Résumé Sott 01/2016 Partie 2

Le site fr.sott.net a fait une suite concernant le mois de janvier 2016 tellement les évènements climatiques et autres météores et dolines courant janvier dans le monde furent nombreux…

Et après on va venir nous souler avec le réchauffement climatique, la Cop21 et son  Cap Vert de Gris… , toussa, toussa…

 

 

La partie N° 1 de janvier 2016 est là ; Résumé Sott de janvier 2016

Bon  c’est pas gagné hein ?

Il est important de relayer autant qu’on peut ce travail de collecte d’infos et je crois bien que c’est la première fois que Sott fait un ajout de la sorte !

JBL1960

 

 

Marianne Le Pen

Un article en Une de Marianne.net m’interpelle ;

Vu la confidentialité de mon blog, et sachant que je ne suis pas grand-chose ce qui ne m’empêche ni de réfléchir, ni d’écrire, ni de parler !

Voici, l’objet du délit ;

Le livre interdit de Jean-Marie Le Pen

Jeudi 03/03/2016 de Jean-Claude Jaillevette

« Marianne » révèle cette semaine l’existence d’un livre interdit de publication, les « Antimémoires » de Jean-Marie Le Pen. Nous l’avons lu, il aurait mérité d’être publié. A cette occasion nous avons rencontré le leader déchu. Voici le off de l’entretien.

Jean-Marie Le Pen n’en démord pas, si sa fille ne rétablit pas ses relations avec lui en le réintégrant, ses chances d’être présente au second tour seront ruinées. Il l’a écrit noir sur blanc dans la lettre ouverte qu’il lui a adressée le 24 février dernier : « Il faut refermer au plus tôt la faille ouverte, qui, déjà, suscite les ambitions chez de potentiels candidats qui, par leur seule présence, menaceraient vos chances de figurer au second tour. »

Il a renouvelé ses propos, plus fermement encore, lors d’un entretien que nous avons eu avec lui le 28 février. Nous avions souhaité le rencontrer pour l’entretenir du manuscrit interdit de ses Antimémoires que nous publions cette semaine dans Marianne. Un livre interdit par celui avec qui il fut réalisé en 2013, en l’occurrence Robert Ménard, actuel maire de Béziers (voir encadré ci-dessous). Nous souhaitions vérifier quelques informations surprenantes qui s’y trouvent, jamais publiées jusqu’alors.

Impossible de commencer l’entretien sans évoquer cette lettre ouverte dans laquelle il dévoile son intention de prendre des initiatives en dehors du FN, si d’aventure il n’était pas réintégré, dans la perspective des présidentielles de 2017. Marine Le Pen lui a-t-elle répondu ? « Non, elle ne s’est pas manifestée, regrette-t-il. En dehors des quelques sycophantes habituels…. Personne n’a bougé. » Louis Aliot et Florian Philippot vice-présidents qui se sont fendus de quelques commentaires désabusés apprécieront.

Après quelques soupirs, il lâche, fataliste : « On ne change pas de mule au milieu du gué. Non pardon, il faut dire de cheval, mule est un peu désobligeant pour ceux qui entourent Marine et qui l’ont poussé à m’écarter. » Comprendre la direction du FN n’opèrera pas de virage à 180° un an avant les présidentielles. A ses risques et périls…

Il poursuit : « Marine est en train de ruiner ses chances, d’ailleurs elle ne se montre plus à la télévision, là où pourtant elle excelle. D’ailleurs je l’ai trouvé mauvaise lors de sa dernière et seule prestation sur TF1 au lendemain de ce séminaire qui a accouché d’une souris. Que se passe-t-il ? Se rend-elle compte du gâchis sans pouvoir inverser le cours des événements ? »

En attendant une hypothétique réconciliation, Jean-Marie Le Pen travaille à d’autres mémoires, cette fois-ci sous forme d’abécédaire, à la demande d’un éditeur. Gageons qu’ils ne seront guère différents de ceux que nous publions dans notre magazine en kiosques et qui avaient été interdits de parution. A lire dans Marianne néanmoins.

Ah bah ! Non ! Merci ; On n’a pas du tout, envie de lire ça…

Et perso, je ne comprends pas bien, cette pub au vieux Le Pen…

Faudra pas venir pleurer si votre hebdo ce vend de moins en moins.

Comment vous dire ;

On a l’impression que vous nettoyez les sous-vêtements à Jean-Marie Le Pen au lavoir de la place du village…

C’est dégueulasse… Alors, perso, je sais que c’est que de laver du linge au lavoir de la place du village…

Déjà avec le selfie de Brahim Zaibat on a compris qu’il avait pas d’humour, mais ça on le savait déjà et depuis longtemps ; Tenez, c’est dans ce billet ; C’est pas gagné, hein ?

Tenez, je vous rappelle cette chanson de Le Luron imitant Serge Lama ;

« Le Pen attention danger »

Oui, c’est pas tout jeune et oui Le Luron avait gagné ce procès contre Jean-Marie Le Pen qui était vert de gris de rage, déjà !

 

 

On est déjà pas gâté avec le Maréchal Hollandouille et sa DICTATURE 2.0 ! qu’il essaie de nous imposer dans un grand NIMPORTENAWAK ! permanent…

Vous pourriez juste essayer de relever le niveau !

Mais pour ça y faudrait refuser les subventions de l’État !

Aille, aille, aille…

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Une Superflue notoire, doublée d’une invisible ; Mais debout !

JBL1960

C’est pas la WW3 !

Bah ! Ça y ressemble bien, en tout cas !

Et tout ça : AU N.O.M. DU GAZ !

