STOP ou ENCORE ?

ENCORE ou STOP ?

Vous pouvez lire sur l’excellent Le Saker Francophone qui le traduit, le dernier article de Pepe Escobar sur le Potus 2016 tant c’est fin, subtil, drôle, caustique et lucide

Ou pas !

En effet, tout est vrai et juste ; Mais on nous invite à voter entre la peste et le choléra et on nous signifie qu’il n’y a pas d’autre alternative !

Et pourtant, si, une autre voie est possible ;

Pour ma part, j’ai expliqué dans ce billet ici que nous pouvions nous choisir ; Nous. Mais qu’il nous faudrait aussi modifier en profondeur notre comportement, et notre rapport à la possession. Et dans ce dernier billet j’appelle même à une « dépossession volontaire » préalable à tout nouveau paradigme.

Et plutôt que de lire une fine analyse de plus, aussi excellente soit-elle, il faut envisager concrètement la société des sociétés la plus égalitaire possible, sur l’exemple du village anarchiste « Germinal de La Sierra » ici ou comme nous y invitait déjà et une fois de plus, Élisée Reclus qui expliquait à son ami Jean Grave que « voter c’est abdiquer« .

(rappel par É. CHOUARD) ;

Lisons donc (source R71)

Changement politique : « notre œuvre est commune et nous sommes solidaires les uns des autres »…

L’anarchie – Élisée Reclus – 1890

 L’anarchie n’est point une théorie nouvelle. Le mot lui-même pris dans son acception « absence de gouvernement », de « société sans chefs », est d’origine ancienne et fut employé bien avant Proudhon.

D’ailleurs qu’importent les mots ? Il y eut des « acrates » avant les anarchistes, et les acrates n’avaient pas encore imaginé leur nom de formation savante que d’innombrables générations s’étaient succédé. De tout temps il y eu des hommes libres, des contempteurs de la loi, des hommes vivant sans maître de par le droit primordial de leur existence et de leur pensée. Même aux premiers âges nous retrouvons partout des tribus composés d’hommes se gérant à leur guise, sans loi imposée, n’ayant d’autre règle de conduite que leur « vouloir et franc arbitre », pour parler avec Rabelais, et poussés même par leur désir de fonder la « foi profonde » comme les « chevaliers tant preux » et les « dames tant mignonnes » qui s’étaient réunis dans l’abbaye de Thélème.

Mais si l’anarchie est aussi ancienne que l’humanité, du moins ceux qui la représentent apportent-ils quelque chose de nouveau dans le monde. Ils ont la conscience précise du but poursuivi et, d’une extrémité de la Terre à l’autre, s’accordent dans leur idéal pour repousser toute forme de gouvernement. Le rêve de liberté mondiale a cessé d’être une pure utopie philosophique et littéraire, comme il l’était pour les fondateurs des cités du Soleil ou de Jérusalem nouvelles ; il est devenu le but pratique, activement recherché par des multitudes d’hommes unis, qui collaborent résolument à la naissance d’une société dans laquelle il n’y aurait plus de maîtres, plus de conservateurs officiels de la morale publique, plus de geôliers ni de bourreaux, plus de riches ni de pauvres, mais des frères ayant tous leur part quotidienne de pain, des égaux en droit, et se maintenant en paix et en cordiale union, non par l’obéissance à des lois, qu’accompagnent toujours des menaces redoutables, mais par le respect mutuel des intérêts et l’observation scientifique des lois naturelles.

Sans doute, cet idéal semble chimérique à plusieurs d’entre vous, mais je suis sûr aussi qu’il paraît désirable à la plupart et que vous apercevez au loin l’image éthérée d’une société pacifique où les hommes désormais réconciliés laisseront rouiller leurs épées, refondront leurs canons et désarmeront leurs vaisseaux. D’ailleurs n’êtes vous pas de ceux qui, depuis longtemps, depuis des milliers d’années, dites-vous, travaillent à construire le temple de l’égalité ? Vous êtes « maçons », à la fin de maçonner un édifice de proportions parfaites, où n’entrent que des hommes libres , égaux et frères, travaillant sans cesse à leur perfectionnement et renaissant par la force de l’amour à une vie nouvelle de justice et de bonté. C’est bien cela, n’est-ce pas, et vous n’êtes pas seuls ? Vous ne prétendez point au monopole d’un esprit de progrès et de renouvellement. Vous ne commettez pas même l’injustice d’oublier vos adversaires spéciaux, ceux qui vous maudissent et vous excommunient, les catholiques ardents qui vouent à l’enfer les ennemis de la Sainte Église, mais qui n’en prophétisent pas moins la venue d’un âge de paix définitive. François d’Assise, Catherine de Sienne, Thérèse d’Avila et tant d’autres encore parmi les fidèles d’une foi qui n’est point la vôtre, aimèrent certainement l’humanité de l’amour le plus sincère et nous devons les compter au nombre de ceux qui vivaient pour un idéal de bonheur universel. Et maintenant, des millions et des millions de socialistes, à quelque école qu’ils appartiennent, luttent aussi pour un avenir où la puissance du capital sera brisée et où les hommes pourront enfin se dire « égaux » sans ironie.

