Personnes disparues, Fausses enquêtes, et la China Connection par Kevin Annett

La vérité libèrera les peuples ;

À tout jamais !

Si le salut de l’occident viendra des peuples qui briseront les chaines du colonialisme, ensemble…

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur Terre.

Du même auteur en français grâce à Résistance71 versions PDF réalisées par mézigue ;

Meurtre Par Décret – {N°1} – Le crime du génocide au Canada {Contre-rapport de la CVR, version originale en anglais de 400 pages ; Murder By Decree}

Le bouclier du lanceur d’alerte – {N°2} – Présentation de l’auteur et du PDF par ce billet de blog ► DEVENONS TOUTES & TOUS DES LANCEURS D’ALERTE !

Sa dernière publication ► Qu’est-ce que le Neuvième Cercle ? Par le TICEE & le TIDC

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Résistance au colonialisme : Disparitions, assassinats de femmes indigènes au Canada et la China Connection du gaz naturel et de l’immobilier…

Dossier TICEE / TIDC

Personnes disparues fausses enquêtes et la China connection

Un profit à quel prix ?

 Kevin Annett |  19 mai 2017 | URL de l’article source en anglais ► http://kevinannett.com/2017/05/18/missing-people-fake-inquiries-and-the-china-connection-what-price-this-profit/

URL de l’article R71https://resistance71.wordpress.com/2017/05/19/resistance-au-colonialisme-disparitions-assassinats-de-femmes-indigenes-au-canada-et-la-china-connection-du-gaz-naturel-et-de-limmobilier/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 Nos femmes et nos enfants sont portés disparus depuis des siècles. Cela s’appelle un génocide. – Wilf Price, Haida Nation, 2011

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Traduire en justice quelqu’un d’ici [guerre du Vietnam] pour meurtre, c’est comme distribuer des contredanses pour excès de vitesse aux 500 Miles d’Indianapolis…. Captain Willard, Apocalypse Now

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Marion Buller* a sûrement l’habitude d’être prise pour un symbole je suppose, mais même sa moue devant les caméras de télévision ne pouvait pas masquer la peur dans ses yeux cette dernière semaine. Un journaliste canadien inhabituellement provocateur venait juste de lui demander pourquoi après près de deux ans, son enquête, ayant coûté 64 millions de dollars au contribuable, sur les “femmes indigènes disparues et assassinées”, se devait toujours de découvrir un simple cadavre ou une piste sérieuse.

(*) Note de Résistance 71 : Marion Buller de la nation Cree, est juge fédérale canadienne et directrice de la commission d’enquête nationale sur les femmes indigènes disparues. En tant que juge fédérale, elle fait partie de l’establishment et rend des comptes à l’état canadien…

Et bien, nous ne sommes pas supposés le faire”, aurait-elle pu répondre si elle avait quelques grammes d’honnêteté, si elle n’avait d’abord pas appris au sujet de l’affaire en siégeant comme juge aborigène sur la côte ouest canadienne, un terrain des plus importants dans les meurtres d’Indiens. Mais Marion est une joueuse initiée et elle a dit au journaliste que bon, vous savez, toutes ces choses, çà prend du temps.

Faire un écran de fumée pour un crime est sans aucun doute une activité à plein temps, spécifiquement lorsque les criminels ne coopèrent pas avec la couverture. Les gendarmes de la GRC (NdT : police montée canadienne) et leurs assassins sous contrat ne se sont bizarrement pas bousculés au portillon. Toutes aussi silencieuses demeurent les entreprises en ressources naturelles chinoises qui financent les assassinats et le nettoyage ethnique de la partie nord de la province de Colombie Britannique, le cœur de la terre aborigène. Bien entendu, Marion Buller ne demandent rien à tous ces gens, de manière présumée parce qu’elle ne voit pas d’un bon œil d’établir sa résidence permanente dans le fin fond de Burrard Inlet. (NdT : une zone très reculée, en guise de mutation disciplinaire…)

La vie n’est jamais bien rose pour un larbin soudoyé.

