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Voter un jour, c’est aussi démissionner 5 ans !

MàJ du 23 mai 2019

À relier avec mon billet de ce jour ► PREUVES que VOTER c’est comme PISSER DANS UN VIOLON (version PDF) Puisque Dimanche 26 mai les mougeons sont appelés à veauter pour se choisir de nouveaux geôliers pour l’Union Européenne et pour l’occase la version PDF N° 99 de 25 pages ► Compilation de textes choisis depuis 2012 POUR UNE ABSTENTION POLITIQUE ACTIVE et convaincre les mougeons d’arrêter de voter en rond

Pour que le rêve devienne une réalité active !

Boycotter c’est délégitimer les élus et les experts, ne plus donner sa voix mais reprendre partout la parole !

Le boycott est une arme non létale à mettre entre toutes les mains !

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Illusion démocratique : Voter… De l’isoloir à l’isolement et réciproquement…

« Si voter changeait quoi que ce soit, ce serait interdit depuis longtemps. »
~ Emma Goldman ~

« Volontairement, voter, c’est abdiquer, voter, c’est accepter l’ablation de la pensée. Voter, c’est se donner l’illusion que l’on possède une parcelle de pouvoir le temps d’un scrutin. Le reste du temps, le système dit représentatif se substitue à vous, vous pouvez vous rendormir. » ~ CNT / AIT ~

Voter n’a jamais été un devoir, ni une responsabilité, voter a toujours été une complicité des crimes que l’État et le capitalisme commettent via leurs représentants au nom du peuple qui acquiesce par sa participation aux grandes messes électorales iniques et aliénatoires organisées pour sa perdition. Boycott du vote et des institutions ! Organisons les associations libres, les communes libres, cellules de la société des sociétés renouant avec la primordialité fonctionnelle sociale universelle de l’humanité : le communisme primordial du grand tout organique et de l’indivision.

~ Résistance 71 ~

À lire : notre dossier « Illusions démocratiques » et à (re)lire, notre billet de novembre dernier sur les élections yankees et franchouillarde : « La fin du cirque »

De l’isoloir à l’isolement

 Des déserteurs actifs

 3 avril 2017 |  Source : http://www.lavoiedujaguar.net/De-l-isoloir-a-l-isolement

Ignorés et trompés pendant la durée d’une mandature, les électeurs sont appelés par les dirigeants politiques professionnels à venir s’isoler dans les bureaux de vote à l’occasion des élections présidentielle et législatives. Ils passent ainsi de l’isolement à l’isoloir avant d’être renvoyés à l’anonymat post-électoral.
 Ils n’auront alors pratiquement plus aucune possibilité d’infléchir et de contrôler l’action politique si celle-ci ne correspond ni aux engagements pris avant l’élection ni à leurs attentes. Le bulletin de vote devient un faire-part de décès de la responsabilité individuelle et collective.

Chacun peut percevoir l’incontestable éloignement entre celui qui vote et celui qui est élu. Que dire alors de ce qui sépare l’élu des vrais centres de décision ? Chacun a bien compris que tout se décide autant dans les allées du Medef que dans celles du gouvernement, dans les conseils d’administration des entreprises les plus puissantes, au sein des banques les plus spéculatrices, à Bruxelles, à Francfort ou ailleurs. Là siègent les organisateurs non élus, non contrôlés et non contrôlables de la catastrophe sociale, écologique et morale dans laquelle s’enfoncent nos sociétés. Ce sont eux qui s’autorisent — sous la pression des banques qui détiennent la dette grecque — à prendre la décision de sabrer un pourtant maigre treizième mois de retraite octroyé aux Grecs les plus pauvres , au nom d’une orthodoxie financière à calibre variable qui profite aux plus puissants, dans les pays les plus puissants. Ainsi voit-on partout et depuis des années, quelle que soit leur appartenance politique, les dirigeants de ces pays faire acte d’allégeance au programme de désarmement social des salariés, de dérégulation et de casse des services publics, de mise en concurrence de tous avec tous.

La politique de l’inéluctable et celle de la peur s’associent sur fond techno-scientiste de promesses de progrès infinis et de nécessité économique incritiquable et donnée pour incontournable.

L’électeur est renvoyé à sa condition de citoyen impuissant et isolé par ce système de démocratie représentative qui donne un semblant de légitimité à des exécutants d’une politique décidée ailleurs. Voter un jour, c’est aussi démissionner cinq ans. Or, ce système a fait faillite mais de toute part on essaie de le sauver et de le faire perdurer. Les bouées de sauvetage portent le nom des radeaux d’où on les lance et des capitaines qui les gouvernent. Telle se nomme « démocratie participative » (on veut bien de votre avis mais la décision nous appartient), telle autre « référendum » (c’est nous qui posons la question, contentez-vous d’y répondre), telle encore « nouvelle Constitution » (vous participerez, par divers moyens, à sa légitimation avant son adoption). Au flanc d’autres bouées, on lit « tirage au sort », « candidat Facebook », « capitaine J’aime je vote », « amiral Tweet ». On y requiert une adhésion passive et ponctuelle au contraire d’une délibération régulière et collective, en face à face, par laquelle s’élaborerait un futur vivable.

La « belle défiance populaire » vis-à-vis de la gauche a poussé dans le camp de l’abstention un nombre grandissant d’électeurs désabusés par l’arrogance des professionnels de la politique, dégoutés par la corruption très équitablement répandue, par l’indigence de programmes ficelés au gré de sondages toujours plus aléatoires.

Les électeurs qui s’abstiennent sont tenus au mieux pour des pêcheurs à la ligne, apolitiques indifférents, au pire, accusés par un raisonnement tortueux de faire le jeu du Front national. Ce n’est pas l’abstention qui a fait le FN, c’est vingt ou trente ans de politique de gauche comme de droite caractérisée par l’incompréhension et l’indifférence aux difficultés rencontrées dans leur vie quotidienne par des millions de gens vivant souvent aux marges des grandes métropoles, la répression violente des luttes sociales, l’organisation volontaire de la précarité et de l’insécurité sociales.

Les forces à l’origine des conduites démissionnaires qui menèrent à l’élection de Chirac en 2002, nous enjoignent à présent de voter non plus POUR mais CONTRE. C’est-à-dire voter pour un représentant de ceux qui ont créé les conditions de la montée du FN et qui poursuivront allègrement ces politiques sans se soucier autrement des électeurs du FN pendant cinq ans. Ainsi en 2022 on pourra de nouveau nous menacer du Grand Méchant Loup afin de continuer indéfiniment la même tragicomédie désastreuse.

C’est pourquoi nous pensons que l’abstention ne doit pas rester passive qu’elle doit être un acte politique assumé, une expérience collective et publique, un boycott actif pour qu’ainsi naisse un nouveau rapport à la politique qui ne soit pas confisqué par des partis, par des professionnels, mais qui soit l’affaire de chacun et de tous.

Boycotter c’est délégitimer les élus et les experts, ne plus donner sa voix mais reprendre partout la parole et en particulier lorsque s’élèvent des résistances à la précarité programmée et à l’isolement, car les mouvements de résistance collective sont les seuls moments où les sirènes du FN se taisent.

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Ouvrons-là ! Partout, tout le temps, car ce n’est pas celui qui refuse de donner son consentement qui doit la fermer, mais celui qui glisse son papelard dans la fente parce qu’il donne son assentiment pour que tout continue ! Une fois qu’il a voté ben y peu la fermer pour les 5 prochaines années…

Comme l’explique George Carlin : « Si tu votes ; Tu n’as pas le droit de te plaindre ! »

Nanméo, c’est vrai quoi !

Tu votes, tu dis ok je continue le bouzin, je choisis même la couleur du tube de vaseline avec laquelle on va m’enfiler, et tu veux encore la ramener ???

Tu peux la ramener si tu dis NON, mais pas si tu dis OUI !

Un autre exemple de foutage de gueule :

De toute façon on est trop nombreux !

Et combien de fois, pour ma part, j’ai entendu, in petto : « Ah y nous faudrait une bonne guerre ! » Ben oui, c’est vrai ! Rien de telle qu’une bonne guerre c’est bien connu ! Mais, loin, chez les autres.

Rappelez-vous l’article du Phil Butler « L’empire de la médiocrité et la fin du monde » sur le Saker Francophone ; Quiconque assume la charge à la Maison Blanche en ce moment de l’Histoire sera averti. Ramenez-nous à la normale, redonnez-nous notre télévision par câble, peu importe le coût, nucléarisez qui vous voulez, mais rendez-nous seulement nos vies ! Lire l’intégralité du billetChoisir entre la Peste et le Choléra… Parce que le Phil Butler fait référence dans cet article à Pentti Linkola (inventeur de l’écofascisme) qui affirme ; «Les années à venir se révéleront de plus en plus cyniques et cruelles. Les gens ne vont certainement pas se pardonner en s’embrassant les uns les autres. Le stade final de la vie de l’humanité sera marqué par la guerre monstrueuse de tous contre tous : la quantité de souffrance sera maximale.» 

Pour en finir avec l’escroquerie malthusienne de la « surpopulation »…

“Il n’y a pas le moindre doute que l’hésitation de bien des biologistes pour reconnaître la sociabilité et l’entraide comme caractéristiques fondamentales de la vie animale est due à la contradiction qu’ils perçoivent entre une telle reconnaissance et la dure lutte pour la survie malthusienne qu’ils considèrent être au plus profond de la théorie de l’évolution darwinienne. Même lorsqu’ils sont remémorés par Darwin lui-même dans son second ouvrage “La descendance de l’Homme”, qu’il reconnaissait la valeur dominante de la sociabilité et des sentiments “positifs” pour la préservation de l’espèce, ils ne peuvent pas réconcilier cette assertion avec la partie que Darwin et Wallace ont assigné à la lutte individuelle malthusienne pour le gain d’avantages individuels dans leur théorie de la sélection naturelle. […]”

~ Pierre Kropotkine ~

 À lire aussi : “Le CO2 est le démon par ce que Malthus et Ehrlich ont eu tort sur la surpopulation” (https://resistance71.wordpress.com/2015/05/03/lescroquerie-du-rechauffement-climatique-anthropique-avatar-de-lescroquerie-malthusienne-de-la-surpopulation/ )

 Et parce que l’escroquerie du réchauffement climatique anthropique se dégonfle comme la baudruche qu’elle est, le retour au (néo)malthusianisme et le bidonnage de la “surpopulation” est de rigueur…  Nous n’avons pas un problème de surpopulation, nous avons un problème de gestion, énorme différence (Résistance 71)

URL de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2017/04/06/pour-en-finir-avec-lescroquerie-malthusienne-de-la-surpopulation/

 La bombe démographique est un pétard mouillé

Rodolphe de Koninck et Sébastien Roux

Du département de géographie de l’université de Montréal

 5 avril 2017 |  URL de l’article original : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/495376/la-bombe-demographique-est-un-petard-mouille

Dans la lettre intitulée « La bombe à retardement de la surpopulation », parue dans Le Devoir du lundi 20 mars, M. Jean-Pierre Sauvé soutient qu’à la source de la détérioration de la biosphère se trouve la surpopulation. Cette vision encore très répandue apparaît inadéquate et requiert quelques ajustements.

N’en déplaise aux tenants du néomalthusianisme, la croissance démographique n’est pas en soi une cause de la surexploitation des ressources naturelles et de la détérioration des écosystèmes. Les démographes s’accordent pour dire que l’ascension démographique des cent dernières années tire à sa fin. La population mondiale devrait atteindre 9 milliards en 2050 avant de se stabiliser progressivement durant la deuxième moitié du XXIe siècle. Malthus avait tort : la croissance démographique n’est pas infinie et la population mondiale ne doublera plus jamais.

Il n’est pas étonnant que le spectre de la surpopulation resurgisse dans un contexte d’augmentation des inégalités économiques et de déstabilisation écologique, même si nous savons depuis longtemps que la faim et la pauvreté sont en réalité des problèmes liés à la distribution inégale de la richesse et des ressources. D’ailleurs, les populations les plus démunies n’ont en général qu’une empreinte écologique modeste et en tout cas largement inférieure à celle des populations riches. Si les 7,5 milliards d’humains qui vivent sur terre aujourd’hui étaient des prédateurs aussi boulimiques que le sont la majorité des quelque 360 millions de Nord-Américains, l’humanité serait déjà définitivement condamnée à connaître le sort des dinosaures.

L’occupation du territoire

Le véritable problème, c’est la façon dont les humains occupent la planète, quel que soit leur nombre. L’habitent-ils de façon harmonieuse, raisonnable et responsable, ou plutôt d’une manière abusive, prédatrice et destructrice ? La réponse est que l’humanité, en particulier dans les pays riches, habite la planète de façon de plus en plus prédatrice. Cela est vrai notamment dans l’agriculture mondialisée, l’une des grandes responsables de la détérioration de la biosphère et des bouleversements climatiques, de même que de la destruction de la petite agriculture familiale appauvrissant les campagnes et contribuant à l’exode vers les villes.

L’agriculture industrielle, aujourd’hui largement entre les mains des multinationales de l’agroalimentaire, produit trop et mal, notamment en externalisant et en socialisant les coûts et les risques écologiques. Le bluff qui consiste à affirmer que l’on doit mettre en culture une part croissante de la planète, notamment en la déboisant davantage, n’est que cela, un bluff, par ailleurs fort coûteux. Le problème n’est pas le manque de nourriture, mais la distribution inégale tant de sa production que de sa consommation.

L’agriculture mondialisée, source de gigantesques profits, produit déjà assez de nourriture pour nourrir plus de dix milliards de personnes. Pour de multiples raisons et de multiples façons, nous gaspillons au moins le tiers de la production alimentaire mondiale, une production elle-même fort mal répartie sur le plan géographique, si mal qu’on en arrive à créer de véritables déserts alimentaires.

Le culte de l’automobile

On pourrait multiplier les exemples des faussetés sur lesquelles repose la propagande en faveur de la croissance de la production des biens de consommation, l’une des plus perverses concernant ce que les Français appellent « la petite reine ». Il y a déjà beaucoup trop de voitures sur la planète. Dans un nombre croissant de villes, y compris au Québec, nous sommes sur le point d’accorder le statut de citoyen à nos voitures et, pourquoi pas, des passeports et le droit de vote à celles qui, bientôt, se conduiront toutes seules ! Nous donnons littéralement les clés de la cité à nos « chars », à qui nous consacrons de plus en plus d’espaces et de ressources, en particulier collectives.

Tout cela relève de l’aliénation, de la crainte de contester les mensonges, tel celui selon lequel c’est la demande qui conditionne l’offre, alors qu’il faut être aveugle pour ne pas voir que c’est l’offre, par ailleurs excessive, qui pousse à la consommation et au gaspillage, lequel est devenu structurel. Le parc automobile mondial, qui dépasse actuellement 1,2 milliard de véhicules, connaît une croissance annuelle huit fois plus rapide que la population (9 % contre 1,1 %). La surpopulation n’est pas celle que l’on pense.

Renverser le paradigme

Tout comme M. Sauvé, nous nous inquiétons des limites écologiques du modèle de croissance infinie actuel, du déclin de la biodiversité et des effets de la surconsommation. Par contre, nous soutenons que la surpopulation est un problème relatif plutôt qu’absolu, et qu’il est par conséquent le résultat de choix politiques, sociaux et économiques qui peuvent être changés. La prétendue surpopulation est le produit d’un système économique où la recherche sans fin du profit est diamétralement opposée aux rythmes écologiques.

Que faire ? Redresser la tête, s’informer et s’éduquer sur les modèles parallèles qui se multiplient aux quatre coins du monde, comme le démontre le film Demain. Il faut contester les modèles sociaux qui reposent sur l’aliénation, la surconsommation et la prédation réalisée sous couvert d’austérité et de déréglementation, toutes choses menant à l’accélération de la privatisation et à la destruction de la biosphère. Bref, inventer chacun à notre façon ainsi que collectivement un monde qui renverse celui qui, pour le moment, ne sert qu’une minorité tout en desservant une majorité.

La population mondiale ne menace en rien la Terre qu’elle peut encore habiter, à condition de le faire avec sagesse et mesure, en refusant et en remplaçant les modèles proposés par l’ultralibéralisme économique, actuellement et presque partout en plein délire !

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Voilà, faisons-nous confiance, auto-gérons nous, comme les aztèques, les mayas, les Pygmées, pour un territoire donné, une terre donnée, une planète donnée prenons conscience que nous devons nous auto-réguler nous-mêmes. Parce que des eugénistes prêts à nous génocider, à jouer à Dieu et décider qui doit vivre ou mourir (et gageons que nous serons sur la Liste) tel Bill Gates, ou comme le fut durant 101 ans la vieille fripouille de Rockefeller, mais y’en a pleins d’autres qui attendent de jouer avec nos vies…

Eugénisme et Nouvel Ordre Mondial : OGM et le plan de réduction de la population mondiale en marche… Le Nouvel Ordre Mondial a fait gravé 10 commandements dans la pierre sur les « fameuses » pierres du « Georgia Guidestones » en 1980. Le 1er de ces 10 « commandements » stipule que la population mondiale ne devra jamais dépasser les 500 millions d’individus, ce qui représente une projection de réduction de la population mondiale de l’ordre de 95%. Il n’y a pas plus de « surpopulation » mondiale que de réchauffement climatique anthropique ou de beurre en branche… Tout ceci n’est que propagande eugéniste pour amener les peuples à accepter docilement leur mise sous tutelle et sous esclavage total.Une question à ceux qui sont d’accord que « nous sommes trop nombreux » : Qui va décider si vous aller vivre ou mourir ? Accepterez-vous de partir dans le train à destination de la Camarde ? 95% de réduction (pas sur le prix du billet hein ?..),  çà vous laisse très très peu de chance de vivre. çà vous va ?  ~ Résistance 71 ~ ► UN LUNDI DE PLUS

Alors, non, nous ne sommes pas de trop, mais pour autant nous devons envisager notre rapport aux choses comme aux autres, ensemble, mais différemment.

Sans dieux, ni maitres, mais également sans armes, ni haine, ni violence !

JBL1960

Dans ce billet TEP ZEPI ; le temps Zéro ! que R71 a bien voulu traduire en anglais ; TEP ZEPI : Begenning of a new era. Je m’explique sur notre nécessité, à mon sens, à nous auto-réguler, de nous-mêmes. Cela fait partie intégrante de cette vision de la société des sociétés et préalable à tout changement de paradigme.

Sinon à continuer de voter et de se donner rendez-vous en 2022 !

Source de l’image ► Gazette Debout !

 

L’histoire tronquée de la Commune de 1871 par Louise Michel

Le pouvoir est maudit !

C’est pour cela que je suis anarchiste !

Louise Michel

L’Abécédaire de Louise Michel, version PDF de 7 pages.

Tous les textes en version PDF à lire ou à télécharger dans cette page dédiéehttps://jbl1960blog.wordpress.com/les-pdf-de-jbl1960/

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L’histoire tronquée de la Commune de 1871… (Louise Michel)

Devant le spectacle affligeant de la politique franchouillarde moderne, il est bon de se replonger dans le passé pour y comprendre ce qu’est finalement la république, mode de fonctionnement de l’État: une machine répressive, coercitive, qui ne fait que massacrer toute velléité de changement radical, parce que sa fonction est celle d’un cerbère du statu quo oligarchique. Pensez-y bien quand vous lâcherez une fois de plus votre papelard dans la boîte à suggestion de l’oligarchie, quand vous irez accomplir votre pseudo-devoir électoral qui n’est qu’un acquiescement à la dictature du plus petit nombre. Lorsque vous aurez lâché votre papelard, vous cesserez d’être souverain, vous désignerez un maître (même si ce n’est pas celui que vous avez choisi, le simple fait de participer à cette mascarade vous en rend complice…), qui dirigera en votre nom et perpétuera la grande tradition républicaine de la boucherie organisée. Louise Michel nous en fait ici un portrait édifiant… ~ Résistance 71 ~

URL de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2017/04/02/lhistoire-tronquee-de-la-commune-de-1871-louise-michel/

Les communes de province

Louise Michel

 Chapitre IX de la 3ème partie de “La Commune” (1898)

 Note de R71 : Dans ce chapitre, Louise Michel décrit l’extension du mouvement des communes en France en 1871 et fait une liste quasi exhaustive des villes qui se sont soulevées et/ou qui ont officiellement soutenu la Commune, ce qui est très très peu dit dans les livres d’histoire puisque la Commune de 1871 y est bâclée le plus souvent en 3 lignes lapidaires. Exemple: loin d’être le pire des livres scolaires d’histoire de France, bien au contraire, la dernière édition 2016 de “La Chronologie de l’histoire de France des origines à nos jours”, Bescherelle, Hatier (431 pages), réserve 3 pages à “L’année terrible: 1870-71” et à la guerre de 1870, deux encarts sur le boucher républicain Adolphe Thiers et un petit encadré de 12 lignes sur la Commune de Paris avec en médaillon.. Louise Michel. Rien n’y est bien sûr mentionné de ce que Michel nous dit ici concernant les villes de Lyon, Marseille, Le Creusot, Bordeaux, Narbonne, Montpellier, Béziers, Le Mans, Lille et d’autres…

Questions: l’État a t’il intérêt à ce que la véritable histoire de la Commune soit connue de tous ?… L’État a t’il un intérêt au contraire à étouffer, omettre suffisamment d’éléments sur le comment une république dite “modérée” a réprimé dans un bain de sang (plus de 30 000 exécutions en une semaine du 21 au 28 mai 1871, suite à la chute de la Commune et 40 000 arrestations menant à des milliers de déportations dans les bagnes et galères de la république ?

Il entre dans les vues du sanglant Tom Pouce qui tient entre ses mains les forces organisées de la France de consommer la scission entre Paris et les départements, de faire la paix à tout prix, de décapitaliser Paris révolutionnaire, d’écraser les revendications ouvrières, de rétablir une monarchie, nul crime ne lui coûtant.

(Rochefort, le Mot d’Ordre.)

Dans un livre, paru longtemps après la Commune : Un diplomate à Londres, chez Plon, 10, rue Garancière à Paris, 1895, on lit, entre mille choses du même ordre prouvant l’entente cordiale de M. Thiers avec ceux qui, dans leurs rêves, voyaient danser des couronnes sur des brouillards de sang :

« M. Thiers avait fait placer à l’ambassade de Londres des orléanistes : le duc de Broglie, M. Charles Gavard, etc.

» Il était, dit l’auteur de ce livre, bien difficile de saisir la nuance exacte des termes pleins de déférence, mais exclusivement respectueux, dans lequel il (le comte de Paris) s’exprimait à l’égard de M. Thiers. J’ai eu la bonne idée de prier le prince de prendre lui-même la plume et il a écrit sur ma table la dépêche suivante :

» Le comte de Paris est venu samedi à Albert-Gate-House, il m’a dit que l’ambassade était territoire national, il avait hâte d’en franchir le seuil ; sa visite avait d’ailleurs spécialement pour objet d’exprimer au représentant officiel de son pays la joie profonde que lui causait la décision par laquelle l’Assemblée nationale venait de lui ouvrir les portes d’une patrie qu’il n’a jamais cessé d’aimer par dessus tout.

» Il m’a demandé tout particulièrement d’être l’interprète de ses sentiments auprès du chef du pouvoir exécutif et de lui transmettre l’assurance de son respect.

» La dépêche est partie le soir même, avec la simple addition : S. A. R. Mgr devant le nom du comte de Paris.

(Un diplomate à Londres, pages 46 et 47.)

» Londres, 12 janvier 1871.

On lit, à la page 5 de ce même livre : « On avait les d’Orléans sous la main, les derniers événements ayant rendu les Bonaparte impossibles. »

Il est superflu d’en citer plus, ce serait tout le volume.

Oh ! si, de nos jours, quelque prétendant avait un cœur d’homme, comme il jetterait les sanglantes défroques dont veulent l’affubler des gens vivant dans le passé ! Comme il prendrait sa place dans le combat, parmi ceux qui veulent la délivrance du monde !

Tandis que M. Thiers s’occupait des prétendants qu’on avait sous la main, il n’oubliait rien pour noyer dans le sang les mouvements vers la liberté qui se produisaient en France :

Les Communes de Lyon et de Marseille, déjà étouffées par Gambetta, renaissaient de leurs cendres.

