Ben Rhodes admet qu’Obama armait les djihadistes en Syrie…

ÉTONNANT, NON ?

Nan…

Car sur ce blog, on a pu lire la confession de Vincent Emanuele ;

J’ai aidé à créer l’EIIL

Après 14 années de “guerre contre le terrorisme”, l’Occident est excellent à fomenter la barbarie et à créer des états défaillants.

Mais surtout voir la vidéo de Mike Prysner ;

Que j’ai entièrement retranscrite et en analyse dans ce billet de blog intitulé « Un soldat contre la guerre »

▼▼▼

Guerre par procuration en Syrie : L’ex-adjoint à la sécurité d’Obama reconnaît l’implication yankee avec Daesh !…

Question de R71 :  Qu’est-ce que le monde, la soi-disant « communauté internationale », va faire de cet aveu ?…

Dans un entretien détonnant, Ben Rhodes admet qu’Obama armait les djihadistes en Syrie

Tyler Durden | 26 juin 2018 |Source : http://www.informationclearinghouse.info/49714.htm

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Quelqu’un a finalement demandé à des hauts-fonctionnaires de l’administration Obama de prendre en compte le développement de l’EIIL/Daesh et l’armement des djihadistes en Syrie.

Dans un entretien a bâton rompu intitulé « Confronting the Consequences of Obama’s Foreign Policy » le journaliste de The Intercept Mehdi Hasan a posé la question à Ben Rhodes qui a servi longtemps comme adjoint au conseiller national à la sécurité à la Maison Blanche sous la présidence de Barack Obama et qui fait maintenant la promotion de son nouveau livre, The World As It Is: Inside the Obama White House.

Rhodes a été décrit comme étant tellement dans la confidence d’Obama qu’il était “dans la pièce” lors de pratiquement toutes les décisions importantes en politique étrangère prises par Obama lors de ses 8 années au pouvoir. Bien que l’entretien accordé à The Intercept vaut la peine d’être écouté dans sa totalité, c’est le segment sur la Syrie qui a capté notre attention.

Malgré le fait que Rhodes essaya de littéralement danser autour de l’affaire, il répond docilement par l’affirmative lorsque Mehdi Hasan lui pose les questions suivantes au sujet du soutien des djihadistes en Syrie :

“Êtes-vous trop intervenus en Syrie ? Parce que la CIA a dépensé des centaines de millions de dollars à financer et à armer les rebelles anti-Assad et beaucoup de ces armes comme vous le savez, ont terminé aux mains des groupes djihadistes, certaines même aux mains de l’EIIL.

Vos critiques diraient que vous avez exacerbé la guerre par procuration en Syrie ; que vous avez prolongé ce conflit et que ce faisant vous avez favorisé et poussé les djihadistes.

Rhodes dans un premier temps monologue au sujet de son livre et fait une “évaluation secondaire” de la politique sur la Syrie dans une tentative d’éluder la question, mais Hasan le ramène sur le cap à suivre en disant: “Allez enfin, vous coordonniez beaucoup de leurs armes.”

Les deux hommes argumentent sur l’accusation de Hasan de “pousser les djihadistes” dans la section suivante de l’entretien, à la fin de laquelle Rhodes lâche en traînant les pieds un “ouais…” tout en essayant de faire passer le blâme sur les alliés américains que sont la Turquie, le Qatar et l’Arabie Saoudite (de manière similaire sur ce que fit le vice-président Joe Biden dans un discours datant de 2014)

MH : Allez quoi, vous coordonniez beaucoup de leurs armes. Vous savez que les Etats-Unis étaient lourdement impliqués dans cette guerre ainsi que les Saoudiens, les Qataris et les Turcs.

BR : Et bien j’allais dire : la Turquie, l’Arabie Saoudite, le Qatar…

MH : Vous y étiez aussi…

BR : Ouais, mais en fait une fois que cela eut dégénéré en une sorte de guerre civile sectaire ayant des parties combattant pour ce qu’elles percevaient être leur propre survie, je pense que nous, en la capacité de mettre fin à ce type de situation, et une partie de ce avec quoi j’ai lutté avec le livre, sont les limites de notre capacité de tirer un levier et de faire qu’une telle tuerie s’arrête une fois qu’elle est déclenchée.

