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L’Espagne ce 12 octobre célèbrera encore le jour de la race…

Encore un jour de l’infamie !

Après que le Nouveau Monde ait célébré ce 9 octobre le Columbus Day, même si certains États font sécession et que les consciences s’éveillent comprenant qu’il n’y a rien à célébrer, comme cela a été inscrit l’an dernier en lettres rouges sur la statue  de Cristobál Colón à Barcelone « Res a celebrar » et en Catalan !

Tous les pays hispaniques célèbrent le “Jour de Christophe Colomb”, aussi appelé “Jour de l’Hispanité” La Fête nationale espagnole, célébré le 12 octobre, a aussi été officiellement appelée Jour de l’Hispanité (Día de la Hispanidad) de 1958 à 1987 et le problème est que l’Espagne en a fait une Fête Nationale en gardant l’une de ses appellations les plus polémiques et provocatrices « Día de la Raza »…

En Espagne, la fête nationale du 12 octobre fait polémique – La journée célèbre l’arrivée de Christophe Colomb en Amérique.

Thomas Durand du Point | 12/10/2016 | URL de l’article ► http://www.lepoint.fr/monde/en-espagne-la-fete-nationale-du-12-octobre-fait-polemique-12-10-2016-2075414_24.php

Dans la nuit du lundi au mardi 11 octobre, veille de la fête nationale espagnole, la statue de Christophe Colomb à Barcelone a été recouverte de tags. Sur les lettres, qui ressemblent à des taches de sang, on peut lire cette inscription en catalan : « Res a celebrar. » Traduction : « Rien à célébrer. » Ce n’est pas la première fois que cette statue est prise à partie. En septembre déjà, le groupe de la CUP, qui incarne la gauche catalane anticapitaliste à la mairie de Barcelone, demandait le retrait de la statue. Symbole de la ville, la statue de 60 mètres de haut trône sur le port depuis 1888 et la première Exposition universelle de Barcelone.

Au XIXe siècle, la découverte de l’Amérique restait encore une fierté espagnole. En témoigne le « traumatisme de 1898 », lorsque l’Espagne perdit ce qui lui restait de son empire colonial, notamment Cuba et les Philippines. Le jour de la fête nationale, s’il permet de célébrer le jour international de la langue espagnole dans le monde, est désormais mal perçu, car la conquête de l’Amérique est associée à la colonisation et aux pillages de l’or. Qu’il paraît loin, le temps du romantisme de l’écrivain José-Maria de Heredia qui désignait les conquistadors comme le « vol de gerfauts hors du charnier natal ». Les inscriptions et notamment les taches de sang retrouvées sur la statue de Colomb évoquent, au contraire, les massacres commis par les conquistadors.

Colomb catalan ?

Si la découverte de l’Amérique est particulièrement remise en cause en Catalogne, où les partis très indépendantistes refusent logiquement d’assister au défilé militaire à Madrid, elle l’est aussi dans le reste de l’Espagne : des partis nationaux comme Podemos n’y participent pas non plus. D’où ce rejet catalan vient-il ? Généralement, les indépendantistes voient « leur » Catalogne comme un État conquis lors de la guerre de succession entre Bourbon et Habsbourg en 1714. Pourtant, d’autres, comme le chercheur en sciences historiques Jordi Bilbeny, assurent au contraire que « Christophe Colomb était originaire de Catalogne » et que son expédition aurait été plus catalane qu’espagnole. Et si des historiens parvenaient un jour à le prouver ? La Catalogne oserait-elle choisir le 12 octobre comme fête nationale en cas d’indépendance ?

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Thomas Durand a la réponse à cette question puisque le président catalan Carles Puigdemont  suite au référendum du 1er octobre pour ou contre l’indépendance de la Catalogne qui a bien eu lieu, a prononcé un discours très attendu par les parties en présence, car la Catalogne veut un nouvel État-nation. Source Le Monde.

Pourquoi pas une Société sans/contre l’État ?

Alors pour vous défaire de vos idées toutes faites sur la question de l’origine de la société européenne (et française) je ne saurais trop vous recommander de lire ce PDF N° 6 de 34 pages « Société Celtique, société Gauloise, Sociétés contre l’État » – Que Résistance71 pour répondre à cette question avait introduit à partir du livre de l’historien Alain Guillerm “Le défi celtique” de la façon suivante :  cette préoccupation politico-anthropologique nous a été dictée par le cheminement de notre recherche sur les solutions potentielles au marasme ambiant de nos sociétés occidentales, viciées et perverties par la doctrine suprématiste forcenée dominante depuis le XVème siècle (certains diront depuis l’ère de la première croisade à la fin du XIème siècle…) et sa mise en application globale par le truchement du colonialisme fondé sur l’hégémonie culturelle judéo-chrétienne engloutissant le monde. Nous avons identifié l’État et ses institutions, quelle qu’en soit la forme adoptée, comme outil du maintien de la division politique de la société à des fins de contrôle oligarchique des sociétés et au travers de l’étude des recherches d’anthropologues, sociologues et d’historiens réputés comme (liste non exhaustive) : Pierre Clastres, Marshall Sahlins, Robert Jaulin, David Stannard, Charles Mann, Taiaiake Alfred, Russell Means, Pierre Kropotkine, Sam Mbah, I.E. Igariwey et maintenant Alain Guillerm, que la société humaine a vécu de fait des millénaires sans structures étatiques, sans division politique de la société et que contrairement au dogme enseigné dans les deux grands courants anthropologiques “classiques” du structuralisme évolutionniste et du marxisme, l’État n’est non seulement pas la finalité de l’histoire, le sommet de l’évolution de la société humaine, son stade ultime de “maturation”, mais qu’il en serait au contraire une entrave, une anomalie, une certaine perversion le rendant en rien inéluctable aux société humaines sur cette planète. […]

Le peuple espagnol a déjà démontré son envie de « Vivir la Utopia »  selon la formule « de chacun selon ses forces et à chacun selon ses besoins » et comme nous avons pu le lire ;

Révolution sociale : Analyse sur les collectifs dans l’Espagne révolutionnaire et anarchiste des années 1930 (Gaston Leval)

« L’anarcho-communisme est l’organisation de la société sans État et sans relations capitalistes à la propriété. Il ne sera pas nécessaire d’inventer des formes artificielles d’organisation sociale pour établir le communisme anarchiste. La nouvelle société émergera « de la coquille de l’ancienne ». Les éléments de la société future sont déjà plantés dans leur ordre existentiel. Ce sont les syndicats et les communes libres, qui sont des institutions anciennes, profondément ancrées de manière populaire et non-étatiste ; spontanément organisées, incluant les villes et les villages à la fois en zone urbaine et en zone rurale. La commune libre est aussi le parfait outil pour gérer les problèmes socio-économiques dans les communautés anarchistes rurales. Au sein des communes libres, se trouve un espace pour les associations libres d’artisans, de cultivateurs, d’éleveurs et autres groupes voulant demeurer indépendants ou former leur propre association… » ~ Isaac Puente ~

Et comme je l’ai analysée moi-même par ce billet de blog du 20 septembre 2017, en appui de Gaston Leval ► Principes et enseignements dans les collectivisations de l’Espagne libertaire – Gastton Leval (1963) De chacun selon ses forces…

 

ICI & MAINTENANT, ce que nous pouvons affirmer est que célébrer la conquête du Nouveau Monde par Colomb et ses représentants, c’est célébrer les premiers meurtriers de masse de toute l’histoire de l’Espagne moderne, car on oublie de dire que 1492 fut déclarée l’Année Cruciale (año crucial) et considérée comme charnière dans le récit de l’Histoire de l’Espagne moderne.

Parce ce que ceux qui fêtent encore le « jour de Christophe Colomb » célèbre le génocide, meurtre et pillage en règle d’un continent qui commença sur ce que sont aujourd’hui les Bahamas (Guahani) et Haïti et la République Dominicaine (Ispañola) en 1492.

“Plus jamais de simples mortels ne pourront espérer revivre l’exaltation, l’émerveillement et la satisfaction de ces jours d’Octobre 1492, lorsque le nouveau monde donna gracieusement sa virginité aux conquérants castillans.”

~~ Samuel Eliot Morison ~~

Nous savons, aujourd’hui, qu’il n’y a rien de plus faux ;

Columbus Day : Les pires atrocités commises par Colomb et ses sbires ► https://archivesmillenairesmondiales.wordpress.com/2013/10/16/columbus-day-les-pires-atrocites-commises-par-christophe-colomb/

Une autre histoire américaineHoward Zinn : Réflexions optimistes politiques et historiques, version PDF N° 34  de 63 pages ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/09/pdfhowardzinn092017.pdf

Nous savons aujourd’hui que Christophe Colomb en cette « Año Crucial » était muni des bulles papales Romanus Pontifex et Inter Caetera et qu’ordre (divin) lui avait été donné « …pour envahir, traquer, capturer, vaincre et subjuguer tous les Sarrasins, païens et autres ennemis du Christ où qu’ils soient et de réduire leur personnes en esclavage perpétuel… » ce qu’il fit :  « Ils arrachaient les bébés qui tétaient leurs mères, les prenaient par les pieds et leur cognait la tête contre les rochers. »

« Ils faisaient de longues potences où les pieds touchaient presque terre et par groupe de treize…ils y mettaient le feu et les brûlaient vifs. »

Et c’est en lisant les traductions de R71 du livre de Steven Newcomb « Païens en Terre Promise, décoder la Doctrine Chrétienne de la Découverte » que j’ai réunifiées dans un PDF N° 4 de 45 pages ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/01/pdfsnewcombjanv2017.pdf que l’on comprend le mieux qu’il faut cesser de commémorer le Jour de la Race car aucun nouveau paradigme ne pourra être enclenché tant que des hommes proclameront que « l’homme qui n’est pas blanc est inférieur« …

Nous traduisons de larges extraits de ce livre phare de Newcomb pour comprendre les fondements mêmes du colonialisme, ses racines religieuses chrétiennes racistes, suprématistes, eugénistes et génocidaires et comment en comprenant bien les mécanismes il est possible de renverser la vapeur et de priver l’empire actuel anglo-américain de sa “terre promise”. N’oublions jamais qu’un empire sans terre est un empire à terre. Si nous voulons stopper l’empire actuel il suffit de lui retirer le tapis de sous les pieds : son territoire illégitime, volé aux peuple indigènes depuis le XVème siècle. L’avenir de l’humanité passe par les Amérindiens (et leur contrepartie moyen-orientale : les Palestiniens…). Pour une fois, soyons du bon côté de l’Histoire !

Résistance71

Sur ce blog, parfaitement connexe ► Amérindiens + Palestiniens = MÊME FLAMME

Pour faire TOMBER l’empire sans arme ni haine ni violence ; Cette page de mon blog ► FAIRE TOMBER L’EMPIRE

Ici et maintenant, luttons contre toutes célébrations liées à la doctrine chrétienne de la découverte ;

Pourquoi le mot de « CONQUÊTE » est-il considéré comme acceptable et pas celui de « DOMINATION » ? Par Steven Newcomb – Traduction R71 + mon analyse.

Ni Australia Day, ni Thanksgiving,

Ni Colombus Day, et encore moins de Día de la Raza ou Jour de la Race qui ne laisse aucun doute sur la réalité d’une telle célébration, n’est-ce pas ?

Refusons de commémorer la fierté que Colomb et ses représentants dès le 12 octobre 1492, puis tous les descendants des colonisateurs/envahisseurs/exterminateurs ont porté en étendard de TUER L’INDIEN/INDIGÈNE/ABORIGÈNE POUR SAUVER L’HOMME BLANC

Et de surcroit chrétien !

JBL1960

Sur ce blog, dans la catégorie PEUPLES PREMIERS tous les billets en lien avec la résistance au colonialisme par les Natifs et peuples autochtones de tous les continents.

L’illustration de ce billet est piqué à Monsieur Mocq

 

 

Christophe Colomb meurtrier de masse par Mohawk Nation News

Et en ce jour d’infamie ; Lundi 9 octobre 2017

À ceux qui vont célébrer le Jour de la Découverte ;

Le Colombus Day, ou Día de la Raza

Ces jours d’octobre 1492Christophe Colomb et ses hommes débarquèrent  « …pour envahir, traquer, capturer, vaincre et subjuguer tous les Sarrasins, païens et autres ennemis du Christ où qu’ils soient et de réduire leur personnes en esclavage perpétuel… » sur ordre divin des hommes en jupe…

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COLOMB LE MEURTRIER DE MASSE

Mohawk Nation News | 8 octobre 2017 | URL de l’article original en anglais ► http://mohawknationnews.com/blog/2017/10/08/columbus-the-mass-murderer/

Traduit de l’anglais par Jo Busta Lally

Columbia signifie États-Unis. La Colombie-Britannique désigne les États-Unis en territoire britannique. Le nom légal des États-Unis est Columbia. Tout ce qui se rapporte à ce nom n’a rien à voir avec l’île de la Grande Tortue. Pourtant, les immigrants célèbrent le mensonge chaque année pour apaiser leurs souvenirs passés épigénétiques. On leur rappelle le massacre, le vol, les atrocités et les comportements criminels commis contre toute la vie sur l’île de la Grande Tortues.

Nos souvenirs épigénétiques sont les ohning kari-wa-tekwen, les instructions originelles que nous détenons de la création. Nous avons nos clans et notre protocole sur la façon de vivre en paix avec toute la vie naturelle. Notre système wampum

kaianerekowaGrande Loi de la Paix

nous rappelle notre mémoire génétique pendant des milliers d’années, tout comme toute vie.

Sauf pour quelques-uns, les immigrants ne se souviennent pas de leur vie passée. Ils suivent une foi religieuse qui n’est fondée sur aucun fait. Le piège de leur réincarnation ne les libère jamais, ce qui les rend esclave pour toujours.

La Chambre des Parlementaires de la rage est conçue pour promouvoir le dualisme entre le gagnant ou le perdant, entre noirs et blancs esclaves d’un système d’entreprises qui crée un conflit. Ils ont été programmés selon la majorité des entreprises. La vraie voie naturelle est de parvenir à un consensus.

Christophe Colomb est un non-explorateur qui n’a jamais mis les pieds sur l’île de la Grande Tortue. Ceci et ces fantasmes doivent tomber.

Colomb et ses partisans représentent des meurtriers de masse. Les gens doivent connaitre toute la vérité, pour cesser de vivre dans le mensonge. Les criminels doivent être inculpés. Tout doit être fait correctement.

Nos jeunes intelligents prennent le relais. Nous avons essayé d’exposer plusieurs des secrets des immigrants. Toute statue ou monument qui glorifient le génocide de notre peuple doivent être détruits. Tous les grand héros de guerres comme Lincoln, et particulièrement Georges Washington ou John A. MacDonald et les grands monuments comme le Mount Rushmore devraient être implosés. Tout ce qui honore ces monstres doit être dissous.

