Le sublime d’Errico Malatesta en version PDF

Et grâce à Résistance71 ;

J’ai réunifié dans un PDF {N°32} de 55 pages, les publications faites par R71 en Septembre 2015 d’Errico Malatesta comme suit ;

1ère  partie page 20

2ème partie page 25

Ainsi que les deux dernières publications de Juin 2017 ;

Anarchie & Organisation par Errico Malatesta {1927} via R71

L’organisation, principe de la vie sociale par Errico Malatesta via R71

Pensée et Pratique anarchistes avec Errico Malatesta, version PDF

https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/06/pdferricomalatesta.pdf

Résistance71 m’a permis de comprendre la signification, voire la portée réelle de cette nécessité à vaincre l’inertie de départ, d’impulser la poussée primordiale, non violente afin d’enclencher un nouveau paradigme en lien avec les peuples autochtones de tous les continents et selon ce cheminement de pensée ;

Prise de conscience individuelle ► prise de conscience collective ► boycott et organisation parallèle ► désobéissance civile ► réorganisation politico-sociale ► changement de paradigme

Et pour initier cette Société des sociétés, comprendre que TOUT n’est pas à réinventer, à réécrire, juste changer radicalement notre mode pensée car nous avons bien compris, comme le disait Einstein que : « vous ne pouvez pas résoudre un problème en gardant le même processus mental » (si pour beaucoup d’entre nous, nous sommes des Sans-dents, pour autant nous ne sommes ni sans cervelle ni Sans-cerveau).

Il nous suffit de dépoussiérer les textes, comme ceux d’Errico Malatesta, d’en extraire le meilleur du meilleur, les étudier et en adapter, avec un processus mental différent, ce qui peut l’être.

Il n’est pas question d’en faire une application Per se ! Car, Malatesta, avait la conviction que rien ne pourrait se faire sans une insurrection qui mettra à bas le système. Il fait élire dans le programme de l’UAI en 1920 que « la seule voie qui reste au peuple qui veut s’émanciper est d’opposer la force à la force »

Cette violence, ni Kropotkine, ni Landauer ne la prônait, jamais…

Et avec R71 nous avons le même point de vue, nous avançons sur la même ligne, côte à côte, épaule contre épaule. Personne devant, personne derrière et surtout personne au-dessus, et par conséquent, personne en-dessous…

Pour autant, cette réserve faite, nous pouvons donc ne garder que le sublime de Malatesta et l’agréger à d’autres textes politiques fondateurs. C’est cela adapter l’ancien au neuf ;

Nous pensons qu’il n’y a pas de SOLUTIONS au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu, et qu’il n’y en aura jamais…

C’est pourquoi nous appelons toutes celles et tous ceux, et en n’excluant personne, qui se retrouveraient dans cette idée force pour : Ignorer le Système ► Créer les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchir et agir en une praxis commune ► Adapter le meilleur du meilleur de l’ANCIEN au monde d’aujourd’hui…

C’est R71 qui me précisait, lors de la mascarade des législatives 2017 qui vient de clore le chapitre VOTATION piège à « ons » ; Que l’émancipation du peuple pour et par la révolution sociale et la société des sociétés se fera par et pour le peuple (de manière générale) ou ne sera pas.

Et qu’il faudra que s’ouvre une fenêtre d’opportunités à deux éléments simultanés ;

1 – Une conjoncture politico-économique propice : le capitalisme et son système arrivant au bout du bout du banc sans mutation possible et…

2 – Une conscience politique des peuples ne menant pas à l’insurrection, mais au tsunami de la révolution sociale qui emportera tout sur son passage…

Rajoutant même : la crise du capitalisme et de l’impérialisme n’est pas encore au bout du bout du banc et que la conscience politique du peuple est… Nulle… Déduction ?

Les ouvriers et travailleurs des XIXème et XXème siècles jusqu’aux années 50 avaient une conscience politique 10 fois supérieure à aujourd’hui, mais le capitalisme était en plein boum. Si les peuples aujourd’hui se laissent une fois de plus manœuvrer pour qu’une guerre majeure (mondiale non-thermonucléaire*) se produise, alors l’oligarchie mettra de nouveau les compteurs à (quasi) zéro et le capitalisme pourra repartir. Si cela ne se fait pas le plan B est le changement de coquille impérialiste de Bernard cet ermite fourbe. Si nous empêchons les deux, il y aura une accélération de la déliquescence capitaliste, aventure mafieuse qui ne peut plus se survivre à elle même et la fenêtre politico-sociale sera plus que propice, dans cet intervalle il faudra que nous ayons, du moins 10 à 15% d’entre nous, atteint le point de décision ultime afin de mettre en place les associations libres, le chemin émancipateur. S’il y avait en France 8 à 9 millions de personnes décidées et incorruptibles passant à l’acte politique des associations libres, c’est fin de partie pour l’oligarchie avec effet boule de neige [NdeJBL : selon la théorie du 100ème singe ou la solution à 10% vue par Mohawk Nation News] garanti dans toute l’Europe. Idem si cela se produisait dans un autre pays européen.

 *Vu le niveau de psychopathie des psychopathes aux manettes ICI & , pour ma part, j’estime que rien n’est moins sûr. Surtout quand on a lu, vu et entendu ces ex soldats US contre la guerre perpétuelle ! Et suite aux dernières déclarations de Macron sur l’abstention ou sur la Syrie

Notre but commun, est de vaincre l’inertie de départ ; ICI & MAINTENANT

D’impulsée la poussée primordiale pour enclencher un nouveau paradigme

Nous le devons aux générations non-nées, nous leur devons, nous leur devons une vie libre et décente que l’oligarchie leur refusera comme elle nous le refuse.
Dans cette optique, on ne peut plus lâcher le morceau… Comme certaines espèces animales, nous avons deux mécanismes de défense :
1 – On mord l’hydre et on ne la lâche plus
2 – On pond nos œufs dedans et notre progéniture se nourrira de sa chair avant d’éclore au dehors et de mordre/pincer sans plus lâcher (et ainsi de suite…)

A terme, l’hydre/système ne peut pas gagner…

À charge pour les générations futures d’entretenir l’étincelle que nous aurons fait jaillir ICI & MAINTENANT… Cette étincelle capable d’embraser l’empire Anglo-américain-christo-sioniste

Car ici nous le savons bien que lutter contre cet empire/Hydre/Système c’est lutter contre tous les empires…

JBL1960

 

 

 

 

Publicités

Les mots, la réalité et l’empire américain dans l’ère Trump par Steven Newcomb

Pour Faire Tomber l’Empire Anglo-américain-Christo-Sioniste…

Sans armes, ni haine, ni violence ; Juste par le pouvoir des MOTS !

Vidéo mise en ligne par Maya Legrand en VOSTFR de George Carlin

Les vrais proprios de ce pays savent la vérité, appelée le rêve américain… parce que vous devez être bien endormis pour y croire.”

~ George Carlin ~

La résistance au colonialisme passe par la résistance à la sémantique de l’oppression… (Steven Newcomb)

Les mots, la réalité et l’empire américain dans l’ère Trump

Steven Newcomb | 18 juin 2017 | URL de l’article source en anglais ► https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/words-reality-american-empire-age-trump/

Traduit de l’anglais par Résistance 71 | URL de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2017/06/22/la-resistance-au-colonialisme-passe-par-la-resistance-a-la-semantique-de-loppression-steven-newcomb/

Nous, nations originelles pré-américaines de ce continent, avons le pouvoir de la transformation. C’est un pouvoir appelé vocabulaire. Les mots sont la chose la plus simple avec lesquels nous faisons et façonnons la réalité. Comment emploierons-nous donc notre pouvoir des mots ? Développons d’abord un contexte afin de répondre à cette question.

Nous pouvons observer des siècles d’histoire ce qui inclut des colonisateurs envahisseurs venus ici d’un endroit appelé la chrétienté. Ils utilisèrent la violence génocidaire et la terreur avec leurs mots étrangers et leurs idées, dans un effort de forcer chaque nation libre et indépendante à vivre sous leur système-réalité de domination. La philosophe politique Hanah Arendt dit dans son livre “Origines du totalitarisme”:

La terreur sanglante extraordinaire se tenant durant les étapes initiales de la domination totalitaire est faite pour vaincre l’opposition et rendre toute opposition subséquente impossible…” Au travers des siècles, l’extermination des peuples natifs alla la main dans la main avec la colonisation des Amériques, de l’Australie, de l’Afrique.

Le système de colonisation des États-Unis a créé au moins trois noms pour son système de domination de nos nations: “la relation de confiance”, “le pouvoir plénier” et “la loi”. Si et lorsque nous contestons fondamentalement les concepts qui cimentent le système idéologique de domination américain, on nous considère comme étant contre le système “légal” des États-Unis, c’est à dire la force de l’habitude d’obéir et contre la “sécurité nationale du pays”. Ceci est mis en évidence par le rapport de l’Intercept sur la TigerSwan Corporation et son traitement des protecteurs de l’eau indigènes, les étiquetant comme des rebelles “insurgés” qui assument-ils, menacent ce que je préfère appeler la “sécurité nationale” du système de domination de l’empire américain.

Il y a une notion derrière l’expression de “la relation de confiance” qui est celle-ci: Nous avons le droit de “faire confiance” à nos “maîtres”, nos “oppresseurs” de “bien nous traiter”. Une simple définition du mot justice est de “donner à quelqu’un ce qui lui est dû” ou de “donner à quelqu’un ce qu’il peut avoir de plein droit.” Il y a néanmoins un problème majeur. Les colons se sont persuadés qu’ils étaient des “êtres supérieurs” qui méritent de plein droit le tribut et l’obéissance de nos nations originelles. Tribut sous la forme de la terre et l’obéissance à leurs idées imposées qu’ils appellent “la loi”.

Ils ont cru, se sont de fait auto-persuadés de mériter de plein droit le “dominion” ou droit de domination sur la terre et ses ressources au sein des limites de nos territoires traditionnels. Les premiers colons se pensaient même être des “élus de dieu” pour être les seigneurs de ces lieux. Pendant des siècles ces “seigneurs” auto-proclamés ont imposé leur système d’oppression sur nos nations, tout cela au nom du “don de la civilisation” qu’ils nous faisaient, ainsi que celui de la “liberté”. Ils ont utilisé ces mot mêmes pour nous enfumer et nous tromper. Le système de réalité que les envahisseurs ont éventuellement créé est le résultat de leurs mots, de leur vocabulaire, combiné avec leur profond désir de manifester un style de vie qu’ils appelèrent “américain” (NdT : pour l’expression de l’American Way of Life…)

Le style de vie américain est fondé sur un “rêve américain” impérialiste fait de richesses et de fortune obtenues au moyen d’un système de domination qui est utilisé pour abuser et profiter de la terre, des territoires et des eaux de nos nations originelles. Richesse et fortune ont pour résultat la puissance et le pouvoir et ce pouvoir mène au désir d’obtenir toujours plus de pouvoir pour avoir toujours plus de richesses et de fortune. Plus de pouvoir, combiné avec un système idéologique de domination, veut dire meilleur accès à la terre et aux ressources et une meilleure capacité de nous empêcher d’arrêter les projets comme celui du DAPL et ce même si le pétrole transporté est une sérieuse menace pour la santé de millions de personnes au travers de la pollution de l’eau.

