Journée de la haine au Canada par Mohawk Nation News, 1er juillet 2019

Et comme chaque année !

Quand assez est-il assez ?

L’heure du réveil des peuples a sonné !!!

Mettons fin à ce cycle mortifère, raciste, eugéniste et ethnocidaire !

Jeux d’enfants de meurtres et d’esclavage, vol des ressources foncières, sans loi, effondrement culturel, extermination des peuples originels et de toute vie naturelle…

JOURNÉE DE LA HAINE AU CANADA !

Mohawk Nation News | 1er juillet 2019 | URL de l’article source en anglais ► http://mohawknationnews.com/blog/2019/07/01/canada-day-of-hate/

Traduit de l’anglais par Jo Busta Lally avec l’aide de DeepL Traducteur

Le 1er juillet 2019 est la journée du  » corporatisme  » au Canada pour célébrer son crime de génocide. Nous avons le droit de dire aux envahisseurs illégaux de quitter l’île de la Grande Tortue immédiatement. 99% d’entre nous n’ont PAS été digérés par les envahisseurs/exterminateurs de l’île de la Grande Tortue. Nous appelons ceux qui se sont aliénés leur droit d’aînesse le « peuple génocidé », ceux qui ont perdu la volonté de vivre en tant que peuple naturel originel de l’île de la Grande Tortue = Amérique du Nord.

Aujourd’hui, ils continuent d’essayer de nous démoraliser. Quand les immigrants illégaux ont envahi le pays, ils y ont trouvé un paradis. Ils étaient jaloux de toutes les ressources naturelles d’Onowarekeh et de notre mode de vie. S’en est suivie immédiatement une haine et une envie intenses qui perdurent jusqu’à ce jour. Toutes leurs tactiques génocidaires découlent de la haine et de la jalousie pour nous démoraliser davantage par un génocide pur et simple qu’ils admettent avoir commis, par la victimisation et en particulier le meurtre de nos bébés et de nos enfants, dans les écoles de jour pour Indiens, dans les Pensionnats pour Indiens (de 1840 à 1996 au Canada), Sixties Scoops/ Rafle des Années 60 (Centres d’Adoption, ICI & ), la SCS (CAS dans l’article original), les prisons, la stérilisation, les programmes pour femmes et filles disparues et assassinées, les ventes internationales de nos enfants, les conseils de bande, le vol de nos ressources naturelles et le massacre de toute vie naturelle. S’ils ne peuvent pas tout posséder, ils ont le mandat de nous détruire.

Les immigrants illégaux ont essayé de nous rendre inaptes à leur environnement étranger destructeur qui est basé sur le « nettoyage ethnique » des vrais peuples originels et de toute vie naturelle sur l’île de la Grande Tortue.

Les envahisseurs illégaux tentent d’utiliser le vol de terres de l’Accord-cadre et l’extinction finale d’Onkwehonweh comme clou final de notre cercueil.

Les Premières Nations contre nature Inc. (NdJBL : Incorporated/incorporé L’entreprise incorporée est une personne morale aux yeux de la loi. Les droits et obligations des personnes morales s’apparentent à ceux dévolus aux personnes physiques sans être exactement les mêmes. ) Vérités et Mensonges de la Loi sur l’aménagement du territoire est l’institution nationale du Canada qui a assimilé « Les Premières Nations Incorporé » dans le régime canadien de l’impôt foncier des sociétés sans le consentement des onkwehonweh, le peuple originel placé sur l’île de la Grande Tortue par la création.

Pourquoi les immigrants illégaux se montrent-ils si cruels envers les Natifs / Peuples premiers ou originels placés sur l’île de la Grande Tortue par kasastenserakowa sa oiera, la grande puissance naturelle ?

Les descendants des colons envahisseurs/exterminateurs, ici les Canadiens et les Québécois de papier et festoyeurs de génocide en cette journée de la haine et comme chaque 1er juillet  commémorent, encore aujourd’hui, leur fierté d’avoir tué l’indien pour sauver l’homme blanc (et de surcroit chrétien) comme nous l’avons défini, avec R71, dans ce tout dernier PDF N° 104 de 21 pages Nous sommes TOUS des colonisés !

C’est pourquoi nous appelons, aujourd’hui même à rompre avec ce cycle mortifère, en enclenchant un nouveau paradigme à vos côtés, comme il est notifié dans cette Lettre ouverte à Justin Trudeau par le Directoire du Tribunal International des Disparus au Canada du 9 juillet :

En tant que co-conspirateur inculpé pour crimes contre l’humanité, vous et votre gouvernement devez vous réfréner de toute action supplémentaire qui aide et sert le génocide continuel des peuples aborigènes, ou qui le masque. Par exemple, votre gouvernement doit immédiatement arrêter de distribuer des statuts d’exonération d’impôt et des privilèges à vos co-conspirateurs dans le génocide, à savoir : l’Église catholique romaine, les Églises anglicane et unifiée du Canada et vous devez abroger le Concordat Financier du Canada avec l’Église de Rome ; car fournir à ces Églises de tels privilèges incite les Canadiens à financer des entités criminelles et ainsi à violer la loi internationale et domestique.

De plus, votre gouvernement et la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) font une obstruction active à la justice en réduisant au silence des témoins du génocide et en détruisant des archives vitales, des sites de charniers et des preuves documentaires du génocide par l’État canadien et les Églises. Vous devez immédiatement cesser et vous désister de ces actions illégales et remettre toutes ces preuves à notre tribunal afin de permettre une totale transparence publique.

Finalement et comme corollaire à ces requis émergeant de votre statut en tant que co-conspirateur cité dans des crimes contre l’humanité, ni vous, ni aucun autre élu du gouvernement canadien ne doivent rechercher un autre mandat électoral dans les élections à venir du 21 octobre courant. Le faire, serait demander aux Canadiens de cautionner et de devenir des complices continuels de l’attitude criminelle de l’État canadien.

