…Que dire d’une société lorsqu’un fou vous dit ce qu’il y a à faire ?…

«… Que dire d’une société lorsqu’un fou vous dit ce qu’il y a à faire ?…»

~ Andreï Tarkovski, «Nostalgia», 1983 ~

Que c’est le moment de changer le cours de l’Histoire humaine ?

À relier à mon billet d’hier ► France – Coronacircus : STOPPONS LA DICTATURE SANITAIRE EN MARCHE !

La question que nous sommes de plus en plus nombreux à nous poser, en ce moment même, est ;

Avons-nous encore le temps, sera-ce seulement encore possible ? Briserons-nous, ensemble, les chaines de la dissonance cognitive à temps ?

Tarkovski, père et fils, par-delà l’espace et le temps nous répondent ;

Père et Fils Tarkovski

Le chemin que vous prenez se reflète dans vos yeux mouillés de larmes,
Comme les buissons se réfléchissent dans le marécage.
Ne soyez pas difficiles, ne touchez pas, ne menacez pas,
N’offensez pas le silence de la forêt le long de la Volga.
~ Arseni Tarkovski ~

Le discours de Domenico

“Nostalghia”, Andreï Tarkovski – 1983

Quel ancêtre parle en moi ? Je ne peux pas vivre simultanément dans ma tête et dans mon corps ; voilà pourquoi je ne peux pas être juste une personne ! Je peux ressentir une quantité innombrable de choses. Il ne reste plus de grands maîtres. Voilà le véritable mal de notre temps. Le chemin du cœur est submergé d’ombre. Nous devons écouter des voix qui semblent inutiles dans des cerveaux remplis d’une tuyauterie d’égout, de murs d’école, de bitume et de paperasserie de sécurité sociale ; le bourdonnement des insectes se doit d’entrer. Nous devons tous nous emplir les yeux et les oreilles de ces choses qui sont le début d’un grand rêve. Quelqu’un doit hurler que nous allons construire les pyramides et ça n’a pas d’importance si nous ne le faisons pas ! Nous devons maintenir ce souhait, ce désir et étirer tous les coins de l’âme, comme un drap sans fin. Si vous voulez que le monde progresse, nous devons nous tenir par la main, nous devons mélanger les soi-disant sains avec les soi-disant malades. Vous les gens sains ! Quel est le sens de votre santé ? Les yeux de l’humanité plongent vers l’abîme dans lequel nous nous précipitons. La liberté est inutile si vous n’avez pas le courage de nous regarder dans les yeux, de manger, de boire et de dormir avec nous ! Ce sont les soi-disants sains qui ont amené le monde au bord de la catastrophe. Homme, écoute ! En toi, l’eau, le feu et puis les cendres.

Où suis-je lorsque je ne suis ni dans la réalité ni dans mon imaginaire ?

Voici mon nouveau pacte avec le monde :

Il doit faire soleil la nuit et neiger en août. Les grandes choses finissent, les petites perdurent. La société doit de nouveau être unie au lieu d’être fragmentée. Regardez la nature et vous verrez que la vie est simple. Nous devons retourner là où nous étions, au point où vous avez pris le mauvais chemin. Nous devons retourner à la fondation principale de la vie, sans salir l’eau.

Dans quel monde vivons-nous si c’est un fou qui vous dit : Honte à vous ! Et maintenant, musique !…

Domenico ou la conscience du bûcher

 Traduit de l’anglais avec assistance de la version originale italienne, Résistance 71Octobre 2020

Tous mes films, d’une façon ou d’une autre, répètent que les Hommes ne sont pas seuls et abandonnés dans un univers vide, mais qu’ils sont reliés par d’innombrables liens au passé et à l’avenir, et que chaque individu noue par son destin un lien avec le destin humain en général. Cet espoir que chaque vie et que chaque acte ait un sens, augmente de façon incalculable la responsabilité de l’individu à l’égard du cours général de la vie. Dans un monde où la menace d’une guerre capable d’anéantir l’humanité est réelle, où les fléaux sociaux nous frappent par leur ampleur, où les souffrances humaines sont si hurlantes, la voie doit nécessairement être trouvée qui mènera les Hommes les uns vers les autres. Tel est en sorte le devoir sacré de l’humanité devant son propre avenir, tel est aussi le devoir de chaque individu.  Andreï Tarkovski, cinéaste, poète de l’image et révélateur de la Vie !

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Je suis persuadé que nous nous retrouvons actuellement au bord de l’anéantissement de notre civilisation, justement parce que nous ne tenons aucun compte de l’aspect spirituel du processus historique.

Nous ne voulons pas nous avouer que nombre des malheurs qui frappent l’humanité proviennent de ce que nous sommes devenus impardonnablement et désespérément matérialistes. […]

En bref, si une civilisation est détruite, c’est qu’elle était dans l’erreur. Et si l’Homme est obligé de recommencer son chemin, cela signifie que tout son parcours antérieur n’était pas celui de son perfectionnement spirituel. Compris sous cet angle, l’art est l’image du processus abouti, l’imitation de la possession de la vérité absolue, même si ce n’est qu’au sens figuré, mais qui se passe du long et peut-être infini cheminement de l’histoire.

Extraits de la conclusion du Temps Scellé, œuvre majeure rédigée entre 1975 et 1986 par Andreï Tarkoski.

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Oui, nous sommes au bord de l’anéantissement de cette civilisation… occidentale.

Pour autant, nous pouvons comprendre à la lecture de ce Tarkovski, qu’un autre futur est possible pour l’Humanité et pour peu que nous décidions NOUS les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, de nous tenir debout, main dans la main et aux côtés des peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre, en remplaçant l’antagonisme à l’œuvre depuis des millénaires par notre complémentarité unificatrice.

Lectures complémentaires pour y parvenir, ensemble, dans cet ICI et ce MAINTENANT ;

+ Dans ma BIBLIOTHÈQUE PDF

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