Le cycle d’annihilation et d’exploitation de nos nations vieux de quelques siècles et la prise en compte de nos terres et territoires ancestraux est le moyen principal et central par lequel les États-Unis sont parvenus à leur “rêve américain”. La vie, la liberté et la poursuite du bonheur (càd des richesses et de la fortune) qui sont directement dérivés de l’exploitation des terres, des ressources et des eaux de nos nations. Il y a un sens caché dans la phrase de la campagne de Trump qui disait : Faire de l’Amérique de nouveau une grande nation !” C’est en fait pour poursuivre plus avant l’amour américain pour les richesses et la fortune. Le slogan est un feu vert pour l’exploitation débridée de tout et n’importe quoi qui puisse être extrait et converti en fric. Maintenant il y a des “pourparlers” de “ventes” des soi-disant “terres publiques, terres fédérales”, qui sont les terres et territoires traditionnels de nos nations originelles assujettis par les États-Unis sur la base de la Doctrine Chrétienne de la Domination.

L’aboutissement du “rêve américain” de richesses et de fortune est avalisé sur une affirmation de droit sur le sol et sur le pétrole. Des forces très puissantes au sein du systèmes des États-Unis ont affirmé un droit sur le sol, un droit de propriété, fondés sur la Doctrine Chrétienne de la Découverte et de la Domination, qui s’est étendue à l’affirmation d’un droit sur le pétrole et le sous-sol de nos territoires. Bien entendu le pétrole est une substance hautement cancérigène fait d’hydrocarbures qui sont convertis en carburants et qui conduisent l’économie américaine, sans presque un regard sur la toxicité, la destruction de la santé humaine, des voies d’eau, des nappes phréatiques et des écosystèmes qui en résultent.

Donc, comment devons-nous appliquer notre pouvoir des mots pour libérer et renforcer nos nations pré-américaines ? Standing Rock et Oceti Sakowin ( le conseil des sept feux de la Grande Nation Sioux) ont bien démontré le modèle avec l’enseignement du “Mni Wiconi” ou “L’eau c’est la vie”. Cette simple phrase communique à un niveau où la plupart des êtres humains peuvent s’identifier. Il n’y a personne que nous connaissions qui puisse boire du pétrole pour survivre. Mon épouse Paige m’a fait astucieusement remarquer récemment que l’économie globale est fondée sur une addiction à une substance hautement toxique, un poison : le pétrole. La fragmentation et de massifs projets d’extraction comme celui de l’exploitation toxique des sables bitumeux, empoisonnent l’eau sur de très vastes étendues, tout en empoisonnant les gens et d’autres formes de vie.

Vers la fin de sa longue vie, le politologue Chalmers Johnson fit remarquer dans un classique sous-entendu : “Les empires ne durent pas et leurs fin est en général assez déplaisante.” Il l’écrivait bien évidemment en référence à l’empire américain. Il a aussi dit :

A cette heure tardive, il est difficile d’imaginer comment le congrès [des États-Unis], tout comme le sénat romain dans les derniers jours de la République, pourrait être ramené à la vie et nettoyé de sa corruption endémique. échouant en une telle réforme, Némésis, la déesse de la rétribution et de la vengeance, bourreau de l’arrogance, attend patiemment de nous rencontrer.

Le monde observe la paralysie et la panne totale de l’administration Trump de l’empire américain, noyée dans son arrogance malsaine. Il est possible que l’ère Trump mène à une reconnaissance plus avant  de l’importance vitale de nos enseignements traditionnels, tel que Mni Wiconi (l’eau c’est la vie).

◄|►

Steven Newcomb – Universitaire, juriste, chercheur et écrivain Shawnee-Lenape – Auteur du livre : « Pagans in the Promised Lands : Decoding the Doctrine of Christian Discovery » et grâce aux larges extraits de traduction de l’anglais au français par Résistance71 en version PDF {N°4} de 45 pages ici ► « Païens en Terre Promise décoder la Doctrine Chrétienne de la Découverte » nous emmène toujours plus loin dans la sémantique, car les mots sont une arme et bien utilisés ils nous permettront CONJOINTEMENT (Indigènes et Non-indigènes) de faire tomber TOUS les empires en retirant notre consentement, d’un coup sec sous les pieds de l’Oligarchie régnante et un chouïa aux abois quand même. Car elle ne se cache même plus comme vous pouvez le lire là ► Bernard de Grande-Bretagne manœuvre au Moyen-Orient…

Steven Newcomb face à l’homme en jupe ; François 1er

Dans ce blog, de nombreux billets, en section PEUPLES PREMIERS, traitent de ces projets eugénistes, racistes et suprématistes ordonnés par les hommes en jupes, dès 1492 « …pour envahir, traquer, capturer, vaincre et subjuguer tous les Sarrasins, païens et autres ennemis du Christ où qu’ils soient et de réduire leur personnes en esclavage perpétuel… »…

Car pour beaucoup d’entre-nous, l’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur Terre.

TOUT SIMPLEMENT…

JBL1960

 

Bernard de Grande-Bretagne manœuvre au Moyen-Orient…

Nan chui pas devenue folle !

Quoique…

Avec R71 qui préambule, plus bas le dernier article de Thierry Meyssan. Nous avions utilisé l’image du Bernard-L’Hermite qui lorsqu’il change de coquille pour une plus grande, est le plus vulnérable, car nu comme un ver !

Le Bernard L’Hermite représentant la City de Londres {et le Vatican} ;

La nouvelle coquille le nouveau N.O.M. Sino-russe, ou Russo-chinois, ou ce qu’on appelle l’Empire actuellement 100% anglo-américano-christo-sioniste…

Le moment où le Bernard change de coquille constituant la fenêtre de tir, ou l’angle d’attaque, pour nous les peuples, afin de choper le Bernard et de ne plus le lâcher, jusqu’à ce que la mort de la Bête/Système s’en suive…

Guerre impérialiste : La City de Londres à la manœuvre au Moyen-Orient

Analyse intéressante de Thierry Meyssan ci-dessous.

Question : Le Qatar est une de facto propriété d’Exxon-Mobil (dont le ministre des AE actuel yankee fut CEO) et il est difficile d’imaginer que XMO laisse le Qatar, donc quel est le véritable (en)jeu derrière le rideau entre les véritables acteurs que sont donc XMO (Rockefeller), Royal Dutch Shell (Rothschild), ARAMCO (Saoud + Rockefeller + Rothschild), la compagnie iranienne du pétrole et du gaz, Gazprom et Rosneft les russes ? C’est là que se situe le nœud gordien de l’affaire aussi en rapport avec la Chine et les nouvelles routes de la soie… Tout ceci, quelqu’en soit les détails secrets, ressemble à s’y méprendre à un ajustement structurel non pas du Moyen-Orient, qui n’est qu’un pion, mais de l’empire. Bernard accélère le processus de son changement de coquille, le temps presse parce qu’au vu des dernières élections un peu partout, les peuples commencent à avoir une sérieuse puce à l’oreille…

~ Résistance 71 ~

URL de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2017/06/21/guerre-imperialiste-la-city-de-londres-a-la-manoeuvre-au-moyen-orient/

Ajustement au Moyen-Orient

Thierry Meyssan | 20 juin 2017 | URL de l’article original : http://www.voltairenet.org/article196878.html

Alors que les États du Moyen-Orient élargi se divisent entre partisans et adversaires du cléricalisme, Washington, Moscou et Pékin négocient une nouvelle donne. Thierry Meyssan évalue l’impact de ce tremblement de terre sur les conflits palestinien, irako-syrien et yéménite.

La crise diplomatique autour du Qatar a gelé divers conflits régionaux et a masqué des tentatives de règlements de quelques autres. Nul ne sait quand aura lieu le lever de rideau, mais il devrait faire apparaître une région profondément transformée.

1— Le conflit palestinien

Depuis l’expulsion de la majorité des Palestiniens hors de chez eux (la Nakhba, le 15 mai 1948) et le refus par les peuples arabes de ce nettoyage ethnique, seules la paix séparée israélo-égyptienne des accords de Camp David (1978) et la promesse d’une solution à deux États des accords d’Oslo (1993) ont partiellement modifié la donne.

Cependant lorsque l’on révéla les négociations secrètes entre l’Iran et les États-Unis, l’Arabie saoudite et Israël décidèrent à leur tour de discuter. À l’issue de 17 mois de rencontres secrètes, un accord fut conclu entre le Gardien des deux mosquées et l’État juif [1]. Celui-ci se concrétisa à travers la participation de Tsahal à la guerre du Yémen [2] et le transfert de bombes atomiques tactiques [3].

Rappelons que cet accord prévoyait également de faire évoluer l’Arabie saoudite de sorte que sa société reste salafiste et que ses institutions deviennent laïques. Il prévoyait aussi l’indépendance du Kurdistan irakien (qui tiendra un référendum en septembre) et l’exploitation à la fois des champs gaziers du « quart vide » (qui sont à cheval sur l’Arabie et le Yémen, d’où la guerre actuelle) et de ceux de l’Ogaden (d’où le retrait cette semaine des troupes qataries de la frontière djiboutienne).

En définitive, l’Égypte a décidé de céder les îles de Tiran et de Sanafir à l’Arabie saoudite, comme elle s’y était engagée il y a un an. Ce faisant, Riyad a reconnu de facto les accords de Camp David qui gèrent notamment le statut de ces territoires. Israël a confirmé avoir obtenu des garanties saoudiennes.

Observons que la décision égyptienne n’a pas été prise sous la pression saoudienne (Riyad avait vainement bloqué ses livraisons de pétroles, puis un prêt de 12 milliards de dollars), mais en raison de la crise du Golfe. Les Séoud ont officialisé leur rupture avec les Frères musulmans qui couvait depuis la transmission par le président al-Sissi de documents attestant d’un projet de coup d’État de certains membres de la Confrérie contre eux. Dans un premier temps, l’Arabie avait cru pouvoir discerner entre de bons et de mauvais Frères musulmans. Elle avait déjà accusé le Qatar de soutenir les putschistes, mais les choses avaient évolué pacifiquement cette fois. Désormais Riyad entend combattre toute la Confrérie ce qui le conduit à revoir sa position à propos de la Syrie.

La cession de ces îles, égyptiennes depuis la Convention de Londres de 1840, n’a d’autre sens que de permettre à l’Arabie saoudite de reconnaître implicitement, 39 ans plus tard, les accords de paix égypto-israéliens de Camp David.

De son côté, Téhéran a accueilli la direction politique du Hamas (laquelle est principalement composée de Frères musulmans) à la fois au nom de la solidarité avec la cause palestinienne et parce qu’il partage la même conception de l’islam politique.

