12 Boites…

Petits arrangements entre ennemis…

Enfin entre ennemis à la face du Monde ;

Parce que copains comme cochons, sinon !

Grâce à fr.sott.net qui rappelle à notre souvenir cette excellente vidéo de Galaxien publiée le 10/08/2014 ;

Nous comprenons mieux ainsi pourquoi l’Empire, qui s’est construit sur le génocide des Natifs/Indigène/Autochtones comme expliqué ici et et surtout ici ; Doit être démonté, pierre par pierre et en aucun cas reconstruit sous un autre N.O.M. que ce soit !

Comme me le faisait remarquer Résistance71 lors de non nombreux échanges, notamment en appui d’Élisée Reclus, ou de Robert Graham, ici ou ;

Nous le devons aux générations non-nées, nous leur devons, nous leur devons une vie libre et décente que l’oligarchie leur refusera comme elle nous le refuse.
Dans cette optique, on ne peut plus lâcher le morceau… Comme certaines espèces animales, nous avons deux mécanismes de défense :
1- On mord l’hydre et on la lâche plus
2- On pond nos œufs dedans et notre progéniture se nourrira de sa chair avant d’éclore au dehors et de mordre sans plus lâcher (et ainsi de suite..)
A terme, l’hydre ne peut pas gagner…

J’ai souvent dit, ici, que nous étions capables, tous, de trouver un autre chemin à celui que les psychopathes aux manettes nous balisent devant le nez avec l’aide, sans cesse renouvelée, des biens-zélés qui nous gouvernent et pour leur seul et unique profit.

Et ici, il est question d’or, l’or volé aux juifs jusque dans leur bouche…

Comme un certain Christophe Colomb qui n’était intéressé que par l’Or des indiens.

Je vous propose de revoir cette vidéo produite par point du jour avec la participation de Canal+, Lundi Investigation et Planète. De Fabrizio Calvi et Steeve Baumann que j’intègre ici ;

PACTE AVEC LE DIABLE « L’Amérique et le 3ème Reich »

Pacte avec le diable, est un documentaire (0h53) qui enquête sur les relations entre les États-Unis et le régime nazi d’Hitler lors de la Seconde Guerre mondiale, de l’implication des banques et industries américaines, et de cette période noire de notre histoire, l’Holocauste, qu’ils connaissaient déjà dès le début.

Des dizaines d’années après la dernière Guerre mondiale, Fabrizio Calvi, journaliste d’investigation spécialisé dans les affaires de criminalité organisée et des services secrets, enquête sur ceux qui étaient au courant de l’existence des camps de concentrations avant la découverte par le grand public. Des documents déclassifiés par la CIA fournissent des éléments de réponses et indiquent que dès 1941, les Alliés connaissaient la situation mais se refusaient à la divulguer.
Les relations entre les Alliés et les nazis pendant et après la Seconde Guerre mondiale n’ont-elles pas parfois relevé d’un pacte avec le diable ? Oui, si l’on se réfère à l’utilisation de criminels de guerre lors des jeux troubles de la guerre froide. Si le silence et l’inaction valent complicité, l’absence de réaction des Alliés face à l’Holocauste, qu’ils connaissaient pourtant dès les premières heures, tient elle aussi du pacte.

Ce documentaire exceptionnel puise ses sources au cœur des archives secrètes rendues publiques par les américains. Fabrizio Calvi, spécialiste de l’histoire du renseignement, démonte les mécanismes de la conspiration du silence qui s’est établie autour de la destruction des juifs d’Europe, notamment lors de la conférence des Bermudes sur les réfugiés d’avril 1943. Avec Steeve Baumann, reporter et réalisateur, ils se sont plongés dans 250.000 pages de dossiers tout juste déclassifiés de la CIA, du FBI et des services secrets de l’armée américaine, le tout recouvrant une période allant de la fin des années 1930 jusqu’au début des années 1980. Les services secrets auraient ainsi entretenu des rapports avec les nazis.
Pourquoi les américains ont laissé faire l’inimaginable sans réagir ? Quels ont été les enjeux politiques et humains de cette entreprise sans nom ? Que cachait le mystère du train de l’or hongrois ? Quelle était l’ampleur de l’infiltration soviétique des réseaux nazis pendant la guerre froide, notamment les réseaux dormants de Martin Bormann ? Une somme de révélations sur le cynisme des dits « vainqueurs. »

Point de départ de l’enquête, le 8 octobre 1998. Bill Clinton signe à Washington D.C le Nazi war crimes diclosure act. Après des années de pression, l’Amérique accepte d’ouvrir ses archives sur la Seconde Guerre mondiale, mais aussi sur une période bien plus longue pour tout ce qui concerne les criminels de guerre. Un groupe d’historiens a dépouillé ces 8 millions d’archives. Fabrizio Calvi et Steeve Baumann se sont glissés dans leurs pas pour nous révéler à leur tour les secrets troublants qui dormaient depuis 60 ans dans les coffres des archives américaines. Trois axes majeurs se dégagent de cette enquête. Premièrement, la période de l’holocauste : Que savaient les alliés de la préparation puis de l’exécution de la solution finale ? Deuxièmement, biens juifs volés, nazis et banquiers américains. Troisièmement, le grand retournement de l’après guerre, dont les témoins et acteurs de ce retournement d’espions nazis par les nouveaux maîtres américains, ont été retrouvés, et témoignent. L’entremêlement de ces nouveaux documents d’archives et de la parole des témoins encore vivants fait redécouvrir une période noire de notre histoire.

Les énormes capitaux américains qui furent transférés en Allemagne depuis 1924 sous la couverture du « plan Dawes et du plan Young » constituaient la base sur laquelle Hitler allait construire toute sa machinerie de guerre.
Ainsi que l’expose le Dr Anthony C. Sutton dans, Wall Street and the Rise of Hitler, l’apport fourni à l’Allemagne avant 1940 par le capitalisme américain en vue de préparer la guerre, ne peut être qualifié que de phénoménal. Il fut, sans aucun doute, décisif pour la préparation militaire de l’Allemagne.
Des preuves permettent de comprendre que l’économie américaine était lucide sur la nature du nazisme, prêt à l’aider et à le soutenir financièrement par intérêt personnel, et pleinement conscient que cela finirait par une guerre où seraient impliqués l’Europe et les Etats-Unis…

En connaissant les faits, il est impossible de plaider l’ignorance. Les preuves très soigneusement établies qui attestent que les milieux bancaires et industriels américains étaient largement impliqués dans la montée du troisième Reich sont maintenant accessibles au public. On peut les trouver dans les comptes rendus et les rapports sur les auditions du gouvernement publiés entre 1928 et 1946 par les différentes commissions du Sénat et du Congrès américain.
Une partie de cette histoire accablante est dévoilée par l’historien G. Edward Griffin : « Les années précédant la Deuxième Guerre mondiale virent naître un cartel international qui avait son siège central en Allemagne. C’était une force politique et économique puissante. »
Ce cartel s’appelait I.G. Farben. Il avait développé, en1926, une méthode pour obtenir de l’essence à partir du charbon et conclut donc en 1939 un contrat de licence avec la Standard Oil de Rockefeller. Cette dernière donna à I.G. Farben 546.000 de leurs actions ordinaires d’une valeur de plus de 30 millions de $. Plus tard, I.G.Farben construisit des raffineries juste à côté des camps de concentration. Les prisonniers furent contraints d’y travailler comme des forçats pendant qu’on produisait dans les raffineries le gaz pour les chambres à gaz. Le groupe I.G. Farben, qui a passé des accords de cartel avec 2000 sociétés dans le monde, dont Ford Motor Co., Alcoa, General Motors, Texaco et Procter et Gamble, pour n’en citer que quelques-unes,  était contrôlé par les Rothschild et écoulait des sommes d’argent énormes dans l’économie allemande, et particulièrement aux futurs SS.

Plus de 100 firmes américaines furent impliquées dans la construction de la machinerie de guerre allemande. Entre autres, la General Motors, ITT, Ford, International Harvester, Bayer, Standard Oil, la fondation Rockefeller, etc. Les investisseurs ne visaient pas des affaires à court terme puisque le contrat entre ces firmes et le gouvernement allemand stipulait que celles-ci n’avaient pas le droit de sortir un pfennig, subdivision du Deutsche Mark, d’Allemagne. De toute évidence, tout cela avait déjà été préparé dans les moindres détails. Cependant, seuls les initiés étaient au courant.
Griffin résume les derniers événements ainsi : « Les banquiers et leurs agents sont à l’origine de la situation qui a conduit à la première guerre. Ils en retirèrent un bon butin, financèrent la révolution russe et obtinrent le contrôle de ce grand pays. Ils manipulèrent les événements en Europe d’après guerre de façon à provoquer une situation qui les amena, financièrement parlant, au septième ciel. Ils utilisèrent des fonds américains qui leur permirent d’empocher d’énormes commissions pour équiper l’industrie allemande d’installations techniques de pointe… »

Quand de plus en plus de personnes parlent de mafia de la finance, de complots, de non respect des lois et de crimes contre l’humanité, l’histoire confirme que ces mots sont vérités, même encore pour notre époque. Tout le reste n’est qu’endoctrinements, propagandes, faux récits historiques, lamentations éternelles…
Des témoignages de spécialistes et d’anciens responsables viennent étoffer les recherches d’un documentaire explosif sur cette sombre partie de l’Histoire américaine et de la Deuxième Guerre mondiale.

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Je redis ici que « Nul ne sera Chef du Changement qui vient » et notamment grâce à ce genre de documentaire qui nous rappelle que L’Empire a servi de modèle à Adolf Hitler et que cela ne nous étonne nullement d’entendre « qu’empêcher l’Holocauste n’était nullement la priorité de la Divine Amérique » alors que dès août 1941, les Nazis informaient par écrit qu’ils liquidaient les juifs…

Pensez-donc, il y avait de l’argent à se faire et cela seul pouvait les intéresser…

Rien d’autre !

Que pesait dans la tête des psychopathes depuis plus de 250 ans la menace d’une Europe délivrée des Sémites quand en 1882 des Pères Fondateurs annonçaient qu’il fallait « Tuer l’indien pour sauver l’Homme » ?

Que pesait dans la tête des psychopathes la planification de l’extermination industrielle des races inférieures quand on sait que ;

La chasse aux scalps ne devint une routine que vers la moitié de la décennie de 1670 […] De plus, les chasseurs de scalps pouvaient prendre les enfants captifs et les vendre comme esclaves. Toutes ces pratiques effacèrent la distinction entre les autochtones combattants et non-combattants et introduisirent un marché d’esclaves indigènes.

Lire la suite ici = Monnayer les scalps

Ils avaient déjà tout inventé, tout imaginé pour exterminer les Natifs et prendre leur Terre.

Et nous pouvons constater que la CIA s’est précipitée pour recruter les Nazis afin de les retourner contre l’URSS ! Prétendument à l’insu du son Président…

C’est toujours la même histoire ; plus de 1300 hommes issus du Réseau Gehlen tous criminels de guerre utilisés contre l’Union Soviétique ! Mais combien d’agents double ?

Cela ne vous rappelle rien ?

Killary avouant avoir « créé » AL QAIDA/ISIS/EIIL/DAESH pour contrer l’URSS !

Et Vlad avance ses billes…

Et un nouveau N.O.M. se profile et il est sino-russe et même le bien-zélé Oblabla se fait tirer l’oreille quand il tente un truc tout seul juste pour voir…

Aucune proposition venant de cet Empire ne sera digne de ce N.O.M. ni d’aucun autre Empire fut-il du Levant, surtout s’il vient du Levant !

Aucune ;

Car l’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux, émancipés de leur héritage colonial, se tenant debout, main dans la main avec les peuples indigènes du monde entier.

Nous pouvons arrêter notre complicité passive en disant NON !

JBL1960

 

 

 

 

 

 

 

 

Nul ne sera « Chef » de ce Changement qui vient…

Parce que nous le serons TOUS ;

Parce que c’est notre affaire à toutes et à tous !

Personne n’a le droit de diriger le changement !

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Pour appuyer cette idée que le changement de paradigme est une action révolutionnaire commune qui ne nécessite aucun leader, aucun chef, car NOUS sommes le CHANGEMENT et que c’est l’affaire de toutes et de tous, je vous propose de relire ce texte de Gustavo Esteva via Résistance 71 du jeudi 4 avril 2013 source de l’article original « La Voix du Jaguar » ;

Temps de révolution

Le changement révolutionnaire n’arrive pas comme un moment cataclysmique, mais comme une succession interminable de surprises, qui se meuvent en zigzag vers une société plus décente, disait Howard Zinn peu avant de mourir.

Cela a toujours été ainsi. Des révolutionnaires triomphants transforment souvent des épisodes du moment où ils ont joué un rôle crucial en symboles du processus, parfois avec de mauvaises intentions. Mais la révolution française n’a pas été la prise de la Bastille, ni la soviétique la prise du palais d’Hiver. Les faits que l’on commémore tous les 20 novembre [1] signifient bien peu par rapport à la révolution mexicaine. Ils ne l’ont pas définie. Ce n’est même pas là qu’elle a commencé.

Les révolutions du XXe siècle ont bien montré que les dirigeants d’une geste révolutionnaire ou ceux qui s’installent au régime de pouvoir créé par une révolution peuvent avoir des effets néfastes, souvent contre-révolutionnaires. Il y a peu de cas où ils peuvent contribuer à réaliser ou approfondir la révolution à laquelle ils prennent part.

Les révolutions, toutes les révolutions, sont l’affaire des gens, des hommes et des femmes ordinaires.

Il y a une quinzaine d’années, le 3 août 1999, le sous-commandant Marcos a signalé : « Nous sommes des femmes et des hommes, des enfants et des vieillards assez ordinaires, c’est-à-dire rebelles, pas d’accord, mal à l’aise, rêveurs. » Comme l’a observé Holloway, il y a là une bombe théorique. Non seulement cela laisse derrière le canon léniniste. Cela exige que nous voyions d’une autre manière les gens ordinaires, tous les gens ordinaires, qui peuvent être sur le point d’éclater, d’exprimer passionnément leur rébellion. Cela exige que nous apprenions à apprendre d’eux. Par exemple des gens ordinaires qui ont inventé et réalisent le zapatisme.

Il semble que soit en marche une insurrection. Il faut insister : une insurrection des gens ordinaires. Ce n’est pas un coup de main, un épisode belliqueux circonstanciel. Parfois les gens ordinaires se voient obligés à faire un coup de main, et ils le font. Mais ce n’est pas cela qui définit un changement révolutionnaire ni ce qui est en train de se passer à présent.

L’insurrection en cours ne cherche pas de soudains déplacements du pouvoir ou des politiques, entre autres choses parce que les gens ordinaires ont appris à se méfier profondément de ce qui se passe là-haut. Ils savent que les changements de personnes dans les structures du pouvoir ont un caractère illusoire et temporaire. Le changement des dirigeants ou des politiques n’altère pas le caractère du régime oppresseur. En général, il cherche seulement à faire face à des besoins circonstanciels ou à des recompositions de forces… pour assurer la continuité du régime.

