Effondrer le colonialisme par apostasie collective ou renonciation au baptême – Jo Busta Lally, mars 2019

Retirons-leur notre consentement ;

Brisons nos chaines…

Vouloir lutter efficacement aujourd’hui contre l’empire, c’est lutter contre le fondement même de l’impérialisme occidental qui repose sur un pilier de pouvoir économique et un pilier de pouvoir idéologique étroitement impliqué l’un avec l’autre.

Attaquer ces deux piliers porteurs aura pour résultat à terme, d’effondrer l’empire. Comment ? Par la prise de conscience et le boycott physique et idéologique tout en amenant des solutions efficaces de remplacement aux institutions oligarchiques qui nous ont été imposées depuis des siècles, l’État étant le rouage essentiel de l’oppression généralisée.

Pour y parvenir, il apparaît tout à fait essentiel que les peuples occidentaux réfutent et refusent en bloc l’idéologie dominante qui les colonise tout autant que les peuples des nations colonisées, même si le degré d’oppression est (à peine) moindre.

Pour une réconciliation réelle avec les peuples colonisés d’hier et d’aujourd’hui, car nous avons besoin les uns des autres pour bâtir une véritable société progressiste, émancipée et libre. Il n’y a pas d’autre alternative, ni aucune solution au sein du système oligarchique coercitif, oppressif et totalement mortifère qu’on nous a imposé en nous bourrant le crâne avec la pseudo-inéluctabilité de l’affaire par une science tronquée, biaisée et falsifiée à bien des niveaux. Tout cela est bien au-delà de toute rédemption et nous devons définitivement lâcher-prise d’avec cette ignominie colonialiste qui est le pire fléau que la terre ait porté depuis des milliers d’années.

PAS EN MON NOM – NOT IN MY NAME – NO EN MI NOMBRE – NÃO NO MEU NOME – NICHT IN MEINEM NAMEN – NON NEL MIO NOME – Не под моим именем – Tsy ao amin’ny anarako – AKUSIYE IGAMA LAMI !

(merci à gogole trad…)

Alors qu’il suffirait de retirer notre consentement à l’empire du chaos, de dire NON, de nous tourner vers les Natifs et les descendants des Nations premières et de les considérer comme des humains et non comme Res Nullus : James Truslow Adams identifia un tel processus mental de négation lorsqu’il écrivit : “Un païen était considéré comme nullus, de cette façon sa propriété n’avait pas de propriétaire, ainsi le sol américain pouvait être approprié par qui que ce soit la trouvait en premier.” Quelqu’un qui est classifié comme non-existant est, du point de vue de celui que l’a classifié de cette façon, le propriétaire de rien du tout. Ainsi la catégorie “nullus” a servi de but pour assigner mentalement les peuples indigènes dans la catégorie des politiquement inexistants sans concept de nation indépendante contre les nations chrétiennes européennes. Le terme nullus est dérivé du latin null voulant dire “rien, aucun, invalide et nul (et non avenu)”. [NdJBL : voilà pourquoi ce n’est pas anodin, quand notre Chef d’État actuel E. Macron, nous appelle  » les ceusses qui ne sont rien « ]. Le terme “vide, nul” est dérivé du latin vacuum signifiant “vide”.

Pour cela, un moyen simple, efficace, redoutable même, et redouté puisqu’il nous est refusé = Demander l’effacement de notre nom des registres des baptêmes, ou renoncer au baptême, en récusation de la doctrine chrétienne de la découverte, puisque le tout premier acte de tout colonisateur dès l’instant où il pose un orteil sur n’importe quelle terre c’est de bénir cette terre et de soumettre les éventuels païens par le baptême sinon la mort. Et nous savons bien que de toute façon la mort était promise à tous les païens de la Terre… Lundi 10 octobre 2016

C’est donc ce que j’ai fait comme vous pourrez le lire dans ce PDF dans lequel j’ai consigné tous les échanges de courrier avec les Archives de la Catholicité jusqu’à obtenir un certificat de reniement de mon baptême, puisque l’Église catholique romaine refuse catégoriquement d’effacer ou radier notre nom des registres, comme vous pourrez le constater, aidée par la Justice française au mépris de la Loi de 1905, dite de la séparation de l’Église et de l’État ;

Effondrer les empires coloniaux par apostasie collective ou renoncement au baptême en récusation de la doctrine chrétienne de la découverte, version PDF de 43 pages de Jo Busta Lally, mars 2019

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Au sommaire de ce PDF ;

  • 3        Sommaire
  • 4        Introduction
  • 6        Explications
  • 13      Courrier informatif du curé de la paroisse
  • 14      Courrier informatif de la paroisse concernée
  • 15      Courrier recommandé A.R. de demande d’effacement de mon nom du Registre des baptêmes
  • 19      Réponse du Diocèse de Paris concernant ma demande de radiation
  • 21      Courrier au Diocèse de Paris : demande de reniement de mon acte de baptême
  • 22      Réponse des Archives de Catholicité – Objet : Apostasie
  • 23      Acte de baptême portant la mention de reniement
  • 24      Arrêt N° 1441 du 19/11/2014 de la Cour de cass. + lien
  • 25      Courrier adressé à la Présidente de la Cour de cass. de Paris qui a rendu l’Arrêt N° 1441
  • 28      Courrier à la FNLP en copie conforme de l’entier dossier
  • 29      Article de presse concernant expatrié français en Allemagne sommé de payer un impôt parce que baptisé (02/2015)
  • 31      Article de presse : Apostasie collective en Argentine (08/2018)
  • 34      Article de presse : Propagande coloniale CM2 école banlieue nantaise (02/2019)
  • 36      Conclusion
  • 41      Lectures complémentaires PDFs

Qui vient compléter cette page de mon blog ouverte dès sa création et tout spécialement dans cet objectif ► Faire tomber l’empire Anglo-Américano-Christo-Sioniste par apostasie collective en récusation de la doctrine chrétienne de la découverte

Et pour ceux qui croient encore que ce sujet ne nous concerne en rien, je remets, ci-dessous, d’une autre source, cet article de presse page 34 du PDF ;

« Le colonialisme, œuvre civilisatrice » : le surprenant devoir soumis à des élèves de CM2

Un texte présentant le colonialisme comme une « œuvre civilisatrice » a été distribué à des élèves dans une école de l’agglomération de Nantes.

