ICI & MAINTENANT ET D’OÙ NOUS SOMMES…

PARCE QUE NOUS SOMMES TOUS INTER-RELIÉS

L’objectif, l’idée première est de connecter les énergies, les électrons libres, pour donner l’exemple d’associations toutes aussi libres par delà l’espace et le temps…

Et parce que c’est NOUS AVANT TOUT !

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COMMUNIQUÉ DU CNI DU 29/10/2016

Url de l’article original en français = http://enlacezapatista.ezln.org.mx/2016/10/29/que-tremble-la-terre-jusque-dans-ses-entrailles/

Congrès National Indigène
Armée Zapatiste de Libération Nationale

QUE TREMBLE LA TERRE JUSQUE DANS SES ENTRAILLES 

[note : “que retiemble en sus centros la tierra”, extrait de la première strophe de l’hymne national mexicain.]

Aux peuples du monde

Aux médias libres

À la Sexta Nationale et Internationale

Convoqués pour la commémoration du 20e anniversaire du Congrès National Indigène et de la vive résistance des peuples, nations et tribus originaires de ce pays le Mexique, et qui parlentamuzgo, binni-zaá, chinanteco, chol, chontal de Oaxaca, coca, náyeri, cuicateco, kumiai, lacandón, matlazinca, maya, mayo, mazahua, mazateco, mixe, mixteco, nahua, ñahñu, ñathô, popoluca, purépecha, rarámuri, tlapaneco, tojolabal, totonaco, triqui, tzeltal, tsotsil, wixárika, yaqui, zoque, chontal du Tabasco ainsi que des frères aymara, catalan, mam, nasa, quiché ettacana, nous disons avec fermeté que notre lutte est en bas et à gauche, que nous sommes anticapitalistes et qu’est venu le temps des peuples, le temps de faire vibrer ce pays avec le battement ancestral du coeur de notre terre-mère.

C’est ainsi que nous nous sommes réunis pour célébrer la vie durant le Cinquième Congrès National Indigène qui a eu lieu du 9 au 14 octobre 2016 au CIDECI-UNITIERRA, Chiapas, là oùencore une fois nous nous rendons compte de l’aggravation de la spoliation et de la répression qui n’ont pas cessées depuis 524 années quand les puissants ont initié une guerre ayant pour but d’exterminer ceux qui sommes de la terre et qui, étant ses enfants, n’avons pas permis sa destruction et sa mort au profit de l’ambition capitaliste qui ne connaît pas de but autre que cette même destruction. La résistance pour continuer à construire la vie, aujourd’hui se fait parole, apprentissage et accords.

Dans nos villages nous nous construisons chaque jour dans les résistances pour bloquer la tempête et l’offensive capitaliste qui ne cesse pas, mais devient au contraire chaque jour plus agressive et s’est convertie en une menace civilisationnelle, non seulement pour les peuples indigènes et paysans, mais aussi pour les peuples des villes qui doivent eux aussi créer des formes dignes et rebelles pour ne pas être assassinés, spoliés, contaminés, rendus malades, réduits en esclavage, séquestrés ou victimes de disparition forcée. Depuis nos assemblées communautaires nous avons décidé, expérimenté et construit nos destins depuis des temps immémoriaux, et c’est en ça que maintenir nos formes d’organisation et de défense de notre vie collective n’est pas possible autrement que par la rébellion face aux mauvais gouvernements, leurs entreprises et leur crime organisé.

Nous dénonçons que :

1. Chez le peuple Coca, état de Jalisco, l’entrepreneur Guillermo Moreno Ibarra a envahi 12 hectares de forêt dans la hameau appelé El Pandillo, de mèche avec les institutions agraires, en utilisant la criminalisation de ceux qui luttent, ce qui a entrainé que 10 habitants soient convoqués par la justice durant 4 ans. Le mauvais gouvernement est en train d’envahir l’île de Mezcala qui est terre sacrée communale, tout en refusant dans le même temps de reconnaître le peuple coca dans la législation indigène de l’état, avec comme objectif de les effacer de l’histoire.

2. Les peuples Otomi Ñhañu, Ñathö, Hui hú, et Matlatzinca de l’état de Mexico et du Michoacán sont en train d’être attaqués par le biais de l’imposition du méga-projet de construction de l’autoroute privée Toluca-Naucalpan et du train interurbain, détruisant maisons et lieux sacrés, achetant les consciences et falsifiant les assemblées communales avec la présence de la police, en plus des recensements truqués des membres des terres communales qui permettent de supplanter la voix de tout un peuple, de la privatisation et de la spoliation de l’eau et du territoire sur le volcan Xinantlécatl, plus connu sous le nom de Nevado de Toluca, auquel les mauvais gouvernements retirent la protection qu’eux-mêmes avaient mis en place pour les offrir aux entreprises touristiques. On sait que l’intérêt qui se cache derrière tous ces projets est de spolier l’eau et la vie de la région. Dans la zone du Michoacán l’identité est niée au peuple otomí, tandis qu’un groupe de gendarmes est entré dans la région pour garder les collines, interdisant aux indigènes de s’y rendre et de couper du bois.

