Bahreïn, ainsi qu’un bureau à Park Avenue à New York et un bureau de district à Mayfair, Londres.

Le partenaire de Sheik al-Khalifa dans le lancement d’Investcorp était Nemir Kirdar, le président de la banque qui était en charge des opérations de Chase Manhattan dans le Golfe Persique. De nombreux cadres supérieurs d’Investcorp sont également des anciens de Chase.

De nombreux achats d’Investcorp se sont avérés être des flops et il y a un côté opaque dans cette banque. Charles Lefevre, dirigeant du joaillier français Chaumet, a déclaré qu’Investcorp avait truqué les chiffres de Chaumet pour attirer les actionnaires tout en essayant de mettre ses actions en gage à un prix plus élevé pour les autres investisseurs du Golfe Persique. Une autre plainte alléguait qu’Investcorp avait tenté de piller la Banque européenne saoudienne à Paris.

Résultat de recherche d'images pour

Abdullah Taha Bakhsh, membre du conseil d’administration d’Investcorp, milliardaire saoudien reclus/solitaire, a investi massivement dans Harken Energy de George W. Bush. Il en va de même pour le cheik al-Khalifa, le dirigeant de Bahreïn. Bush et son copropriétaire Dick Cheney ont transformé leur Arbusto Energy en Harken lorsque James Bath, un ami de Bush, leur a fourni 50 000 $ en capital de démarrage.

[NdJBL : c’est un chouïa compliqué, faut suivre la trace de l’argent, tout simplement !]

Bath possédait Skyway Aircrafts et faisait l’objet d’une enquête de la DEA pour avoir travaillé avec des cheiks du CCG en envoyant des billets de 100 dollars aux îles Caïmans. Comme Bath empruntait souvent de l’argent aux Cheikhs saoudiens Khalid bin Mahfouz le plus grand actionnaire de la BCCI et Mohammed bin Laden, ces riches Saoudiens ont probablement fourni les 50 000 $ en capital de démarrage pour lancer ce qui est devenu Harken Energy.

Ben Mahfouz et Ben Laden ont aidé Harken à signer un accord exclusif de forage pétrolier offshore juste avant la guerre du Golfe. En janvier 1990, le président Bush père avait approuvé un statut commercial préférentiel pour le régime irakien. Le même mois, Harken Energy s’est vu attribuer la plus grande concession pétrolière offshore jamais accordée dans le golfe Persique, au large des côtes de Bahreïn.

Parmi les autres investisseurs importants de Harken, mentionnons les frères Bass de Fort Worth, la famille sud-africaine Rupert, le Harvard Endowment Fund et le lieutenant George Soros de Rothschild. En 1989, le gouvernement de Bahreïn a brusquement interrompu les pourparlers avec Amoco concernant la même concession pétrolière après que l’Émir al-Khalifa eut décidé de l’accorder à Harken Energy sur l’insistance du chef des opérations de Mobil au Moyen-Orient, Michael Ameen. Le financement du projet a été arrangé par Jackson Stephens, un ami de Bush Jr., propriétaire de la Worthen Bank en Arkansas, qui a joué un rôle déterminant dans l’arrivée de la BCCI aux États-Unis et qui a fait don de 100 000 $ à la Bush Sr. 1988 Presidential Campaign. (NdJBL : Campagne présidentielle de Bush Père en 1988).

L’avocat new-yorkais Allen Quasha et son père William Quasha de Manille ont aidé à conclure l’accord Harken avec Bahreïn. En 1961, Bill Quasha a aidé George Bush père à obtenir les droits de forage du premier puits de pétrole au Koweït via Zapata Offshore Oil Company. Plus tard, Quasha a été conseiller juridique de la Nugan Hand Bank de la CIA aux Philippines. Son fils Allen est devenu le plus gros actionnaire de Harken. Les Quasha détiennent 21 % d’une société suisse contrôlée par la famille sud-africaine Rupert, qui était le principal bailleur de fonds de l’ancien régime d’apartheid de ce pays. [NdJBL : je recommande la lecture de : Les Sud-Africains disent que les Rothschild vampirisent l’économie du pays de Jonas Alexis source Veterans Today, Juin 2019]

Juste un mois avant l’invasion du Koweït par l’Irak, George W. Bush a vendu 66% de sa participation dans Harken Energy avec un profit de 200%. Alors que des analystes boursiers comme Charlie Andrews de 13D Research émettaient des recommandations d' »achat » sur Harken, le 22 juin 1990, Bush a encaissé 840 000 $ en actions Harken, disant plus tard qu’il avait « vendu au meilleur moment ». Bush savait que Harken avait violé les termes d’un paquet de prêts et qu’il était maintenant dans les cordes financièrement. Cinq semaines plus tard, Harken a annoncé une perte de 23 millions de dollars et le cours de ses actions s’est effondré.

Bush n’a pas annoncé la vente de ses actions Harken Energy avant mars 1991. C’était illégal, mais Bush a affirmé que la SEC avait égaré les formulaires et n’a jamais été poursuivie. En 1993, Bush s’est retiré du conseil d’administration de Harken. Avec le soutien financier important d’Enron, il est devenu gouverneur du Texas.

Bush a été défendu pendant l’énorme scandale Harken par l’avocat Robert Jordan de Baker Botts, qui a été remboursé en 2000 en tant qu’ambassadeur des États-Unis en Arabie saoudite. Richard Breeden, l’un des plus grands partisans politiques de Bush père, était le chef de la SEC qui a pardonné lors de la débâcle des Harken. L’avocat de la SEC était James Doty, un autre partisan de Bush qui a aidé George W. à acheter l’équipe de baseball des Texas Rangers.

Lorsque George W. Bush a fusionné Harken avec Spectrum 7 Energy, il a fait appel à Abdullah Taha Bakhsh, un initié d’Investcorp, qui a acheté 17,6% de Harken par l’intermédiaire d’une société holding des Antilles néerlandaises. Certains disent que Baksch était un homme de paille pour Cheikh Khalid bin Mahfouz. M. Baksch a été l’un des principaux investisseurs d’Investcorp, une société basée à Bahreïn qui a été lancée par d’anciens dirigeants de Chase Manhattan. En 1988, il a pillé une banque arabe à Londres.

Bakhsh a également été accusé d’avoir pillé la banque saoudienne Al de Paris lorsqu’elle s’est effondrée en 1988, juste avant l’effondrement spectaculaire de la BCCI. Bakhsh est actionnaire de First Commercial Financial Group, une société de négoce à terme de matières premières basée à Chicago qui a été sanctionnée par les régulateurs américains pour fraude et falsification. Juste avant l’éclatement de la guerre du Golfe, Investcorp a vendu 25,8% de ses actions à une société irakienne, en dépit d’une loi bahreïnie interdisant de telles transactions.

Les Saoudiens et les Koweïtiens sont clairement en tête des investissements du CCG à l’étranger. La Kuwaiti Investment Authority a investi plus de 250 milliards de dollars à l’étranger et est le plus gros investisseur étranger au Japon et en Espagne. Citigroup et JP Morgan Chase s’occupent des investissements koweïtiens aux États-Unis, où le clan al-Sabah détient des actions dans chacune des 70 plus grandes sociétés cotées à la Bourse de New York. Leurs avoirs américains comprennent 100% d’Occidental Geothermal, 29,8% de Great Western Resources, 100 % de l’Atlanta Hilton Hotel, 45% de l’hôtel Phoenician et 11% de Hogg Robinson.

En Allemagne, ils détiennent 14% de Daimler-Chrysler, 25% de Hoechst (la spin-off (société dérivée) nazie d’IG Farben*** et la deuxième société pharmaceutique mondiale), 20% de Metallgesellschaft et une partie du distributeur allemand Asko. En Italie, ils détiennent 6,7% d’Afil, la holding familiale Agnelli qui possède Fiat et plusieurs autres entreprises. Au Royaume-Uni, le Koweït possède St. Martin’s Properties et 5,4% de Sime Darby. En Malaisie, la société K-10 possède le plus grand journal de Malaisie, la New Straits Times Press. Dans le Singapour voisin, les Koweïtiens détiennent 10,6% de Singapore Petroleum, 37% de Dao Heng Holdings et 49% de la société de bourse J. M. Sassoon.

Kuwait Oil Company (KOC), a été techniquement nationalisée au début des années 1980, mais reste proche de ses anciennes sociétés mères – Chevron Texaco et BP Amoco – qui vendent ces deux huiles Horsemen à un prix réduit. KOC a enrichi les émirs al-Sabah et la famille al-Ghanim, qui ont agi comme agent de la société pendant des décennies. En 1966, KOC achète une filiale danoise et devient la première compagnie pétrolière du Moyen-Orient à vendre de l’essence au détail en Europe. KOC a été la société GCC la plus agressive dans ses investissements en aval à l’étranger. En 1982, elle a acheté des centaines de stations-service Q8 en Europe. En 1987, elle possédait plus de 5 000 détaillants d’essence en Europe et en Asie du Sud. Pas plus tard que la semaine dernière, KOC a obtenu un contrat pour la construction de raffineries de pétrole en Corée du Sud.

Les Koweïtiens ont même acheté un des quatre cavaliers, BP Amoco. En 1988, leur part était de 22%. Depuis, ils ont réduit leur part à 9,85%, ce qui représente toujours une participation majoritaire. Ils ont acheté les activités de raffinage de Mobil à Naples, en Italie, et détiennent près de 4 % d’ARCO (qui fait maintenant partie de BP Amoco) et 2,39% de Phillips Petroleum (qui a fusionné avec Conoco). En Espagne, les Koweïtiens exploitent l’entreprise Torras Hostenchchemical. Au Japon, ils exploitent Arabian Oil.

Au total, les investissements du CCG dans les banques et les entreprises occidentales se chiffrent en milliards de dollars. La majeure partie de cette somme est investie dans des obligations d’État américaines et japonaises à long terme. Les cheiks du CCG sont essentiels pour faire flotter l’ensemble du château de cartes qu’est l’économie mondiale. Leurs achats garantis de la dette américaine, qui ont été en grande partie accumulés grâce aux dépenses de défense dans la région du Golfe Persique, maintiennent le dollar américain fort et empêchent l’effondrement de l’architecture financière internationale. Les émirs et leurs alliés de l’élite financent également des opérations secrètes de la CIA, tout en rééquilibrant leurs excédents commerciaux avec l’Occident par l’achat d’armes américaines pour protéger leurs fiefs pétroliers.

Les événements en Ukraine et au Moyen-Orient ont révélé la position désespérée de l’oligopole énergétique Rockefeller/Rothschild. Poutine vient juste de commencer à jouer la partie avec d’excellentes cartes en main. [NdJBL : Que Vlad soit un fin stratège, soit. Mais il joue sur l’échiquier international ► La Russie vend 19,5% de Rosneft au Qatar (Exxon-Mobil)… qui finance Daesh !… que combattent les Russes !… Ubuesque… Sachant aussi que le Qatar est la propriété d’Exxon-Mobil (Rockefeller et l’ex-Standard Oil). Dans ; Vladimir se met à la Trumpette]

Les marionnettes du CCG restent dans la bataille et encerclent les chariots. La fin de la norme pétrolière ne peut être évitée que par une guerre permanente. Des jours étranges, en effet.

Dean Henderson, auteur qui a écrit 6 livres : Big Oil & Their Bankers in the Persian Gulf: Four Horsemen, Eight Families & Their Global Intelligence, Narcotics & Terror Network, The Grateful Unrich: Revolution in 50 Countries, Das Kartell der Federal Reserve, Stickin’ it to the Matrix & The Federal Reserve Cartel.

Résultat de recherche d'images pour

*Groupe Carlyle : Le lien avec Sarkozy, 1ère taupe zunienne placée à l’Élysée ► Agenda oligarchique de dépopulation, Sarkozy et les compteurs intelligents.

