Archives pour la catégorie NOUVEAU PARADIGME

Les 5 types de boulots de m*rde inutiles (David Graeber) traduction R71 et un hors catégorie proposé par mézigue…

Rions un peu, tant qu’on peut…

Encore !

Alors entendons-nous bien, il s’agit d’Emplois de m*rde, dans une société de me*de ;

Pour autant, le top du top dans cette société de me*de et hors classement, toutes catégories confondues ; Les Banksters, et pour ma part, leur Grand Maitre  était/est/sera La Banque Rothschild de la City de Londres ; Au cœur de l’Empire.

Le changement commence avec nous ! Et au moment où nous ne permettons plus que nous soyons utilisés comme outils pour les objectifs et les fins de gens puissants, alors vient le moment où le monde commence à changer et nous sommes en ce moment même dans ce processus !… Une des choses les plus fortes et utiles que vous puissiez faire, est que lorsque l’opportunité vous ait présentée, n’ayez jamais peur de gueuler et de partager un avis, une opinion qui va à contre-courant ► Pour éteindre LA LUMIÈRE DU N.O.M. !

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Société et déliquescence… Les 5 catégories de boulots de merde inutiles (David Graeber)

Les cinq types de boulots de merde inutiles (David Graeber)

Résistance 71 | 1er juillet 2018

Dans un entretien avec le Real News Network (voir la vidéo ci-dessous, en anglais), l’anthropologue politique David Graeber a ironiquement et cyniquement identifié les 5 catégories de “boulots de merde inutiles” de notre société moderne déliquescente suite à une étude approfondie du sujet.

Les voici :

1 – Les fayot(e)s : Ces boulots n’existent que comme faire-valoir, pour faire briller en général un cadre de l’exécutif d’une entreprise (ou administration). Un exécutif est jugé par le nombre de ses subordonnés. Pour donner plus de crédibilité à cette caste de l’exécutif, une pléiade de millions de ces boulots inutiles est créée.

2 – Les pousseurs(euses) : n’existent que parce les autres entreprises en ont. Graeber compare avec les armées qui n’existent que parce que les autres en ont.

3 – Les rafistoleurs (euses) : Existent pour fixer des problèmes qui à la base n’ont aucun lieu d’être. Graeber utilise la comparaison suivante: Imaginez avoir une fuite à votre toiture. Vous payez quelqu’un pour vider les seaux toutes les demies-heures lorsqu’il pleut plutôt que de faire arranger votre toit. Ces boulots n’existent que pour fixer des problèmes dus à une mauvaise organisation, ce qui avec une certaine efficacité ne devrait pas se produire. C’est de la gestion après coup de l’incompétence avérée. Il y a des millions de boulots de ce type.

4 – Les cocheurs (euses) de cases : Ces boulots existent pour dire et rapporter le fait que ce qui devait être fait a été fait. Il y en a énormément dans les gouvernements et les administrations, mais aussi de plus en plus dans les entreprises. Inhérent à une bureaucratie rampante.

5 – Les maîtres(ses) de cérémonie : Boulots qui existent pour superviser des gens qui n’ont pas besoin d’être supervisée. Cette catégorie représente la vaste majorité des activités de ce qu’on appelle le “mid-management”, toute cette myriade de “petits chefs” intermédiaires, dont la fonction est aussi de pourvoir à la création de nouveaux boulots inutiles…

David Graeber a étudié ces secteurs d’activité, il s’est entretenu avec des centaines d’employés de ces diverses fonctions et continuent de compiler les données de ce qu’il appelle en anglais les “Bullshit Jobs” et qu’il associe à la bureaucratisation effrénée de notre société moderne dans une “soviétisation” de la gestion économique des affaires, dans une soviétisation bureaucratique du capitalisme. Nous sommes de plein pied dans une société de la gestion de l’inutile. Il n’y a aucun doute que l’humain peut mieux faire, il l’a déjà fait et peut le refaire pourvu qu’il se débarrasse de toute cette fange qui obscurcit sa vision des choses.

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LECTURES COMPLÉMENTAIRES indispensable pour, ensemble, éteindre la lumière du N.O.M. ; Impulser la poussée primordiale, vaincre cette foutue inertie de départ et enclencher un nouveau paradigme en lien avec les peuples autochtones de tous les continents afin d’instaurer la société des sociétés ;

Fragments anthropologiques pour changer l’histoire de l’Humanité avec David Graeber, version PDF N° 57 de 59 pages

Manifeste contre le travail et ses Lois, version PDF N° 51 de 35 pages, du Groupe Krisis, publié initialement le 31 décembre 1999

Que faire ? La marche vers la tyrannie globale, comment s’en sortir ? Que faire ? version PDF N° 42 de 18 pages, par Résistance 71, juin 2010 et sur proposition de JBL1960

1977 – 2017 HOMMAGE À PIERRE CLASTRES en version PDF N° 33 de 54 pages

Pierre Clastres préfaçant Sahlins PDF N°  de 21 pages de la préface par Pierre Clastres de la traduction en français du livre de Marshall Sahlins :  “ Âge de pierre, âge d’abondance L’économie des sociétés primitives ”  (Éditions Gallimard, 1976, 1ère édition en anglais, 1972) publiée en 2 parties par Résistance71

Le Prince de l’Évolution, version PDF N° 12 de 24 pages ; Pierre Kropotkine vu par le Dr. Lee Alan Dugatkin

L’entraide, un facteur de l’évolution, nouvelle version PDF N° 52 de 179 pages et une des œuvres phares de Pierre Kropotkine  (1842-1921) – qui était un scientifique et un des grands théoriciens visionnaire du mouvement anarchiste. Il est considéré comme un des « pères » de la sociobiologie, surtout pour sa critique fondée et constructive des dogmes pseudo-scientifiques du darwinisme-social colportés par des gens comme Herbert Spencer et Thomas Huxley – cet auteur étant du domaine public 

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Libérons-nous de la folie colonisatrice d’un Occident génocidaire ;

ICI et MAINTENANT et d’OÙ NOUS SOMMES…

JBL1960

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La lumière du N.O.M.

Mais non c’est pas nous !

Pourtant l’étau se resserre ► Ben Rhodes admet qu’Obama armait les djihadistes en Syrie…

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Nouvel Ordre Mondial : Al Qaïda et l’EIIL créés par l’empire (Harvard)

Un chercheur de Harvard explique comment les États-Unis ont créé Al Qaïda et le groupe terroriste de l’EIIL / Daesh

Arjun Walia | 27 juin 2018 | Source ► http://www.informationclearinghouse.info/49733.htm

Traduit de l’anglais par Résistance 71

C’est assez fascinant de constater à quel point la conscience planétaire a changé en l’espace de ces quelques cinq dernières années et ceci ne s’est pas produit sur juste un sujet, mais dans bien des domaines allant de la santé à la géopolitique et tout ce qu’on peut trouver entre les deux.

Les gens sont vraiment en train de se réveiller et de voir au travers de la masse de la propagande et des mensonges qui nous sont continuellement apportés par les médias sur les sujets globaux et autre domaines englobant tous les aspects de l’humanité.

Connu pour être le “père de la relation publique”, Edward Bernays (NdT : neveu de Sigmund Freud) le résume assez bien :

La manipulation consciente et intelligente des habitudes et des opinions organisées des masses est un élément important de la société démocratique. Ceux qui manipulent de mécanisme invisible de la société constituent un gouvernement invisible qui est le véritable pouvoir de notre pays. Nous sommes gouvernés, nos esprits sont formatés, nos goûts façonnés, nos idées suggérées, essentiellement par un groupe de personnes dont nous n’avons jamais entendu parler.” — Propaganda, 1928

Ce grand “réveil” dont je parle est devenu évident alors que des mots comme “État profond”, “terrorisme faux-drapeau” sont devenus des lieux communs de la rhétorique publique médiatique, des politiciens internationaux y faisant même souvent référence. Prenez le président russe Poutine par exemple qui a dénoncé en de multiples occasions l’alliance militaire occidentale et ses menaces “magiques”, “mythiques” qu’elle crée pour justifier son action politico-économique et ses sanctions et interventions dans de nombreux pays pour en fait d’autres motifs. Un autre exemple serait comment le président syrien Bachar al Assad a dénoncé Donald Trump pour n’être qu’un autre outil de l’État profond états-unien. Cette reconnaissance de “l’État profond” est énorme car de nombreux présidents américains ont essayé d’en informer le public au cours des dernières décennies.

