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Sonnez Trumpette !

Ou Killary

Le journaliste John Pilger revient sur la campagne pour les élections présidentielles aux États-Unis et s’étonne de l’absence de débat sur les guerres qui se profilent. Obama, président cool détenteur d’un prix Nobel de la paix, a construit plus d’ogives nucléaires que n’importe qui d’autre. Washington multiplie les provocations à l’égard de la Chine et de la Russie. Mais personne ne semble s’émouvoir du risque que nous font courir les candidats démocrates par leur complaisance envers la machine de guerre. Quant au populiste d’extrême droite Donald Trump, les médias en sont à débattre de sa vie conjugale. Quelqu’un pour hausser le niveau de cette campagne électorale ? (IGA)

Bâillonner l’Amérique alors qu’elle se prépare à la guerre

John Pilger | 30 mai 2016
De retour aux États-Unis dans une année électorale, je suis frappé par le silence. J’ai couvert quatre campagnes présidentielles, en commençant par celle de 1968. J’étais avec Robert Kennedy quand il a été abattu et j’ai pu voir son assassin, se préparant à le tuer. Ce fut un baptême à la sauce américaine. Tout comme la violence enragée de la police de Chicago lors de la convention démocrate truquée. Le coup d’envoi de la grande contre-révolution était donné.
Martin Luther King était le premier à être assassiné cette année-là. Il avait osé établir un lien entre les souffrances des Afro-Américains et le peuple vietnamien. Lorsque Janis Joplin a chanté « Liberté est juste un autre mot pour rien à perdre », elle a peut-être parlé inconsciemment pour les millions de victimes de l’Amérique aux confins du monde.
« Nous avons perdu 58.000 jeunes soldats au Vietnam, et ils sont morts en défendant votre liberté. Maintenant, n’oubliez pas ça. » Ainsi parle un guide du Service du National Parks, tel que je l’ai filmé la semaine dernière au Memorial Lincoln à Washington. Il s’adressait à un groupe scolaire de jeunes adolescents en tee-shirts orange vif. Et c’était comme s’il récitait son texte par cœur, renversant la vérité sur le Vietnam dans un mensonge incontesté.
Les millions de Vietnamiens qui sont morts, qui ont été mutilés, empoisonnés et dépouillés par l’invasion américaine, ces millions de Vietnamiens n’ont pas de place historique dans les jeunes esprits. Et je ne parle même pas des quelque 60.000 anciens combattants qui ont été sacrifiés. On a souvent demandé à un de mes amis, un marine qui est devenu paraplégique au Vietnam : « De quel côté vous êtes-vous battu ? »
Il y a quelques années, je participais à une exposition populaire appelée « Le prix de la liberté » à la vénérable Smithsonian Institution à Washington. Des hordes de gens ordinaires, pour la plupart des enfants traînant à travers la grotte un père Noël du révisionnisme, se sont vues dispenser une variété de mensonges : le bombardement atomique d’Hiroshima et de Nagasaki a sauvé « un million de vies » ; l’Irak a été « libéré par des frappes aériennes d’une précision sans précédent ». Le thème était infailliblement héroïque : seuls les Américains paient le prix de la liberté.
La campagne électorale de 2016 est remarquable à plus d’un titre. Il y a la montée de Donald Trump et de Bernie Sanders. Mais il y a aussi la résilience d’un silence persistant sur ce droit divin meurtrier que les États-Unis se sont auto-accordé. Un tiers des membres des Nations Unies ont senti la botte de Washington que ce soit à travers le renversement de gouvernements, la subversion de la démocratie ou l’imposition de blocus et de boycotts. La plupart des présidents responsables étaient des libéraux : Truman, Kennedy, Johnson, Carter, Clinton, Obama.
Le record de perfidie est à couper le souffle et a tellement évolué dans l’esprit des gens que le regretté Harol Pinter a écrit qu’« il n’a jamais eu lieu… Rien ne s’est jamais passé. Même pendant que cela se déroulait, il ne se passait rien. Ça n’a pas d’importance. Ça n’a aucun intérêt. Ça n’a pas d’importance… » Pinter exprimait une forme d’admiration feinte pour ce qu’il appelait une « manipulation clinique du pouvoir dans le monde entier tout en se faisant passer pour une force oeuvrant au bien universel. C’est un cas brillant, même amusant, d’hypnose réussie. »
Prenez Obama. Alors qu’il se prépare à quitter ses fonctions, l’adulation a commencé une fois de plus. Il est « cool ». L’un des présidents les plus violents, Obama a pourtant donné les pleins pouvoirs à l’appareil faiseur de guerres du Pentagone qui avait été discrédité du temps de son prédécesseur. Il a poursuivi plus que n’importe quel président les lanceurs d’alerte — en réalité des diseurs de vérité. Il prononça Chelsea Manning coupable avant même qu’elle ne soit jugée. Aujourd’hui, Obama dirige une campagne mondiale sans précédent de terrorisme et d’assassinat par drones.
En 2009, Obama a promis d’aider « à débarrasser le monde des armes nucléaires » et il a reçu le prix Nobel de la paix. Mais aucun président américain n’a construit autant d’ogives nucléaires qu’Obama. Il a modernisé l’arsenal du « jugement dernier », de l’Amérique, y compris une nouvelle « mini » arme nucléaire, dont la taille et la technologie « intelligente » ont fait dire à l’un des principaux généraux que son utilisation « n’était plus impensable ».
James Bradley, l’auteur du best-seller « Flags of Our Fathers » et fils de l’un des Marines américains qui ont soulevé le drapeau sur Iwo Jima a dit : « [Un] grand mythe que nous voyons se jouer est celui d’Obama comme une sorte de gars paisible qui essaie de se débarrasser des armes nucléaires. Il est le plus grand guerrier nucléaire qui soit. Il nous engage dans une course ruineuse en dépensant un billion de dollars pour plus d’armes nucléaires. D’une certaine manière, les gens vivent dans ce fantasme : parce qu’Obama donne quelques vagues conférences de presse et des allocutions et parce qu’il se prête à des opérations photo où il a l’air sympa, il donne l’impression d’être attaché à la politique actuelle. Ce n’est pas le cas. »
Sur la montre Obama, une seconde guerre froide est en cours. Le président russe est un méchant pantomime ; les Chinois n’en sont pas encore réduits à leur sinistre caricature à nattes — comme à l’époque où tous les Chinois étaient bannis des États-Unis —, mais les guerriers médiatiques y travaillent.
Ni Hillary Clinton, ni Bernie Sanders n’ont mentionné quoi que ce soit à ce sujet. Il n’y a aucun risque ni aucun danger pour les États-Unis et pour nous tous. Pour eux, le plus grand déploiement militaire sur les frontières russes depuis la Seconde Guerre mondiale n’a pas eu lieu. Le 11 mai, la Roumanie a été mise en ligne avec une base de « défense antimissile » de l’Otan qui mettent les missiles américains de première frappe en joue vers le cœur de la Russie, la deuxième puissance nucléaire mondiale.
En Asie, le Pentagone envoie des navires, des avions et des forces spéciales aux Philippines pour menacer la Chine. Les États-Unis encerclent déjà la Chine avec des centaines de bases militaires qui s’étirent dans un arc partant de l’Australie jusqu’à l’Asie en passant par l’Afghanistan. Obama appelle cela un « pivot ».
En conséquence directe de cela, la Chine aurait selon certaines sources changé sa politique d’armement nucléaire, passant du statut de non-utilisation en premier à celui de haute alerte. Elle a également mis en mer des sous-marins dotés d’armes nucléaires. L’escalator s’emballe.
C’était Hillary Clinton qui, en tant que Secrétaire d’État en 2010, avait élevé les revendications territoriales concurrentes de quelques rochers et récifs de la mer de Chine méridionale à un statut de question internationale ; l’hystérie de CNN et de la BBC avait suivi ; la Chine construisait des pistes d’atterrissage sur les îles disputées. Dans son exercice de guerre titanesque de 2015, l’opération Talisman Sabre, les États-Unis se sont entraînés à « bloquer » le détroit de Malacca à travers lequel passe la majeure partie du pétrole et du commerce de la Chine. Ce n’est pas passé aux infos.
Clinton a déclaré que l’Amérique avait un « intérêt national » dans ces eaux asiatiques. Les Philippines et le Vietnam ont été encouragés et soudoyés pour poursuivre leurs revendications et leurs vieilles inimitiés contre la Chine. En Amérique, les gens sont conditionnés pour voir toute position défensive chinoise comme offensive, si bien que le terrain est préparé pour une rapide escalade. Une stratégie similaire de provocation et de propagande est appliquée à la Russie.
Clinton, la « candidate des femmes », laisse une trace de coups sanglants : au Honduras, en Libye (ajoutons l’assassinat du président libyen) et en Ukraine. Ce dernier pays est maintenant un parc à thème de la CIA grouillant de nazis ainsi que la ligne de front d’une guerre à venir avec la Russie. Ce fut à travers l’Ukraine — littéralement, la « frontière » — que les nazis d’Hitler ont envahi l’Union soviétique, qui a perdu 27 millions de personnes. Cette catastrophe épique demeure dans les esprits russes. La campagne présidentielle de Clinton a reçu de l’argent de tous, mais surtout de l’un des dix plus grands fabricants d’armes du monde. Aucun autre candidat n’a été jusque-là.
Sanders, l’espoir de beaucoup de jeunes Américains, n’est pas très différent de Clinton dans sa vision possessive qu’il a du monde, au-delà des États-Unis. Il a soutenu le bombardement illégal de la Serbie par Bill Clinton. Il soutient le terrorisme par drone d’Obama, la provocation de la Russie et le retour des forces spéciales (escadrons de la mort) en Irak. Il n’a rien à dire sur les menaces lancinantes qui pèsent sur la Chine et le risque de plus en plus accru d’une guerre nucléaire. Il est d’accord sur le fait qu’Edward Snowden devrait passer en jugement et il appelle Hugo Chavez — comme lui, un social-démocrate — « un dictateur communiste mort ». Il promet de soutenir Clinton si elle est nommée.
L’élection de Trump ou de Clinton est l’ancienne illusion d’un choix qui n’a pas le choix : les deux faces d’une même médaille. En désignant les minorités comme bouc émissaire et en promettant de « rendre l’Amérique grande à nouveau », Trump est un populiste national d’extrême droite ; mais le danger d’une Clinton peut être encore plus mortel pour le monde.
« Seul Donald Trump a dit quelque chose de significatif et de critique sur la politique étrangère américaine », écrit Stephen Cohen, professeur émérite d’histoire russe à Princeton et NYU, l’un des rares experts russes aux Etats-Unis qui parlent des risques d’une guerre.
Dans une émission de radio, Cohen fait référence aux questions critiques que seul Trump avait soulevées. Parmi elles : pourquoi les Etats-Unis se projettent-ils « partout sur le globe » ? Quelle est la vraie mission de l’OTAN ? Pourquoi les États-Unis poursuivent-ils toujours un changement de régime en Irak, en Syrie, en Libye, en Ukraine ? Pourquoi Washington traite-t-elle la Russie et Vladimir Poutine en ennemi ?
L’hystérie contre Trump dans les médias libéraux sert l’illusion d’un « débat libre et ouvert » et de « la démocratie à l’oeuvre ». Ses vues sur les immigrés et les musulmans sont grotesques, mais le chef des déportations de personnes vulnérables en Amérique n’est pas Trump, c’est Obama dont la trahison des personnes de couleur est l’héritage : tel est l’entreposage d’une population carcérale principalement noire, aujourd’hui plus nombreuse que le goulag de Staline.
Cette campagne présidentielle ne devrait pas porter sur le populisme, mais sur le libéralisme américain, une idéologie qui se considère comme moderne et donc de qualité supérieure. Elle détiendrait l’unique vérité. Ceux qui sont sur son aile droite ressemblent d’une certaine manière aux impérialistes chrétiens du 19e siècle, investis d’une mission divine de convertir ou de coopter ou de conquérir.
En Grande-Bretagne, c’est le blairisme. Le criminel de guerre chrétien Tony Blair est parti avec ses préparatifs secrets pour l’invasion de l’Irak en grande partie parce que la classe et les médias politiques libéraux ont craqué pour son « cool Britannia ». Dans le Guardian, les applaudissements étaient assourdissants ; on l’a qualifié de « mystique ». Une diversion connue comme la politique identitaire, importée des États-Unis, avait bien évidemment toutes ses bonnes grâces.
La fin de l’Histoire a été annoncée, les classes ont été abolies et la question du genre promue comme féminisme ; beaucoup de femmes sont devenues des députés néo-travaillistes. Lors de leur premier jour au Parlement, elles ont suivi les instructions et ont voté la réduction des avantages des parents isolés, la plupart étant des femmes. La majorité d’entre elles a également voté en faveur d’une invasion qui a produit 700.000 veuves irakiennes.
Leur équivalent aux États-Unis, ce sont les bellicistes politiquement correctes du New York Times, du Washington Post et du réseau télévisé qui dominent le débat politique. Je regardais un débat déchaîné sur CNN au sujet des infidélités de Trump. Il était clair, disaient-ils, qu’un tel homme à la Maison Blanche ne pourrait pas être digne de confiance. Aucun enjeu n’a été soulevé. Rien sur les 80 pour cent d’Américains dont le revenu a chuté au niveau de celui des années 70. Rien sur la dérive à la guerre. La sage consigne semble être de se « boucher le nez » et de voter Clinton : tout le monde, mais pas Trump. De cette façon, vous arrêtez le monstre et préservez un système en manque d’une nouvelle guerre.
Traduit de l’anglais par Investig’Action
Source originale: John PilgerSource: Incestig’Action