Bon je vous l’avais déjà expliquée dans ce billet mis à jour au 27/02/dernier avec la vidéo de Giulietto Chiesa pour ilfattoquotidiano.fr démontrant que l’Arabie Saoudite avait la bombe, depuis 2 ans, et qu’elle assurait pouvoir et vouloir s’en servir ; Ça sent le gaz…

Et donc, F. William Engdahl le 23/02/2016 Source : New Eastern Outlook

traduit et publié par le Saker Francophone nous offre une analyse sur cette WW3 ou pas ;

Je refuse de croire à une guerre nucléaire à cause de la Syrie et du pétrole

Dans ce qui constitue le plus étrange des interminables conflits qui agitent le Moyen-Orient, autant de guerres au nom d’une chose aussi triviale que le contrôle des hydrocarbures, un rapport des plus alarmants vient d’apparaitre, présentant le scénario catastrophe de pays ayant recours à l’arme atomique pour arriver à leurs fins. Si cela advenait vraiment, cela constituerait la chose la plus stupide que l’Humanité ait faite sur le chemin de son auto-destruction. Étant donnée la nature des enjeux, et ce dont il est question dans ce rapport, il convient de l’examiner au plus près.

Il s’agit d’un rapport émanant d’un journaliste américain considéré comme sérieux, qui cite une source anonyme proche de Poutine au sujet de la possibilité d’un conflit nucléaire opposant la Russie aux États-Unis, l’Otan, la Turquie et l’Arabie saoudite. Je refuse de croire à ce prétendu conflit nucléaire au sujet de la Syrie, et je veux expliquer les raisons de ce refus.

Le rapport

Le 18 février dernier, un journaliste d’investigation américain d’une déontologie inhabituellement élevée dans sa profession, Robert Parry, qui révéla parmi d’autres scandales celui des Contras [dans les années 1980, des membres de la haute administration du gouvernement Reagan vendaient secrètement des armes à l’Iran, alors sous embargo, par l’intermédiaire d’Israël, et utilisaient le produit de ces ventes pour financer les rebelles anti-communistes nicaraguayens, les contras, NdT] des années 1980, publia sur son site les inquiétants propos qui suivent :

«Une source proche du Président russe Vladimir Poutine m’a dit que les Russes ont prévenu le Président turc Recep Tayyip Erdogan que Moscou est prête à utiliser des armes nucléaires tactiques si nécessaire, dans le but de sauver ses troupes d’une offensive turco-saoudienne. Étant donné que la Turquie est membre de l’Otan, une telle contre-attaque mènerait rapidement à une escalade vers un conflit nucléaire généralisé

Je suis les travaux de recherche de Parry depuis les années 1990, et les ai toujours trouvé d’une grande qualité professionnelle.

Le rapport rédigé par Parry a ensuite été repris par Alexander Mercouris, du site internet Russia Insider. Mercouris est lui aussi un analyste des questions russes dont le niveau élevé de sérieux et de méticulosité le distinguent du reste de la profession. Il a ajouté au rapport rédigé par Parry ses propres notes au sujet de la
tenue d’une réunion extraordinaire du Conseil de Sécurité de Russie, le 11 février, suivie d’une série de manœuvres militaires organisées à la dernière minute dans le District militaire du sud, ce qui laisse à penser qu’ils ont pour objectif de préparer l’armée russe à une intervention rapide et avec un délai très court contre la Turquie, si besoin était.

Le Saker, le nom de plume d’un analyste militaire qui jouit d’une tout aussi grande réputation d’érudition et de respectabilité, et dont les analyses sur la Russie depuis le coup d’État organisé par les États-Unis en Ukraine en 2014 sont d’une exceptionnelle sobriété, s’est, bien que relatant sur son blog l’analyse de
Mercouris, ouvertement opposé à l’analyse de ce dernier et au rapport de Parry. Le 20 février, Le Saker a écrit: «Je n’entrevois aucun scénario, à part une offensive totale menée par les États-Unis et l’Otan, selon lequel la Russie ferait usage de son arsenal nucléaire tactique.» Il a appuyé ses propos en citant une traduction de la doctrine russe sur l’utilisation d’armes nucléaires:

Paragraphe 27: La Fédération de Russie se réserve le droit d’utiliser l’arme nucléaire en réponse à l’usage fait contre elle ou ses alliés d’armes nucléaires ou d’autres armes de destruction massive, ainsi qu’en cas d’agression contre la Fédération de Russie à l’aide d’armes conventionnelles d’une manière qui menacerait son existence-même en tant qu’État. La décision d’avoir recours à l’arsenal nucléaire relève du Président de la Fédération de Russie.

Mon opinion

Je souhaite faire connaitre mon opinion, qui diffère de ce rapport sur un éventuel conflit nucléaire. Je refuse de croire à un tel conflit nucléaire à cause de la guerre en Syrie. Point barre !

Le conflit syrien est à la base un conflit entre deux personnes, Recep Tayyip Erdogan en Turquie et son voisin Bachar el-Assad, Président de Syrie, chef des forces armées syriennes, Secrétaire général du parti Ba’ath au pouvoir, et Secrétaire régional de la branche locale du parti en Syrie. Ce n’est PAS la Troisième Guerre mondiale, et je refuse de croire que cela va le devenir. C’est un conflit entre deux personnes, Assad et Erdogan.

Si on accepte cette réalité quant à la nature du conflit syrien, on peut commencer à mettre les choses en perspective. Le problème est que la perspective d’un conflit nucléaire avec la Russie de Poutine fait saliver certains en Occident, ce qui explique leur volonté de manipuler Erdogan, le prince Salman d’Arabie saoudite, et tous ceux qu’ils peuvent tromper sur le chemin de leur objectif. Ils ont déjà essayé et échoué en Ukraine.

Sous ce nouvel angle, il apparaît que le problème, un problème beaucoup plus fondamental, et que j’entrevois maintenant plus clairement avec le recul, est que ce conflit provient d’une erreur initiale, que l’on peut de surcroît concevoir aisément. Le gouvernement russe a décidé, fin septembre 2015, d’intervenir militairement pour une série de raisons complexes, qui résident à la fois dans la défense de la sécurité militaire de la Russie, mais aussi pour des raisons de prestige, réel ou imaginé, de la Russie dans le concert des Nations, et enfin pour de complexes raisons psychologiques qui trouvent leurs racines dans l’inconscient collectif russe.

