Société CONTRE l’État : Société Celtique et Gauloise, Introduction au Défi Celtique d’Alain Guillerm dans une nouvelle version PDF

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Nouvelle version PDF de l’Introduction au Défi Celtique d’Alain Guillerm {6bis de 43 pages}

Publication initiale de larges extraits du livre, en analyse, par Résistance 71 en août 2015

Revue, corrigée & Complétée par Jo Busta Lally en décembre 2019

TABLE DES MATIÈRES

INTRODUCTION P. 4

PREMIÈRE PARTIE P. 8

DEUXIÈME PARTIE P. 18

TROISIÈME PARTIE P. 29

CONCLUSION DE RÉSISTANCE 71 P. 38

BIBLIOGRAPHIE R71 P. 41

LECTURES COMPLÉMENTAIRES (PDF) DÉCEMBRE 2019 JBL1960 P. 42

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C’est la lecture de l’article d’Émile Mourey du Vendredi 13 décembre sur Agoravox  : Bibracte au mont Beuvray ? Les archéologues ont-ils abusé de la crédulité de l’ancien président de la République, François Mitterrand ?  qui m’a immédiatement remis en mémoire le PDF d’Alain Guillerm que j’avais initialement réalisée en février 2017 ICI, à partir des publications de Résistance 71 d’août 2015, et à le mettre à jour avec les très nombreuses versions PDF réalisées depuis lors, qui démontrent combien le propos d’Alain Guillerm est juste sur la réversibilité de l’État, entre autres.

Je lis Émile Mourey avec intérêt depuis très longtemps, même si comme je le lui ai déjà dit avec respect, je ne suis d’accord quasiment sur rien avec lui. Pour autant son travail de recherches est fort utile, ainsi que sa remise en cause de l’Histoire officielle, pas pour les mêmes raisons, ni la même finalité ► Société celtique société contre l’État : à l’origine de la culture européenne ;

Voici l’extrait de l’article qui m’a remis en mémoire l’excellent « Défi Celtique » d’Alain Guillerm :

[…] À ma demande, plusieurs députés posent une question écrite aux ministres de la Culture qui ont succédé à Jacques Toubon. Publiées au journal officiel, les réponses sont typiques de la langue de bois.

Wikipédia vole au secours des archéologues du mont Beuvray et m’étrille (en italiques). [NdJBL : Il ne pouvait en être autrement, Wikipédia est un sous produit au Grand Gogole qui prétend proposer la neutralité de point de vue et on peut constater que rien n’est plus faux. Il voudrait qu’on le croit ce n’est pas pareil.]

Il n’y a pas de problème. Il faut différencier d’une part les avis scientifiques qui sont unanimes depuis très longtemps… et les amateurs plus ou moins éclairés ou illuminés qui se piquent de délocaliser n’importe quel site parce qu’ils pensent lire César en Latin. Le principal publiciste qui s’obstine à déplacer Bibracte aujourd’hui encore se proclame historien, mais n’a aucune reconnaissance et aucun titre universitaire ou autre, et se pique par ailleurs de placer la naissance du christiannisme en Bourgogne et l’Atlantide en Auvergne…

… Le caractère extrêmement confidentiel de ces rêveries (pour rester gentil) en dehors de quelques sites internet et d’échos très locaux, exigent que ces hypothèses ne soient mentionnées qu’en passant… Le mont Beuvray est un des oppidum les mieux connus aujourd’hui – même s’il reste beaucoup à fouiller – et il s’agit clairement d’une capitale, il suffit de penser qu’on y trouve des choses aussi exceptionnelle que le bassin.

Un simple bassin construit en pierre qui témoignerait de l’arrivée d’une civilisation romaine dans une Gaule qui ne construisait qu’en bois ? Je rêve ! Non, vraiment, il y a de quoi se tirer une balle face à une telle absurdité.

Que Gorgobina n’ait pas été identifiée n’est pas un mystère, on est loin d’avoir mis un nom sur toutes les bourgades et tous les oppida de la Gaule ! Luscianusbeneditus 17 mai 2007 à 21:13 (CEST)

Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

Vous vous êtes inventé, Monsieur Mourey, une histoire parallèle pseudo-scientifique où vous placez les églises romanes dans la Gaule protohistorique sans considération aucune des textes…

Où sont les textes de fondation des plus anciennes ? Dans quel cartulaire ? En revanche, voyez la carte de Peutinger de l’empereur Julien (IVème siècle) ; toutes les cités des Gaules ont déjà leur basilique. Leur double porche y sont clairement évoquées dans leurs vignettes…

[…] Et aussi plus bas ;

Bibracte : Mais le pompon, c’est Bibracte, une histoire tellement rocambolesque que ç’en est à mourir de rire ou à pleurer. Cela commence avec un marchand de vin qui invente l’archéologie régionale en découvrant au mont Beuvray d’importants débris d’amphores…(*) traces des beuveries, selon certains archéologues, auxquelles se livraient les honorables citoyens de la cité, fameuse Bibracte dont parle César… sur un mont Beuvray pelé, perdu dans les forêts de hêtres… une capitale dont il est dit qu’elle aurait été la sœur de Rome… je rêve ! L’affaire continue avec un marchand de tissus que les archéologues vénèrent comme le père de l’archéologie française moderne alors que l’intéressé aurait certainement corrigé ses thèses erronées s’il n’était pas mort prématurément au combat.