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Je fais partie des non-indigènes, puisque je réside en France, qui avons compris que nous devons rompre, définitivement, avec l’empire colonial qui s’est construit sur le pré-supposé qu’aucune personne indigène traditionnelle ou nation ne devaient être autorisée à survivre en dehors de la chrétienté et de sa nation « blanche » sachant qu’aucun nouveau paradigme ne pourra être enclenché tant que des hommes et des femmes prétendront que l’homme qui n’est pas blanc est inférieur ou que les races supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures.

Nous savons de manière avérée, argumentée et documentée grâce à Steven Newcomb et son œuvre phare « Païens en Terre Promise décoder la doctrine chrétienne de la découverte »  que Résistance71 à partiellement traduit en français et que j’ai réunifiée dans ce PDF N° 4 de 45 pages ► Païens en terre promise, que les premiers colons accompagnant Christophe Colomb, le porteur de croix, avaient pour principale mission de tuer les éventuels habitants qu’ils rencontreraient, pour saisir les terres et les déclarer « Nouvelles Terres Chrétiennes » et au nom de Dieu comme l’avaient définis les hommes en jupes, les papes et ;

Comme défini, en ces termes, dans le Deutéronome 7: 1-2, 5-6 de l’ancien testament de la Bible : Lorsque l’Éternel, ton dieu, t’auras fait entrer dans le pays dont tu vas prendre possession et qu’il chassera devant toi beaucoup de nations et que tu les auras battues alors tu devras les détruire entièrement.

Tu ne traiteras point d’alliance avec elles, et tu ne leur feras point grâce, tu ne laisseras la vie sauve à aucun d’entre eux.

Voici au contraire comment tu agiras à leur égard : tu renverseras leurs autels, tu briseras leurs statues, tu abattras leurs idoles et leurs arbres et tu les brûleras au feu.

C’est pourquoi nous refusons de nous tenir aux côtés de toutes personnes qui rendent grâce à dieu de leur avoir donner la force et le courage de tuer l’indigène pour sauver l’homme blanc et de surcroit chrétien puis d’avoir été capturer les africains pour les réduire en esclavage effaçant jusqu’à leur nom, leur niant toute humanité puisque les peuples autochtones vivant là depuis des millénaires avaient été décimés de la surface de la terre… Enfin, pas totalement puisque les descendants des peuples originels, dont la Nation Mohawk nous invitent à la Paix et à refuser la guerre perpétuelle que l’empire anglo-américano-christo-sioniste veut imposer au monde et pour les siècles et les siècles… Nous pouvons faire tomber cet empire sans terre, et un empire sans terre est un empire à terre…

Parce que nous avons conscience que l’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux, émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, côte à côte, main dans la main avec tous les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur Terre…

Et cela sans arme, ni haine, ni violence.

Il nous suffit de leur retirer notre consentement de ne plus être complice de dire NON !

Non, je ne commémore pas le Colombus Day !

Ni Thanksgiving qui est l’action de grâce du Nouveau Monde et de son nouveau peuple élu pour avoir tué l’indigène/aborigène.

Ni l’Australia Day et en Europe, en Espagne le Jour de la Race

Le temps de la décolonisation est venu ; côte à côte, épaule contre épaule, tous sur la même ligne, personne devant, personne derrière, personne au-dessus et donc personne en-dessous…

JBL1960

Dans cette catégorie de mon blog PEUPLES PREMIERS tous les billets en lien avec les Natifs et peuples autochtones de tous les continents.

L’illustration de ce billet est issue de l’article original en anglais de MNN, voici sa traduction : Dès que je suis arrivé dans les Indes [NdJBL : Rappellons tout de même que ce grand explorateur se croyait en Inde, et appellent donc les Natifs, les Indiens] sur la première île que j’ai trouvée, j’ai pris quelques-uns des indigènes par la force afin qu’ils puissent apprendre et me donner des informations sur ce qu’il y a dans cette partie de l’île.

Ils ne portent pas d’armes et ne les connaissent pas, car je leur ai montré une épée, ils l’ont prise par la lame se coupant eux-mêmes ignorants ce qu’ils faisaient.

Ils n’ont pas de fer. Leurs lances sont de simples cannes. Ils feraient de bons serviteurs. Avec cinquante hommes, nous pourrions les subjuguer et en faire ce que nous voulons.

Refusez de glorifier ce jour de l’infamie d’octobre 1492 et nous pourrons aller de l’avant, tous ensemble, sans distinction d’aucune sorte…

Le Canada est une colonie pénitentiaire…

Dénonce encore et toujours la Nation Mohawk ;

Pour ceux qui pensent toujours que le Canada est un pays “indépendant et souverain”…
~ Résistance 71 ~

Qui nous propose, la guerre perpétuelle ► La guerre ; la vraie et seule nature de l’empire…

Ce qui se comprend puisque ce pays « indépendant et souverain » occupe illégalement et militairement l’île de la Grande Tortue ► L’occupation militaire du Canada dénoncée par Mohawk Nation News

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Dénoncer encore et toujours le colonialisme : Le Canada colonie pénitentiaire (Mohawk Nation News)

Le Canada est une colonie pénitentiaire

Mohawk Nation News | 6 octobre 2017 | URL de l’article original : http://mohawknationnews.com/blog/2017/10/06/canada-is-a-penal-colony/

Traduit de l’anglais par Résistance 71 ► https://resistance71.wordpress.com/2017/10/08/denoncer-encore-et-toujours-le-colonialisme-le-canada-colonie-penitenciere-mohawk-nation-news/

Le conte de fée démocratique appelé l’entreprise coloniale du Canada maintient les dirigeants derrière le rideau pour qu’ils n’aient jamais à faire face à la vengeance qu’ils suscitent. Le Canada est une prison dirigée par un CEO ; ce CEO est appelé le Gouverneur Général. Il est le seul capable de suspendre le parlement. (NdT : pour information, le GG du Canada est appointé(e) par la reine d’Angleterre. Il/elle est le représentant officiel de la couronne britannique au Canada, il répond directement au monarque… Depuis le 2 octobre 2017, le GG du Canada est une femme Julie Payette, elle est la 4ème femme à être appointée GGC)

Les Affaires Indiennes sont le ministère principal de l’occupation militaire de la terre onk’we:honweh (native) autrement connue sous le vocable de CANADA. Notre terre et notre destitution en sont le prix. Nous vivons dans des camps de prisonniers de guerre appelés “réserves”, à moins que nous n’acceptions d’être assimilés et de servir l’entreprise coloniale avant de mourir. Les Canadiens sont dans la prison entrepreneuriale.

Le Gouverneur Général travaille en relation étroite avec l’”état major de guerre” qui siège au 14ème étage du ministère des Affaires Indiennes, qui est le centre de commandement de l’occupation. Le Canada est un état policier fonctionnant sous des statuts légaux édictés par une constitution qui n’a jamais été ratifiée. Au travers de l’ordre de la Jarretière (The Garter), le Canada est sous le joug et la répression financière des banquiers de la City de Londres (NdT : historiquement, la véritable “couronne”, le kilomètre carré et demi le plus riche de la planète…).

Le boulot des parlementaires est de maintenir l’illusion de la liberté et de la démocratie face au peuple qu’ils affirment représenter. Le Gouverneur Général est le dictateur absolu de l’entreprise coloniale appelée CANADA. Les actionnaires de cette entreprise privée engrangent et orientent tout l’argent résultant du pillage de nos terres et de nos ressources naturelles vers les banquiers de la City de Londres.

Tout le monde est maintenu les yeux bandés à dessein. Pour renforcer l’illusion de liberté, les oligarques utilisent leurs médias corporatistes privés pour promouvoir un sentiment en leur faveur à chaque opportunité.

Sans le monarque, le GG et le Privy Counsel, les banques de Londres ne peuvent plus continuer le pillage et le vol de l’argent des gens par l’impôt forcé sur les gens au moyen d’un état policier et de lois statutaires (NdT : illégales…)

De fait, Le GG est le dictateur en place et les parlementaires continuent leur mission de maintenir l’illusion de la liberté et de la démocratie.

Tout le monde a le choix. 98% des Canadiens ont choisi de “dériver”, c’est à dire de laisser quelqu’un d’autre penser pour eux. Ceci constitue l’arme principale aux mains des contrôleurs des esprits. Par le moyen de la peur, ils resserrent la vis de la répression sur le peuple.

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Conseil d’une femme de la Nation Mohawk en 1990 aux Canadiens & Québecois de papier lors de la crise d’Oka ;

Regardez bien ce qu’il se passe ici, parce que quand ils en auront fini avec nous, (les Natifs) ce sera votre tour…

Et c’est très exactement ce qu’il se passe, aujourd’hui, aussi bien au Canada, aux USA, qu’en France ► Attentats terroristes « manipulés » en cours…

98% des Canadiens ont choisi de « dériver » par confort et parce qu’ils ont totalement intégré l’idée qu’ils sont chez eux !  Alors que, comme le rappelle la Nation Mohawk, les descendants des colons envahisseurs/exterminateurs sont des occupants ILLÉGAUX, qui ont génocidés le plus d’indigènes possible dans les pensionnats pour indiens depuis 1840 au Canada, mais dès 1820 aux USA !

Alors sur ce blog, grâce à Résistance71 qui en a traduit l’essentiel en français et que j’ai mis en version PDF {N°1} de 58 pages ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2016/06/meurtrepardecretversionpdfdu30052017.pdf ; Nous avons connaissance du Contre-rapport de la Commission Vérité & Réconciliation MEURTRE PAR DÉCRET le crime du génocide au Canada [NdJBL : Murder By Decree, original en anglais de 400 pages] qui documente et rend publique la vérité et l’histoire non censurée du massacre génocidaire connu sous le nom de système de pensionnats pour Indiens. Les auteurs ont composé ce rapport pour les générations futures des peuples du Canada et comme une première étape de sortie de cet héritage meurtrier qui les détruit toujours aujourd’hui, la preuve par cet article plus haut. Les canadiens doivent savoir le crime avec lequel on attend d’eux qu’ils vivent avec, qu’ils financent et qu’ils soient complices, s’il y a un seul espoir pour eux qu’un jour ils puissent enfin répudier ce système et bâtir une nouvelle et juste fédération de nations égales. Car « quiconque ne comprend pas et n’assimile pas son propre passé est voué à le répéter »…

Au lieu de célébrer le Jour de la découverte, soit la fierté d’avoir tuer l’indigène pour sauver l’homme blanc et de surcroit chrétien, demain lundi 9 octobre 2017 comme depuis plus de 400 ans ; Tournez-vous vers les Natifs, et les peuples autochtones de tous les continents car l’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux, émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, côte à côte, main dans la main avec tous les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur Terre…

Et comme le disait Léon Tolstoï ;

Chacun rêve de changer L’HUMANITÉ ;

Mais personne ne pense à se changer LUI-MÊME !

Donc changeons-nous d’abord, changeons notre attitude ; Puisqu’on ne peut pas résoudre un problème en gardant le même processus mental comme l’affirmait Einstein, abordons les choses différemment et surtout ensemble ; Pour se sortir le cul des ronces, sortons-nous les doigts du nez !

On respirera mieux déjà, notre cerveau sera mieux oxygéné et notre cerveau est la clé qui nous libérera, nous les moins que rien, les sans-toits, sans-dents, sans-ressources mais pas sans cerveau et donc on s’en sert ► JBL1960

Illustration du billet issue de l’article original de MNN

 

Le moins connu mais néanmoins sublime chez Léon Tolstoï

Chacun rêve de changer L’HUMANITÉ

Mais personne ne pense à se changer LUI-MÊME…

Léon Tostoï

Grâce à Résistance71 ;

Qui a été cherché le moins connu de Tolstoï, pour nous convaincre qu’il nous fallait profondément nous changer nous-même, pour vaincre l’inertie de départ et enclencher un nouveau paradigme en lien avec les peuples autochtones de tous les continents et ainsi changer durablement ; L’HUMANITÉ…

J’ai réalisé une version PDF {N° 37} de 27 pages de leurs publications des textes de Léon Tolstoï, comme suit ;

Tu ne tueras pointPage 2

Inutilité de la violence pour faire disparaitre le malPage 6

Le commencement de la finPage 11

De l’esclavage moderne Page 17

L’esclavage de notre tempsPage 18

S’affranchir et de la pseudo-religion et de la violence étatiquePage 25

Le moins connu mais néanmoins sublime chez Léon Tolstoï

Lien directhttps://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/10/pdfleontolstoi.pdf

Et parce que la recherche de la vérité n’a pas de prix, et qu’elle ne doit pas se monnayer, en aucun cas, ce PDF et comme tous les PDF de ce blog, sont mis GRATUITEMENT à votre disposition pour lecture, téléchargement et/ou impression et vous pouvez les consulter librement dans cette page dédiée ► https://jbl1960blog.wordpress.com/les-pdf-de-jbl1960/

De plus, je suis persuadée, tout autant que Résistance71, que c’est la vérité qui libérera les peuples à tout jamais, une fois que nous aurons changé d’attitude envers l’État, ses institutions. Dès lors que nous nous serons changés NOUS-MÊME et une fois compris que nous avons le droit d’ignorer l’État, et de désobéir aux lois !

C’est bien pourquoi, du reste,  les psychopathes aux manettes s’échinent à nous diviser, et tentent de nous maintenir dans l’ignorance de leur Plan et de tout le reste. C’est pourquoi nous devons créer une chaine de diffusion, grâce à Internet, véritable presse Gutenberg 2.0, de toutes les pépites de vérités historiques, scientifiques, littéraires, qui surgissent tant bien que mal du fatras idéologique qu’est devenu la société du spectacle entretenue par les peuples eux-mêmes en acceptant, par démission de leur pensée critique, les fadaises proposées par une oligarchie désormais aux abois, la preuve par 3 false flag ► Attentats terroristes « manipulés » en cours…

« C’est pourquoi le sage dit : Je pratique le non-agir et le peuple se convertit de lui-même… Je me dégage de tous désirs et le peuple revient de lui-même à la simplicité. » Lao Tseu, Tao Te King, LVII

Le populo, dont je fais partie, est à même de comprendre la pensée Taoïste ; car comme l’a dit la Tortue Taoïste Oogway dans le film Kung Fu Panda :

Hier, c’est l’histoire.

Demain est un mystère.

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui est un cadeau ;

C’est pourquoi on l’appelle le présent…

Et nous savons, désormais que l’Histoire s’écrit au présent…

JBL1960

Source de l’illustration de ce billet et du PDF ► Poèmes Citations.over-blog.com

 

 

VRAIS CHIFFRES DU CHÔMAGE D’AOÛT 2017 par Patdu49 source DARES sur Agoravox + mon grain de poivre !

Et y’a de quoi mettre la poivrière !

Donc comme chaque mois, Patdu49 épluche le rapport complet de la DARES et année après année, quelque soit le Bozo au pouvoir nous comprenons bien que le changement, ben c’est pas pour maintenant !

