Enfin à nouveau disponible en français en version PDF gratuite le livre le plus subversif de l’Histoire : « La PÉDAGOGIE des OPPRIMÉS » de Paulo Freire

La Pédagogie des Opprimés de Paulo Freire*, 1970

Le Livre en format PDF gratuit {N° 83 de 111 pages}

Traduit de l’anglais par Résistance 71 avec assistance du texte original en portugais « Pedagiogia do Oprimido »

Traduit par F,S,L,C – Dédicace spéciale à BB pour sa contribution au développement de notre pensée – Décembre 2018

Mise en page au format PDF, comme toujours et avec le plus grand des plaisirs ;

Jo Busta Lally

Ce PDF est présenté comme suit ;

Page    6        Introduction de R71

Page    8        Note des traducteurs

Page    9        CHAPITRE 1

Page  29       CHAPITRE 2

Page  41       CHAPITRE 3

Page  68       CHAPITRE 4

Page  77       La conquête

Page  79       Diviser pour mieux régner

Page  83       L’invasion culturelle

Page  98       La Coopération

Page 102      Union pour la libération

Page 105      L’organisation

Page 107      La synthèse culturelle

*Paulo Freire (1921-1997) : Éducateur, philosophe et professeur brésilien, PhD, enseignant au SESI, fut secrétaire à l’éducation de la ville de São Paulo au Brésil et professeur à l’Université Catholique Pontificale de São Paulo, membre du jury international de l’UNESCO. Dédia sa vie à l’éducation et l’émancipation des opprimés par la pensée et l’éducation critiques. Ses ouvrages ont été traduits en 18 langues. Il fut influencé par l’humanisme, le marxisme et le christianisme, les penseurs qui l’influencèrent le plus dans sa démarche philosophico-éducative furent : Hegel, Marx, Teixeira, Dewey, Fromm, Fanon et Gramsci.

Freire est le grand applicateur du concept appelé en portugais “conscientização” qu’on peut traduire par “conscience critique” et le processus d’éveil aux contradictions socio-politiques nous entourant et l’action entreprise contre les éléments oppresseurs de notre condition sociale. “La pédagogie des opprimés” explique le cheminement et la praxis de la “conscientização” dans la pratique éducative de Freire. Sa subversion eut pour résultat de voir Freire et sa famille exilés du Brésil entre le coup d’État fasciste de 1964 et 1980.

Son ouvrage majeur qu’est “La pédagogie des opprimés”, bien que traduit dans 18 langues, est interdit dans certaines états, comme en Arizona par exemple, car jugé bien trop subversif pour le système. La méthodologie pédagogique mise en place par Freire fut considérée si dangereuse et subversive, que l’auteur a dû s’exiler du Brésil pendant plus de 15 ans. C’est aussi peut-être pour cette raison qu’il n’a pas été réédité en français. Nous n’en serions nullement étonnés.

De grands noms dans le domaine de l’éducation furent directement influencés par la pensée et la pratique de Freire, on trouve dans ce groupe des professeurs et éducateurs comme : Angela Vanenzuela, Peter McLaren, Henri Giroux, Donaldo Macedo, Ira Shor, Joe Kincheloe, Shirley Steinberg, Stanley Aronowitz et bien d’autres sur tous les continents…

Paulo Freire est décédé d’une défaillance cardiaque en 1997 à l’âge de 76 ans.

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Chapitre 1 – Page 12 : Ce livre va présenter quelques aspects de ce que l’auteur a appelé la pédagogie des opprimés, une pédagogie qui doit être forgée avec et non pas pour les opprimés (individus ou groupes de personnes), dans leur lutte incessante de reconquérir leur humanité. Cette pédagogie fait de l’oppression et de ses causes, des objets de réflexion pour les opprimés et de cette réflexion proviendra leur engagement nécessaire dans la lutte pour leur libération. Dans le processus de la lutte, cette pédagogie sera forgée et reforgée.

