Révolution-nous d’abord !

C’est en faisant évoluer notre réflexion ;

Que le Système tombera.

C’est notre complicité passive qui le nourrit ;

Et il se rit de nous

En premier lieu, je vous propose la traduction faite par Résistance71 d’Howard Zinn ;

[NdJBL : dans le Howard Zinn ci-dessus, liens vers R71 1ère & 2ème partie de Christophe Colomb et la civilisation occidentale]

Ceci correspond à la traduction de larges extraits du chapitre 4 du livre de Zinn, “Declarations of Independence, cross-examining the American ideology”, Harper Perennial, 1990, qui n’a pas été traduit en français à notre connaissance.

Cet ouvrage, de notre point de vue, est le second meilleur ouvrage de Zinn juste après son célèbre “Une histoire populaire des États-Unis de 1492 à nos jours” (1980). [NdeJBL : lien vers les Mutins de Pangée et leur dossier H. Zinn sur « Une histoire populaire » ici]

“Être ignorant de l’histoire, c’est comme être né hier.”

“On ne peut pas être neutre dans un train en marche.”

~ Howard Zinn ~

L’utilisation et la spoliation de l’histoire

 Howard Zinn | Traduit de l’anglais par R71 | Août 2016

https://resistance71.wordpress.com/2016/08/23/corruption-cognitive-sciences-et-sciences-sociales-sous-tutelle-ideologique-lhistoire-abusee-howard-zinn/

Avant que je ne devienne un historien de profession, j’ai grandi dans la saleté et l’humidité des bas-fonds de New-York, j’ai été mis KO par un policier alors que je tenais une banderole dans une manif’ ouvrière, j’ai travaillé trois ans sur un chantier naval, et j’ai participé à la violence de la guerre. Ces expériences, parmi d’autres, m’ont fait perdre tout désir “d’objectivité”, que ce soit dans ma vie ou en écrivant l’histoire.

Ce que je viens de dire trouble un certain nombre de personnes et je dois m’en expliquer. Je veux donc dire par là qu’au moment où j’ai commencé à étudier l’histoire de manière formelle via le cursus universitaire, je savais que je ne le faisais pas parce que c’était “intéressant” ou parce que cela représentait une carrière “solide et respectable”. J’avais été touché à bien des égards par la lutte des travailleurs ordinaires pour survivre, par le côté glamour et hideux de la guerre et par mes propres lectures entreprises pour essayer de mieux comprendre le fascisme, le communisme, le capitalisme et le socialisme. Je ne pouvais décemment pas étudier l’histoire d’un point de vue neutre. Pour moi, l’histoire ne pouvait être qu’un outil de compréhension et de changement (et oui, une ambition extravagante) de ce qui n’allait pas dans le monde.

Ceci ne voulait pas dire de rechercher des faits historiques pour soutenir et renforcer les croyances que j’avais déjà. Cela ne voulait pas dire d’ignorer des données qui changeraient ou compliqueraient ma compréhension de la société. Cela voulait dire de poser les questions importantes pour qu’un changement social finisse par s’opérer, des questions au sujet de l’égalité, de la liberté, de la justice, de la paix, mais en demeurant ouvert à toute réponse suggérée en étudiant l’histoire.

J’avais très tôt décidé que je serais biaisé, partial dans le sens de demeurer vrai à certaines valeurs fondamentales comme le droit égal pour tout être humain, quelque soit la race, la religion, la nationalité, le sexe, le droit égal à la vie, la liberté et la poursuite incessante du bonheur sur terre, bref les idéaux décrits par Thomas Jefferson. Il me semblait que dédier sa vie à l’étude de l’histoire en valait la peine seulement si l’objectif était ces idéaux.

[…] Ainsi lorsque les troupes soviétiques envahirent la Hongrie (1956) puis la Tchécoslovaquie (1968) pour écraser des rébellions, il était clair pour moi que l’URSS violait des valeurs marxistes fondamentales, en réalité, un principe universel, celui de la solidarité internationale qui réside bien au-delà du marxisme.

Ma foi dans l’idéal d’une société égalitaire, d’une communauté mondiale coopérante, dans un monde sans frontières nationales, est demeurée saine et sauve ; simplement mon idée que l’URSS puisse représenter ce nouveau monde pouvait être d’emblée mise à l’écart. Je devais appeler un chat un chat alors que je voyais les choses au gré de ma lecture de l’histoire de l’Union Soviétique ; dans le même temps je voulais que ceux qui avaient une vue romantique des États-Unis soient aussi capables d’appeler un chat un chat au gré de leur découverte du passé américain. Je savais aussi qu’il était tentant de se raccrocher à de vieilles croyances, d’ignorer les faits inconfortables (NdT: appelée dissonance cognitive) parce qu’on devait rester attaché à des idéaux et que je devais me préserver de la tentation et faire particulièrement attention aux écrits des autres historiens.

La forte croyance en certaines valeurs d’un historien peut mener à la malhonnêteté ou à la déformation de l’histoire. Mais ceci est évitable si l’historien(ne) comprend la différence entre la solidité de valeurs ultimes et ouverture d’esprit en regard du fait historique.

Il y a une autre forme de malhonnêteté qui souvent n’est pas remarquée, à savoir quand les historiens échouent à reconnaître leurs propres valeurs et prétendent à “l’objectivité”, se trompant ainsi eux-mêmes et leur lectorat.

Tout le monde est partial, biaisé, que vous le sachiez ou pas, par le fait de posséder des buts, objectifs fondamentaux et des fins à réaliser. Si nous comprenons cela, nous pouvons alors être proprement sceptiques de tous les historiens, journalistes et de quiconque rapporte sur le monde et nous pouvons vérifier si leur partialité provoque leur emphase sur certains faits historiques plus que d’autres et s’ils omettent ou donnent moins d’importance à d’autres.

[…] Quiconque lisant de l’histoire devrait comprendre depuis le départ qu’il n’y a pas d’histoire impartiale. Toute histoire écrite est partiale en deux sens. Partiale parce qu’elle ne représente qu’une petite portion de ce qui s’est vraiment passé. Ceci constitue une limite qui ne pourra jamais être dépassée. Et elle est partiale parce qu’elle prend inévitablement partie par le simple fait de ce qu’elle inclut et ce qu’elle omet, ce sur quoi elle insiste et ce sur quoi elle passe. Ceci peut-être fait ouvertement ou subrepticement, consciemment de la part de l’historien(ne) ou inconsciemment.

Le problème majeur en ce qui concerne l’honnêteté historique n’est pas le mensonge de but en blanc. C’est l’omission ou le passage sous silence de données très importantes sur un fait historique. La définition du mot “important”, bien sûr, dépend des valeurs de chacun.

Un excellent exemple dans l’histoire (américaine) est celui d massacre de Ludlow.

J’étais à l’université étudiant en histoire (NdT: après la seconde guerre mondiale donc puisque Zinn fut un des nombreux bénéficiaires de la GI Bill ou loi des “études contre service militaire”..), lorsque j’entendis pour la 1ère fois une chanson Folk de Woody Guthrie appelé “The Ludlow Massacre”, une ballade sombre et intense, accompagnée par les accords lents et hantés de sa guitare. Sa chanson raconte l’histoire de femmes et d’enfants qui périrent brûlés vifs lors de la grève des mineurs contre les mines de charbons des Rockefeller dans le sud-Colorado en 1914.

Je fus très curieux de ce fait. En effet, dans aucune de mes classes d’histoire américaine, aucun de mes livres d’école, ne figurait ne serait-ce qu’une mention de ce massacre de Ludlow dans le Colorado. Ceci me mea à un livre écrit non pas par un historien mais par un prof d’anglais du nom de Samuel Yellen: “American Labor Struggles” ou “Les luttes ouvrières américaines”. Ce livre contient des dizaines de narrations excitantes sur les conflits du travail de l’histoire des États-Unis, dont la très vaste majorité ne sont jamais mentionnées dans les livres d’histoire des écoles. Un de ces chapitres détaillait la grève du charbon du Colorado en 1913-14.

Note de Résistance 71: s’ensuit ici une description et résumé de trois pages des évènements de Ludlow, montrant la collusion entre les Rockefeller et le pouvoir politique régional et fédéral dans la sanglante répression ouvrière.

[…] La grève minière du Colorado de cette époque ne rentre pas bien dans le moule créé par les livres d’histoire des bahuts vantant la perfection du développement économique américain. Peut-être qu’un compte-rendu des évènements et des dessous de l’affaire de Ludlow feraient poser quelques questions pertinentes aux jeunes élèves tout comme cela se produisit pour moi. Ces questions indubitablement menaceraient le pouvoir dominant de ce pays, ceci rentrerait en conflit avec l’orthodoxie (doxa) dominante. Les questionneurs, les enseignants et les membres des comités éducatifs pourraient faire face à des problèmes majeurs.

[…] Une observation rapprochée de la grève du charbon dans le Colorado révèlerait que non seulement le gouvernement de l’état du Colorado mais aussi le gouvernement fédéral de Washington, sous la présidence d’un présumé “libéral”/homme de gauche Woodrow Wilson, étaient du côté des corporations, des grosses entreprises. Tandis que les mineurs étaient battus, jetés en prison et assassinés par la police privée armée des Rockefeller ou par la Garde Nationale, le gouvernement ne fit absolument rien pour préserver les droits constitutionnels de son peuple. Il y a en effet un statut fédéral, Titre 10, section 333, qui donne le pouvoir au gouvernement fédéral de défendre les droits constitutionnels des citoyens si les autorités locales ne le font pas.

Ce ne fut qu’après le massacre, après que les mineurs ne se soient armés et déferlèrent contre les propriétés minières et leurs gardes que le président Wilson appela la troupe pour mettre fin aux émeutes dans le Colorado.

[…] Il n’y a pas de façon “objective” de gérer le massacre de Ludlow Il y a la décision subjective (biaisée, opinionâtre) de l’omettre du narratif historique, basé sur un système de valeurs qui ne le considère pas comme étant important ni même digne d’intérêt. […] mais c’est aussi une décision subjective, biaisée d’en parler et de narrer les évènements (bien documentés). Ma décision personnelle de couvrir cet évènement historique (NdT: Zinn le couvre en détail dans un des chapitres de son ouvrage séminal: “Une histoire populaire des États-Unis de 1492 à nos jours”…) est fondée sur ma croyance qu’il est important que les gens sachent l’extension et l’implication des conflits de classes dans notre histoire, de savoir quelque chose au sujet du comment les ouvriers et classes laborieuses ont dû lutter âprement, pied à pied pour changer leurs conditions d’existence et aussi de comprendre le rôle du gouvernement et des médias dans les luttes de classes de notre passé.

On doit inévitablement omettre une large portion de ce qui est disponible en tant qu’information historique ; mais ce qui est omis est critique dans le type d’éducation historique que les gens obtiennent, ceci peut les faire bouger d’un côté ou de l’autre, ce qu’ils semblent accepter par leur passivité. Ma propre intention est de sélectionner des sujets et insister sur des aspects de ceux-ci qui feront bouger les citoyens vers des activités répondant aux besoins de base des droits de l’Homme: égalité, paix, démocratie et un monde sans frontières nationales. Ceci sans leur cacher des faits mais en ajoutant au magasin de l’orthodoxie de la connaissance, en ouvrant plus large le grand marché de la connaissance.

Le problème de la sélection dans les faits historiques est montré de manière confondante avec l’histoire de Christophe Colomb et la “découverte” du nouveau monde. Cette histoire apparaît dans tous les livres d’histoires américains et ce à tous les niveaux, de l’école élémentaire jusqu’à l’université. Elle est toujours narrée comme une histoire de technique, de grand courage, menant à la découverte du continent des Amériques (NdT: que les États-Uniens appellent le “Western Hemisphere” ou l’hémisphère occidental.).