Et parce que nous sommes convaincus que ; « L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais ! »

Lectures complémentaires indispensables pour parvenir à cette société des sociétés ;

MEURTRE PAR DÉCRET – Le crime de génocide dans les pensionnats pour Indiens de 1840 à 1996 au Canada ;

Effondrer les empires coloniaux par apostasie collective en récusation de la Doctrine chrétienne de la découverte par Jo Busta Lally

Manifeste pour la Société des Sociétés du Collectif Résistance 71

Tous les autres PDFs ► https://jbl1960blog.wordpress.com/les-pdfs-realises-par-jbl1960/

JBL1960

Lettre ouverte à Justin Trudeau du Directoire du Tribunal International pour les Disparus du Canada (TIDC), 9 juillet 2019

Et parfait corollaire à la dernière mise à jour du Contre-rapport à la Commission Vérité & Réconciliation MEURTRE PAR DÉCRETLe crime de génocide dans les Pensionnats / Hôpitaux pour Indiens de 1840 à 1996 au Canada version PDF, traduit partiellement en français mais de manière substantielle par Résistance 71 en juin 2016 pour me permettre d’en réaliser une version PDF (N° 1 de 58 pages), que j’ai mise à jour le 8 juin dernier dans ce billet récapitulatif et très complet sur ce sujet ► Contre-rapport à la Commission Vérité & Réconciliation « Meurtre Par Décret » en français dernière version PDF mise à jour ► JBL1960

The International Tribunal for the Disappeared of Canada

Established on January 1, 2016 under the Law of Nations

Déclaration de Kevin Annett

Traduit de l’anglais par Résistance 71 en juillet 2019

Lettre ouverte à Justin Trudeau, premier ministre du Canada du directoire du Tribunal international pour les Disparus du Canada (TIDC)

9 juillet 2019

Monsieur le premier ministre,

Le mois dernier vous avez publiquement admis que le crime de génocide des peuples aborigènes a été perpétré au Canada. Votre manque à ajouter “… par l’État et l’Église du Canada” ne minimise en rien la responsabilité et la culpabilité de votre gouvernement et de ses associées les Églises, dans ce crime contre l’humanité et pour la mort d’innombrables hommes, femmes et enfants aborigènes.

En vérité, votre admission du crime de génocide amène ses inévitables conséquences en regard de la loi internationale et de la loi canadienne. La convention de l’ONU sur le crime et la prévention du génocide, ratifiée par le Canada en 1952, requiert maintenant que le Canada soit “mis en accusation et puni” pour ce crime. Cette poursuite judiciaire et cette punition doivent être mises en œuvre par des États signataires de la Convention et Membres de l’ONU, mais aussi par les citoyens canadiens en accord avec les principes légaux de Nuremberg et la Convention de la Cour Pénale Internationale, qui demandent que les citoyens ne soient pas les accessoires des crimes de leur propre gouvernement.

Le temps des paroles vides et des “enquêtes” de complaisance menées par les perpétrateurs même du crime est révolu. L’État canadien et ses complices dans le crime doivent maintenant être traduits en justice par la Communauté Internationale et par le peuple canadien lui-même. Et vous, Justin Trudeau, devez vous tenir comme premier accusé sur le banc de ce procès pour crime. Chose que vous savez pertinemment bien, puisque vous avez été publiquement inculpé le 7 juin courant et avez reçu une demande de comparution devant le Tribunal International, qui se réunira à Vancouver le 16 septembre de cette année.

En tant que co-conspirateur inculpé pour crimes contre l’humanité, vous et votre gouvernement devez vous réfréner de toute action supplémentaire qui aide et sert le génocide continuel des peuples aborigènes, ou qui le masque. Par exemple, votre gouvernement doit immédiatement arrêter de distribuer des statuts d’exonération d’impôt et des privilèges à vos co-conspirateurs dans le génocide, à savoir : l’Église catholique romaine, les Églises anglicane et unifiée du Canada et vous devez abroger le Concordat Financier du Canada avec l’Église de Rome ; car fournir à ces Églises de tels privilèges incite les Canadiens à financer des entités criminelles et ainsi à violer la loi internationale et domestique.

De plus, votre gouvernement et la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) font une obstruction active à la justice en réduisant au silence des témoins du génocide et en détruisant des archives vitales, des sites de charniers et des preuves documentaires du génocide par l’État canadien et les Églises. Vous devez immédiatement cesser et vous désister de ces actions illégales et remettre toutes ces preuves à notre tribunal afin de permettre une totale transparence publique.

Finalement et comme corollaire à ces requis émergeant de votre statut en tant que co-conspirateur cité dans des crimes contre l’humanité, ni vous, ni aucun autre élu du gouvernement canadien ne doivent rechercher un autre mandat électoral dans les élections à venir du 21 octobre courant. Le faire, serait demander aux Canadiens de cautionner et de devenir des complices continuels de l’attitude criminelle de l’État canadien.

Monsieur le premier ministre, nous attendons dûment que vous-même et tous les membres de votre gouvernement obéissiez à ces demandes et aux diktats de la loi internationale et de la moralité.

À cette fin, une délégation du Directoire de notre Tribunal, escortée par des gardiens de la paix et des observateurs internationaux, se rendra à Ottawa le lundi 15 juillet 2019 afin de rendre public ces faits lors d’une conférence de presse et durant d’autres évènements publics. Nous requérons une réunion en votre compagnie ainsi que celle de votre cabinet à cette date ou autre proche de cette date afin de discuter de ces affaires et de nous assurer que vous obéirez aux requis de la loi internationale.

Nous avons demandé à notre secrétaire de terrain canadien, le révérend Kevin Annett, d’être présent durant ces évènements et la réunion avec vous. Ce dernier quart de siècle, le révérend Annett a mené une campagne de documentation et de mise en accusation pour crime de génocide au Canada. Il a fait ceci à grand risque et coût personnels et contre une campagne concertée de l’État canadien, des Églises et de la GRC qui ont perturbé son travail, traîné son nom dans la boue et lui ont retiré toute possibilité de vie décente, le privant de sa famille et de libertés civiles. Nous pensons très approprié qu’il soit présent.

Veuillez noter que tout manque de votre part ou de vos représentants de répondre à cette lettre ouverte et de notification sera pris en compte par les juges présidant au tribunal du 16 septembre devant lequel vous et vingt autres officiels, avez été légalement requis de comparaître.

Salutations,

Ellen Bradbury-Dufort, LL.B., M.A. (signed in the original)

Secretary and on behalf of The Directorate of the International Tribunal for the Disappeared of Canada

disappearedofcanada@gmail.com

www.murderbydecree.com 

cc : Reverend Kevin Annett, federal politicians, Cabinet Ministers, United Nations affiliates and the world media

La lecture, difficile, de ce Contre-rapport Meurtre Par Décret / Murder By Decree, est cependant  absolument indispensable si l’on veut vraiment enclencher un nouveau paradigme en lien avec les Natifs / Peuples premiers de tous les continents et debout, à leurs côtés.

Pas dans une semi-position dominante qui prévaudrait, encore, qu’aucune personne indigène traditionnelle ou Nation de pourraient être autorisées à survivre en dehors de la chrétienté et de sa Nation « blanche » comme c’est toujours le cas au Canada, aux USA, en Amérique du Sud, en Australie, Nouvelle-Zélande, Nouvelle-Calédonie, Asie en fait partout où « domine » la Doctrine chrétienne de la découverte, y compris sur le continent Africain, dans son entier.