C’est un texte dont le contenu et le ton a de quoi surprendre. Une professeure d’histoire d’une école de l’agglomération de Nantes a distribué à ses élèves de CM2 un texte à trou intitulé « le Colonialisme, œuvre civilisatrice ». On peut notamment y lire la phrase suivante :

« Sans pour autant oublier les aspects négatifs de la colonisation, il ne faut pas oublier les bienfaits que cela a eu pour les populations colonisées. D’abord, les colons ont apporté l’instruction et une langue commune aux différents peuples […] »

« Je sais bien que la maîtresse a aussi fait visiter le Mémorial de l’abolition de l’esclavage à ses élèves, qu’elle leur a expliqué cette réalité historique terrible. Mais là, je n’ai pas compris », s’étonne un parent d’élève, dans les colonnes de « Ouest-France ».

« Comment peut-on soumettre à des enfants de CM2 un devoir qui parle des bienfaits de la colonisation ? »

« Sorti de son contexte »

Comment un tel choix a-t-il été possible ? Philippe Carrière, le directeur académique, explique à « Ouest-France » que ce texte a en réalité été « sorti de son contexte ».

« Il n’est qu’une partie de cinq leçons, dans lesquelles la professeure soumet aux élèves les différents points de vue sur la colonisation au cours de l’histoire. »

La professeure aurait ainsi expliqué à l’oral que ce texte représentait « une vision du XIXe siècle, caduque aujourd’hui », même si cela n’est pas précisé sur le texte.

Cette explication est toutefois loin de convaincre le Cemea, un mouvement local d’éducation populaire qui a relayé cette affaire via son compte Facebook. « Faut-il pour étudier le nazisme faire travailler les enfants sur ‘Mein Kampf’ ? Sommes-nous obligé-e-s de faire travailler des enfants autour des horreurs, des écrits horribles pour appréhender l’horreur… Et si tel était le cas, avec quel accompagnement ? », a réagi l’association aux propos de Philippe Carrière. Pour lire l’intégralité de l’article ► https://www.nouvelobs.com/education/20190301.OBS1055/le-colonialisme-uvre-civilisatrice-le-surprenant-devoir-soumis-a-des-eleves-de-cm2.html

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Tout cela aura été rendu possible, notamment, parce que tous les nombreux acteurs politiques français et successivement (Sarkozy, Fillon, Hollande, Macron…) continuent d’instiller, savamment, dans les cortex de vos chères têtes blondes et/ou brunes cette affirmation que l’homme qui n’est pas blanc est inférieur… Et pire, comme l’avait déclaré Jules Ferry en 1885 que « les races supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures »…

François Fillon a même déclaré, très sérieusement, en août 2016 que : La France n’est pas coupable d’avoir voulu faire partager sa culture aux peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Nord Source Marianne du 27/11/2016

Or, s’il est vrai que ni vous, ni moi, ne sommes ni coupables ni responsables, de la façon dont la France a tenu à faire « partager » sa culture aux peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Nord. Nous le deviendrions si connaissant les exactions commises en notre nom et pour le seul « bénéfice » de la colonisation, nous décidions de ne rien dire, et surtout de ne rien faire ; Car qui ne dit mot consent !

C’est à ce titre que j’ai agi, car j’ai estimé, que par cette simple action non-violente je pouvais néanmoins fissurer le pilier du pouvoir idéologique : le colonialisme et ce par quoi il arrive toujours : l’État le pilier du pouvoir économique ; Aussi par cette action non-violente mais en masse, serons-nous capables d’effondrer tous les empires coloniaux, et par effet dominos les États et leurs institutions.

C’est pourquoi je considère, pour ma part, qu’aucun nouveau paradigme ne pourra être enclenché, si ce n’est en lien avec tous les peuples premiers de tous les continents et avec l’assurance  qu’il sera absolument sans dieu et sans maitre, sans haine et sans violence…

Jo Busta Lally

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18 réflexions sur « Effondrer le colonialisme par apostasie collective ou renonciation au baptême – Jo Busta Lally, mars 2019 »

    1. Le Canard enchaîné vient de publier un article à charge contre DisinfoLab, une ONG européenne chargée de lutter contre les fake news, et New Knowledge, dont le but est le même aux USA. Pour le journal satirique, les seules fake avérées liées à la Russie ont pour origine ces deux organisations.

      La société américaine Mozilla qui a organisé les 4 et 5 mars à Paris un colloque sur la lutte contre les «fake news» en période électorale y a invité des «experts» qui, selon le journal satirique Le Canard enchaîné, avaient à tort accusé la Russie d’«ingérence». Il s’agit pourtant d’ONG et de sociétés «spécialisées» dans la lutte contre les fake news et les manipulations de l’information. New Knowledge, une société américaine, a d’ailleurs admis avoir créé de faux comptes twitter d’apparence russe.

      Le Canard enchaîné parle d’abord des «Belges de l’ONG EU DisinfoLab», qui ont émis début août dernier l’hypothèse d’une «ingérence russe» dans l’affaire Benalla. Le gouvernement français s’était fait l’écho de cette accusation pour condamner la Russie. Plus tard, l’organisation est revenue sur son étude en expliquant qu’il n’y avait aucune preuve que des «bots russes» aient amplifié cette affaire sur les réseaux sociaux.

      Selon Le Canard enchaîné, une autre organisation a participé au colloque en question. Il s’agit de New Knowledge qui s’est fait «connaître aux États-Unis pendant les élections de mi-mandat en créant de faux comptes russes». En janvier, la société a admis avoir créé de fausses pages Facebook «afin d’ étudier la portée réelle d’une telle utilisation de Facebook». Elle a aussi admis la création de «de faux comptes Twitter d’apparence russe» lors de l’élection sénatoriale dans l’Alabama. Ces comptes se sont abonnés au candidat républicain Roy Moore, risquant de soulever d’éventuels liens, faux, entre le candidat et la Russie.

      «Pour dénoncer les fake news, personne n’est mieux placé que ceux qui les fabriquent!», conclut l’hebdomadaire.

      En décembre dernier, le Président français a promulgué les lois sur la lutte contre la manipulation de l’information en période électorale. D’après ces nouvelles lois, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a le droit de suspendre des médias pendant une période de campagne électorale, s’il juge qu’ils diffusent de fausses informations. Les plates-formes numériques (Facebook, Twitter, etc.) sont soumises à des obligations de transparence lorsqu’elles diffusent des contenus contre rémunération.

