STOP ou ENCORE ?

ENCORE ou STOP ?

Vous pouvez lire sur l’excellent Le Saker Francophone qui le traduit, le dernier article de Pepe Escobar sur le Potus 2016 tant c’est fin, subtil, drôle, caustique et lucide

Ou pas !

En effet, tout est vrai et juste ; Mais on nous invite à voter entre la peste et le choléra et on nous signifie qu’il n’y a pas d’autre alternative !

Et pourtant, si, une autre voie est possible ;

Pour ma part, j’ai expliqué dans ce billet ici que nous pouvions nous choisir ; Nous. Mais qu’il nous faudrait aussi modifier en profondeur notre comportement, et notre rapport à la possession. Et dans ce dernier billet j’appelle même à une « dépossession volontaire » préalable à tout nouveau paradigme.

Et plutôt que de lire une fine analyse de plus, aussi excellente soit-elle, il faut envisager concrètement la société des sociétés la plus égalitaire possible, sur l’exemple du village anarchiste « Germinal de La Sierra » ici ou comme nous y invitait déjà et une fois de plus, Élisée Reclus qui expliquait à son ami Jean Grave que « voter c’est abdiquer« .

(rappel par É. CHOUARD) ;

Lisons donc (source R71)

Changement politique : « notre œuvre est commune et nous sommes solidaires les uns des autres »…

L’anarchie – Élisée Reclus – 1890

 L’anarchie n’est point une théorie nouvelle. Le mot lui-même pris dans son acception « absence de gouvernement », de « société sans chefs », est d’origine ancienne et fut employé bien avant Proudhon.

D’ailleurs qu’importent les mots ? Il y eut des « acrates » avant les anarchistes, et les acrates n’avaient pas encore imaginé leur nom de formation savante que d’innombrables générations s’étaient succédé. De tout temps il y eu des hommes libres, des contempteurs de la loi, des hommes vivant sans maître de par le droit primordial de leur existence et de leur pensée. Même aux premiers âges nous retrouvons partout des tribus composés d’hommes se gérant à leur guise, sans loi imposée, n’ayant d’autre règle de conduite que leur « vouloir et franc arbitre », pour parler avec Rabelais, et poussés même par leur désir de fonder la « foi profonde » comme les « chevaliers tant preux » et les « dames tant mignonnes » qui s’étaient réunis dans l’abbaye de Thélème.

Mais si l’anarchie est aussi ancienne que l’humanité, du moins ceux qui la représentent apportent-ils quelque chose de nouveau dans le monde. Ils ont la conscience précise du but poursuivi et, d’une extrémité de la Terre à l’autre, s’accordent dans leur idéal pour repousser toute forme de gouvernement. Le rêve de liberté mondiale a cessé d’être une pure utopie philosophique et littéraire, comme il l’était pour les fondateurs des cités du Soleil ou de Jérusalem nouvelles ; il est devenu le but pratique, activement recherché par des multitudes d’hommes unis, qui collaborent résolument à la naissance d’une société dans laquelle il n’y aurait plus de maîtres, plus de conservateurs officiels de la morale publique, plus de geôliers ni de bourreaux, plus de riches ni de pauvres, mais des frères ayant tous leur part quotidienne de pain, des égaux en droit, et se maintenant en paix et en cordiale union, non par l’obéissance à des lois, qu’accompagnent toujours des menaces redoutables, mais par le respect mutuel des intérêts et l’observation scientifique des lois naturelles.

Sans doute, cet idéal semble chimérique à plusieurs d’entre vous, mais je suis sûr aussi qu’il paraît désirable à la plupart et que vous apercevez au loin l’image éthérée d’une société pacifique où les hommes désormais réconciliés laisseront rouiller leurs épées, refondront leurs canons et désarmeront leurs vaisseaux. D’ailleurs n’êtes vous pas de ceux qui, depuis longtemps, depuis des milliers d’années, dites-vous, travaillent à construire le temple de l’égalité ? Vous êtes « maçons », à la fin de maçonner un édifice de proportions parfaites, où n’entrent que des hommes libres , égaux et frères, travaillant sans cesse à leur perfectionnement et renaissant par la force de l’amour à une vie nouvelle de justice et de bonté. C’est bien cela, n’est-ce pas, et vous n’êtes pas seuls ? Vous ne prétendez point au monopole d’un esprit de progrès et de renouvellement. Vous ne commettez pas même l’injustice d’oublier vos adversaires spéciaux, ceux qui vous maudissent et vous excommunient, les catholiques ardents qui vouent à l’enfer les ennemis de la Sainte Église, mais qui n’en prophétisent pas moins la venue d’un âge de paix définitive. François d’Assise, Catherine de Sienne, Thérèse d’Avila et tant d’autres encore parmi les fidèles d’une foi qui n’est point la vôtre, aimèrent certainement l’humanité de l’amour le plus sincère et nous devons les compter au nombre de ceux qui vivaient pour un idéal de bonheur universel. Et maintenant, des millions et des millions de socialistes, à quelque école qu’ils appartiennent, luttent aussi pour un avenir où la puissance du capital sera brisée et où les hommes pourront enfin se dire « égaux » sans ironie.

Le but des anarchistes leur est donc commun avec beaucoup d’hommes généreux, appartenant aux religions, aux sectes, aux partis les plus divers, mais ils se distinguent nettement par les moyens, ainsi que leur nom l’indique de la manière la moins douteuse. La conquête du pouvoir fut presque toujours la grande préoccupation des révolutionnaires, mêmes des plus intentionnés. L’éducation reçue ne leur permettrait pas de s’imaginer une société libre fonctionnant sans gouvernement régulier, et, dès qu’ils avaient renversé des maîtres haïs, ils s’empressaient de les remplacer par d’autres maîtres, destinés selon la formule consacrée, à « faire le bonheur de leur peuple ». D’ordinaire on ne se permettait même pas de se préparer à un changement de prince ou de dynastie sans avoir fait hommage ou obéissance à quelque souverain futur : « Le roi est tué ! Vive le roi ! » s’écriaient les sujets toujours fidèles même dans leur révolte. Pendant des siècles et des siècles tel fut immanquablement le cours de l’histoire. « Comment pourrait-on vivre sans maîtres! » disaient les esclaves, les épouses, les enfants, les travailleurs des villes et des campagnes, et, de propos délibéré, ils se plaçaient la tête sous le joug comme le fait le bœuf qui traîne la charrue. On se rappelle les insurgés de 1830 réclamant « la meilleure des républiques » dans la personne d’un nouveau roi, et les républicains de 1848 se retirant discrètement dans leur taudis après avoir mis « trois mois de misère au service du gouvernement provisoire ». A la même époque, une révolution éclatait en Allemagne, et un parlement populaire se réunissait à Francfort : « l’ancienne autorité est un cadavre » clamait un des représentants. « Oui, répliquait le président mais nous allons le ressusciter. Nous appellerons des hommes nouveaux qui sauront reconquérir par le pouvoir la puissance de la nation. « N’est-ce pas ici le cas de répéter les vers de Victor Hugo :

Un vieil instinct humain mène à la turpitude ?

Lire la suite sur Résistance71 = https://resistance71.wordpress.com/2016/08/08/changement-politique-notre-oeuvre-est-commune-et-nous-sommes-solidaires-les-uns-des-autres/

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Si vous en voulez ENCORE, alors effectivement voter est le meilleur moyen de perpétuer le Barnum en l’État et avec les mêmes…

Mais si nous décidons de dire STOP et bien tout s’arrête !

Ou bien plutôt, TOUT COMMENCE

JBL1960

C’est la Tangente Internationale !

Hier, l’Armée Zapatiste de Libération Nationale ;

Aujourd’hui  ; Mohawk Nation News ;

Avant hier ; L’appel au Confédéralisme démocratique des Kurdes syriens

Si avec ça on arrive pas à déclencher le déclic et enclencher le mouvement…

Ben on continuera, billet après billet, a expliquer qu’on peut prendre la tangente ;

Si si si ! On peut ;

 

Grâce à Résistance71 qui traduit et publie l’article de Mohawk Nation News du 30/07/2016 intitulé « Bon chien-chien » – url de l’article original en anglais = http://mohawknationnews.com/blog/2016/07/30/good-doggie/

Bon chien-chien/Good Doggie

Le crime et ses résultats sont la base économique de l’Amérique corporatiste/entrepreneuriale, en commençant par le vol de nos terres, nos ressources et le génocide qui s’en est suivi. Les esprits états-uniens ont été réajusté de l’instinct naturel de survie au tout marchand. Les règles pour les valeurs, la vie et sa direction sont créées et mises en pratique par une fausse éducation, un système religieux et de communication de masse, qui sont des camps de rééducation. Les Américains ont des “entraîneurs” qui leur donnent les commandements importants. On leur dit que leurs patrons vont les aimer s’ils font ce qu’on leur dit. Autrement, ils seront insultés, menacés, punis et même tués.

Des gens aux positions clef des gouvernements, soutenus par un système légal fait de lois et de tribunaux pour les faire appliquer, illustre constamment comment les Américains doivent agir et faire. Le programme de lavage de cerveau est si efficace que les gens en redemande toujours plus.

Comme pour les syndicats du crime, des portes-flingue gravitent autour du gouvernement, incorporant ceux qui sont doués pour frapper, tuer, collecter l’argent et faire parler les muscles pour perpétuer la matrix du contrôle. Ils portent avec eux la peur, l’intimidation et la frappe s’ils ne peuvent être obéis ou payés. Leur maison, compte en banque, enfants, voiture ou quoi que ce soit de valeur seront saisis.

Récemment, un homme a fait une attaque à main armée avec un couteau. Personne n’a résisté. Les gens sont conditionnés pour attendre que quelqu’un leur donne l’ordre de faire quelque chose. S’lls blessent le voleur, ils seront sans doute mis en accusation. Les règles et réglementations corporatistes n’encouragent pas à s’impliquer.

Les armes sont retirées ainsi seuls les oppresseurs en ont. Ceux qui résistant pourront être mis en prison ou même abattus. Certains transportent des armes derrière le fauteuil de leur voiture. Ils disent aux flics qu’ils ont le droit de les transporter. Des millions n’ont aucune permis. Les flics de Chicago ont saisi les armes de gens, puis les ont données aux flics de Detroit qui les ont revendues.

Onkwe’hon:weh (NDT: habitants naturels et originels de l’Île de la Grande Tortue / Amérique du Nord) va se serrer les coudes. Les flics veulent savoir combien de guerriers et d’armes nous avons, afin d’évaluer notre instinct naturel de survie. Les Américains ne furent pas satisfaits de nous tuer une cartouche à la fois. Des mitrailleuses furent utilisées pour faucher des millions de nos hommes, femmes et enfants.

La loi martiale peut être déclarée sans aucune résistance. L’armée américaine est renforcée par des troufions en provenance de l’ONU et du monde entier. On promeut la provocation afin de commencer une guerre civile. Des gangs de rue complètement armées jusqu’aux dents sont en supériorité numérique sur les flics dans les grandes villes tout comme dans les plus petites.

Le Nouvel Ordre Mondial a des plans et un programme pour le contrôle et le meurtre des gens et non pas sur le comment les sauver. Avec des satellites et des ordinateurs, cette force organisée peut contrôler et éliminer ses cibles bien plus efficacement. Les remèdes légaux pour aider les gens sont en train de disparaître très vite.

La vie est une façade de croyance et le demeurera tant que nous n’avons pas les commandes de l’affaire. “Le cercle indien” a décrit comment le peuple ordinaire fut mis à contribution et fut ordonné de nous massacrer en masse et de prendre tout ce que nous avons.

La plupart des Américains sont complètement conditionnés à se soumettre à la loi martiale ; comme les religions pacifiées du code de “Handsome Lake” dans nos communautés iroquoises, ils sont sous l’illusion qu’un super-héro va les sauver. On nous dit de ne pas/plus penser par nous-mêmes ni d’utiliser le bon sens commun.

Jim Morrison chante l’attente de l’ordre: “Ashen lady, ashen lady, Give up your vows, give up your vows. Save our city, save our city, Right now. … The future’s uncertain and the end is always near. Let it roll, baby roll”. [Roadhouse Blues]

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Et vous remarquerez bien qu’on parle ici de l’Amérique corporatiste/entrepreneuriale qui tout comme le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du Sud sont des empires faillies, faussaires et que nous pouvons faire tomber.

MNN nous avait déjà conseillé de nous débrancher de la Matrix et nous explique que nous avons le choix, toujours et en dernier ressort pour prendre la tangente comme suit, par exemple ;

Si, de plus en plus de gens sont en train de passer en phase de contestation, ils n’ont pas encore une vision panoramique de l’affaire, ni une conscience politique pour le faire dans l’action radicale du changement de paradigme politique. Plus que jamais l’information et la pratique servant à montrer aux gens qu’il faut nécessairement sortir du système pour créer (sans rien avoir à inventer), sachant que quasiment tout a été dit et fait dans le passé, suffit de savoir où se trouve l’info, en prendre connaissance, la divulguer au plus large et l’adapter au monde moderne dans la pratique. L’action révolutionnaire n’est qu’un retour à la matrice sociale originelle, celles du communisme primordial qui fait partie de la nature (sociale) humaine. Le mot « révolution » implique un mouvement cyclique rotatif, jusqu’ici, dans l’histoire, les forces révolutionnaires n’ont que peu de fois essayé de renouer avec la matrice sociale primordiale, au moment de conclure, là est à notre sens toute la subtilité, il faut être capable de « sortir », de désaxer le mouvement politique hors du moule pour retourner dans un cycle vertueux, qui se situe dans un cercle tangent ; Si on n’y arrive pas alors le système, dernièrement, depuis 1789 et la révolution incomplète, le capitalisme, happera de nouveau le mouvement politique et le phagocytera. Lorsque la société dans sa totalité passe dans le cercle sociétal vertueux tangent (la société anarchiste), sa trajectoire quitte la circularité et devient plus linéaire, carrément linéaire même s’étendant sur un axe progressiste infini. Nous pensons que l’État et les institutions, la division politique de la société est ce qui incurve la trajectoire de la société humaine et plus ces contraintes sont fortes et plus on retourne en rond, jusqu’à ce qu’une nouvelle fois, après une période de temps Ω, les conditions soient réunis pour sortir du cercle et « prendre la tangente ». Il est possible de sortir en tout point du cercle pourvu que les conditions qualitatives et quantitatives de sortie soient réalisées.

Nous devons prendre la tangente à l’instant T et pour moi c’est au moment ou le Bernard l’Hermite changera de coquille parce que celle qu’il habite est trop petite – Oui c’est nous sa vieille coquille, le Bernard il est chez lui partout chez nous vu comment y nous la met en permanence – Alors c’est pas que le temps presse, non c’est juste que ça urge, un peu tout de même et alors que notre futur pourrait être si simple

Prendre la tangente pour retourner dans un cycle vertueux qui se situe dans un cercle tangent et avant cela nous avons à nous déposséder de toutes envies et besoins superficiels et comme un certain Élisée Reclus (qui écrivait à Jean Grave le 26/09/1885 « Voter c’est abdiquer« ) l’expliquait précisément en ces termes ;

Ainsi nous prendrons la terre, oui, nous la prendrons, mais à ceux qui la détiennent sans la travailler, pour la rendre à ceux auxquels il était interdit d’y toucher. Toutefois, ce n’est point pour qu’ils puissent à leur tour exploiter d’autres malheureux. La mesure de la terre à laquelle l’individu, le groupe familial ou la communauté d’amis ont naturellement droit, est embrassée par leur travail individuel ou collectif. dès qu’un morceau de terre dépasse l’étendue de ce qu’ils peuvent cultiver, ils n’ont aucune raison naturelle de revendiquer ce lambeau ; l’usage en appartient à d’autres travailleurs. La limite se trace diversement entre les cultures des individus ou des groupes, suivant la mise en état de la production. Ce que tu cultives, mon frère, est à toi, et nous t’aiderons à le garder par tous les moyens en notre pouvoir ; mais ce que tu ne cultives pas est à un compagnon. Fais-lui de la place. Lui aussi saura féconder la terre.

Lire la suite sur R71

Alors bien sûr vous pouvez choisir de ne rien faire, attendre 2017, on se demande bien pourquoi, mais bon, et continuer le bouzin et fermer sa gueule à tout jamais

Et ça pour ma part c’est juste impossible !

JBL1960

 

Patience & Respect

Ou courage et détermination ;

Ce billet est à relier à celui-ci du 23/06/2016 par le CNI.

Et à la lecture de ce dernier communiqué, les faux-encagoulés qui se prétendent Zapatistes pour décrédibiliser le véritable mouvement Zapatiste, devrait vous rappeler quelque chose comme ça, par exemple, ou encore ceci.

ARMÉE ZAPATISTE DE LIBÉRATION NATIONALE.
MEXIQUE.

21 juillet 2016.

Au gouverneur actuellement en exercice, quel qu’il soit, et autres contremaîtres de l’état sud-oriental mexicain du Chiapas:

Mesdames (pfff..) et messieurs (double pfff..) :

Ne recevez pas nos salutations :

Avant qu’il ne vous prenne d’inventer (comme le fait déjà la PGR à Nochixtlán, Oaxaca) que la lâche agression contre le campement de résistance populaire à San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, fut orchestrée par ISIS [Daesh], on vous transmet gratis le rapport que nous avons recueilli:
Les paroles qui suivent sont celles d’un frère indigène du parti (du PRI) de San Juan Chamula, Chiapas, Mexique :

“A 9 heures du matin (de la journée du 20 juillet 2016), ceux du parti des Verts ont été convoqués à la maison du gouverneur. De là ils sont revenus et il leur aurait dit de faire comme ils avaient fait l’autre jour.

