Choisissons-nous !

Et parce que nous sommes ceux que nous attendions !

Et surtout car nous n’avons besoin que de nous tous unis, ici et maintenant, et d’où nous sommes !

Le mouvement Zapatiste qui nous a appris que demain se plante aujourd’hui,  a lancé un appel aux peuples du monde lors du Congrès National Indigène (Mexique, février 2016) que le blog R71 vient de relayer et que je retranscris en entier ci-dessous ;

https://resistance71.wordpress.com/2016/05/25/aux-peuples-du-monde-communique-du-congres-national-indigene-mexique-fevrier-2016/

Url de l’article original : http://www.lavoiedujaguar.net/Declaration-du-Congres-national-1300

Aux peuples du monde… Communiqué du Congrès National Indigène (Mexique, février 2016)

Déclaration du Congrès National Indigène 
Mexique, le 24 février 2016

vendredi 20 mai 2016, par CNI

Aux peuples du monde,

Sœurs, frères,

Marchant sur les pas laissés par nos anciens au fil des chemins issus de la Chaire Tata Juan Chávez Alonso, nous nous sommes réunis le 30 janvier 2016 dans la communauté chinantèque de San Antonio Las Palmas, municipalité de Tuxtepec, Oaxaca. Étaient présents des délégués des peuples mazatèque, binniza, chinantèque, maya, purépecha, otomí, nahua, wixárika, tepehua, tsotzil, chol, popoluca, zoque et tseltal, provenant de trente-deux communautés des États du Chiapas, d’Oaxaca, Veracruz, Yucatán, Campeche, Guerrero, Michoacán, État de Mexico, Morelos, District fédéral et Jalisco.

Nous nous sommes réunis pour nous voir et nous écouter en l’autre, celui qui vit chaque jour la spoliation, la répression, le mépris et l’exploitation dans chacun des recoins de la géographie indigène, là où s’annoncent les éclairs de la tempête qui recouvre nos territoires, cette tourmente engendrée dans l’obscurité du capitalisme. Nous nous rencontrons pour nous savoir une fois de plus dans le fil de l’histoire de nos ancêtres et dans la nôtre, afin de trouver et de chercher les chemins et de pouvoir continuer à exister tels que nous sommes dans chaque communauté, quartier, nation et tribu où chaque jour nous tissons le Congrès national indigène dans cette tâche difficile dont nous héritons, nous les peuples originaires, pour veiller sur le monde. Depuis là où nous sommes, nous tournons notre tête collective afin de comprendre les horizons où nous voyons ce que nous voyons.

Nous voyons les chemins mensongers que sous de multiples visages nous offrent ceux d’en haut, eux qui se disent sensibles à la douleur et au désespoir de ceux qui, en bas, souffrons de cette guerre ; nous voyons les chemins que nous offrent ceux d’au milieu, qui disent être de notre côté tout en fricotant, en s’embrassant, en dialoguant et en négociant notre douleur et notre espoir avec celui d’en haut, offrant à nos compañeros le feu des projecteurs, les reportages télé, de l’argent pour voyager, des financements et des projets qui défigurent notre lutte et font disparaître les réalités qui se tissent depuis tout en bas.

Nous voyons aussi celui qui, bien qu’étant en bas, rêve d’être en haut et devient le bourreau que, le cœur mort, nous ne voyons pas venir jusqu’à temps qu’il nous assassine, qu’il nous divise, qu’il livre notre terre-mère à ceux qui veulent la détruire, bien qu’il sache que c’est sa mère tout aussi bien, trompant les nôtres afin qu’ils acceptent les mensonges et les trahisons du gouvernement en disant que leurs intentions sont bonnes.

Mais nous voyons aussi le chemin que nous partageons entre nous, en bas, ce chemin qui vient du cœur collectif d’un peuple, un peuple qui s’écoute lui-même et qui comprend le sentiment du frère qui lutte et qui souffre tout comme nous, qui comprend que c’est sur terre que se sème la justice, comme l’a semé notre compañero Federico Ortiz, frère du peuple purépecha, et qui, fort de cet héritage, invitait sans cesse à marcher tout seuls, sans les partis, sans que personne ne nous dirige ni ne nous dise comment.

C’est avec le souvenir de cet héritage que nous avons débuté notre assemblée sur le territoire chinantèque, que Federico n’a pas pu atteindre de son vivant du fait de son décès le 23 janvier 2016. Avec aussi celui du compañero Felix Serdán, porte-parole du Congrès national indigène et commandant honoraire de l’Armée zapatiste de libération nationale, tombé le 22 février 2015, qui parlait aux jeunes en disant qu’il fallait « abandonner l’apathie, qu’ils se cultivent et qu’ils acquièrent des connaissances, car si on ne se réveille pas, on va continuer à être emportés par la tempête en cours ». L’héritage aussi du compañero Tata Juan Chávez et de sa mort anticipée le 2 juin 2012, qui a laissé derrière lui l’insistance de ses paroles sur le fait que nous devons penser et travailler sans relâche pour la « reconstruction, non pas juste d’un seul pays ou d’un seul peuple, mais d’un nouveau monde ». Ce sont ces pas-là et cet horizon qui apparaissent à nos yeux lorsque nous nous contemplons sur le long chemin qu’il nous reste à parcourir en tant que peuples organisés au sein du Congrès national indigène.