L’ancien président Theodor Roosevelt fut un de ceux qui essaya de nous prévenir que les deux partis politiques US avaient dérogé de leur objectif initial et qu’au lieu que la politique soit un outil pour promouvoir le bien public des masses, “ils sont les outils d’intérêts corrompus qui les utilisent pour assouvir leurs propres intérêts. Derrière ce gouvernement de façade, siège, trône un gouvernement invisible, n’ayant aucune responsabilité ni allégeance de quelque sorte que ce soit envers le peuple.” (source)

L’idée que les gouvernements ne représentent en rien leur peuple et que ceci n’est pas nouveau est devenu évident aujourd’hui. Pour nous, à Collective Evolution, c’est fascinant parce que nous avons écrit et dénoncé cet état profond depuis des années (NdT : de la même manière pour nous à Résistance 71) et avoir maintenant des figures de la politique en parler ouvertement fait définitivement se poser des questions.

Le meilleur exemple (moderne) de terrorisme faux-drapeau pourrait bien être les attentats du 11 septembre 2001 ainsi que les récentes attaques chimiques ayant eu lieu en Syrie. Est-ce que l’élite mondialiste fomente et perpétue ces évènements en le blâmant sur quelqu’un d’autre pour justifier les actions qu’ils ont décidé de prendre ? Est-ce que tout ce qu’on nous dit et ce que nous connaissons sur le terrorisme et la menace sur la sûreté de l’État est fondé sur de fausses assertions ?

La Syrie et l’histoire de la Syrie est un excellent exemple, le document intitulé “Syria: Scenarios of Dramatic Political Change,” a été écrit en juillet 1986 par le Foreign Subversion and Instability Center, partie du Mission Center for Global Issues de la CIA. Il déclare sa mission être : “d’analyser un nombre possible de scénarios pouvant mener à l’expulsion du président Assad ou tout autre changement politique d’importance en Syrie.” Bien que le document ait 25 ans d’âge, il montre que les États-Unis planifient d’infiltrer et d’influencer la Syrie afin de créer un changement utile à leurs intérêts, cela remonte à plus de 30 ans..

Le document vient aussi avec des témoignages de gens de l’intérieur, comme par exemple le général 4 étoiles Wesley Clark*, ancien chef des opérations de l’OTAN de 1997 à 2000. Celui-ci a déclaré dans un entretien avec Democracy Now! que les USA planifiaient d’envahir 7 pays en 5 ans au Moyen-Orient incluant la Syrie et ce sans aucune raison valide. Il offrait le sentiment des personnes au sein de l’armée américaine que nous avions une “bonne armée” et que nous pouvions “renverser des gouvernements”. Il parla d’un mémo interne du Pentagone qui décrivait comment les États-Unis allaient “renverser 7 pays en 5 ans en commençant avec l’Irak, puis la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et pour finir l’Iran.

(source).

Alors, qui a créé Al Qaïda et l’EIIL ?…

Nous sommes face à face avec la prise de contrôle criminelle à un niveau international.. il y a une guerre ouverte menée par les Etats-Unis et qui peut être menée par quelques pays par procuration qui obéissent aux ordres de Washington… La ‘guerre globale contre le terrorisme’ est une action américaine, une fausse action, basée sur de fausses bases. Elle nous explique que quelque part les Etats-Unis et le monde occidental courent après un ennemi fictif, l’État Islamique, quand cet EI est de fait totalement soutenu et financé par l’alliance militaire occidentale et les alliés des Etats-Unis dans le Golfe Persique,

Cette citation ci-dessus provient d’un économiste canadien, Michel Chossudovsky, professeur émérite de l’université d’Ottawa. Il expliqua tout cela dans une conférence international sur le Nouvel Ordre Mondial qui fut organisée il y a quelques années par la Perdana Global Peace Foundation.

Comme on peut le constater, ce sentiment est partagé par beaucoup et une des dernières voix à abonder en ce sens est celle de Garikai Chengu de l’université de Harvard.

A l’instar d’Al Qaïda, l’EIIL** est made in USA, il est un instrument de terreur fait pour diviser et conquérir le Moyen-Orient riche en pétrole et en hydrocarbures et pour contrer l’influence croissante de l’Iran dans la région. Le fait que les États-Unis ont une très longue histoire de soutien et de création  du terrorisme ne surprendra que ceux qui regardent les JT et ignorent l’histoire.

Un autre excellent point que Chengu établit :

La relation de l’Amérique avec AQ a toujours été une relation de haine et d’amour. Tout cela dépend si un groupe particulier affilié à AQ sert des intérêts américains spécifiques dans la zone où il se trouve. Selon le cas, le ministère des affaires étrangères américain soutien et finance le groupe terroriste ou le fait bombarder. Alors même que les législateurs américains clament s’opposer à l’islam extrémiste, ils le fomente et le développent comme arme de leur politique étrangère.

Il fournit pas mal d’exemples dans son article, demandant aux lecteurs de se rappeler quand la “CIA donna naissance à Oussama Ben Laden et allaita son organisation pendant les années 1980.” Il rappelle brièvement l’ancien ministre britannique des affaires étrangères Robin Cook disant au parlement qu’Al Qaïda “était sans aucune équivoque, un produit des services de renseignement occidentaux.

La vérité est qu’il n’y a pas d’armée islamique ou de groupe terroriste répondant au nom d’Al Qaïda et tout officier de renseignement informé sait parfaitement cela. Mais en revanche, il y a une campagne de propagande pour faire croire au public la présence d’une entité intensifiée représentant ‘le diable’ et ce uniquement pour amener les téléspectateurs à accepter un leadership international unifié pour une ‘guerre contre le terrorisme’. Le pays qui se tient derrière cette campagne de propagande sont les Etats-Unis.” ~ Robin Cook

Aujourd’hui, nous avons de nombreux lanceurs d’alerte qui martèlent ce point précis. Voici par exemple une vidéo de la lanceuse d’alerte du FBI Sibel Edmonds*** sur RT news : video.

Elle est une ancienne traductrice du FBI et fondatrice de la National Security Whistleblowers Coalition (NSWBC). Elle a attiré pas mal d’attention sur elle en 2002 après avoir accusé un collègue de couvrir une activité illicite impliquant des citoyens turcs, qui mettaient en cause de sérieux manquements à la sécurité et des activités de camouflage en référence à des informations ultra-confidentielles qui étaient délibérément supprimées. Elle met en évidence le fait que l’EIIL est la création de ceux-là mêmes qui appelle le groupe terroriste.

Un autre exemple récent provient d’Edward Snowden qui publie un tweet de l’assistant professeur Max Abrahms, expert en sécurité internationale, posant la relation entre la CIA et AQ. […]

Snowden a retweeter ceci le 12 septembre, le jour d’après l’anniversaire du 11 septembre.

La soi-disant guerre contre le terrorisme devrait être vue pour ce qu’elle est véritablement : un prétexte pour maintenir une armée américaine dangereusement sur-gonflée. Les deux groupes les plus importants influents sur la politique étrangère américaine sont le lobby israélien qui dirige la politique américaine du Moyen-Orient et le complexe militaro-industriel qui profite de toutes les actions qui en découlent. Depuis que George W. Bush a déclaré cette ‘guerre contre le terrorisme’ en 2001, celle-ci a coûté aux contribuable plus de 6600 milliards de dollars et des milliers de nos jeunes sont tombés pour cette mascarade ; mais cette guerre a aussi engrangé des milliards pour l’élite au sommet de la pyramide américaine.” ~ Garikai Chengu.

