L’histoire interdite, et censurée de l’Hôpital pour Indiens de Nanaimo en Colombie-Britannique

En mémoire des ombres natives ;

Ouvrons-la !

C’est grâce à la ténacité de Kevin Annett et   son énorme travail d’investigation depuis plus de 20 ans pour faire éclater la vérité que vous pouvez lire, télécharger et/ou imprimer gratuitement l’essentiel en français, traduit par Résistance71, du Contre-rapport de la Commission Vérité & Réconciliation « Meurtre Par Décret – le crime du génocide au Canada » dans les Pensionnat pour Indiens de 1840 à 1996 en version PDF N° 1 de 58 pages, et dans sa dernière version ► MEURTRE PAR DÉCRETLe crime de génocide au Canada

Et prendre connaissance de l’important Mémorandum sur la continuité des crimes génocidaires au Canada et globalement : Appel à toutes les nations publié par le TICEE le 1er septembre 2017 : MÉMORANDUM.

Également sur ce blog grâce à Résistance71 qui a entièrement traduit son livre « Truth Teller’s Shield : A Manual for Whistle Blower & Hell Raisers »  et en accord avec l’auteur car j’ai pu ainsi réaliser la version PDF {N°2} « Le Bouclier du Lanceur d’alerte » à lire, télécharger ou encore imprimer  gratuitement cet indispensable ouvrage qui nous permettra de devenir, TOUTES et TOUS des « lanceurs d’alertes et des diseurs de vérité » car il ne suffit pas de chercher la vérité si nous n’en faisons rien, par peur de perdre notre petit confort bien illusoire qui disparaitra, de toute façon, avec la prochaine crise économique « manipulée » qui arrivera tôt ou tard et parce que tout ce qui participe du développement de l’humanité DOIT être accessible à tous et gratuitement.

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Colonialisme et génocide : L’administration de l’université de l’île de Vancouver censure un article d’un journal étudiant sur les atrocités commises au Nanaimo Indian Hospital… (Kevin Annett)

URL de l’article de traduction Résistance71 ► https://resistance71.wordpress.com/2018/01/15/colonialisme-et-genocide-ladministration-de-luniversite-de-lile-de-vancouver-censure-un-article-dun-journal-etudiant-sur-les-atrocites-commises-au-nanaimo-indian-hospital-kevin-annett/

Les administrateurs d’un campus universitaire canadien saisissent un  journal étudiant à la publication d’un article de Kevin Annett sur les atrocités médicales effectuées sur les Indiens dans une facilité voisine

Nanaimo, Colombie Britannique, Canada | 12 janvier 2018 | Source ►
http://itccs.org/2018/01/12/you-are-not-permitted-to-read-this/

Lectures connexes :

Génocide passé et présent au Canada

Kevin Annett rapporte : Je ne peux pas dire que j’ai été surpris à l’annonce de cette dernière faste de la censure. Après tout, les universités canadiennes n’aiment pas que leurs étudiants pensent trop au sujet de d’affaires “interdites, tabous”, comme le génocide domestique. Une fois de plus, les administrateurs universitaires de ce pays ont étalé leur turpitude morale et intellectuelle en censurant une histoire qui met à jour le linge sale bien trop près de la maison, spécifiquement celui qui concerne un demi-siècle d’atrocités médicales qui se sont déroulées à deux pas de leur campus aux mains de l’armée canadienne et de l’Église Unifiée du Canada.

La scène de ce dernier fiasco en date et lieu du crime est l’université de l’Île de Vancouver (UIV) à Nanaimo en Colombie Britannique. L’article censuré en question (NdT : voir sous cet article) a été écrit par votre serviteur et concerne le tristement célèbre Nanaimo Indian Hospital, où des générations d’enfants autochtones furent stérilisés, torturés, affamés, drogués, soumis à des tests médicaux forcés par des médecins de l’armée et de l’Église, d’après des témoins oculaires et les preuves intangibles fournies dans l’article.

Début décembre 2017, mon article au sujet de l’hôpital fut publié par le journal étudiant de l’UIV “The Navigator” avec l’aval total de ses éditeurs. Mais à peine un jour plus tard, tous les exemplaires du numéro “insultant” furent saisis par la sécurité du campus de l’université agissant au nom de son administration. Aucune raison ne fut donnée pour la saisie des journaux ; mais le brouillard standard canadien de l’intimidation et du secret a maintenu les bouches closes et la censure de l’article à été maintenue cachée jusque la semaine dernière lorsque des gens se sont mis à parler.

