RÉSUMÉ SOTT de 09/2018 + Réflexions sur la Théorie du RCA qui n’est que cela = une THÉORIE…

Comme chaque mois, le résumé SOTT du mois écoulé, septembre 2018, riche en événements climatiques extrêmes et autres ;

Mise en ligne par SOTT MEDIA le 11 octobre 2018

Le mois de septembre a été une course folle et dangereuse pour de nombreux habitants de la planète Terre. Des États-Unis à l’Europe, en passant par l’Inde, la Chine et l’Afrique, la principale menace provenait des quantités massives et soudaines de précipitations qui ont balayé les terres, les maisons et les habitants. Dans le même temps, de nombreuses régions ont reçu une chute de neige inhabituellement précoce (ou tardive pour l’hémisphère sud). Rappelez-vous, pendant la majeure partie du mois de septembre, c’était encore l’été ! L’Amérique du Nord, l’Europe de l’Est, l’Asie centrale et l’Australasie ont toutes reçu beaucoup de la substance blanche/neige.

Tous les RÉSUMÉS SOTT SUR CE BLOG dans la catégorie NON CLASSÉ

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Pour autant, le GIEC n’en démord pas et affirme que tout cela serait dû, exclusivement, au Réchauffement Climatique Anthropique !

Rappelons que cette THÉORIE du RCA, n’est pourtant que cela, une théorie !

Prédiction d’un grand coup de froid dans le système solaire…

Notre dossier « Escroquerie du réchauffement climatique anthropique »

~ Résistance 71 ~

Le soleil est maintenant entré dans un «minimum solaire profond»

Conscience du peuple | 1er octobre 2018 | URL de l’article en français ► https://conscience-du-peuple.blogspot.com/2018/10/le-soleil-est-maintenant-entre-dans-un.html

…et la Terre pourrait être exposée à une très longue période de températures froides : c’est le « Space Weather » qui l’affirme !

* Le cycle solaire est responsable des conditions météorologiques extrêmes et du changement climatique (anglais)

https://wattsupwiththat.com/2018/09/30/hunger-stones-and-tree-ring-evidence-suggests-solar-cycle-influence-on-climate/

Le soleil suit des cycles d’environ 11 ans où il atteint un maximum solaire puis un minimum solaire.

Pendant un maximum solaire, le soleil dégage plus de chaleur et est couvert de taches solaires. Moins de chaleur dans un minimum solaire est due à une diminution des ondes magnétiques.

Les scientifiques sont catégoriques: nous pénétrons maintenant dans un minimum solaire, ce qui cause une déformation de l’atmosphère terrestre.

Cela se produit chaque fois que le soleil change de cycle – lorsqu’il atteint un minimum solaire, la thermosphère se contracte et, lors d’un maximum solaire, elle se dilate pour offrir une meilleure protection contre les rayons solaires.

Space Weather, sur leur site: indique : « Le soleil entre dans un minimum solaire profond et la haute atmosphère de la Terre réagit ».

« Les données du satellite TIMED de la NASA montrent que la thermosphère (la plus haute couche d’air entourant notre planète) se refroidit et se rétrécit, diminuant littéralement le rayon de l’atmosphère. »

On ne s’attendait pas à ce que les taches solaires atteignent le minimum solaire avant 2020 et que cela entraînera une vague de froid prolongée.

La dernière fois qu’il y a eu un minimum solaire prolongé, cela a conduit à un «mini âge de glace», connu scientifiquement comme le minimum de Maunder – qui a duré 70 ans.

Le minimum de Maunder, qui a connu sept décennies de temps glacial, a débuté en 1645 et s’est prolongé jusqu’en 1715, à une époque où les taches solaires étaient extrêmement rares.

Au cours de cette période, les températures ont globalement chuté de 1,3 degrés Celsius, ce qui a entraîné des saisons plus courtes et, finalement, des pénuries alimentaires.

Vencore Weather, un site Web météorologique, a déclaré : « On sait que la faible activité solaire a des conséquences sur le temps et le climat de la Terre. Elle est également bien corrélée à une augmentation des rayons cosmiques atteignant la partie supérieure de l’atmosphère. Le soleil blanc est un signe que le prochain minimum solaire approche et qu’il y aura de plus en plus de jours sans tache au cours des prochaines années. »

*Sources :

https://spaceweatherarchive.com/2018/09/27/the-chill-of-solar-minimum/

https://www.express.co.uk/news/science/1025359/cold-weather-forecast-warning-solar-minimum-maximum-space-weather-news

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Dans son livre « Against The Grain a Deep History of the Earliest States”, 2017 ou “Contre le grain, histoire profonde des États initiaux”, traduit de l’anglais par Résistance 71, dont j’ai réalisé un PDF N° 76 de 76 pages ► Contre le grain, une histoire profonde des premiers États ;

James C. Scott y précise ceci :

[…] Ainsi vers 9600 AEC, il y eut un arrêt du refroidissement et s’ensuivit une période de réchauffement climatique, le climat devint plus chaud et plus humide, rapidement. Les températures globales ont peut-être augmentées de l’ordre de 7°C en une décennie. Arbres, mammifères et oiseaux émergèrent pour coloniser un paysage devenu soudain bien plus hospitalier et avec eux bien entendu, leur compagnon naturel, Homo sapiens.

Les archéologues ont trouvé des preuves qu’environ à la même période, se développait une occupation des sols à l’année sur bien des sites. La période du Natufian dans le sud du Levant et l’époque pré-poterie des villages néolithiques de Syrie et de la Turquie centrale et de l’ouest de l’Iran. Ces zones sédentaires se situaient dans des zones riches en eau et les populations subsistaient essentiellement de la chasse, pêche et cueillette bien qu’il y ait eu déjà quelques preuves, certes controversives, d’une horticulture céréalière et de mise en place d’un cheptel de bétail domestique. Ce qui n’est pas disputé en revanche, est qu’entre 8000 et 6000 AEC, toutes les cultures dites “fondatrices” de céréales et de légumes telles que les lentilles, les pois, pois-chiche, et lin (pour les vêtements), sont plantées, bien qu’à petite échelle. Durant ces deux millénaires, même si le temps précis vis à vis des cultures n’est pas bien clair, la domestication des chèvres, des moutons, des cochons et des bovins, fait son apparition. Avec cette suite de “domestications”, le colis néolithique total propice à la révolution agricole, semble être en place pour mener à la civilisation, incluant les premières agglomérations urbaines.

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Comme je le rappelais à R71 sous leur article, voici leur réponse : Le RCA est une fumisterie issue de bidouillage des chiffres afin de les faire coïncider avec une prise de décision politique, par contre quand réchauffement il y a (cachez donc cette pause que nous ne saurions voir…), il est naturel, comme celui d’il y a 6 ou 7000 ans… 😉

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Aujourd’hui, il n’est pas permis de remettre en cause cette Théorie, qui n’est absolument pas scientifiquement prouvée. Et j’ai souhaité rappeler ici qu’il fut un temps, où des hommes furent envoyés au bûcher, le plus souvent pour hérésie par le Saint-office, comme Giordano Bruno, Galilée n’y échappant de justesse, en prononçant l’abjuration édictée par le Saint-office lui-même, tout est .

Notamment, parce qu’on a pu lire le 27/09/18 cet article de Céline Deluzarche sur Galilée dans Futura Sciences dont je vous donne la présentation et la conclusion ;

La version non édulcorée de la missive de Galilée, envoyée à l’Église et exposant sa théorie de la Terre tournant autour du Soleil, vient d’être retrouvée. La preuve que le scientifique a cherché à amadouer l’Inquisition. [NdJBL : On se demande bien pourquoi, hein ?]

En 1633, Galilée était condamné pour hérésie par l’Église pour avoir exposé que la Terre tournait autour du Soleil, n’échappant au bûcher que de justesse en abjurant ses propos. L’astronome italien a tout fait pour sauver sa peau, allant jusqu’à nier être l’auteur de la missive incendiaire ayant valu sa condamnation. On savait qu’il existait deux versions de cette lettre : l’une, en possession des archives du Vatican, est la copie de celle envoyée le 16 février 1615 à l’Inquisition par un frère dominicain nommé Niccolò Lorini. Mais il s’agit d’une version retouchée de la lettre originale, qui a déclenché l’ire de l’Église et que contestait avoir écrit Galilée. Ce dernier prétendait que cette première version, plus critique envers l’Église, avait été écrite par ses ennemis dans l’intention de lui nuire.

[…] « Le problème de Galilée, c’est qu’il exposait sa théorie sans preuve réelle », explique Yaël Nazé, astrophysicienne à l’université de Liège. « Même s’il avait raison, il était impossible au XVIe siècle de prouver que la Terre tournait bien autour du Soleil. Le système héliocentrique était en fait plus logique. Il rendait l’ensemble des calculs astronomiques plus simples. » Et comme il était incapable de prouver sa théorie, il n’hésitait pas à tordre les faits ou à en inventer pour convaincre ses interlocuteurs, indique la scientifique.

Cela ne vous rappelle rien ?

Pourtant c’est parfaitement transposable avec la Théorie sur le RCA = « Le problème avec le GIEC, c’est qu’il expose sa théorie sans preuve réelle » explique par exemple le NIPCC organisme international indépendant et compétent en la matière : le NIPCC (par opposition au IPCC=GIEC) dont voici le contre-rapport de 24 pages, en français et en version PDF ► http://www.pensee-unique.fr/ICCC%20Booklet_2011_FRENCH.pdf ► Analyse des désaccords entre les modèles du climat et les observations : test des hypothèses du réchauffement climatique anthropique (RCA) et pour permettre à chacun de se faire sa propre opinion. Source fp4earth en analyse dans ce billet ICI & .