Alors que pouvez-vous faire ? En quoi cela change t’il votre vie ?

Le plus intéressant au sujet de ce type d’information est que cela va à contre-courant de l’info des merdias de base et de leur rhétorique usuelle. Dans un monde où l’information est présentée de manière totalement antinomique à la réalité de terrain, que doit donc faire celui qui est intéressé de connaître la vérité ?…

La plupart sait qui sert la soupe les vraies “fausses nouvelles/infos” et cela est spécifiquement intrigant quand on a tant de sources qui vont contre le narratif officiel. Ce qui est encore plus inquiétant est que ce sont les gouvernements qui veulent décider de ce qui est de la “vraie et de la fausse info”, de ce qui est réel et de ce qui est falsifié. Ne devrions-nous pas être capables de faire cela nous-mêmes ?… Ne devrions nous pas mettre notre casque à esprit critique ? Ne sommes-nous pas capable de regarder des sources variées d’information et de faire un choix informé plutôt que de dépendre exclusivement des infos diffusées sur nos écrans de TV avec des gens d’influence manipulant les perceptions et les esprits de la masse des gens ?…

En fin de compte, c’est tout ce qui existe, une guerre pour notre conscience et il est très clair qu’ils ne veulent vraiment pas que nous pensions par nous-mêmes.

Ce type d’info est du style catalyseur “ah ah, mais c’est pourtant bien sûr!”. Plus on commence à voir les choses, et à devenir conscients des réalités et plus cela devient le point de départ de l’action. Regardez ce qu’il s’est produit avec les OGM et l’activisme que cela a engendré, ainsi la vaste majorité de la nourriture OGM parfaitement légale aux États-Unis a été interdite dans bien des pays du monde.

C’est la même chose avec le terrorisme et la guerre en général. Au bout du compte, on nous a lavé le cerveau et on continue d’être conditionné afin d’accepter les raisons de la guerre. Au moment où nous nous réveillons, à l’instant où nous avons ce moment “ah ah”, c’est le moment où tout change et c’est aussi le moment où les soldats commenceront à arrêter d’appuyer sur la détente de leurs armes.

Le changement commence avec nous ! et au moment où nous ne permettons plus que nous soyons utilisés comme outils pour les objectifs et les fins de gens puissants, alors vient le moment où le monde commence à changer et nous sommes en ce moment même dans ce processus !… Une des choses les plus fortes et utiles que vous puissiez faire, est que lorsque l’opportunité vous ait présentée, n’ayez jamais peur de gueuler et de partager un avis, une opinion qui va à contre-courant.

*Vidéo incluse en analyse dans ce billet du 11/08/2016 intitulé « Le Chaos ou le Chaos ? »

**La confession de Vincent Emanuele, vétéran de guerre US : J’ai aidé à créer l’EIIL/DAESH

***Vidéo intégrale en VOSTFR ; 11/9. SIBEL EDMONDS, une femme à abattre – Publié le 1 novembre 2010 par GalaxienCanal+ & Zadig Production avec la participation de Planète en analyse dans ce billet du 21/08/2016 intitulé « OUVRONS-LA »

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Oui, le changement commence avec nous !

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Pour achever de s’en convaincre et affuter notre réflexion, ces quelques lectures complémentaires en versions PDF que j’ai réalisées en étroite collaboration avec R71 qui traduit ou qui produit ;

Leur MANIFESTE POUR LA SOCIÉTÉ DES SOCIÉTÉS ;

La City de Londres ; Au cœur de l’Empire (PDF N° 54)

Que faire ? La marche vers la tyrannie globale, comment s’en sortir ? Que faire ?  (PDF N° 42)

EFFONDRER LE COLONIALISME ! (PDF N° 38) EFFONDRER LE COLONIALISME ► Maître-pilier de l’Empire pour un changement de paradigme politique & social ► Déterminer l’E.R.R.E.U.R. et comment la corriger

LA THÉORIE RUSSO-UKRAINIENNE DE L’ORIGINE ABIOTIQUE PROFONDE DU PÉTROLE (PDF N° 26)

Par Résistance71 en Janvier 2013 ► Petit précis sur la société, l’état, la désobéissance civile et la commune volontaire autogérée ; solutions au marasme systémique actuel (PDF N° 14)

De Kevin Annett LE BOUCLIER DU LANCEUR D’ALERTE, version PDF lecture, téléchargement et/ou impression totalement gratos en accord avec l’auteur !

Toutes les autres versions PDF dans cette page de mon blog (63 à ce jour) ► LES PDF DE JBL1960

Nous sommes la solution…

JBL1960

De la Commune à la pratique anarchiste avec Louise Michel (1830 – 1905) en version PDF gratuite

La Grande Proscrite !

Ou encore La matricule 2182…

Et après Emma Goldman qu’on surnommait Emma La Rouge ;

Ce PDF N° 63 entièrement consacré à l’œuvre politique et militante d’une femme et immense figure de l’anarchie ; Louise Michel qu’on surnommait « La Vierge Rouge » et par extraits choisis de Résistance 71 au fil du temps…

De la Commune à la pratique anarchiste avec Louise Michel, version PDF de 46 pages

Et présenté comme suit ;

BIOGRAPHIE ► P.   4

L’histoire tronquée de la Commune de 1871 ►  P.    6

Commune de Paris : L’Abécédaire de Louise Michel ► P.  21

La Commune, histoire et souvenirs, Louise Michel, 1898 ► P.  28

L’Ère Nouvelle ► P.  31

Lectures connexes en version PDF ► P.  46

Souvenirs et aventures de ma vie. C’est sous ce titre que La Vie populaire a publié en 1905 un feuilleton sur la déportation de Louise Michel au bagne de Nouvelle-Calédonie. Présenté par l’éditeur de 1905 comme « le journal vécu d’une femme de cœur », ces souvenirs comportent trois parties : « Les journées rouges de la Commune », « Les jours noirs de l’exil », « Le triste exode anarchiste ». Un avertissement prévient les lecteurs : Ceux qui liront ces pages émouvantes pourront se convaincre que le but de toute la vie de la Grande Proscrite n’a été que de diminuer les haines entre les hommes, et qu’elle n’a jamais rêvé autre chose que la grande concorde et la fraternité universelle. Source ► http://camin-ferrat.over-blog.com/article-louise-michel-en-nouvelle-caledonie-73889589.html

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Préparant un article sur la Kanaky, il est impossible de ne pas rappeler la rencontre de Louise Michel sous le matricule 2182 avec le peuple Kanak, ces « nègres d’Océanie » selon le vocabulaire d’alors.

Vocabulaire qui n’a pas vraiment évolué, puisqu’en 2018, Macron de Rothschild, a débarqué(*) en Kanaky tel que le Roi d’Espagne ou du Portugal aurait pu le faire après 1492 dans leurs possessions du Nouveau Monde pour réaffirmer la source biblique du colonialisme de l’empire colonial français établi depuis l’an 1531 et jusqu’à ce jour en Nouvelle Calédonie, comme dans tous les DOM & TOM…

(*)Nouvelle-Calédonie ; INFO 03/05/2018 ; INFO 06/05/2018 ; VIDÉO DIEUDONNÉ MACRON EN KANAKY

Or, vous le savez, nous sommes en  mesure d’EFFONDRER LE COLONIALISME ► Maître-pilier de l’Empire pour un changement de paradigme politique & social ► Déterminer l’E.R.R.E.U.R. et la corriger et faire TOMBER cet empire faussaire, failli et totalement illégal puisqu’un empire sans terre est un empire à terre…

Aussi, soyons des petits détonateurs supplémentaires, démystifions tous les mythos, les dogmes et les doctrines pour nous émanciper de la malfaisance régnante ;

Soyons « Le Caillou » dans la chaussure de l’empire colonial français pour le stopper net.