3. Quant aux peuples originaires résidents de la ville de México, ils se font spolier des territoires qu’ils ont conquis afin de pouvoir gagner leur vie en travaillant, en leur volant leurs marchandises et en utilisant la force policière. On les méprise et les réprime pour porter leurs habits et pratiquer leur langues, en plus du fait qu’on les criminalise en les accusant de vendre de la drogue.

4. Le territoire du Peuple Chontal d’Oaxaca est envahi par les concessions minières qui démantèlent les terrains communaux, ce qui affectera 5 communautés, leur habitants et leurs ressources naturelles.

5. Chez le Peuple Maya Peninsulaire de Campeche, Yucatan et Quintana Roo, des terres sont spoliées pour la culture de soja transgénique et de palme africaine, la contamination des nappesphréatiques par des produits chimiques agricoles, la construction de parcs éoliens, de fermes solaires, les projets  d’écotourisme et d’entreprises immobilières. Ils sont de la même manière en résistance contre les tarifs élevés de l’électricité, ce qui a entraîné harcèlement et mandats d’arrêt. A Calakmul, Campeche, 5 communautés ont été expulsées par l’imposition d’aires naturelles protégées, les compensations pour les services écosystémiques et la fixation du carbone. A Candelaria, Campeche la lutte continue pour obtenir la certitude de la possession de la terre. Dans les 3 états une forte criminalisation est à l’œuvre contre ceux qui défendent le territoire et les ressources naturelles.

6. Quant au peuple Maya du Chiapas, Tzotzil, tzeltal, tojolabal, chol et Lacandón, on continue de les spolier de leurs territoires pour privatiser les ressources naturelles, ce qui a entrainé des emprisonnements et des assassinats de ceux qui défendent le droit à rester sur leur territoire. Ils sont discriminés et constamment réprimés lorsqu’ils se défendent et s’organisent pour continuer à construire leur autonomie, ce qui augmente les violations des droits de l’homme procédées par les forces de police. Il existe des campagnes de fragmentation et de division au sein des organisations, tout comme les assassinats de compañeros qui ont défendu leur territoire et leurs ressources naturelles à San Sebastián Bachajón. Les mauvais gouvernements continuent d’essayer de détruire l’organisation des communautés bases de soutien de l’EZLN, et d’assombrir l’espoir qui émane d’elles et qui offre une lumière à tout le monde.

7. Le peuple Mazateco de Oaxaca a été envahi par des propriétés privées, où le territoire et la culture sont exploités pour le tourisme, comme la nomination de Huautla de Jiménez au titre de “Village Magique” pour rendre légale la spoliation et la commercialisation des savoirs ancestraux, cela accompagné de concessions minières et d’exploration de spéléologues étrangers dans les grottes existantes. Tout ceci imposé par un harcèlement croissant de la part des trafiquants de drogue et par la militarisation du territoire. Les féminicides et les viols des femmes dans la régionsont en augmentation, toujours avec la complicité par omission des mauvais gouvernements.

8. Quant aux peuples Nahua et Totonaca de Veracruz et Puebla, ils s’affrontent aux fumigations aériennes qui rendent malades nos peuples. Il y a l’exploration et l’exploitation de minerais et d’hydrocarbures par le biais de la fracturation hydraulique et 8 sources sont en danger à cause de nouveaux projets qui contaminent les rivières.

9. Les peuples Nahua et Popoluca du sud de Veracruz affrontent le harcèlement du crime organisé et subissent les risques de la destruction territoriale et de la disparition en tant que peuple du fait des menace de l’exploitation minière, des éoliennes et par dessus tout de l’exploitation des hydrocarbures à travers le fracking [fracturation hydraulique].

10. Le Peuple Nahua, situé dans les états de Puebla, Tlaxcala, Veracruz, Morelos, Etat de Mexico, Jalisco, Guerrero, Michoacan, San Luis Potosi et dans la ville de México, fait face à une lutte constante pour contenir l’avancée dudit “Projet Intégral Morelos”, qui comprend des gazoducs, des aqueducs et une centrale thermoélectrique. Les mauvais gouvernements désireuxd’arrêter la résistance et la communication des peuples, cherche à spolier la radio communautaire d’Amiltzingo, dans le Morelos. De même, la construction du Nouvel Aéroport de la Ville de México et les chantiers complémentaires menacent les territoires aux alentours du lac de Texcoco et du bassin de la vallée de México, principalement Atenco, Texcoco et Chimalhuacán. Tandisque dans le Michoacán, le peuple nahua fait face au saccage de ses ressources naturelles et minérales par des tueurs à gage accompagnés par la police ou l’armée et par la militarisation et laparamilitarisation de leurs territoires. Tenter d’arrêter cette guerre a entrainé l’assassinat, la persécution, l’emprisonnement et le harcèlement des leaders communautaires.