À notre connaissance, il s’agit de la seule et unique fois qu’une organisation médiatique importante a directement demandé à un haut-conseiller en politique étrangère de l’administration Obama de reconnaître les longues années de soutien des djihadistes en Syrie par la Maison Blanche.

Bien que l’entretien fut publié vendredi dernier, son importance n’a pas été relevée ni commenté dans les médias le week-end dernier et ce peut-être de manière bien prévisible. Ce qui a circulé en revanche fut un article du magazine Newsweek se moquant des “théories du complot” entourant la montée rapide de l’EIIL/Daesh, incluant ceci :

“Le président Trump a peu fait pour dissiper le mythe d’un soutien direct américain à l’EIIL depuis qu’il a pris ses fonctions. Lors de sa campagne électorale en 2016, Trump affirma, sans donner aucune preuve, que le président Obama et la ministre des AE d’alors Hillary Clinton, avaient co-fondé le groupe et que l’EIIL “honore” l’ancien président.”

Bien sûr, la vérité est un peu plus nuancée que ça, alors que Trump lui-même, ailleurs, semblait le reconnaître, ce qui amena le président un peu plus tard à mettre un terme à l’assistance de la CIA et à son programme de changement de régime en Syrie à l’été 2017 tout en se plaignant à ses aides de la brutalité choquante des soi-disants “rebelles” entraînés par la CIA.

Dans le même temps, les médias ont été satisfaits de diffuser la fausse information que l’héritage du président Obama est “qu’il est resté en dehors de Syrie” tout en approuvant à un niveau négligeable quelques aides à de soi-disant “rebelles modérés” qui combattaient à la fois Assad et de manière supposée l’État Islamique. Rhodes avait lui-même tenté, dans des entretiens précédents,, de faire le portrait d’un sage Obama qui était “resté sur le touche en Syrie”.

Mais, comme nous l’avons fait remarqué à maintes reprises ces dernières années, ce narratif ignore et cherche même à blanchir ce qui est probablement le plus grand programme secret de la CIA de son histoire, commencé par Obama, qui a armé et financé une insurrection djihadiste dans le but de renverser Al Assad et qui a coûté au contribuable américain de l’ordre d’un milliard de dollars par an (1/15 du budget publiquement connu de la CIA, d’après les documents fuités par Edward Snowden et révélés par le Washington Post).

Ceci ignore également le fait bien établi, documenté à la fois dans les rapport du renseignement américain et authentifié par les prises de vue sur les champs de batailles, que l’EIIL et l’Armée Syrienne Libre (ASL) ont combattu sous un commandement unifié géré par les Américains pendant les premières années de la guerre en Syrie et ce jusqu’à la fin 2013, chose qui a été confirmée par le professeur Joshua Landis, de l’université de l’Oklahoma, l’expert mondial sur la Syrie.

▲▲▲

Nous le savons bien ici, que la guerre est la seule, la vraie nature de l’Empire anglo-américano-christo-sioniste…

Démystifions tous les mythos justement et principalement le faux narratif d’un Nouveau peuple élu du Nouveau Monde

Faisons exploser la vérité à la tronche de la malfaisance régnante ; Le Vatican, La City de Londres et Washington D.C. et nous, les peuples occidentaux, tournons-nous vers les peuples autochtones de tous les continents ;

Ignorons le Système ► Créons les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchissons et agissons en une praxis commune ► Adaptons le sublime de l’ANCIEN au NEUF, càd à notre monde d’aujourd’hui, mais une fois émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales ► remplaçons l’antagonisme à l’œuvre depuis des millénaires par notre COMPLÉMENTARITÉ !

JBL1960

Lectures complémentaires en version PDF ;

Que faire ? La marche vers la tyrannie globale, comment s’en sortir ?

Exemple de Charte confédérale pour se gérer hors État et ses institutions. Et sans attendre !