Suite aux considérations antérieures, par accord de notre assemblée de coordination élargie, nous déclarons :

  1. Que nous faisons nôtre le refus des spoliations territoriales en cours au sein du territoire indigène chinantèque à travers l’imposition de réserves écologiques, du paiement des services environnementaux, des programmes aboutissant à la privatisation de la terre tel que le Procede et le Procecom, et nous nous déclarons contre l’imposition de treize corridors touristiques, ainsi que contre l’autoroute Tuxtepec-Oaxaca qui prétend spolier les terres de onze communautés chinantèques et zapotèques, cela accompagné de concessions minières sur des terrains communaux. Nous dénonçons l’absence de justice quant au crime orchestré contre Maximino Salinas Hernández, autorité communautaire de San Antonio de las Palmas, pris en embuscade et assassiné le 30 juin 2013 par des paramilitaires opérant dans la région sous la protection des mauvais gouvernements, et le fait que les assassins soient aujourd’hui en liberté.
  2. Nous dénonçons la complicité des trois niveaux du mauvais gouvernement dans la tentative de spolier et de privatiser la totalité des terres communales des peuples tepehuano et wixárika de la communauté autonome de San Lorenzo de Azqueltán, Jalisco, et nous ratifions notre reconnaissance de leur territoire et de leurs autorités autonomes.
  3. Nous réitérons notre refus de la destruction des lieux sacrés desquels dépendent les tissus sociaux autonomes du peuple wixárika du fait des projets miniers agressifs en cours dans le désert de Wirikuta, San Luis Potosí. Malgré la validité de la suspension judiciaire existante contre soixante-dix-huit concessions minières, l’exploitation illégale persiste dans les villages de San Antonio de Coronados et de la Presa Santa Gertrudis, avec la complicité assumée des mauvais gouvernements, qui continuent à maintenir une campagne de division permanente afin de consolider cette destruction culturelle et environnementale.
  4. Nous dénonçons l’attaque en cours des gouvernements et des hommes d’affaires en vue de s’approprier des terres collectives ejidales, des sites archéologiques et des lieux sacrés du peuple maya dans l’État du Yucatán, et plus spécifiquement, de la digne lutte menée par les habitants et habitantes de la communauté de Chablekal dans la municipalité de Mérida afin d’empêcher la vente des terrains aux riches et aux entreprises immobilières aux dépens de la privation du droit de la majorité à la possession de la terre. Nous exigeons de la même manière la fin du harcèlement et de la répression contre les membres du Réseau contre les tarifs élevés de l’électricité de la communauté de La Candelaria, Campeche.
  5. Nous répudions la militarisation du territoire indigène dans la région des Chimalapas, à la frontière entre les États du Chiapas, d’Oaxaca et de Veracruz, et les intentions d’y construire une Base d’opérations mixtes avec le soi-disant prétexte de mettre un terme aux invasions agraires, alors que l’on sait parfaitement que ce sont les gouvernements des États eux-mêmes, avec le gouvernement fédéral, qui, par leurs mensonges, leurs projets pervers et leurs spoliations dans d’autres territoires, ont été les responsables de l’augmentation des invasions et de provoquer des conflits au sein des peuples.
  6. Nous exigeons l’annulation des projets mortifères qui se sont déversés en cascade sur les peuples de l’État de Mexico, sans faire cas de la volonté réitérée des communautés nahuas et ñatho, par le biais de prétendues consultations dont le seul résultat a été de supplanter la parole des peuples originaires. C’est le cas pour l’autoroute Toluca-Naucalpan, dont l’imposition s’est nourrie de la violation violente et systématique de l’autonomie des assemblées communautaires par le biais d’une forte présence policière ayant servi à intimider les voix s’opposant à la destruction de la forêt otomí mexica au sein des communautés de San Francisco Xochicuautla et San Lorenzo Huitzizilapan, ainsi qu’à surveiller les engins de chantier de l’entreprise privée Autovan, concessionnaire des travaux.

Nous exigeons également l’annulation de la construction du nouvel aéroport de la ville de Mexico et des chantiers annexes, qui engendrent déjà la destruction et la spoliation des communautés de la région du Valle de México, et la vie du lac de Texcoco ; projet ayant justifié de graves répressions telle que celle endurée par le village de San Salvador Atenco en mai 2006, dont les coupables n’ont jusqu’à présent pas été jugés. Nous qui composons le Congrès national indigène, réitérons que nous ne concèderons ni pardon ni oubli aux assassins, tortionnaires et violeurs, qu’ils soient les responsables matériels ou intellectuels des faits.

