Vie et Œuvre de Gustav Landauer

Parce que le temps perdu ne reviendra plus ;

Et qu’il sera perdu, à jamais…

Après avoir réunifié dans un PDF l’Appel au socialisme : pour la société des sociétés de Gustav Landauer, 1911 et à partir de la réédition de 1919, à la demande de Résistance71 et parce que tout comme eux je pense que : l’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie coloniale, se tenant debout, main dans la main, avec les peuples indigènes de tous les continents pour mettre en place LA SOCIÉTÉ DES SOCIÉTÉS

J’ai réunifié dans un PDF les 2 parties de « Vie et Œuvre de Gustav Landauer » texte initialement publié par Gaël Cheptou dans le bulletin de critique bibliographique « À contretemps » n° 48 en mai 2014 ► Vie et œuvre de Gustav Landauer par Gaël Cheptou, en version PDF de 18 pages réalisée par JBL1960 ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/02/pdfvieetoeuvredeglandauerpargcheptouviar71.pdf

Source de l’articlehttp://acontretemps.org/spip.php?article557

Première Partie – sur Résistance71https://resistance71.wordpress.com/2017/02/16/vie-et-oeuvre-de-gustav-landauer-1ere-partie/

Deuxième Partie – sur Résistance71https://resistance71.wordpress.com/2017/02/19/vie-et-oeuvre-de-gustav-landauer-2eme-partie/

À Contretemps, avait publié le texte de Moriel « Sortie de Route » qui m’a tout autant interpellé que le Nakba de Zénon, et que j’ai relayé dans son entier, en donnant mon ressenti en préambule, comme en conclusion ici ► Changement de paradigme ; Sans dieux, ni maitres…

Tout temps n’est pas à perdre…

Se sachant condamnée depuis neuf mois par la maladie, Monica Gruszka, décédée le 28 décembre dernier, avait rédigé un texte destiné à être lu le jour de ses obsèques. Le 6 janvier 2017, au crématorium du Père-Lachaise, Freddy Gomez, son compagnon d’un quart de siècle, s’acquitta de la tâche devant une nombreuse assistance. Ce fut une digne et émouvante cérémonie des adieux où les témoignages de sa fille Sarah, de son gendre Damien et de Freddy furent ponctués de thèmes musicaux choisis par Monica, dont deux composés et interprétés par elle-même : Barricades du rêve, une chanson, et « Variations sur A las barricadas », une improvisation pianistique. Car elle était aussi, d’abord, musicienne – et de talent.
Pour lui rendre hommage, nous avons souhaité reproduire ce texte, complété d’un rappel du rôle, essentiel, qu’elle joua dans cette aventure éditoriale et d’une bibliographie des contributions qu’elle donna à la revue, sous identité propre ou sous pseudonyme.– À contretemps.
http://acontretemps.org/spip.php?article623

Parce que Landauer avait la vision la plus proche de ce qu’on appelle l' »Anarcho-Indigénisme » vous pouvez consulter ce billet qui présente de manière détaillée le PDF d’extraits du livre « Wasase, Voies indigènes d’action et de liberté » du Pr Taiaiake Alfred, Professeur de Sciences Politiques à l’Université de Victoria, Canada « Résistance au fléau de l’Humanité – Solutions anticoloniales pour une décolonisation de l’EmpireRésistance au fléau de l’Humanité

Et dans le billet d’hier en appui de Steven NewcombFrankenstein et les Indiens  vous pourrez constater que l’appel des Natifs à se dresser avec eux à Standing Rock parce que Mni Wiconi : l’eau c’est la vie ! Est réel, que ça se passe maintenant, ici en France, et que donc, d’où nous sommes, nous pouvons… Changer le Monde…

Pour poursuivre la lecture sur la pensée et la réflexion anarchistes, voici des articles connexes ;

Science, État et Société de Pierre Kropotkine

Petit précis très utile !  « Petit précis sur la société, l’état, la désobéissance civile et la commune volontaire autogérée ; solutions au marasme systémique actuel » et ce texte est toujours d’une grande actualité aujourd’hui parce que rien n’a vraiment été fait pour mettre en place de véritables solutions à la fange oligarchique impérialiste étatique qui continue à piller et génocider le monde en long, en large et en travers.

L’Abécédaire d’Emma Goldman

Le Prince de l’évolution…

jbl1960

 

Frankenstein et les Indiens

Naissance d’un Monstre ► La Nation Zombie

L’empire Zunien ► L’Empire Zunien ou la Nouvelle Théocratie

Steven Newcomb, l’auteur de cet article, fait référence à Peter d’Errico, dont le dernier article du 11/02/2017 est iciLa Loi suprême de la Terre…

C’est la suite logique à tous les appels des Natifs à les rejoindre pour faire tomber l’Empire.

Parce que l’eau c’est la vie ► Mni Wiconi. Vous pouvez lire ou télécharger le PDF de 19 pages, « l’introduction à la philosophie et la pensée amérindiennes » du livre  testament  « Si vous avez oublié les noms des nuages, vous avez perdu votre chemin » de l’activiste Lakota Russell Means que R71 avait traduit par extraits de l’anglais en 2014, que j’ai introduit par ce billet connexe ► TOUT PROTECTEUR DE L’EAU…

PDF de 19 pages « INTRODUCTION À LA PHILOSOPHIE ET LA PENSÉE AMÉRINDIENNES » réalisé par JBL1960.

►◄

Steven Newcomb a écrit un livre majeur « Païens en Terre Promise, décoder la Doctrine Chrétienne de la Découverte » partiellement traduit par R71 que j’ai également réunifié par ce PDF de 45 pages en lien direct ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/01/pdfsnewcombjanv2017.pdf  Et  expliqué par ce billet de blog, qui contient d’autres PDF parfaitement connexes ► TOUS DES PAÏENS EN TERRE PROMISE…

~~~~▼~~~~

Résistance au colonialisme : Frankenstein et les Indiens (Steven Newcomb)

Frankenstein et les peuples natifs ou l’expression d’une ironie

Le Frankenstein de Mary Shelley sanglota sur les actes ignobles commis par les chrétiens européens [sur les Indiens]

URL de l’article traduit de l’anglais par R71https://resistance71.wordpress.com/2017/02/18/resistance-au-colonialisme-frankenstein-et-les-indiens-steven-newcomb/

Steven Newcomb | 14 février 2017 | URL de l’article original : https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/frankenstein-native-peoples-expression-irony/

Si ce n’était pas à cause de mon bon ami Peter d’Errico, je ne saurais pas que Mary Shelley mentionne les Amérindiens dans son célèbre livre d’horreur “Frankenstein”. Peter est une des seules personnes que je connaisse qui a en fait lu le livre plutôt que de se référer aux films d’Hollywood sur cette histoire. Dans le “Frankenstein” de Shelly, une jeune Arabe du nom de “Safie” est instruite par son tuteur Félix. Un des livres qui est utilisé pour son éducation est “Ruines d’empire” du Comte Volney. Des leçons, le monstre de Shelley dit: “J’ai entendu parler de la découverte de l’Amérique et j’ai pleuré avec Safie sur le triste sort de ses habitants originels.

Quelle parfaite expression de l’ironie: le monstre de Shelley pleure sur les actes monstrueux commis par les chrétiens européens contre les peuples originels de ce continent, connu sous le nom de “Continent des Amériques”. Il y a une autre ironie en regard du Frankenstein de Mary Shelley, livre qui d’après certains érudits, est un des tous premiers livres de science-fiction: son histoire fut joué en premier lieu sous forme de pièce de théâtre en 1823, la même année que la décision de fiction légale par la Cour Suprême des États-Unis dans son verdict de l’affaire Johnson c. M’Intosh, décision qui a eu pour résultat tant de destruction pour nos nations originelles et qui est toujours vu et considéré aujourd’hui comme un précédent légal valide et actif.

La fiction de la CS dans sa décision Johnson c. M’intosh suit ce que John Steinbeck appelait “le schéma de la réalité contrôlé et façonné par la pensée de l’écrivain.La décision de Johnson c. M’Intosh est un schéma de réalité créé par l’esprit du juge John Marshall, utilisant des idées préexistantes et sous-jacentes à la sémantique de la domination que l’on trouve dans la langue anglaise. Une idée que Marshall créa dans son rendu de la décision qu’il écrivit pour la cour unanime, est que la liberté des nations originelles de ce continent a été “nécessairement diminuée” par le “peuple chrétien” supposément en “découvrant” des terres “habitées” par des non-chrétiens (“natifs qui étaient païens”).
Étant donné l’effort de la cour de Marshall pour utiliser l’expression d’idées dans la décision de l’affaire Johnson comme moyen d’essayer de mettre un terme à la liberté des nations originelles du continent, quelle ne fut pas l’ironie du sort de voir que la fameuse cloche de la liberté de Philadelphie se fissura lorsqu’elle résonna lors de la procession des funérailles du juge Marshall, comme l’a décrit Alfred Steinberg en 1835:

“Tandis que la dépouille du juge Marshall était portée dans les rues de Philadelphie vers les embarcadères pour qu’elle soit restituée à Richmond en Virginie, les autorités de la ville lui rendirent un grand honneur. Elles ordonnèrent que la Cloche de la Liberté qui avait sonné l’indépendance des États-Unis depuis le beffroi de l’Independance Hall le 4 juillet 1776, sonna en l’honneur du juge Marshall. Durant son carillonage, la cloche se fendit soudain et une grande fissure apparut sur son flanc.”

Quelle synchronicité ironique : la Cloche de la Liberté est morte durant un effort de la faire sonner en l’honneur du juge Marshall, que le peuple des États-Unis tient en haute estime, mais qui a tant fait pour tuer la liberté de nos nations originelles. Mary Shelley a utilisé son personnage de Frankenstein comme moyen de commenter de telles injustices. Témoin de l’instruction reçue par le jeune Safie, le monstre pose une question qui semble capturer à merveille la contradiction entre l’injustice de la décision de Johnson c. M’Intosh écrite par le juge Marshall et la haute estime que lui porte le peuple américain.

En parlant des leçons d’histoire dont il a été le témoin, Frankenstein déclare: “Ces superbes narrations m’ont rempli de sentiments étranges. L’Homme fut-il en fait à un moment donné si puissant, si vertueux et magnifique et pourtant à la fois si méchant et vil ?” Le monstre continue avec un commentaire qui semble capturer les vues contradictoires de Marshall, dépendant de la perspective de chacun: “Il apparaît à un moment donné comme un héritier du principe du mal et à un autre moment tout ce qui pourrait être considéré de noble et de divin.” Puis le monstre dit: “Pendant très longtemps je n’ai pas pu concevoir comment un homme pouvait aller de l’avant et tuer un de ses semblables ni même pourquoi il y avait des lois et des gouvernements, mais quand j’ai entendu les détails du vice et du massacre, j’ai cessé de me poser la question…

Ici Frankenstein semble suggérer que ces “détails historiques de vice et de massacre” fournissent une réponse à la question du “Pourquoi y a t’il des lois et des gouvernements ?” Ceci ne répond pas en tout cas à ce que les lois et les gouvernements soient utilisés comme moyens de perpétrer le vice et le massacre, comme nous le trouvons fréquemment dans l’histoire des lois et des gouvernements des États-Unis (gouvernement fédéral ET les gouvernements des états) qui sont utilisés contre les nations originelles de ce continent et résultant dans le type d’histoires tragiques sur lesquelles sanglota le monstre de Mary Shelley.

Frankenstein continue ses réflexions et dit : “Chaque conversation des villageois ont ouvert maintenant de nouvelles préoccupations pour moi.” Il continue :

Tandis que j’écoutais l’enseignement que Félix donnait à l’Arabe [Safie], l’étrange système de la société humaine me fut expliqué. J’ai appris au sujet de la division de la propriété, d’immense richesse et de pauvreté abjecte ; du rang, de la descendance, de l’ancestralité et du sang noble.

La propriété est le point de focus de la décision de l’affaire Johnson c. M’Intosh. Marshall l’indiqua lorsqu’il écrivit que “le droit de la société de prescrire ces règles par lesquelles la propriété peut être acquise et préservée n’est pas et ne peut pas être remis en cause.Le verdict de Johnson c. M’Intosh, qui fait partie intégrante du système légale foncier des États-Unis d’Amérique a eu pour résultat l’accumulation “d’une très grande richesse” pour les États-Unis et une “pauvreté abjecte” pour les nations originelles de ce continent.

Le Dr David Nichols dans son livre Lincoln and the Indians, fournit des détails à fendre le cœur sur ce que les peuples originels ont expérimenté comme résultat de leur appauvrissement sous la colonisation états-unienne de ce sous-continent nord-américain. Dans cet exemple au Kansas, le superintendant des affaires indiennes Coffin “a estimé le nombre de réfugiés indiens être entre 10 à 16 000.” Il a dit au haut-commissaire Dole : “Ils sont dans un état de destitution des plus déplorables, certains d’entre eux sont morts de faim et ont gelé [sic] à mort après la désastreuse bataille.” Nichols note “qu’ils manquent de provisions de toute sorte” et cite un médecin de l’armée américaine qui a décrit le degré de pauvreté extrême et la souffrance des Indiens, dans ce cas précis au Kansas:

Il est impossible pour moi de décrire l’état de délabrement de leur condition. Lere seule protection contre la neige sur laquelle ils s’allongent est l’herbe de la prairie et contre le vent des morceaux et lambeaux de tissus fixés et tendus entre deux poteaux. Certains d’entre eux avaient des vêtements mais beaucoup n’avaient que des vêtements en lambeaux qui ne masquaient pas leur nudité et j’ai même vu sept d’entre eux d’un âge variant entre 3 et 15 ans n’ayant absolument rien pour se couvrir.”

Nichols résume en déclarant : “Il y avait très peu de nourriture et la maladie fit des ravages.” Cette information citée nous ramène aux mots du monstre de Mary Shelley:

Les paroles des leçons m’incitèrent à l’introspection. J’ai appris que les possessions les plus estimées par vos semblables sont une belle et pure ascendance unifiée par des richesses. Un humain peut-être respecté avec seulement un seul de ces avantages, mais sans aucun des deux, il était considéré, à de rares exceptions près, comme un vagabond et un esclave, condamné à gaspiller son énergie pour le profit du petit nombre choisi !

La description fournie ci-dessus du Dr Nichols ne nous donne juste qu’un tout petit aperçu de l’incroyable degré de souffrance qui fut infligé aux peuples et nations originels par le verdict de l’affaire Johnson c. M’Intosh et son héritage, ainsi qu’avec la loi et la politique fédérales indiennes de manière générale. Le Frankenstein de Shelley pose une question qui fournit un cadre de référence pour le verdict de l’affaire Johnson c. M’Intosh et le code de la domination. C’est une question que ceux souffrant et mourant dans les vents glacés des prairies du Kansas auraient pu se poser: “Ai-je été un monstre, une vermine sur la terre, que tout le monde fuyait et déshérité de tous ?

Dressez-vous avec nous à Standing Rock !

Mni Wiconi : l’eau c’est la vie !

Source de l’image ► Gazettedebout.fr

~~~~▲~~~~

C’est parce qu’il est incontestable que quelque chose d’immense est né à Sioux Standing Rock et Steven Newcomb a été le premier a en parler le 29/08/2016 ICI et conscient de l’importance de ce qui jaillissait sous leurs yeux. Avec une résistance de près de 300 Nations Primordiales et 2000 vétérans de guerre US, à la construction de cet oléoduc, ce Serpent Noir comme le nomme les Natifs, que financent 4 grandes banques Françaises et bien que Trump affirme qu’il n’y a personne qui s’en plaigne, dans cette vidéo en intro de ce billet.