« Nous voulons, écrivait la Commune de Marseille à la commune de Paris, le 30 mars 1871, la décentralisation administrative, avec l’autonomie de la Commune, en confiant au conseil municipal élu de chaque grande cité les attributions administratives et municipales.

» L’institution des préfectures est funeste à la liberté.

» Nous voulons la consolidation de la République par la fédération de la garde nationale sur toute l’étendue du territoire.

» Mais, par dessus tout et avant tout, nous voulons ce que voudra Marseille. »

Les élections devaient avoir lieu le 5 avril, à 6 heures du matin ; c’est pourquoi le général Espivent réunit aux équipages de la Couronne et Magnanime toutes les troupes dont il put disposer et, le 4, il bombarda la Ville.

Un coup de canon à blanc avait averti les soldats ; mais, comme ils rencontrèrent une manifestation sans armes suivant un drapeau noir et criant : Vive Paris ! ils se laissèrent entraîner par la foule, avec les artilleurs et la pièce de canon qui venait de tirer deux autre coups.

Espivent, de l’autre côté, par le fort Saint-Nicolas, faisait bombarder la préfecture où il supposait la Commune.

Landeck, Megv, Canlet de Taillac, délégués de Paris, allèrent avec Gaston Crémieux trouver Espivent et lui exposèrent qu’il ne voudrait pas faire égorger des hommes sans défense.

Espivent, pour toute réponse, fit arrêter Gaston Crémieux et les délégués de Paris, contre l’avis formel de ses officiers.

Il fut obligé, cependant, de laisser aller ces derniers, qui avaient mission de lui signifier les volontés de Marseille ; (les élections libres et les gardes nationaux seuls chargés de la sécurité de la ville.)

« Moi, dit Espivent, je veux la préfecture dans dix minutes, ou je la prends de force dans une heure, »

« Vive la Commune ! » s’écrièrent les délégués et à travers la foule et les soldats fraternisant avec le peuple, ils partirent.

Espivent fit cacher derrière les fenêtres des réactionnaires et des chasseurs. La fusillade dura sept heures, soutenue par les canons du fort Saint-Nicolas.

Quand cessa le feu, la terre était couverte de cadavres.

Tandis que le sang coulait dans les rues pleines de morts, le Galiffet de Marseille donna l’ordre de fusiller les prisonniers à la gare (c’étaient des garibaldiens qui avaient combattu contre l’invasion de la France et des soldats qui n’avaient pas voulu tirer sur le peuple).

Une femme, son enfant dans ses bras, et un passant qui trouvaient sévères les ordres d’Espivent, furent passés par les armes ainsi que quelques autres citoyens de Marseille, entre autres le chef de gare, dont le jeune fils demandait grâce pour son père. Espivent écrivait à son gouvernement, à Versailles :

Marseille, 5 avril 1871.

« Le général de division à M. le ministre de la guerre.

» J’ai fait mon entrée triomphale dans la ville de Marseille avec mes troupes ; j’ai été beaucoup acclamé.

» Mon quartier général est installé à la préfecture. Les délégués du comité révolutionnaire ont quitté la ville individuellement hier matin.

Le procureur général près la cour d’Aix qui me donne le concours le plus dévoué lance des mandats d’amener dans toute la France ; nous avons cinq cents prisonniers que je fais conduire au château d’If.

Tout est parfaitement tranquille en ce moment à Marseille.

» Général Espivent. »

Ainsi fut définitivement égorgée la Commune de Marseille, par ce même Espivent, qui sur des données fantastiques mena dans le port de Marseille la fameuse chasse aux requins dont pas un seul n’existait.

Malgré les épouvantables répressions de Marseille, Saint-Étienne se leva.

Le préfet de Lespée y rétablit d’abord l’ordre à la façon d’Espivent, on cita de lui cette phrase : Je sais ce que c’est qu’une émeute : la canaille ne me fait pas peur !

La canaille, comme il disait, le connaissait si bien, qu’ayant momentanément repris Saint-Étienne, elle le fit arrêter et conduire à l’Hôtel-de-Ville où sa mort arriva dans des circonstances inattendues.

De Lespée avait été confié à deux hommes, nommés l’un Vitoire, l’autre Fillon ; ils devaient simplement veiller sur lui.

Vitoire était une sorte de Girondin, Fillon au contraire était si exalté, qu’il s’était mis deux écharpes, souvenirs de luttes passées, l’une autour de la taille, l’autre flottant à son chapeau.

Bientôt, une discussion s’éleva entre Vitoire qui cherchait à excuser le préfet, et Fillon, qui citait le propos tenu par de Lespée.

Vitoire continuant à soutenir de Lespée, Fillon, hors de lui, tira un coup de revolver à Vitoire, un autre au préfet, et reçut lui-même, un coup de fusil, d’un des gardes nationaux accourus au bruit. — Il avait tant vu trahir, le pauvre vieux, qu’il en était devenu fou, ne s’imaginant partout que trahisons.

La mort de Lespée fut reprochée à tous les révolutionnaires, celle de Fillon à son meurtrier.

Étant, il y a quelques années, en tournée de conférences, d’anciens habitants de Marseille, me racontèrent avoir été frappés comme d’une vision, lorsque le vieux Fillon, en avant de tous, marchait à l’Hôtel-de-Ville, son écharpe rouge flottant à son chapeau, ses yeux, lançant des éclairs.

La bouche largement ouverte, jetant par dessus tout ces cris qu’on entendait au loin : En avant ! En avant la Commune ! la Commune ! déjà c’était un spectre, celui des représailles.

Les mineurs remontés des puits s’étaient joints au soulèvement, mais ce ne fut point la garde nationale qui maintint la sécurité dans la ville ; l’ordre fut fait par la mort.

Narbonne alors se leva. Digeon, caractère de héros, avait entraîné la ville.

Une première fois les soldats sont, eux aussi, entraînés.

Raynal aîné, ayant été l’auteur d’une attaque de la réaction, est pris comme otage.

La proclamation de Digeon se terminait ainsi :

« Que d’autres consentent à vivre éternellement opprimés ! qu’ils continuent à être le vil troupeau dont on vend la laine et la chair !

» Quant à nous, nous ne désarmerons que lorsqu’on aura fait droit à nos justes revendications, et si on a recours encore à la force, pour les repousser, nous le disons, à la face du ciel, nous saurons les défendre jusqu’à la mort ! »

Brave Digeon ! il avait vu tant de choses, qu’au retour de Calédonie nous l’avons retrouvé anarchiste de révolutionnaire autoritaire qu’il avait été, sa grande intégrité lui montrant le pouvoir comme la source de tous les crimes entassés contre les peuples.

Narbonne, ne voulant pas se rendre, on fit venir des troupes et des canons. Les autorités de Montpellier envoyèrent deux compagnies du génie, celles de Toulouse fournirent l’artillerie, celles de Foix, l’infanterie. Carcassonne envoya de la cavalerie ; Perpignan, des Compagnies d’Afrique. Le général Zents prit le commandement de cette armée, à qui on suggérait qu’il fallait traiter comme des hyènes et des ennemis de l’humanité, ces gens qui se soulevaient pour la justice et l’humanité.

Quand on leur eut fait sentir l’odeur du sang, on découpla ces meutes.

Le combat commencé de nuit, dura jusqu’à deux heures de l’après-midi.

La ville n’étant plus qu’un cimetière, elle se rendit.

Digeon resté seul à l’Hôtel-de-Ville ne voulait pas capituler, la foule l’emporta ; le lendemain seulement, il fut arrêté, ne voulant pas se dérober.

Dix-neuf soldats du 52e de ligne, condamnés à mort, pour avoir refusé de tirer sur le peuple, ne furent pas exécutés parce qu’on craignit les vengeances populaire ; on se contenta de passer par les armes sommairement ceux qu’on rencontra dans la lutte.

Narbonne conserva les noms des dix-neuf du conseil guerre.

C’étaient : Meunier, Varache, Renon, Bossard, Meyer, Parrenain Malaret, Lestage, Arnaud, Royer, Monavent, Legat, Ducos, Adam, Delibessart, Garnier, Charruet, René.

Au Creusot, le soulèvement avait eu lieu avant la Commune de Paris, il commença par un guet-apens, contre les ouvriers sur la route de Montchanin, où à chaque révolte ils se rendaient d’abord pour avertir leurs camarades.

Des individus suspects, ayant été vus sur la route, en voulant se rendre compte, quinze hommes y furent tués, par l’explosion d’une bombe qui y avait été placée : c’est ainsi que le gouvernement pensait avoir arrêté le mouvement.

Le Creusot s’éveilla, à la nouvelle du 18 mars ; une première fois les troupes furent retirées : Faites votre Commune, avait dit le commandant. Le Creusot se mît en fête, criant : Vive la République ! Vive la Commune !

Alors, la troupe revenue en plus grand nombre dissipa les manifestants, qui cependant purent faire prisonniers des agents de Schneider, qui se mêlaient dans leurs rangs, en criant : Vive la guillotine ! Ils avouèrent leur mission d’agents provocateurs.

Les révolutionnaires du Creusot envoyèrent des délégués à Lyon et à Marseille, où régnait une grande agitation.

À Lyon, la place de la Guillotière était pleine de foule, un appel affiché dans toute la ville, conviait les populations à ne pas être assez lâches, pour laisser assassiner Paris et la République.

Non, les Lyonnais n’étaient pas lâches, mais le préfet Valentin et le général Crauzat, disposant de forces considérables, ils s’en servirent comme ils ne l’eusse jamais fait contre l’invasion.

La garde nationale de l’ordre se réunit à l’armée ; l’écrasement de la Commune de Lyon commença.

Le combat dura cinq heures à la Guillotière et à nombreuses places dans la ville ;

Albert Leblanc, délégué de l’Internationale, n’ayant pu passer pour aller à la Guillotière, prit dans la ville sa place de combat.

Après ces cinq heures de lutte terrible d’hommes mal armés contre des bataillons, la Commune de Lyon fut morte.

Des secousses, pareilles à celles qui agitent les membres de quelqu’un frappé mortellement en pleine vie, se firent sentir longtemps dans les grandes villes après que le mouvement y eut été saigné à la gorge.

De nombreux documents existent sur les soulèvements de Bordeaux, Montpellier, Cette, Béziers, Clermont, Lunel, L’Hérault, Marseillan, Marsillargnes, Montbazin, Gigan, Maraussan, Abeilhan, Villeneuve les Béziers, Thibery.

Toutes ces villes et nombre d’autres avaient résolu d’envoyer des délégués à un congrès général qui devait s’ouvrir le 14 mai, au grand théâtre de Lyon.

Des lettres de réprobation furent envoyées à Versailles, par les villes de province. On sait les noms de Grenoble, Nyons, Mâcon, Valence, Troyes, Limoges, Pamiers, Béziers, Limoux, Nîmes, Draguignan, Charolles, Agen, Montélimar, Vienne, Beaune, Roanne, Lodève, Tarare, Châlons. Malon, bien informé, comptait par milliers les lettres indignées de province à la ville maudite,

En apprenant la nomination de la Commune de Paris, Le Mans se leva. Deux régiments de ligne envoyés de Rennes et des cuirassiers appelés pour écraser les manifestants, fraternisèrent avec eux.

Le comité radical de Mâcon inscrivit à la tête de son manifeste envoyé à la Commune :

« La République est au-dessus du suffrage universel…

» Les coups d’État et les plébiscites sont les causes directes de tous les malheurs qui nous accablent. »

Le plébiscite venait encore de le montrer et la nomination de l’assemblée de Bordeaux n’est pas sans mystères quand on se rend compte du mouvement qui agita la France entière. Du reste, les dessous du suffrage universel ne peuvent être un secret pour personne ; si on ajoute l’effroi des répressions, on verra que les villages seuls purent être complètement dupes, tout le reste du pays fut maintenu par la terreur.

L’adresse du comité radical de Mâcon à la Commune de Paris était signée : P. Ordinaire, Pierre Richard, Orleat, Lauvernier, Seignot, Verge, Chachuat, Jonas, Guinet, en date du 9 mars 71.

Les républicains de Bordeaux publièrent également leur manifeste, et le projet d’un congrès convoqué a Bordeaux, dans le but de déterminer les mesures les plus propres à terminer la guerre civile, assurer les franchises municipales et consolider la République.

La Commune était alors la forme qui semblait la plus facile pour assurer la liberté. Ce manifeste était signé : Léon Billot, journaliste, Chevalier, négociant, Cousteau, armateur, Delboy, conseiller municipal, Deligny, ingénieur civil, Depuget, négociant, Sureau, capitaine de la garde nationale, Martin, négociant, Milliou, chef de bataillon de la garde nationale, Parabère, idem, Paulet, conseiller municipal sortant, Roussel, négociant, Docteur Sarreau, journaliste, Saugeon, ancien conseiller général de la Gironde, Tresse, propriétaire.

Tous gens venant à la Commune non par entraînement, mais en considération des tendances générales, peut-être aussi en dégoût des menées de Versailles, dont on peut avoir une idée par la circulaire qui suit, transmise hiérarchiquement, et dont on eut connaissance par une mairie de Seine-et-Oise.

« Note pour M. le maire,

» Surveiller journellement les hôtels et les garnis, tenir la main à ce que les maîtres de ces établissements inscrivent sur leurs registres de police le nom des personnes admises à loger, faire représenter ces registres à la mairie, au commissaire de police, ou à la gendarmerie.

» Inviter, par un arrêté spécial, les particuliers qui logeraient momentanément des étrangers à la localité, à en faire la déclaration à la mairie, en donnant le nom des personnes, avec le lieu et la date de la naissance, leur domicile et profession.

» Surveiller les auberges, cafés et cabarets. Empêcher qu’aucun journal de Paris, puisse y être lu. »

Toute la hiérarchie des employés, hauts ou petits, du gouvernement de Versailles, devait s’occuper de besognes policières, et la France entière était devenue une souricière. — À mesure que se découvraient ces indignités, les consciences se révoltaient.

À Rouen, dès les premiers jours d’avril, les francs-maçons déclarèrent adhérer pleinement au manifeste officiel du conseil de l’ordre, qui porte inscrits sur son drapeau, les mots liberté, égalité, fraternité. — Prêche la paix parmi les hommes, et au nom de l’humanité, proclame inviolable la vie humaine et maudit toutes les guerres, il veut arrêter l’effusion du sang et poser les bases d’une paix définitive, qui soit l’aurore d’un avenir nouveau.

Voilà, disaient les signataires, ce que nous demandons énergiquement, et si notre voix n’est pas entendue, nous vous disons ici que l’humanité et la patrie l’exigent et l’imposent.

Le président d’honneur de la maçonnerie rouennaise Desseaux. — Le vénérable des Arts réunis, Hédiard ; le vénérable de la Constance éprouvée, Loraud ; le vénérable de la Persévérance couronnée, E. Vienot.

Les T : S. des Arts réunis et de la Persévérance Couronnée, Hédiard et Goudy ; le président du conseil philosophique, Dieutie, et par mandements des ateliers réunis, et de l’Orient de Rouen ; le secrétaire Jules Godefroy.

L’effusion du sang ! L’humanité ! Combien ces gens-là, malgré leurs titres moyen-âge, parlaient une langue inconnue encore des sauvages de Versailles !

Le 26 avril, cinq cents membres répondant à l’appel du comité fédéral, se réunirent salle de la Fédération, à deux heures de l’après-midi. Le parquet fit cerner la salle, et le commissaire central Gérard, avec vingt-cinq agents, firent leur entrée, pour procéder à des arrestations, ils trouvèrent la salle vide, l’heure de la réunion ayant été avancée, ils saisirent quelques papiers, et se rendirent chez les membres de la fédération de l’Internationale. Quelques-uns furent arrêtés : Vaughan, Cord’homme, Mondet, Fristch, Boulanger.

Ceux qu’on pensait les meneurs étant sous les verrous, les autorités craignant encore, parlaient de les envoyer à Belle-Isle-en-Mer, ou même plus loin ; vingt-cinq composaient cette première fournée.

Le Gaulois publia à Versailles, des détails effrayants sur les prisonniers.

Il y avait tant de découvertes et ramifications, que malgré la diligence faite au parquet criminel de Rouen, pour terminer l’instruction du procès des Communeux, l’affaire trop complexe ne pourrait être évoquée immédiatement.

« Le secret qui avait d’abord été appliqué aux prisonniers venait d’être levé.

» Nous pouvons, ajoutait le Gaulois, fournir quelques détails sur les principaux accusés.

» Cord’homme le principal est à la fois riche propriétaire et marchand de vins en gros ; il avait été élu conseiller général pour le faubourg de Saint-Séver lors des élections de 70.

» Opinions politiques à part, il est assez aimé dans le pays, c’est un honnête homme qui a toujours eu la manie révolutionnaire.

» Vaughan, adjoint au maire de Darnetal près Rouen, membre très influent et très actif de l’Internationale, passe pour un chimiste distingué, est-ce à cela qu’il a dû la verve plus que gauloise, avec laquelle il a écrit un poème sur certain sujet ; Cambronne fait dans sa cellule des vers sur le directeur de la prison ; attitude très ferme.

» Delaporte, ancien rédacteur du journal le Patriote, supprimé par l’autorité prussienne, jeune homme qu’on dit être très intelligent.

» Les pièces relevées par M. Leroux, juge d’instruction, sont au nombre de deux.

» La première est un appel à l’abstention pour les dernières élections municipales.

» Appel formulé d’une façon blâmable, vis-à-vis du gouvernement légal de Versailles.

» La seconde, est une adhésion à la Commune de Paris, ou du moins une copie non signée de cet acte, cette pièce trouvée chez le nommé Frossart, cordonnier à Elbeuf ; également impliqué dans le complot.

(Le Gaulois, 14 avril 1871.)

Ce n’est pas d’aujourd’hui, que les brouillons non signés, comptent comme revêtus de signatures. Ce n’est pas d’aujourd’hui non plus, que ceux qui réclament leur liberté, se défient de celle que leur offre l’ennemi, les élections auxquelles les révolutionnaires de Rouen refusaient de prendre part, devaient être quelque chose comme un plébiscite gouvernemental.

La population apeurée de Versailles, devant ces accusations qui n’en étaient même pas, tremblait d’épouvante, conseillant de se tenir sur ses gardes, parce qu’un des accusés Ridnet, ancien officier d’état-major de l’armée du Havre, contre lequel on ne trouvait absolument rien, avait été mis en liberté provisoire, sur sa parole, de se présenter à la prison si on découvrait quelque chose.

À Montpellier, Toulouse, Bordeaux, Grenoble, Saint-Étienne, le mouvement toujours étouffé se réveillait toujours : les journaux poursuivis renaissaient de leurs cendres, emplissant Versailles d’effroi, malgré ses canons bombardant Issy, Neuilly, Courbevoie, et les armées de volontaires appelés contre Paris, sans grand résultat, étaient si infime minorité que Versailles attirait par la peur de voir partager ce qu’ils n’avaient pas.

À Paris, naïfs au contraire par générosité, les Communeux laissaient le vieux et non moins naïf Beslay, coucher à la Banque pour la garder au besoin de sa vie, s’imaginaient l’honneur de la Commune attaché là. Sur la foi de de Pleuc, il crut avoir sauvé la révolution en sauvegardant la forteresse capitaliste.

Il y eut un moment où tous, à Paris, venaient à la Commune, tant Versailles se montrait féroce, toutes les villes de France demandaient la fin des tueries (elles ne faisaient que commencer).

Le manifeste de Lyon, en date du 5 mai, disait que de tous côtés des adresses avaient été envoyées à l’Assemblée et à la Commune pour leur porter des paroles d’apaisement, la Commune seule répondait.

Paris assiégé par une armée française après l’avoir été par les hordes prussiennes, tend une fois encore ses mains vers la province ; il ne demande pas son concours armé mais son appui moral ; il demande que son autorité pacifique s’interpose pour désarmer les combattants. La province pourrait-elle rester sourde à ce suprême appel ?

Ce manifeste était signé par les membres de l’ancien conseil municipal, Barodet, Barbecat, Baudy, Bouvalier, Brialon, Chepié, Colon, Condamin, Chaverot, Cotlin, Chrestin, Degoulet, Despagnes, Durand, Ferouillat, Henon, membres du conseil sortants ; Hivert, Michaud-Vathier, Pascot, Ruffin, Vaille, Vallier, Chapuis, Verrières, élus du 30 avril, démissionnaires.

La ville de Nevers envoya à la Commune, un manifeste demandant l’union indissoluble entre Paris et la France, la prompte dissolution, et au besoin la déchéance de l’Assemblée de Versailles, dont le mandat était expiré.

Le comité républicain de Melun, dont la devise était : l’ordre dans la liberté ! déclara se rallier à ceux qui cherchaient à guérir les maux du pays, non en rétablissant un ordre de choses suranné, mais en assurant l’avenir. Les membres de ce comité se nommaient Auberge, Baucal fils, Derougemont, Daudé, Despagnat, Delhiré, Dormoy, Drouin, Dupuy, Finot père, Hensé, Nivet, Pernetaini, Fouteau, Riol, Robillard, Saby, Thomas, Ninnebaux. Le manifeste fut envoyé dès le 24 mars 1871.

À Limoges, le 4 avril, les soldats d’un régiment de ligne qui y était caserné ayant reçu l’ordre d’aller renforcer l’armée de Versailles, la foule les conduisit à la gare, leur fit jurer de ne pas s’employer à l’égorgement de Paris, ils le jurèrent en effet, et remirent leurs armes à ceux qui les reconduisaient, puis retournèrent à la caserne, où devant leurs officiers la ville tout entière leur fit une ovation.

Les autorités se réunirent à l’hôtel-de-ville, et le préfet étant en fuite, le maire se chargea de la répression, il ordonna aux cuirassiers de s’emparer du détachement qui refusait d’obéir, et de charger la multitude ; alors le combat s’engagea et bientôt devint terrible, le parti de l’ordre, en force, eut la victoire, mais le colonel des cuirassiers et un capitaine furent tués.

Dans le Loiret, le mouvement révolutionnaire fut considérable, il y avait à Paris un comité d’initiative énergique ayant pour secrétaires François David, de Batile-sur-Loiret, Garnier et Langlois, de Meung-sur-Loire, ils envoyèrent des délégués chargés de s’entendre avec la Commune.

L’association jurassienne, les habitants de plusieurs villes de Seine-et-Marne, (et même de Seine-et-Oise) malgré Versailles avaient également à Paris des comités correspondants.

Au nord de la France, toutes les villes industrielles aussi bien que les villes du Midi voulaient leur Commune.

L’Algérie, dès le 28 mars, donna son adhésion par l’adresse suivante.

« À la Commune de Paris,

La Commune de l’Algérie.

» Citoyens,

» Les délégués de l’Algérie déclarent au nom de tous leurs commettants, adhérer de la façon la plus absolue à la Commune de Paris.

» L’Algérie tout entière revendique les libertés communales ;

» Opprimés pendant quarante années par la double concentration de l’armée et de l’administration, la colonie a compris depuis longtemps que l’affranchissement complet de la Commune est le seul moyen pour elle d’arriver à la liberté et à la prospérité. »

» Paris, le 28 mars 1870.

Alexandre Lambert,
Lucien Rabuel,
Louis Calvinhac.

L’Émancipation de Toulouse quelques jours après le 18 mars jugeait ainsi les hommes de Versailles.

« Il y a en effet un complot, organisé pour exciter à la haine des citoyens les uns contre les autres, et pour faire succéder à la guerre contre l’étranger la hideuse guerre civile. Les auteurs de cette criminelle tentative sont les drôles qui se gratifient indûment du titre de défenseurs de l’ordre, de la famille et de la propriété.

L’un des agents les plus actifs de ce complot contre la sûreté publique s’appelle Vinoy ; il est général et il fut sénateur.

L’Émancipation de Toulouse, fin mars 71.

Les premières histoires de 71, écrites lorsque le gouvernement était encore en délire de sang, n’osèrent à cause des répressions, toujours à craindre, mentionner tous les soulèvements révolutionnaires de France, correspondants à la Commune, à ceux d’Europe, et du monde, Espagne, Italie, Russie, Asie, Amérique. L’histoire en est partout à écrire comme prologue de la situation présente.