      Source Sputnik News du 7 mars 2019 ► https://fr.sputniknews.com/france/201903071040278354-fake-news-russie-canard-enchaine/

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  1. Déclaration conjointe du Congrès national indigène, du Conseil indigène de gouvernement et de l’EZLN suite à l’assassinat du compañero Samir Flores Soberanes

    Déclaration conjointe du Congrès national indigène, du Conseil indigène de gouvernement et de l’EZLN suite à l’assassinat du compañero Samir Flores Soberanes

    20 février 2019

    Au peuple du Mexique et aux peuples du monde,

    Aux réseaux de soutien au CIG,

    Aux réseaux de résistance et de rébellion,

    À la Sexta nationale et internationale,

    Aux moyens de communication,

    C’est avec douleur et rage que nous dénonçons le lâche assassinat de notre compañero Samir Flores Soberanes, autorité de la communauté d’Amilcingo, de l’État du Morelos, un des principaux opposants au Projet intégral Morelos et délégué du Congrès National Indigène depuis de nombreuses années.

    Vers 5h40, ce 20 février, arrivées à bord de deux véhicules, des personnes armées ont frappé chez Samir et, au moment où il est sorti, ont tiré quatre balles sur lui, dont deux dans la tête qui lui ont coûté la vie quelques minutes plus tard.

    Le jour précédent, Samir avait présenté les motifs pour lesquels, en tant que villages du Morelos, ils s’opposent au Plan Intégral Morelos, lors d’un événement organisé par le délégué du mauvais gouvernement, Hugo Erick Flores. Celui-ci venait dans la municipalité de Jonacatepec pour organiser le forum relatif à la supposée “consultation” par laquelle le gouvernement prétend imposer la centrale thermique de Huexca, dans l’état de Morelos, ainsi que les projets complémentaires qui pillent le territoire et menacent la vie de toute la région.

    Nous rendons responsable de ce crime le mauvais gouvernement et ses patrons que sont les entreprises et leurs groupes armés, légaux ou illégaux, qui prétendent de cette manière nous voler, apporter la mort et éteindre les lumières qui nous donnent de l’espoir, comme celle du compañero Samir.

    Sincèrement,

    Février 2019

    Pour la Reconstitution Intégral de nos Peuples,

    Jamais plus un Mexique sans nous

    Congrès national indigène

    ,Conseil indigène de gouvernement

    Armée Zapatiste de Libération Nationale ► http://enlacezapatista.ezln.org.mx/2019/03/03/declaration-conjointe-du-congres-national-indigene-du-conseil-indigene-de-gouvernement-et-de-lezln-suite-a-lassassinat-du-companero-samir-flores-soberanes/

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  2. En souvenir de Berta Cáceres, assassinée un 3 mars 2016…

    Honduras, assassinat de Berta Cáceres

    Berta Cáceres était une figure emblématique des luttes populaires et des peuples indigènes du Honduras, contre la spoliation de leurs droits et de leurs territoires. Comme mouvement populaire, le Copinh avait mobilisé toutes ses forces pour dénoncer le coup d’État de 2009 et avait joué un rôle particulièrement important dans la résistance contre les grands projets d’infrastructures qui menacent les territoires et les ressources des peuples indigènes et paysans du Honduras. À ce titre, Berta a joué un rôle de premier plan, au niveau national et dans de nombreux forums internationaux pour dénoncer les programmes internationaux qui sous couvert de la défense de l’environnement organisent la marchandisation des ressources naturelles et de la nature.

    Ces dernières années, Berta et le Copinh avaient mené une lutte infatigable contre la construction du barrage d’Agua Zarca qui représentait une menace pour les rivières et menaçait de spolier plusieurs communautés indigènes lenca. Au prix d’une occupation, pendant de longs mois, du lieu prévu pour la construction qui avait coûté plusieurs morts parmi les membres du Copinh, les entreprises avaient dû reculer… mais c’était pour mieux sauter. Depuis peu, les bulldozers prétendaient reprendre leur danse infernale et mener le projet à terme en amont de la rivière. Berta et le Copinh avaient immédiatement annoncé la reprise de la mobilisation.

    Le mouvement social hondurien et mésoaméricain mais aussi les féministes, anticapitalistes, écologistes et tou•te•s les défenseur•e•s de la justice sociale ont perdu en cette nuit obscure, une de leur meilleure porte-parole.

    Pour la mort de Berta, ni pardon ni oubli !

    Pour sa mémoire, pour la justice,
    joignons notre douleur et notre rage à celle du Copinh
    et du mouvement populaire hondurien.

    Paris, 3 mars 2016

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  3. Un haut diplomate US piégé dévoile les projets de son pays concernant le Venezuela (vidéo)

    Deux prankeurs russes se sont entretenus avec l’envoyé spécial des États-Unis pour le Venezuela, Elliott Abrams. Interrogés par Sputnik, ils précisent ce qu’ils ont appris sur les projets d’invasion américaine au Venezuela, le gel des comptes de Nicolas Maduro en Suisse et les mécanismes secrets de la politique.

    Croyant s’entretenir avec le Président suisse, Ueli Maurer, le représentant spécial des États-Unis pour le Venezuela, Elliott Abrams, a insisté sur le gel des comptes de sociétés et fonctionnaires vénézuéliens et aidé à organiser une attaque médiatique contre une fondation choisie au hasard par des prankeurs, a expliqué à Sputnik l’un des organisateurs du canular téléphonique, Alexeï Stoliarov.

    Les imitateurs russes Vladimir Kouznetsov, alias Vovan, et Alexeï Stoliarov, alias Lexus, ont contacté le bureau de M.Abrams le 19 février, dans l’espoir d’apprendre le rôle de Washington dans le coup d’État au Venezuela et les projets du département d’État concernant ce pays. Se faisant passer pour le Président suisse, M.Stoliarov a annoncé à M.Abrams que des personnes de l’entourage du Président Maduro ainsi que la société pétrolière vénézuélienne PVDSA avaient des comptes en Suisse.

    «M.Abrams a insisté pour que tous ces comptes soient gelés en Suisse comme c’était déjà le cas aux États-Unis, sans toutefois fournir de preuves montrant que ces comptes étaient illégaux. M.Abrams a en outre déclaré que si la Suisse ne gelait pas les comptes et si l’argent de M.Maduro quittait le territoire suisse, elle pourrait être visée par une plainte de Juan Guaido après son arrivée au pouvoir», a indiqué M.Stoliarov.