Toutes ces raisons ont amené la Russie à choisir un camp dans le conflit syrien, à savoir celui de la lutte contre les terroristes, alors qu’il s’agissait en fait de l’extension des intérêts du second camp, celui d’Erdogan. Cet erreur de départ a servi les intérêts de la faction la plus belliqueuse au sein de l’Otan et au-delà, cette même faction en Occident qui se voit comme agent du Bien, et qui souhaite à ce titre détruire la Russie, et par la même occasion la Chine.

Cela n’a aucune espèce d’importance qu’une personne de confiance, proche du cercle du pouvoir en Russie, ait passé ce message à Robert Parry sur l’utilisation de l’arme nucléaire contre l’armée d’Erdogan si elle venait à mettre en danger la vie des 20 000 militaires russes stationnés en Syrie. L’intervention militaire russe en Syrie a nourri le monstre assoiffé de sang et aveuglé de haine. Ceci est ce dont le monde pourrait se passer.

Comme je l’ai récemment dit lors d’une entrevue dans le média étatique russe Sputnik News, un conflit armé ne connaît pas de vainqueur, de par la nature même de la guerre. Tous les acteurs de ce conflit se complaisent dans la duplicité, les jeux machiavéliques : Erdogan, Salman et son fils le prince Salman, le sous-secrétaire général américain pour les affaires politiques Jeffrey Feltman, John Kerry, Obama, Cameron, Hollande.

La Russie se trouve dans une situation à haut risque en Syrie si elle s’imagine que les autres acteurs du conflit sont rationnels. La haine ne se tempère pas par la raison. La Syrie de Bachar el-Assad ne peut pas gagner ce conflit avec la Turquie d’Erdogan. Tout comme la très sophistiquée armée de l’air russe ne peut le gagner pour lui.

Cela dit, nous nous trouvons actuellement dans une situation absurde où des milliers de militaires turcs nerveux et armés sont stationnés à leur frontière, et regardent vers la Syrie. De façon tout aussi absurde, on assiste au déploiement des avions de chasse saoudiens à la base turque d’Incirlik, à 150 kilomètres de la base aérienne russe de Khmeimim, près de Lattaquié, en Syrie. Les avions saoudiens sont stationnés avec les 5 000 pilotes et soutiens des divers avions militaires du 39e escadron de l’US Air Force, et de ceux des forces aériennes turques, ainsi que des F-15E de la Royal Air Force britannique arrivés en novembre prétendument pour se joindre à l’offensive contre État islamique. Il est intéressant de noter que la base aérienne d’Incirlik est l’une des six bases de l’Otan en Europe à disposer d’un stock d’armes nucléaires tactiques.

La base aérienne turque d’Incirlik (Étoile rouge) près de la frontière syrienne est l’une des six bases de l’Otan en Europe à détenir des stocks d’armes nucléaires tactiques.

Comme je l’explique en détail dans mon dernier ouvrage, L’hégémon à la dérive: Qui sera puni des dieux, et qui traite de l’alliance complexe, ancienne, entre ce culte de la mort que sont les Frères musulmans, et la CIA, et qui remonte à l’Arabie saoudite des années 1950, le conflit entre la Syrie d’Assad et la Turquie d’Erdogan n’a absolument rien à voir avec la religion. Ceci est un fait, et peu importe qui d’autre a décidé de se joindre au conflit de quelque côté que ce soit. Ce conflit me rappelle une bagarre de bar une fois que la première bouteille de bière a été lancée. Ce conflit n’a rien à voir avec les meurtres des chrétiens d’Orient ou autres, et ce malgré la récente rencontre entre le Pape François et le Patriarche Cyril de Moscou. Cela n’a rien à voir avec une guerre opposant les sunnites wahhabites aux chiites ou alaouites.

Le secret : «C’est le pétrole, crétin!»

Ce que peu de gens comprennent à propos de ce conflit en Syrie, et sur tout le Moyen-Orient en général, est que c’est une lutte pour le contrôle de ses réserves d’hydrocarbures. La Syrie détiendrait d’immenses réserves de pétrole sur le Plateau du Golan, occupé illégalement par Israël. L’Irak et ses immenses réserves
de pétrole à Kirkouk et ailleurs, comme les importantes réserves de pétrole en Libye et de gaz au Qatar. Ils veulent tous le pétrole, tous les cercles de pouvoir, anglais, américains, français, saoudiens, turcs, syriens, israéliens, irakiens, tous. Une grande partie du conflit entre l’Otan et la Russie est également due aux hydrocarbures. Et même le conflit larvé entre la Chine et ses voisins et avec les États-Unis en mer de Chine du Sud, est principalement à cause des réserves d’hydrocarbures.

A la lumière de cette analyse, le conflit syrien doit être compris pour ce qu’il est: un conflit entre deux personnes, Assad et Erdogan, pour le contrôle de grandes sommes d’argent qui proviennent de l’exploitation du pétrole. Ce n’est pas le début de la Troisième Guerre mondiale, comme le disait le Pape à l’aéroport Jose Marti de Cuba l’an dernier. C’est pour cela que je refuse de croire à un conflit nucléaire pour la Syrie et son pétrole.

F. William Engdahl

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Le Saker Francophone a traduit et publié la vision de Pepe Escobar datée du 20/02/2016 Source Strategic Culture qui lui affirme qu’on est dans une WW3 froide ou pas ;

Pourquoi sommes-nous dans une « Nouvelle guerre froide » ?

Je me demande parfois si nous sommes bien en 2016 et non en 1962. Ces propos du premier ministre russe Dmitri Medvedev prononcés devant 60 ministres des Affaires étrangères et de la Défense lors de la 52e Conférence sur la sécurité de Munich samedi dernier (le 13 février) n’avaient pas de quoi étonner.

Ce que certains d’entre nous qualifient de Guerre froide 2.0 depuis déjà un bon moment est devenu la Nouvelle guerre froide selon Medvedev, qui a identifié correctement l’Ukraine et la Syrie comme les principaux points chauds.

Medvedev a également rappelé que le président Poutine avait dit, lors de la même Conférence de Munich il y a neuf ans, que l’obsession des USA à propos d’un système de défense antimissile risquait de relancer la Guerre froide. Aujourd’hui, la situation est plus préoccupante, la tournure des événements depuis 2007 a été pire qu’on ne le croyait.