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Vrais chiffres chômage Aout 2017, 38800 chômeurs de plus malgré 314700 radiations ce mois

Par Patdu49 | Agoravox | le Mercredi 27 septembre 2017

6 705 000 privés d’emploi et travailleurs occasionnels officieux, toutes catégories confondues, + 4 800 000 environ d’invisibles qui n’entrent pas ou plus dans les statistiques officieuses ( chiffres détaillés bas de page ).

Total : toujours + de 11 MILLIONS de chômeurs en France (fourchette basse), et autant de pauvres largement sous les seuils de pauvreté

Radiations des listes A,B,C,(D,E) de Pôle Emploi par motifs, moyenne mensuelle (basée sur 1 trimestre) de Aout 2017 :

– Défauts d’Actualisation (bugs informatiques + oublis + des découragés non indémnisés) : 215 600, 41,1 % des sorties des listes. (+ 2,2 % sur 1 an)

– Radiations Administratives (les punis) : 48 800, 9,3 % des sorties. (- 2,6 % sur 1 an)

– Autres Cas (morts, suicidés, emprisonnés, expulsés etc) : 50 300 et 9,6 % des sorties. (- 1% sur 1 an)

soit 314 700 radiés des listes (60 % des sorties) ce mois (moyenne mensuelle sur 1 trimestre) pour autres motifs que :

– Stages parking : 57 800, 11 % des sorties. (-34,1 % sur 1 an)

– Arrêts maladie, maternité, départs en retraite : 43 800, 8,3 % des sorties. (+ 10,1 % sur un an)

–  Reprises d’emploi déclarées : 108 700, ne représentent que 20,7 % des sorties des listes de pôle emploi. ( + 9 % sur 1 an )

Demandeurs d’emploi par catégories :

  • A : 3 540 400 +0,6 % ( – 0,3 % sur 1 an ).
  • B : 763 600 +2 % ( + 5,2 % sur 1 an ) travailleurs pauvres moins de 78 heures.
  • C : 1 342 000 -1 % ( + 8,9 % sur 1 an ) travailleurs pauvres de + de 78 heures.
  • D : 298 100 + 5 % ( – 9,9 % sur 1 an ) stages parking, occupationnels etc.
  • E : 422 600 +0 % ( – 1,8 % sur 1 an ) contrats aidés etc.

TOTAL : 6 366 700 ( données corrigées ), hors DOM TOM, soit + 1,6 % sur 1 an, 38 800 chômeurs de +, par rapport à juillet.

TOTAL, dom-tom compris : 6 705 000

Quelques chiffres qui parlent :

Chômage Longue durée (entre 2 et 3 ans) : – 0,4 % sur 1 an.
Chômage Très Longue Durée + de 3 ans : + 3,9 % sur 1 an.

Chômage des 50 ans et +, + 6 % sur 1 an.

1 chômeur inscrit à pôle emploi sur 2 (49,41 %) ne perçoit AUCUNE INDEMNITÉ, ni ARE (allocation retour à l’emploi), ni allocation de solidarité (ASS, AER)

Le + scandaleux, LE CHÔMAGE INVISIBLE, complètement en dehors des statistiques :

Ne sont pas comptés dans ces 6 705 000 demandeurs d’emploi et travailleurs pauvres occasionnels :

1 000 000 foyers bénéficiaires du RSA, en effet sur 1 820 000 environ de foyers (dernier chiffre connu), seuls 820 000 environs sont inscrits à Pôle Emploi, les autres bénéficient d’autres suivis (associations, collectivités locales, etc.) en sachant qu’un foyer bénéficiaire, comporte parfois + d’un demandeur d’emploi en son sein, donc si on parle en nombre d’individus c’est pire.

1 200 000 de foyers bénéficiaires de la prime d’activité (qui remplace le RSA activité qui sont donc sortis des statistiques RSA) environ, sur les 2,5 millions au total (dernier chiffre connu) de bénéficiaires (160€ en moyenne par foyer) , sont en recherche d’emploi stable et non précaire.

+ encore 1 100 000 au bas mot, sur les environs 2 millions de bénéficiaires de l’AAH ou d’une pension d’invalidité, qui ne sont pas inscrits à Pôle emploi, malgré une aptitude et un désir d’accès à un emploi adapté.

+ encore 1 500 000 de SANS-DROITS, qui sont principalement :

– des jeunes de moins de 25 ans, primo demandeurs d’emploi, qui comme vous le savez n’ont même pas droit au RSA. (quasi unique en Europe), favorisant délits, crimes, trafics, prostitution, esclavagisme moderne, radicalisations etc.

– des sans droits, pour motif, dépassement des plafonds de ressources dans le foyer, exemple, votre conjoint(e) perçoit 700€ d’allocation chômage, ou 810,89€ d’allocation adulte handicapé, vous n’aurez même pas droit au RSA, car vous dépasserez le plafond couple qui est de 687€ par mois, si vous êtes NON SDF.

– des bénéficiaires de pensions de reversions ( veufs, veuves ) de 55 ans et +, qui dépassent les plafonds du RSA ( 473,50€ pour une personne seule ), et qui n’ont pas l’âge pour prendre leur propre retraite ou pour percevoir le minimum vieillesse ( 65 ans ) qui s’appelle aujourd’hui « A-S-P-A » (allocation solidarité aux personnes âgées), qui est récupérable sur le patrimoine, au décès.

– des bénéficiaires de pensions alimentaires qui dépassent les plafonds du RSA (plafonds 2 fois inférieurs aux seuils de pauvreté, une véritable honte)

– des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires, qui sont donc bien demandeurs d’emploi, en concurrence avec les autres (même si beaucoup sont aussi exploités en stages sous payés, voire gratuits).

– des auto-entrepreneurs, qui ne gagnent rien ou presque, et sont demandeurs d’emploi en parallèle.

– on peut parler également de retraités qui cherchent un emploi car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre ( loyer, énergie, assurances, voiture, téléphone, eau, nourriture, santé (lunettes, dentiste ..) incalculable.

Faites le calcul vous même, on arrive au total, à + de 11 MILLIONS de demandeurs d’emploi en France, et travailleurs pauvres occasionnels.

Sources : Rapport complet de la DARES de 13 pages (et non pas le simple communiqué de presse envoyé aux médias) : http://dares.travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/di-mensuel-1disbal.pdf

Rendez-vous le mercredi 25 octobre 2017, pour avoir les vrais chiffres du chômage de septembre 2017.

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Alors merci qui ? Merci patron ♫ Merci Macron ♪

Oui, parce que c’est pareil…

L’un dans l’autre ►

Le MEDEF se cache toujours dans les détails, et là le BabyMacDeRoth éructe, matin, midi et soir son bréviaire « Saint-Gattaz priez pour notre projjjeeEeet ! »

Et avec la vaseline Macron, tout passe dans le fion ! Tout et plus c’est gros mieux ça passe ; Même pas mal !

Euh si ! Ouille, ouille, ouille même !

La dernière de la nuit, puisqu’il y avait part… Euh ? séance à l’Assemblée Nationale hier soir : VIDÉO. Loi antiterroriste : L’Assemblée vote l’article sur les assignations à résidence hors état d’urgence – ASSEMBLEE Le gouvernement et les députés LREM ont défendu l’« équilibre » du dispositif face à une gauche de la gauche dénonçant « une République des suspects » et des élus LR et FN critiquant des assignations « au rabais »…

Lire l’intégralité de l’article sur 20 Minutes ► http://www.20minutes.fr/societe/2139987-20170927-video-loi-antiterroriste-assemblee-vote-article-assignations-residence-hors-etat-urgence

Alors, ce n’est pas faute d’avoir prévenu, car déjà sous Hollandouille, on avait compris qu’on allait se prendre une double carotte dans le cul, notamment grâce à Greg Tabibian et son VLOG #48 DU 21 JUILLET 2015 !

Source J’SUIS PAS CONTENT TV

Dans ce billet d’analyse ► À GAUCHE ET PUIS À DROITE TOUTE !

Salut Émile, je t’aimais bien ! Salut Émile je t’aimais tant tu sais…

Comme le disait le père Peinard, en 1896 ;

Ah c’est bin vrai, ça !

Qu’ils soient réactionnaires, ralliés, opportunards, radigaleux ou socialos, c’est tous des pognonistes ! Une fois élus, barca, ils se foutent de nous ; Parbleu, ils sont nos maitres ! En effet, quel est le turbin des bouffes-galette une fois installés à la Chambre ? Fabriquer des lois, toujours contre le populo, au profit des riches.

Voilà, et donc, comme ça n’a pas pris une ride,  le Macron à l’américaine, continue à nous la mettre bien profond…

Y fait du zèle même ;

Et c’est la Marianne qui le dit, alors !

Mais pas que ► http://www.20minutes.fr/economie/2139963-20170927-budget-2018-baisses-impots-moins-elevees-prevu

ÉCONOMIE Selon un avis du Haut conseil des finances publiques, les mesures du projet de loi de finances représentent 7 milliards d’euros de baisses, contre 10 promis…

Alors, économie pour qui ?

Cherchez pas c’est pas pour nous, nous ont est tous là pour se faire péter les gencives…

Aussi, je vous recommande cet article sur Résistance71

Changement radical : Une possibilité d’organisation de la société du futur (AIT, Bâle, 1869)

Voici, présentée par l’AIT (1ère Internationale), réunie en congrès à Bâle en septembre 1869, une possibilité d’organisation de la société du futur sur une base économique. C’est une possibilité, à laquelle nous n’adhérons pas dans la mesure où, avec le recul possible du temps (le texte ci-dessous fut écrit en 1869 rappelons-le) et de la connaissance anthropologique, le marasme de la société humaine ne peut pas avoir de solution économique, mais seulement politique en relation avec la division politique (et non pas économique, cf P. Clastres) originelle de la société.

D’autre part, il est ici fait état de changer le mode organisationnel de la société en attendant de pouvoir supprimer le salariat, cet esclavage des temps capitalistes modernes. Cette proposition est de la même veine que la proposition marxiste de saisie du pouvoir par le prolétariat organisé en son parti communiste, exerçant sa dictature (sur qui ?) jusqu’à la disparition inéluctable de l’État, remplacé par la société communiste achevée. Ici, organisons-nous différemment afin de préparer l’éradication du salariat. Les anarchistes affirment qu’il faut se défaire de l’État sans “attendre” son éventuelle “chute” des plus aléatoires, aux mains du prolétariat organisé. De même, pourquoi “attendre” pour se départir du salariat. Celui-ci doit être éradiqué en même temps que l’État. Ceci découlera naturellement de la redilution du pouvoir politique dans le peuple, pouvoir qui réintégrera le corps social et ne pourra plus nuire aux mains de contrôleurs privilégiés organisés en entité séparée du corps social. En cela, la solution à nos problèmes est politique et non pas économique.

Nous présentons le texte ci-dessous afin de montrer qu’il peut aussi exister des solutions fondées sur le mode de fonctionnement “économique” de notre société, même si celles-ci ne peuvent être qu’incomplètes et sujettes. à terme. à corruption. Elles valent d’y réfléchir.

~ Résistance 71 ~

A lire : “Appel au socialisme” pour une société des sociétés de Gustav Landauer, 1911

Vers la société du futur

Jean-Louis Pindy | AIT, congrès de Bâle, septembre 1869 | URL de l’article original ► https://robertgraham.wordpress.com/2017/09/09/the-origins-of-anarcho-syndicalism-the-1869-basle-congress/

Traduit de l’anglais par Résistance 71 ► https://resistance71.wordpress.com/2017/09/24/changement-radical-une-possibilite-dorganisation-de-la-societe-du-futur-ait-bale-1869/

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On comprend bien qu’il n’y a pas de SOLUTIONS au sein du Système, qu’il n’y en a jamais eu et qu’il n’y en aura JAMAIS !

Prise de conscience individuelle ► prise de conscience collective ► boycott et organisation parallèle ► désobéissance civile ► réorganisation politico-sociale ► changement de paradigme

La solution est en nous, la solution c’est NOUS !

Ignorons le Système ► Ignorons l’État et ses institutions ► Créons les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchissons et agissons en une praxis commune ► Adaptons le meilleur, le sublime de l’ANCIEN au NEUF

Et c’est fin de partie pour l’oligarchie…

Et ils le savent !

La mère Peinarde ► JBL1960

Source de l’image ► Tropicalboy

L’Anarchie pour la jeunesse… En version PDF à lire, télécharger et/ou s’imprimer gratos !

Mieux comprendre pour mieux agir !

Et pour se défaire de ses idées toutes faites sur l’Anarchie…

Je n’ai pu résister au plaisir de mettre en forme ce texte de Résistance71 et à leur demande paru en janvier 2017 L’Anarchie expliquée pour la jeunesse en seulement 11 pages.

Il y a, en complément de lecture, les liens vers les PDF réalisés depuis janvier et des auteurs cités dans ce recueil ainsi que le lien de téléchargement vers La Société contre l’État de Pierre Clastres, en entier et en fichier compressé, en gratuit également.

RÉSISTANCE POLITIQUEL’Anarchie pour la jeunesse ;

version PDF {N° 36} de 11 pages

Lien direct ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/09/pdflanarchiepourlajeunesse.pdf

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Parce que le mot anarchie est associé à tort mais le plus souvent volontairement dans les merdias et en général, par les gens, à la notion de « désordre » et de « chaos » alors que rien n’est plus faux car l’anarchie intègre une grande conception de l’ordre, mais sans les ordres…

Je ne puis que vous conseiller de lire les dernières publications de Résistance71 ;

Résister à l’État, son oppression et monopole de la violence… Réflexions lumineuses de Léon Tolstoï

Un texte époustouflant et lumineux de Léon Tolstoï,  publié en 1900 et qui est toujours on ne peut plus d’actualité, pour la simple et bonne raison que nous, les peuples, n’avons toujours pas adressé ces questions fondamentales…

Quand le ferons-nous ? N’est-il pas grand temps ?…

Nous allons publier trois autres textes de cette veine de Tolstoï, auteur et penseur prolixe, peu connu en dehors de ses romans (« Guerre et Paix », « Anna Karénine », « Les cosaques » etc…), mais qui a en fait plus écrit sous forme de nouvelles, d’essais et d’une grande correspondance éclectique et internationale, que sous la forme de roman. (Re)découvrir Tolstoï le penseur et essayiste est vital de nos jours.

~ Résistance 71 ~

Tu ne tueras point

Léon Tolstoï | Écrit et publié en 1900

Quand on exécute, suivant les formes de la justice des rois : Charles Ier, Louis XVI, Maximilien du Mexique, ou quand on les égorge lors d’une révolution de cour : Pierre III, Paul Ier, divers sultans, shahs et empereurs de Chine, ce sont là des faits qu’on passe généralement sous silence. Mais lorsqu’on les supprime sans l’appareil de la justice et non pendant les révolutions de cours, tels : Henri IV, Alexandre II, l’Impératrice d’Autriche, le shah de Perse, et, récemment, le roi Humbert, ces meurtres provoquent, parmi les empereurs, les rois et leur entourage, l’indignation et la surprise générales, comme si ces souverains eux-mêmes ne participaient pas à des assassinats, n’en profitaient pas et ne les ordonnaient pas.