La prochaine étape sera l’établissement de relations commerciales publiques entre Riyad et Tel-Aviv ainsi que l’expose The Times du 17 juin (des sociétés israéliennes seraient autorisées en Arabie et la compagnie d’aviation El-Al pourrait utiliser l’espace aérien saoudien) [4], puis la reconnaissance de l’initiative de paix du prince Abdallah (Ligue arabe, 2002) et l’établissement de relations diplomatiques (le prince Walid ben Talal deviendrait ambassadeur) [5].

Ce projet pourrait amener à la paix en Palestine (reconnaissance d’un État palestinien et indemnisation des réfugiés), au Liban (retrait des fermes de Shebaa) et en Syrie (arrêt du soutien aux jihadistes et retrait du Golan).

La question du Golan sera particulièrement difficile car l’administration Netanyahu a affirmé —non sans provocation— son annexion tandis que les États-Unis et la Russie ont violemment réagi à l’expulsion de la Force des Nations unies chargée d’observer le dégagement (FNUOD) et à sa substitution par al-Qaïda [6]. Il n’est cependant pas impossible qu’au cours de la guerre de Syrie, Washington ou Moscou ait pris l’engagement auprès de Tel-Aviv de ne pas modifier le statu quo du Golan.

Ce projet de règlement général reflète la méthode des hommes d’affaire Donald Trump et Jared Kushner : créer une situation économique qui impose un changement politique. Il se heurtera nécessairement à l’opposition des Frères musulmans (Hamas), et du triangle de l’islam politique : l’Iran, le Qatar et la Turquie.

2— Le conflit irako-syrien

La totalité des acteurs de la région s’accordent à considérer qu’aujourd’hui l’Irak et la Syrie forment un unique champ de bataille. Toutefois les Occidentaux, qui s’accrochent aux mensonges de l’administration Bush Jr. (même s’ils admettent l’inanité des armes de destruction massives imputées à Saddam Hussein) et à la narration romantique des « printemps arabes » (même s’ils reconnaissent que ce mouvement n’a jamais tenté d’apporter de liberté mais au contraire d’imposer l’islam politique), s’entêtent à les considérer comme distincts.

Nous renvoyons nos lecteurs à mon livre Sous nos yeux pour ce qui concerne la manière dont la guerre a débuté [7]. Toujours est-il que depuis le début de la crise autour du Qatar, la guerre se limite en Irak et en Syrie à

(1) la lutte contre Daesh (Mossoul et Rakka) et à

(2) celle contre la Turquie (Baachiqa et Al-Bab) [8].

Ce qui est évident pour tous dans la région, c’est que depuis l’accession au pouvoir à Pékin du président Xi Jinping porteur du projet des deux routes de la soie, Washington a poussé à la création d’un « Sunnistan » à cheval sur l’Irak et la Syrie. Pour ce faire, il a financé, armé et encadré Daesh afin de couper l’axe de communication Beyrouth-Damas-Bagdad-Téhéran-Pékin.

Depuis quatre mois, l’administration Trump étudie et négocie la manière dont elle pourrait modifier cette politique et conclure un partenariat avec Pékin au lieu de la confrontation actuelle [9].

Alors que sur le terrain, s’enchaînent des événements contradictoires, les armées irakienne et syrienne ont subitement avancé depuis le début de la crise autour du Qatar. Elles ont libéré de Daesh leurs territoires frontaliers et sont aujourd’hui sur le point d’établir leur jonction (c’est-à-dire de rétablir la route de la soie). Les deux armées ne sont plus séparées que par deux cent mètres de terrain contrôlés illégalement par l’armée US [10].

Quant aux combats au Sud de la Syrie, ils ont miraculeusement cessé. Un cessez-le-feu a été proclamé unilatéralement par Damas à Deraa. En réalité, Moscou et Washington ont donné l’assurance à Tel-Aviv que la Syrie ne laisserait se déployer à sa frontière que des troupes russes et non pas iraniennes, pas plus que celles du Hezbollah libanais.

Bref, si le Pentagone suit les ordres de la Maison-Blanche, le conflit devrait largement cesser. Il ne resterait que l’occupation turque de l’Irak et de la Syrie, sur le modèle de l’occupation turque de Chypre dont l’Union européenne s’est lâchement accommodée. Les États-Unis et l’Arabie saoudite qui étaient des ennemis de l’Irak et de la Syrie redeviendraient à nouveau leurs alliés.

3— Le conflit yéménite

Les Yéménites pourraient faire les frais de l’évolution actuelle. S’il est clair que l’Arabie saoudite est entrée en guerre pour installer un gouvernement favorable à l’exploitation jointe des champs pétroliers du « Quart vide » et pour la gloire personnelle du prince Mohamed Ben Salman, il semble que l’aide apportée par l’Iran aux Houthis et à l’ancien président Saleh détourne les yeux des pays arabes et de la « communauté internationale » des crimes qui s’y commettent.

Il faut en effet choisir son camp et presque tous ont opté pour l’Arabie saoudite contre le Qatar et ses alliés turc et iranien. Ce qui était positif en Palestine, en Irak et en Syrie, s’avère négatif au Yémen.

Conclusion

Depuis le 5 juin et la rupture des relations diplomatiques entre Riyad et Doha, les chancelleries se préparent toutes à une possible guerre, même si seule l’Allemagne l’a évoquée publiquement. Cette situation est d’autant plus surprenante que c’est le Qatar et non l’Arabie saoudite qui est observateur à l’Otan [11].

Des démissions s’enchaînent à Doha, de l’ambassadrice des États-Unis Dana Shell Smith, au sélectionneur de l’équipe nationale de football Jorge Fossati. Non seulement les États alignés sur Riyad ont coupé leurs relations commerciales avec l’émirat, mais de nombreuses sociétés sans liens particulier avec le Golfe en ont fait de même au vu du risque de guerre. C’est le cas par exemple de COSCO, la plus grande compagnie maritime chinoise.

Quoi qu’il en soit, malgré ses revendications historiques justifiées, il semble impossible que l’Arabie saoudite annexe le Qatar alors qu’elle s’était opposée à l’annexion du Koweït par l’Irak pour les mêmes raisons. Une règle s’est imposée dans le monde depuis la décolonisation britannique : nul n’a le droit de toucher à des frontières conçues par Londres, dans le seul et unique but de maintenir des problèmes insolubles pour les nouveaux États indépendants. De cette manière Londres maintient de facto leur dépendance perpétuelle à son égard. Au demeurant l’arrivée prochaine de 43 000 soldats pakistanais et turcs venus défendre le Qatar devrait renforcer sa position.

[1] « Exclusif : Les projets secrets d’Israël et de l’Arabie saoudite », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 22 juin 2015.

[2] « La Force « arabe » de Défense commune », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 20 avril 2015.

[3] « Le Proche-Orient nucléarisé ! », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 7 mars 2016.

[4] “Saudi trade talks with Israel are historic first”, Michael Binyon & Gregg Carlstrom, The Times, June 17th, 2017.

[5] « Exclusif : L’Arabie saoudite construit une ambassade en Israël », Réseau Voltaire, 29 mai 2016.

[6] « Le Conseil de sécurité s’apprête à enjoindre à Israël de rompre avec al-Qaïda », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 2 juillet 2016.

[7] Sous nos Yeux. Du 11-Septembre à Donald Trump, éditions Demi-Lune, 2017.

[8] « Invasion militaire turque de l’Irak », par Ibrahim Al-Jaafari, Réseau Voltaire, 19 octobre 2016.

[9] « Trump : le business contre la guerre », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 14 février 2017.

[10] « Les USA empêcheront-ils la réouverture de la route de la soie ? », Réseau Voltaire, 17 juin 2017.

[11] « Israël et des émirs dans l’Otan », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie) , Réseau Voltaire, 13 mai 2016.

Je complète cette analyse ;

Sur la guerre au Yémen ;

Les écrits, publications et livre du Dr. Ashraf Ezzat, qui ne dit jamais que l’histoire de la bible est une invention. Mais prouve juste que la location GÉOGRAPHIQUE de cette histoire n’est pas la bonne. Et qu’il ne faut pas chercher en Égypte ou en Palestine des traces de  » l’ Exode  » ou du « Palais de Salomon » mais dans le Sud de l’Arabie Saoudite et au Yémen.  À lire ou à télécharger la version PDF {3} de 39 pages des travaux de recherche, publications du Dr. Ezzat ; Traduction de la Bible et Escroquerie Historique  ; Ezzat y traite de plus la question des « Racines juives de la culture takfirie » et j’ai pour ma part, rajouté le dossier sur l’Opération « Tapis Volant » qui a consisté à rapatrier, de 1949 à 2016, tous les juifs du Sud Yémen, en Israël… ICI & .

Je rajoute la transcription complète de sa dernière vidéo dans laquelle il explique que l’esclavage n’était pas une pratique fréquente en Égypte antique ce qui remet en cause nombre de récits ICI.

Sur le changement de coquille en cours ;

En zig et en zag, quand même ;

Washington déclare la guerre aux Gardiens de la Révolution Iranienne – Source Almanar + Analyses

Le néonazisme en Europe est OTAN par Manlio Dinucci via R71 source Comité Valmy

La danse du sabre de Trump a déclenché la guerre des Wahhabites par Pepe Escobar – Traduction R71

10 mythes sur Israël par l’historien israélien Ilan Pappé – Traduction R71

Israël-Arabie Saoudite : Une alliance solide par Stefano Mauro, source investigation.net

Affutons nos idées donc et pour nous permettre de mordre le cul du Bernard…

Et de ne plus le lâcher !

JBL1960

L’illustration est de Romain Lardanchet ► Cité Bernard L’Hermite

Anarchie & Organisation par Errico Malatesta {1927} via R71

Tout aussi lumineux, du même auteur, que ;

L’organisation, principe de la vie sociale par Errico Malatesta via R71

Ces textes politiques fondateurs nous permettent de comprendre que c’est de notre capacité à nous organiser que découlera l’émancipation du peule pour et par la révolution sociale et la société des sociétés qui se fera par et pour le peuple (de manière générale) ou ne sera pas…

Résistance politique contre le marasme ambiant :

Anarchie et organisation (Errico Malatesta)

RÉSISTANCE71

Errico Malatesta (1927)

Un opuscule français intitulé : “Plateforme d’organisation de l’Union générale des Anarchistes (Projet)“ me tombe entre les mains par hasard. (On sait qu’aujourd’hui les écrits non fascistes ne circulent pas en Italie.)

