Au gré du vent…

Que jamais rien ne maîtrise ;

On n’emprisonne pas le vent !

Je reproduis ci-dessous l’excellente analyse d’entrefilets.com et apporte mon grain de sel en conclusion ;

Url de l’article ; http://www.entrefilets.com/la_grande_crise_en_phase_terminale.html

La grande crise, en phase terminale

08/06/2016 Le dénouement approche-t-il ? Sur le Vieux-Continent, la France s’est enfin réveillée, poussée à bout par le mépris de classe et la bassesse d’une élite dévoyée. Politiciens, médias et intellectuels sont désormais conspués dans un même crachat antiSystème. A ce sursaut nécessairement symbolique dans ce pays-symbole par essence s’ajoute, partout, le rejet massif de cette Europe des banksters, des lobbies et des technocrates glacés qui lamine les peuples. Enfin, à l’étage supérieur de la fusée-Système, ce même rejet de la caste dirigeante pave la voie à une présidentielle US explosive pour l’Empire, qui semble dès lors envisager les pires extrémités pour sauver sa tête. Partout dans le sanctuaire du Système atlantiste, le développement de ce climat insurrectionnel terrifie désormais la pègre néolibérale dirigeante, créant une tension inédite, radicale, qui préfigure des bouleversements décisifs et impose d’envisager les développements les plus extraordinaires.

Le printemps français
Jamais dans l’histoire de la Vème République, ni même avant, une élite politique, intellectuelle et médiatique n’aura suscité autant le mépris et le rejet du peuple. Il faut dire que rarement une caste dirigeante n’était tombée si bas dans l’Hexagone. Des politiciens désincarnés, des médias prostitués (10 milliardaires possèdent des médias français en plus subventionnés (1) et une intelligentsia nihiliste constituent désormais une sorte de dictature molle dont l’agenda se borne à satisfaire, à droite les rêves du CAC 40, à gauche ceux des lobbies LGBTQ ou SOS Racisme.
Le raz-le-bol est désormais tel que pour beaucoup de Français, l’opposition la plus radicale est devenue aujourd’hui une question de principe, une question de dignité, et finalement la seule posture moralement supportable.
La Loi Travail stigmatise ainsi pour l’instant toutes les rancœurs accumulées, toutes les vexations, toutes les rages contenues suite aux promesses non tenues, aux insultes, aux montages, aux mensonges, aux soumissions et aux trahisons. C’est un véritable «printemps français» qui est en train de germer, enfin.
Dans ce climat pré-insurrectionnel, Flanby peut dès lors bien placer ses derniers espoirs de réélection sur une réédition de la farce de 2002 (qui porta Chirac au pouvoir avec 82% des voix contre Le Pen) – on a les ambitions qu’on peut – il est peu probable que la France éveillée se laisse couler jusque-là.
Mélenchon a dès lors parfaitement raison de penser, d’espérer, que face à un tel rejet du Parti Unique à deux têtes (et un épouvantail), les scénarios les plus improbables deviennent possibles, sinon plausibles.
A n’en pas douter, la Présidentielle française de 2017 s’annonce explosive elle aussi !
La pression monte.

