Les peuples autochtones SHUARS vs Sté Minière Chinoise (EXSA) en Équateur (MàJ le 17/07/19)

2 ans, 1 millier de petits billets et 80 versions PDF plus tard ;

Je confirme que l’Éveil de nos consciences c’est réaliser et abattre le plus grand fléau de l’humanité : Le COLONIALISME et ce par quoi il arrive : L’ÉTAT !

À nous de démontrer notre capacité à résister, à dire NON et à se tenir debout aux côtés des peuples autochtones de tous les continents ;

MàJ du 17/07/2019 ► À relier avec mon billet de ce jour ► Planter l’arbre de demain…

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Résistance au colonialisme : En Équateur, le combat du peuple Shuar contre le gouvernement et la Chine pour la sauvegarde de leur terre ancestrale…

Le problème colonial est fondamentalement posé dans cet article du toujours pertinent Peter d’Errico paru sur Indian Country Media Network en décembre 2016. Nos lecteurs feront un parallèle, du reste établi en fin d’article, avec la lutte anti-coloniale autochtone en Amérique du Nord. Le fondement, la racine de toute cette idéologie d’appropriation et d’exploitation est la doctrine chrétienne de la découverte, (*) chrétienne parce qu’ancrée dans des édits (bulles) pontificaux du XVème siècle tels Dum Diversas (1450), Romanus Pontifex (1455) et Inter Caetera (1493), qui établirent la domination de l’empire chrétien sur toute terre païenne et sa (pseudo) légalisation moderne au moyen de décisions de Cours Suprêmes des nations concernées, commençant aux États-Unis en 1823 avec le verdict de l’affaire Johnson c. M’Intosh, qui fit jurisprudence au Canada et dans les pays d’Amérique Latine.

L’État est expansionniste et colonialiste par construction, l’histoire de l’État depuis 5000 ans se confond avec l’histoire de la guerre et plus particulièrement de la guerre coloniale expansionniste. Il est impossible de rendre l’État juste et vertueux, car il est fondé sur la division politique puis économique de la société. Lutter pour une société juste et égalitaire, c’est lutter contre l’État et lutter contre l’État c’est lutter contre sa raison d’être, la colonisation des esprits, des êtres et des choses.

La seule solution “juridique” à l’exploitation coloniale est la mise à mort de l’État par substitution, et donc de son colonialisme inhérent, des institutions, de l’argent, du salariat et de toute forme d’exploitation induite par la division initiale de la société humaine. Lorsque nous occidentaux, nous serons débarrassés des chaînes idéologiques coloniales qui nous entravent tout autant que les peuples colonisés, simplement à un degré divers et nous tiendrons debout, main dans la main avec les peuples autochtones exploités, brutalisés, ignorés et annihilés, alors pourrons-nous mettre en marche la seule société humaine valide et universelle à terme, la société des sociétés, la société des associations libres, réunis dans l’universalité de leur complémentarité.

Il n’y a pas de solutions au sein du système, il n’y en a jamais eu et n’y en aura JAMAIS !

Sortir du cercle vicieux où nous avons été enfermés, c’est prendre la tangente de l’antagonisme induit et encouragé à fin divisionnaire et embrasser la complémentarité naturelle qui unifie dans le grand tout. Ce n’est que sur cette voie que nous nous réaliserons en tant qu’humanité, qu’enfin nous SERONS…

~ Résistance 71 ~

Les peuples autochtones Shuar ont besoin d’un soutien juridique plus fort dans la lutte contre les sociétés minières chinoises

Peter d’Errico | 31 décembre 2016 | URL de l’article source ► https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/shuar-people-fight-chinese-mining-company/

Traduit de l’anglais par un lecteur anonyme, décembre 2017 publié par R71https://resistance71.wordpress.com/2017/12/11/resistance-au-colonialisme-en-equateur-le-combat-du-peuple-shuar-contre-le-gouvernement-et-la-chine-pour-la-sauvegarde-de-leur-terre-ancestrale/

Le gouvernement équatorien se mobilise contre les Shuars groupe indigène de l’Équateur, qui combattent les plans d’une énorme mine de cuivre chinoise à ciel ouvert sur leurs terres.