11. Le peuple Zoque d’Oaxaca et du Chiapas fait face à l’invasion par des concessions minières et de supposée propriétés privées sur des terres communales de la région des Chimalapas; également à trois centrales hydroélectriques et à l’extraction d’hydrocarbures par fracking. Il y a des zones-couloirs dédiées à l’élevage et en conséquence la coupe excessive des forêts pour en faire des prairies. Des semences transgéniques sont également cultivées. Dans le même temps il existe des migrants  zoques dans différents états du pays qui reconstituent leur organisation collective.

12. Le Peuple Amuzgo de Guerrero fait face à la spoliation de l’eau de la rivière San Pedro pour des zones résidentielles et pour l’approvisionnement de la ville d’Ometepec. Leur radio communautaire a été l’objet d’une persécution et de harcèlements constants.

13. Le peuple Raramuri de Chihuahua subit la perte de surfaces de culture pour construire des routes, l’aéroport de Creel et le gazoduc qui arrive des États-Unis jusqu’à Chihuahua, en plus del’existence de projets miniers japonais, de barrages et du tourisme.

14. Le peuple Wixárika de Jalisco, Nayarit et Durango se confronte à la destruction et la privatisation de leurs lieux sacrés dont dépendent tous leurs milieux sociaux, politiques et familiaux, àla spoliation de leurs terres communales au bénéfice de caciques, qui profitent de l’incertitude sur les limites entre les états de la République, et les campagnes de division orchestrées depuis les mauvais gouvernements.

15. Le peuple Kumiai de Basse Califiornie continue de lutter pour la reconstitution de ses territoires ancestraux, contre les invasions de particuliers, la privatisation de leurs lieux sacrés et l’invasion des territoires par des gazoducs et des autoroutes.

16. Le Peuple Purépecha du Michoacán a comme problème la déforestation, exercée grâce à la complicité entre les mauvais gouvernements et les groupes narcos-paramilitaires qui saccagent les forêts et les bois. Pour eux l’organisation souterraine des communautés est un obstacle au  saccage.

17. Chez le peuple Triqui de Oaxaca la présence des partis politiques, de sociétés minières, de paramilitaires et des mauvais gouvernements encouragent la désintégration des liens communautaires en vue du pillage de leurs ressources naturelles.

18. Quant au peuple Chinanteco de Oaxaca, ils détruisent leurs formes d’organisation communautaire avec la répartition agraire, l’imposition des mécanismes de paiements pour les services environnementaux, pour la capture de carbone et l’écotourisme. Une autoroute à 4 voies est projetée qui traverse le territoire et le divise. Sur les rivières Cajono et Usila, les mauvais gouvernements ont projeté trois barrages qui auront des impacts sur les peuples chinantèques et zapotèques. Il y a des concessions minières et l’exploration de puits de pétrole.

19. Le peuple Náyeri de Nayarit fait face à l’invasion et la destruction de leurs territoires sacrés sur le site dénommé Muxa Tena sur la Rivière San Pedro via le projet hydroélectrique Las Cruces.

20. Le Peuple Yaqui de Sonora maintient la lutte sacrée contre le gazoduc qui traversera son territoire et en défense des eaux du fleuve Yaqui que les mauvais gouvernements ont décidé de faire venir jusqu’à la ville de Hermosillo, état de Sonora, malgré les décisions de justice et les recours internationaux qui ont fait la démonstration de la légalité et la légitimité de leurs arguments. Cela en s’appuyant sur la criminalisation et le harcèlement contre les autorités et les portes-paroles de la tribu Yaqui.

21. Les peuples Binizza et Ikoot s’organisent et s’articulent pour contenir l’avancée des projets éoliens, miniers et hydroélectriques, des barrages et des gazoducs, spécialement dans la zone appelée Zone Économique Spéciale de l’isthme de Tehuantepec, et des infrastructures qui menacent le territoire et l’autonomie des peuples dans l’Isthme de Tehuantepec, qui sont qualifiés de talibans de l’environnement et de talibans des droits indigènes selon les paroles exprimées par l’Association Mexicaine de l’Énergie en référence à l’ Assemblée Populaire du Peuple Juchiteco.