Cette lettre ouverte réaffirme qu’aucun nouveau paradigme ne pourra être enclencher tant qu’un groupe d’individus se pensera supérieur à tous les autres parce qu’il est blanc et de surcroit chrétien !

Dans ce tout dernier PDF = Nous sommes TOUS des colonisés vous avez là une analyse sur le colonialisme et l’importance de ce qui peut nous aider à formuler cette pensée cruciale à mon sens et pour quiconque travaille à l’émancipation définitive de nos sociétés de la sclérose criminelle étatico-capitaliste pour enfin parachever notre humanité vraie, profonde et organique dans une société des sociétés affirmant notre être en lâchant prise de la tyrannie de l’avoir et de ses antagonismes factices inhérents que ;

« L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais ! »

Pour preuve, en France, avec Macron qui parachève l’Agenda oligarchique de dépopulation à marche forcée et qui démontre combien la déclaration de cette femme Mohawk, lors de la crise d’Oka en 1990 aux Québécois et Canadien de papier venus voir ce qu’il s’y passait était justement visionnaire de ce qui se passe aujourd’hui n’importe où ;

Regardez bien ce qu’il se passe ici, parce que quand ils en auront fini avec nous, (les Natifs) ce sera votre tour…

Et clairement aussi bien au Canada que partout dans le monde, si nous les laissons faire sans réagir, c’est bien ce qui va se passer, personne, absolument personne n’échappera aux griffes totalitaires du N.O.M. qui n’ont jamais été plus près de se refermer sur nous…

Jo Busta Lally

MàJ du 15/07/19

À relier avec ► Journée de la haine au Canada par Mohawk Nation News, 1er juillet 2019

Et ► Sur l’imposture du “droit à l’existence de l’État d’Israël” par Jeremy R. Hammond – Source FPJ – Traduction Le cri des peuples, 09/07/19

Roman d’une « Fin de Règne » annoncée…

Cependant que rien ne fini jamais et que tout (re)commence !

C’est à raison qu’Hervé pour Le Saker Francophone vous propose en roman de l’été de découvrir « Fin de Règne » écrit par Zénon, qui n’est pas un auteur inconnu pour les lecteurs de mon blog, puisque je lui ai ouvert une page et comme on ouvre son cœur intitulée Les Chroniques de Zénon ;

Qui contient tous ses textes, poèmes, nouvelles, instantanés du tout premier Nakba – Lettre ouverte aux peuples du Monde (Mars 2016) jusqu’au tout dernier InversionOu la nécessité de relire 1984, le Prince et l’Art de la guerre du 5 février 2019.

Fin de règne

J’ai été la lectrice très privilégiée de ce roman (et de nombreux autres textes d’ailleurs) dont l’auteur lui-même me faisait la lecture, par bribes, au fur et à mesure que l’histoire prenait forme et lorsque j’ai eu le plaisir de tenir en main la première mouture, je me suis surprise à finir des phrases tant par-delà l’espace et le temps nos esprits, nos idées s’étaient rejoints…

Je vous livre l’appréciation d’Hervé à laquelle je ne retire rien bien au contraire puisque j’y ajoute même l’extrait de cette rencontre de papier entre Arthur et Nina d’une histoire inventée mais qui pourtant prend place dans notre réalité de cet été 2019 tant la « Fin de Règne » est immanente :

Zénon, jeune écrivain, nous avait fait le plaisir de publier quelques textes chez nous et s’il s’était tu, c’était pour se consacrer à l’écriture. Il revient avec un roman dont j’ai eu le plaisir de lire un premier jet et dont je vous présente ici la version finale.

Son roman, Fin de Règne, est dans la ligne droite de ces textes, plein de fougue, d’engagement, tout en restant lucide sur la réalité des pouvoirs qui gouvernent le monde. C’est une critique acerbe de ce monde qui broie les gens, la société et même notre civilisation.

Son roman met en scène un journaliste, Arthur Schrödinger, qui fait comme beaucoup d’entre nous, un pied dedans, un autre essayant de prendre la tangente avec un esprit sous pression, devant arbitrer entre cette réalité de plus en plus difficile à supporter et le désir de tout envoyer valser, de faire sa révolution.

L’intrigue mélange son parcours dans les médias, entre résistance et compromission, entre rentabilité et vérité, avec la réalité du monde qui rattrape ce microcosme parisien qui croyait arrivée cette fin de l’histoire promise par quelques géopoliticiens.

Page après page, on voit se fissurer ce monde et l’auteur se retrouve pris à son propre jeu, entre son désir de voir ses faux semblants exploser et la peur du vide devant l’incertitude et la violence qui se déchaîne soudain. Écrit en 2017,  on peut dire que Zénon a eu une formidable intuition et que les Gilets Jaunes sont comme une vaste promotion de ce roman qui a, par moments, cet hiver, donné l’impression de devenir réalité. Tout y est, la révolte à Paris, la violence de l’État qui tente de sauver l’ordre acquis par et pour quelques élites mais aussi le tsunami financier qui déboule comme dans un jeu de quilles, la géopolitique qui ne s’arrête jamais.

Un bon roman parle aussi forcément de la vie et de ce qui fait tourner le monde, les relations complexes et tumultueuses entre les deux sexes. Nina est pour Arthur ce Rubicon, l’énergie suffisante pour le faire basculer, pour lui faire lâcher prise et lui permettre de se lancer et de vivre enfin les événements historiques qui traversent son temps.

Pour le reste, je vous laisse découvrir ce roman d’aventures dans tous les sens du terme où au fil des chapitres, l’auteur mêle ses propres réflexions, ses lectures, ses constats. En plus d’avoir senti venir cette révolte populaire, il vous réserve d’autres surprises et un véritable voyage dans un futur possible à défaut d’être probable.

