Divine Amérique !

Naissance Divine en Terres Amères Indiennes !

Sous le signe des crucifix et des échafauds…

Pour compléter cette lecture, de Steven Newcomb, vous pouvez lire son dernier billet, ici.

Et pour une compréhension totale du sujet vous pouvez vous reporter à ce billet : MEURTRE PAR DÉCRET

Dans lequel vous trouverez un lien PDF vers le contre-rapport de la Commission Vérité & Réconciliation ; Le crime  du génocide au Canada « Meurtre Par Décret » publié par le Tribunal International pour les Disparus du Canada et en conjonction avec des Commissions Citoyennes d’Enquête préalables vers le texte original en anglais « Murder by Decree » et le lien vers le PDF de la traduction substantielle en français faite par le blog Résistance71 – mise en page par JBL et disponible sur ce blog ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2016/10/tr71mbd0616.pdf

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Le fait que les puissances européennes aient délibérément exterminé des millions de personnes de peuples indigènes non chrétiens sur le Nouveau Monde est historiquement indéniable, constituant de fait le plus grand génocide de l’histoire de l’humanité.

La participation de l’État et  de l’Église canadiens à ce même crime a été et continue à être nié spécifiquement par les Canadiens eux-mêmes et ce malgré les preuves accablantes fournies.

https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/02/23/francois-1er-en-terres-ameres-indiennes/

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Résistance71 traduit et publie l’immense Steven Newcomb qui à chaque fois nous permet de tutoyer les étoiles tant sa pensée, ses écrits sont luminescents…

Aux sources du colonialisme : la mythologie biblique contre les nations colonisées des Amériques… (Steven Newcomb)

Des arguments présupposés émanant de l’ancien testament biblique sont toujours utilisés contre nos nations

Steven Newcomb  |  15 juin 2016  | Source : ICTMN

Url de l’article = https://resistance71.wordpress.com/2016/07/01/aux-sources-du-colonialisme-la-mythologie-biblique-contre-les-nations-colonisees-des-ameriques-steven-newcomb/

Url de l’article original en anglais = http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/06/15/old-testament-premised-arguments-still-being-used-against-our-nations

En écoutant la radio publique nationale l’autre jour, j’ai entendu une histoire au sujet d’une étrange proposition faite au Pakistan. Il serait légalement possible pour les maris de sévèrement réprimander leurs épouses désobéissantes. Bien entendu, ceci provoqua une levée de boucliers en réponse à cette idée qui prendrait du passé des éléments archaïques au sujet d’un homme ayant le droit légal de domination sur une femme et d’appliquer ces idées archaïques dans le context contemporain du monde moderne.

Je me suis alors demandé si la radio publique passerait jamais à l’antenne une histoire sur le fait que le gouvernement des Etats-Unis utilise toujours au moment où j’écris, des idées archaïques directement empruntées à la bible et de l’ancien testament contre nos nations natives et originelles. Les Etats-Unis utilisent ces idées comme moyen d’affirmer que ceux-ci ont le droit de domination sur des nations non-chrétiennes. Après tout, les Etats-Unis utilisent toujours les idées bibliques au sujet de leur “destinée manifeste” contre nos nations dans le contexte du monde moderne et ce au nom du maintien de la loi et de la politique fédérale indienne.

Dans son livre Culture on the Moving Frontier (1955), Louis B. Wright faisait remarquer: “La doctrine politique de la destinée manifeste qui a joué une part si importante dans l’expansion vers l’Ouest fut une excroissance naturelle de la croyance puritaine britannique qu’ils étaient le peuple élu de dieu.” Les puritains ont tiré cette croyance de l’ancien testament biblique et nous trouvons les racines de ce mode de pensée dans des archives remontant jusqu’à l’empereur romain Constantin.

Edward Gibbon, dans son Decline and Fall of the Roman Empire, a expliqué comment Constantin “par des lettres tournant en boucle, exhorta tous ses sujets à imiter sans tarder, l’exemple de leur souverain en embrassant la vérité divine du christianisme.” Gibbon écrivit au sujet de “l’enthousiasme qui inspira les troupes de Constantin”, basé sur l’imagerie tirée de l’ancien testament. Il note par exemple, que les troupes romaines “marchèrent au combat avec la même certitude que le même dieu, qui avait auparavant ouvert le passage aux israélites vers la Jordanie et avait mis à mal les murs de Jéricho au son des trompettes de Joshua, montrerait sa majesté et sa puissance avec la victoire de Constantin.

Des siècles plus tard, les esprits politiques qui conçurent l’empire américain, suivirent également l’imagerie de l’ancien testament du “peuple élu” ayant un pacte divin pour la saisie de la “terre promise” (les terres des nations originelles libres et indépendantes, NdT: comme également celles de la nation palestinienne originelle à la terre de Palestine depuis plus de 2000 ans… même topo) en Amérique du Nord (Île de la Grande Tortue). Comme le dit Edwin Scott Gaustad dans A Religious History of America (1974), “comme les anciens israélites suivant le pilier de nuages de jour et le feu de nuit, les explorateurs de l’Amérique, les colons et citoyens furent édifiés dans leur voyage par la vision du futur.” Il continue ensuite en disant: “Et pour eux, tout comme pour leurs prédécesseurs approchant de Canaan [dans l’ancien testament], la main qui les y mena fut la main de dieu. La providence savait et la providence dirigea donc.” (p.154)

Les nations qui ensemble furent ce qu’on appela à une époque, la famille chrétienne des nations utilisèrent ce type d’idées issues de l’ancien testament dans leurs efforts acharnés de coloniser la planète. Les mêmes idées et images bibliques forment la toile de fond et les fondations du présent et de la loi et politique fédérale indienne actuelle, avec son affirmation d’un droit de domination (exercé par “droit plénier”) sur les nations non-chrétiennes.

