Archives pour la catégorie NOUVEAU PARADIGME

PROPOSITIONS de l’EZLN POUR un Réseau de Résistance et de Rébellion International CONTRE la société marchande ;

L’heure du réveil des peuples a sonné !

Je joins ma voix, modestement, mais en conscience, à celle de Résistance 71 qui traduit et publie sans faille depuis toujours les appels à résister de l’EZLN du Chiapas et pour avoir réalisé la version PDF {N°25} du texte politique fondateur de LA 6ÈME DÉCLARATION ZAPATISTE DE LA FORÊT DE LACANDON de 2005, Chiapas, Mexique sur lequel nous pouvons, TOUS, nous appuyer POUR appeler à la formation d’un RÉSEAU DE RÉSISTANCE & DE RÉBELLION INTERNATIONAL, dans cet ICI & MAINTENANT ; CONTRE la société marchande ◄► Le système capitaliste !

Parce qu’il faut se préparer à porter plus efficacement et plus extensivement le boulot de nous gouverner nous-mêmes, parce qu’au pire, le Système capitaliste va revenir nous chercher.

Le mal et ceux qui le porte ont un nom, une histoire, une origine, un calendrier, une géographie ; C’est le Système capitaliste.

Depuis des centaines d’années,

nous vivons sous les 4 roues de ce Système ;

L’Exploitation, la Répression, la Dépossession et le Mépris…

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La communalité est l’antithèse du capitalisme et une alternative au néo-colonialisme

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Résistance politique : propositions de l’EZLN pour un Réseau de Résistance et de Rébellion international contre la société marchande

Résistance 71 se joint à la proposition de l’EZLN du Chiapas d’internationaliser et de coordonner les mouvements de résistance à la dictature de la marchandise qui croît de jour en jour dans sa répression et sa violence systémique partout dans le monde.

Nous traduirons, publierons et agirons en accord avec le Réseau de Résistance et de Rébellion et participerons à notre humble niveau à l’éveil de la conscience politique du plus de personnes possible dans nos entourages et au-delà.

Nous avons dit et avons répété depuis bien longtemps que l’avenir de l’humanité passe par la prise de conscience définitive occidentale de la criminalité du système qu’elle a contribué à mettre en place et à faire perdurer au fil des siècles, pour que “l’Homo occidentalis” se tienne enfin main dans la main avec ses compagnons natifs opprimés, afin d’œuvrer dans la complémentarité culturelle et mettre en place une société des sociétés seule capable de servir l’intérêt général en éradiquant  la possibilité d’existence même d’une société politiquement divisée et donc intrinsèquement inégalitaire et oppressive.

Il n’y a pas de solutions au sein du système, il n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir, c’est devenu une évidence. Agissons en conséquence, ensemble, au-delà de la division et de l’antagonisme induits et entretenus par l’oligarchie transnationale du culte de la marchandise.

Nous sommes tous inter-reliés et complémentaires dans le fonctionnement du grand tout naturel planétaire. L’heure est à l’Union et au lâcher-prise de l’illusion étatico-capitaliste qui ne fait que nous diviser et ne pourra que continuer à nous diviser !

~ Résistance 71 ~

« En point de départ, je suggèrerais de conceptualiser ce qu’on pourrait appeler l’anarcho-indigénisme […] Le mot indigène qui évoque l’enracinement spirituel et culturel dans cette terre et la lutte pour la justice et la liberté d’Onkwe’hon:weh ; combiné au mouvement politique et philosophique qui est fondamentalement anti-institutionnel, radicalement démocratique et dévoué à prendre action afin d’amener le changement: l’anarchisme. »
~ Taiaiake Alfred, professeur de science politique, Université Victoria, 2005 ~

►◄

“Sur le continent des Amériques et en Europe, l’oppression que nous subissons est la même.
Les couleurs, les langues et les cultures varient, mais l’oppression est constante.
C’est pour cela que nous, Zapatistes, sommes avec vous aujourd’hui.
C’est pour cela que vous êtes avec nous aujourd’hui.
Parce que nous ne voulons plus de ce type de monde.
Nous ne voulons plus que le crime soit célébré.
Nous ne voulons plus que le mensonge soit traité somme une vertu.
Parce que nous ne voulons plus que d’autres nous imposent leur façon d’être et leur mode de pensée.
Nous voulons être libres.
Et le seul moyen de l’être est de l’être ensemble. Voilà pourquoi nous voulons de la liberté dans la solidarité…
Nous ne nous en irons pas.
Nous ne serons plus silencieux.
Nous nous tiendrons debout.
Nous lutterons.
Nous construirons un autre monde.
Bien meilleur.
Bien plus vaste.
Un monde dans lequel tous les mondes trouveront leur place.
Rebelles, frères et sœurs d’Europe…
Nous sommes heureux de marcher avec vous aujourd’hui.
Nous vous remercions de l’espace et de la voix que vous donnez aux Zapatistes.
Le pont que vous avez construit de vos cœurs a franchi l’océan…
Vos rêves sont entendus bien loin d’ici.
Nous nous en faisons l’écho, tous ceux en lutte et en rébellion s’en font l’écho.
Parce qu’à travers le monde, tous les partagent.”
~ SCI Marcos, septembre 1997 ~

Pour un Réseau de Résistance et Rébellion

propositions de l’EZLN

Mardi 25 septembre 2018 par EZLN, SCI Galeano, SCI Moisés

Source en français ► https://www.lavoiedujaguar.net/Pour-la-construction-d-un-Conseil-qui-integre-les-luttes-de-tous-les-opprimes

Lors de la Rencontre des réseaux d’appui au Conseil indigène de gouvernement, dans le caracol de Morelia, en août 2018, l’EZLN a présenté un long texte en trois parties développant une analyse de la situation au Mexique et dans le monde. Dans sa partie finale, il formule des propositions de portée internationale pour poursuivre et amplifier le processus engagé avec le Conseil indigène de gouvernement.

C’est cet extrait qui est traduit ici.

(…)

Nous pensons que nous devons continuer aux côtés des peuples originaires.

Peut-être que certains parmi les réseaux [d’appui au Conseil indigène de gouvernement (CIG)] pensent encore que nous apportons un appui aux peuples originaires. Ils vont se rendre compte, à mesure que le temps va passer, que c’est le contraire : ce sont eux qui vont nous aider avec leur expérience et leurs formes d’organisation, c’est-à-dire que c’est nous qui allons apprendre. Car si quelqu’un est expert en matière de tourmentes ce sont bien les peuples originaires — ils ont été attaqués de tant de manières et ils sont toujours là, ou plutôt, nous sommes toujours là.

Mais nous pensons aussi — et vous le disons très clairement, compañer@s — que cela ne suffit pas, que nous devons intégrer à notre horizon l’ensemble de nos réalités avec leurs douleurs et leurs rages, c’est-à-dire que nous devons cheminer vers l’étape suivante : la construction d’un Conseil qui intègre les luttes de tous les opprimés, ceux qui sont traités comme des déchets, les disparues et les assassinées, les prisonniers politiques, les femmes agressées, l’enfance prostituée, de tous les calendriers et de toutes les géographies qui tracent une carte impossible pour les lois des probabilités, les enquêtes et les votes : la carte contemporaine des rébellions et des résistances sur la planète entière.