Par Hervé pour le Saker Francophone, 30 juin 2019

Extrait de la rencontre d’Arthur et Nina, avec le plein accord de l’auteur :

Enfin arriva l’heure du rendez-vous. J’avais esquivé le traditionnel pot du week-end pour gagner à pied le Champ de Mars. Un orage avait dissipé la lourdeur de l’air dans l’après-midi. La pluie finissait de s’égoutter des dernières feuilles aux arbres des allées latérales, alors désertées de leurs touristes. Malgré les sentinelles de soldats postés aux pieds de la tour Eiffel, cette partie des jardins était sombre et peu fréquentée. Il me fallut près de dix minutes pour trouver le monument des droits de l’Homme… Érigé au milieu d’une petite allée, d’allure modeste, le discret édifice pouvait de loin passer pour une sépulture, à ceci près que deux colonnes encadraient de part et d’autre une porte close… En s’approchant, on découvrait d’indéchiffrables hiéroglyphes, mythologiques et astrologiques, gravés sur chacun des murs. La plupart des visiteurs passait devant sans même s’y arrêter, mais cet endroit était bien connu des amateurs d’occultisme. De rares passants se dépêchaient de traverser la semi-pénombre, mais à ma déception, personne hormis des oiseaux picorant des miettes de pain rassis n’attendait sur les bancs mouillés. Je fis en attendant le tour de la construction pour jeter un œil aux représentations du système solaire et aux symboles maçonniques. Pas de doute, le lieu du rencard était bien choisi.
– « Quand le sage montre la Lune, l’imbécile regarde le doigt. »
Je me retournai sur une grande brune vêtue de noir et dont l’épaisse chevelure dépassait de son bonnet pourpre.
– Tu n’y trouveras rien de vraiment sorcier. La signification n’est pas écrite sur les murs : le plus important, c’est son emplacement… Nina, me tendit-elle la main. Je te voyais plus grand.
Le pâle éclat de son visage lui donnait des airs d’apparition, à la lueur entre chien et loup de la nuit tombante. Elle avait les traits durs, aux pommettes saillantes des filles de l’Est. Ses yeux pétillants m’examinaient des pieds à la tête.
– Si c’est pour un sacrifice humain en flagrant délit, on est en avance, répondis-je. Arthur, enchanté.
Je la vis esquisser un demi-sourire, puis se retourner pour se diriger doucement vers les quais. Nous marchâmes côte-à-côte quelques instants sans rien dire.
– Alors, que me vaut l’honneur d’une rencontre si mystérieuse ? lui demandai-je. C’est en rapport avec la Goldstein ?
Nina me fixa intensément, comme pour évaluer ce que  j’en savais.
– Il fallait impérativement que je sache… si tu viendrais par courage, ou par lâcheté, finit-elle par me répondre. Ce qui était absurde, puisque sans son invitation, la question ne se posait pas. Je m’abstins cependant de le lui dire : son explication viendrait de toute façon. Débouchant à l’intersection d’artères illuminées de vitrines et de terrasses de brasseries, nous obliquâmes d’un accord tacite par une petite rue en direction des quais de Seine. La foule de touristes et de noceurs chicos disparut dans le silence derrière nous.
– C’est bizarre, dis-je enfin. Tout est si calme, les gens continuent leur train-train… S’ils se doutaient de ce qui les attend, ils prendraient d’assaut les supermarchés, poussai-je pour à mon tour la sonder.
Zénon, par ce récit, nous donne la possibilité d’éteindre, définitivement, la lumière du N.O.M. et dans le même temps, d’allumer toutes nos petites flammes intérieures, telles des lucioles, capables d’embraser tout l’empire…
Et dans une parfaite unicité et complémentarité, dans un souffle parfaitement synchrone d’un lâcher prise collectif, comprendre que tout ce que nous avons à faire, c’est d’éclairer la voie qui était déjà là depuis des millénaires  et qui n’attend plus que NOUS, TOUS ENSEMBLE, pour être, à nouveau, empruntée…

Nous sommes TOUS des Colonisés ! (PDF)

Image associée

Pour une décolonisation concertée !

Lectrice assidue de Résistance 71 depuis leur début, j’ai pris une grosse mandale dans la tronche en lisant leur publication de mai 2013 « Nous sommes tous des colonisés ! » ;

Cette analyse sur le colonialisme et l’importance de ce qui les aida à formuler cette pensée cruciale à leur sens pour quiconque pensait à l’émancipation définitive de nos sociétés de la sclérose criminelle étatico-capitaliste pour enfin parachever notre humanité vraie, profonde et organique dans une société des sociétés affirmant notre être en lâchant prise de la tyrannie de l’avoir et de ses antagonismes factices inhérents :

« L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais ! »

Et comme l’article eut une suite en juillet 2013, je repris une deuxième mandale à la lecture de ce qui devait devenir un des articles les plus lus et téléchargés sur Résistance 71.

Étant à cette époque en pleine phase d’Éveil, je réalisais que la première des nécessités était d’abattre le plus grand fléau de l’humanité : Le colonialisme et ce par quoi il arrive toujours l’État.

Ce texte que j’ai intégré et laissé cheminer en moi, m’a convaincue, une fois conscientisé, que pour enclencher un nouveau paradigme en lien avec les peuples premiers nous devions, nous les occidentaux, décoloniser nos esprits, notamment en exigent l’effacement de nos noms des registres des baptêmes auprès des instances religieuses ou en renonçant au baptême et ce en récusation de la Doctrine chrétienne de la découverte afin d’arracher les racines du colonialisme et veiller à se qu’elles ne réapparaissent jamais…

Ce que je fis en 2015 et vous en trouverez le détail et les explications ICI.

Depuis lors, nous cheminons côte à côte avec Résistance 71, sans se connaitre et de manière différente avec nos sensibilités propres poursuivant le même objectif celui de connecter les énergies, les électrons libres pour donner l’exemple d’associations toutes aussi libres par-delà l’espace et le temps, notamment avec la réalisation de très nombreux PDFs politiques, à lire, télécharger et/ou s’imprimer gratuitement ► https://jbl1960blog.wordpress.com/les-pdfs-realises-par-jbl1960/

C’est pourquoi j’ai plaisir à vous proposer la (re)lecture de cet article phare de R71 dans une version PDF N° 104 de 21 pages que j’ai voulue particulièrement originale dans la forme et compte tenu de l’importance du propos et de l’apport qu’il aura eu sur ma propre réflexion et l’Éveil de ma conscience politique.

Nous sommes TOUS des colonisés ! (Version PDF)

JBL1960

 

Les valeurs morales de l’anarchisme du point de vue de l’anthropologie par Charles MacDonald, 1er juillet 2019

L’Entraide un facteur d’évolution ;

Pour avoir lu, intégré et conscientisé tous les auteurs contenus dans les lectures complémentaires proposées par Résistance71 et pour en avoir réalisé toutes les versions PDF, y compris celle de leur Manifeste PolitiqueManifeste pour la Société des sociétés, je ne puis être que d’accord avec leur ressenti à la lecture de l’analyse de Charles MacDonald notamment après avoir mis au format PDF le texte de Friedrich Nietzsche, 1897 ; Le Chemin de l’émancipation passe par le lâcher-prise du contre-naturel, morale incluse, avec Friedrich Nietzsche, 1897.