A l’époque de la “famille des nations”, les états chrétiens d’Europe occidentale étaient autrement connus sous le nom d’union de la chrétienté. Henry Wheaton, un éminent universitaire de droit international du XIXème siècle a fait remarquer dans ses “Éléments de droit international” que ce qui était typiquement appelé “états” étaient en fait des groupes d’individus qui étaient reconnus (et se reconnaissaient eux-mêmes) comme possédant l’indépendance parfaite. Cette reconnaissance d’indépendance parfaite donna à ces groupes d’individus chrétiens les prérogatives dont ils avaient besoin pour opérer et fonctionner comme “un état”.

Lorsqu’il s’agissait d’interaction avec des sociétés non-chrétiennes, ceux reconnus comme “états” refusèrent véhémentement de reconnaître les non-chrétiens comme possédant eux aussi une indépendance parfaite. Exemple, le professeur Antony Anghie note la méthode religieuse d’argumentation présupposée que le théologien Francisco de Victoria utilisa pour défendre le fait que “les Indiens n’étaient pas souverains”. Victoria fonda son argumentation sur “la simple assertion qu’ils sont païens”. En d’autres termes, il fonda son argument sur l’assertion simple que parce que les Indiens n’étaient pas chrétiens, ils ne pouvaient pas posséder les prérogatives appartenant aux nations indépendamment souveraines. (p.29)

Avec des chrétiens projetant mentalement leurs noms sur les non-chrétiens et sur nos nations originellement libres (en nous qualifiant de “païens”, d’”Infidèles”, de “sauvages”, d’Impurs” etc…) ils placèrent aussi nos ancêtres en dehors de la catégorie qui incluait les prérogatives chrétiennes appartenant à des nations indépendantes, absolues et souveraines. Les penseurs chrétiens furent capables de développer un argument en acier: les chrétiens avaient le droit de mentalement désapproprier les non-chrétiens d’être reconnus comme possédant l’indépendance parfaite et les prérogatives de pouvoir des états.

Le point de vue chrétien “a empêché” des nations non-chrétiennes d’être vues comme possédant les prérogatives de souveraineté (c’est à dire un droit de domination) et de dominion/domination qui leur permettrait de fermer la porte de leurs territoires et terres ancestrales aux colonisateurs. Ceci bien sûr a présumé que les chrétiens arrivèrent invasivement avec les facultés mentales de permettre et d’empêcher les non-chrétiens d’avoir la plus puissante identité politique, qui pourrait être équivalente voire même surpasser celle des nations chrétiennes. Des penseurs et écrivains influents travaillant pour les Etats-Unis ont adopté cette forme dérivée de l’ancien testament contre nos nations originelles. Ils ont tissé cette fondation biblique et sa forme de raisonnement dans des écrits qui sont toujours traités en tant que précédents légaux américains.

Nous, en tant que descendants de nos ancêtres non-chrétiens, nous trouvons maintenant confrontés à un dilemne: nous sommes continuellement contrôlés par des narratifs que des narrateurs chrétiens ont développé il y a très longtemps. Pour nous, le passé est sujet à un médiateur, si on veut, et ce au travers des historiographies pondues par des narrateurs/historiens/juristes, chroniqueurs chrétiens, tout ceci ayant été développé afin qu’ils soient et demeurent les contrôleurs de l’écrit.

Aujourd’hui, nous faisons typiquement l’expérience de ce passé en subissant une historiographie eurocentrique héritée des générations précédentes de raconteurs d’histoire. Ainsi, en 2016, le gouvernement des Etats-Unis utilise t’il toujours la loi et la politique fédérale indienne contre nos nations ainsi que des narratifs, des histoires et des arguments qui furent développés il y a très longtemps et basés sur des idées et une imagerie dérivées de la bible et de son ancien testament. Comment cela est-il même encore possible au XXIème siècle ? Et aussi pourquoi n’y a t’il aucun des articles ou des provisions de la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU (DDPI) fait pour adresser et rectifier expressément ce problème tout spécifique ?

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Si vous voulez vraiment comprendre la portée des écrits de Steven Newcomb ce billet :

Le code a changé vous éclairera.

Ne croyez pas que je sois coincée dans le passé à fulminer une quelconque rancœur.

Car régulièrement les Natifs nous invitent à réfléchir sur ce que nous voulons vraiment ; Comme après le Brexit, ici ; Débranchons-nous de la Matrix.

Ou avec le dernier communiqué commun du Conseil National Indigène et de l’EZLN du Mexique, voir là ; Plus jamais un Monde sans nous.

C’est à nous de voir car nous sommes libres de choisir de vivre en peuples libres .

Ou de continuer à survivre en peuples oppressés et totalement soumis…

Car de toutes les façons, nous mourrons, dans l’intervalle vivons la tête haute !

JBL1960

 

 

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