Si vous et nous, ensemble, allons défier la loi des probabilités qui dit qu’il n’y a aucune chance, ou très peu, que nous réussissions, si nous allons défier les enquêtes, les millions de votes, et tous ces chiffres que le Pouvoir accumule pour que nous nous rendions ou pour que nous nous évanouissions, alors nous devons faire que le Conseil devienne plus grand.

Pour le moment, ce n’est qu’un point de vue que nous exprimons ici, mais nous voulons construire un Conseil qui n’absorbe ni n’annule les différences, et qui au contraire permette de les renforcer dans le cheminement avec d’autres qui partagent le même effort.

Selon un tel raisonnement, ces paramètres ne devraient pas avoir pour limite la géographie imposée par les frontières et les drapeaux : il faudrait donc viser qu’il devienne international.

Ce que nous proposons, c’est non seulement que le Conseil indigène de gouvernement cesse d’être indigène, mais aussi qu’il cesse d’être national.

C’est pourquoi, nous les zapatistes — hommes, femmes et différents — proposons de soumettre à une consultation, outre l’ensemble des propositions formulées durant cette rencontre, ce qui suit :

1. Réaffirmer notre appui au Congrès national indigène et au Conseil indigène de gouvernement.

2. Créer et maintenir des canaux de communication ouverts et transparents entre nous qui nous sommes connus durant le cheminement du Conseil indigène de gouvernement et de sa porte-parole.

3. Commencer ou continuer l’analyse-évaluation de la réalité dans laquelle nous nous mouvons, en produisant et en partageant ces analyses et évaluations, ainsi que les propositions d’action coordonnées qui en découlent.

4. Nous proposons le dédoublement des réseaux d’appui au CIG afin que, sans abandonner l’appui aux peuples originaires, notre cœur s’ouvre aussi aux rébellions et résistances qui émergent et persévèrent là où chacun se trouve, dans les campagnes ou dans les villes, sans qu’importent les frontières.

5. Commencer ou continuer la lutte qui vise à rendre plus grandes les revendications et la nature du Conseil indigène de gouvernement, de façon à ce qu’il ne se limite pas aux peuples originaires et incorpore les travailleurs des campagnes et des villes, ainsi que tous ceux qui sont traités comme des déchets mais qui ont une histoire et une lutte propres, c’est-à-dire une identité.

6. Commencer ou continuer l’analyse et la discussion qui vise à faire naître une coordination ou une fédération de réseaux, qui évite toute direction centralisée et verticale, et qui fortifie l’appui solidaire et la fraternité entre ceux qui la forment.

7 et dernier. Célébrer une réunion internationale de réseaux, quelle que soit la façon dont ils s’appellent — quant à nous, nous proposons que, pour le moment nous nous appelions Réseau de Résistance et Rébellion… Et, à la suite, chacun son nom —, en décembre de cette année, après avoir analysé et évalué ce que décideront et proposeront le Congrès national indigène et le Conseil indigène de gouvernement (lors de leur réunion, en octobre prochain) et aussi afin de connaître les résultats de la consultation à laquelle la présente réunion appelle. Pour cette rencontre, nous mettons à disposition, si cela vous paraît pertinent, un espace dans l’un des caracoles zapatistes.

Notre appel n’est pas seulement adressé aux peuples originaires, mais à toutes celles, à tous ceux et à toutes celleux qui se rebellent et résistent dans tous les recoins du monde. À ceux qui défient les schémas tout faits, les règles, les lois, les préceptes, les chiffres et les pourcentages.

(…)

Depuis les montagnes du Sud-Est mexicain,
sous-commandant insurgé Moisés, sous-commandant insurgé Galeano
Mexique, août 2018.

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LECTURES COMPLÉMENTAIRES sur ce blog ► PEUPLES PREMIERS car dès l’aube du premier jour, j’appelle, modestement, mais surement à initier un nouveau paradigme, NOUS TOUS & ENSEMBLE, les peuples occidentaux, émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, debout et main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur Terre.

LECTURES COMPLÉMENTAIRE EN VERSION PDF que j’ai toutes réalisées ;

Anthropologie politique : « La nature humaine, une illusion occidentale » de Marshall Sahlins, 2008

L’Art de ne pas être gouverné – Une histoire anarchiste des hauts-plateaux d’Asie du Sud-Est par James C. Scott, 2009

L’Anarchisme africain, histoire d’un mouvement – Par Sam Mbah et I.E. Igariwey

Comprendre le système légal de l’oppression coloniale pour mieux le démonter avec Steven Newcomb

Introduction au livre Païens en Terre Promise, décoder la Doctrine Chrétienne de la Découverte de Steven Newcomb, Édition Fulcrum, 2008

Fragments anthropologiques pour changer l’histoire de l’Humanité avec David Graeber

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Et d’autres sont à venir pour affuter notre réflexion et nous coordonner puisque tout n’est pas à réécrire, ni à réinventer et nous permettre, ainsi, d’écrire la suite de l’Histoire à l’encre du réel.

Tout ce que nous avons à faire, c’est d’éclairer, de nos petites flammes intérieures, la VOIE qui est déjà là… Depuis des millénaires ; Elle n’attend plus que d’être empruntée…

JBL1960

Publication du 4 octobre 2018 ► Une ferme, un monde, une guerre, peu de probabilités – EZLN 4 octobre 2018

 

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La xénophobie américaine : Une force en provenance de l’origine coloniale de Peter d’Errico

Mieux comprendre pour mieux agir !

Essayons d’appliquer nos propres axiomes puisque nous avons le même sentiment que l’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout et aux côtés des peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre  ; La majorité n’étant pas à convaincre, la solution à 10 voire 15% de la population mondiale existe aussi organisons la résistance dans le réel et surtout pas sur les rézosociaux

Soyons créatifs et agissons comme des petits détonateurs supplémentaires :

Mieux comprendre le système légal de l’oppression colonial pour mieux agir et le démonter et le faire péter à la tronche de la malfaisance régnante que nous savons être le Vatican, la City de Londres et Washington D.C. !

Résistance au colonialisme : L’origine coloniale de la xénophobie américaine et de l’occident (Peter d’Errico)

La xénophobie américaine : Une force en provenance de l’origine coloniale

Peter d’Errico | 1er juillet 2017 | URL de l’article original ► https://newsmaven.io/indiancountrytoday/archive/american-xenophobia-a-force-from-the-colonial-onset-hYbsksuRlESS40WCKsRBBw/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

« Pourquoi la xénophobie a t’elle été d’une telle force dans un pays construit par des immigrants ?” a demandé le professeur d’histoire Moshik Temkin dans un récent éditorial du New York Times.

(“Why has xenophobia been such a force in a country built by immigrants?” asked history Professor Moshik Temkin in a recent op-ed piece in the New York Times. )

Temkin n’a pas répondu à sa question. Il l’a posée comme un exemple de requête historique au sujet “du changement politique et social au cours du temps… le pain quotidien de la profession de l’historien”, qui devrait prendre le dessus sur le rôle de bruit de fond que jouent les historiens dans les débats médiatiques actuels.