  1. Nous saluons la décision dont fait preuve l’ejido Tila, dans l’État du Chiapas, dans son cheminement vers l’autonomie et dans la décision prise de virer la présidence municipale de leur territoire, ainsi que la communauté de San Isidro Los Laureles, pour avoir récupéré près de 70 hectares divisés en trois ranchs, desquels ils avaient été spoliés.
  2. Nous dénonçons l’impunité absolue dont ont bénéficié les assassins de l’enfant Hidelberto Reyes, de la communauté de Santa María Ostula, Michoacán, assassiné le 19 juillet 2015 durant l’opération ayant abouti à la détention du commandant de la police communautaire Cemeí Verdía Zepeda, libéré le 24 décembre de cette même année. Ainsi que l’impunité et la protection dont jouissent Mario Álvarez López et Federico González Medina, chefs des territoires de la côte du Michoacán pour le compte du cartel des Chevaliers du Temple [Caballeros Templarios], et auteurs intellectuels des trente-quatre assassinats et six disparitions forcées endurées par les comuneros d’Ostula depuis le 29 juin 2009, et qui ont eu pour objectif de spolier les terres et les plages pour le trafic de drogue et de bois précieux d’espèces menacées d’extinction, ainsi que d’assurer l’exploitation légale et illégale de différents minerais dans toute la région. Tout cela au travers d’opérations conjointes entre des bandes narco-paramilitaires et tous les niveaux du mauvais gouvernement. Nous exigeons le respect absolu de l’autonomie de la communauté, de sa police communautaire et de son territoire.
  3. Nous réitérons l’exigence irrévocable de la présentation en vie, par le gouvernement mexicain, des 43 compañeros étudiants de l’école normale rurale Raúl Isidro Burgos d’Ayotzinapa, Guerrero, ainsi que la condamnation des commandants policiers, militaires et politiques responsables de ce crime. Nous savons que de la part de l’État nous n’obtiendrons que mensonge et trahison visant à occulter leur culpabilité et à faire obstruction aux enquêtes menées par le Groupe interdisciplinaire d’experts indépendants de la Commission interaméricaine des droits humains.
  4. Nous répudions la réarticulation des groupes paramilitaires autour des communautés bases de soutien de l’Armée zapatiste de libération nationale, qui s’accompagne d’une augmentation des patrouilles militaires terrestres et aériennes. Nous avertissons que la guerre contre les peuples et villages zapatistes est aussi une guerre contre tous ceux d’entre nous qui rêvons, construisons et luttons pour un autre monde possible, et que, en tant que Congrès national indigène, nous serons toujours prêts à agir en conséquence.
  5. Nous nous prononçons pour la liberté immédiate des prisonniers politiques de nos peuples, dont l’unique délit a été la défense de la terre-mère, de la dignité et de la vie de leurs peuples et des générations futures.

Prisonniers de San Pedro Tlanixco, État de Mexico

  • Rómulo Mireles, condamné à 54 ans de prison.
● Pedro Sánchez Berriozábal, condamné à 52 ans de prison.
● Teófilo Pérez González, condamné à 50 ans de prison.
● Lorenzo Sánchez Berriozábal, en attente de sa peine.
● Marco Antonio Pérez González, en attente de sa peine.
● Dominga González Martínez, en attente de sa peine.
● Deux mandats d’arrêt encore en vigueur.

Prisonniers de San Miguel Aquila, Michoacán

  • Agustín Villanueva Ramírez, condamné à 27 ans.
● Vicente Villanueva Ramírez, condamné à 27 ans.
● Efraín Villanueva Ramírez, condamné à 27 ans.

Prisonniers de San Sebastián Bachajón, Chiapas

  • Santiago Moreno Pérez
● Emilio Jiménez Gómez
● Esteban Gómez Jiménez

Prisonniers loxichas, Oaxaca

  • Álvaro Sebastián Ramírez
● Justino Hernández José
● Eleuterio Hernández García
● Agustín Luna Valencia
● Abraham García Ramírez
● Fortino Henriquez Hernández
● Zacarías Pascual García López.

Nous continuerons à marcher en bas à gauche, parce que ce n’est que là que peut renaître la vérité et la justice pour nos peuples ; ce n’est que là où nous construisons avec le cœur dirigé vers les générations futures, et les racines dirigées vers ceux qui nous ont précédés depuis là-bas, là où la vie commence, pour tous sans exception.

Pour la reconstitution intégrale de nos peuples.


Jamais plus un Mexique sans nous.


Le 24 février 2016,


Congrès national indigène.

Nous n’avons pas besoin d’eux !

Nous avons besoin de nous

Si nous devons soutenir une grève générale illimitée et expropriatrice pour enclencher un nouveau paradigme c’est parce que nous ; Peuples du Monde, devons ;

« Sortir du colonialisme, qui n’est nullement un système archaïque mais est aujourd’hui un constituant du système globalisé. C’est, partant de mouvements locaux et nationaux, là où nous sommes, avec nos différences, nos expériences en conjuguant nos mouvements, se donner la capacité d’influer sur l’ordre mondial. »

Dans le but de nous émanciper, d’échapper au paradigme mortifère induit par une mini-élite dont l’hégémonie culturelle n’a que trop duré.

Nous devons rompre ce cycle et nous libérer du dogme suprématiste parasite et criminel et ceci passe immanquablement par la fin du colonialisme, de son avatar néo-colonialiste, du capitalisme et de l’État garde-chiourme, tous instruments d’oppression de la vaste majorité par le petit nombre.