Lorsqu’il a signalé que les politiques de l’Otan à l’égard de la Russie demeurent hostiles et opaques, Medvedev a utilisé une formulation euphémique. Trois jours plus tôt, le secrétaire général et homme de paille de l’Otan Jens Stoltenberg avait annoncé que l’Alliance, sous le commandement du Pentagone, allait renforcer ses patrouilles navales en mer Noire.

Sans surprise, les médias institutionnels occidentaux ont qualifié le compte rendu de Medvedev d’hyperbole, en l’accusant d’exploiter les craintes des Européens. Foutaises ! Les faits sur le terrain débouchent sur un chemin dangereusement glissant qui nous mènerait de la Nouvelle guerre froide à la perspective à faire dresser les cheveux de la tête d’une Guerre chaude à propos de la Syrie, provoquée par les politiques du Pentagone, de l’Otan et du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Les comptes rendus périodiques et hyperboliques de l’Otan à propos de la politique étrangère russe pourraient se qualifier au mieux de discours alarmants. La question qui se pose, c’est si le Pentagone et les gourous du complexe militaro-industriel veulent déclencher une guerre chaude majeure avant que toute l’économie des USA n’implose de manière spectaculaire. Les géants de la finance et les politiciens qu’ils ont achetés et payés disposeraient alors du prétexte idéal pour mettre la catastrophe économique sur le dos de cette guerre plutôt que sur le casino financier.

Vers une guerre chaude à faire fondre le métal ?

Medvedev a clairement prévenu que toute intervention terrestre de la coalition dirigée par les USA dans sa prétendue guerre contre Daesh en Syrie mènerait à une autre guerre (il visait la Turquie). Il s’agit là d’une ligne à ne pas franchir établie par la Russie, que Lavrov a signifiée clairement à Kerry lors de leurs multiples réunions. Medvedev a ajouté au suspense en omettant de dire si le navire de patrouille Zelyony Dol qui se dirige vers la Syrie est muni d’ogives nucléaires pour ses missiles de croisière Kalibr.

Il est plus qu’évident que le Pentagone, tout comme l’administration Obama, sont bien au fait de la tactique désespérée du sultan Erdogan de la Turquie en faveur d’une offensive militaire directe le long de la frontière turco-syrienne. Ce qui n’est pas clair, c’est jusqu’à quel point le Pentagone et l’Otan soutiendraient cette tactique.

Il n’y a aucune preuve tangible (du moins pas encore) d’une invasion possible, sinon imminente, du nord de la Syrie par la Turquie, télécommandée directement de Washington. En pareil cas, Washington dirigerait de l’arrière une fois de plus, une forme de soutien qui transformerait les Turcs et les Saoudiens en chair à canon.

Parallèlement, ce qui ne ressort pas du tout des multiples réunions Lavrov-Kerry, ainsi que du coup de fil entre Obama et Poutine, c’est avec quel degré d’insistance Moscou a lancé des avertissements de conséquences désastreuses en cas de folle équipée turque. Au milieu de ces jeux de coulisse, et de la campagne de désinformation en cours, certains à Washington semblent comprendre les implications des avertissements russes.

Le sultan Erdogan considère que peu importe ce qu’il fera, il pourra compter sur le plein appui de l’Otan. Dans l’intervalle, comme le Saker l’a déjà analysé, toutes les forces armées russes sont sur un pied d’alerte, y compris la Flotte de la mer Noire. Elles seront donc prêtes au combat si jamais le sultan Erdogan perd les pédales.

Les faucons du Pentagone et la nébuleuse néocon calculent que Moscou craint une guerre sur deux fronts, contre la Turquie et l’Otan, et qu’il finira par reculer en Syrie. Foutaises ! Si ça se met vraiment à barder, la Russie peut mettre la Turquie K.O. à la vitesse de l’éclair. Puis si on en vient à une guerre chaude à faire fondre le métal (même hypothétique), l’Europe pourrait être envahie en trois semaines par les forces armées dont dispose la Russie sur le front occidental, d’après des sources militaires allemandes. L’Otan se montrerait alors sous son vrai jour : un déchaînement de fanfaronnades provenant de Bruxelles.

Le parti de la guerre est désespéré jusqu’à quel point ?

La diabolisation incessante de Poutine aujourd’hui devenue irrationnelle, conjuguée avec l’obsession des groupes de réflexion néocons au sujet d’une agression russe, suivent une tendance à la hausse depuis des années maintenant. La politique consiste essentiellement à faire progresser inexorablement l’Otan jusqu’à la limite orientale aux frontières de la Russie. Puis au diable le risque bien réel que la Guerre froide 2.0 se transforme en guerre nucléaire !

En ce qui concerne le Nouveau grand jeu en Eurasie, Washington veut absolument couper la Russie de l’Allemagne par tous les moyens, et empêcher la Russie de s’aligner complètement avec la Chine. Ce mantra se répétera, peu importe qui occupera la Maison-Blanche en janvier 2017. Cela revient toujours à saboter constamment l’intégration eurasiatique. L’intrigue secondaire capitale est de reléguer la Russie au rôle de puissance régionale (plutôt que mondiale).

La diabolisation incessante ne représente que l’aspect relations publiques de ce consensus à l’intérieur du périmètre à Washington. Tous les accoutrements de l’Empire du mal ont été dépoussiérés, du titre de nouvel Hitler conféré à Poutine à la sempiternelle agression russe qui se répète. L’endiguement est la religion officielle, des pays baltes à la Roumanie, d’un bout à l’autre de l’Anatolie, jusqu’au Caucase et à la mer Caspienne. La Pologne, la Roumanie et surtout la Turquie sont devenues les principaux chiens d’attaque de Washington.

La crise grave entre la Turquie et la Russie déclenchée après qu’Ankara eut abattu le Su-24 était une véritable aubaine pour le consensus de Washington. Car l’une de ses conséquences (majeures) pourrait être la mise au rancart définitive du Turkish Stream, véritable couteau dans le dos de l’intégration eurasiatique.