Voilà pourquoi il nous a paru indispensable de pouvoir vous proposer ce livre, en français, et dans une nouvelle version PDF en lecture, téléchargement et/ou impression gratuits afin qu’en France, NOUS les Gilets Jaunes nous saisissions de la pensée, l’analyse et la réflexion critiques de Freire et qu’ainsi TOUS les opprimés de la Terre ; puissions mener la lutte pour notre libération, nous devons percevoir la réalité de l’oppression non pas comme un monde fermé duquel il n’y a pas d’issues, mais comme une situation limitée que nous pouvons transformer. Cette perception est une condition nécessaire mais non suffisante pour la libération ; cela doit devenir la force de motivation pour l’action libératrice. (Nous) Les opprimés pourront dépasser la contradiction dans laquelle ils sont coincés seulement lorsque cette perception les enregistrera dans la lutte pour leur libération.

Et ne croyez pas que cette « pédagogie » a quelque chose à voir avec celle des puissants ! Au contraire ;

Le Président Jair Bolsonaro contre le pédagogue Paulo Freire

Irène Pereira, 9 novembre 2018 – URL de l’article source ► http://journal.alternatives.ca/spip.php?article8485

Le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro vient d’être élu au Brésil. Il a annoncé son objectif éducatif : extirper la philosophie de Paulo Freire des écoles .

Paulo Freire : un symbole insupportable aux régimes autoritaires

En 1964, un régime militaire, suite à un coup d’État, prend le pouvoir au Brésil. Il arrête les opposants. Dans les premières cibles figurent le pédagogue brésilien Paulo Freire.

Il est arrêté trois mois et torturé. Il est ensuite expulsé de force et ne pourra revenir dans son pays qu’à l’issue d’un exil de 15 ans. Son œuvre est interdite au Brésil. Il est accusé d’endoctrinement marxiste.

Jair Bolsonaro n’a pas hésité à magnifier cette époque où le régime au pouvoir s’en prenait aux opposants. Il a ainsi déclaré par exemple : « L’erreur de la dictature a été de torturer sans tuer. » (Radio Jovem Pan, juin 2016).

L’école sans parti : un mouvement réactionnaire contre les études de genre et Paulo Freire

La critique contre l’œuvre de Paulo Freire ces dernières années a été portée au Brésil par un mouvement conservateur : l’École sans parti. Son objectif : faire interdire aux enseignants des références aux études de genre et à l’œuvre de Paulo Freire, le pédagogue décédé en 1997.

Lors d’un déplacement au Brésil en novembre 2017, la philosophe Judith Butler, figure très connue des études de genre, a été prise à partie par une foule déchaînée et brûlée en effigie comme une sorcière.

Ceux qui défendent l’œuvre de Paulo Freire rappellent qu’il a été prix de la Paix de l’Unesco en 1986 et docteur honoris causa de 28 universités dans le monde.

Son livre Pédagogie des opprimés est traduit dans plus de 20 langues. Il fait partie des 100 auteurs les plus cités dans les université américaines.

Il est le troisième auteur le plus cité dans le monde dans le domaine des sciences humaines et sociales pour son ouvrage : Pédagogie des opprimés (selon une étude de 2016).

Ce qui est fait de Paulo Freire, sans aucun doute, l’universitaire brésilien le plus reconnu dans le monde.

Jair Bolsonaro : Contre l’éducation démocratique et les droits humains

Si l’œuvre de Paulo Freire est si insupportable à des hommes politiques comme Bolsonaro, c’est qu’elle revendique le développement de l’esprit critique et qu’elle se donne pour finalité de développer un type d’éducation conforme à un ethos démocratique.

Bolsonaro s’est illustré avant et durant sa campagne présidentielle par des propos attentatoires à la démocratie et aux droits humains :

– Sur la laïcité et les droits des minorités : – « Dieu est au-dessus de tous. Cette histoire d’État laïc n’existe pas, non. L’État est chrétien et que celui qui n’est pas d’accord s’en aille. Les minorités doivent se plier aux majorités. » (Meeting à Paraíba, dans le Nord-Est, février 2017)

– Sur les personnes noires : « – À propos des descendants d’esclaves fugitifs : « L’afro-descendant le plus léger pesait environ 80 kilos. Ils ne font rien ! Ils ne servent même pas à la reproduction. »
(Conférence après une visite dans une communauté quilombola, avril 2017)