Lorsque l’occident et ses peuples aliénés auront réalisé et transcendé les leurres et les crimes d’un système qui finalement n’a pas lieu d’être, alors une révolution copernicienne politique et sociale populaire prendra place, la seule qui libèrera le monde à tout jamais.

Déjà l’EZLN zapatiste du Chiapas au Mexique par sa 6ème déclaration de la jungle de Lacandon en 2005 entrevoyait parfaitement notre futur ;

Les capitalistes essaient de dominer le monde entier, la planète terre, le néolibéralisme est la théorie, le plan qui fait fonctionner la globalisation, et le néolibéralisme à ses plans économique, politique, militaire, et culturel. L’objectif de chacun de ces plans est de dominer et de commander à tous et ceux qui n’obéissent pas sont réprimés et exclus afin d’éviter qu’ils contaminent les autres avec des idées de rébellion… Des nations très puissantes comme les États-Unis veulent tourner le monde en une gigantesque entreprise, un marché géant pour vendre et acheter tout ce qui est possible et pour cacher l’exploitation faite autour du monde. Voici pourquoi le mouvement zapatiste EZLN dit que la mondialisation néolibérale est une guerre de conquête du monde entier, une guerre mondiale, une guerre déclenchée par le capitalisme pour dominer la Terre entière. Cette conquête est parfois faite par des armées qui envahissent des nations, mais souvent elle est faite avec l’économie, par le système de la dette et en amenant leur culture capitaliste, qui est la culture de la marchandise, du profit et du marché.

Les oppressés natifs du sud du Mexique ont le dernier mot de la lucidité, toujours, comme en atteste ce communiqué ci-dessus.

Tendons-leur la main, à eux et à tous les colonisés,  qui en retour nous aiderons à surmonter notre culpabilité d’avoir réduit le monde à ce triste paradigme mercantile et obscène.

Incluons dans notre réflexion l’expérience zapatiste, Amérindienne, kurde syrienne

Ne consentons plus jamais ;

Ne renonçons plus jamais non plus…

Choisissons-nous !

JBL1960

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Mise à jour du 06/06/2016 | par JBL1960

Mise en lien vers le blog Résistance71 qui relaye le très beau texte de Zénon qui appelle aussi à nous choisir nous ;

https://resistance71.wordpress.com/2016/06/06/france-resistance-politique-voix-du-peuple-autonome-voie-de-bon-gouvernement/

Conclusion du texte ;

J’en appelle à l’ensemble de ceux, à travers le Monde, conscients qu’ils ne sont pas seuls et qu’aucun peuple n’est épargné ; conscients qu’au-delà de notre sort, celui des générations futures est entre nos mains : joignez-vous à notre effort et au formidable élan de liberté dont il est porteur. Que la solidarité soit la clef nous ouvrant la voie de la réussite. Nous abordons la grande fin de cycle que les traditions prophétisent. Saisissons l’immense honneur qu’il nous est donné de pouvoir la vivre.

« VOX POPULI » = https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2016/11/voxpopuli2.pdf

 

 

 

Tonton Cristobal n’est pas venu…

Avec le Navire « Colon » à la découverte du Nouveau-Monde

Ce billet est à relier avec celui-ci qui relate la réponse faite par l’archevêque Tomasi à une intervention (le 25/11/2015) sur la doctrine chrétienne de la découverte faite par le groupe Apache-Ndee-Nee Working Group, le membre du CERD Carlos Manuel Vazquez demanda au Saint Siège de clarifier sa position sur le document de la bulle pontificale Inter Caetera de Mai 1493 et sur la doctrine de la découverte.

L’archevêque Tomasi répondit pour le Saint Siège. Il dit alors que le traité de Tordesilla de 1494 entre l’Espagne et le Portugal avait rendu “effectivement” la bulle papale “inopérante”. “Changer les conséquences historiques de l’idéologie réfléchie dans ces instruments nous demanderait de changer le traité plutôt que la bulle pontificale”, fit remarquer Tomasi (p.8). En droit, le terme “inopérant” veut généralement dire “sans effet, sans force pratique, invalide”. Si le Saint Siège a raison, il devrait alors être impossible de trouver des preuves que la couronne de Castille ou tout autre gouvernement, aient considéré la bulle papale Inter Caetera comme toujours opérationnelle et donc valide après 1494 ; alors nous devons dire que l’affirmation faite par le Saint Siège devant le CERD de l’ONU est clairement fausse.

Et aussi avec celui-.

Je reproduis ci-dessous intégralement la traduction faite par Résistance71 de l’article de Peter d’Errico du 25/04/2016 Source : Indian Country Today Media Network

Url de l’article original en anglais : http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/04/26/will-permanent-forum-stand-indigenous-peoples

Résistance au colonialisme: l’hypocrisie totale du Forum Permanent des Affaires Indigènes de l’ONU quand les institutions protègent la Doctrine Chrétienne de la Découverte fondement du colonialisme occidental (Peter d’Errico)

Le Forum Permanent de l’ONU va t’il prendre position pour les peuples indigènes ?