Pourtant, les rois assassinés, même les meilleurs, comme Alexandre II et Humbert, étaient auteurs ou complices du meurtre de milliers et de milliers d’hommes qui périrent sur les champs de bataille ; quant aux souverains mauvais, c’est par centaines de mille et par millions qu’ils ont fait périr les hommes.

La doctrine du Christ abolit la loi : « Œil pour œil, dent pour dent. » Mais les hommes qui professaient toujours cette loi et qui s’y conforment aujourd’hui encore, l’appliquent dans des proportions effrayantes sous forme de châtiments isolés ou s’exterminent pendant les guerres, et ne rendent pas seulement œil pour œil, mais, sans aucune provocation, ordonnent l’assassinat de milliers d’êtres. Ces hommes n’ont pas le droit de s’indigner qu’on leur applique cette loi à leur tour, et dans une proportion si infime qu’on compterait à peine un empereur ou un roi sur cent mille, peut-être un million d’individus tués par leur ordre ou avec leur consentement.

Lire l’intégralité du texte sur R71https://resistance71.wordpress.com/2017/09/26/resister-a-letat-son-oppression-et-monopole-de-la-violence-reflexions-lumineuses-de-leon-tolstoi/

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Résistance à la tyrannie de l’État : Désobéir aux lois

(Henry David Thoreau)

Désobéir aux lois

Henri David Thoreau | La Revue Blanche, 1886

Henry David Thoreau  est né à Concord (Massachusetts) le 12 juillet 1817. Son père, d’origine française, était fabricant de crayons ; sa mère, Cynthia Dunbar, était fille d’un pasteur du New Hampshire. De 1833 à 1837, il étudia à l’Université Harvard. À l’exception de brèves absences, il vécut à Concord, où il subvenait à ses besoins par les occupations les plus diverses, et où il mourut le 6 mai 1862. Sa vie a été écrite par M. Henry S. Salt.

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Henry David Thoreau est l’auteur, entre autres, de “La désobéissance civile”, publié en 1849, qui fut et demeure un des grands textes de la contestation sociale aux États-Unis. Il posa tout au long de sa vie, les questions fondamentales sur la société et l’État qui l’opprime comme: la liberté doit-elle être subordonnée au libre-échange ? Sommes-nous en droit de nous contenter d’un sort confortable quand on sait que celui-ci repose sur l’exploitation et l’oppression d’autrui ? Peut-on vivre dans la lâcheté et l’erreur ? La loi de la majorité est-elle forcément démocratique ? Doit-on obéir à la loi quand celle-ci ordonne ou prescrit l’inacceptable ? La loi naturelle est-elle compatible avec l’État et le droit positif ?

~ Résistance 71 ~

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs »
(Article 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen, et préambule de la Constitution du 24 juin 1793).

J’accepte de bon cœur la formule : « Ce gouvernement est le meilleur, qui gouverne le moins » ; et j’aimerais la voir réaliser plus vite et plus systématiquement, — ce qui aboutit à ceci, à quoi je souscris également : « Ce gouvernement est le meilleur, qui ne gouverne pas du tout » ; et quand l’éducation des hommes sera faite, ce sera là le genre de gouvernement qu’ils auront. Un gouvernement peut tout au plus prétendre à être opportun ; mais la plupart sont ordinairement inopportuns, et tous le sont quelquefois.

Dans un État populaire, quand la majorité détient le pouvoir, ce n’est pas qu’elle soit plus probablement dans le vrai que la minorité, ni que son pouvoir semble à celle-ci équitable, c’est qu’elle est matériellement la plus forte. Mais un gouvernement dans lequel la majorité règle tout ne peut être basé sur la justice. Le citoyen doit-il, fût-ce un moment et si peu que ce soit, sacrifier sa conscience au législateur ? Je pense que nous devons être d’abord des hommes, et seulement ensuite des citoyens. Il est inadmissible de confondre le respect de la loi avec le respect du juste. La seule obligation que j’aie à assumer est de faire ce que je crois bien. On a assez dit qu’une communauté n’a point de conscience, mais une communauté d’hommes consciencieux est une communauté avec une conscience. Jamais la loi ne rendit le moins du monde les hommes plus justes ; et souvent les bien intentionnés deviennent, de par leur respect pour elle, les agents de l’injustice. Comme illustration au respect abusif de la loi, voici une colonne de soldats, colonel, capitaine, caporaux, singes à poudre. Tous marchent dans un ordre admirable par monts et par vaux, contre leur volonté, en dépit du bon sens et malgré leur conscience, vers les guerres. Ils savent que c’est là une besogne damnable et tous s’inclinent. Que sont ils ? des hommes ? ou des petits forts, des arsenaux ambulants au service de quelque gaillard sans scrupule qui détient le pouvoir ? Visitez le Navy-Yard, et considérez un marin ; un homme tel que le gouvernement américain peut en faire, ou cette chose qu’il peut faire d’un homme avec sa magie noire : c’est une ombre, une réminiscence d’humanité, un être consumé vivant et debout, et enterré sous les armes, avec accompagnements funéraires.

Lire l’intégralité de l’article sur R71https://resistance71.wordpress.com/2017/09/25/resistance-a-la-tyrannie-de-letat-desobeir-aux-lois-henry-david-thoreau/

Ainsi, nous pouvons MIEUX COMPRENDRE POUR MIEUX AGIR ;

Nous appelons à Ignorer l’État et les institutions pour créer des associations libres n’œuvrant que pour le bien commun au sein de communes autonomes qui se fédèrent.

Créons, ICI & MAINTENANT, et d’où nous sommes, une société parallèle, celle des association libres fédérées, BOYCOTTONS le système et ses institutions de manière exponentielle au nombre de gens rejoignant les associations libres…

À un moment donné, la désobéissance civile, donc la confrontation avec l’État sera inévitable, mais si les gens font tourner la société déjà localement en ignorant l’État et le système politico-économique qui nous sont imposés, l’obsolescence de ces entités ne fera que croitre et elles tomberont quasiment d’elles-mêmes ou avec un petit coup d’épaule « non-violent » !

C’est avant tout une question d’état d’esprit individuel puis collectif se confédérant par la solidarité, il faut cesser de se laisser dicter nos « différences » par l’oligarchie, cesser de la laisser organiser notre division.

La première des priorités est de comprendre que collectivement il y a bien plus de choses qui nous rassemblent que de choses qui nous divisent. La division est induite, fabriquée, et donc certainement pas inéluctable.

La preuve par le Macron à l’américaine !

De là part toute action viable à notre sens et s’il n’y a pas de recettes toutes faites, il y a de grandes leçons à tirer du passé, des enseignements à tirer, également, de nos sociétés ancestrales européennes et ailleurs et c’est cela qu’on appelle adapter l’ancien au neuf !

L’émancipation du peuple, pour et par la RÉVOLUTION SOCIALE et la société des sociétés se fera par et pour le peuple de manière générale ou ne sera pas.

C’est aussi simple que cela, comme l’a défini R71 il faudra une fenêtre d’opportunité à deux éléments simultanés ;

  1. Une conjoncture politico-économique propice : le capitalisme et son système arrivant au bout du bout du banc, sans mutation possible et…
  2. Une conscience politique des peuples ne menant pas à l’insurrection, mais au tsunami de la révolution sociale qui emportera tout sur son passage…

Toute autre considération, et on le voit bien aujourd’hui, c’est comme pisser dans un violon…

Comme le disait le père Peinard, en 1896 ;

Ah c’est bin vrai, ça !

Qu’ils soient réactionnaires, ralliés, opportunards, radigaleux ou socialos, c’est tous des pognonistes ! Une fois élus, barca, ils se foutent de nous ; Parbleu, ils sont nos maitres ! En effet, quel est le turbin des bouffes-galette une fois installés à la Chambre ? Fabriquer des lois, toujours contre le populo, au profit des riches.

La preuve par les Sénatoriales de ce dimanche 24 septembre ► https://www.marianne.net/politique/resultats-elections-senatoriales-2017-la-droite-reussi-s-asseoir-sur-la-parite Et je voudrais pas dire mais le Gras Larcher, y doit en bouffer des galettes au beurre, non ?

Vous avez vu que MAM, qui a été Ministre de l’Intérieur, pour dire, est venue exprès de Paris à Pau (alors on sait pas si c’est en train de nuit, y’en a qu’ont essayés, y zont eu des problèmes, c’est vous qui voyez…) pour veauter aux Sénatoriales, alors qu’elle était pas inscrite, parce qu’elle n’avait pas le droit d’y participer ! Si tout est là ► https://www.marianne.net/politique/elections-senatoriales-du-expliquer-michele-alliot-marie-qu-elle-n-avait-pas-le-droit-de

La solution n’est pas dans l’élection ; ni dans la manifestation ; ni dans la pétition !

Prise de conscience individuelle ► prise de conscience collective ► boycott et organisation parallèle ► désobéissance civile ► réorganisation politico-sociale ► changement de paradigme

La solution est en nous, la solution c’est NOUS !

Ignorons le Système ► Ignorons l’État et ses institutions ► Créons les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchissons et agissons en une praxis commune ► Adaptons le meilleur, le sublime de l’ANCIEN au NEUF

Et c’est fin de partie pour l’oligarchie…

Et ils le savent !

La mère Peinarde ► JBL1960

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De chacun selon ses forces…

…À chacun selon ses besoins…

Sans méconnaitre toutefois les risques que les rupins toujours prompt à se la couler douce sur le dos du populo ne puissent dévoyer le sens de cette idée, comme l’avait analysé Jules Guesde dans l’Égalité le 14 mai 1882.

1882 ;  Pierre Kropotkine définissait lui son idée de La commune dans  “Le Révolté” (1882) qu’il convient d’avoir à l’esprit pour lire la fine analyse sur les collectifs dans l’Espagne révolutionnaire et anarchiste des années 1930 de Gaston Leval (1963) que nous propose Résistance71 ;

Révolution sociale : Analyse sur les collectifs dans l’Espagne révolutionnaire et anarchiste des années 1930 (Gaston Leval)

« L’anarcho-communisme est l’organisation de la société sans État et sans relations capitalistes à la propriété. Il ne sera pas nécessaire d’inventer des formes artificielles d’organisation sociale pour établir le communisme anarchiste. La nouvelle société émergera « de la coquille de l’ancienne ». Les éléments de la société future sont déjà plantés dans leur ordre existentiel. Ce sont les syndicats et les communes libres, qui sont des institutions anciennes, profondément ancrées de manière populaire et non-étatiste ; spontanément organisées, incluant les villes et les villages à la fois en zone urbaine et en zone rurale. La commune libre est aussi le parfait outil pour gérer les problèmes socio-économiques dans les communautés anarchistes rurales. Au sein des communes libres, se trouve un espace pour les associations libres d’artisans, de cultivateurs, d’éleveurs et autres groupes voulant demeurer indépendants ou former leur propre association… »

~ Isaac Puente ~

Fiche Wikipédia d’Issac Puente ► https://fr.wikipedia.org/wiki/Isaac_Puente_Amestoy

URL de l’article R71https://resistance71.wordpress.com/2017/09/20/revolution-sociale-analyse-sur-les-collectifs-dans-lespagne-revolutionnaire-et-anarchiste-des-annees-1930-gaston-leval/

Principes et enseignements dans les collectivisations de l’Espagne libertaire

Gastton Leval (1963)

1. Le principe juridique des collectivités était entièrement  « nouveau » ce n’était ni le syndicat ni la mairie au sens traditionnel du mot et non plus la commune du Moyen-âge. Toutefois, elles étaient plus proches de l’esprit communal que de l’esprit syndical. Les collectivités auraient pu souvent s’appeler  « communauté » , comme c’est le cas pour celle de Binefar et constituaient vraiment un tout dans lequel les groupes professionnels et corporatifs, les services publics, les échanges, les fonctions municipales, restaient subordonnées, dépendant de l’ensemble, tout en jouissant de l’autonomie dans leurs structure, dans leur fonctionnement interne, dans l’application de leurs buts particuliers.

2. Malgré leur détermination, les collectivités étaient pratiquement des organisations libertaires communistes, qui appliquaient la règle  « de chacun selon ses forces, à chacun selon ses besoins » , soit par la quantité de ressources matérielles assurées à chacun là où l’argent était aboli, soit au moyen du salaire familial là où l’argent a été maintenu. La méthode technique différait, mais le principe moral et les résultats pratiques étaient les mêmes. Cette pratique était en effet sans exception dans les collectivités agraires ; peu fréquente au contraire dans les collectivisations et socialisations industrielles, la vie de la ville étant plus complexe et le sentiment de sociabilité moins profond.

3. La solidarité portée à un degré extrême était la règle générale des collectivités agraires. Non seulement le droit de tous à la vie était assuré, mais dans les fédérations mères s’établissaient toujours plus le principe de l’appui mutuel avec le fonds commun dont jouissaient les villages moins favorisés par la nature. A Castellon, on établit dans ce but la Caisse de compensation. Dans le domaine industriel, cette pratique semble avoir commencé à Hospitalet, dans les Chemins-de-fer catalans et plus tard elle fut appliquée à Alcoy. Elle aurait été plus générale si l’arbitrage avec les autres partis n’avait pas empêché de socialiser ouvertement dès les premiers jours.

4. Une conquête d’une énorme importance a été le droit de la femme à la vie, quelques fussent ses fonctions sociales. Dans la moitié des collectivités agraires, le salaire qui lui était attribué était inférieur à celui de l’homme, dans l’autre moitié équivalent; la différence s’expliquait en tenant compte que la femme célibataire vit rarement seule.

5. De même les enfants ont vu leur droit reconnu spontanément : non comme une aumône accordée par l’État, mais bien comme l’exercice d’un droit que nul ne pensait à nier. En même temps, les écoles leur ont été ouvertes jusqu’à 14 ou 15 ans : seule façon d’éviter que les parents ne les envoient travailler avant l’âge, et pour rendre l’instruction réellement générale.

6. Dans toutes les collectivités agraires d’Aragon, de Catalogne, du Levant, de Castille, d’Andalousie et d’Estrémadure, il y a eu pour règle spontanée de constituer des groupes de travailleurs presque toujours fixés dans des zones précises et qui se partageaient les cultures ou les terres. Également spontanée a été la réunion des délégués élus par ces groupes avec le délégué local de l’agriculture dans le but d’orienter le travail général.

7. En plus de ces réunions et d’autres analogues des groupes spécialisés, des réunions de la collectivité avaient lieu sous forme spontanée également (assemblées hebdomadaires, bimensuelles ou mensuelles). On s’y prononçait sur l’activité des conseillers nommés par elles, sur les cas spéciaux et les difficultés imprévus. Tous les habitants, hommes et femmes et qu’ils fussent ou non producteurs de biens de consommation, intervenaient et déterminaient les accords pris. Souvent même les  » individualistes  » pouvaient se prononcer et voter.