(NOTE : il parle de lorsqu’un groupe d’indigènes du Parti Vert Écologiste se sont mis des passe-montagnes et sont allés faire du bordel sur le blocage de San Cristóbal et à Tuxtla Gutiérrez, capitale du Chiapas. Quand ils ont été détenus par la sécurité de la CNTE, ils ont d’abord dit qu’ils étaient zapatistes (ils ne l’étaient pas, ni ne le sont, ni ne le seront jamais), avant d’avouerqu’ils être membres des partis.

Mais que cette fois-ci ils y allaient pour dialoguer, afin que ceux du blocage laissent passer les camions des chamulas qui font du commerce à Tuxtla. Le président municipal (des Verts écologistes) a mis à disposition les patrouilles et l’ambulance locales. Celui de San Cristóbal autant de policiers. Les gouvernements de Tuxtla un bon paquet en plus. Bien évidemment ils avaient fait un pacte avec les policiers, c’est-à-dire qu’ils avaient leur plan quoi. Et donc ils sont arrivés en disant vouloir dialoguer, mais un groupe est parti en vrille et alors ils ont commencé à tout casser, à voler et à brûler, c’est-à-dire qu’ils les ont pris en tenaille. Ensuite, comme ils portaient des armes, parce que les Verts, ils se déplacent armés, et bien ils se sont mis à tirer comme des bourrés et des défoncés. Et les policiers ils les protégeaient c’est-à-dire que c’était leur soutien. Ce qu’ont fait les verts, là, on n’est pas d’accord avec ça. Parce que maintenant de fait les touristes, ils ont peur de venir au chef-lieu (de San Juan Chamula) et cela ça nuit à tout le monde parce que le commerce, il diminue beaucoup. C’est pas le blocage, c’est les enfoirés de verts qui niquent tout. Maintenant on va aller manifester à Tuxtla pour qu’ils enlèvent ce président qui est tellement stupide. Et s’ils ne nous prêtent pas attention, et bien on va voir de quel bois on se chauffe.”

Au sujet de votre stupide manœuvre de faire enfiler des cagoules aux paramilitaires pour les présenter comme étant des zapatistes (en plus que c’est une vieille astuce déjà utilisée avant par le mange-croquettes Albores [gouverneur du Chiapas à la fin des années 90, NdT]), c’est un échec retentissant. Questionnés au sujet de si ils pensaient que ceux qui avaient attaqué le blocage et foutu le bordel étaient zapatistes, voilà ce que deux personnes du peuple sans affiliation politique déclarée ont répondu:

Un commerçant ambulant, d’environ 60 ans répond :

“Non! Ceux qui ont fait des dégâts hier ce sont des gens payés par le gouvernement, on le sait bien. Ce ne sont pas ceux qui soutiennent les enseignants. Parce que la lutte des enseignants c’est bien, sinon, c’est nous qui allons terminer par payer l’éducation. Et d’où est-ce qu’ils sortent l’argent pour payer les enseignants? Et bien du peuple. Ce qu’il manque c’est qu’au moins la majorité des états du Mexique se décident à s’y mettre, parce qu’il y a déjà quatre états qui sont déjà sur le coup, mais le autres on ne sait pas c’est pour quand.”

Une indigène chamula, commerçante ambulante, répond :

“Naaan!!!” C’est pas eux, eux ils se comportent pas comme ça! Eux (les zapatistes) si, ils soutiennent les enseignants et ceux d’hier ils veulent se faire passer pour eux, mais c’est pas eux, ils se mettent juste leurs passe-montagnes, mais ils ne se comportent pas pareil.

– et c’était qui, les gens d’hier?
– c’est des autres, ils les paient.
– et vous voyez comment la lutte des enseignants?
– et bien c’est vrai qu’il faut les soutenir”

-*-

On est sûrs que vous, vous l’ignorez (c’est cela, c’est-à-dire que les bêtises que vous faites c’est pour la même raison, c’est-à-dire parce que vous êtes bêtes), mais il se trouve que le dénommé “conflit enseignant” surgit à cause de l’arrogance stupide d’un aspirant grisâtre au titre de policier, qui officie toujours au Secrétariat de l’Éducation Publique (SEP, pour leurs initiales en espagnol. Non, de rien, pas de raison de vous donner d’excuses). Après des mobilisations et la réponse du gouvernement à ces mobilisations par le biais de menaces, des licenciements, des coups, de la prison et des assassinats, le mouvement enseignant en résistance a obtenu que le gouvernement fédéral se mette à s’asseoir pour dialoguer. C’est, du coup, un dossier fédéral. C’est au gouvernement fédéral et au mouvement enseignant en résistance qu’il incombe de dialoguer et d’arriver ou non à des accords.

Vous vous sympathisez avec l’absence d’ouverture du policier grisâtre. Nous, femmes et hommes zapatistes, nous sympathisons avec les demandes du mouvement enseignant et nous les respectons. Et pas seulement avec la CNTE [Coordination Nationale des Travailleurs de l’Éducation] mais aussi et surtout avec tout le mouvement populaire qui s’est levé autour de leurs exigences. En tant que zapatistes que nous sommes, nous avons rendu publique notre sympathie en les aidant, en plus de la parole, avec le peu d’alimentation que nous avons pu rassembler sur nos tables.

Vous, vous croyez que ce mouvement, déjà populaire, vous allez le vaincre avec des expulsions, même déguisées en « indignation citoyenne » ? Et bien vous avez déjà vu que non. Tout comme l’ont fait les peuples originaires frères à Oaxaca, si vous les expulsez, ils reviennent s’installer. Et ça, sans cesse. Parce qu’il se trouve qu’ici en bas, on est pas fatigués. Vos patrons à vous ont calculé que le mouvement enseignant en résistance allait s’essouffler à cause des vacances. Vous avez déjà vu que vous vous êtes trompés (mmm, ça fait déjà plus de 3 fautes à l’évaluation, si on vous appliquait la « réforme éducative » vous seriez déjà licenciés, en train de chercher un emploi chez Iberdrola au côté de l’autre psychopathe).

Le mouvement ne fait que grandir et rencontrer des sympathies, tandis que vous, vous ne faites que convoquer des antipathies et du rejet.

Comme nous l’avons signalé depuis déjà presque deux mois, le mouvement rassemble déjà différents secteurs sociaux et, évidemment, leurs demandes spécifiques. Par exemple, vous n’êtes pas là pour le savoir, mais ils demandent déjà la destitution de Cancino (le soi-disant président municipal de San Cristóbal de Las Casas, ville qui, peut-être l’ignorez-vous, se trouve dans l’état du Chiapas, Mexique) ainsi que l’incarcération de Narciso, le chef paramilitaire de la ALMETRACH [Association de Locataires des Marchés traditionnels du Chiapas, identifiée comme l’un des groupes paramilitaires intervenus le 20 juillet, NdT]. Cela, et d’autres choses qu’ils exigent, qu’on peut résumer en une seule chose: bon gouvernement. Combien de temps vont-ils tarder à se rendre compte que vous tout-e-s, vous gênez, que vous n’êtes rien d’autre que les parasites qui rendent malades la société entière en haut et en bas ?

Mais il se trouve donc que vous vous sentez très sûrs de vous et que vous envoyez vos chiens pour voler le peu d’affaires qui appartiennent à ces personnes qui sont en train de manifester PACIFIQUEMENT. Bon, et bien nous, les femmes et les hommes zapatistes, nous allons rassembler de nouveau des aliments et les ustensiles que vous leur avez enlevé, et nous allons leur renvoyer de nouveau. Et ça, sans cesse.

Au lieu de faire des déclarations ridicules (comme celle de se désolidariser de la lâche attaque perpétrée contre le campement POPULAIRE à San Cristóbal), vous pourriez contribuer à quelque chose dans la distension nécessaire afin que ce dialogue et cette négociation suive le chemin déterminé par ses acteurs (dialogue qui, nous vous le rappelons, se déroule entre le Gouvernement Fédéral et la Coordination Nationale des Travailleurs de l’Éducation), et vous feriez bien d’attacher vos chiens (prénommés Marco Antonio, Domingo et Narciso). Vous n’avez qu’à les siffler en agitant un paquet de billets et vous allez voir comme ils obéissent.

Et un conseil gratuit: ne jouez pas au feu à San Juan Chamula, le mécontentement et la division que vous êtes en train de fomenter au sein de ce village avec vos conneries peut provoquer un conflit interne dont la terreur et la destruction ne pourrons pas être étouffées ni par des bots sur les réseaux sociaux, ni par des annonces payantes dans les journaux, ni avec le peu d’argent que Manuel Joffrey Velasco Baratheon-Lannister a laissé dans la trésorerie de l’état du Chiapas.

Donc tranquilles. Patience et respect. Nous espérons que le gouvernement fédéral dialogue et négocie avec sérieux et engagement. Pas seulement parce que les exigences enseignantes sont justes, aussi parce que peut-être que celle-là fait partie des dernières fois où il y aura quelqu’un avec qui dialoguer et négocier. La décomposition à laquelle vous en êtes arrivés est telle que,bientôt, vous ne saurez même plus qui calomnier. En plus, bien sûr, du fait qu’il n’y aura personne de l’autre côté de la table.

Compris ?

Donc retournez à vos affaires, c’est-à-dire au Photoshop, aux pages des réseaux sociaux, aux fêtes mondaines, aux publicités monumentales, aux courriers du cœur, à la frivolité de celui qui est dépourvu d’intelligence.

Gouverner ? Allons, même les médias commerciaux n’y croient plus !

Mettez-vous plutôt de côté et apprenez, parce que vous êtes au Chiapas, et le chiapanèque c’est beaucoup de peuple pour un gouvernement si misérable.

-*-

Aux personnes concernées :

En tant que zapatistes que nous sommes c’est notre conviction, et nous œuvrons en conséquence, qu’il faut respecter les décisions, stratégies et tactiques du mouvement. Et cela vaut pour tout le spectre politique. Ce n’est pas légitime de chercher à chevaucher sur un mouvement afin de tenter de l’emmener dans une direction étrangère à sa logique interne. Ou bien pour la freiner, ou bien pour l’accélérer. Ou bien sinon, dites clairement que ce que vous recherchez c’est d’utiliser ce mouvement pour vos fins et vos objectifs particuliers. Si vous le dites, peut-être que le mouvement va effectivement vous suivre, peut-être que non. Mais c’est plus sain d’en parler clairement au mouvement sur ce qui y est recherché. Comment voulez-vous diriger si vous ne respectez pas les gens ?

Nous, femmes et hommes zapatistes que nous sommes, nous n’allons pas dire aux enseignantes et aux enseignants actuels (celle et ceux de la CNTE et des villages, quartiers et colonies qui les soutiennent) ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire. Cela doit être bien clair pour toutes ces nobles personnes qui luttent : TOUT MOUVEMENT FAIT PAR LE ZAPATISME AU SUJET DU MOUVEMENT POPULAIRE EN COURS (ou ceux qui surgiront après) NOUS LE FERONS SAVOIR PUBLIQUEMENT DE MANIÈRE ANTICIPÉE et toujours, en respectant vos rythmes et vos modalités. La Coordination Nationale des Travailleurs de l’Éducation, tout comme les mouvements des peuples originaires et des quartiers qui soutiennent le corps enseignant doivent comprendre que,quelle que soit votre décision, et quel que soit ce que vous décidez sur la tournure, la destination, les étapes et la compagnie, elle recevra notre respect et notre salutation.

Le truc de « se déguiser » en zapatistes et de crier des slogans qui engagent d’autres gens, c’est bien pour se divertir un moment et avoir une mini-médaille dans son curriculum, mais ça n’en cesse pas pour autant d’être faux et malhonnête. Nous, nous ne nous soulevons pas pour distribuer de la bouffe industrielle volée, mais pour la démocratie, la liberté et la justice pour toutes. Si vous croyez que c’est plus révolutionnaire et que cela aide plus le mouvement de briser des vitrines et de voler de la bouffe qui n’alimente même pas, et bien, que le mouvement en discute et le décide. Mais précisez que vous n’êtes pas zapatistes. Nous, cela ne nous ennuie pas ni ne nous énerve si vous nous dites que nous ne comprenons pas le mouvement conjoncturel, ou que nous n’avons pas de vision des avantages électoraux, ou que nous sommes petit-bourgeois. La seule chose qui nous intéresse c’est que cette enseignante, cet enseignant, cette dame, ce monsieur, ce jeune ou cette jeune ressentent qu’ici, dans les montagnes du sud-est mexicain, il y en a qui les aime, les respecte et les admire. Même si dans les grandes stratégies électorales ou révolutionnaires, ces sentiments n’entrent pas en jeu.

Parce que le corps enseignant en résistance et, et comme ça devient chaque fois plus fréquent, le mouvement populaire qui prend corps à son entour, affrontent des conditions adverses très difficiles. Ce n’est pas juste que, au milieu de tout cela, ils aient à composer non seulement avec les barreaux, les matraques, les boucliers, les balles et, maintenant, les paramilitaires; mais aussi avec des « conseils », des « orientations », et des ordres « avec-tout-le-respect » qui leur disent ce qu’ils devraient faire ou pas, s’il faut avancer ou reculer, c’est-à-dire ce qu’il faut penser et décider.

Nous, les femmes et les hommes zapatistes, nous n’enverrons pas de la bouffe industrielle à ceux qui luttent, mais des tortillas grillées de maïs non transgénique, non volées mais résultat du travail de milliers d’hommes et de femmes qui savent qu’être zapatiste ce n’est pas se masquer le visage, mais montrer son cœur. Parce que les tostadas zapatistes, réchauffées, soulagent la faim et alimentent l’espoir. Et cela, ça ne se trouve pas dans les magasins de circonstance, ni dans les supermarchés.

Depuis les montagnes du sud-est mexicain.

Sous-commandant Insurgé Moisés.                    Sous-commandant Insurgé Galeano.

Url de l’article = http://enlacezapatista.ezln.org.mx/2016/08/04/lettre-ouverte-au-sujet-de-la-repression-contre-le-mouvement-populaire-a-san-cristobal-de-las-casas-chiapas/

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AUX PERSONNES CONCERNÉES ;

Le truc de « se déguiser » en zapatistes et de crier des slogans qui engagent d’autres gens, c’est bien pour se divertir un moment et avoir une mini-médaille dans son curriculum, mais ça n’en cesse pas pour autant d’être faux et malhonnête. Nous, nous ne nous soulevons pas pour distribuer de la bouffe industrielle volée, mais pour la démocratie, la liberté et la justice pour toutes.

Voilà pourquoi nous ne sommes plus dupes et qu’on le dit haut et fort…

Arrêtez de nous prendre pour des truffes, ce n’est pas nous qui portons un nez rouge.

Nous on réfléchit avec patience et respect et avec courage et détermination à changer de paradigme et parce qu’on a bien compris que pour vous c’est tout l’inverse !

Depuis 2005 et l’appel de Lacandone, ici et , notamment, le mouvement Zapatiste, par ses communiqués nous prend aux tripes et nous montre le chemin.

Nous avons une chance de nous interconnecter, tous, ici et maintenant et parce que c’est à nous maintenant

JBL1960

 

Source de l’image : Todochiapas.mx – Ancienne vue de San Cristobál de Las Casas – Chiapas

Reconnaissons les faits !

Arrêtons de nier la vérité ;

Arrêtons de consentir et d’être leurs complices ;

Cela est possible sans arme ni haine ni violence, suffit juste de dire NON !

Merci à Thierry92 sur Les Moutons Enragés qui nous a conseillé la lecture de ;

Réseau International | 5 août 2016 | par Byblos

Nous (les Occidentaux) avons mis le feu au monde et voilà que les braises volent jusque chez nous.

Une réalité dont nous n’avons pas mesuré les conséquences mais dont nous sommes en partie responsables ! Même si certains préfèrent encore se voiler la face.
Nous avons donné à l’Irak le droit d’attaquer le Koweït parce que Saddam était notre ami. 
Puis nous avons attaqué l’Irak parce que l’Irak avait attaqué le Koweït (et que de toute façon, Saddam n’était plus notre ami).

Nous avons créé Al Qaïda pour emmerder les soviétiques qui avaient osé envahir l’Afghanistan; et Al Qaïda a attaqué l’Amérique. Alors, nous avons attaqué l’Afghanistan et nous l’avons mis à feu et à sang.

 Nous avons dit que l’Irak avait des armes de destructions massives parce qu’un Américain à l’ONU
 avait agité une petite fiole contenant du yaourt, et nous avons encore une fois attaqué l’Irak. 
Nous avons compris alors qu’il n’y avait jamais eu d’armes de destructions massives, mais nous y sommes restés, et depuis c’est l’horreur tous les jours.

Nous avons soutenu El Assad jusqu’au jour où il ne nous intéressait plus. Alors, nous avons armé les islamistes dits « modérés » (et les autres aussi, mais cela, il ne faut pas le dire !) et nous avons mis la Syrie à feu et à sang.