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Vous pouvez relire également en complément de ce texte puissant : « La Morale Anarchiste » de Pierre Kropotkine dont la conclusion envoutante, acérée, lucide et visionnaire résonne, et raisonne aussi bien à nos cœurs qu’à nos esprits ; Lutte pour permettre à tous de vivre de cette vie riche et débordante, et sois sûr que tu retrouveras dans cette lutte des joies si grande que tu n’en trouverais pas de pareilles dans aucune autre activité. C’est tout ce que peut te dire la science de la morale. À toi de choisir.

Car même, si plutôt qu’un maître vous pensez ne vous choisir qu’une ligne politique, comme le dit Bruno Guigue dans son article d’hier : Il reste vingt jours, désormais, pour remettre cette question au centre des débats, vingt jours pour faire de la souveraineté autre chose qu’un fantôme, vingt jours pour mettre en lumière la différence entre ceux qui s’accommodent de la dépossession du peuple français, ceux qui se croient patriotes parce qu’ils désignent des bouc-émissaires, et ceux qui veulent faire de la souveraineté restaurée la cinglante défaite de l’oligarchie. Lire l’intégralité de l’article sur Agoravoxhttp://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-souverainete-fantome-de-l-191344

Pour autant et sur le point précis de savoir ce qu’est la souveraineté, Steven Newcomb, juriste indigène et spécialiste en sémantique, précise bien les choses : Un exemple probant est le mot “souveraineté”, un terme qu’on dit avoir été inventé par l’absolutiste et philosophe politique français Jean Bodin, qui a défini alors sa signification comme étant “la suprématie sur des citoyens ou des sujets sans restriction de la loi.” Lire l’intégralité de l’article ► La souveraineté indigène et la subordination politique de nos nations par Steven Newcomb

Tous les candidats sont issus du système et veulent se faire élire selon les règles du système.  Qui parle clairement avant toute chose de lever l’état d’urgence ?

PERSONNE ! Et pourquoi donc ???

Rappelez-vous seulement comment la 5ème prolongation a été voté : Les députés ont anticipé dans la nuit une interruption automatique de l’état d’urgence le 22 décembre, quinze jours après la démission du gouvernement Valls. Billet du 12/12/2015 mis à jour le 13/12/2016 ► Réveillez-vous les gens !

Voter le 23 avril prochain c’est dire OUI pour que le bouzin continue…

Et peut importera son NOM c’est NON. Retirons-leur notre consentement…

PAS EN MON NOM

PAS EN NOTRE NOM, PLUS JAMAIS…

JBL1960

Illustration issue du PDF de 36 pages Petit précis sur la Société, l’État, la désobéissance et la commune volontaire autogérée ; Solutions au marasme systémique actuel par Résistance71, janvier 2013

De nuisance à menace ; Le prix de la Vérité par Paul Craig Roberts

PCR ouvre un œil ;

C’est un bon début !

Dans le prolongement de sa dernière publication, entièrement retranscrite iciLa “gauche” étatique occidentale complice de l’empire par Paul Craig Roberts

Analysée en incise par Résistance71 et en préambule et en conclusion, par mézigue.

D’ailleurs, en toute fin, je donne mon sentiment car PCR n’a manifestement pas lu l’article de Phil Butler « L’empire de la médiocrité et la fin du monde » sur le Saker Francophone , ou bien il ne s’en souvient plus, qui déjà précisait ceci ; Quiconque assume la charge à la Maison Blanche en ce moment de l’Histoire sera averti. Ramenez-nous à la normale, redonnez-nous notre télévision par câble, peu importe le coût, nucléarisez qui vous voulez, mais rendez-nous seulement nos vies ! Lire l’intégralité du billetChoisir entre la Peste et le Choléra

Ce qui laisse peu de doute, mais nous l’avions parfaitement compris, sur le bon peuple américain qui veut rester Exceptionnel et Indispensable et qui n’a nullement l’intention de ne plus se considérer comme supérieur (tu m’étonnes !) comme le lui suggérait Mike Prysner dans cette vidéo en lien !

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Merdia et pressetituée : degré zéro du crétinisme propagandiste marchand atteint avec succès…

De nuisance à menace : le prix de la vérité

Paul Craig Roberts | 16 mars 2017 | URL de l’article original : http://www.paulcraigroberts.org/2017/03/16/nuisance-threat-high-cost-truth-paul-craig-roberts/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

URL de l’article R71 ► https://resistance71.wordpress.com/2017/03/18/merdia-et-pressetituee-degre-zero-du-cretinisme-propagandiste-marchand-atteint-avec-succes/

Je suis convaincu que les États-Unis et probablement tout le monde occidental, c’est à dire l’empire américain, sont maintenant entrés dans une ère dans laquelle le respect de la vérité n’existe ni dans les institutions publiques, ni dans les institutions privées. Nous avons pu observer cet avènement depuis déjà un certain temps. Pensez par exemple au 3 août 2002, une époque récente en ce qui nous concerne, mais une période hors de la conscience politique de tous ceux plus jeunes que 33 ans aujourd’hui. A l’été 2002, le monde a été préparé par la propagande américaine à l’invasion de l’Irak. Le 3 août de cette année là, la prestigieuse publication britannique de “The Economist” résuma la pensée consensuelle de l’opinion dominante en deux phrases lapidaires : “Les choix honnêtes sont d’abandonner et d’accepter ou alors de retirer Mr Hussein du pouvoir en Irak avant qu’il n’ait sa bombe atomique. Aussi douloureux que cela nous soit, notre vote va à la guerre.

Comme Lewis Lapham, moi-même et bien d’autres demandions à l’époque: quelle bombe ? La seule preuve de l’existence d’une bombe était fabriquée et tout le monde savait qu’elle l’était. Les inspecteurs du nucléaire de l’ONU avaient conclu que les fameuses armes de destruction massive irakiennes étaient une création de la propagande américaine. Le président George W. Bush reconnut éventuellement que l’Irak n’avait pas de telles armes. Le ministre des AE Colin Powell a dit que les mensonges qui lui furent imposés par déception par le régime Bush pour dire devant l’ONU que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive, furent une tâche indélébile sur sa carrière. (NdT : sauf que Powell n’a pas été trompé, il savait pertinemment ce qu’il faisait…)

Bien qu’il fut connu que l’invasion de l’Irak en 2003 par les États-Unis avait entièrement été fondée sur des mensonges, les troupes américaines n’en furent pas évacuées pour autant et ce jusqu’en 2011 et qu’elles furent retirées ou pas, elles sont bel et bien de retour maintenant. Rien de ces faits avérés n’eut d’impact sur la bonne opinion que Washington et les médias ont d’eux-mêmes.

Enhardis, Washington et sa horde pressetituée ont menti au sujet de la Libye et ont détruit ce pays prospère. Ils ont menti au sujet de l’utilisation par Assad d’armes chimiques pour “gazer son propre peuple” et auraient détruit aussi la Syrie si la Russie ne s’était pas interposée.

Bloqués par la Russie, Obama, Hillary et Victoria Nuland se sont retournés contre elle, d’abord en renversant le gouvernement démocratiquement élu d’Ukraine et lorsque le peuple de Crimée vota massivement et pratiquement à l’unanimité pour son rattachement à la Russie, le régime Obama et ses putes des médias ont fabriqué une “invasion russe de l’Ukraine”.

Cette fausse accusation, répétée inlassablement jusqu’à aujourd’hui par la pressetituée occidentale, est devenue la justification pour des sanctions économiques contre la Russie que Washington a fait imposer par ses vassaux européens et ce entièrement à leurs dépends, ce qui montrent parfaitement le niveau crasse de couardise des gouvernements impliqués. Si Washington leur ordonne “sautez !”, le premier ministre britannique, le chancelier allemand et le président français demandent en chœur : “de quelle hauteur ?…”

Une des raisons pour laquelle Donald Trump a été élu président fut son implication à normaliser les relations avec la Russie et à reconsidérer la prolongation de l’OTAN, un quart de siècle après que son objectif de départ eut cessé d’exister après l’effondrement de l’URSS. L’implication de Trump constitua une menace directe au pouvoir et aux sources de profit du complexe militaro-industriel et de la sécurité américain, dont les 1000 milliards de dollars de budget annuel demandent l’existence justificative d’une menace majeure que seule la Russie peut fournir.

En conséquence, la Russie et son président ont été diabolisés. La propagande américaine et ses mensonges éhontés, a semé la peur de la Russie et de Poutine au travers de l’empire américain. Le réponse de l’empire à ceux qui confrontent cette propagande avec des faits et la vérité est de les dénoncer comme des “agents russes” ou des “dupes de Poutine”. La haine de la Russie qui a été inculquée par les nouveaux cons et la pressetituée a eu pour résultat de voir le sénateur républicain McCain, représentant l’Arizona (à la grande honte des Arizoniens), étiqueter lors d’une session sénatoriale le sénateur Rand Paul du Kentucky, comme quelqu’un qui “travaille maintenant pour Vladimir Poutine”, parce qu’il objectait qu’un tout petit pays comme le Monténégro devinsse un membre de l’OTAN.

http://news.antiwar.com/2017/03/15/sen-john-mccain-rand-paul-is-working-for-vladimir-putin/

Lorsque mon site internet a été inclus dans la liste de plus de 200 sites soi-disant “agents ou dupes des Russes” par un groupe secret appelé “PropOrNot”, j’ai questionné l’origine du financement d’une telle entreprise aussi bien camouflée qu’une opération de blanchiment d’argent offshore. J’en ai fait une blague qui a beaucoup amusé les Russes.

Comme personne ne sait ce qu’est PropOrNot, le site n’a aucune crédibilité. Alors les forces va t’en guerre ont monté l’affaire de plusieurs crans avec l’affaire de la bibliothèque de l’université d’Harvard. Sur ce site internet, quelqu’un a posté ce qui est essentiellement la liste de PropOrNot. Harvard ne dit rien de cette liste ni n’explique pourquoi quiconque devrait la croire. Cette liste est attribuée à une assistante professeur en média et communication du nom de Melissa Zindars, enseignant dans une institution qui n’est pas citée. C’est une liste, dit-elle, qu’elle utilise dans ses classes pour enseigner aux élèves comment ils peuvent éviter les “mensonges et fausses nouvelles”. En d’autres termes, la liste est un reflet de sa propre ignorance et de ses préjugés.

Comme l’a observé un lecteur, Melissa ne fait que montrer son propre endoctrinement par les médias pressetitués, les médias de masse américains, putes de la CIA: “Je lis, regarde, écoute très largement des sources d’information des médias de masse (New York Times, Washington Post, Boston Globe, Wall Street Journal, Forbes) et aussi de The Atlantic de la NPR et d’autres sources locales et alternatives ayant une perspective différente (Truth Out).”

Donc, nous avons le monde occidental informé par la bibliothèque de l’université de Harvard de qui il peut prendre ses informations sûres, le tout sur la base des préjugés d’une sombre inconnue. Ceux qu’on peut lire et écouter en toute sécurité sont les médias pressetitués qui mentent à tour de bras et qui servent la cause de la guerre et de l’état policier.

Quand on est le témoin d’un tel niveau de corruption de ce qui prétend être la meilleure université des États-Unis et qui est au sommet de 24 années de rien d’autres que des mensonges en provenance des trois derniers présidents ayant fait deux tours en fonction et qui entre eux ont massacré et disloqué des millions de personnes dans bien des pays et qui ne sont aucunement tenus pour responsables des millions de vies détruites, on ne peut cesser de réellement comprendre que pour les États-Unis et ses états vassaux corrompus, la vérité est quelque chose qui doit être évitée à tout prix.

Lorsque Trump s’est effondré sous la pression et a viré son conseiller à la sécurité, le Général Flynn, il donna sans le vouloir un certain crédit à l’accusation de dire que quiconque cherche à normaliser les relations avec la Russie est un “agent russe et qu’être un “agent russe” veut dire que vous êtes coupable de trahison et méritez d’être destitué si vous êtes le président des États-Unis.

La conséquence du départ de Flynn a été de permettre aux forces russophobes de définir comme trahison le simple désir d’une détente avec la Russie. Si ceci avait été imposé aux présidents américains durant la première guerre froide, la vie sur la planète terre n’existerait probablement plus aujourd’hui.

Ce qui fait peur au sujet des États-Unis et de l’Europe n’est pas simplement la naïveté et l’insouciance d’un grand pourcentage de leurs populations ; ce qui fait peur est la volonté des médias, des hauts-fonctionnaires, des militaires et des membres des organisations professionnelles de mentir pour préserver leur carrière. Essayez de trouver un quelconque remord parmi tous ces menteurs au sujet du fait que leurs mensonges exposent l’humanité a l’annihilation thermonucléaire. On ne le trouve nulle part. Ils n’en ont rien à cirer. Laissez moi ma Mercedes et ma maison pour une autre année.

Le Saker, être particulièrement observateur, dit que la révolution colorée menée par les nouveaux cons, le parti démocrate, la pressetituée, la gôche libérale bobo/progressiste et par quelques républicains contre le président Trump ne fait que “délégitimer le processus démocratique complet qui mena Trump au pouvoir et sur lequel les États-Unis ont construit leur société.” La conséquence de cela, poursuit le Saker, est que “l’illusion de la démocratie et du pouvoir du peuple” a été détruite à la fois intra muros et à l’étranger. L’image propagandiste de la “démocratie américaine” a perdu sa crédibilité. Alors que la fausse image s’effondre, ainsi s’effondre aussi le pouvoir qui fut fondé sur l’autorité construite par la propagande.

Le Saker demande : “Faisons nous face à une horreur sans fin ou à une fin horrible ?”

Comme l’a dit George Orwell il y a quelques décennies : “Dans une époque de mensonge universel, dire la vérité est un acte révolutionnaire.

C’est comme çà que le voient les criminels qui nous dirigent et c’est aussi la façon dont ces putes des médias le voient. Si vous dites la vérité en Amérique (NdT : et en France et partout dans l’empire du crime occidental), vous êtes le pourvoyeur de fausses nouvelles et possiblement un traître. (NdT : pourquoi Roberts ne dit-il pas ici que ce sont toutes ces ordures du pouvoir et facilitant le pouvoir qui sont les traîtres à leurs peuples et que nous les tiendront pour responsables de leurs crimes…)

Aussi longtemps que vous soutiendrez ce site, je continuerai à faire face aux conséquences évidentes que cela implique. Et qui sait… peut-être que Néo va pointer le bout de son nez ?

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Je suis convaincu que les États-Unis et probablement tout le monde occidental, c’est à dire l’empire américain, sont maintenant entrés dans une ère dans laquelle le respect de la vérité n’existe ni dans les institutions publiques, ni dans les institutions privées.

Alors à mon sens, l’un des problèmes majeurs de PCR, mais il n’est pas le seul attention, c’est de considérer tout le monde occidental comme étant l’Empire américain comme le centre de l’Univers… Cela me rappelle Madeleine Albright qui a écrit un livre ; Dieu, l’Amérique et le reste du monde… Bon ça tombe mal, car cet Empire, notre objectif c’est de le faire tomber, alors contrairement à vous, sans armes, ni haine ni violence hein ? Ça c’est votre truc, depuis toujours… Hein Phil ? D’ailleurs, c’était déjà l’objet d’une conférence du Pr. Taiaiake Alfred, à Melbourne en Australie, fin 2015 et traité par ce billet du 15 mars 2015 ► LE GRAND DÉSAPPRENTISSAGE par Taiaiake ALFRED {Ph. D}

La Nation Mohawk nous avait déjà invité à nous débrancher de la Matrix, juste après le Brexit, tenez, c’est là ► Débranchons-nous de la Matrix !

Le pendant de votre PropOrNot, en France, c’est le Décodex du journal Le Monde qui détermine, selon eux, qui est un site sérieux ou pas… Vous pensez si ça nous fait peur, mais surtout si c’est valable. L’express aussi a publié une liste des sites, et blogs d’infaux…

Une des raisons pour laquelle Donald Trump a été élu président fut son implication à normaliser les relations avec la Russie et à reconsidérer la prolongation de l’OTAN […]

Dites-vous ? Mais vous avez voulu le croire et rien d’autre puisque que vous avez appelé à voter Trump, qui lui ne voulait qu’une chose ; Accéder au pouvoir ; Tout comme Killary !

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201702/07/01-5067291-trump-redit-son-engagement-vis-a-vis-de-lotan.php

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201703/17/01-5079659-merkel-trump-premier-contact-delicat-et-divergences-flagrantes.php

http://www.lecho.be/dossier/electionsusa/Trump-sabre-dans-les-budgets-de-la-diplomatie-et-de-l-environnement/9873573?ckc=1&ts=1489857782

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2017/03/16/97002-20170316FILWWW00018-budget-trump-moins-pour-la-diplomatie-et-l-environnement.php

« L’Amérique d’abord » : La hausse spectaculaire de 54 milliards de dollars prévue pour la défense (près de 10%) s’accompagnera d’une baisse marquée des ressources de la plupart des autres ministères et agences fédérales.

Et pour finir, parce qu’on sait lire, nous les Superflus du reste du monde ; http://www.20minutes.fr/monde/2023207-20170301-trump-signe-loi-reautorisant-certains-malades-mentaux-acheter-armes

Comme me le fait remarquer Résistance71 qui vous traduit et à l’instant ; Vous observez et analysez « de l’intérieur », et d’une position somme toute « privilégiée », mais dépendante du système. Vous êtes un critique, mais un critique qui accepte. On ne peut pas être neutre dans un train en marche disait le grand historien Howard Zinn. Relater les choses avec le plus de justesse possible est bien et honorable, mais que faire pour en sortir ? On ne peut plus rester neutre vis à vis du système criminel qui bouffe nos vies, il faut l’abattre et reconstruire, pour et par les peuples. Que proposez-vous ? rien… ou plutôt si, on sent une pointe « réformiste », la sempiternelle volonté de « changer de l’intérieur », de « mettre les bonnes personnes » pour rendre le système plus « vertueux »…

On trouve cela assez pathétique, depuis le temps, que vous ne compreniez pas (ou feignez de ne pas comprendre) qu’il n’y a pas de solutions au sein du système et c’est en cela que des gens comme vous, mais d’autres comme Escobar (Pepe hein pas Pablo…), Pilger, Thierry Meyssan, nous énervez, un chouïa, car depuis le temps que vous tous critiquez intelligemment le monde, il devient irresponsable de toujours le valider par défaut…

J’ai déjà donné mon sentiment sur l’article de The Saker et la mise à jour, en complément de Résistance71 et de Robert Bibeau du site Les 7 du Québec dans ce billet le 15 février dernier ► VOTE OU ENCORE ?

Et plus encore, sur la traduction par R71 de votre article dans lequel vous posiez la question « Que faire ? » ; ICI. Parce qu’il devient évident, pour beaucoup, que la Solution ne VIENDRA PAS de l’élection, n’est-ce pas M. Chouard ?

Que faire ? Et bien retirons notre consentement, disons NON et n’allons plus voter…

Parce que la seule question qui vaille aujourd’hui à mon sens, ce n’est pas pour qui voter, non, mais pourquoi voter ? POUR QUOI FAIRE ?

LA SOLUTION NE VIENDRA PAS DE L’ÉLECTION

Aussi, n’allons plus voter et organisons-nous pour ;

Ignorer le Système ► Créer les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchir et agir en une praxis commune ► Adapter l’ANCIEN au NEUF

Adapter l’ANCIEN au NEUF ne voulant pas dire réformer l’ancien système pour en faire un nouveau ou un tout neuf ! Mais étudier la Grande Loi de La Paix de la Confédération Iroquoise, par exemple et entre autres, et adapter ce qui est adaptable notamment dans le domaine de l’horizontalité de la prise de décision politique et du schéma de la chefferie sans pouvoir ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/02/28/kaianerekowa-grande-loi-de-la-paix-de-la-confederation-iroquoise-xiieme-siecle-version-pdf/

Et puisque nous sommes en France et grâce au Pr Jean-Paul Demoule « On a retrouvé l’histoire de France » ;

Faisons autrement et prenons la Tangente car Zénon a pris de l’avance…

JBL1960

Source de l’image ► Fake News ► #CroisonsLes@GuillaumeTC ► http://croisonsles.tumblr.com/image/157502823682

 

 

 

 

 

 

 

 

BARNUM2017 : Tout est bidon dans l’élection…

Démonstration que tout est bidon dans l’élection ;

Et quelque soit le morceau choisi !

Aussi bien dans le Macron ;

Et pour bien le comprendre, je vous conseille les lectures suivantes car si les analyses sont assez longues, on ne peut en faire l’impasse. Je donne un extrait ou plusieurs extraits probants et les liens pour lire l’intégralité de l’article ;

Et sur ce blog, c’est la suite de logique, dans la catégorie VOTATION, des derniers ;

BARNUM2017 ; On ne vote plusLes vrais amis du peuple Révolution française – L’exemple du Confédéralisme Démocratique Kurde

Barnum et fumisterie électorale franchouillarde : Macron pur produit de la NED, des think tanks yankees et employé par Rothschild…

… ou le degré zéro du larbinisme de conflit d’intérêt, du crétinisme et de la manipulation oligarchique. Voter pour ce pitre ou tout autre guignol de ce paysage politique obsolète n’est plus seulement de l’irresponsabilité, mais de la complicité de crimes passés, présents et à venir !

Boycott du vote ! Boycott des institutions ! Union politique dans les associations libres !

Il n’y a pas de solutions au sein du système !

~ Résistance 71 ~

Macron est-il un instrument de la CIA ?

CETTE QUESTION SERA-T-ELLE AU CENTRE 
DE LA PROCHAINE RÉVÉLATION DE JULIAN ASSANGE ?

Networkpointzero | 11 mars 2017 | URL de l’article en français ► http://www.comite-valmy.org/spip.php?article8355

Avertissement : Cette publication est longue. Ne ratez pas sa lecture car elle vous explique comment Macron a pu arriver, en une dizaine d’années, dans les plus hautes sphères de la République, comment sa stratégie politique d’alliance gauche-droite et son programme économique néolibéral ont été décidés ailleurs qu’en France. Cet article est le fruit de recherches et d’analyses. Il fait référence à des travaux universitaires dont vous trouverez les indications en bas de page . Il est quasiment impossible d’écrire aujourd’hui sur la CIA sans se faire traiter de complotiste. Cela arrange beaucoup de gens et particulièrement ceux qui sont visés. Cet article n’est en aucun cas complotiste ou confusioniste. Tout est vérifiable, point par point, y compris la mise en synergie des éléments. Bonne lecture.

Propos liminaires

Quand on parle d’ingérence russe dans la campagne électorale française et qu’elle vise particulièrement Emmanuel Macron, on peut faire le postulat (pour les grincheux, ce n’est qu’un postulat !) que les cyber attaques russes sont une réalité. Dès lors, il faut se poser la question de savoir pourquoi la Russie s’intéresse à un personnage qui vient d’arriver sous les projecteurs dans le paysage politique français. Les russes sauraient ils qui est Macron depuis longtemps ? Ont-ils suivi son ascension ?

Le questionnement est renforcé quand au début du mois de février 2017, Julian Assange, le patron de WikiLeaks confie au quotidien russe Izvestia : “ Nous possédons des informations intéressantes concernant l’un des candidats à la présidence française, Emmanuel Macron. Les données proviennent de la correspondance privée de l’ex secrétaire d’État américain, Hillary Clinton”. Et comme si Assange tenait à nous donner des indices, quelques jours plus tard, il nous informe qu’en 2012 la CIA avait demandé à la NSA (centrale d’écoute et de tri du renseignement) de suivre de près la campagne présidentielle française et ses différents protagonistes.

Assange veut il nous faire comprendre que Macron a été ciblé en 2012 par la CIA comme un candidat à promouvoir et à soutenir pour les élections présidentielles de 2017 ?

