Dans quel État tu t’es mis ?

Jean-Marie Le Guen n’en rate pas une !

Mais il est pas le seul

Quand on vous dit que cette gauche mérite des droites !

La queue du Mickey revenant à Ségolène Royal dans son interview à la BBC…

=*=

Et je vous invite en complément de lecture à lire ce billet ; L’État à abattre car pour moi ;

L’Éveil, c’est réaliser et abattre le plus grand fléau de l’humanité :

Le Colonialisme et ce par quoi il arrive : l’État !

Il faut arrêter de se préoccuper de choses auxquelles on ne peut rien changer pour se concentrer sur les solutions à mettre en place rapidement car ;

« Il n’y a pas de solution au sein du Système »

Et ne surtout pas céder aux sirènes qui hurlent depuis le 13 novembre 2015 et prolongées jusqu’à fin janvier 2017 et dans l’intervalle à toutes les provocations pour nous conduire à nous mettre sur la gueule !

 

Je relaye en première partie l’analyse de Contrepoints le 25 juillet dernier sur l’affirmation faite par JM Le Guen ;

 

Publié le 25 juillet 2016  par Éric Verhaeghe dans Politique

Jean-Marie Le Guen a fait un commentaire pour le moins étonnant : pour lui, c’est anti-démocratique de critiquer l’État.

Jean-Marie Le Guen a commis, sur RTL, un nouvel argument, bien au-delà du sophisme habituel. Jusqu’ici, l’équipe Hollande s’était contentée de dire que demander des comptes à l’État sur sa gestion du terrorisme était une atteinte à l’unité nationale. Ce sophisme bien connu des rhétoriciens est d’ailleurs le discours que l’on tient d’ordinaire lorsqu’on n’a plus rien à dire.

Cette fois, Le Guen a franchi une sorte de mur du son dans le déni de démocratie en expliquant  :

« Je veux bien qu’on aille sur ce terrain-là, mais dans ce cas, il n’y a plus d’État de droit dans le pays. Si un certain nombre de journalistes, de commentateurs, de responsables politiques mettent en cause le fonctionnement de la justice et des services administratifs de l’État, alors c’est une thèse qui est extrêmement dangereuse pour la démocratie. »

Mettre en cause le fonctionnement de l’État, c’est contraire à la démocratie

L’équation est amusante : mettre en cause le fonctionnement de l’État, c’est contraire à la démocratie. Autrement dit, la démocratie, c’est obéir à l’État et ne lui demander aucun compte. La tyrannie survient au contraire quand les citoyens se mettent à critiquer l’État et ne plus lui obéir.

On rappellera juste les articles 14 et 15 de ce monument de tyrannie qu’est la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, qui brisa le très démocratique Ancien Régime et sa merveilleuse monarchie absolue :

Art. 14. –

Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.

Art. 15. –

La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration.

Jean-Marie Le Guen, il vous faut relire ce texte ! Vous semblez l’avoir oublié.

Le Guen bientôt conseiller d’Erdogan ?

Au rythme où il va, Le Guen pourrait en tout cas retrouver un job en or en juin 2017, s’il devait ne pas être réélu. Avec sa conception brillantissime de la démocratie, il pourrait sans doute être recruté à prix d’or par Erdogan. Le président turc a en effet un besoin urgent d’esprits éclairés pour le guider dans la vie de tous les jours.

Manifestement, Erdogan a laissé trop de libertés aux ennemis de la démocratie. Voilà qui lui a donné chaud au popotin et a failli lui coûter une destitution par l’armée. Heureusement, la démocratie reprend provisoirement son cours en Turquie, avec des milliers d’arrestations dans les milieux fascistes et plus de 10 000 confiscations de passeport, en attendant mieux.

Le Guen, symptôme de la réaction nobiliaire en France

Donc, un ministre de la République peut, sans démissionner dans la minute, expliquer que la démocratie, c’est ne pas critiquer l’État. Après l’avalanche d’insultes et de haine contre le suffrage universel à l’issue du referendum britannique, la classe politique française franchit une nouvelle étape dans son dévoilement. Elle ne se cache plus pour dire que, selon elle, la démocratie consiste à ne pas critiquer la classe dirigeante.