22. Le peuple Mixteco de Oaxaca subit la spoliation de son territoire agraire affectant du même coup ses us et coutumes via des menaces, des assassinats et des emprisonnements qui cherchent à faire taire les voix des mécontents, tout en promouvant des groupes paramilitaires armés par les mauvais gouvernements, comme c’est le cas pour San Juan Mixtepec, état deOaxaca.

23. Les peuples Mixteco, Tlapaneco et Nahua de la montagne et de la côte du Guerrero font face à l’imposition de mégaprojets miniers soutenus par le narcotrafic, ses paramilitaires et les mauvais gouvernement, qui se disputent entre eux les territoires des peuples originaires.

24. Le mauvais gouvernement mexicain continue de mentir et d’essayer d’occulter sa décomposition et sa responsabilité absolue dans la disparition forcée des 43 étudiants de l’école normale rurale Raúl Isidro Burgos d’Ayotzinapa, Guerrero

25. L’État maintient séquestré les compañeros Pedro Sánchez Berriozábal, Rómulo Arias Míreles, Teófilo Pérez González, Dominga González Martínez, Lorenzo Sánchez Berriozábal et Marco Antonio Pérez González de la comunauté Nahua de San Pedro Tlanixco dans l’état de Mexico, le compañero zapotèque de la région Loxicha Álvaro Sebastián, les compañeros Emilio Jiménez Gómez et Esteban Gómez Jiménez, prisonniers originaires de la communauté de Bachajón, Chiapas, les compañeros Pablo López Álvarez, ainsi que Raúl Gatica García et Juan Nicolás López du Conseil Indigène et Populaire de Oaxaca Ricardo Flores Magón, maintenus en exil. Récemment un juge a dicté une sentence de 33 ans de prison contre le compañero Luis Fernando Sotelo pour avoir exigé la présentation en vie des 43 étudiants disparus d’Ayotzinapa, et sont maintenus séquestrés les compañeros Samuel Ramírez Gálvez, Gonzalo Molina González et Arturo Campos Herrera de la CRAC- PC (Coordination Régionale des Autorités Communautaires-Police Communautaire). Tout comme des centaines de prisonniers indigènes et non indigènes sont maintenus emprisonnés dans tout le pays pour défendre leurs territoires et exiger justice.

26. Chez le peuple Mayo le territoire ancestral est menacé par des projets routiers visant à joindre Topolobampo avec l’état du Texas, États-Unis; au moment même où d’ambitieux projets touristiques se dessinent dans la région de Barranca del Cobre.

27. La nation Dakota voit son territoire sacré être envahi et détruit par des gazoducs et des oléoducs, raison pour laquelle un blocage permanent est maintenu pour protéger ce qui leur appartient. [NDJBL : Et sur ce blog, je dénonce  sans relâche la résistance à Standing Rock ; Ici, comme la compromission des banques françaises dans le silence absolue des Merdias français : .]

Pour tout cela, nous réitérons que la protection de la vie et de la dignité, c’est à dire la résistance et la rébellion depuis en bas à gauche, est notre devoir auquel nous pouvons que répondre de manière collective. La rébellion donc, nous la construisons depuis nos petites assemblées dans des localités qui se joignent en de grandes assemblées communales, ejidales, de conseils de bon gouvernement, et en accords pris en tant que peuples, qui nous unissent sous une identité. A travers le partage, l’apprentissage et la construction de nous autres qui sommes le Congrès National Indigène, nous nous voyons et ressentons par le biais de nos douleurs, de nos mécontentements et de nos fondements ancestraux.

Pour défendre ce que nous sommes, notre cheminement et notre apprentissage se sont consolidés par le biais du renforcement des espaces collectifs où prendre des décisions, en recourant à des moyens juridiques nationaux et internationaux, à des actions de résistance civile pacifique, en mettant de côté les partis politiques qui n’ont généré que la mort, la corruption et l’achat des dignités, en faisant des alliances avec différents secteurs de la société civile, en fabriquant des moyens de communication à soi, des polices communautaires et des autodéfenses, des assemblées et des conseils populaires, des coopératives, l’exercice et la défense de la médecine traditionnelle, l’exercice et la défense de l’agriculture traditionnelle et écologique, les rituels et les cérémonies coutumières pour payer la terre-mère et continuer de cheminer avec elle et en elle, par la semence et la défense des graines natives, par des forums, des campagnes de diffusion et des activités socio-culturelles.

C’est cela le pouvoir d’en bas qui nous a maintenus vivants et c’est pour cela que commémorer la résistance et la rébellion, c’est aussi ratifier notre décision de continuer à être en vie en construisant l’espoir d’un futur possible uniquement sur les ruines du capitalisme.