Mais il n’y a pire sourd qui ne veut entendre VOTE ou ENCORE ?

Nous pouvons, tous ensemble, nous dressez contre le DAPL, contre tous les DAPL, parce que oui, l’eau c’est la vie et partout sur la Terre nous pouvons être des protecteurs de l’eau ; Des protecteurs de la Vie…

JBL1960

RENAISSANCE D’UNE APOCALYPSE CÉRÉBRALE de Patrice Sanchez, Édition l’Harmattan, 2016 version PDF de 140 pages

A mon ami de blog ; Patrice Sanchez

Patrice SanchezMon odyssée sous le soleil de Zarathoustra !

A force de se croiser en commentant très souvent les mêmes billets sur Résistance71, un autre blog ami qui publie aujourd’hui la vie et l’œuvre de Gustav Landauer. Mais surtout constatant que nous étions presque d’accord sur tout, frémissant de concert dès les premiers mots du tout premier texte de Zénon. Comme avec Russell Means, Steven Newcomb, Mohawk Nation News, ou Entrefilets et aussi Georges Stanechy, Étienne Chouard également et Nietzche, Kropotkine, Bakounine, Proudhon, etc… Le Dr. Ashraf Ezzat et j’en passe et des meilleurs.

Nos divergences d’opinion jamais indépassables nous permettant d’affiner notre réflexion et par ailleurs nos échanges me permettant de comprendre votre force, votre rage de vivre et cette vivacité d’esprit présente, partout, au-delà des mots, en filigrane.

C’est grâce à ce texte que vous m’aviez transmis, rappelez-vous, tout juste terminé, et qui s’était imposé à vous malgré la fatigue, la douleur encore, et qui m’a touchée à un point tel que c’est alors que j’ai compris, et assumé, que si je ne suis rien, je fais cependant partie d’un tout, qui nous dépasse tous. Votre « Théorie du Tout » a déclenché un déclic supplémentaire, LE déclic pour conceptualiser, pour la première fois ici, qu’il nous fallait prendre la Tangente. Ce texte, comme ceux de Zénon, comme le Contre-rapport de la Commission Vérité & Réconciliation « MEURTRE PAR DÉCRET » Le crime du Génocide au Canada, ne me quitte plus, il est là, à portée de main, à portée de cœur… Imprimé à jamais sur papier et dans ma mémoire.

C’est pourquoi, je vous remercie, par ces quelques mots pour m’avoir transmis votre livre en version PDF : RENAISSANCE D’UNE APOCALYPSE CÉRÉBRALE de  Patrice Sanchez, Édition l’Harmattan, 2016 {140 pages}

Préfacé par Pierre Héber-Suffrin et dédicacé à votre nièce trop-tôt disparue « Camille Muffat » par un de ces coups du sort qui nous rappelle que puisque nous sommes là, autant œuvrer pour le bien commun en protégeant notre Terre-Mère comme nous y invitent tous les Natifs et Peuples premiers du Monde ► La Loi suprême de la Terre…

Car j’ai suivi avec vous dernièrement et pour m’y avoir associé, cette aventure qui vous a conduit jusqu’à la publication de ce livre qui raconte l’histoire de votre « Apocalypse » :  En effet le 14 février 1995, à l’âge de 29 ans, j’ai été victime d’une hémorragie cérébrale, suivie d’une opération et d’une période de coma qui me laissa totalement paralysé et aphasique ! Faisant de vous ce que vous êtes aujourd’hui, mon ami, un homme délicieux, fin et fort à la fois. Juste et touchant, drôle et émouvant.

Moi qui ne suis rien sinon un grain de sable ; Une invisible, je sais cependant, et bien que nous ne nous connaissions pas et sans doute ne nous verrons-nous jamais, que nous saurons nous reconnaitre. Ici ou ailleurs ; Guidés par nos étincelles intérieures.

Même lorsque nos paupières seront closes, nous filerons dans les étoiles que nous avons si souvent côtoyés grâce à nos lectures communes…

Vous le savez, pour ma part, j’aspire, modestement à un changement de paradigme, en lien avec les Natifs, sans dieux, ni maitres et surtout sans armes, ni haine, ni violence ► Ni dieu, ou demi-dieu ; Ni maître pour nous soumettre…

Mais pour autant j’ai le sentiment, que là où tout fini ;

C’est aussi, peut-être, là où tout commence…

Permettez-moi de vous rappeler ce tout premier billet de blog, très personnel, et dans lequel, balbutiante encore, j’exprime cependant ma vision de ce nouveau paradigme dont votre ténacité mêlée à la mienne et à toutes celles, de plus en plus nombreuses, de nos frères et sœurs de par le monde, finiront bien par vaincre l’inertie de départ, et faire coulisser le portail, car au-delà, c’est l’émancipation des peuples. À charge pour les générations futures de maintenir connectés les énergies, les électrons libres qui auront donnés l’exemple d’associations toutes aussi libres par-delà l’espace et le temps…

Le changement de paradigme : c’est maintenant ! JBL1960 13/12/2015

Ne relâchons pas nos efforts, courage ;

Votre livre nous prouve combien vous n’en manquez pas…

JBL1960

VOTE ou ENCORE ?

Bah c’est pareil !

VEAUTER c’est continuer le bouzin, veauter blanc ou nul, itou…

STOP ALORS ? Oui, mieux BOYCOTT TOTAL !

source de l’image proposée par Volti de Les Moutons Enragés

BOYCOTT DU VOTE ! MISE EN PLACE DE LA RÉSISTANCE POLITIQUE PAR LA CONFÉDÉRATION DES ASSOCIATIONS LIBRES  ► https://resistance71.wordpress.com/2017/02/15/la-presidence-trump-est-finie-trump-a-plie-devant-letat-profond-en-moins-dun-mois-pour-les-nouveaux-cons-que-la-fete-continue/

J’ai intégré en lien la dernière analyse de The Saker is dans le Donald Trump de mon billet d’hier ► La Loi suprême de la Terre…  Car Peter d’Errico nous y expliquait que : Aucune agence ou bureau gouvernementaux, incluant la présidence, n’a l’autorité d’agir contrairement à la “loi suprême de la terre”. Peu importe combien Donald Trump ou quiconque de son entourage, souhaitent qu’il soit un dictateur, leurs actions sont liées par la loi… à moins de faire un coup d’état, auquel cas, il y a aura des choses plus importantes à gérer que Standing Rock.

Pas trop d’accord avec cette analyse du Saker d’hier, car en substance et comme beaucoup on nous dit que l’on ne peut s’en sortir qu’en allant veauter.

The Saker à fait une MàJ qu’a traduit et publiée Résistance71 qui me précise ceci : Son analyse (The Saker) est pertinente, sa solution (veauter) passe à la trappe alors maintenant que reste t’il ?… Il est évident que seule la société des sociétés est la voie du véritable progressisme sur le chemin du « politiquement adulte ». « Allez veauter » est de l’enfantillage, un déni de réalité, un refuge puéril dans une illusion de sécurité « démocratique »… Bien évidemment l’abstention ne suffit pas, ce n’est pas le but de l’abstention politique, celle-ci a une fonction fédératrice, qui peut se résumer en : « si tous les abstentionnistes voulaient bien se donner la main »… et passer à l’action des associations libres de quartier, de travail, de loisirs, tout ceci menant à une forme de confédéralisme démocratique. Profitons de la fenêtre d’opportunité issue de la fin de l’ère étatique. C’est la seule solution viable à terme.

La présidence Trump est finie !… Trump a plié devant l’état profond en moins d’un mois… Pour les nouveaux cons : « Que la fête continue!… »

Parce qu’il N’Y A PAS DE SOLUTIONS AU SEIN DU SYSTÈME, N’Y EN A JAMAIS EU ET N’Y EN AURA JAMAIS…

France ! Le nouveau tournez manège du mensonge institutionnalisé arrive à grands pas. STOP à la mascarade politique du cirque de la société du spectacle…

BOYCOTT DU VOTE ! MISE EN PLACE DE LA RÉSISTANCE POLITIQUE PAR LA CONFÉDÉRATION DES ASSOCIATIONS LIBRES !

~ Résistance 71 ~

Mise à jour du Saker sur le coup de l’état profond américain contre Flynn et Trump

L’état profond a émasculé Trump et sa présidence, c’est fini les gars!

Le Saker | 14 février 2017 | Source de l’article en anglais traduit par Résistance71 : http://www.informationclearinghouse.info/46444.htm

Note des traducteurs : Nous n’avons traduit que la mise à jour du Saker qui est plus percutante et directe que son analyse précédente. Elle permet de garder les points essentiels de ce qui vient de se produire à Washington. Nous partageons l’analyse du Saker sur cette affaire (mise à part sa position sur le vote bien entendu… nos commentaires nécessaires sont intégrés à la traduction), qui est essentielle et visiblement mal comprise (volontairement ?…) par bien des analystes et “experts” en géopolitique.

La première analyse du Saker en français est ici : http://lesakerfrancophone.fr/les-neocons-et-l-etat-profond-ont-chatre-la-presidence-de-trump-cest-cuit-les-gars

Mise à jour de l’article en lien ci-dessus :

Ok, il me semble qu’un grand nombre de commentateurs comprennent mal ce qui se passe. Il est donc temps, plutôt que d’écrire une analyse, de cracher le morceau, je vais énumérer les points essentiels dans un style plus abrupt afin d’être plus clair dans mon point de vue. Allons-y donc:

  1. TOUT CECI N’EST PAS A CAUSE DE FLYNN. Laissez-moi encore répéter cela:
    CECI N’EST PAS A CAUSE DE FLYNN !!…
    SVP ne venez pas me dire que Flynn avait tort sur l’Iran, sur l’Islam, sur la Chine. Je suis d’accord, Mais…
    ==>>
    CECI N’EST PAS A CAUSE DE FLYNN !!<<==
  2. C’EST AU SUJET DU POUVOIR. Au sujet de qui est la patron ? Qui est le numéro 1 ? Qui est le top alpha mâle ? Le président ou “l’État Profond” ? Ce n’est qu’à ce propos, montrer clairement à tout le monde qui est en charge.
  3. FLYNN ÉTAIT UN SYMBOLE. Le symbole de toute cette notion de drainer le marécage de Washington, qui consiste essentiellement en les agences à 3 lettres et le Pentagone. Flynn fut le mec qui osa défier la police de la pensée et être amical avec les Russes. Flynn fut le mec qui voulut ramener la CIA et le grand État-Major des armées (Join Chief of Staff) sous le contrôle de la Maison Blanche. Et Flynn était le mec qui avait les contacts avec le SOCOM (NdT : Special Operations Command ou haut commandement des opérations secrètes) et l’État-Major des armées. Flynn devait être éliminé.
  4. FLYNN ÉTAIT AUSSI UNE PIERRE ANGULAIRE. Pour le meilleur ou pour le pire, il est absolument évident que Flynn était le cerveau derrière toute la politique étrangère de Trump. Sur quelques affaires Flynn était super (la Russie), sur d’autres juste OK (le terrorisme takfiri), sur d’autres il était ridicule (la Chine) voire même franchement mauvais (l’Iran). Mais ce n’est pas ce qui est important ici. Écoutez Kucinich qui nous dit clairement que tout cela n’est pas au sujet de Flynn ou de Trump, mais au sujet d’un coup d’état (silencieux) contre la présidence des États-Unis, mené par son “État Profond”. Maintenant que Flynn a été sorti, il ne reste plus rien de la “politique étrangère de Trump”.
  5. FLYNN EST AUSSI UN DOMINO. Ok, ceci est crucial à comprendre, faites maintenant bien attention à ce qui suit… Poutine a souvent été critiqué pour protéger ses amis et ce même quand ses amis sont coupables de malversations. Maintenant laissez-moi vous poser une question très simple: pour qui vous mouilleriez-vous, pour Trump ou Poutine ?… Exactement… Si Trump était un mec loyal, il aurait très bien pu appeler Pence et Flynn dans le bureau ovale, demander à Flynn de s’excuser et dire à Pence de fermer sa gueule. Mais il n’en a rien fait. En acceptant la “démission” de Flynn, Trump a démontré qu’il ne protège et ne protègera pas ceux qui travaillent pour lui. Il y aura donc certainement un effet domino, car tous ceux qui ont de l’importance savent maintenant ceci : Trump est un faible, les nouveaux cons le tiennent par les couilles et Trump va les larguer en rase campagne lorsque le niveau de merde atteindra le ventilateur.
  6. LA CHUTE DE FLYNN EST AUSSI UN MESSAGE. Un message à tous ceux qui détestent Trump et tout ce qu’il représente. Ce message est très simple : Nous sommes revenus en contrôle et la fête continue !... Maintenant que Trump a été brisé et humilié, maintenant qu’il a perdu son haut QI et son allié puissant à la Maison Blanche, les nouveaux cons et l’état profond ont senti le sang et les cercles se rapetissent, il vont doubler l’attaque qui va augmenter en intensité. La prochaine victime sacrificielle des plus symboliques pourrait bien être le très détesté Steve Bannon. Le but est très simple : la chasse est ouverte pour les “penseurs criminels” du contre-état profond.
  7. EN FAIT. TOUT EN VIENT A LA PERSONNALITÉ DE TRUMP. C’était la grande inconnue non ?… Personne ne savait vraiment quel type de président Trump ferait. Tout le monde, incluant votre dévoué serviteur, se complaisait à spéculer sur son ego, son manque d’expérience politique, sur le fait qu’il ne devait rien à personne, qu’il était celui qui faisait les deals, un pragmatiste de sens commun. Bon, on ne sait toujours pas quel type de président il sera, mais j’ai bien peur que l’on sache déjà quel type de président il NE SERA PAS : il ne VA PAS drainer le marécage de Washington, il ne VA PAS changer la subordination des intérêts nationaux des États-Unis à l’empire anglo-sioniste, il NE VA PAS forger un partenariat historique avec la Russie et enfin, IL NE VA PAS renvoyer les nouveaux cons(ervateurs) au placard d’où ils ont rampé il y a quelques 24 années. On ne peut que supputer si Trump manque d’intelligence ou de couilles, mais il est maintenant évident à tous qu’il a bien plus en commun avec le président Yanoukovitch (NdT : l’ancien président ukrainien déposé par le coup d’état néo-nazi piloté par la Maison blanche sous Obama…) qu’avec Poutine.