C’est un projet d’organisation anarchique, publié sous le nom d’un “ Groupe d’anarchistes russes à l’étranger “ et qui semble plus spécialement adressé aux camarades russes. Mais il traite de questions qui intéressent tous les anarchistes et, de plus, il est évident qu’il recherche l’adhésion des camarades de tous les pays, du fait même d’être écrit en français. De toute façon, il est utile d’examiner, pour les Russes comme pour tous, si le projet mis en avant est en harmonie avec les principes anarchistes et si sa réalisation servirait vraiment la cause de l’anarchisme. Les mobiles des promoteurs sont excellents. Ils déplorent que les anarchistes n’aient pas eu et n’aient pas sur les événements de la politique sociale une influence proportionnée à la valeur théorique et pratique de leur doctrine, non plus qu’à leur nombre, à leur courage, à leur esprit de sacrifice, et ils pensent que la principale raison de cet insuccès relatif est l’absence d’une organisation vaste, sérieuse. Effective.

Jusqu’ici, en principe, je serais d’accord.

L’organisation n’est que la pratique de la coopération et de la solidarité, elle est la condition naturelle, nécessaire de la vie sociale, elle est un fait inéluctable qui s’impose à tous, tant dans la société humaine en général que dans tout groupe de gens ayant un but commun à atteindre.

L’homme ne veut et ne peut vivre isolé, il ne peut même pas devenir véritablement homme et satisfaire ses besoins matériels et moraux autrement qu’en société et avec la coopération de ses semblables. Il est donc fatal que tous ceux qui ne s’organisent pas librement, soit qu’ils ne le puissent pas, soit qu’ils n’en sentent pas la pressante nécessité, aient à subir l’organisation établie par d’autres individus ordinairement constitués en classes ou groupes dirigeants, dans le but d’exploiter à leur propre avantage le travail d’autrui.

Et l’oppression millénaire des masses par un petit nombre de privilégiés a toujours été la conséquence de l’incapacité de la plupart des individus à s’accorder, à s’organiser sur la base de la communauté d’intérêts et de sentiments avec les autres travailleurs pour produire, pour jouir et pour, éventuellement, se défendre des exploiteurs et oppresseurs. L’anarchisme vient remédier à cet état de choses avec son principe fondamental d’organisation libre, créée et maintenue par la libre volonté des associés sans aucune espèce d’autorité, c’est-à-dire sans qu’aucun individu ait le droit d’imposer aux autres sa propre volonté. Il est donc naturel que les anarchistes cherchent à appliquer à leur vie privée et à la vie de leur parti ce même principe sur lequel, d’après eux, devrait être fondé toute la société humaine.

Certaines polémiques laisseraient supposer qu’il y a des anarchistes réfractaires à toute organisation ; mais en réalité, les nombreuses, trop nombreuses discussions que nous avons sur ce sujet, même quand elles sont obscurcies par des questions de mots ou envenimées par des questions de personnes, ne concernent au fond, que le mode et non le principe d’organisation. C’est ainsi que des camarades, en paroles les plus opposées à l’organisation, s’organisent comme les autres et souvent mieux que les autres, quand ils veulent sérieusement faire quelque chose. La question, je le répète, est toute dans l’application.

Je devrais donc regarder avec sympathie l’initiative de ces camarades russes, convaincu comme je le suis qu’une organisation plus générale, mieux formée, plus constante que celles qui ont été jusqu’ici réalisées par les anarchistes, même si elle n’arriverait pas à éliminer toutes les erreurs, toutes les insuffisances, peut-être inévitables dans un mouvement qui, comme le nôtre, devance les temps et qui, pour cela, se débat contre l’incompréhension, l’indifférence et souvent l’hostilité du plus grand nombre, serait tout au moins, indubitablement, un important élément de force et de succès, un puissant moyen de faire valoir nos idées.

Je crois surtout nécessaire et urgent que les anarchistes s’organisent pour influer sur la marche que suivent les masses dans leur lutte pour les améliorations et l’émancipation. Aujourd’hui, la plus grande force de transformation sociale est le mouvement ouvrier (mouvement syndical) et de sa direction dépend, en grande partie, le cours que prendront les événements et le but auquel arrivera la prochaine révolution. Par leurs organisations, fondées pour la défense de leurs intérêts, les travailleurs acquièrent la conscience de l’oppression sous laquelle ils ploient et de l’antagonisme qui les sépare de leurs patrons, ils commencent à aspirer à une vie supérieure, ils s’habituent à la lutte collective et à la solidarité et peuvent réussir à conquérir toutes les améliorations compatibles avec le régime capitaliste et étatiste. Ensuite, c’est ou la révolution ou la réaction.

Les anarchistes doivent reconnaître l’utilité et l’importance du mouvement syndical, ils doivent en favoriser le développement et en faire un des leviers de leur action, s’efforçant de faire aboutir la coopération du syndicalisme et des autres force qui comporte la suppression des classes, la liberté totale, l’égalité, la paix et la solidarité entre tous les êtres humains. Mais ce serait une illusion funeste que de croire, comme beaucoup le font, que le mouvement ouvrier aboutira de lui-même, en vertu de sa nature même, à une telle révolution. Bien au contraire: dans tous les mouvements fondés sur des intérêts matériels et immédiats (et l’on ne peut établir sur d’autres fondements un vaste mouvement ouvrier), il faut le ferment, la poussée, l’œuvre concertée des hommes d’idées qui combattent et se sacrifient en vue d’un idéal à venir. Sans ce levier, tout mouvement tend fatalement à s’adapter aux circonstances, il engendre l’esprit conservateur, la crainte des changements chez ceux qui réussissent à obtenir des conditions meilleures. Souvent de nouvelles classes privilégiées sont crées, qui s’efforcent de faire supporter, de consolider l’état de choses que l’on voudrait abattre.

D’où la pressante nécessité d’organisations proprement anarchistes qui, à l’intérieur comme en dehors des syndicats, luttent pour l’intégrale réalisation de l’anarchisme et cherchent à stériliser tous les germes de corruption et de réaction,

Mais il est évident que pour atteindre leur but, les organisations anarchistes doivent, dans leur constitution et dans leur fonctionnement, être en harmonie avec les principes de l’anarchie. Il faut donc qu’elles ne soient en rien imprégnées d’esprit autoritaire, qu’elles sachent concilier la libre action des individus avec la nécessité et le plaisir de la coopération, qu’elles servent à développer la conscience et la capacité d’initiative de leurs membres et soient un moyen éducatif dans le milieu où elles opèrent et une préparation morale et matérielle à l’avenir désiré.

Le projet en question répond-il à ces exigences ? Je crois que non. Je trouve qu’au lieu de faire naître chez les anarchistes un plus grand désir de s’organiser, il semble fait pour confirmer le préjugé de beaucoup de camarades qui pensent que s’organiser c’est se soumettre à des chefs, adhérer à un organisme autoritaire, centralisateur, étouffant toute libre initiative. En effet, dans ces statuts sont précisément exprimées les propositions que quelques-uns, contre l’évidence et malgré nos protestations, s’obstinent à attribuer à tous les anarchistes qualifiés d’organisateurs.

Examinons :

Tout d’abord il me semble que c’est une idée fausse (et en tout cas irréalisable) de réunir tous les anarchistes en une “Union générale”, c’est-à-dire, ainsi que le précise le Projet, en une seule collectivité révolutionnaire active.

Nous, anarchistes, nous pouvons nous dire tous du même parti si, par le mot parti, on entend l’ensemble de tous ceux qui sont d’un même côté, qui ont les mêmes aspirations générales, qui, d’une manière ou d’une autre, luttent pour la même fin contre des adversaires et des ennemis communs. Mais cela ne veut pas dire qu’il soit possible- et peut-être n’est-il pas désirable- de nous réunir tous en une même association déterminée. Les milieux et les conditions de lutte diffèrent trop, les modes possibles d’action qui se partagent les préférences des uns et des autres sont trop nombreux et trop nombreuses aussi les différences de tempérament et les incompatibilités personnelles pour qu’une Union générale, réalisée sérieusement, ne devienne pas un obstacle aux activités individuelles et peut-être même une cause des plus âpres luttes intestines, plutôt qu’un moyen pour coordonner et totaliser les efforts de tous.

Comment, par exemple, pourrait-on organiser de la même manière et avec le même personnel, une association publique faite pour la propagande et l’agitation au milieu des masses, et une société secrète, contrainte par les conditions politiques où elle opère, à cacher à l’ennemi ses buts, ses moyens, ses agents? Comment la même tactique pourrait-elle être adoptée par les éducationnistes persuadés qu’il suffit de la propagande et de l’exemple de quelques-uns pour transformer graduellement les individus et, par conséquent, la société et les révolutionnaires convaincus de la nécessité d’abattre par la violence un état de choses qui ne se soutient que par la violence, et de créer, contre la violence des oppresseurs, les conditions nécessaires au libre exercice de la propagande et à l’application pratique des conquêtes idéales ? Et comment garder unis des gens qui, pour des raisons particulières, ne s’aiment et ne s’estiment pas et, pourtant, peuvent également être de bons et utiles militants de l’anarchisme ?

D’autre part, les auteurs du Projet déclarent inepte l’idée de créer une organisation réunissant les représentants des diverses tendances de l’anarchisme. Une telle organisation, disent-ils, “ incorporant des éléments théoriquement et pratiquement hétérogènes, ne serait qu’un assemblage mécanique d’individus qui ont une conception différente de toutes les questions concernant le mouvement anarchiste ; elle se désagrégerait infailliblement à peine mise à l’épreuve des faits et de la vie réelle.  »

Fort bien. Mais alors, s’ils reconnaissent l’existence des anarchistes des autres tendances, ils devront leur laisser le droit de s’organiser à leur tour et de travailler pour l’anarchie de la façon qu’ils croient la meilleure. Ou bien prétendront-ils mettre hors de l’anarchisme, excommunier tous ceux qui n’acceptent pas leur programme? Ils disent bien vouloir regrouper en une seule organisation tous les éléments sains du mouvement libertaire, et, naturellement, ils auront tendance à juger sains seulement ceux qui pensent comme eux. Mais que feront-ils des éléments malsains ?

Certainement il y a, parmi ceux qui se disent anarchistes, comme dans toute collectivité humaine, des éléments de différentes valeurs et, qui pis est, il en est qui font circuler au nom de l’anarchisme des idées qui n’ont avec lui que de bien douteuses affinités. Mais comment éviter cela ? La vérité anarchiste ne peut pas et ne doit pas devenir le monopole d’un individu ou d’un comité. Elle ne peut pas dépendre des décisions de majorités réelles ou fictives. Il est seulement nécessaire- et il serait suffisant- que tous aient et exercent le plus ample droit de libre critique et que chacun puisse soutenir ses propres idées et choisir ses propres compagnons. Les faits jugeront en dernière instance et donneront raison à qui a raison.