En vérité, les assassins sont très occupés en ce moment à garder Pékin satisfaite. L’investissement direct de la Chine dans les ressources naturelles de la Colombie Britannique et dans ses infrastructures a plus que quadruplé depuis 2002 et les trois plus grosses entreprises pétrolières chinoises (PetroChina, Sinepec et Nexen) ont jusqu’au printemps 2020 pour signer des contrats afin de sécuriser l’énorme réserve de gaz naturel et sa liquéfaction (LNG) en CB. Bien malheureusement pour les diables d’étrangers, il n’y a pas 10% des membres des nations indigènes qui occupent ces territoires qui ont montré une volonté de faire ce types d’affaires. Et la Chine, comme nous le savons, a une façon particulière de gérer toute opposition (NdT: comme les Yanks et la GB ou toute puissance coloniale du reste…)

Irene Mack, une journaliste free lance près de Smithers, a passé des années à documenter où les indigènes sont portés disparus. D’après ses recherches, la plus grosse concentration de ces disparitions se trouve dans les régions riches en gaz naturel soumis à liquéfaction.

Ceci est indéniable lorsque vous mettez toutes ces affaires sur une carte. Les trois plus gros gazoducs pour le LNG courent directement le long de “l’autoroute des larmes” (NdT : le surnom d’un tronçon de 700 km de l’autoroute 16 reliant Prince George à Prince Rupert en Colombie Britannique), d’ouest en est au travers des zones les plus denses en disparitions et assassinats. La Pacific Northern Gas Company, Prince Rupert Gas Transportation et la West Coast GasTransportation, relient les ports côtiers à Tumbler Creek et Fort St. John. Tout ceci à travers des terres qui sont toujours traditionnellement occupées par des groupes indigènes qui ont résisté à la signature de contrats avec ces entreprises.

Et pour citer le politicien local blanc de la région de Terrace :

“Nous avons dit aux gendarmes de la police montée depuis des années que les disparitions des familles natives sont des assassinats ciblés effectués par des professionnels. Dans la région de Carrier-Sekani, il est de notoriété publique que quiconque parle des accords d’arrières-salles des entreprises avec les Chinois se voit offrir un voyage aller-simple pour le lac. Mais j’ai arrêté de parler avec les gendarmes lorsque j’ai réalisé que c’était eux qui emmenaient les gens au lac.”

De manière importante, une des premières femmes indigènes assassinées qui fit la une des journaux, Wendy Poole de Moberley Lake, était la fille de l’activiste politique local, le chef Art Napolean, qui mena la lutte pour arrêter la reddition de ses terres Saulteaux Cree aux multinationales. Le corps de Wendy Poole fut retrouvé coupé en morceaux, certains parties de son corps et certains organes manquant. La GRC a refusé d’enquêter sur sa mort.

Les organes de Wendy manquaient pour une bonne raison. En effet, l’assaut qui l’a tuée pour le profit implique également l’armée chinoise: de manière spécifique, les mêmes généraux qui organisent et gèrent l’industrie du trafic d’organes de la Chine, ont exterminé de grandes portions des peuples indigènes propres à la Chine, comme par exemple les Ouïghours musulmans.

Un de ces officiers les plus notoires, l’ancien chef de la sécurité chinoise le général Zhou Yongkang* est un des actionnaires principaux du conglomérat des centaines d’hôpitaux gérés par l’armée à travers la Chine, où les prisonniers et les dissidents politiques sont tués et leurs organes moissonnés pour être transplantés chez des receveurs payant. Ce même consortium hospitalier investit maintenant lourdement en Colombie Britannique, dans les maisons de retraite et les industries de la santé, investissements menés par le grand groupe financier de Pékin : Anbang Insurance Group.