John Pilger a prononcé un discours à l’Université de Sydney le 20 mars dernier intitulé ;

Une guerre mondiale a commencé ; Brisons le silence

Entièrement retranscrit dans ce billet, ici.
Et récemment, Résistance71 a relayé son documentaire « Utopia » ;
Il est possible de faire tomber cet Empire en ne votant plus !
Voter revient clairement à ouvrir la trappe qui nous fera tomber dans le vide…
Voter revient aussi surement à appuyer sur le bouton qui nous éparpillera, façon puzzle, au confins de l’Univers…
Nous pouvons dire NON !
Et nous choisir, NOUS !
L’invisible JBL1960
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Aux « possédants » de la Terre :

« La propriété c’est le vol »

Pierre-Joseph PROUDHON – 1848

« La propriété est impossible parce que de rien, elle exige quelque chose ».

« La propriété est impossible parce qu’elle est homicide et parce qu’avec elle, la société se dévore ».

Ce billet est à relier à celui-ci ► DÉPOSSESSION VOLONTAIRE

Je souscris pleinement à l’appel à la grève générale illimitée et expropriatrice qu’a lancé Résistance71 sur son blog :

Url de l’article ; https://resistance71.wordpress.com/2016/05/26/loi-travail-et-fumisterie-etatique-greve-greve-generale-greve-generale-illimitee-greve-generale-illimitee-expropriatrice-bingo/

La loi El Khomri vaut-elle une grève ? Évidemment… L’ensemble de l’activité de ce gouvernement de baltringues, de ceux d’avant, de “gauche” comme de droite, valent la grève. Mais voilà, de quelle grève parle t’on ?

On parle et depuis bien longtemps déjà, dans ce monde politique étatique éculé, de promenade urbaine sur un parcours bien délimité, encadré par une sécurité syndicale en contact permanent avec la flicaille gouvernementale afin de mener le troupeau bêlant du point A au point B, le plus rapidement possible, avec quelques huiles politicardes et syndicales en tête de cortège, banderoles déployées, bière, frites, saucifflard, pinard à volonté avant de démanteler l’affaire et de se “quereller” sur les chiffres de participation allant du simple au double entre les compétiteurs habituels que sont “la préfecture” dans le coin bleu (bien délavé depuis le temps) et les “centrales syndicales” dans le coin rouge (pisseux), chiffres relayés laconiquement par des médias amorphes et complices.

Allons, allons, messieurs et dames prolétaires, où est donc le panache d’antan ?

Une grève ? Oui, mais générale et illimitée sinon rien !

Mieux même… grève générale, illimitée et… expropriatrice !

Comme les compagnons italiens de 1920, espagnols de 36.

Mieux encore ? Un grand changement, chambard réel et une réorganisation politico-sociale à la racine ?

Union avec les agriculteurs au bout du rouleau dont le taux de suicide n’a maintenant plus d’égal que leurs cadences infernales dans ce qui est devenu leur gestion de pathologies animales et végétales, comme le dit si bien l’agronome Claude Bourguignon ! Une révolution sociale ne se fera JAMAIS sans les campagnes, c’est une évidence historique, soulignée depuis plus d’un siècle par les anarchistes.