Vers la fin de l’Europe soviétique
Au niveau européen. C’est le même constat. L’Europe des banksters qui a émergé du Traité faussaire de Lisbonne n’est plus qu’un cadavre politique nourrissant une multitude d’insectes dont le job, grassement payé par des contribuables exsangues, se résume à faire croire qu’elle est toujours vivante. Mais il n’en est rien.
L’Europe est un échec politique dont la structure littéralement soviétique (2) n’est plus réformable. Et cela aussi, les peuples l’ont bien compris.
Alors que ses élites non élues mènent des trains de vie somptuaires, le petit peuple crève et se voit roué de coups dès lors qu’il s’insurge contre le racket organisé, comme en Grèce.
On pourrait établir une liste d’exemples sans fin de la toxicité d’une Europe aux tendances totalitaires, vendues aux lobbies, qui s’arroge le pouvoir d’empêcher les peuples de disposer d’eux-mêmes, qui les menace, les fait chanter, les punit et les transforme en working poor au service d’actionnaires apatrides déjà obèses. Nous y préfèreront un simple témoignage.
Dimanche passé, jour d’élection en Italie, nous avons eu des nouvelles d’une amie, maman italienne de 50 ans ayant perdu son commerce, et dont le mari est au chômage. Sans ressources, elle a saisi l’opportunité de travailler comme d’autres dans un bureau de vote toute la journée. Résultat: 12 heures de labeur pour… 50 euros, soit 4 euros de l’heure. Sa sœur, maman divorcée, cumule quant à elle pas moins de trois jobs pour survivre, également payés au lance-pierres.
Jamais à l’époque de la Lire et de la souveraineté de l’Italie, une telle misère n’avait ravagé la péninsule.
Coïncidence: le jour même où nous parvenaient ces nouvelles révoltantes, TF1 se fendait d’un sujet sur les revenus de certains gérants de fonds de pension. Dans deux cas au moins: ces revenus culminaient à 1,5 milliard d’euros, soit 4 millions d’euros par jour, ou 170’000 euros de l’heure (3).
Certes, nous aurions pu nous contenter de mettre en parallèle les salaires des petites mains italiennes avec ceux des fonctionnaires européens, la comparaison étant déjà largement indécente.
Reste que l’obscénité manifeste de cette disproportion des revenus entre des mamans sans ressources et un surmort de la finance mondiale dit mieux que tout l’absurdité d’un néolibéralisme devenu fou, devenu crime contre l’humanité à force d’injustice, et dont l’Europe de Lisbonne se fait aujourd’hui le promoteur zélé.
Dans quelques jours, un Brexit pourrait pourtant sonner le coup d’envoi de la déconstruction de cette Europe ratée, de ce sous-produit de la sous-culture mercantile étasunienne. Mais même en cas d’échec, un Grexit, un Frexit ou un Italexit finira bien par passer l’épaule. Question de temps.
La pression monte.