Le Forum Permanent sur les Affaires Indigènes (FPAI) de l’ONU (UNPFII) semble complice dans l’enterrement de ce qui avait été jusqu’ici son action la plus profonde et significative en la matière: la critique de la Doctrine Chrétienne de la Découverte qu’il avait émise dans sa 13ème session de Mai 2014 et intitulée: « Study on the impacts of the Doctrine of Discovery on indigenous peoples, including mechanisms, processes and instruments of redress. » [UN Doc E/C.19/2014/3]

Le Forum Permanent, comme la plupart des corps constitués conventionnels, a évité de nommer la base religieuse de la doctrine ; mais l’étude elle-même a ciblé la racine: “La présomption de supériorité raciale des chrétiens européens.” La Doctrine a pour origine “les bulles pontificales émise durant la soi-disant période de l’âge de la découverte en Europe. Elle était composée de réglementations, comme le Requirimiento, qui émanaient de royauté d’états européens chrétiens.”

L’étude a montré comment la présomption de la supériorité chrétienne incarnée par la doctrine de la découverte alimente les saisies coloniales des terres et le génocide des peuples autochtones. “Dans toutes ses manifestations, la ‘découverte’ a été utilisée comme cadre justificatif pour déshumaniser, exploiter, réduire en esclavage et subjuguer les peuples indigènes ainsi que de les déposséder de leurs droits les plus fondamentaux, de leurs lois, de leur spiritualité, de leur vision du monde et du mode de gouvernance de leurs terres et de leurs ressources. Ce fut en fait la véritable fondation du génocide.

L’étude se concluait avec un diagnostique réaliste et une recommandation :

“On ne peut pas effacer l’histoire. Son cours, quoi qu’il en soit, peut-être changé pour assurer le bien-être présent et futur, la dignité et la survie des peuples indigènes. La diginité et le respect des droits de l’Homme doivent être garantis, spécifiquement à la lumière de vulnérabilités existantes. Il doit y avoir une reconnaissance complète et honnête du passé afin d’assurer que les doctrines coloniales ne continuent pas à se perpétrer. Un changement clair de paradigme et critique des doctrines coloniales vers un cadre de principe axé sur les droits de l’Homme consistant avec la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU (DDPI) et autres lois internationales sur les droits de l’Homme.”

Le Forum Permanent a félicité l’auteur de l’étude et a affirmé que toutes les doctrines, incluant celle de le découverte, qui se font les avocates de la supériorité sur une base d’origine nationale ou raciale, religieuse, ethnique ou de différences culturelles sont racistes, scientifiquement fausses, légalement invalides, moralement condamnables et socialement injustes et se doivent d’être répudiées tant en parole qu’en action.

Le rapport final de la 13ème session [UN Doc E/C.19/2014/11] a recommandé que l’étude “soit soumise au président de l’assemblée générale de l’ONU et des états membres en tant que guide de référence dans les discussions concernant la réunion plénière de haut-niveau/Conférence Mondiale sur les Peuples Indigènes programmée pour Septembre 2014.”

La soi-disant Conférence Mondiale sur les Peuples Indigènes, nommée ainsi de manière erronée puisque c’était une conférence de l’AG de l’ONU et non pas des peuples indigènes, s’est déroulée sans même que la Doctrine Chrétienne de la Découverte ne fusse nommée une fois. Malgré la recommandation on ne peut plus explicite du Forum Permanent, l’étude ne fut pas discutée et aucunes recommandation pour futures actions ne fut émise ni même mentionnée.

Malgré tout, bien des observateurs ont déclaré cette réunion de haut-niveau comme étant une “victoire” pour les peuples indigènes. Il apparaît que bien des gens peuvent être embrouillés au sujet de la différence entre parler et agir. Dans ce cas précis, il n’y eut même pas de discussion dans le document de conclusion de la conférence. L’étude sur la Doctrine Chrétienne de la Découverte fut passée à la trappe.

La base de données des recommandations du FPAI de l’ONU catégorise la 13ème session et sa recommandation comme une “méthode de travail” pour le président de l’AG de l’ONU et les pays membres. Le “statut de mise en application” montre un espace blanc. Le statut de mise en application des recommandations préalables de la 11ème session critiquant la Doctrine et appelant pour sa révocation est montrée comme étant “en cours”.

Avant sa 14ème session de Mai 2015, le FPAI avait requis que ses états membres donnent leurs réponses à la 13ème session. Cinq états ont répondu: l’Australie, le Danemark, le Mexique, le Paraguay et les États-Unis. De ceux-ci, seul le Paraguay a rapporté une quelconque action mise en place en ce qui concerne la propriété indigène de la terre, le problème fondamental qui affecte les peuples indigènes au travers de la Doctrine Chrétienne de la Découverte. Les autres états répondant ont discuté de nombreuses affaires sociales et de programmes de services fournis aux personnes indigènes.

Le rapport final de la 14ème session [UN Doc E/2015/43] n’a pas attiré l’attention sur ce manque évident de réponse et de suivi de l’étude et de ses recommandations. En fait, le rapport a “encensé le document de clôture” de la réunion plénière de haut-niveau, sans même faire allusion au fait que la réunion n’avait aucunement adressé la Doctrine Chrétienne de la Découverte. Le rapport a néanmoins réitéré le droit des peuples indigènes à avoir leur mot à dire dans le développement de leurs terres.