Abandonnons donc l’idée de réunir tous les anarchistes en une seule organisation, considérons cette “ Union générale “ que nous proposent les Russes comme ce qu’elle serait en réalité : l’union d’un certain nombre d’anarchistes, et voyons si le mode d’organisation proposé est conforme aux principes et aux méthodes anarchistes et s’il peut aider au triomphe de l’anarchisme. Encore une fois, il me semble que non. Je ne mets pas en doute le sincère anarchisme  de  ces camarades russes ; ils veulent réaliser le communisme anarchiste et cherchent la manière d’y arriver le plus vite possible. Mais il ne suffit pas de vouloir une chose, il faut encore employer les moyens opportuns pour l’obtenir, de même que pour aller à un endroit il faut prendre la route qui y conduit, sous peine d’arriver en tout autre lieu. Or, toute l’organisation proposée étant du type autoritaire, non seulement elle ne faciliterait pas le triomphe du communisme anarchiste, mais elle fausserait l’esprit anarchiste et aurait des résultats contraires à ceux que ses organisateurs en attendent.

En effet, une “ Union générale “ consisterait en autant d’organisations partielles qu’il y aurait de secrétariats pour en diriger idéologiquement l’œuvre politique et technique, et il y aurait un Comité exécutif de l’Union chargé d’exécuter les décisions prises par l’Union, de  » diriger l’idéologie et l’organisation des groupes conformément à l’idéologie et à la ligne de tactique de l’Union.  »

Est-ce là de l’anarchisme ? C’est à mon avis, un gouvernement et une église. Il y manque, il est vrai, la police et les baïonnettes, comme manquent les fidèles disposés à accepter l’idéologie dictée d’en haut, mais cela signifie simplement que ce gouvernement serait un gouvernement impuissant et impossible et que cette église serait une pépinière de schismes et d’hérésies. L’esprit, la tendance restent autoritaires et l’effet éducatif serait toujours anti-anarchiste.

Écoutez plutôt : “ L’organe exécutif du mouvement libertaire général – l’Union anarchiste- adopte le principe de la responsabilité collective ; toute l’Union sera responsable de l’activité révolutionnaire et politique de chacun de ses membres, et chaque membre sera responsable de l’activité révolutionnaire et politique de l’Union. “

Et après cette négation absolue de toute indépendance individuelle, de toute liberté d’initiative et d’action, les promoteurs, se souvenant d’être anarchistes, se disent fédéralistes et tonnent contre la centralisation dont les résultats inévitables sont, disent-ils, l’asservissement et la mécanisation de la vie sociale et de la vie des partis.

Mais si l’Union est responsable de ce que fait chacun de ses membres, comment laisser à chaque membre en particulier et aux différents groupes la liberté d’appliquer le programme commun de la façon qu’ils jugent la meilleure ? Comment peut-on être responsable d’un acte si l’on a pas la faculté de l’empêcher ? Donc l’Union, et pour elle le Comité exécutif, devrait surveiller l’action de tous les membres en particulier, et leur prescrire ce qu’ils ont à faire ou à ne pas faire, et comme le désaveu du fait accompli n’atténue pas une responsabilité formellement acceptée d’avance, personne ne pourrait faire quoi que ce soit avant d’en avoir obtenu l’approbation, la permission du Comité. Et, d’autre part, un individu peut-il accepter la responsabilité des actes d’une collectivité avant de savoir ce qu’elle fera, et comment peut-il l’empêcher de faire ce qu’il désapprouve ?

De plus, les auteurs du Projet disent que c’est l’Union qui veut et dispose. Mais quand on dit volonté de l’Union, entend-on volonté de tous ses membres? En ce cas, pour que l’Union puisse agir, il faudrait que tous ses membres, sur toutes les questions, aient toujours exactement la même opinion. Or, il est naturel que tous soient d’accord sur les principes généraux et fondamentaux, sans quoi ils ne seraient pas unis, mais on ne peut supposer que des être pensants soient tous et toujours du même avis sur ce qu’il convient de faire en toutes circonstances et sur le choix des personnes à qui confier la charge d’exécuter et de diriger.

En réalité, ainsi qu’il résulte du texte même du Projet – par volonté de l’Union – on ne peut entendre que la volonté de la majorité, volonté exprimée par des Congrès qui nomment et contrôlent le Comité exécutif et qui décident sur toutes les questions importantes. Les Congrès, naturellement, seraient composés de représentants élus à la majorité dans chaque groupe adhérant et ces représentants décideraient de ce qui serait à faire, toujours à la majorité des voix. Donc, dans la meilleure hypothèse, les décisions seraient prises par une majorité de majorité qui pourrait fort bien, en particulier quand les opinions en présence seraient plus de deux, ne plus représenter qu’une minorité.

Il est, en effet, à remarquer que, dans les conditions où vivent et luttent les anarchistes, leurs Congrès sont encore moins représentatifs que ne le sont les Parlements bourgeois, et leur contrôle sur les organes exécutifs, si ceux-ci ont un pouvoir autoritaire, se produit rarement à temps de manière efficace. Aux Congrès anarchistes, en pratique, va qui veut et qui peut, qui a ou trouve l’argent nécessaire et n’est pas empêché par des mesures policières. On y rencontre autant de ceux qui représentent eux-même seulement ou un petit nombre d’amis, que de ceux qui portent réellement les opinions et les désirs d’une nombreuse collectivité. Et sauf les précautions à prendre contre les traîtres et les espions, et aussi à cause même de ces précautions nécessaires, une sérieuse vérification des mandats et de leurs valeur est impossible.

De toute façon, nous sommes en plein système majoritaire, en plein parlementarisme.

On sait que les anarchistes n’admettent pas le gouvernement de la majorité (démocratie), pas plus qu’il n’admettent le gouvernement d’un petit nombre (aristocratie, oligarchie, ou dictature de classe ou de parti), ni celui d’un seul (autocratie, monarchie, ou dictature personnelle).

Les anarchistes ont mille fois fait la critique du gouvernement dit de la majorité qui, dans l’application pratique, conduit toujours à la domination d’une petite minorité. Faudra-t-il la refaire encore une fois à l’usage de nos camarades russes?

Certes les anarchistes reconnaissent que, dans la vie en commun, il est souvent nécessaire que la minorité se conforme à l’avis de la majorité. Quand il y a nécessité ou utilité évidente de faire une chose et que, pour la faire, il faut le concours de tous, le petit nombre doit sentir la nécessité de s’adapter à la volonté du grand nombre. D’ailleurs, en général, pour vivre ensemble en paix sous un régime d’égalité, il est nécessaire que tous soient animés d’un esprit de concorde, de tolérance, de souplesse. Mais cette adaptation d’une partie des associés à l’autre partie doit être réciproque, volontaire, dériver de la conscience de la nécessité et de la volonté de chacun de ne pas paralyser la vie sociale par son obstination. Elle ne doit pas être imposée comme principe et comme règle statutaire. C’est un idéal qui, peut-être, dans la pratique de la vie sociale générale, sera difficile à réaliser de façon absolue, mais il est certain que tout groupement humain est d’autant plus voisin de l’anarchie que l’accord entre la minorité et la majorité est plus libre, plus spontané, et imposé seulement par la nature des choses.

Donc, si les anarchistes nient à la majorité le droit de gouverner dans la société humaine générale, où l’individu est pourtant contraint d’accepter certaines restrictions parce qu’il ne peut s’isoler sans renoncer aux conditions de la vie humaine, s’ils veulent que tout se fasse par libre accord entre tous, comment serait-il possible qu’ils adoptent le gouvernement de la majorité dans leurs associations essentiellement libres et volontaires et qu’ils commencent par déclarer qu’ils se soumettent aux décisions de la majorité avant même de savoir ce qu’elles seront?

Que l’anarchie, l’organisation libre sans domination de la majorité sur la minorité, et vice versa, soit qualifiée, par ceux qui ne sont pas anarchistes, d’utopie irréalisable ou seulement réalisable dans un très lointain avenir, cela se comprend; mais il est inconcevable que ceux qui professent des idées anarchistes et voudraient réaliser l’anarchie, ou tout au moins s’en approcher sérieusement aujourd’hui plutôt que demain, que ceux-là même renient les principes fondamentaux de l’anarchisme dans l’organisation même par laquelle ils se proposent de combattre pour son triomphe.

Une organisation anarchiste doit, selon moi, être établie sur des bases bien différentes de celles que nous proposent ces camarades russes. Pleine autonomie, pleine indépendance et, par conséquence, pleine responsabilité des individus et des groupes ; libre accord entre ceux qui croient utile de s’unir pour coopérer à une œuvre commune, devoir moral de maintenir les engagements pris et de ne rien faire qui soit en contradiction avec le programme accepté. Sur ces bases, s’adaptent les formes pratiques, les instruments aptes à donner une vie réelle à l’organisation : groupes, fédérations de groupes, fédérations de fédérations, réunions, congrès, comités chargés de la correspondance ou d’autres fonctions. Mais tout cela doit être fait librement de manière à ne pas entraver la pensée et l’initiative des individus et seulement pour donner plus de portée à des effets qui seraient impossibles ou à peu près inefficaces s’ils étaient isolés.

De cette manière, les Congrès, dans une organisation anarchiste, tout en souffrant, en tant que corps représentatifs, de toutes les imperfections que j’ai signalées, sont exempts de toute autoritarisme parce qu’ils ne font pas la loi, n’imposent pas aux autres leurs propres délibérations. Ils servent à maintenir et à étendre les rapports personnels entre les camarades les plus actifs, à résumer et provoquer l’étude de programmes sur les voies et moyens d’action, à faire connaître à tous la situation des diverses régions et l’action la plus urgente en chacune d’elles, à formuler les diverses opinions ayant cours parmi les anarchistes et à en faire une sorte de statistique, et leur décision ne sont pas des règles obligatoires, mais des suggestions, des conseils, des propositions à soumettre à tous les intéressés, elles ne deviennent obligatoires et exécutives que pour ceux qui les acceptent. Les organes de correspondance, etc. – n’ont aucun pouvoir de direction, ne prennent d’initiatives que pour le compte de ceux qui sollicitent et approuvent ces initiatives, n’ont aucune autorité pour imposer leurs propres vues qu’ils peuvent assurément soutenir et propager en tant que groupes de camarades, mais qu’ils ne peuvent pas présenter comme opinion officielle de l’organisation. Ils publient les résolutions des Congrès, les opinions et les propositions que groupes et individus leur communiquent; ils sont utiles à qui veut s’en servir pour de plus faciles relations entre les groupes et pour la coopération entre ceux qui sont d’accord sur les diverses initiatives, mais libres à chacun de correspondre directement avec qui bon lui semble ou de se servir d’autres comités nommés par des groupes spéciaux. Dans une organisation anarchiste, chaque membre peut professer toutes les opinions et employer toutes les tactiques qui ne sont pas en contradiction avec les principes acceptés et ne nuisent pas à l’activité des autres. (Note de R71 : ceci est prévu dans la “Grande Loi de la Paix” de la confédération iroquoise depuis le XIIème siècle, par exemple…) En tous les cas, une organisation donnée dure aussi longtemps que les raisons d’union sont plus fortes que les raisons de dissolution; dans le cas contraire elle se dissout et laisse place à d’autres groupements plus homogènes. Certes la durée, la permanence d’une organisation est condition de succès dans la longue lutte que nous avons à soutenir et, d’autre part, il est naturel que toute institution aspire, par instinct, à durer indéfiniment. Mais la durée d’une organisation libertaire doit être la conséquence de l’affinité spirituelle de ses membres et des possibilités d’adaptation de sa constitution aux changements des circonstances; quand elle n’est plus capable d’une mission utile, le mieux est qu’elle meure.

