Aujourd’hui, encore plus qu’hier…

Ce régime ne tient plus que par sa police…

AUX GENS D’ARMES hier bras armé des colonisateurs/envahisseurs/exterminateurs.

En France, obéissant aux ordres d’un Préfet, raflant hommes, femmes, enfants dans la longue Nuit et le Brouillard d’un été 42 parce qu’ils portaient une étoile jaune.

Aujourd’hui fer de lance d’un pouvoir aux abois, mutilant, tabassant, samedi après samedi, ceux qui portent un Gilet Jaune depuis un an !

Mais aussi vos frères d’armes les Pompiers et soldats du feu !

Depuis peu, vous prétendez n’être pas des citoyens ordinaires, et mériter pour cela un traitement de faveur, plus de considération, de la part du pouvoir qui pourtant ne tient que grâce à vous, par votre acceptation, votre soumission !

Mais surtout de notre part à nous tous, alors que vous êtes censés nous protéger.

Qui touche un policier doit être incarcéré est votre nouveau slogan ;

Fort heureusement, vous ne pourrez pas arrêter TOUT LE MONDE

Le soldat

Ricardo Flores Magon – 1912

Sur une route se rencontrent un soldat et un travailleur.

— Où vas-tu, demande le soldat ?

— À l’usine, lui répond le travailleur, et toi, où vas-tu ?

— Je vais à la caserne ; dans le village de Z les gens se sont soulevés et on nous a donné ordre de réprimer la rébellion dans le sang et le feu.

— Peux-tu me dire, lui demande le travailleur, pourquoi ces gens se sont soulevés ?

— Bien-sûr que je peux te le dire : ces gens, du lever au coucher du soleil, refusent de payer leurs loyers pour leur maison, la location de leurs lopins de terre, leurs impôts au gouvernement ; et quand les autorités se sont présentées pour évincer ces gens des maisons, pour les expulser de la terre, tout en voulant collecter l’impôt dû au gouvernement, les habitants ont résisté, ils ont poignardé le juge, le notaire, les fonctionnaires, les gendarmes, le maire et ses assistants. Ils ont brûlé les archives et sont montés sur l’édifice le plus élevé pour y accrocher un drapeau rouge avec des inscriptions en blanc qui disaient « Terre et Liberté ».

Le travailleur est ébranlé. Il voit que ce sont ceux de sa classe : les pauvres, les déshérités, les prolétaires qui se sont révoltés.

— Et tu t’en va les battre, lui demande le travailleur ?

— Mais oui, lui réplique l’esclave en uniforme. Ces gens attentent au droit de propriété privée* et il est du devoir du gouvernement de protéger les intérêts des riches.

— Mais toi, tu n’est pas un riche, lui dit le travailleur. Quel intérêt as-tu de tuer ces pauvres gens ?

— Je dois faire respecter la Loi, lui répond sèchement le soldat.

LA LOI ! lui gueule le travailleur, La Loi qui soutient les privilèges de quelques-uns ! La Loi qui est un énorme poids pour ceux d’en bas ; une garantie de liberté et de bien-être pour ceux d’en haut ! T’es un pauvre, mais toutefois tu soutiens la Loi qui écrase ceux de ta classe. Ton père, ton frère, tes pairs sont pauvres ; ceux qui se sont soulevés dans le village de Z sont des pauvres qui souffrent comme toi et tes parents et tes pairs et qui sait, peut-être qu’il y a dans les insurgés des membres de ta famille ! Le soldat haussa les épaules, cracha sur les herbes qui bordent le chemin, lança un regard méprisant au travailleur et cria :

La Loi doit s’appliquer à toutes les choses ! Si mon père l’enfreint, je le tuerai, parce que voilà ce que m’ordonne la Loi !

— Bon, dit le travailleur, alors marche et assassine le sang de ton sang et la chair de ta chair !

Le travailleur et le soldat continuèrent leur chemin dans des directions opposées : le premier pour aller au travail afin de rendre plus riche le maître et le second pour aller tuer afin d’assurer au maître la jouissance des « ses » richesses. Pendant ce temps, le village de Z était le théâtre d’une activité, d’une gaieté, d’un enthousiasme sans limite. La tristesse d’hier avait disparu. Tous les habitants étaient dans la rue à célébrer le jour de la liberté. Un ancien haranguait la foule de cette manière :

— Compagnons : maintenant chacun de nous est son propre maître, célébrons notre victoire ; un inventaire doit être fait de tout ce qu’il y a dans le village et aux alentours afin de savoir quels éléments nous possédons et quels outils serviront à notre travail et ensuite, comme des frères, une fois terminée la célébration de notre triomphe, dédions-nous à travailler à produire des choses utiles pour tous et…

Il n’a pas pu terminer sa phrase… On entendit la décharge d’une arme à feu et l’ancien, mortellement blessé, tomba face première sur le sol sans pouvoir se relever. Le soldat avait tué son père…

*propriété privéedans son sens lucratif et d’exploiteur et à ne pas confondre avec la possession.

“La possession individuelle est la condition de la vie sociale, cinq mille ans de propriété le démontrent. La propriété est le suicide de la société. La possession est un droit, la propriété est contre le droit. Supprimez la propriété tout en maintenant la possession et, par ce simple changement de principe, vous révolutionnerez la loi, le gouvernement, l’économie et les institutions, vous chasserez le mal de la surface de la terre.”