Protester en cessant le travail ? Oui et non. Oui dans le principe, non dans la pratique, récupération du travail pour les collectifs ouvriers et paysans, faire tourner la machine productrice pour les producteurs / consommateurs et court-circuiter le capital, les proprios et les rentiers de la finance. La société produit pour elle-même, s’organise et court-circuite les parasites.

Une grève le 9 Mars puis tout le monde rentre chez soi et une autre quoi ?… 22 jours plus tard le 31 ? Gouvernement, patronat et foies jaunes de la hiérarchie syndicales bouffant au râtelier capitaliste vont (encore) hurler de rire, mais c’est une habitude depuis bien longtemps ; depuis que les syndicats se sont vendus pour bouffer au râtelier de l’État, ont vendu la conscience politique sociale-révolutionnaire pour les miettes du pouvoir que picorent leurs pontes.

La dignité c’est la grève générale illimitée et expropriatrice.

Tout le reste n’est que moulin à vent et pisser dans un violon.

Cessons d’être ridicule, reprenons la main !

¡Ya Basta!

Notre « Éveil » c’est réaliser et abattre le plus grand fléau de l’humanité : Le Colonialisme et ce par quoi il arrive : l’État !

Le schéma de réflexion établi pour initier un changement de paradigme ;

Prise de conscience individuelle => prise de conscience collective => boycott et organisation parallèle => désobéissance civile => réorganisation politico-sociale => changement de paradigme.

C’est dans la prise de conscience individuelle et au tout début du questionnement qu’il convient de reconnaître que certaines notions, telle que la propriété privée, doivent être abandonnées, stoppées net, arrachées de nos modes de fonctionnement et de pensée.

Sinon, il est inutile de ne rien commencer, de ne rien espérer car promis à l’échec.

Comme nous l’explique les Zapatistes du sud-est mexicain, en lutte depuis 22 ans, par cet extrait de leur message du 01/01/2016 (Source : EZLN via R71) :

Parce qu’il faut se préparer à porter plus efficacement et plus extensivement le boulot de nous gouverner nous-mêmes, parce qu’au pire, le Système capitaliste va revenir nous chercher.

Le mal et ceux qui le porte ont un nom, une histoire, une origine, un calendrier, une géographie ; C’est le Système capitaliste.

Depuis des centaines d’années,

nous vivons sous les 4 roues de ce Système ;

L’Exploitation, la Répression, la Dépossession et le Mépris…

Le mouvement Zapatiste est de plus en plus connu et récemment les Nuit Debout y ont fait une référence appuyée ; http://autographie.org/blog/2016/05/06/fin-de-programme/

Et parce qu’il y a une différence entre propriété et possession, pour le comprendre il convient d’étudier l’essai de Pierre Joseph Proudon « Qu’est-ce que la propriété ? » dont voici le PDF ; http://classiques.uqac.ca/classiques/Proudhon/la_propriete/La_propriete.pdf

Et de prendre connaissance des nombreux écrits sur ce débat ouvert depuis lors, comme ici.

Ici et ailleurs on réfléchit à supprimer le réflexe, ancré dans nos têtes depuis des siècles par une mini-élite suprématiste parasite et criminelle, de l’envie de posséder autre chose que le nécessaire, et qu’on appelle le consumérisme dans ce système mortifère mercantile et obscène. Et qui réduit le plus grand nombre à la seule « envie » de posséder, les choses, la terre et les êtres, juste pour le plaisir et le pouvoir que cela lui procurera.

Comme me le souligne R71 : Dans une société des sociétés des associations libres : plus d’institutions ni politiques ni financières… Donc plus de traites à payer aux rapaces de la finance pour une voiture, une maison…

L’autogestion, c’est partir du local et fédérer les communes émancipées et l’objectif, l’idée première est de connecter les énergies, les électrons libres pour donner l’exemple d’associations toutes aussi libres par delà l’espace et le temps…

Nous ne parlons pas de « révolte » mais bien de révolution sociale et du démembrement des institutions et de l’État, sources avec la propriété privée exploiteuse et l’institutionnalisation, de l’inégalité politique et sociale de 95% des maux de la société.

Le pouvoir doit être repris par le peuple et y être (re)dilué  de façon à ce que le corps politique et le corps social ne fasse plus qu’un.

Qui dit « constitution » dit État et on ne résoudra pas notre problème étatique en changeant d’État, mais en le supprimant.

D’autant qu’actuellement, par notre consentement, avec cet État d’urgence nous sommes sous DICTATURE 2.0 et vu l’équipe de bras cassés on est pas prêt d’en sortir !

Alors qu’il nous suffit de dire NON !

Éveillons-nous, aidons ceux qui ne le sont pas encore à s’éveiller rapidement, ici & maintenant, d’où nous sommes !

Choisissons-nous !

JBL1960

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Mise à jour du 02 juin 2016 | jbl1960

En contre-pied de la violence sociale toujours de mise au XXIème siècle, nous republions en deux parties cette perle qu’est   » Le droit à la paresse  » de Paul Lafargue, gendre de Karl Marx, qu’il écrivit en prison et en réfutation du droit du travail de 1848. Dans ce texte, Lafargue soulève la question de la surproduction et de la consommation ouvrière, problème que l’oligarchie a résolu au XXème siècle en inventant la pire des armes de destruction massive : la société de consommation, favorisée par le crédit et l’endettement, inculquant au passage l’illusion bourgeoise au prolétaire, cassant par là-même sa conscience de classe. Assénant des vérités de manière truculente, toujours à la pointe de l’ironie et du titillage provocateur, ce « droit à la paresse » est une bonne claque bien méritée à El Khomri et à cette fange politico-capitaliste à la botte de l’oligarchie transnationale… Quand apprendrons-nous que nous n’avons absolument pas besoin d’eux mais que sans nous, ils ne sont rien ?… Quand apprendrons-nous à dire non ! Quand saurons-nous enfin retirer notre consentement et cesserons-nous d’aider nos bourreaux ? — Résistance 71 —

Le droit à la paresse

Réfutation du droit du travail de 1848

https://resistance71.wordpress.com/2016/06/02/la-reponse-a-la-loi-travail-le-droit-a-la-paresse-1ere-partie/

https://resistance71.wordpress.com/2016/06/02/la-reponse-a-la-loi-travail-le-droit-a-la-paresse-2eme-partie/

Nous n’avons pas besoin d’eux car sans nous ils ne sont rien

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Le 3 juin 2016 | Par JBL1960

https://blogs.mediapart.fr/yves-faucoup/blog/010616/emmanuel-la-gaffe

Quatre petits billets sur les facéties d’Emmanuel Macron, dans un pays qui souffre du chômage, où plusieurs millions de foyers vivent dans la pauvreté, mais dont le ministre de l’économie trouve le temps pour batifoler : costard, Pucelle et porte-à-porte. « En marche… pour de plus en plus de cadeaux pour les riches », dit Monique Pinçon-Charlot.

Progressiste ou conservateur ?

 « Il faut des jeunes Français qui aient envie d’être milliardaires », aux Échos, lors d’un déplacement à Las Vegas, le 6 janvier 2016.

Voilà ce qu’il nous faut combattre avec force, car non, M. Macron, nous ne voulons pas que des jeunes, tout court, aient envie d’être milliardaires…

Je vous invite à méditer sur les paroles prononcées par Smohalla – Chef Indien Sokulls ;

« Mes jeunes gens ne travailleront jamais.

Les hommes qui travaillent ne peuvent rêver.

Et la sagesse nous vient des rêves »

Voilà ce qui nous différencie, M. Macron, moi j’ai envie de rêver…

Et vous nous faites cauchemarder…

JBL1960

Mise à jour du 8 juillet 2017

Macron de Rothschild a été placé sur le trône Élyséen le 7 mai dernier malgré une abstention très forte. Pas grave, ce devait être Ce cheval de Troie américain, il ne devait en rester qu’UN et se devait être Macron, coûte que coûte le Highlander du Clan « MacDeRoth » le Jupiter 1er… Vous comprenez mieux maintenant pourquoi se devait être lui et coûte que coûte, et qu’il devait obtenir une majorité absolue à l’Assemblée Nationale ensuite alors qu’il appert que seuls à peine 10% ont votés pour les Députés Marcheurs

Mais pour autant La Nouvelle Voix de Son Maitre est un « Chien Fou » qui «  »dab » dès qu’il le peut tellement heureux d’être Zident à 39 ans et toutes ses dents contrairement au dentier de sa femme…

On avait dit pas le physique !