Au lieu de soudains déplacements de pouvoir ou de politiques, l’insurrection en cours suppose un changement d’attitude qui revendique le sens de la proportion. Il faut, comme l’a dit James Scott [2], cesser de penser en tant qu’État, comme si nous étions là-haut et que depuis les hauteurs du pouvoir nous nous proposions d’arranger le monde. Ainsi qu’il le dit, tous ces efforts pour améliorer la condition humaine d’en haut ont échoué. Il est temps de les abandonner.

L’insurrection revendique aussi le bon sens. Il n’a pas son siège dans la glande pinéale, ainsi que le pensait Descartes, et celui qu’imaginaient les Grecs est trop abstrait. Le bon sens, c’est celui qu’on a dans la communauté. Et c’est la première chose qu’on peut apprendre des gens ordinaires, qu’en général il ne peut survivre sans communauté et qu’il tend à penser à partir de là où il se trouve, avec les pieds par terre, en reconnaissant ce qu’ils sont : de simples mortels.

De là, d’en bas, à ras de terre, on ne conçoit pas seulement les changements révolutionnaires. On les réalise. Des changements qui sont, comme l’enseignait Illich [3], des actes qui transgressent les frontières culturelles et ouvrent un nouveau chemin, des actes qui établissent irrévocablement une possibilité nouvelle et significative. Ce sont des actes qui offrent la preuve inattendue d’un nouveau fait social. Ce fait aurait pu être imaginé ou planifié. Quelqu’un aurait pu l’anticiper. Mais il n’y a que quand il se réalise qu’il est démontré qu’il était possible.

Et c’est cela, assurément que nous pouvons aller apprendre au Chiapas, de ces hommes et femmes, enfants et vieillards, gens ordinaires, gens rebelles, pas d’accord, mal à l’aise, rêveurs. Des gens qui se sont mis à rêver, qui ont vaillamment exprimé leur rébellion, leur désaccord, et qui ne cessent de mettre tout le monde mal à l’aise. Ceux d’en haut, cela va de soi. Mais aussi ceux d’à côté, comme ceux dont les rêves sont devenus cauchemars dans la boue des urnes, ou ceux qui sont convaincus de posséder la vérité révolutionnaire et se sentent le droit de diriger le changement.

C’est vrai qu’ils sont gênantes et gênants, extrêmement gênants. Ils chamboulent tout, pas une marionnette n’en sort indemne. Pouvons-nous les écouter avec l’esprit et le cœur ouverts ? Pouvons-nous, plus encore, faire ce que nous avons à faire, chacun, dans son petit coin, dans sa géographie, dans son temps et sa condition, sans prétention au grandiose ?

Gustavo Esteva

Source du texte original : 
La Jornada, Mexico, 
1er avril 2013.

Traduit par El Viejo.

Notes

[1] Le 20 novembre 1910 est célébré officiellement comme le début de la révolution mexicaine (note de “la voie du jaguar”).

[2] James C. Scott est l’auteur de La Domination et les arts de la résistance, Amsterdam, 2009, et de Zomia ou l’art de ne pas être gouverné, Le Seuil, 2013 (note de “la voie du jaguar”).

[3] Ivan Illich (1926-2002), auteur, entre autres, de Libérer l’avenir, Une société sans école, Le Chômage créateur (note de “la voie du jaguar”).

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Le Mouvement Zapatiste, communiqués après communiqués, ne cesse de nous étonner, de nous émouvoir, tant leur lucidité est grande, leur réflexion profonde et pour beaucoup, dont je fais partie, je mêle mes mots, ma pensée, mes réflexions, mes analyses, mes doutes parfois aussi aux leurs et j’en retire souvent le meilleur qui me permet à chaque fois d’avancer un peu plus loin

Tout comme les Natifs Amérindiens de l’Île de la Grande Tortue qui eux aussi, articles après articles m’obligent à lancer le filet toujours plus loin et me poussent ou me tire vers un idéal « Anarchique » originel que je ne me savais pas capable d’exprimer en ces termes.

Moi, fille d’émigrants Italiens et Espagnols, née à Paname près de Ménilmuche par hasard et le jour de l’anniversaire de sa daronne, soit le 14 novembre 1960…

Je l’avoue, je me suis « éveillée » bien tard mais totalement en août 2013 avec l’attentat chimique de La Ghouta en Syrie qui de suite fut imputée à Bachar El Assad, nous amenant au bord de l’abime nucléaire et me faisant découvrir un Hollandouille, qui n’était pas encore Maréchal, plus roué que jamais.

Dans le même temps, je pris alors la décision de me faire débaptiser en récusation de la Doctrine Chrétienne de la Découverte, même s’il s’est avéré en définitive que l’on ne peut véritablement que renier son acte de baptême car l’église catholique romaine affirme que l’acte de baptême est ;

un évènement public et historique, indéniable. Un fait historique ne s’efface pas.

L’acte ne peut de ce fait être rendu illisible ni être effacé.

Et la justice française, malgré la Loi dite de séparation de l’église et de l’État de 1905 qui est au centre du débat public actuellement, légitime la position de l’Église et une fois de plus.

J’affirme souvent que nous pouvons faire tomber l’Empire qui n’a aucune légitimé et qui à mon sens s’est construit sur un présupposé plus eugéniste que raciste et par la seule « supposée » volonté de Dieu lui-même ! Et qu’on commémore comme tel, chaque année, dans tout l’Empire en niant, par là-même, et à jamais l’existence des peuples originels.

Et j’affirme cela parce que j’ai pris la peine de lire la traduction en français (même si elle est partielle) qu’à faite R71 du Contre-rapport de le Commission Vérité & Réconciliation ;

Meurtre Par Décret – Le crime du Génocide au Canada

dont voici le lien vers la version PDF réalisée par mes soins = mpdtr710616

https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2016/06/mpdtr710616.pdf

C’est ma modeste contribution à permettre que la Vérité soit révélée et non tue ou niée.

Et c’est pourquoi je relaye, sans relâche, les Natifs du fin fond de leurs Réserves à l’exemple de la Nation Mohawk qui nous a donné son avis sur le Brexit, ici ;

Ou comme aujourd’hui sur les Jeux Olympiques via R71 qui traduit en temps réel, et pour tous ceux qui affirment que les Amérindiens vivaient à l’âge de pierre avant l’arrivée des colonisateurs et qu’ils n’existent plus aujourd’hui ;

Rio les derniers Jeux Olympiques…

 Mohawk Nation News | 15 août 2016 | url de l’article original : http://mohawknationnews.com/blog/2016/08/15/rio-last-olympics/

Ces jeux seront les derniers jeux olympiques. Fini la compétition d’athlètes élitistes par des sports chers et élitistes que ne peuvent plus s’offrir que les grandes entreprises multinationales. Les nazis ont inventé le rituel olympique, utilisant l’aigle comme symbole principal. Les sports sont sélectionnés afin de mettre en avant l’image de la voie fasciste alors que la matrix entrepreneuriale ravage et estropie le monde. L’armée brésilienne jette les pauvres à la rue afin de faire de la place pour les infrastructures olympiques, mais la terre et l’eau sont laissées toxiques et putrides dans l’après jeux.

Les JO de Rio sont un désastre ! Les athlètes américains sont détroussés sous la menace d’armes (NdT: comme ce judoka belge agressé et détroussé sur Copacabana après sa breloque de bronze…). Des algues et des super-bactéries infestent les piscines olympiques et autres endroits de compétitions et de repos. Des athlètes souffrent de graves infections intestinales. Certains ne peuvent même pas entrer en compétition. La plupart des athlètes russes ont tiré leur révérence par bonheur, victimes du jeu du pouvoir politique.

Les racketteurs en chef du CIO sont cuits ! Les gens finalement voient la farce et l’escroquerie que sont en fait les Jeux Olympiques. Plus de propagande bien huilée, plus de prétention “d’unir les peuples”. « L’exceptionnalisme américain » est une farce, une vaste fumisterie !

Les Brésiliens ne sont probablement pas triste de cela, eux qui ont la facture à payer. Les JO de Montréal [de 1976] ne sont toujours pas finis de payer et ne le seront jamais ! Toutes les guerres sont les guerres des banquiers et tous les JO sont les JO des banquiers. Le fascisme (NdT: dans la plus pure définition mussolinienne à savoir la “fusion de l’État et de la grosse entreprise”…) est un ferme contrôle des Jeux Olympiques. Les tribunes sont vides à Rio parce que très peu de gens peuvent se permettent les prix d’admission exorbitants, ils ne peuvent même pas voir les athlètes pataugeant dans une eau verte des plus glauques. Ce spectacle est une farce.

De nouveaux véritables JO devraient être créés sur un modèle de durabilité environnementale. Le premier match/jeu de tewaraton [lacrosse] fut joué entre les animaux à quatre pattes et les animaux ailés. Aujourd’hui, un petit nombre se promeut et s’enrichit sur le dos du grand nombre.

Les Jeux Olympiques sont l’opium des masses (NdT: nous dirions la grande messe de la société du spectacle ayant atteint un stade de décrépitude avancé..).

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Mohawk Nation News nous avait déjà averti dans ce « Dernier Pape, dernière Reine » d’une fin d’un Monde et aujourd’hui on comprend que c’est aussi d’une fin d’un Temps dont il est question et que c’est notre affaire à toutes et à tous…

Et vu le futur qu’ils tentent de nous imposer à la schlague ;

C’est vraiment sans remord et sans regret !

JBL1960

De la nécessaire Évolution ;

À l’indispensable Révolution !

Prenons les chemins de traverses !

Bref, prenons la tangente, TOUS, parce qu’un autre chemin est possible.

Après nous être sortis les doigts du nez, levons-le ce nez, et constatons d’abord qu’on respire mieux et regardons nous et parlons nous !

Plutôt que de poursuivre, tel un chien truffier, la voie que nos Maîtres nous a tracé au sol et qui nous soumet de la naissance à la mort à un esclavage perpétuel qui prend différentes formes mais donne le même résultat = Notre exploitation au profit d’un tout petit nombre, à peine 0.01% juste pour vous dire si on est bête quand même, non ?

N’acceptons plus le maintien dans l’ignorance et dans la peur de nos propres capacités à nous enlever ces chaines de l’esclavage.

Refusons ce Système qui assène qu’il doit y avoir des Dominants (rares, et principalement Zuniens) et des Dominés ; C’est à dire tout le reste du monde et ça en fait, du monde…

Comprenons bien, ainsi, que nous avons le nombre pour nous contre ces Zélites folles qui nous gouvernent à la schlague le plus souvent et que nous pouvons sortir de ce cycle mortifère et plus vite ce sera mieux ce sera !

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Pour lever tous nos doutes, toutes nos craintes, lisons l’excellente compilation faite par Résistance71 du visionnaire Élisée Reclus du discours, prononcé en 1880, et qui servira de base structurelle à l’écriture de son ouvrage “Évolution, révolution et l’idéal anarchique” qu’il publiera plus tard en 1891.

J’intègre ici la version pdf de cet ouvrage = http://classiques.uqac.ca/classiques/reclus_elisee/evolution_revolution_anarchique/evolution_revolution_anarchie.pdf

Évolution et révolution (extraits)

 Élisée Reclus

Août 2016

L’évolution est le mouvement infini de tout ce qui existe, la transformation incessante de l’univers et de toutes ses parties depuis les origines éternelles en pendant l’infini des âges.

[…] En comparaison de ce fait primordial de l’évolution et de la vie universelle, que sont tous ces petits évènements que nous appelons des révolutions, astronomiques, géologiques ou politiques ? Des vibrations presque insensibles des apparences pourrait-on dire. C’est par myriades et par myriades que les révolutions se succèdent dans l’évolution universelle ; mais si minimes qu’elles soient, elles font partie de ce mouvement infini.

[…] pour l’homme repu, tout le monde a bien dîné. Quant à l’égoïste que la société n’a pas richement doté dès son berceau, du moins peut-il espérer conquérir sa place par l’intrigue ou la flatterie, par un heureux coup du sort ou même par un travail acharné mis au service des puissants. Comment s’agirait-il pour lui d’évolution sociale ? Évoluer vers la fortune est sa seule ambition !

Mais il est cependant des timorés qui croient honnêtement à l’évolution des idées et qui néanmoins, par un sentiment de peur instinctive, veulent éviter toute révolution. Ils l’évoquent et la conjurent en même temps: ils critiquent la société présente et rêvent de la société future avec une vague espérance qu’elle apparaîtra soudain, par une sorte de miracle, sans que le craquement de la rupture se produise entre le monde passé et le monde futur. Êtres incomplets, ils n’ont que le désir sans avoir la pensée ; ils imaginent mais ne savent point vouloir. Appartenant aux deux mondes à la fois, ils sont fatalement condamnés à les trahir l’un et l’autre.

[…] L’évolution embrasse l’ensemble des choses humaines et la révolution doit l’embrasser aussi, bien qu’il n’y ait pas toujours un parallélisme évident dans les évènements partiels dont se compose l’ensemble du mouvement. Tous les progrès sont solidaires et nous les désirons tous dans la mesure de nos connaissances et de notre force: progrès sociaux et politiques, moraux et matériels, de science, d’art et d’industrie.

[…] On peut ainsi dire que l’évolution et la révolution sont les deux actes successifs d’un même phénomène, l’évolution précédant la révolution et celle-ci précédant une évolution nouvelle, mère de révolutions futures. Un changement peut-il se faire sans amener de soudains déplacements d’équilibre dans la vie ? La révolution ne doit-elle pas nécessairement succéder à l’évolution, de même que l’acte succède à la volonté d’agir ? L’un et l’autre ne diffère que par l’époque de leur apparition.

Qu’un éboulis barre une rivière, les eaux s’amassent peu à peu au dessus de l’obstacle, un lac se formera par une lente évolution, puis tout à coup une infiltration se produira dans la digue aval, la chute d’un caillou décidera du cataclysme, l’obstacle sera violemment emporté et le lac vidé redeviendra rivière: ainsi aura lieu une petite révolution terrestre.

Si la révolution est toujours en retard sur l’évolution, la cause en est à la résistance des milieux.

[…] Et l’enfant comment naît-il ? Après avoir séjourné neuf mois dans les ténèbres du ventre maternel, c’est aussi avec violence qu’il s’échappe en déchirant son enveloppe et parfois même en tuant la mère dans le processus. Telles sont les révolutions, conséquences forcées des évolutions qui les ont précédées.

Toutefois, les révolutions ne sont pas nécessairement un progrès, de même que les évolutions ne sont pas toujours orientées vers la justice. Tout change, tout se meut dans la nature d’un mouvement éternel, mais s’il y a progrès, il peut aussi y avoir recul et si les évolutions tendent vers un accroissement de la vie, il y en a d’autres qui tendent vers la mort. L’arrêt est impossible, il faut se mouvoir dans un sens ou dans l’autre. Ainsi le réactionnaire endurci, le libéral douceâtre poussent des cris d’effroi au mot de révolution, marchant vers une révolution inéluctable, celle de la mort. La maladie, la sénilité, la gangrène sont des évolutions au même titre que la puberté. L’arrivée des vers dans un cadavre comme le tout premier vagissement de l’enfant indiquent qu’une révolution s’est opérée. La physiologie, l’histoire sont là pour nous montrer qu’il est des évolutions qui s’appellent décadence et des révolutions qui sont la mort.