Car nous sommes de plus en plus nombreux à penser et à affirmer que l’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur Terre.

JBL1960

Lecture connexe indispensable en version PDF ;

Païens en Terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte ;

de Steven Newcomb

Un (autre) regard anarchiste sur la Vie de « Emma La Rouge » Goldman…

Howard Zinn déclarait en 2006 :

« J’ai commencé à vraiment comprendre certaines choses sur l’anarchisme dans les années 1960, en lisant l’autobiographie d’Emma Goldman, en lisant Alexandre Berkman, Pierre Kropotkine et Michel Bakounine. L’anarchisme veut dire pour moi une société où vous avez une véritable organisation démocratique de la société, tant dans la prise de décision politique, que dans l’économie où l’autorité du capitalisme n’existe plus… Les gens auraient une véritable décision de leur destinée, dans laquelle ils ne seraient plus forcés de choisir entre deux partis politiques, qui ne représentent en rien les intérêts du peuple. Je vois donc l’anarchisme comme un moyen de démocratie politique et économique et ce dans le meilleur sens du terme. »

 Et avec Howard Zinn il est absolument impossible de rester neutre dans un train en marche

Tout comme avec Emma La Rouge ;

C’est la seule photo d’Emma Goldman, à ma connaissance, sur laquelle elle esquisse un sourire…

Voici donc des extraits choisis d’Emma Goldman traduit, au fil du temps, par Résistance 71, dans une version PDF N° 62 de 43 pages, pour nous permettre, je l’espère, de commencer à vraiment comprendre certaines choses sur l’anarchisme ; Car il est bien temps !

Un (autre) regard anarchiste sur la vie avec Emma Goldman, 1869 – 1940

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Que j’ai présentée comme suit :

Biographie  ► P.   4

Emma Goldman et la lutte de terrain ► P.   5

 L’Abécédaire d’Emma Goldman ► P.   7

 Un regard anarchiste sur la vie ► P. 14

 Le Marxisme contre la révolution russe ► P. 17

La révolution sociale – 1ère Partie ► P. 20

 La révolution sociale – 2ème Partie ► P. 27

 Le socialisme pris dans le piège de la politique ► P. 37

Bibliographie ► P. 42

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Vous pouvez retrouver toutes les autres versions PDF que j’ai réalisées, toujours avec le même plaisir, et celui-ci est le tout premier consacré à une grande Dame de l’Anarchie, dans cette page de mon blog dédiée ► LES PDF DE JBL1960 et ils sont en lecture, téléchargement et/ou impression gratuits car nous estimons, les uns et les autres, que tout ce qui participe du développement de l’humanité DOIT être accessible à tous et gratuitement, pas plus de «droits d’auteurs» et de «propriété intellectuelle» que de beurre en branche !

En attendant une version PDF d’une autre grande figure féminine de l’Anarchie ; Louise Michel.

Et le temps d’une lecture, souvent à voix haute pour ma part, refaire chanter et vibrer les mots et surtout les idées, intactes, qui n’attendent que nous pour les mettre en musique et danser ; Si je ne peux pas danser, je ne veux pas faire partie de votre révolution !

JBL1960

Bénévolement pôvre…

Pas de bénévolat ?

Pas de RSA…

Dans ce billet UBU est Strasbourgeois, j’ai suivi toute l’affaire qui trouve donc sa solution (finale ?) avec cette validation par le Conseil d’État qui a considéré que le département du Haut-Rhin pouvait demander aux bénéficiaires du RSA de faire du bénévolat, dans une décision lue vendredi. Saisie par le conseil départemental du Haut-Rhin, la plus haute juridiction administrative française a considéré que si le contrat conclu entre le département et le bénéficiaire du RSA est « élaboré de façon personnalisée », il peut « prévoir légalement des actions de bénévolat à condition qu’elles puissent contribuer à une meilleure insertion professionnelle du bénéficiaire et restent compatibles avec la recherche d’un emploi ».

Faire sept heures de bénévolat par semaine au risque de se voir priver de l’allocation du RSA, telle était la mesure polémique décidée en février 2016 par le conseil départemental du Haut-Rhin pour une application à partir de début 2017. Le président (LR) du conseil de l’époque, Eric Straumann, présentait cette mesure comme un moyen de faciliter l’insertion des bénéficiaires et leur retour vers l’emploi, tandis qu’elle avait indigné les associations venant en aide aux personnes précaires.

Mais le préfet de l’époque avait estimé cette décision illégale et l’avait attaquée devant la justice administrative, qui lui avait donné raison en octobre 2016 et annulé la délibération du conseil départemental, tout comme la cour d’appel de Nancy en avril 2017. Selon le Conseil d’État, la cour « a commis une erreur de droit en se fondant, pour annuler la délibération (du conseil départemental, ndlr), sur la circonstance que le bénéficiaire du revenu de solidarité active (…) ne saurait se voir proposer des actions de bénévolat au titre de son insertion ». En conséquence, la décision du Conseil d’État casse l’annulation de la délibération et renvoie l’affaire devant la cour administrative d’appel de Nancy.

Tout en se pourvoyant en cassation, le Haut-Rhin a finalement mis en place depuis septembre un système incitant à pratiquer une activité bénévole et à s’engager par contrat à le faire, de manière individuelle et non générale. Désormais présidée par Brigitte Klinkert, « le conseil départemental du Haut-Rhin exprime toute sa satisfaction suite à cette décision » du Conseil d’Etat, a-t-il fait savoir dans un communiqué. « A ce jour, près de 800 allocataires se sont engagés dans une mission de bénévolat avec des résultats positifs à la clé », met en avant le conseil départemental. Source Le Figaro du 16/06/2018

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Voilà, je vous avais dit, ici-même, que dans cette Société là et dans ce Système là ;

N’importe quel bénévolat vaudrait mieux qu’un RSA

Pourtant, en donnant les vrais chiffres du chômage, chaque mois, Patdu49 rappelait bien que 1 chômeur inscrit à Pôle Emploi sur 2 ne percevait AUCUNE INDEMNITÉ comme vous pourrez le constater avec les tous derniers ► PENSEZ PRINTEMPS !