Toutes les autres versions PDF (63) – PDF politiques, géopolitiques, d’anthropologie politique autant de lectures pour nous permettre de faire exploser les mythos…

Illustration de Ben Garrison de 2011

 

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8 réflexions sur « Ben Rhodes admet qu’Obama armait les djihadistes en Syrie… »

  1. États-Unis: La Cour suprême perd un juge, l’occasion pour Trump de nommer un conservateur – ÉTATS-UNIS Anthony Kennedy, qui vient d’annoncer sa retraite, était le pivot de l’institution: conservateur sur des sujets comme les armes à feu, et parfois progressiste sur l’avortement ou la discrimination positive…
    Il avait été nommé par Ronald Reagan en 1987. Anthony Kennedy, l’un des neuf juges de la Cour suprême des Etats-Unis, a annoncé mercredi son départ à la retraite, ouvrant la possibilité pour Donald Trump d’ancrer dans le conservatisme cette institution clé.

    A 81 ans, Anthony Kennedy est souvent présenté comme le magistrat pivot de la haute cour, gardienne de la Constitution américaine : conservateur sur des sujets comme les armes à feu ou le financement électoral, il lui arrive de virer progressiste sur des thèmes comme l’avortement ou la discrimination positive. Il a annoncé sa retraite dans une lettre adressée à Donald Trump, par laquelle il exprime sa « gratitude », son « honneur » et son « privilège » après avoir siégé 30 ans à la Cour suprême.
    Trump a déjà « une liste de 25 personnes »

    Le processus de remplacement du juge Kennedy va débuter « immédiatement », a ensuite déclaré Donald Trump, qui depuis son arrivée à la Maison Blanche a déjà eu l’occasion de nommer un juge très conservateur à la juridiction la plus élevée du pays. « Nous avons une liste de 25 personnes que j’avais présentée durant ma campagne. J’en avais 20 et j’en ai ajouté cinq », a-t-il poursuivi.

    Lors d’un meeting de campagne dans la soirée, le président s’est dit « honoré » de la décision d’Anthony Kennedy de prendre sa retraite pendant son mandat. « Il avait confiance en moi pour que je fasse le bon choix pour faire vivre son héritage », a-t-il déclaré en appelant ses partisans à se découvrir pour rendre hommage au magistrat.

    « En jeu se trouvent notre système de santé et le droit des femmes »

    La retraite du juge était redoutée par les démocrates américains et toutes les organisations progressistes du pays, qui savent que Donald Trump voudra lui nommer un remplaçant nettement plus à droite. On peut donc s’attendre à une bataille politique épique autour de celui appelé à succéder au juge Kennedy, qui était doyen de la Cour suprême en durée d’exercice : il y avait été nommé par le président républicain Source 20 Minutes ► https://www.20minutes.fr/monde/2297871-20180628-etats-unis-cour-supreme-perd-juge-occasion-trump-nommer-conservateur

    Une preuve de plus qu’il n’y a pas de solutions au sein de ce système…

    Comme l’avait dit également la Nation Mohawk, une fois de plus ;

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    1. La solution est hors État et ses institutions coercitives.

      L’exemple réussie se trouve dans les Hauts-Plateaux de l’Asie du Sud-Est, dans un territoire appelé ZOMIA où l’on pratique l’Art de ne pas être gouverné

      “Chaque État qui a eu l’ambition de contrôler des parties de la Zomie, que ce soit l’administration et ses fonctionnaires Han du Yunnan et du Guizhou, la cour royale thaïe d’Ayutthaya, la cour birmane d’Ava, les chefs Shan (Sawbwa), l’État colonial britannique et les gouvernements nationaux indépendants, ont toujours cherché et ont aussi toujours échoué à créer des chefferies avec lesquelles ils pourraient traiter pour gérer…”

      “L’inaccessibilité et la dispersion sont les ennemies de l’appropriation ; et pour une armée en marche comme pour un État, l’appropriation est la clef de la survie… Le premier principe de l’évasion est la géo-location.”

      “Choisir de pratiquer l’agriculture de collines et de plateaux, c’est choisir une vie socio-politique hors du cadre de l’État.”