Je n’ai rien contre ce que montre Temkin, son “souci au sujet de la façon très superficielle et saccadée dont l’histoire est présentée, comme s’il ne s’agissait que de tirer des analogies historiques. Le résultat est que les lecteurs et les spectateurs reçoivent des leçons d’histoire qui sont souvent mal orientées lorsqu’on en arrive à Mr Trump et ne font que peu de lumière sur les travaux courants.” Quiconque est familier avec le “pays indien” connaît la vérité en cette déclaration et pas seulement au sujet de Trump. Comme l’a dit Philip Deere se référant aux étudiants imitant le “cri de guerre indien” si stéréotypé : “Ces gosses ont été à l’université pour obtenir une éducation supérieure et pourquoi ne l’ont-ils pas obtenu ?.. Dans leur esprit ils sont toujours dans un film de John Wayne.”

Quoi qu’il en soit, la question de Temkin porte en elle-même une vision étriquée de l’histoire à savoir la référence à “un pays construit par des immigrants”. Cette notion est devenue une sorte de fétiche dans des débats polarisés mélangeant le statut “d’étrangers” aux États-Unis. Ceux qui fréquemment accepte l’immigration assument le “nous sommes tous des immigrants”. Les opposants demandent la déportation des immigrants qui ne sont pas “légaux”. Et les deux côtés se tapent dans le dos en se félicitant de leur “exactitude”, aucun des deux ne prend le recul nécessaire pour examiner l’histoire, “le changement politico-social au fil du temps”, qui permettrait de faire la lumière sur ce sujet. Faisons donc un instant une pause et faisons donc la lumière sur ce point.

L’histoire rend problématique la notion de “pays”. Beaucoup de personnes avaient des pays sur ces terres avant l’invasion coloniale chrétienne. Que ces colonies en terminent dans un “pays” appelé États-Unis d’Amérique n’efface en rien l’existence continuelle des pays précédents et originels, et ce malgré les énormes efforts des colons pour le faire, colons qui pratiquèrent le génocide, la violence politique et la fabrication de mythes dans leur tentative d’effacement de l’histoire indigène.

Les envahisseurs, qui sont des immigrants sur ces terres des Amériques, ont même développé des narratifs historiques quasi-scientifiques comme par exemple ce concept largement discrédité aujourd’hui de la migration par le détroit de Béring [NdJBL : Sauf que la Théorie du Détroit de Béring, c’est des conneries, billet du 29/03/2018] afin d’insister lourdement sur le fait que les indigènes étaient eux-mêmes des immigrants. Cette imagerie colonialiste se réverbère dans la rhétorique de ceux qui soutiennent l’immigration en affirmant que nous sommes tous des immigrants.

La position de ceux qui font la distinction entre immigrants “légaux” et “illégaux” présente une histoire tout aussi problématique. L’aspect le plus aliénant (de “rendre étranger”) de l’insistance sur la “légalité” provient des efforts des colonisateurs d’affirmer un “titre de propriété” sur les terres qu’ils ont envahies par cette “extravagante prétention” de la “découverte chrétienne”. La Cour Suprêmes des États-Unis (CSEU) a gravé dans le marbre cette doctrine en 1823 avec son verdict dans l’affaire Johnson c. McIntosh, qui ne dépeignit pas les peuples originels comme des immigrants, mais de les déposséder de leur statut de propriétaires terriens et par là de “légaliser” le statut de propriété des colonisateurs. Ce tour de passe-passe judiciaire fait écho à la rhétorique de ceux qui demandent la déportation des “immigrants illégaux”.

Ces précédents historiques au débat courant nous permettent de suggérer une réponse à la question du professeur Temkin au sujet de la xénophobie. Une définition encyclopédique du mot xénophobie la décrit comme “une haine ou peur intense ou irrationnelle de personnes en provenance d’un autre pays.” On ne peut pas trouver un meilleur mot pour décrire les visions du monde des colonisateurs chrétiens, qui arrivèrent emplis de xénophobie envers les “personnes étrangères” qu’ils trouvèrent au “nouveau monde”. Le fait que ces gens accueillirent et même aidèrent les nouveaux arrivants colons n’eut que très peu d’effet sur une tempérance à leur xénophobie.

“L’empire américain” s’est développé d’une croisade messianique violente ayant pour but d’éliminer les non-chrétiens, leurs pratiques et leurs croyances, partout où ils pouvaient les trouver. De fait, le commandement des autorités chrétiennes fut de “croissez et multipliez-vous” et assumez la “domination/dominion”. Les décrets du Vatican et les chartes coloniales insistaient sur le fait que les “découvreurs” chrétiens devaient dominer les non-chrétiens, les païens. Dans l’affaire pénale Johnson de 1823, la CSEU a dit : “Ces affirmations ont été établies et maintenues par l’épée”. L’imposition de l’empire n’a pas éliminé les peuples originels, mais la rhétorique de la loi et politique américaine obscurcit et ne permet pas leur existence en tant que peuples séparés.

Comme l’écrit Jens Bartelson dans son livre de 1996, A Genealogy of Sovereignty, la “découverte au XVIe siècle de formes de vie non-chrétiennes sur le continent des Amériques posa… une menace à la stabilité des valeurs chrétiennes.” qui étaient déjà vacillantes de par la “fragmentation de la chrétienté” dans le “vieux monde”. Bartelson ajoute: “la découverte des peuples amérindiens posa le problème de la confrontation avec quelque chose de radicalement différent du mode de vie chrétien et posa la question de quelles types de relation étaient-ils possible d’entretenir avec cet Autre. D’abord dans quelle mesure est-il possible de connaître l’Indien mis à part comme être inférieur à la civilisation chrétienne ? Secundo, dans quelle mesure est-il possible de lui donner un statut de sujet légal ?” Ces questions animèrent la colonisation et propulsèrent la décision de la CSEU dans l’affaire Johnson c. McIntosh.

Bref, la xénophobie cette peur ou haine de l’Autre, a caractérisé l’histoire américaine depuis son début dans le tumulte des colonies rivales enclines à la domination et à l’exploitation de tout un continent. La position des USA là dessus a toujours été consistante au travers des méandres de ce que nous appelons “la loi fédérale indienne”, de la soi-disante “trilogie du juge Marshall” des deux affaires passées devant la CSEU (Johnson c. MIntosh et deux affaires concernant les indiens Cherokee), jusqu’à la loi de répartition “Allotment Act” et la politique de de termination jusque dans les relations de “gouvernement à gouvernement” du XXIe siècle. La position fondatrice des États-Unis est que les peuples indigènes du continent ont été et sont subjugués de manière inhérente à l’autorité politique du gouvernement fédéral américain. Les fêtes nationales que sont “Columbus Day” et “Thanksgiving/jour d’action de grâce” fournissent des vacances fantasmagoriques aux Américains qui parlent de la “découverte” du “nouveau monde”, essayant de faire oublier le bain de sang de la rencontre des deux mondes.

Les tribunaux , les politiciens et même bizarrement certains leaders autochtones, ont répétitivement insisté sur ce qu’ils appellent le “pouvoir plénier” du congrès des Etats-Unis pour faire ce qu’il lui plait avec les Indiens et les terres indiennes. Une histoire critique et juste des lois américaines, incluant bien des lois que beaucoup considèrent comme “pro-indiennes”, montrent ce processus à l’œuvre : La loi sur la citoyenneté de 1924 a “prolongé le projet d’assimilation des nations autochtones dans les États-Unis plutôt que de reconnaître leur souveraineté.La loi de réorganisation indienne de 1934 a “remplacé les structures de gouvernance traditionnelles par un système électoral occidental.. les constitutions tribales. La Commission des Doléances Indiennes de 1944 fut “le début de l’ère de fin de non-recevoir”. Les “amis des Indiens” appelant pour des “droits égaux” aujourd’hui visent à l’élimination finale de la nationalité native séparée.