Pourtant quelque chose est omis dans cette histoire et ce dans quasiment tous les bouquins d’histoire utilisés dans toutes les écoles au travers des États-Unis. Ce qui est omis est la veulerie, la soif d’or de Colomb, son intérêt bassement matériel et que ce penchant pour la fortune lui a fait commettre des crimes de mutilation, de mise en esclavage et d’assassinats purs et simples sur les Indiens venus à sa rencontre dans une parfaite innocence amicale. Ceci fut fait par lui et ses hommes à une telle échelle que cela mérite le vocable de “génocide”, de la destruction d’un peuple entier.

Cette information était parfaitement à la disposition des historiens. Dans les carnets et journaux de bord de Colomb lui-même, il décrit son attitude dès le départ.

Ils feraient de bons serviteurs… Avec 50 hommes on pourrait tous les subjuguer et faire d’eux ce que nous voulons.

[…] Dans son livre plus succinct “Christopher Colombus, Mariner”, l’historien Samuel Eliot Morison dit: “la cruelle politique initiée par Colomb et poursuivie par ses successeurs a résulté en un génocide complet.” Mais cette déclaration se situe sur une page totalement enterrée dans un livre qui n’est presque exclusivement qu’une éloge de Colomb.

[…] Est-ce que mon emphase sur Colomb et le traitement qu’il réserva aux Indiens est biaisée ? Sans aucun doute. Je ne nierais pas et concéderais la technique et le courage à Colomb, qu’il fut un excellent marin (NdT: qui s’est quand même paumé pour en arriver aux Caraïbes…), mais je veux révéler quelque chose à son sujet qui fut omis de l’éducation historique de la plupart des Américains.

Mon biais est celui-ci: Je veux que mes lecteurs pensent à deux fois au sujet de nos “héros” traditionnels, qu’ils réexaminent ce que nous chérissons (compétence technique) et ce que nous ignorons (conséquences humaines). Je veux qu’ils pensent à quel point il est facile d’accepter la conquête et le meurtre parce que ces deux choses vont avancer le “progrès”. Le meurtre de masse pour “une bonne cause” est une des sévères maladies de notre temps. Il y a eu ceux qui ont défendu Staline et ses assassinats en disant ‘Bon, il a quand même rendu la Russie au niveau de grande puissance”. Il y a aussi ceux qui justifièrent les bombes sur Hiroshima et Nagasaki en disant: “Il fallait bien qu’on gagne la guerre.”

[…] Si les Américains recevaient une meilleure éducation historique , s’ils apprenaient à regarder et à gratter sous la surface de ces étiquettes faciles qu’on leur met sous les yeux comme “L’ère de la bonne volonté” ou “L’âge de la prospérité” etc ; s’ils comprenaient que notre orthodoxie nationale préfère cacher certains faits perturbants au sujet de notre société, ils pourraient alors dans ces années 1980 et 1990, regarder au-delà de la scintillance factice et du luxe et réagir enfin avec colère à la vue des gens SDF, de la pauvreté galopante et du désespoir qui ronge des millions de personnes dans ce pays.

Les historiens, comme les journalistes, sélectionnent ce qu’ils pensent être important ou ce qu’ils pensent que leur éditeur, maison d’édition vont trouver important ou ce qu’ils pensent ensemble être l’intérêt du public. Parfois ils vont rapporter sur un sujet précis parce que tout le monde avant eux l’a fait, et ils omettront quelque chose de l’histoire simplement parce que cela a toujours été omis dans les narratifs précédents.

En d’autres termes, il y a un biais conservateur à l’histoire et une tendance à insister sur ce que des générations d’historiens ont insisté avant. Le motif de ceci est souvent la sécurité, parce que l’historien qui brise le moule attire les regards et les suspicions.

[…] Nous avons besoin d’apprendre l’histoire, le type qui ne va pas insister sur savoir qui sont les présidents des républiques et les statuts de la cour suprême des États-Unis, mais une histoire qui va inspirer une nouvelle génération à résister à la folie destructrice des gouvernements qui essaient de modeler le monde et nos esprits dans leurs sphères d’influence.

=*=

Et en incise, vous pouvez lire ce billet = 12 boîtes qui ne laisse aucun doute sur la capacité des Zélites à influer l’histoire, à l’écrire pour son seul profit et dans un unique but = L’Or, ou l’argent, la richesse quoi et toute la puissance qu’elle procure…

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Concernant Thomas Jefferson auquel Zinn se réfère R71 m’apporte la précision suivante ;

Dans son « Histoire populaire des États-Unis », Zinn dit ceci sur Jefferson :
« Thomas Jefferson avait écrit un paragraphe de la déclaration [d’indépendance] accusant le roi d’Angleterre de faire transporter des esclaves depuis l’Afrique vers les colonies et de « supprimer toute tentative législative d’interdire ou de restreindre ce commerce exécrable ». Le dégoût personnel de Jefferson pour l’esclavage devant être mis en parallèle du fait qu’il a lui-même possédé des centaines d’esclaves et ce jusqu’au jour de sa mort.. »
[édition anglaise p.72]
La convention constitutionnelle des tous nouveaux États-Unis d’Amérique sous la houlette des « pères fondateurs » dont Jefferson, entre autre, faisait partie, avait laissé 4 groupes de personnes hors du coup : les esclaves, les serviteurs contractés, les femmes et les hommes sans propriété… Ainsi la constitution n’a pas représenté les intérêts de ces groupes.
Il dit aussi ceci de Jefferson (p.126) :
« Quand Jefferson doubla la taille de la nation avec le rachat des territoires de Louisiane à la France en 1803, étendant ainsi la frontière occidentale des Apalaches au-delà du Mississippi et jusqu’aux montagnes rocheuses, il pensa que les Indiens pourraient bouger là-bas. Il proposa au congrès que les Indiens soient encouragés à aller s’installer sur de plus petits lopins de terre et de commencer l’agriculture et qu’ils devraient être encouragés à faire du commerce avec les blancs et ainsi les forcer à la dette, pour qu’ils puissent payer ces dettes au moyen de leurs terres… »
C’était çà Jefferson, et la très vaste majorité des « pères fondateurs ».
De plus durant la guerre de sécession entre 1861 et 1865, jamais autant de terres ne furent volées aux natifs que durant cette période, ce fut l’hallali… Tout cela se fit sous le soi-disant « gentil » Lincoln…

D’ailleurs, R71 me transmet cette précision essentielle  ;

Voici ce que dit Zinn au sujet de la constitution des États-Unis (source : Ibid, p.99)
« Ainsi, la constitution illustre la complexité du système américain : elle sert les intérêts d’une riche élite, mais aussi en fait suffisamment pour les petits propriétaires terriens, les artisans et fermiers aux revenus moyens, afin de construire une large base de soutien. Les gens assez prospères qui constituent cette base de soutien sont des tampons contre les noirs, les Indiens, et les blancs pauvres. Ils permettent à l’élite de maintenir le contrôle en exerçant le minimum de coercition, un maximum de loi, le tout rendu agréable au palais par la fanfare patriotique et la notion d’unité. »

Vous pouvez en complément de lecture sur ce sujet et pour comprendre la mécanique qui anime depuis le tout début l’Empire Zunien, lire ce billet ici et celui-.

Et à ce moment précis dans l’histoire des Zunies lire cet article ; ici et avec lequel je ne suis pas d’accord car il sous entend qu’il n’y a pas d’autre solution que d’en découdre et je prétendrais toujours le contraire.

Mais également, celui de Pepe Escobar sur LSF dont voici un extrait ;

C’est sous cette dynamique que Trump a été diabolisé avec une ferveur médiévale par les médias de masse américains. Son bagout non-stop – et ses turbo-tweet – ne l’aident certainement pas, contribuant à véhiculer l’impression qu’il passe son temps à provoquer les multitudes, sans relâche. Pour l’establishment, ses milliards ne signifient rien ; il est traité comme un clochard. Peut être est-il imperméable à l’empathie, mais d’autre part, ce genre de traitement continue de lui valoir une grande sympathie parmi les sans-dents, les masses blanches en colère non instruites à l’université. [NdJBL : les blancs pauvres dont parle Zinn plus haut !]

Et n’oubliez jamais que c’est nous  la cible !

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D’où notre nécessité, à tous, pour faire tomber le Système et prendre la tangente et cela sans arme, ni haine, ni violence.

Dans un premier temps, nous pouvons réfléchir et organiser notre pensée sur ce que nous voulons devenir. Et rien ne nous empêche de consigner nos idées sur des bouts de papier. Pour ma part, des billets, comme pour d’autres des articles.

Et dans celui-ci ; DÉPOSSESSION VOLONTAIRE ; J’exprime l’idée que nous aurons à nous défaire du superflu et de toute « envie » de posséder ce qui n’est pas vital à nos besoins d’hommes et de femmes concentrés sur un bien-être commun et un respect total de la nature.

Aussi, vous pouvez lire l’extrait du livre de Bernard Weber « Livre du Voyage » via Les Moutons Enragés et proposé par Benji – Source : positivr.fr

Je ne suis pas totalement d’accord, car il y a une réalité à prendre en compte c’est qu’il nous faut vraiment extirper les racines du mal sur lesquelles s’appuie profondément le « Système » vouloir le démoder comporte un risque, celui de le voir repartir ; Donc plutôt que de le démoder même si c’est un bon début, visons plutôt à le démonter à tout jamais…

En cela il convient de lire les communiqués du mouvement Zapatiste qui depuis le début nous rappelle que « Demain, se plante ; Aujourd’hui » et que rien nous empêche de semer les graines du futur.

Bien sûr, rien ne vous empêche de continuer à roupiller ;

Mais faudra pas venir chouiner après…

Parole d’une rien du tout ;

D’un grain de sable ;

JBL1960

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Ouvrons-la !

Avant qu’on nous la ferme !

Et parce que la vérité nous libérera !

« Les Américains sont un peuple libre qui sait que la liberté est le droit de chaque personne, l’avenir de chaque nation.

La liberté que nous chérissons n’est pas un don de l’Amérique au monde ;

C’est le cadeau que Dieu fait à l’humanité ! »

Discours de Georges W. Bush en juillet 2003

Plus nous avançons et plus l’Empire qui veut dominer le monde et qui se nomme lui-même la Nation Exceptionnelle et Indispensable se révèle tel qu’il est ;

Un Empire failli, faussaire et sans terre ;

Et un Empire sans terre est un empire à terre…

N’admettons plus jamais qu’aucun « Messager » soit bâillonné et pire ; Tué comme ils savent si bien le faire depuis… Toujours !

Devenons tous des Messagers, des Passeurs d’idées et des Lanceurs d’alertes, car Nul ne sera Chef de ce Changement qui vient

Je vous propose, grâce à Galaxien, de voir ou revoir, l’histoire de Sibel Edmonds ce qui permet en ce 21 août 2016, de comprendre les derniers événements comme en Turquie sous un jour complètement différent. Mais également, 15 ans après le 11/09/2001 de se remémorer certaines choses ;

Ouvrez bien vos yeux et vos oreilles et renseignez-vous bien sur l’ATC ; l’American Turkish Council et comment on le qualifie, suivez bien les pointillés car il est question ici d’un « marché noir nucléaire ».

