Une vue sur l’esclavage et la domination blanche – Steven Newcomb – 30 avril 2020

Dès le début, Trump avait choisi son Klan…

« Notre nation est née dans le génocide lorsqu’elle embrassa la doctrine que l’américain originel, l’Indien, était un être inférieur. Avant même qu’il y ait eu un grand nombre de nègres sur nos côtes, la balafre de la haine raciale avait déjà défigurée la société coloniale » Martin Luther KingMàJ du 21/03/2018 CAUSE COMMUNE

“Les Américains sont le seul peuple, à l’exception des Boers, qui, de mémoire d’homme, ont totalement balayé la population autochtone du sol où ils se sont installés.”

“En passant, signalons que les Caraïbes ont subi le même sort aux mains des aventuriers espagnols et français.”Frantz FanonPeau Noire – Masques Blancs, 1952 (PDF)

Une vue sur l’esclavage et la domination blanche

Steven Newcomb | 30 avril 2020 | URL de l’article source en anglais ► https://originalfreenations.com/a-view-of-slavery-and-white-domination/

Traduit de l’anglais par Résistance71 dans : Rapport dominant / dominé : Une vue sur l’esclavage et la domination blanche (Steven Newcomb)

Complété et enrichie par JBL1960 & à relier à ► La réconciliation et l’affirmation du Canada d’un droit de domination sur les nations natives – Steven Newcomb, 21 mai 2020

Depuis l’élection de D. Trump comme président des États-Unis, on insiste de nouveau sur la “suprématie blanche” et le “nationalisme blanc” et leurs rôles dans l’origine des États-Unis.

En résultat de la commémoration du 400ème anniversaire de l’arrivée du premier vaisseau chargé d’esclaves en Virginie en 1619, les gens en 2019 ont passé pas mal de temps à réfléchir sur la connexion entre l’esclavage et l’origine des États-Unis. Menant à cette année, James Oliver Horton et Lois E. Horton ont publié leur livre “Slavery and the Making of America” (Oxford University Press), comme compagnon de lecture à une série télévisée éponyme du Public Broadcasting Service (PBS).

Il semble remarquable que la forme de domination appelée “esclavage” ne s’est officiellement terminée aux États-Unis qu’il n’y a qu’un peu plus de 150 ans Je trouve curieux que le dictionnaire Webster’s Third New International Dictionary (1996), ne liste pas une seule fois le mot “domination” dans sa définition de l’esclavage.

Parmi les entrées effectuées sous le mot “esclavage” / “slavery” nous trouvons : “travail forcé, corvées” et “soumission à une influence dominante”, focaliser sur la personne dominée comme étant “soumise” garde l’attention hors du dominant qui est activement engagé dans un acte de domination sur l’autre personne ou en d’autres termes, qui impose un système sur l’esclave.

La définition du dictionnaire Webster’s liste aussi “l’exploitation inhumaine d’un bien”, plutôt que les termes “d’exploitation inhumaine d’autres êtres humains”. Le mot anglais “chattel” remonte aux temps médiévaux et du mot “chatel” voulant dire “biens, propriété” et le terme latin moyen “capitale”.

Une question se pose du point de vue du maître d’esclave : est-il possible de s’engager dans une “exploitation inhumaine” d’un bétail non-humain, de biens ou de propriété ? Le philosophe anglais William Backstone appelait la propriété “le dominion despotique”, qui est correctement traduit par “domination”.

D’après Dictionnary.com “la suprématie blanche” est la croyance, la théorie ou la doctrine disant que les humains de race blanche sont supérieurs de manière inhérente aux personnes de tous les autre groupes raciaux, spécifiquement noirs et sont donc de droit le groupe dominant de toute société. Wikipédia, bien que ne considérant pas une source faisant autorité ajoute :

Le terme est aussi typiquement utilisé pour décrire une idéologie politique qui perpétue et maintient la domination sociale, politique, historique ou institutionnelle des blancs.” Wikipédia ajoute de plus qu’une telle domination est “prouvée par les structures socio-politiques historiques et contemporaines comme la traite d’esclaves trans-atlantique, les lois de Jim Crow aux États-Unis et le régime d’apartheid en Afrique du Sud.

Voici donc la question à laquelle je veux en venir : étant donné que la suprématie blanche est vue comme une idéologie politique qui perpétue et maintient la “domination des hommes blancs”, pourquoi n’est-elle jamais appelée “domination blanche”  lorsqu’elle est défiée ou débattue dans les médias ou les forums sociaux ?…

Nous avons vu comment le dictionnaire place une emphase sur l’être caractérisé comme “soumis”. Pourquoi ne pas dire “ils sont dominés” plutôt que de dire qu’ils sont “soumis”. Sans doute parce que cela mettrait alors l’emphase sur ceux qui s’engagent dans la domination systématique des autres. Ce type d’attention mettrait alors l’accent sur les dominateurs plutôt que sur ceux qui sont dominés. Dans le contexte de “suprématie blanche”, le mot “suprématie” veut dire “domination”. La “domination blanche” est le terme le moins poli pour nommer précisément ce qu’il s’est passé depuis des siècles. En appelant un chat un chat avec le terme de “domination”, nous fournissons un cadre de vision et de compréhension bien plus juste et éloquent.