Retournons à l’appel du professeur Temkin pour les historiens de “faire mieux à expliquer à Mr Trump et rendre plus clair que les Américains peuvent améliorer leur histoire.” Cela ne servira à rien de célébrer le “tout inclusif” qui obscurcit le débat, tout comme ce très bizarre show sur Broadway “Hamilton”, dans lequel des acteurs non-blancs chantent et dansent l’histoire des hommes blancs qui fondèrent le projet fédéral de la construction de l’empire, tout comme il ne serait pas acceptable de sanctifier le statut “légal” comme le facteur déterminant des droits d’immigration. L’histoire que les Américains ont faite existe toujours. Le débat autour des immigrants demandent de se préoccuper des lois, des pratiques et des politiques d’héritage qui exercent jusqu’à ce jour une force dominante sur les peuples originels de la terre.

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C’est pourquoi il convient de se poser les bonnes questions, nous tous ;

Mieux comprendre les fragments anthropologiques pour changer résolument l’Histoire de l’Humanité, avec David Graeber ;

Comprendre que nous sommes en mesure d’ EFFONDRER LE COLONIALISME ;

Et ce par quoi il arrive, toujours, l’ ÉTAT avec James C. Scott

Que la nature humaine est une illusion occidentale, avec Marshall Sahlins

Que le véritable fléau de l’Humanité est LA PESTE RELIGIEUSE, comme l’avait défini Johann Most, en 1892

Comprendre que nous sommes tous des Païens en Terre promise, et que nous pouvons décoder la doctrine chrétienne de la découverte, avec Steven Newcomb et agir en apostasie collective et en récusation de cette doctrine et FAIRE TOMBER L’EMPIRE

TOUS ENSEMBLE & SANS ARME NI HAINE NI VIOLENCE

ICI & MAINTENANT & D’OÙ NOUS SOMMES

En ne commémorant plus, par exemple le Jour de la Découverte dans tous l’hémisphère Nord, et le Jour de la Race dans le Sud, le Jour de la Survie ou de l’Invasion en Australie, le Jour de l’Extinction au Canada et Québec, le Jour de la Honte aux USA et en France, en aidant les peuples Kanaks* à s’émanciper de l’Empire colonial Français lors du prochain référendum du 4 Novembre 2018.

JBL1960

*Ce sujet fera l’objet d’un prochain billet, très complet de ma part prochainement.

Source de l’image ► http://www.cartooningforpeace.org/editos/donald-trump-le-nouveau-visage-des-etats-unis/

Version intégrale PDF : La nature humaine, une illusion occidentale de Marshall Sahlins, 2008

Anthropologie politique : « La nature humaine, une illusion occidentale » de Marshall Sahlins en version intégrale PDF

La nature humaine : une illusion occidentale par Marshall Sahlins, 2008

Version PDF N° 75 de 62 pages – Composé comme suit ;

La Nature humaine, une illusion occidentale Avertissement ► P.    4

La Nature humaine : une illusion occidentale ► P.    5

Hobbes et Adams : deux thucydidéens ► P.    6

La Grèce ancienne ► P.   12

Une autre conception de la condition humaine ► P.   26

La monarchie médiévale ► P.   31

Les Républiques de la Renaissance ► P.   36

Les Pères fondateurs ► P.   40

Quand la morale s’empare de l’égoïsme ► P.   46

D’autres mondes humains ► P.   48

Voici venu le temps de pleurer sur notre sort ► P.   53

La culture est la nature humaine ► P.   56

Lectures complémentaires proposées par JBL1960  ► P.   62

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Sur proposition de Résistance 71, ce nouveau cadeau de lecture ; Marshall Sahlins, Pierre Clastres et Robert Jaulin sont les chefs de file d’une anthropologie du « milieu », à savoir une anthropologie qui se démarque des deux grands courants classiques que sont le structuralisme évolutionniste et le marxisme. Ces penseurs et chercheurs de terrain sont indispensables à une autre compréhension de l’Homme , à une approche de la societé débouchant sur un véritable progressisme. Nous publions ci-dessous l’intégral de l’Ouvrage de Marshall Sahlins « La Nature Humaine, une illusion occidentale » (2008), mise en page par mézigue avec le plus grand des plaisirs ► Toujours…

À lire et diffuser sans modération pour mieux comprendre l’idéologie mise en place pour justifier de la perversion de la société humaine au profit du plus petit nombre.

Résistance 71

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La Nature humaine : Une illusion occidentale

Réflexions sur l’histoire des concepts de hiérarchie et d’égalité, sur la sublimation de l’anarchie en Occident, et essais de comparaison avec d’autres conceptions de la condition humaine.

Marshall Sahlins 2008

 Professeur émérite d’anthropologie à l’Université de Chicago

« La pauvreté est un statut social en cela elle est une invention de la civilisation. »

 « Maintenant, dans l’ère du plus grand pouvoir technologique, la famine a été institutionnalisée. Le degré de famine augmente relativement et absolument avec l’évolution culturelle. »

 ~ Marshall Sahlins, « Âge de pierre, âge d’abondance » ~

Préfacé par Pierre Clastres

J’ai réalisé la version PDF de ce texte fort, puissant dont les mots claquent à nos consciences « éveillées » puisque l’oligarchie régnante, même et surtout à bout de souffle, telle une bête blessée et affolée par nos assauts incessants. Réalisant que nous ne sommes plus dupes et que nous déconstruisons, patiemment, pierre par pierre les mythes, mensonges, dogmes et doctrines instaurés depuis plus de 2600 ans. Et qui s’est réorganisée depuis plus de 500 ans avec les premiers colons envahisseurs/exterminateurs lancés à la Conquête du Nouveau Monde au titre de la doctrine chrétienne de la découverte. Nous permet de lutter efficacement contre ce fléau de l’humanité ; Le Colonialisme et ce par quoi il arrive ; L’État. Réhabilitant ainsi les pratiques ancestrales qui avaient cours dans les sociétés dites primitives. Comme l’anthropologue James C. Scott dans « L’art de ne pas être gouverné, une histoire anarchiste des hauts-plateaux de l’Asie du Sud-Est » explique très bien comment 200 millions de personnes échappent toujours aujourd’hui aux diktats des États-nations, Chine inclue dans cet endroit du monde appelé « Zomia ». Ces peuples, tout comme les sociétés traditionnelles africaines, amérindiennes, australasiennes, les Kurdes syriens aussi, possèdent quelques très bonnes clés de la solution à nos problèmes. Le but étant de vaincre l’inertie de départ, en faisant la jonction avec ces pratiques et en dépoussiérant notre mémoire ancestrale.

Il y a une autre voie possible, HORS ÉTAT et ses institutions et pour tenter, ensemble, d’éteindre la lumière du N.O.M. ; Et afin d’Impulser la poussée primordiale, vaincre cette foutue inertie de départ et enclencher un nouveau paradigme en lien avec les peuples autochtones de tous les continents et enfin instaurer la société des sociétés sur Terre… Mère !