Source

Le gouvernement équatorien a déployé des milliers de militaires et de policiers pour imposer un « état d’exception » dans la province amazonienne de Morona Santiago, qui englobe les territoires ancestraux du peuple autochtone Shuar. La mobilisation et l’ « état d’exception » ont été annoncés en réponse à la mort d’un policier lors d’une manifestation de prendre le contrôle d’un camp minier le 14 décembre*. Aucune preuve n’ a été fournie pour prouver qu’il s’agissait bien d’un manifestant shuar qui a causé la mort du policier.

Les Shuars protestent contre l’invasion de leur pays par une société minière chinoise, EcuaCobres SA (EXSA), qui créerait la deuxième plus grande mine de cuivre à ciel ouvert du monde, dont les bénéfices annuels sont estimés à 1,2 milliard de dollars. La société minière chinoise a déjà entrepris des travaux d’exploration avancés pour l’extraction de l’or et du cuivre dans la zone appartenant aux indigènes shuar. La zone prévue pour la mine se situe dans le cadre d’une « concession » de 41 000 hectares (plus de 100 000 acres) mise en place par le gouvernement équatorien pour convertir le statut juridique des terres autochtones shuar en propriété privée appartenant à l’entreprise minière chinoise. Près de 50 % des « concessions » à l’entreprise minière chinoise se trouvent dans le pays d’origine des Shuars.

La région des Shuars vendu à l’entreprise chinoise est « la Cordillère du Condor, une chaîne de montagnes qui relie les Andes méridionales de l’Équateur à l’Amazonie, et est caractérisée par une biodiversité unique ».

Les Shuar, alliés aux agriculteurs métisses (équatoriens-indigènes shuar) et à des militants écologistes comme l’organisation Accion Ecologica, ont protesté contre le plan minier chinois depuis qu’il a été proposé pour la première fois par une entreprise canadienne dans les années 1990. En 2006, ils ont réussi à expulser l’EXSA de la région et ont ensuite établi des colonies pour maintenir la présence des Shuar et affirmer leur propriété.

Depuis 2006, les dirigeants shuars et leurs familles sont la cible des forces gouvernementales équatoriennes. En août 2016, les troupes gouvernementales ont expulsé de force les Shuars de leurs maisons, affirmant que les indigènes Shuar « occupaient illégalement » les terres de la compagnie minière chinoise. Le gouvernement équatorien a dressé une liste des dirigeants Shuar  » les plus recherchés « , ce qui a amené certains des plus ardents partisans Shuar à se cacher.

Source Blogs Médiapart

Severino Sharupi, un dirigeant de la Confédération des nationalités indigènes de l’Équateur, a déclaré que le gouvernement équatorien et la compagnie minière chinoise « veulent emprisonner certains des principaux porte-parole de la résistance pour qu’il n’ y ait pas d’opposition à la vente du territoire des Shuars à la compagnie chinoise… L’État équatorien doit avoir une autorité qui donne la permission à la compagnie chinoise et leur permet de… ». Mais Domingo Ankuash, l’un des leaders shuars les plus véhéments, a déclaré que les Shuars ne reculeront pas : « C’est le début d’une lutte pour exterminer le peuple shuar parce que nous sommes la seule nation qui a défendu avec vigueur notre territoire. S’ils doivent nous exterminer, ils peuvent le faire. Peut-être alors pourraient-ils continuer l’exploitation minière. Mais d’ici là, nous continuerons à défendre les terres pour empêcher qu’elles deviennent la propriété des compagnies minières chinoises. »

Les paroles et les actions courageuses de ces dirigeants Shuars indiquent qu’ils comprennent la dynamique de l’invasion coloniale – qu’ils ne sont pas éblouis par l’offre d’ « emplois » de la compagnie minière chinoise ni prêts à accepter les revendications de la  « propriété » du gouvernement. Face à ce genre de leadership conscient et informé, il semble probable que le conflit se poursuivra. Malheureusement, les avocats du Shuar n’ont pas encore pris position au niveau le plus élémentaire des réclamations juridiques du gouvernement.

Tarquino Cajamarca, l’avocat spécialisé dans les droits des Shuars, a déclaré que le gouvernement selon la loi de l’État, n’ a aucune obligation de consulter les propriétaires fonciers pour obtenir des concessions puisque les Shuars sont techniquement propriétaires des terres, mais pas du sous-sol: Une concession est un titre de propriété sur un sous-sol pour des opérations minières « , a dit Cajamarca à Al Jazeera, » et c’est l’État qui possède le sous-sol, ainsi que les rivières, les montagnes, etc.