On aperçoit Ray McGovern près de S. Edmonds un moment, et cet homme nous a récemment demandé de « Rester Humain » et c’est ce que je m’efforce de faire en ouvrant ma bouche autant que je le peux…

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11/9. SIBEL EDMONDS, une femme à abattre

Publié le 1 novembre 2010 par Galaxien

Canal+ & Zadig Production avec la participation de Planète

Une femme à abattre, est un documentaire (1h21) sur l’histoire de Sibel Edmonds, une femme qui a été recrutée par la FBI pour collaborer dans la lutte anti-terroriste et qui au final va se retrouver au centre d’une affaire d’état de première importance. 

Quelques jours après les attentats du 11 septembre 2001, Sibel Edmonds, jeune femme d’origine turque, est embauchée par le FBI. Elle est chargée de la traduction des écoutes téléphoniques, des interrogatoires et des documents dans le cadre de la lutte anti-terroriste.
En décembre de la même année, elle est contactée par une collègue du FBI qui tente de la recruter pour le compte d’une mystérieuse organisation économique turque. En dénonçant ce cas manifeste d’espionnage et en révélant que le FBI cache des informations sur le 11 septembre, Sibel Edmonds va être alors au cœur d’une incroyable affaire d’état.

En exclusivité, Sibel Edmonds a accepté qu’une équipe de cinéma suive son combat et pénètre au plus près de son secret. « Une femme à abattre », est un vrai thriller d’espionnage sur la seule citoyenne américaine ayant osé défier le FBI pour que la vérité éclate, et assurer aux américains une sécurité que leur gouvernement leur doit.

Prenant pour point de départ l’affaire Edmonds, avec ses imbroglios judiciaires et politiques, les auteurs prennent soin de mettre en évidence les dessous politico-financiers, le trafic d’armes nucléaires à l’échelle mondiale orchestré par une partie néo-conservatrice de l’administration George W. Bush, les mensonges de la politique étrangère américaine et de certains de ses alliés.

Des révélations effarantes concluent ce documentaire, dont certains agents du renseignement américain, mettant sur le banc des accusés une administrations Bush, sans équivoque possible.
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Vous ne rêvez pas en fin de vidéo, c’est bien BHL qui félicite Sibel Edmonds…

Mais vous ne rêvez pas non plus lorsqu’on parle d’un véritable pont entre les USA la Turquie et Israël et moins encore lorsqu’on entend que tout les intéresse, surtout si c’est nucléaire.

Et donc, j’ai choisi d’intégrer ici la dernière traduction faite par Résistance71 de Mohawk Nation News qui atteste que l’Amérique ; Son gouvernement, l’État profond et les Néocons et les larbins des larbins et une partie du peuple n’a jamais été une grande Démocratie mais un État fasciste et cela est d’autant plus avéré dans ce billet = 12 Boites.

Le tribunal véreux de l’état de New York

Mohawk Nation News |  19 août 2016 |  url de l’article original : http://mohawknationnews.com/blog/2016/08/19/nys-kangeroo-court/

Le juge Frederick J. Scullin de Syracuse dans l’état de New York, juge fédéral nommé à vie par le président des États-Unis, entre comme un briseur de gang. Il claque des talons et s’assoit à l’avant de ce navire pirate appelé “Tribunal Fédéral de District”, avec 10 minutes de retard.

“Ceci est mon tribunal et tout le monde doit obéir à mes règles !” Cinq pro se plaignants/victimes de l’assaut par l’escadron de la mort de la police de l’état de New York en date du 18 Mai 1997, appelé le “l-81 DETAIL INDIEN”, avaient quelques minutes de retard. Après avoir retardé le processus judiciaire pendant près de 20 ans, Scullin les jeta promptement hors de l’affaire. La sécurité les retenait en bas ; après bien des objections verbales, ils furent réinstaurés.

Scullin, votre tribunal de pacotille n’a aucune juridiction sur les affaires internationales qui doivent toujours être résolues. Votre tribunal a induit nos avocats Terrance Hoffman, Robert Anello et Jodi Peikin (et quelques autres), à nous abandonner.

Juge Scullin, vous êtes partial, irrespectueux et en aucun cas neutre dans cette affaire qui devrait vous être retirée. Le transcript et l’enregistrement de la session le démontrera parfaitement. Nous ne pouvons pas obtenir un procès juste et équilibré dans un tribunal de l’amirauté parce que ces tribunaux n’ont cours que pour les banques et les entreprises et ne sont toujours qu’au sujet de l’argent.

Nous n’avons pas provoqué, ni causé l’attaque de mai 1997, ni le retard judiciaire. Scullin a demandé si nous voulions toujours un procès par jury ou un jugement de cour devant sa personne. L’assistant avocat général pour l’état de NY, Tim Mulvey, a rapidement sauté sur l’occasion et hurla “oui, oui, oui”. Nous avons dit: “Non ! Nous voulons une audition juste et impartiale devant un jury”, ainsi le jury pourra juger sur preuves.

Mulvey a une motion pour faire retirer 35 flics de l’affaire. Ils faisaient tous partie de l‘escadron de la mort qui a mené la bastonnade qui aurait pu mener à des morts d’hommes, de femmes, d’enfants et de personnes âgées, qui s’étaient paisiblement réunis sur une propriété privée. Nous voulons une audition des évidences et des faits devant un jury dans cette affaire. Chaque flic ayant participé doit passer en jugement et ne peut pas utiliser la sempiternelle phrase du “j’exécutais les ordres” comme défense, puis que cette méthode fut invalidée par le tribunal de Nüremberg en 1946.

Beaucoup des 76 victimes recevant des compensations n’étaient pas là. Quelques unes d’entre elles soutiennent le retrait de 35 policiers et de les exempter de toute malversation parce qu’elles ne les ont pas vu faire quelque chose utilisant la force. Quoi ? On nous réduisait en bouillie ! Ils veulent aussi que nous identifions ces flics qui avaient retiré leurs badges et s’étaient déguisés. Ils faisaient tous partie de la maudite détresse émotionnelle que nous avons tous ressentie ce jour là.

Nous avons refusé d’accepter les compensations achetant notre silence. Après que Scullin eut quitté le tribunal, Mulvey a dit que nous pouvions expliquer notre histoire à un juge et il nous offrit une petite somme compensatoire. Nous avons refusé. Nous voulons que le monde sache que nous luttons pour obtenir justice depuis près de 20 ans maintenant dans ce système de tribunal de l’amirauté (colonial) fait pour les entreprises (coloniales).

Puis Mulvey a remis ses mains dans ses poches et nous a dit qu’il allait faire objection à tout ce que nous allons présenter, spécifiquement les vidéos de police montrant l’attaque. Tout le monde peut voir ces vidéos, elles sont partout sur internet depuis longtemps.

Les flics de l’état de NY James Parmley et George Beach ont plannifié et exécuté cette mission l-81 du détail indien de 1997, qui fut ordonnée depuis le bureau du président Clinton. Parmley a pris sa retraite. Le gouverneur de l’état de NY Cuomo a promu le Lt. Colonel George Beach comme le superintendant de la police de l’état de New York.

Scullin a démontré un irrespect absolu ; il est venu pour intimider. Nous allons rechercher une aide de la communauté internationale afin de mener cette affaire devant un tribunal de résolution ne dépendant de l’amirauté (coloniale) et où nous pourrons obtenir un procès juste. Il n’y avait aucun journaliste durant l’audition à ce tribunal. Eux et les médias sont tous contrôlés par le “Cercle Indien”.

Demandez de quoi il retourne à ces officiels :

Angela C. Winfieldawinfield@barclaydamon.com; Brittany E. Aungier baungier@barclaydamon.com; Carol L. Rhinehart crhinehart@ongov.netdkarle@ongov.net; Devin M. Caindcain@maglaw.com; Elkan AbramowitzEAbramowitz@maglaw.com; Gabriel M. Nugent gnugent@barclaydamon.com Fax 1-315-425-2836; Joanna Gozzi Joannagozzi@ongov.net, denisekarle@ongov.net; Jodi M. Peikin JPeikin@Maglaw.com, CSeel@Maglaw.com, RAnello@Maglaw.com; Robert J. Anello ranello@magislaw.com; Terrance J. Hoffman tjhoffman@cnymail.com; Timothy P. Mulvey timothy.mulvey@ag.ny.gov Fax 1-315-448-4800; Judge Scullin’s assistant Nicole Eallonardo Nicole_eallonardo@nynd.uscourts.gov Fax 1-315-234-8501. Please let us know what you find out.

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Et dès lors, nous le savons bien, c’est pourquoi il ne peut y avoir Ni Vérité ; ni Réconciliation tant que le 0.0001% sera aux manettes !

Mais partout dans le Monde, même aux Zunies, de plus en plus de gens s’éveillent, déchirent le voile qui couvrait leurs yeux et se sortent les doigts du nez !

Ici ou ; Nous avons compris pourquoi rien ne sera possible sans modifier durablement et profondément notre façon de penser, d’avoir et d’être et d’envisager notre avenir commun en changeant de paradigme côte à côté avec les Peuples originels.

JBL1960

Vous reprendrez bien un peu de Chaos ?

Avant de partir ?

Un p’tit dernier pour la route ?

NON MERCI !

Ce billet est la suite logique de celui-ci = Le Chaos ou le Chaos ?

Comme Howard Zinn l’aura démontré ; Notre plus gros problème n’est pas la « désobéissance civile » non. Mais bien « l’obéissance civile » et notre complicité passive.

Et d’une manière ou d’une autre, à un moment donné, se posera pour tout citoyen, le choix de la désobéissance civile, c’est la masse pacifique des peuples qui refusera d’obéir à la fange étatico-entrepreneuriale et ses institutions obsolètes et criminelles, qui fera tomber l’empire et ses oligarques eugénistes…

Et la difficulté majeure c’est d’atteindre la masse critique de 10% de la population mondiale avec une véritable conscience politique ad hoc. Cette masse une fois en capacité d’exercer la désobéissance civile et c’est fin de partie pour l’oligarchie !

Cette population (c’est nous bien évidemment) pourra alors s’organiser en confédération de communes libres, autogérées et autonomes.

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Bon pour le moment, une bonne partie roupille et James Howard Kunstler le 8/08/2016 via Le Saker Francophone qui traduit et publie, livre une analyse très juste, intitulée ;

Zzzz..Rrrrron..Zzzz – Mais réveillez-vous, bordel !

Aujourd’hui, nous passons du pantomime sordide de l’élection 2016, aux mystères déplorables de la finance et de l’économie tapis derrière nos politiques malades.

La plupart des commentaires dans les médias traditionnels des masses besogneuses sont basés sur la notion erronée que la disponibilité actuelle des choses continuera certainement, et donc tout ce que nous avons à faire est de gérer la dynamique familière du système économique en place. Par exemple, le Grand Vizir Paul Krugman, dans le New York Times d’aujourd’hui, faisant le trottoir pour les États-Unis, demande d’émettre toujours plus de dette afin de réparer les infrastructures du pays. Est-ce-que ça a l’air d’être une bonne idée ? Emprunter des tonnes d’argent supplémentaires pour enclencher la marche arrière qui nous ramènera la croissance économique − pour un peu on y verrait même du brillant Trump.

Voici le pot au rose : l ‘ « économie de croissance » dont ils parlent est morte. Vous pouvez l’enterrer. La fantaisie techno-industrielle tire sa révérence. Nous nous dirigeons vers une contraction à long terme de l’activité, de la productivité et de la population. La question principale est d’imaginer l’ampleur du désordre qui accompagnera la nécessité du voyage vers un nouvel arrangement des choses.