Peut-être de manière édifiante, la 14ème session a aussi reconnu “le besoin de réduire le nombre de recommandations tout en renforçant le suivi et la mise en place des recommandations les plus remarquables.” Le Forum a promis de prendre une “initiative de réforme”.

L’urgence du problème du titre de propriété indigène a été accru par la reconnaissance que, comme l’a rapporté la 14ème session, le suicide au sein des peuples indigènes “est lié à la perte par les peuples indigènes de leurs droits à la terre et à leurs territoires ancestraux, leurs ressources naturelles, leurs modes de vie traditionnels et l’utilisation traditionnelle des ressources naturelles.

Bien que le rapport ait fait suivre ces trouvailles d’une volée de propositions pour des actions sur la santé, il a aussi appelé “l’envoyé du SG de l’ONU pour la jeunesse… d’informer le Forum sur les progrès en ce domaine dans la 15ème session.”

Celle-ci aura lieu en Mai 2016. L’agenda publié s’ouvre avec “Un suivi des recommandations du Forum Permanent: a) Mise à jour sur la mise en place des recommandations du FP.” Après une subséquente “réunion d’expert internationale sur le thème “Langues indigènes: préservation et revitalisation”, l’agenda continue sur deux “études préparées par des membres du FP.” La liste n’inclut pas d’étude sur la Doctrine Chrétienne de la Découverte.

Dans quelques semaines, nous saurons si le FP de l’ONU a oublié la Doctrine Chrétienne de la Découverte ou s’il va insister sur la question de la terre pour les peuples indigènes et leurs droits devant inclure une révocation de la Doctrine et des bulles pontificales desquelles les schémas de domination de la doctrine ont émergé.

L’ONU, tout comme ses états membres, fait fonctionner une énorme bureaucratie ce qui augmente la possibilité pour bien des sujets de passer à la trappe. Les états membres ne regardent pas les peuples indigènes comme des participants à part entière de l’organisation. De plus, quelques états membres, particulièrement les États-Unis, ont pris des mesures pour mettre une limite entre les droits des peuples indigènes et les droits des peuples. En fait, l’effort parallèle pour définir un “nouveau statut” pour les peuples indigènes à l’ONU indique autant un effort de les enterrer et de les mettre au placard que de les élever à être membre à part entière du corps général de l’organisation.

Le ministère des affaires étrangères des États-Unis, au moment où ceux-ci changeaient leur vote sur la DDPI d’un non à un oui, avait dit que la déclaration crée une catégorie spéciale de droits qui n’est pas équivalente à une participation complète au concert des nations. Le ministère a poussé le bouchon aussi loin que de déclarer que le système de “loi fédérale indienne”, basé sur la doctrine Chrétienne de la Découverte, est identique au système de droit mis en place dans la déclaration de l’ONU.

En mettant ces développements bout à bout, l’étude du FPAI de l’ONU sur le Doctrine Chrétienne de la Découverte passant à la trappe et l’effort de maintenir les peuples indigènes dans un statut subordonné en rapport avec les états, peut faire facilement conclure que les droits des peuples indigènes sont non seulement sous attaque des états coloniaux, mais que les termes de l’attaque n’ont pas même changé. Les peuples indigènes ont un “forum permanent” pour leurs “affaires”, mais leurs affaires sont toujours subordonnées aux préoccupations des états qui clament une supériorité sur eux.

Dans la tragédie de Shakespeare “Jules César”, Marc Antoine cache son amour de César : “Je suis venu pour enterrer César et non pas pour l’encenser”. L’inverse marche tout aussi bien : un ennemi peut bien dire: “Je viens pour encenser et pas pour enterrer”.  Attention aux manifestations d’amitié aux peuples indigènes… à moins que ce ne soit confirmé par des actions.

Kahentinetha représentante de Mohawk Nation News m’a adressée un Merci en Mohawk que j’ai retranscris dans ce billet à son intention ; Niawen – Merci !

Puis également un appel à la Paix en Mohawk qui se dit ; Skennen…

J’espère sincèrement par ce simple relayage être digne de la confiance qui m’est faite et vous toucher sur la cause Amérindienne, entre autres, que j’ai intégré dans ma réflexion pour changer de paradigme en lien avec les Natifs et descendants des Peuples premiers de la Terre.

Je termine sur les mots de Martin Luther King ;

« Notre nation est née dans le génocide lorsqu’elle embrassa la doctrine que l’américain originel, l’Indien, était un être inférieur.

