Idlib… Faux Drapeau La Ghouta 2.0 ?

Seuls les morts, par centaines, sont bien réels !

Enfin par millions maintenant…

Rappelons-nous de l’attitude de chacun, et plus particulièrement de notre Moi Zident après La Ghouta, mais aussi que sur proposition de Vlad, Damas, a détruit, sous contrôle, armes et stocks chimiquesBis repetita.

La guerre en Syrie après un nouveau faux drapeau ?

 Résistance 71 |  7 avril 2017

Qui Trump pouvait-il tromper ?… Nous avions dit à l’époque de son élection en Novembre dernier d’attendre la nomination de son “cabinet”. On n’a pas été déçu depuis.

Qu’attendre en effet d’un ministre des affaires étrangères yankee ex-CEO d’Exxon-Mobil sur la crise syrienne entre autre, personne ne voit un quelconque conflit d’intérêt ? Si ? Mais on s’en fout, bon d’accord…

Rappelons que toute l’affaire de cette guerre impérialiste par procuration au moyen de mercenaires “djihadistes” d’Al CIAda importés en Syrie et soutenus par les USA, la GB, la France, Israël, la Jordanie, la Turquie et financés par l’Arabie Saoudite, le Qatar, résulte du refus du président syrien Al Assad en 2009, de laisser passer un gazoduc qatari sur son territoire.

Nous avons déjà mentionné que le Qatar (soit disant indépendant depuis 1971) est la propriété d’Exxon-Mobil, donc des intérêts Rockefeller, Exxon elle-même actionnaire de la grosse pétrolière ARAMCO d’Arabie, avec d’autres major de l’or noir et accessoirement la famille royale saoudienne mise et maintenue sur le trône par les services anglo-américains dès la chute de l’empire ottoman après la première guerre mondiale.

Ainsi donc le ministre des AE yankee est l’ex-CEO de l’entreprise propriétaire du pays (le Qatar) qui s’est vue refusé le passage du gazoduc et c’est sous cette administration (rancunière pour le moins…) que le milliardaire Donald Trump vient juste de donner l’ordre de faire tirer une cinquantaine de missiles Tomahawk (à un million de $$$ du bout) sur une base aérienne syrienne ?… On prend encore les gens pour des cons.

Mais, comme cette affaire de soi-disant attaque chimique allait encore partir en sucette preuve à l’appui et être dans les semaines qui viennent confirmée comme une autre attaque faux-drapeau comme celle de La Ghouta en 2013, les criminels de la mafia yankee en charge ont pris les devant et mettent le monde devant le fait accompli: un acte de guerre massif contre la Syrie.

Les États-Unis viennent de déclencher officiellement la guerre contre la Syrie, reste à savoir si nous sommes partis pour une 3ème guerre mondiale tant désirée par les criminels banquiers et des transnationales de tout poil. La survie du capitalisme passe par la guerre mondiale obligée, la seule question est de savoir comment ne pas en faire une guerre thermonucléaire ?…

Question à suivre dans les heures qui viennent: que vont faire la Syrie et la Russie ?… La Syrie va t’elle riposter comme elle en a le droit suite à cette agression délibérée et sans équivoque ? La Russie va t’elle s’écraser et se retirer. La paix à tout prix ou donner une leçon à l’empire décadent ?… Tempête sous les crânes d’œuf assurée.

La clique mafieuse Trump a court-circuité le rationnel (les enquêtes en cours) pour placer le monde entier dans l’émotionnel et l’arbitraire total, ce à quoi nous devrions être habitués avec Yankland. Nul doute que nous sommes en route pour une salade que tout le monde aura bien du mal à avaler.

La Russie et Poutine ont fait confiance à Trump, ont baissé leur garde… Qu’attendre d’une nation qui a passé plus de 200 ans de sa courte existence en guerre et qui a trahi tous les traités qu’elle a signé avec autrui. Vous ne nous croyez pas ? Demandez aux Amérindiens !

Guerre impérialiste en Syrie : Idlib… Faux drapeau La Ghouta 2.0 ??….

URL de l’article R71 ► https://resistance71.wordpress.com/2017/04/07/guerre-imperialiste-en-syrie-idlib-faux-drapeau-la-ghouta-2-0/

Poutine fustige des accusations inacceptables au sujet de la soi-disant attaque chimique d’Idlib

 Press TV |  6 avril 2017 |  URL de l’article original :  http://www.presstv.ir/Detail/2017/04/06/517010/Russia-Putin-slam-accusations-chemical-weapons-incident-Idlib-Israel-Netanyahu

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Le président russe Vladimir Poutine a fustigé comme étant “inacceptable”, les “accusations infondées” au sujet d’une attaque chimique suspecté dans la province syrienne d’Idlib dans le nord-ouest du pays plus tôt cette semaine, appelant pour une enquête internationale.

Durant une conversation téléphonique avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou ce jeudi, “les deux camps ont échangé des vues sur l’incident chimique qui s’est déroulé le 4 avril”, a dit le Kremlin dans une déclaration officielle.

Poutine “a fait remarquer que c’était inacceptable que de proférer des accusations infondées contre quiconque sans avoir mené une enquête détaillée et impartiale.”

Plus tôt jeudi, le ministre israélien des AE Avigdor Lieberman avait dit au quotidien de langue hébreu le Yedioth Ahronoth qu’il était “sûr que les forces gouvernementales syriennes étaient derrière l’attaque par armes chimiques.”

Plus de 80 personnes ont été rapportées tuées dans un incident suspecté être chimique dans la ville de Khan Shaykhun dans la province nord-ouest de la Syrie d’dlib, mardi dernier. D’après le fond de l’enfance de l’ONU, au moins 27 enfants se trouvaient parmi les victimes de l’attaque.

Les États-Unis et leurs alliés ont mis le blâme sur le gouvernement syrien.

Le ministre des AE syrien Walid al-Muallem a réfuté toutes accusations disant que l’armée syrienne avait déployé des armes chimiques à Idlib.

Il a dit durant une conférence de presse qui s’est tenue à Damas jeudi que des groupes takfiris sponsorisés par des puissances étrangères continuent de stocker des armes chimiques dans les zones urbaines et résidentielles des villes qu’ils contrôlent.

Le Front Al Nosra (NdT : celui-là même qui “faisait du bon boulot” selon le ministre des AE Laurent Fabius), aussi connu sous le nom de Jabhat Fateh al-Sham (NdT : Al CIAda en Syrie…), Daesh et “d’autres organisations terroristes continuent de stocker des armes chimiques en zones urbaines et résidentielles.” a dit Muallem.

L’Organisation Internationale contre les Armes Chimiques (OIAC) et la Commission Internationale d’Enquête Indépendante de l’ONU pour la Syrie mènent toutes deux une enquête sur cette affaire.

Muallem a dit que la Syrie fournirait à l’OIAC et à l’ONU “le renseignement preuve faisant état du transfert de substances chimiques de l’Irak à la Syrie, ou de Turquie en Syrie.”

Il a dit que Damas avait besoin de l’assurance que toute mission d’enquête sur l’attaque d’Idlib ne serait pas politisé, ajoutant que l’expérience passée de son pays avec les enquêtes internationales n’a pas été encourageante…

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En France, Macron de Rothschild, s’il est élu assure ceci ► http://www.bfmtv.com/politique/macron-favorable-a-une-intervention-militaire-en-syrie-apres-l-attaque-chimique-1137430.html


Hier soir dans l’émission de Cdansl’air, sur la 5 « Syrie : Trump découvre la guerre » ;

Sans rire et sans déconner ??? Parce qu’ici, on dénonce assez souvent la posture guerrière de Trump, non ? D’ailleurs, en lien avec Résistance71, sur le dernier article de Paul Craig Roberts, on a poussé l’analyse aussi loin que possible ► De nuisance à menace ; Le prix de la Vérité par Paul Craig Roberts

Bon une raison de plus pour boycotter le bouzin, car comme je le précise dans mon billet d’hier ; Voter un jour, c’est aussi démissionner 5 ans !

Comme le dit R71 dans son analyse du jour sur la situation en Syrie : La Russie et Poutine ont fait confiance à Trump, ont baissé leur garde… Qu’attendre d’une nation qui a passé plus de 200 ans de sa courte existence en guerre et qui a trahi tous les traités qu’elle a signé avec autrui. Vous ne nous croyez pas ? Demandez aux Amérindiens !

Et dans la catégorie « PEUPLES PREMIERS » de ce blog, vous aurez, je pense un début de réponse concernant la méfiance de « Sioux » des Amérindiens qui n’attendent absolument rien de cet empire, à part qu’il chute après qu’on lui aura retiré, d’un coup sec, notre consentement ! Notons que de nombreux soldats US, comme Mike Prysner, ou Vincent Emanuele on appelé le peuple Zunien à se réveiller et à dire NON à la guerre perpétuelle, dans ce billet ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/09/18/un-soldat-contre-la-guerre/

Et dans cette page de mon blog, toutes les versions PDF des textes fondateurs, et de Kropotkine, Landauer. De Steven Newcomb, de Russell Means, pour nous aider à aiguiser notre réflexion.

Trump ne pouvait Trumper que ceux qui ont voulus voir en lui, le sauveur de l’humanité.

Et en France, seront Trumpés, tous ceux qui voudront voir en l’élection la seule voie possible du changement, parce que la solution ne viendra pas de l’élection et qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et qu’il n’y en aura jamais !

La solution c’est NOUS !

JBL1960

Source de l’image ► http://choconrv.deviantart.com/art/Je-suis-faux-drapeau-I-am-false-flag-600731898

 

 

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Voter un jour, c’est aussi démissionner 5 ans !

Boycotter c’est délégitimer les élus et les experts, ne plus donner sa voix mais reprendre partout la parole !

Le boycott est une arme non létale à mettre entre toutes les mains !

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Illusion démocratique : Voter… De l’isoloir à l’isolement et réciproquement…

« Si voter changeait quoi que ce soit, ce serait interdit depuis longtemps. »
~ Emma Goldman ~

« Volontairement, voter, c’est abdiquer, voter, c’est accepter l’ablation de la pensée. Voter, c’est se donner l’illusion que l’on possède une parcelle de pouvoir le temps d’un scrutin. Le reste du temps, le système dit représentatif se substitue à vous, vous pouvez vous rendormir. » ~ CNT / AIT ~

Voter n’a jamais été un devoir, ni une responsabilité, voter a toujours été une complicité des crimes que l’État et le capitalisme commettent via leurs représentants au nom du peuple qui acquiesce par sa participation aux grandes messes électorales iniques et aliénatoires organisées pour sa perdition. Boycott du vote et des institutions ! Organisons les associations libres, les communes libres, cellules de la société des sociétés renouant avec la primordialité fonctionnelle sociale universelle de l’humanité : le communisme primordial du grand tout organique et de l’indivision.

~ Résistance 71 ~

A lire : notre dossier « Illusions démocratiques » et à (re)lire, notre billet de novembre dernier sur les élections yankees et franchouillarde : « La fin du cirque »

URL de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2017/04/06/illusion-democratique-voter-de-lisoloir-a-lisolement-et-reciproquement/

De l’isoloir à l’isolement

 Des déserteurs actifs

 3 avril 2017 |  Source : http://www.lavoiedujaguar.net/De-l-isoloir-a-l-isolement

Ignorés et trompés pendant la durée d’une mandature, les électeurs sont appelés par les dirigeants politiques professionnels à venir s’isoler dans les bureaux de vote à l’occasion des élections présidentielle et législatives. Ils passent ainsi de l’isolement à l’isoloir avant d’être renvoyés à l’anonymat post-électoral.
 Ils n’auront alors pratiquement plus aucune possibilité d’infléchir et de contrôler l’action politique si celle-ci ne correspond ni aux engagements pris avant l’élection ni à leurs attentes. Le bulletin de vote devient un faire-part de décès de la responsabilité individuelle et collective.

Chacun peut percevoir l’incontestable éloignement entre celui qui vote et celui qui est élu. Que dire alors de ce qui sépare l’élu des vrais centres de décision ? Chacun a bien compris que tout se décide autant dans les allées du Medef que dans celles du gouvernement, dans les conseils d’administration des entreprises les plus puissantes, au sein des banques les plus spéculatrices, à Bruxelles, à Francfort ou ailleurs. Là siègent les organisateurs non élus, non contrôlés et non contrôlables de la catastrophe sociale, écologique et morale dans laquelle s’enfoncent nos sociétés. Ce sont eux qui s’autorisent — sous la pression des banques qui détiennent la dette grecque — à prendre la décision de sabrer un pourtant maigre treizième mois de retraite octroyé aux Grecs les plus pauvres , au nom d’une orthodoxie financière à calibre variable qui profite aux plus puissants, dans les pays les plus puissants. Ainsi voit-on partout et depuis des années, quelle que soit leur appartenance politique, les dirigeants de ces pays faire acte d’allégeance au programme de désarmement social des salariés, de dérégulation et de casse des services publics, de mise en concurrence de tous avec tous.