Nous avons invité Kadhafi à planter sa tente dans les jardins de l’Elysée parce que Kadhafi était notre ami, et puis surtout, qu’il finançait la campagne de Sarko (mais chut : on ne peut pas le dire non plus !).
 Et puis, Sarko a gagné les élections, et nous sommes allés tuer Kadhafi (ce n’était peut-être pas raisonnable, mais c’était quand même plus prudent !). Depuis, les fous (de Dieu) qui lui succèdent sont bien pires que lui, et … c’est la tristesse et la désolation tous les jours…

Mais n’allez surtout pas croire que nous sommes en guerre avec tous les pays arabes ou musulmans ! Non ! Par exemple, nous sommes amis avec l’Arabie Saoudite qui après tout n’a pas grand-chose à se reprocher, si ce n’est d’entretenir une société féodale où on décapite, où on coupe des mains, où on a des esclaves, où les femmes n’ont aucun droit … et qui subventionne le terrorisme (pas grand-chose, en somme !).

Nous sommes aussi amis avec la Turquie qui n’a pas non plus grand-chose à se reprocher si ce n’est de glisser lentement mais sûrement vers la dictature (lentement mais plus vite que nous quand même), de massacrer quelques Kurdes (et probablement aussi quelques réfugiés, mais cela nous arrange) et d’écouler le pétrole de l’État Islamique (mais bon … les affaires sont les affaires !). 

Nous avons mis le monde à feu et à sang et aujourd’hui, la tempête qui se lève emporte les braises jusque chez nous.

Aujourd’hui, nos guerres nous reviennent au visage et certains de nos malheureux enfants innocents ont perdu la vie à Bruxelles, à Paris, à Nice, en Allemagne, et même un prêtre de 85 ans.
 Nous les pleurons, nous adoptons surtout quelques mesures sécuritaires de plus, et tout continuera comme avant…
Mais un jour, ce ne sont plus des braises qui nous arriveront.
 Un jour toute notre maison va brûler. Et nous l’aurons bien mérité.

Gilles Blondiau – Envoyé par Byblos

=*=

Oui nous sommes responsables, tous, vous et moi, tous par notre assentiment, nos compromissions, notre abdication aux délires des larbins des larbins qui gouvernent en alternance, puisque c’est les mêmes et en zig et en zag jusqu’à ce que mort s’en suive et elle suivra assurément.

Sauf que nous avons le choix de nous laisser conduire à l’abattoir ou de dire NON, ça suffit ; ¡Ya basta !

Déjà, Vincent Emanuele, ancien Marine et Vétéran de Guerres Zuniennes avait livré une confession détaillée dans laquelle il reconnaissait sa responsabilité pour avoir « aidé à créer l’EIIL » retranscrite dans un billet de blog intitulé « JE SUIS TOTALEMENT PAUMÉE ! » et en résonance parfaite avec l’illustration de l’article original de Byblos…

J’ai aidé à créer l’EIIL…

Après 14 années de “guerre contre le terrorisme”, l’Occident est excellent à fomenter la barbarie et à créer des états défaillants.

Ces dernières années les gens du monde entier ont demandé “d’où vient cet EIIL/EI/Daesh ?” Les explications varient, mais se concentrent largement sur des origines géopolitiques (l’hégémonie américaine), religieuses (opposition sunnites-chi’ites), idéologiques (wahabbisme) ou écologiques (réfugiés climatiques). Pas mal de commentateurs et même quelques anciens officiels militaires ont correctement suggéré que la guerre en Irak est essentiellement responsable du déchaînement de forces que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de l’EIIL ou EI ou Daesh. J’espère ici pouvoir apporté quelques utiles réflexions et anecdotes sur le sujet.

Lire la suite ici = https://jbl1960blog.wordpress.com/2015/12/27/je-suis-paumee-2/

Source = Informationclearinghouse – via Résistance71

Killary elle-même reconnait carrément que c’est la Nation Indispensable qui a créé l’EIIL/DAESH… Et pourtant après la dernière bataille d’Alep, y reconnaisse rien et nie tout en bloc, comme d’hab, on a envie de dire…

Sauf que nous montons tous ensemble marche par marche vers l’échafaud

Or, nous avons les moyens de prendre la tangente et de sortir de ce cycle mortifère dans lequel nous sommes engagés.

On nous a suffisamment expliqué en long en large et en travers pourquoi on en était là ;

Et d’ailleurs, le même Byblos avait rédigé un article sur le livre-enquête « 56 » de Jean-Loup Izambert dans lequel tout nous est révélé, dans les détails et depuis le début ;

Je me permets de proposer ici ce préalable à l’avant-propos du récent ouvrage de Jean-Loup Izambert, intitulé 56, tome I et publié chez IS Éditions à Marseille.

Izambert n’est pas un politologue. Il ne faut donc pas se préparer à déchiffrer, à décrypter des théories complexes sur cette guerre de destruction massive qui ensanglante la Syrie jour après jour, sans relâche, depuis 2011.

C’est un journaliste d’investigation qui fait son métier. Il recherche donc des faits. Et seulement des faits. Il les met en ordre. Et puis il nous les donne à lire. Dans un passé qui me semble lointain, cela s’appelait INFORMER.

Depuis lors, on est passé à l’ère de la COMMUNICATION. Le pseudo journaliste affecté à la communication reçoit des faits préalablement triés. Puis, conformément à des directives précises, il est chargé de les enrober dans des mots dont le choix n’est pas de faire SENS, mais de faire SENSATION, c’est-à-dire provoquer chez nous des frissons de peur, ou de joie, ou d’anxiété, ou de satisfaction, ou de terreur, ou de haine, et j’en passe.

Izambert ne fait rien de tout cela. Il INFORME. Il est peut-être le dernier spécimen encore survivant d’une espèce disparue.

Puisse ce petit extrait de son ouvrage inciter les lecteurs de cet autre dinosaure qu’est Réseau International à se le procurer, à le lire et à le prêter à d’autres lecteurs.

Mort à la COMMUNICATION! Et vive l’INFORMATION.

Byblos

Lire la suite de l’article = http://reseauinternational.net/censure/

Et c’est peu de dire qu’ici-même et grâce à Résistance71 notamment, j’ai relayé de larges extraits de ce livre dans l’interview donnée par Jean-Loup Izambert à Algérie Patriotique le 15 décembre 2015 ;

Le journaliste d’enquête Jean-Loup Izambert a publié « 56 » en septembre dernier.

« 56 » est le nombre de personnalités politiques occupant les plus hautes fonctions de l’État et de hauts-fonctionnaires cités dans cette enquête sur le soutien par l’état français des réseaux terroristes islamistes depuis les années 1980 jusqu’à aujourd’hui… a lire…

— Résistance 71 —

Il faut savoir que cette interview était prévue en 3 parties, mais que seules 2 ont été publiées tant les pressions ont été fortes. Et je précise que le livre est disponible en version pdf payante, c’est pas très cher = 8.50 € mais encore trop pour des bourses vides comme la mienne.

Voici la 1ère partie retranscrite dans ce billet = Heure H, Point Zéro !

Et la 2ème partie dans celui-là = Heure H, Point Zéro ! la suite…

Jean-Loup Izambert affirme ceci ;

« Si le DRS avait 
été écouté il n’y aurait pas eu d’attentats à Paris »

Et donc après Paris, on peut rajouter ; Bruxelles, Nice et gageons que le Maréchal Hollandouille n’aurait pu ordonner les représailles qui ont pulvérisé 164 civils Syriens au moins…

Mais surtout nous aurions pu éviter les millions de morts depuis 2003 !

Les 500 000 enfants irakiens tués et que Madeleine Albright justifie…

Et il y a encore quelques jours, cet enfant syrien de 10 ans décapités par ceux qui « sur le terrain font du bon boulot » dixit un certain Laurent Fabius qui en récompense de son incompétence et des appels au meurtre, répétés, sur Bachar-El-Assad en direct dans tous les Merdias ; Est nommé Président du Conseil Constitutionnel à l’Américaine, puisque tous les blaireaux qui ont failli un certain 11 septembre 2001 ont tous été promus !

Voilà pourquoi nous devons reconnaitre les faits ;

Admettre notre responsabilité et dire NON !

Non, nous ne sommes pas en guerre ;

Arrêtons de consentir ;

Et de nous soumettre !

JBL1960

 

 

 

 

Je m’appelle Trump !

Killary Trump !

Ma mère disait ; La vie c’est comme une boîte de chocolats…

On sait jamais sur lequel on va tomber !

Mais c’est dans Forrest Gump ça ?

Ouais, mais t’as pas l’impression qu’ils ont le même QI ?

Bon de toute façon avec l’un ou l’autre c’est retour ver le futur du grand Zemeckis quoi !

=*=

Georges Stanechy sur son blog en date du 3 août nous livre une excellente analyse du Potus 2016 ;

Donald vs Hillary : L’Enjeu souterrain…

« Ce qui fait dire et qui demeure sous-jacent au discours est tout aussi indispensable à l’interprétation des faits observés que ce qui est dit. »

Henri Laborit (1) 

 

Mieux que les JO de Rio : la course à la présidence de Donald et Hillary !…

A présent, candidats officiels des deux partis dominants, le départ vient d’être donné. Arrivée prévue : début novembre prochain.

Féroce compétition

 Entre fausses promesses, invectives, coups bas (2) et autres calomnies réciproques, il ne faut pas s’attendre à un niveau de débats et de réflexions permettant d’entrevoir ce qui attend en premier lieu le peuple américain et, en second, le reste de la planète.

Quelle différence entre les deux, quant au programme électoral de ces membres éminents de la richissime oligarchie dite du « 1 % » ?…

 Dans le domaine économique et social : infime. Quasi inexistante.

 En fait, c’est leur dernière préoccupation, malgré la paupérisation continue de la majorité de la population (3). Si ce n’est d’endormir l’opinion publique, comme nos dirigeants en Europe pour se faire élire, avec « l’engagement » ou le « serment » d’aller chercher la croissance « avec les dents », de « créer des milliers d’emplois ». Où, quand , comment ?…

 Loin du New Deal de Franklin Roosevelt qui, pour lutter contre les ravages de la Grande Dépression, mit en œuvre, entre 1933 et 1938, d’innnovantes et courageuses réformes pour lutter contre la pauvreté, le chômage, les millions de faillites des petites et moyennes entreprises, la misère des agriculteurs et ouvriers agricoles. Y compris ces européens venus pour trouver le paradis, jusqu’en Californie, survivant dans le cauchemar de la malnutrition et du dénuement…

 

Les grands auteurs américains de l’époque dénoncèrent dans de bouleversants romans ou pièces de théâtre, souvent repris au cinéma, ces drames et aliénations sociales broyant la vie et la dignité d’êtres humains vivant dans une des sociétés les plus riches de la planète. Dont les plus connus, sur les étagères de nos bibliothèques : John Steinbeck (Les Raisins de la Colère, Des Souris et des Hommes), Erskine Caldwell (Le Petit Arpent du Bon Dieu, La Route du Tabac), John Dos Passos (lire ou relire sa trilogie « USA » écrite entre 1933 et 1936, dénonçant les assassinats et tortures, avec émasculation, des leaders ou syndicalistes ouvriers ou agricoles par les milices patronales…), etc.

Cette sinistre décennie marquée par le Krach Boursier de 1929, ouvrit la voie à  une refonte du système bancaire et financier, afin de juguler les manoeuvres prédatrices de ce milieu mafieux par essence et destination… Régulation d’un système méthodiquement « détricotée » au fil des ans depuis, pour arriver à l’arnaque colossale de 2008…

Impensable à notre époque, où City et Wall Street régentent nos sociétés !…

Reste la politique extérieure, ou de « domination impériale ». De fugitives « nuances » semblent apparaître entre les deux compétiteurs…

La Reine du Chaos (4), on le sait, ne rêve que plaies et bosses dans une hystérique promotion de la « démocratie » et des « droits de l’Homme », sous forme de massacres, bombardements et destructions de pays entiers. Précédés, accompagnés ou suivis de cascades de « sanctions ». Son unique langage vis-à-vis des autres nations qui n’auront qu’à s’agenouiller devant la puissance de droit divin que représentent à ses yeux, et ceux de ses sponsors, les USA ; s’ils ne veulent pas vivre dans le Chaos…

Moins guerrier dans ses propos, en dépit du racisme assumé de son appartenance à la caste dominante, face à la paranoïa sanguinaire de sa concurrente, Donald Trump passerait presque pour un pacifiste.

Restons lucides : nous sommes aux antipodes de Gandhi !…

Cette différence de tonalité dans les discours de politique étrangère ne représente aucunement l’amorce d’une prise de conscience, par la coterie au pouvoir, de l’impérieuse nécessité d’entretenir un climat de paix et de confiance mutuelle entre nations pour s’atteler ensemble aux enjeux, problèmes de développement, mais aussi de préservation, pour ne pas dire de survie, de notre planète.

Ce nest que le lointain écho d’une lutte acharnée, impitoyable, souterraine, invisible aux yeux de l’électorat, entre deux groupes de pression, deux lobbies… Un combat de Titans !… Convoitant « le pouvoir » ?… L’expression, simpliste, est vide de sens. Quel « pouvoir » ?…

« It’s just Business »…

Dissimulés derrière le rideau de fumée du « Libéralisme Economique », activé par  les prêcheurs  ou théoriciens de la miraculeuse et irremplaçable Economie de Marché ne cessant de préconiser la régression de l’Etat à un simple rôle de police dans nos sociétés humaines, deux groupes de pression se livrent une guerre implacable pour s’emparer des : « Marchés Publics » !

Source d’enrichissement vertigneux et fulgurant des membres de l’oligarchie. Davantage que la prétendue liberté d’entreprendre dans la pseudo « libre concurrence », la spoliation économique des nations asservies et colonisées, ou encore, la spéculation sur fond de « délits d’initiés » impunis et permanents.

L’État, par l’octroi de ses marchés, est la vache à lait du 1% oligarchique. Dans le silence des paradis fiscaux…

Comme toute oligarchie, celle des USA est fractionnée en clans rivaux, se déchiquetant pour avoir la plus grande part du gâteau. Empoignade acharnée, brutale, vicieuse, de deux « hordes »…

La première, la plus connue et la plus puissante ou dominante actuellement, est représentée par Hillary, candidate du parti Démocrate :  le complexe militaro-industriel, dont le président des USA Eisenhower avait annoncé les dangers pour le pays, dans son célèbre discours de fin de mandat du 17 janvier 1961. Inquiétude prémonitoire :
« Dans les conseils du gouvernement, nous devons prendre garde à l’acquisition d’une influence illégitime, qu’elle soit recherchée ou non, par le complexe militaro-industriel. Le risque d’un développement désastreux d’un pouvoir usurpé existe et persistera. » (5)

Depuis plusieurs décennies, un demi-siècle déjà, adossé aux multinationales et établissements financiers de Wall Street, formatant l’opinion publique avec son colossal appareil de propagande « médiatique » des grandes chaînes TV-radios-cinémas, groupes de presse et d’édition, il s’arroge, effectivement, l’essentiel des « Marchés Publics ».

Marchés et contrats liés à la « Défense Nationale », dans des simulacres d’appels d’offres, sans contrôle des marges, avec des budgets en dépassements illimités, et des délais jamais respectés.

Tel le programme de l’avion furtif F-35, « l’avion de chasse le plus cher de l’histoire militaire » (US $ 200 millions pièce !…) célèbre, avant sa sortie difficile en 2016, pour ses retards de mise au point et ses médiocres performances. (6) Ou encore,  le porte-avions géant Gerald Ford qui a accumulé de multiples différés de livraison (prévue en 2011 et incertaine en 2016…) atteignant le prix record de 15 milliards de dollars l’unité… (7)

Chaque année ce sont plus de mille milliards de dollars jetés tous azimuts dans des puits sans fond : plans et achats d’armement, expéditions militaires, au service des pétroliers et de leurs satellites (chimie, pharmacie, etc.). Pour le plus grand profit d’un cénacle de privilégiés parmi les plus corrompus du monde.

Chez les Républicains, « le complexe militaro-industriel » avait joué la carte Ted Cruz. Un « déjanté », fou furieux tout aussi paranoïaque que La Reine du Chaos, qui passe son temps au Congrès à concocter des « sanctions » et échaffauder les « plans de bombardements » de toute une série de pays : quand ce n’est pas contre l’Iran, c’est contre la Russie ou la Chine, ou encore le Vénézuela ou la Bolivie…

Mais Ted Cruz a été balayé par Donald Trump. D’entrée de jeu, la « horde militaro-industrielle » perd 50% de sa mise !… D’où sa rage pour faire plier et éliminer Donald Trump.

Elle a raison de s’inquiéter : Donald Trump ne partage pas les intérêts de ce gang. C’est un des rois du béton, un milliardaire de la construction d’ensembles immobiliers et de génie civil, qui représente ceux d’un secteur d’activité oublié par l’Etat fédéral : le BTP. Qui ne ramasse que les miettes du gâteau des Marchés Publics goulûment avalés annuellement, sous son nez, par la maffia militaro-industrielle.