    «M.Abrams nous a envoyé une liste des personnes frappées par des sanctions américaines, qui comprenait les noms de plus de 100 citoyens vénézuéliens, y compris des membres du gouvernement Maduro», alors que les imitateurs lui avaient envoyé une liste de personnes et sociétés vénézuéliennes qui «auraient des millions dans les banques suisses», a précisé M.Stoliarov.

    Croyant que la Suisse avait «gelé» les comptes de plusieurs fonctionnaires vénézuéliens au profit de M.Guaido, M.Abrams a «remercié pour cette aide et a dit avoir contacté le ministère des Finances chargé d’appliquer les sanctions».

    Carlos Vecchio a, quant à lui, adressé plusieurs courriels aux prankeurs, qu’il a envoyés à partir du serveur de l’Université Yale (@aya.yale.edu). Sputnik dispose des captures d’écran de ces messages qui montrent l’évolution d’une attaque médiatique contre un fonds que les prankeurs ont présenté comme cachant des actifs personnels de M.Maduro.

    «Nous avons déclaré avoir trouvé un fonds, Tender First (Nurlan Baidilda Ltd), où se trouveraient des actifs de M.Maduro. Ce fonds a été pris au hasard en raison de sa publicité trop présente sur les réseaux sociaux», a confié l’un des auteurs du canular.

    M.Vecchio a décidé d’attaquer ce fonds dans les médias. Il a même «demandé de lui envoyer un projet de déclaration pour ne pas se tromper», d’après M.Stoliarov. Peu après, l’agence Bloomberg a publié une interview de M.Vecchio consacrée à ce sujet. Les prankeurs avaient eu l’occasion d’étudier ce texte avant sa publication: M.Vecchio les avait invités à y apporter des corrections si nécessaire.

    Des messages sur le fonds Baidilda sont également apparus sur le compte Twitter de M.Vecchio qui compte 900.000 abonnés.

    Ce fake a été repris par des médias hispanophones, une startup médiatique russe et plusieurs chaînes Telegram.

    Début mars, les blagueurs Vovan et Lexus ont eu un autre entretien téléphonique avec M.Abrams qui a notamment expliqué que les États-Unis n’avaient pas l’intention de lancer une opération militaire au Venezuela, mais faisaient pression sur l’armée de ce pays en vue de renverser le gouvernement de Maduro, a noté M.Stoliarov.

    Dans le même temps, les imitateurs russes reçoivent toujours des messages de Carlos Vecchio qui demandent si la Suisse a réussi à bloquer les comptes du fonds Baidilda et quand il pourra annoncer aux médias que les comptes gelés de M.Maduro ont été remis à Juan Guaido et ses représentants.

    «Le dossier du Venezuela n’est pas clos. Ce n’est que le début et vous entendrez bientôt une suite intéressante», a conclu le farceur.

    Elliot Abrams, représentant spécial des États-Unis pour le Venezuela depuis janvier, est surtout connu pour son implication dans le scandale de l’Iran-Contra (Irangate) qui a éclaté pendant la présidence de Ronald Reagan. Jugé en 1991, il a plus tard été gracié par le Président George Bush père.

    https://fr.sputniknews.com/international/201903061040267772-usa-venezuela-prankeurs-elliott-abrams/

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  4. La gangrène capitaliste globale et l’assaut contre les peuples indigènes du monde

    L’assaut mondial contre les peuples indigènes – Ken Orphan – 4 mars 2019 ► URL de l’article original ► https://www.counterpunch.org/2019/03/04/the-global-assault-on-indigenous-peoples/

    ~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

    “Il n’y a pas vraiment de sans voix. Il n’y a que ceux délibérément réduits au silence ou ceux qu’on ne préfère pas entendre.”
    – Arundhati Roy

    “Nous devons répondre à leur appel. Notre terre-mère, militarisée, clôturée, empoisonnée, un endroit où les droits les plus fondamentaux sont systématiquement violés, demande que nous agissions. Construisons des sociétés capables de coexister dignement, d’une manière qui protège la vie. Rassemblons-nous et œuvrons dans la défense et l’attention du sang de la terre et de ses esprits.”
    Berta Caceres, activiste des droits indigènes et de l’environnement du peuple Lenca, assassinée au Honduras en 2016 (le 3 mars exactement, NdJBL)

    Il y a quelques années lorsque j’étais au Panama, j’ai eu la chance de passer du temps parmi le peuple indigène Ngabe-Buglé, qui réside dans la jungle qui couvre la plupart du pays. Leurs villages sont simples, mais harmonieusement construits au sein du monde naturel qui les entoure. Les gens ont une révérence naturelle pour la vie sauvage, n’utilisant que ce dont ils ont besoin et pour qui la culture, les modes de vie ancestraux et la communautés sont des choses d’une importance capitale. Mais, comme partout sur la planète, leur existence même de peuple indigène est mise en péril, est placée sous état de siège par les forces du capital.

    Des projets de barrage hydraulique, essentiellement conçus pour favoriser les compagnies minières ont inondés un grand nombre de ces villages et dévastés les cultures et les zones de pêche. Des espèces animales rares comme la grenouille de Tabasara sont menacées d’extinction à cause de la perte accélérée de leur habitat. Il y a quatre ans, un barrage a fait disparaître un village indigène sur la rivière sacrée Tabasara. Les villageois ont échappé de peu à la mort dans leur village qui fut inondé de nuit. On ne leur avait donné aucun avertissement de ce qui allait se produire.

    Au moins de mai de l’an dernier, la rivière fut bloquée pour cause de réparations sur le barrage électrique de Barro Blanco. Des dizaines de milliers de poissons et de crustacées périrent asphyxiés dans la boue. Beaucoup d’autres projets hydrauliques sont prévus pour ce petit pays. Tandis que les Ngage-Buglé ot protesté de leur dépossession et de la destruction de leur mode de vie, ils n’ont rencontré que menaces, disparitions et violences de la part de l’état et des opérateurs des entreprises variées qui s’alignent pour profiter de la manne de ces projets. Mais les seigneurs du capital, les banques, détiennent le plus de pouvoir. Par exemple, la banque FMO de Hollande et la banque DGE d’Allemagne sont responsables du financement du barrage de Barro Blanco.