– Sur les femmes : « – « C’est une disgrâce d’être patron dans notre pays, avec toutes ces lois du travail. Entre un homme et une femme, que va se dire un patron ? ‘Purée, cette femme a une alliance au doigt, dans peu de temps elle sera enceinte, six mois de congés de maternité’ […] Qui paiera l’addition ? L’employeur […] et au final la Sécurité sociale. » (Quotidien Zero Hora, décembre 2014)

– Sur les personnes homosexuelles : – « Je serais incapable d’aimer un fils homosexuel. Je préfèrerais que mon fils meure dans un accident plutôt que de le voir apparaître avec un moustachu. » (Playboy, juin 2011)

Toutes ces déclarations ont abouti entre autres à un manifeste de protestation : Manifeste des Femmes Unies contre Bolsonaro (São Paulo). [Traduction en français disponible en ligne].

Paulo Freire : un symbole dans le monde d’une éducation en faveur des droits humains.

Avec toute la finesse qui le caractérise Jair Bolsonaro a déclaré que s’il était élu, il allait « entrer dans le Ministère de l’Éducation avec un lance-flamme et sortir Paulo Freire de là-dedans » (Déclaration aux chefs d’entreprise à l’Espirito Santo, août 2018).

Si Paulo Freire est une référence de l’éducation dans le monde entier, c’est justement parce que ses idées ont inspiré de nombreux courants de l’éducation en faveur des droits humains : pédagogie critique de la race (éducation anti-raciste aux États-Unis), pédagogie critique des normes (Éducation à la sexualité en Suède), pédagogie féministe (aux États-Unis et dans de nombreux autres pays….)

Résistance et solidarité du monde éducatif contre la montée des fascismes dans les Amériques et en Europe

Nous assistons actuellement en Europe et dans les Amériques à la montée de partis politiques qui s’en prennent dans leurs discours aux femmes, aux minorités ethno-raciales, aux migrants et aux minorités sexuelles. Des personnalités politiques prétendant aux plus hautes fonctions ou les occupant n’hésitent pas à attiser des discours de haine.

L’œuvre du pédagogue brésilien Paulo Freire est un symbole contre tous ces discours qui sont à l’encontre des droits humains.

La situation actuelle au Brésil et dans d’autres pays en relation avec la montée des extrêmes-droites ne peut laisser indifférent le monde éducatif.

En France, comme ailleurs dans le monde, il existe des chercheurs/ses et des praticiens/ciennes qui se réfèrent à l’œuvre de Paulo Freire.

L’institut bell hooks/Paulo Freire à Paris organise tous les mois un séminaire qui vise à mieux faire connaître les travaux de Paulo Freire. En 2020 doit avoir lieu en France le XIIe Forum mondial Paulo Freire.

Plus que jamais travailler à partir de l’œuvre de Paulo Freire, la diffuser et la réinventer est un acte de résistance et un acte de solidarité face à la monté des fascismes et des discours de haine.


Irène Pereira est enseignante en philosophie et chercheuse en sociologie, présidente de l’IRESMO (Institut de recherche, d’étude et de formation sur le syndicalisme et les mouvements sociaux), Paris, http://iresmo.jimdo.com/

Cet article a été repris entre autres sous une version identique ou remaniée sur les sites : Nonfiction.fr, Aggiornamento Histoire-Géo, Le courrier (Quotidien Suisse), AOC- Analyse, Opinion, Critique…

NB :

Les citations de Jair Bolsonaro sur les droits humains sont reprises de l’article : France 24, « Brésil : torture, homosexuels, Noirs… Jair Bolsonaro dans le texte », 23/10/18 [En ligne]

La citation de Jair Bolsonaro sur Paulo Freire est reprise de « Na mira de Bolsonaro, Paulo Freire não está no currículo, mas é referência em escola », Folha de S.Paulo, 25/08/2018 [En ligne].

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Freire explique aussi que « Ce qui est de son intérêt (à l’oppresseur), c’est que les gens continuent d’être dans un état de soumission, d’impotence face à la réalité oppressive.

Et c’est bien cette prise de conscience politique qui vient d’émerger avec le mouvement des Gilets Jaunes et que le pouvoir oppresseur cherche, par tous les moyens, y compris répressif à nous retirer !