A ce moment-là, vous vous demandez : si les Shuars possèdent la surface mais pas le sous-sol, n’ont-ils pas le droit légal d’arrêter l’extraction du sous-sol ? De nombreuses juridictions – en particulier dans les régions où les minéraux, le gaz et le pétrole sont prédominants – permettent une séparation juridique entre la propriété « de surface » et la propriété des minéraux sous-jacents.

Qu’en pensons-nous ? Nous l’avons trop souvent vu: les avocats représentant les peuples autochtones ne remettent pas en question la question fondamentale – à savoir la revendication de l’État équatorien colonisateur selon laquelle il est le  » propriétaire  » des terres autochtones, qu’il s’agisse de la surface ou du sous-sol. Si les courageux dirigeants Shuars doivent être soutenus par leurs avocats, les avocats doivent d’abord aller au-delà des lois « normales » de l’État équatorien colonisateur. Les avocats doivent contester ces lois colonisatrices. Plus précisément, les avocats Shuars ne devraient pas concéder la propriété du sous-sol Shuar à l’État Équatorien.

La revendication équatorienne de « posséder » des terres indigènes – les rivières, les montagnes, etc. – repose sur le même fondement que la doctrine de la domination coloniale appelée « doctrine de la Découverte Chrétienne ». En raison des appels de plus en plus médiatisés à la « révocation » des bulles papales à l’origine de la doctrine colonisatrice chrétienne, tous les avocats des peuples autochtones devraient ouvrir un procès en critiquant la doctrine de la Découverte et en rejetant toutes les revendications étatiques fondées sur cette doctrine de la Découverte.

La contestation juridique nécessaire pour soutenir les dirigeants Shuar implique un rejet de la notion selon laquelle l’État équatorien « possède le sous-sol, ainsi que les rivières, les montagnes, etc. En 2008, l’Équateur a adopté dans sa Constitution un chapitre stipulant que la « Nature » a des droits fondamentaux et que « l’État va… promouvoir le respect de tous les éléments qui forment un écosystème » Nous ne pouvons pas accorder beaucoup de poids à cette disposition, car elle donne à l’État le plein pouvoir sur les terres.

Néanmoins, la situation équatorienne offre une occasion inhabituelle de contester fondamentalement les revendications étatiques de propriété fondées sur les doctrines coloniales de domination sous la doctrine de la découverte chrétienne. Les Shuars eux-mêmes – et d’autres peuples autochtones – doivent affirmer le droit et le pouvoir d’empêcher « un impact environnemental grave ou permanent » sur leurs terres.

L’importance de l’argument de Shuar devient encore plus pressante après que le président équatorien Correa ait publié une déclaration de soutien à la société minière chinoise EXSA, déclarant que  » la chose la plus importante au sujet de la nature demeure l’être humain et que le premier devoir éthique et moral est de vaincre la pauvreté « . Les visions du monde indigènes ne privilégient pas les humains par rapport à la nature, mais considèrent que les humains font partie du monde naturel et qu’ils ont la responsabilité de vivre en équilibre avec la terre plutôt que de la dominer. La ligne supplémentaire du Président Correa sur « vaincre la pauvreté » n’ajoute rien à la relation humaine avec la Création et attise plutôt la confusion basée sur le désespoir économique provoqué par le système d’extraction capitaliste qui endommage la terre et les humains.

L’Équateur a ses propres «protecteurs de l’eau», qui, comme ceux de Standing Rock, assument une tâche de plus en plus importante face aux industries extractives minières. L’Équateur a également une collaboration active d’activistes environnementaux autochtones et non autochtones, dirigée par la Confédération des nationalités autochtones de l’Équateur (CONAIE). L’Équateur a donc les ingrédients pour une position ferme contre la destruction par l’extraction minière. Le leadership local a besoin d’avocats qui soutiendront cette position avec les arguments les plus puissants qui peuvent être faits.