La politique de l’inéluctable et celle de la peur s’associent sur fond techno-scientiste de promesses de progrès infinis et de nécessité économique incritiquable et donnée pour incontournable.

L’électeur est renvoyé à sa condition de citoyen impuissant et isolé par ce système de démocratie représentative qui donne un semblant de légitimité à des exécutants d’une politique décidée ailleurs. Voter un jour, c’est aussi démissionner cinq ans. Or, ce système a fait faillite mais de toute part on essaie de le sauver et de le faire perdurer. Les bouées de sauvetage portent le nom des radeaux d’où on les lance et des capitaines qui les gouvernent. Telle se nomme « démocratie participative » (on veut bien de votre avis mais la décision nous appartient), telle autre « référendum » (c’est nous qui posons la question, contentez-vous d’y répondre), telle encore « nouvelle Constitution » (vous participerez, par divers moyens, à sa légitimation avant son adoption). Au flanc d’autres bouées, on lit « tirage au sort », « candidat Facebook », « capitaine J’aime je vote », « amiral Tweet ». On y requiert une adhésion passive et ponctuelle au contraire d’une délibération régulière et collective, en face à face, par laquelle s’élaborerait un futur vivable.

La « belle défiance populaire » vis-à-vis de la gauche a poussé dans le camp de l’abstention un nombre grandissant d’électeurs désabusés par l’arrogance des professionnels de la politique, dégoutés par la corruption très équitablement répandue, par l’indigence de programmes ficelés au gré de sondages toujours plus aléatoires.

Les électeurs qui s’abstiennent sont tenus au mieux pour des pêcheurs à la ligne, apolitiques indifférents, au pire, accusés par un raisonnement tortueux de faire le jeu du Front national. Ce n’est pas l’abstention qui a fait le FN, c’est vingt ou trente ans de politique de gauche comme de droite caractérisée par l’incompréhension et l’indifférence aux difficultés rencontrées dans leur vie quotidienne par des millions de gens vivant souvent aux marges des grandes métropoles, la répression violente des luttes sociales, l’organisation volontaire de la précarité et de l’insécurité sociales.

Les forces à l’origine des conduites démissionnaires qui menèrent à l’élection de Chirac en 2002, nous enjoignent à présent de voter non plus POUR mais CONTRE. C’est-à-dire voter pour un représentant de ceux qui ont créé les conditions de la montée du FN et qui poursuivront allègrement ces politiques sans se soucier autrement des électeurs du FN pendant cinq ans. Ainsi en 2022 on pourra de nouveau nous menacer du Grand Méchant Loup afin de continuer indéfiniment la même tragicomédie désastreuse.

C’est pourquoi nous pensons que l’abstention ne doit pas rester passive qu’elle doit être un acte politique assumé, une expérience collective et publique, un boycott actif pour qu’ainsi naisse un nouveau rapport à la politique qui ne soit pas confisqué par des partis, par des professionnels, mais qui soit l’affaire de chacun et de tous.

Boycotter c’est délégitimer les élus et les experts, ne plus donner sa voix mais reprendre partout la parole et en particulier lorsque s’élèvent des résistances à la précarité programmée et à l’isolement, car les mouvements de résistance collective sont les seuls moments où les sirènes du FN se taisent.

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Ouvrons-là ! Partout, tout le temps, car ce n’est pas celui qui refuse de donner son consentement qui doit la fermer, mais celui qui glisse son papelard dans la fente parce qu’il donne son assentiment pour que tout continue ! Une fois qu’il a voté ben y peu la fermer pour les 5 prochaines années…

Comme l’explique George Carlin : « Si tu votes ; Tu n’as pas le droit de te plaindre ! »

Nanméo, c’est vrai quoi !

Tu votes, tu dis ok je continue le bouzin, je choisis même la couleur du tube de vaseline avec laquelle on va m’enfiler, et tu veux encore la ramener ???

Tu peux la ramener si tu dis NON, mais pas si tu dis OUI !

Un autre exemple de foutage de gueule :

De toute façon on est trop nombreux !

Et combien de fois, pour ma part, j’ai entendu, in petto : « Ah y nous faudrait une bonne guerre ! » Ben oui, c’est vrai ! Rien de telle qu’une bonne guerre c’est bien connu ! Mais, loin, chez les autres.

Rappelez-vous l’article du Phil Butler « L’empire de la médiocrité et la fin du monde » sur le Saker Francophone ; Quiconque assume la charge à la Maison Blanche en ce moment de l’Histoire sera averti. Ramenez-nous à la normale, redonnez-nous notre télévision par câble, peu importe le coût, nucléarisez qui vous voulez, mais rendez-nous seulement nos vies ! Lire l’intégralité du billetChoisir entre la Peste et le Choléra… Parce que le Phil Butler fait référence dans cet article à Pentti Linkola (inventeur de l’écofascisme) qui affirme ; «Les années à venir se révéleront de plus en plus cyniques et cruelles. Les gens ne vont certainement pas se pardonner en s’embrassant les uns les autres. Le stade final de la vie de l’humanité sera marqué par la guerre monstrueuse de tous contre tous : la quantité de souffrance sera maximale.» 

Pour en finir avec l’escroquerie malthusienne de la « surpopulation »…

“Il n’y a pas le moindre doute que l’hésitation de bien des biologistes pour reconnaître la sociabilité et l’entraide comme caractéristiques fondamentales de la vie animale est due à la contradiction qu’ils perçoivent entre une telle reconnaissance et la dure lutte pour la survie malthusienne qu’ils considèrent être au plus profond de la théorie de l’évolution darwinienne. Même lorsqu’ils sont remémorés par Darwin lui-même dans son second ouvrage “La descendance de l’Homme”, qu’il reconnaissait la valeur dominante de la sociabilité et des sentiments “positifs” pour la préservation de l’espèce, ils ne peuvent pas réconcilier cette assertion avec la partie que Darwin et Wallace ont assigné à la lutte individuelle malthusienne pour le gain d’avantages individuels dans leur théorie de la sélection naturelle. […]”

~ Pierre Kropotkine ~

 À lire aussi : “Le CO2 est le démon par ce que Malthus et Ehrlich ont eu tort sur la surpopulation” (https://resistance71.wordpress.com/2015/05/03/lescroquerie-du-rechauffement-climatique-anthropique-avatar-de-lescroquerie-malthusienne-de-la-surpopulation/ )

 Et parce que l’escroquerie du réchauffement climatique anthropique se dégonfle comme la baudruche qu’elle est, le retour au (néo)malthusianisme et le bidonnage de la “surpopulation” est de rigueur…  Nous n’avons pas un problème de surpopulation, nous avons un problème de gestion, énorme différence (Résistance 71)

URL de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2017/04/06/pour-en-finir-avec-lescroquerie-malthusienne-de-la-surpopulation/

 La bombe démographique est un pétard mouillé

Rodolphe de Koninck et Sébastien Roux

Du département de géographie de l’université de Montréal

 5 avril 2017 |  URL de l’article original : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/495376/la-bombe-demographique-est-un-petard-mouille

Dans la lettre intitulée « La bombe à retardement de la surpopulation », parue dans Le Devoir du lundi 20 mars, M. Jean-Pierre Sauvé soutient qu’à la source de la détérioration de la biosphère se trouve la surpopulation. Cette vision encore très répandue apparaît inadéquate et requiert quelques ajustements.

N’en déplaise aux tenants du néomalthusianisme, la croissance démographique n’est pas en soi une cause de la surexploitation des ressources naturelles et de la détérioration des écosystèmes. Les démographes s’accordent pour dire que l’ascension démographique des cent dernières années tire à sa fin. La population mondiale devrait atteindre 9 milliards en 2050 avant de se stabiliser progressivement durant la deuxième moitié du XXIe siècle. Malthus avait tort : la croissance démographique n’est pas infinie et la population mondiale ne doublera plus jamais.

Il n’est pas étonnant que le spectre de la surpopulation resurgisse dans un contexte d’augmentation des inégalités économiques et de déstabilisation écologique, même si nous savons depuis longtemps que la faim et la pauvreté sont en réalité des problèmes liés à la distribution inégale de la richesse et des ressources. D’ailleurs, les populations les plus démunies n’ont en général qu’une empreinte écologique modeste et en tout cas largement inférieure à celle des populations riches. Si les 7,5 milliards d’humains qui vivent sur terre aujourd’hui étaient des prédateurs aussi boulimiques que le sont la majorité des quelque 360 millions de Nord-Américains, l’humanité serait déjà définitivement condamnée à connaître le sort des dinosaures.

L’occupation du territoire

Le véritable problème, c’est la façon dont les humains occupent la planète, quel que soit leur nombre. L’habitent-ils de façon harmonieuse, raisonnable et responsable, ou plutôt d’une manière abusive, prédatrice et destructrice ? La réponse est que l’humanité, en particulier dans les pays riches, habite la planète de façon de plus en plus prédatrice. Cela est vrai notamment dans l’agriculture mondialisée, l’une des grandes responsables de la détérioration de la biosphère et des bouleversements climatiques, de même que de la destruction de la petite agriculture familiale appauvrissant les campagnes et contribuant à l’exode vers les villes.

L’agriculture industrielle, aujourd’hui largement entre les mains des multinationales de l’agroalimentaire, produit trop et mal, notamment en externalisant et en socialisant les coûts et les risques écologiques. Le bluff qui consiste à affirmer que l’on doit mettre en culture une part croissante de la planète, notamment en la déboisant davantage, n’est que cela, un bluff, par ailleurs fort coûteux. Le problème n’est pas le manque de nourriture, mais la distribution inégale tant de sa production que de sa consommation.

L’agriculture mondialisée, source de gigantesques profits, produit déjà assez de nourriture pour nourrir plus de dix milliards de personnes. Pour de multiples raisons et de multiples façons, nous gaspillons au moins le tiers de la production alimentaire mondiale, une production elle-même fort mal répartie sur le plan géographique, si mal qu’on en arrive à créer de véritables déserts alimentaires.

Le culte de l’automobile

On pourrait multiplier les exemples des faussetés sur lesquelles repose la propagande en faveur de la croissance de la production des biens de consommation, l’une des plus perverses concernant ce que les Français appellent « la petite reine ». Il y a déjà beaucoup trop de voitures sur la planète. Dans un nombre croissant de villes, y compris au Québec, nous sommes sur le point d’accorder le statut de citoyen à nos voitures et, pourquoi pas, des passeports et le droit de vote à celles qui, bientôt, se conduiront toutes seules ! Nous donnons littéralement les clés de la cité à nos « chars », à qui nous consacrons de plus en plus d’espaces et de ressources, en particulier collectives.

Tout cela relève de l’aliénation, de la crainte de contester les mensonges, tel celui selon lequel c’est la demande qui conditionne l’offre, alors qu’il faut être aveugle pour ne pas voir que c’est l’offre, par ailleurs excessive, qui pousse à la consommation et au gaspillage, lequel est devenu structurel. Le parc automobile mondial, qui dépasse actuellement 1,2 milliard de véhicules, connaît une croissance annuelle huit fois plus rapide que la population (9 % contre 1,1 %). La surpopulation n’est pas celle que l’on pense.

Renverser le paradigme

Tout comme M. Sauvé, nous nous inquiétons des limites écologiques du modèle de croissance infinie actuel, du déclin de la biodiversité et des effets de la surconsommation. Par contre, nous soutenons que la surpopulation est un problème relatif plutôt qu’absolu, et qu’il est par conséquent le résultat de choix politiques, sociaux et économiques qui peuvent être changés. La prétendue surpopulation est le produit d’un système économique où la recherche sans fin du profit est diamétralement opposée aux rythmes écologiques.

Que faire ? Redresser la tête, s’informer et s’éduquer sur les modèles parallèles qui se multiplient aux quatre coins du monde, comme le démontre le film Demain. Il faut contester les modèles sociaux qui reposent sur l’aliénation, la surconsommation et la prédation réalisée sous couvert d’austérité et de déréglementation, toutes choses menant à l’accélération de la privatisation et à la destruction de la biosphère. Bref, inventer chacun à notre façon ainsi que collectivement un monde qui renverse celui qui, pour le moment, ne sert qu’une minorité tout en desservant une majorité.

La population mondiale ne menace en rien la Terre qu’elle peut encore habiter, à condition de le faire avec sagesse et mesure, en refusant et en remplaçant les modèles proposés par l’ultralibéralisme économique, actuellement et presque partout en plein délire !