À L’ATTENTION DE TOUS ; VOICI LE LIEN PDF DU SITE CAF.FR ► PRESTATIONS FAMILIALES ET SOCIALES AU 1ER AVRIL 2018

Revenu de solidarité active (Rsa) le montant forfaitaire mensuel du Rsa est de 550,93€ pour une personne seule en métropole et dans les Dom (hors Mayotte) contre 545,48€ précédemment.
Dans ce billet LES ZÉROS HICS j’avais fait une réflexion croisée sur l’obligation de bénévoler et les oublis répétés de l’ex Ministre et Sénateur Henri de Raincourt, dont l’affaire pour détournement de fonds publics est toujours pendante devant la Justice. Source L’Yonne Républicaine du 06/11/2017.
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Qui s’est retrouvé un jour à percevoir le RSA, ayant soit épuisé ses droits au chômages, quand on en a, bien sûr, ne pouvant pas prétendre à l’ASS, sait bien de quoi il est question…
J’ai dans ce billet Ah ça c’est Klur ! raconté brièvement notre vécu car une descente aux enfers peut arriver très vite et à n’importe qui ;
Monsieur pour ses 50 ans, plus de boulot ; Fin de droits au chômage ; ASS (c’est à dire à peine 2500 Francs/380 € pour 4) ; Contrat Emploi Solidarité vraiment pour bouffer ; Bim une petite tumeur cancéreuse à soigner ; Contrat Emploi Solidarité obtenu à l’arraché par Mme le temps que M. se soigne (alors à l’arraché car il fut une époque ou les C.E.S. étaient réservés aux femmes des notables comme argent de poche, et pour les gueuses, comme moi, il fallait argumenter auprès de l’ANPE de ses motivations pour entrer en C.E.S.). Revenus trop faibles ; Restos du cœur, Vestiaires de la Croix-Rouge, demandes de bons alimentaires au C.C.A.S. de la commune ; Bim plus de carte bleu ; Tout payer en liquide et pas si facile ; Se chauffer ou bouffer ; Récupérer l’eau du bain des enfants… Chialer dans son coin, de rage, de honte, de dégout de soi ; Se battre malgré tout histoire de dire qu’on va pas se supprimer tout de suite, mais y penser quand même… Remonter la pente, mais sans  consumérisme à tout crin et c’est tant mieux, juste pour se rappeler tout le temps combien il est si facile de replonger ; Petits boulots ; Tentative de création d’une SARL de famille avec le I de RMI ; Mais c’était FouPouDav avec un banquier semblable à celui de Poolvorde dans Podium ; Bim ; Cessation d’activité ; Plus de carte bleu ; Petits boulots pour Mme ; M. étant trop vieux, sans dents suite à la petite tumeur cancéreuse : Retraite M. ; Petite retraite + petite complémentaire ; Faut pas rêver non plus = 1650 € (1730€ en 06/2018) ; Petits boulots pour Mme qui approche les 50 ans et bim ; Trop vieille la vieille… Pas assez travaillée pour avoir une retraite ; Droit à rien, ni chômage, ni RMI, ni aide à la mutuelle « Ah bah, votre mari est trop riche ! » – Les dents qui tombent comme à Gravelotte et tout qui regarde par terre… Une année avec mutuelle payée par M. pour s’occuper de son glaucome, de dents à arracher (c’est pour être en osmose avec mon sans dents de mari) et d’autres pathologies finalement pas trop graves mais qui ne vont pas en s’arrangeant ; Récupération d’une CB mais plus jamais d’autorisation de découvert ; Vivre avec ce qu’on a par mois et pas plus ! Et finalement y arriver ; Mme finie par s’éveiller complètement et… Ben c’est vachement bien ; Pas plus d’argent, non, juste une autre façon de voir les choses. Mais bon, propriétaire de rien donc ; Plus facile à intégrer ; Si si !
Car depuis, approchant la soixantaine, mon vieux mari ayant passer lui les 70 ans, toujour sans les dents. En plus de n’avoir plus jamais retravaillé depuis 2010, et ne percevant toujours RIEN, je suis atteinte d’une pathologie dégénérative (nan, pas du cerveau) arthrosique principalement aux genoux et aux mains. Et j’ai été contrainte de déposer un dossier MDPH pour une AAH, puisque je suis obligée de déménager pour un plain-pied. J’ai fait une demande à la CAF pour une allocation logement, elle m’a expliquée comment m’en passer… Mais on peut compter sur LREM qui vient de donner de l’ÉLAN aux Handicapés ; OU PAS ! Et donc, pas de bras, pas de Toit ! VIDÉO Guillaume Meurice.
Voilà pourquoi maintenant, électeur, si tu l’oses, vote encore ! Ou dit STOP !
C’est pourquoi depuis lors dans ce blog j’exprime ma vision de la société des sociétés, sans argent, contre le travail (mort) et ses lois.
Une société des sociétés n’œuvrant que pour le bien commun au sein de communes autonomes qui se fédèrent. Celle des associations libres et volontaires qui nous permettra de ne surtout pas laisser l’État du Monde, en partant, comme nous l’avons trouvés, en arrivant…

Pour ma part, il est clair qu’il n’y a pas de solution au sein de ce Système, qu’il n’y en a jamais eu et qu’il n’y en aura jamais.

La preuve par Macron, en France, qui a été mis là pour nous péter les gencives, à nous, les gueux et les gueuses qu’on nous ordonne de rester chez nous, où qu’on nous ordonne de bénévoler 7 heures par semaine et en silence !

Alors vous bénévolerez à pied à cheval ou en voiture, on s’en fout…

Vous n’aurez qu’à prendre les CARS à MACRON puisqu’il y a grève des trains ;

De toute façon moi je prends l’avion présidentiel pour faire 110 km et visiter mes gens…

Comment ça vous habitez aux culs des poules ?

J’veux rien savoir les feignasses !

Pas de bénévolat ?

Pas de RSA…

On s’en fout…

La SOLUTION c’est NOUS !

JBL1960

Source de l’illustration Les Nuits Debout protestent

 

De la Théorie à la Pratique Anarchiste avec Rudolph Rocker, en version PDF gratuite

Pour nous permettre de ne surtout pas laisser l’État du Monde, en partant, comme nous l’avons trouvés, en arrivant…

Nous avons absolument le pouvoir de dire NON et celui de refuser d’être gouvernés…

Sur proposition de Résistance 71 qui a traduit et publié initialement ;

De la théorie à la pratique anarchiste avec Rudolph Rocker, en version PDF N° 61 de 33 pages

« Pour les travailleurs, la grève générale est la conséquence logique du système industriel moderne, dont ils sont les victimes et elle leur offre en même temps l’arme la plus forte dans la lutte pour leur libération sociale, pourvu qu’ils reconnaissent leur propre force et apprennent a utiliser cette arme a bon escient. »

— Rudolph Rocker —

Passer de la THÉORIE à la PRATIQUE anarchiste notamment avec Rudolph Rocker ;

En faisant des recherches pour réaliser ce tout dernier PDF, j’ai découvert cet article, dans les premiers, signé du Collectif, naissant, Résistance 71 du 7 octobre 2010 qui démontre que nous pouvons passer de la théorie à la pratique anarchiste par une Grève Générale, Illimitée et Expropriatrice ;

Recette de la grève vraiment efficace

Recette-conseil des compagnons de la CNT-AIT… Elle a fait ses preuves au fil du temps et de l’Histoire. Le véritable question est la suivante :

Veut-on réellement un succès ?… Ou juste donner le change pour nous donner bonne conscience ?… Résistance 71

Qu’est-ce qu’une grève ?

Depuis près d’un mois, tous les 15 jours, les syndicats nous envoient dans la rue et nous demandent de nous mettre en grève. Ce qu’ils appellent les « journées d’action », les « temps forts »,…

Force est de constater que, depuis des années, cette tactique ne nous a apporté que des défaites (rappelons par exemple l’absence de rapport de force et l’échec de 2003).

Quand on regarde l’Histoire, les grèves victorieuses avaient toutes les mêmes caractéristiques :

– Constitution d’une caisse de solidarité. Préparée des mois avant le lancement de la grève, elle permettait de subvenir aux besoins des familles des grévistes au cours de grèves longues de plusieurs jours ou plusieurs semaines.

– Assemblées générales dans chaque usine. Elles étaient l’expression de la base, et elles dépassaient souvent les syndicats, qui dans tous les cas devaient leur rendre des comptes.

– Blocages des usines. Afin que la grève soit efficace, la production devait
impérativement s’arrêter (il fallait également contrer la possibilité de « lock-out »).

– Dénonciation (voir plus) des « jaunes » (les ouvriers qui refusaient de faire grève, ou qui venaient remplacer le personnel gréviste).

– Arrêt de l’activité jusqu’à acceptation des conditions posées par les travailleurs.

Ces facteurs permettaient aux ouvriers de créer un véritable rapport de force avec les patrons. Or, que voyons-nous dans les grèves d’aujourd’hui ?

– Pas de continuité, une journée tous les 15 jours…

– Pas de caisse de solidarité. Les bureaucraties syndicales, qui sont là pour ça (à
ce qu’ils nous disent) ne lâchent pas un centime, et écourtent les grèves au prétexte que les ouvriers n’auraient pas les moyens de la faire.

– Des assemblées générales de plus en plus rares, et de plus en plus contrôlées par les syndicats.

– Aucun blocage, au nom de la sacro-sainte « liberté de choix ».