Lire la suite soit sur l’article source, ou sur R71 ► https://resistance71.wordpress.com/2017/03/12/barnum-et-fumisterie-electorale-franchouillarde-macron-pur-produit-de-la-ned-des-think-tanks-yankees-et-employe-par-rothschild/

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Georges Stanechy publie également une fine analyse le 11 mars, sur son blog « À contre-courant » qui va tout aussi loin puisqu’il réaffirme que pour les « patrons » : « Tout est bon dans le Macron » Macron : Le Masque de l’Hyperviolence Oligarchique…

 » Il se produit ici ce singulier phénomène connu sous le nom de « verbalisme », où la sonorité des mots suffit à donner l’illusion de la pensée ; L’influence que les orateurs exercent sur les foules est particulièrement caractéristique sous ce rapport, et il n’y a pas besoin de l’étudier de très près pour se rendre compte qu’il s’agit bien là d’un procédé de suggestion tout à fait comparable à ceux des hypnotiseurs. »   René Guénon (1)
 « Macron par-çi … Macron par-là … »
A en croire nos médias, associés à leurs « sondeurs d’opinion », le futur président de notre république serait connu.
Ce serait leur propre créature, qui n’existait pas il y a peu de temps avant le tintamarre de leur propagande, tel le lancement en fanfare du dernier dentifrice conçu dans les « cuisines marketing » de la grande consommation : Macron !…

Incessant bourrage de crâne… Bénéficiant du soutien inconditionnel et massif de notre IMD (Industrie Médiatique de la Désinformation), les autres candidats à l’élection présidentielle éprouvant de la peine à se faire entendre (2) ; et, même, pour certains à se faire connaître…En quelques mois, cet inconnu serait ainsi devenu la « personnalité préférée » des français : auprès de 58% des français, nous claironnent-on dans les oreilles dès le petit-déjeuner !… A ce rythme, les médias vont bientôt inverser les chiffres et affirmer que c’est 85 %…Miraculeuse et subite incarnation d’un « Homme d’État » !… Sans parcours, ni parti politique. Si ce n’est créé de toutes pièces en quelques semaines, sans adhérent régulièrement inscrit et à jour de ses cotisations… (3) Encore moins : sans « programme présidentiel ». Il n’a été annoncé que le 2 mars dernier. (4)

Sans parcours professionnel, non plus, démontrant une longue pratique des collectivités dans la gestion de la pénurie, une expérience des évènements pétris d’adversité et d’incertitude dans le conflit des urgences et des priorités. Rien.

Lire l’intégralité de l’article ► http://stanechy.over-blog.com/2017/02/macron-le-masque.html
Stanechy grâce à son analyse m’avait déjà permis de titrer : Mais quelle bande de « ons » dès fin janvier 2017…Mais pour ma part depuis le tout début, je n’ignore pas de qui Macron de Rothschild est le N.O.M. dont la devise est « Député ne daigne, Maire ne puis, Macron suis ! » Bigre… Et tout est !

Que dans le Fillon ;

Le Saker Francophone nous tire l’œil sur l’article du 10 mars paru initialement sur ARRÊT SUR INFO  par l’Observatoire des journalistes et de l’information médiatique.

AFFAIRE FILLON ; Quand le parti des médias pratique un hold-up démocratique
Après le Brexit, la victoire de Donald Trump et l’élection surprise de Francois Fillon aux primaires de la droite, les médias occidentaux paniquent et révèlent d’une manière toujours plus flagrante leur fonction de purs propagandistes du système libéral-libertaire, quitte à interférer comme jamais dans le processus démocratique, tentant par des leviers tout à fait indifférents au débat d’idées, de propulser Macron d’un côté et de détruire Fillon de l’autre.Nous l’avions étudié dans un dossier spécial de l’OJIM : l’élection de François Fillon, à l’automne dernier, aux primaires de la droite, représentait un nouveau camouflet à l’encontre de médias français qui avaient dans leur majorité fait campagne pour Alain Juppé depuis qu’ils avaient pris la mesure de la faillite irrémédiable du PS. Nous ne pouvions imaginer, alors, que ces médias dominants ne s’avoueraient pas vaincus pour autant, mais qu’ils mettraient tout en œuvre pour faire élire quoi qu’il en soit Alain Juppé, que celui-ci s’appelle Alain Juppé ou… Emmanuel Macron. Ces élections présidentielles de 2017, plus rocambolesques et absurdes que jamais, où aucun débat d’idées ou véritable confrontation de programmes n’ont encore pu avoir lieu à peine deux mois avant le scrutin, dans la décomposition des partis de gouvernement et de l’agora présumée du débat public, fait néanmoins émerger pour la première fois la cohérence sous-jacente de tout un système sous la bannière d’une même idéologie à l’emprise transversale, l’idéologie libérale-libertaire. Si le système démocratique moderne est fondé sur la règle, édictée par Montesquieu, de la séparation des pouvoirs : judiciaire, législatif et exécutif, auquel on peut adjoindre le quatrième pouvoir – médiatique, la dérive progressive de nos démocraties occidentales a finalement vu s’organiser, de manière sans doute plus ou moins volontaire, une collusion inédite pour un nouveau genre, subtil, travesti, sophistiqué, de tyrannie, où tous les pouvoirs, s’ils ne sont fondus ensemble, s’articulent néanmoins ensemble, autour d’un programme à la fois unique et indiscutable.
UN TOTALITARISME SOFT

L’exécutif, depuis au moins une vingtaine d’années, comme l’a éloquemment démontré le philosophe Jean-Claude Michéa, n’est jamais issu que d’une alternance de façade qui n’oscille qu’entre la mise en œuvre des deux pans du même programme. Soit la droite est aux affaires, et elle piétine les intérêts de la nation pour se consacrer exclusivement à des réformes libérales. Soit la gauche est aux affaires, et elle fait oublier son abandon du peuple et des questions sociales en faisant progresser en grandes pompes le libéralisme des mœurs (ce fut la loi Taubira du « Mariage pour tous » lors du dernier quinquennat), qui est le revers inéluctable d’un libéralisme économique qu’elle soutient de la même manière que la droite (loi Macron). À côté de cet exécutif dont la légitimité plébiscitaire est donc devenue tout à fait illusoire, le législatif a été mis sous tutelle des instances de Bruxelles, et donc d’une technocratie non élue qui ne vise qu’à mettre en œuvre de manière homogène et sur tout le continent le même programme libéral-libertaire. L’indépendance du judiciaire, après un scandale comme celui du « Mur des cons », dans les bureaux du syndicat de la Magistrature, ne peut que paraître tout à fait improbable. Sa conformité à l’idéologie libérale-libertaire régnante est telle qu’on peut, dans les couloirs, se lâcher contre ses opposants avec la virulence la plus décomplexée, sans risquer de heurter qui que ce soit de la maison. Cette idéologie est celle, encore, qui est divulguée avec une force de frappe inégalée par les médias dominants, le quatrième pouvoir ayant acquis une puissance tout à fait inédite à notre époque, et alors que son rôle est passé d’une action critique à une action essentiellement prescriptive (« voilà ce qu’il est de bon ton de penser sur tel ou tel sujet »).

Lire l’intégralité de l’article sur LSF ► http://lesakerfrancophone.fr/affaire-fillon-quand-le-parti-des-medias-pratique-un-hold-up-democratique

Et j’ai pour ma part assez souvent décortiqué le programme de François le Pieu qui démontre surtout que tout est bidon chez ce gaulliste de surcroit chrétien ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/01/05/gaulliste-et-de-surcroit-chretien-je-suis/

J’ai souvent dénoncé le Fion mais toujours sur le fond, parce qu’il se débrouille très bien pour s’enfoncer tout seul, même si on l’a un peu aidé quand même, sur le plan des « affaires » et la dernière en date et quand même pas piquée des vers ► Présidentielle : François Fillon se serait fait offrir pour 48.500 euros de vêtements PRÉSIDENTIELLESelon le « JDD », le candidat LR se serait fait offrir pour 48.500 euros de vêtements depuis 2012, dont 35.500 réglés en liquide… Mais y voit pas où est le problème le gars, tenez c’est une info 20 minutes, reprise par Marianne également.

Et pour finir avec ce dernier billet très complet  ► FILLON SEUL AU MONDE ! Ou pas…

Comme dans le Hamon…

HamonBeauChâteau ♫ Ma tanti’re lire lire ♪

Présidentielle : finalement, le revenu « universel » de Benoît Hamon ne sera pas versé à tous les jeunes – Contrairement au projet initial, le revenu universel imaginé par Benoît Hamon serait versé aux 18-25 ans sous conditions de ressources. Source FranceTVinfo ► http://www.francetvinfo.fr/elections/presidentielle/presidentielle-finalement-le-revenu-universel-de-benoit-hamon-ne-sera-pas-verse-a-tous-les-jeunes_2089985.html

Même le journal La Croix enfonce le clou ► http://www.la-croix.com/France/Politique/Benoit-Hamon-revoit-baisse-revenu-universel-2017-03-10-1200830932

Voter, c’est se soumettre…

.. A la loi de la minorité dominante et non pas comme on veut nous le faire croire à l’avis majoritaire, qui de surcroit est également un leurre puisque cela ne fait qu’instaurer une dictature de la majorité, tout en délégant les pouvoirs a une clique d’aristocrates qui font ce qu’ils veulent du pouvoir. Et qu’on ne vienne plus parler des « contre-pouvoirs » qui n’existe que dans l’imagination des « démocrates » indécrottables et des propagandistes de tout poil…

Le système électoral est historiquement la marque de l’oligarchie(*). Ce que l’on appelle république n’est qu’un compromis entre la monarchie et les poussées démocratiques qui se sont exercées au fil du temps. Le citoyen n’est considéré par la caste politique arrogante et méprisante que comme un électeur et un contribuable. La délégation de pouvoir est une ineptie totale qui ne fait que conforter sans contrôle, la minorité exploitrice dans son rôle de seigneur et la vaste majorité exploitée, dans son rôle de serf, que le globalisme va rendre a une nouvelle forme d’esclavagisme.

Depuis bien longtemps, le politique assumé par nos partis fantoches et obsolètes, a été détourné et acheté par la haute finance. Tout politicien sortant du moule de l’asservissement aux intérêts particuliers des oligarques est broyé à terme par les diktats de ceux qui détiennent la finance et l’influence politique, ce sont les mêmes du reste. Il suffit de voir comment les politicards rampent devant le FMI , la banque mondiale, la BCE ou les PDG des grandes institutions financières, pour réellement se rendre compte à qui appartient réellement le pouvoir décisionnaire…

Quand on voit cette classe politique arrogante, de droite comme de gauche, qui bafoue la souveraineté du vote populaire en référendum sur le traité européen, contourne sa décision souveraine, car n’étant pas dans la ligne des intérêts particuliers des ordures de la finance qui les commandent, pour remettre la France dans le « droit chemin oligarchique » et a l’encontre de la décision du peuple… C’est explicitement dire au peuple :

« Nous nous foutons royalement de vous et de vos décisions, et nous ferons ce qui est le mieux pour nous et nos protecteurs, avec ou sans vous… »

Et vous voulez encore aller voter après un coup pareil ?… Après avoir été bafoué, humilié, il y a encore des citoyens prêts à aller perdre leur temps à placer un papelard dans une urne ?… Non sens total!

Élire est une illusion entretenue, cela donne l’illusion de « participer » à la vie politique du pays… Foutaise… La politique participative de tous et sur tout est la seule réponse, le peuple fédéré, gère la société lui-même, sans délégation de pouvoir, qui n’a absolument pas lieu d’être.

Une chose est claire depuis bien longtemps et il serait grand temps que les citoyens s’en rendent compte une bonne fois pour toute:

L’oligarchie dirigeante n’œuvre que pour ses propres intérêts… Son propre maintien au pouvoir, et sa propre jouissance des privilèges inhérents, que viennent simplement régulièrement légitimer les « consultations électorales », qui ne sont qu’une mascarade de légalisation du système par une fraction du peuple… en cela voter c’est acquiescer a se faire voler, piller, trousser, houspiller, virer, taxer (voler pardon, je l’avais déjà dit…).

Dans ce cirque Barnum du politico-social a la sauce propagandiste, les politicards de tout poil ne sont que des hommes sandwiches qui vendent leur salade, promus eux-mêmes par des stratégies commerciales comme on vend un paquet de lessive. Le citoyen, dans la masse de l’opinion publique n’est qu’un consommateur qu’on matraque à grand coup de slogans et de propagande… La volonté générale n’est que pâture au clientélisme, le citoyen engoncé dans son rôle de chair a urnes et a impôts, qu’on sort pour le dépoussiérer et lui redonner l’illusion participatrice une fois de temps en temps au court des grands messes païennes électorales des dieux de la finance. L’éducation et l’information ne sont que propagande, le débat et la délibération réels confisqués et totalement biaisés par une presse vendue et achetée par le conglomérat utile à l’élite des cartels du show-business médiatique.

Les élus ne représentent pas le peuple, ils représentent les intérêts particuliers de ceux qui les ont commandités en première instance… Le peuple ne fait que légitimer la supercherie!

Voter est une perte de temps… Le système est une mascarade !…

Le cirque Barnum du désir de puissance et de profit absolu…

Cherchez à qui cela profite… Et boycottez cette ineptie… Le pouvoir au peuple et rien qu’au peuple…

Anarchix – mars 2010

Et ça n’a pas pris une ride… Normal, le bouzin a continué après Nicolas le Mauvais, avec François le Petit et il continuera avec MLP, qui a au moins le mérite d’afficher à peu près clairement la couleur ; Bleu Marine, comme mes yeux oui, mais la comparaison s’arrête là. Car pour la « Maréchal nous voilà » c’est, comme avec Daffy (et son America First) qui pourrait être son ami ; « La France aux français ; On est chez nous ; Les français d’abord » ; Re Bigre ! Ou qui que ce soit d’autre !

Ou dans la Marine Le Pen qui poursuivra le bouzin…

Même et surtout parce qu’elle affirme sans rire ceci ► Marine Le Pen : «Avec moi, celui qui déballera ses cartons à l’Élysée, ce sera le peuple» Par Marc de Boni   | Publié le 11/03/2017 à 18:35 Source Le Figaro ► http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/03/11/35003-20170311ARTFIG00126-marine-le-pen-avec-moi-celui-qui-deballera-ses-cartons-a-l-elysee-ce-sera-le-peuple.php

Mais également ceci ► Marine Le Pen affirme qu’elle n’est pas la « candidate du Front national » (et ce n’est pas anodin) – Une déclaration qui intervient en pleine négociation avec plusieurs personnalités politiques de droite. 12/03/2017 12:42  | Actualisé il y a 43 minutes. L’intégralité de l’article ► http://www.huffingtonpost.fr/2017/03/12/marine-le-pen-affirme-quelle-nest-pas-la-candidate-du-front-n/

Et certains d’imaginer un débat télévisé entre Macron & Marine ► http://www.lepoint.fr/presidentielle/presidentielle-bientot-un-debat-emmanuel-macron-marine-le-pen-12-03-2017-2111264_3121.php

Dans le Jean-Luc Mélenchon, idem ;

JLM est un de ces jacobins bien plus proche de Robespierre que de Roux et Varlet et des sections communales. Pour conserver le pouvoir et les privilèges des fonctions d’État, JLM écraser encore les sections, du moins, essaiera-t-il… Et comme nous l’avons vu en détail avec le PDF « Les amis du peuple de la véritable révolution : Marat, Varlet, Roux, Kropotkine et la France des sections communales » ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/03/pdfrevolutionfrancaise1.pdf

Et le François Asselineau, itou ;

Aussi honnête et sincère qu’il se prétende, il n’en reste pas moins que sortir de l’UE et de l’OTAN c’est rester dans le Système, et le penser réformable de l’intérieur. Ce que je ne crois pas possible et je ne suis pas la seule d’ailleurs. FA est un énarque ancien Inspecteur Général des Finances extrait de sa fiche Wikipedia : Il mène une carrière de haut fonctionnaire qui le conduit notamment à exercer dans différents cabinets ministériels sous les gouvernements de droite des années 1990 et à occuper entre 2004 et 2006 le poste de délégué général à l’intelligence économique au ministère de l’Économie et des Finances. En parallèle, il est cadre du RPF puis du RIF et siège au conseil de Paris de 2001 à 2008, élu sur la liste de Jean Tibéri. Il fonde en 2007 l’Union populaire républicaine (UPR), qui propose la sortie de l’Union européenne, de la zone euro et de l’OTAN. Il est décrit comme souverainiste, antiaméricain et conspirationniste. L’UPR se présente comme en dehors du clivage droite-gauche et ses listes sont classées par le ministère de l’Intérieur parmi les « divers » lors des élections européennes de 2014 et des régionales de 2015. François Asselineau est quant à lui couramment situé à droite, voire à l’extrême droite.

Asselineau n’est nullement un « conspirationniste » comme il est dépeint par la Bien-pensance surtout depuis qu’il a obtenu plus de 500 parrainages  pour participer au Barnum2017 comme ici, ou , entre autres. Parce que c’est réducteur, et totalement faux mais surtout que ça ne veut rien dire !

Mais pour autant, élu avec les règles du système, même en sortant de l’UE, et en abandonnant l’Euro, il continuera le bouzin…

Et n’en déplaise à ses fans grâce auxquels d’ailleurs, sur différentes sites ICI ou ; Et là aussi ; Asselineau n’est nullement un inconnu pour nous. Sites sur lesquels en bonne intelligence on débat de tout, sur tout et que l’on vote ou pas, et que l’on vote FA ou que l’on tende vers une réflexion anarcho-indigénisme, comme disait Chouard, son nouveau meilleur ami ; N’exclure personne et se parler, car nous aurons besoin de nous tous…

On peut lire également la question posée ce jour par Bruno Guigue « Voter le 23 avril pour quoi faire ? » Source Agoravox ► http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/voter-le-23-avril-pour-quoi-faire-190622

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Parce que oui appeler à ne PLUS VOTER n’est pas suffisant, et ce n’est pas ce que je dis. JAMAIS. S’il n’y a pas de solutions au sein du système, dire NON c’est lui porter un premier coup d’arrêt, c’est affirmer que plus rien ne se fera en notre nom. Mais dans le même temps, il est nécessaire de semer les graines du futur et de mettre en œuvre les associations libres et volontaires localement, en France, ici et maintenant… Nous pouvons initier un mouvement de fond, pour ceux qui veulent, en refusant de participer au cirque électoral, et en s’organisant, nous la minorité, puisque la majorité n’est pas à convaincre et heureusement car elle mougeonne, la majorité… Organisons-nous en associations libres œuvrant solidairement et lorsqu’une société organique parallèle fonctionnera, la masse suivra, comme elle suit le système institutionnalisé aujourd’hui, puisque cette masse va toujours dans le sens du meilleur courant, comme un banc de poissons…

Nous avons besoin de convaincre 10 à 15% de la population mondiale, masse critique suffisante et point de basculement vers le pouvoir de dire NON et on obtient une population en capacité d’exercer la désobéissance civile et c’est fin de partie pour l’oligarchie !

Ignorer le Système ► Créer les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchir et agir en une praxis commune ► Adapter l’ANCIEN au NEUF

Je suis persuadée que nous sommes tous «INTER-RELIÉS» et que de cette «INTERCONNEXION» jaillira, telle une étincelle capable d’embraser tous les empires ;

UNION ► RÉFLEXION ► ACTION ► ASSOCIATIONS LIBRES CONFÉDÉRÉES ► SOCIÉTÉ DES SOCIÉTÉS

Toutes ces lectures, ces PDF, ces analyses, nous permettront, à n’en plus douter, d’écrire la suite de l’Histoire à l’encre du réel. Comme pour ma part, j’ai commencé de le faire très précisément par ce billet de blog, en juillet dernier ► Le FUTUR est proche réaffirmant avec celui du 13 février dernier que ce NOUVEAU PARADIGME devait être, à mon sens, et autant que possible sans dieux, ni maitres, mais surtout SANS ARMES, ni haine, ni violence, et en lien avec tous les Natifs de la Terre…

Parce que nous sommes tous INTER RELIÉS comme le signifie l’expression Lakota (Sioux) Mitakuye Oyasin

Et pour que tous nos feux, nos petites flammes intérieures, si chères à Zénon ; soient CONNECTÉS ; selon le mot Mohawk/Kanienkeha ; Kahwatsire !

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre.

Ainsi Landauer ne pense pas que l’on puisse faire disparaître l’État dans un grand “Bang !” révolutionnaire, mais que l’État ne pourra disparaître qu’absorbé par la société ayant retrouvé l’esprit originel (Geist) et le changement d’attitude des individus librement associés.
Sur un dessin de  Jean-Jacques Loup  une citation de Coluche « La dictature c’est ferme ta gueule, la démocratie c’est cause toujours » Source ► http://www.informaction.info/image-gouvernance-citation-de-coluche-2
 

BARNUM2017 ; Si on étudiait le Confédéralisme Démocratique et l’exemple du Rojava Kurde, plutôt ?

Il n’est pas question d’en proposer une application Per se là non plus ;

Mais d’étudier ce qui fonctionne et adapter ce qui est adaptable notamment dans le domaine de l’horizontalité de la prise de décision politique et du schéma de la chefferie sans pouvoir. Notons les avancées mêmes timides dans ce sens avec les AMAP ou Saillans dans la Drôme.

Au lieu de la mascarade politique proposée… Intéressez-vous au Confédéralisme Démocratique : l’exemple du Rojava kurde

… parce qu’il n’y a pas de solutions au sein du système ! qu’il n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais ! Boycott du vote qui n’est que la validation pseudo-citoyenne du consensus du statu quo oligarchique. Notre rapport à l’État est un rapport de soumission inutile. Changeons notre attitude ! Union pour une résurgence de la nature sociale profonde et universelle humaine, celle de la société des sociétés

~ Résistance 71 ~

“Il est souvent dit que l’État-nation se préoccupe de la destinée des gens du commun. Ceci est faux. Il est plutôt le gouverneur national du système capitaliste mondial, un vassal de la modernité capitaliste qui est plus intriqué dans les structures dominantes du capital que nous ne tendons à le dire généralement: c’est une colonie du capital et ce indépendamment du nationalisme avec lequel il se présente, il sert de la même manière les processus capitalistes d’exploitation. Il n’y a aucune autre explication pour la redistribution des plus horribles des guerres menées par la modernité capitaliste. Ainsi donc, par là-même, l’état-nation n’est pas avec les peuples, il est au contraire un ennemi des peuples !”

~ Abbdullah Öcalan ~

À lire ou télécharger la version PDF de 18 pages que j’ai réalisée à la demande de Résistance71  du Confédéralisme Démocratique, Abdullah Öcalan, 2011

URL de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2017/03/11/au-lieu-de-la-mascarade-politique-proposee-interessez-vous-au-confederalisme-democratique-lexemple-du-rojava-kurde/

Le confédéralisme démocratique du Rojava

 Entretien avec l’historien Raphaël Lebrujah |  Octobre 2016 | URL source ► http://lagueuleouverte.info/Le-confederalisme-democratique-du-Rojava

 Dans le Kurdistan syrien, un peuple enclavé, isolé, mais éduqué et responsable construit une nouvelle société tout en luttant efficacement contre DAECH. Une pratique concrète d’écologie sociale.

Au Kurdistan syrien(1), trois provinces forment une région appelée Rojava ; il s’y déroule aujourd’hui une expérience sociale originale et passionnante. Occultée, dans son contenu, hormis son aspect « vitrine » (des femmes font la guerre en première ligne), par la plupart des médias grand public , cette expérience n’a pas eu d’équivalent dans le monde depuis le Chiapas (au Mexique à partir de 1994), voire pour de très courtes périodes pendant la Guerre d’Espagne ou la Commune de Paris. Cette expérience unique de « municipalisme libertaire » a été théorisée par Murray Bookchin (2), elle est portée, depuis 2012, par le projet politique mis en place par le PYD (Parti d’union démocratique). Ce projet est fondé sur celui du PKK, plus particulièrement de son leader historique et charismatique, toujours emprisonné, Abdullah Öcalan. 
Notre rencontre avec Raphael Lebrujah, jeune historien revenu de ce pays, une fin d’après-midi de mi-septembre , près de la Place de la République, non loin de l’endroit où se tenait « Nuit debout », incendie de printemps quasi réduit en cendres maintenant, nous précise l’historique et nous fait vivre cette actualité, non sans rapport justement avec ce qui aurait pu/pourrait se jouer à « Nuit debout » : la mise en place d’une société parallèle sans État.

La Gueule Ouverte : Bonjour Raphaël, avant tout, peux-tu nous dire comment un parti marxiste-léniniste, comme le PKK, façon Staline (c’est en tout cas sous ce jour qu’il était présenté jusqu’ici et encore parfois) a pu devenir communaliste, selon la théorie de Bookchin ?