Moscou sait très bien que ce processus de diabolisation pas très subtil, qui non seulement vise Poutine mais s’est transformé en véritable russophobie, n’est pas prêt de s’atténuer. Car les enjeux sont trop élevés. Le complexe militaro-industriel a besoin d’un ennemi impérial puissant. Les têtes enturbannées dans les caves afghanes ou les faux califats, c’est de la petite bière. L’intégration eurasiatique (alliance entre la Russie, la Chine et l’Iran avec l’Allemagne) doit être évitée à tout prix.

Pendant ce temps, le partenariat stratégique russo-chinois progresse à un rythme soutenu. L’Allemagne veut absolument monter dans le train de la Nouvelle route de la soie. Les 4+1 (Russie, Syrie, Iran, Irak plus le Hezbollah) ont changé la donne à propos d’un changement de régime en Syrie. Il faut donc que la crainte de la Russie, cet ennemi primordial, cette menace contre les USA dans tous les domaines, comme les faucons veulent nous faire croire, plane au-dessus de l’ensemble de l’Occident, en tant que symbole de la peur. Ce que nous saurons bientôt, c’est si le parti de la guerre aux USA est désespéré au point de transformer la frontière turco-syrienne en nouveau Sarajevo, en déclenchant une Nouvelle guerre chaude létale et imprévisible.

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Bon, pour être franche, je ne crois pas qu’il faille attendre sagement la décision des psychopathes aux manettes… Nan… On sait trop, tous, de quoi ils sont capables, ils nous le prouvent et je vous l’ai expliquée, dans le détail, dans ce dernier billet ; Rayon de lumière d’Asie et c’est pourquoi, une fois encore j’appelle à Faire tomber l’Empire… et d’où nous sommes en nous interconnectant, grâce à Internet, dont les politicards français essaient de nous  priver ; Tenez c’est là ; Les rézosociaux en question…

Parole d’une Superflue notoire ; Boitillante, mais debout !

 JBL1960

Les rézosociaux en question…

Quand on se disait qu’y ferait mieux qu’en Chine,

Ou qu’en Corée du Nord…

Donc le Chiotti enfonce le clou ; Tous les jours y nous zen sort une nouvelle le gars !

Bon, perso, je l’avais déjà bien cerné depuis un moment, mais avec l’état d’urgence qui leur donne des ailes aux nazillons de tous bords, Chiotti déjà avait proposé d’inscrire dans la Constitution, avec la déchéance de la nationalité ; Les racines judéo-chrétiennes de la France, tenez tout est là ; Avis à la population française !

Hier, le gonze, prétendait interdire les iphones et les smartphones pour lutter contre le terrorisme ; Ah bah, tu m’étonnes, y zont trouvé un filon en même temps. (Un fillon, aussi).

Bon, aujourd’hui on comprend qu’ils veulent bloquer FaceBook et  Twitter et toujours au nom de la lutte contre le terrorisme ; Quand y voudront, comme y voudront…

Guillaume Champeau – Numérama du 2/03/2016

Les Républicains veulent pouvoir bloquer Facebook ou Twitter sans délai

De nombreux députés Les Républicains ont cosigné un amendement du député Éric Ciotti au projet de loi de réforme pénale, pour permettre au ministre de l’Intérieur d’ordonner le champ et sans aucun contrôle le blocage d’un site qui provoquerait au terrorisme, « y compris les réseaux sociaux ».

La loi sur l’état d’urgence était censée être une loi d’exception. Mais pourquoi ne pas en faire la normalité ? Le député Éric Ciotti, déjà auteur d’un amendement qui prévoit d’interdire les iPhone ou les smartphones Android en France si Apple ou Google refusent de coopérer au déblocage des téléphones, propose de faciliter le blocage sans délai des sites internet.

Avec plusieurs dizaines de collègues du groupes Les Républicains, le député a déposé un amendement n°224 au projet de loi de réforme pénale qui dispose que «  le ministre de l’intérieur peut prendre toute mesure pour assurer l’interruption de tout service de communication au public en ligne provoquant à la commission d’actes de terrorisme ou en faisant l’apologie ».

Dans les motifs de l’amendement, les députés expliquent que son objectif est « de permettre au ministre de l’intérieur de bloquer tout site internet sans délai, y compris les réseaux sociaux, provoquant à la commission d’actes de terrorisme ou en faisant l’apologie ».

Le blocage de sites présumés terroristes est déjà prévu par la loi contre le terrorisme de novembre 2014, mais prévoit l’obligation d’attendre 24 heures après avoir contacté en vain l’hébergeur, s’il est connu. Il permet par ailleurs à une personnalité qualifiée de la CNIL de vérifier la bonne application de la loi, puisque la liste des sites bloqués est secrète. Mais dans le cadre de l’état d’urgence, ces encadrements minimum sautent.

« Certains fournisseurs n’ont pas appliqué le dispositif prévu par la loi et le délai de 24h qui leur est accordé apparaît excessif au regard des objectifs poursuivis », affirme M. Ciotti. « Le dispositif proposé par cet amendement est d’ores et déjà prévu dans le cadre de l’état d’urgence. Il convient de le pérenniser », conclut-il.

Greg TabibianJ’suis pas content TV avait souligné pour nous les propos de Naze I lors de son passage à « Des Paroles et des Actes » qui surfant sur l’ambiance « Je suis Charlot et I Pray For Paris » ;

« On ne peut pas continuer avec Internet, où il serait permis de faire tout », a-t-il prévenu, faisant fi de la somme impressionnante de lois adoptées depuis plus de 15 ans, qui régulent déjà massivement ce qui peut ou non se faire sur Internet, voire qui font parfois de l’utilisation d’Internet une circonstance aggravante.

Utilisant les exemples tapageurs du djihadisme et de la pédophilie, Nicolas Sarkozy semble oublier, comme tente de lui rappeler David Pujadas, que la loi antiterroriste de novembre 2014 prévoit déjà la pénalisation de la visite de sites internet djihadistes, lorsqu’elle est en lien avec un projet terroriste. Mais l’ancien chef de l’État n’a rien voulu savoir. Et pour cause : son intérêt premier n’est-il pas ici de surfer sur la vague ambiante, par soucis électoraliste ?