    En parfait contraste avec le mode de vie des Ngabe-Buglé se situe la nouvelle haute section du capital, Panama City. Ici, des tours de d’acier et de verre escaladent le ciel chaud de la ville d’Amérique centrale. Pourtant il y a très peu de trottoirs dans cette zone. L’élite argentée rentre directement dans ses condominiums de luxe par des portes de garages sécurisés ayant un accès direct à la rue. Il n’y a ici ni désir ni besoin de marcher, à moins que vous ne soyez pauvre.

    Ce paysage d’aliénation se répète dans le monde entier, de Djakarta à Manille en passant par Mumbaï, où les riches et puissants s’isolent de la masse croissante des gueux grouillante au-delà de leurs grilles dorées. Mais à à peine une heure de route de la capitale se situe la ville de Colón dont les habitants sont pratiquement tous de couleur et où la pauvreté est rampante. En réalité, la plus grande partie de la grande richesse qui pénètre le pays via le canal de Panama, est concentrée dans la classe dominante des 0,01%

    Et ici touche t’on à un des résultats les plus tragiques de ces assauts économiques et écologiques: le déplacement des populations. Des millions et des millions de gens des peuples indigènes du monde entier ont été évincés de leurs terres ancestrales pour venir s’entasser dans les bidonvilles infernaux des mégapoles. Là, ils sont le plus souvent coincés dans la plus extrêmes des pauvretés, forcés d’abandonner leur culture, leur langage et leur conformité et sont immédiatement oubliés de la société. Soyez sûrs d’une chose: c’est le monde que veut pour nous tous le capitalisme mondialiste.

    Mais que ce soit les Ngabe-Buglé du Panama, les Bonda d’Inde, les Wet’suwet’en du Canada, les Papoues de Nouvelle-Guinée, les Kariri-Xoko du Brésil, les Aborigènes d’Australie, les Ogoni du Nigéria ou les Lakota des Etats-Unis, la menace de l’annihilation est à la fois réelle et imminente. Par l’entremise d’un système capitaliste global, ils font face à des forces puissantes qui cherchent à piller la terre de ressources vitales pour le profit du plus petit nombre. Ces forces éliminent quiconque se trouve sur leur chemin. L’ONG Global Witness rapporte que plus de 200 activistes indigènes ont été assassinés dans le monde l’an dernier. Un record. L’activiste Berta Caceres fut une victime de ce crime global [au Honduras] et il n’y a aujourd’hui aucun signe indiquant que ce carnage va s’arrêter ou même ralentir.

    Les assauts sur les peuples indigènes du monde ont tous un point commun. Ces gens sont en première ligne de la lutte féroce dans une guerre pour ce qui reste à piller. Une guerre des ressources qui rapporte énormément au plus petit nombre. Bien sûr, ces peuples ont toujours été sur cette ligne de front depuis les tous débuts du colonialisme ; ces jours où le génocide était chose commune. Mais au travers du prisme de l’effondrement écologique de la biosphère, l’ordre économique actuel doit être regardé comme le culte de la mort qu’il est, incapable d’introspection ou de contrôle, enivré par son arrogance et son narcissisme, tuant tout dans la poursuite de l’argent roi. Ce sont les peuples indigènes, qui sont les plus proches de la terre vivante qui se tiennent en obstacle à ce pillage. On en fait des non-personnes dans les médias entrepreneuriaux, on les déplace, les élimine de façon à ce que le flot du capital continue ininterrompu. Avec le capitalisme au bout de son rouleau, ce culte de la mort devient de plus en plus désespéré, veule, vicieux et sans pitié.

    Je me souviens au Panama, marcher dans un village Ngabe un de ces tièdes après-midi, les insectes bourdonnant autour de moi. Les cris des oiseaux tropicaux perçant la canopée de la jungle, l’air humide détrempant mes vêtements. Je pouvais entendre le son des enfants qui riaient en revenant de l’école. Des anciennes accrochaient des étoffes chatoyantes à sécher, qui me rappelèrent immédiatement des fanions et drapeaux de prière tibétains. Un jeune artiste assis dans l’encadrure d’une porte, sculptant un morceau de bois tombé. Il me regarda et sourit. “bienvenue, entrez je vous en prie…” dit-il. Je me demande parfois ce qu’il est advenu de lui et de son village, mais je dois admettre que j’ai peur de savoir.

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  5. Parce que les faits ont été dénoncés, et que personne n’a lâché l’affaire : Barbarin, ou la chute d’un prélat très conservateur

    Lyon – Condamné jeudi pour ne pas avoir dénoncé les abus sexuels d’un prêtre de son diocèse, le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon depuis 2002, est un prélat de la « génération Jean Paul II », connu pour ses positions rigoristes, notamment sur le mariage homosexuel.

    « Je n’ai jamais cherché à cacher, encore moins à couvrir ces faits horribles », soutenait lors de son procès à Lyon en janvier le prélat de 68 ans, devenu malgré lui un symbole de la crise de l’Église face à la pédophilie en France.

    Mais le tribunal correctionnel ne l’a pas épargné, estimant qu’il avait « préféré prendre le risque d’empêcher la découverte de très nombreuses victimes d’abus sexuels par la justice » pour « éviter le scandale », et l’a condamné à six mois de prison avec sursis.

    « Monseigneur 100.000 volts », comme on le surnommait, a déjà annoncé qu’il présenterait sa démission au pape dans les prochains jours, une première pour un responsable catholique de son rang dans une telle affaire.

    En novembre dernier, le cardinal Barbarin avait reconnu dans une interview à Radio Notre-Dame avoir « beaucoup changé » sur ce sujet. Peut-être trop tard.

    « Quand j’entendais parler de ces trucs-là y a quinze-vingt ans, je me disais: c’est affreux, c’est indigne, c’est une trahison de ces prêtres dans leur vocation d’avoir fait des choses comme ça », avait-il déclaré, avouant qu’à l’époque il ne « pensait pas directement aux gamins ».

    En annonçant jeudi son intention de démissionner, il a cette fois voulu « redire toute sa compassion pour les victimes et leurs familles ».

    Né le 17 octobre 1950 à Rabat (Maroc), dans une famille de onze enfants, cet évêque de terrain dans son diocèse comme à l’étranger, ouvert au dialogue inter-religieux et passionné par les questions sociales, fait preuve de beaucoup plus de conservatisme sur les enjeux sociétaux comme le mariage homosexuel auquel il s’est farouchement opposé.

