Textes choisis anarchistes du Père Peinard en version PDF gratos offerte par la Mère Peinarde !

Pour nous, le populo !

Pour naviguer, en Père Peinard sur la grande mare des canards…

Et un dernier petit PDF {N° 69 de 57 pages} pour la route offert par la Mère Peinarde du roi de l’argot et du sabot ;

Textes choisis anarchistes du Père Peinard – Émile Pouget,

12/10/1860 – 21/07/1931

Que j’ai présentée comme suit ;

BIOGRAPHIE ► P.    4

Un cochon, 1890 ► P.    8

Patron assassin, 1893 ► P.  10

Faramineuse conversation sur l’avenir, 1896 ► P.  12

Le muselage universel, 1896 ► P.  30

L’Action directe, 1904 ► P.  38

LES LECTURES COMPLÉMENTAIRES ► P.  57

Parce que l’Émile, ben je l’aimais bien, Turellement !

Et je recommande tout particulièrement de lire « Le muselage universel » écrit en 1896 et cela a son importance, aussi voilà ce qu’écrivait l’Émile, page 32 ;

Y a pas à tortiller : cette vaste blague de la souveraineté populaire est tombée rudement à pic pour nous faire perdre le nord. Sans elle on serait arrivé à comprendre que le gouvernement est une mécanique dont tous les rouages fonctionnent dans le but de serrer la vis au populo ; puis, avec deux liards de réflexion, on aurait conclu que le meilleur usage qu’on puisse faire de cette affreuse machine, c’est de la foutre au rencard.

On en serait venu à conclure que pour avoir ses coudées franches, pour vivre sans emmerdements, faut se passer de gouvernement.

Tandis que, grâce à l’embistrouillage de la souveraineté populaire, on a eu un dada tout opposé : on a cherché, — et des niguedouilles cherchent encore, — à modifier la mécanique gouvernementale de façon à la rendre profitable au populo.

Comme d’autres se sont attelés à la découverte du mouvement perpétuel ou de la quadrature du cercle, certains se sont mis à la recherche d’un bon gouvernement. Les malheureux ont du temps à perdre ! Il serait en effet plus facile de dégotter la boule carrée ou de faire sortir des crocodiles d’un œuf de canard que de mettre la main sur un gouvernement qui ne fasse pas de mistoufles au pauvre monde.

Et encore page 37 ;

Viennent ensuite les carrés des élus : celui des socialistes est le plus maigre ; celui des réacs le suit, puis celui des radicaux. Faisant la loi à tous ceux-là nous tombons ensuite dans le trou à fumier des opportunards et des ralliés : c’est eux les plus forts, et c’est eux qui gouvernent… et ils ne sont pas le quart des votards.

Et encore, foutre, faut-il pas crier trop haut qu’ils gouvernent ! Les 300 bouffe-galette qui représentent ces 2. 300.000 votards ont en effet à balancer les 270 birbes des diverses oppositions. Seulement, y a de tels mic-macs à l’Aquarium que la plupart du temps, les députés se fichent de l’opinion de leurs électeurs autant qu’un poisson d’une pomme.

Ils votent suivant les ordres d’un ministre ou les ordres d’un distributeur de chèques. De sorte que ces 2.300.000 andouilles qui ont voté pour des bouffe-galette de la majorité, n’ont — même pas eux ! — la veine d’être représentés selon leur cœur.

En dernier ressort, c’est une douzaine de crapules qui gouvernent la France : des ministres comme Rouvier, Bailhaut ou Dupuy, des distributeurs dec chèques comme Arton ou des banquiers comme Rothschild.

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Hé, hé, hé ! Qui est not’ bon Zident ce 23 juillet 2018 ?

Je vous le donne en mille, Émile = Macron de Rothschild !!!

Voilà, voilà, voilà…

Voilà surtout qui prouve bien qu’il n’y a pas de solutions au sein du Système, et surtout pas avec la votation, un piège à prolos comme dit Émile et la preuve par Macron… Cependant que ça marche aussi avec tous les « ons » de France et de Navarre…

Pire, ou mieux, qu’il n’y en a jamais eu, de solutions, et qu’il n’y en aura jamais

C’est pourquoi, la solution c’est NOUS, comme l’écrivait Émile dans l’Action directe, en page 53 ;

Donc, pour que cesse l’inconscient sacrifice des majorités à une minorité jouisseuse et scélérate, que faut-il ?

Qu’il se constitue une force capable de contrebalancer celle que la classe possédante et dirigeante tire de la veulerie et de l’ignorance populaires. Cette force, il appartient aux travailleurs conscients de la matérialiser : le problème consiste, pour ceux qui ont 1a volonté de se soustraire au joug que les majorités se créent, à réagir contre tant de passivité et à se rechercher, s’entendre, se mettre d’accord.

Cette nécessaire besogne de cohésion révolutionnaire se réalise au sein de l’organisation syndicale : là se constitue et se développe une minorité grandissante qui vise à acquérir assez de puissance pour contrebalancer, d’abord, et annihiler, ensuite, les forces d’exploitation et d’oppression.

Cette puissance, toute de propagande et d’action, œuvre d’abord pour éclairer les malheureux qui, en se faisant les défenseurs de la classe bourgeoise, continuent l’écœurante épopée des esclaves, armés par leurs maîtres pour combattre les révoltés libérateurs. Sur cette besogne préparatoire, on ne saurait concentrer trop d’efforts. Il faut, en effet, bien se pénétrer de la puissance de compression que constitue le militarisme. Contre le peuple sans armes se dressent en permanence ses propres fils supérieurement armés. Or, les preuves historiques abondent montrant que tous les soulèvements populaires qui n’ont pas bénéficié, soit de la neutralité, soit de l’appui du peuple en capote qu’est l’armée ont échoué. C’est donc à paralyser cette force inconsciente, prêtée aux dirigeants par une partie de la classe ouvrière qu’il faut tendre continuellement.

Ce résultat obtenu, il restera encore à briser la force propre à la minorité parasitaire – qu’on aurait grand tort de tenir pour négligeable. Telle est, dans ses grandes lignes, la besogne qui incombe aux travailleurs conscients.

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Voilà, comme disait Coluche, « c’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort, qu’ils ont raison« …

Et comme avait dit un autre Émile, Zola, dans son « J’accuse » publié le 13 janvier 1898 en première page du quotidien parisien L’Aurore sous la forme d’une lettre ouverte au président de la République : Mon devoir est de parler, je ne veux pas être complice…

Et ben moi non plus, je ne veux pas être complice, c’est pourquoi je l’ouvre et à travers ce PDF, en filigrane, telle une fourmi (dotée de raison, j’espère) je poursuis mon travail de fourmi, justement…

Comme d’hab, c’est à lire, télécharger et/ou s’imprimer gratos, car j’estime pour ma part que tout ce qui participe du développement de l’humanité DOIT être accessible à tous et gratuitement, pas plus de «droits d’auteurs» et de «propriété intellectuelle» que de beurre en branche !

Servez-vous donc, dans cette page spéciale de mon blog qui contient toutes les versions PDF que j’ai déjà réalisées, et avec l’Émile ça en fait 69, c’est à consommer sur place ou à emporter, et à faire tourner sans aucune modération !

C’est la Mère Peinarde qui régale afin de vaincre l’inertie de départ, impulser la poussée primordiale non-violente et enclencher un nouveau paradigme car si nous sommes des sans dents, bien souvent, nous ne sommes pas sans cerveau !

Et comme avait dit Houdini : Mon cerveau est la clé qui me libère

Alors pour les ceusses qui roupillent, la clé est sous le paillasson !

JBL1960

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