Considérant que l’offensive contre les peuples ne cessera pas, mais qu’ils prétendent au contraire la faire croître jusqu’à en finir avec la dernière trace de ce que nous sommes en tant que peuples des villes et des campagnes, c’est porteurs de profonds mécontentements qui surgissent aussi sous des formes de résistances et de rébellion nouvelles, diverses et créatives, que ce Cinquième congrès national Indigène a fait le choix d’initier une consultation au sein de chacun de nos peuples pour démonter depuis le bas le pouvoir que d’en haut on nous impose et qui ne nous offre qu’un panorama fait de mort, de violence, de spoliation et de destruction.

Au vu de tout ce qui a été dit précédemment, nous nous déclarons en assemblée permanente et nous consulterons chacune de nos géographies, de nos territoires et de nos cheminements au sujet de l’accord pris par ce cinquième CNI de nommer un conseil indigène de gouvernement dont la parole sera matérialisée par une femme indigène, déléguée du CNI en tant que candidate indépendante qui se présentera au nom du Congrès National Indigène et de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale durant le processus électoral de l’année 2018 pour la présidence de ce pays.

Nous ratifions que notre lutte n’est pas pour le pouvoir, nous ne le cherchons pas ; Mais nous en appellerons aux peuples originaires et à la société civile pour nous organiser afin d’arrêter cette destruction, et nous renforcer dans nos résistances et rébellions, c’est-à-dire dans la défense de la vie de chaque personne, famille, collectif, communauté ou quartier.A construire la paix et la justice, en retissant nos fils depuis le bas, depuis là où nous sommes ce que nous sommes.

C’est le temps de la dignité rebelle, le temps de construire une nouvelle nation pour et par toutes et tous, de renforcer le pouvoir d’en-bas et de gauche anticapitaliste, le temps que payent les coupables pour la douleur des peuples de ce Mexique multicolore.

Enfin, nous annonçons la création de la page officielle du CNI à l’adresse: www.congresonacionalindigena.org

Depuis le CIDECI-UNITIERRA, Chiapas, octobre 2016

Pour la reconstitution Intégrale de nos peuples

Jamais plus un Mexique sans nous

Congrès National Indigène
Armée Zapatiste de Libération Nationale

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Parce qu’aucun gouvernement issu de ce Système ne sera l’ami du peuple !

JAMAIS ! CHOISISSONS-NOUS !

Parce que demain se plante aujourd’hui et que nous sommes capables, tous ensemble, d’effacer, à tout jamais, les mensonges répétés depuis des siècles et pour les siècles et les siècles, si nous ne nous levons pas pour crier ¡Ya Basta!

JBL1960

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Mensonges Pharaoniques

Puisque c’est écrit dans la Bible…

C’est que ça doit être vrai ?

Bah justement non !

Récits bibliques ne sont pas vérités premières…

J’ai commencé à introduire dans ce billet, un extrait du livre du Dr. Ashraf Ezzat « L’Égypte n’a jamais connu ni Pharaons, ni Israélites » et j’ai continué ici, et encore ici ce qui m’a permis d’affirmer, à la lecture de ses articles comme de ce livre, que nous sommes en mesure, d’effacer les dogmes fantasmagoriques qu’on nous vend comme paroles d’évangiles depuis plus de 2000 ans.

Et l’actualité de ce dimanche 30 octobre 2016 vient soutenir mon propos :

Jérusalem : La tombe de Jésus ouverte pour la première fois depuis 1810

ISRAËL Des scientifiques procèdent actuellement à des travaux et à des analyses dans l’église du Saint-Sépulcre…

Cela n’était pas arrivé depuis au moins deux siècles. Des scientifiques viennent d’ouvrir ce que les chrétiens considèrent comme la tombe de Jésus, dans l’église du Saint-Sépulcre, à Jérusalem. La plaque de marbre qui recouvre la sépulture a été déplacée pendant trois jours afin de permettre d’effectuer des travaux de restauration. L’opération en cours porte sur des analyses des matériaux et des structures, ont précisé des experts. […]

« C’est émouvant car c’est quelque chose dont nous parlons depuis des siècles », a déclaré l’ecclésiastique.

Lire l’intégralité de l’article ici = http://www.20minutes.fr/monde/1951947-20161030-jerusalem-tombe-jesus-ouverte-premiere-fois-depuis-1810

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Selon un député israélien, les séismes en Italie sont… une «punition divine» suite au vote de l’Unesco

Un député israélien voit dans les tremblements de terre qui ont touché l’Italie le 26 octobre dernier une «punition» suite au vote, le même jour, par l’Unesco, d’une résolution critiquant la gestion des sites sacrés de Jérusalem par l’État israélien.