    « Après, ils vont vouloir faire des couples à trois ou à quatre… Après, un jour peut-être, je ne sais pas quoi, l’interdiction de l’inceste tombera », déclarait-il en 2012. Des propos qu’il avait tenté de nuancer par la suite.

    – « Pas assez chrétiens » –

    Intellectuel à l’élocution singulière, voire déroutante, polyglotte, Philippe Barbarin va à la rencontre des sans-papiers et des Roms, est présent sur les réseaux sociaux mais avance aussi aux premiers rangs des manifestations anti-avortement.

    « S’il n’y a plus beaucoup de chrétiens en France, ce n’est pas mon problème. Mon problème, c’est que nous, chrétiens, ne sommes pas assez chrétiens », avait-il déclaré en arrivant à Lyon. « Je sais que cela choque mais je le répéterai : le christianisme cool n’a pas d’avenir ».

    « Inclassable, il est en fait un évêque de la génération Jean Paul II », écrivent à son propos Jean Comby et Bernard Berthod dans leur « Histoire de l’Eglise de Lyon ».

    Maître en philosophie et en théologie, après des études à la Sorbonne et à l’Institut catholique de Paris, disciple du théologien Hans Urs von Balthazar et du cardinal Henri de Lubac, il est ordonné prêtre en 1977 dans le diocèse de Créteil (région parisienne) où il reste près de 17 ans – le moment « le plus heureux » de sa vie de prêtre, confie-t-il à l’hebdomadaire Paris Match en 2012 – avant de partir à Madagascar.

    De retour de l’océan Indien, il devient évêque de Moulins (Allier) avant d’être nommé archevêque de Lyon en 2002 puis nommé cardinal en 2003. A ce titre, il participe à deux conclaves, en 2005 et 2013, pour élire les papes Benoit XVI et François.

    Mgr Barbarin s’est beaucoup investi notamment auprès des chrétiens d’Orient en proie aux persécutions, en particulier en Syrie ou en Irak où il s’est rendu à plusieurs reprises.

    Envoyé spécial du pape, il a annoncé le jumelage des diocèses de Lyon et de Mossoul à Erbil en juillet 2014, avant d’organiser une fête de l’Immaculée conception, sur le modèle de la fête des Lumières de Lyon, dans la capitale du Kurdistan irakien, avec des réfugiés chrétiens ayant fui les jihadistes de l’organisation État islamique.

    Chevalier de la légion d’honneur, il est l’auteur de plusieurs livres, dont en 2015 « Dieu est-il périmé? »
    =*=
    Source L’EXPRESS de 17 heures ► https://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/barbarin-ou-la-chute-d-un-prelat-tres-conservateur_2065872.html

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  6. France : l’inculture d’un président cache mal un racisme d’État

    Par Daniel Vanhove dans Les Chroniques de Palestine ce 8 mars 2019

    Daniel Vanhove – Le sujet est trop grave pour ne le traiter que distraitement. En France, la polémique redondante autour de l’antisionisme assimilé par des responsables du gouvernement au sommet duquel le président lui-même, à une « forme nouvelle d’antisémitisme », devrait pousser tout citoyen lucide et critique à mettre les points sur les « i » en rappelant le gouvernement à la raison et la retenue.

    Il y a beaucoup à dire sur de telles déclarations que j’ai dénoncées très tôt à travers différents articles ces dernières années, ainsi que d’autres intervenants viennent encore de le rappeler. Et en conscience je me dois d’y revenir, tant le renversement des plans est manifeste, l’ineptie grossière, et lourde de sens et de conséquences.

    En effet, entre les lignes de ces propos ressort ce qui me semble être un pas de plus dans la dérive affichée d’un mépris sinon d’un rejet de certains ténors de la politique et des médias dominants de tout ce qui s’apparente à la culture arabe et donc aussi, sémite.

    Les exemples de cette haine raciste envers les Arabes et les musulmans – pour ne parler que de ceux-ci dans le cas présent – sont innombrables et entretenus presque chaque semaine, à la moindre occurrence, à commencer par cette obsession devenue véritable névrose chez certains, autour du foulard islamique. A l’attention de ces idiots utiles, voici comment leur fixation sur ce voile révèle leur profond antisémitisme.

    Voilà 30 ans que cela dure : la France est « LE » pays où ce bout de tissu en est arrivé à déchaîner les pires passions, les plus ignobles déclarations et souvent les plus serviles décisions de la part de ceux dont le racisme maquillé, sourd de toutes parts. Tout est bon pour stigmatiser une communauté mise à mal en d’innombrables circonstances. Toutes les mauvaises excuses sont convoquées, récupérées pour illustrer ce racisme obséquieux. Et sans doute, pour ce qui est de la société française renseigne-t-il sur la rage vengeresse, consciente ou non, d’avoir dû quitter l’Algérie voilà bientôt 60 ans, cette colonie que d’aucuns considèrent encore comme un territoire français perdu !

    A la lumière des événements actuels, j’en profite pour ouvrir une parenthèse : cet État algérien qui a conquis son indépendance de haute lutte après plus de 130 ans de colonisation, donne ces derniers jours, des leçons de civisme à tout citoyen qui suit le mauvais feuilleton d’une élection rocambolesque que les caciques de la nomenklatura algérienne veulent confisquer au peuple. Et, sans être naïf, il faut espérer qu’aucun État étranger ne viendra s’en mêler plus encore, sachant les appétits insatiables de certaines de nos « démocraties » éclairées pour les richesses de pays militairement moins puissants.

    Manifestants se chiffrant par millions, défilés sans heurts ni violence, horaires de contestation publique respectés, nettoyage des artères après la fin des cortèges, etc… Quels exemples pour une population que les médias habituels ont le don de présenter comme inculte quand ce n’est pas comme barbare, voire dangereuse ! Quelle dignité dans cette foule mélangée, par les âges autant que par les origines, dans le respect de chacun et chacune, voilée ou non ! Quelle maturité dans les slogans et les prises de parole. Nos « éditocrates, journaleux, droits-de-l’hommistes, abonnés des plateaux-télé » et leur parisianisme pédant devraient revoir leurs pitoyables copies, leur morale étriquée et la multiplicité de leurs pétitions minables pour interdire un foulard qui semble leur avoir obturé la vue, enveloppé la cervelle et les ébranler dans leurs certitudes. Si vraiment ceux-là étaient animés du désir profond de respecter l’autre dans sa particularité et dans son émancipation, qu’ils commencent par foutre la paix à ces femmes et jeunes-filles et qu’ils s’interrogent plutôt sur leur ignorance pour ne pas dire leur profonde bêtise ! Je referme la parenthèse.