C’est un ras-le-bol massif qui s’exprime dans ses discours : dénonçant l’argent gaspillé dans des aventures, guerres, occupations, et gesticulations militaires sans fins ni résultats. Ce n’est pas l’expression d’un souhait de « Paix Mondialisée » : désirs irrépressibles d’embrassades avec les Russes, d’accolades ferventes avec les Chinois ?… Pas davantage, l’éruption spontanée d’une éthique de la « zénitude » :  préparer des lendemains qui chantent pour les humains, les bébés phoques et les petits oiseaux ?…

Ce serait se tromper de contexte.

Tout simplement : c’est la colère du portefeuille. La révolte du Business ; du moins celui laissé sur le bas-côté de la prospérité et du profit facile.

 Stigmatisant ainsi la construction et l’entretien permanent de plus de 800 bases US dans des pays étrangers ; alors qu’aux USA les infrastructures (ports, digues, routes, ponts, barrages, etc.) , écoles et hôpitaux publics, sont dans un état de délabrement avancé. Donald Trump n’a cessé de citer les rapports alarmants des spécialistes faisant état de la dangerosité de 60% des ponts du pays, en raison de leur manque d’entretien, de réfection ou de rénovation…

 Ce sont des centaines d’entreprises de BTP, certaines rayonnant sur plusieurs Etats, avec des dizaines de milliers de sous-traitants aux centaines de milliers d’emplois (aux qualifications nettement supérieures à celles des « serveurs temporaires » des fast foods dont le recrutement fausse les statistiques du chômage US) qui se retrouvent les carnets de commande à moitié, ou aux 3/4, vides et sans perspectives.

 Avec de nombreuses banques régionales en sous-activité, qui d’ordinaire alimentent en crédits ces entreprises et les  populations locales, excédées de voir leur Business stagner ; quand il ne se fait pas racketter par les requins de Wall Street et leurs spéculations financières induisant des crises récurrentes.

Cette exaspération est largement soutenue par une presse régionale très bien implantée, moins connue que les grands médias de New York ou Washington, dont l’impact est démultiplié par de nombreuses stations locales de TV-radios indépendantes.

Donald Trump incarne, malgré lui, un courant qui le dépasse : la « horde militaro-industrielle » est allée trop loin dans sa spoliation de la richesse nationale.

Qui va l’emporter dans cette lutte ?… L’équipe Hillary ou  l’équipe Donald ?… Plus passionnant à suivre que les JO !…

C’est « l’Argent » qui mène le monde chante Liza Minelli dans son célèbre et délirant duo avec Joel Grey, dans le film Cabaret de Bob Fosse : « Money, money, money… » (8)

Si pour un fois, une fois seulement, l’argent pouvait ouvrir la voie à La Paix…

  1. Eloge de la fuite, Henri Laborit, p. 69, http://www.telecharger-ebook-gratuit.com/livres/43290-henri-laborit-eloge-de-la-fuite.html
  2. Nouvelle photo de Mélania Trump nue publiée, Le Figaro, 1er août 2016,
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/08/01/97001-20160801FILWWW00079-nouvelle-photo-de-melania-trump-nue-publiee.php
  3. L’état réel des USA en une seule image, Wikistrike, 18 septembre 2015,
    http://www.wikistrike.com/2015/09/l-etat-reel-des-usa-en-1-seule-image.html
  4. Hillary Clinton – La Reine du Chaos, livre de Diana Johnstone, traduit en français et publié aux éditions Delga, 2016, http://editionsdelga.fr/portfolio/diana-johnstone/
  5. https://en.wikisource.org/wiki/Eisenhower%27s_farewell_address_(press_copy)
  6. L’avion de chasse F-35 multiplie les déboires, Les Echos, 4 février 2016,
    http://www.lesechos.fr/04/02/2016/lesechos.fr/021672086086_l-avion-de-chasse-f-35-multiplie-les-deboires.htm
  7. Les nouveaux porte-avions de l’US Navy sous le feu des critiques, Duncan Macrae, Air&Cosmos, 9 mars 2015, http://www.air-cosmos.com/les-nouveaux-porte-avions-de-l-us-navy-sous-le-feu-des-critiques-29946
  8. Film de 1973 aux 8 Oscars : mise en scène, actrice principale, second rôle masculin, décors, photographie, montage, son et musique.

=*=

Je ne suis pas complètement d’accord avec Georges Stanechy car pour moi l’Amérique est un empire failli, faussaire et mon seul objectif est un nouveau paradigme à l’initiative des peuples, côte à côte avec les Natifs/Indigènes/Autochtones et dans une société la plus égalitaire possible comme je l’explique très précisément dans ce billet là = Dépossession Volontaire.

Et quand on prend bien conscience que le 1% n’est en fait qu’à peine 0.01% on se rend compte qu’en s’interconnectant, en se mutualisant on est capable de renverser la table nous-même et ensuite de tout remettre sur pied avec nos mots et nos idées communes.

Mais cela demande une véritable volonté commune de prendre nos vies en main au lieu de laisser les rênes à KillaryTrump  pour qu’ils continuent de nous presser comme des citrons puis de nous râper jusqu’à dispersion totale et complète !

Nous savons que Killary est bave au dentier pour être la première femme de la 1ère puissance mondiale et nous prouver que la Nation Exceptionnelle et Indispensable à l’Univers et prête à nous les montrer ses beaux missiles inter-continentaux et tout le reste qui va avec !

En fait dès le lendemain du Brexit on avait capté que la guerre était déclarée au bas peuple qui faisait rien comme il fallait.

Mais, Georges Stanechy  nous avait déjà tout expliqué dès janvier 2016, tenez ici et il nous rappelait juste le Pacte de Quincy ;

En conséquence, le Pacte du Quincy s’articulait sur l’instauration d’un modèle de «Non Développement» au Moyen-Orient.

Et par lequel, dès février 1945, notre présent était écrit, le futur du Moyen-Orient aussi, donc non seulement comme l’expliquait Élisée Reclus à Jean Grave par sa lettre du 26/09/1885 ; Voter c’est abdiquer.

Mais c’est surtout nous condamner car après le Potus 2016 c’est Barnum 2017 !

Enfin, c’est surtout Grand Bordel Planétaire…

Alors que pour que ça s’arrête il suffit juste de dire NON !

Pas besoin d’armes, de sang, de haine ou de violence ;

Juste d’un peu de courage pour dire NON

JBL1960

Source de l’image ; bourbon.actiforum.com

Je n’ai pas voulu mettre une photo de Trump/Clinton ou Clinton/Trump et pour illustrer mon propos de notre capacité à prendre la tangente    😉

 

John Pilger ; 60ème !

Le 60ème film de John Pilger ;

John Pilger a fait une longue interview qu’a traduit et publié Le Saker Francophone et je la retranscrit dans son entier ci-dessous.

John Pilger est l’homme qui m’a secouée les tripes et les méninges par de nombreux écrits, articles, vidéos et Films comme « Utopia ». Ici, et encore ici. Et surtout .

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C’est grâce à lui, notamment, que j’ai su organiser ma réflexion en lien avec les Natifs/Indigènes/Autochtones car par ces écrits il m’est apparu clairement, qu’aucun paradigme ne pourra s’enclencher si au préalable nous les peuples du Monde ne décidons pas d’extraire de nos cortex le présupposé porté depuis plus de 500 ans et qui affirme :

Qu’aucune personne indigène traditionnelle ou nation ne devaient être autorisée à survivre en dehors de la chrétienté et de sa nation « blanche ».

J’ai expliqué très précisément dans ce billet pourquoi il me paraît indispensable d’être au côté des Natifs et en aucun devant eux et puisque toute ma réflexion tend vers une société des sociétés la plus égalitaire possible.

Et si je reprécise cela aujourd’hui, c’est parce qu’il doit être clair, que personne d’autres ne peut décider en lieu et place des Natifs/Indigènes/Autochtones de ce que doit être leur avenir. Et si nous devons saluer le courage, le travail et la ténacité fournis par le Tribunal des Disparus du Canada (et l’un de ses fondateurs Kevin Annett) avec la publication de Murder By Decree et le relayer, sans relâche, afin que la pression sur les églises comme sur les États faussaires et faillis qui aujourd’hui encore organisent la disparition de familles indigènes et font obstruction à la révélation des preuves des génocides comme je l’explique dans les billets suivants : Ici, mais aussi ici et encore .

Ce n’est pas à nous de décider pour les Natifs/Indigènes/Autochtones de ce qu’ils doivent faire et penser dans l’avenir. Jamais.

L’avenir leur appartient, nous pouvons décider ensembles de nous débrancher de la Matrix et nous engager ensembles dans la construction de ce nouveau paradigme, mais cela ne veut pas dire qu’il faut créer à leur place une entité et demander qu’ils s’y rallient. Jamais.

Car ce n’est pas un changement de paradigme mais un nouveau colonialisme 2.0 qui prendrait place et cela est aux antipodes de ma propre réflexion et sans m’avancer beaucoup de celle d’autres blogs amis comme ici

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Une avant première de « la guerre à venir entre la Chine et l’Amérique »

Le fameux journaliste John Pilger nous parle de la Chine, d’Okinawa et de la politique étasunienne en Asie.

Maki Sunagawa et Daniel Broudy – Le 19 juillet 2016 – Foreign Policy In Focus

John Pilger est un journaliste de renommée mondiale, documentariste et auteur. Il a remporté par deux fois la plus haute distinction britannique pour le journalisme. Ses films ont remporté des prix de l’académie de télévision en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Deux de ses films, celui sur le Cambodge et l’autre à propos du Timor oriental, sont considérés parmi les plus important du XXe siècle. La guerre à venir entre la Chine et l’Amérique est son 60e film. Voici son interview.

Daniel Broudy : – Vous êtes maintenant en train de terminer votre dernier projet dont le titre, semble-t-il, risque de déclencher des sentiments de crainte considérable. La guerre à venir, vous êtes d’accord, c’est du lourd. Pouvez-vous décrire ce qui vous a poussé à avoir ce regard particulier sur les événements mondiaux, spécialement la manière dont vous les voyez se dérouler en Asie orientale ?

John Pilger : – Le film reprend le thème d’une grande partie de mon travail. Il cherche à expliquer comment une grande puissance s’impose sur les peuples, comment elle cache son jeu et les dangers qu’elle fait craindre. Ce film est sur les États-Unis, plus du tout sûrs de leur puissance, et cherchant à raviver la Guerre froide. La Guerre froide a de nouveau été lancée sur deux fronts : contre la Russie et contre la Chine. Je me concentre sur la Chine dans ce film sur la région Asie-Pacifique. Il débute aux îles Marshall où les États-Unis ont fait exploser 67 bombes atomiques, des armes nucléaires, entre 1946 et 1958, laissant cette partie du monde gravement endommagée en termes humains et environnementaux. Et cet assaut sur les Marshall continue. Sur la plus grande île, Kwajalein, il y a une base importante et secrète des États-Unis, appelée le centre d’expérimentation Ronald Reagan, qui a été créé dans les années 1960, comme le montrent les archives que nous utilisons, « pour lutter contre la menace chinoise ».

Le film se déroule également à Okinawa, comme vous le savez. Une partie du sujet est de montrer la résistance au pouvoir et à la guerre par un peuple qui vit le long de la ligne de clôture des bases américaines dans leur pays d’origine. Le titre du film a un lien certain avec ce sujet, car il est conçu comme un avertissement. Les documentaires de ce genre ont la responsabilité d’alerter les gens, si nécessaire pour les prévenir, et leur indiquer les moyens de résistance à ces plans rapaces. Le film montrera que la résistance à Okinawa est remarquable, efficace et peu connue dans le monde entier. Okinawa héberge 32 installations militaires américaines. Près d’un quart du territoire est occupé par des bases américaines. Le ciel est souvent bondé d’avions militaires ; l’arrogance de l’occupant est ressentie quotidiennement. Okinawa est de la taille de Long Island. Imaginez une base chinoise implantée juste à côté de New York.

Je suis aussi allé filmer dans l’île de Jeju, au large de la pointe sud de la Corée, où quelque chose de très similaire s’est passé. Les gens de Jeju ont essayé d’empêcher la construction d’une base importante et provocatrice à environ 400 miles de Shanghai. La marine sud-coréenne la gardera prête pour les États-Unis. C’est véritablement une base américaine où des destroyers de classe Aegis seront à quai aux cotés de sous-marins nucléaires et de porte-avions, à portée de la Chine. Comme Okinawa, Jeju a une histoire remplie d’invasions, de souffrance et de résistance.

En Chine, j’ai décidé de me concentrer sur Shanghai, qui est un des centres de l’histoire et des convulsions de la Chine moderne, de son entrée dans la modernité. Mao et ses camarades y ont fondé le Parti communiste de Chine, dans les années 1920. Aujourd’hui, la maison où ils se sont réunis en secret est entourée par les symboles de la société de consommation : un Starbucks se trouve juste en face. Les contradictions de la Chine contemporaine crèvent l’œil.

Le dernier chapitre du film se déroule aux États-Unis, où j’ai interviewé ceux qui planifient le jeu de guerre contre la Chine et ceux qui nous alertent sur ses dangers. J’y ai rencontré des gens impressionnants : Bruce Cummings, l’historien dont le dernier livre sur la Corée en révèle l’histoire secrète, et David Vine, dont le travail complet sur les bases américaines a été publié l’an dernier. J’ai filmé une interview au Département d’État avec le secrétaire d’État adjoint pour l’Asie et le Pacifique, Daniel Russell, qui a dit que les États-Unis « n’étaient plus dans les affaires de construction de bases ». Les États-Unis possèdent environ 5 000 bases ;  4 000 aux États-Unis même et près d’un millier étalées sur tous les continents. Regrouper tout cela ensemble, lui donner du sens, rendre justice à tout le monde, autant que possible, sont à la fois le plaisir et la souffrance de la création cinématographique. Ce que je souhaite exprimer à travers ce film est que nous courons de grands risques, qui ne sont pas reconnus. Je dois dire que j’ai l’impression d’être dans un autre monde, aux États-Unis, pendant cette campagne présidentielle qui n’aborde aucun de ces risques.

Mais ce n’est pas tout à fait exact. Donald Trump semble s’y être intéressé sérieusement si ce n’est momentanément. Stephen Cohen, l’autorité renommée sur la Russie qui a suivi cela de près, souligne que Trump a dit clairement qu’il désirait des relations amicales avec la Russie et la Chine. Hillary Clinton a attaqué Trump pour cela. Soit dit en passant, Cohen lui-même a été attaqué pour avoir suggéré que Trump n’était pas un va-t-en-guerre maniaque au sujet la Russie. Pour sa part, Bernie Sanders est resté  silencieux ; de toute façon il est du côté de Clinton maintenant. Comme ses courriels le montrent, Clinton semble vouloir détruire la Syrie afin de protéger le monopole nucléaire d’Israël. Rappelez-vous ce qu’elle a fait à la Libye et Kadhafi. En 2010, en tant que secrétaire d’État, elle a transformé un différend qui n’était que régional, en mer de Chine du Sud, en un litige impliquant l’Amérique. Elle en a fait une question internationale, un point de tension. L’année suivante, Obama a annoncé son pivot vers l’Asie, un jargon pour justifier la plus grande accumulation de forces militaires américaines en Asie depuis la Seconde Guerre mondiale. L’actuel secrétaire à la Défense Ash Carter a récemment annoncé que des missiles et des hommes seraient basés aux Philippines, face à la Chine. Cela se passe alors que l’OTAN poursuit son renforcement militaire étrange en Europe, aux frontières de la Russie. Aux Etats-Unis, où les médias de toutes formes sont omniprésents et où la presse est constitutionnellement la plus libre au monde, il n’y a aucune conversation nationale, encore moins de débat, au sujet de ces développements. Dans un sens, le but de mon film est d’aider à briser le silence.

Daniel Broudy : – Il est tout à fait étonnant de voir que les deux principaux candidats démocrates n’ont pratiquement rien dit de substantiel sur la Russie et la Chine et sur la politique que les États-Unis développent face a eux. Comme vous l’avez dit, il est ironique de constater que Trump, un homme d’affaires, parle de la Chine de cette façon.

John Pilger: – Trump est imprévisible, mais il a clairement dit qu’il n’avait pas envie d’entrer en guerre contre la Russie et la Chine. À un moment donné, il a dit qu’il serait même neutre au Moyen-Orient. C’était une hérésie, et il a fait marche arrière sur ce point. Stephen Cohen a dit qu’il [Cohen] avait été attaqué uniquement pour avoir parlé de cela [les points positifs de Trump]. J’ai écrit quelque chose de similaire récemment et cela a remué une sous-strate de médias sociaux. Plusieurs personnes l’ont interprété comme un  soutien à Trump.

Maki Sunagawa : – Je voudrais revenir à certains de vos travaux précédents qui nous ramènent au présent. Dans votre film, Stealing a Nation [Voler une nation, NdT], Charlesia Alexis parle de ses plus beaux souvenirs de Diego Garcia, en soulignant que « nous pouvions manger de tout ; on n’a jamais manqué de quoi que ce soit, et on n’a jamais acheté quoi que ce soit, sauf pour les vêtements que nous portions ». Ces paroles me rappellent les lieux et les cultures pacifiques et vierges, à travers le monde, qui existaient avant que les techniques colonisatrices classiques n’aient été appliquées aux peuples et aux environnements autochtones. Pourriez-vous développer un peu plus sur les détails que vous avez découverts, lors de vos recherches sur Diego Garcia, qui illustrent des faits sur cette force insidieuse que nous endurons encore aujourd’hui ?