Meuuuhhhh ! Non, il est pas comme ça M. J’ai encore changé, mais cette fois c’est la dernière…

Dans ce billet ; Pépère aussi Valls… Je rappelais les propos d’un Wauquiez à l’affut ;

Attentats à Paris : Wauquiez veut des «centres d’internement anti-terroristes»

La politique reprend ses droits. Au lendemain des attentats qui ont frappé Paris vendredi soir, et fait au moins 128 morts, Laurent Wauquiez, le secrétaire général des Républicains, a pris la parole pour réclamer une mesure radicale. Il a demandé que «les 4 000 personnes vivant sur le territoire français, fichées pour terrorisme» soient «placées dans des centres d’internement anti-terroristes spécifiquement dédiés», a-t-il demandé dans un entretien sur France 2 et à l’AFP. Selon l’ancien ministre, «nous sommes en guerre et c’est eux ou nous. Il faut agir : oui pour l’état d’urgence mais il faut aller jusqu’au bout de ce qu’il permet». Source Le Parisien

Pourtant le 7 janvier dernier dans Marianne on pouvait lire que ; Un an après, la droite avait bien du mal à être « Charlie » ; Tenez, j’ai décortiqué cet article dans ce billet, et vous y trouverez en toute fin, la vidéo de la Saint-Criq appelant à repérer ceux qui ne sont pas Charlie et à les traiter avant de le réintégrer ; Charlie or not Charlie ?

Mais bon, les gars y continuent sur leur lancée avec leur  DICTATURE 2.0 !

Faut dire que Pépère y leur mâche le travail ! Ah ça, il y met du cœur, mais non, désolée, on a bien vu que c’était du grand NIMPORTENAWAK !   Oui, bon c’est vrai qu’on en a pris pour 3 mois de plus…  Et c’est précisément cela qui pose problème ; car y sont tous hors-sol et nous, ben nous, on essaie juste de garder la tête hors de l’eau pour le moment.

Ah ça c’est Klur !

Bon concernant Sarko, il est partout aujourd’hui pour affirmer « qu’il n’y a ni cap, ni capitaine » et qu’on peut lui faire confiance ; Il est là !

Heuuhhh ! Non merci M’sieur Sarkozy ; On a rien oublié, rien, nada ! Et on se rappelle de qui était votre Ministre des Affaires Étrangères en 2011 quand vous avez décidé de massacrer la Lybie ; Tenez, on vous propose un petit Retour en arrière…

Bon, on vous a prévenu pourtant : Arrêtez de tirer sur la corde…

Y’a tellement de trucs qui sortent en même temps en ce moment en rapport avec la Nation Indispensable qui ne serait vraiment, mais vraiment pas recommandable finalement… Tenez, le tout dernier en date, c’est des documents secrets mettant en lumière la complicité de l’Australie véritable satellite de l’Empire Yankee, dans le génocide indonésien au Timor Oriental. Les gonzes de l’époque n’ont rien trouver de mieux à dire que ; « Le viol du Timor oriental : Ça à l’air marrant… » C’est vrai quoi ! Tenez, tout est expliqué dans ce billet ; Rayon de lumière d’Asie

Bon  Faire tomber l’Empire…   est aussi inscrit à notre ordre du jour…

Mais que ce soit Naze I ou Naze II et si rien ne change d’ici là ; Naze III, une chose est sûre ; Vous êtes tous ; Copains comme cochons !

En seulement 10 jours, dans le monde, 300 000 personnes viennent de se faire éjecter de leur travail ; Éparpillées façon puzzle ; Alors avec votre reprise à la mordre moi l’nœud, nous on comprend que quand vous dîtes que Tout va bien !   En fait, tout va mal.

Aussi, on va pas vous attendre, non. Mieux, on va vous éviter et d’ailleurs, je vous invite à vous rappeler les propos de Pierre Kropotkine tiré de son livre « La conquête du pain » – 1889 dont R71 publie des extraits choisis sous l’intitulé ;

https://resistance71.wordpress.com/2016/03/02/resistance-politique-et-revolution-sociale-comprendre-et-abolir-le-salariat/

Je vous livre ici la conclusion à laquelle de plus en plus nombreux nous convergeons, à savoir ;

Le peuple se dira : «Commençons par satisfaire nos besoins de vie, de gaité, de liberté.» Et quand tous auront gouté de ce bonheur, nous nous mettrons à l’œuvre : à l’œuvre de démolition des derniers vestiges du régime bourgeois : de sa morale, puisée dans le livre de comptabilité, de sa philosophie du «doit» et «avoir», de ses institutions du tien et du mien. Et, en démolissant, nous édifierons, comme disait Proudhon ; mais nous édifierons sur des bases nouvelles, — sur celles du Communisme et de l’Anarchie, et non pas celle de l’Individualisme et de l’Autorité.

Je me doute que c’est des gros mots pour vous !

[NdeJBL : Pas ceux qui ont la gentillesse de me lire, les ceussent qui nous gouvernent…]

Bah c’est pas grave, nous savons où est notre priorité, notre urgence à nous n’est pas votre État, non ! Notre urgence c’est d’initier la société des sociétés, et à l’inverse de tout individualisme et de toute autorité.

Et oui ; C’est à nous, maintenant !

Allez, sans rancune, on a du taf qui nous attend !

JBL1960

Je suis une goutte…

Une goutte d’eau…

C’est l’histoire d’une goutte, incitant d’autres gouttes ;

À déborder…

 

(Chanson sortie en 1979)

 

J’ai pas envie d’être une goutte-mouton…

Quand JE SUIS TOTALEMENT PAUMÉE !

J’écoute cette voix sublime de Nicole Rieu et je retrouve une certaine paix intérieure

qui me calme un temps…

Et qui me pousse à nouveau vers le  TEP ZEPI : Le temps zéro…

Autrement ; Réveillez-vous les gens !