**À propos d’Henry – Kissinger : qui est toujours dans les mauvais coups !

***IG FARBEN : Wall Street et la montée en puissance d’Hitler, version PDF du Pr. Antony Sutton.

Le FBI lance le « Je vous salue Marie » – La Théorie du Complot gagne ! Dean Henderson (08/08/19) Traduction JBL

Et je vous recommande la lecture des 30 meilleurs articles de Dean Henderson, en français, au format PDF N° 81 de 136 pages ► Crochet gauche une claque hebdomadaire à l’oligarchie, dont voici le sommaire et je mets en gras les articles connexes à lire en priorité, l’avantage de ce PDF, vous pouvez l’imprimer chapitre par chapitre, et dans l’ordre qui vous plaira ;

PAGE :

5               Présentation de l’Auteur

Les 8 familles derrière le cartel banquier privé international ;

6                    1ère Partie

17                  2ème Partie

27            La connexion Bank Of America, Rothschild, BCCI, CIA, Ben Laden, Pakistan, Arabie Saoudite et les guerres secrètes du Monde…

33            Le caniche saoudien des Rothschild a armé les rebelles libyens et syriens

37           Banquiers suisses, Banque des Règlements Internationaux et la Maison Rockefeller

43           Aimez les gens, détestez le système

47           Les Internationaux : Pétrole, drogue, armes et Kissinger Associates

55            L’Ukraine tombe sous le coup des banquiers fascistes

59            La prise de pétrole du Sud-Soudan par Glencore de Rothschild

63            Spéculateurs, cartels et mythes de la pénurie

69            ARAMCO et la Maison des Saoud

74           Les banques pourries canadiennes

80           La fraude du darwinisme social

84           La guerre au Yémen est une guerre pour les cartels pétroliers Rothschild/Rockefeller

86          Les États-Unis et leurs alliés ont créé l’EIIL pour une guerre perpétuelle au Moyen-Orient

88           Les 4 cavaliers du pétrole et le baril à 44US$

91          L’impérialisme des Rothschild, pressetituée et réfugiés

93          La Maison Rothschild

99         ISIS / EIIL le conte de fée

102       Le trust financier de la Standard Oil des Rockefeller

105       Qui est propriétaires des banques d’Israël ?

110       L’addiction technologique et l’agenda du Nouvel Ordre Mondial

113        L’opération d’intox de Cambridge Analytica par Facebook et le MI6

116        Le bulldog de la couronne attaque la Syrie

119       La marche des Rothschild vers la 3ème Guerre Mondiale

122       Les services de renseignements britanniques derrière le RussiaGate

125        Pourquoi Trump est l’outil de Rothschild

129       Facebook la nouvelle tour de Babel

132       L’entreprise Crown Castle et la bête du 5G

135       Caravanes, narco-oligarques et la pseudo-gauche de Georges Soros

Pour retrouver ce PDF et tous les autres en lecture, téléchargement, impression diffusion et partage libres et gratuits ► https://jbl1960blog.wordpress.com/les-pdfs-realises-par-jbl1960/

Après cela, il sera difficile de prétendre qu’on ne savait pas, et que si on avait su… Surtout en France, car nous savons, maintenant, de qui Macron de Rothschild est le N.O.M.

JBL1960

Mettre un terme à la guerre sans fin ?… Mettons un terme au pouvoir du sionisme par Kurt Nimmo (traduction R71) analyse JBL

Mettre un terme à la guerre sans fin ?…

Mettons un terme au pouvoir du sionisme

Kurt Nimmo | 24 juillet 2019 | URL de l’article original ► https://kurtnimmo.blog/2019/07/24/end-forever-war-divest-zionism/

Traduction R71 dans ► La guerre est la paix ?… Arrêtons la guerre sans fin… arrêtons le sionisme… (Kurt Nimmo)

Complété, enrichi et en analyse par Jo Busta Lally

Mercredi dernier, la chambre des “représentants” américaine a passé une résolution qui viole à la fois la constitution et le droit naturel.

Les serviteurs de l’AIPAC (NdT : lobby israélien très puissant aux États-Unis) croient que la capacité de confronter et de s’opposer à la politique d’apartheid d’Israël doit être criminalisée, et ce même aux dépends de la constitution qu’ils ont supposément juré de préserver (ceci est une vaste fumisterie depuis un bon moment).

Mais peu importe la constitution, qui est si proche d’être lettre morte. En tant qu’être humain libre, vous avez parfaitement le droit naturel de vous opposer et de refuser de faire quelque affaire que ce soit avec n’importe quel individu ou entité que ce soit et vous pouvez aussi encourager les autres à faire de même, aussi loin que cette opposition et sa manifestation ne sont ni violentes ni coercitives.

Le congrès des États-Unis ne croit pas que ce droit naturel soit légal, du moins pas tant que cela touche à Israël. D’après nos soi-disant “représentants”, la critique de l’État sioniste décrite sans exception comme “tropisme raciste”, est ipso facto antisémite et ne doit donc pas être acceptée et doit être vigoureusement condamnée, non seulement cela, mais elle doit aussi être maintenant criminalisée.

La criminalisation du mouvement de boycott d’Israël BDS (Boycott, Divestment, Sanction) est le dernier effort en date d’Israël et de ses groupes de pressions non enregistrés aux États-Unis, pour détruire tout activisme politique lié à la cause palestinienne. C’est un effort concerté pour maintenir le système d’apartheid en Israël, un système qui à terme nettoiera ethniquement tous les Palestiniens de cet État artificiel mis en place pour les juifs par la Grande-Bretagne et la France il y a un siècle.

L’attaque du mouvement BDS n’est pas le seul effort d’expulsion des non-juifs d’Israël (ou au mieux en faire des citoyens de seconde voire troisième zone) et de destruction des états qui soutiennent les Palestiniens, essentiellement l’Iran, la Syrie et le Liban (ce dernier ayant été envahi par Israël en maintes occasions). Il est tout à fait possible de dire que les guerres sans fin qui ont miné les États-Unis depuis plus de 15 ans, ont été menées au bénéfice et au service d’Israël.

Ceci est indiscutable. Il est bien connu, ou du moins il devrait être connu que Saddam Hussein n’était en aucun cas une menace pour les États-Unis. Il soutenait les Palestiniens non seulement rhétoriquement mais aussi financièrement, l’Irak se devait donc d’être envahi d’abord par Bush père, qui imposa avec l’ONU des sanctions draconiennes qui virent la mort de 500 000 enfants Irakiens, puis par Bush fils et son administration infestée de nouveaux-cons.

Les attentats du 11 septembre et l’invasion de l’Afghanistan furent perpétrés pour mettre en place la “guerre contre le terrorisme” et de dépeindre les musulmans comme les ennemis des États-Unis, donnant ainsi un prétexte d’attaquer les ennemis d’Israël, l’Irak, la Libye, la Syrie et le Liban. Tant qu’il y aura une résistance à la politique raciste d’Israël et sa violente domination et nettoyage ethnique des Palestiniens arabes, il y aura une “guerre contre le terrorisme”. [NdJBL : ICI & OU ENCORE ICI]

Ces dernières années, le point de focale de cette série d’invasions sans fins et hautement lucrative pour le complexe militaro-industriel a basculé directement ou indirectement sur ce que les États-Unis voient comme l’ennemi: le peuple américain, à commencer avec les “suprémacistes blancs” qu’on nous dépeint comme l’avant-garde d’une nouvelle vague mondiale de l’antisémitisme. En fait, ce supposé antisémitisme est une attaque sur des nationalistes qui en ont ras le bol de l’État et de son parasitisme.

Il est fort peu probable que l’Iran soit envahi avant les élections à moins que l’Iran ne provoque les États-Unis et leurs partenaires européens à l’attaquer. Souffrant de la maladie mentale de l’hubris et de l’exceptionnalisme (et dans le cas d’Israël, de racisme ouvertement affirmé), les ennemis de l’Iran sont incapables de comprendre que toute attaque sur ce pays résultera en un énorme carnage, spécifiquement en Israël et dans toutes les bases militaires américaines encerclant l’Iran. Les nouveaux-cons et les soutiens “d’Israël #1” qui infestent l’administration/gouvernement Trump croient sincèrement qu’ils peuvent s’en tirer sans aucune conséquence  ou si peu, en bombardant l’Iran, proclamant une fois de plus à qui veut entendre que c’est du gâteau.

À l’encontre de l’Irak, l’Iran n’a pas souffert d’un démantèlement complet sous un régime de sanctions médiéval punitif, bien que si les sanctions continuent d’empirer, l’Iran pourrait bien finir aussi brisé que l’Irak avant l’invasion de Bush le minus. Mais les leaders de l’Iran ne laisseront jamais cela se produire.

De plus, l’Iran montre maintenant de la détermination et refuse de jouer le jeu dans les termes imposés par la clique des globalistes  et des nouveaux-cons, adorateurs d’Israël #1. Pour chaque coup américain, il y a un contre-coup iranien. Il est si évident maintenant que Trump est frustré avec l’Iran et son manque de volonté bornée de se plier à l’effort néolibérale et sioniste pour détruire le pays et le balkaniser. L’Iran contre-attaquera.

Et ce combat pourrait être emmené jusqu’en Amérique et pas seulement aux militaires stationnés autour de l’Iran. Si ceci se produit, bien entendu, l’outrance et la colère rallieront les Américains à soutenir une guerre finale. Les Américains sont de fait très peu différents des Allemands sous le joug nazi, trompés à marcher en guerre par la rhétorique et des opérations sous faux-drapeau. La propagande est bien plus efficace maintenant, bien plus qu’il y a 80 ans. (NdT : là, nous ne sommes pas d’accord avec KN. La propagande marche de moins en moins bien et de plus en plus de monde est au courant des politiques de faux-drapeaux passées et présentes…en cela, monter une opération faux-drapeau est plus compliquée maintenant car le système en a usé et abusé, plus grand monde est dupe. Il suffit de voir à quelle vitesse les attaques chimiques faux-drapeau en Syrie furent exposées et dévoilées, quasiment en temps réel !…)

Je n’ai pas grand espoir que le virus sioniste qui infecte le gouvernement américain soit éliminé avant que la guerre finale n’éclate, une annihilation nucléaire de toute vie sur terre.

Les tentacules de la menace sont profondément enterrées et ancrées dans les centres du pouvoir et du contrôle. Si la guerre contre le mouvement BDS nous montre quoi que ce soit, c’est que nos soi-disant “représentants” et la marionnette pro-sioniste de la Maison Blanche, réagiront inlassablement à toute menace contre l’État sioniste aussi minime soit-elle.

Une loi est passée dans l’État de Floride et fut célébrée à Jérusalem, loi qui fait de la critique d’Israël un crime, dénotant un antisémitisme. Cette loi définit aussi le BDS de la manière la plus sérieuse en l’assimilant à une menace identique à celle de l’État Islamique :

Dans cette loi. le mouvement BDS est définie comme un groupe terroriste qui n’est pas en cela différent du Ku Klux Klan (KKK) ou de l’EIIL, ce qui a déclenché toute une série de questions si la critique de l’État juif pouvait-être mal caractérisée comme étant une critique anti-sémite du peuple juif.

D’après un député démocrate qui a voté pour cette loi, son adoption est une “Mitzvah”, c’est à dire en hébreu, un devoir moral, un ordre de foi.

Si cette folie continue, des blogs comme celui-ci ne pourront plus être permis sur internet. Toute critique d’Israël et du sionisme va devenir illégale, punissable comme crime, comme ça l’est maintenant en France* et dans la plupart des pays d’Europe et une fois de plus, la constitution et le 1er amendement (sur la liberté d’expression) seront lettre morte… une fois pour toute.