[…] Cependant il existe une cause majeure, la cause des causes dans laquelle se résume l’histoire de la décadence. Elle réside dans la constitution d’une partie de la société en maîtresse de l’autre partie, dans l’accaparement de la terre, des capitaux, du pouvoir, de l’instruction, des honneurs par quelques-uns ou par une aristocratie. Dès que la foule imbécile n’a plus le ressort de la révolte contre ce monopole d’un petit nombre de personnes, elle est virtuellement morte et sa disparition n’est plus qu’une affaire de peu de temps.

[… En 1789] Une nouvelle classe de jouisseurs avides, enthousiastes, se mit à l’œuvre d’accaparement, la bourgeoisie remplaça la classe usée déjà sceptique et pessimiste de la vieille noblesse et les nouveaux venus se mirent avec une ardeur et une science que n’avaient jameis eus les anciennes classes dirigeantes à exploiter la foule de ceux qui ne possédaient point. C’est au nom de la liberté, de l’égalité et de la fraternité que se firent désormais toutes les scélératesses. C’est pour émanciper le monde que Napoléon traînait derrière lui un million d’égorgeurs, c’est pour faire le bonheur de leurs chères patries respectives que les capitalistes constituent ces vastes propriétés, bâtissent de grandes usines, établissent ces puissants monopoles qui recréent sous une forme nouvelle l’esclavage d’autrefois.

[…] Nous verrons s’il en sera toujours ainsi et si le peuple consentira sans cesse à faire la révolution non pour lui, mais pour quelque habile soldat, avocat ou banquier…

[…] Nous arriverons à la paix sociale par l’étude approfondie des lois naturelles et de l’histoire, de tous les préjugés dont nous avons à nous défaire, de tous les éléments hostiles qu’il nous faut écarter, de tous les dangers qui nous menacent, de toutes les ressources dont nous pouvons disposer. Nous avons l’échiquier devant nous, il nous faut gagner la partie.

Quel est d’abord notre objectif révolutionnaire ? Tous, amis, ennemis, savent qu’il ne s’agit plus de petites révolutions partielles, mais bien d’une révolution générale… C’est dans l’ensemble de la société, dans toutes ses manifestations que se prépare le changement.

[…] Que nous faut-il donc pour atteindre le but ? Il faut avant tout nous débarrasser de notre ignorance, car l’Homme agit toujours et ce qui lui a manqué jusqu’ici est d’avoir bien dirigé son action.

[…] Nous n’acceptons pas de vérités promulguées: nous la faisons d’abord nôtre par l’étude et par la discussion et nous apprenons à rejeter l’erreur, fût-elle mille fois estampillée et patentée.

[…] Cette terrible loi de Malthus, qui avait été formulée comme une loi mathématique et qui semblait enfermer la société dans les formidables mâchoires de son syllogisme, était acceptée non seulement par les pontifes de la science économique, mais surtout par les victimes de l’économie sociale.

[…] La terre est bien assez vaste pour nous porter tous en son sein, elle est assez riche pour nous faire vivre dans l’aisance. Elle peut donner assez de moissons pour nous donner à tous à manger, elle fait naître assez de plantes fibreuses pour que tous aient à se vêtir ; elles contient assez de pierre et d’argile pour que tous aient une maison, tel est le fait économique dans toute sa simplicité (Note de R71: et ce même aujourd’hui au XXIème siècle, ce n’est pas la production qui a un problème, mais sa gestion !… Nous pourrions nourrir une population mondiale du double d’aujourd’hui en changeant de mode de production et surtout de mode de gestion…)

[…] L’humanité étant assimilée à une grande famille, la faim n’est pas seulement un crime, elle est encore une absurdité, puisque les ressources dépassent deux fois les nécessités de la consommation (Note de R71: plus encore aujourd’hui avec la technologie moderne…). Tout l’art actuel de la répartition, livrée au caprice individuel et à la concurrence effrénée des spéculateurs et des commerçants, consista à faire augmenter les prix, en retirant les produits à ceux qui les auraient pour rien et en les portant à ceux qui les paient cher…

[…] Ainsi en prétendant que le labeur est à l’origine de la fortune, les économistes ont parfaitement conscience qu’ils ne disent pas la vérité. Aussi bien que les socialistes, ils savent que la richesse est le produit non du travail personnel, mais du travail des autres ; ils n’ignorent pas que les coups de bourse et les spéculations, origine des grandes fortunes, n’ont pas plus de rapport avec le travail que n’en ont les exploits de brigands de grands chemins.

[…] C’est une loi de la nature que l’arbre porte son fruit, que tout gouvernement fleurisse et fructifie en caprices, en tyrannie, en usure, en scélératesse, en meurtres et en malheurs.

C’est chimère d’apprendre que l’Anarchie, idéal humain par essence, puisse sortir de la République, forme gouvernementale. Les deux évolutions se font en sens inverse et le changement ne peut s’accomplir que par une brusque rupture, c’est à dire par une révolution… Le pouvoir n’est autre chose que l’emploi de la force. Le premier soin de tous ceux accédant au pouvoir sera de se l’approprier, de consolider même toutes les institutions, qui leur faciliteront le gouvernement de la société.

[…] Ainsi rien, rien de bon ne peut nous venir de la République et des républicains arrivés, c’est à dire détenant le pouvoir. C’est une chimère en histoire, un contre-sens que de l’espérer. La classe qui possède et qui gouverne est fatalement l’ennemie de tout progrès. Le véhicule de la pensée moderne, de l’évolution intellectuelle et morale est la partie de la société qui peine, qui travaille et que l’on opprime.

[…] Il est clair que le monde actuel se divise en deux camps: ceux qui veulent conserver l’inégalité et la pauvreté, c’est à dire l’obéissance et la misère pour les autres, les jouissances et le pouvoir pour eux-mêmes et ceux qui revendiquent pour tous le bien-être et la libre initiative.

[…] Ainsi les grands jours s’annoncent. L’évolution s’est faite, la révolution ne saurait tarder. D’ailleurs ne s’accomplit-elle pas constamment sous nos yeux par multiples secousses ? Plus les travailleurs qui sont le nombre, auront conscience de leur force et plus les révolutions seront faciles et pacifiques. Finalement, toute opposition devra céder et même céder sans lutte. Le jour viendra où l’évolution et la révolution, se succédant immédiatement, du désir au fait, de l’idée à la réalisation, se confondant en un seul et même phénomène. C’est ainsi que fonctionne la vie dans un organisme sain, celui d’un Homme ou celui d’un monde.

Lien vers l’article original = https://resistance71.wordpress.com/2016/08/15/changement-de-paradigme-lois-naturelles-histoire-evolution-et-revolution-elisee-reclus/

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[…] pour l’homme repu, tout le monde a bien dîné. Quant à l’égoïste que la société n’a pas richement doté dès son berceau, du moins peut-il espérer conquérir sa place par l’intrigue ou la flatterie, par un heureux coup du sort ou même par un travail acharné mis au service des puissants. Comment s’agirait-il pour lui d’évolution sociale ? Évoluer vers la fortune est sa seule ambition !

Dans ce billet ici et surtout qui déjà s’appuie sur les mots d’Élisée Reclus, j’ai pour ma part expliqué que préalablement à tout changement de paradigme nous aurons à extirper de nos cortex toute envie de possession superflue et inutile et insérer par nos Maîtres depuis des siècles et des siècles

Mais il est cependant des timorés qui croient honnêtement à l’évolution des idées et qui néanmoins, par un sentiment de peur instinctive, veulent éviter toute révolution.

Tout le monde ressent la peur de ce saut dans l’inconnu car changer de paradigme c’est changer de braquet, sortir de la file qui nous conduit vers une agonie lente et douloureuse et totalement écrite par nos Maîtres.

Prenons le risque d’écrire nous-même notre futur simplement.

Et de faire des fautes et de les corriger immédiatement puisqu’on apprend plus de ces erreurs plus que de ces réussites.

Et au fur et à mesure du temps où nous avancerons tous ensemble sur un même plan d’égalité et main dans la main avec les Natifs ;

Si nous trébuchons ensemble ;

Nous nous relèverons ensemble…

JBL1960

Plus aucune autorité !

Contre toute hiérarchie et tout système pyramidal !

« Le secret d’une autorité, quelle qu’elle soit, tient à la rigueur inflexible avec laquelle elle persuade les gens qu’ils sont coupables »

Raoul Vaneigem

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Vous avez cru jusqu’à ce jour qu’il y avait des tyrans ? Eh bien ! Vous vous êtes trompés, il n’y a que des esclaves ;

Là ou nul obéit, personne ne commande !

Anselme Bellegarrigue

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Ce billet est la suite logique de celui-ci qui traite de « Anarchie l’intrépide » par Robert Graham traduit par R71

Et d’ailleurs, on peut pour compléter cette lecture sur ce blog, lire celui-ci qui rappelle les meilleures pensées et l’œuvre phare de Jean-Paul Marat, et de même, celui-là qui lui précise la vision de « L’Anarchie » d’Élisée Reclus.

Et toujours se rappeler « Le discours de la servitude volontaire » d’Étienne de La Boétie écrit vers 1548, quand presque dans le temps en d’autres lieux d’autres expérimentaient la Doctrine Chrétienne de la Découverte…

Et en miroir, vous pouvez lire cette dépossession volontaire qui plus que nécessaire est indispensable pour initier durablement un changement de paradigme à l’exact opposé du Système pyramidal et hiérarchique à tous les étages qui prévaut aujourd’hui ;

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Résistance71 nous propose cette traduction de l’anglais de Robert Graham

Anarchie contre hiérarchie

Questions réponses sur l’Anarchie |  29 juillet 2016 |  url de l’article original : https://robertgraham.wordpress.com/2016/07/29/an-anarchist-faq-20th-anniversary/

Si on est anti-autoritaire, on doit s’opposer à toutes institutions hiérarchiques, car elles personnifient le principe même d’autorité. Car, comme argumente Emma Goldman: “ce n’est pas seulement le gouvernement au sens de l’État qui est destructeur de toute valeur et qualité individuelles, c’est le complexe d’autorité dans sa totalité et sa domination institutionnelle qui étouffe, étrangle la vie. C’est la superstition, le mythe, la prétention, évasions et soumission qui soutiennent l’autorité et la domination institutionnelle.[“Red Emma Speaks”, p-435[

Ceci veut dire qu’il y a “qu’il y aura toujours un besoin de découvrir et de dépasser des structures hiérarchiques, l’autorité et la domination et les contraintes sur la liberté: l’esclavage, le salariat-esclavage [c’est à dire le capitalisme], le racisme, le sexisme, les écoles, l’éducation autoritaire etc..” [Noam Chomsky, “Language et politique” p.364]

C’est pourquoi l’anarchiste consistant doit s’opposer à toutes relations hiérarchiques aussi bien qu’à l’État. Être un anarchiste veut dire s’opposer à toute hiérarchie qu’elle soit économique, sociale ou politique. L’argument pour ceci (si tant est qu’on en est besoin d’un vraiment…) est ceci:

“Toutes les institutions autoritaires sont organisées de manière pyramidale: l’État, les entreprises privées, l’armée, la police, l´église, l’université, l’école, l’hôpital… ce sont toutes des structures pyramidales ayant un petit groupe de personnes décidant en leur sommet et une très large base de gens en bas à qui les les décisions s’adressent. L’anarchisme ne veut pas un changement d’étiquette des couches de la société, il ne veut pas de personnes différentes en haut (NdT: à la grande différence des marxistes), il veut que nous nous extirpions de la base.” [Colin Ward “Anarchy in Action” p.22]

Les hiérarchies “partagent une caractéristique commune : ce sont des systèmes organisés de commandement et d’obéissance” et donc les anarchistes “cherchent à éliminer la hiérarchie en tant que telle, pas simplement remplacer une forme de hiérarchie par une autre.” [Bookchin dans “the Ecology of Freedom”, p.27] Une hiérarchie est une organisation à structure pyramidale composée d’une série de grades, de niveaux ou de bureaux de pouvoir, de prestige et généralement de rémunération croissants. Les universitaires qui ont étudiés la forme hiérarchique ont trouvé que les deux principes fondamentaux en sont la domination et l’exploitation. Par exemple dans son désormais classique “Que font les patrons?” (Review of Radical Political Economy, Vol. 6, No. 2), une étude sur l’industrie moderne, Steven Marglin a trouvé que la fonction principale de la hiérarchie entrepreneuriale n’est pas une plus grande efficacité de production (comme l’affirment corps et âmes les capitalistes…), mais un plus grand contrôle sur les ouvriers, le but de ce contrôle accru étant une exploitation plus efficace.

Le contrôle dans la hiérarchie est maintenu par la coercition, c’est à dire par la menace de sanctions négatives d’une manière ou d’une autre: physique, économique, psychologique, sociale etc… Un tel contrôle, incluant la répression de la dissidence et de la rébellion, nécessite de ce fait une centralisation: un système de relations de pouvoir dans lequel le plus grand contrôle est exercé par le petit nombre au sommet (particulièrement la tête de l’organisation), tandis que ceux de rangs intermédiaires ont moins de contrôle et ceux d’en bas n’en ont virtuellement aucun.

Comme la domination, la coercition, la centralisation sont des caractéristiques essentielles de l’autoritarisme et comme ces caractéristiques sont personnifiées dans les hiérarchies, toutes les institutions hiérarchiques sont autoritaires par nature. De plus, pour les anarchistes, toute organisation marquée d’une forme de hiérarchie, de centralisme et d’autoritarisme est similaire à l’État ou “étatique” ; comme les anarchistes s’opposent à la fois à l’État et aux relations autoritaires, quiconque ne cherche pas à démanteler TOUTES les formes de hiérarchie ne peut donc pas être appelé anarchiste. Ceci s’applique aux entreprises capitalistes. Comme le fait remarquer Noam Chomsky, la structure de l’entreprise capitaliste est extrêmement hiérarchique, en fait fasciste par nature:

“Un système fasciste… est absolutiste, le pouvoir ne va que de haut en bas… l’État idéal est un contrôle de haut en bas, le public ne faisant que suivre les ordres.

Regardons les entreprises, corporations… Si vous regardez ce qu’elles sont, le pouvoir est strictement dirigé du haut vers le bas, du comité directeur aux gérants, aux sous-gérants, adjoints et à la fin au petit personnel de la boutique, celui qui tape les messages etc… Il n’y a aucune forme de pouvoir remontant de la base. Les gens peuvent gêner et faire des suggestions, la même chose est vraie dans une société esclavagiste. La structure du pouvoir est linéaire, du haut vers le bas.”