Pour rappel, voici la formule d’abjuration que le Saint-office avait préparée à Galilée pour échapper au bûcher ;

« Moi, Galiléo, fils de feu Vincenzio Galilei de Florence, âgé de soixante dix ans, ici traduit pour y être jugé, agenouillé devant les très éminents et révérés cardinaux inquisiteurs généraux contre toute hérésie dans la chrétienté, ayant devant les yeux et touchant de ma main les Saints Évangiles, jure que j’ai toujours tenu pour vrai, et tiens encore pour vrai, et avec l’aide de Dieu tiendrai pour vrai dans le futur, tout ce que la Sainte Église catholique et apostolique affirme, présente et enseigne. Cependant, alors que j’avais été condamné par injonction du Saint-office d’abandonner complètement la croyance fausse que le Soleil est au centre du monde et ne se déplace pas, et que la Terre n’est pas au centre du monde et se déplace, et de ne pas défendre ni enseigner cette doctrine erronée de quelque manière que ce soit, par oral ou par écrit; et après avoir été averti que cette doctrine n’est pas conforme à ce que disent les Saintes Écritures, j’ai écrit et publié un livre dans lequel je traite de cette doctrine condamnée et la présente par des arguments très pressants, sans la réfuter en aucune manière ; ce pour quoi j’ai été tenu pour hautement suspect d’hérésie, pour avoir professé et cru que le Soleil est le centre du monde, et est sans mouvement, et que la Terre n’est pas le centre, et se meut. J’abjure et maudis d’un cœur sincère et d’une foi non feinte mes erreurs. […]35 »

 

Donc, transposons ; Aujourd’hui en Octobre 2018, toute personne qui dévie ou pire remet en cause, le discours dominant relevant des Saintes Écritures / Saint-GIEC, mais aussi, du pouvoir en place représenté par notre bon Président, Emmanuel Macron de Rothschild et Champion de la Terre et son Premier Ministre ; Edouard Philippe… Et les très éminents et révérés ministres de leur gouvernement (enfin lorsqu’il sera formé ICI) se rendront suspect d’hérésie et devront abjurer et maudire publiquement ces horreurs et hérésies contraire à l’État d’exception permanent…

Et continuons à exploser tous les mythos, comme dernièrement ► Pourquoi Dieu n’a-t-il pas fait naître son fils à Rome ? Par le Dr. Ashraf Ezzat

Je sais, j’irais surement brûler en enfer… Mais en attendant, puisqu’on est là réfléchissons un peu et n’acceptons pas toutes les théories comme paroles d’évangiles ; auxquelles je ne crois pas non plus…

Bigre ! J’aggrave mon cas !

JBL1960

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NON, M. MACRON, la Kanaky n’est pas la possession de l’Empire colonial français…

Aidons les peuples originels Kanaks à reprendre leur terre volée par l’Empire et à retrouver leur souveraineté ;

Sans armes, ni haine, ni violence !

J’ai choisi cet excellent téléfilm ; « Kanaks, l’histoire oubliée » et à travers l’histoire du footballeur Christian Karembeu, qui permet de comprendre que le temps de la décolonisation, concertée, est venu et pourquoi c’est le préalable à toute chose et sans quoi, rien ne se fera et sans aucune chance de réussite.

Les peuples kanaks doivent retrouver la souveraineté de leur terre et nous pouvons les y aider, en remplaçant l’antagonisme à l’œuvre par notre complémentarité unificatrice ;

En répondant à l’appel qui n’est pas seulement adressé aux peuples originaires, mais à toutes celles, à tous ceux et à toutes celleux qui se rebellent et résistent dans tous les recoins du monde. À ceux qui défient les schémas tout faits, les règles, les lois, les préceptes, les chiffres et les pourcentages ► PROPOSITIONS de l’EZLN POUR un Réseau de Résistance et de Rébellion International CONTRE la société marchande…

L’histoire de la Kanaky, que l’Empire appelle Nouvelle-Calédonie, est résumée ICI ;

Extrait : Arrivés il y a environ 3500 ans, les premiers habitants de la Kanaky/Nouvelle-Calédonie, étaient issus de populations principalement d’origine mélanésienne. Une seconde vague de peuplement, en provenance de Polynésie, cette fois, a eu lieu il y a 900 ans. Les descendants de ces deux populations mêlées ont été désignés sous le nom de Canaques (ou Kanaks). Le nom de Caldoches étant pour sa part appliqué aux habitants d’origine européenne. L’Europe a connu cette île avec James Cook qui découvrit la Nouvelle-Calédonie le 4 septembre 1774, ainsi que l’île des Pins, le 26. Il avait abordé à Balade. Ce fut en ce même point que mouilla, le 17 avril 1793, Entrecasteaux, après avoir reconnu en 1792 l’île des Pins et exploré ces parages, tandis que Beautemps-Beaupré en dressait les cartes hydrographiques. II faut placer ici les nombreuses explorations dans l’Île et sur ses côtes par les navigateurs baleiniers et sandaliers : les vexations que subirent alors les habitants expliquent leurs sanglantes représailles et ont inauguré une histoire politique souvent mouvementée. 

Et comme nous pouvons le constater, les peuples originels Kanaks ont été « découverts » par le Navigateur James Cook (homonyme de John) et donc « conquis » et « subjugués » selon le même présupposé raciste, eugéniste, génocidaire et ethnocentrique de la doctrine chrétienne de la Découverte édictée par la bulle papale Romanus Pontifex du 8 Janvier 1455 d’abord ; qui autorisa la conquête et le génocide du monde non-chrétien, par Christophe Colomb en 1492 sur ordre divin (des hommes en jupe). La bulle papale Inter Caetera du Pape Alexandre Borgia VI du 4 Mai 1493, prédisposant des territoires à découvrir = conquérir par la subjugation, c’est à dire, par la conversion au christianisme par le baptême, ou la mort ; « … Nous, [pape Alexandre VI], de notre plein accord, pas à votre requête ni la requête de quiconque d’autre à votre égard, mais de par notre seule largesse et certaine connaissance et de par la plénitude de notre pouvoir apostolique, par l’autorité de Dieu tout puissant qui nous est transmise par Pierre et le vicaire de Jésus Christ, que nous détenons sur terre, déclarons par la présente, que toutes îles trouvées par vos envoyés et vos capitaines, vous soient attribuées à vous vos héritiers et successeurs, rois de Castille et de Léon, pour toujours, avec l’ensemble des dominions/colonies, villes, camps, places et villages et tous droits, juridictions et appartenances de toutes îles et territoires trouvés ou à trouver, découverts ou à découvrir vers l’Ouest et le Sud, en traçant et en établissant une ligne allant du pôle arctique, ci-après nommé le Nord au pôle sud ci-après nommé le Sud, sans se soucier si les terres ou les îles découvertes ou à découvrir se situent en direction de l’Inde ou vers quelque autre quartier ; la ligne se situant à cent lieues à l’Ouest et au sud des îles des Açores et du Cap Vert. Avec cette précaution néanmoins qu’aucune de ces îles et de ces terres trouvées ou à trouver, découvertes ou à découvrir, au-delà de cette ligne vers l’Ouest et le Sud, ne soient déjà en possession d’un roi ou d’un prince chrétien au jour de la naissance du Christ notre seigneur de l’an précédent cette années de grâce 1493… [NdJBL : En analyse dans ce billet du 8 octobre 2018 ► Lundi 8 octobre 2018 on célèbre encore le Jour de la Découverte et le Jour de la Race !

La Nouvelle-Calédonie a servi à la France de colonie pénitentiaire pendant près de quatre décennies, à partir de 1864 et jusqu’en 1897.

Et il est impossible de ne pas faire mention de  la rencontre de Louise Michel sous le matricule 2182 avec le peuple Kanak, ces « nègres d’Océanie » selon le vocabulaire d’alors. Puisqu’elle a été condamnée et déportée au bagne de Nouvelle-Calédonie de 1873 à 1880.

Vocabulaire qui n’a pas vraiment évolué, puisqu’en 2018, Macron de Rothschild, a débarqué en Kanaky tel que le Roi d’Espagne ou du Portugal aurait pu le faire après 1492 dans leurs possessions du Nouveau Monde pour réaffirmer la source biblique du colonialisme de l’empire colonial français établi depuis l’an 1531 et jusqu’à ce jour en Nouvelle Calédonie, comme dans tous les DOM & TOM d’ailleurs…

Or, vous le savez, nous sommes en  mesure d’EFFONDRER LE COLONIALISME ► Maître-pilier de l’Empire pour un changement de paradigme politique & social ► Déterminer l’E.R.R.E.U.R. et la corriger et faire TOMBER cet empire faussaire, failli et totalement illégal puisqu’un empire sans terre est un empire à terre…

Aussi, soyons des petits détonateurs supplémentaires, démystifions tous les mythos, les dogmes et les doctrines pour nous émanciper de la malfaisance régnante ;

Soyons « Le Caillou » dans la chaussure de l’empire colonial français pour le stopper net.

Car nous sommes de plus en plus nombreux à penser et à affirmer que l’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur Terre.

Mais entendons-nous bien ; ce n’est pas pour recréer un État-nation Kanak !

Il est souvent dit que l’État-nation se préoccupe de la destinée des gens du commun. Ceci est faux. Il est plutôt le gouverneur national du système capitaliste mondial, un vassal de la modernité capitaliste qui est plus intriqué dans les structures dominantes du capital que nous ne tendons à le dire généralement : c’est une colonie du capital et ce indépendamment du nationalisme avec lequel il se présente, il sert de la même manière les processus capitalistes d’exploitation. Il n’y a aucune autre explication pour la redistribution des plus horribles des guerres menées par la modernité capitaliste. Ainsi donc, par là-même, l’État-nation n’est pas avec les peuples, il est au contraire un ennemi des peuples !”

~ Abbdullah Öcalan ~

Il est dit que l’histoire des peuples qui ont une histoire est l’histoire de la lutte des classes. On pourrait dire avec au moins tout autant de véracité que l’histoire des peuples sans histoire est une histoire de leur lutte contre l’État.

Pierre Clastres tirée de La société contre l’État (1974)

La solution est HORS ÉTAT et SES INSTITUTIONS, et notre réflexion doit porter sur l’association libre volontaire comme solution politique ;

L’objectif : donner le contrôle à la base, pour que les décisions soient prises par toutes et tous afin que les choix politiques soient réellement faits dans l’intérêt général. Ce système politique c’est la démocratie directe. Loin de toute conception référendaire qui suppose l’existence d’une minorité politique en place qui « consulte » la base, il s’agirait de généraliser l’assemblée générale souveraine à tous les secteurs : usines, bureaux, écoles, agriculture, quartiers, communes. Si la démocratie directe, pour être au plus près des besoins humains réels, s’exerce naturellement et spontanément à l’échelle locale, le champ économique comme le champ politique aurait ensuite leur propre logique fédérative : de la commune vers la région, de la région vers la « nation » puis vers l’international. Chaque passage d’un niveau à l’autre s’effectue du bas vers le haut à l’aide de mandaté-e-s révocables à tout moment. C’est ce mécanisme, le fédéralisme libertaire, qui rend l’autogestion généralisable à une très large échelle géographique. Ainsi la fédération des communes libres est l’alternative aux prétentions organisatrices de l’État qui, rouge, rose, bleu ou vert a toujours été et sera toujours l’outil de domination d’une minorité privilégiée. La démocratie représentative est incapable de servir l’intérêt général précisément parce que ses élus, étant irrévocables pendant leur mandat, constituent une classe sociale à part entière, particulièrement consciente de ses intérêts. Privilégié-e-s politiques, ils ne peuvent qu’avoir des rapports d’entente plus ou moins formels avec les privilégié-e-s économiques: les patrons et notamment les plus gros et les plus influents d’entre-eux. Mais encore, la compétition pour l’accès aux postes de pouvoir rend les pratiques immorales indispensables pour qui veut gagner une élection.