N’attendons rien, et surtout ne demandons plus rien à nos oppresseurs / dominants ;

Tout est là, lumineux, éclairant et facile à lire, tout résidant dans le dialogue et ressentant, instinctivement, que nous, les opprimés avions à combattre pour notre libération qui n’est nullement l’apanage du leadership révolutionnaire, mais le résultat de notre propre « conscientização » ► conscientisation…

Conclusion du livre de Paulo Freire « La Pédagogie des Opprimés », 1970 : […] tout comme un oppresseur, pour opprimer, a besoin d’une théorie de l’action oppressive, de la même manière, un opprimé, afin d’être libre et émancipé, a aussi besoin d’une théorie d’action.

L’oppresseur élabore sa théorie d’action sans les gens, car il se tient contre eux. Les gens ne peuvent pas, tant qu’ils sont écrasés et opprimés, intériorisant l’image de l’oppresseur, construire par eux-mêmes la théorie de leur action libératrice. Seulement lors de la rencontre des gens avec les leaders révolutionnaires et en communion dans leur praxis, cette théorie pourra-t-elle être construite.

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Ne croirait-on pas ces mots de Freire écrit hier en prévision du discours creux de Macron De Rothschild ?

Car, comme l’avait défini Paulo Freire dans ce livre (publié en 1970 !) : pour les oppresseurs, ce sont toujours les opprimés (qu’ils n’appellent jamais du reste “les opprimés” bien entendu, mais  selon qu’ils soient leurs propres concitoyens ou pas : “ces gens-là” ou “les masses aveugles et envieuses” ou “sauvages”, “natifs”, “indigènes”, ou “subversifs”), qui sont “violents”, “barbares”, “vicieux” ou “féroces”, lorsqu’ils osent réagir à la violence des oppresseurs.

À nous de voir donc si c’est STOP ou ENCORE…

JBL1960

 

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57 réflexions sur « Enfin à nouveau disponible en français en version PDF gratuite le livre le plus subversif de l’Histoire : « La PÉDAGOGIE des OPPRIMÉS » de Paulo Freire »

      1. Merci pour l’encouragement, je partagerais quelques musiques à l’occassion, juste besoin d’écouter 🙂

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      2. Tellement de fausses lumières dans le brouillard que j’en ai été extrêmement prudent même peut être un peu trop mais bon je ne m’en veux pas ^^ Finally broke the spell.

        SPIRITUALLY READY.

        Prend soin de toi, à bientôt.

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  1. Le gouvernement et la majorité LREM appellent les Gilets jaunes à ne pas manifester pour l’acte V

    Président de l’Assemblée nationale, ministre de la Justice, porte-parole du gouvernement : l’exécutif exhorte à ne pas aller manifester ce 15 décembre pour l’acte V de la mobilisation des Gilets jaunes. Le syndicat CFDT leur a emboîté le pas.

    Le gouvernement n’a «à ce stade pas décidé d’interdire les manifestations» des Gilets jaunes qui devraient se tenir ce 15 décembre, mais les appelle à être «raisonnables» après l’attentat de Strasbourg et à «ne pas manifester», a fait savoir ce 13 décembre son porte-parole Benjamin Griveaux.

    Maintenant que leur colère s’est «exprimée», «a été entendue» par le gouvernement, et qu’il y a «répondu», «ce que nous vous demandons, en responsabilité, c’est d’être raisonnables samedi et de ne pas aller manifester», a-t-il poursuivi.

    « Si une organisation syndicale était responsable d’autant de violences dans un mouvement qu’elle a déclenché, on la mettrait au ban pour au moins une vingtaine d’années »

    «Il n’est pas raisonnable de manifester», a insisté le secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, car «nos forces de l’ordre et de sécurité ont été mises à contribution énormément ces dernières semaines». «Il faut maintenant que le mouvement s’arrête», a embrayé dans la foulée Richard Ferrand, le président LREM de l’Assemblée nationale.
    «Ce n’est pas à nous de de dire si un mouvement doit cesser ou pas», avait pourtant expliqué Benjamin Griveaux la veille

    Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a également jugé le même jour qu’il serait «de bon ton» que les Gilets jaunes ne manifestent pas le 15 décembre «pour ne pas surcharger la barque des policiers» après l’attentat de Strasbourg.