Une guerre nucléaire pour sauver Washington ?
Pendant ce temps-là, l’échéance américaine approche, avec sa charge explosive énorme, fabuleuse.
De plus en plus, il apparaît en effet possible, sinon probable, que la planche pourrie démocrate, «Crooked Hillary», pourrait bien se faire bouffer toute crue par l’abominable Trump.
La pauvre Killary, menteuse pathologique (4) et va-t-en guerre hystérique, cristallise en effet de plus en plus de haines à travers le pays et il n’est de loin pas assuré que les supporters démocrates de «Bernie» reportent leur vote sur elle. Trimbalant une série de casseroles longue comme la journée d’un working poor européen, Killary est en effet perçue pour ce qu’elle est: juste une marionnette aux mains de Wall Street et du Parti de la guerre US, un parfait clone d’Obama donc, un parfait petit soldat du Système et de son hyper-classe des 1%.
Wall Street et le Pentagone sont dès lors tétanisés par la possibilité de voir s’asseoir derrière le bureau ovale un outsider aussi grossier qu’incontrôlable, qui ose parler de désengagement militaire, d’équilibrage dans la question israélo-palestinienne ou carrément, suprême hérésie, de normalisation avec l’ignoble Poutine.
Et toute la question qui agite désormais les observateurs antiSystème est de savoir si Wall Street et le Pentagone vont tout simplement accepter de prendre un tel risque.
Les rumeurs d’une «october surprise» vont donc bon train, et chacun se demande quel lapin les marionnettistes de l’Etat profond US vont bien pouvoir sortir de leur chapeau pour geler le processus, se donner le temps de reformater l’opinion et permettre ensuite au Système «de perdurer dans son être».
C’est qu’en matière de scénario-surprise, il va falloir être créatif. L’assassinat pur et simple de Trump est certes une option, mais c’est du déjà-vu et personne ne croirait plus à la version d’un fanatique manipulé depuis Cuba ou Tora Bora.
Difficile aussi de refaire le coup du 11 Septembre. Trop gros, trop cher, trop risqué à faire avaler un remake, et il est presque assuré que les Saoudiens rechigneraient à passer à la caisse une deuxième fois. Et puis en ce moment, c’est pas terrible avec les Saoudiens.
Non, le plus simple, c’est de faire dans l’énorme, le gigantesque, dans l’incontestable, l’irréfutable, l’indiscutable. C’est-à-dire dans la guerre, évidemment contre la Russie, et nucléaire si possible, histoire de vraiment aveugler tout le monde.
C’est la thèse de plusieurs commentateurs tant russes qu’américains qui estiment aujourd’hui que les préparatifs de la chose vont d’ores et déjà bon train.
Au nombre des arguments avancés: le long travail de formatage des opinions publiques à la russophobie depuis 5 ans; le déploiement de forces US d’une ampleur inédite depuis 1944 en Europe; le cinglant refus d’Obama de discuter avec Poutine de la question de plus en plus sensible du bouclier anti-missile (5) et, enfin, l’inquiétante inauguration en Roumanie, en mai dernier, d’un système US de missiles «Aegis Ashore» parfaitement profilé pour le lancement d’une attaque nucléaire de première frappe contre la Russie (6).
Bien sûr, il y a loin de la coupe aux lèvres, mais force est de constater que tous les ingrédients de l’explosion sont réunis. Car au-delà de la volonté ou non des Etats-Unis d’appuyer sur le bouton rouge en premier, la question se pose de savoir combien de temps Moscou acceptera de rester sous la menace de cette première frappe nucléaire avant de détruire la base roumaine en question (ce que ferait n’importe quel dirigeant normalement constitué, cf la crise des missiles à Cuba).

Ce moment où tout devient possible
En résumé, nous voici donc face à une situation où, de Paris à Washington en passant par Bruxelles, un véritable climat d’insurrection se globalise contre la pègre dirigeante néolibérale, avec des possibilités de développements extraordinaires : renversement de gouvernement en France, dislocation de l’UE, éclatement intérieur de l’Empire.
Tout est donc possible désormais avec, en embuscade, l’ultime folie de marionnettistes US en train de créer toutes les conditions d’un affrontement nucléaire qu’ils espèrent sans doute voir confiné à l’Europe et à la Russie bien sûr, le tout avec l’effarante complicité suicidaire de Bruxelles.
La grande crise générale du Système néolibéral semble donc bel et bien entrée dans sa phase terminale.

La pression monte.

1 Pourquoi 10 milliardaires contrôlent-ils notre information ?

2 Un ex-soviétique parle de l’UE: «J’ai vécu dans votre futur et ça n’a pas marché »

3 Finance : les patrons les plus riches du monde

4 Hillary Clinton lying for 13 minutes straight

5 Obama Slams Door in Putin’s Face: Says if Putin doesn’t want Russia’s retaliatory forces eliminated, he’ll need to be the one to press the nuclear button first.

6 Déploiement en Europe du système balistique américain Aegis permettant une attaque nucléaire de première frappe contre la Russie

6 The red line crossed, in the cross-hairs, at trigger point — waiting for an october surprise

=*=

Comme expliqué, en détail, dans ce dernier billet ; Le cœur lourd…  Mélenchon a bien tort d’espérer nous berner avec sa VIème Ripoublique.

Ce dont nous avons besoin, c’est d’un nouveau paradigme sur la base d’une décolonisation concertée et en lien avec tous les peuples de la Terre.

Aucun nouveau paradigme ne s’ancrera durablement en nous sur la base de ce même système vertical, coercitif et mortifère…

Comme nous le rappelle le mouvement Zapatiste ;

Demain se plante aujourd’hui ;

Parce qu’il faut se préparer à porter plus efficacement et plus extensivement le boulot de nous gouverner nous-mêmes, parce qu’au pire, le Système capitaliste va revenir nous chercher.