8. Dans la collectivisation de la terre, les modifications les plus importantes ont été : l’augmentation du machinisme et de l’irrigation, l’extension de la polyculture, la plantation d’arbres de toutes espèces. Dans l’élevage des bestiaux : la sélection et la multiplication des espèces, leur adaptation aux conditions du milieu, du climat, de l’alimentation, etc., et la construction sur une vaste échelle d’étables, de porcheries et de bergeries collectives.

9. On étendait continuellement l’harmonie dans la production et la coordination des échanges, de même que l’unité dans le système de répartition. L’unification communale se complétait avec l’unification régionale, d’où la Fédération nationale était élue. A la base, la  « commune » organisait l’échange. Exceptionnellement la commune isolée la pratiquait, mais sur autorisation de la fédération qui prenait note des échanges et pouvait les interrompre s’ils causaient un préjudice à l’économie générale. Cela arriva pour une collectivité isolée de Castille, qui ne vendait pas le blé pour son compte mais envoyait le client à l’office du blé à Madrid. En Aragon, la Fédération des collectivités, fondée en janvier 1937, et dont la résidence centrale se trouvait à Caspe, commença à coordonner les échanges entre toutes les communes de la région, ainsi qu’à appliquer l’appui mutuel. La tendance à l’unité s’était faite plus claire avec l’adoption d’une carte de  » producteur  » unique, et d’une carte de  » consommateur  » également unique, qui impliquait la suppression de toutes les monnaies, locales ou non, suivant la résolution prise au congrès constitutif de février 1937. La coordination des échanges avec les autres régions et de la vente à l’extérieur s’améliorait toujours davantage. Dans le cas de bénéfices dus aux différences de change, ou à l’obtention de prix supérieurs aux prix de base déjà excédentaires, la Fédération régionale les employait pour aider les collectivités les plus pauvres. La solidarité dépassait le circuit communal.

10. La concentration industrielle tendait à se généraliser dans toutes les villes. Les petites usines, les ateliers anti-économiques disparurent. Le travail se rationalisa avec un objectif et une forme hautement sociale aussi bien dans les industries d’Alcoy que dans celles d’Hospitalet, dans les transports urbains de Barcelone que dans les collectivités d’Aragon.

11. La socialisation commençait souvent avec la répartition (à Sagorbe, Granollers, et différents villages d’Aragon). Dans certains cas, nos camarades arrachèrent à la municipalité des réformes immédiates (municipalisation des loyers, de la médecine à Elda, Benicarlo, Castellon, Alcaniz, Caspe, etc.)

12. L’enseignement progressa avec une rapidité jusqu’alors inconnue. L’immense majorité des collectivités et des municipalités plus ou moins socialisées a construit une ou plusieurs écoles. Chacune des collectivités de la Fédération du Levant avait son école au début de 1938.

13. Le nombre de collectivités augmentait continuellement. Le mouvement, né avec plus d’élan en Aragon, avait gagné dans les campagnes une partie de la Catalogne, prenant un élan extraordinaire, surtout dans le Levant, et ensuite en Castille, dont les réalisations ont été, selon des témoins responsables, peut-être supérieures à celles du Levant et de l’Aragon. L’Estrémadure et la partie de l’Andalousie que les fascistes tardèrent à conquérir -spécialement la province de Jaen- ont eux aussi leurs collectivités. Chaque région ayant les caractéristiques propres à son agriculture et à son organisation locale.

14. Dans nos enquêtes, j’ai rencontré seulement deux insuccès : celui de Boltana et celui d’Ainsa, au nord de l’Aragon. Le développement du mouvement et les adhésions qu’il recevait peut s’exprimer par ces faits : en février 1937 la région d’Angues avait 36 collectivités. Elle en avait 57 en juin de la même année. Nous manquons de chiffres exacts sur le nombre de collectivités créés dans toutes l’Espagne. Me basant sur les statistiques incomplètes du congrès de février en Aragon et sur les notes recueillies durant mon séjour prolongé dans cette région, je peux affirmer qu’il y en avait au moins 400. Celles du Levant étaient de 500 en 1938. Nous devons y ajouter celles des autres régions.

15. Les collectivités se sont complétées en certains lieux avec d’autres formes de socialisations. Le commerce se socialisa après mon passage à Caragente. Alcoy vit surgir une coopérative de consomation syndicale de production. D’autres collectivités s’agrandirent : Tomarite, Alcolea, Rubielas de Mora, Clanda, Pina, etc.

16. Les collectivités n’ont pas été l’œuvre exclusive du mouvement libertaire. Bien qu’elles appliquèrent des principes juridiques nettement anarchistes, elles étaient souvent la création spontanée de personnes éloignées de ce mouvement. La plus grande partie des collectivités de Castille et d’Estrémadure ont été l’œuvre de paysans catholiques et socialistes, inspirés ou non par la propagande de militants anarchistes, isolés. Malgré l’opposition officielle de leur organisation, beaucoup de membres de l’U.G.T. (Union générale des travailleurs) sont entrés dans les collectivités ou les ont organisées et aussi des républicains sincèrement désireux de réaliser la liberté et la justice.

17. Les petits propriétaires étaient respectés. Les cartes de consommateurs faites aussi pour eux, le compte courant qui leur était ouvert, les résolutions prises à leur égard l’attestent. On les empêchait seulement d’avoir plus de terres qu’ils n’en pouvaient cultiver, et d’exercer le commerce individuel. L’adhésion aux collectivités était volontaire ; les  « individualistes » y adhéraient seulement quand ils étaient persuadés des résultats meilleurs du travail en commun.

18. Les principaux obstacles aux collectivités furent : La coexistence de couches conservatrices, des partis et des organisations qui les représentaient : républicains de toutes tendances, socialistes de droite et de gauche (Largo Caballero et Prieto), communistes staliniens, souvent poumistes. (Avant d’être expulsé par le gouvernement de la Généralité, le P.O.U.M. ne fut pas réellement un parti révolutionnaire. Il le devint quand il se trouva contraint à l’opposition. En juin l937, un manifeste distribué par la section aragonaise du P.O.U.M. attaquait les collectivités). L’U.G.T. constituait l’instrument principal utilisé par ces différents politiciens. L’opposition de certains petits propriétaires (paysans, catalans et pyrénéens). La crainte manifestée même par quelques membres des collectivités que, la guerre terminée, le gouvernement ne détruise ces organisations. Cette peur fit hésiter même beaucoup de ceux qui n’étaient pas réellement réactionnaires et des petits propriétaires qui, sans cela, se seraient décidés à adhérer aux collectivités. La lutte active contre les collectivités, qui n’était pas l’action évidemment destructrice des troupes de Franco là où elles arrivaient. Cette lutte contre les collectivités a été conduite à main armée en Castille par les troupes communistes. Dans la région de Valence, il y eut même de vrais combats dans lesquels intervinrent les chars d’assaut. Dans la province de Huesca, la brigade Karl-Marx a persécuté les collectivités. La brigade Macia-Companys a fait de même dans la province de Teruel (mais les deux ont fui toujours le combat contre les fascistes). La première a toujours été inactive pendant que nos troupes luttaient pour prendre Huesca ou d’autres positions importantes. Les troupes marxistes se réservaient pour l’arrière-garde. La seconde abandonna sans lutte Vinel del Rio et d’autres communes de la région carbonifère de Utrillas. Les soldats qui s’enfuirent en chemise devant une petite attaque que d’autres forces continrent sans difficultés furent ensuite des combattants intrépides contre les paysans désarmés des collectivités.

19. Dans l’œuvre de création, de transformation et de socialisation qui a été réalisée, le paysan a montré une conscience sociale très supérieure à celle de l’ouvrier des villes. 

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Résistance politique : Ville-campagne se connecter (Élisée Reclus)

À mon frère le paysan

«Est-il vrai», m’as-tu demandé, «est-il vrai que tes camarades, les ouvriers des villes, pensent à me prendre la terre, cette douce terre que j’aime et qui me donne des épis, bien avarement, il est vrai, mais qui me les donne pourtant ? elle a nourri mon père et le père de mon père ; et mes enfants y trouveront peut-être un peu de pain. Est-il vrai que tu veux me prendre la terre, me chasser de ma cabane et de mon jardinet ? Mon arpent ne sera-t-il plus à moi ?»

Non, mon frère, ce n’est pas vrai. Puisque tu aimes le sol et que tu le cultives, c’est bien à toi qu’appartiennent les moissons. C’est toi qui fais  naître le pain, nul n’a le droit d’en manger avant toi, avant ta femme qui s’est associée à ton sort, avant l’enfant qui est né de votre union. Garde tes sillons en toute tranquillité, garde ta bêche et ta charrue pour retourner la terre durcie, garde la semence pour féconder le sol. rien n’est plus sacré que ton labeur, et mille fois maudit celui qui voudrait t’enlever le sol devenu nourricier par tes efforts ! Lire l’intégralité sur R71 ► https://resistance71.wordpress.com/2016/07/28/resistance-politique-ville-campagne-se-connecter/

Et en complément de lecture, ce portrait, très complet d’Élisée Reclus proposé sur systèmophobe  par saxologue source ► Histoireebook.com

https://systemophobe.wordpress.com/2017/09/18/lanarchie/

Systèmophobe : Un essai sur le besoin de comprendre notre quotidien à travers une lecture différente.

Texte (à  mon frère le paysan d’Élisée Reclus) sur lequel je me suis appuyée, entre autres, pour déduire qu’il nous faudrait d’abord déprogrammer de nos cortex l’envie d’avoir, de posséder et surtout le superflu et seulement être et avancer en dépossession volontaire. Afin d’enclencher un nouveau paradigme, en lien avec les peuples autochtones de tous les continents pour initier la société des sociétés.

Et c’est cela qu’exprime depuis le début R71 et que j’ai totalement intégré dans ma propre réflexion « Adapter l’ancien au neuf » ► Comme cette analyse de Leval de 1963 qui propose des solutions au marasme systémique actuel ou comme R71 l’avait déjà fait avec Solution politique pour demain : Un exemple de commune fondée sur les associations libres…  Note de Résistance 71 : Nous tenons à préciser que cette description correspond à une expérience espagnole qui a réellement eut lieu dans les années 1930. Ceci néanmoins n’est qu’un exemple de ce qui peut se faire collectivement et n’est en rien un modèle à suivre à la lettre, mais une expérience qui peut être adaptée à notre vie plus moderne. L’argent et le salariat ayant été abolis, nous sommes en présence d’un modèle communal tel que le préconisait Pierre Kropotkine. Tout modèle se doit d’être adaptable et flexible pour être viable.

Ville anarchiste Germinal de la Sierra – Colonne Kropotkine – Espagne, Libertaire

Et cette idée force est parfaitement retranscrite dans leur PETIT PRÉCIS dont j’ai réalisé la mise en version PDF ; Le N° 14 de 36 pages ► Petit précis par Résistance71  « Petit précis sur la société, l’État, la désobéissance civile et la commune volontaire autogérée ; solutions au marasme systémique actuel » et ce texte est toujours d’une grande actualité aujourd’hui parce que rien n’a vraiment été fait pour mettre en place de véritables solutions à la fange oligarchique impérialiste étatique qui continue à piller et génocider le monde en long, en large et en travers.

C’est parce que nous pensons qu’il n’y a pas de SOLUTIONS au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu, et qu’il n’y en aura jamais, qu’il est nécessaire de s’éveiller par une :

Prise de conscience individuelle ► prise de conscience collective ► boycott et organisation parallèle ► désobéissance civile ► réorganisation politico-sociale ► changement de paradigme

Et que nous avons absolument le choix et le droit d’ignorer l’État et ses institutions obsolètes et c’est pourquoi nous appelons toutes celles et tous ceux, et en n’excluant personne, qui se retrouveraient dans cette idée force pour : Ignorer le Système, l’État, et ses Institutions coercitives ► Créer les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchir et agir en une praxis commune ► Adapter le meilleur du meilleur de l’ANCIEN au monde d’aujourd’hui…

JBL1960

Source de l’image ► FAR.org

La mère Peinarde au populo…

…Nan j’ai pas craqué mon slip ;

C’est juste que le jaspinage épastrouillant du père Peinard avec une somnambule archi-lucide d’hier m’a secouée les neurones et m’a remontée comme un coucou ► Faramineuse consultation sur l’avenir… Le Père Peinard 1896 et c’est bien pour cela que j’ai réalisée la version PDF de cette FARAMINEUSE CONSULTATION SUR L’AVENIR, car cette conversation gouailleuse du père Peinard sur la société organique égalitaire à venir, écrite et publiée en 1896 et surtout son « ne désespérons pas » m’a remis un peu de baume au cœur.

D’ailleurs, son optimisme m’a rappelée les réflexions optimistes historiques et politiques d’un historien engagé ► Réflexions optimistes de l’historien engagé Howard Zinn, version PDF réalisée par JBL1960 et tous les deux nous démontrent que notre plus gros problème n’est pas la désobéissance civile, mais bien l’obéissance civile…

Pourtant la solution est en nous, le populo, et elle a toujours été en nous, faut juste que nous le re-découvrions et le texte de Pierre Kropotkine que nous a déniché Résistance71 nous le démontre de bout en bout.

Ce n’est pas pour rien que Kropotkine est considéré comme un des « pères » de la sociobiologie surtout pour sa critique fondée et constructive des dogmes pseudo-scientifiques du darwinisme-social colportés par des gens comme Herbert Spencer et Thomas Huxley. Tiens, la preuve qu’il a encore une fois raison Kropotkine, car le Herbert Spencer, en 1850, et ben sa vision était pour le moins anarchisante.  Comme quoi, renier ce qu’on a dit n’est pas le réfuter ni l’invaliderLe droit d’ignorer l’État, par H. Spencer en 1850 et pendant que Spencer virait Darwiniste, Kropotkine lui remontait aux origines de l’anarchie, comme le saumon remonte la rivière, à contre-courant, pour retrouver son milieu naturel de naissance, là où tout à commencer vue qu’on comprend que c’est après que ç’a merdé, mais que pour autant, rien n’est perdu, jamais !

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Résistance politique : Origines de l’anarchie

Les origines de l’anarchie

Pierre Kropotkine

Traduit de l’anglais par Résistance71 ► URL de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2017/09/18/resistance-politique-origines-de-lanarchie/

L’anarchie ne tire pas ses origines de recherches scientifiques ou d’un système de philosophie. Les sciences sociales et sociologiques sont loin d’avoir acquis le même niveau de précision que la physique, les mathématiques ou la chimie. Même dans l’étude du climat et de la météorologie, nous ne sommes pas encore capable de prédire avec précision le temps à un mois voire une semaine d’intervalle, il serait donc prétentieux de prétendre qu’en sciences sociales, qui doivent prendre en compte bien plus de paramètres que pour prédire la pluie ou le vent, nous pourrions prédire scientifiquement les évènements. Nous ne devons pas non plus oublier que les érudits et universitaires ne sont que des gens ordinaires et que la vaste majorité appartient à la classe des possédants et que par conséquent ils partagent les préjugés inhérents à cette classe. Un grand nombre est même directement salarié de l’État. Il est donc de ce fait parfaitement évident que l’anarchie ne provient pas des universités ni du corps enseignant.