Problème de traduction, là encore. Oser dire que Strabon raconte n’importe quoi quand il écrit que les Éduens, c’est-à-dire Bibracte, se trouvaient entre l’Arar et le « Dubis », quelle arrogance ! Quelle stupidité de la part de soi-disant érudits ! Strabon n’a jamais dit que Bibracte se trouvait entre la Saône et le Dubis/Doubs, mais entre la Saône et la Dubis/Dheune, ce qui exclut le mont Beuvray qui se trouve au-delà. Quant à la traduction de l’affaire helvète, c’est un véritable poème. C’est à croire que nos brillants professeurs de faculté ont trafiqué leurs traductions pour les accorder avec les thèses saugrenues des archéologues.

Tout est perdu, même l’honneur, quand on pense que les auteurs de cette mystification ont réussi à faire venir sur le site jusqu’à un président de la République pour qu’il y fasse un grand discours européen à la gloire des Celtes ; c’est à se rouler par terre de rire. On a touché, ce jour-là, le fond du ridicule. La presse locale a fait pleines pages de l’évènement mais, aujourd’hui, honteuse, veut l’oublier. Car, ici, en Bourgogne, les personnes bien informées savent bien que le mont Beuvray est une planche pourrie mais on fait comme si…

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L’oppidum de Pons (17800)

(*) Page 12 du PDF : […] Les Celtes vénétiques ont construit de grands “pontos” de “10 000 amphores”, chefs-d’œuvre de charpentiers, comme seuls en possédaient à l’origine les Puniques et que les Romains imitèrent durant tout l’Empire, pour notamment ravitailler l’Urbs (Rome) en blé.

À la page 13 du PDF d’Alain Guillerm : Celtes et Romains : Les fortifications celtiques, Urbs ou Oppidum ?

Hormis la guerre maritime contre les Vénètes, la guerre des Gaules fut essentiellement une guerre de siège, ainsi d’ailleurs que presque toutes les guerres que les Romains livrèrent contre les Celtes. Jamais les armées celtiques ne purent tenir tête aux légions en rase campagne. Elles le comprirent du reste très vite et n’eurent recours qu’à deux types de stratégie : la guérilla et la guerre de siège, l’une étant complémentaire de l’autre.

[…]

En fait, dans la Bibracte gauloise comme dans les autres oppida, il est impossible de déceler de traces de division en classes de la société, contrairement à ce que laisse entendre Venceslas Kruta, parce qu’il est impossible d’y déceler une ville.

Cela nous est d’ailleurs confirmé des annexes de P.M Duval au “Vercingétorix” de Camille Jullian à propos des oppida de Bibracte et de Gergovie. À propos de Bibracte, Duval précise que : “Les fouilles n’ont mis à jour que des vestiges gallo-romains précoces, la ville ayant survécu un demi-siècle à la victoire romaine de 52-51 A. J.C avant d’être désertée vers 5 Av. J.C au profit d’une nouvelle capitale des Eduens : Augustodunum… Autun. C’est dans cette Bibracte gallo-romaine que l’on a retrouvé de grandes demeures de type italien avec atrium central, qui datent probablement de la dernière période, postérieure à la conquête de 52.” Mais c’est surtout les fouilles de Gergovie, présentée par tous comme une grande ville, “capitale” des Arvernes, que P.M Duval semble légitimer le plus de notre thèse en écrivant : “Il semble que l’oppidum n’ait été à l’époque de Vercingétorix qu’un lieu de défense, avec une petite agglomération permanente et qu’il ait été récupéré après la conquête romaine, de façon beaucoup plus dense, jusqu’au moins au début du règne de Tibère.” On n’a pas retrouvé de traces d’habitat à Alésia, pas plus qu’en Bohême et en Europe danubienne, pas plus que dans le principal oppidum Vénète où l’on ne retrouve que des traces de villas gallo-romaines. [..] En fait, pas plus qu’ils n’ont conçu une marine de guerre séparée de la marine de commerce (chez les Vénètes), les Celtes n’ont conçu de forteresse comme centres d’habitat et de pouvoir, comme lieu de l’État. Leur fortification, comme leur marine, est née avec le fer et la charpenterie. Le “murus gallicus” comprend un système de madriers cloués entre eux, recouverts d’un parement de pierres ou “gazonné” ; si la pierre protège du feu, le réseau de madriers protège du bélier, preuve qu’ils ont su utiliser admirablement une technique révolutionnaire, sans pour autant lui donner une visée étatique. Les Celtes se sont servis du bois et du fer pour mener une vie facile, grâce à l’agriculture et à un artisanat abondant, pour étendre plus tard leur territoire, pour mettre à l’abri leurs richesses en se fortifiant. Si cela détruit la civilisation productiviste et pré-étatique néolithique, cela n’a pas entraîné la formation d’un État moderne, d’un Urstaat, qu’il soit despotique comme en Orient, démocratique comme à Athènes ou “républicain” comme à Rome. D’ailleurs pour cela il eut fallu une condition absolument nécessaire à la formation d’un pouvoir séparé : l’adoption et non pas l’invention, de l’écriture.