C’est toute une histoire, ça ne s’est pas fait en un jour ! Fondé en 1978, le PKK était, à la base, un parti marxiste léniniste classique. Mais dès ses prémisses, depuis 1972, ses animateurs n’étaient pas des léninistes « puristes » car ils accordaient une grande importance à la liberté individuelle, malgré une propension à tuer leurs propres opposants de l’ »aile gauche » trotskiste du parti – on est léniniste ou on ne l’est pas ! Tiers-mondiste, soutenu d’abord par plusieurs États dont l’URSS, la Grèce et l’Arménie puis par la Syrie et le Liban où des militants du PKK auront des camps d’entraînement dès 1978, avant de se battre du côté des Palestiniens au Liban en 1984, le PKK a fini par étendre la guérilla en Turquie. Il est vite déclaré « groupe terroriste » par la communauté internationale, ce qui va l’isoler. 
Née sur les ruines de l’Empire Ottoman en 1923, la Turquie est très centraliste et jacobine. Ses fondateurs, liés à la Franc-Maçonnerie du Grand Orient de France, puissante sous la IIIe République, suivaient le même principe simple « une langue, une nation, un peuple, un État », un principe qui avait guidé la nation française sur la voie de l’intégration plus ou moins forcée des minorités de la métropole comme par exemple la bretonne ou l’occitane… Mais la Turquie est bien plus polyethnique que la France- il y a 70 ethnies- et elle n’a jamais pu résoudre le problème kurde qu’elle s’est mise en tête, dès le début, de traiter par la répression, et donc ce fut réprimer ce parti, très populaire chez les Kurdes, le PKK. L’obsession assimilatrice de l’État turc dirigé alors par une junte militaire qui bloque toute solution politique, échoue continuellement et le PKK se met en guerre, estimant que les Kurdes sont colonisés. Cependant très vite, le PKK va se trouver dans une impasse militaire et dans un grand isolement politique et international. 
Les années 90 sont très dures pour les Kurdes : après les gazages en 1988 de villages par le régime de Damas – l’opération Anfal avait fait 200 000 morts- arrive la chute de l’URSS et le soutien de l’OTAN accru à la Turquie qui, pour soumettre la population kurde va implanter des supplétifs kurdes, les « gardes de villages », servant dans les régions très rurales du Kurdistan à combattre le PKK. La répression est terrible, le PKK et les Kurdes sont très isolés, des villages kurdes sont soumis, d’autres rasés – d’où des exodes massifs de population. Les Turcs ont voulu exterminer la culture kurde en parquant les Kurdes dans des villes, dans des espaces urbains très concentrés. Ils l’ont très mal vécu. 
Dans la même période, Öcalan est emprisonné en 1998, suite à une incroyable souricière montée au Kenya, où Öcalan était à ce moment-là, par la CIA, le Mossad et l’Armée turque réunis… il est condamné à mort, mais la possibilité d’une adhésion de la Turquie à l’Union Européenne lui sauve la tête : il est simplement emprisonné et il continue son activité politique en prison. On peut s’étonner qu’il n’ait pas été liquidé discrètement mais il semble que, pour le pouvoir d’Ankara, la détention d’Öcalan soit aussi un moyen de pression sur les Kurdes.
Parallèlement, dans le PKK, dès 1992, avec le soutien d’Öcalan, la question des femmes est en train de mûrir, la place de la femme va devenir autonome. Elles fondent leur propre organisation armée et en 1995, elles deviennent indépendantes dans le parti. On parle d’un « parti dans le parti ». La principale instigatrice en est Sakine Cansiz, qui a été assassinée à Paris en 2013. Les femmes vont, par exemple, pouvoir décider de leurs propres opérations militaires sans l’aval des hommes. Öcalan lui-même veut que les hommes fassent les tâches ménagères pour que les femmes puissent se former. Ils-elles ont une idée pour les hommes : « il faut tuer l’homme en nous. » 
Elles-ils finissent par créer une « science des femmes » qui est la Jineolojî, en 2011, un savoir par les femmes pour les femmes. Il y a des côtés essentialistes, en s’inspirant d’auteures féministes radicales, mais pas seulement : on veut aussi retourner à une vie « naturelle », la dimension écologique y est prégnante.

La Gueule Ouverte : Comment cela se passe-t-il, concrètement, la mise en place de ce régime, le « confédéralisme démocratique », ainsi appelé par Öcalan, et le type de société en cours de réalisation au Rojava, la région autonome kurde du nord de la Syrie ? Le Rojava – rappelons-le – est en guerre contre Daech mais en paix avec le régime de Bachar El Assad.

L’abandon du léninisme par le PKK, à partir de 1995, et l’élaboration, sous l’impulsion d’Öcalan (3), qui lit en prison Murray Bookchin (et surtout correspond avec lui, par son avocat), du Confédéralisme démocratique est sans précédent dans l’histoire du mouvement social.

Note de Résistance 71 : Ceci n’est pas tout à fait exact, en effet toute la formation politique et sociale clandestine de 1983 à 1994 qui a mené à l’éclosion et l’avènement du mouvement (néo)zapatiste du Chiapas au Mexique, a aussi dû abandonner le marxisme-léninisme de base pour totalement s’adapter aux conditions indigènes des peuples de descendance Maya de la région. Cette mesure fut tout à l’honneur des théoriciens venus aider les populations locales dont le sub Marcos faisait déjà partie. C’est par l’ajustement de leur modèle politique rigide vers une gouvernance d’assemblée totalement décentralisée que le Chiapas zapatiste est devenu un succès et un modèle social.[*]
Ainsi l’EZLN est passé très très rapidement d’un fond marxiste-maoïste (le modèle politique initial ayant été plus proche de celui du “Sentier Lumineux” péruvien) à un modèle anarcho-indigéniste sans aucune structure centralisée et où le pouvoir est redilué dans le peuple via les assemblées de bon gouvernement dans les Caracoles. Ceci correspond de fait au mode de gouvernance ancestral des populations autochtones. Le 1er janvier 1994 a vu les zapatistes sortir de l’ombre et rester dans la lumière de la gouvernance populaire depuis. Cela fait maintenant 23 ans que la région autonome zapatiste du Chiapas montre l’exemple au monde au gré de ses succès et réalisations politico-sociales.
Le Rojava syrien est aujourd’hui, depuis 2012 et les évènements en Syrie, un autre espoir d’avènement du confédéralisme démocratique. Nous le disons et le répétons, le changement de paradigme politico-social est une question de volonté dans notre changement d’attitude envers les institutions qui nous gouvernent. Il suffit de dire NON ! d’abord individuellement, puis très rapidement collectivement au gré de la résurgence du communisme primordial qui est partie intégrante de la nature humaine. La société étatique et son apogée capitaliste est une perversion de la nature humaine, son cancer arrivé en phase terminale.

Le PKK abandonne dès lors le centralisme et l’idée de prendre le pouvoir. 
Se mettent en place au Rojava des comités de base, des comités de quartiers, des comités municipaux, pour chaque commune et des comités de cantons. Il y a quatre niveaux et cette démocratie est décentralisée au maximum. L’idée est que plus on règle un problème au niveau local, avec les compétences locales, mieux cela se passe. C’est bien le principe de subsidiarité, celui de la « compétence suffisante ». Il n’y a pas d’instance supérieure : il n’y a plus d’État. Mais il y a des échanges commerciaux entre les communes du Rojava, même pendant la guerre. C’est que le Rojava existe et ce qui compte, avant la religion, pour les Kurdes, c’est bien l’identité kurde, une appartenance commune qui rassemble au-delà de considérations ethniques ou religieuses très diverses, foisonnantes même au Rojava. Cette identité s’actualise pour les Kurdes de cette région dans ce projet politique et une nouvelle façon de vivre. Et cette identité intègre, par la force des choses, des non-Kurdes car les Kurdes eux-mêmes peuvent être minoritaires dans certains villages. C’est bien cette autonomie – et non pas indépendance d’un État kurde- qui permet cette ouverture aux non-Kurdes.
Il peut y avoir des conseils en dehors de ces conseils, par exemple des conseils de femmes qui vont s’organiser quand il y a une oppression sexiste. Le conseil sera alors non mixte, avec des personnes concernées. De même, des conseils de chrétiens, s’il y a une oppression de chrétiens… des conseils de jeunes aussi. Chacun a le droit de créer sa « commune », il existe même un « conseil du cinéma » !
 Un principe très fort est qu’aucune politique n’a de légitimité démocratique si elle n’a été proposée, discutée et décidée directement par le peuple, et non par de quelconques représentants ou substituts. Ce sont les personnes concernées qui décident. C’est seulement l’administration de ces directives politiques qui peut être confiée à des conseils, des commissions ou des collectifs d’individus qualifiés, éventuellement élus, qui exécutent le mandat populaire sous contrôle public et en rendant des comptes aux assemblées qui prennent les décisions… Et si ces élus n’exécutent pas le contrat, ils peuvent être révoqués, bien évidemment, c’est tout à fait le contraire de la démocratie « représentative » qui est, pour le tout-venant occidental : « la démocratie » – car il n’en connait pas d’autre. C’est tout à fait l’idée de Bookchin, mise en pratique, et le PKK devient en quelque sorte libertaire. Mais tout s’est mis en place progressivement, d’abord par l’éducation des militants qui vont lire énormément, tout en intégrant de nouveaux auteurs à leur corpus idéologique, Bookchin en premier lieu mais également Bakounine, Rosa Luxembourg, révolutionnaire très populaire, une figure martyre – entre parenthèses il y a tout un culte des femmes « martyres », dont la combattante kurde Zilan, morte en 1996 – et, ils lisent aussi, ce qui est plus surprenant, Noam Chomsky et des structuralistes comme Michel Foucault. Le travail intellectuel, et aussi la musique – et les chants collectifs, c’est quelque chose que de les voir chanter en groupes ! – sont très investis par les Kurdes : chaque association a une « commission culture ».
Ces principes se traduisent par des résultats tout à fait impressionnants en terme d’organisation sociale. Et les combattants, ce sont, pour moi, des « moines-soldats » : ils se battent et ils étudient !

La Gueule Ouverte : c’est important, cette question des femmes, tu parlais d’un culte des martyres. Rosa Luxembourg, en effet, fut une femme politique remarquable, parce qu’elle proposait un point de vue dissident marqué par sa position de femme – rappelons qu’elle a été de celles/ceux qui ont proposé une approche marxiste-conseilliste, très horizontale et égalitaire, en opposition au léninisme -. Malgré le cliché qui intéresse nombre de journalistes, celui des « femmes combattantes », il y a un point nodal ici : la combinaison entre la lutte philosophico-sociale pour l’égalité entre femmes et hommes, à partir de la place « traditionnelle » des femmes autour de la vie et des ses différentes expressions (procréation, éducation, cuisine, ménage…) et la guerre militaire contre Daech ? Et dans ce cadre, il y aurait donc accord entre hommes et femmes ?

Le mouvement d’émancipation des femmes dans le PKK se voit comme quelque chose de collaboratif : elles doivent lutter contre les oppressions des hommes mais aussi dans l’esprit de les éduquer à ne pas être des oppresseurs. A mon avis, c’est différent d’un féminisme occidental que j’appelle « oppositionnel » c’est à dire un féminisme qui dénonce à juste titre les causes des oppressions mais les mecs, chez nous, ne sont pas formés à ça. C’est un problème que je constate. Alors qu’au PKK, il y a une collaboration entre les sexes. 
Donc devenu d’inspiration libertaire, le PKK est contre la formation d’un État-nation car Öcalan a pris acte de l’échec de toutes les guerres de décolonisation sur la base de l’indépendance nationale. Ceci dans la mesure où, arrivés au pouvoir, les libérateurs d’hier se font vite oppresseurs d’ethnies minoritaires. On l’a vu dans le cas de l’Algérie indépendante, cela peut être parlant pour les Français très liés à cette colonisation : on a vu que les Berbères ont vite été réprimés dès 1962 par le FLN arrivé au pouvoir. Mais c’est le cas de toutes les expériences de libération nationale. 
Il y a aussi une autocritique très vive de Öcalan, à partir de 1995 avec cet abandon total du léninisme, cette critique très forte qu’ils avaient fait de la violence envers leurs propres opposants et il critique cette idée de prendre le pouvoir, malgré, et c’est paradoxal, cette tentation qui pourrait être la leur car le PKK est bien une organisation armée. 
Ce qui est le plus étonnant c’est bien que, maintenant, au Rojava, la violence est toujours la dernière solution, et qu’elle est,autant que possible, évitée. Le PYD est très respectueux des droits fondamentaux, et même des droits de minorités très réactionnaires, bourgeoises, de minorités voulant le retour du patriarcat, et opposées au régime et à la collectivisation. Ils ont par exemple le droit, et ils le prennent, d’organiser des manifestations contre le régime. Et même, la collectivisation n’est pas une collectivisation au sens habituel du terme. Il s’agit d’une collectivisation où l’argent ne va pas être centralisé : il va bien rester au niveau de la Commune. Et des compromis sont faits avec les petits propriétaires qui vont participer à la gestion de la Commune : impliqués, ils n’ont pas l’impression d’être spoliés mais bien de participer. Il y a une volonté de discuter avec tous les acteurs, y compris ceux qui ne sont pas du tout d’accord avec vous, pour faire fonctionner la société : on pourrait dire qu’on y pratique une « culture du dissensus ». Cette volonté de discuter se concrétise aussi dans la guerre menée contre DAECH – l’État Islamique est soutenu soit dit en passant par la Turquie ! – et dans les capacités qu’ont les Kurdes à créer et nouer des alliances locales avec des tribus qui s’allient d’habitude avec les Islamistes, à réaliser même des renversements d’alliance. Et paradoxalement, l’enclavement du Rojava et la dure guerre en cours contre DAECH n’a pas porté le régime à se durcir contre ses opposants : la peine de mort y est toujours abolie et l’emprisonnement maximal est de 20 ans. On aurait pu craindre tout autre chose, pensez donc aux dérives passées par exemple dans l’URSS isolée d’après la Révolution de 1917, mais ce n’est pas le seul cas !… Isolé, en guerre, le Rojava a renforcé ses pratiques libertaires. Les Kurdes ne pratiquent pas d’exécutions sommaires, ne torturent pas leurs prisonniers et ne commettent pas d’exactions. Les combattant-e-s peuvent même dans certains cas, refuser des ordres et déposer leur commandant s’il ne satisfait pas à certaines exigences.

***
Voilà qui est bien enthousiasmant ! Mais nous, Alain, Christian et Patrick, les trois compères de « La gueule ouverte » qui échangeons, ce soir-là, avec Raphaël Lebrujah, nous méfions de l’illusion lyrique. Il y a, tout intuitivement, une contradiction, au moins apparente, entre les pratiques libertaires et les pratiques de guerre qui exigent une discipline drastique, nous semble-t-il, encore que nous n’en soyons pas des spécialistes, c’est le moins que l’on puisse dire. Il faudrait aller y voir de plus près.
Le Rojava, c’est loin et c’est intéressant, passionnant même : une utopie en marche ? En écoutant Raphaël, beaucoup de questions se posent à nous. Nous entendons bien plus qu’un « son de cloche », c’est un avis sans doute éclairé (4) mais il nous faudrait vraiment voir cela de plus près, par nous-mêmes. Sur la question de la peine de mort, par exemple : que faire si des comités locaux décident de transgresser la loi commune ? Plus globalement et fondamentalement, jusqu’où va l’autonomie des conseils ? En regardant chez nous, en France et en Europe, des expériences de ce type sont, à moindre échelle, déjà en place ici et il est sans doute plus efficace d’aller voir et d’agir à quelques pas de chez nous, par exemple à Notre-Dame-des-Landes.
…

Comment s’inspirer de ce modèle pour créer des zones d’autonomie en France ou en Europe, dans des conditions hors d’une guerre « chaude » ? La question se pose à nous, elle est posée à Raphaël et nous devisons dans ce sens. Pour nous tous, c’est une question majeure.

Il y a des différences structurelles évidentes : le Rojava est une région agricole, et une région pauvre, même si elle est considérée comme le « grenier » de la Syrie. Le gros de la classe moyenne a quitté le Rojava. Mais le Rojava n’est pas une région misérable, on y mange à sa faim. Peu centralisée et peu technologique, elle a tout d’une région possiblement « résiliente ». Il n’en va pas de même en France, pays moderne, citadin, avec une agriculture industrielle, un pays où les habitants ne connaissent que la démocratie représentative. Il faudrait de considérables changements dans les représentations sociales autour de la démocratie et plus encore dans les pratiques quotidiennes pour que la grande majorité des gens aillent jusqu’à prendre leur destin en main. Le semi-échec de « Nuit debout » le montre. Outre la population qui a participé quotidiennement aux commissions de « Nuit debout », ce mouvement est resté jusqu’ici minoritaire dans le pays et le feu n’a pas pris, même si des « Nuit Debout » sont nées dans nombre de villes françaises et européennes. Peut-être en irait-il ainsi de tout pays connecté à la mégamachine mondialiste, avec une classe moyenne importante et dans lequel le système de protection sociale fonctionne encore relativement ? Par contre, la région autonome du Rojava est tout autre, et isolée, coupée du monde, sous embargo. Mais le pire n’est pas sûr, les changements radicaux sont toujours le fait de minorités, selon la sociologue fameuse Margareth Mead. 
En France, ce modèle de fonctionnement social s’actualise d’ailleurs, ou s’en rapproche au moins par bien des aspects, dans divers lieux, qui se veulent permanents, si l’on examine l’autogestion des ZAD (zones à défendre), comme Notre-Dame-des Landes ou d’autres lieux construits en sociétés parallèles. Des lieux menacés, dans leur pérennité, par le pouvoir en place qui les supporte s’il ne peut les faire évacuer. On y trouve naturellement une population dont le projet est bien de vivre indépendamment du pouvoir en place et de l’État français, de construire une société sans reproduire des structures de pouvoir, sans doute de vivre d’une manière à la fois nouvelle et ancienne, à inventer au quotidien. Dans une proximité avec le Rojava, cette population se distancie des circuits et des réseaux habituels et se déconnecte volontairement du broyeur libéral. 
L’idée et le slogan « Zad partout » s’apparentent bien à un projet de « communalisme », un projet qui se forge dans des expériences concrètes. Il s’agit peut-être du seul véritable projet politique alternatif aujourd’hui.

Notes et références :

(1) le Kurdistan est à cheval sur 4 états : la Turquie, l’Irak, la Syrie et l’Iran

(2) Murray Bookchin (1921-2006) (bibliographie trouvée sur wikipédia) : 
Murray Bookchin (trad. Helen Arnold et Daniel Blanchard), Pour une société écologique  : Recueil de textes et préface inédite de l’auteur, Paris, Christian Bourgois ed, 1976 (ISBN 2267000350).
Murray Bookchin, Une société à refaire : vers une écologie de la liberté, Montréal, Éditions Écosociéte, 2011 (réimpr. 1992) (ISBN 9782923165561).
Murray Bookchin, Sociobiologie ou écologie sociale, Lyon, Atelier de création libertaire, 1999 (réimpr. 1993) (ISBN 9782905691682, lire en ligne).
Murray Bookchin et Dave Foreman, Quelle écologie radicale ? : écologie sociale et écologie profonde en débat, Lyon, Atelier de création libertaire/Silence, 1994 (ISBN 9782905691279, lire en ligne).
Murray Bookchin, Pour un municipalisme libertaire, Lyon, Ed. Atelier de création libertaire, 1er janvier 2003 (ISBN 9782905691880 et 2905691883, lire en ligne).
Murray Bookchin (préf. Hervé Kempf), Qu’est-ce que l’écologie sociale, Lyon, Éditions Atelier de création libertaire, 2012 (réimpr. 2003) (1re éd. 1989) (ISBN 9782351040584, lire en ligne).
Au-delà de la rareté – L’anarchisme dans une société d’abondance, textes pionniers 1965-70, présentation Vincent Gerber, Écosociété, 2016, 280 p., (ISBN 9782897192396), texte intégral.

(3) Abdullah Ocalan : Le confédéralisme démocratique (2011) – dont le PDF est d’accès libre de droits sur internet. Ici : http://www.freedom-for-ocalan.com/francais/Abdullah-Ocalan-Confederalisme-democratique.pdf

(4) Raphaël Lebrujah : blog sur médiapart. https://blogs.mediapart.fr/laterreur/blog?page=4

[*] Version PDF de 18 pages du texte intégral de la 6ème Déclaration Zapatiste de la Forêt de Lacandon, Chiapas, Mexique, 2005

Retrouvez tous les PDF dans cette page de mon blogLES PDF DE JBL1960

A un intervenant qui posait la question suivante à R71 sur l’implantation des bases US au Nord-Est de la Syrie ► https://fr.sputniknews.com/international/201701241029759456-syrie-forces-democratiques-base-militaire-americaine/

Oui et on l’a déjà dit ici : si les Kurdes du Rojava jouent la main yankee, ils sont cuits. Ils n’auraient du laisser PERSONNE entrer chez eux… C’est compliqué pour eux parce qu’ils veulent de l’aide, mais les Yanks n’ont aucun intérêt bien entendu, tout comme l’État syrien à voir une grande zone autonome autogérée s’installer et donner un « mauvais exemple » de bonne gouvernance au monde. La trahison des Yanks est au coin de la rue, les Kurdes à terme vont morfler de leur choix.

J’ai pour ma part expliqué dans ce billet « L’État à abattre » les déstabilisations constantes et pressions afin de discréditer les Kurdes syriens qui s’essayait au Confédéralisme Démocratique et dans ce dernier billet ; La répression sanglante dont ils ont fait l’objet. Pour autant, nous sommes bien d’accord, les gouvernements Zuniens n’ont jamais respecté un seul traité, et il y en a plus de 400, envers les Natifs et Nations premières. La Paix, tout comme Israël n’est pas leur priorité, et n’a jamais été leur priorité, et ne sera jamais leur priorité, nous en avons encore une fois la preuve sous Trump notamment avec SIOUX STANDING ROCK. Cette résistance cristallisant des siècles de conflits intérieurs !

À lire pour comprendre qu’une solution pacifique existe, hors du système en ignorant l’état et les institutions ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/02/28/kaianerekowa-grande-loi-de-la-paix-de-la-confederation-iroquoise-xiieme-siecle-version-pdf/

JBL1960

BARNUM2017 : Petit rappel sur la Révolution Française par les « amis du peuple »

Les vrais et grâce à Résistance71 ;

En lien avec mon billet d’hier ► BARNUM 2017 : ON NE VOTE PLUS !  et parce que tout comme l’explique Résistance71 pour présenter le PDF que je viens de réaliser avec bonheur, réunifiant en 31 pages, leurs textes choisis et déjà publiés et que j’ai dévorés, puis digérés pour m’en imprégner totalement, en plus de tout le reste : Nous irons crescendo au fil du temps dans la critique toujours Ô combien utile de ce pathétique rituel électoral de retour parmi nous et ce jusqu’aux deux tours (?) du grand barnum de l’hypocrisie et de la mesquinerie politicarde ne visant qu’à perpétuer le consensus du statu quo oligarchique mis en place il y a bien trop longtemps avec notre « consentement » du plus mal informé et au service de la caste des privilégiés du despotisme institutionnel.

Ces textes qui auraient dû bien plus éclairer le peuple depuis la seconde moitié du XVIIIème siècle, mais les circonstances furent des plus difficiles il est vrai. Dans cette compilation, retrouvons donc les vrais amis du peuple que furent Jean-Paul Marat, Jean Varlet, Jacques Roux et un peu plus tard Pierre Kropotkine

Leurs textes résonnent (et raisonnent) toujours si puissamment aujourd’hui, pour la simple et bonne raison que nous n’avons absolument pas progressé sur un plan politique et qu’il est plus que grand temps que nous pensions à boycotter cette pourriture systémique obsolète qu’est l’État et que nous nous concentrions à développer la base de conscience pour que fleurisse enfin la société des sociétés, celle des associations libres, confédérées librement pour le bien commun de toutes et tous.

Pour la société des sociétés égalitaire et contre l’État, la coercition et le mensonge organisé et institutionnalisé.

Boycott du vote et associations libres !