    A plusieurs occasions ces derniers mois, des élus divers ont repris en chœur cette ineptie du président Macron affirmant que l’antisionisme était une forme renouvelée d’antisémitisme. Contre-vérité immédiatement amplifiée par certains médias et leurs ignares chroniqueurs habituels, trop heureux de pouvoir distiller à l’ombre de cet imprimatur présidentiel, leur haine de tout ce qui touche à l’arabité, désormais décomplexée.

    Il conviendrait d’élever quelque peu le débat – si possible ! – et de rappeler pour commencer que l’antisionisme n’est pas le propre de militants « islamo-gauchistes » et autres pro-Palestiniens qui seraient animés d’un racisme virulent envers les juifs – encore qu’ici-et-là cela puisse parfois se rencontrer, comme partout – mais que ce mouvement est né voilà bien longtemps au sein même d’une partie importante de la communauté juive farouchement opposée au sionisme (1). Cela démontre à quel point les déclarations péremptoires de certains sont soit le fruit de leur ignorance, soit une manipulation profitant de l’inculture du plus grand nombre sur la question pour noyer le sujet.

    En conséquence, si aucune autorité supérieure ne vient contredire cette dangereuse allégation présidentielle que je qualifie de renversement des plans, l’équation à en tirer est la suivante : si l’antisionisme est devenu la forme moderne de l’antisémitisme, alors le sionisme, qui semble approuvé, est devenu la forme moderne du colonialisme et de son racisme intrinsèque, et donc de l’antisémitisme.

    La position de la caste politico-médiatique au pouvoir en France étale aux yeux de tous, son racisme indéniable envers tout ce qui est arabe et musulman – et donc aussi, sémite – dès lors qu’il soutient le sionisme à travers ses déclarations et une législation qui veut contraindre au silence celles et ceux qui luttent contre cette idéologie raciste qu’est le sionisme, que j’affirme désormais être cette forme renouvelée du colonialisme.

    Le sionisme est ainsi un antisémitisme non-avoué, dissimulé, travesti. Ce n’est donc pas l’antisionisme qui est un antisémitisme moderne, mais bien le sionisme, moteur de la politique israélienne qui s’est considérablement militarisé depuis des décennies ! Et raison pour laquelle il faut le combattre à tout prix. C’est dire l’inculture de ceux qui répètent comme des perroquets – pardon pour ces derniers – ces bêtises qu’ils ne comprennent pas. Mais, on le sait depuis M. Audiard : « Les cons ça ose tout, et c’est même à ça qu’on les reconnaît ».

    Aussi, aucun observateur sérieux ne peut affirmer que l’idéologie politique sioniste qui a mené à l’État israélien actuel est une « démocratie » qui respecte tous ses citoyens de manière équitable. C’est de la propagande. C’est un leurre qui ne tient pas la route au premier regard sur l’organisation concrète de cet État profondément discriminatoire envers ses populations en fonction de leur origine. En soutenant le sionisme, nos États se font complices d’une politique raciste qu’ils devraient au contraire condamner explicitement.

    Pas plus que cet État qui se définit comme une « démocratie » ne peut en même temps voter une loi affirmant qu’Israël est l’État-nation du peuple juif – et cette notion de « peuple » semble historiquement fausse (2) – et mener une politique d’apartheid à l’encontre d’une large partie de sa population. Ce mensonge grossier, hors-la-loi et condamnable doit être dénoncé sans relâche et combattu par tout vrai démocrate.

    Si tel n’est pas le cas, ceux qui soutiennent un tel régime ne peuvent prétendre eux-mêmes appartenir à une « démocratie » qui se respecte. Ce sont des imposteurs, animés encore par un esprit colonial déguisé sous forme de protection du sionisme – sous-entendu des juifs, alors que nombre de ces derniers s’y opposent – se faisant passer pour les agressés alors qu’ils sont les agresseurs.

    A partir de là, et parce que le débat ne s’est pas cantonné aux militants pro ou anti sionisme, et qu’il a été porté au plus haut par le gouvernement français et son président en personne, il faut extrapoler l’analyse et se poser dorénavant la question la plus délicate, la plus difficile mais pourtant essentielle induite par cette prise de position officielle en faveur du sionisme : cette idéologie, ayant mené à la spoliation des habitants de Palestine de leurs terres, leurs biens et aujourd’hui jusqu’à leurs droits les plus élémentaires – comme le dénonce régulièrement quantité d’ONG ainsi que de multiples rapports de l’ONU – est-elle légitime, et cet État créé de toutes pièces lors de la partition de la Palestine historique sans l’assentiment ni même la présence d’acteurs Palestiniens au moment de ce vote, est-il légal ?

    En d’autres mots, l’État israélien doit-il être maintenu sous sa forme actuelle par l’Assemblée générale de l’ONU – à ce jour, plus de 20 États ne le reconnaissent pas – et sur quelles bases, dès lors qu’après le partage de la Palestine le 29 novembre 1947 entre un État arabe et un État juif, et la proclamation de l’indépendance de ce dernier par D. Ben Gourion le 14 mai 1948, cet État n’a eu de cesse de repousser ses frontières dans son obsession d’étendre son territoire tant qu’aucun gouvernement extérieur ne l’en empêchait, voire en est complice et participe parfois de manière active à son expansion ?!

    Les vrais antisionistes de tous bords, y compris les juifs « progressistes » ou/et « pour la paix » comme ils l’annoncent régulièrement, se doivent de répondre à cette question : êtes-vous prêts à dénoncer l’actuel État israélien qui s’est construit sur l’idéologie sioniste et à préconiser un retour aux frontières initiales de la Palestine historique, avec une gouvernance palestinienne qui décidera des équilibres à mettre en place pour l’élaboration d’un gouvernement qui sera représentatif de tous ses citoyens, quels qu’en soient l’origine, la religion, le choix de vie, la culture, la couleur de la peau, et tout ce qui fait le terreau et la diversité d’une vraie « démocratie » ?