Précisément parce que toutes ces lectures combinées, et je rajoute pour ma part Marylène Patou-Mathis, mais également le Pr. Jean-Paul Demoule, et son excellent « La France amnésique au passé règlementé ou comment retrouver l’Histoire de France« , version PDF N° 7 que j’ai revue et corrigée il y a peu ;

Ainsi que 2 textes essentiels de Pierre Clastres ;

  1. Échange & Pourvoir ► Philosophie de la chefferie indienne, Pierre Clastres, 1962
  2. Pierre Clastres, 1974 – Anthropologie Politique : De l’ethnocide

Mettent en lumière ce que l’État, les institutions, le pouvoir oppresseur se sont efforcés, depuis des millénaires, à nous cacher, sinon à nous en abstraire tant, précisément, les valeurs morales de l’anarchisme d’un point de vue anthropologique lorsqu’on les étudient, émergent, jaillissent tout naturellement à un moment donné de notre réflexion, constituant sans nul doute ce déclic, cet éveil ou cette prise de conscience politique individuels d’abord, collectifs ensuite, qu’en nourrissant avec des lectures idoines, connexes, comme celles-ci, s’affute, s’aiguise pour devenir aussi tranchante qu’une lame, afin d’être en capacité de trancher la tête de l’Hydre/Bête/Système seule action indispensable pour rompre avec ce cycle mortifère conduit par une mini-élite totalement consanguine et dégénérée dont la finalité se confirme être bien pire que l’inévitable Nouvel Ordre Mondial promis, par Sarkozy, par exemple, soit une DICTATURE TECHNOTRONIQUE qui se met en place comme vous pourrez le lire dans ce DOSSIER COMPLET en version PDF que j’ai réalisé précisément pour dénoncer et refuser ce GATTACA planétaire, cette énorme SMART-CITY INTERCONNECTÉE, ce GOULAG/GHETTO d’écrasement de l’Humanité pendant que les parasites du haut s’enfermeront dans des « ZONES VERTES TRANSHUMANISTES » aux fontaines de jouvences promises…

Cette lecture pour se lever, pour DIRE NON, ensemble, collectivement, au délire des transhumanistes et S’Y TENIR, et en toute fin, je rajoute d’autres conseils de lecture

Les valeurs morales de l’anarchie du point de vue de l’anthropologie

Charles MacDonald1er juillet 2019 – Source ► https://www.monde-libertaire.fr/?article=Les_valeurs_morales_de_lanarchisme_et_de_la_pensee_libertaire_du_point_de_vue_de_lanthropologie

Publié, en analyse, par Résistance 71 ce 5 juillet 2019 dans ► Anthropologie politique et les valeurs de l’anarchie en tant que partie intégrante de la nature humaine…

L’anarchisme, avant d’être une théorie politique, est une philosophie sociale très ancienne. Elle repose sur l’idée que les êtres humains ne sont pas faits pour être opprimés et dominés par d’autres et que leur existence collective repose sur une disposition à l’entraide généreuse. Dans les conditions actuelles de la vie collective mondiale aucune de ces deux conditions n’est satisfaite. La quasi totalité des habitants de notre planète vivent dans des conditions d’asservissement patents ou déguisés et poursuivent leur intérêt personnel au détriment d’autres personnes. Comment expliquer que des mouvements spontanés de masse apparaissent avec fréquence et régularité dans les sociétés modernes inégalitaires, pour exiger une complète égalité et une répartition juste des ressources, dans un esprit de partage communautaire et fraternel, et cela en dehors des cadres imposés par l’État ? La France a connu ces dernières années ce phénomène : Gilets Jaunes, ZAD de Notre-Dame des Landes, Indignés, Nuits Debout. En dehors de France, des mouvements de ce type sont fréquents : Occupy Wall Street, Black Blocs, Zapatistes mexicains, Rojava…. Tous ces phénomènes, dont la liste comprend une immense variété de révoltes populaires, de mouvements de contestation et d’expériences communautaires dans l’histoire des deux derniers siècles et bien avant, paraissent hétérogènes et différents mais se rejoignent tous dans le besoin d’une démocratie directe établie hors ou contre les pouvoirs de L’État.

Les théoriciens de l’anarchisme, comme Proudhon, Bakounine, Kropotkine, Makhno, et plus près de nous, Chomsky, pensent que l’anarchisme est inhérent à la « nature humaine ». Emma Goldman écrivait : « Je suis convaincue que l’anarchisme est trop vital et trop proche de la nature humaine pour mourir jamais ». (A Life Worth Living, 1934- ma traduction). Des philosophes et les sciences sociales depuis un demi-siècle ignorent ou refusent la notion de « nature humaine » qu’ils jugent fausse ou non pertinente pour leur propos. Or l’anthropologie sociale (autrefois appelée ethnologie) dans ses développements plus récents, alliée à d’autres disciplines (l’évolutionnisme darwinien appuyé par la génétique mendélienne, la primatologie, l’éthologie, la paléoanthropologie informée par la génétique des populations, la psychologie cognitive, les neurosciences) vient confirmer certaines des convictions des penseurs de l’anarchisme et notamment que l’anarchisme et l’esprit libertaire sont ancrés dans la nature humaine.

Une brève mise en garde tout d’abord sur la question controversée de la « nature humaine ». Cette notion ne relève pas –ou ne relève plus– de la philosophie mais de la science. Celle-ci tente de distinguer ce qui est génétique, épigénétique et/ou culturel, ce qui est inné et/ou ce qui est acquis, ce qui ressort de la phylogenèse et/ou de l’ontogenèse, ce qui appartient à l’hérédité et/ou ce qui résulte de l’invention consciente, dans le cadre de ce qu’on appelle la co-évolution. Nous sommes loin de tout savoir à ce sujet.

Homo sapiens est un mammifère qui a une histoire biologique dont les représentants actuels sont le résultat. Cette histoire est enfouie dans un passé de plusieurs centaines de milliers ou même de millions d’années. Nous ne connaissons réellement qu’une infime partie de cette histoire (moins de dix mille ans). Les nouvelles connaissances acquises dans les disciplines que je viens de citer permettent cependant de commencer à construire des hypothèses assez solides sur ce qu’était Homo sapiens avant qu’il ne devienne à une époque extrêmement récente un être urbain, hiérarchisé et soumis aux lois du marché.

Pour reconstruire une partie de cette préhistoire sociale, l’archéologie préhistorique ne possède aucune preuve ou indice directs des formes d’organisation collective jusqu’au néolithique. Les peintures de Lascaux ou de la grotte Chauvet ne disent rien des sociétés ou des groupes qui les ont faites : étaient-ils organisés en clans qui se combattaient ? étaient-ils patriarcaux ou matriarcaux ? se livraient-ils à la promiscuité sexuelle ou pratiquaient-ils le mariage monogame ? avaient-ils des chefs aux pouvoirs étendus ou vivaient-ils dans l’égalitarisme le plus strict? quelques rares indices, assez tardifs, comme des tombes et des restes funéraires accompagnés d’ornements, signalent un début de différenciation sociale. L’évolution de l’outillage lithique permet d’inférer une évolution parallèle de l’appareil cognitif. On a encore d’autres indices mais rien de précis quant à la forme exacte des organisations qui ont jalonné la préhistoire humaine ancienne.