Comme je l’ai dit précédemment, c’est fini. Pas à cause des vues de Flynn sur l’Iran ou l’Islam ; mais parce que Trump a plié, il a été brisé et maintenant tout ce qu’il reste devant nous sont 4 longues années d’agonie pure. Ceci en assumant que les nouveaux cons ne le fassent pas destituer juste pour se vautrer un peu plus dans leur arrogance et leur sens de la suprématie.

Franchement, mon cœur va à tous ceux et celles qui ont sincèrement cru que Trump serait l’homme de la libération des États-Unis de l’emprise des nouveaux cons et de la restauration du pouvoir de ce “panier de déplorables” sur la multitude de minorités des intérêts particuliers. Quelques personnes vont sûrement maintenant se pavaner dans des remarques du style “je vous l’avais bien dit”, mais ils auront tort. Espérer le meilleur fut la meilleure des choses à faire. Ceux qui ont voté pour Trump ont fait la seule chose en leur pouvoir pour empêcher Hillary d’occuper la Maison Blanche (NdT; et au bout du compte, guerre il y aura quand même, peut-être en d’autres termes, mais on est parti pour d’une manière ou d’une autre et çà oui Mr Saker, on l’avait dit, beaucoup avaient prévenu. Une chose est on ne peut plus claire: notre slogan en préambule de l’article…). Ce fut la bonne décision, ils ont fait ce qu’il fallait faire, moralement et pragmatiquement (NdT : bref, le “vote utile” imbécile qui ne sert à rien… la preuve !… C’est çà ta solution Saker ?… Continuer de voter pour les futurs Bozos ad vitam aeternam ?… Pour continuer à en prendre plein la gueule ?… Jusqu’à quand ?… Quand assez est-il assez ?…)

Mais maintenant nous devons rassembler notre courage et accepter la réalité de ce qui s’est produit. Minimiser les implications de ce coup de l’état profond n’a absolument aucun sens, ni moralement, ni pragmatiquement. Et la réalité est la suivante :

Il aura fallu moins d’un mois aux nouveaux cons et à l’état profond pour renverser les résultats de l’élection présidentielle.”

Trump maintenant déclare qu’il “attend que la Russie rende la Crimée.”

C’est fini les gars. Nous vous souhaitons la bienvenue de retour dans la guerre entre la Russie et l’empire.

The Saker

PS : Une chose encore. Trump lui-même a toujours été, bien entendu, le candidat d’une partie de “l’État Profond Américain”. Trump n’est pas tombé de nulle part, ni Flynn du reste. Ce qui se passe est qu’une faction de l’état profond se bat contre une autre. Les élites américaines sont divisées depuis un bon moment. (NdT : ce que nous disons sur R71 depuis des années…) Mais comme Trump a maintenant l’autorité légale, ceux qui essaient de le faire tomber sous le coup d’une révolution colorée, je parle donc ici de l’état profond contre la présidence.

~~~~▲~~~~

Rien ne vous oblige, une fois admis que vous vous êtes Trumpés en veautant pour Donald au Nez Rouge et à la Perruque orange, d’attendre pour voir

Parce que c’est tout vu, non ? En France comprenez qu’il va se passer la même chose, et ceux qui appellent à veauter MLP sont les mêmes qui ont cru que Trump allait faire ce qu’il avait juste promis de faire ; C’est à dire continuer le bouzin pour les Zuniens de papier ; ICI. Avec son America First…

Si on essayait autre chose ? NOUS par exemple…

JBL1960

A ce commentaire de Bouboubalboa : j’irai quand même voter JL au premier tour, ne serait-ce que pour ‘buter’ politiquement le parti scélérat. JL contre marine en mai 2017 ce serait incroyable, c’est possible, malgré les sondages d’opinions trafiqués et manipulés.
pour la société des sociétés, cela passe par des citoyens conscientisés politiquement à un certain niveau, et à un niveau certain. cela n’arrivera pas..

Résistance71 répond ceci, et avec leur permission je publie l’essentiel ► Mais tu ne vas rien « buter » du tout. Le pb est le suivant : le simple fait de lâcher ton papelard dans la boîte à suggestions pour esclaves, tu valides du même coup un système inique qui n’a JAMAIS servi le peuple… JAMAIS ! Tu sembles être ouvert et conscient, le moment est venu pour toi et nous tous de dire NON ! et dire NON ! passe invariablement par le boycott total du merdier politico-étatique ! […] C’est parce que tu crois encore que ce sont des « droits » (te , nous, donnant des « devoirs »…) que tu perds encore ton temps à aller veauter. […] JLM est un de ces jacobins bien plus proche de Robespierre que de Roux et Varlet et des sections communales.  [NdJBL ► Lire l’analyse de Pierre Kropotkine sur la Révolution de 1789/93 – L’écrasement des sections communales dans ce billet ► Des clics pour LE déclic… ] Le chemin émancipateur est hors du sentier, dans les ronces et comme disait le poète : « Marcheur ! Il n’y a pas de chemin, tu le fais en marchant.. » Fraternellement.

C’est aussi cela prendre la Tangente… Ou encore ceci ► Tangente, sortir du piège de la toile d’araignée mondiale, Zénon ►  Jo de jbl1960

La Loi suprême de la Terre…

Et la preuve des vols des Terres Natives :

Ainsi la loi suprême de la terre aux États-Unis est la loi du “droit de domination par la découverte chrétienne”.

Après Steven Newcomb et sa démonstration imparable que l’empire américain est une véritable théocratie ► L’Empire Zunien ou la Nouvelle Théocratie

L’exposé par le Pr. Taiaiake Alfred qu’il y a des solutions anti-coloniales pour une décolonisation de l’empire ► Résistance au fléau de l’Humanité

Et ce matin, l’affirmation par la Nation Nipmuc : Nous ne sommes pas une nation d’immigrants ► La discussion au sujet de l’immigration est de fait très opportune pour réfléchir de nouveau sur les nations premières et cette terre du continent ► Les Nations Primordiales d’Amérique ne sont pas des immigrants !  Incluant la vidéo de Trump affirmant qu’il n’y a aucune contestation, de personne, à l’achèvement des travaux de l’oléoduc à Sioux Standing Rock et même que personne ne l’a appelé au téléphone à ce sujet ! Oui, Donald porte un Nez Rouge, et une perruque orange, pour autant il n’est pas très drôle.

Peter d’Errico, également juriste, enfonce le clou, et va encore plus loin que dans son dernier article, intégré ici. Et grâce à Résistance71 qui traduit de l’anglais.

~~~~▼~~~~

Empire, Standing Rock, DAPL et la preuve par neuf du vol des terres natives (Peter d’Errico)

Excellentes analyse et démonstration ici de Peter d’Errico qui montre sur quel point d’usurpation et de criminalité se fonde la “loi de la terre” de l’empire. L’écrasement par la domination enracinée dans la falsification et le pseudo-droit de souveraineté “par la découverte chrétienne” de terres païennes. D’Errico taille en pièce cette ignominie de manière magistrale dans cet article que nous avons traduit ci-dessous !…

En fait les États-Unis disent ceci pour résumer succinctement : la loi suprême de la terre est la loi des traités qui ne peut pas être surclasser ni par les agences gouvernementales, ni par les fonctionnaires, président inclus et les traités font loi.
Mais… par le simple fait de la “découverte” des terres païennes par les chrétiens d’Europe, les États-Unis assument, par héritage, un “droit de domination et de souveraineté totale” inhérent sur toute terre et peuple païens y vivant. Ainsi la loi suprême de la terre aux États-Unis est la loi du “droit de domination par la découverte chrétienne”. Ceci a été gravé dans le marbre légal affabulateur et oppresseur zunien depuis 1823 et la décision de l’affaire Johnson contre McIntosh. Tout cela dans cette nation essentielle, ce phare de la liberté et de la démocratie éclairant le monde de sa docte et sage lumière que tous lui envient.
Turlututu, chapeau pointu! nous souffle Kiri le clown dans l’oreillette !…

Effarant non ?…

~ Résistance 71 ~

URL de l’article R71 ► https://resistance71.wordpress.com/2017/02/14/empire-standing-rock-dapl-et-la-preuve-par-neuf-du-vol-des-terres-natives-peter-derrico/

 L’affirmation de domination des États Unis sur Standing Rock viole le traité de Fort Laramie de 1851

Le traité fait loi et la terre doit être honorée

 Peter d’Errico |  7 février 2017 |  URL de l’article original : https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/u-s-claim-domination-standing-rock-violates-treaty-of-1851/

Une déclaration succincte sur les problèmes auxquels doit faire face la nation Sioux à Standing Rock, écrite par Jeffrey Ostler et Nick Estes le 16 janvier 2017, a démontré qu’ »il n’y a aucune question sur l’affirmation par Standing Rock qu’un oléoduc est construit à travers des terres reconnues comme étant des terres Sioux en territoire Sioux sous le traité de Fort Laramie de 1851. » Ce point particulier au sujet de l’application du traité doit être clarifié haut et fort et de manière continue et répétée. Le traité de 1851 a défini des démarcations qui doivent être prises en compte pour la mesure et l’évaluation de toute route à emprunter de cet oléoduc. La carte fournit sur leur article est claire et montre le projet du DAPL traversant les terres protégées par traité.

Un second point de cet article doit aussi être mis en valeur chaque fois que possible : les traités sont, sous la constitution des États-Unis, “la loi suprême de la terre”. Chaque tribunal, chaque agence fédérale, chaque fonctionnaire aux États-Unis doit s’en remettre à la constitution fédérale. Ceci veut dire que tous doivent se référer au traité de Fort Laramie de 1851.

Aucune agence ou bureau gouvernementaux, incluant la présidence, n’a l’autorité d’agir contrairement à la “loi suprême de la terre”. Peu importe combien Donald Trump ou quiconque de son entourage, souhaitent qu’il soit un dictateur, leurs actions sont liées par la loi… à moins de faire un coup d’état, auquel cas, il y a aura des choses plus importantes à gérer que Standing Rock.

Ironiquement, d’après l’histoire des États-Unis, des violations des droits des peuples natifs, si le président veut utiliser le DAPL comme un véhicule pour fomenter un coup contre la constitution, alors Standing Rock sera en première ligne pour sauver la démocratie à l’américaine, en tant que sous-produit de la défense de l’eau !

Les soi-disant “problèmes indiens” ont historiquement monté les peuples autochtones contre les forces du développement capitaliste colonial. Ce schéma se répète une fois de plus avec le DAPL ; mais cette fois-ci, le conflit s’est étendu en dehors du pays indien, parce que de plus en plus de non-Indiens sont éveillés aux problèmes sous-jacents, notamment celui de l’eau pour la vie.

Je veux ajouter quelques réflexions aux point établis par Ostler et Estes au-delà du traité de 1851, afin de clarifier les affaires au sujet de l’autorité du gouvernement américain sur les peuples originels.

Résistance 71 : Ici, il faut considérer que d’Errico, qui est un juriste et a travaillé durant des années avec les natifs sur des affaires juridiques les concernant, notamment avec la nation Diné (Navajo), offre des conseils sur le comment pousser pour faire appliquer la loi existante. C’est du conseil juridique gratos en quelque sorte…

Leur analyse par trop pertinente se retrouve un peu en difficulté lorsqu’ils discutent des Collines Noires (Black Hills, terres sacrées Lakota). En premier lieu, lorsqu’ils s’en réfèrent à la décision de la Cour Suprême (CS) des États-Unis de 1980 sur les Black Hills, celle où la cour déclara “un plus grand cas de grand déshonneur ne peut être trouvé en toute probabilité dans notre histoire”, ils disent “Sous la loi fédérale, le gouvernement fédéral n’a pas l’autorité de retourner les terres illégalement saisies, ainsi la cour remédia à la saisie du territoire des Collines Noires et des terres de l’article 16 en accordant une compensation financière.

Secundo, lorsqu’ils font remarquer que la nation Sioux “a refusé de manière consistante toute compensation financière pour les terres volées et a au lieu de cela argumenté pour un retour de la majorité des terres des Collines Noires”, ils font référence à ces terres comme étant “sous propriété fédérale.”

Nous devons bien comprendre qu’à la fois l’affirmation que la loi américaine interdit le retour de terres et l’affirmation que les Collines Noires sont “sous propriété fédérale des États-Unis” sont des manifestations de l’affirmation générale des États-Unis d’un droit de domination sur les peuples natifs. Ceci remonte à la décision de la CS en 1823 dans l’affaire Johnson contre M’Intosh, décision basée sur le “droit de la découverte chrétienne”: “Right of Christian Discovery.”

Le “droit” de la découverte chrétienne, comme l’a reconnu la CS elle-même, remonte à des décrets pontificaux (bulles) du XVème siècle qui disent que les colonisateurs chrétiens pouvaient clamer des terres qu’ils avaient “découvertes” et prendre contrôle des peuples natifs païens qui y vivaient.

Standing Rock ne devrait jamais acquiescer au fait que les Collines Noires sont “sous propriété fédérale”, ni ne devrait accepter l’assertion des États-Unis qu’ils ne peuvent pas rendre les terres qu’ils ont envahies et saisies. Le temps est venu de se dresser contre cette violation vieille de plusieurs siècles concernant les terres des nations autochtones et ce par quelque gouvernement que ce soit se réclamant du “droit de la découverte”.

Je ne parle pas d’un évènement du passé. L’affaire Johnson n’a jamais été déboutée. Une recherche sur Westlaw (au 25 janvier 2016) a montré 330 affaires judiciaires citant Johnson c. M’Intosh, jusqu’au 1er juillet 2015 inclus.

De plus, bien des affaires se reposent sur le “droit de la découverte” sans citer Johnson. Par exemple City of Sherrill, N.Y. v. Oneida Indian Nation of New York (2005) a dit: “le titre de propriété de la terre occupée par les Indiens lorsque les colons arrivèrent changea de mains par la découverte faite par les nations européennes et plus tard les états originaux des États-Unis et l’état fédéral.” Le tribunal cita des décisions intermédiaires plutôt que Johnson c. M’Intosh.