Sur le plan économique, pour nous, la seule façon de garantir une véritable propriété collective des moyens de production c’est l’autogestion. Il n’y a pas de véritable propriété collective si les travailleurs et travailleuses ne décident pas eux-mêmes ce qu’il faut produire et comment le produire. En dernier ressort, être propriétaire de quelque-chose c’est décider souverainement de l’usage que l’on fait de cette chose. La propriété étatique des moyens de production telle qu’elle est défendue par le marxisme, ne consiste donc qu’à transmettre le pouvoir de décision économique à une nouvelle minorité : l’État. Extrait issu de Société contre l’État : Réflexion sur l’association libre volontaire comme solution politique

Lectures complémentaires pour atteindre cet objectif ;

Manifeste pour la société des sociétés, Résistance 71 octobre 2017, annoté en mai 2018

L’Art de ne pas être gouverné – Une histoire anarchiste des hauts-plateaux d’Asie du Sud-Est, 2009 ► Nouvelle version PDF N° 72 de 60 pages  du livre “The Art of Not Being Governed, an Anarchist History of Upland Southeast Asia” de James C Scott, 2009

Contre le grain – Une histoire profonde des premiers États, 2017 – Extraits du livre “Against the Grain, a Deep History of the Earliest States” dans une nouvelle version PDF N° 76 de 76 pages

Lecture indispensable pour comprendre ce contre quoi lutte la Kanaky, à savoir la doctrine chrétienne de la Découverte, fondement de tout empire colonial ;

Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte, de Steven Newcomb

Résistance au Fléau de l’HumanitéSolutions anti-coloniales pour une décolonisation de l’empire ou La Grande Loi du Changement par le Pr. Taiaiake Alfred

Toutes les autres versions PDF que j’ai réalisées, 77, dans cette page spéciale de mon blogLES PDF DE JBL1960

Infos complémentaires ;

Macron va rendre l’acte de possession de la Nouvelle-Calédonie

Nouvelle-Calédonie ; INFO 03/05/2018 ; INFO 06/05/2018 ; VIDÉO DIEUDONNÉ MACRON EN KANAKY

JBL1960

Pourquoi Dieu n’a-t-il pas fait naître son fils à Rome ? Par le Dr. Ashraf Ezzat

Cette question, le Dr. Ashraf Ezzat, nous permet non seulement d’y répondre par nous-mêmes ;

Mais elle nous permet de repréciser les choses, à savoir que chacun d’entre nous peut pratiquer sa foi, sa croyance ou sa spiritualité, en son for intérieur car cela nous permettra alors d’enclencher un nouveau paradigme SANS DIEUX NI MAITRES et autant que possible sans armes, ni haine ni violence.

J’ai donc intégré cette nouvelle publication du Dr. Ashraf Ezzat dans le PDF N° 3 de 68 pages intitulé ► Traduction de la Bible & Falsification historique, dernière version d’octobre 2018

Car le Dr. Ezzat ne dit jamais que l’histoire de la bible est une invention. Il prouve juste que la location GÉOGRAPHIQUE de cette histoire n’est pas la bonne. Et qu’il ne faut pas chercher en Égypte ou en Palestine des traces de  l’ Exode ou du Palais de Salomon mais dans le Sud de l’Arabie Saoudite et au Yémen ► Page 29 du PDF

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Pourquoi Dieu n’a-t-il pas fait naître son fils à Rome ?

Dr. Ashraf Ezzat publication du 27 septembre 2018

URL de l’article en anglais ► https://ashraf62.wordpress.com/2018/09/27/why-didnt-god-have-his-son-born-in-rome/

Traduction Jo Busta Lally

« Pourquoi Jésus est-il né dans un pays et une culture semi-arabes et pourquoi a-t-il dû prononcer ses sermons dans une langue semi-arabe ? »

N’ayant pas nécessairement besoin d’être étiqueté musulman, j’ai été élevée dans un pays / une région à majorité musulmane, à savoir l’Égypte. Une fois encore, sans avoir nécessairement à être qualifiée de chrétienne, l’Égypte possède l’une des plus anciennes communautés chrétiennes dont les membres sont appelés coptes et dont l’ancienne église est l’Église copte orthodoxe.

Bien que le christianisme ait pratiquement fait son apparition à l’Est (l’ancien Levant) dans des endroits comme la Palestine, la Syrie et bien sûr l’Égypte. Mais la vérité, c’est que si nous voulons, à l’heure actuelle, catégoriser géographiquement les religions du monde, nous devrons admettre le fait suivant; l’Orient est à prédominance musulmane, l’Extrême-Orient bouddhiste et hindou tandis que l’Occident est majoritairement chrétien.

Mais cette distribution géographique me pose un problème épineux, car on dit que Jésus-Christ est né en Palestine (une véritable partie de l’Orient ou ce qu’on appelait autrefois et jusqu’à ce jour, le Levant)

Si Dieu, l’omniscient, avait sans doute prévu cette fracture géographique avec tout le conflit et l’intolérance qu’elle entraînerait, pourquoi alors n’at-il pas simplement fait naître son fils dans la Grèce antique, en France ou à Rome ? Pourquoi compliquer les choses ?

Encore une fois, sans nécessairement être classé comme athée, pourquoi aider à politiser la religion et à transformer les affaires spirituelles en drones portant des missiles intelligents ?

Après tout, c’était l’Empire romain et l’Église qui contrôlaient et canonisaient la littérature du christianisme alors naissant. Par conséquent, Rome, en tant que lieu de naissance de Jésus, aurait non seulement été plus pratique, mais aurait également permis au monde de sauver de nombreuses guerres / croisades religieuses passées et futures. Sans parler de la mère très attendue de toutes les batailles, le soi-disant Armageddon.

Pourquoi, comme le dit l’histoire, Jésus devait-il être né en Palestine, dans le Levant ou, en d’autres termes, au cœur du Proche-Orient antique ? C’est tellement énigmatique, car c’est une terre avec une culture indigène qui est contraire, sinon hostile, à la culture occidentale / romaine et, plus important encore, à son concept de Jésus. Et est-ce que je veux dire par là que les peuples du Proche-Orient ancien avaient un autre concept, oriental si vous préférez, de Jésus ? Je pense que Oui !

Dans le concept / histoire oriental, Jésus s’appelle Eas’sa, le fils de Mar’iam. C’est une histoire bien plus ancienne que celle de la version romaine de «Jésus». En bref, c’est l’un des cultes religieux et des histoires folkloriques de l’Ancienne Arabie ( et sujet d’un futur essai)

Certains diront que le Seigneur biblique aurait pu avoir une sorte de plan à long terme pour faire en sorte que le monde entier accepte Jésus comme le Fils de Dieu et son sauveur, peu importe où il est né. Même si le lieu de naissance de Jésus se trouvait au cœur d’une véritable terre orientale, véritablement influencée par la culture et les traditions arabes anciennes.

D’autres soutiendront que, lorsque Jésus est né, la Palestine faisait déjà partie de l’empire romain. Eh bien, je suis assez au courant de ce fait, mais être occupé par les Romains ne rend pas le peuple de Palestine, avec sa culture / traditions orientales authentiques plus romaine que l’occupation britannique n’a fait de l’Inde (la terre du bouddhisme et de l’hindouisme) britannique.

Et devinez dans quelle langue ? Pas en araméen, la langue parlée par Jésus, mais étrangement dans la langue de la mère de toutes les langues occidentales ; Le Grec.

À l’heure de Noël, l’histoire de la nativité est reprise dans les églises / écoles occidentales avec des personnages / acteurs vêtus de vêtements arabes anciens et de couvre-chefs (le keffiyeh ou kufiya – la coiffe symbolique des Palestiniens encore portés jusqu’à ce moment même).

Les Occidentaux, avec leur culture romaine, répètent sans cesse cette reconstitution de Noël (tradition cérémonielle) vêtue d’un vêtement complètement étranger qui est sans aucun doute arabe. Mais ce qui est étrange, c’est que personne dans l’Ouest chrétien ne se demande pourquoi Jésus devait naître dans une culture semi-arabe et prononcer ses sermons dans une langue semi-arabe.

Le plan de Dieu manquait-il de compas précis ou bien Jésus était-il ou, mieux encore, un prophète arabe dont l’histoire avait été romanisée et romancée par les intellectuels occidentaux de l’époque avec leur culture gréco-romaine ?

Certains, à juste titre, feront apparaître la connexion juive ici. Ils soutiendront que, puisque le christianisme, en tant que structure théologique, est principalement basé sur le judaïsme, Jésus devait naître au milieu du pays de Yehudia / Judaïsme. En d’autres termes, la Palestine (selon l’endoctrinement traditionnel).

Mais est-ce une prémisse correcte / valide, pour commencer ? Je veux dire, la Palestine est-elle vraiment la terre des anciens Israélites et de leurs histoires ? Est-ce que David a construit son prétendu royaume et Salomon son soi-disant temple sur le sol de la Palestine ? Les archéologues et les historiens modernes doutent beaucoup, sinon nient carrément, de cette hypothèse. Les archéologues ne peuvent même pas confirmer que ce que les Juifs modernes appellent le Mur des lamentations est en réalité historiquement lié au temple d’Hérode.

De plus, ils ne peuvent même pas confirmer que la fondation du prétendu premier temple se trouve sous la mosquée Al-Aqsa. Pourtant, les Israéliens continuent de creuser sous le sanctuaire musulman, décontenancés depuis leur occupation militaire de Jérusalem-Est en 1967. Plus de 50 années de fouilles effrénées ont pratiquement permis de démontrer zéro preuve que la Palestine était bien le pays historique des Israélites et leur Terre promise.

Si tel est le statu quo, alors nous revenons à la connexion juive. Mais cette fois-ci, nous n’examinons pas seulement sa relation avec la géographie de la Palestine, mais avec Jésus lui-même, que les Juifs – très franchement – n’ont pas jusqu’à présent vu et reconnu comme leur «Messie».

Si la Palestine ne peut pas être validée archéologiquement et historiquement comme la terre des anciens Israélites et de leur premier Temple, et si les Juifs du monde n’acceptent pas Jésus comme leur Messie, pourquoi  aurait-on  dit que Jésus était né là-bas ?

Si le premier temple juif n’a jamais été construit en Palestine, alors qu’est-ce que Jésus, sinon une soi-disant incarnation physique d’une prophétie juive, agissant au mauvais endroit et dans le mauvais temple ? Pourquoi Dieu a-t-il fait naître son fils au mauvais endroit ?

Peut-être cela explique-t-il pourquoi Paul (de Tarse), l’homme qui a inventé le christianisme (romain), a tourné le dos à la Palestine et à l’Arabie et s’est dirigé vers l’ouest et le nord. Paul n’a pas fait de prosélytisme en Arabie, où il avait passé trois années de réflexion au fond de son désert et de ses vallées. Et aucune Arabie dans ce contexte ancien n’inclut en aucune manière la Péninsule du Sinaï (où Moïse aurait eu sa petite conversation avec le Dieu des Israélites)

Ayant achevé son mystérieux séjour en Arabie, Paul s’est lancé dans une mission de diffusion de la nouvelle concernant un nouveau prophète, un Messie avec un message (adapté) qui pourrait très bien convenir à la culture et à l’agenda politique de l’ancien monde occidental.