Avant même qu’il y ait eu un grand nombre de nègres sur nos côtes, la balafre de la haine raciale avait déjà défiguré la société coloniale »

Aujourd’hui,encore, ces mots prennent tout leur sens…

JBL1960

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Mise en lien des dernières traductions et publications par Résistance71 du 07/05/2016 à lire absolument ;

https://resistance71.wordpress.com/2016/05/07/resistance-au-colonialisme-la-parabole-du-feu-et-letablissement-de-nouvelles-chartes-de-cooperation/

Url des articles originaux en anglais ;

http://mohawknationnews.com/blog/2016/05/03/fanning-the-embers/

http://mohawknationnews.com/blog/2016/05/05/clean-the-house/

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Mise en lien de la dernière traduction et publication faite par R71 du 13/05/2016 de Steven Newcomb face to face avec le père François ; Supermenteur en Chef !

https://resistance71.wordpress.com/2016/05/13/resistance-au-colonialisme-steven-newcomb-rencontre-le-pape-francois-a-rome-dans-le-cadre-de-la-remise-de-la-declaration-de-la-longue-marche-sur-rome/

Url de l’article original en anglais :

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/05/06/face-face-pope-francis-get-inter-caetera-papal-bull-revoked-164399?page=0%2C0

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Mise à jour du 4 juin 2016 | Par JBL1960

Mise en lien vers la traduction et publication par R71 de l’article de Steven Newcomb dont voici l’url de l’article orignal en anglais ; http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/05/03/reconciliation-and-claim-crown-sovereignty

https://resistance71.wordpress.com/2016/06/04/colonialisme-et-reconciliation-la-falsification-de-la-commission-verite-et-reconciliation-du-canada/

Début : Pris dans un certain contexte, “réconcilier” veut dire “restaurer une amitié”. Une question alors se pose en ce qui concerne le type de relation existant maintenant entre nos sociétés et nations originelles et les sociétés dominantes comme le Canada ou les Etats-Unis: Comment allons-nous faire pour restaurer une amitié qui n’a jamais existé entre ces sociétés et nos nations et peuples originels et libres ?

On peut poursuivre cette discussion avec une autre définition de la réconciliation: “ faire en sorte de faire se soumettre ou d’accepter: convaincre, faire acquiescer”. Il y a une excellente raison pour un pays tel le Canada d’initier un processus appelé “réconciliation” en relation avec nos nations et peuples originels, spécifiquement si ce processus peut nous truquer à devenir passif et à accepter l’affirmation du Canada qu’il possède une souveraineté de domination valide sur nos peuples et nations. Le potentiel de gagner notre acquiescement crée une excellente raison pour un gouvernement comme celui du Canada d’utiliser le concept de “réconciliation” en relation avec nos nations.

[…]

Fin : Comment peut-on répudier la source de l’affirmation de souveraineté de la couronne (en l’occurrence la Doctrine Chrétienne de la Découverte) et peut-on toujours maintenir l’affirmation de souveraineté sur nos nations et peuples originels ? Vous y parvenez en affirmant que lorsque la source de quelque chose est prouvée invalide, cette trouvaille ne mène pas à la conclusion que la chose elle-même qui a émergé de cette source invalide est forcément invalide.

Par un processus minutieux d’écriture de la “couronne” de manière “réconciliante” envers elle-même dans le rapport final de la CVR, l’affirmation de la souveraineté de la couronne finit par être acceptée (acquiescée) par la CVR en même temps que ce rapport final appelle à la répudiation du fondement de “découverte” de la “souveraineté de la couronne”. Comment ceci est-il accompli ? Par les auteurs du rapport final de la CVR disant “qu’il y a d’autres moyens d’établir la validité de la souveraineté de la couronne.

Très bizarrement, le rapport final ne spécifie pas quels sont ces “autres moyens” (peut-être peut-on les obtenir en les demandant?…) ; la CVR et son rapport final n’explique pas non plus le pourquoi nos nations et peuples originels devraient acquiescer à la souveraineté de la couronne (au droit de domination) ? Pourquoi de fait, considérant que le fondement même de l’assomption de “souveraineté” sur nos nations et peuples originels et nos territoires est maintenant révélé n’être qu’une escroquerie fondée sur la bible, le christianisme et la supériorité raciale européenne ?

Concernant le contre-rapport à la CVR, à lire également ;

François 1er en terres Amères Indiennes…

Discovery Train en terres Amères Indiennes

 

Avanti !

Les Français n’en peuvent plus…

De voir vos gueules !

Ah bah, tu m’étonnes…

L’épisode 39 de J’suis pas content TV de Greg Tabibian enfonce bien le clou.

Voilà pourquoi il est urgent de changer de paradigme et c’est Pépère qui nous le démontre avec ses tweets de 2012, quand il était candidat.

Arrêtons de consentir et le Barnum s’arrête illico !

Nous n’avons pas besoin d’une nouvelle République mais d’un nouveau paradigme et il n’y a aucune solution au sein de ce Système ; Aucune !

Alors, Hollandouille sur Vlad ; C’est poilant, et perso, ça me conforte dans mon idée que Vlad avance ses pions pour prendre la direction du N.O.M. en lien avec les psychopathes aux manettes, ah bah oui…

Tout comme le POTUS2016 il n’y a rien à attendre du Bordel2017, Rien !

Il faut dès aujourd’hui ; Ici & Maintenant ; S’interconnecter, tous et pas pour le plein emploi à la Gattaz ;

« Le monde appartient à ceux dont les ouvriers se lèvent tôt » disait Coluche.