JBL1960

« L’ANTÉCHRIST » de Friedrich Nietzsche, 1888 dans une nouvelle version PDF

L’Antéchrist, Friedrich Nietzsche, 1888

Nouvelle Version PDF N° 74 de 64 pages

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Il est des invitations au voyage de lecture qu’on ne peut tout simplement pas refuser et au final qui vous transporte, vous chavire et vous transforme…

Pour nous permettre d’affuter notre propre réflexion et sans s’en rendre compte jeter toujours plus loin nos filets dans l’espoir de semer les graines du futur et puisque demain se plante aujourd’hui…

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Fragment de la voie du surpassement et de la lutte pour notre humanité réelle… « L’antéchrist » (Friedrich Nietzsche, 1888, version PDF)

On pourrait tenter de résumer la philosophie, la pensée critique de Nietzsche, comme étant celle du dépassement ; de la mise à bas des artifices enchaînant l’humain pour que celui-ci puisse s’élever à sa véritable nature par delà le bien et le mal, par delà la morale établie en carcans religieux et philosophiques. Par sa récusation continuelle du carcan des lois, des obligations et des devoirs induits et anti-naturels, l’humain s’élève et transcende la condition où il est confiné par des idoles fictives et coercitives, qu’il s’est inventées et qu’on lui a également imposées.

Nietzsche nous incite à vouloir, parce que vouloir libère. Une des grandes étapes de la réconciliation entre le subjectif et l’objectif est de se libérer de l’illusion divine, car une fois débarrassé de “dieu et de sa morale”, l’humain retrouve sa solitude primordiale, il n’a plus de maître. En cela il proclame haut et fort, à l’instar de Max Stirner, le “je” non pas dans le sens égoïstico-maniaque, mais tel qu’il doit se constituer lui-même, dans une quête du devenir par delà le bien et le mal, affranchi de toute morale fictive. La Nature ne reconnaît ni bien ni mal, elle ne reconnaît que l’être et est amorale par essence. De fait, toute morale ne peut être que contre-nature, puisque la nature vue par le prisme religieux, est la source du pêché.

Albert Camus disait: “Pour Nietzsche, [à l’inverse de Marx,] la nature est ce à quoi on obéit pour subjuguer l’histoire.” Voilà qui ne serait sans doute pas désavoué par la pensée organique des peuples premiers de tous les continents.

La pensée de Nietzsche dresse l’humain contre les fléaux principaux de l’esprit qui minent la volonté de dépassement, de franchissement, de lâcher-prise, elle même menant à une surhumanité inhérente: la religion, la morale et l’État. En cela, la philosophie de Nietzsche est la philosophie la plus anti-hégélienne qui soit.

Avec Zarathoustra, Nietzsche a ironiquement mis en scène le prêcheur anti-religieux et anti-étatique, avec son Antéchrist(que Nietzsche établit être le christianisme lui-même…) que nous reproduisons ici sous format PDF, il détruit pièce par pièce le christianisme, fléau de l’humanité et ce afin que l’humain aboutisse à une humanité supérieure à qui la tâche de gouverner la terre incombera, par delà le bien et le mal. Bonne lecture !

~ Résistance 71 ~

~ On sait ce que j’exige du philosophe : de se placer par-delà le bien et le mal, — de placer au-dessous de lui l’illusion du jugement moral.


[…] Le jugement moral a cela en commun avec le jugement religieux de croire à des réalités qui n’en sont pas. La morale n’est qu’une interprétation de certains phénomènes, mais une fausse interprétation.
C’est ce que l’Église a compris : elle a perverti l’homme, elle l’a affaibli, — mais elle a revendiqué l’avantage de l’avoir rendu « meilleur ».


[…] Le christianisme admet que l’homme ne sache point, ne puisse point savoir ce qui est bon, ce qui est mauvais pour lui : il croit en Dieu qui seul le sait. La morale chrétienne est un commandement ; son origine est transcendante ; elle est au-delà de toute critique, de tout droit à la critique ; elle n’a de vérité que si Dieu est la vérité,— elle existe et elle tombe avec la foi en Dieu.

~ Friedrich Nietzsche, “Le crépuscule des idoles”, 1888 ~

Je vous invite à lire, télécharger et/ou imprimer gratuitement toutes les versions PDF que j’ai plaisir à réaliser jour après jour et qui se trouvent toutes réunies dans cette page spéciale de mon blog ► LES PDF DE JBL1960 d’autres sont à venir…

Selon le proverbe perse : Le chercheur de vérité qui voyage suffisamment devient le chemin ;

Et selon Zénon, en conclusion de son tout dernier texte Tangente « sortir du piège de la toile d’araignée mondiale » ; La route n’existe que par notre marche – Elle n’attend plus que d’être empruntée…

Jo Busta Lally

Gilad Atzmon ; La fin de Sion

Fin des Temps, pour le Sionistan ?

Très Tsahal temps, en tout cas…

“ ‘La meilleure façon de contrôler l’opposition est de la mener nous-mêmes’ disait déjà Lénine dans sa vision politique subversive et ‘1984’ d’Orwell en a fourni un exemple fictif, celui d’un appareil politique dans lequel cette vision est mise en pratique… Dans ‘1984’, la tyrannie du politiquement correct restreint le discours et arrête net les gens de voir qu’Emmanuel Goldstein n’est pas vraiment un ‘ennemi de l’État’, mais que lui-même, n’est qu’un symptôme de la maladie. Et n’est-ce pas aussi le politiquement correct pur et simple, qui nous empêche de jamais mentionner le fait que le protagoniste, personnage de Goldstein, est lui-même, juif ?…”

~ Gilad Atzmon, “Being in Time”, 2017 ~

La fin de Sion

Gilad Atzmom | 12 septembre 2018 |URL de l’article ► https://www.gilad.co.uk/writings/2018/9/12/the-end-of-zion

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Avant la nouvelle année juive, Rosh Hashana, les Hébreux sont ordonnés de faire une évaluation de leur position vis à vis du monde. Haaretz, le journal des soi-disant “Israéliens qui pensent”, a suivi cette Mitzvah, sondant les juifs israéliens sur leurs attitudes vis à vis du fait d’être juif, du judaïsme, de dieu et du “juif”.

Le dieu juif

Le dieu juif est, sans l’ombre d’un doute, une spectaculaire invention. Il ou elle a été inventé(e) par les juifs pour les aimer tout particulièrement. Le dieu juif est un personnage jaloux et vengeur. Il prend part à des projets génocidaires, utilisant des armes de destruction massive chimiques et biologiques comme pourrait en témoigner les anciens égyptiens. Il est évident que le dieu juif n’aurait aucune chance devant le TPI de La Haye, mais les juifs semblent aimer leur dieu et le plus sûrement ont peur de leur propre invention.

On pourrait bien entendu se demander pourquoi les juifs ont-ils inventé une déité si antipathique ; ne pouvaient-ils pas au contraire, contempler un père magnanime et sympathique ? Initialement, le sionisme était un mouvement nationaliste séculier juif qui essaya de séparer les juifs de leur méchant dieu, d’en faire un peuple sage. Ceci présent à l’esprit, il est fascinant d’examiner ce qui manquait à la “promesse” séculière sioniste.

Pas grand chose apparemment.