 ~ Pierre Joseph Proudhon, 1840, “Qu’est-ce que la propriété ?” ~

Textes choisis Anarchistes de Ricardo Flores Magon, Version PDF N° 77 de 40 pages

Ricardo Flores Magon (1874-1922) était un journaliste et activiste anarchiste mexicain, né à Oaxaca, influencé par les pensées de Bakounine, Reclus et surtout Kropotkine dont l’ouvrage “La conquête du pain” fut une grande source d’éveil politique pour lui. À partir des années 1910, il fut impliqué avec la révolution sociale mexicaine d’Emiliano Zapata et Pancho Villa. En exil aux États-Unis, il fut un farouche opposant à la première guerre mondiale. Il fut arrêté pour sédition et condamné à 20 ans de réclusion sous la loi scélérate contre “l’espionnage” de 1917. Il mourut des mauvaises conditions de sa détention sur sa santé fragile dans un pénitencier du Kansas en 1922 à l’âge de 48 ans.

La soumission c’est la mort !

Ricardo Flores Magon en 1912 à la page 23 du PDF intitulé : Les Chefs dont voici un extrait ;

Il ne faut pas former une masse, inutile de reproduire les préjugés, les préoccupations, les erreurs et les coutumes qui caractérisent les foules aveugles. La masse est fermement convaincue qu’il lui faut un chef ou un guide pour la mener à son destin. Vers la liberté ou vers la tyrannie, peu importe : elle veut être guidée, avec la carotte ou avec le bâton.

Cette habitude si tenace est source de nombreux maux nuisibles à l’émancipation de l’être humain : elle place sa vie, son honneur, son bien-être, son avenir, sa liberté entre les mains de celui qu’elle fait chef. C’est lui qui doit penser pour tous, c’est lui qui est chargé du bien-être et de la liberté du peuple en général comme de chaque individu en particulier.

C’est ainsi que des milliers de cerveaux ne pensent pas puisque c’est le chef qui est chargé de le faire. Les masses deviennent donc passives, ne prennent aucune initiative et se traînent dans une existence de troupeau. Ce troupeau, les politiques et tous ceux qui aspirent à des postes publics le flattent au moment des élections pour ensuite mieux le tromper une fois qu’elles sont passées. Les ambitieux le trompent à coups de promesses au cours des périodes révolutionnaires pour récompenser ensuite ses sacrifices à coups de pieds une fois la victoire obtenue.

Il ne faut pas former une masse. Il faut former un ensemble d’individus pensants, unis pour atteindre des fins communes à tous mais où chacun, homme ou femme, pense avec sa propre tête et s’efforce de donner son opinion sur ce qu’il convient de faire pour réaliser nos aspirations communes, qui ne sont autres que la liberté et le bien-être de tous fondés sur la liberté et le bien-être de chacun. Pour parvenir à cela, il est nécessaire de détruire ce qui s’y oppose : l’inégalité. Il faut faire en sorte que la terre, les outils, les machines, les provisions, les maisons et tout ce qui existe, qu’il s’agisse du produit de la nature ou de l’intelligence humaine, passent du peu de mains qui les détiennent actuellement aux mains de tous, femmes ou hommes, pour produire en commun, chacun selon ses forces et ses aptitudes, et consommer selon ses besoins.

Pour y parvenir, nul besoin de chefs. Bien au contraire, ils constituent un obstacle puisque le chef veut dominer, il veut qu’on lui obéisse, il veut être au-dessus de tout le monde. Jamais aucun chef ne pourra voir d’un bon œil la volonté des pauvres d’instaurer un système social basé sur l’égalité économique, politique et sociale. Un tel système ne garantit pas aux chefs la vie oisive et facile, pleine d’honneur et de gloire, qu’ils souhaitent mener aux dépends des sacrifices des humbles. […]

JBL : On comprend très bien ainsi que nous n’avons nullement besoin d’un leader ou d’un chef ou d’un Président de la République ou d’un Maire… 

La RÉSISTANCE POLITIQUE & la RÉBELLION = C’est la vie !

Nous pouvons, TOUS, nous appuyer sur ces différents textes POUR appeler à la formation d’un RÉSEAU DE RÉSISTANCE & DE RÉBELLION INTERNATIONAL, dans cet ICI & MAINTENANT ; CONTRE la société marchande ◄► Le système capitaliste !

Puisque la révolution violente a historiquement montré ses limites. Il conviendra mieux de remplacer les institutions par les associations libres confédérées et créer la base de la société des sociétés, sans haine, ni armes, ni violence.

HORS ÉTAT & SES INSTITUTIONS ► ANTHROPOLOGIE POLITIQUE : Origine & Critique de l’État ; Avec… Pierre Clastres, Marshall Sahlins, David Graeber, James C. Scott, Résistance 71, vous, moi, NOUS TOUS et même petitement…

REFUSONS LA DICTATURE TECHNOTRONIQUE EN MARCHE !

Différents textes pour y parvenir ;

Contre les guerres de l’Avoir, la guerre de l’Être, du Collectif Guerre de Classe, Octobre 2019, PDF N° 137 de 41 pages

Manifeste pour la société des sociétés par le Collectif Résistance 71

Résoudre l’aporie de Pierre Clastres – Ou comment lâcher prise des antagonismes induits pour une société des sociétés par Résistance 71 – Version PDF N° 110 de 37 pages

Les Chroniques de ZénonVox Populi : Car si la police nous éborgne, les médias nous aveuglent, juin 2016

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Jojo la Gilet Jaune, née un 14 novembre et qui fait sa part, comme elle peut ► Effondrer les empires coloniaux par apostasie collective ou renoncement au baptême en récusation de la doctrine chrétienne de la découverte, version PDF de 43 pages de

Jo Busta Lally