Trump suivant aveuglément son chien-guide « Bibi »…

Jusqu’où ?

*En France, Macron a succombé, à la demande du CRIF, à la tentation de la pénalisation de l’antisionisme comme une nouvelle forme d’antisémitisme… [ICI]

Quand les parlementaires cèdent aux sirènes en adoptant le projet de Loi AVIA : La loi Avia va contraindre les Gafa à l’autorégulation sur Internet ;

L’Assemblée nationale adopte et aggrave la loi « haine ». Par La Quadrature du Net… VIA Les Moutons Enragés

Loi Avia. La mort de la liberté d’expression en France [L’Agora] – Source Breizh-Info

Et nous ? Jusqu’à quand ?

N’attendons pas qu’il n’y ait plus personne pour protester !

N’attendez pas que la police politique de Macron vienne me, nous, vous ou les chercher, car elle ne manquera pas de le faire même si vous pensez n’avoir rien à vous reprocher pour avoir arboré un Foulard Rouge, plutôt qu’un Gilet Jaune, ou pour avoir tout simplement bien voté…

Rien ne vous sauvera, rien ne nous sauvera de cet État là !

Si ce n’est peut-être un sursaut de nos consciences politiques qui collectivement a jailli presque malgré nous, un 17 novembre 2018 des entrailles de la Terre… De France…

Car je le redis, si le Mouvement des Gilets Jaunes ne passe pas en mode « France des Sections » et des Assemblées Populaires alors la récupération du Mouvement ne sera plus qu’une question de semaines…

Notez bien que même si cela devait se produire certains ne rentreront pas dans le rang et divulgueront le message, malgré tout et quoiqu’il leur en coûtera… Comme le fait, plus haut Kurt Nimmo, Résistance71 qui traduit et mézigue qui relaye en analyse…

Sans doute parce que nous sommes convaincus, que le salut de l’Occident, comme l’avenir de l’Humanité  passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre.

Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !

La solution ?

C’est NOUS !

JBL1960

May fait ce qu’il lui plaît !

Normal, puisque La City de Londres est le cœur de l’Empire !

Donc, May fait où on lui dit de faire, Trump suit aveuglément son fidèle « Bibi« , Trudeau est le soldat de plomb de sa Majesté, Macron de Rothschild lui bouffe à tous les râteliers (pourvu qu’ils soient connectés !), Vlad lui discrètement s’est mis à la Trumpette de Jéricho !

Et la boucle est bouclée !

Enfin presque…

Theresa Fleur de May de Mai, fait ce qu’il plait à la City ;

Pourquoi ne pas faire du Parlement britannique un mémorial de l’Holocauste ?

Résultat de recherche d'images pour

Gilad Atzmon جيلاد أتزمون گيلاد آتزمون

Traduit par Faustio Giudice – le 9 mai 2019 – URL de l’article source ► http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=26001

Cinq premiers ministres britanniques, dont certains sont des criminels de guerre notoires, se sont unis hier pour demander la construction d’un mémorial de l’Holocauste à proximité du Parlement britannique.

« Une mission nationale sacrée » , c’est ainsi que Theresa May a décrit l’idée et, pour une fois, je suis tout à fait d’accord avec cette femme tristement tragique. J’irais plus loin : ne vous contentez pas de construire un sanctuaire de l’holocauste à Westminster, faites de notre parlement un monument à l’holocauste. Nous n’avons pas vraiment besoin d’une Chambre des communes : en l’état actuel des choses, nous ferions mieux de recevoir des ordres directs de nos vrais dirigeants à Tel Aviv.

Mais il y a une justification éthique plus profonde qui justifie l’érection d’un mémorial de l’holocauste en lieu et place de notre parlement dysfonctionnel. Tous les commentateurs politiques britanniques savent maintenant que plus les groupes de pression juifs terrorisent le royaume, ses défenseurs des droits humains, ses artistes, ses écrivains et ses poètes, plus les Britanniques prennent conscience des crimes du sionisme, d’Israël et de leur impitoyable lobby. Plus les politiciens britanniques rejoignent les clubs parlementaires d’amis d’Israël, moins les Britanniques font confiance à leur système politique. Plus l’endoctrinement de l’Holocauste nous est enfoncé dans la gorge, plus les Britanniques se méfient de la manière dont l’histoire est racontée.

Mme May a dit : « En plaçant notre Centre national de commémoration et d’éducation de l’Holocauste à côté de notre Parlement, nous faisons une promesse solennelle et éternelle que la Grande-Bretagne n’oubliera jamais ce qui s’est passé pendant l’Holocauste ». C’est vrai, Mme May ? Vous pensez vraiment ce que vous dites ? Notre mémorial de l’Holocauste mettra-t-il en lumière le fait embarrassant que la Grande-Bretagne a rendu très difficile pour les réfugiés juifs la recherche d’un refuge sûr dans le Royaume ou dans d’autres parties de l’empire ? En 1937, alors que le taux de réfugiés juifs cherchant à immigrer en Grande-Bretagne augmentait, le gouvernement britannique a créé des normes plus strictes pour ceux qu’il voulait admettre. La première était que les réfugiés devaient faire déposer 50 livres dans une banque étrangère, mais en Allemagne, il était illégal de posséder des devises étrangères. Si cela n’était pas suffisant pour arrêter l’immigration juive en provenance d’Allemagne, le gouvernement britannique a limité le nombre d’immigrants en 1938 et 1939. En pratique, le gouvernement britannique a tourné le dos aux Juifs allemands et autrichiens.

La Première ministre a juré que « face au méprisable déni de l’Holocauste, ce mémorial préservera à jamais la vérité ». Je suis là pour vous dire en toute confiance que le mémorial britannique de l’Holocauste agira de manière intensive pour dissimuler la complicité britannique dans la destruction des juifs européens.

Mme May a été rejointe par tous les anciens premiers ministres vivants : David Cameron, Gordon Brown, Tony Blair et Sir John Major. À l’exception de Sir John Major, tous nos premiers ministres vivants sont impliqués dans un grand nombre de morts et de carnages. Alors que Blair et Brown ont mené ce royaume à une guerre criminelle désastreuse en Irak qui a fait des millions de victimes, c’est Cameron qui a réussi à entraîner ce pays dans une série de catastrophes en Libye, en Syrie et au-delà.

Tony Blair, que le tiers du peuple britannique considère comme un criminel de guerre, a déclaré dans son message que « l’antisémitisme et la haine n’ont pas pris fin en 1945. Malheureusement, aujourd’hui, une partie de ce poison est passée de la marge politique à une partie du courant politique dominant ». Blair faisait probablement référence à son propre parti qui lutte pour renier le passé criminel qu’il lui a lui-même infligé. Mais la vérité est que l’antisémitisme n’est pas mort en 1945, certainement pas en Grande-Bretagne. Le gouvernement travailliste d’après-guerre a fait tout son possible pour rendre la vie des survivants juifs de l’holocauste impossible. Dans l’histoire sioniste, le ministre britannique des Affaires étrangères Ernest Bevin (travailliste) est considéré comme l’un des ennemis les plus acharnés du peuple juif. Ce haut responsable politique travailliste s’était opposé à la suppression de la limitation de l’immigration juive en Palestine. Cette chronique sioniste de la politique travailliste anti-juive va être explorée dans le mémorial de l’Holocauste ?

Il n’est pas nécessaire d’être un génie pour comprendre pourquoi Blair et Brown sont si enthousiastes à propos d’un musée qui chronique les crimes nazis plutôt que d’un institut approprié et opportun qui explorerait leurs propres crimes en Irak. Il est assez clair pourquoi David Cameron préfère détourner l’attention de ses propres erreurs en Syrie et en Libye. Mais cela va plus loin. La Grande-Bretagne et l’Empire ont une longue liste de crimes contre l’humanité à expliquer : l’esclavage, les camps de concentration de la guerre des Boers, la partition de l’Inde, la destruction de la Palestine, les famines en Irlande et au Bengale. Des millions d’innocents ont perdu la vie à cause des crimes de l’empire, mais nos premiers ministres, dont l’éthique est compromise, se sont engagés à commémorer les crimes qui ont été commis par un autre peuple. Est-ce là le message éthique que nous sommes censés transmettre aux générations futures ? L’autoréflexion zéro est-elle une nouvelle valeur britannique ?

J’ai appris que Jeremy Corbyn, la personne qui, selon les sondages, est destinée à devenir notre prochain premier ministre, n’est pas du tout différente de ses prédécesseurs. Corbyn, qui à un moment donné prétendait se soucier du plus grand nombre, souscrit maintenant à la primauté de la souffrance juive. M. Corbyn n’a pas tardé à annoncer qu’il « soutiendrait fermement la commémoration permanente, y compris la construction d’un mémorial national, ainsi que des investissements supplémentaires dans les programmes éducatifs ». Je suppose que soutenir un mémorial de l’Holocauste est un ticket d’entrée au 10 Downing Street.

Il y a de bonnes raisons de croire que toute notre classe politique a désormais émigré en Égypte, tous sans exception, ils vivent dans le déni.

Merci à Tlaxcala
Source : https://www.gilad.co.uk/writings/2019/5/8/why-not-make-parliament-into-a-holocaust-memorial
Date de parution de l’article original : 08/05/2019
URL de cette page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=26001

Gilad Atzmon a déjà annoncé la Fin de Sion !

“Le sionisme a sécularisé et nationalisé le judaïsme. Pour y parvenir, les penseurs sionistes affirmèrent la possession du territoire biblique et recréèrent, en fait le réinventèrent, comme le berceau de leur nouveau mouvement nationaliste. Comme ils le voyaient, la Palestine étaient occupée par des ‘étrangers’ et avaient été repossédée. ‘Étrangers’ ici voulait dire tout non-juif qui avait vécu en Palestine depuis la période romaine. En fait pour bien des sionistes, la Palestine n’était même pas une terre ‘occupée’ quand ils arrivèrent dessus en 1882, mais plutôt une terre ‘vide’ : les natifs palestiniens qui vivaient là leur étaient invisibles ou sinon, ils faisaient partie de la dureté et des obstacles de la nature et à ce titre devaient être conquis et retirés du paysage. Rien, ni pierres, ni Palestiniens, devaient se mettre sur le chemin de la ‘rédemption’ nationale de la terre convoitée par le mouvement sioniste. Jusqu’à l’occupation de la Palestine par la Grande-Bretagne en 1918, le sionisme était un mélange d’idéologie nationaliste et de pratique colonialiste…”

“Comme les théoriciens du nettoyage ethnique l’ont reconnu, là où est adoptée une idéologie d’exclusivité dans une réalité ethniquement lourdement chargée, il ne peut y avoir qu’un seul résultat possible: le nettoyage ethnique…”

“De fait, si vous étiez juif sioniste en 1948, ceci ne voulait dire qu’une seule chose : adhésion et implication totales à la dé-arabisation de la Palestine.”

~ Ilan Pappe, professeur et chaire d’histoire à l’université d’Exeter, “The Ethnic Cleansing of Palestine”, 2006, traduction Résistance 71 et dans : Colonisation et totalitarisme : Israël État d’apartheid… ou pire ?

Effondrer le colonialisme par apostasie collective ou renonciation au baptême – Jo Busta Lally, mars 2019

Sur ce blog, depuis plus de 3 ans, pour agir comme des petits détonateurs supplémentaires pour exploser tous les mythos, dogmes et doctrines, je réalise des versions PDF en français que vous pouvez retrouver dans cette page ► LES PDFs RÉALISÉS PAR JBL1960 et je vous recommande, de suite, ces lectures sur le sujet ;

La Bible ‘déterrée’ d’Israel Finfelstein et Neil Silberman ;

Traductions Bibliques & Falsifications Historiques du Dr. Ashraf Ezzat (version complète de 68 pages uniquement sur ce blog) ;

Païens en Terre promise, décoder la Doctrine Chrétienne de la découverte de Steven Newcomb ;

Nouvelle Version revue & corrigée du 17 avril 2019 ► INTRODUCTION À LA PHILOSOPHIE & LA PENSÉE AMÉRINDIENNES, Russell Means (1939 – 2012)

Effondrer les empires coloniaux par apostasie collective de Jo Busta Lally

Mon dossier : MEURTRE PAR DÉCRET (version PDF incluse) le génocide dans les Pensionnats pour Indiens de 1840 à 1996 au Canada et de 1820 à 1980 aux USA.