John Pilger : – Ce qui est arrivé aux gens de Diego Garcia est un crime épique. Ils ont été expulsés, tous, par la Grande-Bretagne et les États-Unis. La vie que vous venez de décrire, la vie de Charlesia, a été délibérément détruite. Depuis leur expulsion, qui a commencé dans les années 1970, le peuple des Chagos a organisé une résistance infatigable. Comme vous le dites, leur histoire représente celle des peuples autochtones partout dans le monde. En Australie, les peuples autochtones ont été expulsés de leurs communautés et brutalisés. L’Amérique du Nord a connu une histoire similaire. Les populations autochtones sont profondément menaçantes pour les sociétés de colons car elles représentent une autre vie, une autre façon de vivre, une autre façon de voir les choses ; ils peuvent accepter la surface de notre mode de vie, souvent avec des résultats tragiques, mais le sens de leur vie ne se satisfait pas de la  captivité. Si nous, modernes, étions aussi intelligents que nous croyons l’être, nous apprendrions d’eux. Au lieu de cela, nous préférons le confort spécieux de notre ignorance et de nos préjugés. J’ai eu beaucoup de rapports avec les peuples autochtones de l’Australie. J’ai fait un certain nombre de films à leur sujet et sur leurs oppresseurs, et j’admire leur résilience et leur résistance. Ils ont beaucoup en commun avec le peuple de Diego Garcia. Car l’injustice et la cruauté y sont similaires : les habitants des Chagos ont été trompés, intimidés et forcés à quitter leur patrie. Afin de les effrayer, les autorités coloniales britanniques ont tué leurs chiens de compagnie bien-aimés. Puis ils les ont chargés sur un vieux cargo avec une cargaison de merde d’oiseaux, et les ont jetés dans les bidonvilles de l’île Maurice et des Seychelles. Cette horreur est décrite en détails méprisants dans les documents officiels. L’un d’eux, écrit par l’avocat du Foreign Office, est intitulé, maintenir la fiction. En d’autres termes : comment entretenir un gros mensonge. Le gouvernement britannique a menti à l’Organisation des Nations Unies en prétendant que les habitants des Chagos étaient des travailleurs temporaires. Une fois expulsés, ils ont été volatilisés ; un document du ministère de la Défense a même prétendu n’y avait jamais eu de population sur l’ile.

Ce fut un tableau grotesque de l’impérialisme moderne : un mot d’ailleurs supprimé presque avec succès du dictionnaire. Il y a quelques semaines, les Chagossiens ont vu leur appel à la Cour suprême britannique rejeté. Ils avaient fait appel d’une décision prise par la Chambre des Lords en 2009 qui leur refusait le droit de rentrer à la maison, même si une série d’arrêts de la Haute Cour avait déjà été rendue en leur faveur. Lorsque la justice britannique est appelée à statuer entre les droits de l’homme et les droits d’une grande puissance, ses décisions purement politiques sont presque mises à nu.

Daniel Broudy : – En entendant, au cours des deux dernières décennies, les gens parler de la grande beauté de Diego Garcia, de ses activités marines offertes à tous ceux assez chanceux pour être stationnés ou temporairement affectés là bas, je suis toujours frappé par l’ignorance déterminée de ceux qui y vont et viennent allègrement, sans être perturbés par l’histoire de l’île. Peut-être que les médias, que beaucoup de gens consomment, contribuent à un tel détachement de la prise de conscience individuelle. La ligne claire qui, avant, séparait traditionnellement la publicité commerciale civile des relations publiques militaires semble avoir effectivement disparu dans ces communications de masse. De nos jours, des publications civiles portent des titres comme : le classement des meilleurs bases militaires outre mer. L’auteur d’un récent article souligne que le personnel de ces bases admet son rêve de voir le monde comme raison centrale motivant leur service militaire outre mer. Je me demande si le système actuel permet, encourage à se voir comme une sorte de voyageur du monde cosmopolite et, ainsi, contribue à développer en soi un sens superficiel du monde. Un sens qui voile aussi des réalités et des histoires horribles, comme à Diego Garcia, situées juste hors de vue. Pensez-vous que peut-être le processus de commercialisation et d’idéalisation de ces activités militaires a joué un certain rôle dans le maintien du réseau mondial de bases militaires ?

John Pilger: – Convaincre les jeunes hommes et les femmes à se joindre à une armée de volontaires est possible en leur offrant le genre de sécurité qu’ils ne recevraient pas autrement, dans les périodes économiques difficiles, et en faisant en sorte que cela semble être une aventure. Ajoutons à cela la propagande patriotique. Les bases sont des petites Amériques ; vous pouvez être à l’étranger dans des climats exotiques, mais pas vraiment ; c’est proche d’une vie virtuelle. Lorsque vous vous confrontez aux  locaux, vous pouvez supposer que l’aventure dans laquelle vous êtes parti comprend l’autorisation d’en abuser ; ils ne font pas partie de cette petite Amérique, de sorte qu’ils peuvent être abusés. Les habitants d’Okinawa ne le savent que trop bien.

Je regardais quelques films d’archives intéressants sur l’une des bases d’Okinawa. La femme d’un des soldats basés là dit : « Oh, nous essayons de sortir une fois par mois pour avoir un repas local et avoir une idée de l’endroit où nous sommes. » Avant de quitter les îles Marshall, l’an dernier, mon équipage et moi avons dû passer par le centre d’expérimentation Ronald Reagan sur l’atoll de Kwajelein. Ce fut une expérience kafkaïenne. On a pris nos empreintes digitales et nos iris ont été enregistrés, notre taille mesurée, des photos de nous prises sous tous les angles. C’était comme si nous étions en état d’arrestation. C’était la porte d’entrée d’une petite Amérique avec son terrain de golf, ses pistes de jogging et ses pistes cyclables avec chiens et enfants. Les jardiniers pour les terrains de golf et de contrôle du chlore dans les piscines viennent d’une île située de l’autre coté de la baie, Ebeye, d’où ils sont transportés par les militaires. Ebeye fait environ deux kilomètres de long, où sont entassées 12 000 personnes. Ce sont des réfugiés en provenance des îles Marshall qui ont subi les essais nucléaires. L’approvisionnement en eau et l’assainissement y fonctionnent à peine. C’est un apartheid en plein Pacifique. Les Américains de la base n’ont aucune idée de la façon dont les insulaires vivent. Ils [les membres de la communauté militaire] se font des barbecues au coucher du soleil. Quelque chose de semblable est arrivée à Diego Garcia. Une fois que les gens ont été expulsés, les barbecues et le ski nautique pouvaient commencer.

À Washington, le secrétaire d’État adjoint que j’ai interviewé a dit que les États-Unis étaient en fait anti-impérialistes. Il était impassible et probablement sincère, a peine conscient. Ce n’est pas rare. Vous pouvez dire à des gens de niveau académique aux États-Unis : « Les États-Unis ont le plus grand empire que le monde ait connu, et voici pourquoi, voici les preuves. » Il est fort probable que cette conclusion soit reçue avec une expression d’incrédulité.

Daniel Broudy : – Certaines des choses dont vous parlez me rappellent ce que j’appris par d’anciens amis au Département d’État. Il y a toujours un risque que les employés du Département d’État ou des personnes servant dans l’armée à l’étranger «tournent locaux», c’est à dire commencent à sympathiser avec les gens de la population locale.

John Pilger : – Je suis d’accord. Quand ils compatissent, ils se rendent compte que la raison pour laquelle ils sont là est un non-sens. Certains des lanceurs d’alerte les plus efficaces sont des ex-militaires.

Daniel Broudy : – Peut-être que les barrières sont plus destinées à rappeler aux militaires des bases qu’il existe une limite à ne pas franchir vis à vis des locaux plutôt que d’empêcher les étrangers [les locaux] de pénétrer la zone [à l’intérieur].

John Pilger : – Oui, c’est « eux et nous ». Si vous allez à l’extérieur de la clôture, il y a toujours le risque que vous acquériez la compréhension d’une autre société. Cela peut vous conduire à vous poser la question de savoir pourquoi la base est là. Cela ne se produit pas souvent, car une autre ligne de clôture traverse la conscience militaire.

Maki Sunagawa : – Lorsque vous regardez en arrière sur vos lieux de repérage à Okinawa ou lorsque vous avez entrepris certaines prises de vue pour ce projet, quels sont les souvenirs les plus inoubliables et / ou les plus choquants que vous en avez ? Y-a-t-il des scènes ou des conversations que vous n’oublierez pas ?

John Pilger : – Eh bien, il y en a un certain nombre. Je me suis senti privilégié de rencontrer Fumiko [Shimabukuro], qui est une source d’inspiration. Ceux qui avaient réussi à élire le gouverneur Onaga et à sécuriser Henoko et la question de toutes les bases dans l’agenda politique japonais sont parmi les gens de principe les plus dynamiques que j’ai rencontré : plein d’imagination et si gracieux.

L’écoute de la mère de l’un des jeunes qui a fini par mourir de ses terribles blessures lorsqu’un chasseur américain s’est écrasé sur l’école [à Ishikawa] en 1959 a été un rappel brutal de la peur dans laquelle les gens vivent. Une enseignante m’a dit qu’elle n’a, depuis, jamais cessé de regarder avec anxiété quand elle entend le bruit d’un aéronef au-dessus de sa classe. Lorsque nous tournions à l’extérieur du Camp Schwab, nous étions (ainsi que tous les manifestants) délibérément harcelés par d’énormes hélicoptères Sea Stallion, qui volaient en cercles au dessus de nous. C’était un avant-goût de ce que les gens d’Okinawa doivent vivre, jour après jour. Il y a souvent une rengaine chez les personnes libérales, dans les sociétés confortables, confrontées à des vérités désagréables : « Alors, qu’est-ce que je peux faire pour changer cela ? » Je dirais qu’il faut faire comme les habitants d’Okinawa ont fait : vous ne lâchez pas prise et vous continuez.

Résistance n’est pas un mot que vous entendez ou voyez souvent dans les médias occidentaux. Il est considéré comme un mot d’un autre monde, inutilisé par les gens polis, les gens respectables. C’est un mot difficile à retourner et à changer. La résistance que j’ai trouvée à Okinawa est une source d’inspiration.

Maki Sunagawa : – Oui, je suppose que lorsque vous faites partie de la résistance, il n’est pas si facile de voir son efficacité aussi bien. Très souvent, quand je fais des recherches sur le terrain, des entrevues, des prises de notes, et de l’écriture, il faut un certain temps pour prendre un peu de recul et regarder les détails de façon plus objective afin de comprendre l’histoire plus profonde sur laquelle je suis en train de réfléchir. Je me demande, au cours du processus d’édition de ce nouveau film, si vous pouvez nous parler des nouvelles et importantes leçons que vous en avez tirées, pendant que le scénario s’est formé.

John Pilger : – Eh bien, faire un film comme celui-ci est vraiment un voyage de découverte. Vous commencez avec un schéma global et un ensemble d’idées et d’hypothèses, et vous ne savez jamais vraiment où cela va vous mener. Je n’avais jamais été à Okinawa, alors j’en ai acquis de nouvelles idées et expériences : un nouveau sens des peuples, et je voudrais que le film reflète cela.

Les îles Marshall ont été aussi une nouveauté pour moi. Là bas, à partir de 1946, les États-Unis ont testé l’équivalent d’une bombe d’Hiroshima chaque jour pendant douze ans. Les habitants des Marshall sont encore utilisés comme cobayes. Des missiles sont tirés sur les lagons de l’atoll de Kwajelein depuis la Californie. L’eau est empoisonnée, les poissons non comestibles. Les gens survivent en mangeant des conserves. J’ai rencontré un groupe de femmes qui étaient des survivantes des essais nucléaires autour des atolls de Bikini et Rongelap. Elles avaient toutes perdu leurs glandes thyroïdes. C’étaient des femmes dans la soixantaine. Elles avaient survécu, incroyablement. Ce sont des personnalités généreuses ayant un grand sens de l’humour noir. Elles ont chanté pour nous, nous ont offert des cadeaux et ont dit qu’elles étaient heureuses que nous soyons venus les filmer. Elles aussi font partie d’une résistance invisible.

Traduit par Wayan, relu par Catherine pour le Saker Francophone.

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Relisons tout ce que nous pouvons sur ce qui a permis Hiroshima et Nagasaki et jusque dans les justifications qui ont suivi et prévalent encore aujourd’hui. Et ayons bien à l’esprit que les zélites folles distillent dans nos cortex cette idée que « Nous sommes en guerre » et en France, chaque jour, Le Drian, Valls, Cazeneuve et Sa Magnanimité elle-même ne disent pas autre chose ;

Le Grand Monarque ordonne une frappe et pulvérise 164 civils en Syrie en représailles des 84 morts du 14 juillet à Nice

Nous pouvons faire tomber l’Empire que Pilger décrit ici dans toute sa puissance de feu dans toute son arrogance et sa supériorité et puisqu’il s’est déclaré lui-même « Nation Indispensable » et que Pepe Escobar appelle l’Exceptionnalistan et qui ouvre les boites de Pandore les unes après les autres sans se soucier de comment les refermer.

D’ailleurs, le veulent-ils vraiment ?

Je n’en suis vraiment pas certaine et surtout je n’ai pas du tout envie d’attendre  pour le vérifier.

Je préfère penser, écrire et dire NON !!!

JBL1960

 

Source de l’image = reseauinternational.net

Triomphe de la propagande : les médias, armes de guerre par John Pilger

 

 

 

 

Quand y’en a plus ;

Y’en a encore…

Greg Tabibian nous propose son JSPC#42 ;

Nice, Brexit & Flics de choc…

Un bel été de merde ! Final Saison 2

Et perso, à 55 ans, cheveux gris et dents pas mal éparpillées ;  J’aime…

On m’a reprochée, récemment, de relayer du bavardage d’ados enfumés et comme vous voyez, je m’en cogne, grave, je relaie comme j’ai eu plaisir à relayer ce Vlog, et le #45 relatant la défaite de la France à l’Euro de Foot 2016 ou encore celui-ci qui a de suite relevé la modification de la Loi Intérieure avec la prolongation de l’État d’urgence pour 6 mois

Ou encore celui- que j’ai récemment mis à jour.

D’autant que Matt Damon au début de la vidéo prononce un discours de Howard Zinn à propos de la désobéissance civile, que cela me parle et devrait vous parler, car il n’est vraiment pas loin de mon « Dépossession Volontaire« .

Greg nous rappelle ainsi que dès le 18/07 la Teresa May relançait le « Projet Trident » ;

Boum !

Combien « Attali » est grand, lorsqu’il dit que ;

Des choses sont irréversibles et la construction européenne fait partie des choses irréversibles qu’on ne peut remettre en cause (sic) !

Et combien « Coppé » est petit ;

Je suis contre toute idée de référendum !

Paf !

Parce que les référendums on les perd tout le temps !

Bigre !

On comprend mieux la sortie de Marie Ségolène Royal au micro de la BBC…

Le Jean-François Choqué qui veut, s’il est élu, voter les lois par ordonnance !

Alors il y a 15 grandes décisions à prendre, grosso merdo, et donc ces 15 grandes lois on les vote par ordonnance parce qu’on va pas se laisser emmerder par le peuple en plus…

De profondis

Macron s’enfonce tout seul, lui ; Comme un grand !

Morano ! Bah… Perso, j’aimerais pas être son amie ! Mais, je ne suis ni noire, ni arabe, donc j’ai toutes mes chances, quoique, non. En fait non ; J’ai aucune chance !

Cazeneuve ;

On pense qu’il peut pas en sortir une autre de connerie tant il en dit.

Et puis,  si, y continue le gars…

Alors Valls, comment dire ; Peut mieux faire ?

Nan j’déconne, j’déconne !!!

Quand à notre bon Maréchal ; Ah c’est un vainqueur !

Finalement Hollandouille aura été le seul Président capable de transformer le Coq Gaulois en Chapon

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Le problème n’est pas la désobéissance civile

Mais bien l’obéissance civile !

Arrêtons de consentir !

Claquons-leur un NON une bonne fois pour toutes au museau !

JBL1960

Source de l’image  Les Moutons Enragés

Coluche faisant un bras d’honneur ou une quenelle car à cette époque c’était pas verboten.

FALSE FLAG & Co

Et pour nous faire passer pour de vilains conspis !

Pourtant les preuves sont là ;

Fr.sott.nett exhume un article de Tyler Durden -source Zero Hedge – du 6/04/2015 relayé initialement par Le Saker Francophone et parce qu’il faut rendre à césar…

Et en ce 2 août 2016, c’est comment dire ; Incroyable de justesse et de précisions ;

Les fausses bannières dans l’histoire moderne

Le grand secret de l’Histoire: le terrorisme des opérations sous fausse bannière.

Ce vieil adage est bien vrai: si l’on ne retient pas l’Histoire, on est condamné à la répéter.

Le plus grand secret de l’Histoire que les gens n’ont donc pas encore intégré, puisque c’est un secret, est le terrorisme sous fausse bannière.

Il existe de nombreuses attaques sous fausse bannière bien documentées dans lesquelles un gouvernement est l’instigateur et qui, pour des raisons politiques, en reporte la faute sur son ennemi.