Bah oui, mais c’était tentant après ceux qui ne sont rien ne prendront jamais le train…

Ah oui quand même !

Qu’est-ce que tu lui as mis dans les dents alors ?

Mon dernier bifton ► Au bureau de la Révolte ; J’inscris mon nom…  Dans les mots de Pierre Kropotkine de 1892 car il explique, en substance le sonnet de Percy Shelley :

Levez-vous tels les lions après la sieste, en nombre invincible,

Secouez vos chaines et jetez-les au sol comme rosée du matin,

Chaines sur vous tombées durant votre sommeil.

Vous êtes nombreux, ils sont peu.

Il se trouve que ce déplacement à Las Vegas du 6 janvier 2016 de l’alors Ministre de l’Économie, E.M. Futur président EnMarche (ou En Avant ► Kadima en Hébreu) pose problème (pas à nous, qui organisons notre réflexion un chouïa anarcho-indigéniste et en lien avec tous les peuples autochtones) pour une sombre question financière et ça ne nous étonne pas, vu que le gars déclarait aux d’jeunes qui le badaient qu’ils devaient avoir envie, tous, d’être milliardaires…

Une information judiciaire a été ouverte pour faire la lumière sur l’organisation d’un déplacement de Macron en 2016 par Business France. Sa directrice était l’actuelle ministre du Travail. C’est une affaire judiciaire qui tombe mal pour la ministre du Travail. Alors que Muriel Pénicaud s’est engagée dans un marathon social tout l’été pour préparer le projet de loi phare de ce début de quinquennat visant à réformer le Code du travail, la justice vient perturber cette mécanique bien huilée. Source Le Parisien du 8 juillet 2017 ► http://www.leparisien.fr/politique/deplacement-de-macron-a-las-vegas-ca-se-complique-pour-muriel-penicaud-08-07-2017-7119444.php

Et comme je l’explique plus haut, on prédispose tout juste… DU CONTRAIRE…

Et comme vous pourrez le lire dans la suite logique de cet appel AUX POSSÉDANTS DE LA TERRE à se désintoxiquer pour vaincre l’inertie de départ et enclencher un nouveau paradigme, sans dieux ni maitres, SANS ARMES, ni haine, ni violence en DÉPOSSESSION VOLONTAIRE donc…

Certes ce n’est pas gagné, comme ça, à première vue…

Mais ce n’est pas le moment de mollir pour autant !

JBL1960

 

 

 

 

POTUS2016 en Trumpette !

Où en Hillary aussi…

Entrefilets nous livre son analyse sur ce Potus2016 dont le trublion Trump paniquerait tout le monde, y compris lui-même, peut-être non ?

C’est à lire et à relier avec les billets suivants Juste avant l’impact… ; Ob La Di – Ob La Da – Oblabla !  qui traitent de ce Barnum2016 Zunien et que je relaye surtout pour bien rappeler que l’objectif des objectifs pour moi c’est, in fine, de Faire tomber l’Empire…  et combien ça n’en prend pas le chemin avec qui que ce soit, fut-il, apparemment, anti-etablisment (ce dont je doute, tout de même).

07/03/2016 Aux États-Unis, le succès dévastateur du trublion Trump commence à faire sérieusement paniquer l’establishment. A Paris, la même panique saisit la caste dirigeante qui se voit désormais conspuée voire insultée dès qu’elle ose quitter ses palais. De part et d’autre de l’Atlantique, la machine à enfumer est en train de serrer. Les «sans-dents» se rebiffent et refusent même de marcher à la culpabilité. Dans leurs courriers des lecteurs comme dans leurs talk-shows tapissés de sourires hargneux, les gardiens du prêt-à-penser contemporain sont eux aussi renvoyés dans les cordes et découvrent, effarés, qu’en toute logique plus personne ne les distinguent plus de leurs maîtres. Le rejet de la caste dirigeante et de son clergé médiatique est partout massif, global, sans nuances. Alors Trump ? Elvis ? Le Pen ou Astérix for Président ? Oui, «n’importe qui sauf vous», ose la plèbe. Après on verra bien. Déconstruction
Petit retour sur l’imposture.
Durant des décennies, une sorte de «marxisme culturel» saupoudré de darwinisme économique a permis l’émergence d’une société libérale aussi inégalitaire qu’indécente.
La mécanique était bien huilée. Dans le Parti unique à deux têtes, le boulot de la gauche était de déconstruire le tissu social sous couvert de progrès sociétaux, de fabriquer un citoyen nomade atomisé, dressé à tout tolérer, tout accepter, tout aimer, à ne rien juger, rien condamner, réduit à la seule satisfaction compulsive de ses égoïsmes et de ses désirs.
Et ça a presque marché. Il aura suffi de profiter des vaches grasses pour le gaver, l’étourdir à coup de divertissements, de violence et de licence, de porno et de guerres aussi, de pain et de jeux donc, pour lui faire «aimer sa servitude». Et pour satisfaire ses agaçantes aspirations verticales, on lui aura taillé une mac-religion sur mesures, flatteuse et pas chère, où il pouvait s’acheter, entre deux jouets technologiques nécessairement abrutissants, quelque supplément d’âme au grand bazar de l’humanisme libéral globalisé, lui permettant ici défendre le fox à poil dur, là des minorités de plus en plus improbables, là encore de défiler contre le Sida, le cancer ou l’herpès labial selon la mode, les trends, l’ennui du moment.
La droite, elle, était sensée organiser l’exploitation efficace de cet homme nouveau enfin lobotomisé, enfin libéré donc, de tout et surtout de lui-même, cet homme mobile, servile, docile, asexué, plastique, malléable, corvéable et bien sûr jetable.
Et puis dans l’euphorie générale de la farce, on s’est vite aperçu que c’est la gauche, moins suspecte de conchier le peuple, qui pouvait le mieux rouler le prolo dans la farine libérale. Dont acte. Et pour calmer la grogne due à la trahison, il y avait toujours l’alternance. Tout allait donc bien dans «le meilleur des mondes».
De Kim Jong-un au Chikungunya
Sauf qu’aux vaches grasses ont succédé les vaches maigres, puis les vaches rachitiques. D’abord sous la pression d’un capitalisme en mode turbo, pris de panique qu’il était de constater que la seule chose vraiment indépassable de son modèle était l’impasse et le chaos. L’autre mâchoire de la machine à appauvrir étant la voracité sans limites d’une hyper-classe désireuse de sauver ses meubles en teck, de se goinfrer de bonus le plus possible avant le grand effondrement.
L’internet aussi sera venu compliquer la donne, permettant à la société civile de s’émanciper, d’enfin pouvoir s’informer sans devoir ingurgiter la bouillie formatée des médias-menteurs du Système.
Alors bien sûr, dès les premiers hoquets de la machine, face aux premières mobilisations en réseau des indignés, le parti unique a rapidement tombé le masque et révélé son penchant naturel au totalitarisme, à coup de Patriot acts pondus à la chaîne de Washington à Paris, histoire de garder la main.
La gouvernance par la peur était en marche.
Et là, tout aura été bon: de la lutte contre un terrorisme manufacturé au besoin, jusqu’aux menaces tour à tour iranienne ou russe ou chinoise, en passant par le Chikungunya, Kim Jong-un ou le Zika qu’importe: en matière d’ingénierie sociale, c’est d’instiller le bon dosage de peur dans le tissu social qui compte, d’où qu’elle vienne. L’objectif est de créer la tension qui permet de raccourcir la laisse, de resserrer le garrot pour garder les manettes, permettre au Système de perdurer dans son être et, accessoirement, à l’hyper-classe de prolonger l’orgasme et d’en ingurgiter encore et encore, jusqu’à la nausée, en attendant la mère de toutes les bulles.
Émancipation.
Dans cette guerre implacable de domination des peuples, la dissidence a désormais ses héros: les Assange et autres Snowden qui ont fait le choix du sacrifice, qui ont renoncé à leur confort, à leurs privilèges, à leur famille, à leur vie (voir et revoir le film Citizenfour), pour dénoncer l’avènement de ce système totalitaire.
Ce faisant, ils nous ont d’ailleurs montré quel pouvait être en temps de paix, si l’on ose dire, le vrai visage de l’héroïsme. Un désintéressement, un don de soi pour l’Autre qui a quelque chose de sidérant sous nos latitudes. Il faut en effet remonter aux champs de ces batailles d’antan pour retrouver ici pareille bravoure, à une époque où principes et valeurs n’avaient pas encore été réduits à l’abstraction vaseuse de cet humanisme libéral globalisé donc, et pouvaient dès lors dignement s’incarner jusqu’au trépas.
Dans le silence complice de son clergé médiatique, le Système néolibéral s’est alors déchaîné, resserrant son étreinte jusqu’au stalinisme en s’acharnant contre ces lanceurs d’alertes pour bien faire savoir à tous que dans le so called monde libre, la liberté a ses lignes rouges, infranchissables.
Pourtant le sacrifice, lorsqu’il est noble et sert une cause juste, entre naturellement en résonance avec le cœur des autres. Et de voir ces héros persécutés par les seules capitales du vertueux Occident, du vertueux monde-libre, aura absolument tout dit, et à tous, de la boue sous le vernis.
L’indignation a redoublé.
Mais le sentiment d’impuissance aussi.
L’éveil 
Car la machine était lancée, lâchée. Elle s’est mise à vouloir «traiter ceux qui n’était pas Charlie», à rééduquer la populace déviante, à lui apprendre à penser à coups d’interdiction de manifs, de livres ou de spectacles; à coups de surveillance globale, de lois d’exception ou d’urgence suspectes tant dans leurs fondements que dans leurs applications.  Avec pour valeur suprême de professer n’en avoir aucune sauf lorsqu’il s’agit de justifier des massacres; avec pour seul crédo la croissance éternelle et pour seule religion l’hystérie numérique et l’abolition de l’homme, notre fameux monde-libre s’est ainsi mis à ressembler à l’univers des romans de Philipp K. Dick, où triomphe une technologie malveillante et intrusive au service d’un pouvoir inquisiteur et manipulateur qui conduit, dans l’ombre, des guerres obscures et sanglantes «pour notre bien».
Avant lui Orwell et Huxley avait également perçu la menace de cette dérive totalitaire. Le premier dans la vision d’une société écrasée par la surveillance et le mensonge permanent, le deuxième par celle d’une société vaincue et «amoureuse de sa servitude».
Tous trois seraient effarés de constater que notre indépassable société libérale est une subtile combinaison de tous leurs cauchemars: surveillance totale; boucheries à l’extérieur, mensonges permanents à l’intérieur; médias sous contrôle; disparition de la vie privée; contrôle de la pensée et guerre de tous contre tous.
Aujourd’hui la société civile, dont l’hyper-classe dominante ne célèbre le réveil que lorsque ses escroqueries fonctionnent, y voit pourtant plus clair. Tellement clair que le pouvoir est désormais contraint au terrorisme intellectuel et à la violence législative pour dominer, assurer ses arrières, pour continuer à se goinfrer, à augmenter ses marges, ses dividendes, pour faire de la graisse, encore et encore, pour ne rien céder, surtout pas à la lie, au peuple donc.
As usual, reducio ad Hitlerum
Ce rejet de la classe dirigeante et de son clergé médiatique, ce rejet du Système, ne pouvait que favoriser l’émergence d’électrons libres, de francs-tireurs. Et c’est là qu’aux Etats-Unis arrive un Trump avec ses énormes souliers. Ses outrances sur les Musulmans ou les Mexicains en font immédiatement une cible facile pour le clergé médiatique immédiatement mobilisé pour attaquer.
Et comme toujours, comme avec Khadafi, Poutine ou Bachar, c’est la vieille technique du reducio ad Hitlerium.
Officiellement pourtant, contrairement à Hillary Clinton, Trump s’engage à respecter l’accord avec les Iraniens; contrairement à elle, il veut en finir avec les guerres extérieures de l’Empire; contrairement à elle encore, il estime que les USA doivent retrouver une neutralité dans le conflit israélo-palestinien; contrairement à Hillary Clinton toujours, il est prêt à tendre la main à Poutine.
Mais qu’importe. Les outrances du bonhomme sont une aubaine pour les tenants du Système alors même qu’en matière de racisme antimusulman, Bush et Obama auront fait bien pire en exterminant directement et indirectement plus d’un million et demi d’Irakiens, de Yéménites, le Libyens ou de Syriens. Et force est de constater qu’ils sont restés tout à fait fréquentables pour nos plumitifs-Système. Tout comme cette chère Hillary qui a largement soutenu toutes leurs boucheries et dont l’élection à la Présidence US en garantirait la poursuite.
C’est que le véritable crime de Trump est ailleurs. Il réside tout entier dans sa posture anti-Système, anti-establishment. Une posture qui trouve un écho phénoménal dans la population, d’où la panique complète de l’establishment washingtonien et la hargne de ses chiens de garde médiatiques.
Ceux qui votent Trump ne votent en réalité ni pour lui ni pour son programme, dont ils se moquent éperdument. Ils votent pour en finir avec le statuquo, en finir avec le Parti unique de l’escroquerie libérale éternelle et la perpétuation d’un Système qui conduit le monde, les sociétés et l’espèce humaine à la ruine.
Ceux qui votent Trump votent comme on déclenche un détonateur.Après, on verra bien.