[Keeping the Rabble in Line, p. 237]

David Delaeon indique très bien ces similarités entre l’entreprise et l’État lorsqu’il écrit:

“La vaste majorité des entreprises industrielles sont comme des dictatures militaires. Ceux d’en bas sont les fantassins de base, les superviseurs/contre-maîtres les sergents et ainsi de suite dans la hiérarchie. L’organisation est en mesure de tout dicter, de la tenue vestimentaire à la coupe de cheveu, en passant par comment passer le plus clair de son temps dans et hors du boulot ; elle peut supprimer la liberté d’expression, de presse et d’assemblée, elle peut utiliser des carte d’identité et des personnels de sécurité privés et armés, des systèmes de vidéo-surveillances pour nous contrôler, elle peut punir les “mécontents et dissidents” par des mesures de licenciement disciplinaire (NdT: souvent maquillé en “faute professionnelle”…) comme l’appelle le management. On nous force à accepter ceci par les circonstances ou alors d’aller rejoindre les rangs de ces millions de chômeurs… Dans pratiquement tous les boulots nous n’avons qu’un seul droit: celui de démissionner. Les décisions les plus importantes sont prises en haut et nous sommes supposés obéir sans poser de questions, que nous travaillions dans une tour d’ivoire ou une mine de fond. [“For Democracy Where We Work: A rationale for social self-management”, Reinventing Anarchy, Again, Howard J. Ehrlich (ed.), pp. 193-4]

Ainsi l’anarchiste consistant doit s’opposer à la hiérarchie sous toutes ses formes, incluant celle de l’entreprise capitaliste. Ne pas le faire est soutenir l’archie, ce qu’un an-archiste par définition, ne peut pas faire. Pour les anarchistes “les promesses d’obéissance, les contrats d’esclavage salarial, les accords demandant l’acceptation d’un statut de subordonné, sont tous illégitimes parce que tout ceci restreint l’autonomie et la liberté individuelle.” [Robert Graham, “The Anarchist Contract, Reinventing Anarchy, Again, Howard J. Ehrlich (ed.), p. 77] La hiérarchie par conséquent est contre les principes de base qui pilotent l’anarchisme. Elle nie ce qui nous rend humain et “divertit la personnalité de ses plus importants traits de caractère; elle nie la notion même que l’individu est compétent pour gérer sa propre vie mais aussi son contexte le plus important: le contexte social.” [Murray Bookchin, Op. Cit., p. 202]

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Vlad à Erdogan ; Payback !

On imagine sans peine Vlad recevant Herdogan une tulipe à la boutonnière !

Quoique…

On avait quand même vu le truc venir après le coup d’État manqué contre Herdogan et d’ailleurs on avait bien compris que les Zuniens ouvraient des boîtes de Pandore sans se soucier de comment on allait les refermer…

Al Manar via R71 = https://resistance71.wordpress.com/2016/08/13/guerre-imperialiste-par-procuration-en-syrie-alep-et-changement-de-donne/

Guerre impérialiste par procuration en Syrie… Alep et changement de donne…

Poutine a aidé Erdogan à déjouer le coup d’état contre lui et a replacé la Turquie en position de débitrice vis à vis de la Russie… Celle-ci vient de demander à la Turquie de fermer sa frontière avec la Syrie, Erdogan peut-il refuser ? S’il ferme la frontière, il aura sans doute basculé, s’il fait semblant çà va vite se savoir, s’il refuse il est cuit. Poutine a semble t’il piégé Erdogan, il le tient par les c… Si la Turquie ferme sa frontière avec la Syrie le flot d’assistance à l’EIIL de la CIA et du Mossad soutenu par les roitelets du Golfe va grandement se tarir. Ce ne sera pas bon pour les affaires mafieuses de la famille Erdogan. La pression monte… Dans le même temps n’oublions jamais que la guerre par procuration en Syrie est une guerre du gaz, une guerre entre Exxon-Mobil (qui possède le Qatar) des Rockefeller et la Royal Dutch Shell des Rothschild contre Gazprom la russe et la compagnie nationale iranienne du gaz et du pétrole… La Syrie est sise sur d’énormes gisements de gaz on et offshore et est sur la route du gazoduc devant venir du Qatar, dont Bachar Al Assad a refusé le passage sur le sol syrien en 2009…                                                         ~ Résistance 71 ~

Les États Unis tentent de faire pression sur la Russie à Alep

Al Manar |  12 août 2016 |  url de l’article : http://french.almanar.com.lb/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=320076

Des rebelles syriens affirment que des fonctionnaires américains responsables pour le soutien de l’opposition modérée en Syrie ferment délibérément les yeux sur la participation des djihadistes à l’offensive sur Alep.

Selon le Financial Times (FT), lors de l’offensive des rebelles sur Alep, ces derniers reconnaissent être  ravitaillés en armes et munitions, ainsi qu’en argent liquide.

« Hier à la frontière, nous avons compté des dizaines de camions fournissant des armes. Cela se produit de jour en jour plusieurs semaines durant… Il ne s’agit pas seulement de balles ou de fusils, mais d’armes, de pièces d’artillerie », a confié un activiste franchissant la frontière entre la Syrie et la Turquie. D’autres rebelles interrogés par le FT disent que l’argent et les équipements proviennent de leurs sponsors régionaux, soit l’Arabie saoudite et le Qatar, via la frontière entre la Syrie et la Turquie.

« L’offensive des rebelles sur les positions des forces gouvernementales à Alep a été organisée et menée par les djihadistes du groupe Front Fatah al-Cham (anciennement le Front al-Nosra) », signale le FT.

Certains rebelles affirment que les fonctionnaires américains responsables pour le soutien de  « l’opposition modérée » en Syrie ont délibérément fermé les yeux sur la participation des djihadistes à l’offensive en vue de garantir aux troupes rebelles une tête de pont sûre à Alep.

« Il va de soi que les Américains sont au courant de ce qui se passe. Ils ont ignoré tout cela pour faire pression sur la Russie et l’Iran », a déclaré au FT sous couvert d’anonymat un diplomate occidental entretenant des contacts avec l’opposition syrienne.

Des combattants affirment pour leur part que diverses forces étrangères ont des raisons tangibles d’accorder en sourdine une assistance militaire et financière aux adversaires d’el-Assad à Alep.

Le 27 février, une trêve a été décrétée en Syrie, qui ne concerne pas cependant Daech, le Front Fatah al-Cham (ancien Front al-Nosra) et d’autres groupes reconnus comme terroristes par le Conseil de sécurité de l’Onu.

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Et tout ça au N.O.M. du gaz bien sûr…

Ici, on sait bien qu’il n’y a ni Vérité et encore moins de Réconciliation possible dans ce Système là

Et je sais pas vous, mais finalement, je comprends mieux pourquoi Moi Zident vient de refiler la légion d’honneur (enfin, c’est plutôt du déshonneur, mais moi la breloque je m’en cogne) au… FINANCIAL TIMES !!!! Si, si, c’est pas une blague, c’est là via LME !

Je vous propose de prendre connaissance de la vision de Renaud Dély dans Marianne de la dernière rencontre Erdogan-Poutine et de juger sur pièce son analyse, qui je vous préviens pique et tâche et dès la lecture du titre ;

Erdogan-Poutine : le crime d’Ankara et le vice de Moscou

D’invectives en surenchères, le tsar Poutine et le sultan Erdogan furent au bord de se faire la guerre. Mais miracle de la diplomatie, un programme commun minimal a eu tôt fait de les réconcilier : leur souhait partagé de s’essuyer les pieds sur le paillasson d’une Union européenne aussi lâche que moribonde.

« Le vice appuyé sur le bras du crime. » L’image avait saisi d’effroi Chateaubriand voyant pénétrer dans l’abbaye de Saint-Denis, le 6 juillet 1815, Talleyrand soutenu par Fouché. Deux siècles plus tard, la même analogie pétrifie l’Europe observant le tête-à-tête au sommet qui a réuni le 9 août à Saint-Pétersbourg le président russe et son homologue turc. Le vicieux Poutine appuyé sur le criminel Erdogan, telle est bien l’inquiétante représentation qu’exhale cette nouvelle version d’une Sainte-Alliance pas très catholique. En novembre dernier, l’aviation turque avait osé abattre un chasseur russe qui avait enfreint son espace aérien à la frontière syrienne. Les deux autocrates n’en finissaient plus de se déchirer quant au destin à infliger à Bachar al-Assad, Poutine ayant pour seul dessein de sauver le tortionnaire de Damas quand Erdogan voulait le chasser du pouvoir pour faire place nette à ses alliés islamistes. D’invectives en surenchères, le tsar et le sultan furent au bord de se faire la guerre.

Et puis, miracle de la diplomatie, un programme commun minimal mais lourd de sens a eu tôt fait de les réconcilier : leur souhait partagé de s’essuyer les pieds sur le paillasson d’une Union européenne aussi lâche que moribonde. D’ordinaire plus rancunier, Vladimir Poutine a accepté avec une célérité déconcertante les regrets présentés par Ankara et aussitôt levé les sanctions économiques qui asphyxiaient le tourisme turc en mal de visiteurs russes.

Les ennemis de mes ennemis sont mes amis… L’adage bien connu illustre le sort tragique d’une Union européenne aujourd’hui bien en peine d’afficher cohérence, puissance et attractivité. Payant le solde d’un interminable cortège de petites bassesses et de grandes lâchetés, l’Europe n’est plus capable, hélas, que de faire l’unanimité contre elle. Celle des peuples qui la composent, d’abord, comme l’a illustré le vote pour le Brexit au Royaume-Uni en juin. Celles des États qui bordent ses frontières ensuite, leurs chefs bâtissant leur légitimité et confortant leur popularité sur le dos d’une construction bureaucratique chancelante et sans âme. Poutine et Erdogan parviennent à incarner, l’un comme l’autre, des pouvoirs forts et alternatifs

C’est parce que l’Union européenne n’est plus qu’un eunuque politique que Poutine et Erdogan parviennent à incarner, l’un comme l’autre, des pouvoirs forts et alternatifs. Nos pâles démocraties occidentales ont même réussi le tour de force de les réconcilier en les incitant à enterrer, pour un temps, la rivalité séculaire des empires russe et ottoman. Arrogante mais impuissante, l’UE a défié puis snobé ces encombrants voisins, avant de plier devant leurs oukases en cédant la Crimée à Poutine et la patate chaude des migrants à Erdogan. Conséquence de cette faiblesse coupable, les deux maîtres chanteurs de Moscou et Ankara, rivaux mais siamois, menacent à intervalles réguliers de couper le robinet du gaz ou d’ouvrir celui des réfugiés pour faire peser leur étreinte sur l’UE. 

Ce concours de cynisme se double d’une escalade dans l’indécence qui atteint, elle aussi, des niveaux olympiques. Poutine avait déjà prétendu donner des leçons de civilisation à un monde occidental qu’il juge « décadent » en se faisant l’apôtre d’un Saint Empire russe réactionnaire et homophobe. Voilà qu’Erdogan accuse à son tour l’Occident, dans un entretien d’être « en contradiction avec les valeurs qu’il défend ». L’homme qui piétine l’héritage laïque d’Atatürk en islamisant la société et en s’attaquant aux droits des femmes ose clamer que son pays « s’est approprié les valeurs démocratiques ». Celui qui pourchasse les journalistes, censure les médias et enferme par dizaines de milliers militaires, magistrats, enseignants et policiers, se drape dans les oripeaux de la victimisation. Le chef suprême qui a sauté sur l’occasion d’un putsch manqué pour faire basculer un peu plus son pays vers la dictature ose brandir le mot d’ordre de « rassemblement de la démocratie et des martyrs » pour rameuter un million de supporters dans les rues d’Istanbul.

L’Europe est devenue un punching-ball qui fait le bonheur de ses meilleurs ennemis Ce président substitue même très officiellement comme mode de gouvernement la vengeance à la justice en jugeant que seules les familles des victimes des putschistes du 15 juillet, et non plus l’Etat, peuvent décider de l’éventuelle exécution des coupables. Sous les hourras, le même fait miroiter à sa population le rétablissement de la peine de mort pour assouvir ses passions malsaines. Certes, Erdogan, comme Poutine, a été élu et il jouit d’une spectaculaire popularité qui ferait pâlir d’envie nos gouvernants. Que l’un comme l’autre ne cessent de conforter leur aura, et leur pouvoir, en accablant l’Union européenne de tous les maux illustre justement par contraste la grande fatigue démocratique qui ronge l’Occident.

L’Europe actuelle n’est plus un rêve, un horizon, ou une nouvelle frontière. Elle est devenue un punching-ball qui fait le bonheur de ses meilleurs ennemis. Elle croit encore pouvoir sauver la face en courbant l’échine. Son mutisme ne fait que la condamner un peu plus. Car, pendant ce temps-là, à Ankara, silence, on purge.

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Personne ne conteste la mégalomanie du Herdogan qui confine à la folie et le putsch déjoué, grâce à Vlad notamment, lui permet de justifier la proclamation de l’état d’urgence et les purges qui étaient vraisemblablement préparées depuis un petit moment !

Alors sur l’état d’urgence on va rien lui dire, nous les Français, parce que Moi Zident nous en a remis jusqu’en janvier 2017 ce qui lui laisse le temps de voir comment va se terminer le Potus 2016 et si Oblabla ne serait pas maintenu au pouvoir tant que Daesh n’est pas détruit ce qui lui permettrait de faire de même, finalement…

D’autant qu’à ce jour, on est pas mal au courant de certaines choses comme d’un accord secret Paris/Ankara et des compromissions, des soumissions de notre Moi Zident pour plaire à ses maîtres et pour leur seul profit.

Donc on est quelques uns à avoir décider de prendre la tangente ;

Vous nous en voulez pas hein ?

On part devant !

JBL

 

 

 

 

 

Nos rêves valent mieux que leur cauchemar…

Il n’y a pas de solutions au sein de ce  Système !

Il n’y en a jamais eu et il n’y en aura jamais, il n’est pas réformable ou restructurable de l’intérieur ;

C’est verboten, il faut se soumettre ou mourir, c’est leur Loi !

Mais ce qui parait utopique ou irréalisable aujourd’hui, deviendra réalisable surtout si nous nous appliquons et œuvrons solidairement pour modifier la réalité cauchemardesque qu’on nous impose ;

Plus que jamais l’information et la pratique servent à démontrer au plus grand nombre qu’il faut nécessairement sortir du Système pour créer et sans rien avoir à inventer, sachant que quasiment tout a été dit et fait dans le passé. Il suffit de savoir où se trouve l’info, en prendre connaissance, la divulguer le plus largement possible et l’adapter au monde moderne dans la pratique.

L’action révolutionnaire n’est qu’un retour à la matrice originelle, celle du communisme primordial qui fait partie de la nature sociale humaine. Le mot « révolution » implique un mouvement cyclique rotatif, et jusqu’ici, dans l’histoire, les forces révolutionnaires n’ont que peu de fois essayé de renouer avec la matrice sociale primordiale, au moment de conclure et là est à mon sens, comme pour beaucoup, toute la subtilité, il faut être capable de « sortir », de désaxer le mouvement politique hors du moule pour retourner dans un cycle vertueux, qui se situe dans un cercle tangent ;

Et si on n’y arrive pas, alors le Système, le Capitalisme, happera de nouveau le mouvement politique et le phagocytera.

Lorsque la société dans sa totalité passe dans le cercle sociétal vertueux tangent – la société anarchiste – sa trajectoire quitte la circularité et devient plus linéaire, carrément linéaire même, s’étendant sur un axe progressiste infini.

Pour beaucoup ; nous comprenons que l’État et les Institutions, la division politique de la société est ce qui incurve la trajectoire de la société humaine et plus les contraintes sont fortes et plus on tourne en rond, jusqu’à ce qu’une nouvelle fois, après une période de temps  Ω les conditions soient réunis pour sortir du cercle et « prendre la tangente ».

Il est possible de sortir en tout point du cercle pourvu que les conditions qualitatives et quantitatives de sortie soient réalisées.

Déceler les problèmes n’est que la plus petite partie de l’affaire, comment en sortir et mettre les solutions en application est ce qui doit nous motiver à l’extrême.