(*) Note de Résistance 71 : Zhou Yongkang, ancien tsar de la sécurité nationale chinoise a été condamné en juin 2015 à la prison à vie (il a aujourd’hui 75 ans), pour corruption et divulgation de secrets d’état…

La maison-mère / holding de toute cette opération, Cedar Tree Investments, possède de grands secteurs du centre-ville de Vancouver et est décrite par un journaliste d’affaire comme “une opération à peine voilée de triade (mafia chinoise) qui s’empare de l’immobilier et de l’industrie du gaz naturel liquéfié partout dans la province et principalement dans le nord.

Dire que les gouvernements de la Colombie Britannique et fédéral canadien sont les porte-manteaux de ces conglomérats criminels, ne fait que sous estimer la chose. Le premier ministre Justin Trudeau a tout récemment levé les restrictions sur la prise en compte de l’investissement chinois dans le domaine de la santé et de l’assurance maladie, tandis que Pékin gère des “groupes de conseil spéciaux” directement depuis le bureau de la première ministre de CB Christy Clark. Clark est même moquée par un lobbyiste chinois, pour être, non sans justesse, “notre chef de bureau local”.

Lorsque j’ai appris il y a plus de 40 ans comment des gens disparaissaient facilement à Vancouver, un journaliste au sage phrasé de la télévision du nom de Jack Webster m’avait averti en ces termes : “Ne vous attendez jamais à finir par savoir qui est responsable de tout cela parce que personne ne veut que vous le sachiez,” Jack aurait même pu ajouter “spécifiquement les riches qui en sont responsables.”

Le général Zhou Yongklang et ses amis n’ont pas besoin d’avoir peur. Le tout dernier blanchiment du Canada sur ses propres crimes de génocide, crime de guerre domestiques connus sous le vocable de l’enquête fédérale sur les femmes disparues s’assure qu’aucun nom ne soit jamais divulgué et qu’aucune fosse commune ne soit jamais découverte. Et les Canadiens, avec leur talent si péculier à la négligence malsaine quant à l’analyse de leur propre malfaisance, donnent leur aval habituel à toute cette mascarade.

Après tout, les affaires sont les affaires.

See this background report on the Disappeared of B.C.:

http://itccs.org/2011/02/02/memorandum-on-the-organized-disappearance-torture-exploitation-and-murder-of-women-and-children-on-canada-s-west-coast-a-summary-from-eyewitnes

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Kevin Annett dénonce inlassablement le très grave avortement de justice mis en scène par le gouvernement et les églises du Canada connu sous le nom de « Commission Vérité et Réconciliation » avec le Contre-rapport « Meurtre Par Décret » ; Ses nombreux articles, vidéos, son film « The Unrepentant » que vous trouverez, en entier et en VOSTFR, en section commentaires de ce billet. Et encore avec cet appel à occuper et / ou à manifester dans les églises, spécifiquement des églises unifiées, dont les membres du clergé sont coupables de la mort de Maisie Shaw, le 24 décembre 1946, et de tant d’autres enfants comme elle.   La scène du crime et l’assassin (voir photo sur l’article original) : Le pensionnat pour Indiens d’Alberni et son directeur, le prêtre de l’Église Unifiée du Canada, le révérend Alfred Caldwell (photo prise en 1946) que j’ai entièrement relayé par ce billet ► En souvenir de Maisie Shaw

Non pas que nous soyons coupables, mais pour autant refusons de consentir au jeu mortifère qu’on nous force à jouer, et luttons ensemble contre cette même oligarchie qui nous oppresse, toutes et tous depuis bien trop longtemps.

Il faut que tout cela cesse, nous devons dire NON, STOP, ÇA SUFFIT…

PLUS JAMAIS UN MONDE SANS NOUS !

Personne devant, personne derrière, personne au-dessus et donc personne en-dessous, juste côte à côte, Ici et Maintenant, et d’où nous sommes…

JBL1960

L’illustration « Highway of Tears » de ce billet est issue de l’article original

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