Les 15 d’Onondaga vont à la Cour Internationale de Justice – Mohawk Nation News

DOSSIER sur les 15 d’Onondaga sur ce blog ;

Canada État colonial et mascarade de justice

Comme d’hab, quoi ?

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Résistance au colonialisme : les 15 d’Onondaga (iroquois) engagent une procédure à la CIJ de La Haye sur une affaire en litige de 21 ans (Mohawk Nation News)

La loi naturelle est la seule loi devant gérer le monde et l’humanité, en cela les 15 d’Onondaga ont raison. Dans le même temps, on apprend que cette même cour de La Haye vient de débouter un tribunal équatorien pour donner raison à la multinationale pétrolière pollueuse et hégémonique Chevron dans une affaire pétro-environnementale engagée depuis 1993 (https://www.legrandsoir.info/equateur-la-cour-de-la-haye-donne-raison-a-chevron.html ).
De fait, les 15 d’Onondaga donne sa chance à a CIJ mais ne se font guère d’illusion et anticipe le fait que :  La CIJ protège le système prédateur qui tente de diriger le monde par la force.

La question est donc : une fois déboutés, que prévoit KaianerekowaLa Grande Loi de la Paix ; pour les 15 d’Onondaga ?.. Quelle sera le mode d’action ?.. À suivre avec intérêt.

~ Résistance 71 ~

Les 15 d’Onondaga vont à la Cour Internationale de Justice

Mohawk Nation News | 11 septembre 2018 | URL de l’article ► http://mohawknationnews.com/blog/2018/09/11/onondaga-15-go-to-world-court/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Oui, nous poussons cette affaire depuis plus de 21 ans…

Dans l’affaire de Jones et al. contre Parmley, No 17-928. les 15 souverains rotinoshonni d’Onondaga, de la confédération iroquoise, mettent en branle une action en justice à la Cour Internationale de Justice (CIJ) de La Haye en Hollande, contre les États-Unis et leur système judiciaire. Ceci est concordant avec l’article 45 des règlements de la Cour. L’action en justice sera déposée courant septembre 2018.

Pour nous, la juridiction et la souveraineté sont fondées sur Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix de l’Île de la Grande Tortue, qui est prévalante sur le système judiciaire des Etats-Unis (et du Canada).

Nous, les 15 d’Onondaga, avons prouvé qu’il ne pouvait pas y avoir de justice dans le système légal des États-Unis. Seule Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, peut fournir la justice.


Wampums Iawatha et Deux Rangées

S’ensuit ce qui sera cité :

Nous savons lorsque quelque chose ne va pas. Chacun de nous est un onkwe’honwe (natif) souverain, peuple de la terre à tout jamais, nous faisons cette demande en ce tribunal basée sur la loi naturelle. Nous sommes Un avec la Nature et sommes guidés par la vérité intrinsèque à la Grande Loi de la Paix. Notre expérience prouve que la constitution des États-Unis ne fournit aucune justice au travers de son système judiciaire.

Dans ce système judiciaire créé par les corporations coloniales, les règles fabriquées par l’humain sont manipulées de façon à ce que le tribunal corporatif de l’entreprise coloniale gagne toujours et que le reste d’entre nous perde, peu importe à quel point leur affaire est juste.

La CIJ doit faire très attention là-dessus parce que leurs règles humainement fabriquées pourraient entrer en conflit avec la loi naturelle de la terre. La loi naturelle fournit une justice naturelle. La Cour Internationale semble vouloir fournir cela. Notre Grande Loi le fait.

Aucun d’entre nous ne fait partie du Statut de la Cour Internationale de Justice entrepreneuriale (coloniale). Nous ne rejoignons ni délibérément ni en connaissance de cause quelqu’artifice non-naturel que ce soit, comme une entreprise, corporation. Nous sommes créés Un avec la vie naturelle. Les Nations-Unies affirment vouloir nous soutenir en tant que souverains naturels au travers des articles 3, 4, 18, 33 et 40 de leurs Déclaration des Droits des Peuples Indigènes (DDPI). L’auto-détermination à vie nous vient de la Nature. Nous sommes tous naturellement souverains. La CIJ de La Haye n’existe que par la volonté de règlements artificiels humains et a été mise en place comme le dernier recours judiciaire dans ce système de justice entrepreneurial/colonial. Le dollar entrepreneurial s’arrête à la CIJ. Mais la véritable justice ne pourra être trouvée que dans la Nature.

Aujourd’hui, nous consentons à ce que ce tribunal à juridiction limitée entende cette affaire en accord avec l’article 38, paragraphe 5 du règlement de ce tribunal. Toute vie naturelle est souveraine. Nous recherchons la justice en présentant cette demande sur laquelle sont apposées nos signatures en accord avec le dit article 38, paragraphe 5.