Le mal et ceux qui le porte ont un nom, une histoire, une origine, un calendrier, une géographie ; C’est le Système capitaliste.

Depuis des centaines d’années,

nous vivons sous les 4 roues de ce Système ;

L’Exploitation, la Répression, la Dépossession et le Mépris…

Ici, il n’est pas question de « Révolte » mais plutôt de révolution sociale et du démembrement des institutions et de l’État, sources avec la propriété privée exploiteuse et l’institutionnalisation de l’inégalité politique et sociale, de 95% des maux de la société.

Demain commence un Euro de foot 2016 en France ;

Demain commence une réunion à Dresde en Allemagne ;

Qu’est-ce qui nous empêche de nous inter-connecter et d’où nous sommes de nous organiser en confédération de communes libres, autogérées et autonomes ?

Personne…

L’idée première n’est-elle pas de connecter les énergies, les électrons libres pour donner l’exemple d’associations toutes aussi libres par delà l’espace et le temps ?

Et le temps presse, pressés que sont les Banksters de nous éparpiller façon puzzle aux 4 coins de l’Univers persuadés qu’ils sont d’être immortels.

Persuadés qu’ils sont d’être les Maîtres du Jeu,

Les Maîtres de Guerre…

Soyons des grains de sable dans leur « Machine Gun Bacon« 

Ne leur donnons plus notre consentement ; JAMAIS !

Demain, reprenons la main et ne la lâchons plus…

JBL1960

 

 

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Le cœur lourd…

Bon, clairement, y va falloir se les sortir les doigts, du nez !

Ah bon tu crois ?

Ah bah oui ;

Regarde moi ce bordel ;

Il n’y a aucune solution, aucune à attendre sagement 2017 et d’abord parce qu’avant ça il y a le POTUS2016 et que c’est très mal, très très mal barré… D’ailleurs, le Oblabla trouve rien de mieux à dire que ça ; lesmoutonsenrages.fr/2016/06/09/sur-le-depart-barack-obama-conseille-aux-americains-de-se-preparer-a-un-desastre/

J’ai poussé ma réflexion du 31/12/2015 ; Jusqu’à aujourd’hui et toujours en lien avec le Mouvement Zapatiste d’une part, qui m’a confortée dans l’idée que nous devons nous choisir, Nous, et ne surtout rien n’attendre d’Eux.

Et les Natifs et descendant des peuples premiers telle la Nation Mohawk, entre autres.

Il n’est pas besoin d’être plus Zapatiste ou Amérindien qu’eux-mêmes !

Comme l’avançait déjà R71 en préambule d’un sujet ad hoc ;

Si nous sommes tous des colonisés, nous ne sommes pas, bien évidemment, tous des « zapatistes », des amérindiens ou des peuples autochtones de nations sous domination coloniale directe. Le message de lutte est universel à tous les peuples. La réalité pratique se doit d’être adaptée à l’environnement géographique et socio-politique de chacun des peuples concernés. Inspirons-nous du Chiapas et créons le confédéralisme démocratique en contre-pouvoir efficace au marasme systémique ambiant et sclérosé.

Je pense que le moment est venu, pour nous les peuples de la Terre,  de nous inter connecter afin de trouver ce souffle nouveau dont on cherche à tout prix à nous priver et jusqu’à ce que mort s’ensuive… Et ce qui viendra, inévitablement, mais c’est à nous de décider si nous voulons vivre tête levée ou le nez dans la poussière, indéfiniment…

=*=

Et pour nous aider à y voir plus clair, je vous propose de relire cet article du 22/10/2014 – source : Alternative Libertaire | Dossier Chiapas par Secretariat International

url de l’article original ; http://www.alternativelibertaire.org/?Chiapas

Une compilation d’articles et de communiqués, ainsi que sur les luttes politiques au Mexique et des peuples indigènes du continent sud-américain. En rejoignant la « Sexta » des Zapatistes, Alternative libertaire entend défendre l’autonomie des peuples et les expériences d’auto-organisation et d’autogestion.