Après avoir «enterré les morts» de son ancienne théologie, Paul commença à prêcher aux occidentaux l’histoire de l’Arabian Eas’sa – mais avec une tournure très, très astucieuse pour l’époque romaine.

Dr. A. Ezzat

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Je complète cet article avec mes propres recherches sur Paul de Tarse en donnant la vision biblique de ce personnage, dont il est question dans l’article du Dr Ezzat ► Source ► http://bible.chez-alice.fr/paul.htm

Source de l’image

L’Arabie : L’Arabie n’était pas que l’immense péninsule arabique désertique, mais le royaume nabatéen, assez vaste, comportant une partie de la péninsule arabique, le Sinaï, et remontant jusqu’à l’Est de la Palestine, pratiquement jusqu’à Damas. Elle ne comptait pas que des déserts, mais des parties peuplées vers le Nord. Elle était gouvernée par le roi Arétas IV. Pourquoi ce voyage ? On a proposé la nécessité d’un temps de retraite et de réflexion. Certains ont imaginé un pèlerinage au Sinaï, un peu à la manière de Moïse et d’Elie. Mais si l’on se tient à la rhétorique développée dans Ga. 1, l’on voit que Paul veut mettre ce point en relief : son activité missionnaire a débuté immédiatement après sa conversion ; il n’a pas attendu de voir les apôtres pour commencer. Sa présence en Arabie peut s’expliquer donc par son désir d’évangélisation. Les peuplades de ces régions, en plus d’être des païens, parlaient un araméen très proche de la langue de Paul. Si par ailleurs Arétas a poursuivi Paul de sa haine, c’est parce que celui-ci a eu une activité missionnaire qui avait probablement déplu au roi. Mais pourquoi exactement l’Arabie ? On n’a pas de réponse !

Car grâce aux publications du Dr. A. Ezzat que j’ai réunies dans ce PDF, nous sommes donc tout à fait en mesure de donner la réponse à cette question.

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Car Ezzat cite des archéologues et des travaux d’égyptologues qui réfutent la thèse biblique. Question essentielle à laquelle nous ne pouvons pas répondre faute de connaissance des langues anciennes : Ezzat dit que la bible septante est une fraude de traduction. Il cite des passages dans l’hébreu ancien qui ont été (volontairement) mal traduit en grec par les 70 rabbins sous Ptolémée II au IIIème siècle AEC.

Y a-t-il une réfutation sans équivoque de ce qu’il avance ? Pas à notre connaissance.

Ezzat cite de nombreux archéologues et historiens israéliens qui s’accordent à dire que les recherches de terrain n’ont jamais prouvé la véracité historique du récit biblique. Ezzat, de plus, ne va jamais dans son livre jusqu’à dire que l’histoire de la bible est une invention, il ne fait que dire qu’il est maintenant prouvé que la location GÉOGRAPHIQUE de cette histoire n’est pas la bonne, qu’il ne faut pas chercher en Égypte ni en Palestine pour des traces de « l’exode » ou du « palais de Salomon », mais dans le sud de l’Arabie Saoudite et au Yémen.

Page 29 du PDF : L’endroit actuel d’à la fois le Mont du Temple et la totalité de l’état d’Israël est fondé sur une idéologie, foncièrement fausse et mensongère. Toute l’affaire de la soi-disant terre sainte est tellement fausse et impie que même la vision musulmane d’Al Aqsa et Qods/Qadas est également fondée sur des narratifs déformés et faux.

Qades, comme mentionné dans la bible hébraïque est une montagne yéménite située à 80km au sud de la ville moderne de Taa’iz et elle n’a rien à voir avec Jérusalem. D’après le Hadith musulman (tradition), la première direction pour la prière (Qibla) se trouvait vers Bayt al-Muqaddas (de manière supposée le temple de Salomon), seulement pour réaliser que cela fut construit dans le Nord-Yémen et non pas la Jérusalem de Palestine comme tout le monde le croit (plus de détails là-dessus dans le livre).

Au IIIème siècle AEC, la bible hébraïque fut traduite en grec à la bibliothèque légendaire d’Alexandrie. Soixante-dix scribes juifs furent assignés la tâche par le roi Ptolémée II (le monarque grec de l’Égypte à l’époque). Dans la traduction grecque, les scribes juifs changèrent de manière frauduleuse le théâtre des histoires bibliques du nord-Yémen et sud de l’Arabie en Égypte et en Palestine.

Autre question intéressante à la lumière de ce que dit Ezzat : La guerre actuelle au Yémen, guerre qui implique Israël aux côtés de l’Arabie Saoudite, est-elle une coïncidence ?…

Et à la lumière d’un nouveau jour, après lecture des publications du Dr. Ashraf Ezzat, nous sommes en mesure de répondre = Bien sûr que non !

JBL1960

Je vous recommande en lectures complémentaires et en version PDF ;

La Peste religieuses par Johann Most, 1892

L’ANTÉCHRIST – Essai d’une critique du christianisme par Friedrich Nietzsche

Lundi 8 octobre 2018 on célèbre encore le Jour de la Découverte et le Jour de la Race !

Hé les colons de papier de la planète ;

La fête est finie !

Ce lundi 8 octobre 2018 le nouveau peuple élu du nouveau monde rendra grâce à Dieu, et à Christophe Colomb pour lui avoir donné la force et le courage d’avoir tué l’indigène pour sauver l’Homme blanc… et de surcroit chrétien !

C’est en fait tout l’Empire anglo-américano-christo-sioniste qui s’apprête à réaffirmer sa domination sur tous les peuples originels mais également sa propre soumission à la Doctrine chrétienne de la découverte qui démontre que non seulement la xénophobie américaine, à l’œuvre aujourd’hui, est une force en provenance de l’origine coloniale mais également que la source biblique du colonialisme est à la manœuvre, hier comme aujourd’hui là-bas, comme ici, en France, pour en un mot = Anéantir tout ce qui ne rampera pas à leurs pieds comme des chiens

Alors que l’Empire peut être défait, légalement et être forcé à restituer les terres volées et pillées depuis 1492. Nous pouvons aider les Nations Natives ou Premières de tous les continents à retirer le tapis de dessous les pieds d’argile du colosse usurpateur et d’un coup sec et donc FAIRE TOMBER L’EMPIRE sans armes, ni haine, ni violence et ça nous changera !

Extraits de la bulle Romanus Pontifex du pape Nicolas V du 8 Janvier 1455 autorisant la conquête et le génocide du monde non-chrétien, par Christophe Colomb, sur ordre divin :

“… Ainsi après avoir pesé toutes les conséquences avec la méditation qui se doit et après avoir noté que nous avons donné par missives antérieures la faculté ample et simple au roi Alphonse d’envahir, de rechercher, de capturer, de vaincre et de subjuguer tous Sarrasins et païens que ce soient et tout autre ennemi du Christ où qu’il soit et les royaumes et duchés et principautés et colonies et possessions et tous biens mobiles ou immobiles en leur possession ainsi que de réduire leurs personnes en esclavage perpétuel et d’appliquer et de s’approprier pour lui-même, ses héritiers et successeurs lesdits royaumes, duchés, principautés, colonies, possessions et biens et de les convertir en ses biens et profits et qu’en ayant sécurisé cette faculté, ledit roi Alphonse ou par son autorité, l’Infante susnommée, ont acquis justement et légalement et possèdent et ont fait l’acquisition ces îles, terres, ports et mers et que ceux-ci appartiennent de plein droit au dit roi Alphonse et ses héritiers et successeurs…”

Extraits de la bulle Inter Caetera du pape Alexandre {Borgia} VI du 4 Mai 1493 :

« … Nous, [pape Alexandre VI], de notre plein accord, pas à votre requête ni la requête de quiconque d’autre à votre égard, mais de par notre seule largesse et certaine connaissance et de par la plénitude de notre pouvoir apostolique, par l’autorité de Dieu tout puissant qui nous est transmise par Pierre et le vicaire de Jésus Christ, que nous détenons sur terre, déclarons par la présente, que toutes îles trouvées par vos envoyés et vos capitaines, vous soient attribuées à vous vos héritiers et successeurs, rois de Castille et de Léon, pour toujours, avec l’ensemble des dominions/colonies, villes, camps, places et villages et tous droits, juridictions et appartenances de toutes îles et territoires trouvés ou à trouver, découverts ou à découvrir vers l’Ouest et le Sud, en traçant et en établissant une ligne allant du pôle arctique, ci-après nommé le Nord au pôle sud ci-après nommé le Sud, sans se soucier si les terres ou les îles découvertes ou à découvrir se situent en direction de l’Inde ou vers quelque autre quartier ; la ligne se situant à cent lieues à l’Ouest et au sud des îles des Açores et du Cap Vert. Avec cette précaution néanmoins qu’aucune de ces îles et de ces terres trouvées ou à trouver, découvertes ou à découvrir, au-delà de cette ligne vers l’Ouest et le Sud, ne soient déjà en possession d’un roi ou d’un prince chrétien au jour de la naissance du Christ notre seigneur de l’an précédent cette années de grâce 1493……
De plus, quiconque de quelque rang que ce soit, même royal ou impérial, contreviendrait à l’interdiction de se rendre sur ces terres trouvées ou à trouver, découvertes ou à découvrir, sans permission spéciale de votre part ou de vos héritiers et successeurs, pour y faire commerce ou pour toute autre raison que ce soit, se verrait excommunié late sententie ipso facto… »

En analyse dans ce billet ; Les Bulles de la Discorde

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C’est pourquoi l’Espagne et toute l’Amérique du Sud célèbreront aussi le Día de la Raza ce 8 octobre 2018, le Portugal lui le célèbrant le 10 juin de chaque année…

Mais nous pouvons dès demain, décider ensemble, peuples originels, non-indigènes, colons de papier, et qui que ce soit sur cette Terre, de rompre avec ce cycle mortifère, eugéniste, génocidaire et ethnocidaire  instauré par les hommes en jupe ;

  1. En refusant tout simplement de ne plus jamais commémorer la domination d’une minorité au motif qu’aucune personne indigène traditionnelle ou nation ne devaient être autorisées à survivre en dehors de la chrétienté et de sa nation « blanche ».
  2. En enclenchant un nouveau paradigme sans dieux, ni maitres, sans armes ni haine ni violence, NOUS, les peuples occidentaux, émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout et main dans la main, avec les peuples originels de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la Société des sociétés sur Terre.