      ~ James C. Scott, “L’art de ne pas être gouverné, une histoire anarchiste des hauts-plateaux d’Asie du Sud-Est”, 2009 ~

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  2. Alors on se demande bien pourquoi finalement, puisqu’il n’y a pas de guerre en Syrie !

    La Russie refuse l’asile à dix Syriens car « il n’y a pas de guerre en Syrie »

    La décision de la Cour suprême russe devrait faire jurisprudence, et les Syriens sont désormais passibles d’expulsion.

    La Cour suprême de Russie a débouté dix ressortissants syriens de leur demande d’asile, même temporaire, au motif qu’il n’y a « pas de guerre en Syrie » mais une « opération antiterroriste ». Un onzième dossier est encore en cours d’instruction. Sa conclusion, toutefois, ne devrait pas être différente. Malgré les estimations qui font état de plus de 350 000 morts depuis le début du conflit en 2011, 5,4 millions de réfugiés à travers le monde et 6,5 millions de déplacés à l’intérieur du pays, malgré l’intervention militaire russe lancée en septembre 2015 par Vladimir Poutine pour soutenir sur le terrain son allié Bachar Al-Assad, les juges de la plus haute autorité judiciaire russe sont restés inébranlables.

    La décision de la Cour suprême, révélée mercredi 27 juin par le journal Kommersant, intervient alors que l’aviation russe a repris ses bombardements, en renfort de l’offensive déclenchée par le régime contre des rebelles dans le sud de la Syrie. Mais pour les juges, « les événements qui se déroulent sur son territoire présentent les caractéristiques spécifiques d’une opération antiterroriste et non d’une confrontation classique militaire avec une ligne de front bien définie ».

    « Il n’y a pas de raison d’accorder à Zakria T. un asile temporaire », précise la notification adressée à l’un des civils syriens concernés dont Le Monde a obtenu copie, car « il n’existe pas d’éléments [prouvant] que le plaignant peut être personnellement poursuivi et faire l’objet d’un traitement inhumain en Syrie ». « Une grande partie des lieux habités en Syrie ont adhéré au régime de cessez-le-feu sur le territoire de la République arabe syrienne, des actions humanitaires s’y déroulent, et une aide médicale est fournie », peut-on encore lire.
    Passibles d’expulsions

    Un détail est relevé : « Il existe une liaison aérienne avec la Syrie », sans que l’on sache s’il s’agit d’accréditer l’idée qu’il n’y a « pas de guerre », ou s’il prend une connotation lourde de sens sur les retours. En tout état de cause, les onze personnes qui avaient entrepris cette ultime démarche sont désormais passibles d’être expulsées du territoire russe. « Depuis 2012, date à laquelle j’ai commencé à travailler avec des réfugiés syriens, c’est la première fois que j’entends cet argument comme quoi il n’y a pas de guerre là-bas », déplore leur avocate, Irina Sokolova, membre du réseau Migration et droit, lié à l’organisation des droits de l’homme Memorial.

    Arrivés pour la plupart en 2013, les plaignants, qui souhaitent préserver leur anonymat, se sont établis à Ivanovo, une ville située à 250 kilomètres au nord-est de Moscou, attirés par des entreprises de textile en quête de main-d’œuvre. Ni pro ni anti-Bachar, ils sont ouvriers ou chauffeurs de taxi. « Certains pouvant être appelés par l’armée en Syrie, leurs familles s’étaient réunies pour rassembler de l’argent et leur payer un billet », rapporte leur avocate.

    Jusqu’ici, ces migrants avaient pu obtenir l’asile temporaire, renouvelable d’année en année. Mais en janvier 2017, le ministère de l’intérieur leur a fermé la porte. Une première requête déposée au tribunal d’Ivanovo en mars 2017 s’est soldée par un échec, tout comme l’appel intenté trois mois plus tard. « Nous avons épuisé tous les recours », s’inquiète Me Sokolova.

    https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/06/30/la-russie-refuse-l-asile-a-dix-syriens-car-il-n-y-a-pas-de-guerre-en-syrie_5323596_3214.html

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