D’après le sondage de Haaretz “54% des juifs israéliens croient en dieu et un autre 21 % acceptent l’existence d’une puissance supérieure indéfinie autre que dieu”. Un sondage publié par Pew Research il y a quelques mois trouva que 56% des Américains croient au dieu original de la bible et 23% de plus croient en une force supérieure. Notons quand même qu’à l’encontre du dieu juif, le dieu américain est en majorité chrétien, gentil et miséricordieux.

Le sondage d’Haaretz révèle la relation très étroite entre la politique de droite et le judaïsme. 78% des Israéliens de droite croient en dieu. Seulement 15% des Israéliens de gauche croient en dieu. Ceci veut dire qu’alors qu’Israël devient de plus en plus religieuse, la destinée de la gauche israélienne est scellée. Ceci n’est pas du tout surprenant. La “gauche” est une attitude universelle. Le judaïsme est un concept tribal, le tribal et l’universel sont comme l’huile et l’eau, ils ne se mélangent pas. La gauche israélienne est destinée à mourir en assumant qu’elle n’est pas déjà morte.

L’exclusivité juive

Le sondage révèle qu’”un peu plus de la moitié des juifs israéliens croient que leur droit à la terre d’Israël provient de l’accord divin avec dieu dans la bible.” Je pense que ça ne laisse pas beaucoup d’espoir pour la paix. “56% croient que le peuple juif est le peuple élu de dieu.” Ce qui laisse encore moins d’espoir pour la paix. Et pour bien retirer tout espoir de paix et de possibilité d’une résolution paisible dans un futur proche, Haaretz révèle que “79% des israéliens de droite croient que dieu a choisi les juifs… 74% des gens de droite croient qu’Israël a reçu de dieu un titre de propriété sur la terre d’Israël.

La vaste majorité des Israéliens semblent adhérer à une notion judaïque très rigide du fait “d’être choisis” qui se traduit par la légitimité sur la terre de quelqu’un d’autre. (NdT: notons au passage ici que cette notion est très vivace chez les Yankees et qu’elle a aussi été gravée dans le marbre de la loi au moyen de la décision de la Cour Suprême des États-Unis dans l’affaire de Johnson c. McIntosh de 1823… L’exceptionnalisme et la destinée manifeste de son peule élu de dieu ne fait pas non plus de doute outre-Atlantique…)

Je me demande ce que les 13% d’Israéliens “de gauche” qui se voient également “choisis de dieu”, pensent ce qu’est réellement l’idéologie de gauche ?… La justice sociale est-elle “seulement pour les juifs et non pas pour le grand nombre” ?

La déité juive

Dans mon dernier livre “Being in Time”, j’argumente qu’une étude culturelle des juifs et de leurs nombreux préceptes religieux (judaï-sme, athé-isme, sion-isme, holocaust-isme, interventionn-isme moral, tout-isme etc…) révèle que les religions juives peuvent être caractérisées comme un ensemble d’idées facilitant la justification de la propriété sur la terre. L’holocauste, que quelques érudits et universitaires juifs pensent être la plus populaire des religions juives, est attachée à une liste de faits acquis d’ordre culturel, politique et bien entendu financier. Le sionisme, une autre religion très populaire juive, tient pour acquis que ce fut le “dieu d’Israël” qui a promis la Palestine au peuple choisi, élu.

Mais le droit juif à la terre n’est pas juste une attitude israélienne ou sioniste. Quand les juifs anti-sionistes font valoir leurs positions politiques, ils déclarent d’abord leur unique “droit de propriété” avec leurs croyances.

“En tant que juifs, nous sommes ici pour kosheriser le mouvement de solidarité aux Palestiniens.” Bon nombre des mêmes juifs qui ont “légitimé” la plaidoirie palestinienne, sont très occupés de nos jours à donner une validation kosher à Jeremy Corbyn (NdT: leader du parti travailliste/socialiste britannique). De manière générale, le droit de la gauche juive a été exercé en distribuant des “coups de tampon kosher” à ceux qui dépeignent les “juifs” sous une lumière humaine et positive.

Israël semble être divisée sur des affaires religieuses mais l’affaire est pourtant assez simple et directe. Avec 51% des personnes sondées croyant que le droit juif à la terre d’Israël a ses racines dans a promesse de dieu, la réconciliation régionale n’est probablement pas le prochain projet émergeant du “pipeline”.

Darwin n’a pas fait son Aliya

Le sondage suggère qu’Israël est séparée géographiquement et culturellement: “85% des Jérusalémites croient en dieu, comparé à seulement 44% à Tel Aviv et dans la région centrale. Seulement un quart des juifs israéliens observent le Shabbat, mais 66% le maintiennent à Jérusalem comparé à seulement 15% à Tel Aviv ou Haïfa. 37% ne croient pas que les humains et les primates ont un ancêtre commun, résultat troublant, mais à Jérusalem les anti-darwiniens jouissent d’une majorité absolue à 81% tandis qu’à Tel Aviv ils sont une minorité à “seulement” 27%.

Israël devient “plus juive”

Haaretz note que “les différences les plus notoires sont générationnelles. En Israël en 2018, les plus jeunes juifs auront tendance à être plus religieux, plus conservateurs et à vouloir imposer plus leurs croyances aux autres. 65% de la population laisseraient les supermarchés et commerces ouverts le jour du Shabbat, mais cette position n’est soutenue que par seulement 51% des gens entre 18 et 24 ans, en comparaison avec 84% pour les 65 ans et plus…

Haaretz fait remarquer que le glissement religieux vers les jeunes israéliens “se tient en contraste marqué avec ce qu’il se passe aux États-Unis et en Europe occidentale où les jeunes de ce millénaire larguent la religion en grand nombre.” En Israël, “les jeunes juifs vont à shul deux fois plus que leurs parents et grands-parents, tandis qu’aux États-Unis et en Europe c’est l’inverse qui est vrai.” En d’autres termes, “Israël devient plus juive, du moins à l’heure actuelle”.

Ces résultats indiquent qu’Israël s’écarte de la sagesse. Le sionisme a promis de moderniser et de civiliser les juifs au moyen du “retour à la terre promise”, mais l’état juif a réalisé exactement l’inverse. Alors qu’Israël s’est transformée en un ghetto obscurantiste et oppresseur entouré d’énormes murs de béton, c’est en fait les jeunes juifs de la diaspora qui creusent ce ghetto et le renforcent.

Lectures complémentaires en version PDF :

Traduction de la Bible et escroquerie historique par le Dr. Ashraf Ezzat, version PDF N° 1 de 64 pages et en exclusivité sur ce blog ;

Dieu et l’État, Michel Bakounine – 1ère édition française de 1882, PDF N° 53 de 59 pages ;

Écrits Choisis Anarchistes de Sébastien Faure, version PDF N° 58 de 98 pages ;

La peste religieuse par Johann Most, 1892 version PDF N° 71 de 18 pages ;

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C’est bien parce que je pense sincèrement que toute religion est une atteinte directe à la liberté de l’Homme que j’invite les croyants de tous poils, non pas à renier leur propre croyance, mais à la pratiquer en leur for intérieur et à décider à partir d’une césure, d’un temps zéro (le fameux Tep Zepi/Zep Tepi) et collectivement qu’aucune religion n’aura plus jamais force de loi d’Airain…

Croyez en ce/CEUX que vous voulez, mais en votre intérieur, et n’obligez plus personne à croire en ce que vous croyez, pour le moins, et afin, désormais, que plus rien ne soit fait ou dit ou encore requis au N.O.M. d’un dieu…

Je vous invite à (re)lire ce texte de Zénon l’AiléL’après-Histoire – Ou la révolution par le don réciproque et universel (mai 2016) dans lequel il précisait ceci : « Ces 3 religions ont pour proposition commune de célébrer l’Unité, la grandeur et la toute-puissance du Principe éternel à l’origine de la Création et de la Vie. En ce sens, l’enseignement des prophètes se trouve en résonance avec des traditions comme le Taoïsme, le Bouddhisme ou avec le message d’Hermès. On pourrait en somme dire que chacune se suffit d’elle-même. Pourtant leur coexistence ne cesse d’entretenir la discorde entre les croyants.