Les opérations sous fausse bannière ont, sans arrêt, changé le cours de l’Histoire, dans le monde entier. Sauf si le peuple prend conscience de ce style d’opération, les gouvernements continueront à les utiliser pour provoquer de plus en plus de guerres désastreuses.

Dans les exemples suivants, les officiels gouvernementaux qui ont participé à ces attaques (ou en ont sérieusement proposé) l’ont avoué, oralement ou par écrit :

1. – En 1931, les troupes japonaises ont déclenché une petite explosion dans un train et ont accusé la Chine pour justifier l’invasion de la Mandchourie. C’est une histoire connue sous le nom de  l’incident de Munken ou l’incident de Mandchourie. Le tribunal militaire international de Tokyo a trouvé que «plusieurs des participants à ce plan, dont Hashimoto (un officier supérieur de l’armée japonaise) ont plusieurs fois admis leur participation à ce complot et ont déclaré que le but de cet incident était de donner une excuse à l’occupation de la Mandchourie par l’armée du Kwantun ». Voyez ici.

2. – Un haut officier de la SS nazi a avoué au tribunal de Nuremberg que, sous les ordres du chef de la Gestapo, lui et d’autres militaires nazis ont attaqué leur propre peuple et des infrastructures pour en rejeter la faute sur les Polonais afin de justifier l’invasion de la Pologne.

3. – Le général nazi Franz Halder a aussi témoigné au tribunal de Nuremberg que le dirigeant nazi Goering avait admis avoir donné l’ordre de mettre le feu au parlement allemand (le Reichstag) en 1933 et avait accusé à tort les communistes de cet acte criminel.

4. – Le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev a admis par écrit que l’Armée rouge soviétique avait bombardé le village russe de Mainila en 1939, tout en accusant la Finlande de cette attaque, et s’en est servi comme prétexte pour lancer la guerre d’hiver contre la Finlande. Le président russe Boris Eltsine a admis que la Russie avait été l’agresseur dans la guerre d’hiver.

5. – Le parlement russe, l’actuel président russe Poutine et l’ancien dirigeant soviétique Gorbatchev ont tous reconnu que Joseph Staline avait ordonné à sa police secrète d’exécuter 22 000 officiers de l’armée polonaise à Katyn, en 1940, et en a fait porter la faute aux nazis.

6. – Le gouvernement britannique a admis avoir bombardé, entre 1946 et 1948,  cinq bateaux transportant des juifs cherchant à fuir l’holocauste pour se réfugier en Israël et avoir créé un faux groupe appelé Défenseurs de la Palestine arabe, qu’il a accusé d’avoir bombardé ces bateaux. (Voir ici, ici et ici)

7. – Israël a reconnu qu’en 1954 une cellule terroriste israélienne opérant en Égypte avait placé des bombes dans plusieurs bâtiments, dont des bureaux diplomatiques américains, et avait laissé des preuves impliquant les Arabes. (Une des bombes s’est déclenchée prématurément, permettant aux Égyptiens d’identifier les coupables et plusieurs Israéliens impliqués ont avoué.) (Voir ici et ici)

8. – La CIA a admis qu’elle avait employé des Iraniens dans les années 1950 pour se faire passer pour des communistes cherchant à commettre des attentats, tout cela pour essayer de retourner la population contre le premier ministre élu démocratiquement.

9. – Le premier ministre turc a reconnu que le gouvernement turc avait organisé les attentats de 1955 contre le consulat turc en Grèce, endommageant par la même occasion le lieu de naissance, situé a proximité, du fondateur de la Turquie moderne, tout en faisant porter la responsabilité à la Grèce et justifier les violences anti-grecques.

10. – Le premier ministre britannique a avoué à son secrétaire de la défense que le président américain Dwight Eisenhower et lui avaient approuvé un plan en 1957 pour lancer des attaques sur la Syrie et en reporter la faute sur le gouvernement syrien comme moyen de parvenir à un changement de régime

11. – Un ancien premier ministre italien, un juge italien et un ancien chef du contre-espionnage italien ont admis que l’OTAN, avec l’aide du Pentagone et de la CIA, ont organisé des attentats en Italie et d’autres pays européens pour que la population se joigne aux gouvernements dans leur lutte contre le communisme. Comme l’a fait remarquer un participant à ce programme secret: «Vous devez attaquer des civils, des gens, des femmes et des enfants, des innocents et des inconnus totalement éloignés de la sphère politique. La raison en est très simple. Tout cela pour pousser les gens, le peuple italien, à se tourner vers l’État pour demander plus de sécurité.» (Voir aussi ici) (L’Italie et d’autres pays européens avaient déjà rejoint l’OTAN avant que ces attentats ne soient perpétrés.) Et regardez cette émission spéciale de la BBC. Ils ont aussi exécuté des attentats en France, en Belgique, au Danemark, en Allemagne, en Grèce, en Hollande, en Norvège, au Portugal, au Royaume Uni et encore dans d’autres pays.

Les attentats sous fausse bannière exécutés sous ce programme OTAN/CIA comportent entre autres :

L’assassinat du premier ministre turc (1960)

Des attentats à la bombe au Portugal (1966)

Le massacre de la Piazza Fontana en Italie (1969)

Des attaques terroristes en Turquie (1971)

Les attentats à la bombe de Peteano (1972)

Les fusillades de Brescia en Italie et un attentat à la bombe dans un train (1974)

Des fusillades à Istanbul (1977)

Le massacre d’Atocha à Madrid (1977)

L’enlèvement et le meurtre d’un Premier ministre italien (1978)

Les attentats de la gare de Bologne en Italie (1980)

La fusillade et l’assassinat de 28 passants à Brabant en Belgique (1985)

12. – En 1960, le sénateur américain George Smathers propose que les États Unis lancent «une fausse attaque sur la baie de Guantanamo qui nous donnerait l’excuse pour déclencher une bataille puis d’aller renverser Castro

13. – Des documents du département d’État montrent que, en 1961, le chef de l’armée et d’autres fonctionnaires de haut niveau discutaient de l’opportunité de faire exploser un consulat en République dominicaine pour avoir le prétexte d’envahir le pays. Le plan ne fut jamais exécuté mais tout ce beau monde l’envisageait comme une sérieuse possibilité.

14. – Comme le gouvernement américain l’a reconnu, des documents de 1962 récemment déclassifiés montrent que le chef des armées a donné son accord à un plan pour faire exploser des avions AMÉRICAINS (sous un plan très élaboré d’échange d’avions) et pour commettre aussi des actes terroristes sur le sol américain, en accuser des Cubains et justifier ainsi une invasion de Cuba. Regardez l’article de ABC, les documents officiels et l’interview par Peter Jennings de l’ancien journaliste d’investigation d’ABC world news.

15. – En 1963, le département de la Défense américain a écrit un mémo poussant à des attaques à l’intérieur de l’Organisation des États d’Amérique, dans des pays comme la Jamaïque ou Trinité et Tobago, pour ensuite en accuser le gouvernement cubain.

16. – Le département de la Défense américain a même été jusqu’à proposer de secrètement payer quelqu’un dans le gouvernement Castro pour attaquer les États-Unis: «La seule solution restante à envisager serait alors de corrompre un des subordonnés militaire de Castro pour qu’il lance une attaque sur Guantanamo.»

17. – La NSA a avoué qu’elle avait menti à propos de ce qu’il s’était réellement passé dans le golfe du Tonkin en 1964, manipulant les données pour qu’elles montrent des bateaux vietnamiens tirer sur un navire américain, justifiant ainsi le déclenchement de la guerre du Vietnam.

18. – Un comité d’enquête du Congrès américain a montré que, dans le cours de sa campagne «Cointelpro», le FBI avait utilisé de nombreux provocateurs, des années 1950 jusqu’aux années 1970, pour perpétrer des violences et les utiliser pour faussement accuser des activistes politiques.

19. – Un haut général turc a admis que les forces turques avaient incendié une mosquée à Chypre dans les années 1970 pour en faire porter la responsabilité sur leurs ennemis. Il expliqua: «Au cours de certaines guerres on accuse l’ennemi d’actes de sabotage pour augmenter la résistance populaire. On l’a fait à Chypre, on a même brûlé une mosquée.» En réponse à l’air incrédule de son interlocuteur, le général a ajouté «C’est juste un exemple

20. – Un document déclassifié de la CIA, datant de 1973, a révélé un programme pour entraîner des forces de police et militaires étrangères à la manière de fabriquer des dispositifs piégés, en faisant croire qu’ils les entraînaient seulement à la façon d’enquêter sur les actes terroristes:

Voici le programme:

a. Enseigner aux stagiaires les techniques de base pour utiliser des explosifs de démolition, commerciaux ou militaires, et la manière de les utiliser dans des opérations de terrorisme ou de sabotage industriel.

b. Présenter aux stagiaires le matériel et l’équipement disponibles sur le marché, ceux qui sont susceptible d’être utilisés par des terroristes ou des saboteurs pour fabriquer des explosifs.

c. Familiariser les stagiaires avec les concepts d’analyse de la cible et de planification des opérations utiles à un terroriste ou un saboteur.

d. Présenter aux stagiaires les moyens et techniques concernant les dispositifs piégés avec des travaux pratiques sur des dispositifs déjà fabriqués ou à fabriquer eux même.

Le programme fournit aux stagiaires de bonnes opportunités de familiarisation et d’entrainement en manipulant, préparant et utilisant les diverses charges explosives, agents incendiaires, outils de terrorisme et techniques de sabotage.

21. – Le gouvernement a admis (et ici) qu’en 1978 les services secrets allemands ont fait exploser une bombe contre le mur extérieur d’une prison et placé des outils d’évasion pour qu’un prisonnier, un membre de la Faction armée rouge, puisse s’évader et qu’on lui fasse porter la responsabilité d’un attentat.

22. – Un agent du Mossad a reconnu qu’en 1984 le Mossad avait placé un émetteur radio dans la résidence de Kadhafi à Tripoli pour transmettre de fausses émissions enregistrées par le Mossad, dans le but de faire croire que Kadhafi soutenait le terrorisme.

23. – Le Conseil sud-africain pour la vérité et la réconciliation a trouvé qu’en 1989, le Bureau de coopération civile (une branche secrète des forces de défense sud-africaines) avait proposé à un expert en explosifs de «participer à une opération destinée à discréditer l’ANC en faisant exploser le véhicule de police de l’officier chargé de l’enquête sur le meurtre», faisant ainsi croire que l’ANC était responsable de l’opération.

24. – Un diplomate algérien ainsi que plusieurs officiers de l’armée algérienne ont reconnu que, dans les années 1990, l’armée algérienne massacrait fréquemment des civils et en accusait les militants islamiques. (Voir la vidéo)

25. – Une publication de 1994 de l’armée américaine, les Tactiques techniques et procédures de défense internes pour les Forces spéciales, rééditée en 2004, recommande ouvertement d’employer des terroristes et d’utiliser des opérations sous fausses bannières pour déstabiliser les régimes de gauche en Amérique latine. Des attaques sous fausse bannière ont donc été exécutées en Amérique du sud et d’autres régions du monde dans le cadre de la guerre sale de la CIA. (Voir ici)

26. – Dans le même genre, un manuel d’opérations psychologiques rédigé par un contractant de la CIA pour le compte des rebelles contras du Nicaragua fait remarquer l’intérêt d’assassiner quelqu’un de son bord pour créer un martyr pour la cause. Le manuel a été authentifié par le gouvernement américain. Le Washington Post, l’AP et d’autre médias ont fait un tel remue-ménage autour de cette affaire que, durant la campagne présidentielle de 1984, le président Reagan, a été confronté à cette question à la télévision nationale:

«En ce moment, nous faisons face à cette extraordinaire histoire de manuel de guérilla de la CIA distribué aux anti-sandinistes que nous soutenons, manuel qui professe non seulement le meurtres de sandinistes, mais aussi l’utilisation de criminels pour tuer des membres de la guérilla que nous soutenons, afin d’en faire des martyrs.»

27. – Une équipe indonésienne enquêtant sur les violents pillages qui se sont déroulés en 1998 a déterminé que «des membres de l’armée ont été impliqués dans les pillages, certains dans le but délibéré de les provoquer

28. – Des officiers supérieurs du renseignement et de l’armée russe ont reconnu que le KGB avait, en 1999, fait exploser des appartements occupés par des Russes pour en accuser les Tchétchènes et justifier l’invasion de la Tchétchénie. (Voir ce rapport et cette discussion)

29. – Comme le rapportent la BBC, le New York Times, et l’AP, des officiels de Macédoine ont admis que le gouvernement avait tué de sang-froid sept immigrants innocents et prétendu que c’étaient des soldats d’al-Qaïda qui tentaient de tuer des policiers macédoniens, ceci pour essayer de se joindre à la guerre contre la terreur

30. – Des officiers supérieurs de la police de Gènes, en Italie, ont avoué que, en juillet 2001, au G8 de Gènes, la police avait placé des cocktails Molotov et simulé le poignardage d’un officier de police pour justifier une violente répression contre les manifestants.

31. – Les États-Unis ont lancé de fausses accusations contre l’Irak en disant qu’il avait joué un rôle dans les attaques du 11 septembre, comme le montre un mémo du secrétariat à la Défense, et ces accusations ont été la justification principale pour déclencher la guerre contre ce pays. Même après que la Commission sur le 11 septembre n’a reconnu aucune relation entre les deux, Dick Cheney a dit avoir des preuves accablantes de relations entre al-Qaida et le régime de Saddam Hussein, que Cheney avait probablement des informations inaccessibles à la commission du 11 septembre et que les médias ne faisaient pas leur devoir en rapportant de tels liens. Les hauts fonctionnaires américains reconnaissent maintenant que la guerre d’Irak a été lancée pour le pétrole, pas pour le 11 septembre ou les armes de destruction massive. A la suite des déclarations de quelques loups solitaires, de nombreux officiels américains disent maintenant que le 11 septembre a été du terrorisme d’état, mais que ce n’était pas l’Irak qui était derrière les terroristes. (De nombreux officiels ont aussi supposé que le 11 septembre était une opération sous fausse bannière organisée par quelques voyous dans le gouvernement américain, mais une telle affirmation sort du sujet de notre discussion. Le point actuel est que les États-Unis ont accusé l’Irak tout en sachant que l’Irak n’avait rien à voir la dedans.)

32. – Même si le FBI reconnait maintenant que les attaques à l’anthrax ont été lancées par un ou plusieurs scientifiques travaillant pour le gouvernement, un haut dirigeant du FBI a dit que des officiels de la Maison Blanche leur avaient ordonné d’accuser al-Qaida pour ces attaques à l’anthrax (rappelez vous à quoi les lettres ressemblaient). Des officiels du gouvernement confirment aussi que la Maison Blanche avait essayé de lier ces attaques à l’Irak pour justifier un changement de régime dans ce pays.

33. – Selon le Washington Post, la police indonésienne a reconnu que les militaires avaient tué des professeurs américains à Papua en 2002 et accusé le groupe séparatiste papou pour qu’il soit placé sur la liste des organisations terroristes.

34. – Le très respecté ancien président indonésien Gus Dur a aussi reconnu que le gouvernement avait probablement joué un rôle dans les attentats de Bali en 2002.

35. – La police gardant le sommet de l’Union européenne de 2003 en Grèce a été filmée en train de donner des cocktails Molotov à un manifestant pacifique.

36. – L’ancien avocat du département de la Justice, John Yoo a suggéré en 2005 que les Américains devraient lancer l’offensive contre al-Qaida en «créant une fausse organisation terroriste. Elle pourrait avoir ses propres sites web, centres de recrutement et d’entrainement et opérations de financement. Elle pourrait lancer de fausses opérations terroristes et se donner le crédit pour les vrais, semant la confusion dans les rangs d’al-Qaida, semant le doute entre ses rangs et remettant en question la validité de ces communications

37. – Dans le même genre, le professeur John Arquilla de la Naval Postgraduate School, un analyste stratégique réputé pour avoir développé le concept de guerre du net, a poussé les services de renseignement occidentaux à créer de nouveaux pseudo gangs de terroristes comme moyen de perturber les vrais réseaux terroristes. Selon Seymour Hersh, un journaliste ayant été honoré d’un prix Pulitzer, la stratégie des pseudo gangs est déjà utilisée par le Pentagone:

«Selon la nouvelle méthode de Rumsfeld, m’a-t-on-dit, les stratèges militaires américains auront l’autorisation, à l’étranger, de se faire passer pour des hommes d’affaires corrompus cherchant à acheter de la contrebande pouvant être utilisée à la fabrication de systèmes nucléaires. Selon des conseillers du Pentagone, des citoyens locaux pourront être recrutés et envoyés rejoindre des guérillas ou des terroristes…»

«Ces nouvelles règles permettront à la communauté des Forces spéciales de mettre en place ce qu’ils appellent des groupes d’action dans le pays cible et qui pourront être utilisés pour infiltrer et éliminer des organisations terroristes. « Vous souvenez-vous de ces groupes paramilitaires d’extrême droite du Salvador?», me demanda l’ancien officiel du renseignement, en se référant à ces gangs ayant commis des atrocités au début des années 1990. «Nous les avons créés et financés. L’objectif maintenant est d’embaucher des gens locaux partout où nous en avons besoin. Et nous ne dirons rien au congrès à ce sujet.» Un ancien officier militaire, au courant des actions commandos du Pentagone a dit: «Nous allons marcher côte à côte avec les voyous.»