Le soulèvement

Le soulèvement zapatiste du 1er janvier 1994 a permis de mettre en lumière des problématiques sociales et politiques propres aux peuples indigènes, du Mexique comme d’ailleurs. Usage du territoire, représentation politique, perte des cultures, discrimination raciale, ces thèmes se sont retrouvés sur le devant de la scène mexicaine et internationale, et le soulèvement a provoqué ou renforcé de nombreux autres mouvements indigènes, ainsi que suscité une grande vague de solidarité internationale.

Les relations développées avec la société civile mexicaine et internationale, ainsi que l’intense préparation politique des zapatistes pendant les dix ans précédents le soulèvement, ont débouché sur un mouvement avec une forte capacité organisationnelle, un large soutien populaire, et un discours inspirateur pour de nombreuses luttes. Le discours anticapitaliste, les pratiques horizontales, les revendications d’autonomie, ont participé entre autres à populariser ce mouvement dans les milieux libertaires du monde entier.

Le but n‘est pas de retracer ici l’histoire du mouvement, mais de voir où il se situe aujourd’hui et ce qu’il peut nous apporter dans nos luttes.

Un nouveau cycle du mouvement zapatiste

Dès la fin des combats de 1994, l’EZLN à tissé des liens avec la société civile mexicaine et les mouvements altermondialistes au travers des marches du Chiapas jusqu’à Mexico ou de rencontres internationales sur leur territoire. Dans le même temps les zapatistes ont organisé leur autonomie dans les « territoires récupérés » lors de l’insurrection. Après deux années d’intense travail avec la société civile mexicaine et internationale (autour de la 6ème déclaration) en 2006 et 2007, ils et elles se sont concentré-e-s sur le développement de leurs capacités productives, politiques, sociales.

Vous êtes en territoire rebelle zapatiste. Ici le peuple commande et le gouvernement obéit.

Le « pouvoir » de l’EZLN (Armée Zapatiste de Libération Nationale) a été transmis à des instances civiles, les Juntas de buen gobierno, et de nombreux projets d’éducation, de santé, d’agriculture, de communication ont été mis en place ou renforcés. Les conditions de vie des communautés zapatistes se sont améliorées, malgré la répression constante du mouvement de la part des gouvernements local et fédéral. Les médias et nombre de mouvements politiques hostiles aux zapatistes ont profité de ce moment de moindre visibilité pour déclarer la disparition du mouvement. Mais le déclenchement d’une nouvelle phase de mobilisation depuis décembre 2012 leur a donné tort.

Le 21 Décembre 2012, environ 40.000 bases de apoyo (bases de soutien) zapatistes ont défilé silencieusement dans les cinq villes que l’EZLN avait prises par les armes le 1er janvier 1994. Le communiqué émis ce jour-là disait seulement « VOUS AVEZ ENTENDU ? C’est le son de votre monde en train de s’effondrer, C’est celui du notre qui resurgit. Le jour qui fut jour, était nuit, Et nuit sera le jour qui sera le jour. ».

Quelques jours après, l’EZLN a commencé à émettre des communiqués à un rythme soutenu, expliquant le relatif silence des années précédentes et la volonté de reprendre le travail de communication national et international, la nomination d’un nouveau subcomandante, et l’entrée dans une nouvelle phase de leur mouvement : « le temps du oui ». C’est-à-dire une phase de construction active d’une autre société et non plus de simple opposition ou résistance à la société existante. Puis, détaillant les premières étapes de cette nouvelle phase :
- la escuelita (petite école), sorte d’université populaire organisée par les zapatistes dans leurs communautés depuis août 2013 jusqu’au début 2014 pour partager leur expérience avec des individu-e-s et des organisations sociales nationales et internationales qui les soutiennent.
- la reprise d’un travail unitaire avec d’autres mouvements indigènes mexicains, notamment au travers de la Catedra Tata Juan Chavez des 17 et 18 août 2013.