Nous, onkwe’honwe souverains agissons sans agents intermédiaires en tant que partie du monde naturel. Les états sont des corporations des entreprises qui existent au travers de règles humaines fictives et non-naturelles. Ils requièrent des agents entrepreneuriaux pour exister dans les tribunaux (NdT : les avocats, procureurs et juges…) pour prendre des décisions finales sur les affaires qui leurs sont présentées.  Dans l’article 38, paragraphe 3 des règlements de la Cour, l’agent doit être authentifié par celle-ci pour agir au nom des États qui n’existent en rien naturellement. Les États-Unis d’Amérique sont constitués de migrants qui ont envahi notre terre, l’Île de la Grande Tortue, qui ne peut pas être posséder ni céder par l’humanité. Les États-Unis rendent l’existence des peuples naturels et de la Nature difficile et pratiquement impossible. Voir les mots de Tekarontake qui expliquent très bien ceci.

Notre existence nous est instillée au travers de notre histoire orale placée sur les ceintures wampum et dans notre mémoire collective. Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, est l’inhérent tewatatawi, le comment nous devons nous comporter dans l’existence et sur l’Île de la Grande Tortue. Le monde naturel crée le chemin que nous devons emprunter pour vivre. Nos chants, nos cérémonies, nos histoires et la création naturelle nous lient à la vie naturelle et aux forces de notre terre-mère. La CIJ protège le système prédateur qui tente de diriger le monde par la force. Nous, les peuples naturels, sommes emprisonnés et contrôlés par le système entrepreneurial actuel, qui, dans ce cas précis, nous a refusé toute justice depuis plus de 20 ans.

D’après l’article 40, paragraphe 1, des statuts de la CIJ et les articles 38 et 45 des règle de cette Cour, chacun des 15 demandeurs souverain soumet cette demande mettant en marche la procédure. La juridiction de la Cour se trouve dans l’article 36, paragraphe 1 qui dit:

La juridiction de la Cour comprend tous les cas auxquels se réfèrent les parties et toutes les affaires spécifiquement rapportés par la charte des Nations-Unies ou dans les traités et conventions en vigueur.

“La justice” est supposées être la pierre angulaire de la fondation de la charte de l’ONU pour protéger les droits de l’Homme pour tout le monde et ce dans le monde entier. Dans ce cas-ci, malgré la maxime “l’égalité de la justice devant la loi” écrite sur le fronton de la Cour Suprême des États-Unis (CSEU) à Washington, nous onkwehonwe souverains, avons subi une injustice au sein du système légal des États-Unis.

Historiquement, ce système nous a été imposé et fut maintenu par la violence sur nous et nos territoires. Après avoir été maltraités au travers de ce système “légal”, nous nous en venons à la CIJ pour rechercher la “justice” au travers de la charte des Nations-Unies, et de la DDPI tel qu’établi en annexe 6 et en accord avec les articles 33, 40-46 de la réglementation de la dite Cour.

En regard de la procédure de la CIJ, le commentaire suivant en provenance du traité et titré “Le statut de la Cour Internationale de Justice, commentaire (seconde édition), édité par Andreas Zimmermann, Christian Tomuschat, Karie Oellers-Frahm, Christian J. Tams, assistant éditeur Maral Kashgar et assistant édfiteur Savid Diehl (Oxford University Press), 2012, page 1092”, est très instructif

Au sujet de l’article 43 des statuts de la CIJ, “la procédure se constituera en deux parties : écrite (mémoires au travers du registre) et orale”, on ne doit pas sous-estimer le fait que les litiguateurs sont des États qui n’acceptent pas à la légère des interférences étrangères dans leurs affaires, spécifiquement lorsque cela touche certains de leurs intérêts vitaux. Les questions de procédure devant la cour, par définition, ne peuvent pas être approchées de la même manière que devant même les plus hautes instances judiciaires d’un pays.

Devant la CIJ, la substance contrôle la procédure. Nous, les peuples naturels, sommes la substance et avons la main gagnante, la nature, qui toujours bat la forteresse des procédures. La seule façon de déactiver notre main gagnante est de ne pas nous laisser jouer dans leur système de contrôle artificiellement créé. Nous demandons à la CIJ de considérer équitablement notre application.

Cette demande est approuvée par la signature de chacun des 15 d’Onondaga et sera déposée au bureau d”enregistrement de la Cour, avec une copie certifiée conforme à l’orignal de l’article 52, paragraphes 1 et 2 des règlements de la Cour.

Si la CIJ nous refuse justice, nous nous tournerons alors vers la Grande Loi de la Paix pour nous fournir véritable justice.

Une copie certifiée conforme de la présente demande à la CIJ sera envoyée aux personnes et institutions suivantes:

  • Le président des États-Unis d’Amérique en vertu du traité wampum deux rangées et du traité de Canandaigua de 1794 qu’ont signé les États-Unis ;
  • La Cour Suprême des États-Unis
  • Les Nations-Unies

After 20 years of injustice in the United States court system, the 15 sovereign onkwehonweh seek justice from the World Court.