On sait cependant, grâce à la génétique, plusieurs choses importantes : qu’Homo sapiens ne forme qu’une seule espèce dont l’âge peut remonter jusqu’à 300 000 ans, qu’il a côtoyé, qu’il s’est mélangé à, et qu’il a peut-être éliminé d’autres espèces ou sous-espèces humaines (Neandertal, Denisovan, Homme de Florès), qu’il est passé d’Afrique en Eurasie il y a environ 70 000 ans et que 30 ou 40 000 ans plus tard il s’était répandu sur tous les continents. On sait aussi qu’il était chasseur, cueilleur et charognard et qu’il devait se déplacer fréquemment et sur de longues distances. Ce mode de vie est plus ou moins celui des chasseurs-cueilleurs actuels, certains d’entre eux du moins, et l’on tient là une deuxième source d’information putative. L’ethnologie des chasseurs-cueilleurs modernes (ceux observés au 19ème siècle et jusqu’à maintenant) livre des données qui peuvent être extrapolées avec prudence : On peut ainsi en inférer que durant le paléolithique l’homme se déplaçait en petites bandes nomades de type familial, tendait à être égalitaire et dans l’ensemble pacifique, qu’il exploitait de vastes territoires, qu’il était un chasseur intrépide et bien organisé, avec des armes de jet. On sait qu’il possédait le feu de cuisine, campait ou résidait dans des endroits protégés comme les grottes, ou dans des abris temporaires. Il fabriquait des outils, possédait le langage phonique doublement articulé et des capacités de représentation proches ou identiques aux nôtres dans leur dimension esthétique et symbolique. Tout cela ne donne au final qu’une image très floue de son organisation sociale ou plutôt de ses organisations sociales – car il est vraisemblable qu’il a expérimenté de nombreuses formes de vie collectives qui ont disparu sans laisser aucune trace – et ne permet surtout pas de comprendre comment nos organisations sociales modernes sont apparues.

On s’est contenté de l’hypothèse de la « révolution néolithique » qui constitue en fait une révolution technologique (« invention » de l’agriculture, de l’élevage, de la métallurgie, de la poterie) accompagnée ou suivie de la naissance de concentrations urbaines et de croissance démographique, ainsi que d’institutions royales et religieuses. Cette séquence qui va de la bande aux royaumes et aux empires, en passant par les tribus et les chefferies, séquence que l’on retrouve indépendamment sur l’ancien et le nouveau monde, reflète bien l’évolution humaine dans sa phase ultime mais n’explique en rien pourquoi et comment cette forme d’organisation extrêmement hiérarchisée, reposant sur une sphère marchande, sur des idéologies de la soumission (abrahamiques par exemple [note] : Christianisme, Islam et Judaïsme.), sur la guerre et la compétition, est apparue et a fini par dominer toutes les autres.

Deux hypothèses sont logiquement possibles. Cette forme moderne de société hiérarchisée et inégalitaire était contenue dès le départ, en germe, dans les organisations primitives. Ou alors il y a eu, en raison de circonstances spéciales, une mutation de la forme égalitaire en une forme inégalitaire qui, en raison de son efficacité adaptative, a pris le dessus et éliminé toutes les autres formes d’organisation. D’une façon comme d’une autre il reste que 95% ou plus de l’existence terrestre d’Homo sapiens s’est déroulé sous le régime de petites bandes multi-mâles multi-femelles de douze à cinquante individus, de type familial et égalitaire, bandes labiles, en processus constant de fission-fusion, en contact les unes avec les autres, changeant de forme et de composition rapidement, sans pouvoir central, sans organisation politique. Ce qu’enseigne l’observation des chasseurs-cueilleurs (chasseurs à pied, nomades, sans surplus, à stockage limité) est qu’un certain nombre de règles, définissant une éthique minimale, sont systématiquement observées dont en particulier la règle de partage et de mutualisme, de solidarité interne de la bande, de soins aux enfants dispensées par l’ensemble du groupe, de consensus, voire d’unanimité dans les décisions, d’absence de toute forme de pouvoir politique (les « chefs » persuadent mais ne commandent pas). En un mot, si ces conditions prévalaient, l’homme a vécu dans un état de pure anarchie durant presque toute son existence. Il a ainsi acquis et fixé des comportements d’entraide et d’égalitarisme qui définissent sa nature sociale. Les quelques milliers d’années durant lesquelles il a plié sous le joug des contraintes hiérarchiques et a été enfermé dans la cage appelée « civilisation » l’a peut-être transformé mais n’a pas pu éliminer ce fonds de réflexes, d’aspirations, de valeurs qui lui ont permis de survivre en tant qu’espèce vivante.

Mais comment peut-on être sûr de cela ? À l’ethnologie comparée vient maintenant s’adjoindre une nouvelle source de connaissances dispensées par la biologie et deux de ses branches, l’éthologie et la primatologie. Tout d’abord la biologie renseigne sur certaines contraintes propres à différentes espèces. Il y en a au moins trois qui concernent directement l’espèce humaine. La première est la grégarité, la deuxième la coopération, la troisième la néoténie et la « K-stratégie ». On sait que les humains sont grégaires – vivent en groupes, collectifs, troupes, bandes, tribus ou autre – et non pas solitaires. C’est une donnée prioritaire. Ensuite ils coopèrent efficacement. La coopération existe d’ailleurs à tous les étages du vivant mais l’espèce humaine coopère de façon particulière. Enfin les humains font peu d’enfants (en général un à la fois) et le développement infantile est très long, l’enfant humain n’arrivant à maturité que vers quinze ans et son cerveau à vingt ans ou plus. Enfin, au contraire des insectes sociaux, l’humain est très autonome, sa marge de choix – eu égard principalement à la coopération – est très étendue. Sur cette base les groupes humains se sont formés en tenant compte de ces contraintes : il fallait coopérer avec des sujets très autonomes dans le but de protéger, alimenter et élever une progéniture extrêmement fragile et dépendante sur une longue période de temps. Dans la mesure où le sujet est autonome et où il doit coopérer s’il veut se reproduire, la coopération doit être voulue et ne peut l’être que sur la base d’une répartition équitable des tâches et des produits, du mutualisme (en d’autres termes de l’action altruiste d’intérêt personnel). Le souci de protéger sa famille est peut-être encore le souci le plus fréquemment attesté chez l’adulte. Le groupe familial fondé sur l’entraide et la coopération a été ainsi le creuset de l’évolution sociale. Nous sommes donc restés très coopératifs, très altruistes (mais de façon éclairée et pragmatique), et très profondément pénétrés de la valeur des relations personnelles. L’État moderne en faisant de nous des sujets abstraits a nié notre existence humaine primitive. Mais celle-ci demeure persistante et s’exprime de mille manières au cours de l’histoire ancienne et moderne. Les manifestations diverses de l’esprit libertaire naissent de notre conscience commune et universelle, comme le foyer au centre de la terre qui jaillit par autant de volcans disséminés à la surface du monde.