Le moment d’entrée dans cette nouvelle phase de mobilisation répond à un contexte particulier.

D’une part, la généralisation de la violence. Le Mexique est devenu ces dernières années l’un des pays les plus violents au monde, avec le déclenchement de la « guerre contre le narcotrafic » sous le mandat du président Calderón (2006-2012) du PAN (Parti Action Nationale, droite conservatrice catholique), qui a fait 60 000 morts dont bon nombre de « dommages collatéraux ». Cette violence s’est ajoutée à la corruption et à l’autoritarisme de la classe politique mexicaine, détruisant encore plus le tissu social du pays, et masquant la répression (assassinats, disparitions, emprisonnements) dont souffrent les mouvements sociaux et indigènes.

D’autre part, le retour du PRI (Parti Révolutionnaire Institutionnel) au pouvoir. Le PRI a gouverné le Mexique pendant 70 ans d’affilés jusqu’à l’arrivée du PAN au pouvoir en 2000. Il symbolise la corruption, le clientélisme, la répression, le virage néolibérale, l’état mafieux (pratiques que le PAN a perpétuées avec plaisir), et son retour au pouvoir fin 2012 ne peut faire que craindre le pire.

Enfin, la mise en place de l’agenda néolibéral des élites nord-américaines. Intégration commerciale profitant aux multinationales, extraction sauvage des ressources naturelles, pillage des ressources biologiques, privatisations (éducation, énergie, etc.), aux conséquences socio-économiques désastreuses pour la majorité de la population, et notamment pour les peuples indigènes dépossédés de leurs territoires et de leurs cultures.

Un élément primordial dans cette nouvelle phase de mobilisation est aussi d’ordre culturel et spirituel. Le 21 décembre 2012 représente dans la cosmovision maya le passage à un nouveau cycle de leur calendrier, le 14eme Baktun, chaque baktun durant environ 394 ans. Cet aspect culturel a déterminé le choix de la date de la mobilisation du 21 décembre, et donne le sens du communiqué émis à cette occasion, l’entrée dans un nouveau cycle devant s’accompagner de l’entrée dans un autre modèle de société que les zapatistes s’efforcent de construire.

Plus récemment, suite à l’attaque du Caracol La Realidad et de l’assassinat du compa Galeano, perpétué par des paramilitaires, les zapatistes, par la voix du Sous-commandant Marcos, ont confirmé l’engagement dans cette nouvelle étape du mouvement. En effet, en décidant la « disparition » du personnage de Marcos, ils montrent au monde que leur mouvement est autogestionnaire et horizontal. L’évolution est notoire, comme le montre cet extrait du communiqué Ombre et Lumière de l’EZLN :

« Au cours de ce ces vingt dernières années, une relève complexe et à plusieurs niveaux s’est opérée au sein de l’EZLN.
Certains n’ont vu que ce qu’il y avait de plus évident : la relève générationnelle.
Aujourd’hui, en effet, ce sont celles et ceux qui étaient tout jeunes ou qui n’étaient pas encore nés au début de notre soulèvement qui luttent et conduisent la résistance.
Cependant, certains lettrés n’ont pas eu conscience des autres relèves qui ont eu lieu :
Une relève de classe : le passage d’une origine de la classe moyenne éclairée à une origine indigène paysanne.
Une relève de race : de dirigeants métis, on est passé à des dirigeants nettement indigènes.
Et le plus important, une relève dans la pensée. De l’avant-gardisme révolutionnaire, on est passé au « commander en obéissant » ; de la prise du Pouvoir d’en Haut à la création du pouvoir d’en bas ; de la politique professionnelle à la politique quotidienne ; des leaders aux communautés ; de la ségrégation de genre à la participation directe des femmes ; de la moquerie envers l’autre à la célébration de la différence. »

Aternative libertaire adhère à la Sexta, c’est-à-dire à la Sixième Déclaration de la Selva Lacandona, rédigée en 2005. Ce texte avait contribué à créer un nouveau réseau fédérant les groupes en lutte.