Entendons-nous bien ; Personne devant, personne derrière, personne au-dessus et donc logiquement personne en-dessous = TOUS sur une même ligne, côte à côte…

Nous pouvons décider dès maintenant TOUS, de nous coordonner POUR appeler à la formation d’un RÉSEAU DE RÉSISTANCE & DE RÉBELLION INTERNATIONAL CONTRE la société marchande parce qu’UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE

Tout ce qu’il y a à faire ; C’est d’éclairer, de nos petites flammes intérieures, la voie qui est déjà là… Depuis des millénaires pour éteindre la lumière du N.O.M. !

Ce lundi 8 octobre 2018 disons NON ! YA BASTA ! ÇA SUFFIT !

Faisons de ce Jour de la honte, de l’extinction, de la survie, de l’invasion, le point de départ, le temps zéro, d’une prise de conscience politique collective.

JBL1960

Dans cette page de mon blog, toutes les versions (77) PDF que j’ai réalisées à lire, télécharger et/ou s’imprimer gratuitement pour exploser les dogmes, les doctrines et tous les mythos qui prévalent, sur nos vies, depuis au moins 2500 ans…

RÉSISTANCE AU COLONIALISME !

Une invitation au partage anti-« jour de Colomb » (Mohawk Nation News)

Réunion à Ohswekon en territoire des 6 nations les 19-23 Nov 2018

Tout le monde est bienvenu !

Mohawk Nation News | 4 octobre 2018 | URL de l’article ► http://mohawknationnews.com/blog/2018/10/04/gathering-6-nations-ohswekon-nov-19-23-2018/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Venez tous, familles, relations, amis, alliés, venez dans les bras tendus de notre famille. Nous utiliserons nos voix, ie-kwa-nikon-ra-ien-ta-neh, de façon à ce que nous œuvrions toujours de concert pour notre survie. te-tia-to-ret, nous apprendrons et comprendrons nos vieilles paroles.

Votre participation fera l’agenda. Rassemblons-nous pour comprendre la voie de kanon’shonnni’onwe. Venez avec des questions, demandez à comprendre et faites des commentaires. Chacun d’entre nous tous sait quelque chose à partager. Nous le ferons pour tous nos enfants et le futur d’onkwehonweh (les habitants de l’Île de la Grande Tortue). Venez et discutez d’otiokwanhoksta, le Cercle de la Famille, qui est rotinonshonni (la confédération iroquoise) et de nos relations.

Tout le monde est bienvenu à venir et à partager  ► kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix.

LOGEMENT :

The Bear’s Inn, 1979 4th Line, ohsweken ont. NOA IMO, 519-443-4133 half mile east Chiefswood Road. https://thebearsinn.com/contact-us.php

Mohawk Motel, 769 Colborne, Brantford Ont. N35 352, near Woodland Cultural Center. “Best bang for your buck” 1-519-753-8621 mohawkmotel@outlook.com

Sherwood Motel, 797 Colborne East, Brantford N3S 3S3 519-756-5261   info@sherwoodmotel.ca.

Galaxy Motel 950 Colborne St, Brantford, ON N3S 3T5 Ont. (519) 304-6552 https://www.yellowpages.ca/bus/Ontario/Brantford/Galaxy-Motel/101135337.html

Days Inn, 460 Wynham Drive, Brantford, 1-519-759-2700

Grand Motel, 780 Colborne, Brantford 1-519-756-4004

Nous avons toujours la possibilité, d’où-nous sommes, de nous mutualiser afin de répondre à cet appel et d’internationaliser la résistance dans cet ici et maintenant !

Résister c’est créer ► Créer c’est résister !

Jo Busta Lally

Une ferme, un monde, une guerre, peu de probabilités – EZLN 4 octobre 2018

Je joins ma voix à l’appel de L’EZLN ;

POUR la formation d’un RÉSEAU DE RÉSISTANCE & DE RÉBELLION INTERNATIONAL CONTRE la société marchande ◄► Le système capitaliste !

PLUS JAMAIS UN MONDE SANS NOUS ► Textes choisis anarchistes de Ricardo Flores Magon ; journaliste, anarchiste et révolutionnaire mexicain (1874 – 1922) en version PDF gratuite

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Analyse politique : Une ferme, un monde, une guerre, la nécessité d’un réseau de résistance internationale (EZLN)

Ci-dessous, nous aidons à diffuser ce qui est sans aucun doute la meilleure récente analyse politico-économique de la situation actuelle du monde, ancrée dans une réalité historique objective.

En cela cette analyse, qui nous vient, comme souvent par sa profondeur et sa clarté, des montagnes du sud-est mexicain et de sa zone en rébellion zapatiste, est tout à fait complémentaire de la fin de notre “Manifeste pour la société des sociétés”  (2017), où nous énonçons à partir de la page 32 la “Tyrannie moderne et fin d’un système anti-naturel corrompu”. Ces deux textes peuvent être lus en parallèle et en ressource complémentaire s’auto-alimentant.

Ceci nous amène à reformuler, en accord avec un Réseau de Résistance et de Rébellion international, la nécessité absolue de coordonner nos efforts au-delà des frontières fictives, pour que triomphe enfin  la cause du bien commun et de l’émancipation de la société humaine sur notre planète.

Écoutons l’analyse, la voix qui nous viennent du Chiapas, elles sont vitales !

¡Ya Basta!

Mitakuye Oyasin

~ Résistance 71 ~

Une ferme, un monde, une guerre, peu de probabilités

SCI Moisès et Galeano (EZLN) | 4 octobre 2018 | URL de l’article en français ► https://www.lavoiedujaguar.net/Une-finca-un-monde-une-guerre-peu-de-probabilites

Participation de la Commission Sexta de l’EZLN à la rencontre des réseaux de soutien au Conseil indigène de gouvernement et à sa porte-parole. Août 2018.

(Version complétée)

Pour des raisons de temps, la participation zapatiste n’a pas été complète. Nous vous avons promis que nous vous enverrions ensuite ce qui manquait : voici la version originale qui comprend des parties de la transcription plus ce qui n’a pas été dit. De rien, il n’y a pas de quoi.

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Première partie

Sous-commandant insurgé Galeano

Bonjour, merci d’être venus, d’avoir accepté notre invitation et de partager votre parole avec nous.

Commençons par expliquer notre façon de faire notre analyse et notre évaluation.

Nous commençons par analyser ce qui se passe dans le monde, puis nous descendons à ce qui se passe sur le continent, puis nous descendons à ce qui se passe dans le pays, puis dans la région et ensuite localement. Et de là, nous trouvons une initiative et nous commençons à passer du local au régional, au national, au continent et au monde entier.

Selon notre pensée, le système dominant dans le monde est le capitalisme. Pour nous l’expliquer, à nous et aux autres, nous utilisons l’image d’une ferme.

Je vais demander au sous-commandant Moisés de nous le décrire.

Sous-commandant insurgé Moisés

Bon, alors, compañeros, compañeras, nous avons demandé à des compañeros et des compañeras arrière-grands-pères et arrière-grands-mères qui étaient en vie — certains sont encore en vie. Voici ce qu’ils nous ont dit, ce qui nous a amenés à penser — c’est ce que nous disons aujourd’hui — que les riches, les capitalistes, veulent faire du monde leur finca. (Note de R71 : en espagnol “finca” peut vouloir dire, “domaine”, “propriété”, par extension “domaine agricole”, “ferme” ou aussi le terme de “latifundia” se référant à la grande propriété terrienne…)

Il y a le finquero, le propriétaire terrien, le maître de milliers d’hectares de terre, et ça sans être là, parce que le patron a son contremaître qui s’occupe de la finca, et puis ce contremaître s’adresse à son mayordomo qui est celui qui va exiger qu’on travaille sa terre ; et ce contremaître, sur l’ordre du patron, doit trouver quelqu’un d’autre qu’on appelle le caporal qui est celui qui veille sur la finca, sa maison. Ensuite, ils nous ont raconté que dans les fincas on fait des choses différentes : il y a des fincas d’élevage de bétail, de café, de canne, où on fait du sucre, de maïs et de haricots. Alors, ils le combinent, ils combinent ces activités ; c’est-à-dire, dans une finca de dix mille hectares, il y a de tout, du bétail, de la canne à sucre, des haricots, des champs de maïs. Donc, toute leur vie, les gens y circulent, y travaillent — ce que nous appelons les ouvriers agricoles ou les manœuvres, les gens qui souffrent là.

Celui qui est contremaître, il complète son salaire en volant le patron sur ce que produit la finca. Autrement dit, en plus de ce que le patron, le finquero, lui paye, le contremaître en profite pour voler. Par exemple, si dix génisses et quatre taurillons sont nés, le contremaître ne rend pas de comptes exacts, mais dit au patron que seulement sont nés cinq génisses et deux taurillons. Si le patron s’aperçoit de l’arnaque, il chasse le contremaître et en met un autre à la place. Mais le contremaître vole toujours quelque chose, autrement dit c’est ce qu’on appelle la corruption.

Ils nous racontent que quand le patron n’est pas là et que le contremaître est celui qui reste, quand le contremaître veut partir aussi, alors il cherche quelqu’un de ceux qu’il a là, qui soit aussi salaud que lui, aussi exigeant, quoi ; alors pendant qu’il va faire son petit tour, il laisse quelqu’un en charge, c’est-à-dire il cherche son ami qu’il va laisser à sa place pour ensuite revenir et reprendre son poste de contremaître.

Et alors nous voyons ceci, que le patron n’est pas là, le patron est ailleurs ; le contremaître, c’est ainsi que nous l’appelons, que l’appellent les pays ou les peuples comme nous disons, parce que nous voyons que ce n’est plus un pays, c’est le Peña Nieto comme nous disons, le contremaître. Le mayordomo, nous disons que ce sont les gouverneurs, et les caporales les maires. C’est structuré de la façon dont ils vont dominer, quoi.

Nous voyons aussi que ce contremaître, ce mayordomo et ce caporal sont ceux qui exigent des gens. Et là, dans la finca, les arrière-grands-parents nous disent qu’il y a un magasin, ils appellent ça une tienda de raya — c’est ce qu’ils nous ont dit — ça veut dire que le magasin est là où on s’endette ; alors les exploités qui sont là, les ouvriers ou ouvrières comme on les appelle, ils ont pris l’habitude d’aller y acheter leur sel, leur savon, ce dont ils ont besoin, c’est-à-dire qu’il ne se servent pas d’argent ; le patron a là sa boutique et c’est là qu’ils s’inscrivent, parce qu’ils ont besoin du sel, du savon, de la machette, de la lime ou de la hache, alors ils achètent là, ils ne vont pas payer avec de l’argent mais avec leur force de travail.

Et les arrière-grands-parents nous racontent que leur vie, celle des femmes comme celle des hommes, c’est qu’on leur donne juste de quoi manger aujourd’hui pour que demain ils continuent à travailler pour le patron, et c’est ainsi qu’ils ont passé toute leur vie.

