Adieu l’Émile je t’aimais bien, tu sais…

Conseils de lecture en version PDF pour recharger vos accus et péter le feu ► Pour un nouveau paradigme ;

Offert par la Mère Peinarde ;

Émile Pouget « Le Père Peinard » 12 octobre 1860 – 21 juillet 1931

En hommage à l’Émile disparu un 21 juillet, il y a tout juste 87 ans, cette assez longue, mais indispensable à lire, Conversation (gouailleuse) du père Peinard sur la société organique égalitaire à venir (écrite et publiée en 1896 !!…) ;

C’est pourquoi j’en ai réalisée une version PDF de 20 pages sous le N° 35 dans la page de mon blog dédiée (68 PDFs à ce jour) de cette conversation gouailleuse à souhait de l’Émile et je suis allée chercher des illustrations d’époque !

FARAMINEUSE CONSULTATION SUR L’AVENIR ;

version PDF à lire, télécharger et/ou imprimer et gratuitement bien sûr !…

Conclusion de la faramineuse consultation sur l’avenir du Père Peinard :

— Tonnerre, tu nous as rudement tourneboulé avec ton histoire, réplique l’Échalas, en reposant son verre qu’il venait de siffler d’une goulée. Seulement, hélas, y a un sacré cheveu : on ne verra pas ça !

— Heu, heu, qu’en sait-on ? Qui peut dire ce que nous réserve demain ? Écoutez, faut jamais désespérer du temps présent : si avachi, si loin de toute grande pensée que semble le populo, faut pas croire qu’il est vidé et qu’il n’a plus rien dans les tripes. Tous les jours du sang nouveau vient vivifier l’humanité ; tous les jours de nouvelles générations poussent.

Ne désespérons pas !

Tenez, un exemple : en 1783, peu avant sa mort, un bougre rudement épatant, Diderot, découragé, écœuré de voir que la pourriture montait, gangrenant de plus en plus la France, prédisait la putréfaction complète : pour lui c’était un peuple foutu !

Eh bien ! six ans après, ce peuple que Diderot avait cru masturbé, fini, vidé pour toujours, fichait la Bastille en bas, et, continuant le mouvement, faisait valser les aristos et coupait le cou au roi…

Ne désespérons pas !

Sur ce, buvons une dernière verrée à la santé de cette société galbeuse que la frangine a reluqué dans le lointain… Buvons à sa prochaine venue !…

Et maintenant, je vous plaque !

Quand j’eus dévalé de la roulotte, il était bougrement tard ; la fête était bouclée, on n’entendait sur les trottoirs que les bottes des flicards se traînaillant à la recherche d’un bistrot entr’ouvert, — pour se faire rincer.

La tête farcie de tout ce que je venais d’entendre, je me suis rentré dans ma tanière, — et toujours me revenait la question :

«Quand ça viendra-t-il ?… Quand ça viendra-t-il ?…»

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L’optimisme du Père Peinard, ne rejoint-il pas là les réflexions optimistes historiques et politiques de l’historien engagé, Howard Zinn qui lui affirmait dans son ; Message (posthume) aux pessimistes :

Le changement révolutionnaire ne vient pas d’un évènement cataclysmique (faites attention à de tels moments !!!), mais par une succession sans fin de surprises, bougeant en zig-zag vers une société plus décente. Nous n’avons pas à nous engager dans de grandes actions héroïques pour participer au processus du changement. De petites actions, lorsqu’elles sont multipliées par des millions de gens, peuvent tranquillement devenir le pouvoir qu’aucun gouvernement ne peut supprimer, un pouvoir qui peut transformer le monde.

Même lorsque nous ne “gagnons” pas, il y a du plaisir et de la satisfaction dans le fait que nous avons été impliqués, avec d’autres gens, dans quelque chose qui vaut la peine. Nous avons besoin d’espoir. Un optimiste n’est pas nécessairement un siffleur insouciant dans les ténèbres de notre époque. Avoir de l’espoir dans les mauvaises périodes n’est pas être stupidement romantique. Cela est basé sur le fait que l’histoire humaine est une histoire non seulement de concurrence et de cruauté mais aussi de compassion, de sacrifice, de courage et de bonté.

Ce sur quoi nous choisissons d’insister dans cette histoire complexe déterminera nos vies. Si nous ne voyons que le pire, cela détruit notre capacité à entreprendre. Si nous nous rappelons ces époques et ces endroits, et il y en a tant, où les gens se sont comportés de manière si magnifique, cela énergétise, nous pousse à agir et lève au moins la possibilité de renvoyer ce monde toupie tourner dans une différente direction ; Et si nous agissons, même petitement, nous n’avons pas à attendre pour un quelconque grand futur utopique. Le futur est une infinie succession de présents et vivre maintenant de la manière dont nous pensons que les êtres humains devraient vivre, en défi [au mépris] de tout ce qui est malsain et mauvais autour de nous, est déjà en soi une merveilleuse victoire.

Réflexions optimistes de l’historien engagé Howard Zinn ;

version PDF N° 34 de 63 pages

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Vous pouvez également (re)lire les extraits choisis anarchistes de Sébastien Faure, qui a collaboré à la rédaction du Journal du Peuple avec l’Émile ► Ce qu’il faut dire de Sébastien Faure, version PDF N° 58 de 98 pages.

Louise Michel a également collaboré à la rédaction du Journal du Peuple ► De la Commune à la pratique anarchiste avec Louise Michel.

Vous pouvez retrouver 3 FEMMES ANARCHISTES que furent Louise Michel, Emma Goldman et Voltairine de Cleyre en version PDF également.

3 textes essentiels de Pierre-Joseph Proudhon (1809 – 1865) ;

Considéré comme l’un des pères fondateurs de la pensée anarchiste moderne et chronologiquement il est le premier d’une trilogie l’associant aux pensées et actions de Michel Bakounine et Pierre Kropotkine ;

PDF N° 66 de 155 pages  Du Principe Fédératif, Pierre-Joseph Proudon ;

PDF N° 67 de 31 pages Du Principe d’Autorité – Pourfendre les Malthusiens ;

PDF N° 68 de 179 pages Qu’est-ce que la Propriété ? Ou RECHERCHES SUR LE PRINCIPE DU DROIT ET DU GOUVERNEMENT, Premier Mémoire (1840) ;

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Ne laissons pas l’État du Monde en partant comme nous l’avons trouvés en arrivant ; NON surtout pas…

Et avant de partir ► Éteignons la lumière du N.O.M.

Essayons tout au moins…

Jo ► La Mère Peinarde ► JBL1960

 

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