Lire la suite de l’article ici = lavoixdelalibye.com/2016/10/29/selon-un-depute-israelien-les-seismes-en-italie-sont-une-punition-divine-suite-au-vote-de-lunesco/

Et alors qu’un autre séisme a eu lieu se matin en Italie : http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/10/30/l-italie-de-nouveau-frappee-par-un-seisme_5022656_3214.html

On n’ose pas demander à ce député de quoi la « solution finale au problème juif » d’Adolf Hitler, ici, est la conséquence ou selon ses propres termes « La punition divine »…

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Résistance71 traduit la question que pose le Dr A. Ezzat « Pourquoi ne trouve-t-on aucune mention des pyramides d’Égypte dans la bible ? »

« C’est sans doute parce qu’elles n’étaient pas assez grandes ou imposantes… »

Au cœur du mensonge historique (suite)… Où sont passées les pyramides dans les contes bibliques ?… (Dr Ashraf Ezzat)

Pourquoi ne trouve t’on aucune mention des pyramides d’Égypte dans la bible ?

Et si toute l’histoire de l’exode d’Égypte n’était qu’une fadaise et si nous pouvions le prouver ?

Dr. Ashraf Ezzat | 24/07/2016 | Url de l’article original en anglais : https://ashraf62.wordpress.com/2016/07/24/why-are-the-pyramids-not-mentioned-in-the-bible/

Je ne me rappelles pas une époque où je n’ai pas été mal à l’aise au sujet de l’histoire de l’exode des israélites d’Égypte. En fait, mal à l’aise est une sous-estimation, car j’ai toujours été vraiment irrité par cette fameuse histoire de Moïse et le pharaon d’Égypte. Quelque part, ce conte israélite ne semblait pas coller avec l’histoire ancienne de l’Égypte, ni avec ma façon de voir la chose. A l’encontre de bien des gens, je n’ai jamais pu accepter cette incroyable conte comme vérité.

A chaque fois qu’on prononce le mot “exode”, tout le monde, inconsciemment et instantanément reconnaît l’histoire des Israélites fuyant la poigne du Pharaon sanguinaire, emmenés par Moïse hors d’Égypte. Grâce à l’église, la synagogue, la mosquée et bien sûr les films d’Hollywood, l’histoire de l’exode (biblique) s’est profondément ancré dans l’inconscient collectif des masses, si profondément que l’histoire de Moïse et du Pharaon est devenue presque une vérité inamovible que tout le monde croit s’être déroulée dans l’ancienne Égypte.

Mais en fait, rien dans cette histoire et son contexte n’indique que ceci s’est produit en Égypte, mis à part peut-être la fausse association entre le mot “pharaon” et “roi” d’Égypte.

De la même manière, il n’y a rien dans les archives de l’ancienne Égypte ou dans ses traditions orales qui ne fasse ne serait-ce qu’allusion à ce conte de Moïse se produisant en Égypte. Plus choquant même est le fait que les archives de l’Égypte antique ne réfèrent JAMAIS aux rois d’Égypte comme étant des “pharaons”. Et oui, pharaon n’a jamais été le titre porté par un roi d’Égypte. Associer le mot pharaon à l’Égypte antique n’est qu’un mythe propagé par des siècles de mensonge amené par une interprétation erronée de l’histoire biblique.

La seule et unique raison pour laquelle nous savons que l’histoire de l’exode des Israélites s’est produite en Égypte est parce que la bible le dit. Nous continuons à croire que ceci est le cas parce que les égyptologues acceptèrent le narratif biblique et désignèrent inconsidérément les rois d’Égypte comme “pharaons”. Mais si nous examinons ce que le texte hébraïque de la bible ancienne (que nous avons en ce moment même entre nos mains…) a utilisé en référence, nous ne trouvons alors bizarrement pas l’Égypte mentionnée dans ce texte comme le site, la terre de l’histoire de l’exode. Toute cette sombre affaire, cette tromperie s’est produite durant la traduction des histoires bibliques écrites en hébreu et en araméen vers le grec au IIIème siècle AEC. C’est à ce moment que l’Égypte fut placée de force dans la bible hébraïque comme le théâtre des histoires israélites. Ironiquement, cet acte de duplicité fut perpétré sur le sol égyptien, plus spécifiquement dans sa légendaire grande bibliothèque d’Alexandrie.

Et si la bible telle que nous la connaissons avait été falsifiée ?

  • Et si la toute première traduction occidentale des soi-disant histoires des israélites, ce que nous connaissons comme étant la bible des septantes ou bible septante, était en fait une traduction déformée ?
  • Et si toutes les histoires des Israélites que nous croyons tous s’être passées en Égypte, simplement ne se déroulèrent pas là ?
  • Et si l’Égypte fut frauduleusement introduite dans la bible comme le théâtre de l’action des histoires des Israélites ?
  • Et si la patrie du judaïsme et des anciens Israélites n’était pas la Palestine ?
  • Et si l’Égypte antique n’avait jamais connu aucun soi-disant pharaon ?
  • Et si Abraham, Joseph et Moïse n’avaient en fait jamais mis un pied en Égypte, ni même rêver de le faire ?