Et ce que disent nos arrière-grands-parents, nous l’avons vérifié, parce que lorsque nous nous sommes soulevés en 1994, lorsque nous avons pris les fincas pour chasser ces exploiteurs, nous avons trouvé des contremaîtres et des gens acasillados, ils nous ont dit qu’ils ne savaient pas ce qu’ils allaient faire, parce ce que maintenant où vont-ils trouver leur sel, leur savon, maintenant que leur patron n’est plus là. Ils nous ont demandé maintenant qui va être le nouveau patron, parce qu’ils veulent y aller, parce qu’ils ne savent pas quoi faire, parce que où ils vont trouver leur savon, leur sel.

Alors nous leur avons dit : maintenant vous êtes libres, travaillez la terre, elle est à vous, comme avec le patron qui vous a exploités, maintenant vous allez travailler, mais c’est pour vous, pour votre famille. Mais alors ils résistent, ils disent non, cette terre est au patron.

C’est là que l’on a vu qu’il y a des gens qui sont réduits en esclavage. Et s’ils ont leur liberté, alors ils ne savent pas quoi faire, parce qu’ils ne savent qu’obéir.

Et ce dont je vous parle, c’est d’il y a cent ans, plus de cent ans, parce que ce sont nos arrière-grands-parents qui nous le racontent — l’un d’eux a plus ou moins cent vingt-cinq, cent vingt-six ans maintenant parce qu’on a parlé avec ce compañero il y a plus d’un an.

Donc on a ça, et c’est ce qui va arriver. Aujourd’hui, nous pensons que le capitalisme est comme ça. Il veut transformer le monde en finca. Autrement dit, ce sont les hommes d’affaires transnationaux : « Je vais à ma finca La Mexicana », selon ses envies ; « Je vais à ma finca La Guatemalteca, La Hondureña », ainsi de suite.

Et le capitalisme va commencer à organiser selon son intérêt, comme nos arrière-grands-parents nous racontent que dans une finca il y a de tout, du café, du bétail, du maïs, des haricots, et dans une autre, non, c’est juste de la canne pour en tirer la mélasse, et dans une troisième encore autre chose. C’est comme ça qu’ils nous ont organisés, chacun des finqueros.

Il n’y a pas de bon patron, ils sont tous mauvais.

Bien que nos arrière-grands-parents nous racontent qu’il y en a de bons — disent-ils —, quand on se met à l’analyser, à y penser, à l’observer, juste parce qu’on est moins maltraités, alors nos arrière-grands-parents disent qu’ils sont bons, car ils ne sont pas battus, mais être exploités, exploitées, on n’y coupe pas. Dans d’autres fincas, en plus de se crever au travail, si on n’en fait pas plus, on reçoit des coups de trique.

Alors nous pensons que tout ce qui leur est arrivé est ce qui va nous arriver, mais maintenant non seulement à la campagne, mais aussi en ville. Parce que ce n’est pas le même capitalisme qu’il y a cent ans, deux cents ans, son mode d’exploitation est maintenant différent et ce n’est pas seulement dans les campagnes qu’il exploite aujourd’hui mais aussi dans la ville. Et son exploitation change de mode, disons-nous, mais c’est toujours de l’exploitation. Comme si c’était la même cage fermée, mais de temps en temps elle est repeinte, comme si elle était neuve, mais c’est la même.

Quoi qu’il en soit, il y a des gens qui ne veulent pas la liberté, ils sont déjà habitués à obéir et veulent juste un changement de patron, de contremaître, qu’il ne soit pas si vache, qu’il exploite autant les gens mais les traite bien.

Alors ne perdons pas ça de vue parce que c’est ce qui arrive, ce qu’ils commencent déjà à faire.

C’est ce qui attire notre attention : est-ce qu’il y a d’autres gens, hommes et femmes, qui eux aussi voient, pensent, estiment que c’est ce qu’ils vont nous faire ?

Et que vont faire ces frères et ces sœurs ? Est-ce qu’ils se contentent d’un changement de contremaître ou de patron, ou est-ce que ce qu’ils veulent c’est la liberté ?

C’est ce que j’ai à vous expliquer parce que c’est ce qui vient avec ce que nous pensons et voyons avec les compañeros, compañeras, en tant qu’Armée zapatiste de libération nationale.

Sous-commandant insurgé Galeano

Donc ce que nous voyons au niveau mondial est une économie prédatrice. Le système capitaliste avance de manière à conquérir des territoires, en détruisant au maximum. En même temps, la consommation est portée aux nues. Il semble que le capitalisme ne se préoccupe plus de savoir qui va produire les choses, ça c’est les machines qui s’en chargent, mais il n’y a pas de machines qui consomment des marchandises.

En réalité, cette exaltation de la consommation cache une exploitation brutale et un pillage sanguinaire de l’humanité qui n’apparaissent pas dans l’immédiateté de la production moderne des marchandises.

La machine automatisée au maximum qui fabrique sans intervention humaine des ordinateurs ou des téléphones portables fonctionne non pas sur le progrès scientifique et technologique mais sur le pillage des ressources naturelles (la destruction/dépopulation nécessaire et la reconstruction/restructuration de territoires) et sur l’esclavage inhumain de milliers de petites, petites et moyennes cellules d’exploitation de la main-d’œuvre humaine.

Le marché (ce gigantesque magasin de marchandises) contribue à ce mirage de la consommation : les marchandises semblent au consommateur « étrangères » au travail humain (c’est-à-dire à son exploitation) ; et l’une des conséquences « pratiques » est de donner au consommateur (toujours individualisé) l’option de se « rebeller » en choisissant tel ou tel marché, telle consommation ou telle autre, de refuser une consommation spécifique. Vous ne voulez pas consommer de la malbouffe ? Pas de problème, les produits alimentaires bio sont aussi en vente, un peu plus chers. Vous ne buvez pas les sodas de cola bien connus parce qu’ils sont mauvais pour la santé ? Pas de problème, l’eau en bouteille est commercialisée par la même compagnie. Vous ne voulez pas consommer dans les grandes chaînes de supermarchés ? Pas de problème, la même entreprise fournit la boutique du coin de la rue. Et ainsi de suite.

Il organise donc la société mondiale entre autres en donnant, en apparence, la priorité à la consommation. Le système fonctionne avec cette contradiction (parmi d’autres) : il veut se débarrasser de la main-d’œuvre parce que son « usage » présente plusieurs inconvénients (par exemple, il a tendance à s’organiser, à protester, à arrêter le travail, à faire des grèves, à saboter la production, à s’allier les un·e·s les autres) ; mais en même temps il a besoin de la consommation des marchandises par cette marchandise « spéciale ».

Même si le système vise à « automatiser », l’exploitation de la main-d’œuvre est pour lui fondamentale. Peu importe combien de biens de consommation il envoie à la périphérie du processus productif, ou combien il étire la chaîne de production de façon à faire croire (à « faire semblant ») que le facteur humain est absent : sans la marchandise essentielle (la force de travail), le capitalisme est impossible. Un monde capitaliste sans exploitation, où seule la consommation prévaut, c’est de la science-fiction, des élucubrations sur les réseaux sociaux et des rêves paresseux d’admirateurs des kamikazes de la gauche aristocratique.

Ce n’est pas l’existence du travail qui définit le capitalisme, mais la caractérisation de la capacité de travail comme une marchandise à vendre et à acheter sur le marché du travail. Ce qui veut dire qu’il y en a qui vendent et il y en a qui achètent ; et, surtout, qu’il y a ceux qui n’ont d’autre choix que de se vendre eux-mêmes.

La possibilité d’acheter la force de travail repose sur la propriété privée des moyens de production, de circulation et de consommation. La propriété privée de ces moyens est au cœur même du système. Par-dessus cette division en classes (la possédante et la dépossédée), pour la cacher, on a construit toutes les simulations juridiques et médiatiques et aussi les preuves dominantes : la citoyenneté et l’égalité juridique ; le système pénal et policier, la démocratie électorale et les divertissements (choses de plus en plus difficile à différencier) ; les néo-religions et la neutralité supposée des technologies, des sciences sociales et des arts ; le libre accès au marché et à la consommation ; et les absurdités (plus ou moins élaborées) comme « le changement est en soi-même », « chacun est l’architecte de son propre destin », « à mauvaise fortune bonne figure », « ne donne pas un poisson à celui qui a faim, apprends-lui à pêcher » (« et vends-lui la canne à pêche »), et les tentatives maintenant à la mode d’« humaniser » le capitalisme, de le rendre bon, rationnel, désintéressé, light.

Mais la machine veut des profits et elle est insatiable. Il n’y a pas de limite à sa gloutonnerie. Et la recherche du profit n’a ni éthique ni rationalité. Si elle doit tuer, elle tue. Si elle a besoin de détruire, elle détruit. Même si c’est le monde entier.

Le système avance dans sa reconquête du monde. Peu importe ce qui est détruit, ce qui reste ou ce qu’il y a en trop : c’est jetable tant qu’on obtient le profit maximal le plus vite possible. La machine revient aux méthodes qui lui ont donné naissance — c’est pourquoi nous vous recommandons de lire L’Accumulation originelle du capital — c’est-à-dire la conquête de nouveaux territoires par la violence et la guerre.

Avec le néolibéralisme, le capitalisme a en quelque sorte laissé en suspens une partie de la conquête du monde et il a maintenant à la compléter. Dans son développement, le système « découvre » que de nouvelles marchandises sont apparues et que ces nouvelles marchandises se trouvent sur le territoire des peuples originaires : l’eau, la terre, l’air, la biodiversité ; tout ce qui n’est pas encore abîmé se trouve sur le territoire des peuples originaires et c’est ce qu’il veut. Quand le système cherche (et conquiert) de nouveaux marchés, ce ne sont pas seulement des marchés de consommation, d’achat et de vente de marchandises, il cherche aussi et surtout et tente de conquérir des territoires et des populations afin d’en tirer le plus possible, peu importe qu’ensuite il laisse derrière lui un désert, héritage et trace de son passage.

Lorsqu’une compagnie minière envahit un territoire des peuples originaires, sous le prétexte de « créer des emplois » pour la « population autochtone »  [NdJBLLes peuples autochtones Shuars VS Sté Minière chinoise (EXSA) en Équateur] (j’te jure que c’est comme ça qu’ils nous appellent), elle ne fait pas que proposer aux gens de quoi acheter un nouveau téléphone cellulaire dernier cri, elle rejette aussi une partie de cette population et anéantit (dans toute l’extension du mot) le territoire où elle opère. Le « développement » et le « progrès » offerts par le système cachent en fait qu’il s’agit de son propre développement et de son propre progrès ; et surtout ils cachent le fait que ce développement et ce progrès sont obtenus au prix de la mort et de la destruction des populations et des territoires.

C’est sur quoi se fonde la prétendue « civilisation » : ce dont les peuples originaires ont besoin, c’est de « sortir de la pauvreté », c’est-à-dire qu’ils doivent être payés. Alors on propose des « emplois », c’est-à-dire des entreprises qui « embauchent » (exploitent) les « aborigènes » (j’te jure, c’est ce qu’ils disent).