Telle est ma démarche, celle de R71, de Zénon, des Moutons Enragés, de Patrice Sanchez, de Mohawk Nation News, de Newcomb du grand John Pilger et de tant d’autres que je relaie sans relâche car cette démarche est et ne peut-être qu’anti-étatiste, anti-autoritaire, égalitaire et communaliste et non pas communautariste, qui est le piège dans lequel l’oligarchie fait tomber les peuples, à chaque fois !

Résistance71 qui a souvent abordé la civilisation celtique sur son blog, soulève qu’une des clefs à notre problème nos « ancêtres les Gaulois » ne sont pas ceux de Vercingétorix mais toute la civilisation celte qui a foisonné en Europe du Danube à l’Écosse et l’Irlande pendant plus de 8 siècles avant notre ère…

Et c’est pourquoi je retranscris ci-dessous la dernière traduction de R71 intitulée ;

Anarchix l’intrépide et…

L’intrépide anarchie de Robert Graham du 1er août 2016

Url de l’article original en anglais = https://robertgraham.wordpress.com/2016/08/01/fearless-anarchy/

Aujourd’hui, bien des anarchistes se font les avocats non seulement de travailler au sein d’une plus grande base de mouvements sociaux, mais aussi d’aider à établir des mouvements populaires qui depuis leur création adopteraient un principe de groupe d’affinité décentralisé fondé sur des structures organisationnelles qui forment des réseaux horizontaux et des assemblées populaires où le pouvoir demeure avec la base et non pas dans une administration hiérarchique, une bureaucratie ou une entité exécutive.[i]

Mais ce concept peut aussi bien être remonté jusqu’à l’Internationale (ouvrière), car ce furent les fédéralistes, les anti-autoritaires et les anarchistes au sein de l’Internationale (AIT) qui insistèrent sur le caractère démocratique direct des organisations propres aux travailleurs, incluant l’Internationale elle-même, sur les fédérations volontaires fédérées les unes aux autres, car elles fournissaient la base même de la société future. Les anarchistes contemporains ont simplement développé des façons plus sophistiquées de mettre en pratique de telles idées et d’empêcher les mouvements de tomber dans la cooptation et la transformation en des organisations pyramidales.

La “pyramide inversée” du XIXème siècle anarchiste est obsolète, avec des groupes à plus petite échelle se fédérant en des fédérations plus importantes, résultant ultimement en des fédérations internationales composées de groupes composant les étages de la base des fédérations. Le problème de ce type d’organisation est que les structures supérieures de ce type de fédération peuvent être transformées en des corps gouvernant, particulièrement en temps de crise, comme Marx et Engels tentèrent de le faire pour le Conseil Général de l’Internationale et d’en faire un pouvoir exécutif après la suppression/répression de la Commune de Paris.

Au lieu de fédérations organisées de la “base au sommet”, bien des anarchistes contemporains se font les avocats d’imbriquer des réseaux horizontaux ensemble comme ceux qui ont émergé des mouvements sociaux contre le néolibéralisme : le mouvement “horizontalidad” en Argentine et le mouvement Occupy (Wall Street et ses extensions), leurs réseaux sans centres [ii]. Ces mouvements contemporains ont été capables, du moins pour un temps, de briser l’isolation favorisée par les groupes anarcho-communistes autonomes depuis la fin du XIXème siècle en Europe lors du renouvellement de l’implication anarchiste au milieu des années 1890, ce qui donna naissance à des mouvements variés révolutionnaires anarcho-syndicalistes en Europe et sur le continent des Amériques.

Ce qui est différent au sujet des approches anarchistes contemporaines envers l’organisation est qu’elles font la jonction entre le groupe d’affinité, les assemblées populaires et des réseaux plus vastes d’organisations et de mouvements similaires d’une manière inconnue aux groupes anarcho-communistes du XIXème siècle et ce sans s’en remettre à des formes plus permanentes et institutionnalisées par les anarcho-syndicalistes dans leurs organisations fédéralistes. Les organisations syndicales ont toujours été en danger de se transformer en des organisation pyramidales bureaucratiques, comme cela s’est produit finalement avec la CGT française pendant la 1ère guerre mondiale et même avec la révolution russe, lorsque la CGT est passée sous contrôle marxiste. Sous la pression de la guerre civile espagnole, même la CNT anarcho-syndicaliste, commença à sombrer dans l’organisation bureaucratique.

De bien des façons, ces formes contemporaines d’organisation anarchiste réfléchissent l’image de la vision anarcho-communiste d’une société dans laquelle, des propres mots de Kropotkine, “des associations se modifiant en permanence… portent en elles-mêmes les éléments de leur durée et assument constamment de nouvelles formes qui répondent au mieux aux aspirations multiples de tous.” [iii] En faisant ce genre d’organisations, comme les groupes d’affinité, la base de leur travail de réseaux horizontaux, les anarchistes contemporains ont créé des organisations non-hiérarchiques qui ne font pas que préfigurer, mais se réalisent dans l’ici et le maintenant en des formes organisationnelles se confortant avec un futur anarcho-communiste au sein du contexte de plus vastes mouvements pour un changement social radical.

Robert Graham

[i] Graeber, “The New Anarchists,” in Anarchism Vol. 3, “The New Anarchism,” ed R. Graham, 2012: 1-11.

[ii] Graham, ibid: 572-576.

[iii] Graham, Anarchism Vol. 1, “From Anarchy to Anarchism,” 2005: 142.

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“Quel rôle l’État ou le gouvernement ont-ils joué dans l’effort d’amélioration de la société, d’innovations et de découvertes ? Aucun, ou plutôt aucun de positif. C’est toujours l’individu qui a accompli le miracle, généralement en dépit des interdictions, des persécutions et de l’intervention de l’autorité… L’État n’est que l’ombre de l’Homme, l’ombre de son obscurantisme, de son ignorance et de sa peur.”

~ Emma Goldman ~

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Après la lecture de l’Anarchie d’Élisée Reclus qui a servie de base à la rédaction de ce billet et de celui-ci qui fait référence à l’œuvre phare de Jean-Paul Marat « les Chaines de l’esclavage » dont vous trouverez le lien vers la version pdf et s’appuyant sur ses idées forces et grandes citations ; Et comme à la lecture de Robert Graham ci-dessus, il est évident que ces textes suscitent un bien plus grand intérêt pour l’anarchie et son mode de vie libre et égalitaire, qui apparaissent, de fait, la SEULE SOLUTION pour l’humanité et cela  passe par les peuples occidentaux, émancipés de leur héritage colonial, se tenant debout, main dans la main avec les peuples indigènes du monde entier.

Le vrai danger aujourd’hui c’est que les gens en ont ras le bol de la fange politicarde actuelle et se détournent à raison de cette impasse politico-sociale qu’est le consensus du statu quo oligarchique, notons que le mécontentement populaire est toujours détourné au profit des communautarismes et patriotismes stériles de tout poil entretenus par la peur de l’Autre.

Cette phase historique sera-t-elle différente, les peuples embrasseront-ils leur nature profonde faite de solidarité, d’égalité politique et d’anti-autoritarisme ?

Procéderons-nous enfin à ce retour aux sources adapté à notre monde moderne ?

Ce sont de sacrément bonnes questions non ?

Et si nous nous sortions les doigts du nez et tentions, Ici & Maintenant, tous inter-reliés, interconnectés, d’y répondre avant que la pantalonnade des « élections pièges à cons » Zunienne terminée  la répression globale et le bouclage de la grille de contrôle mondiale ne se referment sur nos tronches à tout jamais !

JBL1960

Le chaos ou le chaos ?

Ni l’une, ni l’autre !

Et si on se choisissait ; Nous ?

Les peuples et rien d’autre

Je vous propose de considérer l’excellent analyse de Pepe Escobar traduit & relayé par Le Saker Francophone – Source Sputniknews du 4 août 2016

Dans un premier temps ;

Hillary Reine de la Guerre : la feuille de route

Tout commence par un festival Peace and Love wahhabito-sioniste.

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a été forcé à un non-déni de déni en mode turbo suite à une visite en Israël, le 22 juillet, d’une délégation conduite par le général à la retraite Anwar Eshki.

Il se trouve qu’Eshki est proche de la superstar des services de renseignement de l’Arabie saoudite qui fut elle-même, en son temps, pote de Oussama ben Laden, à savoir le prince Turki bin Faisal, qu’il a récemment rencontré au grand jour avec les anciens généraux des Forces de défense israéliennes (FDI) Yaakov Amidror et Amos Yadlin.

En Israël, Eshki rencontra le ministre des Affaires étrangères, le Directeur général Dore Gold, et le Maj. Gen. Yoav Mordechai, le grand manitou des Forces de Défense d’Israël (IDF) en Cisjordanie.

Il est absolument impossible d’imaginer que la Maison des Saoud n’ait pas donné le feu vert pour une telle visite – et des réunions à ce haut niveau. Par ailleurs, le ministère de l’Intérieur d’Arabie saoudite interdit tout voyage en Israël – ainsi qu’en Iran et en Irak.

Alors, quel est le problème ? Les Israéliens échafaudent que les Saoudiens – façade pour la Ligue arabe – offrent une normalisation des relations avec le monde arabe sans qu’Israël n’abdique quoi que ce soit sur le front palestinien. La seule chose que Tel Aviv aurait à faire, beaucoup plus tard, est d’adopter l’initiative de paix arabe proposée par les Saoudiens en 2002.

 

C’est n’importe quoi. Pour commencer, les ultra sionistes d’extrême-droite au pouvoir à Tel-Aviv n’accepteront jamais le retour aux frontières d’avant 1967, ni la reconnaissance de l’État palestinien. Ce qui a été discuté était un non-accord, même si Tel Aviv jubile : «des États arabes importants sont prêts à nous étreindre ouvertement, même si nous n’avons pas renoncé à un pouce de la Cisjordanie et même si nous continuons à contrôler la Mosquée Al-Aqsa».

Si jamais la Ligue arabe s’embarquait dans un tel non-accord flagrant, jetant les Palestiniens sous des myriades de bulldozers, il y a de fortes chances pour que tout le spectre des oligarchies-pétromonarchiques doive commencer à réserver un billet aller-simple pour Londres.

L’alliance Moscou-Téhéran-Ankara

Alors de quoi parlent-il, vraiment ? On pouvait s’y attendre, de la perspective imminente que la Dominatrice Tous Azimuts prenne le contrôle de la Maison Blanche.

Bibi Netanyahou à Tel-Aviv, et le maître de facto de la maison des Saoud, le Prince de la Guerre Mohammad bin Salman à Riyad, ont été réduits tous les deux, sous l’administration Obama, au statut euphémique proverbial d’«alliés aliénés». Ce sont des alliés de fait – même s’ils ne peuvent pas l’admettre devant la rue arabe. Les deux sont bien sûr cuits sous le règne de la Reine de la Guerre, il y aura – quoi d’autre, sinon la guerre ? La question est contre qui.

La spéculation informée pointe vers l’ennemi commun de l’Arabie et d’Israël : l’Iran. C’est compliqué. En effet, la stratégie combinée Arabie / Israël à travers le Moyen-Orient est en lambeaux. Téhéran n’est pas tombé dans le piège des bourbiers en Syrie et en Irak. ISIS / ISIL / Daesh et divers rebelles modérés – secrètement soutenus par l’axe Arabie / Israël – sont en cavale, même s’ils insistent sur le fait qu’ils ne sont plus al-Qaïda. Le Prince de la Guerre bin Salman est lui-même pris au piège dans une guerre perdue d’avance au Yémen.

Et puis, à la suite du coup d’État contre lui, il y a la spectaculaire volte-face du sultan Erdogan en Turquie – abandonnant à toutes fins utiles ses rêves emberlificotés de zone d’exclusion aérienne et d’annexion d’une Syrie post-Assad à son empire néo-ottoman.

La Maison des Saoud est devenue livide, lorsqu’elle a vu des diplomates turcs commencer à répandre cette nouvelle super-production : Erdogan a proposé à Rouhani, le dirigeant iranien, une alliance globale avec le président Poutine pour finalement résoudre l’énigme du Moyen-Orient.

 

Aussi erratique que soit l’ordre du jour d’Erdogan, un possible nouvel accord pour briser la glace entre Moscou et Ankara sera discuté de facto, en face-à-face, à la prochaine réunion Poutine-Erdogan. Tous les signes géopolitiques à ce stade – bien que provisoires – pointent vers une alliance Russie / Iran / Turquie relancée, même si une Maison des Saoud horrifiée va, sans vergogne, tenter de gagner la confiance de Moscou en offrant «des richesses inestimables» et un accès privilégié au marché des pays du Golfe.

Comme l’a confirmé une source haut placée du renseignement occidental, «les Saoudiens vont certainement garder tous les contacts ouverts avec le Kremlin. Le roi saoudien est à Tanger maintenant. Il a rencontré des émissaires russes là-bas. Ils pensent ce qu’ils disent. Mais Poutine ne va pas abandonner Assad. Il doit y avoir un compromis. Les deux en ont besoin».

Le président Poutine est dans une position privilégiée. Même sans accepter l’offre saoudienne – qui n’est qu’une promesse, sans aucune garantie à toute épreuve – la Russie détient les meilleures cartes, comme dans une alliance Moscou-Téhéran-Ankara assez problématique, mais finalement réalisable, qui concerne essentiellement l’intégration eurasienne – et un siège à venir pour la Turquie, aux côtés de l’Iran, à la table de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

Une alliance Arabie-Moscou, pour sa part, entraînerait inévitablement la Reine de la Guerre vers – quoi d’autre ? – un changement de régime à Riyad, déguisé en R2P – Responsabilité de Protéger – la populace saoudienne [déjà testé en Libye, en Syrie et en Ukraine, NdT]. On peut compter sur la copine d’Hillary, Samantha Power, pour défendre le projet avec véhémence à l’ONU.

Encore et toujours Les Trois Harpies

Pourtant, compte tenu des instincts de la Reine de la Guerre, tous les signes pointent vers l’Iran.

La feuille de route pour les guerres d’Hillary est sans doute ici, dans une connivence très dangereuse entre les néocons et les neolibérauxcons aux États-Unis.

Le think tank CNAS est dirigé par l’une des Trois Harpies, Michele Flournoy, les deux autres étant Hillary Clinton et – les mots les plus terrifiants de la langue anglaise – Victoria Nuland, le possible trio mortel en charge de la politique étrangère sous une administration Clinton Trois.

Ceci est en fait un PNAC – Projet pour un Nouveau siècle américain – dopé aux stéroïdes, avec des échos du document guerrier de 1992 Defense Planning Guidance, déguisés sous la rhétorique lénifiante de l’hégémonie bienveillante et de l’ordre international fondé sur des règles. Si, dans sa campagne, Trump arrivait à contenir ses instincts de grand gueulard et de tweeteur maniaque et à se concentrer sur ce que signifie ce monument de bellicisme que sont les États-Unis, pour eux-mêmes et le monde en général, il entraînerait l’adhésion de millions d’électeurs américains indécis.

Malgré toutes ses fanfaronnades, et cela va s’élever vers des niveaux hystériques inouïs, la Dominatrice tous azimuts ne sera pas assez folle pour lancer une guerre – qui sera inévitablement nucléaire – soit contre la Russie, avec les Pays Baltes comme prétexte, ou la Chine, avec la mer de Chine méridionale comme prétexte, les deux principales menaces existentielles du Pentagone.