    «Si une organisation syndicale était responsable d’autant de violences dans un mouvement qu’elle a déclenché, on la mettrait au ban pour au moins une vingtaine d’années», a-t-il encore jugé, estimant le mouvement des Gilets jaunes était récupéré par «l’extrême droite».

    Nicole Belloubet, ministre de la Justice, avait quant à elle estimé la veille que «le mouvement [devait] cesser», compte tenu de l’«événement dramatique» de Strasbourg et des «réponses apportées par le président de la République» aux revendications des Gilets jaunes. Pourtant, le même jour, Benjamin Griveaux avait alors rappelé : «Ce n’est pas à nous de de dire si un mouvement doit cesser ou pas», tout en estimant, en même temps, que l’exécutif avait «mis sur la table de quoi permettre l’ouverture d’un dialogue».

    Par ailleurs, la préfecture de police avait annoncé le même jour que les forces de l’ordre reconduiraient le même dispositif le 15 décembre que celui mis en place le samedi précédent.

    Source RT via ALTER INFO

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    1. Pour Jacline Mouraud les gilets jaunes doivent quitter les ronds-points
      Après Strasbourg, cette figure des gilets jaunes pense qu’il « est grand temps de transformer maintenant le mouvement et il faut agir avec intelligence ».

      GILETS JAUNES – Manifester « avec intelligence ». Alors que le gouvernement appelle les gilets jaunes à ne pas manifester ce samedi pour l’acte V, Jacline Mouraud, figure du mouvement, lance ce même appel sur RTL après l’attentat à Strasbourg. Ce jeudi 13 décembre, elle explique qu’il faut transformer le mouvement, et « agir avec intelligence ». Et cela commence notamment par sortir des ronds-points.

      « Je ne pense pas qu’être au printemps sur les ronds-points en train de cueillir les marguerites ça va faire changer la politique du gouvernement. Il faut agir intelligemment et stratégiquement. La porte est ouverte pour que l’on rencontre les membres du gouvernement,il faut que tout le monde prenne des rendez-vous pour le faire », explique-t-elle au micro de RTL.

      Source ► https://www.huffingtonpost.fr/2018/12/13/pour-jacline-mouraud-les-gilets-jaunes-doivent-arreter-detre-sur-les-ronds-points_a_23616918/

      =*=

      Bon c’est elle qui avait appelé à se rendre à l’Élysée pour négocier avec un drapeau blanc…

      Comment te dire Jaclin ?

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  2. Je suis une femme moi aussi, et nous avons à peu près le même âge, les cheveux poivre et sel mais vois-tu, je pense, pour ma part à ces 3 figures féminines anarchistes que furent Louise Michel, Voltairine de Cleyre et Emma Goldman et je ne crois pas qu’elles auraient appréciées cet appel à la reddition totale face à nos oppresseurs, à nos dominants, dont Macron de Rothschild et Philippe de Bilderberg2016 sont les parfaits Biens-Zélés !

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    1. Bien entendu, Jaclin tu dis et fais ce que tu veux…

      Et tu peux, si tu veux lire la pédagogie des opprimés pour comprendre que nos maitres nous veulent soumis, à leurs pieds, car pour eux, la seule chose qui compte c’est ÊTRE, et être c’est AVOIR, y compris nous, nos vies, nos âmes…

      Et là, ils peuvent se brosser !
      TOUS !

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  3. Si t’as un peu de temps, fais moi plaisir, Jaclin, pose un (autre) regard anarchiste sur la Vie, comme le fit Emma Goldman, par exemple ;

    Howard Zinn déclarait en 2006 :

    « J’ai commencé à vraiment comprendre certaines choses sur l’anarchisme dans les années 1960, en lisant l’autobiographie d’Emma Goldman, en lisant Alexandre Berkman, Pierre Kropotkine et Michel Bakounine. L’anarchisme veut dire pour moi une société où vous avez une véritable organisation démocratique de la société, tant dans la prise de décision politique, que dans l’économie où l’autorité du capitalisme n’existe plus… Les gens auraient une véritable décision de leur destinée, dans laquelle ils ne seraient plus forcés de choisir entre deux partis politiques, qui ne représentent en rien les intérêts du peuple. Je vois donc l’anarchisme comme un moyen de démocratie politique et économique et ce dans le meilleur sens du terme. »