Et si toute l’histoire de l’Exode d’Égypte était fausse et que nous pouvions le prouver ?

Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi les pyramides égyptiennes et les grands temples ne sont pas mentionnés dans la bible ? Savez-vous que l’Égypte est mentionnée dans la bible environ 600 fois ? Ce chiffre est phénoménal et laisse perplexe en même temps, car personne ne peut revisiter l’Égypte tant de fois et ne jamais se référer une seule fois à ses icônes passées: Les Pyramides.

D’un autre côté avez-vous une idée du nombre de fois où Israël et les Israélites furent mentionnés dans les archives (NdT: très complètes et méticuleuses) égyptiennes antiques ?

Préparez-vous à une surprise : seulement une fois ! Ne sautez pas à une conclusion hâtive, ceci n’est pas notre preuve que l’Égypte ne fut pas la terre de l’Exode, ceci n’est qu’un prélude à notre recherche (comme détaillée dans notre livre Egypt knew no Pharaos nor Israelites).

On nous a gavé de l’idée que les Israélites furent maintenus captifs, en esclavage pendant près de 400 ans (certains disent 260 ans) en Égypte et pourtant toutes leurs histoires n’ont aucune trace de l’influence égyptienne. De plus et à notre grand étonnement, l’esclavage ne fut pas une pratique commune et courante dans l’Égypte antique dans un premier temps. A l’encontre de la culture répandue de l’esclavage dans les histoires israélites, l’Égypte antique n’a jamais eu de marché public pour commercer les esclaves.

Tout au sujet de la culture antique égyptienne, son art, son architecture, ses monuments, son peuple, sa théologie, sa mythologie et son panthéon des dieux, est de manière unique fort et culturellement marquant et ce même encore de nos jours. Après un tel long séjour dans le pays de la vallée du Nil, on pourrait s’attendre à trouver quelques traces d’influence culturelle égyptienne dans l’histoire et le narratif israélite, mais ce ne fut pas le cas. Bien que les Israélites ne passèrent qu’environ 70 ans durant la “captivité babylonienne”, et bien cette période fut documentée à la fois par les Israélites et les Babyloniens et des références à cette période se trouvent toujours dans les archives perses.

D’un autre côté, la bible hébraïque clame que les Israélites séjournèrent 400 ans en Égypte et nous ne trouvons aucune documentation en dehors de la bible, ni aucune mention du séjour des Israélites en Égypte, ni même de leur exode dans les archives égyptiennes ou même non-égyptiennes.

Il n’y a même pas eu une mention des pyramides, une des merveilles du monde ancien, dans les histoires israélites. Vous ne pouvez pas demeurer si longtemps en Égypte sans remarquer les pyramides. La très vaste majorité des historiens et des leaders militaires qui vinrent en Égypte depuis l’antiquité comme Alexandre le Grand, Strabo, Diodorus Siculus et bien sûr Hérodote, tous mentionnèrent et documentèrent leurs souvenirs et commentaires au sujet de ce site si célèbre.

“Le huitième roi, Chemmis de Memphis, régna pendant 50 ans et construisit la plus grande des trois pyramides, qui sont parmi les sept merveilles du monde”, Diodorus Siculus (90-30 AEC), Librairie de l’histoire

Mais quand on en vient aux Israélites, leur bible hébraïque est complètement silencieuse non seulement au sujet des pyramides mais aussi de toute caractéristique de l’ancienne culture ou architecture égyptienne ancienne.

70 ans de captivité à Babylone ont laissé leur marque sur la culture hébreu, le talmud et la bible hébraïque. Des thèmes de la mythologie sumérienne et babylonienne comme ceux du déluge, d’Adam et Eve et de l’arbre de la connaissance peuvent être reconnus dans la bible hébraïque. Bien des parallèles pourraient être tracés entre la légende de la naissance du roi Sargon d’Akkad et celle de Moïse.

Le séjour de 400 ans en Égypte aurait dû laisser une empreinte sur les Israélites et leur culture, mais on ne la trouve nulle part pour la simple et bonne raison qu’ils n’ont jamais mis les pieds en Égypte. Et non, l’argument disant que les Israélites résistèrent à être affectés par des croyances païennes et une telle culture ne peut pas être considéré comme valide, car toutes sortes d’influences sumériennes, assyriennes et babyloniennes (toutes païennes) et références culturelles en cela connectées furent bourrées dans leur torah.