L’envie de garder tous nos rackets en cours est compréhensible. Ils ont fourni beaucoup de confort, de commodité et de luxe. Mais nous ne sommes plus dans le monde d’Alexander Hamilton, à l’époque de la corne d’abondance américaine, où il suffisait juste d’emprunter un peu sur l’avenir, pour profiter des richesses gargantuesques d’une immense jungle. Nous y sommes passés et l’avons fait, et notre souhait techno-narcissique actuel de remplacer toute cette abondance matérielle disparue par une économie de réalité virtuelle style Pokemon Go, nous conduira sans aucun doute à une désillusion civilisationnelle.

Tirer des traites sur l’avenir ne fonctionne que lorsque vous avez une perspective réelle de remboursement. Les institutions qui régissent les emprunts prétendent depuis toujours que nos dettes peuvent être remboursées. L’origine de la fausseté de cette affirmation peut facilement être retrouvée. Elle remonte à la révocation, en 2009, de la règle 157 du  FASB − le Financial Accounting Standards Board − qui a déclaré que les banques n’étaient plus obligées de comptabiliser leurs prêts à la valeur de marché, mais pourraient les maquiller selon leurs besoins. En d’autres termes, le FASB a décidé que les normes étaient facultatives. Mais il s’agit seulement d’un rouage dans la grande roue de la fraude qui a tourné impitoyablement, saison après saison, depuis l’automne 2008.

Nous faisons face à la discontinuité, à la fin de vieilles dynamiques usées et nous sommes au début d’une nouvelle dynamique. La déflation monétaire est en cours depuis des années, parce que ce qui se passe quand les dettes ne peuvent pas être remboursées, c’est que l’argent disparaît. Maintenant, nous allons affronter les autres dimensions de la déflation : la contraction de l’industrie manufacturière, du commerce, des salaires, et de tous les marqueurs familiers de l’expansion à l’ère techno-industrielle du déclin. Les nombreuses esquives et les stratagèmes tentés par les banquiers centraux suprêmes, pour s’accommoder de la contraction, ne font que produire toujours plus de distorsions sur les marchés, les devises, et la distribution d’un capital évanescent, ce qui conduit à une grande bataille pour l’appropriation des résidus de l’histoire, à savoir la montée du radicalisme politique dans le monde entier, y compris le djihadisme islamiste, et la réponse occidentale avec Trump, Le Pen, et l’extrême-droite germanique naissante. Ces manifestations actuelles peuvent être des versions adoucies de ce qui va venir.

Aucune puissance ne peut venir à bout de la réalité de notre situation. Nous devons sauver ce que nous pouvons et devenir plus humbles, avoir une présence plus modeste, ou bien la planète elle-même va se débarrasser de nous. Il y a des frottements contre la religion actuelle du progrès, qui a remplacé les autres anciennes pratiques cultuelles. Le choix est maintenant entre mi-temps ou fin de partie, et le débat sur ces sujets est absent de l’arène politique.

Les distorsions, évoquées plus haut, sur les marchés, les monnaies, et le capital sont prises dans un tourbillon centrifuge toujours plus vaste, ce qui coïncide, comme par hasard, avec l’élection la plus particulière des temps modernes. L’incohérence et la tromperie des deux côtés est bien au-delà des normes américaines intrépides de connerie politique. Nous n’avons littéralement aucune idée de ce que nous faisons dans ce pays, ou de ce que nous sommes en train de souhaiter. Les structures financières de la vie quotidienne semblent plus fragiles que jamais.

Les forces de la gravitation gagnent toujours.

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Alors, pour ma part, j’appelle juste à la dépossession volontaire, depuis un bail et donc je ne roupille pas et j’ai les yeux grands ouverts et c’est vrai que je me sens encore un peu seule à bramer billet après billet qu’il y a une autre voie possible !

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Et d’ailleurs, Norman Pollack toujours sur Le Saker Francophone source CounterPunch le 10/08/2016 lui aussi nous gratifie d’une excellente analyse que voici ;

La psalmodie Trump-Clinton : l’unité hégémonique par une domination globale

Hermann Goering Trump et Ilsa Koch Clinton forment un couple charmant. Ils sont irascibles dans leurs protestations d’américanisme, dans la variété de leurs styles et de leurs tempéraments. Néanmoins, ils convergent dans leur engagement pour le fascisme plébiscitaire et le capitalisme monopolistique le militarisme patriotique comme véhicule idéologique de la grandeur nationale.

Leur lien commun, au-delà d’une propension excessive au ressentiment indifférencié et à la haine, est la capacité − dans leur fonction de représentants politiques de grands partis − à mobiliser une réponse massive au fond xénophobe (la Russie, la Chine) et ethnocentrique (dissidents, radicaux, défenseurs de la paix). Pour Trump, les musulmans jouent le rôle que les juifs ont tenu pour Hitler ; pour Clinton, socialistes et pacifistes remplissent la même fonction historique. Les travailleurs, y compris les syndicats − d’où la dimension plébéienne du fascisme, contrairement à l’histoire et aux vœux pieux marxistes − sont devenus les troupes de choc qui poussent en avant les deux candidats vers la formule politique suivante : préparation à la guerre et, en ce qui concerne les intérêts de classe, auto-castration.

Le fascisme n’a jamais été aussi en forme en Amérique : qui a besoin d’un guttural Joe McCarthy, lorsque les spécimens qui ont la main sont prêts et disposés à mener ? La conversation a à peine changé. La caractérisation de l’anticommunisme irréductible, quel qu’en soit le nom −  aujourd’hui terrorisme, hier radicalisme, anarchisme, ou socialisme −, le discours national sur l’insécurité et l’agression, est facilement converti en un cloaque de phobies généralisées. Celles-ci sont prises en charge à tous points de vue par les actions concrètes de la politique étrangère des États-Unis, où l’intervention et le changement de régime tiennent le reste du monde en respect.

Donc nous sommes ici, en attendant une autre élection présidentielle, qui, à vrai dire, ne fait qu’esquisser et redéfinir des thèmes qui prévalent depuis soixante-dix ans, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il y a eu peu d’exceptions chez les dirigeants, dans l’un ou l’autre des partis, à l’adhésion au Principe du Leadership : la fusion de la personne, de la structure sociale, et de l’économie politique ; peu d’orientations politiques et de mesures programmatiques pour entraver le cours imminent de l’enfermement fasciste ; peu ou pas de percées contre l’embrigadement des pensées sociales, caractérisé maintenant par la promotion généralisée de la surveillance voulue par Obama ; peu d’actes de résistance de la part des travailleurs contre la guerre, la concentration des richesses, le statut privilégié des intérêts particuliers, du secteur bancaire au Big Oil, à la médecine, aux produits pharmaceutiques, la liste peut se prolonger quasi-indéfiniment.

Où est l’Amérique ? La démocratie, depuis le XVIIe siècle, n’a jamais été l’un de ses points forts. La dialectique marxiste se distingue par son absence, la progression sans nuance d’une similitude en constante expansion. La Cité sur la colline se limite à un marécage d’absolutisme moral et d’indifférence à l’humanité. En prenant du recul, on voit Trump-Clinton comme l’expression singulière du mépris pour la démocratisation de la société, de l’économie et de la culture, un processus qui coïncide avec la valorisation des modèles autoritaires dans les affaires mondiales. Trump-Clinton ne sont qu’une seule voix lorsqu’il s’agit d’articuler et de projeter le pouvoir mondial, et cette voix se fait plus stridente − si c’est possible − lorsqu’on ajoute à un tel pouvoir l’universalité du capitalisme, comme seul système mondial légitime.

Malgré tous mes efforts, je ne vois pas entre eux l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette. Les groupes dominants sont sacro-saints, ce sont les meilleurs citoyens, ils doivent être vus comme les générateurs et les protecteurs de la richesse nationale, avec Trump-Clinton se partageant le gouvernail. Wall Street et les entreprises américaines en général, ne pourraient être plus heureux en voyant cette façon de tracer les frontières de la politique. Grattez un peu le vernis du candidat, que ce soit l’un ou l’autre, vous découvrirez le monde souterrain de la puissance militaire pratiquement illimitée, en portée et en taille, attendant avec impatience le moment de bondir. Que l’autarcie soit conçue comme nationaliste (Trump) ou internationaliste (Clinton), son message d’autosuffisance par la militarisation de l’exceptionnalisme est entendu haut et fort.

Que sont devenus les principaux partis politiques de l’Amérique, sinon des agents de consensus interne, supprimant le changement politique pendant que l’exercice du pouvoir est canalisé dans le système élitiste du Grand Capital Monopolistique, dans lequel l’armée est accueillie à bras ouverts. Trump rivalise avec Clinton en vantant les vertus de la force et de la grandeur nationale, qui se résument à l’autorité auto-accréditée pour définir et réglementer la politique internationale dans le but, entre autres choses, de la purification idéologique mondiale. C’est comme si l’impérialisme, centré sur la pénétration du marché, avait cédé la place à la domination pour elle-même. Et en complément, nous voyons un réveil de la violence pour détourner l’attention du peuple des échecs du capitalisme, désarmer ainsi la critique et en même temps serrer les vis du cadre de la distribution inégalitaire de la richesse et des revenus.

Novembre approche, républicains, démocrates, Trump, Clinton, qui s’en soucie ? Les partis politiques ont tracé la route vers le déclin depuis si longtemps, qu’un atterrissage en douceur de plus ne sera guère remarqué. Avec un aplomb orgueilleux, nous appelons cela la normalisation de la pratique démocratique. Avec le temps qui passe, de moins en moins d’Américains voient encore la mascarade. Dans ce contexte, le fascisme rencontrera peu de résistance quand son moment sera venu, pavoisant même avec des confettis jetés depuis les balcons.

Norman Pollack

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Forrest Trump ou Killary 007 le fait est que le fascisme est dans la place depuis bien longtemps et en nous « éveillant » les preuves nous sont apparues très clairement.

Alors ce n’est pas faute d’appeler à se sortir les doigts du nez ;

Ici et maintenant, et d’où nous sommes…

De très nombreux appels sont lancés ; par le mouvement Zapatiste, par la Nation Mohawk, les Kurdes syriens de la Vallée du Rojava entre autres à se bouger car c’est l’affaire de toutes et de tous…

Le but de l’Hydre est de nous diviser, de nous diluer, de nous pulvériser car ils en ont parfaitement conscience ;

Union + Organisation = Actions Directes Efficaces

Oui, c’est aussi simple que cela…

JBL1960

12 Boites…

Petits arrangements entre ennemis…

Enfin entre ennemis à la face du Monde ;

Parce que copains comme cochons, sinon !

Grâce à fr.sott.net qui rappelle à notre souvenir cette excellente vidéo de Galaxien publiée le 10/08/2014 ;

Nous comprenons mieux ainsi pourquoi l’Empire, qui s’est construit sur le génocide des Natifs/Indigène/Autochtones comme expliqué ici et et surtout ici ; Doit être démonté, pierre par pierre et en aucun cas reconstruit sous un autre N.O.M. que ce soit !

Comme me le faisait remarquer Résistance71 lors de non nombreux échanges, notamment en appui d’Élisée Reclus, ou de Robert Graham, ici ou ;

Nous le devons aux générations non-nées, nous leur devons, nous leur devons une vie libre et décente que l’oligarchie leur refusera comme elle nous le refuse.
Dans cette optique, on ne peut plus lâcher le morceau… Comme certaines espèces animales, nous avons deux mécanismes de défense :
1- On mord l’hydre et on la lâche plus
2- On pond nos œufs dedans et notre progéniture se nourrira de sa chair avant d’éclore au dehors et de mordre sans plus lâcher (et ainsi de suite..)
A terme, l’hydre ne peut pas gagner…

J’ai souvent dit, ici, que nous étions capables, tous, de trouver un autre chemin à celui que les psychopathes aux manettes nous balisent devant le nez avec l’aide, sans cesse renouvelée, des biens-zélés qui nous gouvernent et pour leur seul et unique profit.