    Et avec Howard Zinn il est absolument impossible de rester neutre dans un train en marche

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  4. Gilets Jaunes révolution sociale 5ème round 15 décembre 2018 : Au-delà d’une nuit du 4 août !…

    Cet appel lancé par Jérôme Baschet depuis les terres autonomes zapatatistes du Chiapas (sud-Mexique) pour une poussée plus avant de la conscience politique collective vers le principe de bon gouvernement, celui de, par et pour la base du peuple. L’abolition des privilèges n’est pas une solution si on laisse en place le système même qui permet leur existence !

    Nous l’avons dit depuis des années et le répèterons sans cesse: Il n’y a pas de solutions au sein du système, il n’y en a jamais eu et ne saurait en avoir ! À bas l’État, à bas la société marchande, à bas l’argent, à bas le salariat, mode d’esclavagisme moderne, pour que fleurisse la société des sociétés émancipée définitivement du rapport dominant/dominé, n’existant que par le fait rendu possible de la séparation du pouvoir du corps social en une entité séparée, forcément à terme, aristocratique et oligarchique.
    Pour nous aider toutes et tous en cette démarche, incluant bien entendu le mouvement des Gilets Jaunes, nous devons comprendre le fondement de l’affaire et notre mode d’action transformateur de la réalité doit provenir d’une conscience politique collective elle-même issue d’une compréhension critique de notre réalité ► Résistance 71 ce samedi 15 décembre 2018

    Pour une nouvelle nuit du 4 août (ou plus)

    jeudi 13 décembre 2018, par Jérôme Baschet ► Source :
    https://www.lavoiedujaguar.net/Pour-une-nouvelle-nuit-du-4-aout-ou-plus

    Ah, ça oui ! Il faut le reconnaître. Il nous a émus, Manu. Il nous a entendus ; il faut dire qu’avec les cotons-tiges grands comme des poutres que les infirmières lui avaient préparés, ça a dû bien lui déboucher les pavillons. Et, vous vous rendez compte, tout ce qu’il a fait depuis qu’il est président, c’était pour nous. Il nous aime tellement ! C’est pour nous qu’il avait augmenté la CSG, réduit les APL, augmenté la taxe carbone, etc. Pour notre bonheur, par amour pour nous. Et quand il nous accablait de son mépris, c’était aussi par amour. Pour nous pousser à donner le meilleur de nous-mêmes.

    D’ailleurs, la preuve : il nous aime tellement qu’il a compris que le paquet de cacahuètes annoncé par le premier ministre, la semaine dernière, ce n’était vraiment pas assez. Alors là, d’un seul coup, il en a mis quatre sur la table, des paquets de cacahuètes. Pour qu’on comprenne enfin combien son amour pour nous est immense.

    Bon, c’est vrai qu’en ouvrant les paquets on se rend compte qu’il y a pas mal de cacahuètes avariées, ou pas si fraîches que ça. Et même que l’un des paquets contient surtout du vent (combien d’entreprises vont donner ces primes de fin d’année ?). Et puis, au fond, un paquet ou quatre, ce ne sont jamais que des cacahuètes. Pour que les singes restent dans la cage. Pour que les moutons rentrent à la bergerie.

    Et puis, vous avez vu. Même s’il parle tout doucement, avec une petite voix à l’humilité bien apprise, il continue à se croire le roi. Il a tenu à bien nous montrer qu’il parle depuis les ors élyséens. Et le détail qui tue : vous avez vu, sur son bureau, à côté des mains posées à plat pour afficher la sérénité, le petit service en or qui étincelait sous les projecteurs. C’était là pour nous narguer. Aux Gaulois récalcitrants, Macron, il a le culot de répondre par un coq en or (ou bien c’est la poule aux œufs d’or, mais alors à qui s’adresse le message ?) ! C’est moi, dit-il, qui vit dans les palais du pouvoir. Même si aujourd’hui je vous parle tout gentil-gentil pour calmer la grosse colère, c’est quand même moi le roi. Et vous vous êtes toujours les gueux !