On peut ainsi parler d’une grande mouvance libertaire et/ou anarchiste, sans tout confondre sous ce terme, car il est clair qu’un autre courant est apparu durant l’histoire, celui de l’autoritarisme, du culte de la force, du pouvoir absolu, de L’État, celui des croyances à des entités fictives toutes-puissantes (la Nation, la Race, la Religion) et donc de la guerre. Ces deux courants s’entrechoquent toujours au sein des sociétés modernes sans qu’on puisse savoir lequel va l’emporter ou si une synthèse est vraiment possible. Après l’échec des expériences communistes, devant la dégradation morale et physique infligée par l’ordre étatiste et capitaliste, il ne reste plus qu’à nous retourner vers les origines anarchiques de notre vie collective pour en tirer les enseignements et les convictions dont nous avons besoin pour inventer une autre forme de vie.

Charles Macdonald

(1) NDLR (pour celles et ceux qui ont raté ou séché les cours d’éducation religieuse) : Christianisme, Islam et Judaïsme.

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Vous pouvez consulter cette page de mon blog ► Anthropologie Politique ; Origine et Critique de l’État

Cette page contient elle tous les PDFs politiques, géopolitiques et d’anthropologie politique en lecture, téléchargement, impression totalement gratuits ► https://jbl1960blog.wordpress.com/les-pdfs-realises-par-jbl1960/

Fin de règne

Et pour ma part, et à ce stade de ma réflexion, il m’est impossible de ne pas associer l’entière bibliographie de Zénon que vous trouverez en format PDF exclusivité de mon blog.

Notamment son tout premier roman « Fin de Règne » qu’il a publié en auto-édition et dont vous pourrez lire les 10 premières pages ► https://www.thebookedition.com/fr/fin-de-regne-p-362736.html et dans mon billet de présentation un extrait inédit avec le plein accord de l’auteur.

Si j’en fais ici, à nouveau, la promotion totalement gratuite je le précise, qui ne me rapporte absolument rien donc, sinon la connaissance que m’aura apportée cette lecture qui synthétise tous les écrits de ce jeune auteur comme sa pensée profonde. Cette vision, cette prescience même de tout ce qui nous arrive aujourd’hui se dévidant au fur et à mesure de cette lecture et j’ai ressenti la même chose à des degrés divers aussi bien en lisant Zénon, Clastres, Nietzsche, R71, Dean Henderson et tant d’autres ; C’est pourquoi nous partageons gratuitement ces ressentis au travers de ce format PDF téléchargeable et donc diffusable à merci.

Car j’estime, autant que faire ce peut, que tout ce qui participe du développement de l’Humanité et de l’Éveil de nos consciences DOIT être accessible à tous et gratuitement !

JBL1960

 

La Morale ou la Contre-nature ; Friedrich Nietzsche, 1897 (PDF)

« Vouloir… Libère… » F. Nietzsche ;

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Le Chemin de l’émancipation passe par le lâcher-prise du contre-naturel, morale incluse, avec Friedrich Nietzsche, 1897

Version PDF N° 103 de 13 pages

R71 m’a demandé de paginer, au format PDF, ce court texte de Friedrich Nietzsche, que pour être franche, je n’avais pas l’intention de lire, tant j’ai éprouvé de difficulté à réaliser l’essai d’une critique du christianisme, L’ANTÉCHRIST, de Nietzsche, 1888 que j’ai présenté dans ce billet de blog : « L’ANTÉCHRIST » de Friedrich Nietzsche, 1888 dans une nouvelle version PDF surtout après avoir lu leur « recommandation » en préambule…

Non pas que Nietzsche ne m’intéresse pas, non, mais il faut savoir que lorsque je décide de réaliser un PDF, -qui s’avère et de plus en plus, être un formidable outil pour affuter notre réflexion politique comme autant de petits détonateurs supplémentaires pour nous aider à vaincre cette foutue inertie de départ et mutualiser nos forces et nos moyens d’actions- ; je ne me contente pas d’un simple copié/collé qu’effectivement n’importe qui peut faire.

En fait ; Je lis, intègre, mieux j’essaie de conscientiser le texte à paginer à l’aune de tout ce que j’ai appris ces dernières années pour ensuite livrer, en filigrane, mon ressenti dans la forme, complétant par mes propres recherches d’illustrations originales et Nietzsche n’est vraiment pas le plus simple à cerner, à comprendre, d’autant que j’avais pris l’habitude, sachant cela, de ne le lire que par bribes…

Et c qui m’a poussée à accepter de me coltiner une nouvelle fois avec Nietzsche, c’est le commentaire de Patrice Sanchez sous la publication de ce texte, mais plus encore, la réponse apportée par R71 car elle nous permet de nous placer, sous le même angle que Nietzsche qui lui permit de définir ce qu’il appelait le « surhumain », et comprendre cette transmutation des valeurs, dont il parlait, qui mèneront l’humain à ce qu’il est par-delà le « bien et le mal ».

C’est cette vision, dans cet ICI et MAINTENANT, de ce que Nietzsche avait conscientisé dans ce texte écrit en 1897 qui m’a finalement sautée au visage comme une évidence !

Aussi, je vous livre le commentaire de Patrice Sanchez et la réponse de R71 plus bas car si nous empruntons des chemins différents, notre objectif ou notre idée première est bien de connecter les énergies, les électrons libres pour ensuite donner l’exemple d’associations toutes aussi libres par-delà l’espace et le temps…

Question de Patrick Sanchez – 3 juillet 2019 : Et si ce bordel géopolitico climatico terrestre était l’étape préparatoire à cette ascension de nos consciences, un chaos libérateur de nos esprits … Dans ce cas-là, y’a qu’à se laisser guider, pas besoin de mode d’emploi, et puis nous avons notre sémaphore nietzschéen !