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(*) Sur l’importance d’effondrer le colonialisme en récusation de la doctrine chrétienne de la découverte à l’œuvre aujourd’hui encore, comme on le voit dans ce cas précis et pour faire TOMBER l’empire et un moyen tout simple sans arme ni haine ni violence est je le rappelle la débaptisation en masse et en récusation ;

Image associée

Steven Newcomb –  Universitaire, juriste, chercheur et écrivain Shawnee-Lenape – Auteur du livre : « Pagans in the Promised Lands : Decoding the Doctrine of Christian Discovery » et grâce aux larges extraits de traduction de l’anglais au français par Résistance71 en version PDF {N°4} de 45 pages ici ► « Païens en Terre Promise décoder la Doctrine Chrétienne de la Découverte » nous emmène toujours plus loin dans la sémantique, car les mots sont une arme et bien utilisés ils nous permettront CONJOINTEMENT (Natifs ou non) de faire tomber TOUS les empires en retirant notre consentement, d’un coup sec sous les pieds de l’Oligarchie régnante et un chouïa aux abois quand même pour finaliser le Plan qui a toujours été de « Tuer l’Indigène pour sauver l’Homme » Blanc et de surcroit Chrétien et cela fut rendu possible avec la mise en place des Pensionnats pour Indiens dès 1820 et jusqu’en 1980 aux USA, et dès 1840 et jusqu’en 1996 au Canada[NdJBL : en complément d’info, lire le billet du 12/07/19 Source TIDC ► Lettre ouverte à Justin Trudeau du Directoire du Tribunal International pour les Disparus du Canada (TIDC), 9 juillet 2019]

Par ailleurs, Steven Newcomb est cofondateur et codirecteur de l’Indigenous Law Institutehttp://ili.nativeweb.org/   Et producteur du film documentaire, The Doctrine of Discovery : Unmasking the Domination Code, dirigé et produit par Sheldon Wolfchild (Dakota) avec une narration de Buffy Sainte-Marie (Cree)

*Porté disparu depuis le 28 novembre, José Isidro Tendetza Antún, un leader de la communauté Shuar, en Équateur, vient d’être retrouvé assassiné et enterré. Des membres de sa communauté affirment qu’il aurait été torturé. José Isidro Tendetza Antún était un des plus virulents opposants à Mirador, un projet de mine à ciel ouvert entrepris par la compagnie chinoise Ecuacorriente. Avant sa disparition, le leader Shuar devait se rendre à Lima pour assister aux négociations climatiques de la COP20. Source ► http://www.terraeco.net/Au-Perou-on-abat-les-Ashaninka,57611.html

Comme en 2016 on assassinait Berta Caceres leader Indigène au Honduras et 200 autres protecteurs de la nature ;

C’est une litanie. Le 20 mai dernier, Miguel Angel Vázquez Torres, leader d’une communauté indigène du Chiapas au Mexique, est abattu alors qu’il tente d’empêcher des éleveurs de s’accaparer des terres ancestrales. Le 22 mai, ce sont trois villageois indiens qui meurent lors d’une manifestation contre l’usage de machines extractives de sable. Le 24 mai, 10 protestataires défendant des terres convoitées sont tués par la police brésilienne. Le 27 mai au Guatemala, Carlos Maaz Coc, un pêcheur, est mis à mort parce qu’il s’insurge contre la pollution d’un lac par un site minier. Le quotidien anglais The Guardian, qui vient de décider de compiler tous les assassinats de défenseurs de l’environnement dans le monde, en est déjà à 97 pour les cinq premiers mois de 2017. Source Sott.net ► https://fr.sott.net/article/30967-200-protecteurs-de-la-nature-tues-en-2016

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Je m’associe pleinement à la proposition faite par R71 plus haut : Sortir du cercle vicieux où nous avons été enfermés, c’est prendre la tangente de l’antagonisme induit et encouragé à fin divisionnaire et embrasser la complémentarité naturelle qui unifie dans le grand tout. Ce n’est que sur cette voie que nous nous réaliserons en tant qu’humanité, qu’enfin nous SERONS

Parce qu’il n’est pas question de demander aux gens, aux peuples d’abandonner leurs croyances et quelles qu’elles soient, mais simplement qu’ils la pratiquent en leur en for intérieur et abandonnent l’idée de nous imposer et le plus souvent par la force leurs propres croyances/dogmes/doctrines pour se rejoindre tous sur cette même ligne/tangente pour avancer côte à côte, épaule contre épaule ;

Personne devant, personne derrière et donc personne au-dessus et logiquement, personne en-dessous…

Que chacun pratique sa spiritualité en son for intérieur et nous n’aurons rien à redire, notre seule exigence, ce sur quoi il ne sera pas possible de transiger, c’est que ce nouveau paradigme que nous enclencherons n’admettra aucun présupposé raciste ou eugéniste que ce soit comme celui qui prévaut encore aujourd’hui que l’homme qui n’est pas blanc est inférieur ou que les races dites supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures

Et oui ; remplaçons l’antagonisme à l’œuvre depuis des millénaires qui, appliqué à différents niveaux de la société empêche l’humanité d’embrasser sa tendance naturelle à la complémentarité, facteur d’unification de la diversité dans un grand Tout socio-politique organique :  La société des sociétés.