Ces camarades russes trouveront peut-être qu’une organisation telle que je la conçois et telle qu’elle a déjà été réalisée, plus ou moins bien, à différentes époques, est de peu d’efficacité. Je comprends. Ces camarades sont obsédés par le succès des bolchevistes dans leur pays ; ils voudraient, à l’instar des bolchévistes, réunir les anarchistes en une sorte d’armée disciplinée qui, sous la direction idéologique et pratique de quelques chefs, marchât, compacte, à l’assaut des régimes actuels et qui, la victoire matérielle obtenue, dirigeât la constitution de la nouvelle société. Et peut-être est-il vrai qu’avec ce système, en admettant que des anarchistes s’y prêtent et que les chefs soient des hommes de génie, notre force matérielle deviendrait plus grande. Mais pour quels résultats ? N’adviendrait-il pas de l’anarchisme ce qui est advenu en Russie du socialisme et du communisme ? Ces camarades sont impatients du succès, nous le sommes aussi, mais il ne faut pas, pour vivre et vaincre, renoncer aux raisons de la vie et dénaturer l’éventuelle victoire. Nous voulons combattre et vaincre, mais comme des anarchistes et pour l’anarchie.

◄|►

Résistance71 conseille, à raison, en complément de lecture, ces textes politiques que nous estimons fondateurs ;

Kaia’nere:kowa – La Grande Loi de la Paix ou la Confédération Iroquoise datant du 12ème siècle. Version PDF N° 21 de 27 pages et sur ce blog.

Exemple de Charte confédérale – Michel Bakounine – Saint-Imier 1872. Version PDF N° 30  de 7 pages

La 6ème Déclaration Zapatiste de la Forêt de Lacandon, Mexique 2005. Version PDF N° 25 de 18 pages

Manifeste du Confédéralisme Démocratique Kurde, Abdullah Öcalan, 2011. Version PDF N° 24 de 18 pages

Non pas pour en faire une application Per se, mais aux fins d’études pour en adapter le meilleur de ce qui est adaptable notamment dans le domaine de l’horizontalité de la prise de décision politique et du schéma de la chefferie sans pouvoir, pour la Grande Loi de la Paix.

Car tout n’est pas à réinventer et si nous devons changer radicalement notre mode de pensée puisque nous avons compris, comme le disait Einstein qu’on ne pouvait résoudre un problème en gardant le même processus mental (si pour beaucoup d’entre nous, nous sommes des Sans-dents, pour autant nous ne sommes pas sans cervelle ou Sans-cerveau). Nous pouvons extraire le meilleur de l’ANCIEN et l’adapter au monde d’aujourd’hui et avec cette nouvelle (neuve) forme de pensée  et dans ce but :

Ignorer le Système ► Créer les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchir et agir en une praxis commune ► Adapter l’ANCIEN au NEUF

Et gageons qu’ainsi nous pourrons vaincre l’inertie de départ, impulser la poussée primordiale et enclencher un nouveau paradigme, en lien avec tous les peuples autochtones de tous les continents.

UNION ► RÉFLEXION ► ACTION ► ASSOCIATIONS LIBRES CONFÉDÉRÉES ► SOCIÉTÉ DES SOCIÉTÉS

Et je préfère ce rêve tout éveillée, DEBOUT, que beaucoup considère UTOPIE, plutôt que le cauchemar EnMarche qu’on nous impose par tous les moyens et au prix de nos vies en échange d’une sécurité que nous savons tous bien illusoire et au gré des attentats « manipulés » pour nous  contraindre à accepter la prolongation de l’état d’urgence, ad vitam æternam…

Y s’en foutent – Zont le pouvoir et malgré 70% d’abstention…

Hallucinant !! L’état d’urgence déclaré inconstitutionnel. Silence radio !

Je reproduis ici la dernière décision du Conseil constitutionnel qui fait la Une des grands médias et qui rend ni plus ni moins l’essentiel de l’état d’urgence tout simplement anticonstitutionnel, au moment où le nouveau gouvernement, avec sa nouvelle majorité, va souhaiter le prolonger une nouvelle fois, rendant cet état d’urgence dans les faits permanent.

C’est donc une information très importante. Source insolentiae.com du 19/06/2017

JBL1960

 

 

56,8 qui refusent de Marcher pourtant !

MacDeRoth avec 55% d’abstention en moyenne contre son projeeetttt…

Jésus, Jupiter, Louis XIV… Et Emmanuel Macron…

Qu’importe ; Le Roi est nu !

À poil !

Il a même une petite pointe de fièvre ce matin à ;

56,8 le matin…

Résistance 71 | 19 juin 2017 | URL de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2017/06/19/568-le-matin/

Les abstentionnistes appellent les abstentionnistes … pom pom pom pom… L’appel du 18 juin 2017 a été mieux entendu au second tour qu’au premier avec 56,83% d’abstention pour 52,3% au premier tour. Une moyenne en arrondissant un peu de 55% d’abstention pour ces législatives 2017, faut aller chercher les européennes de 2009 avec ses 59% d’abstention pour faire mieux. De fait on peut toujours faire mieux… Ne plus se déplacer du tout pour cette mascarade, on y vient, on y vient…

Le fait politique essentiel est le suivant et il est irrévocable: la nouvelle assemblée nationale franchouillarde, cette pitrerie obsolète et corrompue d’une société du spectacle et de la marchandise à l’agonie, va se constituer pour soutenir le nouveau président banquier, marionnette de l’oligarchie, de manière illégitime, sans l’aval du peuple, en étant d’emblée entièrement discréditée puisque 55% des électeurs potentiels ne se sont pas déplacés pour participer à cette mascarade et que sur les 45% d’opinions de veautards exprimées, auxquelles il faut retrancher les votes nuls et blancs, seule une petite portion du peuple de France soutien la nouvelle présidence et que bien moins d’un Français sur 2 soutient le système politique en général. Bref, les guignols sont à poil !

C’est maintenant qu’il faut cesser d’écouter les ânes politiques qui braient à tout va et commencer à sérieusement s’organiser entre nous afin de reprendre le pouvoir de la décision politique et de le re-dissoudre dans le peuple là où il est particulièrement soluble. L’abstention politique demande une action politique : celle des associations libres au sein de communes libres. L’heure de l’avènement de la société des sociétés qui sauvera l’humanité du marasme étatisé-financier qui nous oppresse, arrive. Il est de notre devoir de participer à l’émancipation par les associations libres confédérées. Désavouer le système politique est bien, mais il faut agir pour son remplacement par le véritable pouvoir du peuple. La voie est ouverte, à nous de la suivre.

◄|►

 

Dimanche dernier, 52.3% n’ont pas voulu MARCHER…

Hier, 56.8% ont carrément refusé de ce mettre EnMarche et donc on vous présente le truc aujourd’hui pourtant comme un record absolu de dépités EnMarche !

LÉGISLATIVES 2017 – Large victoire de LREM, renaissance du MoDem, revers pour la droite, pour la gauche, Mélenchon et Le Pen élus… Les résultats du 2e tour des élections législatives 2017 sont définitifs. Retrouvez-les par ville et circonscription. Dossier complet le plus récent + Vidéo ► http://www.linternaute.com/actualite/politique/1274309-resultat-legislatives-2017-tous-les-resultats-tenors-elus-et-battus-2e-tour/

Bon il est totalement conseillé de lire Errico Malatesta ► L’organisation, principe de la vie sociale par Errico Malatesta via R71  et consulter mon dossier « Votation » qui tente d’expliquer en quoi j’estime que c’est un piège à « ons » dès lors que nous venons de comprendre à la lecture du texte de Malatesta, que c’est de notre capacité à nous organiser que découlera l’émancipation du peule pour et par la révolution sociale et la société des sociétés qui se fera par et pour le peuple (de manière générale) ou ne sera pas…

Même si nous sommes de moins en moins nombreux à somnambuler ;

C’est pas le moment de mollir, faisons ce bond en avant vers un nouveau paradigme, plutôt que de se prendre le mur  dans la tronche en Trumpettes car MacDeRoth est là pour nous péter les gencives et plus si affinités…

J’agrémenterais en section commentaires avec les données corrigées qui ne manqueront pas de tomber…

JBL1960

 

 

MàJ du 09/04/19 Washington déclare la guerre aux Gardiens de la Révolution Iranienne – Source Almanar + Analyses

LA NOUVELLE CIBLE !

Et il y en a eu pour affirmer que mieux valait Trump que Killary !

Que Trump avait été élu par le peuple, pour le peuple, pour « Make America Great Again » & « America First » …

Candidat puis Président « Anti-système » ; Contre la guerre, l’OTAN, les Daeschois, qui allait drainer le marais, couper la tête du serpent que tous savaient être le régime israélien… J’en passe et des meilleures… Et qu’on allait voir ce qu’on allait voir, que l’État profond allait trembler et… What Else ?

Rien, nada, nothing, nout, niente, niets, nanimo, nichts, ничего, et comme on dit par chez moi = Queutch…

Voilà ; on avait prévenu que c’était des mythos vu que les Zunies n’ont jamais respecté un seul traité, et il y en a plus de 400, tous signés à l’encre du mépris… Occupant 93% de son temps, depuis 1776 à faire la guerre…

Et donc, ceux qui affirment qu’il faut laisser sa chance à Macron, ben venez pas vous plaindre… Parce qu’il a été mis là pour finir le travail, initié par Sarkozy, 1ère Taupe zunienne, que Guimauve 1er a gribouillé, répondant à Duffy, qui n’est pas son ami vouloir  « Make Our Planet Great Again« …

Voilà et donc, le gars va rafler la mise avec à peine 15% de gens qui votent pour ces Dépités EnMarche, même si c’est encore de trop et selon les prédictions de « Nostradattali » après MacDeRoth ce sera la Maréchal Nous Revoilà…

Euh ??? STOP ! Organisons-nous autrement ► L’organisation, principe de la vie sociale par Errico Malatesta via R71

Avant que de se faire éparpiller façon puzzle comme vous pouvez le voir dans le documentaire de John Pilger ci-dessous, parce que c’est ça la guerre, et que le candidat Macron, demi-dieu Jupitérien, placé sur le trône élyséen, avait assuré qu’avec lui, il y aurait la guerre en Syrie ; Kwassa ? En Syrak !

DONC BOYCOTT TOTAL ► AUCUNE SOLUTION DANS L’ÉLECTION ► SI VOTER CHANGEAIT QUELQUE CHOSE ► LA PREUVE PAR MACRON !