Ostler et Estes établissent que « Le congrès des États-Unis a autorisé le barrage de Oahe sous la loi du contrôle des inondations de 1944… (mettant en marche) ce que l’universitaire Lakota Standing Rock Vine Deloria Jr a caractérisé par ‘la loi la plus destructrice jamais perpétré sur aucune nation aux États-Unis.’  »

Le tribunal de district déclara : “La loi sur le contrôle des inondations de 1944 NE PEUT PAS être la législation nécessaire qui autorise la prise de terres natives indiennes à moins qu’il ne puisse être soutenu qu’une loi générale approuvant une série de projets particuliers puisse s’appliquer à des terres indiennes liées par traité (en l’occurrence le traité de Fort Laramie de 1851). Nous croyons qu’une telle position est intenable. La législation d’ordre général n’est pas suffisante pour y inclure des terres tribales indiennes reconnues par traité.

Néanmoins le juge continua de citer des affaires de “droit de la découverte” et ajouta: “Le congrès des États-Unis peut abroger le traité afin d’exercer son droit de souveraineté… il doit ainsi y avoir une claire action congressionnelle qui indique une intention d’abrogation…

Le juge a ensuite conclus : “Afin d’insister sur la problématique dans cette décision, nous désirons réaffirmer que l’autorité du Congrès des États-Unis d’exercer le droit de domaine éminent sur les terres tribales indiennes n’est pas mis en question. Nous accordons la demande de la tribu à cause d’un manque d’exercice de cette autorité. Cette affaire peut-être rapidement réglée en l’apportant à l’attention du Congrès.

Le Congrès des États-Unis fut très rapide d’affirmer son “droit souverain” fondé sur la “découverte chrétienne” : le 2 septembre 1958, il passa la loi publique 85-915, “afin de fournir l’acquisition de terres pour les États-Unis, terres requises pour le réservoir créé par la construction du barrage de Oahe sur la rivière Missouri et pour la réhabilitation des Indiens de la réserve sioux de Standing Rock dans le Dakota du Nord et du Sud.”

La supposée “autorité du Congrès” de violer le traité de 1851 prend sa racine dans l’assertion des États-Unis de son “droit de découverte”,une affirmation faite par le gouvernement fédéral que celui-ci possède les terres natives et peut contrôler les peuples autochtones comme bon lui semble.

Nous voyons ici qu’une fois de plus, Standing Rock doit faire face à l’assertion unilatérale des États-Unis de leur affirmation d’un “droit souverain” de dominer les Indiens.

En 1958, Les avocats de Standing Rock ne firent pas appel de cette affirmation des États-Unis. Comme l’avait dit le juge : “l’autorité du Congrès n’est pas remise en question…