« Civiliser » une communauté originelle, c’est convertir sa population en main-d’œuvre salariée, c’est-à-dire ayant la capacité de consommer. C’est pourquoi tous les programmes de l’État se proposent « l’intégration de la population marginalisée à la société ». Et, par conséquent, les peuples autochtones ne veulent pas le respect de leur temps et de leur mode de vie, mais une « aide » pour « placer leurs produits sur le marché » et « trouver un emploi ». En résumé : l’optimisation de la pauvreté.

Et par « peuples originaires », nous entendons non seulement ceux que l’on appelle à tort les « indigènes », mais tous les peuples qui, à l’origine, s’occupaient des territoires subissant aujourd’hui les guerres de conquête, comme le peuple kurde*, et qui sont soumis par la force aux prétendus États nationaux.

Ce qui est appelé « forme de nation » de l’État est né avec la montée du capitalisme comme système dominant. Le capital avait besoin de protection et d’aide pour sa croissance. L’État ajoute alors à sa fonction essentielle (la répression) celle de garant de ce développement. Bien sûr, on disait alors que c’était pour imposer des normes à la barbarie, « rationaliser » les relations sociales et « gouverner » pour tous, « servir d’intermédiaire » entre dominateurs et dominés.

La « liberté » était la liberté d’acheter et de vendre (se vendre) sur le marché ; l’« égalité » servait la cohésion de la domination en homogénéisant ; et la « fraternité », eh bien, nous sommes tous frères et sœurs, le patron et l’ouvrier, le finquero et le péon, la victime et le bourreau.

Puis on a dit que l’État national devait « réguler » le système, le mettre à l’abri de ses propres excès et le rendre « plus équitable ». Les crises étaient le produit de défauts de la machine, et l’État (et le gouvernement en particulier) était le mécanicien efficace toujours prêt à corriger ces imperfections. Bien sûr, au long terme, il s’est avéré que l’État (et le gouvernement en particulier) faisait partie du problème, pas de la solution.

Mais les éléments fondamentaux de cet État-nation (police, armée, langue, monnaie, système juridique, territoire, gouvernement, population, frontière, marché intérieur, identité culturelle, etc.) sont aujourd’hui en crise : les polices ne préviennent pas le crime, elle le commettent ; les armées ne défendent pas la population, elles la répriment ; les « langues nationales » sont envahies et modifiées (c’est-à-dire conquises) par la langue dominante des échanges ; les monnaies nationales sont indexées sur les monnaies qui monopolisent le marché mondial ; les systèmes juridiques nationaux sont subordonnés aux lois internationales ; les territoires s’étendent et se contractent (et se fragmentent) en fonction de la nouvelle guerre mondiale ; les gouvernements nationaux subordonnent leurs décisions fondamentales aux diktats du capital financier ; les frontières varient dans leur porosité (ouvertes au trafic des capitaux et des marchandises et fermées aux personnes) ; les populations nationales « se mélangent » avec celles venant d’autres États, etc.

En même temps qu’il « découvre » de nouveaux « continents » (c’est-à-dire de nouveaux marchés pour l’extraction de marchandises et pour la consommation), le capitalisme est confronté à une crise complexe (dans sa composition, son étendue et sa profondeur), qu’il a lui-même produite par son ardeur prédatrice.

C’est une combinaison de crises :

L’une est la crise environnementale qui s’abat sur le monde entier et qui est aussi produite par le développement du capitalisme : l’industrialisation, la consommation et le pillage de la nature ont un impact environnemental qui altère déjà ce qu’on appelle « la planète Terre ». Le météore « capitalisme » est déjà tombé, et il a radicalement modifié la surface et les entrailles de la troisième planète du système solaire.

L’autre est la migration. Des territoires entiers sont paupérisés et détruits et les gens sont forcés à émigrer, cherchant où vivre. La guerre de conquête, qui est l’essence même du système, n’occupe plus des territoires et leur population, mais classe cette population sous la rubrique « restes », « ruines », « décombres », et ces populations meurent ou émigrent vers la « civilisation », qui, il ne faut pas l’oublier, fonctionne sur la destruction des « autres » civilisations. Si ces gens ne produisent pas ou ne consomment pas, ils sont excédentaires. Ce qu’on appelle le « phénomène migratoire » est produit et alimenté par le système.

Et une autre crise — sur laquelle nous nous trouvons d’accord avec divers analystes du monde entier — est l’épuisement des ressources qui font marcher « la machine » : les énergétiques. Ce qu’on appelle les derniers « pics » des réserves de pétrole et de charbon, par exemple, sont déjà tout proches. Ces énergies s’épuisent et sont très limitées, leur remplacement prendrait des millions d’années. L’épuisement prévisible et imminent rend stratégiques les territoires disposant de réserves énergétiques — quoique limitées. Le développement des sources d’énergie « alternatives » est trop lent pour la simple raison qu’il n’est pas rentable, c’est-à-dire que l’investissement n’est pas remboursé rapidement.

Ces trois éléments de cette crise complexe mettent en question l’existence même de la planète.

La crise terminale du capitalisme ? Pas le moins du monde. Le système a montré qu’il est capable de surmonter ses contradictions et même de fonctionner avec et dans celles-ci.

Note de R71 : Nous sommes tout à fait d’accord avec cette dernière remarque de Marcos/Galeano. C’est ce que nous avons exprimé avec notre métaphore du changement de coquille de l’empire Bernard l’Ermite… [NdJBL : ICI, et encore ICI]

Ainsi, face à ces crises provoquées par le capitalisme lui-même, qui provoque la migration, provoque des catastrophes naturelles, qui s’approche de la limite de ses ressources énergétiques fondamentales (en l’occurrence le pétrole et le charbon), il semble que le système tente un repli vers l’intérieur, comme une anti-mondialisation, pour pouvoir se défendre contre lui-même et il utilise la droite politique comme garante de ce repli.

Cette apparente contraction du système est comme un ressort qui se rétracte pour se dilater ensuite. En réalité, le système se prépare à une guerre. Une autre guerre. Une guerre totale : partout, tout le temps et par tous les moyens.

On construit des murs juridiques, des murs culturels et des murs matériels pour essayer de se défendre contre les migrations qu’ils ont eux-mêmes provoquées ; on tente de refaire la carte du monde, de ses ressources et de ses catastrophes, pour que la gestion des premières assure le maintien du fonctionnement du capital et que les secondes n’affectent pas trop les centres où le Pouvoir se regroupe.

Selon nous, ces murs continueront à proliférer jusqu’à ce que soit construit une sorte d’archipel « d’en haut » où, sur des « îles » protégées, se trouvent les maîtres, disons, ceux qui ont la richesse ; et tous les autres, nous nous retrouvons hors de ces archipels. Un archipel avec des îles pour les patrons, et avec des îles différenciées — comme les fincas — ayant des tâches spécifiques. Et, bien loin, les îles perdues, celles des jetables. Et en pleine mer, des millions de barques errant d’une île à l’autre, à la recherche d’un lieu d’accostage.

Science-fiction de fabrication zapatiste ? Googlez « Bateau Aquarius » et jugez à quel point ce que nous décrivons diffère de la réalité. L’Aquarius s’est vu refuser la possibilité d’accoster un port par plusieurs nations européennes. Pour quelle raison ? La cargaison mortelle qu’il transporte : des centaines de migrants de pays « libérés » par l’Occident au cours de guerres d’occupation et de pays gouvernés par des tyrans avec l’aval de l’Occident.

« L’Occident », symbole de la civilisation autoproclamée, avance, détruit, puis se retire et ferme, pendant que le grand capital continue son négoce : il a fabriqué et vendu les armes de destruction, il fabrique et vend aussi les machines pour la reconstruction. [NdJBLLa Nature humaine, une illusion occidentale – Marshall Sahlins, 2008 dans une version PDF intégrale]

Et ceux qui prônent ce retrait, c’est la droite politique en plusieurs endroits. C’est-à-dire, les contremaîtres « efficaces », ceux qui contrôlent la peonada et assurent le profit du finquero… bien que plus d’un, une, un·, vole une partie des génisses et taurillons. Et, en plus, ils « fouettent » trop leur population acasillada respective.

Tous ceux qui sont en trop : ou ils consomment, ou il faut les anéantir ; il faut les pousser de côté ; ce sont — comme nous disons — les jetables. Ils et elles ne comptent même parmi les « victimes collatérales » de cette guerre.

Ce n’est pas que quelque chose est en train de changer, c’est que ça a déjà changé.

Et maintenant utilisons la comparaison avec les peuples originaires parce que, pendant longtemps, dans la phase précédente du développement du capitalisme, les peuples originaires ont été comme oubliés. Auparavant, nous prenions l’exemple des enfants indigènes, qui étaient les non-nés parce qu’ils naissaient et mouraient sans que personne ne les compte, et ces enfants non nés habitaient dans ces régions, par exemple dans ces montagnes qui n’intéressaient personne auparavant. Les bonnes terres (les planadas, on les appelle, les plaines) ont été occupées par les fincas, par les grands propriétaires terriens, et ils ont poussé les indigènes dans les montagnes, et maintenant il s’avère que ces montagnes ont des richesses, des marchandises que le capital veut aussi, et donc il n’y a nulle part où aller pour les peuples originaires.

Note de R71 : À ce sujet lire notre traduction mise en PDF par mézigue du livre de James C Scott “L’Art de ne pas être gouverné”.

Ou ils se battent et défendent, même jusqu’à la mort, ces territoires, ou y n’a pas le choix, bien sûr. Car il n’y aura pas de bateau pour les recueillir quand ils navigueront par tous les temps sur les eaux et les terres du monde.

Une nouvelle guerre de conquête des territoires des peuples originaires est en cours, et le drapeau brandi par l’armée d’invasion porte aussi parfois les couleurs de la gauche institutionnelle.

Ce changement de la machine qui concerne la campagne ou les « zones rurales » et qui ressort d’une analyse même superficielle, se produit également dans les villes ou dans les « zones urbaines ». Les grandes villes ont été réaménagées ou sont en cours de réaménagement, après ou pendant une guerre sans merci contre leurs habitants marginaux. Chaque ville contient beaucoup de villes, mais une seule ville centrale : celle du capital. Les murs qui entourent cette ville sont constitués de lois, de plans d’urbanisation, de policiers et de groupes d’intervention. [NdJBL : L’objectif étant les SMART-CITIES, selon l’Agenda21, en France = Les Villes Connectées]

Le monde entier se fragmente ; les murs prolifèrent ; la machine avance dans sa nouvelle guerre d’occupation ; des centaines de milliers de personnes découvrent que le nouveau foyer que la modernité leur a promis est une barque en haute mer, le bas-côté d’une autoroute ou un centre de détention pour « sans-papiers » surpeuplé ; des millions de femmes apprennent que le monde est un immense club de chasse où elles sont la proie à capturer, l’enfance est alphabétisée en tant que marchandise sexuelle et main-d’œuvre ; et la nature présente la note en chiffre rouge de la dette prolongée qu’a accumulée le capitalisme au cours de sa brève histoire comme système dominant.