=*=

Alors voter Trump, Elvis, Le Pen ou Astérix for Président ; C’est toujours voter et donc faire continuer le cirque et dans ce ;

Oui, «n’importe qui sauf vous», ose la plèbe. Après on verra bien.

Bah, c’est là qu’on a envie de dire ; Qu’on a déjà vu non ?

Avec Pépère aussi Valls…  et donc que nous les avons vu à l’œuvre dans Bis repetita…  bien que nous ne cessons de bramer ;  NON C’EST N.O.M. !

Qui peut croire un instant que Trump soit la solution… La moins pire des solutions…

Les Zuniens de papier.

Ceux qui on bâti leur empire sur le précepte que vient de dénoncer Paul Craig Roberts dans son dernier article ; L’assassinat est la politique étrangère de Washington et que je décortique -après l’avoir intégré- dans ce billet  Meurtre Mort Détruire et nous sommes de plus en plus nombreux à prétendre et en nous appuyant sur des preuves irréfutables que l’assassinat, l’ethnocide, l’annihilation, sont le moteur, la pulsation originelle de cet empire.

Le saut dans le vide, pour moi, ce n’est pas de choisir Trump ; C’est de nous choisir, NOUS !

Nous devons construire la société des sociétés, ensemble, inter-connectés et d’où nous sommes. Non seulement nous devons comprendre que  L’homme n’est pas un loup pour l’homme…   comme Les Banksters à la manœuvre…  veulent nous le faire croire ;

Mais que C’est à nous, maintenant !

L’invisible JBL1960   

 

 

MàJ 21/09/17 BISON FUTÉ ARRIVE DANS NOS ASSIETTES

Oh pétard ! C’est Beurk…

Pour le coup Le Foll va vraiment devenir fou !

Bon, c’est pas faute de bramer à longueur de billet qu’on en veut pas du TAFTA…

J’ai même prévenu dans ce billet ; Ne nous habillons pas de TAFTA que le Hollandouille en rêvait et quand le Maréchal rêve, nous généralement on cauchemarde très rapidement.

Et malgré avoir pétitionné à près de 3 millions dans toute l’Europe quand même contre ce TAFTA ;

Bah non ! Ça continue, comme si on existait pas ! Remarquez, on n’existe pas !

Ah sauf en période de veautation…

fr.sott.net relaie l’article de Corinne Bouchouchi que je reproduis ci-dessous ;

TAFTA : haro sur le steak américain !

Les éleveurs français s’inquiètent des conséquences du futur accord transatlantique de libre-échange sur une filière déjà très fragilisée.

Les professionnels de la viande bovine française se sont réunis au Sénat mardi 16 février pour tirer une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur le déferlement attendu de bœuf américain dans les assiettes européennes. Pourquoi une telle inquiétude ? Toujours et encore ce fameux Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP, ou Tafta) qui devrait notamment permettre aux Etats-Unis, au Canada et au Brésil d’exporter vers l’Europe (selon une estimation de l’association interprofessionnelle Interbev)  entre 300.000 et 600.000 tonnes de bœuf par an ! Depuis 2013, les discussions sur ce traité – menées à huis clos – s’éternisent mais devraient déboucher avant la fin de l’année sur un accord.

Un nouveau round de négociations (le 12e cycle) a lieu à Bruxelles la semaine prochaine entre le 22 et le 26 février. Au programme donc, la possibilité de commercer plus librement entre les deux continents en éliminant les droits de douane et les obstacles au commerce, l’établissement de règles d’origine simples et claires qui permettront de limiter les fraudes, une étroite collaboration pour harmoniser les réglementations entre l’UE et le continent américain… Sur le papier, tout n’est qu’harmonie et respect des forces en présence. La partie agricole ne concerne qu’une infime partie du traité.