38. – En juin 2005, United Press International a publié ce rapport :

«Des officiers des renseignements américains nous ont fait savoir que quelques rebelles en Irak utilisent des pistolets Beretta 92, tous récents mais avec leurs numéros de série non visibles. Ces numéros ne semblent pas avoir été physiquement enlevés. On dirait plutôt qu’ils sont sortis de la chaine de production sans numéro de série. Ce qui indiquerait que ces armes étaient destinées à des groupes de terrain ou des cellules terroristes avec l’accord du gouvernement. Des analystes soupçonnent que ces armes ont été fournies par le Mossad ou la CIA et qu’elles sont utilisées par des agents provocateurs, car les autorités américaines montrent ces attaques de rebelles contres de civils pour délégitimer la résistance

39. – En 2005, des soldats israéliens déguisés ont avoué avoir jeté des cailloux sur d’autres soldats israéliens pour pouvoir accuser les Palestiniens et utiliser cette excuse pour réprimer les manifestations pacifiques palestiniennes.

40. – En 2007, la police du Québec a reconnu que les voyous qui portaient des cailloux au milieu d’une manifestation pacifique étaient en réalité des policiers déguisés (voir ca aussi).

41. – En 2008 un manuel sur les opérations spéciales de terrain recommande que l’armée américaine manipule à ses fins des organisations non étatiques telles que groupes paramilitaires, individus, chefs d’entreprises, organisations politiques étrangères, organisations de résistance, expatriés, terroristes transnationaux, terroristes désillusionnés, contrebandiers ou tout autre groupe d’indésirables. Le manuel indique ouvertement que les opérations spéciales américaines peuvent utiliser autant le terrorisme que le contre-terrorisme (mais aussi des activités criminelles transnationales comme le trafic de drogue, d’armes et des transactions financières illégales.)

42. – Aux manifestations du G20 de 2009, à Londres, un membre du parlement britannique a vu des policiers en civil en train d’inciter la foule à la violence.

43. – En 2011, des politiciens égyptiens ont reconnu (ici aussi) que des fonctionnaires avaient pillé les musées de leurs objets de grande valeur et mis cela sur le dos des manifestants pour les discréditer.

44. – Un colonel de l’armée colombienne a avoué que son unité avait tué 57 civils puis leur avait mis des uniformes pour faire croire qu’ils étaient des rebelles tués au combat.

45. – Embrose Evans-Pritchard, le très respecté journaliste du Telegraph, a dit que l’ancien chef des renseignements saoudien, le prince Bandar, avait récemment reconnu que le gouvernement saoudien contrôlait les terroristes tchétchènes.

46. – Des sources américaines de haut niveau ont admis que le gouvernement turc, membre de l’OTAN, avait organisé l’attaque chimique dont on avait accusé le gouvernement syrien. Un membre haut placé du gouvernement turc a reconnu que des plans était prévus pour perpétrer des attaques et accuser le gouvernement syrien de celles-ci.

47. – Le chef de la sécurité ukrainienne a reconnu que les tirs de snipers qui ont déclenché le coup d’État ont été réalisés dans ce but. Des officiels ukrainiens ont précisé que les snipers ukrainiens avaient tiré sur les deux camps afin de provoquer le maximum de désordre.

48. – L’agence d’espionnage britannique a admis (voir ici) qu’elle exécute des cyber attaques sous fausse bannière sur des cibles, piégeant ces cibles en écrivant des propos offensifs ou illégaux… pour ensuite prétendre que ce sont elles qui les ont écrites.

49. – Des soldats américains ont avoué que s’ils tuaient des innocents en Irak ou en Afghanistan, alors ils abandonnaient des armes près des corps pour faire croire qu’ils étaient des militants.

50. – De la même manière, la police piège des innocents pour des crimes qu’ils n’ont pas commis. Cette pratique est si connue que le New York Times écrit en 1981: «Dans le jargon policier américain, un throwdown est une arme que l’on place intentionnellement près de la victime

En 1999, Newsweek rapporte:

Perez, un ancien policier de Los Angeles, fut surpris en train de voler huit livres de cocaïne du casier à preuves de la police. Après avoir plaidé coupable, il demanda un allègement de sentence en racontant une étonnante histoire de tentative de meurtre et de throwdown, mot d’argot pour une arme déposée par des policiers pour justifier légalement une fusillade. Perez a dit que son partenaire, l’officier Nino Durden, et lui avaient tué un membre désarmé du Gang de la 18e Rue, puis placé un fusil semi automatique près du suspect inconscient pour déclarer que celui-ci avait essayé de leur tirer dessus.

Wikipedia note:

«Dans le cadre de son allègement de peine, Perez impliqua des dizaines d’officiers de la division antigang, en racontant qu’ils battaient régulièrement les membres des gangs, plaçait des preuves sur les suspects, falsifiaient les rapports et provoquaient eux mêmes des fusillades.»

(En aparté, même si ce ne sont techniquement pas des attaques sous fausse bannière, la police a été prise piégeant des innocents par de nombreux autres moyens, aussi)

C’est tellement commun qu’il y a un nom pour cela.

Un ancien officier des renseignements a récemment soutenu que: «La plupart des terroristes sont des terroristes sous fausse bannière ou sont créés par nos propres services de sécurité

Cela pourrait être une exagération (et, comme on a vu dans les exemples ci-dessus, les États-Unis ne sont pas les seuls à avoir employé cette méthode). Le fait est que c’est une stratégie largement utilisée.

Cette forme de tromperie est si commune qu’on lui a donné un nom il y a des centaines d’années.

Le terrorisme sous fausse bannière est défini comme un gouvernement qui attaque son propre peuple, pour reporter l’accusation sur d’autres et justifier la guerre qu’ils vont leur faire.

Ou, comme le définit Wikipédia :

«Une opération sous fausse bannière est une opération secrète conduite par des gouvernements, des corporations ou autres organisations, qui est planifiée pour faire croire qu’elle a été perpétrée par une autre entité. Le terme vient du concept militaire d’utiliser un faux drapeau, c’est à dire utiliser un drapeau d’un pays qui n’est pas le sien. Les opérations sous fausse bannière ne se limitent pas aux temps de guerre ou de contre-révolution et ont aussi été utilisée en temps de paix, par exemple durant la stratégie de la tension en Italie.» (NdT : Voir exemple N 11)

Le mot vient de l’époque des bateaux en bois, lorsqu’un bateau hissait le pavillon de son ennemi avant de l’attaquer. De cette inversion de bannière vient le terme attaque sous fausse bannière.

En fait, ce concept est si bien accepté que les règles d’engagement naval, aérien ou terrestre interdisent toutes les attaques sous fausse bannière. Plus précisément, les règles d’engagement statuent qu’une force militaire peut porter le drapeau de l’ennemi, imiter leurs insignes ou en porter les vêtements… mais que la ruse doit être révélée avant l’attaque.

Pourquoi les règles d’engagement sont elles si spécifiques? Surement parce que les nations ont utilisé les attaques sous fausse bannière depuis des siècles. Et les règles de guerre ont au moins essayé que les attaques sous fausses bannière ne soient pas utilisées comme justificatif au déclenchement d’une guerre.

En d’autres mots, ces règles d’engagement montrent que les attaques sous fausse bannière sont des tactiques récurrentes.

Tout au long de l’histoire les dirigeants ont reconnu le danger d’une attaque sous fausse bannière:

«Le terrorisme est la meilleure arme politique car rien ne permet de mieux diriger les gens que la peur d’une mort soudaine.» – Adolf Hitler

«Bien sur que le peuple ne veut pas la guerre… Mais, après tout, c’est aux dirigeants d’un pays d’en choisir la politique, et c’est assez simple d’y rattacher les gens, que ce soit dans une démocratie, une dictature fasciste, une régime parlementaire ou une dictature communiste… Avec ou sans voix, le peuple peut toujours être amené à suivre la volonté des dirigeants, C’est facile. Tout ce qu’il y a à faire, c’est de leur dire qu’ils sont attaqués, dénoncer les pacifistes pour leur manque de patriotisme et exposer le pays à un danger. Cela marche de la même façon dans tous les pays.» – Hermann Goering

«La manière la plus simple de contrôler le peuple est de perpétuer des actes de terreur. Le peuple réclamera de telles lois si sa sécurité est mise en jeu.» – Joseph Staline

Allez-vous rester silencieux alors que votre gouvernement utilise les méthodes d’Hitler, de Goering ou de Staline? Ou allez-vous répandre le message et montrer aux autres cette pièce manquante cruciale du puzzle de l’histoire… Le terrorisme sous fausse bannière.

Tyler Durden.

Note du traducteur

A la lecture de ce florilège d’attaque sous fausse bannière, même de la part de nos États démocratiques modernes, on peut se demander: qui est le plus naïf?

Celui qui pense que nos États démocratiques ne feraient jamais une telle chose que de comploter contre son propre peuple ou celui qui pense qu’ils en sont encore tout a fait capable?

Les exemples 11, 12, 13 montrent que les complots sont encore largement fomentés par des groupes étatiques (CIA, OTAN, MOSSAD, MI6) à l’intérieur de nos États démocratiques et modernes. Il apparait de plus en plus clairement que notre système démocratique ne nous met pas à l’abri de ce genre de crapuleries d’État.

L’exemple 14 nous évoque immédiatement le 11 septembre 2001.

Quant aux exemples 36, 37,38 et 39, ils nous évoquent eux le marketing internet d’al-Qaida, à l’époque de Ben Laden et celui de l’EI maintenant. Marketing dont le but de détruire l’image de l’islam aux yeux de la population est si évident que l’on se demande à qui profite le crime. Sûrement pas aux musulmans, en tous cas. Mais plutôt à ceux qui veulent y déclencher des guerres pour s’accaparer du pétrole, à ceux qui voudraient valider le fait de pouvoir coloniser des terroristes, ou à ceux qui veulent y imposer leur puissance pour pouvoir mieux rester sur un trône que la majorité de la population de la région considère illégitime.

Mais alors pourquoi notre presse soi-disant libre réfute-elle aussi vivement toute possibilité de complot étatique? Aurait-elle perdu sa mémoire historique? Ou ne serait-elle pas si libre qu’elle le prétend? En tous cas, cette attitude la discrédite grandement et explique en partie son rejet par un lectorat qui sent que, depuis un moment, on le mène en bateau.

Mais alors pourquoi de nombreux intellectuels ferment-ils ainsi les yeux sur ce sujet? Parce que dans tout milieu universitaire, il existe une pensée dominante, plus ou moins totalitaire, et que ceux qui veulent s’en échapper risquent d’être rejetés par leurs pairs. Cela donne donc, par exemple, un article de sociologie où seule la thèse affirmant que les adeptes de la théorie du complot sont des crédules qui se veulent importants est présentée, l’antithèse n’est même pas envisagée. Dans un magazine intellectuel dont l’approche se prétend scientifique, cela en dit long sur la pression qu’ils subissent contre cette vision des choses.

Un des moyens les plus sûrs de faire acte pacifique et d’éviter d’autres guerres est donc de prendre conscience que nos gouvernements continuent de comploter contre leurs peuples pour les pousser à accepter des guerres, à s’entretuer, tout cela sous la pression des profiteurs de la mort et autres marchands d’armes et reconstructeurs, parce qu’une bonne guerre rétablit la croissance. L’esprit de nos politiciens n’a donc pas évolué d’un iota depuis les précédentes guerres mondiales.

Et l’esprit du peuple ?

Traduit par Wayan, relu par jj et Diane pou le Saker Francophone

Pour approfondir le sujet et préparer son argumentaire de débats

http://www.911truth.org/ : Tous savoir sur le 11 septembre, site des plus sérieux, en anglais

http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article104 : L’invention de la théorie du complot ou les aveux de la sociologie libérale. Comprendre et démonter les arguments anti-complotistes.

=*=

Pour ma part et concernant le 11 septembre 2001, une analyse fouillée à lire ici-même.

Qui se comprend aujourd’hui dans cette Amérique faillie au bord de l’implosion volontaire, en se rappelant qu’elle s’est construite sur des génocides multiples pour subjuguer les terres, mais aussi les êtres (Natifs/indigènes) au N.O.M. de la Doctrine Chrétienne de la Découverte et il faut lire Howard Zinn sur ce sujet car c’est l’un de ceux qui en parlait le mieux de cette Amérique là. Mais on aussi lire Newcomb, comme ici ou encore Kahentinetha Bear ici et Kevin Annett .

Dernièrement, la Turquie a tenté d’attribuer un attentat à l’YPG, démenti in petto par l’YPG…

Et, ici, en France, nous devons considérer l’attaque du 14 juillet 2016 à Nice non pas sous un angle suspicieux mais à l’aune de ce que nous savons, réellement, et non de ce qu’on veut nous faire croire comme vérité absolue

Déconstruction de la version officielle concernant les attentats de Nice

Harrison Koehli | Sott.net | ven., 15 juil. 2016 21:00 UTC

L’hécatombe de l’attaque au camion du 14 juillet à Nice se monte actuellement à 84 morts et quelques centaines de blessés, certains dans un état critique. Le chauffard a réussi à forcer un barrage dans la soirée du jeudi 14 juillet et, sur près de 2 km, a foncé à travers la foule rassemblée pour admirer le feu d’artifice. Le chauffeur a été identifié comme étant le franco-tunisien Mohamed Lahouaiej Bouhlel, un petit voyou non pratiquant qui aurait crié « Allah Akbar ! » avant de semer le chaos. Il aurait également tiré sur des civils et sur la police, et a été tué lors de l’échange de tirs avec cette dernière.

La réaction des citoyens français et des dirigeants mondiaux s’est avérée prévisible.

Les pays européens renforcent les mesures de sécurité à la suite de l’attentat de Nice

[…]

Comme le dit Gearóid Ó Colmáin, il semble que la France se prépare à un état d’urgence permanent (similaire à celui imposé aux États-Unis depuis le 11/9).

Le nouveau premier Ministre britannique Theresa « Big Mother » May a regardé dans sa boule de cristal et déterminé qu’un attentat terroriste était « hautement probable » en GB. Quant aux maires de Londres et de New York, ils sont en train de « revoir et de renforcer la sécurité ».

Lire la suite sur fr.sott.net = https://fr.sott.net/article/28709-Deconstruction-de-la-version-officielle-concernant-les-attentats-de-Nice

Et au vu de l’actu et des déclarations des uns et des autres et de tous bords, il y a vraiment des questions à se poser et des choses à démentir mais surtout il devient urgent de se lever pour dire NON avant qu’on nous intime l’ordre de se bâillonner, nousmêmes, et de nous taire à tout jamais…

Comprenons-bien que c’est nous leur cible !

JBL1960

INTOUCHABLES !

Et Ad Vitam Æternam…

Dans ce billet ; Que la Vérité soit tue et en lien avec le Contre-rapport de la Commission Vérité et Réconciliation « Meurtre Par Décret » Le crime du génocide au Canada dont la traduction partielle mais substantielle faite par Résistance71 permet de prendre connaissance de l’ampleur des crimes commis conjointement par les Églises et l’État du Canada. Mais surtout les efforts continuels du gouvernement du Canada (voir ici et et surtout )  de faire obstruction et de subvertir la justice en cachant et en falsifiant la vérité sur le génocide des populations natives/indigènes passées et présentes.

En complément de lecture et pour bien comprendre ce qui nous préoccupe ici, vous pouvez prendre connaissance de ce billet, encore de celui-ci, de celui-là et enfin celui-ci.

Je remercie particulièrement  gnafron sur le site Les Moutons Enragés qui a porté immédiatement cette info à notre connaissance ;

Affaire Barbarin : l’enquête pour « non-dénonciation » classée sans suite

Source AFP Modifié le 01/08/2016 à 15:45 – Publié le 01/08/2016 à 15:09 | Le Point.fr

Barbarin était mis en cause dans le cadre de l’enquête sur le père Preynat, mis en examen pour des agressions sexuelles commises il y a 25 ans.

C’était l’une des enquêtes les plus médiatisées de ces derniers mois. Ce lundi, le procureur de la République de Lyon a annoncé que l’enquête pour « non-dénonciation » d’agressions sexuelles sur mineurs et « non-assistance à personne en danger », dans laquelle le cardinal Philippe Barbarin a été mis en cause, a été classée sans suite. Des victimes du père Bernard Preynat, mis en examen fin janvier pour des agressions sexuelles commises sur des scouts lyonnais il y a plus de 25 ans, reprochaient en particulier au cardinal de ne pas avoir dénoncé les agissements du religieux à la justice et de l’avoir laissé en poste trop longtemps, jusqu’en août 2015, dans une paroisse où il était au contact d’enfants. Au terme d’une enquête préliminaire ordonnée en mars, le procureur Marc Cimamonti a estimé que les infractions visées n’étaient pas constituées, notamment celle particulièrement sensible de la « non-dénonciation ». Plusieurs plaintes visant Mgr Barbarin, une des personnalités les plus influentes de l’Église catholique en France, et d’autres membres de l’Église avaient été déposées par des victimes du père Preynat, mis en examen pour des faits commis entre 1986 et 1991.