Leur antagonisme apparent résulte en réalité du fait que chacune loue un Dieu unique et universel, mais que toutes prétendent paradoxalement réserver le salut à leur seule communauté. Or, il n’est par définition pas d’Unité exclusive. Je ferais ainsi poser la question fondamentale par Ponce Pilate : « Quid es veritas ? ». Et lui répondrais par la bouche du grand poète Djallal-âd-din-Rûmi : « La Vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s’est brisé. Chacun en ramasse un fragment, et dit que toute la vérité s’y trouve. » ► L’après-Histoire, ou la révolution par le don réciproque et univers, Zénon, mai 2016

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Aussi agissons comme des petits détonateurs supplémentaires et démystifions tous les mythos justement et principalement le faux narratif d’un Nouveau peuple élu du Nouveau Monde

Faisons exploser la vérité à la tronche de la malfaisance régnante ; Le Vatican, La City de Londres et Washington D.C. et nous, les peuples occidentaux, tournons-nous vers les peuples autochtones de tous les continents ;

Ignorons le Système ► Créons les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchissons et agissons en une praxis commune ► Adaptons le sublime de l’ANCIEN au NEUF, càd à notre monde d’aujourd’hui, mais une fois émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales ► remplaçons l’antagonisme à l’œuvre depuis des millénaires par notre COMPLÉMENTARITÉ !

JBL1960

L’Art de ne pas être gouverné par James C. Scott en version PDF gratuite

Origine & Critique de l’État avec James C. Scott

PREMIÈRE PARTIE

DEUXIÈME PARTIE

L’Art de ne pas être gouverné – Une histoire anarchiste des hauts-plateaux d’Asie du Sud-Est par James C. Scott, 2009

Nouvelle version PDF N° 72 de 60 pages du livre “The Art of Not Being Governed, an Anarchist History of Upland Southeast Asia” de James C Scott(*), 2009 et par larges extraits de traduction ► Résistance 71

L’Art de ne pas être gouverné – Une histoire anarchiste des Hauts-Plateaux d’Asie du Sud Est par James C. Scott, 2009 version PDF en français de 60 pages

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Et présenté, comme suit ;

Page            3 –   Extraits du Livre “The Art of Not Being Governed, an Anarchist History of Upland Southeast Asia” de James C Scott, 2009

Page            6 – Préface de l’auteur

Page          10 – Chapitre 1 : Collines, plateaux, vallées et États, une introduction à Zomia

Page          19 – Chapitre 2 : Espace Étatique, zones de gouvernance et d’appropriation

Page          22 – Chapitre 3 : Concentrer la main d’œuvre et le grain, l’esclavage et le riz d’irrigation

Page          24 – Chapitre 4 : La civilisation et le paria

Page          30 – Chapitre 5 : Garder l’État à distance, peupler les hauts-plateaux et les collines

Page          39 – Chapitre 6 : Évasion de l’État, prévention de l’État – Culture et agriculture de l’évasion

Page          50 – Chapitre 7 : Ethnogenèse, un cas constructif radical

Page          56 – Chapitre 8 : Prophètes du renouveau et la Conclusion de l’Auteur

Page          60 – Lectures complémentaires proposées par Résistance 71

Le livre existe dans une version française sous le titre de “Zomia, l’art de ne pas être gouverné”, édition Seuil, 2013. Nous encourageons bien évidemment les lecteurs à lire cet ouvrage dans sa totalité, il en vaut la peine.

Nous avons traduit de larges extraits du professeur d’anthropologie James C. Scott « The Art of Not Being Governed, an Anarchist History of Upland South-East Asia » dans le but de faire mieux comprendre au plus large public une partie de l’histoire de l’État, son développement dans une zone donnée de la planète et comment des peuples depuis des siècles vont et viennent dans et hors des États, qu’un anthropologue hollandais a nommé « Zomia » et qui regroupe près de 200 millions de personnes au travers de 6 pays allant du Vietnam à l’Inde. Scott nous fait aussi comprendre que l’État, la centralisation et les institutions inhérentes ne sont pas inéluctables et que ce processus d’origine humaine est parfaitement réversible comme cela s’est déjà produit à maintes reprises dans l’histoire de l’humanité post-« révolution néolithique ».

(*) L’auteur James C Scott est professeur de science politique et d’anthropologie à l’université de Yale aux États-Unis. Il y est le codirecteur du programme sur les études agraires et membre de l’Académie des Arts et des Sciences des États-Unis.

James C Scott est devenu par ses recherches profondes et pertinentes, un universitaire spécialiste incontournable pour ceux qui désirent analyser et comprendre l’histoire de la société humaine depuis ses lointaines origines en battant en brèches les poncifs et dogmes de ce que l’anthropologie politique “orthodoxe” a prêché au service du statu quo oligarchique depuis des décennies. Scott s’inscrit dans la lignée anthropologique des Pierre Clastres, Marshall Sahlins et du plus jeune David Graeber. Clastrien revendiqué, Scott commence souvent ses livres et conférences avec cette citation de Clastres tirée de La société contre l’État (1974) :

Il est dit que l’histoire des peuples qui ont une histoire est l’histoire de la lutte des classes. On pourrait dire avec au moins tout autant de véracité que l’histoire des peuples sans histoire est une histoire de leur lutte contre l’État.

James C Scott est l’auteur de 10 livres dont, outre cet ouvrage dont nous traduisons quelques extraits de l’anglais, les célèbres ‘Seeing like a State”, Yale U, 1998 et son tout dernier ouvrage dont nous traduirons également de larges extraits au plus tôt : “Against the Grain, a Deep History of the Eartliest States”, Yale U, 2017 (notre traduction est achevée et sera publiée sous format pdf sous peu). Il participe à de nombreuses conférences dans le monde et la plupart de celles-ci sont disponibles pour visionner gratuitement sur la toile.

Notons pour l’anecdote que le titre complet en anglais du livre de Scott est :

“The Art of Not Being Governed, an Anarchist History of Upland Southeast Asia” qu’on pourrait traduire par: “L’art de ne pas être gouverné, une histoire anarchiste des hauts-plateaux d’Asie du Sud-Est” or la traduction du titre du livre tel que publié en français aux éditions du Seuil en 2013 est comme suit : “Zomia, l’art de ne pas être gouverné”… Il est intéressant de constater que le mot “histoire anarchiste” du titre anglais et publié comme tel, en toute honnêteté et sans censure par les éditions de l’université de Yale, est passé à la trappe dans la traduction française “officielle”, est-ce bien surprenant ?… De quoi ont-ils donc si peur dans le pays qui fut si longtemps le berceau de l’anarchisme ?…

~ Résistance 71 ~

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Nous vous en proposons une lecture, sous un autre angle, en faisant un focus sur ce qui nous a semblé le plus lumineux et donc, le plus éclairant.