Non, pour construire la Société des sociétés avec pour objectif de connecter les énergies, les électrons libres pour donner l’exemple d’associations toutes aussi libres par delà l’espace et le temps !

Mais, il n’est pas question de faire ça dans son coin, si l’éveil individuel est le passage obligé, il doit nous conduire à cela :

Union + Organisation = Action Directe Efficace

Il nous faut partir du particulier ; La commune.

Et aller vers le général ; La confédération des associations libres.

D’une manière ou d’une autre, à un moment donné, se posera pour tout citoyen, le choix de la désobéissance civile. C’est la masse pacifique des peuples qui refusera d’obéir à la fange étatico-entrepreneuriale et ses institutions obsolètes et criminelles, qui fera tomber l’empire et ses oligarques eugénistes.

Il faut atteindre la masse critique de 10% de la population mondiale, point de basculement vers le pouvoir de dire NON. Avec une conscience politique ad hoc on obtient une population en capacité d’exercer la désobéissance civile et c’est fin de partie pour l’oligarchie.

Cette population pourra alors s’organiser en confédération de communes libres, autogérées et autonomes. (Ne jamais oublier l’exemple de Saillans dans la Drôme).

Il est question, ici, et Greg nous le démontre brillamment dans cet #39, de retirer notre consentement aux gouvernants au pouvoir. Ne rien faire nous rend complices. Et ce n’est pas en votant que quoique ce soit va changer (n’est-ce pas François ?) et le prochain guignol programmé par les Banksters pour prendre des pénates à l’Élysée semble être Juppé… On voit le tableau d’ici, non ? N’importe quel politicard n’y changera rien, jamais, le système est verrouillé de l’intérieur, comme les WC… Il n’y a pas de solution au sein du Système !

Conclusion ?

Il faut sortir de ce système et initier un changement de paradigme.

Et en concertation avec tous les Natifs et descendants des Peuples premiers sur le modèle Amérindien à l’exemple de la Nation Mohawk qui est très active comme vous pourrez le lire dans la traduction que propose Résistance71 et qui date du 27 & du 29/04/2016 .

https://resistance71.wordpress.com/2016/05/01/nation-mohawk-et-societe-organique-le-processus-de-la-decolonisation-a-deja-commence-le-train-de-la-liberte-est-sur-les-rails/

Dont voici les urls des articles en anglais ;

http://mohawknationnews.com/blog/2016/04/27/the-agenda/

http://mohawknationnews.com/blog/2016/04/28/tear-the-house-down/

Qui démontre que cette lutte est à l’échelle mondiale et très actuelle et comme je le détaille dans ce billet ; Le Navire « Colon ».

Comme John Pilger nous y a invité dans son dernier billet, ici ; Nous devons briser le silence au risque de nous faire éparpiller façon puzzle par Killary Trump

Comme le mouvement Zapatiste nous le rappelle par ses messages délivrés du fin fond du Chiapas ;

Parce qu’il faut se préparer à porter plus efficacement et plus extensivement le boulot de nous gouverner nous-mêmes, parce qu’au pire, le Système capitaliste va revenir nous chercher.

Le mal et ceux qui le porte ont un nom, une histoire, une origine, un calendrier, une géographie ; C’est le Système capitaliste.

Depuis des centaines d’années,

nous vivons sous les 4 roues de ce Système ;

L’Exploitation, la Répression, la Dépossession et le Mépris…

Ici, et encore ici.

Nous sommes nombreux à avoir compris que le capitalisme conduit implacablement au fascisme et à la barbarie.

Vous pouvez continuer à fermer les yeux, mais vous ne pourrez pas vous regarder dans une glace droit dans les yeux que vous refusez d’ouvrir.

Vous pouvez aussi, ouvrir les yeux, vous « éveiller » et vous inter-connecter.

Et comprendre que la désobéissance civile n’est pas une fin en soi.

Elle est la voie vers la démocratie directe et vers l’autogestion généralisée, c’est à dire la création de conditions propices au bonheur individuel et collectif.

Et comme me l’a suggéré R71 il y a peu notamment sur la prise de décision et le vote  ;

C’est pour cela que nous pensons que les décisions prises en assemblée ne doivent pas être prise “à la majorité”, ce qui crée automatiquement une division du groupe entre ceux qui sont “majoritaires” sur tel point et les autres ; mais que les décisions doivent être prise à l’unanimité. Le collectif doit parvenir à un consensus décisionnaire. C’est en fait bien plus facile qu’on le croit pourvu qu’une chose essentielle soit réalisée : qu’il n’y ait plus de raison de faire triompher des intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général. Comment ? En supprimant d’emblée la possibilité de l’exploitation de quiconque par autrui, c’est à dire en supprimant la possibilité de propriété privée et de l’accumulation de pouvoir comme de richesses.

L’humanité a vécu des millénaires sans propriété privée et toutes les sociétés traditionnelles au travers des continents ont toujours fonctionné sur le mode de propriété collective communale.

Longtemps, comme vous, j’ai cru qu’il n’y avait que des tyrans.

Puis, j’ai réalisé mon erreur et constaté qu’il n’y avait que des esclaves.

Pourtant, là où nul n’obéit ;

Personne ne commande…

JBL1960