Et ici, il est question d’or, l’or volé aux juifs jusque dans leur bouche…

Comme un certain Christophe Colomb qui n’était intéressé que par l’Or des indiens.

Je vous propose de revoir cette vidéo produite par point du jour avec la participation de Canal+, Lundi Investigation et Planète. De Fabrizio Calvi et Steeve Baumann que j’intègre ici ;

PACTE AVEC LE DIABLE « L’Amérique et le 3ème Reich »

Pacte avec le diable, est un documentaire (0h53) qui enquête sur les relations entre les États-Unis et le régime nazi d’Hitler lors de la Seconde Guerre mondiale, de l’implication des banques et industries américaines, et de cette période noire de notre histoire, l’Holocauste, qu’ils connaissaient déjà dès le début.

Des dizaines d’années après la dernière Guerre mondiale, Fabrizio Calvi, journaliste d’investigation spécialisé dans les affaires de criminalité organisée et des services secrets, enquête sur ceux qui étaient au courant de l’existence des camps de concentrations avant la découverte par le grand public. Des documents déclassifiés par la CIA fournissent des éléments de réponses et indiquent que dès 1941, les Alliés connaissaient la situation mais se refusaient à la divulguer.
Les relations entre les Alliés et les nazis pendant et après la Seconde Guerre mondiale n’ont-elles pas parfois relevé d’un pacte avec le diable ? Oui, si l’on se réfère à l’utilisation de criminels de guerre lors des jeux troubles de la guerre froide. Si le silence et l’inaction valent complicité, l’absence de réaction des Alliés face à l’Holocauste, qu’ils connaissaient pourtant dès les premières heures, tient elle aussi du pacte.

Ce documentaire exceptionnel puise ses sources au cœur des archives secrètes rendues publiques par les américains. Fabrizio Calvi, spécialiste de l’histoire du renseignement, démonte les mécanismes de la conspiration du silence qui s’est établie autour de la destruction des juifs d’Europe, notamment lors de la conférence des Bermudes sur les réfugiés d’avril 1943. Avec Steeve Baumann, reporter et réalisateur, ils se sont plongés dans 250.000 pages de dossiers tout juste déclassifiés de la CIA, du FBI et des services secrets de l’armée américaine, le tout recouvrant une période allant de la fin des années 1930 jusqu’au début des années 1980. Les services secrets auraient ainsi entretenu des rapports avec les nazis.
Pourquoi les américains ont laissé faire l’inimaginable sans réagir ? Quels ont été les enjeux politiques et humains de cette entreprise sans nom ? Que cachait le mystère du train de l’or hongrois ? Quelle était l’ampleur de l’infiltration soviétique des réseaux nazis pendant la guerre froide, notamment les réseaux dormants de Martin Bormann ? Une somme de révélations sur le cynisme des dits « vainqueurs. »

Point de départ de l’enquête, le 8 octobre 1998. Bill Clinton signe à Washington D.C le Nazi war crimes diclosure act. Après des années de pression, l’Amérique accepte d’ouvrir ses archives sur la Seconde Guerre mondiale, mais aussi sur une période bien plus longue pour tout ce qui concerne les criminels de guerre. Un groupe d’historiens a dépouillé ces 8 millions d’archives. Fabrizio Calvi et Steeve Baumann se sont glissés dans leurs pas pour nous révéler à leur tour les secrets troublants qui dormaient depuis 60 ans dans les coffres des archives américaines. Trois axes majeurs se dégagent de cette enquête. Premièrement, la période de l’holocauste : Que savaient les alliés de la préparation puis de l’exécution de la solution finale ? Deuxièmement, biens juifs volés, nazis et banquiers américains. Troisièmement, le grand retournement de l’après guerre, dont les témoins et acteurs de ce retournement d’espions nazis par les nouveaux maîtres américains, ont été retrouvés, et témoignent. L’entremêlement de ces nouveaux documents d’archives et de la parole des témoins encore vivants fait redécouvrir une période noire de notre histoire.

Les énormes capitaux américains qui furent transférés en Allemagne depuis 1924 sous la couverture du « plan Dawes et du plan Young » constituaient la base sur laquelle Hitler allait construire toute sa machinerie de guerre.
Ainsi que l’expose le Dr Anthony C. Sutton dans, Wall Street and the Rise of Hitler, l’apport fourni à l’Allemagne avant 1940 par le capitalisme américain en vue de préparer la guerre, ne peut être qualifié que de phénoménal. Il fut, sans aucun doute, décisif pour la préparation militaire de l’Allemagne.
Des preuves permettent de comprendre que l’économie américaine était lucide sur la nature du nazisme, prêt à l’aider et à le soutenir financièrement par intérêt personnel, et pleinement conscient que cela finirait par une guerre où seraient impliqués l’Europe et les Etats-Unis…

En connaissant les faits, il est impossible de plaider l’ignorance. Les preuves très soigneusement établies qui attestent que les milieux bancaires et industriels américains étaient largement impliqués dans la montée du troisième Reich sont maintenant accessibles au public. On peut les trouver dans les comptes rendus et les rapports sur les auditions du gouvernement publiés entre 1928 et 1946 par les différentes commissions du Sénat et du Congrès américain.
Une partie de cette histoire accablante est dévoilée par l’historien G. Edward Griffin : « Les années précédant la Deuxième Guerre mondiale virent naître un cartel international qui avait son siège central en Allemagne. C’était une force politique et économique puissante. »
Ce cartel s’appelait I.G. Farben. Il avait développé, en1926, une méthode pour obtenir de l’essence à partir du charbon et conclut donc en 1939 un contrat de licence avec la Standard Oil de Rockefeller. Cette dernière donna à I.G. Farben 546.000 de leurs actions ordinaires d’une valeur de plus de 30 millions de $. Plus tard, I.G.Farben construisit des raffineries juste à côté des camps de concentration. Les prisonniers furent contraints d’y travailler comme des forçats pendant qu’on produisait dans les raffineries le gaz pour les chambres à gaz. Le groupe I.G. Farben, qui a passé des accords de cartel avec 2000 sociétés dans le monde, dont Ford Motor Co., Alcoa, General Motors, Texaco et Procter et Gamble, pour n’en citer que quelques-unes,  était contrôlé par les Rothschild et écoulait des sommes d’argent énormes dans l’économie allemande, et particulièrement aux futurs SS.

Plus de 100 firmes américaines furent impliquées dans la construction de la machinerie de guerre allemande. Entre autres, la General Motors, ITT, Ford, International Harvester, Bayer, Standard Oil, la fondation Rockefeller, etc. Les investisseurs ne visaient pas des affaires à court terme puisque le contrat entre ces firmes et le gouvernement allemand stipulait que celles-ci n’avaient pas le droit de sortir un pfennig, subdivision du Deutsche Mark, d’Allemagne. De toute évidence, tout cela avait déjà été préparé dans les moindres détails. Cependant, seuls les initiés étaient au courant.
Griffin résume les derniers événements ainsi : « Les banquiers et leurs agents sont à l’origine de la situation qui a conduit à la première guerre. Ils en retirèrent un bon butin, financèrent la révolution russe et obtinrent le contrôle de ce grand pays. Ils manipulèrent les événements en Europe d’après guerre de façon à provoquer une situation qui les amena, financièrement parlant, au septième ciel. Ils utilisèrent des fonds américains qui leur permirent d’empocher d’énormes commissions pour équiper l’industrie allemande d’installations techniques de pointe… »

Quand de plus en plus de personnes parlent de mafia de la finance, de complots, de non respect des lois et de crimes contre l’humanité, l’histoire confirme que ces mots sont vérités, même encore pour notre époque. Tout le reste n’est qu’endoctrinements, propagandes, faux récits historiques, lamentations éternelles…
Des témoignages de spécialistes et d’anciens responsables viennent étoffer les recherches d’un documentaire explosif sur cette sombre partie de l’Histoire américaine et de la Deuxième Guerre mondiale.

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Je redis ici que « Nul ne sera Chef du Changement qui vient » et notamment grâce à ce genre de documentaire qui nous rappelle que L’Empire a servi de modèle à Adolf Hitler et que cela ne nous étonne nullement d’entendre « qu’empêcher l’Holocauste n’était nullement la priorité de la Divine Amérique » alors que dès août 1941, les Nazis informaient par écrit qu’ils liquidaient les juifs…

Pensez-donc, il y avait de l’argent à se faire et cela seul pouvait les intéresser…

Rien d’autre !

Que pesait dans la tête des psychopathes depuis plus de 250 ans la menace d’une Europe délivrée des Sémites quand en 1882 des Pères Fondateurs annonçaient qu’il fallait « Tuer l’indien pour sauver l’Homme » ?

Que pesait dans la tête des psychopathes la planification de l’extermination industrielle des races inférieures quand on sait que ;

La chasse aux scalps ne devint une routine que vers la moitié de la décennie de 1670 […] De plus, les chasseurs de scalps pouvaient prendre les enfants captifs et les vendre comme esclaves. Toutes ces pratiques effacèrent la distinction entre les autochtones combattants et non-combattants et introduisirent un marché d’esclaves indigènes.

Lire la suite ici = Monnayer les scalps

Ils avaient déjà tout inventé, tout imaginé pour exterminer les Natifs et prendre leur Terre.

Et nous pouvons constater que la CIA s’est précipitée pour recruter les Nazis afin de les retourner contre l’URSS ! Prétendument à l’insu du son Président…

C’est toujours la même histoire ; plus de 1300 hommes issus du Réseau Gehlen tous criminels de guerre utilisés contre l’Union Soviétique ! Mais combien d’agents double ?

Cela ne vous rappelle rien ?

Killary avouant avoir « créé » AL QAIDA/ISIS/EIIL/DAESH pour contrer l’URSS !

Et Vlad avance ses billes…

Et un nouveau N.O.M. se profile et il est sino-russe et même le bien-zélé Oblabla se fait tirer l’oreille quand il tente un truc tout seul juste pour voir…

Aucune proposition venant de cet Empire ne sera digne de ce N.O.M. ni d’aucun autre Empire fut-il du Levant, surtout s’il vient du Levant !

Aucune ;

Car l’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux, émancipés de leur héritage colonial, se tenant debout, main dans la main avec les peuples indigènes du monde entier.

Nous pouvons arrêter notre complicité passive en disant NON !

JBL1960

 

 

 

 

 

 

 

 

Nul ne sera « Chef » de ce Changement qui vient…

Parce que nous le serons TOUS ;

Parce que c’est notre affaire à toutes et à tous !

Personne n’a le droit de diriger le changement !

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Pour appuyer cette idée que le changement de paradigme est une action révolutionnaire commune qui ne nécessite aucun leader, aucun chef, car NOUS sommes le CHANGEMENT et que c’est l’affaire de toutes et de tous, je vous propose de relire ce texte de Gustavo Esteva via Résistance 71 du jeudi 4 avril 2013 source de l’article original « La Voix du Jaguar » ;

Temps de révolution

Le changement révolutionnaire n’arrive pas comme un moment cataclysmique, mais comme une succession interminable de surprises, qui se meuvent en zigzag vers une société plus décente, disait Howard Zinn peu avant de mourir.