JBL1960

 Source de l’illustrationhttp://cocomagnanville.over-blog.com/article-equateur-et-perou-les-shuars-117355160.html

14 réflexions sur « Les peuples autochtones SHUARS vs Sté Minière Chinoise (EXSA) en Équateur (MàJ le 17/07/19) »

  1. Aucun risque que l’on oublie Pierre Clastres, et à l’occasion du 40ème anniversaire du décès prématuré de l’anthropologue et ethnologue politique anarchiste Pierre Clastres (1934-1977) dont le travail, certes inachevé, a marqué l’étude anthropologique ; Résistance71 présente un petit résumé de sa pensée et de ses conclusions de recherches qui ne demandent qu’à être poursuivies et que j’ai pris plaisir à réunifier dans un PDF de 54 pages ► 1977 – 2017 HOMMAGE À PIERRE CLASTRES, version PDF 29 juillet 2017

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  2. Kaianere’ko:wa ou la Grande Loi de la Paix de la Confédération Iroquoise (12ème siècle), version PDF de 27 pages
    {Page 1 à 5 ; Introduction au texte par R71 ► Page 6 à 27 présentation de la traduction, en français, des 117 wampums (articles) }

    Nous ne prônons pas son application Per se à nos sociétés qui sont culturellement et structurellement différentes de la société iroquoise, mais nous devrions l’étudier et adapter ce qui est adaptable notamment dans le domaine de l’horizontalité de la prise de décision politique et du schéma de la chefferie sans pouvoir.

    Une charte de ce style a non seulement un impact sur le processus politique d’une société, mais aussi sur le processus économique et donc écologique.

    Il est également à noter le processus politique par des femmes et des conseils des femmes, dans une société matrilinéaire et égalitaire.

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  3. Nature vengeresse par Mohawk Nation News
    Pour amplifier les voix autochtones anticoloniales…
    Et pour que chaque voix compte !
    Résistance au colonialisme : Loi naturelle, loi universelle

    Les gens savent pertinemment que la Nature/création est en charge du monde. Le pouvoir naturel vient des femmes qui sont les plus proches de la terre et se connectent avec la lune. Tout le monde doit finit par comprendre. Nous devons faire ce que la nature nous dit de faire en écoutant et en vivant en accord avec son esprit.

    Nous ne pouvons pas abandonner notre mère. Les immigrants/colons ne comprennent pas les “instructions originales” de la création. Ils ne peuvent pas vivre en paix. La Nature n’est pas politique et ne dépend aucunement du système monétaire totalement artificiel.

    La Nature et non pas des accords passés par les Hommes, détermine le cours de toute vie. Le monde n’est absolument pas naturellement construit de manière hiérarchique. Nous vivons en accord avec des liens de parenté (de clans). Toute vie est de construction horizontale et non pas verticale avec quelqu’un en son sommet. Il y a à manger pour tout le monde, il pourrait parfaitement y avoir la paix sur le monde et de très bonnes relations entre tous. La hiérarchie humainement fabriquée est faite pour les mégalomanes qui entretiennent constamment le problème de la guerre dans le monde. Tout le monde souffre. La survie dépend de ce que nous nous souvenions tous des instructions originelles que nous avons avec cette terre. Nous avons été d’accord de vivre comme frères et sœurs avec toute vie portée par notre terre-mère, de survivre et de coexister éternellement.

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  4. Dans l’esprit de Russell Means ;

    “Dans la loi naturelle, chaque chose est à sa place, où est le mal ? Il n’y a pas de mal dans la nature. Vivre en suivant la loi naturelle, nous percevons les choses pleinement au travers de nos sens, nous développons une pleine et riche appréciation du monde réel qui nous entoure, pour ce que nous expérimentons quotidiennement dans nos vie… Pour la réalité.”

    Russell Means

    Introduction à la philosophie et la pensée amérindiennes à partir de larges extraits de traductions par R71 de son livre testament « Si vous avez oublié les noms des nuages alors vous avez perdu votre chemin » de 2012 en version PDF {N° 5} de 19 pages ► INTRODUCTION à la philosophie et la pensée amérindiennes

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