Tout comme le socialisme en général et comme tout autre mouvement social, l’anarchie est né du peuple, parmi les gens et il maintiendra sa vitalité et sa force créatrice seulement dans la mesure où elle restera dans le peuple. [NdJBL : ça c’est pour les ceusses qui parlent d’anarcho-capitalisme, terme anachronique et antinomique, on est sans-dents mais pas sans cerveau, hein ?].

Historiquement, deux courants ont été en conflit dans la société humaine. D’un côté les masses, le peuple a développé sous la forme de coutumes, une multitude d’institutions nécessaires pour rendre l’expérience sociale possible : pour maintenir la paix, pour régler les différents et pour pratiquer l’entraide en toutes circonstances requérant des efforts combinés. Les coutumes tribales des peuples sauvages, puis plus tard les communautés villageoises et encore plus tard les guildes des corps de métiers et industrielles et les cités médiévales, qui établirent les fondations du droit international, toutes ces institutions furent développées non pas par des législateurs, mais bien par l’esprit créateur des masses.

D’un autre côté, il y a eu les magiciens, les shamans, les sorciers, faiseurs de pluie, oracles et prêtres de tout poil. Ceux-ci furent les premiers enseignants d’une connaissance (rudimentaire) de la nature et les premiers fondateurs des rites d’adoration religieux, ceux du soleil, des forces de la nature, des ancêtres etc… et des différents rites qui étaient utilisés pour maintenir l’unité des fédérations tribales.

A cette époque, les premiers germes de l’étude de la nature (l’astronomie, la prédiction de la météo, l’étude des maladies), marchaient la main dans a main avec des superstitions des plus variées, exprimées par différents rites et cultes. Le début de tous les arts et des artisanats ont aussi eu leur origine dans l’étude et la superstition et chacun avait une formule mystique qui n’était donnée qu’aux initiés et étaient soigneusement cachée aux masses.

Avec ces premiers représentants de la science et de la religion, il y eut aussi des hommes comme les bardes, les brehons d’Irlande, les diseurs de loi des peuples scandinaves etc, qui furent considérés comme des maîtres de la voie coutumière et des traditions anciennes, qui devaient être utilisées pour les règlements de disputes et de désaccords. Ils gardèrent la loi en mémoire (parfois au moyen de l’utilisation de symboles, qui furent les germes de l’écriture et en cas de disputes, ils agissaient en tant qu’arbitres.

Finalement, il y avait aussi ces chefs temporaires des bandes militaires, de guerriers, qui étaient supposés détenir le secret magique du succès guerrier, ils disposaient aussi des secrets des armes empoisonnées et autres secrets militaires.

Ces trois groupes d’hommes ont toujours formé entre eux des sociétés secrètes pour garder et transmettre (à l’issue d’une longue et fastidieuse période d’initiation) les secrets de leurs fonctions sociales ou de leurs arts et si parfois, ils se combattaient, ils se sont toujours entendus sur la longue durée ; ils se sont unis et se sont soutenus afin de dominer les masses, de les réduire à l’obéissance, de les gouverner et de faire en sorte que ces masses travaillent pour eux.

Il est de fait évident que l’Anarchie représente le premier de ces deux courants, c’est à dire la force créatrice et constructive des masses qui a développé les institutions de droit coutumier pour se défendre contre la minorité dominante. (NdT : Au moyen-âge par exemple et dans bien des endroits, quand un chevalier et ses troupes en armes, suzerain ou vassal du seigneur local, arrivaient dans un village, il était accueilli par une délégation de paysans qui avaient des fleurs dans une main et des outils/armes de fortune dans l’autre. La délégation demandait au chevalier s’il comptait lors de son séjour respecter la loi et la coutume locales ou s’il venait pour imposer la loi féodale. S’il répondait par la première option, les fleurs étaient offertes, la seconde option voyait les paysans le combattre…) C’est aussi par la force créatrice et constructrice du peuple, aidée par toute la force de la science et de la technologie moderne, que l’anarchie pousse maintenant pour mettre en place les institutions nécessaires pour garantir le développement libre de la société, en contraste de ceux qui mettent leur espoir dans des lois créées par une minorité dominante et régnante et imposées aux masses par un système disciplinaire rigoureux (l’État).

Nous pouvons donc dire qu’en ce sens il y a toujours eu des anarchistes et des étatistes. De plus, nous trouvons toujours que les institutions (sociales), même les meilleures d’entre elles, celles qui furent originellement faites pour maintenir l’égalité, la paix et l’entraide, se sont pétrifiées en vieillissant. Elles ont perdu leur objectif initial, elles sont tombées sous la domination d’une minorité ambitieuse et elles ont fini par devenir un obstacle au plus grand développement de la société, puis des individus, plus ou moins isolés, rebelles. Mais tandis que quelques uns de ces mécontents, en se rebellant contre l’institution devenue répugnante, ont pensé à la modifier dans l’intérêt de tous, et par dessus tout en renversant toute autorité, étrangère à toute institution sociale (les clans, la tribu, la commune de village, la guilde etc…), d’autres ont seulement pensé à se séparer et à se mettre au dessus de ces institutions afin de dominer les autres membres de la société et de s’enrichir aux dépends des dominés.

Tous les réformateurs politiques, religieux, économiques ont appartenu à la première des deux catégories et parmi eux, il y a toujours eu des individus qui, sans attendre leurs concitoyens ni même une minorité d’entre eux être imbibée des mêmes idées qu’eux, sont allés de l’avant et se sont soulevés contre l’oppression, dans des groupes plus ou moins petits, voire même seuls si personne ne les suivait. Nous avons eu des révolutionnaires dans toutes les périodes de l’histoire.

Mais ces révolutionnaires avaient aussi deux aspects différents. Certains, bien que luttant contre l’autorité qui s’est développée au sein de a société, ne cherchèrent pas à détruire cette autorité, mais résolurent de la prendre pour eux-mêmes. Au lieu d’un pouvoir oppresseur,, ils cherchèrent à en constituer un nouveau, qu’ils détiendraient et ils promirent, souvent de bonne foi, que la nouvelle autorité aurait le bien-être et le bien commun à cœur, qu’ils seraient leur véritable représentant, promesse qui plus tard fut trahie ou oubliée. Ainsi furent constitués les autorités impériales dans la Rome des Césars, l’autorité de l’église catholique dans les premiers siècles de notre ère, le pouvoir dictatorial des cités médiévales durant leur période de déclin (NdT : fin XIIIème et XIVème siècle, après plus de 300 ans de rayonnement en Europe), etc. Le même mouvement fut utilisé pour établir l’autorité royale en Europe à la fin de la période féodale. La foi en un empereur “pour le peuple”, un César, n’est toujours pas morte, même de nos jours.

Mais à côté de ce courant autoritaire, un autre courant s’est affirmé avec le temps lorsque changer les institutions établies s’avéra nécessaire. De tout temps, de la Grèce antique à aujourd’hui, il y a eu des individus et des courants de pensée et d’action qui n’ont pas cherché à remplacer l’autorité par une autre, mais de détruire l’autorité qui fut greffée artificiellement sur des institutions humaines et populaires et ce sans qu’une autre autorité ne prenne sa place. Ils proclamèrent à la fois la souveraineté de l’individu et du peuple et ils tentèrent de libérer les institutions existantes des excroissances d’autorité qui les pourrissaient.. Ils œuvrèrent pour rendre une liberté complète à l’esprit collectif des masses de façon à ce que le génie populaire une fois de plus reconstruise les institutions de l’entraide et de la protection mutuelle, en harmonie avec les nouveaux besoins et les nouvelles conditions de l’existence. Dans les cités de la Grèce ancienne et spécifiquement dans les cités médiévales comme Florence, Pskov, Laon, Novgorod, Fribourg (NdT : Freiburg en allemand = ville libre…), on trouve de nombreux exemples de ces conflits.

Nous pouvons donc dire que les jacobins et les anarchistes ont toujours existé parmi les réformateurs et les révolutionnaires.

De formidables mouvements populaires, estampillés d’un caractère anarchiste, se sont plusieurs fois déroulés dans le passé. Des villages et des villes se sont soulevés contre le principe même du gouvernement, contre les organes de l’État, ses tribunaux, ses lois et ils proclamèrent la souveraineté des droits de l’Homme. Ils refusèrent toute loi écrite et affirmèrent que tout Homme devait se gouverner selon sa propre conscience. Ils essayèrent ainsi d’établir une nouvelle société basée sur le principe de l’égalité, de la liberté totale et du travail. Dans le mouvement chrétien en Judée sous Auguste, contre la loi romaine, l’état romain et la moralité ou plutôt l’immoralité de cette époque, il y avait incontestablement bien des éléments de l’anarchie. Petit à petit ce mouvement dégénéra en un mouvement d’église, façonné d’après l’église hébraïque et la Rome impériale elle-même, ce qui naturellement tua tout ce que le christianisme possédait d’anarchiste, y donna une forme romaine et bientôt cela devint le soutien principal de l’autorité, de l’État, de l’esclavage et de l’oppression. Les premières graines “d’opportunisme” qui furent introduites dans le christianisme sont déjà visibles dans les évangiles et les actions des apôtres, ou du moins, dans les versions de ces écrits qui constituent le nouveau testament.

De manière similaire, le mouvement baptiste du XVIème siècle qui inaugura et amena la réforme de l’église de Rome, avait aussi une base anarchiste. Mais celle-ci fut écrasée par ces réformateurs qui, sous la tutelle de Martin Luther, se liguèrent avec les princes contre les paysans rebellés, le mouvement fut éradiqué par un grands massacres de ceux-ci et de celles des “basses classes” des villes. Puis l’aile droite des réformateurs dégénéra petit à petit jusqu’à ce qu’elle devint une compromis entre sa propre conscience et l’État qui existe aujourd’hui sous le nom de protestantisme.

Ainsi, pour résumer, l’anarchie est née dans le même mouvement de protestation et de critique révolutionnaires qui donna naissance au socialisme de manière générale. Mais une portion des socialistes, après avoir atteint l’étape de la négation du capital et d’une société fondée sur la mise en esclavage du travail au profit du capital, s’arrêta là. Ils ne se déclarèrent pas contre ce qui constitue la véritable force du capital, l’État et son principal soutien ; la centralisation de l’autorité, la loi (toujours faite par une minorité au pur profit de cette même minorité) et une forme de justice dont le but principal est de protéger à la foi l’autorité et le capital.

Quant à l’Anarchie, elle n’exclut pas ces institutions de ses critiques bien au contraire. elle lève même sa main sacrilège non seulement contre le capital mais aussi contre ces porte-flingues du capitalisme.

L’entraide un facteur de l’évolution Essai de Pierre Kropotkine, version PDF ► https://www.fichier-pdf.fr/2013/12/05/petr-kropotkine-l-entr-aide-un-facteur-de-l-evolution/

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Pour prolonger la réflexion je ne peux que vous conseiller les lectures suivantes, en version PDF que vous pouvez lire, télécharger et/ou imprimer gratos dans la page de mon blog qui contient toutes les versions PDF ► LES PDF DE JBL1960

Et spécialement le N° 6 de 34 pages ► Société contre l’État : Société Celtique et Gauloises ; Introduction au « Défi Celtique » d’Alain Guillerm

Le N° 13 de 16 pages ► Science, État & Société de Pierre Kropotkine ; Analyse et solution pour un marasme annoncé.

Le N° 14 de 36 pages ► Petit précis par Résistance71  » Petit précis sur la société, l’État, la désobéissance civile et la commune volontaire autogérée ; solutions au marasme systémique actuel  » et ce texte est toujours d’une grande actualité aujourd’hui parce que rien n’a vraiment été fait pour mettre en place de véritables solutions à la fange oligarchique impérialiste étatique qui continue à piller et génocider le monde en long, en large et en travers.

Le N°33 de 54 pages ► Hommage à Pierre Clastres, anthropologue anarchiste ; L’histoire des peuples dans l’histoire, c’est l’histoire de leur lutte contre l’État.

À ce jour il y a 35 PDF et d’autres sont à venir car ;

Hier c’est l’histoire.

Demain est un mystère.

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui est un cadeau ; C’est pourquoi on l’appelle le présent…

Jo – La mère Peinarde ► JBL1960

 

POUVOIR NATUREL par MNN traduction R71 complété par JBL

Dans l’esprit de Russell Means ;

“Dans la loi naturelle, chaque chose est à sa place, où est le mal ? Il n’y a pas de mal dans la nature. Vivre en suivant la loi naturelle, nous percevons les choses pleinement au travers de nos sens, nous développons une pleine et riche appréciation du monde réel qui nous entoure, pour ce que nous expérimentons quotidiennement dans nos vie… Pour la réalité.”

Russell Means

Introduction à la philosophie et la pensée amérindiennes à partir de larges extraits de traductions par R71 de son livre testament « Si vous avez oublié les noms des nuages alors vous avez perdu votre chemin »  de 2012 en version PDF {N° 5} de 19 pages ► INTRODUCTION à la philosophie et la pensée amérindiennes ;

Résistance au colonialisme : Pouvoir naturel et société organique… (Mohawk Nation News)

Pouvoir naturel

Mohawk Nation News | 14 septembre 2017 | URL de l’article original en anglais ► http://mohawknationnews.com/blog/2017/09/14/natural-power/

Traduit de l’anglais par Résistance 71 ► URL de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2017/09/16/resistance-au-colonialisme-pouvoir-naturel-et-societe-organique-mohawk-nation-news/

Notre famille est les plantes, la terre, les animaux, les eaux et tout ce qu’il y a dans l’air. Nous ne pouvons pas tuer ou blesser l’un d’entre eux. Nous devons éviter et essayer d’arrêter tout ce qui tue la véritable vie naturelle.

Au début, nous avons essayé d’adopter les envahisseurs pour qu’ils vivent comme nous. Mais ils ne purent pas car ils amenèrent des filets, des pièges et des poisons pour tuer toute vie sur l’île de la Grande Tortue.

Pour les colons nous ne sommes que poussière. Notre esprit ne peut être camouflé ni capturé. Nous apparaissons hors de la poussière, ils nous regardent mais ne nous voient pas. Puis nous disparaissons et retournons vers notre famille.

La Nature/création nous a placé au sein de nos territoires. Les envahisseurs ont inventé des histoires à notre sujet et les ont transformées en histoires à dormir debout.

Les gens, les animaux et le paysage, la terre, sont inséparables. Tous suivent le cheminement des nuages. Nous portons en nous-mêmes nos véritables histoires.

Pour survivre, nous envoyons nos enfants. Ils vont et viennent à une fréquence que personne sauf nous peut entendre. Les immigrants qui occupent leurs cellules nous regardent au travers de leurs barreaux, en essayant constamment de nous attirer dans leurs prisons [leur société]. Nous nous approchons d’eux, les observons et retournons dans notre monde. Notre pouvoir naturel est la Nature elle-même.