« La ferme France brûle dans tous les élevages »

Pourtant, en ouvrant les débats, Gérard Bailly, sénateur du Jura (Les Républicains) et président du groupe d’études de l’élevage, est loin d’être convaincu des vertus et du bien-fondé du traité à venir dans sa partie agricole : « La ferme France brûle dans tous les élevages », a-t-il commencé, solennel. Il faut dire que, traité ou pas, l’agriculture hexagonale se porte mal. Entre le cours du lait qui s’effondre, le marché du porc breton qui a explosé cet été et des négociations commerciales tendues avec la grande distribution, les signaux sont au rouge et les agriculteurs à bout de nerf. Mais ce n’est rien, prévient le sénateur, par rapport à ce qui les attend avec l’accord transatlantique :

Cet accord mettrait les éleveurs dans une plus grande difficulté encore. »

Et de décrire un avenir agricole apocalyptique lorsque le bœuf américain, bourré d’OGM et d’antibiotiques, aura définitivement tué notre production locale, mis les éleveurs sur la paille, détruit des dizaines de milliers d’emploi, et à plus ou moins brève échéance chamboulé tout notre écosystème. Visiblement ému, il s’est alarmé :

Que deviendront nos paysages ? Et particulièrement nos paysages de montagne si demain il n’y a plus ni ovin ni bovin pour brouter l’herbe ? »

Pour enfoncer le clou, Guy Hermouet, président de l’association interprofessionnelle Interbev bovin, a embrayé sur la crise actuelle : « Je suis éleveur de Charolais en Vendée. J’ai 30 ans d’expérience dans le domaine et je n’ai jamais vu une crise pareille (…). Nous n’arrivons plus à vivre de notre métier. Le revenu moyen annuel d’un éleveur bovin de race est de 10.000 euros ! ».

« Nous ne souhaitons pas le protectionnisme »

Demain, si l’accord se fait, prévient-il, ce sera pire : les Américains importeront en Europe à bas prix des pièces d’aloyau et non des carcasses entières. Des morceaux que ces amateurs de hamburgers commercialiseraient moins bien, explique t-il, sur leur marché intérieur mais qui sont la valeur ajoutée du marché français de la viande de race : « Nous ne souhaitons pas le protectionnisme, nous voulons juste nous battre avec les mêmes armes », a-t-il martelé. Car la viande issue des cheptels américains dont ces professionnels craignent l’invasion n’a rien à voir avec celle produite en France.

Côté français, les élevages considérés comme intensifs (pour l’engraissement des jeunes bovins) comptent entre 60 et 200 têtes, 90% des aliments du troupeau sont produits sur l’exploitation et 80% de leur ration de base est composée d’herbe. Les farines animales, les hormones et les antibiotiques pour la croissance, sont prohibés.

Côté américain, dans les fermes usines où sont produits 95% de la viande bovine, rien de tel ! Jusqu’à 100.000 bêtes peuvent s’entasser dans des « feed lots » qui n’ont pas beaucoup d’espace pour regarder passer les trains – le petit film diffusé par Interbev pour enfoncer le clou lors de cette conférence de presse est  édifiant.

Pire, rien n’empêche les éleveurs de recourir aux antibiotiques et aux hormones pour doper la croissance, la nourriture des animaux est une alimentation sans herbe à base de maïs OGM et d’additifs alimentaires et les carcasses sont systématiquement douchés à l’acide lactique. Pas de doute, les uns et les autres ne jouent pas dans la même cour. La rentabilité a un prix.

« Tout n’est pas perdu ! »

Mais le pire est-il si sûr ? Jean-Paul Denanot, député européen (groupe de l’alliance progressiste des socialistes), ancien président de la région du Limousin, met en garde contre le manque de transparence des négociations menées à la Commission européenne mais reconnaît un léger mieux depuis que la commissaire désignée au commerce international, Cecilia Malmström a été nommée en octobre 2014.

« Tout n’est pas perdu ! » lance t’il pour remotiver des troupes que le petit film sur les feed lots venait d’achever. « On peut demander à ce que la viande bovine soit exclue de la négociation car il y a trop d’écarts entre nos pratiques et les leurs.

L’homme se veut rassurant : Le Parlement européen peut encore voter contre. Et tous les parlements nationaux devront aussi se prononcer. Du chemin reste à faire avant que ce traité ne passe. C’est pourquoi il faut rester vigilants si nous voulons maintenir sur nos territoires une agriculture extensive de qualité. »

Avant de conclure dans un bel élan lyrique et patriotique : Il n’y a pas grand-chose à voir entre une vache du Limousin élevée dans un pré et une vache du Texas. Il faut que nous imposions nos normes aux Américains et non l’inverse. »

Un discours chaleureusement applaudi, auquel adhère sans hésiter Brigitte Allain, députée de la Dordogne (EELV). A une petite nuance près… L’élue, après s’être naturellement émue de la baisse attendue de 50% du revenu des éleveurs, pointe du doigt les problèmes propres à la France et invite chacun à regarder ses propres incohérences. Plus d’une vingtaine de fermes usines ont déjà fleuri sur le territoire national et d’autres projets de ce type sont en train d’aboutir : 100 vaches ici, 3.000 porcs là. Elle dénonce : « Il faut que nous ayons en tête que ces fermes concurrencent directement les modèles de viande bovine de race. Il faut faire attention et protéger les modes de production qui refusent les similitudes. Il ne faut pas jouer dans la même cour que les États-Unis. « 

Jean-Claude Bévillard, vice-président de France Nature environnement, poursuit sur sa lancée : « Pour être forts dans ce combat contre le traité il faut être clairs sur ce que nous faisons. Si nous sommes capables de dire quelle est la qualité de la viande française, nous pourrons améliorer nos débouchés. Il faut reconnaître que l’état de la production de la viande française est très diverse. Sur la vache allaitante on est bon mais ce n’est pas vrai sur tout. »

Il avertit : « Notre pays a choisi de ne pas cultiver d’OGM. Il faut aller au bout de la logique et ne pas alimenter nos bêtes avec des OGM ! Il faut être capable de dire ce qu’est notre élevage lié au sol. Il faut être capable de définir un contrat entre nos agriculteurs et les exigences de la société. Ce qui se passe aux États-Unis, on est dedans. On est en marche vers l’industrialisation. »

6 pays sur 28 sont derrière la France

Une industrialisation que l’ouverture du marché américain pourrait bien accélérer. Si toutefois l’élevage français parvient à survivre à cette ultime crise. Sur ce dernier point, tous les intervenants sont d’accord. Il y a bien péril en la demeure. Jean-Pierre Fleury, infatigable président de la Fédération nationale bovine, ne peut s’empêcher de s’emparer du micro pour alerter une assemblée que la perspective du buffet à venir commençait à assoupir : « La négociation est bien en cours ! Seuls 6 pays sur 28 sont derrière la France (dont l’Italie, la Belgique, l’Irlande avec réserve, l’Italie, l’ Espagne et la Pologne). Les Américains ont déjà posé leurs conditions pour ouvrir les négociations, comme le fait de laisser passer la désinfection des carcasses. C’est comme ça qu’ils fonctionnent ! Il faut savoir qu’à Bruxelles on parle de négociations entre JBS (le leader brésilien mondial de la viande ndlr) et l’Europe. Ce sont eux qui pilotent les négociations. »

Pour rabattre les cartes, la filière compte sur l’opinion publique. Une pétition en ligne pour lutter «contre l’arrivée de plusieurs centaines milliers de tonnes de viandes bovines américaines en Europe issues de feed lots (site change.org) circule et un manifeste «pour un élevage bovin européen durable» a recueilli plus de 600 signatures d’élus. Le sénateur Jérôme Bignon (Les Républicains) clôt le débat en rappelant l’ancien combat de la France pour défendre son exception culturelle. Demain, l’exception agricole ?

 

Corinne Bouchouchi

Démocratie, j’écris ton N.O.M.

Heu ! Non merci Madame, sans vous offenser on a vu à quoi ça nous a menés…

Bon, y va falloir passer la surmultipliée, hein ?

Si, si ! Ça urge…

JBL1960

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MàJ au 21/09/17 par JBL

Ah bah on a vu comment ça urgeait !