– Des jaunes qu’il faut respecter, parce que l’on serait en « démocratie ».

En bref, les centrales syndicales opèrent la confusion entre la grève, lutte claire et véritable, et le débrayage, signal flou, peu menaçant et sans enjeu. La grève, notre outil le plus efficace contre les patrons et l’État, a été dénaturée par les centrales syndicales et  son efficacité tuée dans l’œuf ! À nous de la faire revivre !

Le 12 octobre, réclamons une grève générale autogestionnaire !

Grâce à nos échanges sur le sujet, nous pensons que pour qu’une grève soit vraiment efficace, elle doit être :

  1. Générale
  2. Illimitée
  3. Expropriatrice
  4. Autogestionnaire

Et s’il manque un de ces 4 éléments, ce n’est que pisser dans un violon, l’histoire l’a prouvée encore et encore…

C’est ce que j’analyse dans ce billet du 17 novembre 2017 ► Pour une grève générale, illimitée et expropriatrice et je pousse l’analyse dans celui-ci et détermine pourquoi et surtout dans quelle mesure elle devra être expropriatrice ► Pour une Société des sociétés : celle des associations libres et volontaires.

Et s’il est question de supprimer la propriété privée et le « pouvoir »  ; Bien entendu il est impossible de « supprimer le pouvoir » dans son sens strict, puisqu’il est inhérent à toute société.

Par contre comme l’avait défini, par exemple,  Pierre Clastres il y a deux formes de pouvoir : le non-coercitif et le coercitif. Et il faut supprimer le pouvoir COERCITIF et embrasser le pouvoir non-coercitif. Ceci ne peut se faire qu’en le réintégrant dans le corps social, ce qui implique de facto un retour à la société égalitaire, pour le maintenir en solution dans la société, il faudra comprendre et embraser notre complémentarité à l’échelle planétaire en tant que parties du tout, fonctionnant en harmonie et non plus de manière antagoniste. Et cela part de l’individu qui s’associe librement et des associations rayonnant en sphères d’influence positives à travers l’espace géopolitique.

Et c’est d’ailleurs le message en filigrane contenu dans le Manifeste Politique de Résistance 71 : Manifeste pour la Société des sociétés.

Pour prolonger la réflexion, je vous recommande pour ma part, les lectures, en nouvelles versions PDF que j’ai réalisées de ;

Voline, Fondateur de la synthèse anarchiste {N°49 }

Champs, usines et ateliers de Pierre Kropotkine 1910 {N° 55}

Le discours de la servitude volontaire d’Étienne de la Boétie, 1548 préambule de Résistance 71 & de François Rabelais {N°59}

Car si nous voulons changer le cours de l’histoire de l’Humanité, nous devons d’abord nous changer, nous-mêmes…

JBL1960

 

Pouvoir dire NON et donc refuser d’être gouvernés !… de ZAD à ZOMIA ?…

Puisque la majorité n’est pas à convaincre !

Et heureusement !

Et que 10 à 15% de la population mondiale convaincue, opiniâtre et motivée suffit pour enclencher un nouveau paradigme en lien avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer la Société des sociétés, celle des associations libres et volontaires ;

▼▼▼

Résistance politique : Pouvoir dire non et ne pas être gouvernés !… de ZAD à Zomia ?…

“Chaque État qui a eu l’ambition de contrôler des parties de la Zomie, que ce soit l’administration et ses fonctionnaires Han du Yunnan et du Guizhou, la cour royale thaïe d’Ayutthaya, la cour birmane d’Ava, les chefs Shan (Sawbwa), l’État colonial britannique et les gouvernements nationaux indépendants, ont toujours cherché et ont aussi toujours échoué à créer des chefferies avec lesquelles ils pourraient traiter pour gérer…”

“L’inaccessibilité et la dispersion sont les ennemies de l’appropriation ; et pour une armée en marche comme pour un état, l’appropriation est la clef de la survie… Le premier principe de l’évasion est la géo-location.”

“Choisir de pratiquer l’agriculture de collines et de plateaux, c’est choisir une vie socio-politique hors du cadre de l’État.”

~ James C. Scott, “L’art de ne pas être gouverné, une histoire anarchiste des hauts-plateaux d’Asie du Sud-Est”, 2009 ~

“Un point important à souligner est qu’une paysannerie, en assumant qu’elle ait largement de quoi subvenir à ses besoins essentiels, ne va pas automatiquement produire un surplus que des élites pourraient s’approprier, mais elle devra être forcée de le faire…”

“La mobilité physique et la dispersion sont les cauchemars du collecteur d’impôts…”

~ James C. Scott, “Against the Grain, a Deep History of the Earliest States”, 2017 ~

 Point de vue et analyse très intéressants que nous partageons

~ Résistance 71 ~

[NdJBL ► À propos de Zomiahttps://www.contretemps.eu/a-propos-de-zomia-ou-lart-de-ne-pas-etre-gouverne-de-james-c-scott/]

N’être pas gouvernés

 Roméo Bondon | 29 mai 2018

Source : https://www.revue-ballast.fr/netre-pas-gouvernes/

Des communautés d’une vaste région du sud-est asiatique rejettent obstinément leur intégration aux État-nations. Cette zone, c’est la « Zomia » — « Zo » signifie « retiré » et « Mi » le « peuple ». 100 millions de personnes y vivent, loin des gouvernements des plaines, sur une superficie correspondant à environ 55 % de l’Union européenne. L’auteur, fort d’une lecture du libertaire James C. Scott, nous invite à considérer la ZAD nantaise comme une formulation possible, à bien moindre échelle, de cette expérimentation non-étatique.

L’attention des anthropologues s’est bien souvent restreinte au « sauvage », à l’ailleurs, cette altérité en apparence si franche qu’elle semble parfaitement objectivable. La géographie, elle, bien qu’elle ait des racines libertaires certaines1, s’est aussi largement constituée comme science coloniale et étatique2. Peu nombreuses sont les recherches portant sur les « autres » d’ici, souvent présentés, du reste, comme d’archaïques ruraux déjà dépassés par l’avancée de l’Histoire3. Peu nombreuses aussi sont les études géographiques s’arrachant du cadre des États-nations4. Et si l’étrange, dont la différence fait aussi l’intérêt, n’était pas nécessairement lointain dans le temps et l’espace, ni aussi marginal qu’on pourrait le penser ? Et si l’Histoire s’était faite en majeure partie à l’écart de l’État, ou en tout cas contre ses premières formes (États rizicoles en Asie, proto-États dans l’Europe médiévale, jusqu’à leur consolidation progressive à l’époque moderne5) ? L’expérience en cours dans le bocage nantais, à « la ZAD », peut s’inscrire dans ce que le politologue James C. Scott a défini comme des « Zomia Studies », domaine de recherche ouvert avec son ouvrage Zomia, au sous-titre éloquent en ce contexte de lutte(s) : « ou l’art de ne pas être gouverné ».

La ZAD une Zomia à l’échelle locale ?

« La Zomia est la dernière région du monde dont les peuples n’ont pas été intégrés à des États-nations6 ». Zone de deux millions et demi de kilomètres carrés en Asie du Sud-Est, la Zomia est avant tout une construction géographique dont les caractéristiques politiques et culturelles s’opposent fondamentalement à tout type d’État — en l’occurrence celui fondé sur la riziculture sédentaire autour des collines et montagnes de cette partie de l’Asie. « Zone refuge » formée de multiples « zones de morcellement7 », la Zomia n’obéit pas à des frontières fixes ; plus précisément, elle s’inscrit contre ces dernières, les fuyant à mesure qu’elles se sont étendues. Bien que la ZAD (Zone à défendre) de Notre-Dame-des-Landes se soit inscrite dans la délimitation stricte d’une ZAD (Zone d’aménagement différé) créée dans les années 1970, c’est sa pluralité d’identités, fédérées contre un projet et le monde qui le porte, qui la caractérise. Si l’on remplace dans le texte de James C. Scott le terme de « colline », propre à son terrain d’étude, par celui de « bocage », la ZAD apparaît comme un lieu exemplaire illustrant ce qu’est une Zomia. « Les collines ne sont pas seulement un espace de résistance politique : elles sont une zone de refus culturel8 ». C’est justement cet ajout que ne veulent pas voir les pourfendeurs de la ZAD, et qui les empêche d’en comprendre la portée.