Réveillons-nous et si possible en même temps

JBL1960

Rayon de lumière d’Asie

Encore une preuve de l’implication via l’Australie de la Nation Indispensable !

Dénonciation après dénonciation cela nous donne les moyens de FAIRE TOMBER L’EMPIRE

Parce que nous sommes tous colonisés n’en doutez pas ; Nous savons que l’empire sans terre est un empire à terre.

À nous de relayer, sans relâche, ce dont la Nation Indispensable s’est rendue coupable et continue encore aujourd’hui, forte qu’elle est de son expérience sur le même modèle depuis le renversement de Mohammad Mossadegh le 19/08/1953 par la CIA.

Et tout cela au N.O.M. du gaz ! J’ai intégré dans ce billet ; Ça sent le gaz la dernière vidéo de Guilietto Chiesa via le site ilfattoquotidiano.fr qui nous apprend que l’Arabie Saoudite avec l’assentiment des USA détient des armes nucléaires depuis 2 ans et menacent de s’en servir…

Résistance71 traduit et publie le billet de John Pilger du 25/02/2016  – Le viol du Timor Oriental ; « ça a l’air marrant » sous la rubrique :

Résistance au colonialisme: La complicité de l’Australie, satellite de l’empire yankee dans le génocide indonésien au Timor Oriental (John Pilger)

url de l’article original en Anglais ; http://johnpilger.com/articles/the-rape-of-east-timor-sounds-like-fun-

Des documents secrets trouvés aux archives nationales australiennes donnent un aperçu sur le comment un des plus grands crimes du XXème siècle fut accompli et comment il fut maquillé, escamoté. Ils aident aussi à mieux comprendre comment et par qui le monde est dirigé.

Les documents se réfèrent au Timor Oriental, connu maintenant sous le nom de Timor Leste, et furent écrits par des diplomates australiens en fonction à l’ambassade australienne de Jakarta. La date était de Novembre 1976, moins d’un an après que le général dictateur indonésien Suharto ait saisi la colonie portugaise d’alors qu’était l’île de Timor.

La terreur qui s’en suivit n’a que très peu de parallèles, pas même Pol Pot au Cambodge n’a réussi à tuer proportionnellement, autant de Cambodgiens que Suharto et ses potes généraux ne l’ont fait au Timor oriental. Sur une population d’un million de personnes, un tiers furent exterminées.

Ceci représente le second holocauste dont Suharto est responsable. Une décennie plus tôt, en 1965, Suharto arracha le pouvoir en Indonésie (NdT: en renversant le pouvoir de gauche de Sukarno, (cf le film de l’Australien Peter Weir “L’année de tous les dangers”, 1982, Mel Gibson et la remarquable Linda Hunt) dans un bain de sang qui coûta la vie à plus d’un million de personnes. La CIA rapporta: “En termes de personnes tuées, les massacres font partie des pires massacres de masse du XXème siècle.

Ceci fut accueilli dans la presse occidentale comme “un rayon de lumière en Asie” (Time). Le correspondant de la BBC en Asie du Sud-Est, Roland Challis, décrivit plus tard comment les massacres furent escamotés pour devenir un triomphe de la complicité et du silence des médias. La ligne éditoriale officielle était que “Suharto avait sauvé l’Indonésie d’une prise en main communiste.”.

“Bien sûr mes sources britanniques savaient ce qu’était le plan des Américains”, me dit-il. “Il y avait des cadavres qui se retrouvaient sur les pelouses du consulat britannique à Surabaya et des navires de guerre britanniques escortaient un navire plein de troupes indonésiennes pour qu’elles puissent prendre part à cet holocauste. Ce n’est que bien plus tard que nous avons appris que l’ambassade américaine fournissait Suharto avec les noms des gens et rayaient les noms des listes une fois qu’ils avaient été éliminés. Il y avait un accord vois-tu. En établissant le régime Suharto, l’implication du FMI, dominé par les Etats-Unis et la Banque Mondiale en faisait partie. C’était çà la donne de l’affaire.”

J’ai interviewé plusieurs survivants des massacres de 1965, incluant le romancier indonésien adulé Pramoedya Ananta Toer, qui fut le témoin d’une épique souffrance “oubliée” en occident parce que Suharto était “notre homme” Alors un second holocauste au Timor Oriental si riche en ressources naturelles et colonie sans défense, était pratiquement inévitable.

En 1994, j’ai filmé clandestinement au Timor Oriental occupé. J’y ai trouvé une terre jonchées de croix et d’une peine et d’un deuil inoubliables. Dans mon film reportage “Mort d’une nation”, il y a une séquence tournée a bord d’un avion australien volant au dessus de la mer de Timor. Deux hommes en costards cravate trinquent au champagne. “Ceci est un moment historique unique, c’est vraiment historique”, balbutie l’un d’eux.

Il s’agit du premier ministre australien d’alors Gareth Evans. L’autre est Ali Alatas, le porte-parole principal de Suharto. Nous sommes en 1989 et ils sont dans un vol symbolique pour célébrer cette donne de piratage appelée un “traité”. Celui-ci permet à l’Australie, à la dictature de Suharto et aux compagnies internationales de pétrole de se partager le butin des ressources en gaz et en pétrole du Timor Oriental.

Grâce à Evans, le premier ministre australien d’alors, Paul Keating, qui voyait Suharto comme un patriarche et un gang qui gérait alors la politique étrangère australienne, l’Australie se distingua grandement comme le seul pays occidental à reconnaître officiellement la conquête génocidaire de Suharto. La récompense dit alors Evans était de “zillions de dollars”.

Des membres de ce gang sont réapparus l’autre jour dans des documents trouvés aux archives natonales par deux chercheurs de l’université Monash de Melbourne, Sarah Niner et Kim McGrath. De leur propre main, les hauts fonctionnaires du ministère des affaires étrangères australien plaisantent sur les rapports de viols, de tortures et d’assassinats des Tomoriens orientaux par les troupes indonésiennes. Dans des anotations manuscrites sur un memorandum décrivant les atrocités commises dans des camps de concentration, un diplomate écrivit: “çà à l’air marrant”. Un autre écrivit: “on dirait que la population s’éclate bien”.