JBL1960

Entretien coup de poing avec Norman Finkelstein, Professeur de science politique et militant antisioniste…

Norman Finkelstein ; Fils de juifs survivants du ghetto de Varsovie, est professeur de science politique, Ph.D de l’université de Princeton, auteur de 10 livres et descendant de victimes des camps nazis. Conférencier international, Il est un fervent opposant antisioniste à la politique de l’entité sioniste, État auto-proclamé juif, colonisant la terre de Palestine et ardent supporteur de la campagne BDS de Boycott, Diversion, Sanctions contre Israël en raison des crimes contre l’humanité commis depuis 1948 et le grand nettoyage ethnique de la Palestine commencé à cette date sous couvert de l’occident bienveillant ► Source R71 ► https://resistance71.wordpress.com/2019/04/23/netanyahou-est-un-raciste-supremaciste-juif-a-limage-disrael-entretien-coup-de-poing-avec-norman-finkelstein-professeur-de-science-politique-et-militant-antisioniste/

À propos des sémites et des antisémites, des sionistes et des antisionistes ► Par Schlomo Sand, février 2019 dans l’Union Française Juive pour la Paix

Mon conseil de lecture, d’un autre Finkelstein, Israel de son prénom ► L’essentiel de traduction de « La Bible ‘Déterrée’ » d’I. Finkelstein et Neil A. Silberman en version PDF N° 89 de 25 pages ► La Bible ‘Déterrée’ d’Israel Finkelstein & Neil Asher Silberman  traduit de l’anglais par Résistance 71 par de larges extraits.

▼▼▼▼

Entretien avec Norman Finkelstein

“Netanyahou est un raciste et un suprémaciste juif, à l’image d’Israël”…

20 mars 2019 | URL de l’article en français ► https://sayed7asan.blogspot.com/2019/04/norman-finkelstein-netanyahou-est-un.html

Jimmy Dore : Bonjour tout le monde ! Bienvenue sur cette émission.

Nous avons un invité spécial aujourd’hui. Norman Finkelstein est un politologue, militant, professeur et auteur américain. Ses principaux domaines de recherche sont le conflit israélo-palestinien et la politique de l’Holocauste, un intérêt motivé par les expériences de ses parents, survivants Juifs de l’Holocauste. Il est diplômé de l’Université de Binghamton. Il a obtenu un Doctorat en Sciences politiques à l’Université de Princeton.

Bienvenue, Norman Finkelstein. Merci d’être notre invité.

Norman Finkelstein : Merci de me recevoir.

Jimmy Dore : Vous êtes un expert du conflit israélo-palestinien. Vous savez, la plupart des gens ne connaissent pas vraiment les causes du conflit ; ils savent juste qu’il y a un conflit et que les États-Unis sont alliés avec Israël, parce qu’ils sont (soi-disant) une démocratie et qu’ils seraient la seule démocratie au Moyen-Orient, comme certaines personnes aiment le dire.

Alors, comment expliqueriez-vous ce conflit à des personnes qui ne connaissent pas grand-chose à ce sujet, à savoir la plupart des habitants des États-Unis [et de la France] ? Et ils n’en savent certainement pas grand-chose s’ils regardent les informations à la télévision. Je ne pense pas que le citoyen moyen sache grand-chose à ce sujet. Alors, comment pouvez-vous informer les gens sur ce conflit ? Comment a-t-il commencé ? Quelles en sont les causes ?

Norman Finkelstein : Je pense que le moyen le plus efficace d’informer les gens est de recourir à l’analogie. En réalité, ce qui est arrivé au peuple palestinien au cours du siècle dernier est assez semblable à ce qui est arrivé à la population amérindienne aux États-Unis. Si vous prenez par exemple le destin des Indiens Cherokee, qui résidaient à l’origine sur la côte Est des États-Unis, ils ont été progressivement poussés, poussés, et repoussés, jusqu’à ce qu’ils se retrouvent en Arkansas. Et ensuite, ils ont été confinés à une petite partie de l’Arkansas, qui, une fois que tous les colons blancs s’y sont rassemblés, est devenue l’Oklahoma. Les Cherokee ont donc été victimes d’une politique d’expulsion, de « transfert » pour utiliser le vocabulaire israélien. Fondamentalement, il y a évidemment des différences entre les deux situations, et on ne peut pas prétendre qu’il n’y en a pas, mais dans l’ensemble, je dirais que dans l’ensemble, ce n’est pas vraiment différent de ce qui est arrivé à la population autochtone aux États-Unis.

Jimmy Dore : Bigre ! On ne m’a jamais décrit la chose de cette façon auparavant. Et vous savez, ironiquement, la plupart des Américains ne sont pas trop informés non plus de la gravité de ce chapitre de notre histoire*. Ainsi, les États-Unis accordent chaque année une aide et des milliards de dollars de financement à Israël. Mais certains disent qu’Israël est un État d’Apartheid et que Gaza est une prison à ciel ouvert. Ces deux accusations sont-elles vraies ? Et comment cela pourrait-il être vrai ? Comment pourrions-nous les soutenir dans ce cas ?

Norman Finkelstein : Eh bien, je pense que les deux propositions sont vraies. Israël bénéficie à la fois de deux faits. Premièrement, ils bénéficient de la convergence des intérêts entre les élites dirigeantes américaines et Israël sur de nombreuses questions fondamentales. Ainsi, par exemple, à l’heure actuelle, il existe une convergence d’intérêts entre les États-Unis et Israël tendant au renforcement de l’Arabie Saoudite, au renforcement du Golfe et à la tentative de contenir l’Iran. C’est une convergence fondamentale des intérêts, et c’est en partie, probablement dans la plus grande partie, ce qui explique le soutien des États-Unis à Israël.

Mais il y a aussi un autre facteur, et il ne faut pas prétendre que cet autre facteur n’existe pas, c’est-à-dire qu’il existe un lobby pro-israélien très puissant aux États-Unis, un peu comme le lobby des armes à feu, le lobby cubain (anti-castriste), etc. Le lobby israélien est un autre lobby très efficace, probablement l’un des lobbies les plus efficaces, sinon le plus efficace, qui opère à Washington. Et sa composante principale est une communauté juive américaine très puissante, articulée et organisée, même si, même dans ce cas, il faut faire des distinctions, car chez les jeunes Juifs, le soutien à Israël diminue clairement. Mais dans l’ensemble, à la fois du fait d’une convergence d’intérêts et de la présence d’un lobby puissant, articulé, organisé et stratégiquement placé, un lobby qui a beaucoup d’influence sur les médias, beaucoup d’influence dans la publication, beaucoup d’influence dans les journaux d’opinion, beaucoup d’influence à Hollywood, ce lobby a été un facteur majeur dans la détermination des aspects de la politique américaine vis-à-vis d’Israël.

En ce qui concerne le deuxième point, je ne pense pas vraiment qu’il soit encore controversé de savoir si Israël est ou non un État d’Apartheid. Je ne dis pas cela en tant que polémiste, j’essaie d’être objectif et impartial sur la situation. Entre le Jourdain et la mer Méditerranée, on peut maintenant dire qu’il y a environ 12 ou 13 millions de personnes. Cela inclut la Cisjordanie, Jérusalem-Est et Gaza. Et Israël a pris le contrôle de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est et de Gaza. Israël les contrôle maintenant depuis plus d’un demi-siècle. Et le gouvernement israélien a clairement indiqué qu’il n’avait absolument pas la moindre intention de retourner aux frontières d’avant la guerre de juin 1967, c’est-à-dire de céder le contrôle de la Cisjordanie, de Gaza et de Jérusalem-Est. Nous ne pouvons donc plus parler d’une occupation ; nous devons parler d’une annexion. Les territoires ont été annexés de facto. Après un demi-siècle, cela me semble être la seule conclusion raisonnable : il y a eu une annexion de facto.

Ainsi, sur toute cette population qui s’étend de la Méditerranée au Jourdain, environ la moitié a soit un statut de deuxième classe, soit, et c’est la plus grande partie, n’a aucun droit au sein de l’État [israélien] : pas de droit de vote, puis à partir de là, ils n’ont même pas de droits de propriété, leurs biens et propriétés peuvent être confisqués du jour au lendemain et à l’envi, avec l’appui des tribunaux [israéliens]. Il me semble donc que, encore une fois, en essayant d’être rationnel, en essayant d’être objectif et en essayant d’être impartial, il n’y a pas d’autre terme pour décrire une situation dans laquelle près de la moitié de la population a soit des droits de seconde zone (en Israël même), soit absolument aucun droit (en Cisjordanie et à Gaza). C’est clairement une situation d’Apartheid.

Mais encore une fois, cela ne devrait pas nous choquer. Vous devez vous rappeler, je ne sais pas quel âge vous avez, mais je me souviens très bien pour ma part des derniers jours de l’Apartheid [sud-africain] : Ronald Reagan a soutenu le régime de l’Apartheid jusqu’au bout, tout comme Margaret Thatcher. Vous rappelez-vous, jusqu’à la fin, ils désignaient Nelson Mandela et l’ANC, le Congrès national africain, comme des terroristes. Donc si notre gouvernement était, jusqu’à la fin de l’Apartheid, un fervent soutien de l’Afrique du Sud, parce que c’était en quelque sorte un bastion de la civilisation occidentale, vous savez, de la civilisation occidentale ou de ce que vous voulez, en Afrique, alors pour la même raison, ils soutiennent Israël au Moyen-Orient.

Jimmy Dore : Vous pensez donc que sans… Vous savez, vous affirmez que sans conteste, Israël est un État d’Apartheid, ce avec quoi je suis d’accord. Mais il y a des gens qui remettent cela en question, des gens qui rejettent ces accusations avec force et qui citent le nombre de Palestiniens… Ils disent qu’il existe un parti politique arabe, qui est le troisième parti en Israël, et ils citent à longueur de journée le nombre de Palestiniens qui sont autorisés à voter (aux élections israéliennes)… Que  répondez-vous  à  ces arguments ?

Norman Finkelstein : Tout d’abord, je suis heureux que vous ayez posé ces questions, car il n’y a pas de moyen plus efficace de discuter (que la contradiction). Et si quelqu’un d’entre nous doit jouer le rôle de l’avocat du diable, dans ce cas, ça doit être vous.

Tout d’abord, j’ai essayé d’être clair, j’ai dit qu’il y avait une gradation des droits dans le cas d’Israël. Les Palestiniens sont des citoyens de seconde zone.

Israël a maintenant officiellement déclaré Israël en tant qu’État-nation du peuple juif. Ainsi, par exemple, je suis Juif, et si les États-Unis se déclaraient État-nation du peuple chrétien, je ressentirais certainement cette déclaration (comme discriminante), en particulier une fois qu’elle serait promulguée par des lois. Elle ferait de moi un citoyen de seconde zone, c’est-à-dire que je n’aurais pas ma place ici. Ce serait l’État du peuple chrétien, pas mon État.