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Voilà, faisons-nous confiance, auto-gérons nous, comme les aztèques, les mayas, les Pygmées, pour un territoire donné, une terre donnée, une planète donnée prenons conscience que nous devons nous auto-réguler nous-mêmes. Parce que des eugénistes prêts à nous génocider, à jouer à Dieu et décider qui doit vivre ou mourir (et gageons que nous serons sur la Liste) tel Bill Gates, ou comme le fut durant 101 ans la vieille fripouille de Rockefeller, mais y’en a pleins d’autres qui attendent de jouer avec nos vies…

Eugénisme et Nouvel Ordre Mondial : OGM et le plan de réduction de la population mondiale en marche… Le Nouvel Ordre Mondial a fait gravé 10 commandements dans la pierre sur les « fameuses » pierres du « Georgia Guidestones » en 1980. Le 1er de ces 10 « commandements » stipule que la population mondiale ne devra jamais dépasser les 500 millions d’individus, ce qui représente une projection de réduction de la population mondiale de l’ordre de 95%. Il n’y a pas plus de « surpopulation » mondiale que de réchauffement climatique anthropique ou de beurre en branche… Tout ceci n’est que propagande eugéniste pour amener les peuples à accepter docilement leur mise sous tutelle et sous esclavage total.Une question à ceux qui sont d’accord que « nous sommes trop nombreux » : Qui va décider si vous aller vivre ou mourir ? Accepterez-vous de partir dans le train à destination de la Camarde ? 95% de réduction (pas sur le prix du billet hein ?..),  çà vous laisse très très peu de chance de vivre. çà vous va ?  ~ Résistance 71 ~ ► UN LUNDI DE PLUS

Alors, non, nous ne sommes pas de trop, mais pour autant nous devons envisager notre rapport aux choses comme aux autres, ensemble, mais différemment.

Sans dieux, ni maitres, mais également sans armes, ni haine, ni violence !

JBL1960

Dans ce billet TEP ZEPI ; le temps Zéro ! que R71 a bien voulu traduire en anglais ; TEP ZEPI : Begenning of a new era. Je m’explique sur notre nécessité, à mon sens, à nous auto-réguler, de nous-mêmes. Cela fait partie intégrante de cette vision de la société des sociétés et préalable à tout changement de paradigme.

Sinon à continuer de voter et de se donner rendez-vous en 2022 !

Source de l’image ► Gazette Debout !

 

Lettre ouverte à Lynn Beyak par Kevin Annett

De l’entreprise coloniale au génocide par décret…

Dossier régulièrement mis à jour sur ce blog ; MEURTRE PAR DÉCRET, le crime du génocide au Canada, en section commentaire, l’info presse à l’origine de cette lettre ouverte ; https://www.thestar.com/news/canada/2017/03/09/senators-residential-school-comment-is-like-downplaying-the-holocaust-mp-says.html

Lettre ouverte à une sénatrice canadienne, négationniste de l’holocauste des Amérindiens du Canada… (Kevin Annett)

« Si je devais choisir de tuer la moitié des enfants indiens qui sont sous notre attention, il n’y a pas de meilleur instrument à utiliser que votre pensionnat typique mis en place. »
~ Neil Parker, Superintendant aux affaires indiennes du Canada, 1949 ~

« Il est juste de dire que 50% des enfants qui sont passés au travers de ces écoles pensionnats n’ont pas vécu pour bénéficier d’une quelconque éducation en leur sein. »
~ D.C Scott, adjoint au superintendant au ministère des affaires indiennes, juillet 1913, rapporté par CBS News en juin 2015 ~

« Nous ne pouvions pas commencer une enquête sur les morts dans les pensionnats pour Indiens, ceci aurait constitué une enquête bien trop énorme… »
~ Gendarme Gerry Peters, de la division « E » de la Gendarmerie Royale du Canada, Vancouver, juillet 1997 ~

« Les chances d’un élève des pensionnats pour Indiens de mourir dans les premières années du programme étaient d’une sur deux. Alors bon, OK, 50% est une juste estimation du taux de mortalité. »
~ Murray Sinclair, président de la Commission Vérité et Réconciliation (CVR), le 3 mars 2011 ~

URL de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2017/04/04/lettre-ouverte-a-une-senatrice-canadienne-negationniste-de-lholocauste-des-amerindiens-du-canada-kevin-annett/

Dans un miroir, sombrement : conseil à une négationniste de l’holocauste (amérindien)

Kevin Annet |28 mars 2017 | URL de l’article original : http://itccs.org/2017/03/28/in-a-mirror-darkly-some-advice-to-a-holocaust-denier/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Une information en provenance d’Ottawa en date du 8 mars 2017 : La sénatrice canadienne Lynn Beyak défend le système des pensionnats pour Indiens et affirme “qu’ils n’ont pas voulu faire de mal à quiconque”…

Ottawa

Chère Lynn,

Il a été dit de la vie au sénat canadien qu’elle est si pathétique que tout ce que vous pouvez y entendre est le bruit du ruminage et des ventres de porc. Je veux donc vous remercier pour donner tort à tous ces cyniques. Je n’avais absolument aucune idée que votre petite coterie d’appointés politiques à la platitude tant reconnue puisse produire une penseuse d’une telle originalité comme vous-même.

Quelle bonne bouffée d’air frais que d’entendre une politicienne canadienne affirmer que noir est en fait blanc et avec une telle conviction ! Et dire que j’avais perdu l’espoir en la capacité d’un quelconque de nos leaders d’ici, du Grand Nord tout blanc, de maîtriser la realpolitik machiavellienne. Je dis : bien vu, excellent !

Sénatrice, je vous donne un A+ pour vos efforts, mais si vous me permettez, j’ai quand même quelques conseils à vous donner en ce qui concerne la meilleure façon de propager votre gros mensonge bien particulier. En un mot, vous êtes trop crâneuse. Subtilement, est toujours après tout, la meilleure méthode pour cacher un crime de groupe et de convaincre les gens qu’il ne s’est jamais passé : quelque chose que votre collègue du sénat Murray “Mr je blanchis tout par la CVR” Sinclair ne connaît que trop bien.

Note de R71 : CVR est l’acronyme de la Commission Vérité et Réconciliation, la farce officielle de l’état canadien pour blanchir et minimiser l’affaire du génocide dans les pensionnats pour Indiens entre 1867 et 1996. Si l’état canadien s’est fendu d’ »excuses officielles », personne n’a jamais été condamné pour la disparition et meurtres de plus de 50 000 enfants autochtones dans les murs des camps de la mort qu’étaient les pensionnats pour Indiens, gérés par les églises, au nom du gouvernement canadien. Voir à cet effet notre traduction du contre-rapport à la CVR du Tribunal pour les Disparus du Canada : “Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada” (2016), ce texte est le fruit de plus de 20 ans de recherches, d’enquêtes et de témoignages.

Mettez une sourdine à votre hyperbole dans un premier temps. Même le plus fleur bleue, trouillard des Injuns des Canucks (Canadiens) aura du mal à avaler votre affirmation disant que votre typique curé frappeur d’enfant ne faisait en fait “qu’essayer de son mieux” avec tous ces sauvages. Allons, allons Lynn, aller au charbon avec rien d’autre que cette rhétorique va permettre à tout critique de vous cueillir avec juste une simple citation du ratio de plus de 50% de décès parmi tous ces enfants basanés qui étaient pensionnaires de ce que vous appelez “les pensionnats scolaires”.

Bref, le grand mensonge, çà doit être convaincant.

Point suivant : Pour l’observateur neutre, vous agissez comme le badaud dans le script pré-arrangé de quelqu’un d’autre. Je veux dire, regardez comment tous les gros matous aborigènes sautent après vos paroles, comme des violeurs d’enfants en rut. Vous donnez à des gens comme Murray Sinclair, Pat Brazeau et tous les autres sultans de la trahison ; la parfaite méthode pour poser en champions de leur peuple, leurs frères Indiens, qu’ils ont trahis pendant des années. Est-ce cela que vous voulez vraiment ?

Quant à votre affirmation que les camps d’internement chrétiens ont en fait sauvé plutôt que tué les enfants basanés: une fois de plus, vous êtes hors piste, sans aucune sécurité. Pourquoi ne pas aligner le gang habituel des lécheurs de bottes, de ces “survivants” aborigènes, Indiens des forts, pour qu’ils endorsent publiquement votre affirmation et affirment aux yeux de tous à quel point la vie était belle dans les camps ? Nous savons qu’il y en a un bon paquet alentours, nous savons aussi qu’ils ne demandent pas cher non plus pour “témoigner”…

Enfin, essayez de lancer quelques miettes rhétoriques à cette bête connus sous le vocable du politiquement correct. C’est la meilleure façon de désarmer vos critiques. Donnez-nous quelques lignes au sujet de la cicatrisation et de la réconciliation. Nous, pauvres visages pâles Canucks, aimons entendre ces mots. Ils nous font nous sentir bien au sujet de nous-mêmes, ce qui est après tout, tout le but de l’exercice: spécifiquement depuis que nous sommes tous partie d’une conspiration criminelle condamnée.

Il est vrai que toutes ces erreurs n’auront peut-être pas d’importance sur la distance considérant les remous que vous faites dans la presse et parmi beaucoup d’entre-nous pâles Canucks. Finalement a émergé un leader qui dit ce que tous ces paroissiens ont ressenti, mais qu’étant Canadiens, n’ont jamais dit: que ces Injuns l’ont eu trop belle et qu’ils nous pompent jusqu’à la lie, et que merde, après tout, ils vont peut-être finir par récupérer toute la putain de place de nouveau !

J’espère que vous considérez devenir premier ministre, ou peut-être est-ce là toute l’affaire ?…

Quoi qu’il en soit, pour vraiment maîtriser l’art du mensonge et de la déception Lynn, vous devez comprendre les détails de ce que vous essayez de pirouetter. Connaître son ennemi est la clef pour gagner quelque bataille que ce soit après tout. Je vous invite donc à regarder quelques dures preuves de vie et de mort dans ce que vous appelez les joyeuses colonies de vaccances que furent les pensionnats pour Indiens, preuves contenues dans ma composition de plus de 20 ans de recherche intitulée Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada (2016). Je l’ai écrit pour mettre une électrode dans le fion de Murray Sinclair, vous devriez donc vous réjouir à sa lecture.

Un de bien des survivants de ces pensionnats que je cite dans mon livre, Sylvester Green, était sur le détail des enterrements du camp de l’Église Unifiée du Canada à Edmonton dans les années 1960. Il a dû mettre en terre plus de 100 autres enfants durant les deux ans où il y fut incarcéré, avant qu’il ne s’en échappe.

Sylvester m’a dit qu’une fois à un réveillon de Noël, lui et d’autres enfants reçurent des vêtements propres et furent paradés devant une congrégation de notables blancs afin de chanter des chants de Noël pour toute cette foule chrétienne joyeuse et réceptive. Puis, Sylvester et les autres enfants furent ramenés dans leur camp et reçurent en récompense de leurs beaux chants, de choisir parmi eux lesquels seraient violés et pire par le révérend Jim Ludford et ses acolytes. Normalement les enfants n’avaient pas le choix.

J’ai juste pensé que vous apprécieriez le témoignage de Sylvester sur le comment le système n’était pas si mauvais après tout.

Sincèrement vôtre,

Kevin Annett

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En complément de lecture, parfaitement connexes ► La souveraineté indigène et la subordination politique de nos nations par Steven Newcomb  Qui précise les intentions réelles et non inventées de la colonisation de 1492 à ce jour.

Sa vie a été soufflée en un instant par un coup de pied du prêtre de l’Église Unifiée du Canada Alfred Caldwell, qui ne fut jamais inquiété pour ce crime. Comme bien d’autres, la victime, Maisie Shaw, fut enterrée en secret et la vérité avec elle. Mais le crime demeure, et la défunte hurle toujours pour que justice soit faite. En souvenir de Maisie Shaw

Donc, selon Lynn Beyak le prêtre Alfred Caldwell qui a poussé Maisie Shaw dans l’escalier, le 24 décembre 1946, était « bien intentionnée » ?

“Et ils emmenèrent le bébé dans la pièce de la chaudière. Ils y ont jeté ce petit bébé et l’ont brûlé vivant. Tout ce que vous pouviez entendre était ce petit cri étouffé…”

~ Irene Favel, survivante du pensionnat catholique de Muscoweqan dans la province du Saskatchewan, 1944-49, dans un entretien avec la chaîne de télévision canadienne CBC News le 3 juillet 2008 ~

Comme ces gens qui jetèrent les nouveaux-nés, bien souvent nés des viols par les prêtres et tout le personnel des pensionnats pour Indiens, dans les chaudières, étaient bien intentionnés ?

Ben Carson, Ministre du Logement du Gouvernement US, il y a peu qui affirmait, sans rire que les esclaves ramenés d’Afrique étaient des «immigrés » qui avaient «un rêve» américain. L’intégralité de l’article ► Ben Carson a fait un rêve !