    Car bien sûr, pas question de changer un tant soit peu de politique. Pas question de revenir à l’ISF. Pas question de mettre à contribution les entreprises faisant des bénéfices élevés. Pas question de faire payer les gros pollueurs (d’ailleurs, l’écologie, on n’en parle même plus). Les mesures minimales ne sont même pas envisagées, comme la revalorisation réelle du SMIC et de l’ensemble des bas salaires et des petites retraites, ou encore le rétablissement de l’ISF, alors même que le financement de ces mesures et de quelques autres est à portée de main : il suffirait de mettre fin à la double aide aux entreprises en 2018, allègement des charges et maintien du CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi), ce qui représente 20 milliards de recettes supplémentaires (alors que les mesures d’hier n’en coûtent que 5 ou 6).

    Mais rien de tout cela ne correspond vraiment à l’enjeu de la situation. Au fond, notre petit roi l’a sans doute compris, mais il tente une dernière ruse pour voir s’il peut nous berner encore une fois à bon compte. Car, comme le disent très bien bon nombre de gilets jaunes, quelque chose de très profond a basculé. Les gens ont repris leurs vies en main. Ils ont fait l’expérience de la puissance collective. Ils connaissent désormais la joie partagée qu’elle permet d’éprouver. Ils savent que ce qui était réputé impossible hier, devient possible lorsque le peuple se soulève et reprend sa liberté. Lorsqu’il cesse de déposer son destin dans un pouvoir et des institutions faites pour l’en déposséder.

    Alors, oui, la force du soulèvement fait vaciller le pouvoir. Les puissants tremblent. Et pas seulement en France (du reste, une contagion aux autres pays européens, qui a commencé, serait décisive pour pouvoir gagner vraiment). Le processus en cours ne va pas s’arrêter comme cela. Des millions de personnes ont pris goût à la liberté et ne sont plus disposées à continuer à vivre comme avant. Il ne s’agit plus d’une goutte d’eau qui aurait fait déborder le vase ; c’est une digue qui a lâché.

    Et puis, vous avez vu que le petit roi a annoncé qu’au lieu de rétablir l’ISF il allait demander aux très riches de faire un geste. C’est Noël, une petite aumône pour les pauvres de France, ce serait tellement émouvant ! Mais dans quel monde vit-il ? C’est toujours Marie-Antoinette et ses brioches, pendant que dehors, la révolution a commencé ! Et puisqu’il s’agit de révolution, il est temps d’en appeler à une nouvelle nuit du 4 août. Ça oui, ça serait un tant soit peu à la hauteur de la situation. Du reste, les grandes fortunes, nos nobles d’aujourd’hui, devraient aisément le comprendre, s’ils veulent garder une partie de leurs privilèges. Oui, les cinq cents plus grosses fortunes de France pourraient sortir le pays de la crise dans laquelle il est plongé en acceptant d’apporter à l’effort national la moitié de leurs patrimoines. Allez, les Chanel, Hermès, L’Oréal et autres Auchan et Lactalis, vous pouvez sauver la patrie en danger. Allez, Bernard, après ce renoncement déchirant, il te restera quand même quelque 36 milliard d’euros. Même si tu perds quelques places au classement Forbes (ce qui est vraiment rageant, il faut en convenir), est-ce que, dans la vie, tu sentiras vraiment la différence ? Et puis, ces patrimoines, ils ont quand même augmenté de 17 % rien que depuis l’an dernier ; ils ont été multipliés par trois en une décennie, de sorte que même en t’en prélevant la moitié, ils seront toujours supérieurs à leur niveau d’il y a dix ans. Le patrimoine des cinq cents plus grosses fortunes, c’est 650 milliards d’euros ! Avec la moitié, 300 milliards en chiffres ronds, plus aucun problème pour financer les programmes dits de la « transition écologique » (100 milliards) ni pour étoffer les mesures sociales d’urgence ou lancer une remise en état des services publics (100 milliards) ; on pourrait même aider les pays africains (50 milliards) et alléger la dette pour soulager les budgets à venir de l’État (50 milliards ; vous voyez si on est raisonnables !). Mesdames et messieurs les très-très-très riches, vous entreriez dans l’histoire ! Et puis, surtout, vous pourriez arrêter le tsunami en cours qui, sinon, risque de tout emporter sur son passage. Vous avec.