Cela dit, gardons à l’esprit que ce n’est pas seulement un élément de la population palestinienne qui est sous contrôle israélien ou qui a effectivement été annexé par Israël. La Cisjordanie, les habitants de la Cisjordanie, ne votent pas aux élections israéliennes, ils ne sont pas représentés à la Knesset israélienne. Les habitants de Gaza ne votent pas aux élections israéliennes, ils ne sont pas représentés au Parlement israélien, à la Knesset israélienne. Jusqu’à présent, la vaste majorité des Palestiniens actuellement annexés à l’État israélien n’ont absolument aucun droit.

Jimmy Dore : Très bien.

Norman Finkelstein : La seule façon de contourner ce problème est de dire qu’il y a un processus de paix (en cours). Mais le gouvernement israélien a déjà indiqué clairement [qu’il rejetait l’idée d’État palestinien], et il faudrait être plus aveugle que le roi Lear pour ne pas se rendre compte que le gouvernement israélien a déclaré que nous ne reviendrions pas aux frontières d’avant 1967. Une fois que vous avez fait cette déclaration, il s’agit d’une déclaration d’annexion, et s’il s’agit d’une annexion, vous devez la prendre en compte lorsque vous décidez si Israël est ou non un État d’Apartheid. Cette décision ne peut pas être limitée à (l’analyse de la situation en) Israël et à ses frontières antérieures à 67 : il s’agit de l’ensemble de la zone, y compris la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est et y compris Gaza.

***

Jimmy Dore : Vous savez, j’ai entendu dire que la majorité des Juifs ne soutiennent pas la politique du gouvernement israélien à l’encontre de la Palestine, de Gaza et de la Cisjordanie. Comment cela pourrait-il être le cas ? Et pouvez-vous nous parler du Likoud, qui est en quelque sorte un parti extrémiste, un parti de droite en Israël ? Quel pourcentage de soutien a-t-il réellement au sein de la population juive, à l’intérieur et à l’extérieur d’Israël ?

Norman Finkelstein : Eh bien, nous devons préciser que premièrement, Benjamin Netanyahou, Premier ministre de l’État d’Israël, est à la tête de l’État depuis environ une décennie, et qu’il a participé à de nombreuses élections. Et bien qu’il ait été entaché de plusieurs scandales, se succédant littéralement les uns après les autres, aucun de ces scandales n’a réellement entamé sa popularité. Et la raison en est, je pense, assez simple, et à mes yeux, elle ne prête pas à controverse : Benjamin Netanyahou est un ignoble raciste, un suprémaciste Juif. Et sur tous ces descriptifs (ignoble, raciste, suprémaciste Juif), il est tout à fait représentatif de la population israélienne. Et la raison pour laquelle ils continuent à le réélire malgré les scandales, qui, soi-disant, seraient toujours sur le point de le faire tomber de façon imminente, malgré les scandales qui ne le font jamais tomber, c’est parce que lorsqu’ils regardent Benjamin Netanyahou, la majeure partie de la population israélienne se voit elle-même, il les représente très fidèlement. Et ils votent pour lui parce que dans sa mentalité… Je ne peux pas vraiment parler de valeurs, car je ne pense pas que des personnes comme M. Netanyahou aient des valeurs en soi), mais en termes de mentalité, de mépris des Arabes, de mépris des musulmans, (Netanyahou incarne parfaitement Israël et les Israéliens)… En fait, avec tout le respect que je vous dois, M. Dore, et à tous vos auditeurs, à moins qu’ils ne soient Juifs, Netanyahou n’a que du mépris pour vous. Ce sont des suprémacistes Juifs.

Mais dans une autre catégorie, il se trouve que Netanyahou est également un raciste, et même si je n’aime pas utiliser cette terminologie, parce qu’elle est trop simpliste et fait trop « slogan », il se trouve à mes yeux, dans ces circonstances particulières, que l’usage de ce terme est parfaitement manifeste et adapté dans ce cas, ça crève les yeux. Pourquoi M. Netanyahou et M. Trump s’entendent-ils si bien ? Pourquoi M. Netanyahou est-il la plus grande pom-pom girl de Trump au monde ? Eh bien, la réponse est simple : ils aiment tous les deux les murs. M. Trump veut construire un mur pour tenir les Mexicains à l’écart, et M. Netanyahou veut construire un mur pour tenir les Arabes à l’écart.

Ils détestent tous les deux les Noirs. Lorsque le Président Obama était le Président des États-Unis, M. Netanyahou n’a pas du tout considéré déplacé, il n’a pas vu le moindre mal à faire irruption aux États-Unis, à faire irruption dans le bâtiment du Capitole (siège du Congrès US) et à donner des instructions à Obama sur la politique américaine vis-à-vis de l’Iran. J’ose dire, et bien sûr, vous êtes libre de me contredire, qu’il est inconcevable, absolument inconcevable, s’il y avait eu un chef d’État Blanc, si c’était George Bush ou même un Jimmy Carter, même si c’était un Jimmy Carter, M. Netanyahou n’aurait pas osé se comporter comme il l’a fait avec Obama. C’est un raciste.

Et tout comme M. Trump, le raciste, exècre les musulmans, M. Netanyahou déteste les Noirs. C’est pourquoi il a fait de l’expulsion des migrants arabes [d’Érythrée, du Soudan …] un axe de sa politique. Il y a environ 30 000 de ces réfugiés en Israël, qui ont fui une situation de guerre, des situations très graves et difficiles. Et il a décrété leur expulsion parce que vous devez vous rappeler que M. Netanyahou a grandi, une grande partie de sa vie a été passée aux États-Unis. Son père était professeur à Cornell University (New York) et ils détestaient (tous deux) les Noirs, les Schwartz, les Schwartz, comme on les appelle, les Noirs. Ils leur répugnent. Et maintenant, que M. Netanyahou soit confronté à la perspective que les Schwartz envahissent Israël, [c’est insupportable pour lui], et ils doivent donc partir.

Et c’est donc le même état d’esprit. Ce ne sont pas des valeurs, c’est un état d’esprit. Vous pouvez choisir la description que vous souhaitez pour cet état d’esprit : certaines personnes diraient que c’est un état d’esprit nazi, d’autres diraient que c’est un état d’esprit fasciste, d’autres l’appelleraient un état d’esprit suprémaciste Blanc, raciste de droite, peu importe comment vous l’appelez. Mais ils ont bien cet état d’esprit, ces personnes dirigeantes [Trump et Netanyahou].

C’est une chose navrante à dire, mais je ne fais pas partie de ceux qui, au nom du politiquement correct, reculent devant les généralisations. Si on dit que la plupart des Blancs du Sud des États-Unis, à l’époque d’avant les droits civiques, étaient pour la plupart des suprématistes racistes Blancs haineux, très peu de gens s’opposeront à cette « généralisation » (car elle est largement vraie). Mais dès que vous utilisez exactement ces mêmes termes pour décrire Israël ou les Israéliens, cela devient soudainement politiquement incorrect. Je ne suis pas d’accord. Si vous voulez comprendre la mentalité israélienne à l’égard des Palestiniens, des Arabes ou des musulmans, c’est très facile à comprendre pour un Américain : il suffit de regarder l’Alabama, le Mississippi et tous les autres États du Sud à l’époque précédant les droits civiques. Telle est leur mentalité. Telle est la mentalité israélienne. Et M. Netanyahou, dans son état d’esprit, n’est pas très différent d’un George Wallace ou d’un Lester Maddox, pour ceux qui se souviennent de cette époque.

Jimmy Dore : Permettez-moi de vous poser une question : le peuple juif ou le peuple d’Israël ne voient-ils pas l’énorme ironie qui se joue actuellement, à savoir que l’État israélien a été inventé comme un refuge pour le peuple juif parce qu’ils ont été persécutés, et que maintenant ils se sont métamorphosés (en oppresseurs) ? Et que depuis deux décennies au moins, ils font subir exactement la même chose, ou une chose très horrible, pas la même chose, mais une chose très similaire au peuple palestinien, vous savez, faisant d’eux des citoyens de deuxième classe, les dépouillant de leurs droits, contrôlant leurs mouvements d’entrée et de sortie où qu’ils aillent, et leur imposant des blocus économiques et des blocus médicaux… Et vous savez, comme nous l’avons dit, c’est une prison à ciel ouvert. Est-ce que l’ironie de la situation leur échappe vraiment ? Ne voient-ils pas cela ?

Norman Finkelstein : Oui, je pense qu’ils ne le voient pas. Je pense vraiment que l’ironie leur échappe. Tout d’abord, rappelez-vous qu’une grande partie des Européens qui sont venus aux États-Unis, les Pères pèlerins, les puritains, fuyaient les persécutions religieuses. Mais ensuite, ils ont infligé des crimes vraiment atroces à la population autochtone quand ils sont venus ici. Le fait est que les colons européens, les colons Blancs qui sont venus ici, les Euro-Américains, ne pouvaient pas concevoir la population locale, la population autochtone, ils ne pouvaient pas les concevoir comme des êtres humains du même ordre qu’eux. Ce n’était que des sauvages à leurs yeux. Et de la même manière, le peuple israélien ne peut pas concevoir les Arabes ou les musulmans sur le même ordre moral qu’eux. Ce ne sont que des terroristes ou des sauvages à leurs yeux. Donc je pense qu’il est correct de dire qu’ils ne voient rien de mal à la façon dont ils agissent.

En fait, si vous lisez la plupart des témoignages d’Israéliens sur la situation là-bas, la plupart d’entre eux n’ont pas le moindre intérêt pour ce qui se passe en Cisjordanie et à Gaza. Ils vivent très bien, ils ont un niveau de vie très élevé, ils voyagent beaucoup, mais pour les Israéliens, la Cisjordanie et Gaza sont des pays lointains, presque exotiques. Je sais que cela peut paraître surprenant, mais souvenez-vous, par exemple, quand je grandissais à New York, c’est une ville compacte comme vous devez le savoir, 99% des Blancs de New York parlaient (constamment) de Harlem, étaient terrifiés par Harlem, mais n’avaient jamais mis les pieds à Harlem. Ils n’avaient jamais vu ce quartier noir, sans même parler de s’y être rendus physiquement. Et il y avait quelque chose de drôle à l’époque, quand des Européens venaient, en touristes, vous savez, des jeunes, vous leur demandiez « Vous habitez où (pendant votre séjour) ? », et ils répondaient tous « À Harlem, bien sûr ! », [Rires], parce que Harlem était palpitant, vous  savez, avec  ses clubs, le jazz… Mais pour les New-Yorkais Blancs, Harlem était une image de terreur. « Harlem ?! Tu vis à Harlem ?! Oh mon Dieu ! »

Et je me souviens de ma première visite dans les Territoires occupés en 1988, je vivais dans des familles en Cisjordanie, et lorsque je disais aux Israéliens : « Vous savez, je suis allé en Cisjordanie », ils  me disaient : « Vous  êtes  allé  en  Cisjordanie ?! » Leurs yeux devenaient globuleux. Pour eux, c’est l’étranger.

Jimmy Dore : C’est fascinant… Je veux dire, ces analogies que vous faites, elles sont très utiles pour comprendre la situation.

Jimmy Dore : J’entends ce que vous dites. Ce que vous dites, c’est que si vous pensez que d’autres pays font aussi des choses horribles, lancez un mouvement et je le soutiendrai. [Ce qu’Israël et ses partisans disent, c’est] « Puisque d’autres personnes font du mal, ne me demandez pas de comptes sur le mal que je fais ». C’est ce que dit l’argument de Chuck Schumer.

Norman Finkelstein : Écoutez, Chuck Schumer est allé au même lycée que moi. C’est un homme extrêmement brillant, personne ne peut l’enlever. Et il venait d’un milieu modeste, personne ne peut lui enlever ça. Son père était un exterminateur (dératisation / désinsectisation). Je ne connaissais pas Chuck, il avait trois ans d’avance sur moi, mais je connaissais sa sœur Fran, une jeune femme extrêmement brillante. Et je dirais que 40 ans plus tard, elle a été à la hauteur de cette impression. Mais le fait est, et je ne le dis pas joyeusement, je ne le dis pas avec bonheur : Chuck Schumer est juste un voyou rémunéré à présent.