Certes, le combat politique le plus visible a été gagné avec l’abandon du projet d’aéroport. Mais la lutte s’est toujours inscrite aussi contre une normalisation des comportements, dans la revendication d’une altérité qui se décline politiquement — des naturalistes en lutte aux autonomes, en passant par des paysans reconvertis — aussi bien que dans les pratiques — une agriculture à la marge des impératifs productivistes imposés par les subventions, des projets s’ancrant sur un territoire réduit mais en interdépendance avec celui-ci (là où la mondialisation implique une déterritorialisation des produits). Dans la région d’Asie qui occupe l’auteur, « “Habitants des forêts” ou “personnes des collines” est synonyme de non-civilisé9 » : n’est-ce pas comme tel que sont traités les opposants, traqués par une troupe de CRS détruisant toute habitation considérée comme précaire sur son passage ? Pour James C. Scott, « plus vous laissez de traces, plus grande est votre place dans l’histoire10 » : les archives sont matérielles ; l’Histoire qui en résulte est nécessairement partielle. De même qu’il ne reste plus rien du centre universitaire de Vincennes aujourd’hui, si ce n’est une clairière11, les autorités souhaitent que la lutte, victorieuse une fois, ne le soit pas de manière pérenne à travers une installation permanente. Les constructions collectives sont détruites pour cette même raison : elles symbolisent ce dont l’État ne veut pas, à savoir la mutualisation, la mise en commun, à rebours d’une jeune tradition propriétaire qui se veut originelle12. Le refus par l’État de tout projet collectif va dans ce sens ; la destruction d’un lieu au nom aussi symbolique que « La Ferme des Cent Noms » également. Car « même les structures sociales et les types d’habitats dans les collines pourraient être utilement envisagées comme des choix politiques13 ». L’utilisation de matériaux de récupération et légers sur la ZAD, comme dans les arbres à Bure ou à l’Amassada à deux pas des Causses, est une décision dictée par la nécessité de construire vite, mais est surtout la traduction d’une volonté de montrer qu’autre chose est possible : des chantiers collectifs pour des cabanes, des hangars, un phare, des habitations aussi diverses qu’il y a d’habitants, comme autant de pieds de nez à l’imposition de chantier décrétés « d’utilité publique ».

Se fédérer contre, se diviser pour

Sur la ZAD peut-être plus que sur les autres sites en lutte, la diversité dans les profils d’habitants est la règle. Cette multiplicité s’est unie contre un projet, alors même que les installations sont diverses et les raisons de continuer la lutte aussi. Là où le cauteleux Nicolas Hulot a appelé à « ne pas confondre écologie et anarchie », les habitants de la ZAD prouvent que les deux sont indissociables dans leur combat. Une fois de plus, l’anarchie souffre de son image défigurée par ceux qui ont le pouvoir de le faire depuis plus d’un siècle. Qui mieux que le géographe libertaire Élisée Reclus pour rappeler que l’attention au milieu comme à la terre et l’anarchie s’associent bien plus qu’ils ne s’opposent ? Lui qui déplore les conséquences de l’industrialisation de son époque sur les cours d’eau dans son Histoire d’un ruisseau (1869) a également œuvré toute sa vie pour la réalisation de ses principes : « Notre destinée, c’est d’arriver à cet état de perfection idéale où les nations n’auront plus besoin d’être sous la tutelle ou d’un gouvernement ou d’une autre nation ; c’est l’absence de gouvernement, c’est l’anarchie, la plus haute expression de l’ordre14. » Les occupants de la ZAD l’avaient depuis le début annoncé : ils luttaient « contre l’aéroport et son monde » — Hulot n’a retenu que le premier de ces combats. L’aéroport étant abandonné, place au monde qui l’a porté : « Nous savons tous que ce que nous aurons à arracher demain sera le maintien de l’usage commun d’un territoire insoumis et ouvert, qui en inspire d’autres. Et que pour ce faire, nous devons construire des formes inédites15. »

Même si ce sont les barricades qui sont les plus visibles, la lutte est avant tout idéologique ; elle dessine un nouveau front entre les tenants de la propriété, l’État, et ceux qui souhaitent bâtir une vie hors d’un cadre uniformisé, dans un ensemble de projets collectifs. James C. Scott oppose une « agriculture d’évasion », qu’il perçoit comme faisant partie de « formes de culture destinées à se soustraire à l’appropriation étatique16 », à une agriculture sédentaire, pratiquée dans les plaines asiatiques et promue par les États pour fixer les populations. Les propositions d’installation sur la ZAD se veulent à la marge des cadres réglementaires habituellement mobilisés mais n’excluent pas d’être intégrées à un territoire dépassant la zone. Le grand écart avec l’État se situe dans la manière dont ces installations souhaitent durer. La « Ferme des Cent Noms » en est l’exemple le plus frappant : ce sont des projets collectifs qui étaient jusqu’à peu proposés, sans titre de propriété individuel. Le collectif des Cent Noms regroupait une vingtaine de personnes travaillant aux alentours de la ferme éponyme ; les chantiers collectifs, comme ceux menés au Très Petit Jardin en dépit des nuages de lacrymo, participent à la réalisation par tous d’un projet qui ne s’arrête pas à une personne. Étendre cette communalisation serait rendre les occupants invisibles pour les instances de régularisation agricoles (MSA et chambres d’agriculture) ; c’est cela même qui gêne tant l’État. « Les dirigeants étatiques considèrent comme presque impossible d’instaurer une souveraineté effective sur une population constamment en mouvement, qui n’a pas de forme permanente d’organisation, qui ne se sédentarise pas, dont le gouvernement est éphémère, dont les formes de subsistance sont flexibles et peuvent changer17 ».

L’impossible souveraineté, et dès lors l’improbable autorité étatique sur ces projets, implique un emploi de la force pour les détruire. La seule alternative proposée passe par la propriété individuelle. À cela, les habitants de la ZAD pourraient opposer l’histoire coloniale de l’État français et ceux qui lui ont résisté. C’est cette même altérité qui a été combattue dans une Algérie colonisée par la loi Warnier (1873), interdisant toute indivision des terres et permettant l’accaparement de plus de terres encore par les colons. S’appuyant sur d’autres exemples historiques, situés pour leur part en forêt, Jean-Baptiste Vidalou a rappelé la connivence entre la colonisation et l’aménagement du territoire, la colonisation et l’action violente de l’État, là où ce dernier peine à se faire « respecter »18. La propriété en indivision décrétée par les opposants au transformateur électrique de Saint-Victor-et-Melvieu, village où s’est bâti l’Amassada, est une manière de lutter contre une confrontation par trop déséquilibrée entre un propriétaire et l’État. Celui-ci trouve face à lui une pluralité d’habitants, qu’il ne sait dès lors comment traiter autrement que par la force.