Vidéo proposée par Deep Green Resistance France

LA GUERRE INVISIBLE – 2010 – Documentaire de John Pilger

En entier et en VOSTFR

Guerre impérialiste au Moyen-Orient : La déclaration de guerre yankee aux gardiens de la révolution iranienne…

Pour l’empire anglo-americano-christo-sioniste, la destination finale a toujours été Téhéran. Tout ce qui se passe au Moyen-Orient depuis plus de 30 ans a deux raisons d’être fondamentales :

  1. Protéger l’entité sioniste, garde-chiourme de l’empire dans la région et
  2. Briser l’Iran pour s’accaparer ses richesses naturelles

Les dernières manœuvres moyen-orientales impérialistes ne font que confirmer ce plan de longue haleine.

Cela confirme une fois de plus si besoin était, que tout accord avec les Yankees est voué à être trahi à plus ou mins long terme par ceux-ci… C’est inscrit dans leur génome politique !

Lisez ci-dessous ce que disait déjà il y a 12 ans, le SG adjoint du Hezbollah N. Qassem dans son remarquable ouvrage “Hizbullah, the story from within”, livre traduit en français et publié aux éditions Farouq et qui doit être lu par quiconque veut comprendre quoi que ce soit à ce qui se passe au MO depuis 1948 et la Nakba. Incontournable !

~ Résistance 71 ~

URL DE L’ARTICLE R71 ► https://resistance71.wordpress.com/2017/06/18/guerre-imperialiste-au-moyen-orient-la-declaration-de-guerre-yankee-aux-gardiens-de-la-revolution-iranienne/

“L’intense campagne lancée par l’occident et plus spécifiquement les médias américains, pilotés en cela par Israël et les cercles hégémoniques établis contre la relation entre l’Iran et le Hezbollah, n’est qu’une partie de la politique coloniale visant à démanteler les forces de terrains variées existantes par le moyen du diviser pour mieux régner. […] C’est à la lumière de ce fait que nous en venons à comprendre l’importance et la nécessité de la relation entre le Hezbollah et l’Iran, le Hezbollah et la Syrie, le Liban et la Syrie, la résistance palestinienne et la Syrie et la Syrie et l’Iran…”

~ Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah , 2005 ~

Washington déclare la guerre aux Gardiens de la Révolution Iranienne

Al Manar (avec Press TV) | 17 juin 2017 | URL de l’article en français : http://french.almanar.com.lb/455090

The Countering Iran’s Destabilizing Activities (Loi pour la lutte contre les activités déstabilisatrices de l’Iran en 2017) ou S.722 est le nom du plan élargi que le sénat US vient de voter contre l’Iran. Il s’agit d’un arsenal législatif sans précédent que les sénateurs US ont voté à la majorité des voix (98 voix pour et seulement 2 contre) en violation flagrante de l’accord nucléaire signé le 14 juillet 2015 entre l’Iran et les 5+1.

Contenu du plan

Le paquet de nouvelles sanctions voté contre l’Iran s’ajoute aux mesures déjà existantes, mais il se distingue d’elles dans la mesure où il vise l’une des composantes des forces armées iraniennes à savoir le Corps des Gardiens de la Révolution islamique, au moment où ce dernier est impliqué à fond dans la lutte contre Daech à l’intérieur et hors des frontières nationales.

Mais que dit le plan?

Composé de douze parties, le texte ressuscite en effet les sanctions déjà levées dans le cadre de l’accord nucléaire tout en incitant le président américain à « identifier toute action iranienne susceptible d’être sanctionnée » aussi bien dans le domaine des armements qu’au niveau de la politique régionale ou même en matière de soi-disant droits de l’homme. À regarder de plus près, le sénat déclare la guerre au CGRI et ses capacités balistiques et ses activités de lutte contre le terrorisme takfiriste.

Le plan cible surtout la présence iranienne en Syrie et en Irak où l’Iran combat contre Daech et ses tentacules. Le texte demande à ce que les avions et les bateaux iraniens soient systématiquement inspectés pour empêcher toute assistance armée de l’Iran aux pays en proie à la guerre contre le terrorisme. Mais ce n’est pas tout : pour la première fois depuis la victoire de la Révolution islamique, le CGRI est placé sur la liste des  » organisations terroristes », alors même qu’il combat le terrorisme à l’intérieur et hors des frontières iraniennes.

Une quatrième partie du plan s’en prend aux missiles iraniens et déterre sous une autre forme les sanctions que l’accord nucléaire de 2015 avait partiellement levées. La banque centrale iranienne pourrait ainsi figurer de nouveau sur la liste des sanctions sous prétexte d’aide et d’assistance au programme balistique iranien.

L’accord nucléaire va-t-il survivre au tir de S-722?

Mais est-ce la fin de l’accord nucléaire signé le 14 juillet 2015 entre l’Iran et les 5+1?

De nombreux analystes voient à travers ce plan l’expression de la colère et du désespoir de l’administration américaine de voir l’Iran refuser de négocier  » autre chose que le nucléaire avec les Américains”.

Certaines sources américaines laissent entendre que le président US, un homme d’affaires avant tout, veut par ce plan, pousser Téhéran à négocier.

Mais quelle sera la réaction iranienne?

Les officiels Iraniens se sont refusés pour le moment de réagir. Mais le succès de ce nouveau paquet des sanctions dépend en grande partie de l’Europe. Fortement réticente vis-à-vis de la nouvelle administration américaine, les Européens seront-ils à même de renoncer à des milliards de dollars de contrats signés depuis 2015 avec l’Iran? Et puis la présence iranienne en Syrie, puisqu’elle est au cœur du plan américain, n’a jamais fait l’objet d’une quelconque résolution à l’ONU pour que Trump puisse en faire un levier de pression contre la Chine et la Russie.