La page 14 traitant des Druides et de la prohibition de l’écriture d’une manière particulièrement argumentée et documentée sur le rôle des druides et des vingt ans d’étude nécessaires qu’ils inculquent à la jeunesse, cela représente le cycle des études actuelles menées jusqu’à l’enseignement supérieur inclusivement, fait remarquer Régine Pernoud, leur rôle sera donc de répéter le passé sans le déformer. (Note de R71 : on retrouve le même schéma socio-culturel chez les nations amérindiennes et les sociétés traditionnelles africaines).

Qui vous permettra de lire et visionner les vidéos proposées par Aphadolie, ce jour, sous un angle différent ► https://aphadolie.com/2019/12/15/lhistoire-des-druides-pourquoi-en-savons-nous-si-peu-sur-cet-ordre-sacerdotale/

Très complémentaires, je vous propose, ces lectures au format PDF qui sont venues après ;

  • On a retrouvé l’Histoire de France de Jean-Paul Demoule, dans sa dernière version mise à jour également. Jean-Paul Demoule : Archéologue, professeur emeritus d’archéologie à l’université de Paris I-Sorbonne. Ancien président de l’Institut Nationale de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP) de sa création en 2002 à 2008. [NdJBL : Dont Émile Mourey réfute également les thèses ce qui explique pourquoi nous sommes en désaccord sur tout, ou d’accord sur rien…]
  • L’Art de ne pas être gouverné & Contre le grain, une histoire profonde des premiers États, de James C. Scott. James C. Scott : est professeur de science politique et d’anthropologie à l’université de Yale aux États-Unis. Il y est le codirecteur du programme sur les études agraires et membre de l’Académie des Arts et des Sciences des États-Unis. [NdJBL : qui explique la différence, sous-jacente dans le Défi Celtique, entre les barbares « cuits » et les barbares « crus »]
  • Traduction de la Bible & Escroquerie historique du Dr. Ashraf Ezzat, dans sa dernière version complète mise à jour. Ashraf Ezzat : Égyptien né au Caire et basé à Alexandrie, il est diplômé de la faculté de médecine de l’Université d’Alexandrie. Soucieux de ne pas être entièrement accaparé par sa profession médicale, le Dr Ezzat  investit beaucoup de son temps dans la recherche et l’écriture. L’histoire de l’ancien Proche-Orient et de l’Égypte ancienne est depuis longtemps un domaine d’intérêt particulier pour lui. Dans ses écrits, il s’approche de l’histoire ancienne, pas comme des récits des temps reculés, mais comme un facteur causant dans notre vie existante, et pour lui, c’est aussi pertinent et dynamique que le moment présent.
  • La Bible ‘Déterrée’ d’Israel Finkelstein & Neil Asher Silberman. Israel Finkelstein, directeur du Sonia and Marco Nadler Institute of Archeology de l’université de Tel-AvivNeil Asher Silberman, directeur d’interprétation historique pour l’Ename Center for Public Archeology and Heritage Presentation en Belgique et  rédacteurs de la revue “Archeology” : dans “The Bible Unearthed” Touchstone Book, 2001.

Sur les problèmes de traduction soulevés par Émile Mourey et que je traite, de manière récurrente dans ce blog, démontrant ainsi que ce qui pose problème, depuis des millénaires, est bien la transcription/traduction de supposés évènements mythiques/bibliques à l’épreuve des faits, et de la réalité historique et archéologique de terrain à contre-courant de la Doxa officielle et on comprend bien pourquoi.