Jimmy Dore : Oui.

Norman Finkelstein : Il ne fait que prendre l’argent des Juifs de droite et des gens de Wall Street et il fait ce qu’ils lui demandent. C’est sa fonction dans la vie. C’est une chose très navrante à dire, et c’est en fait un récit intéressant. Un jour, peut-être, vous pourrez les avoir tous les deux dans votre émission, car non seulement Chuck Schumer est allé au même lycée que moi, mais Bernie Sanders aussi. Et ils ont pris, on peut le dire, des chemins radicalement différents. Sanders est également issu d’un milieu modeste. Et il dit souvent qu’il n’a pas été facile de grandir chez lui parce qu’il y avait beaucoup de disputes entre sa mère et son père à propos de problèmes d’argent. Son père était vendeur à domicile ou vendeur itinérant. Donc ils sont tous deux issus de milieux très similaires mais ont suivi des chemins très divergents.

Chuck Shumer a appelé à l’étranglement de Gaza. Il l’a fait en 2010. N’oubliez pas ce que cela signifie : Gaza compte deux millions d’habitants. Sur ces deux millions, un million sont des enfants, ils ont moins de 18 ans. Ainsi, Charles Schumer, le grand défenseur [des victimes] de l’Holocauste, le grand défenseur des opprimés, a appelé à l’étranglement économique d’un million d’enfants. C’est un bandit. C’est un meurtrier. Et nous ne devrions pas hésiter à utiliser ce vocabulaire par déférence envers lui parce qu’il est Juif, ou parce qu’il vient d’un milieu modeste, ce qui est vrai. Il a fini comme un voyou, un agent rémunéré des Juifs de droite et de Wall Street. Et c’est un commentaire très navrant.

Mais après, bien sûr, il y a un autre pan de la réalité qui rachète celui-là, à savoir que pour chaque Chuck Schumer, il y a un Bernie Sanders, qui est aussi Juif, qui est aussi issu d’un milieu modeste, mais qui a montré qu’il avait un cœur, un vrai cœur, et qui se souvient d’où il vient, et comprend ce que signifie être pauvre, ce que signifie être impuissant. Donc ce n’est pas une image entièrement sombre.

Jimmy Dore : Permettez-moi de conclure ici et de vous demander comment vous pensez (que cela va se finir)… Il ne semble pas qu’il va y avoir de solution (à ce conflit). Je ne vois tout simplement pas d’issue, surtout tant que Benjamin Netanyahou est au pouvoir. Que pensez-vous qu’il va se passer dans la prochaine décennie avec le conflit israélo-palestinien ?

Norman Finkelstein : Écoutez, je ne suis pas religieux. J’ai grandi dans une famille résolument séculière. Mais je crois fermement en l’adage « Dieu aide ceux qui s’aident eux-mêmes ». Tout est entre les mains du peuple palestinien. S’ils peuvent trouver la force, le courage moral, la volonté de se sacrifier… Et je dis ça depuis la sécurité de mon appartement à Brooklyn, New York, alors je ne suis vraiment pas en train de leur donner des leçons. Mais s’ils trouvent la force… Comme le disait Fannie Lou Hamer, « Vous pouvez prier Dieu autant que vous le souhaitez, mais si vous ne vous levez pas, si vous ne faites rien, rien ne changera ». Et c’était une femme pieuse. Dieu aide ceux qui se prennent en main.

À l’heure actuelle, les habitants de Gaza ont essayé de prendre le contrôle de leur destin. Et depuis le 30 mars [2018], tous les vendredis, cette Marche [du Retour visant à mettre fin à] ce camp de concentration appelé Gaza, ils ont marché sur ces portes, essayant pas même d’obtenir la liberté, mais juste d’obtenir que ce blocus meurtrier contre Gaza, littéralement meurtrier, soit levé. Tant que les gens continueront à se battre, continueront à lutter, je continuerai à les soutenir. Et ensuite… vous ne pouvez pas prédire ce qui va se passer.

Jimmy Dore : Oui.

Norman Finkelstein : Peut-être qu’ils vont gagner. Peut-être pas.

Jimmy Dore : Oui. Norman Finkelstein, merci beaucoup d’avoir été notre invité, merci de nous éclairer, merci de votre… Vous savez, j’aime le fait que vous ne reteniez pas vos coups, c’est ce que nous aimons ici. Merci encore, et nous avons hâte de vous revoir bientôt.

Résultat de recherche d'images pour

*Il suffit de lire Howard Zinn pourtant ► Vous ne pouvez pas être neutre dans un train en marche ou Marshall Sahlins ► La nature humaine : une illusion occidentale

Cela fait un bail, ici en tout cas que l’on vous démontre ceci ;

AMÉRINDIENS + PALESTINIENS = MÊME LUTTE !

Mieux, lisez le Discours sur le colonialisme, d’Aimé Césaire !

Et remplacez le mot « nègre » par :
« palestinien », « indigène », aborigène »…
« colonisé », ça marche tout aussi bien !

Difficile après cela de prétendre qu’on n’était pas au courant, hein ?

JBL1960

La police de la pensée de la couronne (City de Londres) appelée “Alphabet” par Dean Henderson (traduction R71) et je rajoute mon grain de sel…

Et de poivre !

Dean Henderson décoche un nouveau bourre-pif à l’oligarchie

Comme il le fait, chaque semaine, depuis 2011, jugez par vous-même, en relisant ses 30 meilleurs articles, en français et au format PDF (N° 81 de 136 pages), sur ce sujet précis à la page 132 ► CROCHET GAUCHE HEBDOMADAIRE À L’OLIGARCHIE

Et encore le 25 mars dernier ici-même ► Dean Henderson décoche un nouvel uppercut à l’Oligarchie…

Dean Henderson décoche un nouvel uppercut à l’Oligarchie…

La police de la pensée de la couronne (City de Londres) appelée “Alphabet”

Dean Henderson | 2 avril 2019 | URL de l’article source en anglais ► https://hendersonlefthook.wordpress.com/2019/04/02/the-crowns-alphabet-thought-police/

Traduction de Résistance 71 sous le titre : Technologie, censure et dictature : Quand Google pervertit l’ Alphabet  pour une censure tout azimut… (Dean Henderson)

Ces dernières semaines, il y a eu une massive purge de l’information sur YouTube et Amazon. Des vidéos sur les chemtrails (NdT : épandages chimiques par avion dans les cieux des pays “civilisés”) sur l’anti-vaccination et certains livres ont été spécifiquement ciblés pour être brûlés. (NdT : rappelons-nous l’excellent film de François Truffaut “Fahrenheit 451[NdJBL : ce film est sorti le 11 septembre 1966] d’après le roman de SciFi de Ray Bradbury).

Alors que des millions de personnes continuent de se réveiller du complot diabolique ourdi par les banquiers de la couronne de la City de Londres pour éliminer une grande partie de la population mondiale, leur gendarme de la Silicon Valley financé depuis la City se désespère de détruire toute information qui met à jour cette cabale, qui récemment s’est occupée à rapidement mettre en place une sorte de sorcellerie électronique wikipedia franc-maçonne, créée spécifiquement pour écraser ce grand éveil en marche. L’outil principal de ce plan est justement appelé “Alphabet”, un des stocks les plus chers au monde et propriétaire à la fois de Youtube et de Google.

Le timing de la mise en place de cette purge n’est pas du tout une coïncidence. Le 16 février dernier, à Munich, se tint une conférence sur la sécurité,  Google y délivra un rapport détaillé de 30 pages expliquant leur stratégie pour combattre les fausses infos, les “fake news” sur les plateformes internet variées, incluant YouTube. (NdT : pour ceux qui ne le savent pas Youtube est la propriété de Google depuis un bon moment…)

Leurs propositions orwelliennes incluaient “donner aux gens un contexte au sujet de l’information qu’ils visionnent”, “rendre les sources fiables immédiatement disponibles” et empêcher YouTube de mettre en ligne des “théories conspirationnistes bizarres”.

Les associés de Google dans cette entreprise incluent la First Draft Coalition, le Trust Project et le réseau International Fact-Checking Network. Tous sont des groupes vitrines d’organisation des médias de masse et d’ONG gérées par l’élite transnationale.

Un des participants principaux de cette censure de l’internet est Haymarket Media, un groupe basé à Londres, lancé cette année et dirigé par un ancien membre de cabinet de Margaret Thatcher, Michael Heseltine.

Le QG de Haymarket Media se situe à Bridge House, maison mère de Bridge House Estates, un fond trust de “charité” fondé sur charte royale en 1282 par la City of London Corporation. Bridge House fait ses donations au moyen du City Bridge Fund, qui avec City’s Cash et City Fund, sont les trois fonds gérés par la City of London Corporation.

De manière intéressante, United States Federal Bridge Certification Authority (FBCA) est la base des communications sécurisées intergouvernementales américaine. Beaucoup de ces communications sont administrées par contrat de sous-traitance par SERCO. La FBCA est-elle contrôlée par le City Bridge Fund ou Bridge House Estates ?…

Haymarket est le partenaire médiatique majeur du Trust Project, qui va placer une marque du Trust sur ces sites internet jugés fiables. Le Trust Project a été fondé par Haymarket Media, the Globe & Mail (NdT : un quotidien britannique), Hearst Television, le Washington Post (NdT : maintenant propriété du milliardaire d’Amazon Jeff Bezos) et le magazine britannique The Economist entre autres. The Economist est à 21% propriété des Rothschild. D’autres proprios du magazine incluent Cadbury, la famille Shroder qui servit comme banquier d’Adolf Hitler*, la famille Agnelli, la famille Lazard et le baron Layton.

La First Draft Coalition est aussi basée à Londres. Ses associés incluent CNN, la BBC, ABC News, Facebook, les journaux The Telegraph et le Washington Post.

Le financement provient de Google News Initiative, du lieutenant des Rothschild: l’Open Society Foundation de George Soros, de la Ford Foundation,  des frères milliardaires Koch et de la Bill & Melinda Gates Foundation.

First Draft (NdT : qui veut incidemment dire “premier brouillon”…) cible plus spécifiquement les “communautés conspirationnistes”. Leur site internet parle du besoin “d’inoculer” contre “les théories de la conspiration au sujet du pouvoir des réseaux mondiaux”, disant que “réfuter ou expliquer ces conspirations… ne leur donne pas seulement une légitimité mais aussi tout un ensemble de mots clef pour votre audience afin de rechercher plus d’information… Avant l’internet, de telles communautés marginales avaient beaucoup de mal à connecter avec les gens parce qu’il était difficile de le dire face à face [en volume suffisant]. Maintenant ce genre de communautés peut croître en ligne.

Le troisième associé dans la censure de Google est l’International Fact-Checking Coalition, qui est gérée par le Poynter Institute. Des financiers majeurs de cet institut sont la fondation Andrew W. Mellon, la fondation Charles Koch, la National Endowment for Democracy (NdT : ou NED, vitrine de la CIA) et la fondation de l’Open Society de George Soros.

L’élite mondialiste est très nerveuse. L’hypnose produite par leur langage franc-maçon Alphabet en ligne se dissipe. Ils savent que les gens se réveillent toujours plus nombreux au fait que tout ce qui leur a été dit est un mensonge créé pour servir un agenda maléfique des banquiers de la City de Londres. Ce dernier ressort de censure oligarchique via le projet Alphabet, bien que certes alarmant, devrait finalement être vu comme une victoire tactique du grand réveil qui s’opère dans le monde.