Sous l’Ancien Régime, cette inversion des vérités s’était appelée la réaction nobiliaire. Menacée par une société nouvelle, l’aristocratie française, dans les années 1770 et 1780, s’était raidie sur ses privilèges en vilipendant le tiers état.

Merci, Jean-Marie Le Guen, d’illustrer aussi parfaitement la nouvelle réaction nobiliaire.

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Pour remplacer ce Système qui à n’en pas douter va droit dans le mur et ne pas se faire écrabouiller par la machine globaliste nous devons affûter notre réflexion afin de trouver les bonnes clés de la solution à nos problèmes. Et à l’initiative des sociétés traditionnelles africaines, amérindiennes, australasiennes, kurdes syriennes… En faisant la jonction avec ces pratiques et en dépoussiérant notre mémoire ancestrale.

Cette démarche, à mon sens et comme me le faisait remarquer sur ce point précis un blog ami ; ne peut-être qu’anti-étatiste, anti-autoritaire, égalitaire et communaliste et non pas communautariste, qui est le piège dans lequel l’oligarchie fait tomber les peuples.

C’est pourquoi nous pouvons, non pas répondre à ce bien-zélé du Grand Monarque, mais nous concentrer sur Les Temps Nouveaux de Pierre Kropotkine dont la 1ère partie est et dont Résistance71 vous propose la 2nde partie ci-dessous ;

« Seule la révolution sociale pourra finalement détruire le fascisme parce que la faire veut aussi dire détruire l’État, comme le fascisme est l’État fonctionnant dans un mode particulier, tous les états tournent fascistes lorsque la menace au pouvoir et au privilège que l’état protège et personnifie devient suffisamment mise en danger. Le fascisme s’affirme lorsque les privilèges ne peuvent plus être sécurisés par des moyens volontaire, en d’autres termes, c’est la collaboration de classe forcée, par opposition à la collaboration de classe volontaire d’une société libérale. »
~ Stuart Christie ~

« La révolution sociale plutôt que les urnes ! »
~ Buenaventura Durutti ~

La loi et l’autorité

Pierre Kropotkine  |   Les Temps Nouveaux, 1892

Brochure publiée en 6e édition, en 1892, à sept mille exemplaires, conformément au désir de notre camarade Lucien Massé, coiffeur à Ars en Ré, qui en mourant, avait légué à la RÉVOLTE la somme nécessaire à cette publication.

III

Nous avons vu comment la Loi est née des coutumes et des usages établis, et comment elle représentait dès le début un mélange habile de coutumes sociables, nécessaires à la préservation de la race humaine, avec d’autres coutumes, imposées par ceux qui profitaient des superstitions populaires pour consolider leur droit du plus fort. Ce double caractère de la Loi détermine son développement ultérieur chez les peuples de plus en plus policés. Mais, tandis que le noyau de coutumes sociables inscrites dans la Loi ne subit qu’une modification très faible et très lente dans le cours des siècles,  — c’est l’autre partie des lois qui se développe, tout à l’avantege des classes dominantes, tout au détriment des classes opprimées. C’est à peine si, de temps en temps, les classes dominantes se laissent arracher une loi quelconque qui représente, ou semble représenter, une certaine garantie pour les déhérités. Mais alors cette loi ne fait qu’abroger une loi précédente, faite à l’avantage des classes dominatrices.  «Les meilleures lois», disait Burkle, «furent celles qui abrogèrent des lois précédentes.» Mais, quels efforts terribles n’a-t-il pas fallu dépenser, quels flots de sang n’a-t-il pas fallu verser chaque fois qu’il s’agissait d’abroger une de ces institutions qui servent à tenir le peuple dans les fers ! Pour abolir les derniers vestiges du servage et des droits féodaux et pour briser la puissance de la camarilla royale, il a fallu que la France passât par quatre ans de révolution et par vingt ans de guerres. Pour abroger la moindre des lois iniques qui nous sont léguées par le passé, il faut des dizaines d’années de lutte, et pour la plupart, elles ne disparaissent que dans les périodes révolutionnaires.