 Standing Rock ne devrait pas de nouveau faire cette erreur !!…

~~~~▲~~~~

Cette démonstration est surtout pour ceux qui affirment que ce combat est lointain, vain, et inutile. Alors qu’il se passe ici et maintenant et qu’il engage l’avenir de l’humanité. Et je pense, tout comme R71, et tous les non-indigènes car nous sommes de plus en plus nombreux à lutter aux côtés des Natifs, d’Errico le souligne plus haut, que nous devons enclencher un nouveau paradigme absolument débarrassé de ce « Droit de la Découverte » qui a été donné à Christophe Colomb et par lequel l’Amérique moderne s’est construite, puis légitimée comme vient de l’expliquer à nouveau Peter d’Errico. Et qu’elle ne veut plus lâcher car c’est ce qui lui confère cette prétendue supériorité sur le reste du monde…

Là est le point de rupture ; Nous avons là, le moyen de rompre avec le cycle mortifère de l’idéologie coloniale. Nous pouvons agir, en retirant notre consentement à la poursuite du Système colonial. Il suffit juste de dire NON et tous ensemble.

JBL1960

Articles connexes :

Païens en Terre Promise, décoder la Doctrine Chrétienne de la Découverte ; Incluant le PDF de larges traductions du livre de Steven Newcomb par Résistance71 ► Tous des Païens en Terre Promise…

Les Nations Primordiales d’Amérique ne sont pas des immigrants !

Donald poursuit la Trumperie !

Notamment sur l’achèvement des travaux du DAPL dont personne ne se plaindrait ;

Merci à Akasha qui relaie ces infos via la rubrique Vos Infos, news, liens sur le site Les Moutons Enragéshttps://www.facebook.com/leclercric/videos/vb.132842486751654/1236960736339818/?type=2&theater  Dans la vidéo incluse  Trump affirme qu’il n’y a aucune contestation au DAPL et qu’aucune personne ne l’a jamais appelé, la vidéo est sous-titré en français, donc je n’invente et n’exagère rien ► TRUMP NE VOIT AUCUNE OPPOSITION À LA CONSTRUCTION DE L’OLÉODUC DAKOTA ACCESS PIPELINE. Dites au Président Trump qu’il ne peut plus nous ignorer : https://secure.earthjustice.org/site/Advocacy…

Dans le Dakota du Nord, la bataille reprend contre l’oléoduc voulu par Trump

11 février 2017 / Yona Helaoua (Reporterre)

La construction du Dakota Access Pipeline, qui menace l’approvisionnement en eau des tribus sioux avoisinant son tracé, a repris cette semaine. Les Amérindiens reprennent le combat devant les tribunaux et sur le terrain.

Lire l’intégralité de l’article, absolument ► https://reporterre.net/Dans-le-Dakota-du-nord-la-bataille-reprend-contre-l-oleoduc-voulu-par-Trump

En complément d’info ► http://chicagomonitor.com/2016/09/standing-rock-sioux-continue-dakota-access-pipeline-protest/

Pour compléter le sujet, mon dernier billet en appui de Steven NewcombL’Empire Zunien ou la Nouvelle Théocratie

Non Donald, les Amérindiens ne sont pas des immigrants et là encore tu te Trumpes ou veux Trumper tout le monde

Résistance au colonialisme : Population amérindienne… décidément pas une population « immigrante »…

URL de l’article sur R71 qui traduit de l’anglaishttps://resistance71.wordpress.com/2017/02/13/resistance-au-colonialisme-population-amerindienne-decidement-pas-une-population-immigrante/

« Pour la plus grande partie du XXème siècle, les archéologues croyaient que les Indiens sont arrivés sur le continent des Amériques à travers une ‘connexion terrestre’ établie dans le détroit de Béring, il y a environ 13 000 ans, à la fin du dernier âge glaciaire… En 1997, cette théorie s’est effondrée. certains de ses plus ardents partisans, comme Haynes, concédèrent publiquement que de nouvelles trouvailles archéologiques dans le sud du Chili ont montré des preuves irréfutables d’habitations humaines bien plus anciennes que 12 000 ans. Parce que ces gens vivaient à quelques 10 000km au sud du détroit de Béring, une trop grande distance pour être parcourue à cette époque, ces gens arrivèrent avant que le couloir du détroit ne soit libéré des glaces. Quoi qu’il en soit, de nouvelles recherches ont également jeté un grand doute sur l’existence même de ce couloir de Béring. Ainsi certains archéologues suggèrent que les premiers habitants des Amériques sont arrivés il y a plus de 20 000 ans… » ~ Charles C. Mann, « 1491 », 2005, p.17-18 ~

Nous ne sommes pas une nation d’immigrants

La discussion au sujet de l’immigration est de fait très opportune pour réfléchir de nouveau sur les nations premières et cette terre du continent

Spotted Crow Mann (Nation Nipmuc, Massachussetts)

11 février 2017 | URL de l’article original : https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/not-nation-immigrants/

Comme nous avons cette conversation au sujet des immigrants (NdT : à Yankland…) : qui est d’ici et qui ne l’est pas, ceci serait une excellente opportunité pour l’Amérique de réfléchir sur le peuple premier de cette terre.

Mais le silence à ce sujet est assourdissant. Alors qu’une multitude de protestations secouent le pays afin de laisser entrer des gens immigrants, les griefs et les requêtes du peuple indigène de l’Amérique semblent ne jamais sortir au grand jour. Si seulement la même vitalité pouvait-être soutenue en faveur des peuples premiers des USA et de Canada, la souffrance humaine disproportionnée au sein de ces communautés pourrait enfin entrevoir des solutions.

L’exégèse de ce narratif apathique remonte à l’église, puis aux médias, politiciens et au malaise général de la société (coloniale) concernant l’agencement indigène.
De manière ironique, si le chef Massasoit des Pokanoket avait été un peu moins altruiste envers les quelques 102 “pèlerins” à moitié affamés en 1620, nous n’aurions sans doute pas aujourd’hui cette conversation.

Nous ne l’aurions pas non plus si les Nipmucs (NdT : la nation originaire de l’auteur de ces lignes) n’avaient pas marché plus de 110km jusqu’à Boston avec des sacs de maïs sur leurs dos pour nourrir les Anglais affamés.

Les peuples originels avaient de manière générale une “politique de porte ouverte” envers tous nouveaux immigrants. Si vous désiriez prendre part dans la relation de réciprocité avec la terre, vous étiez les bienvenus.

Mais les Anglais n’en avaient jamais assez. En tout, ils voulaient toujours plus et ce plus mena à la guerre.

Ces nouveaux immigrants avaient très peu, voire aucun respect pour la terre ou l’agencement indigène.

Ainsi la lutte pour le sous-continent érupta à travers la Nouvelle-Angleterre en 1675, la guerre est connue sous le nom de “Guerre du roi Philippe

Il y eu énormément de pertes en vie humaines de part et d’autre et la communauté Nipmuc fut dévastée.

Des cessez-le-feu et des traités furent éventuellement “pondus”, mais pas avant que certains leaders de la nation ne fussent pendus, des familles réduites en esclavage et les Indiens christianisés internés sur Deer Island où des centaines d’entre eux moururent de faim et de froid.

Ainsi, des gens du peuple indigène comme mon arrière grand-père à la 5ème génération, combattirent aux côtés des jeunes colonisateurs pendant la guerre révolutionnaire dans la croyance que quelque chose de bon puisse sortir de cette calamité.

Ces juvéniles “Américains” martelèrent leur marteau hégémonique sur le dos de l’Île de la Grande Tortue et ainsi naquirent les États-Unis d’Amérique.

Lorsque l’Amérique fut au bord de l’effondrement 85 ans plus tard, des Américains natifs des peuples autochtones comme mon arrière grand-père de la 3ème génération, Samuel Vickers, ses frères et ses cousins combattirent, et certains moururent, dans la guerre de sécession. Leurs dures et complexes histoires sont relatées dans un livre de David Nuamec.

Quelques colons de la première heure trouvèrent que la vie était insoutenable dans cette nouvelle région. Ils se tournèrent vers des remèdes indigènes pour survivre. Des gens comme mon second arrière grand-oncle, Samuel Hazard, étaient connus comme des guérisseurs traditionnels, des “Docteurs Indiens”. On lui demanda de soigner une jeunes blanche qui vivait près de Hatchet Pond sur la réserve Nipmuc. Il est écrit qu’il utilisa des plantes et des cœurs de crotales pour lui sauver la vie.

De telles histoires sont imbriquées dans chaque communauté tribale de la terre. Dire de nous que nous sommes des nations d’immigrants ne fait que nier notre existence, nos contributions et nos requêtes et griefs non résolus.

Pourquoi cela demeure t’il la supputation favorite est au-delà de toute compréhension ?

Les nations natives originelles des USA et du Canada (NdT : et du Mexique et de toute l’Amérique du Sud) ont donné et sacrifié bien plus qu’il ne pourra jamais être mentionné, avant et après l’établissement de ces dits pays. Le peuple natif de ce continent mérite d’être le point de focale de cette conversation.

Mais au lieu de cela, nos paroles sont ignorées, nos enfants enlevés de leurs maisons, “pour être physiquement, mentalement et moralement entraînés et ajustés pour des positions d’auto-suffisance honorable, d’utilité et de respectabilité.” C’est ce qui est arrivé à ma grande-tante : Anna Vickers, qui fut enlevée de son foyer à l’âge de 11 ans, ainsi que d’autres membres de la famille et fut envoyée à la Connecticut Industrial School for Girls en 1901.

Nous ne sommes en aucun cas de vulgaires badauds dans ce narratif historique de l’Amérique. Nous avons survécu à un traumatisme inter-générationnel, à une violence latérale et aux vicissitudes d’élever nos familles dans une soi-disant “nation d’immigrants”, où sa définition même, est l’affront final à nos vies, aux sacrifices endurés et à l’Être, l’existence même de ce continent.

C’est le summum de la dissonance cognitive et de l’amnésie historique (NdT : artificiellement induite…), bercé d’une sorte de schizophrénie patriotique. Il engendre les caricatures natives, les mascottes ainsi que l’échappatoire colonialiste, jusqu’à aujourd’hui.

Nous devrions dire : Oui, nous sommes une nation d’immigrants, descendants du cheptel d’esclaves des peuples premiers de cette terre. Ceci forcerait tous les Américains à se familiariser avec la véritable histoire de leur pays et de cette terre, histoire qui a forgé les opportunités dont ils jouissent à présent.

◄|►

Pour compléter utilement le préambule de Charles Mann rappeler par R71, sur la Théorie du Détroit de Béring, qui s’effondre sur elle-même : « Impliquer que les Indiens reçurent de la terre est un renversement total des faits historiques. Jamais les États-Unis et leur gouvernement fédéral ne donnèrent un quelconque morceau de terrain à une quelconque nation indienne. Ce sont plutôt les Indiens qui donnèrent de la terre aux États-Unis en considération du fait de recevoir un titre indien sur le reste des terres et que celui-ci soit confirmé. […]  La culture telle qu’elle est comprise par le peuple indien est essentiellement un style de vie, c’est une expression de soi, mais pas consciemment, c’est plutôt l’expression de l’essence d’un peuple. Tout ce que l’homme blanc a réussi à créer sur ce continent (des Amériques) est un conglomérat violent d’individus et non pas un peuple. » ~ Vine Deloria Jr, 1969 ~ Ce billet de blog du 12/11/2016 documenté et argumenté en faux ► La théorie du Détroit de Béring ou la théorie de la connerie

Pour info, on apprend aujourd’hui que le Général Flynn est déjà démissionnaire ► http://www.20minutes.fr/monde/2013703-20170214-etats-unis-principal-conseiller-trump-securite-sellette  Le dossier russe revient claquer sur le bureau de Donald Trump, moins d’un mois après sa prise de fonction. Michael Flynn, le conseiller à la sécurité nationale du président, a démissionné lundi soir, moins de 96 heures après les révélations de la presse sur ses contacts inappropriés avec Moscou quand Barack Obama était encore en fonction. Cet ancien général, personnalité controversée qui a conseillé très tôt le milliardaire lors de la campagne électorale, est l’un des inspirateurs des idées de Donald Trump sur les questions internationales.

Et M. Le Monde ; Arrête de déconnexhttps://fr.sputniknews.com/international/201702141030074449-flynn-demissionne/  Suite à l’attaque du Washington Post, le conseiller de Trump à la sécurité Michael Flynn quitte son poste. C’est le général Keith Kellog, secrétaire général du Conseil de sécurité nationale, qui assurera l’intérim, le temps que le président Donald Trump lui trouve un successeur.

◄►

Une véritable résistance s’est levée contre le fléau de l’humanité ; Le colonialisme et ce par quoi il arrive l’État et des solutions anti-coloniales pour une décolonisation de l’empire sont apportées, et documentées notamment par le Pr. Taiaiake Alfred ici ► Résistance au fléau de l’Humanité

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !

Pour un nouveau paradigme, en lien avec tous les Natifs du Monde ; Sans dieux, ni maitres. Mais surtout, sans armes, ni haine, ni violence ► Changement de paradigme ; Sans dieux, ni maitres…

JBL1960

Source de l’image ; Drapeau de la Nation Nipmuc, source wikipedia

Changement de paradigme ; Sans dieux, ni maitres…

Mais surtout ► Sans armes, ni haine, ni violence…

Croyez en ce que vous vous voulez, mais ne m’obligez pas à faire de même.

L’argumentation imparable de Steven Newcomb du 6 février dernier permet d’affirmer que l’empire américain est bien une théocratie ► L’Empire Zunien ou la Nouvelle Théocratie  ; Tout comme l’analyse du Pr Taiaiake Alfred permet de comprendre et d’agir en résistance à ce fléau de l’Humanité ; Le Colonialisme et ce par quoi il arrive : l’État, en proposant des solutions anti-coloniales pour une décolonisation de l’empire ► Résistance au fléau de l’Humanité  Et parce que pour bon nombre, dont je suis ; L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais ! L’un de mes objectifs étant de faire tomber l’empire ► Ici.

Résistance71 porte à notre connaissance un certain regard de Moriel : source La Voie du Jaguar et je reproduis ce texte dans son entier. 3000 mots, ce n’est rien au regard des 3000 ans qui viennent de passer sous les fourches caudines des mensonges bibliques, récits erronés et falsifiés pour mieux nous soumettre ► Histoire, Science, Mensonges et Falsifications, Dr Asharf Ezzat, version PDF de 35 pages par JBL1960 ; En français grâce à R71.

Moriel nous invite à une sortie de route, surement pour prendre la « Tangente » si chère à Zénon… Et à bien des égards ce texte m’aura fait penser aux textes de Zénon et surtout au tout premier « Nakba« .

Résistance politique : L’athéisme côté « musulman »… un certain regard

Un angle de vision inhabituel et pourtant réel et vital… L’athéisme est universel. De fait, la logique voudrait que l’agnosticisme, plus neutre et moins négatif, l’emporte en suivant le vieil adage du « dans le doute abstiens-toi ». Mais l’intolérance religieuse des religions monothéistes abrahamiques est telle que l’agnosticisme de raison s’est transformé en athéisme de combat, dans une dynamique par trop classique d’action/réaction. Vraiment dommage… Mais la faute en incombe à ces escroqueries religieuses , ces mythologies au dieu vengeur et assoiffé de sang, intolérantes, malfaisantes et directement responsables de la mort violente de millions de personnes au cours des siècles.

~ Résistance 71 ~

Sortie de route

Moriel | 10 février 2017 | URL de l’article : http://www.lavoiedujaguar.net/Sortie-de-route

C’est en rentrant de l’école, française, laïque et républicaine, à huit ans, que j’ai découvert que j’étais musulman. L’institutrice nous avait parlé des guerres de religion, de la Saint-Barthélemy et du conflit opposant les protestants aux catholiques. Je demandais à mon père dans lequel des deux camps nous nous trouvions ; ni l’un ni l’autre, me dit-il. J’apprenais que l’islam était la seule et vraie religion, et que seuls les musulmans avaient accès au paradis. J’apprenais aussi à cette occasion qu’il y avait aussi des juifs et des païens qui eux croyaient en une multitude de dieux aux noms bizarres.

Je suis retourné jouer aux petits soldats, et le lendemain, j’ai pu dire à mes copains de classe que je n’étais ni catholique ni protestant, mais je crois qu’ils s’en foutaient éperdument, et moi aussi à vrai dire. À cette époque-là, dans les années 1960, les musulmans en France étaient quasiment invisibles, les femmes ne portaient de foulards que lorsqu’il pleuvait, mais les non-musulmanes aussi, alors on ne faisait pas la différence. Mon père écoutait Radio Le Caire (« la voix de la Révolution arabe », j’ai encore le gingle en mémoire), sur ondes courtes ; ça crachotait et il fallait bouger l’antenne du poste sans arrêt dans tous les sens : on captait les discours enflammés de Nasser et les mélopées d’Oum Kalthoum. La guerre de Six-Jours et la défaite des troupes arabes devant Israël avaient traumatisé mes parents. Dans les cafés arabes de banlieue, on regardait des scopitones aux couleurs criardes de chanteurs algériens qui racontaient la douleur de l’exil, que mes parents ressentaient viscéralement, sans s’imaginer qu’une de ces chansons deviendrait un tube de la fin des années 1990.

Le fait d’être musulman, pour moi, c’était de ne pas manger de porc à la cantine, et pour mes parents de jeûner pendant le ramadan : c’était tout. Je me souviens de la charcuterie qui se trouvait sur le chemin de l’école, et de l’odeur très appétissante qui s’en dégageait et je pensais qu’il était vraiment bête de n’avoir pas le droit d’y goûter. J’étais jaloux de mes copains qui allaient au catéchisme et au patronage des curés, car ils avaient l’air de bien s’y amuser. Et puis ils m’ont raconté les cadeaux qu’ils avaient eus pour leur première communion, ou pour leur bar-mitsva ; moi je n’avais rien eu pour ma circoncision, en tout cas je ne m’en souvenais plus. Malgré tout, à Noël, mes parents nous offraient des jouets, et une fois, la maîtresse, qui devait être de gauche, m’a donné le sapin qui ornait la classe et on l’a installé chez nous avec les décorations et on était tout contents ma sœur et moi. Mon père m’emmenait avec lui le dimanche matin au café où il retrouvait ses copains devant le pastis et jouait au tiercé : je savais que l’alcool et les jeux de hasard étaient proscrits par le Coran mais mon père et ses copains ne semblaient pas en être plus malheureux que ça, et même ils s’amusaient bien ! Une fois, j’ai même été choqué : mon père avait rejoint ses copains au bistrot et ensemble ils levaient leur verre de vin rouge pour fêter la fin du ramadan ! Ce qui préoccupait mes parents, c’était surtout les difficultés de la vie quotidienne dans lesquelles nous nous débattions, et ce n’était certainement pas la religion qui allait nous permettre d’avoir un logement décent. À la maison il y avait bien un exemplaire du Coran, mais il y avait aussi un dictionnaire médical, L’Humanité, La Vie ouvrière (mon père militait à la CGT), et France-Soir pour le PMU. J’avais appris la profession de foi — « il n’y a de dieu qu’Allah et Mohamed est son prophète » —, que je récitais la nuit quand j’avais peur dans le noir et je croyais en un dieu unique et omniscient qui veillait sur moi et qui me guidait dans ce monde plutôt chaotique…, œuvre de ce même dieu en qui réside la perfection. Houlà ! Ça commençait à s’embrouiller, d’autant qu’à l’école j’apprenais que le monde n’avait pas été créé en six jours, qu’Adam et Ève n’étaient que des légendes et ainsi de suite.

Les seuls moments où je baignais dans une atmosphère religieuse, c’était pendant les vacances au pays. Ma grand-mère maternelle nous accueillait en postillonnant sur nos visages pour écarter de nous les génies malfaisants ; avec les années et la progression des idées hygiénistes, et aussi à cause de nos mines dégoûtées, elle remplaça les postillons par un souffle d’air, tout aussi efficace contre ces sales petits génies. Elle portait sur elle un tas d’amulettes odorantes, brûlait de l’encens à tout propos et lançait des « sorts » à ceux qui l’embêtaient. Son monde était peuplé d’êtres légendaires : elle s’adressait quotidiennement aux ancêtres de la famille, comme s’ils étaient réellement là, à ses côtés, et elle leur vouait un culte sincère et naïf. Elle avait l’habitude de se rendre au cimetière pour invoquer l’esprit d’une ancêtre, sur la tombe de laquelle une modeste coupole blanchie à la chaux avait été érigée autrefois : là, elle allumait des bougies, versait de l’huile et de la farine, et chantait de vieilles litanies, oubliées de tous les autres membres de la famille. Un jour, peu après la « révolution » des mollahs en Iran, qui a marqué partout dans le monde musulman un retour à un islam plus rigoureux, les notables du village réunis en conclave décidèrent de faire détruire cette coupole, qu’ils jugeaient non conforme à l’orthodoxie musulmane. Ma grand-mère ne se démonta pas : sur les ruines de la coupole, elle traça un cercle de pierre, et continua ses rituels, au grand dam des bien-pensants. Je préférais de loin ces légendes aux textes orthodoxes. Mêlées de superstitions et de poésie, elles m’entraînaient à mille lieux de mon quotidien désenchanté et matérialiste. J’éprouve encore aujourd’hui une grande tendresse, empreinte de nostalgie, pour les souvenirs que m’ont laissés les femmes et les hommes de la génération de mes grands-parents, dont les croyances et le mode de vie se sont à jamais perdus.

Vers seize ans j’ai découvert le soufisme, en écoutant une émission de France Culture consacrée à Al Hallaj, mystique crucifié au Xe siècle à Bagdad pour ses propos jugés hérétiques. J’ai lu quelques livres consacrés à la voie soufie, j’ai eu ma petite crise mystique, qui a duré quelques mois et s’est évanouie avec ma première cuite. J’aimais bien les cours de philo, j’y apprenais le doute, l’esprit critique, la liberté de pensée, toute choses incompatibles avec la religion. Ma religiosité fragile avait du mal à tenir devant ces contradictions, aussi j’évitais de trop m’y confronter. Et puis la fidélité à ma famille, la sensation d’être écartelé entre deux cultures que je pensais incompatibles, avec l’idée fausse d’être sur la défensive, ont fait que j’ai continué de me dire musulman, sans pratiques et sans convictions bien solides. Je rencontrais un jour un chauffeur de taxi d’origine tunisienne, qui m’emmenait vers Orly d’où je prenais l’avion vers le bled, et qui m’a dit sans détour qu’il était devenu athée, qu’il avait rejeté l’islam et qu’il s’en trouvait très bien. Cette affirmation m’a perturbé, dérangé et m’a mis mal à l’aise : je n’étais pas prêt à l’accepter, sans pouvoir la rejeter définitivement. Le doute s’était instillé en moi.

Durant l’été 1984, nous étions en vacances au pays en famille : c’était la première fois que nous y fêtions l’aïd el kebir qui tombait cette année-là pendant les grandes vacances. La veille du grand jour, j’avais demandé à mon père de me réveiller pour que je puisse me rendre avec lui à la grande prière de l’aïd à la mosquée, qui a lieu très tôt. Je n’y étais jamais allé avec lui. Lorsque je me levais, mon père était déjà parti, et à son retour je lui demandais pourquoi il ne m’avait pas prévenu : il m’a répondu que m’ayant trouvé endormi, il n’avait pas voulu me réveiller, que j’étais en vacances et que j’avais le droit de me reposer. Mes cousins, s’ils avaient le malheur d’être encore endormis à l’heure de l’office étaient brutalement sortis du lit par leur père. La tendresse que mon père m’a témoignée ce jour-là, sa tolérance et son peu de foi m’émeuvent d’autant que jamais plus je n’ai eu l’occasion de fêter avec lui l’aïd el kebir, la maladie devant l’emporter quelques mois plus tard. Paradoxalement, c’est peut-être là que s’enracine mon cheminement vers l’athéisme.