Résistance71https://resistance71.wordpress.com/2017/03/09/resistance-politique-a-lheure-du-grand-cirque-electoral-futile-petit-rappel-sur-la-revolution-francaise-par-les-amis-du-peuple/

Et parce que nous ne serons pas de trop…

Compilation Version PDF par JBL1960

Les vrais « amis du peuple » Révolution Française

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Pour prolonger notre réflexion, à l’approche des 2 dernières représentations prévues les 23 avril et 7 mai prochain du grand Cirque électoral  et sur tout le territoire national, sur notre nécessité à vaincre l’inertie de départ et impulser la poussée « non violente » primordiale  : Ignorer le Système ► Créer les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchir et agir en une praxis commune ► Adapter l’ANCIEN au NEUF

Je ne saurai trop vous conseiller de lire l’analyse faite par Résistance71, hier :

15 000 ans d’histoire politique en 7 minutes chrono

 Résistance 71 |  8 mars 2017 | URL de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2017/03/08/de-la-division-primordiale-de-la-societe-a-letat-profond-moderne-15-000-ans-dhistoire-politique-en-7-minutes-chrono-resistance-71/

Comme l’a amplement démontré l’anthropologie politique, la société humaine primordiale, primitive (au sens anthropologique, venant de “primere”, premier, primordial) s’est transformée à un moment donné de l’histoire (plus que probablement au cours de la période dite de la “révolution agraire” du néolithique), d’une société une et politiquement indivisée en une société politiquement divisée menant à l’opposition de castes / classes résultant de la relation émergente de rapport entre dominants et dominés.

De là, s’en est suivie la division économique, le renversement de la dette du chef sans pouvoir, dans une société où le pouvoir n’est pas séparé du corps social et où le chef ne commande en rien et est en dette permanente envers ses pairs par la redistribution de ses biens, vers une société où la division politique induit la reconnaissance du “chef” par ses nouveaux sujets au moyen de l’institution du tribut (taxe, impôt) ; une société où le pouvoir se sépare du corps social pour devenir nécessairement despotique.

Le changement de mode de production impliquant des surplus, celui-ci inverse le flot naturel de la dette du chef vers le peuple, au peuple vers le chef et ses comparses devenus complices de vol en réunion ; le peuple dès lors est coercitivement amené à obéir à une nouvelle caste dirigeante.

Il devient alors nécessaire de créer des institutions afin de gérer la différence induite, tenir les “comptes” de la dette du peuple envers ses chefs coercitifs et autres fadaises aliénantes L’État naît de la nécessité de gestion et du maintien de la division oligarchique. Peu à peu il se centralisera et deviendra de plus en plus coercitif, réglementé et dénué de toute humanité.

Le pouvoir, devenu de “droit divin” (bien entendu…), est morcelé et se centralise du mieux possible. Pendant des siècles et des siècles, le pouvoir politique et la vie économique suivent des trajectoires souvent parallèles, parfois intriquées, mais s’ils doivent coopérer pour faire fonctionner les mécanismes aliénatoires divisifs de la société, qui n’est plus qu’une entité assujettie aux affres de la caste dominante, le pouvoir politique demeure prévalant sur le pouvoir économique, qui ne parvient pas encore à l’acheter et donc à le dominer.

Pas à pas, le monde marchand et les nécessités économiques prennent le dessus sur le politique qui jusqu’à la révolution française de 1789, gardait tant bien que mal à distance le pouvoir économique. A cette date, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la classe pilotée par la valeur d’échange marchande, prend le pouvoir. Son avènement total se produit au cours des guerres napoléoniennes. A ce moment, le pouvoir marchand ultime, synthétisé dans la finance et son pouvoir grandissant au gré des spéculations et parasitismes de toutes sortes, parvient à acheter définitivement le pouvoir politique. Les banques (de fait la même banque..) financèrent les deux côtés de la belligérance, décuplant leur pouvoir interne et les leviers financiers de contrôle du pouvoir politique.

Depuis lors, la privatisation de la finance et la réglementation interne des nations favorisant corruption et spéculation en tout genre, ont renforcé l’emprise et le contrôle du pouvoir économique (aujourd’hui le pouvoir de la haute finance devenue au gré du temps et des forfaitures, apatride, transnationale) sur le pouvoir politique. Si dans le passé les deux pouvoirs avançaient main dans la main, de manière complémentaire au gré des relations internationales entre les états-nations, on peut dire que depuis les années 1970, autour du premier choc pétrolier de 1973 et de l’abrogation des réglementations internationales basant la monnaie des nations, essentiellement la monnaie de réserve mondiale qu’est devenue (de manière coercitive une fois de plus) le dollar américain, sur l’or, le pouvoir économique, libéré du carcan politique, a pu acheter la totalité de ce qui est achetable aujourd’hui, y compris l’humain et donc le politique.

Ainsi donc, depuis plusieurs décennies, grâce à la spéculation, au mensonge, à la tromperie, aux crimes organisés, assujettis et perpétrés par les états-nations pour leurs maîtres de la finance, des entités économico-industrio-financières globales, transnationales, constituées en cartels industrio-financiers, contrôlent la destinée des pays, des peuples, des économies et du monde. Ces entités dirigées par les descendants de grandes familles spéculatives se retrouvent et se cartélisent par convergence d’intérêts, dans les domaines de la finance et de l’industrie. Ces entités et quelques personnes contrôlent les grandes banques, l’industrie énergétique et des produits dérivés, les complexes militaro-industriels, les médias, l’industrie pharmaceutique et chimique, les universités et l’intelligentsia du monde occidental et des nations inféodées coercitivement.

Les représentants de ces cartels, ainsi que quelques politiciens, stratèges et intellectuels clefs à leurs soldes, constituent ce qui est appelé aujourd’hui “l’état profond”.

Ils dirigent par la propagande, le mensonge, la déception, le crime, la spéculation, la peur et la coercition, un monde dont les peuples submergés par la déferlante marchande d’une société de consommation décérébrante et galopante, sont devenus apathiques et politiquement illétrés, maintenus dans l’ignorance et la stupeur à grand renfort de propagande médiatique, de jeux et de diversions aussi futiles qu’aliénantes, incluant les grandes messes électorales visant à maintenir par l’élection de marionnettes étatico-capitalistes de façade, la division initiale de la société et à perpétrer le consensus du statu quo oligarchique établi de très longue date.

Tableau bien noir dressé là nous direz-vous. Certes, mais espoir il y a, car dans sa course historique vers une fin inéluctable, la société spectacle pilotée par l’état profond est sur une trajectoire de collision avec son incapacité à se transcender. Elle contient en elle-même sa propre obsolescence programmée de laquelle surgira la résurgence humaine de la société primordiale seulement grandie et renforcée de son empirisme historique gagnée au gré du tumulte des flots. De là naîtra une nouvelle société, ancrée dans ses fondements sociétaux universels, qui renouera, en s’adaptant, avec l’égalitarisme et l’indivision primordiaux. C’est alors que se réalisera la Raison dans l’histoire humaine, débarrassée de sa ruse nécessairement induite : l’État issu de la division de la société, producteur de toutes les aliénations.

C’est alors et alors seulement, que l’humanité sera émancipée à tout jamais ! Ainsi nous pouvons dire que la finalité de la réalisation de l’histoire humaine est plus que probablement la réconciliation propre et définitive avec nous-mêmes au sein d’une société des sociétés, miroir définitif mais aux nuances changeantes de l’état naturel profond duquel nous nous sommes historiquement écartés.

= = =

“L’État, c’est ainsi que s’appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement et le mensonge que voici sort de sa bouche: ‘Moi, l’État, je suis le peuple !’… Là où le peuple existe encore, il ne comprend pas l’État et il le hait comme un mauvais œil et comme un pêché contre les coutumes et les droits… L’État, lui, ment dans tous les idiomes du bien et du mal ; et quoi qu’il dise, il ment et ce qu’il possède il l’a volé. Tout est faux en lui, il mord avec des dents volées, lui qui mord si volontiers. Fausses sont même ses entrailles… ‘Sur Terre il n’est rien de plus grand que moi : je suis le doigt qui crée l’ordre, le doigt de dieu’, voilà ce que hurle ce monstre…”

~ Friedrich Nietzsche (Ainsi parlait Zarathoustra, 1883) ~

“On peut dire qu’il n’y a pas encore eu de révolution dans l’histoire, il ne peut y en avoir qu’une qui serait une révolution définitive. Le mouvement qui semble achever la boucle en entame déjà une nouvelle à l’instant même où le gouvernement se constitue. Les anarchistes, Varlet en tête, ont bien vu que gouvernement et révolution sont incompatibles au sens direct. Il implique contradiction, dit Proudhon, que le gouvernement puisse être jamais révolutionnaire et cela pour la raison toute simple qu’il est gouvernement.’ […] S’il y avait une seule fois révolution, en effet, il n’y aurait plus d’histoire. Il y aurait unité heureuse et mort rassasiée.“

~ Albert Camus ~

Ce n’est pas une analyse de plus, jamais, c’est la démonstration que  nous sommes tous « INTER-RELIÉS » et que de cette « INTERCONNEXION » jaillira, telle une étincelle capable d’embraser tous les empires ;

UNION ► RÉFLEXION ► ACTION ► ASSOCIATIONS LIBRES CONFÉDÉRÉES ► SOCIÉTÉ DES SOCIÉTÉS

Toutes ces lectures, ces PDF, ces analyses, nous permettront, à n’en plus douter, d’écrire la suite de l’Histoire à l’encre du réel. Comme pour ma part, j’ai commencé de le faire très précisément par ce billet de blog, en juillet dernier ► Le FUTUR est proche réaffirmant avec celui du 13 février dernier que ce NOUVEAU PARADIGME devait être, à mon sens, et autant que possible sans dieux, ni maitres, mais surtout SANS ARMES, ni haine, ni violence, et en lien avec tous les Natifs de la Terre…

Parce que nous sommes tous INTER RELIÉS comme le signifie l’expression Lakota (Sioux) Mitakuye Oyasin

Et pour que tous nos feux, nos petites flammes intérieures, si chères à Zénon ; soient CONNECTÉS ; selon le mot Mohawk/Kanienkeha ; Kahwatsire !

JBL1960

Vous pouvez retrouver tous les PDF déjà réalisés dans cette PAGE de blog, celui-ci inclus ► https://jbl1960blog.wordpress.com/les-pdf-de-jbl1960/

BARNUM 2017 : ON NE VOTE PLUS !

Et pour quoi faire ?

« Si voter changeait quelque chose, ils l’auraient rendu illégal »

Emma Golman

« Si voter, changeait quelque chose, il y a longtemps que ça serait interdit ! »

Coluche

Non seulement ça sert à rien ;

Communiqué de OCF@KOMINFORM.ORG du 4 mars 2017

Le choix du « meilleur » serviteur.

Avril 2017, les français sont appelés à élire un président. Cette nouvelle élection revêt, cette année, un caractère exceptionnel. Depuis des dizaines d’années, tout ronronnait. Gauche – droite –  l’alternance était bien réglée. A tour de rôle la bourgeoisie choisissait son employé. Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande.

Nous disons bien « la bourgeoisie choisissait ». En effet depuis 1789, et l’instauration chaotique de la forme républicaine de l’État, seuls les possédants (soit de la terre, soit des usines, soit de la banque) ont décidé qui devait représenter leurs intérêts à la tête de cette machine à réprimer et tromper qu’est l’État.

Au début cela était évident pour tous. Le suffrage n’était pas universel (la bourgeoisie est prudente et n’accorde des « droits » qu’en fonction de circonstances précises) et le résultat des élections apparaissait pour ce qu’il était : une mascarade de démocratie. Puis vint le « suffrage universel » (1944).

La bourgeoisie (Bouygues, Bolloré, Dassault, Pinault …) maitrisant tous les médias de masses : journaux, télévision, radios… n’avait plus de problème pour « fabriquer l’opinion ». Et sa grande force fut de convaincre idéologiquement la grande masse de la population que : voter était l’essence même de la démocratie. Cette mortelle illusion reçut le concours et l’approbation des partis de « gauche ». Socialistes et communistes participèrent au « jeu », y gagnant, pour un temps, quelques postes et fonctions.

Aujourd’hui encore on entend ces mots « des gens sont morts pour le droit de vote », mais que l’on cherche dans l’histoire QUI est mort pour jeter un bulletin dans une urne … Des gens sont morts pour la liberté, contre l’esclavagisme, pour le droit de grève, pour des conquêtes et des idéaux bien précis. Pas pour que leurs maîtres leur donnent de temps à autre le « droit » de choisir des employés au service des banques ou des industriels.

Mais revenons à 2017. La bourgeoisie française (impérialiste : c’est à dire qui ne se limite à exploiter des gens sur le sol national) a mis du temps à choisir son représentant. Il y avait beaucoup de prétendants, mais ne devient pas « employé en chef » (Président) qui veut. Il faut que la bourgeoisie, ces gens qu’on ne voit que très peu et que les anglo-saxons appellent le « deep state » (l’État profond), DÉSIGNE son candidat.

La bourgeoisie ne doit pas agir à l’aveuglette et en tout cas elle doit fixer son choix – EN FONCTION DU CONTEXTE – sur celui et ou celle qui semble le (la) plus apte à serrer la vis en évitant la révolte.

La particularité des élections 2017.

Depuis les années Pompidou, (qui correspondent à la période ou Nixon, Président des U$A a désindexé le cours du dollar papier par rapport à celui de l’or physique) jamais la crise du capitalisme n’avait atteint cette ampleur. Ce qu’on appelle mondialisation  – qui n’est que le verbiage petit-bourgeois qui permet d’éviter de nommer l’impérialisme tel qu’il fut analysé et défini par Lénine – a fait exploser les états-nations, et modifié considérablement la répartition du capital dans le monde entier. Les usines délocalisées de l’Europe vers l’Asie, ce qui signifia, plus concrètement, des millions de chômeurs ici et des millions de nouveaux prolétaires pauvres arrachés à la paysannerie, là-bas ; cette «mondialisation» donc impose de nouvelles règles du jeu entre les prolétaires producteurs et la classe bourgeoise.

Détruire des emplois ici (créer des chômeurs) et fabriquer des pauvres là-bas pose un problème. Sur le court terme la bourgeoisie fait du bénéfice, mais aussi et surtout à moyen et long terme : qui va acheter et avec quel argent cette masse de produits destinés à être … vendus ?    (voir K. Marx : Baisse tendancielle du taux de profit)*.

Depuis plusieurs années nous en sommes à ce point. Jusqu’à présent la bourgeoisie avait laissé une certaine latitude à ses employés de premier rang (Présidents). Il faut dire qu’ils firent parfaitement leur « travail ». Sarkozy puis Hollande, avec la complicité des syndicats et des partis de « gauche » ont réussi en quelques années à faire passer un ensemble de lois qui ont détruit ce qui avait fondé les rapports entre classes dans la période dite des « trente glorieuses ». Retraites, sécurité sociale, salaires, droit du travail (Lois sur l’ANI, El Khomri), lois liberticides sur la liberté d’expression, état d’urgence …..

Mais, rien n’y fait, la crise ne fait que s’aggraver. Alors que faire ? La politique de la classe bourgeoise doit désormais être prise en mains  (comme en 1969-1974 avec Pompidou) par un employé DIRECT du capital. La bourgeoisie a besoin d’un homme fidèle, sorti de son sérail et qu’elle a introduit grâce à Hollande dans l’appareil de l’État (ministre de finances) : Macron.

Comme Pompidou il sort de chez Rothschild, mais qu’importe pour Hollande. Hollande n’est pas là pour réfléchir mais pour obéir ! Et puis c’est oublier qu’Henri Emmanuelli, aujourd’hui à la gauche du PS, a lui aussi passé neuf ans à la Compagnie financière Edmond de Rothschild. « J’étais directeur adjoint, salarié, lui associé gérant. La paye n’est pas la même », se défend le député des Landes.

Le soir même de sa nomination, Manuel Valls avait tenté de couper court aux polémiques : « Il y a des années qu’on crève de débats idéologiques et d’étiquettes surannées. » En écho, Jean-Christophe Cambadélis, rue de Solférino, insiste : « Comme tous les symboles, celui de la banque Rothschild doit être dépassé. ».  Donc : qui se ressemble  s’assemble et Rothschild et un symbole !

La bourgeoisie a désormais besoin d’un contrôle direct sur l’État. Elle a trouvé son employé rêvé. Mais beaucoup d’autres se poussent au portillon. Fillon, Mélenchon, Hamon et pleins d’autres, verts rouges, bleus ….. Alors il va falloir dégager le terrain.

Les chéris d’hier ne font plus rêver dans les chaumières et la bourgeoisie le sait. Sarkozy, Juppé, et la clique sont discrédités, et ils puent la corruption et le mensonge. Fillon avance, naïf et sûr de lui et, vlan !, la presse révèle un politicien comme les autres  (qui a donné les informations ?). Malgré tout Fillon s’accroche encore (à heure où nous écrivons !). Cet homme qui fut le larbin de Sarkozy croit vraiment qu’il est autre chose qu’un pion, mais ce n’est qu’un employé  il est viré par ses maîtres. Pas d’hommes providentiels pour la bourgeoisie RÉELLE !

Hamon et les socialistes pensent ils eux aussi que les licenciés d’Alsthom ou de Caterpillar, les matraqués de Notre Dame des Landes ou du barrage Sivens les ont oublié ? Au demeurant nous savons bien que les sections socialistes basculent actuellement majoritairement chez Macron. Car, la cause est perdue, alors si on eut encore avoir des postes aux législatives, autant aller du coté où le vent de l’opportunisme souffle.

Mélenchon, ce vieux routier de la politique. Trotskyste en 1970, sénateur en 1986, membre de plusieurs cabinets ministériels. Sans lui et les voix raclées aux « indécis », Hollande ne serait pas passé en 2012 tellement le dégout du PS était déjà grand. Mais Mélenchon joue le tribun d’extrême gauche, le rempart contre l’extrême droite. Mélenchon séduit les anciens « soixante huit tards », devenus petits bourgeois et qui sont dans l’émotion. Aucun danger pour la bourgeoisie ! Au deuxième tour : faire barrage à l’extrême droite (avec l’option : sans consigne de vote). On se rappelle le coup fantastique de 2002 ou toute la « gauche » a voté pour ……  Chirac ! (Merci Jospin, celui-là même qui avait pour ministre de l’enseignement … Mélenchon.).

Et puis il y a le cortège des idiots utiles qui, quelques soient leurs « programmes » laissent planer l’idée que « voter c’est peser », que participer à cette farce c’est ça la « démocratiiiie) !

Et Lepen ? Tout a été fait depuis des années pour recycler les idées de l’extrême droite. Peu à peu le FN a gravi les échelons. L’électorat est populaire nous dit-on. Oui dans beaucoup de secteur c’est la vérité (Nord). Mais comment cela se peut-il ? Comment nait l’extrême droite ? Nous le savons parfaitement. Il faut d’abord liquider tout idéal révolutionnaire dans la tête des gens (et en Allemagne des années 20-30 ce fut même l’assassinat pur et simple des dirigeants syndicaux et politiques par le socialistes !) – Dès lors que le parti dit communiste a choisi la voie électorale (années 50), dès lors qu’il abandonna les quartiers et ses habitants peu à peu isolés et marginalisés, dès lors que les ouvriers furent écrasés par la destruction des outils de production (mines, aciéries, industrie lourde  –  Dans le Nord, espérance de vie 58 ans, revenu moyen 800 euros/mois !) et bien le terrain fut près pour le travail (efficace) de l’extrême droite et des religieux.

Dans d’autres zones, c’est sur d’autres couches déclassées de la petite bourgeoisie que le FN fait son beurre (anciens pieds noirs, commerçants ou artisans conduits à la faillite).

Et tout cela ça fait beaucoup de monde, électoralement parlant.

Qui la Bourgeoisie va-t-elle choisir au final ? Macron semble bénéficier de tous les atouts. La presse lui est tout entière acquise. Tous les bobos, tous ceux qu’ont fait saliver au seul nom de Lepen seront présents au deuxième tour pour le soutenir (comme en 2002).

Mais tout cela fait-il vraiment un choix ? Macron ou Lepen ?

  La crise doit être gérée au mieux !

Dans ce suffrage universel il y a toujours une courte incertitude. Qui que ce soit qui accède au poste  envié de premier larbin de France (Président) il (ou elle) devra se soumettre aux diktats de la bourgeoisie. [NdJBL ► Vidéo de Nicolas Doisy au micro de F. Ruffin par Les Mutins de Pangée, qui prononce exactement cette phrase ► Mon véritable adversaire, c’est la finance, qu’il avait dit…]

Si c’est Macron ce sera tout de suite, si c’est Lepen au bout de quelques mois, tout rentrera dans l’ordre (capitaliste).

L’intérêt du Capital est actuellement en grand danger et les amateurs ou les politicards classiques ont fait leur temps. Les capitalistes ne vont pas faire dans la dentelle. Macron ou Lepen seront des exécutants.

Qu’on ne nous demande pas de choisir qui va nous tondre !

 OCF  –  4 Mars 2017

*En complément de lecture ► http://www.les7duquebec.com/7-au-front/le-declin-de-limperialisme-contemporain/

URL de relayage par Les 7 du Québec ► http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs/elections-francaises-on-ne-vote-pas/

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Comme le précise R71 sur son blog en préambule d’introduction de ce même communiqué de l’Organisation Communiste de France ;

Il est bon de sentir le vent du changement, même chez les marxistes… Encore un petit effort et bon nombre rejoindront l’idée anarchiste. Comme on s’accorde à dire que l’État doit partir, qu’il parte ici et maintenant et non pas dans un hypothétique futur. Rappelons-nous que l’économique est assujetti au politique et non pas l’inverse, même si la perversion actuelle de la société peut faire croire le contraire… La division majeure de la société est la division  verticale entre la base et le sommet, créée par la division politique de la société, cette division est mère de toutes les autres. La « lutte des classes » est une conséquence de la division politique, celle-ci a engendré la formation de l’État, dans lequel sévit une lutte de classes. C’est l’État qui détermine l’apparition des classes ; l’économique est assujetti au politique. Ainsi, le remède est politique, c’est celui du REFUS du consentement au statu quo oligarchique.