Les schémas et arrangements de la domination du passé continuent de dominer le présent. Nulle part ceci est plus évident que dans le domaine de la loi et politique fédérales sur les Indiens. Depuis la fondation des États-Unis, lorsque l’esclavage fut inscrit dans la constitution américaine, il y a eu un effort concerté d’établir et de maintenir un système de domination sur les peuples et nation natifs sur la base de la distinction entre le “peuple chrétien” et les “natifs païens”, pour citer la décision de la Cour Suprême des États-Unis de 1823 dans l’affaire Johnson vs M’Intosh.

Ce qui est appelé suprématie blanche a émergé de l’empire chrétien (chrétienté) et de la domination exemplifié par les documents en langue latine émis par la Papauté au XVème siècle sous forme de bulles pontificales et leurs traductions anglaises ; j’y ai trouvé un vocabulaire bien établi utilisant des expressions de domination ce de différentes façons comme : envahir, capturer, vaincre, soumettre, réduire en esclavage perpétuel et saisir toutes leurs possessions et propriétés.

Ce vocabulaire et code de la domination illustrent la signification du mot de langue anglaise “dominion”, qui expose à son tour la véritable signification de la phrase de la Cour Suprême des États-Unis utilisée dans son rendu de l’affaire Johnson vs McIntosh “ultimate dominion”, en 1823. Cette décision est la base fondamentale de l’affirmation des États-Unis de leur droit de domination sur toutes les nations natives. Il est intéressant de savoir que dans le temps de Rome le fléau à flageller, utilisé par le maître pour flageller son esclave, était un symbole de dominio qui en latin veut dire dominer. (NdT : pour voir cette saloperie à l’œuvre, cf. la scène de la flagellation de Jésus dans le “Passion” de Mel Gibson, réaliste à souhait…)

Le mot “dominion” peut paraître bénin en anglais, mais c’est un mot horrible, précisément défini comme “un droit affirmé de domination avec droit de vie ou de mort”. (NdT : Notons qu’il n’y a pas encore si longtemps, la Canada ne pouvant émettre ses propres passeport que depuis 1982… Le Canada et ses “citoyens” se déplaçaient avec un passeport britannique où il était notifié : “Dominion of Canada”, c’est à dire que le Canada était, et est toujours, une domination de la couronne britannique, qui y exerce son “droit” de domination, en clair, le Canada est une entité coloniale servant la “couronne”, de fait La City de Londres qui est la “couronne”)

Rappelez-vous que cette idée de “domination blanche chrétienne” sur les “païens” est toujours le fondement du système idéologique actuel américain appelé “Loi et politique fédérales indiennes”.

CITYWDCVATICAN

Pour effondrer le colonialisme et la malfaisance régnante que nous savons être, pour le moins ; Le Vatican, La City de Londres & Washington D.C. ;

Steven Newcomb : Pagans in the Promised Land, Decoding the Doctrine of Christian DiscoveryPDF {N°4} de 45 pages ► Païens en Terre Promise, décoder la Doctrine Chrétienne de la Découverte & Comprendre le système légal de l’oppression coloniale pour mieux le démonter ;

Kaianerekowa ou La Grande Loi de la Paix ;

Meurtre Par Décret – Le crime de génocide dans les Pensionnats pour Indiens de 1840 à 1996 au Canada ;

Discours sur le colonialisme d’Aimé Césaire (1950) ;

Peau Noire – Masques Blancs de Frantz Fanon (1952) ;

Réflexions optimistes d’un historien engagé Howard ZinnVous ne pouvez être neutre dans un train en marche ;

Testament moral et politique de Bartolomeo Vanzetti (1927) ;

Paulo FreireLa pédagogie des opprimés, 1970 ;

Effondrer les empires coloniaux par apostasie collective ou renoncement au baptême en récusation de la doctrine chrétienne de la découverte de Jo Busta Lally ;

BIBLIOTHÈQUE PDF

Interdire un “droit païen” de domination par Steven Newcomb + Analyse JBL & MàJ le 7 juin 2018

Alors que depuis octobre 1492 il fut simplement implicitement compris qu’aucune personne indigène traditionnelle ou nation ne devaient être autorisées à survivre en dehors de la chrétienté et de sa nation « blanche ». Et toutes les approches qui partagèrent le même narratif trompeur dépeignaient le génocide comme une quête sacrée et un acte de charité profonde envers des êtres inférieurs. En France, Jules Ferry déclara en 1885 « les races supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures ».

  Preuve surtout que la connerie humaine n’a pas de limite…

Pensez-y lorsque vous vous préparerez à fêter en Espagne, en Amérique Latine, le Jour de la Découverte que vous appelez aussi sans équivoque possible, JOUR DE LA RACE/DIA DE LA RAZA et dans les pays anglophones Columbus Day/Jour de Christophe Colomb

Posez-vous les bonnes questions au lieu de chouiner parce qu’on déboulonne des statues ► https://fr.sputniknews.com/international/202006151043955790-christophe-colomb-deboulonne-aux-usa-lespagne-entre-indignation-et-approbation/

Si vous voulez vraiment mettre un terme définitif, sans arme, ni haine, ni violence, à la doctrine chrétienne de la découverte que tout le monde fête à Thanksgiving  ► ne le commémorez plus !

DITES NON ! Arrêtez de voter, de vous soumettre, de consentir…

Car, le salut de l’Occident et l’avenir de l’Humanité passent par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Du fait notamment comme nous le voyons très clairement maintenant qu’il n’y a pas de solutions au sein de ce système, qu’il n’y en a jamais eu et qu’il n’y en aura jamais !

La solution est en chacun de nous, la solution c’est NOUS, tous ensemble, unis et solidaires !

JBL1960