*Wall Street et la montée en puissance d’Hitler par le  Pr. Antony C. Sutton, PDF N° 28 de 56 pages

Résultat de recherche d'images pour

« Nous n’aurions jamais dû inventer internet… »
~ Senateur Jay Rockefeller, 2009 ~

Résistance 71

Quand Zénon l’Enchanteur explosait l’Ordre Alphabétique…

Et nos zygomatiques…

Et mettait le feu à tout l’Empire !

Avec cet Abécédaire, Zénon l’Ailé, renversait l’ordre alphabétique et faisait voler en éclats les dogmes, les doctrines, les mirages, les faux dieux et les faux culs…

Et par ce savoureux désordre, savamment dosé, nous proposait de goûter la formule magique pour accélérer le Temps qui n’a pourtant aucune importance puisque seul compte le moment présent ; Hier, froissé ; Demain en devenir ;

Agissons maintenant au lieu de regretter le temps de n’avoir pas agit alors qu’il était encore temps et alors que peut-être il serait déjà trop tard ?

Quoique ; Il ne soit jamais vraiment trop tard, si nous le décidons, puisque nous sommes les maitres de notre temps, si peu que nous le comprenions enfin…

Abécédaire

L’abracadabrante appartenance d’énarques autistes et analphabètes à l’alliance atlantiste aurait attaqué l’occidental à la racine de son âme humaniste.

Bon… L’abominable barbu en babouches à la base du bordel débordant les barbouzes et autres bidasses abâtardies semble le bon coupable de l’ignoble kabbale babylonienne.

Commune est l’inaccessible compréhension des causes et des conséquences. C’est pour cela qu’ici, nous ciblons celles et ceux conscients de la succession de calamités en cascades qui nous occupe.

Dans l’idéal décadent et condamné de dictacratie qui domine, l’ordre doit sa demeure à sa détermination à détruire d’emblée toute obédience défavorable au délire.

Et en effet, l’éminent expert enrégimenté par l’empire à défaire l’émergence du rêve à l’éveil ne peut énumérer les nœuds d’énergie qui l’enserrent.

De festins en feux de joie, de festivals en foutoirs, les firmes en flottaison, faisant fi des fables affirmant l’infini à la fin du film, s’affublent des fripes d’enfants affamés dans l’effort d’effacer l’effluve de leurs forfaits.

Elles s’égosillent à dégobiller l’ingérable gabegie des guerres d’egos qui se gargarisent, des gérontophiles, des ogres de gare au gigantisme agissant sur l’agglomérat des groupuscules et de sa grenade dégoupillée.

Heureuse heure où l’humble et honorable Humain arrachera ses harnais pour se hisser au perchoir des chacals endimanchés, et les acheminer à leur chute.

Irrésistible est l’ire de l’esprit libre : il distille depuis cimes aux abîmes un venin de fruits acides aux élites. Cette clique d’illuminés parasites, sa tripotée d’hypocrites et de tristes sbires imaginent éliminer l’hérésie pour se prémunir de la ruine de l’empire.

Mais déjà la joie juvénile éjacule de la jugulaire des jouvencelles en jaquette. Jamais leurs jurons, jérémiades et jugements ne justifieront le joker de la junte au jeu de jacadi des enjeux d’aujourd’hui.

La Kommandantur khazare des racketteurs en képi qui ont karcherisé les souks de l’Irak à Nagasaki a hacké les stocks, et écoule au black ses kilos de coke de New-York à Vladivostok.

Élus et oligarques s’allient à globaliser l’illusion légale en laquelle enliser la plèbe aliénée. Malgré la litanie de paroles en l’air, le peuple en colère cumule galères, inégalités, malheurs et violences folles. Il est à la limite de la révolte. L’actuel soulèvement des éléments lucides illustre l’hallali des leaders et des collabos en col blanc.

L’imminente immolation du système n’est un mal que dans la mesure où l’homme se complait au royaume des ombres. Mais la mort programmée de la matrice lui permettra demain d’enjamber l’abîme. D’admettre finalement l’amour comme dénominateur commun au monde.

Ni la nomination ni les boniments des prétendants au trône ne nous concernent. L’unique et nécessaire manière dont anéantir la domination des nuisibles est d’ignorer leur énorme arnaque et de renaître en pleine Nature.

Oublions les obligations et les donneurs d’ordres. L’horreur est concomitante à l’obéissance aux dogmes et aux normes. La voie organique oppose un veto catégorique à l’oppression sous toutes ses formes : c’est pourquoi les clones et robots œuvrent à désorganiser nos forces.

Pour autant, le principal si ce n’est le pire des appâts dont disposent les puissants pour empêcher l’émancipation populaire est la Peur. Puisque l’appréhension de perdre leurs possessions pousse la plupart des personnes à persévérer dans l’impasse, apportons l’espoir en la providence en réponse à l’inepte paradigme capitaliste.

Quant au quotidien que l’on qualifie d’inique et qu’aucun n’indique acquérir sans quête d’un quelconque équivalent égotique, qu’on lui évoque le quotient du qualitatif au quantitatif, et qu’il esquive systématiquement la question.

Alors que l’air pur se raréfie, l’erreur est la ruée vers l’or et le rêve de réussir. L’art du guerrier est au contraire de taire sa douleur et rire à la mort en son for intérieur. Le reste ne regarde rien que l’orgueil, et ne saurait nuire à l’irrépressible attrait de l’être pour autrui.

Si puissant soit l’ascendant du seigneur sur ses serfs, sans la somme de mensonges assurant le sursis de sa position, il subirait soudain l’assaut assassin d’esclaves désabusés et de masses hostiles. Il suffit que cent singes s’associent à scier les structures qui les asservissent, et nous serons assez pour susciter la suite.

tifs à toute tentative de nous attendrir ou de nous éteindre, le but de notre attitude a toujours été de détruire l’autorité totalitaire de l’État.

L’humain s’use au bureau ou à l’usine pour les plus-values d’usurpateurs qui abusent, grugent et nous bouffent les globules. Mutualisons les outils et les aptitudes ; habituons-nous à l’usage au lieu de l’usure en vue d’exclure de nos heures l’absurde labeur qui nous tue.

Voici venir la vague vengeresse et les vents violents de la révolte du vivant. Vautours et vampires verront le revers d’avoir vanté le vice, vilipendé la vertu, inversé les valeurs et violé sans vergogne la vérité. La ferveur des vauriens et mauvais élèves enverra la vermine au vert et ouvrira la voie d’un nouvel avenir.

Wall-Street et les Windsor ont switché le swastika sur les wagons. Les WASP, work-addicts et clowns du showbiz auront Waterloo et non Walpurgis.

L’axe anglo-saxon excelle dans l’exaction. Son exemple exonère d’examiner les extrêmes : le luxe qu’il exige exploite un maximum d’existences en exil et dans un exquis paradoxe, s’excuse de l’expédient en excitant la xénophobie. L’hexagone exsangue devra s’extraire des axiomes et de la doxa ; exproprier les exploitants pour s’extrader du vortex.

Effrayé que l’analyse du citoyen anonyme décrypte ses mythes et que l’asphyxie enraye son hymne, l’hydre Élyséenne, myope à la mystérieuse odyssée des cycles, bégaye au paroxysme de l’hystérie. De joyeux types s’égayent à nettoyer l’Olympe. Que leurs dynamiques se synchronisent et dynamitent la synarchie tyrannique.

Zouaves, zoulous, zadistes, zonards ou tziganes, azimutons l’azote et l’ozone. Bizutons les zélotes et gazons les zombies nazis au zyklon. Bazar et zizanie zèbrent l’horizon de Byzance : zigzaguons au zoo et dézinguons le bouzin en zigouillant les vizirs. Que le zéphyr diffuse le zen azur au zénith.

Zénon

C’est pourquoi grâce à ces mots purs et toutes ces lectures combinées, nous sommes capables de faire voler en éclats tous les schémas savamment mis au point pour nous conduire à se choisir notre prochain maitre qui nous enchainera les uns les autres avec nos propres chaines qu’ainsi nous nous serons mis nous-mêmes en votant pour lui et de surcroit en lui donnant les clés de nos vies !

Même si, en France, Macron semble se faire lâcher par l’Oligarchie, qui a un N.O.M. et des visages ; Gageons que son/sa remplaçant(e) est déjà dans les starting-blocks, attendant le signal, le front marqué de l’estampille royale, semblable au symbole de la Kabbale, pour finir d’écraser de sa botte lustrée les derniers visages effarés des derniers mougeons enfin pucés

Jo Busta Lally

À propos des sémites et des antisémites, des sionistes et des antisionistes. Par Schlomo Sand, février 2019, dans l’UJFP

Non, M. Friedman, l’annexion de la Cisjordanie [par Israël] n’est pas la prochaine étape… Divine !

L'envoyé spécial des Etats-Unis révèle des détails du « Deal du Siècle »

L’Ambassadeur des États-Unis en Israël, David Friedman, a révélé mercredi trois éléments clés du plan de paix soutenu par l’administration américaine connu sous le nom de « Deal du Siècle » URL source ► https://french.palinfo.com/news/2019/3/30/l-envoy-sp-cial-des-etats-unis-r-v-le-des-d-tails-du-deal-du-si-cle

Cependant, David Friedman, suit le Plan, ou la Mission, de campagne du candidat, puis du Président Trump ; Nomination comme ambassadeur en Israël de David Friedman, un avocat qui a dit avoir hâte de remplir sa mission à al-Qods qu’il qualifie de « capitale éternelle d’Israël, Jérusalem », touchant un point très sensible dans la région ; Sur Globat Net. [NdJBL ► En analyse dans ce billet du 1er janvier 2017 ► Le dernier jour du Nouveau Monde…]

Nous invitons d’urgence tous ces Messieurs à prendre connaissance des travaux de recherche d’srael Finkelstein, directeur du Sonia and Marco Nadler Institute of Archeology de l’université de Tel-Aviv et de Neil Asher Silberman, directeur d’interprétation historique pour l’Ename Center for Public Archeology and Heritage Presentation en Belgique et  rédacteurs de la revue “Archeology” : dans “The Bible Unveiled” Touchstone Book, 2001 et en France, nous avons déjà pris connaissance de l’essentiel de traduction, en français donc grâce à Résistance 71 qui a traduit pour me permettre d’en réaliser un PDF N° 89 de 25 pages, intitulé « La Bible ‘Déterrée‘ » que j’ai présenté ICI.

Et d’y adjoindre les travaux de recherche, livre, publications, vidéos du Dr. Ashraf Ezzat qui argumente et corrobore les faits, à savoir que ; la bible telle qu’elle est narrée est une fiction essentiellement écrite au 7ème siècle AEC et que la recherche archéologique n’a jamais fournie aucunes preuves de la mise en esclavage (à l’époque dite « biblique ») d’un peuple « israélite » par les Égyptiens, qu’il n’y a jamais eu « d’exode » d’Égypte, qu’il n’y a jamais eu 40 ans d’errance dans le désert du Sinaï pour les Israélites, qu’il n’y a jamais eu de conquête de Canaan ni de chute des murs de Jéricho au son des trompettes, ni non plus de royaumes fastueux de David et Salomon. La vérité est toute autre…

Tout cela est pure fiction, l’origine d’  « Israël » n’est pas exogène par conquête de Canaan, mais endogène par évolution historico-démographique et les descendants des véritables « israélites » historiques sont dès lors plus que probablement les Palestiniens d’aujourd’hui.

Le sionisme, dans son concept politique colonial de « retour à la terre promise » est fondé sur une falsification parfaitement connue des pères du sionisme moderne et de la fondation de « l’entité sioniste » auto-proclamée « État juif », en quête aujourd’hui d’expansion vers un « Grand Israël » n’existant que dans l’imagination d’idéologues psychopathes prenant leurs désirs pour des réalités et menant la région et le monde vers un chaos planifié de longue dateTraduction de la Bible & Falsifications historiques, du Dr. Ezzat, version PDF N° 3 de 68 pages.