Donc notre nouveau Zident, va-t-en-guerre Jupiter 1er, veut nous faire bouffer Bison Futé jusqu’au trognon ► http://lesmoutonsenrages.fr/2017/09/21/le-ceta-entre-en-application-jeudi-voici-9-choses-a-savoir/

Et c’est nous, le populo, qu’on va encore l’avoir dans l’os…

Le traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada entre en application provisoire ce jeudi dans sa quasi-totalité. Un collectif de maires appelle Emmanuel Macron à refuser cette application provisoire, au nom du respect de l’accord de Paris sur le climat. Lire l’intégralité de l’article sur Libération ► http://www.liberation.fr/debats/2017/09/21/ceta-le-gouvernement-sacrifie-la-sante-et-le-climat-aux-interets-commerciaux_1597870

Mais on vous avait prévenu que tout était bidon dans l’élection la preuve par Macron !

Qui ne va surement pas refuser l’application provisoire au N.O.M. du respect de l’accord de Paris sur le climat, sur lequel s’assoit Trump, qui lui veut atomiser, comme prévu ; la Corée du Nord, pis l’Iran pourquoi pas, et si y continue, le Maduro aussi… Comme d’hab quoi !

L’idée de dominer le monde est presque dans l’ADN de la politique étrangère des États-Unis qu’il a dit le Kissinger le 1er juillet dernier !

La preuve que tout est bidon dans l’élection, comme dans le Macron… Dans le Trump, et le Justin Waterhole Trudeau… Ou le Vlad, comme le Xi ou le Kim (qui n’est pas Kardashian)…

LA SOLUTION C’EST NOUS !

JBL1960

 

Mouseland vs Blaireauland

Jeux de chats et de souris !

Voici une vidéo, piquée au Saker francophone sur son site, sur la votation.

http://lesakerfrancophone.fr/mouseland

Alors, c’est Zunien, ok.

Mais c’est bien fait.

Et les gens dans la salle rit. Ce qui n’est pas rassurant, non.

Alors, on peut remplacer les rats par des blaireaux ce que nous sommes quand on vote, en France, encore aujourd’hui. Et je m’inclus dans le lot, car je me suis éveillée tard et j’ai donc voté en 2012 et vous devinez pour qui. Et j’en m’en mords les doigts et c’est pas facile quand on n’a plus beaucoup de dents…

Et on peut remplacer « Communiste » dans la vidéo, par « Anarchiste », ça marche aussi. Mais, ça marche même avec « écolo » ou « gogo » !

J’ai souvent dit, qu’on vivait à Blaireaux City, en Blaireaux Land.

Qu’on élisait des Blaireaux, donc.

Et rien n’est plus vrai !

Mise à jour par JBL1960 le 18/11/2017

Presque 2 ans et près de 1000 petits billets plus tard…

Notre Blaireau en chef s’appelle Zupiter et avec Dame Kékel ils nous conduisent EnMarche vers la réduction de la population mondiale ► MAKREL EnMarche vers la réduction de la population…

Et toujours au N.O.M. du GAZ & du PÉTROLE ► LES 4 CAVALIERS DE L’APOCALYPSE… du pétrole…

C’est pourquoi on appelle à une grève générale, illimitée et expropriatrice ► Pour une grève générale, illimitée et expropriatrice…

Je vous invite à lire, télécharger et/ou imprimer les plus de 40 PDF que j’ai réalisée depuis l’ouverture de mon blog ► LES PDF DE JBL1960 car tout ce qui participe du développement de l’humanité DOIT être accessible à tous et gratuitement, pas plus de « droits d’auteurs » et de « propriété intellectuelle » que de beurre en branche…

NOUVEAU PARADIGME SANS DIEUX NI MAITRES SANS ARMES NI HAINE NI VIOLENCE

Remplaçons l’antagonisme à l’œuvre depuis des millénaires qui, appliqué à différents niveaux de la société empêche l’humanité d’embrasser sa tendance naturelle à la complémentarité, facteur d’unification de la diversité dans un grand Tout socio-politique organique : La société des sociétés.

Sinon à fermer sa gueule à tout jamais, ce qui pour ma part est juste impossible…

JBL1960

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VOTATIONPEUPLES PREMIERSNON CLASSÉ

 

 

Dimanche de votation. Non merci !

Pour moi ce Dimanche 13 décembre 2015 c’est un jour de désobéissance civile presque ordinaire.

J’ai jamais aimé le Cirque, et le Barnum qu’on nous propose est vraiment pitoyable.

Je reproduis l’analyse de Grisebouille du 7 décembre 2015 car c’est lui qui en parle le mieux

Le deuil de la démocratie représentative

D’abord, un chiffre pour remettre les pendules à l’heure : 91%. C’est le pourcentage de français qui n’a pas voté pour le FN1. Moins d’un français sur 10 a donné une voix à ce parti. Et de fait, que le FN soit « le premier parti de France » n’est pas en soi le symbole d’une droitisation ou d’une radicalisation rampante de la société français. C’est le symbole de la mort de la démocratie représentative, le signe ultime que celle-ci ne représente plus rien ni personne.

Hier, je n’ai pas voté. Je n’irai pas plus dimanche prochain. Ami votant2, je sais que, probablement, tu me méprises, tu as envie de me hurler dessus, de me dire que c’est honteux, que des gens sont morts pour que je puisse voter, qu’à cause de moi le fascisme pourrait s’installer. Je ne t’en veux pas, j’étais pareil il y a à peine 4 ans.

Les étapes du deuil

Tu connais peut-être les 5 étapes du deuil de Elisabeth Kübler-Ross. Ça n’a pas forcément une grande valeur scientifique, mais ça permet de schématiser certains mécanismes émotionnels. Laisse-moi te les énoncer :

  1. Déni
  2. Colère
  3. Marchandage
  4. Dépression
  5. Acceptation

Ami votant, je sais déjà que tu as dépassé le stade du déni : tu sais pertinemment que la démocratie représentative est morte. Sinon, tu voterais pour des idées qui te correspondent, tu voterais pour faire avancer la société, pour donner ton avis sur la direction à prendre. Mais tu ne fais pas cela : au contraire, tu votes « utile », tu votes pour faire barrage à un parti, tu votes pour « le moins pire ». C’est déjà un aveu que le système est mort.

En fait, tu oscilles entre les étapes 2 et 3. Entre la colère envers un système qui se fout de ta gueule, la colère contre les abstentionnistes qui ne jouent pas le jeu… et le marchandage. « Allez, si je vote pour le moins pire, système, tu continues à vivoter ?  Allez, peut-être que si on vote PS cette fois, il fera une vraie politique de gauche ? Allez système, tu veux pas continuer à faire semblant de marcher un peu si je fais des concessions de mon côté ? Si je mets mes convictions de côté, tu veux bien ne pas être totalement lamentable ? »

Encore une fois, je comprends le principe, j’étais au même point lors des dernières élections présidentielles. J’appelais les gens à voter, je critiquais les abstentionnistes qui se permettaient de se plaindre alors que, merde, ils n’avaient pas pris la peine de faire leur devoir de citoyen. Je savais pertinemment que le PS au pouvoir ne ferait aucun miracle, que fondamentalement rien ne changerait par rapport à l’UMP, à part à la marge. Mais il fallait bien choisir le moins pire. La démocratie représentative était déjà morte, je le savais. Le vote utile, on nous le rabâchait depuis avant même que j’ai le droit de vote. Sans parler du référendum de 2005 où ça sentait déjà fort le sapin. Mais je n’avais pas terminé mon deuil. Et puis Hollande est passé.

Les derniers coups de pelle

Je ne pourrais jamais assez remercier François Hollande. Il m’a aidé à terminer mon deuil. En me renvoyant ma voix en pleine figure, en m’appuyant bien profondément la tête dans les restes puants et décomposés de notre système politique. Le quinquennat de François Hollande aura été la plus parfaite, la plus magnifique démonstration que le vote est une arnaque et que le pouvoir du peuple est une immense illusion. Le changement, c’est maintenant ! Rappelle-toi, le PS avait tous les pouvoirs en 2012 : la présidence, l’Assemblée, les villes, les régions… merde, même le Sénat était passé à gauche ! Une première !  Les types avaient les mains libres et carte blanche pour tout. Il fallait écouter Copé, la pleureuse « profondément choquée », nous expliquer l’énorme danger que représentaient ces pleins pouvoirs. Lutter contre la finance ? Imposer les revenus du capital comme ceux du travail ? Interdire le cumul des mandats ?

LOL NOPE.