Quelques uns de mes compagnons sur Nanaimo fulminent depuis l’annonce de cette nouvelle. A la vérité, j’adore lorsqu’on peut provoquer le système de cette façon et regarder tout le vernis de civilité de de cette pseudo liberté académique se volatiliser par la répression hystérique et intempestive de ces soi-disant pouvoirs. Car les administrateurs de l’UIV ont prouvé par leur action extrême, toute la véracité contenue dans ce rapport censuré. Si ce qui est dit dans l’article était faux, les parties offensées auraient contre-attaqué avec les véritables faits et j’aurai déjà reçu une demande judiciaire demandant une rétractation publique et des excuses. Mais comme d’habitude, rien de la sorte ne s’est produit. Au lieu de cela, il n’y a eu aucun démenti des crimes et aucune contre-preuve ne fut présentée, juste une très rapide mise sous le boisseau de toute l’affaire.

Bref, nous sommes les témoins une fois de plus du même scenario familier du maquillage et de la censure institutionnalisés des crimes contre l’humanité qui se sont déroulés au Canada. Le plan de jeu ne change jamais car les parties impliquées dans les crimes en sont toujours menacées et doivent effacer toutes les preuves et ceux qui en parlent, Fort heureusement, ce qui ne change pas non plus sont les retombées de cette stupide répression. Quelques anciennes personnes bien bornées de l’UIV ont reçu un avertissement et peuvent s’attendre à être radicalisées par ce dernier bottage en touche en date.

Comme l’observa l’ancien combattant de la subversion Saul Alinsky : “Un système oppresseur sévèrement provoqué, peut-être notre meilleur allié. Sa réaction tyrannique extrême, pas seulement nos efforts, est ce qui va politiser une nouvelle génération.

Déjà, un groupe d’étudiants de l’université manifestent contre cette attaque sur la liberté d’expression déchaînée par les patrons du campus, ils ont déjà défilé et distribué des copies de l’article censuré aux autres étudiants. Ah belle jeunesse, continue !…

Suivez les progrès de cette bataille de l’information en écoutant les programmes radio suivant animés par votre serviteur et bien d’autres :

Here We Stand, Sunday January 21 at 3 pm pacific, 6 pm eastern at www.bbsradio.com/herewestand , and

CHLY 101.7 FM (VIU campus radio) on Saturday January 27 at 11 am , live streamed at https://www.chly.ca/listen/

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L’article censuré de K. Annett paru dans le journal étudiant “the Navigator” en décembre 2017, écrit en novembre 2017

Traduction en français de Résistance 71, 14 janvier 2018

Qu’est-ce et qui est enterré dans le voisinage de l’université de l’île de Vancouver ? Ou génocide dans votre jardin

Kevin Annett | 15 novembre 2017

“On m’a utilisé comme cobaye humain au Nanaimo Indian Hospital pendant plus de 7 ans. Beaucoup d’enfants y sont morts et ils sont toujours enterrés quelque part sur ce terrain.”
~ Joan Morris, parlant au Malaspina College (UIV) en mars 2004 ~

Allez voir dans le sud du campus de l’UIV en face de la 5ème rue et vous y verrez un amas de verdure clôturé de fils de fer barbelés. Pendant plus d’un demi-siècle ceci fut le site du Nanaimo Indian Hospital (NIH), un centre expérimental aux conditions pénitencières géré conjointement par l’Église Unifiée du Canada et l’armée canadienne Les dires des survivants et les archives confirment que des centaines d’enfants y sont morts des suites d’expériences médicales des plus horribles et autres barbaries.

“C’étaient des enfants aborigènes ramassés dans les réserves ou dans les pensionnats pour Indiens”, décrit Joan Morris, une autochtone de la nation Songhee de Victoria qui fut incarcérée au NIH alors qu’elle n’avait qu’à peine 5 ans.

“Le médecin des affaires indiennes a menti à ma mère et lui disant que j’avais la tuberculose, alors que je ne l’avais pas. Ils m’ont gardé à l’hôpital jusqu’à mon adolescence. Ils m’injectaient toujours et me donnaient des choses à boire qui me rendaient malade. Ils ont pratiqué des interventions chirurgicales sur moi. Ils ont brisé tous les os de mes pied afin que je ne puisse pas m’enfuir Bien plus tard j’ai découvert que je ne pourrai pas avoir d’enfant.. Ils stérilisaient beaucoup de filles là-bas.

Joan a dévoilé son histoire pour la première fois il y a une douzaine d’années lors d’une série de forums publics à l’UIV, connu comme la Malaspina College. A ces forums, Joan a nommé les hommes qui ont fait des expériences sur elle comme les médecins locaux Weinrib et Schmidt qui étaient employés par l’armée canadienne dans les années 1960-70. Peu de temps après les conférences de Joan devant de bonnes audiences au College, ce qui restait des bâtiments du NIH fut démoli par la ville de Nanaimo et la zone fut clôturée et bouclée.