Les antennes paraboliques ont commencé à fleurir sur les toits des maisons du village de mes grands-parents. À côté des clips des chanteuses et bimbos européennes court vêtues, qui aiguisaient les frustrations de la jeunesse, se glissaient sur les chaînes moyen-orientales les prédicateurs barbus qui distillaient leur poison intégriste à longueur de journée. On voyait de plus en plus de barbes et de voiles, les mosquées faisaient le plein, il en poussait un peu partout dans le pays. Bref, l’ambiance devenait délétère. Le même mouvement se faisait sentir à Paris, et y trouvait un terrain propice : avenir bouché, chômage, dépit et frustration font les délices des curés et imams de tout poil.

Peu à peu, mon petit vernis religieux se lézardait : mes amis étaient pour la plupart non croyants, et nos aspirations nous menaient vers la volonté de changer la société et de vivre aussi librement que possible nos désirs, que nous savions déjà limités par les contraintes matérielles et sociales. Alors y rajouter une contrainte religieuse, pas question ! Et en grandissant, j’ai eu plus d’assurance quant à mon identité : j’ai accepté pleinement ma part française. J’ai fait mien l’héritage de Rabelais et de Diderot aux côtés d’Ibn Khaldoun et d’Omar Khayyam ; je passais sans encombre d’Oum Kalthoum à Georges Brassens, de la musique arabo-andalouse aux lieds de Schubert. Et c’est grâce à Khomeiny que j’ai définitivement largué les amarres.

C’est la fatwa du barbu contre Salman Rushdie qui m’a permis d’affirmer clairement mon athéisme, mon rejet de toute forme d’oppression, y compris religieuse. Bien que n’ayant jamais été contraint par ma famille qui ne m’a jamais imposé quelque pratique que ce soit (prière, jeûne, etc.), je me suis senti libéré, comme si un poids m’était ôté d’un coup. Je n’avais pas le sentiment de trahir qui que ce soit : je gardais pour les miens le même attachement, pour les origines de mes parents la même reconnaissance.

J’ai pu lire depuis des témoignages d’« ex-musulmans » : certains ont rompu non seulement avec la religion mais aussi avec leurs origines en se plaçant dans le camp « occidental » contre le camp « oriental », apportant consciemment ou non une force d’appoint à ceux qui veulent escamoter la lutte des classes et la remplacer par le prétendu choc des civilisations. D’autres disaient avoir rompu après avoir découvert la violence, bien réelle, des textes coraniques et de la tradition musulmane. Est-ce à dire que si ces textes étaient tout miel et fleurs, ils n’auraient pas décroché ? La religion est un instrument de pouvoir, et les circonstances historiques de la naissance de l’islam en sont un parfait exemple ; tout instrument de pouvoir est fondé sur la coercition et la violence. Je sais par l’apprentissage, et non par croyance, que le destin de l’homme est celui qu’il se forge par lui-même, par ses désirs et ses luttes, en association avec ses semblables et ses égaux, contre toutes formes d’asservissement et d’endoctrinement ; qu’il n’y a pas d’autre monde que celui-ci et qu’il nous appartient de le rendre vivable afin que nul prophète, nul guide suprême ne vienne nous promettre ses chimères contre une foi aveugle et la démission de la pensée.

Quand je me tiens devant la tombe de mon père, entre les deux oliviers qu’il avait désignés pour son dernier repos, je me rends compte du chemin que j’ai parcouru — et qu’il avait initié. Je lui en serai reconnaissant à jamais.

Moriel

Apostille.– J’ai écrit ce texte, en 2008, en réponse à une enquête portant sur les motivations et parcours de vie d’athées issus de familles musulmanes. Alors qu’on pouvait croire que la question religieuse était, sinon résolue, du moins renvoyée à la sphère privée, hors du champ social, on assiste, en fait, à son retour bruyant dans les débats et dans l’actualité. Les crispations autour de la question de l’islamophobie, qui n’épargnent pas les milieux libertaires, avec les accusations de racisme visant les critiques de l’islam, ajoutent à la confusion ambiante. Cette confusion est savamment entretenue par une certaine extrême gauche, qui sous couvert de lutte contre la situation d’exclusion et de relégation des populations issues de l’immigration, n’hésitent pas à manier des concepts les plus critiquables, comme ceux de « race » et d’« identité ». Ces discours, s’ils ne parviennent pas à mobiliser aussi massivement les populations cibles (habitants des quartiers populaires issus de l’immigration) que ne le souhaitent leur instigateurs, parviennent toutefois à avoir un écho médiatique, et à créer des clivages et des dissensions qui viennent fragiliser un peu plus un milieu d’extrême gauche et libertaire déjà bien affaibli, depuis une grosse trentaine d’années, par l’offensive capitaliste.

S’il n’en est qu’une condition nécessaire, car non suffisante, l’athéisme revendiqué a de tout temps accompagné les luttes d’émancipation de la classe ouvrière. Que l’on songe à la Commune de Paris ou à la révolution espagnole, entre autres… En finir avec l’aliénation religieuse est indissociable du projet révolutionnaire. Réaffirmer aujourd’hui cette évidence, en l’ancrant dans la mémoire des luttes passées et dans la perspective de l’émancipation sociale et individuelle, est plus que jamais nécessaire.– M.

Un changement de paradigme, en lien avec les Natifs, est possible et il convient de le penser sans dieux, ni maitres et sans armes, ni haine, ni violence, c’est ce que je ressens à la lecture de ce texte.

Je pense en outre, tout comme Résistance71 l’a si souvent affirmé, qu’il faut ignorer l’État et les institutions, qui sont le problème et non la solution. Les associations libres n’œuvrant que pour le bien commun au sein de communes autonomes qui se fédèrent ; Créer une société parallèle, celle des associations libres fédérées, et boycotter système et institutions de manière exponentielle au nombre de gens rejoignant les associations libres… À un moment donné, la désobéissance civile, donc la confrontation avec l’État sera inévitable, mais si les gens font tourner la société déjà localement en ignorant l’État et le système politico-économique qui nous sont imposés, l’obsolescence de ces entités ne fera que croitre et elles tomberont quasiment d’elles-mêmes ou avec un petit coup d’épaule « non-violent ». N’est-ce pas avant tout une question d’état d’esprit individuel/collectif se confédérant par la solidarité ? Cessons de nous laisser dicter nos « différences » par l’oligarchie ou théocratie et cessons de la laisser organiser notre division. Notre première des priorités n’est-elle pas de comprendre que collectivement il y a bien plus de choses qui nous rassemblent que de choses qui nous divisent. La division est induite, fabriquée, et donc certainement pas inéluctable. C’est à notre sens de là que part toute action viable, après aux gens de s’organiser comme ils l’entendent, c’est à vous de voir car il n’y a pas de recettes toutes faites. Il y a de grandes leçons à tirer du passé, des enseignements à tirer de nos sociétés ancestrales européennes et ailleurs.

Ignorer le système ► Créer les bases solidaires de la société des sociétés organique ► Réfléchir et agir en une praxis commune ► Adapter l’ancien du neuf

Sortir de la route qui nous est tracée depuis toujours, et prendre la tangente…

JBL1960

Source de l’image ► Photo originale et propriété de Lydia Machant

J’ai réalisé la mise en PDF de ce beau texte de MorielSortie de Route

Résistance au fléau de l’Humanité

Kahwatsire “tous nos feux sont connectés”

(mot Kanienkeha/Mohawk)

Illustration de l’image ; Ceinture wampum de Hiawatha

Résistance71 a traduit et publié en août et septembre 2014 des extraits du livre “Wasase, voies indigènes d’action et de liberté” (2005, seconde édition 2009) de Taiaiake ALFRED, Professeur de Sciences Politiques à l’Univers de Victoria, Vancouver, Canada que j’ai réunifiés, à leur demande, dans ce PDF de 29 pages intitulé ► Résistance au Fléau de l’Humanité  Solutions anti-coloniales pour une décolonisation de l’empire.

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred) VERSION PDF par JBL1960

https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/02/pdftalfred2014.pdf

Présentation par Résistance71 :

URL de l’article sur R71 : https://resistance71.wordpress.com/2017/02/11/solutions-anti-coloniales-pour-une-decolonisation-de-lempire-version-pdf-taiaiake-alfred/

Nous devons nous émanciper de l’idéologie coloniale qui a rendu et rend toujours possible les empires passés et l’empire actuel anglo-américain sur fond de mondialisme et de destruction des peuples et de la planète. Nous pensons que l’avenir de l’humanité passe par l’émancipation des peuples occidentaux de l’idéologie coloniale dominante et leur tenue côte à côte, main dans la main avec les peuples opprimés et colonisés du monde parce qu’en définitive, nous sommes tous des colonisés, ce n’est qu’une question de degré dans une matrice de la domination oligarchique.

Ce texte que nous avions publié en plusieurs parties en août et septembre 2014, traduit du livre du pr. Alfred “Wasase” (2005, 2009) est toujours d’une actualité brûlante pour la simple et bonne raison que rien ou pas grand chose n’a été fait pour sortir de ce marasme qui nous mène droit à l’abîme.

Nous pensons que ce texte fait partie de l’arsenal des outils de compréhension menant inévitablement à une solution de changement radical de la société, au besoin pour l’humanité de marcher enfin sur le chemin de l’harmonie une fois réalisé la fausse route que nous avons empruntée en suivant le modèle étatico-capitaliste de gestion de la société humaine. Place nette doit être faite dans les esprits et les attitudes, individuellement et collectivement, pour que surgisse et s’épanouisse la société des sociétés, la société humaine naturellement contre l’État et toute forme d’institution coercitive de domination.

Ainsi…

“Un guerrier confronte le colonialisme avec la vérité afin de régénérer l’authenticité et de recréer une vie digne d’être vécue et des principes pour lesquels on peut mourir. La lutte est de restaurer les liens qui ont été coupés par la machine coloniale… Traduire ce sens éthique en une philosophie politique concise est difficile. Je suggérerais en point de départ, de conceptualiser le terme d’ANARCHO-INDIGÉNISME. Pour prendre racine dans l’esprit des gens, la nouvelle éthique va devoir capturer l’esprit du guerrier en lutte et l’amener en politique. Il y a deux éléments fondamentaux: “indigène” qui évoque les racines culturelles et spirituelles de cette terre et de la lutte d’Onkwehonwe pour la justice et la liberté et la philosophie politique et le mouvement qui est fondamentalement anti-institutionnel, radicalement démocratique et totalement impliqué dans l’action pour amener un changement: l’anarchisme.”

“Le colon et le colonisé ont tous deux été forcés d’accepter de vivre dans un état de captivité. Ceci correspond au sens plus profond de la tournure qu’a pris le colonialisme moderne. Bien sûr tout ceci est possible parce que le grand mensonge a été incorporé dans tous les aspects de nos vies aussi loin que l’on puisse se rappeler comme étant la mémoire, l’identité et les relations politiques et économiques de domination et d’exploitation. Quelle type de culture a été produite par ce déni de vérité et en érodant l’authenticité des façons de vivre enracinée, saines et intelligentes, pour être au service du pouvoir politique et économique ? Cette question doit être posée non seulement aux assujettis mais également aux dominants.
Le colonialisme est une relation totale au pouvoir et il a façonné l’existence non seulement de ceux qui ont tout perdu mais aussi de ceux qui en ont profité.”

~ Taiaiake Alfred ~

Dont voici quelques extraits qui permettent de saisir l’importance du propos de Taiaiake Alfred, pour instaurer un changement de paradigme en lien avec tous les Natifs, Indigènes, Aborigènes du Monde.

L’État est un artifice de rationalité euro-américaine, c’est mécanique, bureaucratique et en fait assez simple. […]

Les non-colonisés possèdent un pouvoir qui est au-delà de la poigne et hors d’atteinte des autorités coloniales. Ils demeurent enracinés dans leur authenticité malgré les assauts physiques et autres activités coloniales, qui ne peuvent pas en fait être maintenues sur le long terme sans la coopération explicite et le consentement des gens. […]

L’autosuffisance individuelle et collective doit-être vue comme une nécessité absolue. C’est une situation qui voit notre dépendance économique être un atout majeur de contrôle utilisé par l’oppresseur colonial pour contrôler notre peuple (NdT : et par extension… Le peuple colon, lui-même colonisé au sein de son système, du moins du système de domination qu’il cautionne…).[…]

Ils nous ont offert beaucoup de choses, de l’argent, des projets, de l’aide et quand nous avons tout rejeté, ils se sont mis en colère et nous ont menacé. C’est ainsi que nous avons compris qu’en refusant d’accepter l‘aide du gouvernement, en résistant, nous mettions les puissants en colère et il n’y a rien de mieux pour un combattant zapatiste que de mettre les puissants en colère. Alors, avec une joie singulière, nous sommes nous dédiés à résister, à dire NON, à transformer notre pauvreté en une arme, l’arme de la résistance.” […]

Une fois que le charme de la loi, de la moralité et de la fiction culturelle est brisé et que les gens peuvent voir par eux-mêmes que la seule chose sous-jacente de la relation de contrôle des colons sur Onkwehonwe est la force brute, il n’y a alors plus aucune légitimité envers l’entière entreprise coloniale. À partir de là. Il n’y a plus loin à aller pour un changement total de relation. […]

Il y a des réalités pratiques incontournables comme celles de se nourrir, de se loger, de s’habiller et de soutenir les gens qui sont impliqués dans le mouvement de manière indépendante ou du moins sans le financement du gouvernement ou d’entités commerciales. Tant que nous ne pourrons pas mettre de la nourriture dans nos bouches, nous héberger, nous vêtir, nous fournir en médicaments de manière indépendante sans être obligés de dépendre de nos adversaires, nous n’aurons pas de véritable mouvement de liberté et d’émancipation. […]

Cette affirmation du Pr Alfred se trouve confirmée en tout point par le texte de Zénon « Regards croisés » qui témoigne qu’une résistance se met en place dans les territoires français ; Puissante, profonde, et assez silencieusement pour le moment, et on comprend très bien pourquoi. JBL1960

C’est la logique de parvenir à vaincre l’intention génocidaire de l’impérialisme avec la persévérance et la survie continue de nos nations autochtones, outrepassant sa destruction culturelle avec nos existences sociales et culturelles revitalisées et en nous opposant à son imposition d’une isolation affaiblissante, en rétablissant des connexions cruciales qui renforcent et alimentent nos peuples. […]

Nous devons dépasser les contraintes et limites éthiques de l’héritage judéo-chrétien de l’empire, qui nous ont mis sur un chemin d’auto-centralisation et de compétition violente entre les peuples divisés au sujet de la folie de leur propre “supériorité”. […]

Reconnaître que la violence est la fondation même du pouvoir de l’État et que cette violence est implicitement exprimée au travers de toutes les institutions, nous devons reconnaître que la paix sociale n’est pas une situation bénigne. […]

La décolonisation, pour résumer, est le processus de découvrir la vérité dans un monde créé du mensonge… Dans une réalité coloniale, notre lutte prend forme avec toutes les formes existantes de pouvoir politique et dans ce combat, nous amenons notre seule véritable arme : la puissance de la vérité… […]

Sur le Mouvement Zapatista : Plutôt que de se décider à détruire ou remplacer l’État ou d’éjecter les colons, le but final devrait être formulé comme celui de la réalisation en termes positifs de la création d’une nouvelle société. Ceci est la libération par la transformation. […]

Nous avons émis des idées similaires sur Résistance 71 en disant qu’il n’y avait aucune solution au sein du système quel qu’il soit et que nous devions nous concentrer sur la création d’un contre-pouvoir populaire, sûrement autogestionnaire, ignorer l’État et toutes les institutions, qui tomberaient comme un fruit trop mûr une fois le contre-pouvoir en marche. Retirons notre consentement, refusons de servir, organisons le contre-pouvoir entre nous, la main dans la main avec nos frères indigènes du monde entier, libérés du joug colonial, à tout jamais. C’est ça l’émancipation véritable ! […]

Je ne saurais trop conseiller les lectures des pages 20 et 21, vraiment.

“Dans ce monde où l’arrogance impérialiste, les mensonges et la fausse conscience sont normaux, les voies Onkwehonwe sont les seules pouvant mener à la liberté. L’aboriginalisme, la redéfinition sociale et culturelle du génocide, ne peut offrir aucun mode de vie à Onkwehonwe. Ceci est basé sur le fait que tout ce qui est intégral à nos peuples est gelé dans le passé (et donc sans intérêt) et que si nous devons avoir un futur, c’en sera un qui sera défini et permis seulement à la totale discrétion de la société dominante.[…]

Il convient de dire que la source principale des problèmes générés par le défaitisme spirituel dans nos nations, est l’effet qu’a eu l’action des églises chrétiennes sur nos peuples… L’apport de l’effet de la chrétienté est clair : les églises ont apporté un soutien financier aux entreprises coloniales ; elles ont aidé à rationaliser le racisme pour leurs paroissiens blancs ; elles ont forcé Onkwehonwe à accepter l’éthique biblique de la souffrance et de normaliser leur oppression dans la recherche d’une rédemption transcendante plutôt qu’immanente ; elles furent responsables de la gestion des pensionnats pour Indiens, qui furent l’outil principal de la politique d’assimilation forcée. […]

La bible chrétienne a amené la peur dans les cœurs de nos peuples. Ceci est notre principale faiblesse. Je parle de peur parce que la combinaison d’une lecture autoritaire du texte, avec le manque d’expérience de la polémique et la menace permanente de la rétribution et de la violence, sont des choses terrifiantes. Cette peur a paralysé nos communautés, les empêchant de résister activement à l’agenda colonial de l’église et de l’état. […]

Nous devons penser à la restitution (des terres ancestrales) comme la première étape pour une justice réelle et une société morale hors de ce racisme immoral qui est le cœur même de la fondation de toutes ces nations coloniales. Ce qui a été volé doit être rendu, des reconnaissances et des excuses doivent être faites pour les crimes qui ont été commis, crimes qui ont donné aux colons, aux vieilles familles coloniales ainsi qu’aux immigrants plus récents, la facilité d’être des citoyens privilégiés de ces pays coloniaux. […]

Un changement ne pourra se faire que lorsque les colons seront forcés de reconnaître qui ils sont, ce qu’ils ont fait et ce dont ils ont hérité ; alors seulement ils ne pourront plus fonctionner comme des coloniaux et commenceront à s’engager avec les autres gens sur un plan respectueux et humaniste.” […]

Nous devons retirer impérialisme et colonialisme de l’espace où nous habitons et transformer ces espaces en quelque chose d’autre que ce pour quoi ils ont été conçus au sein de l’empire. Essentiellement, la rébellion en ces termes recrée la liberté et vise à mettre fin à l’humiliation d’identités vivantes qui ne furent créées que pour servir les autres. […]

Si le but est d’annihiler le pouvoir de l’oppresseur dans son entièreté, quelque défi que ce soit sera voué à l’échec ; si nous cherchons au contraire à initier une autre forme de défi, comme régénérer nos existences propres devant la fausse assertion d’autorité, de légitimité et de souveraineté de l’oppresseur, nous ne pourrons pas échouer et nous forcerons alors l’état à se transformer lui-même. […]

Le mouvement révolutionnaire et d’opposition au pouvoir d’état ainsi que l’action pour la défense de la vérité, sont au cœur même de la lutte anti-impérialiste et anticoloniale. Ainsi la lutte est le signal d’un peuple, d’une nation opprimée que son cœur bat toujours dans une situation coloniale. Dans une situation coloniale conçue et régulée par des forces d’oblitération et de consommation, nous devons nous battre pour ce qui nous est précieux ou ce sera volé et utilisé au bénéfice et au plaisir de quelqu’un d’autre. Luttons, ne parlons plus. Parler avec les forces du pouvoir est inutile si cela est divorcé de sources de force politique, économique et spirituelle organisées et coordonnées pour affecter directement le pouvoir colonial. La culture est une arme puissante quand elle rentre dans un cadre de lutte et est organisée comme une force au sein d’une politique de résistance et de défiance. […]

De l’investigation philosophique à la considération pratique d’une formule tactique, la ligne est claire : L’autorité coule de la légitimité fondée sur le respect exprimé dans la déférence. Pour déstabiliser l’autorité, la contre-formule est de délégitimer le système par l’irrespect, le mépris et la moquerie. La pierre angulaire de la survie d’un régime est la légitimité et la déférence qu’elles promeuvent parmi ces gens qui sont sujets aux ordres du régime. […]

Délégitimer le régime est l’action politique la plus fondamentalement radicale qui puisse être effectuée. […]

Note des Traducteurs : Notons au passage que tout ce qui est dit dans la dernière partie ci-dessus peut directement s’appliquer à nous, les peuples colonisés de l’intérieur, car pour que l’oligarchie puisse avoir le succès qu’elle a eu ces derniers siècles pour opprimer le monde, il a fallu qu’elle obtienne la validation de son modèle de domination en dominant elle-même ses propres populations, c’est à dire nous en première instance. Elle y est parvenue en imposant une hégémonie culturelle coloniale et colonialiste chez les sujets en amont comme en aval de la doctrine et de ses croyances sociologiques profondément racistes et antisociales. Le cadre de réflexion-action proposé ici par le professeur Taiaiake Alfred peut-être adapté et utilisé par nous, les peuples occidentaux phagocytés par l’idéologie dominante suprématiste, qui ne peut pas asservir les autres sans asservir d’abord ses sujets. […]

C’est en cela que nous sommes tous des colonisés et que le combat des peuples indigènes des Amériques, d’Australie, des États-Unis, de Nouvelle-Zélande et de Palestine est le nôtre, bien plus qu’on ne le croit. Si les détails varient, le cadre arrogant, méprisant et oppresseur est le même. […]

Nous ne le répèterons jamais assez : L’avenir de l’humanité passe par l’alliance de raison des peuples colonisés et colonisateurs émancipés, se tenant côte à côte, libres et passionnés pour vivre ensemble au sein d’un nouveau paradigme politico-social ► Résistance71

C’est bien parce que je suis en parfait accord aussi bien avec la pensée de Taiaiake Alfred, que la synthèse faite par Résistance71 qui exposent les fondements d’une société des sociétés tel que le voyait notamment Gustav Landauer et que l’on nomme « anarcho-indigénisme » que je relaie sans faille cette nouvelle publication, comme toutes celles déjà réalisées sur ce blog, depuis plus d’un an…

Et dans l’espoir que ces petits clics déclencheront DE nombreux déclics.

JBL1960

Derniers billets parfaitement connexes ;

L’Empire Zunien ou la Nouvelle Théocratie

Donald le Trumpeur ?

Cracker le code secret de la Domination

 

L’Empire Zunien ou la Nouvelle Théocratie

Steven Newcomb rétablit les faits !

Rien que les faits.

Non une supposée vérité.

Vous pouvez lire mon dernier billet du même auteur et parfaitement connexeCracker le code secret de la Domination

Steven Newcomb a écrit un livre « Païens en Terre Promise, décoder la Doctrine Chrétienne de la Découverte » Résistance71 en a traduit de larges extraits, en français, que j’ai réunifiés dans un PDF de 45 pages  ici ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/01/pdfsnewcombjanv20171.pdf