Se diviser contre, se fédérer pour

On pourrait appliquer à chaque territoire en lutte ce que l’anthropologue Pierre Clastres relevait de ses observations chez les Guarani et dans ses lectures ethnographiques : une Zomia, la ZAD ou le Chiapas, ces espaces se définissent comme un « tout fini » parce qu’ils sont « un Nous indivisé ». Pour Clastres, « la communauté primitive peut se poser comme totalité parce qu’elle s’institue comme unité19 ». En dépit d’un essentialisme problématique chez l’auteur, on peut néanmoins souligner que ce même processus est visible à Notre-Dame-des-Landes et sur nombre de territoires en lutte : un combat fédère et englobe dès lors, sous un seul nom, une multitude de choix. Ce « Nous indivisé » que forment les « zadistes » peut également s’atomiser pour contraindre au mieux l’avancée des forces de l’ordre, en utilisant leur terrain. Cette connaissance de l’espace, les habitants de la ZAD la partagent avec les Ariégeois lors de la guerre des Demoiselles au XIXe siècle ou les Cévenols au XVIIe lors de la guerre des Camisards, chacun des deux territoires s’étant opposé à l’avancée de la puissance étatique. Comme le rappelle Jean-Baptiste Vidalou, la pratique quotidienne de la forêt était un atout dans la dispersion des habitants ou le regroupement opportun. Au sein de la ZAD, s’il y a division, c’est avec bienveillance — du moins, tant que faire se peut —, entre les différents choix de vie expérimentés : « Il y avait dans l’air comme un esprit joyeux de jacquerie et de partage : “On se côtoyait aussi bien autour d’un repas que derrière une barricade”. Gilles s’anime : “Au cours de ces moments intenses, les étiquettes disparaissent”, les identités deviennent poreuses, “de l’anarcho-communisme au paysan, du punk au naturaliste, on ne sait plus qui est qui”20. »

S’il y a division, c’est aussi sous la contrainte, comme outil stratégique pour éviter de s’enfoncer dans un conflit sans fin — c’est la « stratégie d’autodéfense administrative », soit l’acceptation, par une délégation, de proposer des projets d’installation individuels va dans ce sens. Mais il ne fait aucun doute que ces derniers n’auront d’individuel que le nom : le nom de celui ou celle qui subira les obligations imposées par l’UE et l’État à toute exploitation agricole. La multifonctionnalité des paysans, réclamée par l’OCDE dès les années 1990 et décrétée dans les années 2000 avec la réforme de la PAC, est pourtant au principe de ce qu’est la paysannerie. L’impératif « post-productif » lancé aux campagnes aujourd’hui croit être novateur en mêlant travail sur la terre et préservation du paysage : c’était pourtant un processus à l’œuvre bien avant que l’agriculture industrielle ne s’immisce au cœur des pratiques paysannes. Seulement, alors que l’accroissement normatif est avant tout dirigé vers les monocultures céréalières, chacun y est sujet comme s’il était aussi néfaste sur le plan environnemental — et les projets portés à Notre-Dame-des-Landes n’y feront peut-être pas exception. Bien que l’étude soit datée, les affirmations du sociologue rural Henri Mendras prophétisant La Fin des paysans (1967) peuvent encore être lues avec profit : « c’est le passage de la logique paysanne à la rationalité économique dans la gestion des exploitations qui résume et symbolise le conflit de civilisation et la transformation du paysan en producteur agricole21 ». C’est aujourd’hui le mouvement inverse qui effraie l’État et déclenche sa logique répressive.

L’indivision est un principe fondamental de ces luttes, laissant à la diversité des projets la possibilité de s’étendre sans entrave. Mais la fédération de chacun autour d’un combat ne s’opère pas seulement contre un monde ou une agression ; elle se construit également pour un avenir commun. Des expérimentations similaires se retrouvent sur chacun des territoires en lutte ou en passe de l’être : des projets agricoles ayant à cœur de revenir à l’autonomie paysanne, des lieux de vie communs où échanger et partager comme à l’Amassada de Saint-Victor-et-Melvieu, des bibliothèques comme celle du Taslu à la ZAD, communes elles-aussi… L’importance des moyens mis en œuvre pour déloger les habitants de la ZAD indique la crainte de l’État de voir son autorité remise en cause. Mais, peut-être plus encore, c’est de voir émerger un contre-pouvoir qui, au lieu de combattre frontalement, ne souhaite que rester à l’écart et prouver que ce qu’il fait est possible, qui effraie. Ce qui se joue à Notre-Dame-des-Landes prouve que se poser à la marge n’est pas une attitude si absurde que ça ; que c’est plutôt encourager l’inacceptable — de l’agriculture industrielle à la financiarisation de la culture, de la précarisation des travailleurs au délaissement des plus démunis — qui est inimaginable.

1.↑Elisée Reclus et Pierre Kropotkine ont tous deux appliqué leur raisonnement géographique à leur anarchisme, et inversement. Le premier a écrit une Nouvelle Géographie Universelle (1876-1894) aussi bien que L’Évolution, la révolution et l’idéal anarchique (1902) ; le second appuie sa théorisation de l’entraide sur les observations qu’il a pu mener en Sibérie.
2.L’Institut Géographique National (IGN) est issu du Service Géographique de l’Armée (SGA) ; les colonies françaises ont servi de terrain à de nombreux géographes, constituant un courant à part entière — la géographie coloniale — dont la géographie tropicale puis du développement sont issues.
3.↑Voir Yvonne Verdier, Façons de dire, façons de faire, Gallimard, 1979.
4.↑Le géographe libertaire canadien Simon Springer revient sur cette connivence dans son ouvrage Pour une géographie anarchiste (2018) : les géographes ont d’abord été mobilisés dans des contextes belliqueux — Emmanuel De Martone a par exemple été convoqué pour la modification des frontières européennes suite à la Première Guerre mondiale — puis pour l’aménagement du territoire. Par ailleurs, si le marxisme, à la suite de David Harvey, est bien représenté dans la discipline, l’anarchisme était jusqu’à peu quasiment inexistant.
5.↑Voir Philippe Contamine (dir.), Guerre et concurrence entre les États européens du XIVe au XVIIIe siècle, PUF, 1998.
6.↑James C. Scott, Zomia ou l’art de ne pas être gouverné, Seuil, 2013, p. 9.
7.Ibid., p. 29.
8.Ibid., p. 44.
9.Ibid., p. 54.
10.Ibid., p. 61.
11.↑Voir Virginie Linhart, Vincenne, l’université perdue, coproduction Arte France, Agat films & Cie, 2016.
12.↑Le droit de propriété est défini comme droit naturel et imprescriptible dans l’article deux de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen ; la Loi du partage du 5 juin 1793 réduit la possibilité d’user de biens communaux. Tout comme le mouvement des enclosures en Angleterre, l’avènement de la propriété privée comme droit est historique, datable donc, et non naturel.
13.↑James C. Scott, op. cit., p. 59.
14.↑Elisée Reclus, L’Anarchie (1894), dans Écrits sociaux, Héros-Limite, 2012.
15.↑Collectif Mauvaise Troupe, Saisons – nouvelles de la zad, éditions de l’Éclat, 2017.
16.↑James C. Scott, op.cit., p. 47.
17.Ibid., p. 67.
18.↑Voir Jean-Baptiste Vidalou, Être forêts, habiter des territoires en lutte, La Découverte, 2017.
19.↑Pierre Clastres, Archéologie de la violence, la guerre dans les sociétés primitives, éditions de l’Aube, 2013, p. 43.
20.↑Gaspard d’Allens et Lucile Leclair, Les Néo-paysans, Seuil / Reporterre, 2016, p. 62.
21.↑Henri Mendras, La Fin des paysans, Acte Sud, 1992, p. 24.

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La preuve par ZOMIA que nous pouvons refuser d’être gouvernés et donc ;

IGNORER l’État et ses Institutions obsolètes et coercitives ► Créer les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchir et agir en une praxis commune ► Adapter le sublime de l’ANCIEN au NEUF, càd à la réalité du monde d’aujourd’hui ► Changer de paradigme…

Pour qu’en partant, nous ne laissions pas l’ÉTAT du Monde comme nous l’avons trouvés en arrivant !

Et pour nous y aider, des lectures complémentaires en format PDF, il y en a 60 à ce jour dans cette page spéciale de mon blog ► LES PDF DE JBL1960 et en lecture, téléchargement et/ou impression totalement gratuit ! Et si vous le voulez à partager et à diffuser tant qu’on peut et comme on veut !

JBL1960