Et j’ai été tout autant touchée par cette lecture des traductions faites par R71 et c’est d’ailleurs pourquoi, nous estimons modestement cette LECTURE INDISPENSABLE pour, ensemble, éteindre la lumière du N.O.M. ; Impulser la poussée primordiale, vaincre cette foutue inertie de départ et enclencher un nouveau paradigme en lien avec les peuples autochtones de tous les continents afin d’instaurer la société des sociétés

Et parfaitement connexes avec toutes les versions PDF que j’ai déjà réalisées (71) et que vous pouvez lire, télécharger et/ou imprimer gratuitement en vous servant dans cette page spéciale de mon blog ► TOUTES LES VERSIONS PDF DE JBL1960

Et d’autres encore sont à venir, de James C. Scott, notamment « Contre le grain, une histoire profonde des premiers États » et pour affuter notre réflexion dans ce principe anarchiste simple qui est ; Mieux comprendre pour mieux agir ; Et se défaire de ses idées toutes faites sur l’anarchie entre autres choses…

JBL1960

La peste religieuse – Johann Most, 1892 en version PDF gratuite

Où le social l’emporte, les préoccupations religieuses s’effacent…

Des lectures nous happent, nous hachent et surtout nous transforment…

Et ce fut encore le cas, pour ma part, en lisant La peste religieuse de Johann Most, republiée par Résistance 71 le 30 août dernier et comme une évidence, pour en permettre la diffusion, le partage, l’impression aussi, j’en ai réalisée une version PDF ;

La peste religieuse par Johann Most, 1892

en version PDF N° 71 de 18 pages

Biographie de la page 3 à 5 ;

La peste religieuse page 6 à 15 ;

Notes de renvoi à la page 16 ;

Lectures complémentaires proposées par R71 page 17 ;

Lectures complémentaires proposées par JBL page 18 ;

Johann Most, à la page 12 écrit ceci :

Par conséquent, arrachons du cerveau les idées religieuses, et à bas les prêtres ! Ces derniers ont la coutume de dire que la fin justifie les moyens. Bien ! Employons, nous aussi, cet axiome contre eux. Notre but est la délivrance de l’humanité de tout esclavage, de la tirer du joug de la servitude sociale comme des fers de la tyrannie politique, mais aussi sortir cette même humanité des ténèbres religieuses. Tout moyen pour l’accomplissement de ce haut but doit être reconnu comme juste par tous les vrais amis de l’humanité et doit être mis en pratique à chaque occasion propice.

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C’est ce à quoi, bien modestement, je m’emploie notamment en réalisant ce PDF que vous pourrez lire, télécharger et/ou imprimer et cela gratuitement car j’estime que tout ce qui participe du développement de l’humanité DOIT être accessible à tous et gratuitement et par ailleurs c’est en faisant des recherches sur l’origine de cette phrase « Où le social l’emporte, les préoccupations religieuses s’effacent » que j’ai atterrie là ▼

Résistance politique : L’État n’est plus rien… Soyons tout (Raoul Vaneigem)

Raoul Vaneigem La gratuité est l’arme absolue

26 septembre 2015

Interview du situationniste historique par un de ses vieux potes.

(2011)

En 10 points et je vous rappelle le dernier tant il est parfaitement d’actualité ;

10. V. : L’argent n’est pas seulement en train de dévaluer (le pouvoir d’achat le prouve), il s’investit si sauvagement dans la bulle de la spéculation boursière qu’elle est vouée à imploser. La tornade du profit à court terme détruit tout sur son passage, elle stérilise la terre et dessèche la vie pour en tirer de vains bénéfices. La vie, humainement conçue, est incompatible avec l’économie qui exploite l’homme et la terre à des fins lucratives. À la différence de la survie, la vie donne et se donne. La gratuité est l’arme absolue contre la dictature du profit. En Grèce, le mouvement « Ne payez plus ! » se développe. Au départ, les automobilistes ont refusé les péages, ils ont eu le soutien d’un collectif d’avocats qui poursuit l’État, accusé d’avoir vendu les autoroutes à des firmes privées. Il est question maintenant de refuser le paiement des transports publics, d’exiger la gratuité des soins de santé et de l’enseignement, de ne plus verser les taxes et les impôts qui servent à renflouer les malversations bancaires et à enrichir les actionnaires. Le combat pour la jouissance de soi et du monde ne passe pas par l’argent mais, au contraire, l’exclut absolument.

Pour lire l’intégralité de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2015/09/29/resistance-politique-letat-nest-plus-rien-soyons-tout-raoul-vaneigem/

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Voici la démonstration que : Où le social l’emporte, les préoccupations religieuses s’effacent avec la conclusion offerte par Johann Most dans La peste religieuse ;

Espérons que les masses ne se laisseront plus longtemps tromper et berner, mais qu’un jour viendra où les crucifix et les saints seront jetés au feu, les calices et les hosties convertis en objets utiles, les églises transformées en salle de concert, de théâtres ou d’assemblées, ou, dans le cas où elles ne pourraient servir à ce but, en grenier à blé et en écuries à chevaux. Espérons qu’un jour viendra où le peuple éclairé cette fois ne comprendra pas que pareille transformation n’ait pas déjà eu lieu depuis longtemps. Cette manière d’agir courte et concise ne se pratiquera naturellement que lorsque la RÉVOLUTION SOCIALE, qui approche, éclatera, c’est-à-dire au moment où il sera fait table rase des complices de la prêtraille : principes, bureaucrates et capitalistes et où l’État ainsi que l’Église seront radicalement balayés.

Johann Most, 1892.

C’est parce que je pense sincèrement que toute religion est une atteinte directe à la liberté de l’Homme que j’invite les croyants de tous poils, non pas à renier leur propre croyance, mais à la pratiquer en leur for intérieur et à décider à partir d’une césure, d’un temps zéro (le fameux Tep Zepi/Zep Tepi) et collectivement qu’aucune religion n’aura plus jamais force de loi d’Airain…

Croyez en ce que vous voulez, mais en votre intérieur, et n’obligez plus personne à croire en ce que vous croyez, pour le moins, et afin, désormais, que plus rien ne soit fait ou dit ou encore requis au N.O.M. d’un dieu…

Vous pouvez consulter cette page de mon blog spécialement dédiée à toutes les versions PDF que j’ai déjà réalisées ► LES PDF DE JBL1960 GRATUITEMENT, j’insiste.

Et vous référez à cet article plus précisément Énième scandale des prêtres pédophiles : Le pape se dit ; qui traite très largement de la peste religieuse catholique ;

Mais également à ce tout dernier ► De la censure des médias alternatifs… Au muselage progressif de la pensée critique, amérindienne, et autre… qui lui traite très largement et en profondeur de la censure déployée par tous les Bien-Zélés des dieux de la Terre et pour nous faire taire

C’est pourquoi = Ouvrons-la !

Mais sans rien attendre en retour et de manière totalement désintéressée…

JBL1960