~~~~▼~~~~

Comprendre le colonialisme : Le « droit de domination » chrétien tire sa pseudo-légitimité de la bible, empire américain = théocratie (Steven Newcomb)

De cette conclusion de Newcomb nous pouvons en tirer et dire que la nation impérialiste des États-Unis d’Amérique est non seulement une fausse nation établie sur des terres volées et usurpées, mais qu’elle est aussi de fait une véritable théocratie avançant masquée, fondée comme telle et établie sur le génocide et le vol au nom du “droit du peuple chrétien élu sur une terre promise” qu’il a fallu voler.

~ Résistance 71 ~

URL de l’article R71 ► https://resistance71.wordpress.com/2017/02/10/comprendre-le-colonialisme-le-droit-de-domination-chretien-tire-sa-pseudo-legitimite-de-la-bible-steven-newcomb/

 Nos ancêtres Lenape furent massacrés durant l’évènement du Bowling Green Massacre

Kellyanne Conway s’est trompée de Bowling Green

Steven Newcomb |  6 février 2017 |  URL de l’article original : https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/lenape-ancestors-bowling-green-massacre-manhattan-island/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Dans un entretien avec Chris Matthews, hôte de l’émission de télévision “Hardball” sur la chaîne MSNBC, Kellyanne Conway, une conseillère du président Donald Trump a mentionné la chose suivante : “Deux Irakiens sont venus dans ce pays, y ont été radicalisés et furent les cerveaux derrière le massacre de Green Bowling. La plupart des gens ne savent rien de cela parce qu’il n’y a eu aucune couverture médiatique de l’affaire.” Comme elle s’en est rendue compte plus tard, la plupart des gens ne savent rien de cela… parce qu’aucun massacre de la sorte n’a été commis par deux Irakiens. Elle a plus tard reconnu son erreur et s’est corrigée sur Twitter.

Ironiquement, la phrase de Mme Conway “Bowling Green massacre” nous donne l’opportunité de mentionner le massacre de notre peuple Lenape dans le district de Bowling Green dans le bas de l’île de Manhattan par les colons hollandais pendant la guerre de Kieft (1643-45). Pendant cette période, les Hollandais ont massacré des centaines de personnes de notre peuple Lenape. Un de ces incidents génocidaires notoires se produisit dans le bas de Manhattan, près de ce qui est aujourd’hui l’American Indian Museum et pas loin du site ou se tint Fort Amsterdam. Cet épisode fut narré par un Hollandais du nom de David Pietersz de Vries.

Au début des années 1640, le gouverneur hollandais William Kieft essaya d’imposer un impôt sur nos ancêtres Lenape. Ils refusaient de payer les étrangers pour avoir le “privilège” de vivre sur leur propre territoire. D’après de Vries, le gouverneur Kieft jugea les “relativement non belligérents Hackensack de Pavonia être en position de faiblesse.” Kieft promit de les faire se soumettre (Herbert C. Kraft, The Lenape: Archaeology, History, and Ethnography, Newark, 1986, p. 223).

De Vries n’eut aucun succès dans ses tentatives de faire renoncer le gouverneur Kieft à massacrer nos ancêtres Lenape. Le gouverneur refusait d’en être dissuadé. De Vries rapporta l’atrocité qui se produisit le 25 février 1643. L’évènement sanglant est difficile à lire et pour cause:

Je suis resté cette nuit là chez le gouverneur, ne pouvant dormir, j’allais m’assoir près du feu de la cuisine, lorsque vers minuit, j’ai entendu un grand hurlement ; je me suis précipité sur les ramparts du fort et y ai observé Pavonia. Je ne n’entendis rien que des coups de feu, entendis les hurlements des sauvages assassinés dans leur sommeil… Au petit jour, les soldats retournèrent au fort, après avoir massacrés 80 Indiens tout en considérant avoir rempli leur mission de valeur guerrière romaine en les assassinant pour la plupart dans leur sommeil. Des enfants furent arrachés du sein de leurs mères et taillés en pièces devant leurs parents. Les morceaux des enfants furent jetés au feu ou dans l’eau. D’autres bébés furent attachés sur des planches et furent découpés, percés et misérablement massacrés d’une manière à émouvoir même le plus dur des cœurs de pierre.

Certains furent jetés dans la rivière et lorsque les pères et les mères se précipitèrent pour les sauver, les soldats ne les laissaient pas revenir sur la terre ferme et ils les laissèrent tous se noyer, des enfants de 5 ou 6 ans ainsi que des vieillards. Ceux qui s’enfuirent du massacre et se cachèrent, revinrent le matin mendier un bout de pain et pour être autorisés à venir se réchauffer. Ils furent assassinés de sang froid et jetés au feu ou dans la rivière. Certains arrivèrent chez nous dans la campagne avec des mains ou des jambes amputées, certains tenaient leurs entrailles dans leurs mains, d’autres avaient de telles coupures et plaies béantes qu’il n’était pas possible que ce soit pire.” (Kraft, pp. 223-224)

Une trentaine ou plus de nos ancêtres Lenape furent aussi massacrés cette même nuit sur Corlaer Hook, ailleurs sur l’île de Manhattan. Les assaillants hollandais “retournèrent à fort Amsterdam avec 30 prisonniers et les têtes de plusieurs Indiens.” (Ibid. p 224)

Sheldon Wolfchild (Lakota) et moi-même avons inclus ceci et autres horribles incidents dans notre film documentaire The Doctrine of Discovery : Unmasking the Domination Code (2016). Ces incidents ne sont que quelques uns des innombrables exemples de la domination et de la déshumanisation qui furent utilisées contre nos nations autochtones et nos peuples par les envahisseurs coloniaux de la chrétienté, puis éventuellement par le gouvernement et les colonisateurs des États-Unis d’Amérique.

Peut-être devons-nous remercier Mme Conway d’avoir employé de manière erronée le terme de “Bowling Green massacre”. Elle nous a ainsi aidé à faire plus de publicité pour notre documentaire. Celui-ci documente les méthodes utilisées par le gouvernement des Etats-Unis contre nos nations et peuples autochtones, méthodes perpétuées par la loi et politique fédérales indiennes, basées sur la bible et le christianisme.

Un des exemples les plus récents d’utilisation par les États-Unis de l’affirmation chrétienne d’un droit de domination contre nos nations indigènes, est l’utilisation par le gouvernement Trump d’un décret d’approbation du Dakota Access Pipeline. Des efforts sont entrepris pour finaliser la construction de cet oléoduc sur le territoire sioux de l’Oceti Sakowin (la Grande Nation Sioux), territoire du conseil des sept feux. Ceci est fait sans le consentement de la nation Oceti Sakowin et en violation directe du traité de Fort Laramie de 1851.

La doctrine de la domination chrétienne, comme elle est utilisée par les États-Unis, au nom de la “loi américaine”, argumente que nos nations sont de droit sujettes aux idées et aux règles développées par “les premiers chrétiens” (dixit la cour suprême des États-Unis) pour “découvrir” les terres non-chrétiennes des “natifs, qui étaient des païens” (des mots mêmes de la Cour Suprême). En accord avec le dictionnaire anglais d’Oxford, “païen” est “un mot d’origine chrétienne” ce qui veut dire que c’est un mot d’origine biblique, mot utilisé par la Cour Suprême des États-Unis.

Comment les États-Unis ont-ils pu échapper à l’accusation d’officiellement utiliser des doctrines de fondamentalisme chrétien et de la bible pour affirmer un droit de propriété sur nos terres et territoires ?