Il est clair que nous n’avons pas du tout la même notion de la bienveillance, soit de la volonté de bien faire.

Kevin Annett dénonce, depuis plus de 20 ans, sans relâche, avec ténacité, le génocide organisé, institutionnalisé dans les Pensionnats pour Indiens, de 1840 à 2015, pour le Canada. Et à la lecture de ses ouvrages, publications, articles, qui sont traduits en Français par R71. Comme de ses films qui sont sous-titrés en français, tel « Unrepentant » intégré dans ce billet de blog. Nous savons bien que personne, jamais, n’a été bien-intentionné, car dès 1492 il fut simplement implicitement compris qu’aucune personne indigène traditionnelle ou nation ne devaient être autorisées à survivre en dehors de la chrétienté et de sa nation « blanche ». Toutes les approches partagèrent le même narratif trompeur qui dépeignait le génocide comme une quête sacrée et un acte de charité profonde envers des être inférieurs.

« Charité bien ordonnée commence par soi-même » n’est-ce pas Lynn ? Et ben y’a du taf…

Parce que de plus en plus nombreux, nous pensons que l’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur Terre.

Du même auteur, Kevin Annett, et pour nous permettre de tous devenir des lanceurs d’alerte, des chercheurs et des diseurs de vérité, car seule la vérité libèrera les peuples et à tout jamais ► Toutes et Tous des Lanceurs d’Alerte !

JBL1960

Parce que ce sujet en France est méconnu, mais nullement ignoré ;

L’enfer des Amérindiens dans les pensionnats canadiens – Source Agoravox mars 2006 – Par Serge-André Guayhttp://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-enfer-des-amerindiens-dans-les-7510

http://www.lefigaro.fr/international/2013/02/08/01003-20130208ARTFIG00571-le-canada-ouvre-les-portes-des-orphelinats-de-la-honte.php

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pensionnat_autochtone_au_Canada

Source de l’image wikipedia ► Pensionnat pour Indiens de Fort Qu’Appelle Saskatchewan au Canada

 

 

Les morts ne sont vraiment morts…

…Que lorsque les vivants les ont oubliés…

Proverbe Malgache

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Oligarchie, état profond et nouvel ordre mondial… L’héritage de David Rockefeller

Balzac faisait dire à un de ses personnages : « derrière chaque grande fortune se cache un crime », dans le cas de l’ordure David Rockefeller, il s’agit d’une forêt de crimes…

~ Résistance 71 ~

A lire : « Le dossier Rockefeller »

et notre « nécrologie nécessaire » d’une ordure de plus en moins

URL de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2017/04/03/oligarchie-etat-profond-et-nouvel-ordre-mondial-lheritage-de-david-rockefeller/

L’horrible héritage de David Rockefeller

 F. William Engdahl  | 26 mars 2017 |  URL de l’article ► http://www.veteranstoday.com/2017/03/30/neo-david-rockefellers-gruesome-legacy/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

La mort de David Rockefeller, le de facto patriarche de l’establishment américain à l’âge de 101 ans, est encensée par les médias de ce même establishment comme celle de la mort d’un grand philanthrope et mécène. J’aimerai si vous me le permettez, contribuer à une image un peu plus honnête de la personne en question.

Le siècle américain Rockefeller

En 1939, avec ses quatre frères Nelson, John D. III, Laurence et Winthrop, David Rockefeller et leur Rockefeller Foundation financèrent le top secret secret War & Peace Studies at the New York Council on Foreign Relations, le plus influent think-tank de politique étrangère privé des États-Unis, qui était aussi contrôlé par les Rockefeller.

Une équipe d’universitaires américains se réunit bien avant le début de la seconde guerre mondiale pour planifier un empire de l’après-guerre, ce que l’initié de l’intérieur de Time-Life, Henry Luce, a appelé le Siècle Américain.

Ils établirent un modèle pour prendre en compte un empire mondial depuis un Royaume-Uni en banqueroute, mais décidèrent minutieusement de ne pas l’appeler “empire”. Ils l’appelèrent plutôt “la démocratie contagieuse, la liberté, le mode américain de la libre entreprise”…

Leur projet observa la carte géopolitique du monde et planifia le comment les États-Unis remplaceraient l’empire britannique comme le de facto empire dominant. La création de l’ONU en était un des points clef.

Les frères Rockefeller donnèrent un terrain de l’île de Manhattan pour qu’ils deviennent le QG de l’ONU (et dans le processus, ils firent des milliards de dollars de bénéfices avec la hausse des prix immobiliers de tous les terrains adjacents qu’ils possédaient aussi…). Ceci représente la méthode philanthropique Rockefeller. Chaque don fait est calculé pour qu’en retour cela augmente la richesse familiale et son pouvoir.

Après la guerre, David Rockefeller domina la politique étrangère des États-Unis et les innombrables guerres en Afrique, an Amérique Latine, et en Asie. La faction Rockefeller a créé la guerre froide contre l’URSS ainsi qu’a créé l’OTAN afin de maintenir une Europe résurgente sous le statut de vassale des États-Unis. Comment ils le firent a été documenté par moi-même en détail dans mon livre-recherche, “The Gods of Money”. Je considère ici plusieurs exemples des crimes de David Rockefeller contre l’humanité.

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La recherche Rockefeller en biologie : “Contrôler les gens”…

Si la philanthropie devait être motivée par l’amour de son prochain, les dons de la Fondation Rockefeller, eux, ne le sont aucunement. Prenez par exemple la recherche médicale. Pendant la période jusqu’à 1939 et la seconde guerre mondiale, la Fondation Rockefeller a financé la recherche biologique du Kaiser Wilhem Institute de Berlin. Ce fut la période de l’eugénisme nazi ou du comment générer une race supérieure et comment tuer ou stériliser ceux qui étaient estampillés comme “inférieurs”.

Les Rockefeller ont financé l’eugénisme nazi. (NdT; de fait, l’eugénisme nazi s’est beaucoup inspiré de l’eugénisme des États-Unis et des expériences de camps, de ségrégation et de contrôle des populations indésirables comme les peuples autochtones et descendants de l’esclavage, qui étaient menées aux États-Unis mêmes...) L’entreprise des Rockefeller de la Standard Oil (NdT : aujourd’hui Exxon-Mobil) a aussi violé la loi états-unienne en suppléant secrètement l’armée de l’air nazie avec du carburant pendant la guerre (NdT : de fait, la Standard Oil a fourni les ingrédients chimiques pour la fabrication de carburants synthétiques et l’augmentation du taux d’octane, que les Allemands n’avaient pas en quantité suffisante loin s’en faut. Cf à ce sujet nos traductions des recherches de l’historien Antony Sutton sur le sujet, compilées dans son livre “Wall Street et la monté d’Hitler”…)

Après la guerre, les frères Rockefeller arrangèrent pour que les meilleurs scientifiques nazis impliqués dans des expériences sur des humains, soient amenés aux États-Unis et au Canada sous des identités secrètes épurées afin qu’ils continuent leurs recherches eugénistes (NdT : cette opération de l’OSS porta le nom “d’opération paper clip” ou “opération trombone”…). Beaucoup travaillèrent pour la CIA sur le projet top secret de MK Ultra ou “Mind Kontrol” Ultra. (NdT : l’université McGill de Montréal en fut un des fleurons, cf le livre de Naomi Klein “La thérapie du choc” dans lequel figure un chapitre époustouflant sur les expériences menées par la CIA dans l’unité psy de McGill, ainsi que notre traduction du contre-rapport à la CVT canadienne : Meurtre par décret, le crime de génocide au Canada” par le TIDC)

Dans les années 1950, les frères Rockefeller fondèrent le Conseil pour la Population afin de faire avancer l’eugénisme, le tout sous le déguisement de recherche démographique et sur le contrôle de la natalité. Les frères Rockefeller furent responsables dans les années 1970 d’un projet top secret du gouvernement américain dirigé par le Conseiller National à la Sécurité des Rockefeller : Henry Kissinger, qui fit publier le NSSM-200 (ou National Security Special Memorandum-200) intitulé: “Implications of Worldwide Population Growth for US Security and Overseas Interests.”

Ce mémo (déclassifié il y a quelques années) argumentait que le taux croissant de démographie dans les nations en voies de développement ayant des matières premières stratégiques comme le pétrole, le gaz ou les minerais, étaient une “menace à la sécurité nationale des États-Unis”, car plus de population demande une croissance économique avenante, utilisant ces ressources de manière interne (sic !!). Le NSSM-200 créa des programmes de réduction des populations et fit de la politique de contrôle démographique une condition sine qua non pour obtenir de l’aide américaine.

Dans les années 1970, la Fondation Rockefeller pilotée par David Rockefeller a aussi financé avec l’OMS, le développement d’un vaccin antitétanique spécial qui limitait les populations du tiers monde en rendant les femmes fécondes incapables de mener à terme toute grossesse désirée ou non. Cette opération s’en prenait directement au processus même de la reproduction humaine.

La Fondation Rockefeller a créé l’ensemble du domaine de la génétique et de sa manipulation (NdT: en remplacement de l’eugénisme dont le terme avait pris une sévère claque depuis les atrocités menées par les nazis et les Japonais durant la seconde guerre mondiale…) par sa prise majeure de participation dans l’entreprise Monsanto et en finançant la recherche biologique universitaire pour créer le “gene cannon” et autres techniques afin d’altérer artificiellement l’expression génétique d’une plante donnée.

Le but des OGM ou Organismes Génétiquement Modifiés, depuis le désastreux Philippine Golden Rice project financé par les Rockefeller, a été d’utiliser les OGM pour contrôler la chaîne alimentaire animale et humaine. Aujourd’hui. Plus de 90% du soja cultivé aux États-Unis est OGM et plus de 80% du maïs et du coton émanant de ce pays le sont également et pourtant, ces produits eugénistes ne sont pas étiquetés…

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« Contrôlez le pétrole”…

La fortune des Rockefeller est fondée sur le pétrole autour de compagnies comme Exxon-Mobil, Chevron/Texaco et d’autres. Le conseiller politique des Rockefeller depuis 1954, Henry Kissinger, fut impliqué dans tous les projets majeurs des Rockefeller. Kissinger a secrètement manipulé la diplomatie du Moyen-Orient en 1973 afin de déclencher un embargo pétrolier arabe à l’OPEP.

Le choc pétrolier de 1973-74 fut orchestré par une organisation secrète que David Rockefeller créa dans les années 1950 appelée le Bilderberg Group (NdT : 1ère réunion au Bilderberg Hotel en Hollande en 1954…). En Mai 1973, David Rockefeller et les chefs des plus grandes entreprises pétrolières américaines et britanniques se rencontrèrent à Saltsjoebaden, en Suède, durant la réunion annuelle du Bilderberg, afin de planifier le choc pétrolier.

Celui-ci serait alors blâmé sur les “veules sheikhs du pétrole arabe”. Ceci sauva la faiblesse du dollar et rendit les banques de Wall Street, incluant celle des Rocckefeller, la Chase Manhattan Bank, parmi les banques les plus puissantes du monde. L’auteur de ces lignes possède le protocole “confidentiel” de cette réunion spéciale où la stratégie de l’augmentation du prix du pétrole y est décrite six mois avant la guerre israélo-arabe.

Veuillez lire mon livre pour plus de détails,”Un siècle de guerre”. Dans les années 1970, Kissinger résuma la stratégie mondiale de Rockefeller : “si vous contrôlez le pétrole, vous contrôlez des nations entières ; si vous contrôlez la nourriture, vous contrôlez les peuples, si vous contrôlez l’argent, vous contrôlez le monde.

« Contrôlez l’argent… »

David Rockefeller fut longtemps le président de la Chase Manhattan Bank, la banque familiale. Il fut responsable de l’accession d’un des vice-présidents de la banque, Paul Vockler, comme président de la Fed, ou banque de la réserve fédérale sous le régime de Jimmy Carter, afin de faire des taux d’intérêt de Vockler un nouveau choc, comme celui du pétrole, ce qui sauva le dollar mollissant et les bénéfices des banques de Wall Street, incluant bien sûr ceux de la Chase Manhattan et ce aux dépends de l’économie mondiale.

La “thérapie du choc” des taux d’intérêt de Vockler d’octobre 1979, soutenue par Rockefeller, a créé la “crise de la dette du tiers monde” des années 1980.

Rockefeller et Wall Street utilisèrent la crise de la dette pour forcer des privatisations de biens d’état et de grosses dévaluations de la monnaie nationale dans des pays comme l’Argentine, le Brésil, le Mexique. Rockefeller et certains de ses amis comme Georges Soros saisirent alors le gros du butin de ces nations pour des queues de cerises.