“Ils nous disaient toujours de ne jamais parler de ce qui nous était arrivé”, dit Joan. “Quand l’hôpital a fermé, quelques officiers de l’armée sont venus chez nous et ont dit que nous irions en prison si nous en parlions parce que tout cela était classé secret sécurité nationale.”

La censure officielle a été plus loin. Au printemps 1999, peu de temps après que les médias aient rapporté pour la première fois les allégations sur le NIH, le gouvernement canadien “scella officiellement” ses archives sur le NIH et les autres hôpitaux pour Indiens au Canada. Des archives séparées tenues à la bibliothèque Koerner de l’Université de Colombie Britannique (UBC) confirment que le NIH a reçu un important financement à la fois de la Commission de Recherche du Ministère de la Défense et de l’Église Unifiée du Canada pour faire une “recherche expérimentale classifiée secrète” sur des générations de femmes et enfants aborigènes.

Après qu’ils se furent emparés de moi, ma mère a fait tout un foin, alors ils l’ont mis avec moi”, décrit Joan. “Ils l’ont fait à beaucoup de familles indiennes de toute l’île (NdT : pour info, l’île de Vancouver est énorme, elle fait à peu près 1/4 de la taille de l’Angleterre pour 32 000 km2…). Beaucoup de gens mouraient là-dedans. Chaque matin, ils emmenaient les petits cadavres hors de l’enceinte sur des brancards à roulettes. Ma cousine Nancy Joe les a vu enterrer ces enfants sur le terrain derrière nous, près de la voie rapide.” Esther Morris, famille lointaine de Joan, fut aussi incarcérée au NHI pendant les années 1960. Elle parla aussi publiquement en 2007.

Ils me gardèrent sanglées dans ce bizarre ustensile qui m’empêchait de m’allonger ou de me lever, juste maintenue dans cette position pendant des mois”, dit Esther. “J’ai perdu l’usage de mes jambes. On m’a dit que cela était en rapport avec la recherche spatiale. C’était marrant parce que quelques uns des docteurs ne parlaient pas anglais et avaient besoin de traducteurs.

Le NIH n’était que la partie émergée de l’iceberg de crimes contre l’humanité au Canada sponsorisés par l’état et l’église qui se sont déroulés sur une période de plus d’un siècle et qui n’ont jamais été traduits en justice. Beaucoup de ces atrocités sont documentées dans le livre “Meurtre par décret : le crime de génocide au Canada” (2016), une compilation de faits et de documents émanant d’une recherche indépendante de plus de 20 ans sur le sujet. “Meurtre par décret” documente comment les expériences du NIH, incluant les stérilisations forcées étaient conduites de manière routinière parmi les Indiens de la côte ouest du Canada par les missionnaires et les médecins locaux.

(voir sur www.createspace.com/6085632 and www.murderbydecree.com ) en français ici :

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Sarah Modeste de la nation Cowichan a été stérilisée à la clinique King’s Daughters dans la ville de Duncan en CB au début des années 1950 par le Dr James Goodbrand. Comme le décrit Sarah dans “Meurtre par décret” :

Dr Goodbrand m’a dit : Si tu maries Freddy, je vais devoir t’opérer car il n’est pas chrétien. Plus tard, lorsque le Dr Goodbrand m’accoucha de mon premier enfant, j’ai eu mal après et j’ai appris ensuite que j’avais été stérilisée… Goodbrand m’a dit qu’il était payé 300 CAD par le gouvernement canadien pour chaque indienne qu’il stérilisait.

Les stérilisations forcées (non volontaires) et les expériences médicales sont illégales sous la loi internationale depuis 1948 et sont définies comme faisant partie des crimes contre l’humanité. Et pourtant, non seulement le Canada et ses églises ont commis ces crimes mais les ont blanchis et se sont absous eux-mêmes de toute responsabilité. Personne n’a jamais été traduit en justice au Canada pour ces méfaits ou pour la mort d’enfants dans ces hôpitaux ou dans les pensionnats pour Indiens, d’où 50% de ces petits prisonniers ne sortirent jamais. 

Tandis que Joan Morris et tous les enfants qui moururent au NIH n’ont jamais eu leur heure dans les tribunaux canadiens, ils l’ont eu dans un procès historique qui s’est tenu à Bruxelles en 2012 et 2013. Se fondant en partie sur le témoignage de Joan et de quelques douzaines d’autres survivants du génocide canadien, le Tribunal International de Droit Coutumier a déclaré le Canada, ses Églises, la couronne d’Angleterre et le Vatican, coupables de crimes contre l’humanité.