Cela a toujours été ainsi. Des révolutionnaires triomphants transforment souvent des épisodes du moment où ils ont joué un rôle crucial en symboles du processus, parfois avec de mauvaises intentions. Mais la révolution française n’a pas été la prise de la Bastille, ni la soviétique la prise du palais d’Hiver. Les faits que l’on commémore tous les 20 novembre [1] signifient bien peu par rapport à la révolution mexicaine. Ils ne l’ont pas définie. Ce n’est même pas là qu’elle a commencé.

Les révolutions du XXe siècle ont bien montré que les dirigeants d’une geste révolutionnaire ou ceux qui s’installent au régime de pouvoir créé par une révolution peuvent avoir des effets néfastes, souvent contre-révolutionnaires. Il y a peu de cas où ils peuvent contribuer à réaliser ou approfondir la révolution à laquelle ils prennent part.

Les révolutions, toutes les révolutions, sont l’affaire des gens, des hommes et des femmes ordinaires.

Il y a une quinzaine d’années, le 3 août 1999, le sous-commandant Marcos a signalé : « Nous sommes des femmes et des hommes, des enfants et des vieillards assez ordinaires, c’est-à-dire rebelles, pas d’accord, mal à l’aise, rêveurs. » Comme l’a observé Holloway, il y a là une bombe théorique. Non seulement cela laisse derrière le canon léniniste. Cela exige que nous voyions d’une autre manière les gens ordinaires, tous les gens ordinaires, qui peuvent être sur le point d’éclater, d’exprimer passionnément leur rébellion. Cela exige que nous apprenions à apprendre d’eux. Par exemple des gens ordinaires qui ont inventé et réalisent le zapatisme.

Il semble que soit en marche une insurrection. Il faut insister : une insurrection des gens ordinaires. Ce n’est pas un coup de main, un épisode belliqueux circonstanciel. Parfois les gens ordinaires se voient obligés à faire un coup de main, et ils le font. Mais ce n’est pas cela qui définit un changement révolutionnaire ni ce qui est en train de se passer à présent.

L’insurrection en cours ne cherche pas de soudains déplacements du pouvoir ou des politiques, entre autres choses parce que les gens ordinaires ont appris à se méfier profondément de ce qui se passe là-haut. Ils savent que les changements de personnes dans les structures du pouvoir ont un caractère illusoire et temporaire. Le changement des dirigeants ou des politiques n’altère pas le caractère du régime oppresseur. En général, il cherche seulement à faire face à des besoins circonstanciels ou à des recompositions de forces… pour assurer la continuité du régime.

Au lieu de soudains déplacements de pouvoir ou de politiques, l’insurrection en cours suppose un changement d’attitude qui revendique le sens de la proportion. Il faut, comme l’a dit James Scott [2], cesser de penser en tant qu’État, comme si nous étions là-haut et que depuis les hauteurs du pouvoir nous nous proposions d’arranger le monde. Ainsi qu’il le dit, tous ces efforts pour améliorer la condition humaine d’en haut ont échoué. Il est temps de les abandonner.

L’insurrection revendique aussi le bon sens. Il n’a pas son siège dans la glande pinéale, ainsi que le pensait Descartes, et celui qu’imaginaient les Grecs est trop abstrait. Le bon sens, c’est celui qu’on a dans la communauté. Et c’est la première chose qu’on peut apprendre des gens ordinaires, qu’en général il ne peut survivre sans communauté et qu’il tend à penser à partir de là où il se trouve, avec les pieds par terre, en reconnaissant ce qu’ils sont : de simples mortels.

De là, d’en bas, à ras de terre, on ne conçoit pas seulement les changements révolutionnaires. On les réalise. Des changements qui sont, comme l’enseignait Illich [3], des actes qui transgressent les frontières culturelles et ouvrent un nouveau chemin, des actes qui établissent irrévocablement une possibilité nouvelle et significative. Ce sont des actes qui offrent la preuve inattendue d’un nouveau fait social. Ce fait aurait pu être imaginé ou planifié. Quelqu’un aurait pu l’anticiper. Mais il n’y a que quand il se réalise qu’il est démontré qu’il était possible.

Et c’est cela, assurément que nous pouvons aller apprendre au Chiapas, de ces hommes et femmes, enfants et vieillards, gens ordinaires, gens rebelles, pas d’accord, mal à l’aise, rêveurs. Des gens qui se sont mis à rêver, qui ont vaillamment exprimé leur rébellion, leur désaccord, et qui ne cessent de mettre tout le monde mal à l’aise. Ceux d’en haut, cela va de soi. Mais aussi ceux d’à côté, comme ceux dont les rêves sont devenus cauchemars dans la boue des urnes, ou ceux qui sont convaincus de posséder la vérité révolutionnaire et se sentent le droit de diriger le changement.

C’est vrai qu’ils sont gênantes et gênants, extrêmement gênants. Ils chamboulent tout, pas une marionnette n’en sort indemne. Pouvons-nous les écouter avec l’esprit et le cœur ouverts ? Pouvons-nous, plus encore, faire ce que nous avons à faire, chacun, dans son petit coin, dans sa géographie, dans son temps et sa condition, sans prétention au grandiose ?

Gustavo Esteva

Source du texte original : 
La Jornada, Mexico, 
1er avril 2013.

Traduit par El Viejo.

Notes

[1] Le 20 novembre 1910 est célébré officiellement comme le début de la révolution mexicaine (note de “la voie du jaguar”).

[2] James C. Scott est l’auteur de La Domination et les arts de la résistance, Amsterdam, 2009, et de Zomia ou l’art de ne pas être gouverné, Le Seuil, 2013 (note de “la voie du jaguar”).

[3] Ivan Illich (1926-2002), auteur, entre autres, de Libérer l’avenir, Une société sans école, Le Chômage créateur (note de “la voie du jaguar”).

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Le Mouvement Zapatiste, communiqués après communiqués, ne cesse de nous étonner, de nous émouvoir, tant leur lucidité est grande, leur réflexion profonde et pour beaucoup, dont je fais partie, je mêle mes mots, ma pensée, mes réflexions, mes analyses, mes doutes parfois aussi aux leurs et j’en retire souvent le meilleur qui me permet à chaque fois d’avancer un peu plus loin

Tout comme les Natifs Amérindiens de l’Île de la Grande Tortue qui eux aussi, articles après articles m’obligent à lancer le filet toujours plus loin et me poussent ou me tire vers un idéal « Anarchique » originel que je ne me savais pas capable d’exprimer en ces termes.

Moi, fille d’émigrants Italiens et Espagnols, née à Paname près de Ménilmuche par hasard et le jour de l’anniversaire de sa daronne, soit le 14 novembre 1960…

Je l’avoue, je me suis « éveillée » bien tard mais totalement en août 2013 avec l’attentat chimique de La Ghouta en Syrie qui de suite fut imputée à Bachar El Assad, nous amenant au bord de l’abime nucléaire et me faisant découvrir un Hollandouille, qui n’était pas encore Maréchal, plus roué que jamais.

Dans le même temps, je pris alors la décision de me faire débaptiser en récusation de la Doctrine Chrétienne de la Découverte, même s’il s’est avéré en définitive que l’on ne peut véritablement que renier son acte de baptême car l’église catholique romaine affirme que l’acte de baptême est ;

un évènement public et historique, indéniable. Un fait historique ne s’efface pas.

L’acte ne peut de ce fait être rendu illisible ni être effacé.

Et la justice française, malgré la Loi dite de séparation de l’église et de l’État de 1905 qui est au centre du débat public actuellement, légitime la position de l’Église et une fois de plus.

J’affirme souvent que nous pouvons faire tomber l’Empire qui n’a aucune légitimé et qui à mon sens s’est construit sur un présupposé plus eugéniste que raciste et par la seule « supposée » volonté de Dieu lui-même ! Et qu’on commémore comme tel, chaque année, dans tout l’Empire en niant, par là-même, et à jamais l’existence des peuples originels.

Et j’affirme cela parce que j’ai pris la peine de lire la traduction en français (même si elle est partielle) qu’à faite R71 du Contre-rapport de le Commission Vérité & Réconciliation ;

Meurtre Par Décret – Le crime du Génocide au Canada

dont voici le lien vers la version PDF réalisée par mes soins = mpdtr710616

https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2016/06/mpdtr710616.pdf

C’est ma modeste contribution à permettre que la Vérité soit révélée et non tue ou niée.

Et c’est pourquoi je relaye, sans relâche, les Natifs du fin fond de leurs Réserves à l’exemple de la Nation Mohawk qui nous a donné son avis sur le Brexit, ici ;

Ou comme aujourd’hui sur les Jeux Olympiques via R71 qui traduit en temps réel, et pour tous ceux qui affirment que les Amérindiens vivaient à l’âge de pierre avant l’arrivée des colonisateurs et qu’ils n’existent plus aujourd’hui ;

Rio les derniers Jeux Olympiques…

 Mohawk Nation News | 15 août 2016 | url de l’article original : http://mohawknationnews.com/blog/2016/08/15/rio-last-olympics/

Ces jeux seront les derniers jeux olympiques. Fini la compétition d’athlètes élitistes par des sports chers et élitistes que ne peuvent plus s’offrir que les grandes entreprises multinationales. Les nazis ont inventé le rituel olympique, utilisant l’aigle comme symbole principal. Les sports sont sélectionnés afin de mettre en avant l’image de la voie fasciste alors que la matrix entrepreneuriale ravage et estropie le monde. L’armée brésilienne jette les pauvres à la rue afin de faire de la place pour les infrastructures olympiques, mais la terre et l’eau sont laissées toxiques et putrides dans l’après jeux.

Les JO de Rio sont un désastre ! Les athlètes américains sont détroussés sous la menace d’armes (NdT: comme ce judoka belge agressé et détroussé sur Copacabana après sa breloque de bronze…). Des algues et des super-bactéries infestent les piscines olympiques et autres endroits de compétitions et de repos. Des athlètes souffrent de graves infections intestinales. Certains ne peuvent même pas entrer en compétition. La plupart des athlètes russes ont tiré leur révérence par bonheur, victimes du jeu du pouvoir politique.

Les racketteurs en chef du CIO sont cuits ! Les gens finalement voient la farce et l’escroquerie que sont en fait les Jeux Olympiques. Plus de propagande bien huilée, plus de prétention “d’unir les peuples”. « L’exceptionnalisme américain » est une farce, une vaste fumisterie !

Les Brésiliens ne sont probablement pas triste de cela, eux qui ont la facture à payer. Les JO de Montréal [de 1976] ne sont toujours pas finis de payer et ne le seront jamais ! Toutes les guerres sont les guerres des banquiers et tous les JO sont les JO des banquiers. Le fascisme (NdT: dans la plus pure définition mussolinienne à savoir la “fusion de l’État et de la grosse entreprise”…) est un ferme contrôle des Jeux Olympiques. Les tribunes sont vides à Rio parce que très peu de gens peuvent se permettent les prix d’admission exorbitants, ils ne peuvent même pas voir les athlètes pataugeant dans une eau verte des plus glauques. Ce spectacle est une farce.

De nouveaux véritables JO devraient être créés sur un modèle de durabilité environnementale. Le premier match/jeu de tewaraton [lacrosse] fut joué entre les animaux à quatre pattes et les animaux ailés. Aujourd’hui, un petit nombre se promeut et s’enrichit sur le dos du grand nombre.

Les Jeux Olympiques sont l’opium des masses (NdT: nous dirions la grande messe de la société du spectacle ayant atteint un stade de décrépitude avancé..).

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Mohawk Nation News nous avait déjà averti dans ce « Dernier Pape, dernière Reine » d’une fin d’un Monde et aujourd’hui on comprend que c’est aussi d’une fin d’un Temps dont il est question et que c’est notre affaire à toutes et à tous…

Et vu le futur qu’ils tentent de nous imposer à la schlague ;

C’est vraiment sans remord et sans regret !