Nous envoyons des messages aux êtres non-naturels pour les aider à enlever les barreaux autour de leur société. Nous tirons sur leurs cordes. Pour survivre et échapper à la colère des occupants anti-naturels, nous nous confondons dans l’environnement et nous réapparaissons. Ils font des statues de ciment et de marbre pour se rappeler de leurs mensonges à leur et notre sujets.

Nous évaluons constamment les situations pour voir s’ils adhèrent au pouvoir naturel. Certains d’entre nous les imitent. La plupart ne sont pas empoisonnés [à leur contact]. Nous remettons tout en cause. Nos esprits n’auront jamais les caractéristiques de ces esprits anti-naturels qui ressemblent à l’esprit du mouton.

Nous survivrons en tant que partie intégrante de notre véritable famille naturelle. Le monde moderne et artificiel continue d’essayer de tuer nos modes de vies anciens. Ils nous attaquent volontairement. Nous vivons sur nos territoires. Nous les patrouillons. Nos relations avec nos frères ailés, à quatre pattes, les arbres, les plantes, dépendent de nous pour suivre les instructions originelles. Nous survivrons et coexisterons sur notre terre-mère en tant que frères et sœurs.

Nous revenons sans cesse afin de nous rappeler que nous ne voulons rien avoir à faire avec leur veulerie et leur malfaisance*.

*Introduction à la Grande Loi de la Paix ou la Constitution de la Confédération Iroquoise du 12ème siècle en version PDF {N° 21} de 27 pages ► Kaia’nere:kowa.

Dans les temps de Trumperie universelle, chercher et dire la vérité devient un acte révolutionnaire…

Comme toujours plus nombreux nous pensons qu’il n’y a pas de SOLUTIONS au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu, et qu’il n’y en aura jamais, qu’il est nécessaire de s’éveiller par une :

Prise de conscience individuelle ► prise de conscience collective ► boycott et organisation parallèle ► désobéissance civile ► réorganisation politico-sociale ► changement de paradigme

Et que nous avons absolument le choix et le droit d’ignorer l’État et ses institutions obsolètes et c’est pourquoi nous appelons toutes celles et tous ceux, et en n’excluant personne, qui se retrouveraient dans cette idée force pour : Ignorer le Système, l’État, et ses Institutions coercitives ► Créer les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchir et agir en une praxis commune ► Adapter le meilleur du meilleur de l’ANCIEN au monde d’aujourd’hui…

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales se tenant debout et main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur Terre… Mère comme disent les Natifs.

JBL1960

Lecture connexes ;

Système du monde – Considérations sur la loi naturelle

Michel Bakounine (1870)

 

Vision politique… Quelques considérations sur la loi naturelle (Michel Bakounine)

Système du monde – Considérations sur la loi naturelle

“Voici quelle est la nature du Tao

Il est vague, il est confus.

Qu’il est confus, qu’il est vague !

Au dedans de lui il y a des images

Qu’il est vague, qu’il est confus !

Au dedans de lui, il y a des êtres

Qu’il est profond, qu’il est obscur !

[…]

Le sage n’accumule pas les richesses

Plus il emploie sa vertu dans l’intérêt des Hommes

Et plus elle augmente.

Plus il donne aux Hommes et plus il s’enrichit.

Telle est la voie du Tao qu’il est utile aux êtres et ne leur nuit point.

Telle est la voie du sage, qu’il agit et ne dispute point.”

~ Lao Tseu, Tao Te King ~

L’illustration : Lac Alice Idaho, île de la Grande TortuePinterest

 

Le droit d’ignorer l’État par Herbert Spencer en 1850

RÉSISTANCE POLITIQUE : Le droit d’ignorer l’État

Résistance71 nous rappelle opportunément un extrait de l’œuvre phare d’Herbert Spencer « Le droit d’ignorer l’État »  en 1850 en précisant ceci : Il est très intéressant de noter que l’auteur de ce texte, Herbert Spencer,  allait devenir moins de 20 ans plus tard un des piliers du darwinisme-social, théorie de la justification oligarchique et fut à l’origine de l’expression de la « survie du plus fort » dans son ouvrage publié en 1864 : « Principes de biologie ». En 1850, sa vision était pour le moins anarchisante. Renier ce qu’on a dit n’est pas le réfuter ni l’invalider… C’est pourquoi ce texte résonne toujours juste aujourd’hui.

D’autant qu’il faut préciser que c’est bien Spencer qui le premier a employé le terme d’évolution au sens moderne, et non Darwin qui ne l’emploie quasiment jamais. Bien que Spencer ne croit pas à la sélection naturelle. En revendiquant la paternité de la doctrine de l’évolution en général, et de l’évolution organique en particulier, Spencer lui assigne pour cause générale « l’adaptation aux conditions ». Bref, même sur le point précis de la cause et du comment de l’évolution, Spencer n’est pas darwinien.  Source ► Herbert Spencer, Le principe de l’évolution, 1895 ► https://sniadecki.wordpress.com/2016/08/23/spencer-evolution/

C’est bien pourquoi l’analyse de Spencer sur le droit d’ignorer l’État est fort juste. Et pour prolonger et compléter cette analyse, on peut lire l’essai de Pierre Kropotkine “L’anarchisme et la science moderne” que R71 a traduit par de larges extraits que j’ai réunifié dans un PDF {N° 13}  de 16 pages « Sciences, État & SociétéAnalyses & Solutions pour un marasme annoncé » car Kropotkine est considéré comme un des « pères » de la sociobiologie, surtout pour sa critique fondée et constructive des dogmes pseudo-scientifiques du darwinisme-social colportés par des gens comme Herbert Spencer et Thomas Huxley.

Le droit d’ignorer l’État

URL de l’article R71 ► https://resistance71.wordpress.com/2017/09/14/resistance-politique-le-droit-dignorer-letat/

Herbert Spencer (1850)

Publié en français dans la “Brochure Mensuelle”, Octobre 1923

I

Comme corollaire à la proposition que toutes les institutions doivent être subordonnées à la loi d’égale liberté, nous devons nécessairement admettre le droit du citoyen d’adopter volontairement la condition de hors-la-loi. Si tout homme a la liberté de faire tout ce qu’il veut, pourvu qu’il n’enfreigne pas la liberté égale de quelque autre homme, alors il est libre de rompre tout rapport avec l’État, — de renoncer à sa protection et de refuser de payer pour son soutien. Il est évident qu’en agissant ainsi il n’empiète en aucune manière sur la liberté des autres, car son attitude est passive, et tant qu’elle reste telle il ne peut devenir un agresseur. Il est également évident qu’il ne peut être contraint de continuer à faire partie d’une communauté politique sans une violation de la loi morale, puisque la qualité de citoyen entraîne le paiement de taxes et que la saisie des biens d’un homme contre sa volonté est une infraction à ses droits. Le gouvernement étant simplement un agent employé en commun par un certain nombre d’individus pour leur assurer des avantages déterminés, la nature même du rapport implique qu’il appartient à chacun de dire s’il veut ou non employer un tel agent. Si l’un d’entre eux décide d’ignorer cette confédération de sûreté mutuelle, il n’y a rien à dire, excepté qu’il perd tout droit à ses bons offices et s’expose au danger de mauvais traitements, — une chose qui lui est tout à fait loisible de faire s’il s’en accommode. Il ne peut être maintenu de force dans une combinaison politique sans une violation de la loi d’égale liberté ; il peut s’en retirer sans commettre aucune violation de ce genre ; et il a, par conséquent, de droit de se retirer ainsi.

II

« Nulle loi humaine n’est d’aucune validité si elle est contraire à la loi de la nature, et telles d’entre les lois humaines qui sont valides tirent toute leur force et toute leur autorité, médiatement et immédiatement, de cet original. » Ainsi écrit Blackstone[1], dont c’est l’honneur d’avoir à ce point dépassé les idées de son temps, — et, vraiment, nous pouvons dire de notre temps. Un bon antidote, cela, contre ces superstitions politiques qui prévalent si largement. Un bon frein au sentiment d’adoration du pouvoir qui nous égare encore en nous conduisant à exagérer les prérogatives des gouvernements constitutionnels, comme jadis celles des monarques. Que les hommes sachent qu’une puissance législative n’est pas « notre Dieu sur la terre », quoique, par l’autorité qu’ils lui attribuent et par les choses qu’ils attendent d’elle, il semblerait qu’il l’imaginassent ainsi. Mieux, qu’ils sachent que c’est une institution servant à des fins purement temporaires, et dont le pouvoir, quand il n’est pas volé, est, tout au moins, emprunté.

Qui plus est, en vérité, n’avons-nous pas vu que le gouvernement est essentiellement immoral ? N’est-il pas la postérité du mal, portant autour d’elle toutes les marques de son origine ? N’existe-t-il pas parce que le crime existe ? N’est-il pas fort, ou, comme nous disons, despotique, quand le crime est grand ? N’y a-t-il pas plus de liberté — c’est-à-dire moins de gouvernement — à mesure que le crime diminue ? Et le gouvernement ne doit-il pas cesser quand le crime cesse, par le manque même d’objets sur lesquels accomplir sa fonction ? Non seulement le pouvoir des maîtres existe à cause du mal, mais il existe parle mal. La violence est employée pour le maintenir et toute violence entraîne criminalité. Soldats, policiers et geôliers, épée, bâtons et chaînes sont des instruments pour infliger de la peine, et toute infliction de peine est, par essence, injuste. L’État emploie les armes du mal pour subjuguer le mal et est contaminé également par les objets sur lesquels il agit et par les moyens à l’aide desquels il opère. La moralité ne peut le reconnaître, car la moralité, étant simplement une expression de la loi parfaite, ne peut donner nul appui à aucune chose croissant hors de cette loi et ne subsistant que par les violations qu’elle en fait. C’est pourquoi l’autorité législative ne peut jamais être morale, — doit toujours être seulement conventionnelle.

Il y a, pour cette raison, une certaine inconséquence dans l’essai de déterminer la position, la structure et la conduite justes d’un gouvernement par appel aux premiers principes de l’équité. Car, comme il vient d’être démontré, les actes d’une institution qui est imparfaite, à la fois par nature et par origine, ne peuvent être faits pour s’accorder avec la loi parfaite. Tout ce que nous pouvons faire est d’établir : premièrement, dans quelle attitude une puissance législative doit demeurer à l’égard de la communauté pour éviter d’être, par sa seule existence, l’injustice personnifiée ; deuxièmement, de quelle manière elle doit être constituée afin de se montrer le moins possible en opposition avec la loi morale ; et, troisièmement, à quelle sphère ses actions doivent être limitées pour l’empêcher de multiplier ces violations de l’équité pour la prévention desquelles elle est instituée.

La première condition à laquelle on doit se conformer avant qu’une puissance législative puisse être établie sans violer la loi d’égale liberté est la reconnaissance du droit maintenant en discussion, — le droit d’ignorer l’État.

III

Les partisans du pur despotisme peuvent parfaitement s’imaginer que le contrôle de l’État doit être illimité et inconditionnel. Ceux qui affirment que les hommes sont faits pour les gouvernements sont qualifiés pour soutenir logiquement que nul ne peut se placer au delà des bornes de l’organisation politique. Mais ceux qui soutiennent que le peuple est la seule source légitime de pouvoir, — que l’autorité législative n’est pas originale, mais déléguée, — ceux-là ne sauraient nier le droit d’ignorer l’État sans s’enfermer dans une absurdité.

Car, si l’autorité législative est déléguée, il s’ensuit que ceux de qui elle procède sont les maîtres de ceux à qui elle est conférée ; il s’ensuit, en outre, que comme maîtres ils confèrent ladite autorité volontairement ; et cela implique qu’ils peuvent la donner ou la retenir comme il leur plaît. Qualifier de délégué ce qui est arraché aux hommes, qu’ils le veuillent ou non, est une absurdité. Mais ce qui est vrai ici de tous collectivement est également vrai de chacun en particulier. De même qu’un gouvernement ne peut justement agir pour le peuple que lorsqu’il y est autorisé par lui, de même il ne peut justement agir pour l’individu que lorsqu’il y est autorisé par lui. Si A, B et C délibèrent, s’ils doivent employer un agent à l’effet d’accomplir pour eux un certain service, et si, tandis que A et B conviennent de la faire, C est d’un avis contraire, C ne peut être équitablement considéré comme partie à la convention en dépit de lui-même. Et cela doit être également vrai de trente comme de trois ; et si de trente, pourquoi pas de trois cents, ou trois mille, ou trois millions ?

IV

Des superstitions politiques auxquelles il a été fait allusion précédemment, aucune n’est aussi universellement répandue que l’idée selon laquelle les majorités seraient toutes-puissantes. Sous l’impression que le maintien de l’ordre exigera toujours que le pouvoir soit dans la main de quelque parti, le sens moral de notre temps juge qu’un tel pouvoir ne peut être convenablement conféré à personne sinon à la plus grande moitié de la société. Il interprète littéralement le diction : « La voix du peuple est la voix de Dieu », et transférant à l’un la sainteté attachée à l’autre, il conclut que la volonté du peuple — c’est-à-dire de la majorité — est sans appel. Cependant, cette croyance est entièrement fausse.

Supposez un instant que, frappée de quelque panique malthusienne, une puissance législative représentant dûment l’opinion publique projetât d’ordonner que tous le enfants à naître durant les dix années futures soient noyés. Personne pense-t-il qu’un tel acte législatif serait défendable ? Sinon, il y a évidemment une limite au pouvoir d’une majorité. Supposez encore que deux races vivant ensemble — Celtes et Saxons, par exemple, — le plus nombreuse décidât de faire des individus de l’autre race ses esclaves. L’autorité du plus grand nombre, en un tel cas, serait-elle valide ? sinon, il y a quelque chose à quoi son autorité doit être subordonnée. Supposez, une fois encore, que tous les hommes ayant un revenu annuel de mois de 50 livres sterling résolussent de réduire à ce chiffre tous les revenus que le dépassent et d’affecter l’excédent à des usages publics. Leur résolution pourrait-elle être justifiée ? Sinon, il doit être une troisième fois reconnu qu’il est une loi à laquelle la voix populaire doit déférer. Qu’est-ce donc que cette loi, sinon la loi de la pure équité, — la loi d’égale liberté ? Ces limitations, que tous voudraient mettre à la volonté de la majorité, sont exactement le droit d’une majorité d’assassiner, d’asservir et de voler, simplement parce que l’assassinat, l’asservissement et le vol sont des violations de cette loi, — violations trop flagrantes pour être négligées. Mais si de grandes violations de cette loi sont iniques, de plus petites le sont aussi. Si la volonté du grand nombre ne peut annuler le premier principe de moralité en ces cas-là, non plus elle ne le peut en aucun autre. De sorte que, quelque insignifiante que soit la minorité et minime la transgression de ses droits qu’on se propose d’accomplir, aucune transgression de ce genre ne peut être permise.