Le but des anarchistes leur est donc commun avec beaucoup d’hommes généreux, appartenant aux religions, aux sectes, aux partis les plus divers, mais ils se distinguent nettement par les moyens, ainsi que leur nom l’indique de la manière la moins douteuse. La conquête du pouvoir fut presque toujours la grande préoccupation des révolutionnaires, mêmes des plus intentionnés. L’éducation reçue ne leur permettrait pas de s’imaginer une société libre fonctionnant sans gouvernement régulier, et, dès qu’ils avaient renversé des maîtres haïs, ils s’empressaient de les remplacer par d’autres maîtres, destinés selon la formule consacrée, à « faire le bonheur de leur peuple ». D’ordinaire on ne se permettait même pas de se préparer à un changement de prince ou de dynastie sans avoir fait hommage ou obéissance à quelque souverain futur : « Le roi est tué ! Vive le roi ! » s’écriaient les sujets toujours fidèles même dans leur révolte. Pendant des siècles et des siècles tel fut immanquablement le cours de l’histoire. « Comment pourrait-on vivre sans maîtres! » disaient les esclaves, les épouses, les enfants, les travailleurs des villes et des campagnes, et, de propos délibéré, ils se plaçaient la tête sous le joug comme le fait le bœuf qui traîne la charrue. On se rappelle les insurgés de 1830 réclamant « la meilleure des républiques » dans la personne d’un nouveau roi, et les républicains de 1848 se retirant discrètement dans leur taudis après avoir mis « trois mois de misère au service du gouvernement provisoire ». A la même époque, une révolution éclatait en Allemagne, et un parlement populaire se réunissait à Francfort : « l’ancienne autorité est un cadavre » clamait un des représentants. « Oui, répliquait le président mais nous allons le ressusciter. Nous appellerons des hommes nouveaux qui sauront reconquérir par le pouvoir la puissance de la nation. « N’est-ce pas ici le cas de répéter les vers de Victor Hugo :

Un vieil instinct humain mène à la turpitude ?

Lire la suite sur Résistance71 = https://resistance71.wordpress.com/2016/08/08/changement-politique-notre-oeuvre-est-commune-et-nous-sommes-solidaires-les-uns-des-autres/

=*=

Si vous en voulez ENCORE, alors effectivement voter est le meilleur moyen de perpétuer le Barnum en l’État et avec les mêmes…

Mais si nous décidons de dire STOP et bien tout s’arrête !

Ou bien plutôt, TOUT COMMENCE

JBL1960

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3 réflexions sur « STOP ou ENCORE ? »

  1. STOP

    toulou… toulou… toulou… 17h30 ce lundi 8 août, je décroche le combiné. C’est le pouvoir de l’homme à l’autre bout du fil, mon employeur. Je suis son ultime ressource, sa dernière carte et ce nigaud croit que je ne le sais pas.
    Je ne suis pas disponible. Sa mission pour cette nuit, il se la garde, j’ai prévu de me rendre en Bretagne visiter un ami précieux. Le mois passé mon employeur m’a généreusement octroyé huit heures de taf, je ne suis plus à un mois de chômage près. Quinze minutes plus tard, il me rappelle et me propose la semaine complète. Quel sot, je viens de lui dire que ce n’est pas possible.

    C’est facile de dire STOP, de jeter des petits grains de sable dans l’engrenage, de passer outre les faux liens et les appâts. Il suffit de savoir déterminer ce qui est essentiel pour vivre et surtout pour se développer au plus proche de l’harmonie.
    La monnaie est un leurre qui cristallise tous les soucis du monde et qui les colle à même la peau. A l’inverse la connaissance de soi et la fidélité aux autres sont les essences magiques qui détruisent les obstacles.

    Bon allez, je file, j’vais voir mon pote. Bisous !

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    1. C’est cela « il suffit de savoir déterminer ce qui est essentiel pour vivre et surtout pour se développer au plus proche de l’harmonie ». Tout est dit dans cette phrase et je suis pleinement en accord avec ça. Bon reste que les psychopathes aux manettes s’affolent et que telles des bêtes piquées à mort c’est bien là qu’elles sont les + dangereuses et que c’est pas le moment de mollir, sinon à se prendre une corne dans le cul et se faire embrocher ! Autrement dit c’est pas le moment de mollir… Jo

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