    Une remarque encore : vous voyez bien que cet appel n’a rien de vraiment révolutionnaire (pour qu’on puisse vraiment parler d’une nuit du 4 août, il faudrait renoncer à certains des privilèges qui permettent de constituer de telles fortunes, tels que les prérogatives des actionnaires et le pouvoir sur les salariés). Donc, ce serait céder un peu, pour garder l’essentiel. Les super-riches seraient toujours des super-riches. Ils continueraient à faire de considérables profits pour renflouer bien vite leurs caisses. De plus, ils apparaîtraient comme les bienfaiteurs de la nation et en tireraient une légitimité inédite. Cependant, il est à craindre que, malgré tant d’avantages évidents et des inconvénients si restreints, nos grandes fortunes n’entendront pas cet appel. Il n’y aura alors pas d’autre issue pour le soulèvement en cours que de pousser au plus loin les potentialités qui ont commencé à s’affirmer, partout en France, avec une détermination et une intelligence proprement renversantes.

    Ce dont des millions de personnes font actuellement l’expérience, c’est que le peuple qui se soulève reprend son destin en main. Au lieu de se dessaisir de sa puissance collective au profit de la classe politique et des institutions représentatives, il peut s’organiser par lui-même et décider par lui-même de quelle manière il entend vivre. Les zapatistes du Chiapas, qui en font l’expérience depuis vingt-cinq ans, disent que nous pouvons nous gouverner nous-mêmes et appellent ceux qui s’inspirent de leur exemple à former leurs propres « conseils de gouvernement » (ou tout autre terme qui conviendra à chacun). Dans l’actuel soulèvement des gilets jaunes, certains appellent à former des comités populaires avec leurs assemblées (voir l’appel de Commercy). D’autres invoquent l’expérience des communes libres, qui repenseraient la vie collective à partir des besoins réels de tous et de toutes, et pourraient se fédérer pour traiter les enjeux régionaux et nationaux.

    Et puis, lorsque tant de gilets jaunes disent qu’il n’est plus question de vivre comme on l’a fait durant tant de temps, cela suppose de repenser l’organisation collective précisément à partir de cette question : de quelle manière voulons-nous vivre ? Aujourd’hui, c’est là précisément la question qui est par principe exclue, parce que la marche du monde est dictée par un tout autre impératif fondamental : celui de l’Économie. Une Économie dont le productivisme est entretenu par l’exigence de profit, notamment celui des méga-entreprises transnationales et des marchés financiers. Une Économie dont la croissance sans limite est de plus en plus clairement déconnectée des besoins réels des humains, et qui s’avère responsable du cycle infernal des émissions de gaz à effet de serre et de la destruction généralisée du vivant, qui nous conduisent à la catastrophe.

    La poule aux œufs d’or, c’est la France d’en bas qui ne s’en sort pas et que l’État achève sous les taxes. C’est tous ceux qui produisent la richesse de ce pays pour le bénéfice des grands prêtres du CAC 40. C’est notre planète que le productivisme engendré par l’exigence du profit est en train de dévaster et de rendre invivable. C’est la vie sur Terre qui agonise sous l’haleine brûlante de l’hydre capitaliste.

    Destitution de Macron et de tout Pouvoir d’en haut.
    Blocage de la machine folle de l’Économie qui détruit la planète.
    Vive l’autogouvernement populaire !
    Vive les communes libres de France et d’ailleurs !
    Vive la vie digne pour tous et toutes, dans le respect de la Terre !

    San Cristóbal de Las Casas, 11 décembre 2018.
    An 25 du soulèvement zapatiste.
    An 1 du soulèvement des gilets jaunes
    et des colères de multiples couleurs.

    Jérôme Baschet
    =*=
    Nos conseils de lectures, en miroir, avec la pédagogie des opprimés juste en dessous…

    JBL

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