D’autre part, en Syrie, d’ici à janvier 2017, les cinglés, al-Qaïda ou pas al-Qaïda, anciennement connus sous le nom de rebelles modérés, seront pour la plupart d’entre eux six pieds sous terre.

 

Erdogan peut rendre la vie de l’OTAN en Turquie insupportable. Alors que la Reine de la Guerre est dans la poche de l’AIPAC, et considérant que la Fondation Clinton a des liens confortables, maintenant légendaires, avec la Maison des Saoud, la cible de guerre privilégiée devrait être celle de l’Arabie et d’Israël, une cible pro-Damas en étroite liaison à la fois avec Ankara et Moscou : l’Iran.

Mais, comment y arriver ? Une route, déjà explorée, est de bombarder par tous les moyens – et pas au sens figuré – l’accord nucléaire avec l’Iran. Une campagne concertée dans les médias grand public des États-Unis est déjà en train d’enterrer l’affaire. Même le guide suprême l’ayatollah Khamenei – comme on le raconte aux États-Unis – déclare officiellement qu’on ne peut pas faire confiance à Washington : «Ils nous disent ‘Parlons aussi des questions régionales’. Mais l’expérience de l’accord nucléaire suggère que ceci est un poison mortel et qu’en aucun cas on ne peut faire confiance aux Américains.»

Attendez-vous donc de la part de l’équipe Clinton à un barrage médiatique proverbial aux relents douteux, des accusations sans fondement et de faux drapeaux occasionnels, parfaitement positionnés pour attirer Téhéran dans un piège, comme, par exemple, le vœu pieux neolibéralcon : l’Iran relance son programme nucléaire. Bien sûr, cela ne se produira pas, mais un barrage infernal de désinformation sera mis en œuvre par le puissant lobby anti-iranien au Congrès américain, pour que cela se produise malgré tout, d’une façon ou d’une autre, même sous la forme d’une illusion.

Et tout cela alors que l’Iran, entre autres développements, est en train de planifier un nouveau corridor de transport du golfe Persique à la mer Noire, connectant l’Arménie, la Géorgie et la Bulgarie, positionnant le pays comme une plaque tournante majeure du commerce, reliant le monde arabe au sud et à l’ouest, l’Asie centrale au nord, l’Afghanistan et le Pakistan à l’est, jusque vers l’Europe. Encore une fois, l’intégration eurasienne est en marche.

Téhéran a une myriade de raisons d’être en alerte rouge si la Dominatrice Tous Azimuts met ses pattes sur les codes nucléaires – n’est-ce pas plus effrayant que si c’est Trump ? Elle agira comme un fidèle serviteur infaillible de l’alliance israëlo-saoudienne. La feuille de route est prête. Les néocons et neolibérauxcons, de concert, peuvent à peine contenir leur excitation de voir en action «une force qui peut agir dans plusieurs missions différentes et l’emporter».

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Quand on pense que notre Moi Zident affirme sans rire ;

« Le meilleur service que peuvent rendre les démocrates, c’est de faire élire Hillary Clinton » (F. Hollande)

Le gars qui affirme sans rire également = On me tient au jus !

Et donc il les a, lui aussi, les codes nucléaires ! Ah ça calme hein ?

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Maintenant toujours sur l’excellent Le Saker Francophone et dans un second temps, je vous propose de considérer cette analyse de Norman Pollack – Le 2 août 2016 – Source CounterPunch

L’Amérique et l’énigme Trump

Trump est manifestement un semi-fasciste. Son ethnocentrisme dévorant (American Greatness) et sa xénophobie (Anti-immigrant, Anti-musulman) confirme un processus structurel et idéologique engagé dans un travail de nazification sociale, soutenu par son dévouement à la richesse et sa quête confuse du pouvoir. À cet égard, il est une cible facile pour les libéraux et les progressistes, les démocrates dans leur ensemble et un segment modéré des républicains, ainsi que pour les médias «responsables» comme le New York Times.

Il n’y a rien à argumenter. S’il était possible d’en rester là, en faisant abstraction de toutes les circonstances et de la réalité, tout ce qui précède se tiendrait, vrai en soi-même et par soi-même, sans autre qualification. Pourtant, je ne retire rien à l’acte d’accusation de Trump – une menace absolue à la pensée et à la pratique démocratique – en disant qu’il s’agit là seulement de la moitié de l’histoire. L’autre moitié est l’Amérique elle-même, en particulier ceux qui le dépeignent comme un monstre. Ils n’ont pas les mains propres, de haut en bas, en commençant par Obama et Clinton, y compris la plupart de ceux que nous rangeons communément à Gauche.

Trump est l’Amérique. Je ne suis pas un spécialiste des sciences sociales, à savoir, quelqu’un qui, comme Barrington Moore l’a souligné, pourrait apporter des propositions sur la société jusqu’à la quatrième décimale et certifier leur validité. Je suis franchement impressionniste ici, mais j’estime qu’entre la moitié et les deux tiers des Américains pensent comme Trump en leur for intérieur, et la vision de l’histoire américaine depuis la Seconde Guerre mondiale tend à confirmer cela. Le léopard ne peut pas effacer ses taches, sauf, au moment des élections, quand il lui incombe de faire apparaître un côté plus éclairé que l’autre, masquant les attitudes pulsionnelles – ou réfléchies – sous la logorrhée béate du libéralisme et des droits de l’homme.

Toutes les positions qu’il a prises jusqu’à présent – comme autant de clous dans son cercueil politique – et qui sont immédiatement jetées en pâture aux médias et condamnées, représentent en fait ce que la grande majorité des Américains croit.

Ce n’est pas seulement que Trump actualise un semi-fascisme excessif, mais qu’il incarne aussi l’Amérique : ethnocentrique, xénophobe, et pire encore, assoiffée de sang, dans la quête de sa sécurité nationale et du triomphe du capitalisme monopolistique. Anti-immigrés, anti-musulmans, évidemment, bien que non autorisé pour la consommation publique. Déférence à la richesse et aux riches – et alors, quoi de neuf ? Le patriotisme comme marqueur de conformité aux principes raciaux – auxquels les Noirs sous Obama se sont soumis, abandonnant toute radicalité potentielle qui résulterait dans la dignité et l’égalité – la structuration sociale hiérarchisée, et les poisons envahissants du militarisme – idem.

En d’autres termes, la critique de Trump est trompeuse et auto-satisfaite. Personne ne se soucie vraiment de ses positions politiques fascistes, de ses insultes et diffamations tous azimuts, parce qu’elles sont aussi les nôtres, la Puissante Forteresse de la Vertu : l’Exceptionnalisme. Ce qui nous intéresse, ce sont ses références à Poutine et la Russie. Là, il va trop loin. Chaque intellectuel de think-tank ou expert de la défense est hors de ses gonds – littéralement – devant cette trahison manifeste des vérités morales de la Guerre Froide, concernant la place de l’Amérique dans le monde. Si Trump l’avait joué réglo, comme prévu par les deux partis et l’électorat en général, avec le jargon du Pentagone en bandoulière, l’anticommunisme dans les bagages, la rhétorique du monde libre fraîchement ravalée pour l’occasion, nous aurions une élection présidentielle très différente.

L’hypocrisie est rampante – qu’il peut ou ne peut pas détecter. Clinton est tout aussi idéologiquement et politiquement pourrie que lui, pourrie est un terme fort que j’utilise au sens propre – si l’on peut dire – cela signifie putridité, corruption morale – à la fois en politique intérieure et extérieure. L’invocation russe/Poutine est une commodité pour signifier quelque chose d’autre, la peur de l’exposition à l’ensemble de la dérive politique que l’Amérique et ses dirigeants ont engagée. Ce qui est sûr, c’est que Trump et Clinton sont en phase avec les tendances fascistes de la nation, ce qui explique pourquoi ils ont été poussés jusqu’au rôles politiques dont ils jouissent aujourd’hui. Clinton est-elle seulement meilleure que Trump au sujet de Wall Street, des privatisations, de la concentration financière, de la pénétration des marchés, de la fiscalité des entreprises, et même à propos des retombées en largesses et en amitiés ?

Quoi qu’il en soit, de Goldwater Girl à ce jour, elle n’a pas changé d’un iota, en vertu de l’exemple et de la tutelle de Bill, encore plus extrême dans la recherche du soutien d’un capitalisme brutal et militarisé, ce n’est pas ce que l’on aurait pu prévoir chez quelqu’un ayant étudié à Wellesley.

Mais c’est son bagage en politique étrangère, un record incontestable, qui met sa foulée dans celle de Trump, et en fait devant lui dans l’art de l’intervention, du changement de régime, de l’assassinat politique – n’est-ce-pas à cela que sert l’approbation des assassinats par des drones armés ? Clinton, telle Lincoln Grand Émancipateur des Enfants, est responsable de l’assassinat de plusieurs enfants, en tant que secrétaire d’État et même avant et après, en recommandant le sursaut militaire afghan, et dans son copinage avec Flournoy et Panetta  – destinés à des postes ministériels si elle devait gagner – qui invite l’Amérique à une posture de guerre permanente. Trump est encore à l’école primaire, par rapport à Clinton, dans l’exploitation de l’establishment guerrier aux fins de confrontation militaire et idéologique avec la Russie et la Chine, une poussée unilatérale simultanée pour une domination mondiale incontestée.

Conclusion : Trump n’est pas Debs, Heywood, ou le Dr King. Il est aussi proche de l’incarnation du mal qu’il lui est possible. Mais il en va de même pour Clinton. Ainsi que pratiquement pour tous les libéraux et progressistes qui, pendant trop longtemps, ont gardé leur antiradicalisme rance sous la surface, alors qu’ils ont toléré ou soutenu activement la répression et les agressions à l’étranger.

Critiquer Trump sans, dans la même mesure et avec une égale conviction, critiquer Clinton, c’est rester embourbé dans la fausse bonne conscience qui rend complice de la fascisation en cours de l’Amérique.

Norman Pollack Ph.D. Harvard, Guggenheim Fellow, a écrit sur le Populisme Americain comme activiste d’un mouvement radical. Il s’intéresse à la théorie sociale et à l’analyse structurelle du capitalisme et du fascisme. Il peut être joint à pollackn@msu.edu.

Traduit et édité par jj, relu par nadine pour le Saker Francophone

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Et là, notre Moi Zident affirme sans rire, le 2 août également ;

Les excès de Donald Trump provoquent un sentiment de « haut le coeur »

Je nous ai souvent appelé pour ma part à reconnaitre les faits et avec patience et respect à nous interconnecter, nous les peuples et à se désintoxiquer volontairement avant d’enclencher un nouveau paradigme.

Parce qu’il apparait clairement que l’Amérique fasciste qu’elle vote Trump ou Killary est et restera un Empire fasciste puisqu’il s’est construit sur un ethnocide et un présupposé suprématiste et parfaitement raciste perdurant jusqu’à ce jour et commémoré chaque année comme l’An neuf en niant à jamais les Peuples Originels !

Ce jour, dans nos Merdias on peut lire que Trump accuse publiquement Oblabla et Killary d’avoir créé Daesh ; So What ? On le sait depuis un bail et qu’a-t-on fait ?

On a continuer à voter malgré les aveux de Killary ; Ici !

Les gens contre qui nous nous battons aujourd’hui, nous les avons créé il y a 20 ans !

Eh oui, ça aussi ça calme ! Ou pas…

Malgré les aveux sur CNN le 11/02/2015 du Général Wesley Clark qui reconnait que ;

« Nos amis et alliés nous ont aidé à créer ISIS/DAESH pour combattre le Hezbollah ! »

Et bien comme ça c’est beaucoup plus clair, non ?

Tout cela c’est uniquement au N.O.M. du Gaz et rien d’autre et là pour conclure je vous invite à lire l’excellent Résistance71, qui dans cet article nous a remis en mémoire cette vidéo du Général Wesley Clark qui est sous-titrée en français et documentée en préambule et en conclusion pour que les choses soient bien claires et elles le sont ;

Guerre coloniale au Moyen-Orient : La Syrie se bat pour sa survie… Le Hezbollah est le rempart anti-colonial dans la région…

“La résistance a émergé en tant que réaction à l’occupation israélienne, qui a commencée en Palestine et s’est étendue aux autres régions arabes. C’est pourquoi aussi longtemps qu’existera l’occupation israélienne, la résistance persistera, car la résistance émane d’une croyance fondamentale d’éliminer cette occupation et ne représente en rien une condition temporaire ou sauvage. […] N’oublions jamais notre responsabilité de soutien au peuple palestinien, l’association entre la cause palestinienne et nos propres réalités quotidiennes et comment la question palestinienne impacte sur le Liban et de fait sur la région toute entière.”

~ Naïm Qassem, secrétaire adjoint du Hezbollah, 2005 ~

Le Hezbollah et Hassan Nasrallah la sentinelle de l’indépendance libanaise

 René Naba  | 9 août 2016 |  Url de l’article : http://www.les7duquebec.com/7-au-front/hezbollah-hassan-nasrallah-la-sentinelle-de-lindependance-libanaise/

Lire la suite ici = https://resistance71.wordpress.com/2016/08/11/guerre-coloniale-au-moyen-orient-la-syrie-se-bat-pour-sa-survie-le-hezbollah-est-le-rempart-anti-colonial-dans-la-region/

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Bien sûr vous pouvez continuer à roupiller, rien ne vous en empêche !

Mais faudra pas venir chouiner après !

Bon nous on va tenter autre chose, vous nous en voulez pas hein ?

JBL1960

 

 

Résumé Sott 07/2016

Mois de juillet particulièrement meurtrier ;

Aucun sensationnalisme n’est de mise ici.

Et je relaie cette incroyable collecte d’infos, de vidéos de part le monde et juste pour le mois de juillet 2016 qui démontre assurément que nous ne sommes rien…

Et comme souvent, la mort est en directe et c’est terrible, tétanisant, stupéfiant et sidérant.

Et nous sommes impuissants face à la force et à puissance incroyable de ces évènements climatiques extrêmes ;

 

Parfois on se demande juste comment c’est possible, une telle soudaineté et on se rappelle Pompéi, entre autres…

Vous pouvez voir celui du mois dernier ici.

Source = fr.sott.net

JBL1960

 

 

Ni Vérité, ni Réconciliation !

Finalement rien de tout cela !

Du vent mauvais…

Pour comprendre pourquoi il est nécessaire de relayer l’information ci-dessous, il est utile de prendre connaissance de ce dossier intitulé MEURTRE PAR DÉCRET ; Le crime du génocide au Canada, car nous ne devons jamais perdre de vue que L’Empire Zunien, Canadien, Australien, Néo-Zélandais, Sud-Africain, et depuis sa création Israélien et d’ailleurs on apprend aujourd’hui grâce au site Les Moutons Enragés que même Google Map essaie d’effacer les territoires Palestiniens pour ne laisser place qu’au seul État qui vaille ; Israël !

N’a qu’un seul et unique objectif ; Nous écrabouiller la tronche et parce qu’ils ont tout leur temps et pour leur seul profit…

Pour compléter utilement cet article vous pourrez aussi lire ce billet ici, , et encore ici ou et celui-ci également comme celui- et ainsi vous comprendrez pourquoi aucune Commission ne recherchera la Vérité dans ce Système ou ne pratiquera aucune enquête.