Quand nous aurons rendu notre constitution purement démocratique, pense en lui-même l’ardent réformateur, nous aurons mis le gouvernement en harmonie avec la justice absolue. Une telle foi, quoique peut-être nécessaire pour l’époque, est très erronée. En aucune manière, la coercition ne peut être rendue équitable. La forme de gouvernement la plus libre n’est que celle qui soulève le moins d’objections. La domination du grand nombre par le petit nombre, nous l’appelons tyrannie : la domination du petit nombre par le grand nombre est tyrannie aussi, mais d’une nature moins intense. « Vous ferez comme nous voulons, et non comme vous voulez » est la déclaration faite dans l’un et l’autre cas ; et si cent individus la font à quatre-vingt-dix-neuf, au lieu de quatre-vingt-dix-neuf aux cent, c’est seulement d’une fraction moins immoral. De deux semblables partis, celui, quel qu’il soit, qui fait cette déclaration et en impose l’accomplissement, viole nécessairement la loi d’égale liberté, la seule différence étant que par l’un elle est violée dans la personne que quatre-vint-dix-neuf individus, tandis que par l’autre elle est violée dans la personne de cent. Et le mérite de la forme démocratique du gouvernement consiste uniquement en ceci, — qu’elle offense le plus petit nombre.

L’existence même de majorités et de minorités est l’indice d’un état immoral. Nous avons vu que l’homme dont le caractère s’harmonise avec la loi morale peut obtenir le bonheur complet sans amoindrir le bonheur de ses semblables. Mais l’établissement d’arrangements publics par le vote implique une société composée d’hommes autrement constitués, — implique que les désirs de certains ne peuvent être satisfaits sans sacrifier les désirs des autres, — implique que dans la poursuite de son bonheur la majorité inflige une certaine somme de malheur à la minorité, — implique, par conséquent, l’immoralité organique. Ainsi, à un autre point de vue, nous découvrons de nouveau que même dans sa forme la plus équitable il est impossible au gouvernement de se dissocier du mal ; et, en outre, que, à moins que le droit d’ignorer l’État ne soit reconnu, ses actes doivent être essentiellement criminels.

V

Qu’un homme est libre de renoncer aux bénéfices de la qualité de citoyen et d’en rejeter les charges peut, en vérité, être inféré des admissions d’autorités existantes et de l’opinion actuelle. Quoique probablement non préparés à une doctrine aussi avancée que celle ici soutenue, les radicaux d’aujourd’hui, encore qu’à leur insu, professent leur foi en une maxime qui donne manifestement un corps à cette doctrine. Ne les entendons-nous pas continuellement citer l’assertion de Blackstone selon laquelle « Nul sujet anglais ne peut être contraint à payer des aides et des taxes, même pour la défense du royaume ou le soutien du gouvernement, sauf celles qui lui sont imposées par son propre consentement ou par celui de son représentant au Parlement » ? Et qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie, disent-ils, que tout homme devrait posséder le droit de vote. Sans aucun doute ; mais cela signifie bien davantage. S’il y a quelque sens dans les mots, c’est une énonciation précise du droit même pour lequel nous combattons à présent. En affirmant qu’un homme ne peut être taxé à moins qu’il n’ait, directement ou indirectement, donné son consentement, on affirme aussi qu’il peut refuser d’être ainsi taxé ; et refuser d’être taxé, c’est rompre toute connexion avec l’État. On dira peut-être que ce consentement n’est pas spécifique, mais général, et que le citoyen est sous-entendu avoir acquiescé à toute chose que son représentant puisse faire, quand il vota pour lui. Mais supposez qu’il n’ait pas voté pour lui et qu’au contraire il ait fait tout en son pouvoir pour élire quelqu’un soutenant des idées opposées — quoi alors ? La réplique sera probablement qu’en prenant part à une semblable élection, il convenait tacitement de s’en tenir à la décision de la majorité. Et comment s’il n’a pas voté du tout ? Mais alors il ne peut à bon droit se plaindre d’aucune taxe, puisqu’il n’éleva aucune protestation contre son imposition ! Ainsi, assez curieusement, il paraît qu’il donnait son consentement de quelque manière qu’il agît, — soit qu’il dît : « Oui », qu’il dît : « Non » ou qu’il restât neutre ! Une doctrine plutôt embarrassante, celle-là ! Voilà un infortuné citoyen à qui il est demandé s’il veut payer pour un certain avantage proposé ; et, qu’il emploie le seul moyen d’exprimer son refus ou qu’il ne l’emploie pas, il nous est fait savoir que pratiquement il y consent, si seulement le nombre des autres qui y consentent est plus grand que le nombre de ceux qui s’y refusent. Et ainsi nous sommes amenés à l’étrange principe que le consentement de A à une chose n’est pas déterminé par ce que A dit, mais par ce que B peut arriver à dire !

C’est à ceux qui citent Blackstone de choisir entre cette absurdité et la doctrine exposée plus haut. Ou sa maxime implique de droit d’ignorer l’État ou elle est pure sottise.

VI

Il y a une singulière hétérogénéité dans nos fois politiques. Des systèmes qui furent à la mode et çà et là commencèrent à laisser passer le jour sont rapiécés de fond en comble avec des idées modernes dissemblables en qualité et en couleur ; et les hommes, gravement, déploient ces systèmes, s’en revêtent et se promènent en paradant à la ronde, tout à fait inconscients de leur grotesque. Notre présent état de transition, participant comme il le fait, également du passé et du futur, donne naissance à des théories hybrides où se manifeste l’assemblage le plus disparate du despotisme passé et de la liberté future. Voici des types de l’ancienne organisation curieusement déguisés sous les germes de la nouvelle — des particularités montrant l’adaptation à un état antécédent modifié par des rudiments qui prophétisent quelque chose à venir — faisant tous ensemble un mélange si chaotique de parentés que rien n’indique à quelle classe ces enfants du siècle devraient être rattachés.

Comme les idées doivent nécessairement porter l’empreinte du temps, il est inutile de déplorer le consentement avec lequel ces absurdes croyances sont soutenues. D’ailleurs, il semblerait regrettable que les hommes ne continuassent pas jusqu’à la fin les enchaînements de raisonnements qui ont mené à ces modifications partielles. Dans le cas présent, par exemple, la logique les forcerait à admettre que, sur d’autres points à côté de celui qui vient d’être examiné, ils soutiennent des opinions et emploient des arguments dans lesquels le droit d’ignorer l’État est contenu.

Car, quelle est la signification du non-conformisme ? Il fut un temps où la foi religieuse d’un homme et son mode de culte étaient déterminables par la loi à l’égal de ses actes séculiers ; et, conformément à certaines dispositions existant dans nos lois, il en est encore ainsi. Cependant, grâce à la croissance d’un esprit protestant, nous sommes parvenus à ignorer l’État en cette matière, — entièrement en théorie et partiellement en pratique. Mais de quelle manière ? En adoptant une attitude qui, pourvu qu’elle soit maintenue en conformité avec son principe, implique un droit d’ignorer l’État entièrement. Observez l’attitude des deux partis. « Ceci est votre credo », dit le législateur, « vous devez croire et professer ouvertement ce qui est fixé ici pour vous. » — « Je ne ferai rien de la sorte », répond le non-conformiste, « j’irai plutôt en prison ».

— « Vos actes religieux », poursuit le législateur, « seront tels que nous les avons prescrits. Vous irez aux églises que nous avons fondées et vous adopterez les cérémonies qui y seront célébrées ». — « Rien ne m’induira à faire ainsi », est la réplique ; « je nie absolument votre pouvoir de me dicter quoi que ce soit en pareille matière et me propose de résister jusqu’à la dernière extrémité ». — « Enfin », ajoute le législateur, « nous vous requerrons de payer telles sommes d’argent que nous pourrons juger à propos de demander pour le soutien de ces institutions religieuses ». — « Vous ne tirerez pas un liard de moi », se récrie notre obstiné indépendant ; « même si je croyais dans les dogmes de votre Église (ce que je ne fais pas), je me rebellerais encore contre votre intervention, et si vous prenez ce que je possède, ce sera par la force et malgré ma protestation ».

Or, à quoi se réduit cette manière d’agir quand elle est considérée dans l’abstrait ? Elle se réduit à une affirmation par l’individu du droit d’exercer une de ses facultés — le sentiment religieux — en toute liberté et sans aucune limite autre que celle assignée par le droit égal d’autrui. Et que signifie l’expression : « Ignorer l’État » ? Simplement une affirmation du droit d’exercer de la même manière toutes les facultés. L’un est exactement une continuation de l’autre, — repose sur le même fondement que l’autre, — doit tenir ou tomber avec l’autre. De bonne foi, les hommes parlent de la liberté civile et de la liberté religieuse comme de choses différentes ; mais la distinction est tout à fait arbitraire. Elles sont parties d’un même tout et philosophiquement ne peuvent être séparées.

« Si, elles le peuvent », interpose un objecteur, « l’affirmation de l’une est impérative comme étant un devoir religieux. La liberté d’honorer Dieu de la manière qui lui semble convenable est une liberté sans laquelle un homme ne peut accomplir ce qu’il croit être des commandements divins, et, en conséquence sa conscience exige de lui qu’il la défende. » Fort bien ; mais comment si la même chose peut être affirmée de toute autre liberté ? Comment si la défense de celle-ci se transforme aussi en une matière de conscience ? N’avons-nous pas vu que le bonheur humain est la volonté divine, — que ce bonheur ne peut être obtenu que par l’exercice de nos facultés — et qu’il est impossible de les exercer sans la liberté ? Et si cette liberté pour l’exercice des facultés est une condition sans laquelle la volonté divine ne peut être accomplie, sa défense est, suivant la propre démonstration de notre objecteur, un devoir. En d’autres termes, il est manifeste, non seulement que la défense de la liberté d’action peut être un point de conscience, mais encore qu’elle doit en être un. Et ainsi nous voyons clairement que le droit d’ignorer l’État en matière religieuse et le droit d’ignorer l’État en matière séculière sont par essence identiques.

L’autre raison communément assignée à la non-conformité admet un traitement similaire. Outre qu’il résiste à la prescription de l’État par principe, le dissident y résiste par désapprobation de la doctrine enseignée. Aucune injonction législative ne lui fera adopter ce qu’il considère comme une croyance fausse ; et, se souvenant de son devoir envers ses semblables, il refuse d’aider, au moyen de sa bourse, à disséminer cette croyance fausse. L’attitude est parfaitement compréhensible. Mais c’est une attitude qui, ou conduit aussi ses adhérents à la non-conformité civile, ou les laisse dans un dilemme. Car pourquoi refusent-ils de contribuer à propager l’erreur ? Parce que l’erreur est contraire au bonheur humain. Et pour quel motif désapprouve-t-on une partie quelconque de la législation civile ? Pour la même raison, — parce qu’on la juge contraire au bonheur humain. Comment alors pourrait-il être démontré qu’on doit résister à l’État dans un cas et non dans l’autre ? Personne affirmera-t-il délibérément que, si un gouvernement nous demande de l’argent pour aider à enseigner ce que nous pensons devoir produire le mal, nous devons le lui refuser, mais que, si l’argent est destiné à faire ce que nous pensons devoir produire le mal, nous ne devons pas le lui refuser ? Telle est, cependant, l’encourageante proposition qu’ont à soutenir ceux qui reconnaissent le droit d’ignorer l’État en matière religieuse, mais le nient en matière civile.

VII

La substance de ce chapitre nous rappelle une fois de plus l’incompatibilité existant entre une loi parfaite et un État imparfait. La praticabilité du principe ici posé varie en raison directe avec la moralité sociale. Dans une communauté entièrement vicieuse, son admission engendrerait le désordre. Dans une communauté complètement vertueuse, son admission sera à la fois inoffensive et inévitable. Le progrès vers une condition de santé sociale — c’est-à-dire une condition où il n’y aura plus besoin des mesures curatives de la législation — est le progrès vers une condition où ces mesures curatives seront rejetées et où l’autorité qui les prescrit sera méprisée. Les deux changements seront nécessairement coordonnés. Ce sens moral sont la suprématie rendra la société harmonieuse et le gouvernement inutile est le même sens moral qui alors portera chaque homme à affirmer sa liberté, même au point d’ignorer l’État, — est le même sens moral qui, en détournant la majorité de contraire la minorité, rendra finalement le gouvernement impossible. Et comme les manifestations simplement différentes d’un même sentiment doivent montrer un rapport constant de l’une à l’autre, la tendance à répudier les gouvernements augmentera seulement dans la même mesure où les gouvernements deviendront inutiles.

Que personne ne soit donc alarmé à la divulgation de la doctrine qui précède. De nombreux changements se succéderont encore avant qu’elle puisse commencer à exercer beaucoup d’influence. Un grand laps de temps s’écoulera probablement avant que le droit d’ignorer l’État soit généralement admis, même en théorie. Plus de temps encore se passera avant qu’il reçoive la reconnaissance législative. Et même alors, il y aura abondance de freins à son exercice prématuré. Une âpre épreuve instruira suffisamment ceux qui seraient susceptibles d’abandonner trop tôt la protection légale. Cependant, il y a dans la majorité des hommes un tel amour des arrangements établis et une si grande terreur des expériences que, vraisemblablement, ils s’abstiendront d’user de ce droit jusqu’à longtemps après qu’il sera sans danger de le faire.

À l’opposé de l’essai que Kropotkine écrira en 1902, durant son exil à Londres  « L’entraide un facteur de l’évolution »  ► https://www.fichier-pdf.fr/2013/12/05/petr-kropotkine-l-entr-aide-un-facteur-de-l-evolution/

La philosophie de Spencer est un effort pour justifier les théories politiques et sociales du libéralisme radical, qu’il tenait de son milieu familial, au moyen de principes empruntés d’une part à la philosophie romantique allemande, d’autre part aux sciences biologiques et physiques. Source Cosmovisions H. Spencer.

Vous pouvez en complément de lecture, lire, télécharger et/ou imprimer gratuitement le PDF N° 12 de 24 pages réunissant les traductions de R71 de l’excellent petit ouvrage du professeur de biochimie Lee Alan Dugatkin de l’université de Louisville dans le Kentucky publié en 2011, sur la vie et l’œuvre du scientifique et grand penseur anarchiste Pierre Kropotkine qu’ils avaient traduits par de larges extraits en 3 parties et publiés en juin 2012 ; LE PRINCE DE L’ÉVOLUTION.

C’est parce que nous pensons qu’il n’y a pas de SOLUTIONS au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu, et qu’il n’y en aura jamais, qu’il est nécessaire de s’éveiller par une :

Prise de conscience individuelle ► prise de conscience collective ► boycott et organisation parallèle ► désobéissance civile ► réorganisation politico-sociale ► changement de paradigme

Et que nous avons absolument le choix et le droit d’ignorer l’État et ses institutions obsolètes et c’est pourquoi nous appelons toutes celles et tous ceux, et en n’excluant personne, qui se retrouveraient dans cette idée force pour : Ignorer le Système, l’État, et ses Institutions coercitives ► Créer les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchir et agir en une praxis commune ► Adapter le meilleur du meilleur de l’ANCIEN au monde d’aujourd’hui…

JBL1960

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