Le modèle d’attaque fut très similaire à celui utilisé par les banques britanniques dans l’empire ottoman après 1881 lorsqu’elles prirent de facto le contrôle des finances du Sultan en contrôlant tous les impôts sur les revenus au travers de l’ Ottoman Public Debt Administration (OPDA). Les intérêts Rockefeller utilisèrent la crise de la dette des années 1980 pour piller la vaste majorité des pays endettés en Amérique du Sud et en Afrique, utilisant le FMI comme leur flic.

Davis Rockefeller était un ami personnel de quelques uns des plus sadiques dictateurs militaires d’Amérique Latine incluant le général argentin Jorge Videla ou aussi le général Pinochet du Chili, les deux devant leur pouvoir à des coups d’état de la CIA, arrangés par le ministre des affaires étrangères d’alors : Henry Kissinger au nom des intérêts de la famille Rockefeller en Amérique du Sud.

Au travers d’organisation telle que la Commission Trilatérale, Rockefeller fut l’architecte le plus important de la destruction des économies nationales et de l’avancement de la soi-disant mondialisation, une politique qui bénéficie principalement aux plus grosses banques de Wall Street et de la City de Londres et quelques entreprises transnationales sélectionnées, les mêmes qui sont des membres invités de sa commission trilatérale. Rockefeller créa cette commission en 1974 et donna à son protégé et ami Zbigniew Brzezinski la tâche de choisir ses membres en Amérique du Nord, au Japon et en Europe.

Si nous parlons d’un réseau invisible et puissant que certains appellent l’état profond, alors nous pouvons aussi dire que David Rockefeller s’est vu comme le patriarche de cet état profond. Ses véritables actions méritent d’être honnêtement vues pour ce qu’elles sont: des actions misanthropes et en rien philanthropes…

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What Else ?

Nan j’déconne.

Comme l’a dit Pierre Desproges ; « Il faut rire de tout, de la misère, de la guerre et même de la mort. Au reste, est-ce que la mort se gêne, elle, pour se rire de nous ?« 

Georges Stanechy, à la mort d’Élie Wiesel avait titré ; « Un Tartuffe n’Est Plus »…

R71 à la mort de Rocky ; Une ordure de plus en moins…

Alors c’est vrai qu’on ne se réjouit pas de la mort de quelqu’un… Quoique…

Si c’est une fripouille avérée comme l’a été Rockefeller durant 101 longues années…
On peut ne pas le pleurer tout simplement, et reprendre deux fois des nouilles à sa triste mémoire, et perso, je rajouterai un peu de parmesan…
JBL1960
L’illustration de ce billet a été piquée à fr.sott.net
« Tu sais que tu es le mal quand
Le Monde est content que tu sois mort… »

L’histoire tronquée de la Commune de 1871 par Louise Michel

Le pouvoir est maudit !

C’est pour cela que je suis anarchiste !

Louise Michel

L’Abécédaire de Louise Michel, version PDF de 7 pages.

Tous les textes en version PDF à lire ou à télécharger dans cette page dédiéehttps://jbl1960blog.wordpress.com/les-pdf-de-jbl1960/

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L’histoire tronquée de la Commune de 1871… (Louise Michel)

Devant le spectacle affligeant de la politique franchouillarde moderne, il est bon de se replonger dans le passé pour y comprendre ce qu’est finalement la république, mode de fonctionnement de l’État: une machine répressive, coercitive, qui ne fait que massacrer toute velléité de changement radical, parce que sa fonction est celle d’un cerbère du statu quo oligarchique. Pensez-y bien quand vous lâcherez une fois de plus votre papelard dans la boîte à suggestion de l’oligarchie, quand vous irez accomplir votre pseudo-devoir électoral qui n’est qu’un acquiescement à la dictature du plus petit nombre. Lorsque vous aurez lâché votre papelard, vous cesserez d’être souverain, vous désignerez un maître (même si ce n’est pas celui que vous avez choisi, le simple fait de participer à cette mascarade vous en rend complice…), qui dirigera en votre nom et perpétuera la grande tradition républicaine de la boucherie organisée. Louise Michel nous en fait ici un portrait édifiant… ~ Résistance 71 ~

URL de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2017/04/02/lhistoire-tronquee-de-la-commune-de-1871-louise-michel/

Les communes de province

Louise Michel

 Chapitre IX de la 3ème partie de “La Commune” (1898)

 Note de R71 : Dans ce chapitre, Louise Michel décrit l’extension du mouvement des communes en France en 1871 et fait une liste quasi exhaustive des villes qui se sont soulevées et/ou qui ont officiellement soutenu la Commune, ce qui est très très peu dit dans les livres d’histoire puisque la Commune de 1871 y est bâclée le plus souvent en 3 lignes lapidaires. Exemple: loin d’être le pire des livres scolaires d’histoire de France, bien au contraire, la dernière édition 2016 de “La Chronologie de l’histoire de France des origines à nos jours”, Bescherelle, Hatier (431 pages), réserve 3 pages à “L’année terrible: 1870-71” et à la guerre de 1870, deux encarts sur le boucher républicain Adolphe Thiers et un petit encadré de 12 lignes sur la Commune de Paris avec en médaillon.. Louise Michel. Rien n’y est bien sûr mentionné de ce que Michel nous dit ici concernant les villes de Lyon, Marseille, Le Creusot, Bordeaux, Narbonne, Montpellier, Béziers, Le Mans, Lille et d’autres…

Questions: l’État a t’il intérêt à ce que la véritable histoire de la Commune soit connue de tous ?… L’État a t’il un intérêt au contraire à étouffer, omettre suffisamment d’éléments sur le comment une république dite “modérée” a réprimé dans un bain de sang (plus de 30 000 exécutions en une semaine du 21 au 28 mai 1871, suite à la chute de la Commune et 40 000 arrestations menant à des milliers de déportations dans les bagnes et galères de la république ?

Il entre dans les vues du sanglant Tom Pouce qui tient entre ses mains les forces organisées de la France de consommer la scission entre Paris et les départements, de faire la paix à tout prix, de décapitaliser Paris révolutionnaire, d’écraser les revendications ouvrières, de rétablir une monarchie, nul crime ne lui coûtant.

(Rochefort, le Mot d’Ordre.)

Dans un livre, paru longtemps après la Commune : Un diplomate à Londres, chez Plon, 10, rue Garancière à Paris, 1895, on lit, entre mille choses du même ordre prouvant l’entente cordiale de M. Thiers avec ceux qui, dans leurs rêves, voyaient danser des couronnes sur des brouillards de sang :

« M. Thiers avait fait placer à l’ambassade de Londres des orléanistes : le duc de Broglie, M. Charles Gavard, etc.

» Il était, dit l’auteur de ce livre, bien difficile de saisir la nuance exacte des termes pleins de déférence, mais exclusivement respectueux, dans lequel il (le comte de Paris) s’exprimait à l’égard de M. Thiers. J’ai eu la bonne idée de prier le prince de prendre lui-même la plume et il a écrit sur ma table la dépêche suivante :

» Le comte de Paris est venu samedi à Albert-Gate-House, il m’a dit que l’ambassade était territoire national, il avait hâte d’en franchir le seuil ; sa visite avait d’ailleurs spécialement pour objet d’exprimer au représentant officiel de son pays la joie profonde que lui causait la décision par laquelle l’Assemblée nationale venait de lui ouvrir les portes d’une patrie qu’il n’a jamais cessé d’aimer par dessus tout.

» Il m’a demandé tout particulièrement d’être l’interprète de ses sentiments auprès du chef du pouvoir exécutif et de lui transmettre l’assurance de son respect.

» La dépêche est partie le soir même, avec la simple addition : S. A. R. Mgr devant le nom du comte de Paris.

(Un diplomate à Londres, pages 46 et 47.)

» Londres, 12 janvier 1871.

On lit, à la page 5 de ce même livre : « On avait les d’Orléans sous la main, les derniers événements ayant rendu les Bonaparte impossibles. »

Il est superflu d’en citer plus, ce serait tout le volume.

Oh ! si, de nos jours, quelque prétendant avait un cœur d’homme, comme il jetterait les sanglantes défroques dont veulent l’affubler des gens vivant dans le passé ! Comme il prendrait sa place dans le combat, parmi ceux qui veulent la délivrance du monde !

Tandis que M. Thiers s’occupait des prétendants qu’on avait sous la main, il n’oubliait rien pour noyer dans le sang les mouvements vers la liberté qui se produisaient en France :

Les Communes de Lyon et de Marseille, déjà étouffées par Gambetta, renaissaient de leurs cendres.

« Nous voulons, écrivait la Commune de Marseille à la commune de Paris, le 30 mars 1871, la décentralisation administrative, avec l’autonomie de la Commune, en confiant au conseil municipal élu de chaque grande cité les attributions administratives et municipales.

» L’institution des préfectures est funeste à la liberté.

» Nous voulons la consolidation de la République par la fédération de la garde nationale sur toute l’étendue du territoire.

» Mais, par dessus tout et avant tout, nous voulons ce que voudra Marseille. »

Les élections devaient avoir lieu le 5 avril, à 6 heures du matin ; c’est pourquoi le général Espivent réunit aux équipages de la Couronne et Magnanime toutes les troupes dont il put disposer et, le 4, il bombarda la Ville.

Un coup de canon à blanc avait averti les soldats ; mais, comme ils rencontrèrent une manifestation sans armes suivant un drapeau noir et criant : Vive Paris ! ils se laissèrent entraîner par la foule, avec les artilleurs et la pièce de canon qui venait de tirer deux autre coups.

Espivent, de l’autre côté, par le fort Saint-Nicolas, faisait bombarder la préfecture où il supposait la Commune.

Landeck, Megv, Canlet de Taillac, délégués de Paris, allèrent avec Gaston Crémieux trouver Espivent et lui exposèrent qu’il ne voudrait pas faire égorger des hommes sans défense.

Espivent, pour toute réponse, fit arrêter Gaston Crémieux et les délégués de Paris, contre l’avis formel de ses officiers.

Il fut obligé, cependant, de laisser aller ces derniers, qui avaient mission de lui signifier les volontés de Marseille ; (les élections libres et les gardes nationaux seuls chargés de la sécurité de la ville.)

« Moi, dit Espivent, je veux la préfecture dans dix minutes, ou je la prends de force dans une heure, »

« Vive la Commune ! » s’écrièrent les délégués et à travers la foule et les soldats fraternisant avec le peuple, ils partirent.

Espivent fit cacher derrière les fenêtres des réactionnaires et des chasseurs. La fusillade dura sept heures, soutenue par les canons du fort Saint-Nicolas.

Quand cessa le feu, la terre était couverte de cadavres.

Tandis que le sang coulait dans les rues pleines de morts, le Galiffet de Marseille donna l’ordre de fusiller les prisonniers à la gare (c’étaient des garibaldiens qui avaient combattu contre l’invasion de la France et des soldats qui n’avaient pas voulu tirer sur le peuple).

Une femme, son enfant dans ses bras, et un passant qui trouvaient sévères les ordres d’Espivent, furent passés par les armes ainsi que quelques autres citoyens de Marseille, entre autres le chef de gare, dont le jeune fils demandait grâce pour son père. Espivent écrivait à son gouvernement, à Versailles :

Marseille, 5 avril 1871.

« Le général de division à M. le ministre de la guerre.

» J’ai fait mon entrée triomphale dans la ville de Marseille avec mes troupes ; j’ai été beaucoup acclamé.

» Mon quartier général est installé à la préfecture. Les délégués du comité révolutionnaire ont quitté la ville individuellement hier matin.

Le procureur général près la cour d’Aix qui me donne le concours le plus dévoué lance des mandats d’amener dans toute la France ; nous avons cinq cents prisonniers que je fais conduire au château d’If.

Tout est parfaitement tranquille en ce moment à Marseille.

» Général Espivent. »

Ainsi fut définitivement égorgée la Commune de Marseille, par ce même Espivent, qui sur des données fantastiques mena dans le port de Marseille la fameuse chasse aux requins dont pas un seul n’existait.

Malgré les épouvantables répressions de Marseille, Saint-Étienne se leva.

Le préfet de Lespée y rétablit d’abord l’ordre à la façon d’Espivent, on cita de lui cette phrase : Je sais ce que c’est qu’une émeute : la canaille ne me fait pas peur !

La canaille, comme il disait, le connaissait si bien, qu’ayant momentanément repris Saint-Étienne, elle le fit arrêter et conduire à l’Hôtel-de-Ville où sa mort arriva dans des circonstances inattendues.

De Lespée avait été confié à deux hommes, nommés l’un Vitoire, l’autre Fillon ; ils devaient simplement veiller sur lui.

Vitoire était une sorte de Girondin, Fillon au contraire était si exalté, qu’il s’était mis deux écharpes, souvenirs de luttes passées, l’une autour de la taille, l’autre flottant à son chapeau.

Bientôt, une discussion s’éleva entre Vitoire qui cherchait à excuser le préfet, et Fillon, qui citait le propos tenu par de Lespée.