Les Américains ont-ils à nouveau choisi un chemin de détour pour faire pression sur l’Iran ?

~~~~▲~~~~

On rappelle juste que la CIA, en 2013, a reconnu avoir organisé le renversement de Mossadegh. Source Libération  ►  «Le coup d’État militaire qui a renversé Mossadegh et son cabinet de Front national a été mené sous la direction de la CIA dans un acte de politique étrangère», est-il écrit dans ces documents. Les États-Unis avaient en effet décidé d’appuyer le Royaume-Uni, placé dans une situation délicate après la nationalisation en 1951 de l’Anglo-Iranian Oil Company, l’ancêtre de BP, par Mohamed Mossadegh. Washington craignait à l’époque que les Soviétiques n’envahissent l’Iran, dans un contexte de guerre froide. «Non seulement le pétrole iranien aurait alors été irrémédiablement perdu pour l’Ouest, mais la chaîne de défense autour de l’Union soviétique, une composante de la politique étrangère américaine, aurait été rompue», justifient les auteurs des rapports.

Tout ce fait au N.O.M. du GAZ, puisque c’est la nouvelle devise de l’Amérique ; IN GAZ WE TRUST

Statistique historique du pays du goulag levant (ex-USA) : Depuis leur création en 1776, ils ont été en guerre 93% du temps…

“Nous sommes un peuple de la guerre. Nous aimons la guerre parce que nous sommes très bons à la faire. En fait, c’est la seule chose que nous savons faire dans ce putain de pays : faire la guerre, on a eu beaucoup de temps de pratique et aussi parce que c’est sûr que nous ne sommes plus capables de construire une machine à laver ou une voiture qui vaille un pet de lapin ; par contre si vous avez plein de bronzés dans votre pays, dites leur de faire gaffe parce qu’on va venir leur foutre des bombes sur la gueule…”

~ George Carlin ~

Source Résistance71 ► https://resistance71.wordpress.com/2015/02/22/statistique-historique-du-pays-du-goulag-levant-ex-usa-depuis-leur-creation-en-1776-ils-ont-ete-en-guerre-93-du-temps/

Rien n’a changé ; Les psychopathes aux manettes psychottent, fomentent…

Trump danse la danse du sabre

Au lieu de roupiller et de Marcher en dormant, ou de dormir en Marchant ;

Faisons tomber l’Empire ; anglo-americano-christo-sioniste, et initions la société des sociétés !

JBL1960

MàJ du 9 avril 2019

Hé comment dire ?…

Non seulement l’analyse d’Al Manar était correcte, mais surtout totalement visionnaire, enfin, comme cela était parfaitement prévisible ;

Guerre impérialiste au Moyen-Orient : Les Yanks mettent les Pasdarans sur liste terroriste… L’Iran inscrit l’armée d’occupation yankee au MO sur sa liste terroriste

Les États-Unis placent les Gardiens de la Révolution Iranienne sur leur liste anti-terroriste et veulent empêcher l’achat du pétrole iranien

Al Manar | 8 avril 2019 | URL Source ► http://french.almanar.com.lb/1315382

Les États-Unis ont haussé d’un cran leur offensive contre la république islamique d’Iran.

Comme l’avait annoncé le New York Times le samedi dernier, ils ont officiellement placé les Gardiens de la Révolution iraniens sur leur liste des organisations « terroristes » étrangères.

Cette mesure « sans précédent », « est une reconnaissance du fait que l’Iran n’est pas seulement un État soutenant le terrorisme, mais que les Gardiens participent activement, financent, et promeuvent le terrorisme », a précisé le président américain Donald Trump qui a annoncé en personne cette décision ce lundi 8 avril.

Est surtout concernée par cette désignation, selon le président américain, la force al-Qods, unité d’élite des Gardiens de la Révolution.

Branche extérieure des Gardiens de la révolution, elle soutient les forces de l’Axe de la résistance au Moyen-Orient, avec le consentement de leur gouvernement. Comme c’est le cas avec les troupes du président syrien Bachar al-Assad ou les forces populaires irakiennes du Hachd al-Chaabi qui ont combattu Daech ainsi que le Hezbollah au Liban.

Lire l’intégralité de l’article sur Résistance 71 car il y a la réponse de l’Iran qui place les troupes américaines sur sa liste des groupes terroristes au même titre que Daesh de la même source ► http://french.almanar.com.lb/1314139

Pour vous permettre de vous faire votre opinion, par vous-mêmes, je vous propose de lire, en complément, ces 2 PDFs, essentiels, à mon sens, et pour ne pas se laisser enfumer par les salades propagandistes dont nous allons immanquablement être inondés via les merdias de base, notamment sur le croquemitaine forcément « terroriste » que serait le Hezbollah, allié de l’Iran et grand vainqueur en Syrie des mercenaires pseudo-djihadistes de Daesh/Al CIAda.

C’est pourquoi Résistance 71 avait estimé que le temps était venu pour aider ceux qui le veulaient encore, à mieux comprendre qui était le Hezbollah et quelles étaient ses relations avec la politique internationale ; De traduire par de larges extraits le livre de son SG adjoint, Naïm Qassem que j’ai réuni dans ce PDF N° 41 de 49 pages

1) HEZBOLLAH SON HISTOIRE DE L’INTERIEUR par Naïm Qassem ; Introduit par ce billet d’analyse ► HEZBOLLAH – son histoire de l’intérieur par Naïm Qassem – Traduit par R71, version PDF par JBL1960

L’essentiel de traduction de « La Bible ‘Déterrée’ » d’I. Finkelstein et Neil A. Silberman en version PDF N° 89 de 25 pages, faisant suite à la décision de Trump de ratifier la souveraineté d’Israël sur le Golan : Il est important de comprendre que la bible telle qu’elle est narrée est une fiction essentiellement écrite au 7ème siècle AEC et que la recherche archéologique n’a jamais fournie aucunes preuves de la mise en esclavage (à l’époque dite « biblique ») d’un peuple « israélite » par les Égyptiens, qu’il n’y a jamais eu « d’exode » d’Égypte, qu’il n’y a jamais eu 40 ans d’errance dans le désert du Sinaï pour les Israélites, qu’il n’y a jamais eu de conquête de Canaan ni de chute des murs de Jéricho au son des trompettes, ni non plus de royaumes fastueux de David et Salomon. La vérité est toute autre…

Tout cela est pure fiction, l’origine d’  « Israël » n’est pas exogène par conquête de Canaan, mais endogène par évolution historico-démographique et les descendants des véritables « israélites » historiques sont dès lors plus que probablement les Palestiniens d’aujourd’hui.

Le sionisme, dans son concept politique colonial de « retour à la terre promise » est fondé sur une falsification parfaitement connue des pères du sionisme moderne et de la fondation de « l’entité sioniste » auto-proclamée « État juif », en quête aujourd’hui d’expansion vers un « Grand Israël » n’existant que dans l’imagination d’idéologues psychopathes prenant leurs désirs pour des réalités et menant la région et le monde vers un chaos planifié de longue date.

2) La Bible ‘Déterrée’ d’Israel Finkelstein & Neil Asher Silberman  traduit de l’anglais par Résistance 71 par de larges extraits et que j’ai également réunifiés au format PDF.

Et pour que l’analyse de la situation soit la plus complète possible, vous pouvez (re)lire celle d’Hassan Nasrallah ► H. Nasrallah démonte les mensonges de l’imbécile Pompeo sur le Golan et le Liban – Source French Al Manar du 27/03/2019.

JBL1960

 

Un bond en avant oui, mais vers un nouveau paradigme…

…En lien avec tous les peuples autochtones de tous les continents…

Et pas sur le modèle existant qui n’a eu qu’une seule ambition ;

Tuez l’indien pour sauver l’homme,

Blanc et de surcroît… Chrétien !

C’est le Contre-rapport de la Commission Vérité & Réconciliation « MEURTRE PAR DÉCRET » qui a démontré le Plan ;

L’assassinat des Gardiennes de la Terre…

La solution finale au problème Indien des Amériques ;

Car il fut entendu qu’aucune personne indigène, traditionnelle ou Nation ne devaient être autorisées à survivre en dehors de la chrétienté et de sa nation « blanche » : vers l’Ouest et le Sud, en traçant et en établissant une ligne allant du pôle arctique, ci-après nommé le Nord au pôle sud ci-après nommé le Sud, sans se soucier si les terres ou les îles découvertes ou à découvrir se situent en direction de l’Inde ou vers quelque autre quartier ; la ligne se situant à cent lieues à l’Ouest et au sud des îles des Açores et du Cap Vert. Par le Pape Alexandre « Borgia » VI dans la Bulle Inter Caetera dès le 4 mai 1493…

Car le but, avoué, notamment devant la presse française, en 1996, par Robert McNamara (Page 49 du CR de la CVR : Meurtre Par Décret) était que les femmes indigènes cessent de procréer ; On doit prendre des mesures draconiennes pour la réduction démographique contre la volonté de certaines populations. Réduire le taux de natalité s’est avéré quasiment impossible. On doit dès lors augmenter le taux de mortalité. Comment ? Par des moyens naturels : la famine et la maladie. Extrait du billet d’introduction au PDF {N°4} de Steven Newcomb ; « Païens en Terre Promise, décoder la Doctrine Chrétienne de la Découverte« .

Non la Commission elle-même, car il n’a jamais été question de Vérité ni même de RéconciliationJAMAIS !

De nombreux billets, en section PEUPLES PREMIERS, traitent des projets eugénistes, racistes et suprématistes ordonnés par les hommes en jupes, dès 1492 « …pour envahir, traquer, capturer, vaincre et subjuguer tous les Sarrasins, païens et autres ennemis du Christ où qu’ils soient et de réduire leur personnes en esclavage perpétuel… »…

◄|►

Grâce à raimanet qui nous tire l’œil vers cet article que j’analyse par extraits les plus dérangeants à mon sens et en argumentant ma critique ;

Pour lire l’article en intégralité ► https://leapmanifesto.org/fr/un-bond-vers-lavant/#manifesto-content

Nous partons du constat que le Canada et le Québec traversent aujourd’hui la crise la plus grave de leur histoire récente.

La Commission de vérité et réconciliation a permis de prendre acte d’épisodes révoltants de notre passé récent. La pauvreté et les inégalités qui s’accentuent creusent une cicatrice qui défigure notre présent. Et la performance canadienne dans le dossier des changements climatiques est un véritable crime contre l’avenir de l’humanité.

Ces faits sont d’autant plus alarmants qu’ils contreviennent à nos valeurs déclarées : respect des droits des autochtones, internationalisme, droits humains, diversité et développement durable. […]

Aujourd’hui, nous ne vivons pas en accord avec ces valeurs, mais nous pourrions le faire. Nous pourrions vivre dans un pays entièrement alimenté par des énergies réellement renouvelables et justes, traversé de réseaux de transport public accessible, où les emplois et autres possibilités qu’offre une telle transition sont aussi conçus pour éliminer systématiquement les inégalités raciales et entre les genres. […]

Nous devons donc bondir vers l’avant.

Ce bond doit commencer par respecter les droits ancestraux et le titre des premières gardiennes et premiers gardiens de cette terre. Les communautés autochtones ont été aux premières lignes de la défense des cours d’eau, des berges, des forêts et des terres contre l’activité industrielle débridée. Nous pouvons appuyer celles et ceux qui remplissent ce rôle et repartir à neuf – sans oublier le passé – nos relations avec les populations autochtones en mettant pleinement en application la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

NdeJBL : Les Femmes qui détiennent un titre de la Terre, disent exactement le contraire ICI et . Kahentinetha de Mohawk Nation News explique avec force qu’aucun traité n’a jamais été respecté, JAMAIS, aussi croire qu’il suffit d’appliquer pleinement la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones est illusoire et de toute façon hors de propos puisqu’il y a une GRANDE LOI DE LA PAIX que les colons de papier peuvent étudier et adapter ce qui est adaptable notamment dans le domaine de l’horizontalité de la prise de décision politique et du schéma de la chefferie sans pouvoir. Une charte de ce style a non seulement un impact sur le processus politique d’une société, mais aussi sur le processus économique et donc écologique. Il est également à noter le processus politique par des femmes et des conseils des femmes, dans une société matrilinéaire et égalitaire. Dont personne ne prône une application Per se à nos sociétés qui sont culturellement et structurellement différentes de la société iroquoise. Cependant que dans l’étude et l’adaptation, ensemble, côte à côte, nous pourrons vaincre l’inertie de départ, et impulser la poussée primordiale, comme suit :

Ignorer le Système ► Créer les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchir et agir en une praxis commune ► Adapter l’ANCIEN au NEUF

Inspirés par les traités qui constituent la base juridique de ce pays et nous enjoignent à partager la terre… […] Nous devons remplacer les structures de propriété qui servent le profit des entreprises privées et la distante bureaucratie de certains États centralisés en en créant de nouvelles, innovantes, gouvernées démocratiquement […] Nous réclamons qu’un frein soit mis aux accords commerciaux qui donnent aux entreprises le pouvoir de s’ingérer dans les efforts que nous déployons pour reconstruire les économies locales, réglementer les sociétés privées et stopper les activités d’extraction dommageables. […]

Cette résurgence, du bas vers le haut, entraînera assurément un renouveau de la démocratie à tous les paliers du gouvernement, et nous mènera rapidement vers un système dans lequel chaque vote compte et où l’argent des grandes entreprises privées est exclu des campagnes politiques. […]

Un cadeau qui nous a donné une de ces rares occasions de regarder ce que nous sommes devenus… et de décider de changer ; Alors, nous invitons toutes celles et tous ceux qui se présentent aux prochaines élections à saisir cette occasion et à agir en fonction de cet urgent besoin d’une transformation. C’est notre devoir sacré envers les populations que ce pays a blessées par le passé, envers celles et ceux qui souffrent inutilement à présent, et envers tous ceux et celles qui ont droit à un avenir sûr et prometteur.

◄|►

Tout d’abord, puisque vous avez décidé de changer, commencez par ne pas commémorer le 1er juillet prochain le cent-cinquantenaire de la « Confédération du Canada » ;

Ensuite, tournez-vous vers les Natifs, qui vivent souvent dans des réserves indiennes, et que Trump ou Trudeau ont déclaré « non-souverains » et « non-humains » et dont les survivants des Pensionnats pour Indiens, témoignent de la volonté des hommes et des femmes de peu de foi, avec l’aide de l’État et des GRC, de les avoir assassiner parce qu’indigènes…

Combien de bébés, tout juste nés et souvent issus des viols, jetés dans les chaudières de ces fameux pensionnats pour Indiens ?

{page 19 et 20 du CR de la CVR : Meurtre Par Décret}

Combien de Maisie Shaw ?

Combien de Sioux Standing Rock ?

Combien de Malheur dans l’Oregon ?

Là où vous vous trompez, lourdement, c’est en vous attribuant un quelconque « devoir sacré » envers les populations que ce pays a blessés par le passé

Car voyez-vous nous pensons au contraire que l’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur Terre.

Nous n’avons aucun « devoir sacré » envers les peuples autochtones, nous avons à nous tenir, DEBOUT, à leurs côtés. Tous sur la même ligne, personne devant, personne derrière, personne au-dessus {parce qu’au-dessus, c’est le soleil} et donc personne en dessous…

Ce nouveau paradigme, nous le souhaitons précisément pour cette raison ; Sans dieux, ni maîtres, SANS ARMES, ni haine, ni violence…

Et nous réfléchissons à nous organiser, car nous avons compris que de notre ORGANISATION jaillira le PRINCIPE DE LA VIE SOCIALE. Mais pas en réformant ce système mortifère, eugéniste, suprématiste et encore moins en veautant car quiconque vote ou a voté avec les règles du système, vote pour que celui-ci continue…

Nous ne voulons pas inverser la pyramide du pouvoir, nous ne voulons pas le pouvoir pour remplacer les possédants et devenir à notre tour les gens d’en haut…

Nous sommes ceux d’en bas, à gauche…

Nous ne voulons pas « avoir » juste pour l’envie de posséder.

Mais juste « être » et avancer ensemble pour devenir ce changement…

JBL1960