Réponse de R71 : ce serait l’idéal, mais tout cela se déroule dans un climat conflictuel : celui  de  l’oligarchie contre les peuples ! On sait depuis un moment ce qu’ils veulent pour nous et le monde, toute la dystopie technotronique ambiante en est le signe avant-coureur : Ils veulent un Gattaca planétaire, une énorme smart city interconnectée, goulag/ghetto d’écrasement de l’humanité pendant que les parasites du haut s’enferme dans leurs « zones vertes’ transhumanistes à fontaines de jouvence ». Fritz Lang l’avait déjà dépeint (même si naïvement) dans son visionnaire « Metropolis » (1927).

Donc, on ne peut pas se « laisser guider par le chaos » qui ne sera pas libérateur bien au contraire, laissé aux mains des ordures habituelles.

 La seule solution est la mise à bas du système et la mise de l’humanité sur la route/chemin de l’émancipation, l’organisation se fera alors en toute logique naturelle.

 La priorité est la révolution sociale, le grand chambardement du passage de la fange par-dessus bord et des peuples reprenant les commandes des bateaux ivres… La suite coulera essentiellement de source.

Nous avons absolument le choix et les moyens de dire NON à la DICTATURE TECHNOTRONIQUE qui se met en place comme vous pourrez le lire dans ce DOSSIER COMPLET en version PDF que j’ai réalisé précisément pour dénoncer et refuser ce GATTACA planétaire, cette énorme SMART-CITY INTERCONNECTÉE, ce GOULAG/GHETTO d’écrasement de l’Humanité pendant que les parasites du haut s’enfermeront dans des « ZONES VERTES TRANSHUMANISTES » aux fontaines de jouvences promises…

Et la (re)lecture de ce texte de Friedrich Nietzsche participe à aiguiser notre prise de conscience politique individuelle d’abord, collective ensuite pour nous permettre de dire NON à cette DICTATURE 2.0 que Macron et tout son orchestre doivent parachever (ou nous refermer sur la tronche) avant 2022.

Vous pouvez ne pas nous croire, libre à vous !

Mais les faits sont là, la preuve avec ce tout dernier PDF, et donc libre à nous de nous en saisir comme d’une arme non létale afin d’abattre les murs de nos prisons mentales dans lesquelles les zélites transhumanistes veulent nous tenir confiner pour toujours mieux nous contrôler…

JBL1960

ANTHROPOLOGIE POLITIQUE : De l’ethnocide – Pierre Clastres, 1974 (PDF)

Produire ou Mourir ► c’est la devise de l’Occident !

Afin de réaffirmer, une nouvelle fois, toute l’importance des apports de Pierre Clastres qui fit un travail de recherche de terrain intense, qui le mena au Paraguay et au Brésil. Son étude phare fut réalisée au Paraguay en immersion totale dans la société des Indiens nomades Guayaki (Aché) en 1963-64. Les Guayaki étaient un des derniers peuples vivant toujours de la manière ancestrale qui leur avait été léguée. Ce peuple a disparu aujourd’hui. Clastres a aussi étudié les Indiens Chulupi-Ashluslay toujours au Paraguay en 1965-66 et des Indiens au Venezuela en 1970-71 ;

Et après avoir réalisé la version PDF du long texte de Pierre Clastres, écrit en 1962 : Échange et PouvoirPhilosophie de la Chefferie indienne et publié initialement par Résistance 71.

Je vous propose dans son prolongement et pour affuter notre réflexion, ce nouvel écrit de 1974 de Pierre Clastres : De l’ethnocide que Résistance 71 a publié le 26 juin dernier dans ► Anthropologie politique : État, capitalisme, occident, colonialisme, ethnocide et génocide (Pierre Clastres) en version PDF {N°102} de 18 pages ;

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Pierre Clastres, 1974 – Anthropologie Politique : De l’ethnocide, version PDF

R71 considérant même Pierre Clastres comme : un phare, un pilier de l’anthropologie qui parvient à faire une différence par son approche spécifique, puisqu’il vient de la philo. C’est sa rencontre avec Claude Lévi-Strauss en fac, comme élève, qui le fera basculer dans l’anthropologie. La France est le véritable berceau de l’anthropologie et de l’ethnologie avec une très grande richesse de sa branche politique qui a emprunté la « voie du milieu », celle se tenant entre la classique et orthodoxe voie « structuraliste évolutionniste » dont faisait partie Lévi-Strauss et la voie marxiste sectaire et tronquée qui commença avec Engels et en France fut à son « apogée » avec Meillassoux et Godelier, que Clastres combattît pied à pied.

J’estime, pour ma part, que ce tout dernier texte de Clastres entre en résonance avec le dernier article de Mohawk Nation NewsLe monde des Affaires Indiennes est plus important que General Motors ! Par Mohawk Nation News du 24 juin 2019

Mais également avec l’actualité française, notamment avec la ratification par Macron du traité de libre échange MERCOSUR, car Pierre Clastres dans ce texte écrit en 1974, nous décrit l’inévitable projection de notre réalité : celle d’une société étatico-capitaliste et d’un empire colonial, la France, dont la devise est PRODUIRE ou MOURIR !

Page 15 du PDF : Voilà pourquoi aucun répit ne pouvait être laissé aux sociétés qui abandonnaient le monde à sa tranquille improductivité originaire ; voilà pourquoi était intolérable, aux yeux de l’Occident, le gaspillage représenté par l’inexploitation d’immenses ressources. Le choix laissé à ces sociétés était un dilemme : ou bien céder à la production, ou bien disparaître ; ou bien l’ethnocide, ou bien le génocide. À la fin du siècle dernier, les Indiens de la pampa argentine furent totalement exterminés afin de permettre l’élevage extensif des moutons et des vaches, qui fonda la richesse du capitalisme argentin. Au début de ce siècle, des centaines de milliers d’Indiens amazoniens périrent sous les coups des chercheurs de caoutchouc. Actuellement, dans toute l’Amérique du Sud, les derniers Indiens libres succombent sous l’énorme poussée de la croissance économique, brésilienne en particulier. Les routes transcontinentales dont la construction s’accélère constituent des axes de colonisation des territoires traversés : malheur aux Indiens que la route rencontre ! De quel poids peuvent peser quelques milliers de Sauvages improductifs au regard de la richesse en or, minerais rares, pétrole, en élevage de bovins, en plantations de café, etc. ? Produire ou mourir, c’est la devise de l’Occident.

Pierre Clastres, en 1974, préfigurait ainsi le conseil d’une femme de la Nation Mohawk en 1990 aux Canadiens & Québecois de papier lors de la crise d’Oka ;

Regardez bien ce qu’il se passe ici, parce que quand ils en auront fini avec nous, (les Natifs) ce sera votre tour…

Et très clairement, si nous les laissons faire, si nous ne bronchons pas et ne rejoignons pas la résistance, aux côtés des Natifs ; Et bien ce sera notre tour…

JBL1960