Vitoire continuant à soutenir de Lespée, Fillon, hors de lui, tira un coup de revolver à Vitoire, un autre au préfet, et reçut lui-même, un coup de fusil, d’un des gardes nationaux accourus au bruit. — Il avait tant vu trahir, le pauvre vieux, qu’il en était devenu fou, ne s’imaginant partout que trahisons.

La mort de Lespée fut reprochée à tous les révolutionnaires, celle de Fillon à son meurtrier.

Étant, il y a quelques années, en tournée de conférences, d’anciens habitants de Marseille, me racontèrent avoir été frappés comme d’une vision, lorsque le vieux Fillon, en avant de tous, marchait à l’Hôtel-de-Ville, son écharpe rouge flottant à son chapeau, ses yeux, lançant des éclairs.

La bouche largement ouverte, jetant par dessus tout ces cris qu’on entendait au loin : En avant ! En avant la Commune ! la Commune ! déjà c’était un spectre, celui des représailles.

Les mineurs remontés des puits s’étaient joints au soulèvement, mais ce ne fut point la garde nationale qui maintint la sécurité dans la ville ; l’ordre fut fait par la mort.

Narbonne alors se leva. Digeon, caractère de héros, avait entraîné la ville.

Une première fois les soldats sont, eux aussi, entraînés.

Raynal aîné, ayant été l’auteur d’une attaque de la réaction, est pris comme otage.

La proclamation de Digeon se terminait ainsi :

« Que d’autres consentent à vivre éternellement opprimés ! qu’ils continuent à être le vil troupeau dont on vend la laine et la chair !

» Quant à nous, nous ne désarmerons que lorsqu’on aura fait droit à nos justes revendications, et si on a recours encore à la force, pour les repousser, nous le disons, à la face du ciel, nous saurons les défendre jusqu’à la mort ! »

Brave Digeon ! il avait vu tant de choses, qu’au retour de Calédonie nous l’avons retrouvé anarchiste de révolutionnaire autoritaire qu’il avait été, sa grande intégrité lui montrant le pouvoir comme la source de tous les crimes entassés contre les peuples.

Narbonne, ne voulant pas se rendre, on fit venir des troupes et des canons. Les autorités de Montpellier envoyèrent deux compagnies du génie, celles de Toulouse fournirent l’artillerie, celles de Foix, l’infanterie. Carcassonne envoya de la cavalerie ; Perpignan, des Compagnies d’Afrique. Le général Zents prit le commandement de cette armée, à qui on suggérait qu’il fallait traiter comme des hyènes et des ennemis de l’humanité, ces gens qui se soulevaient pour la justice et l’humanité.

Quand on leur eut fait sentir l’odeur du sang, on découpla ces meutes.

Le combat commencé de nuit, dura jusqu’à deux heures de l’après-midi.

La ville n’étant plus qu’un cimetière, elle se rendit.

Digeon resté seul à l’Hôtel-de-Ville ne voulait pas capituler, la foule l’emporta ; le lendemain seulement, il fut arrêté, ne voulant pas se dérober.

Dix-neuf soldats du 52e de ligne, condamnés à mort, pour avoir refusé de tirer sur le peuple, ne furent pas exécutés parce qu’on craignit les vengeances populaire ; on se contenta de passer par les armes sommairement ceux qu’on rencontra dans la lutte.

Narbonne conserva les noms des dix-neuf du conseil guerre.

C’étaient : Meunier, Varache, Renon, Bossard, Meyer, Parrenain Malaret, Lestage, Arnaud, Royer, Monavent, Legat, Ducos, Adam, Delibessart, Garnier, Charruet, René.

Au Creusot, le soulèvement avait eu lieu avant la Commune de Paris, il commença par un guet-apens, contre les ouvriers sur la route de Montchanin, où à chaque révolte ils se rendaient d’abord pour avertir leurs camarades.

Des individus suspects, ayant été vus sur la route, en voulant se rendre compte, quinze hommes y furent tués, par l’explosion d’une bombe qui y avait été placée : c’est ainsi que le gouvernement pensait avoir arrêté le mouvement.

Le Creusot s’éveilla, à la nouvelle du 18 mars ; une première fois les troupes furent retirées : Faites votre Commune, avait dit le commandant. Le Creusot se mît en fête, criant : Vive la République ! Vive la Commune !

Alors, la troupe revenue en plus grand nombre dissipa les manifestants, qui cependant purent faire prisonniers des agents de Schneider, qui se mêlaient dans leurs rangs, en criant : Vive la guillotine ! Ils avouèrent leur mission d’agents provocateurs.

Les révolutionnaires du Creusot envoyèrent des délégués à Lyon et à Marseille, où régnait une grande agitation.

À Lyon, la place de la Guillotière était pleine de foule, un appel affiché dans toute la ville, conviait les populations à ne pas être assez lâches, pour laisser assassiner Paris et la République.

Non, les Lyonnais n’étaient pas lâches, mais le préfet Valentin et le général Crauzat, disposant de forces considérables, ils s’en servirent comme ils ne l’eusse jamais fait contre l’invasion.

La garde nationale de l’ordre se réunit à l’armée ; l’écrasement de la Commune de Lyon commença.

Le combat dura cinq heures à la Guillotière et à nombreuses places dans la ville ;

Albert Leblanc, délégué de l’Internationale, n’ayant pu passer pour aller à la Guillotière, prit dans la ville sa place de combat.

Après ces cinq heures de lutte terrible d’hommes mal armés contre des bataillons, la Commune de Lyon fut morte.

Des secousses, pareilles à celles qui agitent les membres de quelqu’un frappé mortellement en pleine vie, se firent sentir longtemps dans les grandes villes après que le mouvement y eut été saigné à la gorge.

De nombreux documents existent sur les soulèvements de Bordeaux, Montpellier, Cette, Béziers, Clermont, Lunel, L’Hérault, Marseillan, Marsillargnes, Montbazin, Gigan, Maraussan, Abeilhan, Villeneuve les Béziers, Thibery.

Toutes ces villes et nombre d’autres avaient résolu d’envoyer des délégués à un congrès général qui devait s’ouvrir le 14 mai, au grand théâtre de Lyon.

Des lettres de réprobation furent envoyées à Versailles, par les villes de province. On sait les noms de Grenoble, Nyons, Mâcon, Valence, Troyes, Limoges, Pamiers, Béziers, Limoux, Nîmes, Draguignan, Charolles, Agen, Montélimar, Vienne, Beaune, Roanne, Lodève, Tarare, Châlons. Malon, bien informé, comptait par milliers les lettres indignées de province à la ville maudite,

En apprenant la nomination de la Commune de Paris, Le Mans se leva. Deux régiments de ligne envoyés de Rennes et des cuirassiers appelés pour écraser les manifestants, fraternisèrent avec eux.

Le comité radical de Mâcon inscrivit à la tête de son manifeste envoyé à la Commune :

« La République est au-dessus du suffrage universel…

» Les coups d’État et les plébiscites sont les causes directes de tous les malheurs qui nous accablent. »

Le plébiscite venait encore de le montrer et la nomination de l’assemblée de Bordeaux n’est pas sans mystères quand on se rend compte du mouvement qui agita la France entière. Du reste, les dessous du suffrage universel ne peuvent être un secret pour personne ; si on ajoute l’effroi des répressions, on verra que les villages seuls purent être complètement dupes, tout le reste du pays fut maintenu par la terreur.

L’adresse du comité radical de Mâcon à la Commune de Paris était signée : P. Ordinaire, Pierre Richard, Orleat, Lauvernier, Seignot, Verge, Chachuat, Jonas, Guinet, en date du 9 mars 71.

Les républicains de Bordeaux publièrent également leur manifeste, et le projet d’un congrès convoqué a Bordeaux, dans le but de déterminer les mesures les plus propres à terminer la guerre civile, assurer les franchises municipales et consolider la République.

La Commune était alors la forme qui semblait la plus facile pour assurer la liberté. Ce manifeste était signé : Léon Billot, journaliste, Chevalier, négociant, Cousteau, armateur, Delboy, conseiller municipal, Deligny, ingénieur civil, Depuget, négociant, Sureau, capitaine de la garde nationale, Martin, négociant, Milliou, chef de bataillon de la garde nationale, Parabère, idem, Paulet, conseiller municipal sortant, Roussel, négociant, Docteur Sarreau, journaliste, Saugeon, ancien conseiller général de la Gironde, Tresse, propriétaire.

Tous gens venant à la Commune non par entraînement, mais en considération des tendances générales, peut-être aussi en dégoût des menées de Versailles, dont on peut avoir une idée par la circulaire qui suit, transmise hiérarchiquement, et dont on eut connaissance par une mairie de Seine-et-Oise.

« Note pour M. le maire,

» Surveiller journellement les hôtels et les garnis, tenir la main à ce que les maîtres de ces établissements inscrivent sur leurs registres de police le nom des personnes admises à loger, faire représenter ces registres à la mairie, au commissaire de police, ou à la gendarmerie.

» Inviter, par un arrêté spécial, les particuliers qui logeraient momentanément des étrangers à la localité, à en faire la déclaration à la mairie, en donnant le nom des personnes, avec le lieu et la date de la naissance, leur domicile et profession.

» Surveiller les auberges, cafés et cabarets. Empêcher qu’aucun journal de Paris, puisse y être lu. »

Toute la hiérarchie des employés, hauts ou petits, du gouvernement de Versailles, devait s’occuper de besognes policières, et la France entière était devenue une souricière. — À mesure que se découvraient ces indignités, les consciences se révoltaient.

À Rouen, dès les premiers jours d’avril, les francs-maçons déclarèrent adhérer pleinement au manifeste officiel du conseil de l’ordre, qui porte inscrits sur son drapeau, les mots liberté, égalité, fraternité. — Prêche la paix parmi les hommes, et au nom de l’humanité, proclame inviolable la vie humaine et maudit toutes les guerres, il veut arrêter l’effusion du sang et poser les bases d’une paix définitive, qui soit l’aurore d’un avenir nouveau.

Voilà, disaient les signataires, ce que nous demandons énergiquement, et si notre voix n’est pas entendue, nous vous disons ici que l’humanité et la patrie l’exigent et l’imposent.

Le président d’honneur de la maçonnerie rouennaise Desseaux. — Le vénérable des Arts réunis, Hédiard ; le vénérable de la Constance éprouvée, Loraud ; le vénérable de la Persévérance couronnée, E. Vienot.

Les T : S. des Arts réunis et de la Persévérance Couronnée, Hédiard et Goudy ; le président du conseil philosophique, Dieutie, et par mandements des ateliers réunis, et de l’Orient de Rouen ; le secrétaire Jules Godefroy.

L’effusion du sang ! L’humanité ! Combien ces gens-là, malgré leurs titres moyen-âge, parlaient une langue inconnue encore des sauvages de Versailles !

Le 26 avril, cinq cents membres répondant à l’appel du comité fédéral, se réunirent salle de la Fédération, à deux heures de l’après-midi. Le parquet fit cerner la salle, et le commissaire central Gérard, avec vingt-cinq agents, firent leur entrée, pour procéder à des arrestations, ils trouvèrent la salle vide, l’heure de la réunion ayant été avancée, ils saisirent quelques papiers, et se rendirent chez les membres de la fédération de l’Internationale. Quelques-uns furent arrêtés : Vaughan, Cord’homme, Mondet, Fristch, Boulanger.

Ceux qu’on pensait les meneurs étant sous les verrous, les autorités craignant encore, parlaient de les envoyer à Belle-Isle-en-Mer, ou même plus loin ; vingt-cinq composaient cette première fournée.

Le Gaulois publia à Versailles, des détails effrayants sur les prisonniers.

Il y avait tant de découvertes et ramifications, que malgré la diligence faite au parquet criminel de Rouen, pour terminer l’instruction du procès des Communeux, l’affaire trop complexe ne pourrait être évoquée immédiatement.

« Le secret qui avait d’abord été appliqué aux prisonniers venait d’être levé.

» Nous pouvons, ajoutait le Gaulois, fournir quelques détails sur les principaux accusés.

» Cord’homme le principal est à la fois riche propriétaire et marchand de vins en gros ; il avait été élu conseiller général pour le faubourg de Saint-Séver lors des élections de 70.

» Opinions politiques à part, il est assez aimé dans le pays, c’est un honnête homme qui a toujours eu la manie révolutionnaire.

» Vaughan, adjoint au maire de Darnetal près Rouen, membre très influent et très actif de l’Internationale, passe pour un chimiste distingué, est-ce à cela qu’il a dû la verve plus que gauloise, avec laquelle il a écrit un poème sur certain sujet ; Cambronne fait dans sa cellule des vers sur le directeur de la prison ; attitude très ferme.