Septembre 2018

Envoyé respectueusement,

Nous apposons notre signature à cette demande: Andrew Jones, Robert E. Bucktooth, Jr., Cheryl Bucktooth, Robert Bucktooth, Debby Jones, Karen Jones, Nikki Jones, Karoniakata Jones, Shawn Jones, kahentinetha, Dyhyneyyks,  Tekarontakeh, Ross John, Ronald Jones, Jr., Nadine O’Field/Ganonhweih, aka Nadine Bucktooth.

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Texte politique fondateur : Kaianerekowa ou la Grande Loi de la Paix de la Confédération Iroquoise (version pdf avec intro)

Résistance 71 a traduit les 117 wampums (articles) de Kaianere’ko:wa ou la Grande Loi de la Paix de la Confédération Iroquoise (datant de 1142 et plus ancienne « constitution » ou charte confédérale active au monde) pour l’usage de toutes et tous. Et j’en ai réalisé une version PDF stricto sensu, N° 21 de 27 pages dans mon blog que vous pouvez retrouver dans cette page dédiée ► LES PDFs de JBL1960

Nous (R71) avons remis notre traduction à la Confédération Iroquoise au travers de membres du conseil des Mères/anciens et conseil des femmes de la nation Mohawk. Kaianere’ko:wa est un des documents les plus importants de l’histoire de l’humanité et se doit d’être plus connu car son esprit représente le futur de nos sociétés au vu de l’échec de nos modèles étatico-répressifs anti-démocratiques.

Nous ne prônons pas son application Per se à nos sociétés qui sont culturellement et structurellement différentes de la société iroquoise, mais nous devrions l’étudier et adapter ce qui est adaptable notamment dans le domaine de l’horizontalité de la prise de décision politique et du schéma de la chefferie sans pouvoir.

Une charte de ce style a non seulement un impact sur le processus politique d’une société, mais aussi sur le processus économique et donc écologique et nous voyons bien qu’aujourd’hui, en France, ce problème est parfaitement d’actualité ► Résumé SOTT MEDIA 08/2018 & Dossiers ad hoc

Il est également à noter le processus politique par des femmes et des conseils des femmes, dans une société matrilinéaire et égalitaire.

Il y a une autre voie possible, HORS ÉTAT et ses institutions et pour tenter, ensemble, d’éteindre la lumière du N.O.M. ; Et afin d’Impulser la poussée primordiale, vaincre cette foutue inertie de départ et enclencher un nouveau paradigme en lien avec les peuples autochtones de tous les continents et enfin instaurer la société des sociétés sur Terre… Mère !

JBL1960

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8 réflexions sur « Les 15 d’Onondaga vont à la Cour Internationale de Justice – Mohawk Nation News »

    1. Retirons d’un coup sec le tapis de dessous les pieds de l’Empire ;

      Et il chutera, lourdement…

      Retirons-leur notre consentement par un NON retentissant ;

      Et l’empire, tous les empires, tomberont ; Puisque construit sur un mensonge, une illusion, un narratif mensonger, un mirage…

      Merci à Résistance71 qui traduit, en temps réel, et sans faille ce dernier communiqué de Mohawk Nation News. Et entre autres ;

      Car je ne puis que vous recommander de lire, par exemple en complément, leur analyse du 28 mars 2014 qui m’aura permise d’organiser et construire ma propre réflexion qui commence par le reniement de mon baptême auprès de l’Église catholique romaine, en récusation de la doctrine chrétienne de la découverte, comme je l’explique en détail, preuve à l’appui dans cette page de mon blog ► Faire Tomber l’Empire par la débaptisation, en masse ► KARMA MAJEUR !

      Aimé par 1 personne

      1. Nuance Jo, le reniement est dans son coeur, le paplard du baptème comme tu as pu le constater toi-même lors de ta démarche ne peut être supprimé.

        Donc, je considère pour ma part que faire cette démarche est une perte de temps et d’énergie, ce n’est pas cela qui ébranlera le Vatican, au contraire puisqu’on créé une égrégore en plus en leur faveur (attachement au bidule).

        Agissons ensemble afin que les parasites (politiques de tous les étages et deep state = les marionnetistes qui tirent les ficelles des clowns = les 1er de cordée) ne soient plus que des MOINS QUE RIEN.

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      2. Oui, mais ne rien faire, est pire que tout à mon avis, et pour avoir fait cette démarche jusqu’au bout.
        La preuve par l’appel à l’apostasie collective en Argentine, qui a été totalement verrouillé afin qu’on en parle plus. Preuve que cela est un des moyens pour faire tomber l’empire, sinon tu vas leur en toucher une sans faire bouger l’autre = persuadés qu’ils seront qu’on ne bougera pas, puisque le reniement restera en nos cœurs !
        Pour que cela ne soit pas de vains mots, il est indispensable d’agir en conscience et d’avancer dans notre réflexion dans le même temps car l’un n’empêche pas l’autre.

        Comme le disait Zinn, notre plus gros problème n’est pas la désobéissance mais l’obéissance civile.
        Qui ne dit mot consent et dire NON est un acte de résistance tu sais combien il nous en coûte.
        Tu le dis dans ta conclusion = agissons ensemble, même petitement…

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