Car la conclusion de R71, à la page 39 est de mettre en évidence ce qu’aujourd’hui, en France, et dans le monde occidental, on nous affirme comme absolument impossible, inéluctable et irréversible au système étatico-capitaliste, soit une société hors État et ses institutions : En étudiant et en partageant cette recherche, nous avons essayé de mettre en évidence une chose fondamentale à notre sens : Une certaine universalité de la société humaine par-delà l’espace-temps. En effet, du continent africain au continent européen au continent des Amériques à celui de l’Océanie, nous avons pu constater que la société humaine est essentiellement à l’origine une société non seulement sans état, mais plus précisément contre l’État.

Page 40 : L’État est une forme cancéreuse de la société humaine, nocive, menant l’humanité à sa perte et à sa mort clinique. Nous en voyons les effets toxiques aujourd’hui. La cause de cette maladie socio-anthropologique est la division politique de la société, qui créa les premières cellules cancéreuses proto-étatiques. Depuis l’avènement des États-nations occidentaux vers le XVIème siècle, la maladie touchant la société humaine est entrée pas à pas dans sa phase métastatique dont le résultat sera la mort. Comme toute maladie, si on traite non pas ses symptômes mais sa cause profonde, on en guérit rapidement et avec peu de chances de rechute si on suit les protocoles préventifs. Il en va de même avec notre société humaine. Il n’est bien sûr pas question de retourner à l’âge de pierre ou à l’âge du fer si bien maîtrisé par les Celtes, mais de voir et reconnaître la “maladie” de notre société pour ce qu’elle est et de revenir à une société fondamentalement saine, c’est à dire sans cette division politique ni économique donnant lieu à la perpétuation de la relation dominant/dominé, qui nous est artificiellement imposée depuis bien trop longtemps et ce pour l’exclusif bénéfice d’un petit nombre au sommet de la pyramide du pouvoir aujourd’hui devenu économico-politique dans la phase capitaliste de l’État. Une simple introspection nous révèle la nature profonde et naturelle de la société humaine. Nous avons été fourvoyés à dessein et emmenés sur un mauvais chemin aussi antinaturel que fallacieux et criminel : celui de l’État. Retournons sur le chemin semble-t-il naturel de l’humanité, celui de l’égalité, de la liberté, de l’émancipation et de l’autosuffisance harmonieuse coopérative.

Il en va simplement de notre survie et là réside à notre sens, le message révélé de l’étude des sociétés originelles de nos continents.

Il n’est jamais trop tard pour corriger l’erreur, encore faut-il reconnaître quand on baigne dedans… Avoir foi en l’humanité, c’est avoir foi en la capacité de l’Homme de sortir des ornières dans lesquelles il s’est lui-même embourbé.

“L’État, c’est ainsi que s’appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement et le mensonge que voici sort de sa bouche : ‘Moi, l’État, je  suis le peuple !’… Là où le peuple existe encore, il ne comprend pas l’État et il le hait comme un mauvais œil et comme un pêché contre les coutumes et les droits… L’État, lui, ment dans tous les idiomes du bien et du mal ; et quoi qu’il dise, il ment et ce qu’il possède il l’a volé. Tout est faux en lui, il mord avec des dents volées, lui qui mord si volontiers. Fausses sont même ses entrailles… ‘Sur Terre il n’est rien de plus grand que moi : je suis le doigt qui crée l’ordre, le doigt de dieu’, voilà ce que hurle ce monstre…” ► Friedrich Nietzsche (Ainsi parlait Zarathoustra, 1883) ;

« L’ANTÉCHRIST » de Friedrich Nietzsche, 1888 dans une nouvelle version PDF

Le Chemin de l’émancipation passe par le lâcher-prise du contre-naturel, morale incluse, avec Friedrich Nietzsche, 1897

PAGE ANTHROPOLOGIE POLITIQUE ; Origine & Critique de l’État

PAGE ANTHROPOLOGIE POLITIQUE avec Pierre Clastres

Et les mots de Nietzsche, ce dimanche 15 décembre 2019, résonnent et raisonnent particulièrement justes à nos oreilles, comme à nos cœurs. Puisque l’État français, le plus froid des monstres froid, ment froidement et le mensonge qui sort de sa bouche : ‘Moi, l’État, je suis le peuple !’ en déclarant que la réforme des retraites est la volonté du peuple… L’État et le gouvernement-qui-ment nous assènent que, que nous le voulions ou non, cette réforme se fera, elle s’imposera à nous et par la force si besoin est grâce aux syndicats réformistes prêts à négocier et toutes celles et ceux qui pensent impossible, inéluctable et irréversible d’en sortir pour une société SANS/CONTRE l’État.

Alors que nous avons toutes les preuves du contraire, sous les yeux, et qu’il ne tient qu’à nous de nous solidariser afin d’instaurer une société véritablement libre et égalitaire pour ne pas crever mieux, mais vivre maintenant, tout simplement…

JBL1960