Article similaire de L’Union Juive Française pour la Paix ► Déclaration de l’Union Juive Française pour la Paix du 18 février 2019

À propos des sémites et des antisémites, des sionistes et des antisionistes

Schlomo Sand | 25 février 2019 | URL de l’article source ► http://www.ujfp.org/spip.php?article6972&lang=fr

Bien que résidant en Israël, « État du peuple juif », j’ai suivi de près les débats, en France, sur : antisémitisme et antisionisme. Si toute expression anti-juive dans le monde ne cesse de m’inquiéter, j’éprouve un certain écœurement face au déluge d’hypocrisie et de manipulations orchestré par tous ceux qui veulent désormais incriminer quiconque critique le sionisme.

Commençons par les problèmes de définition. Depuis longtemps déjà, je ressens un malaise non seulement face à la récente formule en vogue : « civilisation judéo-chrétienne  », mais aussi face à l’utilisation traditionnelle du vocable : « antisémitisme ». Ce terme, comme l’on sait, a été inventé dans la seconde moitié du 19ème siècle par Wilhelm Marr, nationaliste-populiste allemand qui détestait les juifs. Conformément à l’esprit de cette époque, les utilisateurs de ce terme tenaient pour présupposé de base l’existence d’une hiérarchie des races dans laquelle l’homme blanc européen se situe au sommet, tandis que la race sémite occupe un rang inférieur. L’un des fondateurs de la « science de la race  » fut, comme l’on sait, le français Arthur Gobineau*.

De nos jours, l’Histoire un tantinet plus sérieuse ne connaît que des langues sémites (l’araméen, l’hébreu, et l’arabe, qui se sont diffusées au Proche Orient), et ne connaît, en revanche, nulle race sémite. Sachant que les juifs d’Europe ne parlaient pas couramment l’hébreu, qui n’était utilisé que pour la prière, (de même que les chrétiens utilisaient le latin), il est difficile de les considérer comme des sémites.

Faut-il rappeler que la haine raciale moderne envers les juifs constitue, avant tout, un héritage des églises chrétiennes ? Dès le quatrième siècle, le christianisme s’est refusé à considérer le judaïsme comme une religion légitime concurrente, et à partir de là, il a créé le fameux mythe de l’exil : les juifs ont été exilés de Palestine pour avoir participé au meurtre du fils de Dieu ; c’est pourquoi, il convient de les humilier pour démontrer leur infériorité. Il faut pourtant savoir, qu’il n’y a jamais eu d’exil des juifs de Palestine, et, jusqu’à aujourd’hui, on ne trouvera pas le moindre ouvrage de recherche historique sur le sujet !

Personnellement, je me range dans l’école de pensée traditionnelle qui se refuse à voir les juifs comme un peuple-race étranger à l’Europe. Dès le 19ème siècle, Ernest Renan, après s’être libéré de son racisme, avait affirmé que : Le juif des Gaules… n’était, le plus souvent, qu’un Gaulois professant la religion israélite. » L’historien Marc Bloch a précisé que les juifs sont : « Un groupe de croyants recrutés, jadis, dans tout le monde méditerranéen, turco-khazar et slave ». Et Raymond Aron d’ajouter : « Ceux que l’on appelle les juifs ne sont pas biologiquement, pour la plupart, des descendants des tribus sémites… ». La judéophobie s’est, cependant, toujours obstinée à voir les juifs, non pas comme une croyance importante, mais comme une nation étrangère.

Le lent recul du christianisme, en tant que croyance hégémonique en Europe ne s’est pas accompagné, hélas, d’un déclin de la forte tradition judéophobe. Les nouveaux « laïcs » ont transformé la haine et la peur ancestrales en idéologies « rationalistes » modernes. On peut ainsi trouver des préjugés sur les juifs et le judaïsme non seulement chez Shakespeare ou Voltaire, mais aussi chez Hegel et Marx. Le nœud gordien entre les juifs, le judaïsme et l’argent semblait allait de soi parmi les élites érudites. Le fait que la grande majorité des millions de juifs, en Europe orientale, ait souffert de la faim, et ait vécu en situation de pauvreté, n’a absolument pas eu d’effet sur Charles Dickens, Fiodor Dostoïevski, ni sur une grande fraction de la gauche européenne. Dans la France moderne, la judéophobie a connu de beaux jours non seulement chez Alphonse Toussenel, Maurice Barrès et Edouard Drumont, mais aussi chez Charles Fourier, Pierre-Joseph Proudhon, voire, pendant un temps, chez Jean Jaurès et Georges Sorel.

Avec le processus de démocratisation, la judéophobie a constitué un élément immanent parmi les préjugés des masses européennes : l’affaire Dreyfus a fait figure d’événement « emblématique », en attendant d’être surpassée, et de loin, par l’extermination des juifs durant la seconde guerre mondiale. C’est entre ces deux événements historiques qu’est né le sionisme, en tant qu’idée et mouvement.

Il faut cependant rappeler que jusqu’à la seconde guerre mondiale, la grande majorité des juifs et leurs descendants laïques étaient antisionistes. Il n’y avait pas que l’orthodoxie, forte et organisée, pour s’indigner face à l’idée de précipiter la rédemption en émigrant vers la Terre Sainte ; les courants religieux plus modernistes (réformateurs ou conservateurs), s’opposaient aussi vivement au sionisme. Le Bund,parti laïque en qui se reconnaissait la majorité des yddishophones socialistes de l’empire russe, puis de la Pologne indépendante, considérait les sionistes comme des alliés naturels des judéophobes. Les communistes d’origine juive ne perdaient pas une occasion de condamner le sionisme comme complice du colonialisme britannique.

Après l’extermination des juifs d’Europe, les rescapés qui n’avaient pas réussi à trouver à temps refuge en Amérique du Nord, ou en URSS, adoucirent leur relation hostile au sionisme, alors même que la majorité des pays occidentaux et du monde communiste en venait à reconnaître l’État d’Israël. Le fait que la création de cet État se soit effectuée, en 1948, aux dépens de la population arabe autochtone ne gêna pas outre mesure. La vague de la décolonisation en était encore à ses prémices, et ne constituait pas une donnée à prendre en compte. Israël était alors perçu comme un État-refuge pour les juifs errants, sans abri ni foyer.

Le fait que le sionisme ne soit pas parvenu à sauver les juifs d’Europe, et que les survivants aient souhaité émigrer en Amérique, et malgré la perception du sionisme comme étant une entreprise coloniale au plein sens du terme, n’altèrent pas une donnée significative : le diagnostic sioniste concernant le danger qui planait sur la vie des juifs dans la civilisation européenne du vingtième siècle (nullement judéo-chrétienne !), s’était avéré exact. Théodore Herzl, le penseur de l’idée sioniste, avait, mieux que les libéraux et les marxistes, compris les judéophobes de son époque.

Cela ne justifie pas, pour autant, la définition sioniste selon laquelle les juifs forment un peuple-race. Cela ne justifie pas davantage la vision des sionistes décrétant que la Terre Sainte constitue la patrie nationale sur laquelle ils auraient des droits historiques. Les sionistes ont, cependant, créé un fait accompli politique, et toute tentative de l’effacer se traduirait par de nouvelles tragédies dont seront victimes les deux peuples qui en ont résulté : les Israéliens et les Palestiniens.

Il faut en même temps se souvenir et le rappeler : si tous les sionistes ne réclament pas la poursuite de la domination sur les territoires conquis en 1967, et si nombre d’entre-eux ne se sentent pas à l’aise avec le régime d’apartheid qu’Israël y exerce depuis 52 ans, tout un chacun qui se définit comme sioniste s’obstine à voir en Israël, au moins dans ses frontières de 1967, l’État des juifs du monde entier, et non pas une République pour tous les israéliens, dont un quart ne sont pas considérés comme juifs, parmi lesquels 21% sont arabes.

Si une démocratie est fondamentalement un État aspirant au bien-être de tous ses citoyens, de tous ses contribuables, de tous les enfants qui y naissent, Israël, par-delà le pluralisme politique existant, est, en réalité, une véritable ethnocratie, à l’instar de ce qu’étaient la Pologne, la Hongrie, et d’autres États d’Europe de l’Est, avant la seconde guerre mondiale.

La tentative du président français Emmanuel Macron et de son parti visant aujourd’hui à criminaliser l’antisionisme comme une forme de l’antisémitisme s’apparente à une manœuvre cynique et manipulatoire. Si l’antisionisme devenait une infraction pénale, je recommanderais à Emmanuel Macron de faire condamner, à titre rétroactif, le bundiste Marek Edelman, qui fut l’un des dirigeants du ghetto de Varsovie et totalement antisioniste. Il pourrait aussi convier au procès les communistes antisionistes qui, plutôt que d’émigrer en Palestine, ont choisi de lutter, les armes à la main, contre le nazisme, ce qui leur a valu de figurer sur « l’affiche rouge ».

S’il entend faire preuve de cohérence dans la condamnation rétroactive de toutes les critiques du sionisme, Emmanuel Macron devra y joindre ma professeure Madeleine Rebérioux, qui présida la Ligue des Droits de l’Homme, mon autre professeur et ami : Pierre Vidal-Naquet, et aussi, bien évidemment : Éric Hobsbawm, Edouard Saïd, et bien d’autre éminentes figures, aujourd’hui décédées, mais dont les écrits font encore autorité.

Si Emmanuel Macron souhaite s’en tenir à une loi réprimant les antisionistes encore en vie, la dite-future loi devra aussi s’appliquer aux juifs orthodoxes de Paris et de New-York qui récusent le sionisme, à Naomi Klein, Judith Butler, Noam Chomsky, et à bien d’autres humanistes universalistes, en France et en Europe, qui s’auto-identifient comme juifs tout en s’affirmant antisionistes.

On trouvera, bien évidemment, nombre d’idiots à la fois antisionistes et judéophobes, de même qu’il ne manque pas de pro-sionistes imbéciles, judéophobes aussi, pour souhaiter que les juifs quittent la France et émigrent vers l’État d’Israël. Faudra-t-il les inclure également dans cette grande envolée judiciaire ? Prenez garde, Monsieur le Président, à ne pas vous laisser entraîner dans ce cycle infernal, au moment précis où la popularité décline !

Pour conclure, je ne pense pas qu’il y ait une montée significative de l’antijudaïsme en France. Celui-ci a toujours existé, et je crains, hélas, qu’il n’ait encore de beaux jours devant lui. Je n’ai, toutefois, aucun doute sur le fait que l’un des facteurs qui l’empêche de régresser, notamment dans certains quartiers où vivent des gens issus de l’immigration, est précisément la politique pratiquée par Israël à l’encontre des Palestiniens : ceux qui vivent, comme citoyens de deuxième catégorie, à l’intérieur de « l’État juif », et ceux qui, depuis 52 ans, subissent une occupation militaire et une colonisation brutales.

Faisant partie de ceux qui protestent contre cette situation tragique, je soutiens de toutes mes forces la reconnaissance du droit à l’autodétermination des Palestiniens, et je suis partisan de la « désionisation » de l’État d’Israël. Devrai-je, dans ce cas, redouter que ma prochaine visite en France, ne m’envoie devant un tribunal ?

Traduit de l’hébreu par Michel Bilis

*Gobineau disait : « Il n’est d’histoire que blanche ». Page 33 du Discours sur le colonialisme d’Aimé Césaire en version PDF N° 78 de 38 pages.

Et nous le savons bien nous qui avons lu Sand, Ezzat, Finkelstein & Silberman, mais aussi Pappé, bien sûr et tant d’autres que vous ne pourrez taxer d’antisémitisme…

Non, M. Macron, l’antisionisme n’est pas une nouvelle forme d’antisémitisme et inversement ; Les mots ont un sens !

JBL1960