JBL1960

De la nécessaire Évolution ;

À l’indispensable Révolution !

Prenons les chemins de traverses !

Bref, prenons la tangente, TOUS, parce qu’un autre chemin est possible.

Après nous être sortis les doigts du nez, levons-le ce nez, et constatons d’abord qu’on respire mieux et regardons nous et parlons nous !

Plutôt que de poursuivre, tel un chien truffier, la voie que nos Maîtres nous a tracé au sol et qui nous soumet de la naissance à la mort à un esclavage perpétuel qui prend différentes formes mais donne le même résultat = Notre exploitation au profit d’un tout petit nombre, à peine 0.01% juste pour vous dire si on est bête quand même, non ?

N’acceptons plus le maintien dans l’ignorance et dans la peur de nos propres capacités à nous enlever ces chaines de l’esclavage.

Refusons ce Système qui assène qu’il doit y avoir des Dominants (rares, et principalement Zuniens) et des Dominés ; C’est à dire tout le reste du monde et ça en fait, du monde…

Comprenons bien, ainsi, que nous avons le nombre pour nous contre ces Zélites folles qui nous gouvernent à la schlague le plus souvent et que nous pouvons sortir de ce cycle mortifère et plus vite ce sera mieux ce sera !

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Pour lever tous nos doutes, toutes nos craintes, lisons l’excellente compilation faite par Résistance71 du visionnaire Élisée Reclus du discours, prononcé en 1880, et qui servira de base structurelle à l’écriture de son ouvrage “Évolution, révolution et l’idéal anarchique” qu’il publiera plus tard en 1891.

J’intègre ici la version pdf de cet ouvrage = http://classiques.uqac.ca/classiques/reclus_elisee/evolution_revolution_anarchique/evolution_revolution_anarchie.pdf

Évolution et révolution (extraits)

 Élisée Reclus

Août 2016

L’évolution est le mouvement infini de tout ce qui existe, la transformation incessante de l’univers et de toutes ses parties depuis les origines éternelles en pendant l’infini des âges.

[…] En comparaison de ce fait primordial de l’évolution et de la vie universelle, que sont tous ces petits évènements que nous appelons des révolutions, astronomiques, géologiques ou politiques ? Des vibrations presque insensibles des apparences pourrait-on dire. C’est par myriades et par myriades que les révolutions se succèdent dans l’évolution universelle ; mais si minimes qu’elles soient, elles font partie de ce mouvement infini.

[…] pour l’homme repu, tout le monde a bien dîné. Quant à l’égoïste que la société n’a pas richement doté dès son berceau, du moins peut-il espérer conquérir sa place par l’intrigue ou la flatterie, par un heureux coup du sort ou même par un travail acharné mis au service des puissants. Comment s’agirait-il pour lui d’évolution sociale ? Évoluer vers la fortune est sa seule ambition !

Mais il est cependant des timorés qui croient honnêtement à l’évolution des idées et qui néanmoins, par un sentiment de peur instinctive, veulent éviter toute révolution. Ils l’évoquent et la conjurent en même temps: ils critiquent la société présente et rêvent de la société future avec une vague espérance qu’elle apparaîtra soudain, par une sorte de miracle, sans que le craquement de la rupture se produise entre le monde passé et le monde futur. Êtres incomplets, ils n’ont que le désir sans avoir la pensée ; ils imaginent mais ne savent point vouloir. Appartenant aux deux mondes à la fois, ils sont fatalement condamnés à les trahir l’un et l’autre.

[…] L’évolution embrasse l’ensemble des choses humaines et la révolution doit l’embrasser aussi, bien qu’il n’y ait pas toujours un parallélisme évident dans les évènements partiels dont se compose l’ensemble du mouvement. Tous les progrès sont solidaires et nous les désirons tous dans la mesure de nos connaissances et de notre force: progrès sociaux et politiques, moraux et matériels, de science, d’art et d’industrie.

[…] On peut ainsi dire que l’évolution et la révolution sont les deux actes successifs d’un même phénomène, l’évolution précédant la révolution et celle-ci précédant une évolution nouvelle, mère de révolutions futures. Un changement peut-il se faire sans amener de soudains déplacements d’équilibre dans la vie ? La révolution ne doit-elle pas nécessairement succéder à l’évolution, de même que l’acte succède à la volonté d’agir ? L’un et l’autre ne diffère que par l’époque de leur apparition.

Qu’un éboulis barre une rivière, les eaux s’amassent peu à peu au dessus de l’obstacle, un lac se formera par une lente évolution, puis tout à coup une infiltration se produira dans la digue aval, la chute d’un caillou décidera du cataclysme, l’obstacle sera violemment emporté et le lac vidé redeviendra rivière: ainsi aura lieu une petite révolution terrestre.

Si la révolution est toujours en retard sur l’évolution, la cause en est à la résistance des milieux.

[…] Et l’enfant comment naît-il ? Après avoir séjourné neuf mois dans les ténèbres du ventre maternel, c’est aussi avec violence qu’il s’échappe en déchirant son enveloppe et parfois même en tuant la mère dans le processus. Telles sont les révolutions, conséquences forcées des évolutions qui les ont précédées.

Toutefois, les révolutions ne sont pas nécessairement un progrès, de même que les évolutions ne sont pas toujours orientées vers la justice. Tout change, tout se meut dans la nature d’un mouvement éternel, mais s’il y a progrès, il peut aussi y avoir recul et si les évolutions tendent vers un accroissement de la vie, il y en a d’autres qui tendent vers la mort. L’arrêt est impossible, il faut se mouvoir dans un sens ou dans l’autre. Ainsi le réactionnaire endurci, le libéral douceâtre poussent des cris d’effroi au mot de révolution, marchant vers une révolution inéluctable, celle de la mort. La maladie, la sénilité, la gangrène sont des évolutions au même titre que la puberté. L’arrivée des vers dans un cadavre comme le tout premier vagissement de l’enfant indiquent qu’une révolution s’est opérée. La physiologie, l’histoire sont là pour nous montrer qu’il est des évolutions qui s’appellent décadence et des révolutions qui sont la mort.

[…] Cependant il existe une cause majeure, la cause des causes dans laquelle se résume l’histoire de la décadence. Elle réside dans la constitution d’une partie de la société en maîtresse de l’autre partie, dans l’accaparement de la terre, des capitaux, du pouvoir, de l’instruction, des honneurs par quelques-uns ou par une aristocratie. Dès que la foule imbécile n’a plus le ressort de la révolte contre ce monopole d’un petit nombre de personnes, elle est virtuellement morte et sa disparition n’est plus qu’une affaire de peu de temps.

[… En 1789] Une nouvelle classe de jouisseurs avides, enthousiastes, se mit à l’œuvre d’accaparement, la bourgeoisie remplaça la classe usée déjà sceptique et pessimiste de la vieille noblesse et les nouveaux venus se mirent avec une ardeur et une science que n’avaient jameis eus les anciennes classes dirigeantes à exploiter la foule de ceux qui ne possédaient point. C’est au nom de la liberté, de l’égalité et de la fraternité que se firent désormais toutes les scélératesses. C’est pour émanciper le monde que Napoléon traînait derrière lui un million d’égorgeurs, c’est pour faire le bonheur de leurs chères patries respectives que les capitalistes constituent ces vastes propriétés, bâtissent de grandes usines, établissent ces puissants monopoles qui recréent sous une forme nouvelle l’esclavage d’autrefois.

[…] Nous verrons s’il en sera toujours ainsi et si le peuple consentira sans cesse à faire la révolution non pour lui, mais pour quelque habile soldat, avocat ou banquier…

[…] Nous arriverons à la paix sociale par l’étude approfondie des lois naturelles et de l’histoire, de tous les préjugés dont nous avons à nous défaire, de tous les éléments hostiles qu’il nous faut écarter, de tous les dangers qui nous menacent, de toutes les ressources dont nous pouvons disposer. Nous avons l’échiquier devant nous, il nous faut gagner la partie.

Quel est d’abord notre objectif révolutionnaire ? Tous, amis, ennemis, savent qu’il ne s’agit plus de petites révolutions partielles, mais bien d’une révolution générale… C’est dans l’ensemble de la société, dans toutes ses manifestations que se prépare le changement.

[…] Que nous faut-il donc pour atteindre le but ? Il faut avant tout nous débarrasser de notre ignorance, car l’Homme agit toujours et ce qui lui a manqué jusqu’ici est d’avoir bien dirigé son action.

[…] Nous n’acceptons pas de vérités promulguées: nous la faisons d’abord nôtre par l’étude et par la discussion et nous apprenons à rejeter l’erreur, fût-elle mille fois estampillée et patentée.

[…] Cette terrible loi de Malthus, qui avait été formulée comme une loi mathématique et qui semblait enfermer la société dans les formidables mâchoires de son syllogisme, était acceptée non seulement par les pontifes de la science économique, mais surtout par les victimes de l’économie sociale.

[…] La terre est bien assez vaste pour nous porter tous en son sein, elle est assez riche pour nous faire vivre dans l’aisance. Elle peut donner assez de moissons pour nous donner à tous à manger, elle fait naître assez de plantes fibreuses pour que tous aient à se vêtir ; elles contient assez de pierre et d’argile pour que tous aient une maison, tel est le fait économique dans toute sa simplicité (Note de R71: et ce même aujourd’hui au XXIème siècle, ce n’est pas la production qui a un problème, mais sa gestion !… Nous pourrions nourrir une population mondiale du double d’aujourd’hui en changeant de mode de production et surtout de mode de gestion…)

[…] L’humanité étant assimilée à une grande famille, la faim n’est pas seulement un crime, elle est encore une absurdité, puisque les ressources dépassent deux fois les nécessités de la consommation (Note de R71: plus encore aujourd’hui avec la technologie moderne…). Tout l’art actuel de la répartition, livrée au caprice individuel et à la concurrence effrénée des spéculateurs et des commerçants, consista à faire augmenter les prix, en retirant les produits à ceux qui les auraient pour rien et en les portant à ceux qui les paient cher…

[…] Ainsi en prétendant que le labeur est à l’origine de la fortune, les économistes ont parfaitement conscience qu’ils ne disent pas la vérité. Aussi bien que les socialistes, ils savent que la richesse est le produit non du travail personnel, mais du travail des autres ; ils n’ignorent pas que les coups de bourse et les spéculations, origine des grandes fortunes, n’ont pas plus de rapport avec le travail que n’en ont les exploits de brigands de grands chemins.

[…] C’est une loi de la nature que l’arbre porte son fruit, que tout gouvernement fleurisse et fructifie en caprices, en tyrannie, en usure, en scélératesse, en meurtres et en malheurs.

C’est chimère d’apprendre que l’Anarchie, idéal humain par essence, puisse sortir de la République, forme gouvernementale. Les deux évolutions se font en sens inverse et le changement ne peut s’accomplir que par une brusque rupture, c’est à dire par une révolution… Le pouvoir n’est autre chose que l’emploi de la force. Le premier soin de tous ceux accédant au pouvoir sera de se l’approprier, de consolider même toutes les institutions, qui leur faciliteront le gouvernement de la société.

[…] Ainsi rien, rien de bon ne peut nous venir de la République et des républicains arrivés, c’est à dire détenant le pouvoir. C’est une chimère en histoire, un contre-sens que de l’espérer. La classe qui possède et qui gouverne est fatalement l’ennemie de tout progrès. Le véhicule de la pensée moderne, de l’évolution intellectuelle et morale est la partie de la société qui peine, qui travaille et que l’on opprime.