Au lieu de ça, nous aurons eu la même merde qu’avant. Parfois en pire. Course à la croissance alors même que nous produisons déjà trop pour la planète. Course au plein emploi alors que le travail est condamné à disparaître (ce qui, je le rappelle, devrait être une bonne nouvelle). Course à la productivité alors que les syndromes d’épuisement professionnel se multiplient et que le mal-être des travailleurs se généralise. Diminution de ce qu’on nous matraque comme étant « le coût du travail » mais qu’un employé sensé devrait comprendre comme « mon niveau de vie ». Détricotage méthodique des services publics qui devraient au contraire être renforcés.

Nous n’attendions rien de Hollande, il a réussi à faire pire. Des lois liberticides au nom d’une sécurité qu’elles ne garantiront même pas. Un État d’Urgence à durée indéterminée. Des militants assignés à résidence pour leurs convictions. Des manifestations politiques interdites. Des gamins mis en garde à vue parce qu’ils ne respectent pas une minute de silence. Heureusement que c’est sous un parti qui se dit « républicain » que tout cela se passe, sinon, on pourrait doucement commencer à s’inquiéter.

Vous me traitez d’irresponsable parce que je n’ai pas été voter dimanche ? Moi je me trouve irresponsable d’avoir légitimé notre gouvernement actuel en votant en 2012. Depuis 2012, j’ai fait comme beaucoup de monde : j’ai traversé le stade 4, celui de la dépression. À me dire que nous étions définitivement foutus, que même lorsqu’un parti qui se disait en opposition totale avec le précédent se vautrait à ce point dans la même politique insupportable, il n’y avait plus de solution. Que la démocratie était morte, et que nous allions crever avec elle. Ami votant, admets-le, tu as eu la même réaction. Mais comme toujours, à chaque vote, tu régresses, tu retournes à l’étape 3, au marchandage, à te dire que peut-être, on pourra incliner un peu le système en s’asseyant sur nos convictions.

Moi, j’ai passé le cap. Je suis à l’étape 5, à l’acceptation. La démocratie représentative est morte, point. Que cela soit une bonne chose ou non, l’avenir le dira, mais le fait demeure : ce système est mort. Tu penses que retourner à l’étape de marchandage, c’est garder de l’espoir et qu’accepter la mort de notre système, c’est le désespoir. Je ne suis pas d’accord. Faire son deuil, c’est bien. C’est même nécessaire pour passer à autre chose et, enfin, avancer.

La démocratie est morte, vive la démocratie !

Tu remarqueras que je persiste à ajouter « représentative » quand je parle de mort de la démocratie. Parce que je ne crois pas que la démocratie elle-même soit morte : je pense que la démocratie réelle n’a jamais vécu en France. Le système dans lequel nous vivons se rapproche plus d’une « aristocratie élective » : nous sélectionnons nos dirigeants dans un panel d’élites autoproclamées qui ne change jamais, là où la démocratie voudrait que les citoyens soient tour à tour dirigeants et dirigés. Le simple fait que l’on parle de « classe politique » est le déni même de la notion de représentation qui est censée faire fonctionner notre démocratie représentative : la logique voudrait que ces politiciens soient issus des mêmes classes qu’ils dirigent. Attention, ne crachons pas dans la soupe, notre système est bien mieux qu’une dictature, à n’en pas douter. Mais ça n’est pas une démocratie. Je te renvoie à ce sujet à ce documentaire, J’ai pas voté, que tout le monde devrait voir avant de sauter à la gorge des abstentionnistes.

Des gens sont morts pour qu’on puisse voter ? Non, ils sont morts parce qu’ils voulaient donner au peuple le droit à s’autodéterminer, parce qu’ils voulaient la démocratie. Est-ce qu’on pense sérieusement, en voyant la grande foire à neuneu que sont les campagnes électorales, que c’est pour cela que des gens sont morts ? Pour que des guignols cravatés paradent pendant des semaines pour que nous allions tous, la mort dans l’âme, désigner celui dont on espère qu’il nous entubera le moins ? Je trouve ce système bien plus insultant pour la mémoire des combattants de la démocratie que l’abstention.

Alors oui, j’ai fait mon deuil, et ça me permet d’avoir de l’espoir pour la suite. Parce que pendant que la grande imposture politicarde se poursuit sur les plateaux-télé, nous, citoyens de tous bords, essayons de trouver des solutions. Plus le temps passe, plus le nombre de gens ayant terminé leur deuil augmente, plus ces gens s’intéressent réellement à la politique et découvrent des idées nouvelles, politiques et sociétales : tirage au sort, mandats uniques et non-renouvelables, revenu de base, etc. Des solutions envisageables, des morceaux de savoir, de culture politique… de l’éducation populaire, en somme. Rien ne dit que ces solutions fonctionneront, mais tout nous dit que le système actuel ne fonctionne pas. Et lorsque ce système s’effondrera, ce sera à ces petits morceaux de savoir disséminés un peu partout dans la population qu’il faudra se raccrocher. L’urgence aujourd’hui, c’est de répandre ces idées pour préparer la suite. Ami votant, tu as tout à gagner à nous rejoindre, parce que tu as de toute évidence une conscience politique et qu’elle est gâchée, utilisée pour te battre contre des moulins à vent.

Notre système est un vieil ordinateur à moitié déglingué. Tu peux continuer d’imaginer qu’en réinstallant le même logiciel (PS ou LR, choisis ton camp camarade), il finira par fonctionner. D’autres utilisent la bonne vieille méthode de la claque sur la bécane (le vote FN) : on sait bien que ça ne sert à rien et que ça ne va certainement pas améliorer l’état de l’ordi, mais ça soulage. Certains imaginent qu’en déboulonnant l’Unité Centrale et en hackant petit à petit le système, on finira par faire bouger les choses (la députée Isabelle Attard est un bon exemple, personnellement je la surnomme l’outlier, la donnée qui ne rentre pas dans le modèle statistique du politicien). Ce n’est pas la pire des idées. On a même parlé de rebooter la France. Qui sait, si on arrive à mettre sur pied une telle stratégie en 2017, possible que je ressorte ma carte d’électeur du placard. Mais les plus nombreux, les abstentionnistes, ont laissé tomber le vieil ordinateur et cherchent juste à en trouver un nouveau qui fonctionne.

Alors on fait quoi ? Soyons clairs, je suis comme tout le monde, je n’ai aucune idée de la manière dont on peut passer à autre chose, pour instaurer une vraie démocratie. Une transition démocratique pourrait s’opérer en douceur en modifiant les institutions petit à petit : tout le monde aurait à y gagner. Politiciens compris, car l’alternative est peut-être l’explosion, et c’est une alternative à l’issue très incertaine. Mais clairement, nous ne prenons pas la direction d’une transition non-violente.

Je continue pour ma part à penser que, comme le disait Asimov, « la violence est le dernier refuge de l’incompétence ». Mais nous constatons chaque jour un peu plus notre impuissance dans ce système, et les politiciens actuels seraient bien avisés de corriger le tir avant qu’il ne soit trop tard. Avant que les citoyens ne se ruent dans ce dernier refuge.

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En ce Lundi 7 mars 2016, se remémorer ce billet est un régal non ?

Car il sous-entend bien que tous, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Ce que je définis, moi, par ils sont tous Copains comme cochons ! et c’est encore plus parlant dans cette vidéo zunienne ;  Mouseland vs Blaireauland.

Le Maréchal Hollandouille n’avait cependant pas donné la pleine mesure de sa dangereuse incompétence ou de sa surprenante nullité en décorant en lousedé (Caramba encore raté) le prince héritier de l’Arabie Saoudite qui venait de nous apprendre -tout content- qu’ils avaient la bombe atomique (oui pas glacé) grâce au Pakistan avec la bénédiction Zunienne et qu’ils pouvaient s’en servir…

On n’est dans un mauvais remake de Demolition Man ; Meurtre Mort Détruire    Pincez-moi que je me réveille ;

Bon alors on a compris que finalement Pépère aussi Valls…  et ça nous rassure pas pour autant… Nan…

Je voudrais dire à Gee que j’ai pas envie de vérifier la véracité de la pensée d’Asimov, car on le sait maintenant que  L’homme n’est pas un loup pour l’homme…   Et qu’on peut peut-être essayer  LE CHANGEMENT DE PARADIGME : C’EST MAINTENANT !  Juste pour voir, parce que ça urge, un peu quand même… C’est à nous, maintenant !  Si, si j’crois bien alors c’est vrai que  C’est pas gagné, hein ?  Mais la nouvelle  Marianne Le Pen me fout les j’tons à moi…

L’invisible JBL1960