» Delaporte, ancien rédacteur du journal le Patriote, supprimé par l’autorité prussienne, jeune homme qu’on dit être très intelligent.

» Les pièces relevées par M. Leroux, juge d’instruction, sont au nombre de deux.

» La première est un appel à l’abstention pour les dernières élections municipales.

» Appel formulé d’une façon blâmable, vis-à-vis du gouvernement légal de Versailles.

» La seconde, est une adhésion à la Commune de Paris, ou du moins une copie non signée de cet acte, cette pièce trouvée chez le nommé Frossart, cordonnier à Elbeuf ; également impliqué dans le complot.

(Le Gaulois, 14 avril 1871.)

Ce n’est pas d’aujourd’hui, que les brouillons non signés, comptent comme revêtus de signatures. Ce n’est pas d’aujourd’hui non plus, que ceux qui réclament leur liberté, se défient de celle que leur offre l’ennemi, les élections auxquelles les révolutionnaires de Rouen refusaient de prendre part, devaient être quelque chose comme un plébiscite gouvernemental.

La population apeurée de Versailles, devant ces accusations qui n’en étaient même pas, tremblait d’épouvante, conseillant de se tenir sur ses gardes, parce qu’un des accusés Ridnet, ancien officier d’état-major de l’armée du Havre, contre lequel on ne trouvait absolument rien, avait été mis en liberté provisoire, sur sa parole, de se présenter à la prison si on découvrait quelque chose.

À Montpellier, Toulouse, Bordeaux, Grenoble, Saint-Étienne, le mouvement toujours étouffé se réveillait toujours : les journaux poursuivis renaissaient de leurs cendres, emplissant Versailles d’effroi, malgré ses canons bombardant Issy, Neuilly, Courbevoie, et les armées de volontaires appelés contre Paris, sans grand résultat, étaient si infime minorité que Versailles attirait par la peur de voir partager ce qu’ils n’avaient pas.

À Paris, naïfs au contraire par générosité, les Communeux laissaient le vieux et non moins naïf Beslay, coucher à la Banque pour la garder au besoin de sa vie, s’imaginaient l’honneur de la Commune attaché là. Sur la foi de de Pleuc, il crut avoir sauvé la révolution en sauvegardant la forteresse capitaliste.

Il y eut un moment où tous, à Paris, venaient à la Commune, tant Versailles se montrait féroce, toutes les villes de France demandaient la fin des tueries (elles ne faisaient que commencer).

Le manifeste de Lyon, en date du 5 mai, disait que de tous côtés des adresses avaient été envoyées à l’Assemblée et à la Commune pour leur porter des paroles d’apaisement, la Commune seule répondait.

Paris assiégé par une armée française après l’avoir été par les hordes prussiennes, tend une fois encore ses mains vers la province ; il ne demande pas son concours armé mais son appui moral ; il demande que son autorité pacifique s’interpose pour désarmer les combattants. La province pourrait-elle rester sourde à ce suprême appel ?

Ce manifeste était signé par les membres de l’ancien conseil municipal, Barodet, Barbecat, Baudy, Bouvalier, Brialon, Chepié, Colon, Condamin, Chaverot, Cotlin, Chrestin, Degoulet, Despagnes, Durand, Ferouillat, Henon, membres du conseil sortants ; Hivert, Michaud-Vathier, Pascot, Ruffin, Vaille, Vallier, Chapuis, Verrières, élus du 30 avril, démissionnaires.

La ville de Nevers envoya à la Commune, un manifeste demandant l’union indissoluble entre Paris et la France, la prompte dissolution, et au besoin la déchéance de l’Assemblée de Versailles, dont le mandat était expiré.

Le comité républicain de Melun, dont la devise était : l’ordre dans la liberté ! déclara se rallier à ceux qui cherchaient à guérir les maux du pays, non en rétablissant un ordre de choses suranné, mais en assurant l’avenir. Les membres de ce comité se nommaient Auberge, Baucal fils, Derougemont, Daudé, Despagnat, Delhiré, Dormoy, Drouin, Dupuy, Finot père, Hensé, Nivet, Pernetaini, Fouteau, Riol, Robillard, Saby, Thomas, Ninnebaux. Le manifeste fut envoyé dès le 24 mars 1871.

À Limoges, le 4 avril, les soldats d’un régiment de ligne qui y était caserné ayant reçu l’ordre d’aller renforcer l’armée de Versailles, la foule les conduisit à la gare, leur fit jurer de ne pas s’employer à l’égorgement de Paris, ils le jurèrent en effet, et remirent leurs armes à ceux qui les reconduisaient, puis retournèrent à la caserne, où devant leurs officiers la ville tout entière leur fit une ovation.

Les autorités se réunirent à l’hôtel-de-ville, et le préfet étant en fuite, le maire se chargea de la répression, il ordonna aux cuirassiers de s’emparer du détachement qui refusait d’obéir, et de charger la multitude ; alors le combat s’engagea et bientôt devint terrible, le parti de l’ordre, en force, eut la victoire, mais le colonel des cuirassiers et un capitaine furent tués.

Dans le Loiret, le mouvement révolutionnaire fut considérable, il y avait à Paris un comité d’initiative énergique ayant pour secrétaires François David, de Batile-sur-Loiret, Garnier et Langlois, de Meung-sur-Loire, ils envoyèrent des délégués chargés de s’entendre avec la Commune.

L’association jurassienne, les habitants de plusieurs villes de Seine-et-Marne, (et même de Seine-et-Oise) malgré Versailles avaient également à Paris des comités correspondants.

Au nord de la France, toutes les villes industrielles aussi bien que les villes du Midi voulaient leur Commune.

L’Algérie, dès le 28 mars, donna son adhésion par l’adresse suivante.

« À la Commune de Paris,

La Commune de l’Algérie.

» Citoyens,

» Les délégués de l’Algérie déclarent au nom de tous leurs commettants, adhérer de la façon la plus absolue à la Commune de Paris.

» L’Algérie tout entière revendique les libertés communales ;

» Opprimés pendant quarante années par la double concentration de l’armée et de l’administration, la colonie a compris depuis longtemps que l’affranchissement complet de la Commune est le seul moyen pour elle d’arriver à la liberté et à la prospérité. »

» Paris, le 28 mars 1870.

Alexandre Lambert,
Lucien Rabuel,
Louis Calvinhac.

L’Émancipation de Toulouse quelques jours après le 18 mars jugeait ainsi les hommes de Versailles.

« Il y a en effet un complot, organisé pour exciter à la haine des citoyens les uns contre les autres, et pour faire succéder à la guerre contre l’étranger la hideuse guerre civile. Les auteurs de cette criminelle tentative sont les drôles qui se gratifient indûment du titre de défenseurs de l’ordre, de la famille et de la propriété.

L’un des agents les plus actifs de ce complot contre la sûreté publique s’appelle Vinoy ; il est général et il fut sénateur.

L’Émancipation de Toulouse, fin mars 71.

Les premières histoires de 71, écrites lorsque le gouvernement était encore en délire de sang, n’osèrent à cause des répressions, toujours à craindre, mentionner tous les soulèvements révolutionnaires de France, correspondants à la Commune, à ceux d’Europe, et du monde, Espagne, Italie, Russie, Asie, Amérique. L’histoire en est partout à écrire comme prologue de la situation présente.

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Vous pouvez relire également en complément de ce texte puissant : « La Morale Anarchiste » de Pierre Kropotkine dont la conclusion envoutante, acérée, lucide et visionnaire résonne, et raisonne aussi bien à nos cœurs qu’à nos esprits ; Lutte pour permettre à tous de vivre de cette vie riche et débordante, et sois sûr que tu retrouveras dans cette lutte des joies si grande que tu n’en trouverais pas de pareilles dans aucune autre activité. C’est tout ce que peut te dire la science de la morale. À toi de choisir.

Car même, si plutôt qu’un maître vous pensez ne vous choisir qu’une ligne politique, comme le dit Bruno Guigue dans son article d’hier : Il reste vingt jours, désormais, pour remettre cette question au centre des débats, vingt jours pour faire de la souveraineté autre chose qu’un fantôme, vingt jours pour mettre en lumière la différence entre ceux qui s’accommodent de la dépossession du peuple français, ceux qui se croient patriotes parce qu’ils désignent des bouc-émissaires, et ceux qui veulent faire de la souveraineté restaurée la cinglante défaite de l’oligarchie. Lire l’intégralité de l’article sur Agoravoxhttp://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-souverainete-fantome-de-l-191344

Pour autant et sur le point précis de savoir ce qu’est la souveraineté, Steven Newcomb, juriste indigène et spécialiste en sémantique, précise bien les choses : Un exemple probant est le mot “souveraineté”, un terme qu’on dit avoir été inventé par l’absolutiste et philosophe politique français Jean Bodin, qui a défini alors sa signification comme étant “la suprématie sur des citoyens ou des sujets sans restriction de la loi.” Lire l’intégralité de l’article ► La souveraineté indigène et la subordination politique de nos nations par Steven Newcomb

Tous les candidats sont issus du système et veulent se faire élire selon les règles du système.  Qui parle clairement avant toute chose de lever l’état d’urgence ?

PERSONNE ! Et pourquoi donc ???

Rappelez-vous seulement comment la 5ème prolongation a été voté : Les députés ont anticipé dans la nuit une interruption automatique de l’état d’urgence le 22 décembre, quinze jours après la démission du gouvernement Valls. Billet du 12/12/2015 mis à jour le 13/12/2016 ► Réveillez-vous les gens !

Voter le 23 avril prochain c’est dire OUI pour que le bouzin continue…

Et peut importera son NOM c’est NON. Retirons-leur notre consentement…

PAS EN MON NOM

PAS EN NOTRE NOM, PLUS JAMAIS…

JBL1960

Illustration issue du PDF de 36 pages Petit précis sur la Société, l’État, la désobéissance et la commune volontaire autogérée ; Solutions au marasme systémique actuel par Résistance71, janvier 2013

La souveraineté indigène et la subordination politique de nos nations par Steven Newcomb

Pour nous libérer ;

Nous devons d’abord libérer nos esprits.

Du même auteur ► Le Vatican et son héritage de domination par Steven Newcomb

Seule la vérité libèrera les peuples, à tout jamais !

A lire, ou à télécharger ; Introduction à la philosophie et la pensée amérindiennes par Russell Means, version PDF de 19 pages, à partir des larges traductions de R71 du livre testament de Means « Si vous avez oublié les noms des nuages vous avez perdu votre chemin » que j’ai réunifiées et introduit par ce billet de présentation, ; Pour consulter toutes mes versions PDF ► https://jbl1960blog.wordpress.com/les-pdf-de-jbl1960/

Résistance au colonialisme : Nations indigènes et domination politique (Steven Newcomb)

« En point de départ, je suggèrerais de conceptualiser ce qu’on pourrait appeler l’anarcho-indigénisme […] Le mot indigène qui évoque l’enracinement spirituel et culturel dans cette terre et la lutte pour la justice et la liberté d’Onkwe’hon:weh ; combiné au mouvement politique et philosophique qui est fondamentalement anti-institutionnel, radicalement démocratique et dévoué à prendre action afin d’amener le changement : l’anarchisme. »
~ Taiaiake Alfred, 2005 ~

A lire également : « La grande loi du changement », Taiaiake Alfred (extrait de son livre « Wasase », traduction R71) [NdJBL : Et introduit dans mon style par ce billet de blog ► Résistance au fléau de l’Humanité…]

Note de JBL : ainsi que la dernière traduction par R71 d’une conférence donnée à l’université de Melbourne, Australie fin 2015 par le Pr ALFRED et analysée dans mon style dans ce billet de blog ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/03/15/le-grand-desapprentissage-par-taiaiake-alfred-ph-d/

Et « Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte » (traduction R71) [NdJBL : Et introduit dans mon style par ce billet de blog ► Tous des Païens en Terre promise…]

La souveraineté indigène et la subordination politique de nos nations

La véritable signification de la souveraineté indigène n’est pas ce que nous en savons ou croyons savoir

Steven Newcomb | 27 mars 2017 | URL de l’article original ► https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/indigenous-sovereignty-political-subordination-nations/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

La langue anglaise est profondément problématique pour les nations originelles de l’Île de la Grande Tortue (“Amérique du Nord”). En toute précaution, nous ne devrions pas assumer que nous comprenons un mot particulier simplement parce qu’il est devenu un terme coutumier de l’art. Un exemple probant est le mot “souveraineté”, un terme qu’on dit avoir été inventé par l’absolutiste et philosophe politique français Jean Bodin, qui a défini alors sa signification comme étant “la suprématie sur des citoyens ou des sujets sans restriction de la loi.