[…] Il est clair que le monde actuel se divise en deux camps: ceux qui veulent conserver l’inégalité et la pauvreté, c’est à dire l’obéissance et la misère pour les autres, les jouissances et le pouvoir pour eux-mêmes et ceux qui revendiquent pour tous le bien-être et la libre initiative.

[…] Ainsi les grands jours s’annoncent. L’évolution s’est faite, la révolution ne saurait tarder. D’ailleurs ne s’accomplit-elle pas constamment sous nos yeux par multiples secousses ? Plus les travailleurs qui sont le nombre, auront conscience de leur force et plus les révolutions seront faciles et pacifiques. Finalement, toute opposition devra céder et même céder sans lutte. Le jour viendra où l’évolution et la révolution, se succédant immédiatement, du désir au fait, de l’idée à la réalisation, se confondant en un seul et même phénomène. C’est ainsi que fonctionne la vie dans un organisme sain, celui d’un Homme ou celui d’un monde.

Lien vers l’article original = https://resistance71.wordpress.com/2016/08/15/changement-de-paradigme-lois-naturelles-histoire-evolution-et-revolution-elisee-reclus/

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[…] pour l’homme repu, tout le monde a bien dîné. Quant à l’égoïste que la société n’a pas richement doté dès son berceau, du moins peut-il espérer conquérir sa place par l’intrigue ou la flatterie, par un heureux coup du sort ou même par un travail acharné mis au service des puissants. Comment s’agirait-il pour lui d’évolution sociale ? Évoluer vers la fortune est sa seule ambition !

Dans ce billet ici et surtout qui déjà s’appuie sur les mots d’Élisée Reclus, j’ai pour ma part expliqué que préalablement à tout changement de paradigme nous aurons à extirper de nos cortex toute envie de possession superflue et inutile et insérer par nos Maîtres depuis des siècles et des siècles

Mais il est cependant des timorés qui croient honnêtement à l’évolution des idées et qui néanmoins, par un sentiment de peur instinctive, veulent éviter toute révolution.

Tout le monde ressent la peur de ce saut dans l’inconnu car changer de paradigme c’est changer de braquet, sortir de la file qui nous conduit vers une agonie lente et douloureuse et totalement écrite par nos Maîtres.

Prenons le risque d’écrire nous-même notre futur simplement.

Et de faire des fautes et de les corriger immédiatement puisqu’on apprend plus de ces erreurs plus que de ces réussites.

Et au fur et à mesure du temps où nous avancerons tous ensemble sur un même plan d’égalité et main dans la main avec les Natifs ;

Si nous trébuchons ensemble ;

Nous nous relèverons ensemble…

JBL1960

Plus aucune autorité !

Contre toute hiérarchie et tout système pyramidal !

« Le secret d’une autorité, quelle qu’elle soit, tient à la rigueur inflexible avec laquelle elle persuade les gens qu’ils sont coupables »

Raoul Vaneigem

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Vous avez cru jusqu’à ce jour qu’il y avait des tyrans ? Eh bien ! Vous vous êtes trompés, il n’y a que des esclaves ;

Là ou nul obéit, personne ne commande !

Anselme Bellegarrigue

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Ce billet est la suite logique de celui-ci qui traite de « Anarchie l’intrépide » par Robert Graham traduit par R71

Et d’ailleurs, on peut pour compléter cette lecture sur ce blog, lire celui-ci qui rappelle les meilleures pensées et l’œuvre phare de Jean-Paul Marat, et de même, celui-là qui lui précise la vision de « L’Anarchie » d’Élisée Reclus.

Et toujours se rappeler « Le discours de la servitude volontaire » d’Étienne de La Boétie écrit vers 1548, quand presque dans le temps en d’autres lieux d’autres expérimentaient la Doctrine Chrétienne de la Découverte…

Et en miroir, vous pouvez lire cette dépossession volontaire qui plus que nécessaire est indispensable pour initier durablement un changement de paradigme à l’exact opposé du Système pyramidal et hiérarchique à tous les étages qui prévaut aujourd’hui ;

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Résistance71 nous propose cette traduction de l’anglais de Robert Graham

Anarchie contre hiérarchie

Questions réponses sur l’Anarchie |  29 juillet 2016 |  url de l’article original : https://robertgraham.wordpress.com/2016/07/29/an-anarchist-faq-20th-anniversary/

Si on est anti-autoritaire, on doit s’opposer à toutes institutions hiérarchiques, car elles personnifient le principe même d’autorité. Car, comme argumente Emma Goldman: “ce n’est pas seulement le gouvernement au sens de l’État qui est destructeur de toute valeur et qualité individuelles, c’est le complexe d’autorité dans sa totalité et sa domination institutionnelle qui étouffe, étrangle la vie. C’est la superstition, le mythe, la prétention, évasions et soumission qui soutiennent l’autorité et la domination institutionnelle.[“Red Emma Speaks”, p-435[

Ceci veut dire qu’il y a “qu’il y aura toujours un besoin de découvrir et de dépasser des structures hiérarchiques, l’autorité et la domination et les contraintes sur la liberté: l’esclavage, le salariat-esclavage [c’est à dire le capitalisme], le racisme, le sexisme, les écoles, l’éducation autoritaire etc..” [Noam Chomsky, “Language et politique” p.364]

C’est pourquoi l’anarchiste consistant doit s’opposer à toutes relations hiérarchiques aussi bien qu’à l’État. Être un anarchiste veut dire s’opposer à toute hiérarchie qu’elle soit économique, sociale ou politique. L’argument pour ceci (si tant est qu’on en est besoin d’un vraiment…) est ceci:

“Toutes les institutions autoritaires sont organisées de manière pyramidale: l’État, les entreprises privées, l’armée, la police, l´église, l’université, l’école, l’hôpital… ce sont toutes des structures pyramidales ayant un petit groupe de personnes décidant en leur sommet et une très large base de gens en bas à qui les les décisions s’adressent. L’anarchisme ne veut pas un changement d’étiquette des couches de la société, il ne veut pas de personnes différentes en haut (NdT: à la grande différence des marxistes), il veut que nous nous extirpions de la base.” [Colin Ward “Anarchy in Action” p.22]

Les hiérarchies “partagent une caractéristique commune : ce sont des systèmes organisés de commandement et d’obéissance” et donc les anarchistes “cherchent à éliminer la hiérarchie en tant que telle, pas simplement remplacer une forme de hiérarchie par une autre.” [Bookchin dans “the Ecology of Freedom”, p.27] Une hiérarchie est une organisation à structure pyramidale composée d’une série de grades, de niveaux ou de bureaux de pouvoir, de prestige et généralement de rémunération croissants. Les universitaires qui ont étudiés la forme hiérarchique ont trouvé que les deux principes fondamentaux en sont la domination et l’exploitation. Par exemple dans son désormais classique “Que font les patrons?” (Review of Radical Political Economy, Vol. 6, No. 2), une étude sur l’industrie moderne, Steven Marglin a trouvé que la fonction principale de la hiérarchie entrepreneuriale n’est pas une plus grande efficacité de production (comme l’affirment corps et âmes les capitalistes…), mais un plus grand contrôle sur les ouvriers, le but de ce contrôle accru étant une exploitation plus efficace.

Le contrôle dans la hiérarchie est maintenu par la coercition, c’est à dire par la menace de sanctions négatives d’une manière ou d’une autre: physique, économique, psychologique, sociale etc… Un tel contrôle, incluant la répression de la dissidence et de la rébellion, nécessite de ce fait une centralisation: un système de relations de pouvoir dans lequel le plus grand contrôle est exercé par le petit nombre au sommet (particulièrement la tête de l’organisation), tandis que ceux de rangs intermédiaires ont moins de contrôle et ceux d’en bas n’en ont virtuellement aucun.

Comme la domination, la coercition, la centralisation sont des caractéristiques essentielles de l’autoritarisme et comme ces caractéristiques sont personnifiées dans les hiérarchies, toutes les institutions hiérarchiques sont autoritaires par nature. De plus, pour les anarchistes, toute organisation marquée d’une forme de hiérarchie, de centralisme et d’autoritarisme est similaire à l’État ou “étatique” ; comme les anarchistes s’opposent à la fois à l’État et aux relations autoritaires, quiconque ne cherche pas à démanteler TOUTES les formes de hiérarchie ne peut donc pas être appelé anarchiste. Ceci s’applique aux entreprises capitalistes. Comme le fait remarquer Noam Chomsky, la structure de l’entreprise capitaliste est extrêmement hiérarchique, en fait fasciste par nature:

“Un système fasciste… est absolutiste, le pouvoir ne va que de haut en bas… l’État idéal est un contrôle de haut en bas, le public ne faisant que suivre les ordres.

Regardons les entreprises, corporations… Si vous regardez ce qu’elles sont, le pouvoir est strictement dirigé du haut vers le bas, du comité directeur aux gérants, aux sous-gérants, adjoints et à la fin au petit personnel de la boutique, celui qui tape les messages etc… Il n’y a aucune forme de pouvoir remontant de la base. Les gens peuvent gêner et faire des suggestions, la même chose est vraie dans une société esclavagiste. La structure du pouvoir est linéaire, du haut vers le bas.”

[Keeping the Rabble in Line, p. 237]

David Delaeon indique très bien ces similarités entre l’entreprise et l’État lorsqu’il écrit:

“La vaste majorité des entreprises industrielles sont comme des dictatures militaires. Ceux d’en bas sont les fantassins de base, les superviseurs/contre-maîtres les sergents et ainsi de suite dans la hiérarchie. L’organisation est en mesure de tout dicter, de la tenue vestimentaire à la coupe de cheveu, en passant par comment passer le plus clair de son temps dans et hors du boulot ; elle peut supprimer la liberté d’expression, de presse et d’assemblée, elle peut utiliser des carte d’identité et des personnels de sécurité privés et armés, des systèmes de vidéo-surveillances pour nous contrôler, elle peut punir les “mécontents et dissidents” par des mesures de licenciement disciplinaire (NdT: souvent maquillé en “faute professionnelle”…) comme l’appelle le management. On nous force à accepter ceci par les circonstances ou alors d’aller rejoindre les rangs de ces millions de chômeurs… Dans pratiquement tous les boulots nous n’avons qu’un seul droit: celui de démissionner. Les décisions les plus importantes sont prises en haut et nous sommes supposés obéir sans poser de questions, que nous travaillions dans une tour d’ivoire ou une mine de fond. [“For Democracy Where We Work: A rationale for social self-management”, Reinventing Anarchy, Again, Howard J. Ehrlich (ed.), pp. 193-4]

Ainsi l’anarchiste consistant doit s’opposer à la hiérarchie sous toutes ses formes, incluant celle de l’entreprise capitaliste. Ne pas le faire est soutenir l’archie, ce qu’un an-archiste par définition, ne peut pas faire. Pour les anarchistes “les promesses d’obéissance, les contrats d’esclavage salarial, les accords demandant l’acceptation d’un statut de subordonné, sont tous illégitimes parce que tout ceci restreint l’autonomie et la liberté individuelle.” [Robert Graham, “The Anarchist Contract, Reinventing Anarchy, Again, Howard J. Ehrlich (ed.), p. 77] La hiérarchie par conséquent est contre les principes de base qui pilotent l’anarchisme. Elle nie ce qui nous rend humain et “divertit la personnalité de ses plus importants traits de caractère; elle nie la notion même que l’individu est compétent pour gérer sa propre vie mais aussi son contexte le plus important: le contexte social.” [Murray Bookchin, Op. Cit., p. 202]

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