Les socialistes ont déjà fait maintes fois l’histoire de la génèse du Capital. Ils ont raconté comment il est né des guerres et du butin, de l’esclavage, du servage, de la fraude et de l’exploitation moderne. Ils ont montré comment il s’est nourri du sang de l’ouvrier et comment peu à peu il a conquis le monde entier. Ils ont encore à faire la même histoire, concernant la génèse et le développement de la Loi. Heureusement, l’esprit populaire, prenant, comme toujours, les devants sur les hommes de cabinet, fait déjà la philosophie de cette histoire et il en plante les jalons essentiels.

Faite pour garantir les fruits du pillage, de l’accaparement et de l’exploitation, la Loi a suivi les mêmes phases de développement que le Capital : frère et sœur jumeaux, ils ont marché la main dans la main, se nourrissant l’un et l’autre des souffrances et des misères de l’humanité. Leur histoire a été presque la même dans tous les pays d’Europe. Ce ne sont que les détails qui diffèrent : le fond reste le même ; Et, jeter un coup d’œil sur le développement de la Loi en France, ou en Allemagne, c’est connaître dans ses traits essentiels ses phases de développement dans la plupart des nations européennes.

A ses origines, la Loi était le pacte ou contrat national. Au Champ de Mai, les légions et le peuple agréaient le contrat ; le Champ de Mai des Communes primitives de la Suisse est encore un souvenir de cette époque, malgré toute l’altération qu’il a subie par l’immixion de la civilisation bourgeoise et centralisatrice. Certes, ce contrat n’était pas toujours librement consenti ; le fort et le riche imposaient déjà leur volonté à cette époque. Mais du moins, ils rencontraient un obstacle à leurs tentatives d’envahissement dans la masse populaire qui souvent leur faisait aussi sentir sa force.

Mais, à mesure que l’Église d’une part et le seigneur de l’autre réussissent à asservir le peuple, le droit de légiférer échappe des mains de la nation pour passer aux privilégiés. L’Église étend ses pouvoirs. Soutenue par les richesses qui s’accumulent dans ses coffres, elle se mêle de plus en plus dans la vie privée et, sous prétexte de sauver les âmes, elle s’empare du travail de ses serfs, elle prélève l’impôt sur toutes les classes, elle étend sa juridiction ; elle multiplie les délits et les peines et s’enrichit en proportion des délits commis, puisque c’est dans ses coffres-forts que s’écoule le produit des amendes. Les lois n’ont plus trait aux intérêts nationaux : «on les croirait plutôt émanées d’un Concile de fanatiques religieux que de législateurs», — observe un historien du droit français.

Lire la suite sur le blog R71 = https://resistance71.wordpress.com/2016/07/27/lois-droit-autorite-de-quoi-parle-ton-suite/

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Bien sûr, vous pouvez choisir de ne rien faire et vous laissez écrabouiller par la machine globaliste

Ou pas !

JBL1960

Source de l’image = http://www.en-noir-et-blanc.com/-vieux-paris-p4-11.html

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2 réflexions sur “ Dans quel État tu t’es mis ? ”

  1. Et pour pas faire de la peine à Jean-Marie, notez bien le silence total sur cette info = http://echelledejacob.blogspot.fr/2016/07/elue-ps-340-000-detournes-4000-damende.html révélée par fdiamella sur le fil des commentaires de ce jour sur le site Les Moutons Enragés. Donc le 24/05 dernier cette élue PS passe au Tribunal Correctionnel de Montpellier pour détournement de 340 000 € pour son seul profit personnel et écope de 4000 € d’amende et non inscription au casier judiciaire… Et donc c’est à relayer un max… JBL

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