L’EZLN et le mouvement zapatiste ont montré au cours de ces dernières décennies qu’il n’y avait pas de fatalité dans ce monde dominé par le néolibéralisme, les injustices et les gouvernements à la botte des capitalistes. Même les plus pauvres, les plus oublié-e-s, peuvent se lever et crier Ya Basta ! Assez ! Et choisir une autre voie, basée sur la justice, la démocratie, la dignité, la solidarité, l’égalité.

Ce qu’ont réussi à construire les zapatistes depuis la création de l’EZLN représente une source d’optimisme et d’inspiration pour tous ceux et toutes celles qui luttent pour un monde meilleur. Les conditions politiques, sociales, culturelles, ne sont pas les mêmes en France et au Chiapas, et n’appellent pas les mêmes réponses, mais un désir commun doit nous animer, comme partout sur cette planète : reprendre le contrôle de nos vies. Et sur ce plan là, les zapatistes sont un exemple.

Alternative libertaire lutte depuis longtemps contre toutes les oppressions : capitaliste, étatique, patriarcale, raciste. Nous participons dans la mesure de nos capacités aux mouvements sociaux et aux luttes sur nos lieux de travail, et diffusons autant que possible nos idées communistes libertaires pour créer une société libre de toute forme de domination.

Depuis le soulèvement zapatiste, nous avons suivi avec intérêt et solidarité l’évolution de cette lutte, et l’avons diffusée dans les pages de notre journal. Mais nous n’avons jamais formalisé notre solidarité, ni n’avons participé aux rencontres et activités organisées par les zapatistes ou les mouvements de solidarité. Il est malheureusement difficile de s’engager sur tous les fronts. Mais aujourd’hui, alors que les conséquences économiques, sociales et écologiques du néolibéralisme se font de plus en plus dramatiques et irréversibles, il nous semble important de participer à la nouvelle dynamique que les zapatistes essayent d’impulser. C’est pourquoi nous avons décidé de rejoindre la Sexta Declaración de la Selva Lacandona.

Ces derniers mois, à l’occasion des 20 ans du soulèvement, nous avons participé dans différentes villes de France à des activités de solidarité en commun avec d’autres groupes et collectifs de soutien aux zapatistes, avec des débats publics, des repas de solidarité, et la participation à des rassemblements de soutien. Avec ces collectifs, nous tentons tant bien que mal d’apporter notre aide.

Nous souhaitons ainsi diffuser la lutte zapatiste et les revendications d’autonomie des peuples indigènes du Chiapas et d’ailleurs, et exiger l’application des accords de San Andres, la libération des prisonniers politiques et la fin du harcèlement militaire et de la violence politique dont sont trop souvent victimes les peuples du Chiapas et du reste du Mexique.

=*=

Ne vous laissez pas tromper par le résultat des dernières élections au Mexique, car cette gauche qui est revenu au pouvoir, c’est la même gauche qui gouverne aujourd’hui en France ! Et on a vu le résultat

Aucun parti, aucune personne, aucuns leaders issus de ce Système ne seront jamais légitime à nous représenter, ni Mélenchon, ni Asselineau et encore moins la Marine.

Et la prochaine étape c’est la mise en place d’un gouvernement mondial, et c’est N.O.M.

Fut-il sous le commandement en Chef d’un certain Vlad

Alors qui d’autres mieux que nous ?

Franchement, je ne vois pas !

Bon c’est sûr que si vous attendez l’ouverture de l’Euro2016 en bramant après tous ceux qui ruent dans les brancards ; Rendormez-vous, mais c’est dommage, on a besoin de vous aussi ; On a besoin de NOUS TOUS !

L’indivisible JBL1960