D’ailleurs le Justin Waterhole n’est qu’une Marionnette qui joue très mal son rôle tant les ficelles qui le manipule sont grosses, énooorrrmes même, et tant cela se voit !

Et donc, il nous appartient avec patience, respect de prendre la tangente parce qu’aujourd’hui comme hier c’est les Princes contre les Peuples !

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Blanchiment de crime contre l’humanité au Canada… La nouvelle farce: la Commission Nationale d’Enquête sur les Femmes Disparues…

Ils sont là pour embrumer le massacre et non pas pour le stopper

L’équipe de nettoyage de Justin (NdT : Trudeau, nouveau premier ministre canadien) sévit sur la côte Ouest alors que les femmes indigènes disparaissent de plus belle.

Kevin Annett | 6 août 2016 | url de l’article original : http://itccs.org/2016/08/06/they-come-to-fog-the-slaughter-not-to-stop-it/

~ Résistance 71 ~

L’Enquête Nationale sur les Femmes Disparues a annoncé aujourd’hui la nomination de ses cinq commissaires… Leur mandat inclut l’étude des “causes systémiques” derrière les disparitions et de faire une série de recommandations au gouvernement sur la mise en place d’un plan d’action à long terme….

Blablabla… (bâillements)

Oui Virginie, c’est vrai : Les Canadiens sont vraiment ennuyeux. Mais le tout dernier exercice en date de la saga du blanchiment officiel (de crime) s’appelle la Commission d’Enquête Nationale sur la Disparition des Femmes (CNEFD) et bien pire qu’une simple banalité. Alors que vous vous endormez dans l’ennui créé par un nouvel exercice gouvernemental de rhétorique et de paperasserie coûtant bien sûr quelques 70 millions de dollars aux contribuables, le crime sur lequel la commission “enquête” de manière si ostentatoire, continue de plus belle, comme il est supposé le faire. Après tout, le marché aux esclaves modernes est un business bien trop lucratif pour que quoi que ce soit d’autre ne se passe.

Quant à la légitimité de ce que j’appelle “Le fiasco de la Commission Vérité et Réconciliation, deuxième partie”: pourquoi quiconque ayant trois cellules de matière grise pouvant se frotter l’une sur l’autre, devrait faire confiance à ce même état qui vient juste de camoufler et blanchir le plus grand crime de l’histoire canadienne (NdT: le génocide des enfants indigènes via le programme des pensionnats pour Indiens, voir notre traduction du dossier de contre-rapport “Meurtre par Décret” sur ce blog), de ne pas faire la même chose avec les cadavres de milliers de femmes autochtones ? Spécifiquement lorsqu’il planifie d’utiliser les mêmes agences de police qui font disparaître ces femmes ?

Le niveau de QI a t’il soudainement plongé les gars ?…

Bon, c’est le Canada après tout, et la côte ouest en plus: notre Nirvana local à l’EEG plat, ou des adorateurs du soleil et buveurs de café au lait sont bien trop engoncés dans les affres de la belle vie pour remarquer la puanteur émanant de la partie Est du centre de la ville de Vancouver, de là où essentiellement des femmes et des enfants autochtones ont disparu des rues depuis des décennies.

J’ai appris au sujet de tout cela la toute première semaine de mon travail alors que j’étais un tout jeune prêtre de rue au printemps de l’année 1986 : la même année où l’Expo 86 jeta dehors plus de 1000 anciens et pauvres gens hors de leurs hôtels et appartements qu’ils partageaient pour faire de la place aux gros et gras touristes. Trois prostituées aborigènes disparurent de Hastings Street en juste une semaine sans qu’aucun média ne rapporte ce fait.

Trente ans et la moitié de ma vie plus tard, rien n’a vraiment changé, à part le besoin du gouvernement de faire semblant de s’y intéresser, tandis que l’odeur de cadavres commencent à sortir hors des ghettos et des bidonvilles du centre ville de Vancouver et que ceci commence à devenir info en Allemagne et en Nouvelle-Zélande…

Mon amie maintenant décédée Harriett Nahanee, qui occupait des églises tueuses d’enfants avec moi juste à un pâté de maison de là où les disparus continuent de disparaître, avait dit une fois que demander pourquoi des enfants mourraient dans les pensionnats pour autochtones revenait à demander pourquoi des fœtus sont éliminés dans les cliniques pour avortement. La même chose peut-être dite au sujet de “l’enquête” sur les disparitions de femmes aborigènes. Pourquoi toutes ces disparitions ? Parce qu’elles sont supposées disparaître, imbécile !

Ou voyons voir un peu : Est-ce que j’ai moi-même imaginé la loi sur les Indiens (Indian Act), qui nie toujours légalement les natifs vivant sur les réserves les pleins droits de citoyens et les rend par là-même complètement périssable ? Ai-je aussi imaginé le ciblage routinier des Indiens SDF comme cibles d’entraînement par la GRC et les flics de Vancouver et ce sans que jamais de réprimande ne soit allouée ? Ai-je aussi imaginé l’énorme taux de mortalité des aborigènes urbains, taux en hausse perpétuel ?

Que dire de la politique officieuse du “ne pas ranimer” s’appliquant aux Indiens qui sont amenés dans les salles d’urgence des hôpitaux de Vancouver ? Ou de la saisie routinière des enfants aborigènes sans aucune raison ou mandat des autorités sociales par les flics de Vancouver ou les assistants sociaux, ainsi que leur incarcération subséquente dans des foyers de riches violeurs pédophiles blancs ? Ou l’obligation pour des familles aborigènes entières de quitter leurs terres sous la menace d’armes par les gendarmes de la GRC ou autres portes-flingues payés par des entreprises étrangères ? (NdT: essentiellement chinoise de nos jours en Colombie Britannique, qui est vendue morceau par morceau aux cartels miniers et énergétiques chinois par les politiques et hauts-fonctionnaires véreux, contrôlant par la corruption les “conseils” de bandes indiennes locaux sous contrôle colonial, qui cèdent les terres ancestrales illégalement aux cartels industriels..)

Ah oui, les femmes aborigènes disparaissent en grand nombre aussi.

George Brown sait très spécifiquement pourquoi elles disparaissent, c’est aussi pourquoi il ne fit pas de vieux os en tant que gendarme aborigène incorporé dans la GRC (Gendarmerie Royale du Canada, la fameuse “police montée” canadienne, qui est l’équivalent du FBI yankee et a compétence sur l’ensemble du territoire fédéral canadien. A l’origine, la GRC fut créée comme traqueuse d’Indiens et pour ramener les renégats dans les “réserves”…) de Vancouver. Lui et moi, ainsi que quelques autres personnes, avons fait notre propre enquête sur ces femmes disparues vers 2003, nous avons bien failli aussi y laisser notre peau. D’après George:

“C’est bien plus gros que ce qu’en dit l’histoire officielle, celle d’un tueur solitaire. Beaucoup de flics sont impliqués, mais ils protègent essentiellement les pontes se trouvant derrière ces assassinats et le marché des snuff films (NdT: films pornographiques où des esclaves sexuels, souvent des femmes et des enfants, sont mis à mort et filmés dans ce rituel. Ce marché lucratif est géré par des réseaux impliquant des officiels des gouvernements, des juges, des hauts-fonctionnaires, des politiciens etc…). Si vous en parlez, vous mourrez, c’est aussi simple que cela. Il y a trop d’argent en jeu et trop de gens profitant de ce business juteux pour permettre à quiconque de soulever le couvercle de cette marmite infernale et d’étaler cette merde au grand jour. C’est un énorme marché aux esclaves et ce marché implique les Chinois, les Thaïlandais, les Américains, même les “chefs” élus des nations aborigènes du Nord de la province. Mais ne vous attendez pas à ce que tout cela sorte. Ils vont blanchir et continueront de blanchir tout çà avec l’histoire habituelle du tueur psycho solitaire.”

Quelqu’un a t’il mentionné Willie Pickton ? (NdT: Pickton a été le bouc émissaire d’une affaire de disparitions et d’assassinats de femmes aborigènes sur Vancouver, même s’il couvrait manifestement des commanditaires, il fut déclaré “tueur solitaire”, jugé et incarcéré… çà rappelle l’affaire Dutroux ?… Mais non on l’a pas dit… bon alors on l’a pas dit fort… )

C’est un truc bizarre avec le Canada: plus les choses deviennent criminelles et plus on a de sbires pour dissiper les ténèbres. Derniers en date bien sûr, une femme et juge aborigène qui préside la très fédérale Commission Nationale d’Enquête sur les Femmes Disparues (CNEFD), Marion Buller, qui représente le tout dernier effort de “lavage plus rouge” en date et qui se repose sur vous tous, braves libéraux bourgeois blancs et coupables, pour que vous lui donniez votre estampille d’acquiescement alors que vous vous applaudissez et vous félicitez entre vous d’être si progressistes.

Mécontent du nouvellement bassement représenté président de la CVR Murray “regardez-moi mentir lorsque mes lèvres bougent” Sinclair, merde, il était aussi un juge aborigène, imaginez un peu ! On se retrouve maintenant avec une présidente de la commission d’enquête qui est même critiquée par le journal du National Post comme étant “un choix questionable, considérant le fait qu’elle a une propension depuis son banc à ne donner que des sentences légères à ceux qui offensent les aborigènes.” Merde Sherlock ! Elle semble en fait être parfaite pour le boulot à venir !

Comme on dit en droit coutumier, laissons ceux qui doivent être trompés, être trompés.

Quant à moi et ma maisonnée, malgré les requêtes pour que j’y assiste ou pour que je manifeste en dehors ou dans l’enquête sur les femmes disparues lorsque ce grand cirque arrivera bientôt en ville, je vais en fait me réfréner de le faire. Je me suis rendu compte que les mensonges et les menteurs officiels reçoivent bien trop d’attention de notre part, celle du peuple, ceci est aussi une des raisons pour laquelle les tueurs et leur fange continuent d’échapper à la justice.

Au lieu de cela, je suggère humblement que nous focalisions notre attention là où il se doit: en mobilisant la communauté pour traquer et localiser ceux qui kidnappent, trafiquent et tuent des innocents, qui qu’ils soient et de gérer leur cas de la manière dont l’esprit nous l’indique. Ceci demande plus d’indépendance, de courage et d’auto-détermination que possèdent tout Canadien ou Aborigène que je connaisse.

Bien entendu, dans mes meilleurs moments, je suis un optimiste incurable. Je crois sincèrement qu’un jour nous les Canucks (NdT: la façon dont les Canadiens s’appellent eux-mêmes affectueusement), seront en fait dignes de tous les bons sentiments qui nous sont prêtés et que nous nous prêtons a nous-mêmes. Dans le même temps, je prends ma pelle et peut-être même un flingue. M’accompagnerez-vous ?

Url de l’article = https://resistance71.wordpress.com/2016/08/10/blanchiment-de-crime-contre-lhumanite-au-canada-la-nouvelle-farce-la-commission-nationale-denquete-sur-les-femmes-disparues/

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Pour ma part, je pense que les Canucks ou les Zuniens de Papiers, rêvons un peu, seront totalement pris au sérieux lorsqu’ils décideront d’être aux côtés des Natifs/Indigènes/Autochtones pour créer la société des sociétés la plus égalitaire possible et comme je l’explique dans le détail dans ce billet ; DÉPOSSESSION VOLONTAIRE car c’est à l’attention de nous tous ;

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux, émancipés de leur héritage colonial, se tenant debout, main dans la main avec les peuples indigènes du monde entier.

Et parce que nous sommes tous inter reliés !

Mitakuye Oyasin – R71

Mais en aucun cas juste devant, être aux côtés des Peuples Originels cela veut dire tous ensemble, sur une même ligne, personne devant, personne derrière…

Et je précise bien ce point car certaines idées sont implantées dans nos cortex depuis tellement longtemps et si profondément qu’il nous faut réellement les extirper de nos cerveaux et de nous-mêmes appuyer sur la touche « RESET » et effacer les dogmes, les doctrines, les présupposés de nos mémoires et à jamais. Et ensuite enclencher un nouveau paradigme.

Ici, ou , nous appelons tous les Peuples de la Terre à s’unir et à être côte côte tous ensemble pour œuvrer solidairement à bâtir cette société « idéale » ;

Aussi, l’appel de Margot Kidder  « Mes Chers Concitoyens – Nous sommes fous » aurait à mon sens eut un juste écho s’ils s’étaient adressés à tous, Natifs inclus, plutôt qu’aux seuls Zuniens, Canadiens ou Québecois de papier, sa référence aux « Indiens d’Amérique » qui ne sont pas les vrais Américains mais juste les Peuples originels, les Natifs, pour moi est un peu courte et je m’en explique après ;

“Mes chers concitoyens, nous sommes fous” / My Fellow Americans : We Are Fools

J’ai regardé, ce soir, la Convention nationale démocratique à la télévision, et j’ai décidé d’essayer d’expliquer, ici, quelque chose qui va provoquer le mépris de beaucoup de mes amis.

Mais les mots se bousculent dans ma gorge et mon estomac est tordu de douleur et il faut que je crache ma bile. L’anti-américanisme en moi est sur le point d’exploser, je ne contiens plus ma rage. Moi qui suis, par hérédité, à moitié américaine d’une manière qui me fait « plus » américaine que presque tout le monde dans ce pays, sauf pour les vrais Américains, les Indiens d’Amérique, je refuse absolument, ce soir, d’être américaine, comme vous.

Je suis à moitié canadienne, j’ai été élevée là-bas, avec des valeurs très différentes que celles que vous, Américains, partagez, et ce soir – après les interminables gargarismes, vantardises, et diatribes sur la grandeur du militarisme américain, et l’extase générale devant la force militaire américaine, et les fanfaronnades sur la destruction d’ISIS et sur le fait que l’Amérique est le pays le plus puissant de la terre, et l’histoire grotesque d’une femme dont le fils est mort dans une guerre d’Obama et qui a pleuré de reconnaissance sur l’épaule d’Obama, ce soir, je me sens profondément canadienne. Tous les enseignements subliminaux que j’ai reçus sur les brutes qui vivaient de l’autre côté de la frontière, sur leur grossièreté et leur manque d’éducation et sur le droit qu’ils s’octroyaient de bombarder qui ils voulaient dans le monde simplement parce qu’ils convoitaient ce que les habitants de l’autre pays avaient, et sur leur cupidité, me sont revenus à l’esprit.

Je viens de rentrer d’une marche farouche le long de la rivière Yellowstone, ici, dans le Montana, pour que les montagnes lointaines me reconnectent à un lieu de bonté dans mon âme, mais je n’y suis pas arrivée. Le paysage était aussi magnifique que d’habitude, mais il ne pouvait pas éteindre la rage qui régnait dans mon cœur. La vision de tous les enfants morts en Syrie que Hillary Clinton a contribué à tuer ; les enfants déchiquetés par les bombes en Afghanistan et au Pakistan larguées par les drones d’Obama, l’horrible chaos de Libye, le désert total de l’Irak, la mort et la destruction partout causées par l’intervention militaire américaine. L’Ukraine, le Honduras, le Salvador, le Guatemala, le Chili, et j’en passe – votre pays a bombardé sa vie civile et l’a détruite d’une manière très profonde.