Bien sûr, il manque ce que disent les femmes qui se battent, ceux et celles d’en bas (pour qui, au lieu du glamour des placards entrouverts d’en haut, il y a mépris, persécution et mort), celles qui passent la nuit dans les banlieues populaires et le jour à travailler dans la capitale, les migrant·e·s qui se souviennent que ce mur n’a pas été là de tout temps, les proches des disparu·e·s, assassiné·e·s et emprisonné·e·s qui n’oublient ni ne pardonnent, les communautés rurales qui découvrent qu’elles ont été trompées, les identités qui découvrent leurs différences et passent de la honte à l’orgueil, et tous, toutes les jetables qui comprennent que leur destin n’a pas à être l’esclavage, l’oubli ou la mort.

Parce qu’une autre crise, qui passe inaperçue, est l’émergence et la prolifération de rébellions, de noyaux humains organisés qui défient non seulement le Pouvoir, mais aussi sa logique perverse et inhumaine. Diverse dans son identité, c’est-à-dire dans son histoire, cette irruption apparaît comme une anomalie du système. Cette crise-là ne compte pas pour les lois de la probabilité. Ses possibilités de persister et de s’approfondir sont minimes, presque nulles. C’est pour ça qu’ils ne comptent pas dans les comptes d’en haut.

Pour la machine, il n’y a pas de quoi s’inquiéter des rébellions. Ils sont peu nombreux, peu nombreuses, au mieux ils arrivent à 300.

Il est certain que cette vision du monde, la nôtre, est incomplète et qu’il y a une très forte probabilité pour qu’elle soit erronée. Mais c’est ainsi que nous voyons le système dans le monde entier. Et de cette évaluation, découle ce que nous voyons et évaluons aux niveaux continental, national, régional et local.

(À suivre)

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Lectures complémentaires, en version PDF que j’ai toutes réalisées ;

 

EZLN – La Sixta : Parce qu’il faut se préparer à porter plus efficacement et plus extensivement le boulot de nous gouverner nous-mêmes, parce qu’au pire, le Système capitaliste va revenir nous chercher.

Le mal et ceux qui le porte ont un nom, une histoire, une origine, un calendrier, une géographie ; C’est le Système capitaliste.

Depuis des centaines d’années,

nous vivons sous les 4 roues de ce Système ;

L’Exploitation, la Répression, la Dépossession et le Mépris…

Nous pouvons FAIRE TOMBER L’EMPIRE sans armes, ni haine, ni violence ;

C’est notre affaire à TOUS !

ICI & MAINTENANT & D’OÙ NOUS SOMMES…

JBL1960

Source de l’illustration de ce billet et Auteur ► https://cooperativa.cat/en/author/joan/

Textes choisis anarchistes de Ricardo Flores Magon (1874 – 1922) en version PDF gratuite

Textes choisis Anarchistes de Ricardo Flores Magon*

Journaliste, anarchiste et révolutionnaire mexicain (1874-1922) dans une nouvelle version PDF de ma création N° 77 de 40 pages. (Textes choisis, traduits et publiés en 6 parties par  R71) et présenté comme suit ;

Présentation de l’auteur                             Page  4

Première Partie                                            Page  5

Deuxième Partie                                          Page 13

Troisième Partie                                          Page 15

Quatrième Partie                                         Page 20

Cinquième Partie                                         Page 27

Sixième et Dernière Partie                         Page 34

Lectures complémentaires                         Page 40

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*Ricardo Flores Magon (1874-1922) était un journaliste et activiste anarchiste mexicain, né à Oaxaca, influencé par les pensées de Bakounine, Reclus et surtout Kropotkine dont l’ouvrage “La conquête du pain” fut une grande source d’éveil politique pour lui. À partir des années 1910, il fut impliqué avec la révolution sociale mexicaine d’Emiliano Zapata et Pancho Villa. En exil aux États-Unis, il fut un farouche opposant à la première guerre mondiale. Il fut arrêté pour sédition et condamné à 20 ans de réclusion sous la loi scélérate contre “l’espionnage” de 1917. Il mourut des mauvaises conditions de sa détention sur sa santé fragile dans un pénitencier du Kansas en 1922 à l’âge de 48 ans.

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S’il convient, comme le précise R71 dès la page 7, de replacer ces textes dans leur contexte politico-social de l’époque. La révolution sociale ayant échoué là-bas comme ailleurs parce que la conjoncture politico-économique n’était pas propice. Elle l’est aujourd’hui mais les peuples n’ont plus de conscience politique affermie. De plus la révolution violente a historiquement montré ses limites. Il conviendra mieux de remplacer les institutions par les associations libres confédérées et créer la base de la société des sociétés, sans haine, ni armes, ni violence.

La lecture de ces textes de Ricardo Flores Magon, sont tous d’une parfaite actualité, car RIEN, n’a changé. NADA !

Surtout pas en France avec la réactivation du Plan confié par les zélites et pour les 5 ans à venir à Emmanuel Macron au N.O.M. du Fric, du Flouze et de la Sainte-Ozeille et si Macron devait mettre en péril la réalisation de ce Plan, la malfaisance régnante que nous savons être le Vatican, la City de Londres et Washington D.C. le larguera en rase campagne comme elle l’a toujours fait, quand elle n’a pas supprimé physiquement les gêneurs.

J’ai lu récemment sur un site français que tout « ce que les gens voulaient, c’était un leader«  non un conférencier comme FA par exemple, et avec le texte de Ricardo Flores Magon  de 1912 , en page 23, intitulé : Les Chefs dont voici un extrait ;

Il ne faut pas former une masse, inutile de reproduire les préjugés, les préoccupations, les erreurs et les coutumes qui caractérisent les foules aveugles. La masse est fermement convaincue qu’il lui faut un chef ou un guide pour la mener à son destin. Vers la liberté ou vers la tyrannie, peu importe : elle veut être guidée, avec la carotte ou avec le bâton.

Cette habitude si tenace est source de nombreux maux nuisibles à l’émancipation de l’être humain : elle place sa vie, son honneur, son bien-être, son avenir, sa liberté entre les mains de celui qu’elle fait chef. C’est lui qui doit penser pour tous, c’est lui qui est chargé du bien-être et de la liberté du peuple en général comme de chaque individu en particulier.

C’est ainsi que des milliers de cerveaux ne pensent pas puisque c’est le chef qui est chargé de le faire. Les masses deviennent donc passives, ne prennent aucune initiative et se traînent dans une existence de troupeau. Ce troupeau, les politiques et tous ceux qui aspirent à des postes publics le flattent au moment des élections pour ensuite mieux le tromper une fois qu’elles sont passées. Les ambitieux le trompent à coups de promesses au cours des périodes révolutionnaires pour récompenser ensuite ses sacrifices à coups de pieds une fois la victoire obtenue.

Il ne faut pas former une masse. Il faut former un ensemble d’individus pensants, unis pour atteindre des fins communes à tous mais où chacun, homme ou femme, pense avec sa propre tête et s’efforce de donner son opinion sur ce qu’il convient de faire pour réaliser nos aspirations communes, qui ne sont autres que la liberté et le bien-être de tous fondés sur la liberté et le bien-être de chacun. Pour parvenir à cela, il est nécessaire de détruire ce qui s’y oppose : l’inégalité. Il faut faire en sorte que la terre, les outils, les machines, les provisions, les maisons et tout ce qui existe, qu’il s’agisse du produit de la nature ou de l’intelligence humaine, passent du peu de mains qui les détiennent actuellement aux mains de tous, femmes ou hommes, pour produire en commun, chacun selon ses forces et ses aptitudes, et consommer selon ses besoins.

Pour y parvenir, nul besoin de chefs. Bien au contraire, ils constituent un obstacle puisque le chef veut dominer, il veut qu’on lui obéisse, il veut être au-dessus de tout le monde. Jamais aucun chef ne pourra voir d’un bon œil la volonté des pauvres d’instaurer un système social basé sur l’égalité économique, politique et sociale. Un tel système ne garantit pas aux chefs la vie oisive et facile, pleine d’honneur et de gloire, qu’ils souhaitent mener aux dépends des sacrifices des humbles. […]

On comprend bien, au contraire, que nous n’avons nullement besoin d’un leader…

La soumission c’est la mort !

Comment ne pas faire le parallèle avec ce qui se passe en France et depuis l’avènement de Sarkozy, première taupe américaine placée à l’Élysée ; Poursuivi par Valls, sous le Maréchal Hollandouille, avec notamment la programmation de la suppression du CDI et les nouvelles Lois Travail. Et pour finir sous Macron de Rothschild avec l’implosion transversale de tous les corps constitués, tous les maigres acquis sociaux et protections sociales dans tous les domaines, et comme c’était annoncé avec la destruction de la Sécurité sociale, comme nous l’avons connue ! ICI et et encore ICI ;

La RÉSISTANCE POLITIQUE & la RÉBELLION = C’est la vie !

Nous pouvons, TOUS, nous appuyer sur ces textes POUR appeler à la formation d’un RÉSEAU DE RÉSISTANCE & DE RÉBELLION INTERNATIONAL, dans cet ICI & MAINTENANT ; CONTRE la société marchande ◄► Le système capitaliste !

Puisque la révolution violente a historiquement montré ses limites. Il conviendra mieux de remplacer les institutions par les associations libres confédérées et créer la base de la société des sociétés, sans haine, ni armes, ni violence.

HORS ÉTAT & SES INSTITUTIONS ► ANTHROPOLOGIE POLITIQUE : Origine & Critique de l’État ; Avec… Pierre Clastres, Marshall Sahlins, David Graeber, James C. Scott, Résistance71, vous, moi, NOUS TOUS, même petitement…

JBL1960

APPEL À RÉSISTER & À CRÉER !

Demain se plante aujourd’hui !

Dans cette nouvelle page de mon blog ;

ANTHROPOLOGIE POLITIQUE : Origine & Critique de l’État ; Avec…

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Notre appel n’est pas seulement adressé aux peuples originaires, mais à toutes celles, à tous ceux et à toutes celleux qui se rebellent et résistent dans tous les recoins du monde. À ceux qui défient les schémas tout faits, les règles, les lois, les préceptes, les chiffres et les pourcentages ► PROPOSITIONS de l’EZLN POUR un Réseau de Résistance et de Rébellion International CONTRE la société marchande…

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Et pour nous permettre d’écrire la suite de l’Histoire à l’encre du réel ;

Hors État et ses Institutions et créer la Société des sociétés

JBL1960

 

NON C'EST NON !