Certains marxistes semblent se rapprocher de cette évidence historique et refusent de cautionner plus avant la supercherie étatico-électorale. On progresse… ~ Résistance 71 ~

Mais en plus ça ne changera RIEN ;

Tenez, cet autre communiqué reçu le 6 mars 2017 par le Mouvement Zapatiste ► http://enlacezapatista.ezln.org.mx/2017/03/06/paroles-de-lezln-durant-la-cloture-de-la-seconde-etape-du-cinquieme-congres-du-cni/

ARMÉE ZAPATISTE DE LIBÉRATION NATIONALE.
MEXIQUE.
PREMIER JANVIER 2017.
Sœurs et frères du Congrès National Indigène :
Compañeras, compañeros et compañeroas de la SEXTA nationale et internationale :
Peuples du Mexique et du monde :
Il y a 23 ans, nous nous sommes soulevés en armes contre l’oubli.
L’indignation et le désespoir nous obligèrent à nous préparer à mourir pour vivre,
Pour vivre de l’unique forme qui vaille la peine de vivre, avec liberté, avec justice, avec démocratie.
Le peuple du Mexique nous a regardé et nous a parlé, il nous a dit que notre lutte et nos demandes sont justes, mais qu’il n’est pas d’accord avec la violence.
Lorsque furent peu à peu connues les conditions inhumaines de notre vie et de notre mort, on fut partout d’accord sur le fait que les causes de notre soulèvement ne pouvaient pas être remises en question, bien que pouvait l’être la forme prise pour manifester notre inconformité.
Aujourd’hui les conditions des peuples du Mexique à la campagne et à la ville sont pire qu’il y a 23 ans.
La pauvreté, le désespoir, la mort, la destruction, ne sont plus seulement pour ceux qui ont originellement peuplé ces terres.
Maintenant le malheur atteint toutes et tous.
La crise affecte aussi ceux qui se croyaient saufs et pensaient que le cauchemar était seulement pour ceux qui vivent et meurent en bas.
Les gouvernements vont et viennent, de différentes couleurs et avec différents drapeaux, et la seule chose qu’ils font, c’est d’empirer les choses.
Avec leurs politiques, les seules choses qu’ils font c’est que la misère, la destruction et la mort atteignent de plus en plus de gens.
Maintenant nos sœurs et frères des organisations, quartiers, nations, tribus et peuples originaires organisés au sein du Congrès National Indigène ont décidé de crier leur YA BASTA.
Ils ont décidé qu’ils n’allaient pas permettre qu’on continue de détruire notre pays.
Ils ont décidé qu’ils n’allaient pas laisser que le peuple et son histoire meurent de cette maladie qu’est le système capitaliste.
Un système qui, dans le monde entier, exploite, spolie, réprime et méprise les êtres humains et la nature.
Le Congrès National Indigène a décidé de lutter pour rendre sains nos sols et nos cieux.
Et ils ont décidé de le faire par des chemins civils et pacifiques.
Leurs causes sont justes, et indéniables.
Qui mettra aujourd’hui en question le chemin qu’ils ont choisi et auquel ils nous appellent toutes, tous et toutES ?
Si on ne respecte pas, si on ne salue pas, si on ne soutient pas leur lutte et le chemin qu’ils prennent, alors quel message donnez-vous comme société ? Quels chemins laissez-vous à l’indignation ?
Il y a 23 ans nous avons commencé notre soulèvement, mais notre chemin était excluant, toutes et tous ne pouvaient pas participer.
Aujourd’hui, le Congrès National Indigène nous appelle à une lutte à laquelle nous pouvons participer tous et toutes ; qu’importe l’âge, la couleur, la taille, la race, la religion, la langue, la paie, la connaissance, la force physique, la culture, la préférence sexuelle.
Ceux qui vivent, qui luttent et meurent à la campagne et à la ville ont aujourd’hui un chemin de lutte où s’unir avec d’autres femmes, avec d’autres hommes.
La lutte à laquelle nous appelle et nous invite le Congrès National Indigène est une lutte pour la vie avec liberté, avec justice, avec démocratie, avec dignité.
Qui oserait dire que c’est une mauvaise lutte ?
Il est temps que tout le peuple travailleur, aux côtés des peuples originaires, sous le drapeau du Congrès National Indigène, qui est le drapeau des originaires, s’unissent dans cette lutte qui est pour ceux qui n’ont rien, rien d’autre que la douleur, la rage et le désespoir.
C’est l’heure des peuples, de tous, de la campagne et de la ville.
C’est cela, ce que nous dit le Congrès National Indigène.
Il nous dit que ça suffit d’attendre que d’autres veulent nous dire que faire et comment, qu’ils veulent nous commander, qu’ils veulent nous diriger, qu’ils veulent nous tromper avec des promesses et des mensonges éhontés.
Il nous dit que chacun dans son lieu, à sa manière, à son rythme, se commande soi-même, lui, elle ; que ce soit les peuples eux-mêmes qui se dirigent eux-mêmes, qu’on en finisse avec les mensonges, les tromperies, les politiciens qui ne voient leur travail de gouvernement que comme une richesse à voler, à trahir, à se vendre.
Il nous dit qu’il faut lutter pour la vérité et la justice.
Il nous dit qu’il faut lutter pour la démocratie, qui veut dire que c’est le peuple même qui commande.
Il nous dit qu’il faut lutter pour la liberté.
Ils sont savantes et savants, ceux qui sont dans le Congrès National Indigène.
Cela fait des siècles qu’ils résistent et luttent pour la vie,
Ils en savent long sur la résistance, ils en savent long sur la rébellion, ils en savent long sur la lutte, ils en savent long sur la vie.
Ils savent qui est responsable des douleurs qui s’abattent sur toutes, partout et tout le temps.
Le Congrès National Indigène, pour cette lutte qu’il démarre aujourd’hui, ils vont l’attaquer, ils vont le calomnier, ils vont vouloir le diviser, ils vont vouloir l’acheter.
Ils vont chercher par tous les moyens à ce qu’ils se rendent, qu’ils se vendent, qu’ils renoncent.
Mais ils ne vont pas y arriver.
Cela fait plus de 20 ans que nous nous connaissons personnellement, et plus de 500 ans que nous nous connaissons dans la destruction, la mort, le mépris, le vol, l’exploitation, dans l’histoire.
Sa force, sa décision, son engagement ne vient pas d’eux ni d’elles-mêmes.
Elle vient des organisations, des quartiers, des nations, des tribus et des peuples originaires dans lesquels ils sont nés et se sont formés.
Nous, femmes et hommes zapatistes, nous nous sommes préparés pendant 10 ans pour débuter notre lutte un premier janvier, il y a 23 ans.
Le Congrès National Indigène s’est préparé 20 ans pour arriver à ce jour et nous montrer le bon chemin.
Si nous le suivons ou pas, ce sera la décision de chacun.
Le Congrès National Indigène va parler avec vérité, va écouter avec attention.
Ce n’est pas un jeu, la lutte du Congrès National Indigène.
Elles et eux nous ont dit qu’ils vont lutter pour tout, pour toutes et pour tous.
Et cela veut dire que :
Ils vont lutter pour le respect des droits humains.
Ils vont lutter pour la libération de toutes et tous les prisonnier.e.s politiques.
Ils vont lutter pour la présentation en vie des disparues et disparus.
Ils vont lutter pour la justice pour ceux qui ont été assassinés.
Ils vont lutter pour la vérité et la justice pour les 46 absents d’Ayotzinapa
Ils vont lutter pour le soutien aux paysans et le respect de la terre-mère.
Ils vont lutter pour un logement digne pour tous ceux d’en-bas.
Ils vont lutter pour une alimentation suffisante pour tous les indigents.
Ils vont lutter pour un travail digne et un salaire juste pour tous les travailleurs de la campagne et de la ville.
Ils vont lutter pour une santé totale et gratuite pour tous les travailleurs.
Ils vont lutter pour une éducation libre, gratuite, laïque et scientifique.
Ils vont lutter pour la terre à ceux qui la travaillent
Ils vont lutter pour le respect du commerce informel, et du petit et moyen commerce.
Ils vont lutter pour le transport public et commercial de ceux qui conduisent les véhicules.
Ils vont lutter pour la campagne aux paysans.
Ils vont lutter pour la ville aux citadins.
Ils vont lutter pour le territoire aux peuples originaires.
Ils vont lutter pour l’autonomie.
Ils vont lutter pour l’autogestion.
Ils vont lutter pour le respect de toute forme de vie.
Ils vont lutter pour les arts et les sciences.
Ils vont lutter pour la liberté de pensée, de parole, de création.
Ils vont lutter pour la liberté, la justice et la démocratie pour le Mexique d’en-bas.
C’est à ça qu’ils nous appellent.
Chacun pourra décider si cette lutte est bonne, si l’idée est bonne, si elle répond ou non à cet appel qu’ils font.
Nous, femmes et hommes, comme zapatistes que nous sommes, nous répondons : oui nous allons avec vous, oui nous allons avec le Congrès National Indigène.
Nous verrons les manières de les soutenir de toute notre force.
Nous vous soutiendrons parce que la lutte que vous proposez, sœurs et frères du Congrès National Indigène, est peut-être la dernière opportunité que ces sols et ces cieux ne disparaissent pas au milieu de la destruction et de la mort.
C’est pour cela que nous voulons seulement vous dire ceci :
Écoutez le cœur, la douleur et la rage qu’il y a dans tous les recoins de ce pays.
Marchez et qu’à vos pas la terre tremble jusque dans ses entrailles.
Que s’obscurcissent ces sols mexicains.
Que les cieux vous regardent avec surprise et admiration.
Que les peuples du monde, dans la décision et la détermination qui est la vôtre, apprennent et se motivent.
Et par-dessus tout, qu’importe ce qu’il se passe, ni tout ce qu’il y a en face, qu’importe qu’ils vous attaquent de toutes les formes, quoi qu’il arrive ne vous rendez pas, ne vous vendez pas, ne lâchez rien.
LIBERTÉ !
JUSTICE !
DÉMOCRATIE !
Depuis les montagnes du sud-est mexicain.
Au nom des femmes, hommes, enfants et anciens de l’EZLN
Sous-commandant insurgé Moisés.
Mexique, janvier 2017.
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Voilà pourquoi, à notre sens, c’est à dire ceux d’en bas, à gauche, ici ou , nous pensons que plus rien ne doit rentrer dans les URNES
Soyons les premiers en France, puisque les Zuniens ont préféré poursuivre leur cauchemar tout habillé ► Ben Carson a fait un rêve…
Qu’est-ce qu’on risque à refuser de se choisir le prochain Maître Tondeur ?
Sinon, peut-être de réussir…
Illustration du billet ► Dessin de Jean-Pierre Petit

DÉPOSSESSION VOLONTAIRE

PRENONS LA TANGENTE

SUITE LOGIQUE DE CE BILLET AUX POSSÉDANTS DE LA TERREMis à Jour le 8 juillet 2017 également et dans lequel j’explique qu’il me semblait évident vu la taille de la cage qu’on nous propose, qu’elle était assez grande pour en contenir un max, mézigue compris…

MISE À JOUR DU 8 JUILLET 2017

C’est l’une des premières fois que j’exprimais l’idée de prendre la Tangente, sans savoir que ma rencontre avec Zénon, allait lui inspirer son tout dernier texte qu’il a intitulé : Tangente sortir du piège de la toile d’araignée mondiale ; en version PDF, comme tous ces textes et plus encore dans cette page de mon blog que je lui ai entièrement consacrée intitulée LES CHRONIQUES DE ZÉNON. Et tous ses textes attestent de notre parfaite convergence d’idées sur absolument tout ! Sans se connaitre, et sans jamais se voir attestant que nous pouvons tous être INTER-RELIÉS et que nous pouvons agir ICI & MAINTENANT et d’OÙ NOUS SOMMES…

Les psychopathes aux manettes, ceux qu’ont appellent le 0.01%, les Zélites mondiales qui si elles sont principalement Zuniennes sont MONDIALES et, toutefois, beaucoup moins nombreuses qu’on le croit. Et si elles s’entrainent à nous écrabouiller depuis au moins 250 ans et sans relâche nous sommes moins soumis qu’attendu !

Pourtant nous portons nos chaines de nous-mêmes, tant elles ont été implantées dans nos cortex depuis des générations. Et si cette Matrix de laquelle nous nous débranchons, un par un, lentement mais assurément devient folle paniquée à l’idée de notre volonté à nous émanciper. N’oubliez jamais que de ces cerveaux malades est née l’idée d’un 9/11 et grâce au laisser-faire des biens-zélés persuadés de faire ainsi partie du Club et de bénéficier éternellement d’une riche protection –In Gaz We Trust– et en remerciement de leurs bons et loyaux états de service…

Voyez encore aujourd’hui avec le Grand Bazar qui règne en Europe et dans notre Pays, la France, sous Baudruche 1er  et mieux en ce mois de juillet 2017 sous Jupiter 1er

Nous avons tant de preuves évidentes, claquantes, que le terrain est balisé jusqu’à l’isoloir afin que nous élisions celui qui nous mènera sagement sans faire de vagues, sans protestations à l’abattoir et de nous-mêmes et avec notre complicité donc…

Et c’est là que ça coince, leur avidité sans borne, leur arrogance, leur suffisance, leur débilité aussi, combinés à leur certitudes et leur aveuglement à réussir ce Plan et coûte que coûte ;

Et ça se fissure sous leurs yeux effarés et sous les nôtres surpris de notre propre capacité à résister.

Aujourd’hui nous comprenons qu’il est vain et inutile de chercher à changer ce qui ne changera pas comme ce Système qui nous écrase car  tous les pouvoirs, toutes les personnes, tous les partis y afférents ont été conçus pour cela et rien d’autre ;

Toutes les déclarations des biens-zélés d’hier et d’aujourd’hui de tous bords nous démontrent qu’il n’y a RIEN à sauver de ce Système et qu’il n’est pas modifiable de l’intérieur tant sont enracinés, profond et depuis des siècles les dogmes et les doctrines génocidaires et eugénistes sur le précepte que « L’homme qui n’est pas blanc, est inférieur » et ça fait du monde et donc c’était FOUPOUDAV* (Foutu Pourri D’AVance) !

Reste à nous concentrer sur les SOLUTIONS ;

Et une fois bien compris que nous n’avons besoin de rien d’autre que du nécessaire, du vital et en aucun cas d’un superflu comme les Zélites s’échinent à nous le faire croire.

Nous pourrons envisager notre futur commun ! Oui je sais pour beaucoup c’est un gros mot et pourtant il existe un monde ou l’État n’est pas et ce monde s’appelle ZOMIA

Cette utopie que nous essayons de rendre crédible et pour moi préférable à toutes les réalités du moment qu’on nous impose et à la schlague…

Prenons appui sur les peuples originels tout comme les sociétés traditionnelles africaines, amérindiennes, australasiennes, les Kurdes syriens aussi qui possèdent quelques très bonnes clés de la solution à nos problèmes. [NdJBL : Même si savons aujourd’hui que certains « responsables » ont trahi le peuple qui ont tenté l’expérience du Confédéralisme Démocratique comme nous l’a expliqué en détail R71]

Prenons la tangente et sur cette base de réflexion engagée avec un blog ami ;

RÉSISTANCE71

Si, de plus en plus de gens sont en train de passer en phase de contestation, ils n’ont pas encore une vision panoramique de l’affaire, ni une conscience politique pour le faire dans l’action radicale du changement de paradigme politique. Plus que jamais l’information et la pratique servant à montrer aux gens qu’il faut nécessairement sortir du système pour créer (sans rien avoir à inventer), sachant que quasiment tout a été dit et fait dans le passé, suffit de savoir où se trouve l’info, en prendre connaissance, la divulguer au plus large et l’adapter au monde moderne dans la pratique. L’action révolutionnaire n’est qu’un retour à la matrice sociale originelle, celles du communisme primordial qui fait partie de la nature (sociale) humaine. Le mot « révolution » implique un mouvement cyclique rotatif, jusqu’ici, dans l’histoire, les forces révolutionnaires n’ont que peu de fois essayé de renouer avec la matrice sociale primordiale, au moment de conclure, là est à notre sens toute la subtilité, il faut être capable de « sortir », de désaxer le mouvement politique hors du moule pour retourner dans un cycle vertueux, qui se situe dans un cercle tangent ; Si on n’y arrive pas alors le système, dernièrement, depuis 1789 et la révolution incomplète, le capitalisme, happera de nouveau le mouvement politique et le phagocytera. Lorsque la société dans sa totalité passe dans le cercle sociétal vertueux tangent (la société anarchiste), sa trajectoire quitte la circularité et devient plus linéaire, carrément linéaire même s’étendant sur un axe progressiste infini. Nous pensons que l’État et les institutions, la division politique de la société est ce qui incurve la trajectoire de la société humaine et plus ces contraintes sont fortes et plus on retourne en rond, jusqu’à ce qu’une nouvelle fois, après une période de temps Ω, les conditions soient réunis pour sortir du cercle et « prendre la tangente ». Il est possible de sortir en tout point du cercle pourvu que les conditions qualitatives et quantitatives de sortie soient réalisées.

Nous devons prendre la tangente à l’instant T et pour moi c’est au moment ou le Bernard l’Hermite changera de coquille parce que celle qu’il habite est trop petite – Oui c’est nous sa vieille coquille, le Bernard il est chez lui partout chez nous vu comment y nous la met en permanence – Alors c’est pas que le temps presse, non c’est juste que ça urge, un peu tout de même et alors que notre futur pourrait être si simple…

Prendre la tangente pour retourner dans un cycle vertueux qui se situe dans un cercle tangent et avant cela nous avons à nous déposséder de toutes envies et besoins superficiels et comme un certain Élisée Reclus (qui écrivait à Jean Grave le 26/09/1885 « Voter c’est abdiquer« ) l’expliquait précisément en ces termes ;

Ainsi nous prendrons la terre, oui, nous la prendrons, mais à ceux qui la détiennent sans la travailler, pour la rendre à ceux auxquels il était interdit d’y toucher. Toutefois, ce n’est point pour qu’ils puissent à leur tour exploiter d’autres malheureux. La mesure de la terre à laquelle l’individu, le groupe familial ou la communauté d’amis ont naturellement droit, est embrassée par leur travail individuel ou collectif. dès qu’un morceau de terre dépasse l’étendue de ce qu’ils peuvent cultiver, ils n’ont aucune raison naturelle de revendiquer ce lambeau ; l’usage en appartient à d’autres travailleurs. La limite se trace diversement entre les cultures des individus ou des groupes, suivant la mise en état de la production. Ce que tu cultives, mon frère, est à toi, et nous t’aiderons à le garder par tous les moyens en notre pouvoir ; mais ce que tu ne cultives pas est à un compagnon. Fais-lui de la place. Lui aussi saura féconder la terre.

Souvent on me taxe de « vieille utopiste » mais je préfère cette société, rêvée, que cette immonde réalité et d’ailleurs, puis-je vous démontrer que cette Société des sociétés je ne suis pas seule à y penser et force est de constater que nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir prendre la tangente puisque que les efforts déployés pour nous ramener dans le droit chemin sont titanesques et ça se voit !

Grâce à Résistance71 qui nous rappelle le texte d’Élisée Reclus publié dans « Les Temps Nouveaux » en 1899 nous pouvons rassurer les ouvriers de la Terre quand nous affirmons que le moment est venu d’appeler à une grève générale, illimitée et expropriatrice ;

Résistance politique : Ville-campagne se connecter (Élisée Reclus)

A mon frère le paysan

«Est-il vrai», m’as-tu demandé, «est-il vrai que tes camarades, les ouvriers des villes, pensent à me prendre la terre, cette douce terre que j’aime et qui me donne des épis, bien avarement, il est vrai, mais qui me les donne pourtant ? elle a nourri mon père et le père de mon père ; et mes enfants y trouveront peut-être un peu de pain. Est-il vrai que tu veux me prendre la terre, me chasser de ma cabane et de mon jardinet ? Mon arpent ne sera-t-il plus à moi ?»

Non, mon frère, ce n’est pas vrai. Puisque tu aimes le sol et que tu le cultives, c’est bien à toi qu’appartiennent les moissons. C’est toi qui fais  naître le pain, nul n’a le droit d’en manger avant toi, avant ta femme qui s’est associée à ton sort, avant l’enfant qui est né de votre union. Garde tes sillons en toute tranquillité, garde ta bêche et ta charrue pour retourner la terre durcie, garde la semence pour féconder le sol. rien n’est plus sacré que ton labeur, et mille fois maudit celui qui voudrait t’enlever le sol devenu nourricier par tes efforts !

Mais ce que je dis à toi, je ne le dis pas à d’autres qui se prétendent cultivateurs et qui ne le sont pas. Quels sont-ils ces soi-disant travailleurs, ces engraisseurs du sol ? L’un est né grand seigneur. Quand on l’a placé dans son berceau, tout enveloppé de laines fines et de soies douces à toucher et à voir, le prêtre, le magistrat, le notaire et d’autres personnages sont venus saluer le nouveau-né comme un futur maître de la terre. Des courtisans, hommes et femmes, sont accourus de toutes parts pour lui apporter des présents, des étoffes brochées d’argent et des hochets d’or ; pendant qu’on le comble de cadeaux, des scribes enregistrent en de grands livres que le poupon possède ici des sources et là des rivières, plus loin des bois, des champs et des prairies, puis ailleurs des jardins et encore d’autres champs, d’autres bois, d’autres pâturages. Il en a dans la montagne, il en a dans la plaine ; même sous la terre il est aussi maître de grands domaines où des hommes travaillent, par centaines ou par milliers. Quand il sera devenu grand, peut-être, un jour, ira-t-il visiter ce dont il hérita au sortir du ventre maternel ; peut-être ne se donnera-t-il pas même la peine de voir toutes ces choses ; mais il en fera recueillir et vendre les produits. De tous côtés, par routes et par chemins de fer, par barques de rivières et par navires sur l’océan, on lui apportera de grands sacs d’argent, revenus de toutes ses campagnes. Eh bien, quand nous aurons la force, laisserons-nous tous ces produits du labeur humain, les laisserons-nous dans les coffres-forts de l’héritier , aurons-nous le respect de cette propriété ? non, mes amis, nous prendrons tout cela. Nous déchirerons ces papiers et plans, nous briserons les portes de ces châteaux, nous saisirons ces domaines. «Travaille, si tu veux manger !» dirons-nous à ce prétendu cultivateur ! Rien de toutes ces richesses n’est plus à toi !»

Et cet autre seigneur né pauvre, sans parchemin, que nul flatteur ne vint admirer dans la cabane ou la mansarde maternelle, mais qui eut la chance de s’enrichir par son travail probe ou improbe ? Il n’avait pas une motte de terre où reposer sa tête, mais il a su, par des spéculations ou des économies, par les faveurs des maîtres ou du sort, acquérir d’immenses étendues qu’il enclot maintenant de murs et de barrières : il récolte où il n’a point semé, il mange et grappille le pain qu’un autre a gagné par son travail. Respecterons-nous cette deuxième propriété, celle de l’enrichi qui ne travaille point sa terre, mais qui la fait labourer par des mains esclaves et qui la dit sienne ? Non, cette deuxième propriété, nous ne la respecterons pas plus que la première. Ici encore, quand nous en aurons la force, nous viendrons mettre la main sur ces domaines et dire à celui qui s’en croit maître : «En arrière, parvenu ! Puisque tu as su travailler, continue ! Tu auras le pain que te donnera ton labeur, mais la terre que d’autres cultivent n’est plus à toi. Tu n’es plus le maître du pain.»

Lire la suite sur R71 = https://resistance71.wordpress.com/2016/07/28/resistance-politique-ville-campagne-se-connecter/

C’est bien vieux me direz-vous !

Certes, mais finalement, ne trouvez-vous pas que les saigneurs d’aujourd’hui nous tiennent le même discours qu’hier ?

JBL1960

 

 

 

 

 

 

Sonnez Trumpette !