Quand j’ai entendu les acclamations à l’armée et les déclarations de puissance sortir des haut-parleurs du Centre Wells Fargo, je vous ai haïs. J’ai haï chacun d’entre vous. J’ai compris au plus profond de moi que ce qu’on m’avait appris enfant était vrai : VOUS êtes l’ennemi. VOUS êtes le pays qu’il faut redouter. VOUS êtes le pays qui doit nous répugner. VOUS êtes ignorant. Et votre cupidité, votre autosatisfaction et votre arrogance ne connaissent pas de bornes.

Je ne suis pas américaine ce soir. Je rejette mes ancêtres puritains qui ont débarqué dans ce pays en 1648. Je rejette les paroles que j’ai prononcées lors de ma cérémonie de citoyenneté. Je rejette même chaque instant de découverte passionnante que j’ai vécu dans ce pays.

Vous n’avez aucune idée de ce que ça fait aux habitants des autres pays de vous entendre vous vanter et acclamer vos bombes et vos soldats et vos chefs militaires sanguinaires et vos criminels de guerre et votre Commandant en chef dénué de conscience et dégoulinant de sang. Tous ces paroles triomphantes sont perçues par le reste d’entre nous, par nous, qui ne sommes pas Américains, par toutes les cellules de notre corps, comme totalement répugnantes et obscènes.

Et, vous êtes tous là ce soir, collés à vos téléviseurs et vos ordinateurs, vos cœurs gonflés d’orgueil parce que vous appartenez au pays le plus fort de la terre, à acclamer votre Président, le plus grand Assassin de la terre. Complètement inconscients de la répulsion que vous inspirez au monde entier. Vous tuez et vous tuez et vous tuez, et vous continuez d’être fiers de vous.

Nous sommes fous.

Margot Kidder

29 juillet 2016 – Information Clearing House – Traduction : Dominique Muselet

source de la traduction de l’article = Info-Palestine.eu

Je ne suis pas américaine ce soir. Je rejette mes ancêtres puritains qui ont débarqué dans ce pays en 1648. Je rejette les paroles que j’ai prononcées lors de ma cérémonie de citoyenneté. Je rejette même chaque instant de découverte passionnante que j’ai vécu dans ce pays.

Chère Margot, permettez-moi juste de vous dire pourquoi vos mots m’en rappellent d’autres et pourquoi je me bats afin que vous ne puissiez plus avoir de telles pensées et donc les exprimer en ces termes ;

“Plus jamais de simples mortels ne pourront espérer revivre l’exaltation, l’émerveillement et la satisfaction de ces jours d’Octobre 1492, lorsque le nouveau monde donna gracieusement sa virginité aux conquérants castillans.”

~~ Samuel Morison ~~

Cette phrase est issue de ce billet = Octobre 1492 : Des crucifix et des échaffauds

Je me bats afin que plus personne, plus jamais, ne fête Thanksgiving, ou l’Australia Day ou le Día de la Raza ou Colombus Day ou le Jour de la Découverte.

Je me bats afin que plus aucun blanc ne puisse remercier aucun Dieu de lui avoir donné la force et le courage d’avoir tué l’indien (Natif/Indigène/Autochtone) pour le sauver lui !

Je ne me bats pas contre vous mais aux côtés des Natifs pour que nous puissions faire tomber cet Empire qui s’est construit sur un mensonge, un de plus, sur le vol des Terres et un empire sans terre est un empire à terre.

Vous n’avez pu trouvez réconfort dans le merveilleux paysage du Montana car celui-ci a juste été volé aux Natifs, tout comme les fermiers de Malheur dans l’Oregon tout proche se sont battus à mort pour la terre usurpée, à la Nation Paiute qui vit dans des réserves, sur le sol sacré de ses ancêtres…

Vous avez raison de désespérer car Killary ou Trump ne veulent aucun changement pour eux et les psychopathes aux manettes, mais Justin Trudeau (Waterhole) non plus !

Et notre Moi Zident, itou, et croyez bien que nous en sommes bien conscients !

La nation Mohawk nous a rappelé que nous avions le choix, toujours, de nous débrancher de la Matrix ;

Tenons-nous debout ;

Tous  ensemble, tête levée et côte à côte…

Juste terrien !

JBL1960

Les Princes contre les Peuples…

Comme d’hab j’ai envie de dire !

Je reproduis ci-dessous l’article de Résistance71 consacré à l’œuvre de Jean-Paul Marat ;

« Les chaînes de l’esclavage »

Les chaînes de l’esclavage fut écrit comme un anti-“Prince” de Machiavel ainsi que le stipule son long sous-titre: “Ouvrage destiné à déjouer les noirs attentats des princes contre les peuples ; les ressorts secrets, les ruses, les menées, les artifices, les coups d’État qu’ils emploient pour détruire la liberté et les scènes sanglantes qui accompagnent le despotisme.

Version PDF de cet ouvrage ► http://classiques.uqac.ca/classiques/marat_jean_paul/chaines_esclavage/marat_chaines_esclavage.pdf

Et ici, vous trouverez un dossier Agoravox qui pose la question ;

Pourquoi Charlotte Corday a-t-elle tué Jean-Paul Marat.

Et en toute fin je rajoute mon grain de sel…

Source initiale de la compilation de ces citations = http://chouard.org/blog/2016/07/26/pourriture-politicienne-segolene-royal-nous-ne-ferons-pas-lerreur-de-cameron-nous-ne-ferons-pas-de-referendum-sur-la-sortie-de-leurope/

Changement politique et le blasphème de la délégation du pouvoir du peuple…

Marat était un défenseur de l’État populaire, des institutions sous le contrôle permanent du peuple. Il était un véritable ami du peuple, il en donna le nom à sa publication révolutionnaire. Devant l’assujettissement de l’État au pouvoir de la finance et de la bourgeoisie, Marat, proche des hébertistes et des sections (sans-culottes), aurait sans doute, s’il avait vécu, été un fervent soutien d’une évolution politique plus “anarchiste” de la France pour le bien commun du peuple et de la liberté. Souvent présenté comme un révolutionnaire sanguinaire limite psychopathe, il convient de rendre à Marat sa vision et son idéal politique. Son œuvre phare fut écrite en 1774, soit 15 ans avant la révolution: “Les chaînes de l’esclavage”, dont nous avons publié de très larges extraits sur ce blog (cliquez sur le titre). Cet ouvrage d’une actualité et modernité toujours époustouflantes devrait figurer dans la liste des textes étudiés dans nos bahuts, ceci ne manquerait bien évidemment pas de réhabiliter celui qui fut, comme le dit son épitaphe sépulcrale un véritable “ami du peuple”, bien plus que ne le furent les “figures” rendues populaires de la révolution des Danton, Robespierre et Saint Just réunis.
“Les chaînes de l’esclavage” fut écrit comme un anti-“Prince” de Machiavel ainsi que le stipule son long sous-titre: “Ouvrage destiné à déjouer les noirs attentats des princes contre les peuples ; les ressorts secrets, les ruses, les menées, les artifices, les coups d’État qu’ils emploient pour détruire la liberté et les scènes sanglantes qui accompagnent le despotisme.

En 1774, l’ami du peuple nous donnait déjà la marche à suivre pour lutter contre le despotisme. Marat devait mourir et son œuvre être oubliée de tous afin que puisse perdurer le despotisme aristocratique bourgeois de la finance et du commerce relayant celui de l’aristocratie de “droit divin”. Nous n’en sommes toujours pas sortis… (Re)lire Marat le visionnaire est un pas de plus vers la libération finale.   ~ Résistance 71 ~

La France des sections communales

Le mandat impératif (Jean Varlet 1792)

Citations de Jean Paul Marat… Un véritable ami du peuple

 « Veiller est le premier devoir de tout bon citoyen. »
Jean-Paul Marat, 13 avril 1792.

« Apprenez donc que, hors ce qui concerne la discipline militaire, c’est-à-dire, le maniement et la tenue des armes, les exercices et les évolutions, la marche contre les ennemis des lois et de l’État, les soldats de la patrie ne doivent aucune obéissance à leurs chefs ; que loin de leur être soumis, ils en sont les arbitres ; que leur devoir de citoyen les oblige d’examiner les ordres qu’ils en reçoivent, d’en peser les conséquences, d’en prévenir les suites. Ainsi lorsque ces ordres sont suspects, ils doivent rester dans l’inaction ; lorsque ces ordres blessent les droits de l’homme, ils doivent y opposer un refus formel ; lorsque ces ordres mettent en danger la liberté publique, ils doivent en punir les auteurs ; lorsque ces ordres attentent à la patrie, ils doivent tourner leurs armes contre leurs officiers. Tout serment contraire à ces devoirs sacrés, est un sacrilège qui doit rendre odieux celui qui l’exige, et méprisable celui qui le prête. »
Marat, « L’Ami du Peuple », 8 juillet 1790.

« Le droit qu’ont les citoyens de s’assembler où il leur plaît, et quand il leur plaît, pour s’occuper de la chose publique, est inhérent à tout peuple libre.
 Sans ce droit sacré, l’état est dissous, et le souverain est anéanti ; car, dès que les citoyens ne peuvent plus se montrer en corps, il ne reste dans l’État que des individus isolés ; la nation n’existe plus.
On voit avec quelle adresse les pères conscrits ont anéanti la souveraineté du peuple, tout en ayant l’air d’assurer la liberté individuelle. En Angleterre, toute assemblée paisible est licite : la loi ne défend que les attroupements séditieux. Voilà la liberté. »
Marat 16-17 août 1792.

« C’est à la lueur des flammes de leurs châteaux incendiés qu’ils ont la grandeur d’âme de renoncer au privilège de tenir dans les fers les hommes qui ont rencontré leur liberté les armes à la main. […] Ces sacrifices sont pour la plupart illusoires. »
Jean-Paul Marat, « L’Ami du Peuple », 21 septembre 1789.

« Quelque heureux que puissent être les changements survenus dans l’État, ils sont tous pour le riche : le ciel fut toujours d’airain pour le pauvre, et le sera toujours… Qu’aurons-nous gagné à détruire l’aristocratie des nobles, si elle est remplacée par l’aristocratie des riches ? »
Jean-Paul Marat (1790), cité par Jean Massin, p 28.

« La liberté de tout dire n’a d’ennemis que ceux qui veulent se réserver la liberté de tout faire. Quand il est permis de tout dire, la vérité parle d’elle-même et son triomphe est assuré. »
Jean-Paul Marat « Les Chaînes de l’esclavage »

« Dès qu’une fois un peuple a confié à quelques-uns de ses membres le dangereux dépôt de l’autorité publique et qu’il leur a remis le soin de faire observer les lois, toujours enchaîné par elles, il voit tôt ou tard sa liberté, ses biens, sa vie à la merci des chefs qu’il s’est choisi pour le défendre. »

Jean-Paul Marat, « Les chaînes de l’esclavage » (1774).

« C’est un blasphème politique d’oser avancer que la nation, de qui émanent tous les pouvoirs, ne peut les exercer que par délégation ; ce qui la mettrait elle-même dans la dépendance, ou plutôt sous le joug de ses propres mandataires. »

Jean-Paul Marat, 1791.

« Le parlement sous l’influence de la cour, ne s’occupera jamais du bonheur public. Ne concevez-vous pas que des intrigants qui ne doivent leur nomination qu’à l’or qu’ils ont semé, non contents de négliger vos intérêts, se font un devoir de vous traiter en vils mercenaires ? Cherchant à raccrocher ce qu’ils ont dépensé pour vous corrompre, ils ne feront usage des pouvoirs que vous leur avez remis, que pour s’enrichir à vos dépens, que pour trafiquer impunément de vos droits. »
Jean-Paul Marat, Les chaînes de l’esclavage (1774).

« Si les bourgeois ont pris les armes en 89, c’est avant tout par effroi des pauvres. La bourgeoisie s’est servie des pauvres dont elle avait besoin pour intimider la Cour et pour établir sa propre oligarchie. Et les nouveaux maîtres, la Législative, sont des faiseurs d’affaires pour qui la liberté c’est le privilège de s’enrichir sans obstacle. »
Jean-Paul Marat, « L’ami du peuple », 20 nov. 1791, cité par Henri Guillemin dans « Les deux révolutions. », p. 110.

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Je souscrit complètement au préambule de R71 qui souligne la modernité et l’actualité époustouflantes de l’œuvre comme des pensées de Jean-Paul Marat.

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R71 me faisait également remarquer, concernant le texte d’Élisée Reclus « L’Anarchie » que j’ai relayé en lien avec eux ici ;

« Ce que nous notons avec grand intérêt est que ces textes suscitent un bien plus grand intérêt pour l’anarchie et son mode de vie libre et égalitaire, qui est de fait la seule solution pour l’humanité. »

Et c’est précisément ce que j’essaie de formuler au mieux dans ce billet très personnel ;

Le futur est proche

Car nous avons bien compris que le danger actuel est le suivant ;

Les gens en ont plus que ras-le-bol de la fange politicarde actuelle, ils se détournent à raison de cette impasse politico-sociale qu’est le consensus du statu quo oligarchique, mais le mécontentement populaire est souvent détourné au profit des communautarismes et patriotismes stériles de tout poil entretenus par la peur de l’Autre.

Et le fait est que nous nous posons la même question ;

Cette phase historique sera-t-elle différente, les peuples embrasseront-ils leur nature profonde faite de solidarité, d’égalité politique et économique et d’anti-autoritarisme ?

Procéderons-nous enfin à ce retour aux sources adapté à notre monde moderne ?

L’intérêt est là, nous pouvons le constater en première main, de plus il faudra faire des choix rapides, car une fois la pantalonnades des « élections » Zuniennes terminée…

L’accélération vers la répression globale et le bouclage de la grille de contrôle mondiale va s’opérer avec l’un ou l’autre des deux gugusses psychos et incompétents aux manettes ou avec toujours l’autre en place, ce qui est une possibilité non négligeable.

Et pour ce dernier point, j’avais avancé cette hypothèse dès le 19 décembre 2015, ici !

J’ai bien conscience de n’être qu’un grain de sable, ne pesant rien, invisible quasiment mais rester immobile et muette m’est impossible.

Et remerciant R71 pour leur constance et la qualité des documents et textes  qu’ils proposent à notre lecture et pour nous permettre d’affiner notre réflexion comme notre capacité à enclencher un mouvement. Voici la réponse qu’ils m’ont faite et qui conclura ce billet ;

Notre position est la suivante : Nous œuvrons détachés, sans but ni gloriole personnelle, pour les générations non-nées, nous leur devons, nous leur devons une vie libre et décente que l’oligarchie leur refusera comme elle nous le refuse.
Dans cette optique, on ne peut plus lâcher le morceau… Comme certaines espèces animales, nous avons deux mécanismes de défense :

1- On mord l’hydre et on la lâche plus

2- On pond nos œufs dedans et notre progéniture se nourrira de sa chair avant d’éclore au dehors et de mordre sans plus lâcher (et ainsi de suite..)

A terme, l’hydre ne peut pas gagner…

Et je veux croire que non seulement ils ont raison, mais qu’un modeste grain de sable, comme moi, peut aider à faire mourir cette hydre par morsure et pour des sans-dents c’est une bien belle image non ?

JBL1960

 

Source de l’image = sur Wikipedia – La Mort de Marat par Santiago Rebull – 1875