En d’autres termes, ceux appelés “citoyens” ou “sujets” sont considérés “sujets” aux “lois du souverain”. Mais, “le souverain” est vu comme “le sujet d’aucune loi” parce qu’il est mentalement imaginé comme existant “au dessus” ou “a un niveau supérieur” de tout le monde et de toute chose. Comme c’est un concept ou une idée qui n’existe pas pas physiquement, il vaut ici d’être noté que “le souverain” n’existe pas physiquement “au dessus” ou “à un niveau supérieur” de tout le monde et de toute chose. Néanmoins, ceux qui agissent au nom du “souverain” sont capables d’exercer un degré de force en relation à ceux qui sont désignés être citoyens ou sujets, ceci résultant parfois en de terribles ou mortelles conséquences pour ceux contre qui cette force est exercée.

On peut illustrer ceci avec les sites de massacres de l’époque jusqu’à l’utilisation traumatique des forces de police militarisées de nos jours à Standing Rock, dans un effort pour l’état “souverain” d’utiliser la force qui accompagne la “souveraineté” quand il veut imposer sa volonté pour les intérêts banquiers et corporatistes coloniaux.
Dans son livre “Captives of Sovereignty” (2011), le philosophe politique Jonathan Havercroft note que des philosophes politiques tels Hannah Arendt, Michel Foucault, Giorgio Agamben, Michael Hardt et Antonio Negri concourrent pour dire que la “souveraineté” est, comme le dit Agamben, “une forme injuste de domination qui limite la liberté humaine”. De ce point de vue, il devient raisonnable de dire que placer le mot “indigène” devant celui de “souveraineté”, résulte en l’idée d’une “forme indigène de domination qui limite la liberté humaine”. Pourtant, je ne connais personne impliqué dans la défense des droits des nations et peuples indigènes, qui travaille pour un droit de domination autochtone. Ceci veut pourtant dire qu’il y a une confusion à la base qui n’est pas adressée.

C’est aussi plus compliqué que cela. Dans le contexte des Nations-Unies, le terme “indigène” veut dire originellement libre mais maintenant existant sous une dominance ou domination. Ceci contredit directement le sens de “souveraineté”, à savoir qui est au dessus de tout le monde et de toute chose. Il est impossible pour quelque chose qui est dit au dessus de tout et de tout le monde, d’exister aussi sous la domination d’un pouvoir politique.

Ainsi, l’expression “souveraineté indigène” est un oxymore ; c’est la combinaison de deux termes qui s’auto-excluent, qui s’annulent l’un l’autre. C’est incohérent. La même chose vaut pour l’expression “souveraineté tribale” dans le contexte de la loi et de la politique fédérales indiennes, invoquant la “souveraineté tribale” dans un effort d’être du bon côté de la lutte, mais ceci est équivalent à dire “ne pas être souverain”, parce que le mot “tribal” indique que c’est une forme moindre ou non-suprême de “suprématie”, ce qui est un non sens.

Au nom des nations originelles de l’Île de la Grande Tortue, les gens ont tenté de combiner un terme indiquant une identité politique subordonnée: “indigène”, avec une identité politique suprêmement dominante: “souveraineté”. Ils ont fait cela dans un effort de nous libérer d’une subordination politique imposée à tort. Ils ont fait cela dans un effort de libérer nos nations et peuples d’une position conceptuellement imposée qui est faite pour exister sous la domination du pouvoir de l’état et de son affirmation au droit de domination.

Ce que la plupart d’entre nous n’ont pas remarqué est l’impossibilité d’être libéré d’une identité politique subordonnée en continuant d’invoquer une identité politique subordonnée. Utiliser le mot “souveraineté” précédé du mot “indigène” n’enlève pas ni n’élève le niveau de subordination politique, cela ne fait que renforcer la subordination. De plus, comme mentionné ci-dessus, cela adopte le concept de domination elle-même comme un modèle d’existence qui contredit en tous points nos systèmes relationnels traditionnels.

Nous avons tenté de nous défendre contre ceux qui affirment une “souveraineté” sur nous au nom de concepts tels que ceux de la “couronne”, des “États-Unis”, du “Canada”, de “L’État” et autres catégories de domination. Mais quoi qu’il en soit, le système conceptuel dominant utilisé pour nous défendre a été fait de façon à ce que tout défi au système renforce ces catégories de domination. Le défier au nom de la “souveraineté indigène”, c’est en fait le renforcer, ne pas le défier est le renforcer. Vous êtes baisés si vous le faites et baisés si vous ne le faites pas, la classique double-liaison.

Une alternative est d’approcher notre défense conceptuellement, ce qui veut dire de nommer et de directement défier le Code de la domination à sa source, afin de défier ses racines profondes. Faire cela revient à travailler depuis la position qui affirme qu’il n’y a aucun droit à la domination ni aucun droit corollaire à la déshumanisation. Ceux qui autrefois considéraient l’esclavage comme étant une institution sacro-sainte utilisèrent aussi un code de domination, un système de rationalisation (idées + arguments) afin de le justifier. (NdT : comme la rédaction de “codes noirs” par exemple pour la France sous Louis XIV et sous le 1er empire, car n’oublions pas que Napoléon a rétabli officiellement l’esclavage que la révolution avait aboli… L’abolition officielle définitive datant de 1848, c’est à dire il y à moins de 170 ans pour la France… “pays des lumières et de la liberté”… qui dans la foulée augmenta son empire colonial…) Ceux qui défièrent l’esclavage ne furent couronnés de succès que lorsqu’ils attaquèrent la fondation conceptuelle de la domination: le concept de dire que certaines personnes ont un droit de domination sur d’autres.

Ceux qui officient maintenant la loi et politique fédérale indienne pour le gouvernement des États-Unis sur la base de catégories de domination, ont un système de rationalisation pour justifier l’affirmation par les États-Unis d’un “droit de domination chrétienne” sur nos nations, Un “droit” faussement appelé “conquête”. Ce système de rationalisation a été clairement stipulé dans le verdict et son rendu de l’affaire Johnson c. M’Intosh, Cour Suprême des États-Unis sous l’autorité du juge John Marshall, 1823.

Le défi auquel nous avons maintenant à faire face est celui de libérer nos esprits de la confusion qui résulte du point très mal et peu compris qui dit que le terme de “souveraineté” est une forme de domination et le terme “indigène” veut dire “existant sous une forme de domination”. Ainsi la souveraineté indigène est une forme de souveraineté sous un système de domination. Pour nous libérer, nous devons d’abord libérer nos esprits.

Avant de conclure et puisque Newcomb nous appelle, tous, à libérer nos esprits.

Je vous conseille de lire la traduction de Résistance71 de la dernière publication de Kevin Annett, qui lui aussi, aura énormément contribué à notre éveil mais surtout à révéler la vérité avec courage, persévérance et ténacité ; la dénonciation du génocide au Canada et notamment dans les Pensionnats pour Indiens en rédigeant un important contre-rapport « Murder By Decree » à la Commission Vérité & Réconciliation partiellement traduit en français par R71 et dont j’ai réalisé la difficile mais nécessaire voire indispensable, version PDF de 58 pages « Meurtre Par Décret – Le crime du génocide au Canada ». En collaboration avec Kevin Annett, R71 a entièrement traduit son livre « Le Bouclier du lanceur d’alerte » et j’en ai réalisé, là encore, une version PDF pour lire et télécharger sans aucune modération, gratuitement, car la recherche de la vérité n’a pas de prix ! Le bouclier du lanceur d’alerte, version PDF de 70 pages. Introduit dans mon style par ce billet de blog pour devenir, tous et toutes des LANCEURS D’ALERTE et mieux, des chercheurs de Vérité !

Lâcher-prise de la société du spectacle et préparer notre départ vers la communauté de bien universelle… (Kevin Annett)

Nous avons mis plusieurs jour à réfléchir sur ce texte car nous hésitions à le traduire. De fait, par son chemin de vérité très original et personnel, Kevin Annett est arrivé à la même conclusion que nous, bien qu’il l’exprime quelque peu différemment. Nous sommes en fait de plus en plus nombreux à embarquer dans le canoë en route pour la communauté d’intérêt primordiale, la société des sociétés. Annett est lumineux ici sur le pourquoi et le comment nous devons lâcher-prise du « vieux monde » mortifère ; comme nous il sait depuis longtemps que plus rien n’est réformable, nous devons tout reconstruire, la bonne nouvelle est qu’il n’y a pas besoin de chaos pour ce faire mais de la coopération et de l’amour universel qui fait partie de la nature humaine. C’est en nous, suffit de le retrouver, mais c’est impossible sans lâcher-prise de cette société du spectacle marchand qu’Annett appelle « Sodome et Gomorrhe »… C’est ce que nous dit Annett en fait avec une bonhommie et une lucidité rafraîchissantes. ~ Résistance 71 ~

Le secret de mon insuccès ou lâcher prise de Sodome et Gomorrhe

 Kevin Annett   | 25 mars 2017  |   Source : http://kevinannett.com/2017/03/25/the-secret-of-my-unsuccess-or-cutting-loose-from-sodom/

 ~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

“Vous devez divertir la foule, c’est pour cela que la fiction doit toujours avoir un sens, contrairement à la vérité.” – Eugene O’Neill –

“Si seulement vous aviez dit que 10% de ces enfants étaient morts [dans les pensionnats pour Indiens], peut-être que je vous aurais cru. Mais 50%, alors là oubliez !” – Le député Svend Robinson à l’auteur en mai 2003 –

Les masses ont toujours eu besoin d’un bon spectacle. Demandez à ce grand spécialiste des longues sagas David Icke, qui remplit régulièrement des stades entiers comme celui de Wembley avec plus de 30 000 groupies qui en ont pour leur pognon en écoutant ses histoires de gros lézards extra-terrestres mangeurs d’enfants. Lire l’intégralité de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2017/03/31/lacher-prise-de-la-societe-du-spectacle-et-preparer-notre-depart-vers-la-communaute-de-bien-universelle-kevin-annett/

Comme la Nation Mohawk ► STOPPER LE SERPENT NOIR…  hier, le Pr Alfred, ou S. Newcomb aujourd’hui, nous pouvons aider tous les Natifs, non à recouvrer leur souveraineté territoriale, mais à se tenir debout, libre, sur la même Terre que les empires coloniaux veulent s’approprier et détruire pour leur seul et unique profit et ad vitam æternam. Et en les y aidant, nous les non-indigènes, nous nous libèrerons en même temps des chaines du colonialisme. Cela touche à quelque chose qui existe en l’Homme au delà du temps et de l’espace car l’objectif commun à tous ceux qui tendent vers cet anarcho-indigénisme, et j’en suis, est de connecter les énergies, les électrons libres pour donner l’exemple d’associations toutes aussi libres par de là l’espace et le temps…

Si vous croyez que ce combat est illusoire, vain, voire daté, sachez, que les banques françaises, aujourd’hui préfèrent financer le DAPL et l’expansion des colonies israéliennes en territoires occupés plutôt que de vous financer vous, français qui vous disputez actuellement sur le sexe des anges, mais surtout sur la prochaine couleur du tube de vaseline que l’oligarchie va utiliser pour vous sou(mettre) bien profond !

Alors bleu pour Les Ripoublicains, rose pour Les Socialistes, rouge pour la France Insoumise, magenta pour celui qui marche seul, rouge très enfoncé pour l’extrême gauche, bleu marine pour le Front National, bleu-roi pour François Asselineau, vert caca d’oie pour Nicolas Dupont Aignan… Cyan pour Cheminade, après tout pourquoi pas ! Peu importe le flacon, pourvu qu’on est l’ivresse, hein ? Pour ma part, c’est NON…

Alors que nous avons une chance de nous choisir, NOUS !

Nous pouvons ; Ignorer le Système ► Créer les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchir et agir en une praxis commune ► Adapter l’ANCIEN au NEUF

Cette société des sociétés, tout comme la voyait Gustav Landauer, dans son « Appel au socialisme : pour la société des sociétés, qui avait une vision anarcho-indigénisme la plus proche de la Confédération Iroquoise, démontre que si tout est à reconstruire pour autant tout n’est pas à réinventer, qu’il y a des textes fondateurs sur lesquels s’appuyer, car ils ont un aspect « universel » qu’il nous faut juste retrouver.

Comme me le précise R71, à l’instant : Tous ces textes touchent au tronc commun de l’humanité, à la véritable nature organisationnelle humaine fondée non pas sur la division, la domination, la coercition et l’inégalité, mais sur l’égalité, la coopération, l’entraide et la communauté communaliste/communiste originelle. Retrouver cette nature est l’objectif tout en adaptant notre monde bien sûr plus moderne au tronc solide de ce vieux chêne ancestral de la vie.

Alors peu importe la couleur du tube de vaseline qu’utilisera le prochain gouvernement pour vous la mettre. A moi, il me mettra rien ; Ah NON !

Désolée, mais il y a bien longtemps que je nous ai choisis ; Nous !

On n’a pas besoin d’eux…

JBL1960

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