(voir: http://itccs.org/the-international-common-law-court-of-justice-case-no-1-genocide-in-canada/)

En résultat de ce verdict et sous le coup de la loi internationale, les Canadiens sont obligés de ne plus payer leurs impôts à un régime félon condamné pour crimes comme leur propre gouvernement, ni de financer des corps constitués similairement condamnés comme l’Église Unifiée, sous peine d’être coupables de complicité de leurs crimes.

Quoi qu’il arrive, cela n’enlève rien aux atrocités commises. Les enfants perdus du NIH attendent toujours d’être trouvés et d’être ramenés chez eux pour des funérailles décentes. La communauté de l’UIV doit se demander comment elle peut perdurer de la sorte et demeurer ignorante du génocide ayant eu lieu dans son propre jardin : un crime qui, s’il n’est pas dûment confronté, ne peut que continuer.

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Conseil d’une femme de la Nation Mohawk en 1990 aux Canadiens & Québecois de papier lors de la crise d’Oka ;

Regardez bien ce qu’il se passe ici, parce que quand ils en auront fini avec nous, (les Natifs) ce sera votre tour…

Retirons-leurs notre consentement, disons NON !

Sous peine d’être coupables de complicité de leurs crimes…

JBL1960

L’illustration de ce billet est la photo du Nanaimo Indian Hospital en 1948
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7 réflexions sur « L’histoire interdite, et censurée de l’Hôpital pour Indiens de Nanaimo en Colombie-Britannique »

  1. À voir, absolument, le documentaire complet en VOSTFR The Unrepentant de Kevin Annett qui a servi de support au Contre-rapport Murder By Decree/Meurtre Par Décret et qui comprend de nombreux témoignages des survivants des Pensionnats pour Indiens.

    Ne soyons pas complices de ces crimes et OUVRONS-LA ;

    J'aime

  2. A reblogué ceci sur Boycottet a ajouté:
    Regardez bien ce qu’il se passe ici, parce que quand ils en auront fini avec nous, (les Natifs) ce sera votre tour…

    Retirons-leurs notre consentement, disons NON !

    Sous peine d’être coupables de complicité de leurs crimes…

    J'aime

  3. Irlande : les anges oubliés de Tuam

    Nos reporters sont retournées en Irlande, où les restes de 800 enfants, morts à l’orphelinat de Tuam entre 1925 et 1961, ont été retrouvés dans une fosse commune. Les survivants racontent la douleur et la reconstruction d’une enfance volée.

    De 1925 à 1961, à Tuam, dans l’ouest de l’Irlande, des milliers d’enfants pauvres ou nés hors mariage ont été placés au sein de l’orphelinat du Bon Secours, une maison maternelle financée par l’État et dirigée par des religieuses. C’est là que leurs mères, des « filles perdues » comme on les appelait à l’époque, accouchaient et étaient obligées d’y abandonner leur bébé. Beaucoup de ces enfants sont décédés à la suite de négligences et de manque de soins appropriés, tandis que leurs mères ont été forcées à travailler dans des laveries pour payer les rentes de leurs « bâtards ».

    Pendant des décennies, cette tragédie a été effacée de la mémoire collective. Impossible, en Irlande, de remettre en question la toute-puissante Église catholique.

    Abomination

    Catherine Corless, une passionnée d’histoire locale qui a fréquenté la même école que les enfants de l’orphelinat du Bon Secours et en a vu certains disparaître, a décidé d’enquêter sur leur sort. Le 25 mai 2014, le résultat de ses investigations, publié dans le « Irish Mail », fait l’effet d’une bombe. « Une fosse commune de 800 enfants », titrent les tabloïds.

    Le scandale des « anges oubliés de Tuam » bouleverse le pays, obligeant le gouvernement à réagir. En juin 2014, le Premier ministre Enda Kenny qualifie « d’abomination » le traitement de ces femmes et ces enfants, et annonce la création d’une commission d’enquête.

    >> Le scandale des bébés du « péché » traumatise l’Irlande

    En mars 2017, le rapport de la Commission confirme les intuitions de Catherine Corless en indiquant que « des quantités significatives de restes humains d’enfants » ont été retrouvés enterrés sous l’orphelinat des sœurs du Bon secours. Depuis, le devenir des dépouilles n’a pas été tranché.

    Nous sommes allés à la rencontre de Catherine Corless et nous sommes plongées dans ses archives. Nous avons suivi les démarches des enfants survivants de Tuam. Certains cherchent un proche, d’autres attendent une reconnaissance et des excuses. Quant aux autorités et à l’Église, elles ont refusé de nous répondre. Durant des semaines, nous les avons contactées pour leur demander de nous accorder une interview, sans succès. Preuve, s’il en fallait, que le sort des anges de Tuam continue d’embarrasser (sic) le gouvernement.

    http://www.france24.com/fr/20180316-video-billet-retour-irlande-anges-oublies-tuam-fosses-communes-orphelinat-eglise

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