Ou Killary

Le journaliste John Pilger revient sur la campagne pour les élections présidentielles aux États-Unis et s’étonne de l’absence de débat sur les guerres qui se profilent. Obama, président cool détenteur d’un prix Nobel de la paix, a construit plus d’ogives nucléaires que n’importe qui d’autre. Washington multiplie les provocations à l’égard de la Chine et de la Russie. Mais personne ne semble s’émouvoir du risque que nous font courir les candidats démocrates par leur complaisance envers la machine de guerre. Quant au populiste d’extrême droite Donald Trump, les médias en sont à débattre de sa vie conjugale. Quelqu’un pour hausser le niveau de cette campagne électorale ? (IGA)

Bâillonner l’Amérique alors qu’elle se prépare à la guerre

John Pilger | 30 mai 2016
De retour aux États-Unis dans une année électorale, je suis frappé par le silence. J’ai couvert quatre campagnes présidentielles, en commençant par celle de 1968. J’étais avec Robert Kennedy quand il a été abattu et j’ai pu voir son assassin, se préparant à le tuer. Ce fut un baptême à la sauce américaine. Tout comme la violence enragée de la police de Chicago lors de la convention démocrate truquée. Le coup d’envoi de la grande contre-révolution était donné.
Martin Luther King était le premier à être assassiné cette année-là. Il avait osé établir un lien entre les souffrances des Afro-Américains et le peuple vietnamien. Lorsque Janis Joplin a chanté « Liberté est juste un autre mot pour rien à perdre », elle a peut-être parlé inconsciemment pour les millions de victimes de l’Amérique aux confins du monde.
« Nous avons perdu 58.000 jeunes soldats au Vietnam, et ils sont morts en défendant votre liberté. Maintenant, n’oubliez pas ça. » Ainsi parle un guide du Service du National Parks, tel que je l’ai filmé la semaine dernière au Memorial Lincoln à Washington. Il s’adressait à un groupe scolaire de jeunes adolescents en tee-shirts orange vif. Et c’était comme s’il récitait son texte par cœur, renversant la vérité sur le Vietnam dans un mensonge incontesté.
Les millions de Vietnamiens qui sont morts, qui ont été mutilés, empoisonnés et dépouillés par l’invasion américaine, ces millions de Vietnamiens n’ont pas de place historique dans les jeunes esprits. Et je ne parle même pas des quelque 60.000 anciens combattants qui ont été sacrifiés. On a souvent demandé à un de mes amis, un marine qui est devenu paraplégique au Vietnam : « De quel côté vous êtes-vous battu ? »
Il y a quelques années, je participais à une exposition populaire appelée « Le prix de la liberté » à la vénérable Smithsonian Institution à Washington. Des hordes de gens ordinaires, pour la plupart des enfants traînant à travers la grotte un père Noël du révisionnisme, se sont vues dispenser une variété de mensonges : le bombardement atomique d’Hiroshima et de Nagasaki a sauvé « un million de vies » ; l’Irak a été « libéré par des frappes aériennes d’une précision sans précédent ». Le thème était infailliblement héroïque : seuls les Américains paient le prix de la liberté.
La campagne électorale de 2016 est remarquable à plus d’un titre. Il y a la montée de Donald Trump et de Bernie Sanders. Mais il y a aussi la résilience d’un silence persistant sur ce droit divin meurtrier que les États-Unis se sont auto-accordé. Un tiers des membres des Nations Unies ont senti la botte de Washington que ce soit à travers le renversement de gouvernements, la subversion de la démocratie ou l’imposition de blocus et de boycotts. La plupart des présidents responsables étaient des libéraux : Truman, Kennedy, Johnson, Carter, Clinton, Obama.
Le record de perfidie est à couper le souffle et a tellement évolué dans l’esprit des gens que le regretté Harol Pinter a écrit qu’« il n’a jamais eu lieu… Rien ne s’est jamais passé. Même pendant que cela se déroulait, il ne se passait rien. Ça n’a pas d’importance. Ça n’a aucun intérêt. Ça n’a pas d’importance… » Pinter exprimait une forme d’admiration feinte pour ce qu’il appelait une « manipulation clinique du pouvoir dans le monde entier tout en se faisant passer pour une force oeuvrant au bien universel. C’est un cas brillant, même amusant, d’hypnose réussie. »
Prenez Obama. Alors qu’il se prépare à quitter ses fonctions, l’adulation a commencé une fois de plus. Il est « cool ». L’un des présidents les plus violents, Obama a pourtant donné les pleins pouvoirs à l’appareil faiseur de guerres du Pentagone qui avait été discrédité du temps de son prédécesseur. Il a poursuivi plus que n’importe quel président les lanceurs d’alerte — en réalité des diseurs de vérité. Il prononça Chelsea Manning coupable avant même qu’elle ne soit jugée. Aujourd’hui, Obama dirige une campagne mondiale sans précédent de terrorisme et d’assassinat par drones.
En 2009, Obama a promis d’aider « à débarrasser le monde des armes nucléaires » et il a reçu le prix Nobel de la paix. Mais aucun président américain n’a construit autant d’ogives nucléaires qu’Obama. Il a modernisé l’arsenal du « jugement dernier », de l’Amérique, y compris une nouvelle « mini » arme nucléaire, dont la taille et la technologie « intelligente » ont fait dire à l’un des principaux généraux que son utilisation « n’était plus impensable ».
James Bradley, l’auteur du best-seller « Flags of Our Fathers » et fils de l’un des Marines américains qui ont soulevé le drapeau sur Iwo Jima a dit : « [Un] grand mythe que nous voyons se jouer est celui d’Obama comme une sorte de gars paisible qui essaie de se débarrasser des armes nucléaires. Il est le plus grand guerrier nucléaire qui soit. Il nous engage dans une course ruineuse en dépensant un billion de dollars pour plus d’armes nucléaires. D’une certaine manière, les gens vivent dans ce fantasme : parce qu’Obama donne quelques vagues conférences de presse et des allocutions et parce qu’il se prête à des opérations photo où il a l’air sympa, il donne l’impression d’être attaché à la politique actuelle. Ce n’est pas le cas. »
Sur la montre Obama, une seconde guerre froide est en cours. Le président russe est un méchant pantomime ; les Chinois n’en sont pas encore réduits à leur sinistre caricature à nattes — comme à l’époque où tous les Chinois étaient bannis des États-Unis —, mais les guerriers médiatiques y travaillent.
Ni Hillary Clinton, ni Bernie Sanders n’ont mentionné quoi que ce soit à ce sujet. Il n’y a aucun risque ni aucun danger pour les États-Unis et pour nous tous. Pour eux, le plus grand déploiement militaire sur les frontières russes depuis la Seconde Guerre mondiale n’a pas eu lieu. Le 11 mai, la Roumanie a été mise en ligne avec une base de « défense antimissile » de l’Otan qui mettent les missiles américains de première frappe en joue vers le cœur de la Russie, la deuxième puissance nucléaire mondiale.
En Asie, le Pentagone envoie des navires, des avions et des forces spéciales aux Philippines pour menacer la Chine. Les États-Unis encerclent déjà la Chine avec des centaines de bases militaires qui s’étirent dans un arc partant de l’Australie jusqu’à l’Asie en passant par l’Afghanistan. Obama appelle cela un « pivot ».
En conséquence directe de cela, la Chine aurait selon certaines sources changé sa politique d’armement nucléaire, passant du statut de non-utilisation en premier à celui de haute alerte. Elle a également mis en mer des sous-marins dotés d’armes nucléaires. L’escalator s’emballe.
C’était Hillary Clinton qui, en tant que Secrétaire d’État en 2010, avait élevé les revendications territoriales concurrentes de quelques rochers et récifs de la mer de Chine méridionale à un statut de question internationale ; l’hystérie de CNN et de la BBC avait suivi ; la Chine construisait des pistes d’atterrissage sur les îles disputées. Dans son exercice de guerre titanesque de 2015, l’opération Talisman Sabre, les États-Unis se sont entraînés à « bloquer » le détroit de Malacca à travers lequel passe la majeure partie du pétrole et du commerce de la Chine. Ce n’est pas passé aux infos.
Clinton a déclaré que l’Amérique avait un « intérêt national » dans ces eaux asiatiques. Les Philippines et le Vietnam ont été encouragés et soudoyés pour poursuivre leurs revendications et leurs vieilles inimitiés contre la Chine. En Amérique, les gens sont conditionnés pour voir toute position défensive chinoise comme offensive, si bien que le terrain est préparé pour une rapide escalade. Une stratégie similaire de provocation et de propagande est appliquée à la Russie.
Clinton, la « candidate des femmes », laisse une trace de coups sanglants : au Honduras, en Libye (ajoutons l’assassinat du président libyen) et en Ukraine. Ce dernier pays est maintenant un parc à thème de la CIA grouillant de nazis ainsi que la ligne de front d’une guerre à venir avec la Russie. Ce fut à travers l’Ukraine — littéralement, la « frontière » — que les nazis d’Hitler ont envahi l’Union soviétique, qui a perdu 27 millions de personnes. Cette catastrophe épique demeure dans les esprits russes. La campagne présidentielle de Clinton a reçu de l’argent de tous, mais surtout de l’un des dix plus grands fabricants d’armes du monde. Aucun autre candidat n’a été jusque-là.
Sanders, l’espoir de beaucoup de jeunes Américains, n’est pas très différent de Clinton dans sa vision possessive qu’il a du monde, au-delà des États-Unis. Il a soutenu le bombardement illégal de la Serbie par Bill Clinton. Il soutient le terrorisme par drone d’Obama, la provocation de la Russie et le retour des forces spéciales (escadrons de la mort) en Irak. Il n’a rien à dire sur les menaces lancinantes qui pèsent sur la Chine et le risque de plus en plus accru d’une guerre nucléaire. Il est d’accord sur le fait qu’Edward Snowden devrait passer en jugement et il appelle Hugo Chavez — comme lui, un social-démocrate — « un dictateur communiste mort ». Il promet de soutenir Clinton si elle est nommée.
L’élection de Trump ou de Clinton est l’ancienne illusion d’un choix qui n’a pas le choix : les deux faces d’une même médaille. En désignant les minorités comme bouc émissaire et en promettant de « rendre l’Amérique grande à nouveau », Trump est un populiste national d’extrême droite ; mais le danger d’une Clinton peut être encore plus mortel pour le monde.
« Seul Donald Trump a dit quelque chose de significatif et de critique sur la politique étrangère américaine », écrit Stephen Cohen, professeur émérite d’histoire russe à Princeton et NYU, l’un des rares experts russes aux Etats-Unis qui parlent des risques d’une guerre.
Dans une émission de radio, Cohen fait référence aux questions critiques que seul Trump avait soulevées. Parmi elles : pourquoi les Etats-Unis se projettent-ils « partout sur le globe » ? Quelle est la vraie mission de l’OTAN ? Pourquoi les États-Unis poursuivent-ils toujours un changement de régime en Irak, en Syrie, en Libye, en Ukraine ? Pourquoi Washington traite-t-elle la Russie et Vladimir Poutine en ennemi ?
L’hystérie contre Trump dans les médias libéraux sert l’illusion d’un « débat libre et ouvert » et de « la démocratie à l’oeuvre ». Ses vues sur les immigrés et les musulmans sont grotesques, mais le chef des déportations de personnes vulnérables en Amérique n’est pas Trump, c’est Obama dont la trahison des personnes de couleur est l’héritage : tel est l’entreposage d’une population carcérale principalement noire, aujourd’hui plus nombreuse que le goulag de Staline.
Cette campagne présidentielle ne devrait pas porter sur le populisme, mais sur le libéralisme américain, une idéologie qui se considère comme moderne et donc de qualité supérieure. Elle détiendrait l’unique vérité. Ceux qui sont sur son aile droite ressemblent d’une certaine manière aux impérialistes chrétiens du 19e siècle, investis d’une mission divine de convertir ou de coopter ou de conquérir.
En Grande-Bretagne, c’est le blairisme. Le criminel de guerre chrétien Tony Blair est parti avec ses préparatifs secrets pour l’invasion de l’Irak en grande partie parce que la classe et les médias politiques libéraux ont craqué pour son « cool Britannia ». Dans le Guardian, les applaudissements étaient assourdissants ; on l’a qualifié de « mystique ». Une diversion connue comme la politique identitaire, importée des États-Unis, avait bien évidemment toutes ses bonnes grâces.
La fin de l’Histoire a été annoncée, les classes ont été abolies et la question du genre promue comme féminisme ; beaucoup de femmes sont devenues des députés néo-travaillistes. Lors de leur premier jour au Parlement, elles ont suivi les instructions et ont voté la réduction des avantages des parents isolés, la plupart étant des femmes. La majorité d’entre elles a également voté en faveur d’une invasion qui a produit 700.000 veuves irakiennes.
Leur équivalent aux États-Unis, ce sont les bellicistes politiquement correctes du New York Times, du Washington Post et du réseau télévisé qui dominent le débat politique. Je regardais un débat déchaîné sur CNN au sujet des infidélités de Trump. Il était clair, disaient-ils, qu’un tel homme à la Maison Blanche ne pourrait pas être digne de confiance. Aucun enjeu n’a été soulevé. Rien sur les 80 pour cent d’Américains dont le revenu a chuté au niveau de celui des années 70. Rien sur la dérive à la guerre. La sage consigne semble être de se « boucher le nez » et de voter Clinton : tout le monde, mais pas Trump. De cette façon, vous arrêtez le monstre et préservez un système en manque d’une nouvelle guerre.
Traduit de l’anglais par Investig’Action
Source originale: John PilgerSource: Incestig’Action

John Pilger a prononcé un discours à l’Université de Sydney le 20 mars dernier intitulé ;

Une guerre mondiale a commencé ; Brisons le silence

Entièrement retranscrit dans ce billet, ici.
Et récemment, Résistance71 a relayé son documentaire « Utopia » ;
Il est possible de faire tomber cet Empire en ne votant plus !
Voter revient clairement à ouvrir la trappe qui nous fera tomber dans le vide…
Voter revient aussi surement à appuyer sur le bouton qui nous éparpillera, façon puzzle, au confins de l’Univers…
Nous pouvons dire NON !
Et nous choisir, NOUS !
L’invisible JBL1960

Aux « possédants » de la Terre :

« La propriété c’est le vol »

Pierre-Joseph PROUDHON – 1848

« La propriété est impossible parce que de rien, elle exige quelque chose ».

« La propriété est impossible parce qu’elle est homicide et parce qu’avec elle, la société se dévore ».

Ce billet est à relier à celui-ci ► DÉPOSSESSION VOLONTAIRE

Je souscris pleinement à l’appel à la grève générale illimitée et expropriatrice qu’a lancé Résistance71 sur son blog :

Url de l’article ; https://resistance71.wordpress.com/2016/05/26/loi-travail-et-fumisterie-etatique-greve-greve-generale-greve-generale-illimitee-greve-generale-illimitee-expropriatrice-bingo/

La loi El Khomri vaut-elle une grève ? Évidemment… L’ensemble de l’activité de ce gouvernement de baltringues, de ceux d’avant, de “gauche” comme de droite, valent la grève. Mais voilà, de quelle grève parle t’on ?

On parle et depuis bien longtemps déjà, dans ce monde politique étatique éculé, de promenade urbaine sur un parcours bien délimité, encadré par une sécurité syndicale en contact permanent avec la flicaille gouvernementale afin de mener le troupeau bêlant du point A au point B, le plus rapidement possible, avec quelques huiles politicardes et syndicales en tête de cortège, banderoles déployées, bière, frites, saucifflard, pinard à volonté avant de démanteler l’affaire et de se “quereller” sur les chiffres de participation allant du simple au double entre les compétiteurs habituels que sont “la préfecture” dans le coin bleu (bien délavé depuis le temps) et les “centrales syndicales” dans le coin rouge (pisseux), chiffres relayés laconiquement par des médias amorphes et complices.

Allons, allons, messieurs et dames prolétaires, où est donc le panache d’antan ?

Une grève ? Oui, mais générale et illimitée sinon rien !

Mieux même… grève générale, illimitée et… expropriatrice !

Comme les compagnons italiens de 1920, espagnols de 36.

Mieux encore ? Un grand changement, chambard réel et une réorganisation politico-sociale à la racine ?

Union avec les agriculteurs au bout du rouleau dont le taux de suicide n’a maintenant plus d’égal que leurs cadences infernales dans ce qui est devenu leur gestion de pathologies animales et végétales, comme le dit si bien l’agronome Claude Bourguignon ! Une révolution sociale ne se fera JAMAIS sans les campagnes, c’est une évidence historique, soulignée depuis plus d’un siècle par les anarchistes.

Protester en cessant le travail ? Oui et non. Oui dans le principe, non dans la pratique, récupération du travail pour les collectifs ouvriers et paysans, faire tourner la machine productrice pour les producteurs / consommateurs et court-circuiter le capital, les proprios et les rentiers de la finance. La société produit pour elle-même, s’organise et court-circuite les parasites.

Une grève le 9 Mars puis tout le monde rentre chez soi et une autre quoi ?… 22 jours plus tard le 31 ? Gouvernement, patronat et foies jaunes de la hiérarchie syndicales bouffant au râtelier capitaliste vont (encore) hurler de rire, mais c’est une habitude depuis bien longtemps ; depuis que les syndicats se sont vendus pour bouffer au râtelier de l’État, ont vendu la conscience politique sociale-révolutionnaire pour les miettes du pouvoir que picorent leurs pontes.

La dignité c’est la grève générale illimitée et expropriatrice.

Tout le reste n’est que moulin à vent et pisser dans un violon.

Cessons d’être ridicule, reprenons la main !

¡Ya Basta!

Notre « Éveil » c’est réaliser et abattre le plus grand fléau de l’humanité : Le Colonialisme et ce par quoi il arrive : l’État !

Le schéma de réflexion établi pour initier un changement de paradigme ;

Prise de conscience individuelle => prise de conscience collective => boycott et organisation parallèle => désobéissance civile => réorganisation politico-sociale => changement de paradigme.

C’est dans la prise de conscience individuelle et au tout début du questionnement qu’il convient de reconnaître que certaines notions, telle que la propriété privée, doivent être abandonnées, stoppées net, arrachées de nos modes de fonctionnement et de pensée.

Sinon, il est inutile de ne rien commencer, de ne rien espérer car promis à l’échec.

Comme nous l’explique les Zapatistes du sud-est mexicain, en lutte depuis 22 ans, par cet extrait de leur message du 01/01/2016 (Source : EZLN via R71) :

Parce qu’il faut se préparer à porter plus efficacement et plus extensivement le boulot de nous gouverner nous-mêmes, parce qu’au pire, le Système capitaliste va revenir nous chercher.

Le mal et ceux qui le porte ont un nom, une histoire, une origine, un calendrier, une géographie ; C’est le Système capitaliste.

Depuis des centaines d’années,

nous vivons sous les 4 roues de ce Système ;

L’Exploitation, la Répression, la Dépossession et le Mépris…

Le mouvement Zapatiste est de plus en plus connu et récemment les Nuit Debout y ont fait une référence appuyée ; http://autographie.org/blog/2016/05/06/fin-de-programme/

Et parce qu’il y a une différence entre propriété et possession, pour le comprendre il convient d’étudier l’essai de Pierre Joseph Proudon « Qu’est-ce que la propriété ? » dont voici le PDF ; http://classiques.uqac.ca/classiques/Proudhon/la_propriete/La_propriete.pdf

Et de prendre connaissance des nombreux écrits sur ce débat ouvert depuis lors, comme ici.

Ici et ailleurs on réfléchit à supprimer le réflexe, ancré dans nos têtes depuis des siècles par une mini-élite suprématiste parasite et criminelle, de l’envie de posséder autre chose que le nécessaire, et qu’on appelle le consumérisme dans ce système mortifère mercantile et obscène. Et qui réduit le plus grand nombre à la seule « envie » de posséder, les choses, la terre et les êtres, juste pour le plaisir et le pouvoir que cela lui procurera.

Comme me le souligne R71 : Dans une société des sociétés des associations libres : plus d’institutions ni politiques ni financières… Donc plus de traites à payer aux rapaces de la finance pour une voiture, une maison…

L’autogestion, c’est partir du local et fédérer les communes émancipées et l’objectif, l’idée première est de connecter les énergies, les électrons libres pour donner l’exemple d’associations toutes aussi libres par delà l’espace et le temps…

Nous ne parlons pas de « révolte » mais bien de révolution sociale et du démembrement des institutions et de l’État, sources avec la propriété privée exploiteuse et l’institutionnalisation, de l’inégalité politique et sociale de 95% des maux de la société.

Le pouvoir doit être repris par le peuple et y être (re)dilué  de façon à ce que le corps politique et le corps social ne fasse plus qu’un.

Qui dit « constitution » dit État et on ne résoudra pas notre problème étatique en changeant d’État, mais en le supprimant.

D’autant qu’actuellement, par notre consentement, avec cet État d’urgence nous sommes sous DICTATURE 2.0 et vu l’équipe de bras cassés on est pas prêt d’en sortir !

Alors qu’il nous suffit de dire NON !

Éveillons-nous, aidons ceux qui ne le sont pas encore à s’éveiller rapidement, ici & maintenant, d’où nous sommes !

Choisissons-nous !

JBL1960

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Mise à jour du 02 juin 2016 | jbl1960

En contre-pied de la violence sociale toujours de mise au XXIème siècle, nous republions en deux parties cette perle qu’est   » Le droit à la paresse  » de Paul Lafargue, gendre de Karl Marx, qu’il écrivit en prison et en réfutation du droit du travail de 1848. Dans ce texte, Lafargue soulève la question de la surproduction et de la consommation ouvrière, problème que l’oligarchie a résolu au XXème siècle en inventant la pire des armes de destruction massive : la société de consommation, favorisée par le crédit et l’endettement, inculquant au passage l’illusion bourgeoise au prolétaire, cassant par là-même sa conscience de classe. Assénant des vérités de manière truculente, toujours à la pointe de l’ironie et du titillage provocateur, ce « droit à la paresse » est une bonne claque bien méritée à El Khomri et à cette fange politico-capitaliste à la botte de l’oligarchie transnationale… Quand apprendrons-nous que nous n’avons absolument pas besoin d’eux mais que sans nous, ils ne sont rien ?… Quand apprendrons-nous à dire non ! Quand saurons-nous enfin retirer notre consentement et cesserons-nous d’aider nos bourreaux ? — Résistance 71 —

Le droit à la paresse

Réfutation du droit du travail de 1848

https://resistance71.wordpress.com/2016/06/02/la-reponse-a-la-loi-travail-le-droit-a-la-paresse-1ere-partie/

https://resistance71.wordpress.com/2016/06/02/la-reponse-a-la-loi-travail-le-droit-a-la-paresse-2eme-partie/

Nous n’avons pas besoin d’eux car sans nous ils ne sont rien

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Le 3 juin 2016 | Par JBL1960

https://blogs.mediapart.fr/yves-faucoup/blog/010616/emmanuel-la-gaffe

Quatre petits billets sur les facéties d’Emmanuel Macron, dans un pays qui souffre du chômage, où plusieurs millions de foyers vivent dans la pauvreté, mais dont le ministre de l’économie trouve le temps pour batifoler : costard, Pucelle et porte-à-porte. « En marche… pour de plus en plus de cadeaux pour les riches », dit Monique Pinçon-Charlot.

Progressiste ou conservateur ?

 « Il faut des jeunes Français qui aient envie d’être milliardaires », aux Échos, lors d’un déplacement à Las Vegas, le 6 janvier 2016.

Voilà ce qu’il nous faut combattre avec force, car non, M. Macron, nous ne voulons pas que des jeunes, tout court, aient envie d’être milliardaires…

Je vous invite à méditer sur les paroles prononcées par Smohalla – Chef Indien Sokulls ;

« Mes jeunes gens ne travailleront jamais.

Les hommes qui travaillent ne peuvent rêver.

Et la sagesse nous vient des rêves »

Voilà ce qui nous différencie, M. Macron, moi j’ai envie de rêver…

Et vous nous faites cauchemarder…

JBL1960

Mise à jour du 8 juillet 2017

Macron de Rothschild a été placé sur le trône Élyséen le 7 mai dernier malgré une abstention très forte. Pas grave, ce devait être Ce cheval de Troie américain, il ne devait en rester qu’UN et se devait être Macron, coûte que coûte le Highlander du Clan « MacDeRoth » le Jupiter 1er… Vous comprenez mieux maintenant pourquoi se devait être lui et coûte que coûte, et qu’il devait obtenir une majorité absolue à l’Assemblée Nationale ensuite alors qu’il appert que seuls à peine 10% ont votés pour les Députés Marcheurs

Mais pour autant La Nouvelle Voix de Son Maitre est un « Chien Fou » qui «  »dab » dès qu’il le peut tellement heureux d’être Zident à 39 ans et toutes ses dents contrairement au dentier de sa femme…

On avait dit pas le physique !

Bah oui, mais c’était tentant après ceux qui ne sont rien ne prendront jamais le train…

Ah oui quand même !

Qu’est-ce que tu lui as mis dans les dents alors ?

Mon dernier bifton ► Au bureau de la Révolte ; J’inscris mon nom…  Dans les mots de Pierre Kropotkine de 1892 car il explique, en substance le sonnet de Percy Shelley :

Levez-vous tels les lions après la sieste, en nombre invincible,

Secouez vos chaines et jetez-les au sol comme rosée du matin,

Chaines sur vous tombées durant votre sommeil.

Vous êtes nombreux, ils sont peu.

Il se trouve que ce déplacement à Las Vegas du 6 janvier 2016 de l’alors Ministre de l’Économie, E.M. Futur président EnMarche (ou En Avant ► Kadima en Hébreu) pose problème (pas à nous, qui organisons notre réflexion un chouïa anarcho-indigéniste et en lien avec tous les peuples autochtones) pour une sombre question financière et ça ne nous étonne pas, vu que le gars déclarait aux d’jeunes qui le badaient qu’ils devaient avoir envie, tous, d’être milliardaires…

Une information judiciaire a été ouverte pour faire la lumière sur l’organisation d’un déplacement de Macron en 2016 par Business France. Sa directrice était l’actuelle ministre du Travail. C’est une affaire judiciaire qui tombe mal pour la ministre du Travail. Alors que Muriel Pénicaud s’est engagée dans un marathon social tout l’été pour préparer le projet de loi phare de ce début de quinquennat visant à réformer le Code du travail, la justice vient perturber cette mécanique bien huilée. Source Le Parisien du 8 juillet 2017 ► http://www.leparisien.fr/politique/deplacement-de-macron-a-las-vegas-ca-se-complique-pour-muriel-penicaud-08-07-2017-7119444.php

Et comme je l’explique plus haut, on prédispose tout juste… DU CONTRAIRE…

Et comme vous pourrez le lire dans la suite logique de cet appel AUX POSSÉDANTS DE LA TERRE à se désintoxiquer pour vaincre l’inertie de départ et enclencher un nouveau paradigme, sans dieux ni maitres, SANS ARMES, ni haine, ni violence en DÉPOSSESSION VOLONTAIRE donc…

Certes ce n’est pas gagné, comme ça, à première vue…

Mais ce n’est pas le moment de mollir pour autant !

JBL1960