La comparaison pas si fréquente entre le monothéisme du roi Akhenaten et celui des Israélites n’est pas non plus valide par essence car le culte juif est tribal, militariste et manque (en fait par interdit) de toutes manifestations artistiques véritables, tandis que celui d’Akhenaten était universel par nature (bâti sur la croyance ancienne égyptienne d’un dieu suprême), qui fut célébré et marqué par des travaux artistiques et architecturaux révolutionnaires. De plus, le dieu Aten d’Akhenaten était une déité inclusive qui embrassait tous ses enfants et non pas une seule tribu bien spécifique dans le désert.

Peu importe la profondeur à laquelle vous creusez dans les histoires israélites, vous ne trouverez aucune influence égyptienne, pas un gramme d’impact culturel, à part peut-être la seule mention du mot “pharaon”. Devinez la nouvelle: l’Égypte n’a pas non plus connu de “pharaons”. Ré-examinez vos propres croyances pour réaliser comment elles en sont venues à vous définir. De fait, vous êtes limité, si pas pré-conditionné, par nos vieilles croyances et histoires. Comme elles ont jadis marqué notre histoire ces mêmes vielles histoires continuent de façonner notre présent. Seule une observation critique de quelques unes de nos vieilles croyances décidera si elles garderont leur autorité (injustifiée) sur nous dans le futur.

Si vous recherchez la vérité et désirez mettre à jour la vérité qui a été bloquée pendant plus de deux mille ans, alors vous pourriez être intéressé de lire le livre du Dr Ashraf Ezzat : Egypt Knew no Pharaohs nor Israelites (sur plateforme Kindle en anglais)

On nous a donné des mensonges à téter depuis bien trop longtemps. Il est grand temps d’être sevré.

Url de l’article = https://resistance71.wordpress.com/2016/10/30/au-coeur-du-mensonge-historique-suite-ou-sont-passees-les-pyramides-dans-les-contes-bibliques-dr-ashraf-ezzat/

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La cure de désintox risque d’être longue et difficile…

Mais nullement impossible ;

Surtout si nous créons une chaine de diffusion de ces pépites de vérité historique qui surgissent tant bien que mal du fatras idéologique qu’est devenu la société du spectacle entretenue par les peuples eux-mêmes en acceptant par démission de leur pensée critique, les fadaises proposées par une oligarchie désormais aux abois…

Notre fonction de charnière ici est plus que jamais vitale car ces lectures nous permettent d’ouvrir des portes « entre-baillées » mais dont les gonds rouillés empêchent l’ouverture en grand.

Là encore il nous faut vaincre l’inertie de départ, comme je l’explique dans le schéma à suivre pour changer de paradigme ici :

Prise de conscience individuelle ► Prise de conscience collective ► boycott et organisation parallèle ► désobéissance civile ► réorganisation politico-sociale ► CHANGEMENT DE PARADIGME

Pour l’essentiel, nous, les peuples, sommes coincés entre les phases 1 et 2 ou 2 et 3.

Pourquoi ? Parce que le formatage propagandiste à la vie dure et le matraquage idéologique néfaste continue, cela change, mais lentement.

Le plus dur est donc toujours de vaincre l’inertie de départ ; Prenons un grand portail d’usine coulissant en fer ou en acier. Il est lourd et il faut s’arque bouter pour le mettre en branle initialement. Une fois en mouvement, si on atteint une certaine vitesse, on peut pousser le portail qui coulisse avec deux doigts et maintenir la vitesse d’ouverture relativement constante.

Dans le schéma plus haut, les phases 1 et 2 sont la poussée initiale, c’est le plus dur, en phase 3 et 4 c’est bien plus facile car le momemtum est créé, les dernières phases se font avec 2 doigts ; C’est même pour cela que je vous tanne pour que vous les retirier de votre nez…

Le but de l’oligarchie est de nous maintenir en phase 1 et 2 de façon à ne jamais atteindre le momentum nécessaire pour l’ouverture du portail en grand. Parce que de l’autre côté du portail, c’est l’ÉMANCIPATION  ☼ Et ils le savent !!!

Nous, les peuples, enfin 10 % d’Éveillés de la population mondiale suffisent, une fois vaincue l’inertie de départ, serons alors en capacité d’impulser la poussée primordiale, non violente, dégondant les portes et faisant coulisser les portails en grand vers l’émancipation totale d’un nouveau paradigme…

COMMENÇONS PAR DÉCHIRER LE VOILE DEVANT NOS YEUX

et ENSUITE RETIRONS LEUR D’UN COUP SEC NOTRE CONSENTEMENT

ET DOGMES, DOCTRINES & EMPIRES TOMBERONT

JBL1960