Réponse : Ils affirment “un droit de domination” sur nos peuples et nations fondé sur le modèle de l’Ancien Testament du “peuple élu et de la terre promise”. En d’autres termes, parce que la bible leur a dit de le faire.

~~~~▲~~~~

http://www.huffingtonpost.fr/2017/02/03/kellyanne-conway-la-conseillere-de-donald-trump-invente-le-ma/

Kellyanne Conway, la conseillère de Donald Trump, invente le « massacre de Bowling Green » pour justifier le décret anti-immigration. Un bel exemple de « fait alternatif », concept qu’elle avait elle-même créé quelques jours auparavant face aux caméras.

De nombreuses sources relatent ce fait M. Décodex ! Comme La Tribune, et plein d’autres…

Ici, vous avez toutes les raisons de comprendre pourquoi les Natifs n’ont aucune raison de lever le camp à Sioux Standing Rock.

Et , l’appel similaire de la Nation Mohawk à briser le conditionnement colonial.

Cet empire théocrate ne dure que parce que le mensonge de la découverte de Terra Nullius (les païens, et indigènes furent déclarés eux aussi, Res Nullus, et ce texte prouve qu’ils le sont toujours !) fonctionne très bien sur tout le continent américain, en Australie, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud, comme en Palestine aujourd’hui même. L’empire s’est construit sur un narratif erroné, falsifié au moins géographiquement, comme en atteste les écrits et travaux de recherche du Dr. Ashraf Ezzat, en version PDF de 35 pages ici ► Histoire, Science, Mensonge et Falsification par le Dr. A. EZZAT.

Il convient de préciser ceci sur les affirmations et publications du Dr A. Ezzat ; Ezzat cite des archéologues et des travaux d’égyptologues qui réfutent la thèse biblique. Question essentielle à laquelle nous ne pouvons pas répondre faute de connaissance des langues anciennes : Ezzat dit que la bible septante est une fraude de traduction. Il cite des passages dans l’hébreu ancien qui ont été (volontairement) mal traduit en grec par les 70 rabbins sous Ptolémée II au IIIème siècle AEC. Y a-t-il une réfutation sans équivoque de ce qu’il avance ? Pas à notre connaissance. Ezzat cite de nombreux archéologues et historiens israéliens qui s’accordent à dire que les recherches de terrain n’ont jamais prouvé la véracité historique du récit biblique. Ezzat, de plus, ne va jamais dans son livre jusqu’à dire que l’histoire de la bible est une invention, il ne fait que dire qu’il est maintenant prouvé que la location GÉOGRAPHIQUE de cette histoire n’est pas la bonne, qu’il ne faut pas chercher en Égypte ni en Palestine pour des traces de « l’exode » ou du « palais de Salomon », mais dans le sud de l’Arabie Saoudite et au Yémen. Autre question intéressante à la lumière de ce que dit Ezzat : La guerre actuelle au Yémen, guerre qui implique Israël aux côtés de l’Arabie Saoudite, est-elle une coïncidence ?… Résistace71.

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur terre. Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais !

Voici ce à quoi, modestement, je contribue en relayant les écrits des Natifs.

C’est là, ma seule ambition, amplifier leurs voix pour vaincre l’inertie de départ et enclencher un nouveau paradigme ici et maintenant et d’où nous sommes…

JBL1960

 

Des clics pour LE déclic…

Suite « Des clics et des claques…« 

Et en tout point ;

Et après le TangenteSortir du piège de la toile d’araignée mondiale de Zénon qui laisse peu de doute sur notre nécessité de lutter contre « ce système dualiste, imbibant jusqu’à nos cœurs depuis lors, s’est érigé au fil des siècles et cristallisé en institutions politico-religieuses ; en écoles de dressage, en tribunaux, en croisades. En entreprises coloniales et en génocides par décrets. »

C’est encore Pierre Kropotkine qui, comme le précise Résistance71 : Nous montre ce que fut la véritable révolution française, comment elle fut de fait contre le peuple et bien celle des nantis d’une nouvelle aristocratie.

La grande révolution française 1789-93 : (Kropotkine 1909) : Les revendications sociales et l’esprit de commune, l’écrasement des sections populaires…

La suite des « revendications sociales et l’état d’esprit à Lyon et Paris » décrits par Kropotkine dans sa « Grande Révolution 1789-1793 » publiée en 1909. Ceci nous montre ce que fut la véritable révolution française, comment elle fut de fait contre le peuple et bien celle des nantis d’une nouvelle aristocratie. ~ Résistance 71 ~ URL de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2017/02/08/la-grande-revolution-francaise-1789-93-kropotkine-1909-les-revendications-sociales-et-lesprit-de-commune-lecrasement-des-sections-populaires/

L’écrasement des sections

Pierre Kropotkine  “La grande révolution 1789-1793”, chapitre 63 – publié en 1909

Deux puissances rivales se trouvaient en présence à la fin de 1793 : les deux Comités, de salut public et de sûreté générale, qui dominaient la Convention, et la Commune de Paris. Cependant la vraie force de la Commune n’était ni dans son maire Pache, ni dans son procureur Chaumette, ou son substitut Hébert, ni dans son Conseil général. Elle était dans les sections. Aussi voit-on le gouvernement central s’appliquer constamment à soumettre les sections à son autorité.

Lorsque la Convention eut retiré aux sections de Paris « la permanence », c’est-à-dire le droit de convoquer leurs assemblées générales aussi fréquemment qu’elles le voulaient, les sections commencèrent à créer des « sociétés populaires » ou des « sociétés sectionnaires ». Mais ces sociétés furent très mal vues des Jacobins, qui devenaient à leur tour des hommes de gouvernement, et à la fin de 1793 et en janvier 1794 on parla beaucoup au club des Jacobins contre ces sociétés, — d’autant plus que les royalistes faisaient un effort concerté pour les envahir et s’en emparer. « Il est sorti du cadavre de la monarchie, disait un des Jacobins, Simond, une infinité d’insectes venimeux qui ne sont pas assez stupides pour en essayer la résurrection », mais qui cherchent à perpétuer les convulsions du corps politique[1]. En province, surtout, ces « insectes » ont du succès. Une infinité d’émigrés, continuait Simond, « gens de loi, gens de finance, agents de l’ancien régime », inondent les campagnes, envahissent les sociétés populaires et en deviennent les présidents et les secrétaires.

Il est évident que les sociétés populaires, qui n’étaient à Paris autre chose que des assemblées de sections organisées sous un autre nom[2], se seraient bientôt « épurées », pour exclure les royalistes déguisés, et elles auraient continué l’œuvre des sections. Mais toute leur activité déplaisait aux Jacobins qui voyaient avec jalousie l’influence de ces « nouveaux venus » qui les « dépassaient en patriotisme. » — « À les croire, disait le même Simond, les patriotes de 89… ne sont plus que des bêtes de somme fatiguées ou dépéries qu’il faut assommer, parce qu’ils ne peuvent plus suivre les nouveau-nés dans la route politique de la Révolution. » Et il trahissait les craintes de la bourgeoisie jacobine, en parlant de la « quatrième législature » que ces nouveaux venus auraient cherché à composer, pour aller plus loin que la Convention. « Nos plus grands ennemis, ajoutait Jeanbon Saint-André, ne sont pas au dehors ; nous les voyons : ils sont au milieu de nous ; ils veulent porter plus loin que nous les mesures révolutionnaires »[3].

Là-dessus, Dufourny parle contre toutes les sociétés de sections, et Deschamps les appelle de « petites Vendées. »

Quant à Robespierre, il s’empresse de reprendre son argument favori — les menées de l’étranger. « Mes inquiétudes, dit-il, n’étaient que trop fondées. Vous voyez que la tartuferie contre-révolutionnaire y domine. Les agents de la Prusse, de l’Angleterre et de l’Autriche veulent par ce moyen anéantir l’autorité de la Convention et l’ascendant patriotique de la Société des Jacobins. »[4].

L’hostilité des Jacobins contre les sociétés populaires est évidemment une hostilité contre les sections de Paris et les organisations de même genre en province, et cette hostilité n’est que l’expression de celle du gouvernement central. Ainsi, dès que le gouvernement révolutionnaire fut établi par le décret du 14 frimaire (4 décembre 1793), le droit d’élire les juges de paix et leurs secrétaires — droit que les sections avaient conquis dès 1789, — leur fut retiré. Les juges et leurs secrétaires devaient être nommés désormais par le Conseil général du département (décrets du 8 nivôse, 28 décembre 1793, et du 23 floréal, 12 mai 1794). Même la nomination des Comités sectionnaires de bienfaisance fut enlevée aux sections en décembre 1793, pour être remise aux Comités de salut public et de sûreté générale. L’organisme populaire de la Révolution était ainsi frappé à sa racine.

Mais c’est surtout dans la concentration des fonctions de police que l’on saisit l’idée du gouvernement jacobin. Nous avons vu (chap. XXIV) l’importance des sections comme organes de la vie de Paris, municipale et révolutionnaire ; nous avons indiqué ce qu’elles faisaient pour l’approvisionnement de la capitale, pour enrôler les volontaires, pour lever, armer et expédier les bataillons, pour fabriquer le salpêtre, organiser le travail, prendre soin des indigents, etc. Mais à côté de ces fonctions, les sections de Paris et les sociétés populaires de province remplissaient aussi des fonctions de police. Cela datait, à Paris, déjà du 14 juillet 1789, lorsqu’il se forma des Comités de districts qui se chargèrent de la police. La loi du 6 septembre 1789 les confirma dans ces fonctions, et en octobre suivant, la municipalité de Paris, encore provisoire à cette époque, se donna sa police secrète sous le nom de Comité des recherches. La municipalité, issue de la Révolution, reprenait ainsi une des plus mauvaises traditions de l’ancien régime.

Après le 10 août, la Législative établit que toute la police de « sûreté générale » passait aux Conseils des départements, des districts et des municipalités, et un Comité de surveillance fut établi, avec des Comités subordonnés à lui, dans chaque section. Bientôt, à mesure que la lutte entre les révolutionnaires et leurs ennemis devenait plus ardue, ces Comités furent débordés par la besogne, et le 21 mars 1793, des Comités révolutionnaires, de douze membres chacun, furent établis dans chaque commune et dans chaque section des communes des grandes villes, divisées, comme Paris, en sections.[5]

De cette façon, les sections, par l’intermédiaire de leurs Comités révolutionnaires, devenaient des bureaux de police. Les fonctions de ces Comités révolutionnaires étaient limitées, il est vrai, à la surveillance des étrangers ; mais bientôt ils eurent des droits aussi larges que ceux des bureaux de police secrète dans les États monarchiques. En même temps on peut voir comment les sections, qui étaient au début des organes de la Révolution populaire, se laissaient absorber par les fonctions policières de leurs Comités, et comment ceux-ci, devenant de moins en moins des organes municipaux, se transformaient en de simples organes subalternes de police, soumis au Comité de sûreté générale[6].

Les Comités de salut public et de sûreté générale les détachaient de plus en plus de la Commune, — leur rivale, qu’ils affaiblissaient de cette façon, — et en les disciplinant à l’obéissance, ils les transformaient en rouages de l’État. Enfin, sous prétexte de réprimer des abus, la Convention en fit des fonctionnaires salariés ; elle soumit en même temps les 44.000 Comités révolutionnaires au Comité de sûreté générale, auquel elle accorda même le droit de les « épurer » et d’en nommer lui-même les membres.

L’État, cherchant à tout centraliser en ses mains, comme la monarchie l’avait essayé au dix-septième siècle, et enlevant successivement aux organes populaires la nomination des juges, l’administration de la bienfaisance (certainement aussi leurs autres fonctions administratives), et les soumettant à sa bureaucratie en matière le police, — c’était la mort des sections et des municipalités révolutionnaires.

En effet, après cela, les sections à Paris et les sociétés populaires en province étaient bien mortes. L’État les avait dévorées. Et leur mort fut la mort de la Révolution. Depuis janvier 1791, la vie publique à Parie était anéantie, dit Michelet. « Les assemblées générales des sections étaient mortes, et tout le pouvoir avait passé à leurs comités révolutionnaires, qui eux-mêmes, n’étant plus élus, mais simples fonctionnaires nommés par l’autorité, n’avaient pas grande vie non plus. »

Lorsqu’il plut au gouvernement d’écraser la Commune de Paris, il put le faire maintenant sans craindre d’être renversé.

C’est ce qu’il fit en mars 1794 (ventôse an II).

A lire :

“La grande révolution 1789-1793”, Pierre Kropotkine, 1909

◄|►

Jean-Paul Marat fut le premier, à comprendre et à prévenir ; Il est une vérité éternelle dont il est important de convaincre les hommes : c’est que le plus mortel ennemi que les peuples aient à redouter est le gouvernement. Le gouvernement est l’ennemi du peuple ► L’intégralité dans ce billet ► Aucun gouvernement n’est un ami.

Ah bah tu m’étonnes, et rien n’est plus vrai encore aujourd’hui, avec un Macron de Rothschild et sa RévolutionEnMarche… Alors vous n’avez pas besoin de moi pour tout lire sur Macron de Rothschild, mais n’ignorez rien sur votre prochain geôlier. Ici et

D’ailleurs vous pouvez lire l’excellente analyse que fait Grisebouille dans son billet du jour ►Pour finir, ne comptez pas sur moi pour vous dire s’il faut voter pour untel ou unetelle. Ou même s’il faut simplement voter. Faites vos choix, mais pitié, faites-les en connaissance de cause. Quand les grands titres de la presse balancent Macron comme candidat sérieux, responsable et rassembleur, c’est de la pure idéologie ; quand la presse présente Hamon comme un virage à gauche toute du PS, c’est de la pure idéologie. Même Libération, qui n’est pas à la traîne côté idéologie dominante, le dit.  Lire l’intégralité de l’article ► https://grisebouille.net/fakir-contre-le-reste-du-monde/

Voilà pourquoi j’ai choisi de ne plus voter, jamais.

Je choisie de dire NON. Définitivement, NON

JBL1960

Sur ce blog, concernant Pierre Kropotkine ;

Science, État et Société de Pierre Kropotkine

Le Prince de l’évolution…

Et d’autres avec lui ► Petit précis très utile !

Source de l’image ► Pinterest

Mise à Jour du 7 février 2018

Cette fine analyse de Pierre Kropotkine je l’ai intégrée dans un PDF N° 17 de 31 pages, avec d’autres textes choisis par Résistance71 et intitulé ;

LES AMIS DU PEUPLE DE LA VÉRITABLE RÉVOLUTION : Marat, Varlet, Roux, Kropotkine et la France des sections communales

Ces textes qui auraient dû bien plus éclairer le peuple depuis la seconde moitié du XVIIIe siècle, mais les circonstances furent des plus difficiles il est vrai. Dans cette compilation, retrouvons donc les vrais amis du peuple que furent Jean-Paul Marat, Jean Varlet, Jacques Roux et un peu plus tard Pierre Kropotkine

Leurs textes résonnent (et raisonnent) toujours si puissamment aujourd’hui, pour la simple et bonne raison que nous n’avons absolument pas progressé sur un plan politique et qu’il est plus que grand temps que nous pensions à boycotter cette pourriture systémique obsolète qu’est l’État et que nous nous concentrions à développer la base de conscience pour que fleurisse enfin la société des sociétés, celle des associations libres, confédérées librement pour le bien commun de toutes et tous.

Hier, comme aujourd’hui

JBL1960