Des soupçons connus entre 2005 et 2010

Depuis la révélation du scandale, le primat des Gaules a affirmé avoir rencontré pour la première fois une victime du père Preynat en 2014. Il a ensuite déclaré avoir également entendu parler de l’affaire, via un tiers, dès 2007-2008. Le parquet de Lyon a confirmé que les autorités diocésaines avaient eu connaissance de soupçons visant le père Preynat entre 2005 et 2010, mais que cette période était couverte par la prescription qui est de trois ans en matière de non-dénonciation. Pour la période post-2014, le parquet a considéré qu’il n’y avait pas eu de volonté d’entraver l’action de la justice en cachant la vérité. « C’est la décision du procureur de la République, elle lui appartient. Je ne suis pas positionné pour juger. Et nous, nous sommes sur un débat moral, pas juridique », a réagi François Devaux, l’un des plaignants et membre de l’association La Parole libérée. « Ce qui m’intéresse, c’est le débat de société. Combien de temps les citoyens français vont accepter que des prêtres pédophiles soient en lien avec des enfants ? » a-t-il ajouté. François Devaux n’a pas exclu la possibilité de saisir directement un juge d’instruction via une plainte avec constitution de partie civile. À la mi-mars à Lourdes, lors d’une assemblée des évêques de France plombée par l’affaire, le cardinal Barbarin avait assuré n’avoir « jamais couvert le moindre acte de pédophilie ». L’affaire secoue le diocèse de Lyon et l’Église de France depuis plusieurs mois.

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Donc dans le billet intitulé « Que la vérité soit tue » du 15/06/2016 voici ce que je disais déjà ;

D’ailleurs, le pape François 1er, aujourd’hui encore, brandit cette lettre du Vatican intitulé « Crimen Sollicitationis » pour empêcher toutes enquêtes de justice, notamment, dans le cadre des prêtes pédophiles, comme en France mais pas seulement…

Et donc, aujourd’hui, nous avons la preuve que c’était bien cela ;

L’Église s’est cachée derrière cette lettre, se rendant « Intouchable », à  la Justice des Hommes des crimes qu’elle a commis et pour l’éternité.

Voici pourquoi ;

Le document de la honte ; « Crimen Sollicitationis » Source Wikipedia

Crimen sollicitationis (Crime de sollicitation en latin) est une lettre, envoyée en 1962 par le Saint-Office (qui deviendra la Congrégation pour la Doctrine de la Foi à la suite du concile Vatican II), à « tous les Patriarches, Archevêques, Évêques et autres Ordinateurs locaux, dont ceux de rite oriental ».

Le document, rédigé par le cardinal Alfredo Ottaviani, secrétaire de la Congrégation, et approuvé par le pape Jean XXIII, établit la procédure à suivre dans les cas où des clercs (prêtres ou évêques) de l’Église catholique romaine seraient accusés d’avoir utilisé le sacrement de la pénitence (c’est-à-dire la confession) pour faire des avances sexuelles à des pénitents. De plus, il établit que les mêmes procédures devraient être suivies en cas d’accusations contre des clercs pour homosexualité, pédophilie et zoophilie. Les abus sexuels commis par des clercs sur des mineurs sont condamnés par ce document, qu’ils aient eu lieu dans le cadre d’une confession ou de tout autre façon1,2.

Cette procédure suit et complète le Code de droit canon alors existant. Elle sera revue en 2001 avec la lettre De delictis gravioribus.

La lettre Crimen sollicitationis

En 1962, le Saint-Office envoie secrètement à tous les évêques la lettre Crimen sollicitationis, qui reprend l’essentiel d’un document similaire déjà adressé confidentiellement en 1922 aux évêques1.

Contenu

Crimen sollicitationis donne les mesures à prendre dans les cas où des prêtres seraient accusés de fautes graves. Parmi ces fautes, le document relève l’utilisation du sacrement de pénitence pour faire des avances sexuelles à des pénitents1. D’après ce document, tout catholique doit obligatoirement dénoncer aux autorités ecclésiales une telle faute commise par un prêtre. Le prêtre peut alors être convoqué devant un tribunal ecclésiastique. En cas de faits avérés, il peut être suspendu de la célébration des sacrements ou même être soumis à la dégradation (démis de ses fonctions et réduit à l’état laïc)3. Tous les cas de pédophilie commis par des prêtres, que ce soit dans le cadre du crime de sollicitation ou dans n’importe quel autre cas, sont aussi condamnés1.

Le secret du procès

La lettre impose un secret absolu, lors du déroulement du procès, même lorsque le verdict, favorable ou non, a été rendu et mis en application (§11). Un serment de silence éternel doit être fait par tous les participants au procès : non seulement les membres du tribunal (formule du serment incluse dans les Appendices), mais aussi le(s) dénonciateur(s) du prêtre, le(s) témoin(s) éventuel(s) et le prêtre accusé lui-même (§13).

« Spondeo, voveo ac iuro, inviolabile secretum me servaturum in omnibus et singulis quae mihi in praefato munere exercendo occurrerint, exceptis dumtaxat iis quae in fine et expeditiones huius negotii legitime publicari contingat. »

« Je promets, fais vœu et jure que je maintiendrai inviolé le secret pour tout ce qui viendra à ma connaissance dans l’exercice de mes fonctions, excepté seulement ce qui pourrait être légalement publié et exécuté lorsque ce procès sera terminé. »

(Crimen sollicitationis, Appendices, Formula A)

Les peines prévues en cas de viol du secret sont (§13) :

  • pour les membres du tribunal : l’excommunication latae sententiae.
  • pour l’accusé : la suspension a divinis.
  • pour les accusateurs et les témoins : un avertissement.

Les raisons du secret

La lettre Crimen sollicitationis traite seulement de la procédure à suivre en cas de dénonciation à une autorité ecclésiastique de la faute de sollicitation en confession par un prêtre. Il n’empêche que l’interprétation de la question du secret est sujet à controverses.

Selon les détracteurs de la lettre

Les détracteurs de cette lettre soutiennent que le serment de silence vise à cacher le scandale provoqué par des affaires aussi graves. C’est par exemple le point de vue présenté par le documentaire de la BBC, Sex Crimes and the Vatican4 (1er octobre 2006).

Selon les partisans de la lettre

Les partisans insistent sur le fait que le secret est nécessaire pour toutes les parties (accusé, victimes et témoins) tant qu’un verdict définitif n’est pas rendu.

Ils ajoutent que si la lettre impose le secret sur la tenue du procès (en n’autorisant pas, par exemple, la publication des déclarations des accusateurs ou de l’accusé), elle n’impose cependant en aucune manière le silence aux victimes si cela ne gène pas le procès.

« [La confidentialité lors du jugement] n’empêche en aucune manière ces affaires à être portées devant les autorités civiles pour être jugés légalement. Aux États-Unis, La Charte pour la protection des enfants et de la jeunesse (Charter for the Protection of Children and Young People) (juin 2002), approuvée par le Vatican, demande que les accusations d’abus sexuels sur des enfants qui seraient fondées soient rapportées devant les autorités légales. » (Archevêque Joseph Fiorenza, dans le Houston voice) 5.

Le droit canon et les abus sexuels

Droit canon et abus sexuels sur mineurs

Le Code de droit canon de 1917 condamnait explicitement tout abus sexuel commis par des clercs sur des mineurs (canon 2359,2)1,6.

Canon 2359 § 2 – « S’ils ont commis un délit contre le sixième commandement avec des mineurs de moins de seize ans, ou pratiqué adultère, viol, ‘bestialité’, sodomie, excitation à la prostitution ou inceste avec ses consanguins ou alliés au premier degré, ils doivent être suspendus, déclarés infâmes, privés de tout offices, bénéfice, dignité ou charge qu’ils pourraient avoir, et dans les cas les plus graves ils doivent être déposés. »

Le droit canon dans les cas de sollicitation en confession

Le Code de droit canon utilisé lors de la rédaction de la lettre Crimen sollicitationis obligeait toute personne qui avait été sollicitée par un prêtre lors de la confession à le dénoncer avant un mois et condamnait ce prêtre à une sévère punition :

« Canon 904. Ad normam constitutionum apostolicarum et nominatim constitutionis Benedicti XIV Sacramentum Poenitentiae, 1 Iun. 1741, debet poenitens sacerdotem, reum delicti sollicitationis in confessione, intra mensem denuntiare loci Ordinario, vel Sacrae Congregationi S. Officii; et confessarius debet, graviter onerata eius conscientia, de hoc onere poenitentem monere. »

« Canon 2368 §1. Qui sollicitationis crimen de quo in can. 904, commiserit, suspendatur a celebratione Missae et ab audiendis sacramentalibus confessionibus vel etiam pro delicti gravitate inhabilis ad ipsas excipiendas declaretur, privetur omnibus beneficiis, dignitatibus, voce activa et passiva, et inhabilis ad ea omnia declaretur, et in casibus gravioribus degradationi quoque subiiciatur »

« Canon 904. En accord avec les constitutions apostoliques et particulièrement la constitution Sacramentum Poenitentiae de Benoît XIV du 1er juin 1741, un pénitent doit, avant un mois, dénoncer à son Ordinateur local ou à la Sainte Congrégation du Saint-Office tout prêtre coupable de crime de sollicitation en confession ; et le confesseur doit, par une lourde obligation de sa conscience, informer le pénitent de son devoir. »

« Canon 2368 §1. Toute personne ayant commis le crime de sollicitation, tel qu’il est décrit dans le canon 904, qu’elle soit suspendue de célébration de la Messe et de la Confession sacramentelle ; et, selon la gravité du délit, qu’elle soit privée d’y assister, que lui soient retirés tous ses bénéfices et dignités, les droits de vote et d’éligibilité, et qu’elle soit déclarée incapable ; et que dans les cas les plus graves elle soit soumise à la dégradation. »

Le nouveau Code de droit canonique de 1983 établit que :

« Canon. 1387 – Le prêtre qui, dans l’acte ou à l’occasion ou sous le prétexte de la confession sacramentelle, sollicite le pénitent contre le sixième commandement du Décalogue, qu’il soit puni, selon la gravité du délit, par la suspension, le retrait, la privation et, dans les cas les plus graves, la suppression de l’état clérical. »

Révision en 2001 avec De delictis gravioribus

À la suite de la promulgation du nouveau Code de droit canonique de 1983 et du Code des canons des Églises orientales de 1990, la lettre Crimen sollicitationis a été en partie revue par la Congrégation pour la doctrine de la foi, avec la lettre De delictis gravioribus7 de 2001.

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Donc Barbarin ne risquait rien, et il le savait puisque protégé par ce document.

Et c’est pourquoi aujourd’hui il est si difficile d’obtenir la vérité et notamment dans le cas des pensionnats pour Indiens car voici ce que déclarait l’un des fondateurs ;

“Tuer l’Indien pour sauver l’Homme”.
(Capitaine Richard Pratt, fondateur de l’école pensionnat pour Indiens Carlisle, 1892)

Nous pouvons œuvrer tous, ici et maintenant, afin que la vérité soit dite et que les responsables soient nommés et que la Justice passe et que ces crimes trépassent !

Aucun nouveau paradigme ne pourra s’enclencher dans un futur proche sur la terre encore rouge du sang des Natifs ; Jamais !

Car tout cela se passe, aujourd’hui, ce n’est pas il y a 50, 100 ou 250 ans ! Non c’est aujourd’hui.

Et si nous ne sommes nullement étonnés, ici en France, que la vérité soit niée, tordue, et tue, c’est parce que chaque jour, nous constatons qu’il nous faut aller nous-mêmes la chercher la vérité, partout !

Tenez, hier, grâce à l’échelle de Jacob, et au relayage par fdiamella sur LME, voici ce qu’on apprenait ;

Élue PS : 340 000€ détournés, 4000€ d’amende !

Pendant qu’un charcutier prend 6 mois avec sursis pour une provocation humoristique à base de lardons, le PS pille le pays… Ni prison, ni inéligibilité…
Idem à l’UMP…
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Ceci pour bien comprendre qu’il n’y a pas de solutions au sein de ce Système et que nous avons à prendre la tangente et surtout parce que si « Tuer un prêtre c’est profaner la République » je pense que ;

« Tuer l’indien c’est profaner l’humanité toute entière » ;

« Tuer l’homme qui n’est pas blanc, c’est profaner notre humanité »

Et accepter qu’on tue en représailles c’est se tuer tous !

Ne soyons plus complices ; Retirons notre consentement, tout de suite, ici et maintenant et d’où nous sommes…

JBL1960

 

La charrette du Lundi…

Est arrivée !

Et c’est la moisson de la semaine…

Alors rappelez-vous la charrette de la semaine dernière et celle de Patdu49 qui n’est pas moins importante pour bien comprendre que c’est plié en 4 dans ce Système là :

Source : Pierre JovanovicRevue de Presse Internationale

LES LICENCIEMENTS « SOUS LE RADAR » DE LA FIN JUILLET 2016: MASSACRE CHEZ EURONEWS, LUXXOTICA ET MICROSOFT (ENTRE AUTRES) du 1 au 4 août 2016 :

  • BB-T Banking jette à la rue 60 cadres supérieurs de son QG merci à DJC
  • BBVA la banque espagnole licencie 2.000 banquiers merci aux lecteurs espagnols
  • BFG Kredit la 99e plus grande banque russe a fait faillite, une de plus merci aux lecteurs
  • BPI la banque portugaise vire 2.000 banquiers merci aux lecteurs
  • Capital One le célèbre hedge fund et acteur principal de Wall Street a jeté à la rue 187 financiers de son QG merci à Kim
  • Coca-Cola : un signe qui ne trompe pas, baisse des ventes pour le 5e trimestre consécutif merci à Europhobe
  • Computer Sciences Corp vire 500 informaticiens merci à Kim
  • Ditech a commencé à licencier suite à la baisse des ventes, 60 salariés merci à Myriam
  • E-Bay c’est 2e ou 3 grand licenciement chez E-Bay, cette fois 2.400 salariés merci à DJC
  • EaglePicher Technologies a jeté à la rue 135 salariés, en plus des 90 déjà virés en mai, faisant un total de 225 today laid off 135 workers at two locations, said Sean Parker, vice president of human resources. This round of layoffs is in addition to 90 layoffs the company announced in late May, bringing the total to 225 layoffs, or nearly one-fourth of the company’s workforce this spring. merci à M
  • Euronews TV la chaîne d’infos continues européennes basée à Lyon jette à la rue 35 journalistes, témoin de la baisse phénomènale de la pub et des budgets de Bruxelles merci à Mr Rohrbacher
  • Evraz pipelines jette à la rue 125 salariés merci à Myriam
  • FlipKart le géant du ecommerce indien a viré 1.000 programmeurs et marketing en une journée suite à la baisse soudaine des ventes de mai, juin et juillet merci à Kim
  • GSN Casino Games le parieur en ligne vire 20% des salariés, soit environ 60 programmeurs « The company has offices in the US, UK, Spain, the Ukraine and India. It’s part of GSN (Game Show Network), owned by Sony Pictures Entertainment and ATT Entertainment Group. » merci à Myriam
  • Lloyds Bank jette à la rue 3.000 banquiers de plus, c’est le 8e ou 10e licenciement depuis 2008, et ferme 200 agences DE PLUS. A ce rythme il n’en restera plus rien merci à Kimberley
  • Luxxotica Oakley le lunettier vire 20% de ses salariés soit environ 300 personnes merci à Myriam
  • Maker Studio la filiale de Walt Disney dessins animés jette à la rue 30 dessinateurs merci à Kim
  • Microsoft Lumia c’est le 2e licenciement en 30 jours, cette fois 2.850 ingénieurs, programmeurs et marketing-ventes, c’est la mort du business téléphone de Microsoft qui a tué Nokia merci à John
  • Port Churchill le port canadien a licencié de manière sèche 50 dockers et admins, suite à la baisse de l’activité portuaire merci à Myriam
  • RBS la banque anglaise a viré 150 puis 20 banquiers américains de plus dans RBS-USA merci à JOhn
  • SFR France Mr Drahi, propriétaire de BFM-WC et de SFR va jeter à la rue 5.000 salariés, l’annonce à été faite fin juillet pour passer sous les radars merci aux lecteurs
  • Singapour le chômage a atteint son plus haut niveau en 7 ans, 5.500 salariés virés entre avril et juin 2016 merci à Myriam
  • Take Eat Easy la startup anglaise a explosé en plein vol, 4.500 coursiers à la rue, 160 salariés virés du QG à Bruxelles merci à Mr Rodriguez
  • Transcontinental Canada ferme carrément l’une de ses imprimeries, 55 imprimeurs à la rue merci aux lecteurs canadiens
  • Turkish Airlines vire 211 pilotes, hôtesses, mécanos et POS merci à N1
  • Woolworth la chaîne de boutiques vire 500 salariés et jette à la rue une vingtaine de magasins merci à Cédric

 

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Drahi qui vire 5000 personnes à SFR rien que de très normal sous le règne de Moi Zident

Alors BBT Banking + BBVA + BPI + LLOYDS + RBS = -7230 BANQUIERS ;

Oups, n’en jetez plus la cour est pleine…

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Dans le même temps chez Olivier Demeulenaere on peut raisonnablement se poser cette question ;

Pourquoi veut-on abolir l’argent liquide ?

Et si on prenait la tangente ?