    Le mal qu’est ce sionisme dénoncé est à la racine, et il faut avoir le courage de le voir clairement : il n’y a pas de « sionisme modéré » ou de « moindre sionisme » comme il n’y a pas de « moindre mal » selon ce que dit très justement H. Arendt : « Politiquement, la faiblesse de l’argument du moindre mal a toujours été que ceux qui choisissent le moindre mal oublient très vite qu’ils ont choisi le mal ». Il en va de même pour le sionisme dont on voit les crimes. Il n’y a pas, il n’y a aucun sionisme acceptable.

    Personnellement, la réponse me semble évidente : l’État israélien, bâti sur le sionisme, cette forme renouvelée du colonialisme me paraît factice et doit être démantelé dans ses formes actuelles pour le reconstruire en un État démocratique réel, délimité par les frontières de la Palestine historique en rendant à la Syrie et au Liban les terres qui leur ont été volées, et où tous ses citoyens bénéficieront des mêmes droits, et y auront la possibilité de vivre en paix quels que soient leur choix religieux, culturels et philosophiques.

    Certains juifs au nombre desquels les Neturei Karta (Gardiens de la Cité), radicalement antisionistes, y sont favorables, au nom d’un judaïsme strict revendiqué. Mais ils sont minoritaires. Tous les vrais antiracistes et anti-coloniaux devraient y souscrire sans hésitation. Et exiger une nouvelle Résolution de l’ONU allant dans ce sens.

    Qu’en disent donc ceux qui se déclarent volontiers antisionistes ? Face aux annonces des plus désinvoltes mais dangereuses du gouvernement français, le moment me semble opportun pour prendre clairement position. Et réaffirmer ainsi le droit inaliénable des Palestiniens à retrouver leurs frontières d’origine et ce pays que les grandes puissances leur ont volé pour tenter d’effacer leur antisémitisme toujours à l’œuvre, comme on peut le voir entre autres, à travers la chasse au foulard islamique dans plusieurs pays européens et particulièrement en France.

    Notes :

    (1) orientxxi.info
    (2) « Comment le peuple juif fut inventé » – Sh. Sand – Ed. Flammarion – 2010

    URL de l’article source ► http://www.chroniquepalestine.com/france-linculture-dun-president-cache-mal-un-racisme-detat/

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  7. Macky Sall, président du Sénégal : « Avec la colonisation française, nous avons connu des choses positives… »

    Lors d’une conférence à propos de la publication d’un ouvrage sur l’histoire du Sénégal, l’actuel président de la patrie de Léopold Sédar SENGHOR, co-fondateur de la Négritude avec Aimé CESAIRE et Léon-Gontrand DAMAS, s’est permis de déclarer :

    « Avec la colonisation française, nous avons connu des choses positives…Pendant la guerre, les tirailleurs sénégalais recevaient des repas comportant des desserts alors que ceux des autres Africains n’en avaient pas. »

    D’abord, on croit avoir mal entendu, puis on réécoute son Excellence Macky SALL (cf. vidéo ci-après) et là, on en demeure tout bonnement abasourdi. Ce sont bien ses propres mots !!! Et le plus stupéfiant est de constater que la nombreuse assistance…l’applaudit. SALL aurait choisi un autre exemple, tels que les écoles ou les hôpitaux, qu’à la rigueur, on aurait pu hausser les épaules, mais citer les desserts offerts aux soldats sénégalais pour démontrer que les Français préféraient les Sénégalais aux autres africains, il y a de quoi tomber à la renverse.

    Car quand Nicolas SARKOZY, alors président de la Patrie des Droits de l’Homme (Blanc), avait évoqué les mêmes « aspects positifs de la colonisation », on se souvient à quel point tout le monde lui était tombé dessus à bras raccourcis. On avait alors dénoncé l’affreux colonialiste, le méchant raciste et même ses partisans basanés et naturellement bronzés dans les derniers confettis de l’Empire, en avaient ressenti une profonde gêne.

    Or, voici qu’aujourd’hui, Macky SALL, le pieux musulman qui fait le pèlerinage à La Mecque, répète le même indécent propos et presque personne ne rue dans les brancards. Il est vrai qu’une Place de l’Europe a été inaugurée dernièrement dans l’île de Gorée, celle d’où partait vers les Amériques, par la Porte du Non-Retour, des dizaines de milliers de ses ancêtres que les Français avaient réduits en esclavage. Ceux donc qui deviendraient, au fil des siècles, nos ancêtres à nous, Antillais.

    Comment dit-on déjà « Kounia manman’w ! » en wolof ?…

    http://www.montraykreyol.org/article/macky-sall-president-du-senegal-avec-la-colonisation-francaise-nous-avons-connu-des-choses

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    1. Aimé Césaire va pas aimé…

      Discours sur le colonialisme d’Aimé Césaire, 1950 ; Texte intégral en version PDF

      Discours sur le colonialisme d’Aimé Césaire, 1950
      dans une nouvelle version PDF N° 78 de 38 pages

      Ce n’est pas un PDF de plus, ni même une lecture de plus, ce discours sur le colonialisme d’Aimé Césaire permet d’intégrer que si l’Occident devient, sous nos yeux, l’archipel du Goulag Levant son salut ne viendra que des peuples qui briseront les chaines du colonialisme, ensemble ! Quant à l’avenir de l’humanité il passe lui et immanquablement par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur Terre.

      ICI & MAINTENANT & D’OÙ-NOUS SOMMES !

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      1. Frantz Fanon non plus, remarquez !

        Et en réponse au commentaire sous l’article concernant la déclaration de M. Sall…

        Pour (re)lire ou (re)découvrir la célèbre analyse anti-coloniale de Frantz Fanon*, « Peau noire, masques blancs », publié en 1952 dans une toute nouvelle version PDF conjointement avec Résistance71 et pour RÉSISTER efficacement au colonialisme ;

        Frantz Fanon « Peau Noire, Masques Blancs » publié en 1952

        *Frantz Fanon (1925-1961) est un psychiatre martiniquais, philosophe, pan-africaniste et marxiste humaniste qui fut un fervent soutien à l’indépendance de l’Algérie. Très proche du FLN, il fut expulsé d’Algérie en 1957. Grand spécialiste de la décolonisation, il meurt de leucémie en exil volontaire à New York en 1961. Il est enterré à Aïn Kerma en Algérie sous le nom d’Ibrahim Fanon.

        Version PDF N° 80 de 135 pages

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