Se référant à un rapport de la résistance indonésienne, Fretilin, qui décrit l’Indonésie comme un envahisseur impuissant, un autre diplomate railla: “Si ‘l’ennemi’ était impuissant comme stipulé, alors comment se fait-il qu’il y ait tant de viols quotidiens dans la population ? Ou est-ce que c’est a cause de çà ?”

Les documents sont une “preuve vivide du manque total d’empathie et de préoccupation pour la violation des droits de l’Homme au Timor Oriental”, dit Sarah Niner. “Les archives révèlent que cette culture de couverture est étroitement liée au besoin du ministère des AE de reconnaître la souveraieneté indonésienne sur le Timor Oriental afin de commencer des négociations au sujet du pétrole de la Mer du Timor.”

Ceci fut une conspiration afin de voler le pétrole et le gaz naturel du Timor Oriental (NdT: comme toute entreprise coloniale qui se respecte, celle-ci se faisant par procuration, temps “modernes” obligent…). Dans des cables diplomatiques fuités en Août 1975, l’ambassadeur australien à Jakarta, Richard Woolcott, écrivit à Canberra: “Il me semble que le ministère/département à l’énergie et aux affaires minières aurait tout à fait intérêt à combler le fossé actuel avec la frontière maritime acceptée et ceci pourrait bien être plus négociable avec l’Indonésie… qu’avec le Portugal ou un Timor indépendant des Portugais.” Woolcott révéla qu’il avait été mis au courant des plans secrets d’invasion indonésiens. Il câbla Canberra pour dire que le gouvernement “devrait assister à une compréhension publique en Australie” et pour contrer une “critique de l’Indonésie”.

En 1993, j’ai inrterviewé C. Philip Liechty, un ancien officier de terrain de la CIA à l’ambassade de Jakarta durant l’invasion du Timor Oriental. Il me dit alors: “Suharto a reçu le feu vert des Etats-Unis pour faire ce qu’il a fait. Nous leur avons fourni tout ce dont ils avaient besoin, des fusils d’assaut M16 et de la logistique militaire américaine… Plus de 200 000 personnes pour la plupart non-combattantes ont été tuées. Quand les atrocités ont commencé à transparaître dans les rapporrts de la CIA, ils ont maquillé l’affaire le plus longtemps possible et lorsqu’ils ne purent plus cacher plus longtemps, elles furent rapportés dans un style complètement asceptisé, très généralisé, ainsi même nos propres sources furent sabotées.

J’ai demandé à Liechty ce qu’il se serait passé si quelqu’un avait parlé. “C’aurait été la fin de votre carrière.” A t’il dit. Il me confia que l’entretien qu’il m’accordait était une façon pour lui de faire amende honorable des “remords qu’il avait.”

Le gang de l’ambassade d’Australie à Jakarta n’apparaît pas avoir souffert de tels états d’âme. Un des gribouilleurs de documents, Cavan Hogue, a dit au Sydney Morning Herald: “Ce n’est pas mon écriture du tout. Si j’ai fait un commentaire de la sorte, étant la tête de lard cynique que je suis, çà aurait sûrement été dans un esprit d’ironie et de sarcasme. C’est au sujet du communiqué de presse [de Fretilin], pas des Timoriens.” Hogue a dit qu’il y a eu des “atrocités des deux côtés”.

Étant un de ceux qui ont rapporté et filmé les preuves matérielles du génocide, je trouve cette dernière remarque spécifiquement profane. La “propagande” de Fretilin dont il se gausse était très juste. Le rapport subséquent de l’ONU au Timor Oriental décrit des milliers de cas d’exécutions sommaires et de violences contre les femmes par les forces spéciales commandos de Suharto, Kopassus, dont un grand nombre fut entraîné en Australie. “Viol, esclavage sexuel et violence sexuelle furent des outils utilisés dans cette campagne créée pour infliger une terreur sans nom, un sentiment d’impuissance et de désespoir chez les supporteurs pro-indépendance.”, dit l’ONU.

Cavan Hogue, le rigolo et “tête de lard cynique”, fut promu ambassadeur et prit sa retraite avec une pension très très généreuse. Richard Wollcott fut nommé patron du département des AE de Canbarra et, depuis sa retraite, a fait bon nombre de conférences en tant qu’ “intellectuel diplomate respecté.”

Les journalistes venaient s’abreuver à l’ambassade australienne de Jakarta, notamment ceux employés par Ruppert Murdoch, qui contrôle près de 70% de la presse de la capitale de l’Australie. Le correspondant de Murdoch en Indonésie était Patrick Walters, qui rapporta que “les résultats économiques de Jakarta au Timor Oriental étaient impressionnants”, tout comme l’était le “généreux développement” de Jakarta dans ce territoire baignant toujours dans le sang. Quant à la résistance timorienne orientale, elle était “sans leaders” et battue. Et de toute façon “ maintenant plus personne n’est arrêté sans des procédures légales adéquates.” (NdT: ce qui veut dire qu’avant elles ne l’étaient pas ?…)

En décembre 1993, un des vétérans de Murdoch, Paul Kelly, alors rédacteur en chef du quotidien “The Australian”, fut nommé par le ministre Evans à l’ Australia-Indonesia Institute, une entité fondée par le gouvernement australien pour prompuvoir les “intérêts communs” de Canbarra et de la dictature de Suharto. Kelly mena un groupe d’éditeurs de presse australiens à Jakarta pour une audience spéciale avec le massacreur en chef. Il y a même une photo de l’un d’entre eux s’inclinant devant lui.

Le Timor Oriental a gagné son indépendance en 1999 par le courage et le sang de ses gens du commun. La petite et fragile démocratie fut de suite sujette à des campagnes d’agression constantes de la part du gouvernement australien qui chercha à le manœuvrer hors de sa propriété légale de son gaz et son pétrole du fond de la mer. Pour y parvenir, l’Australie refusa de reconnaître la juridiction de la Cour Pénale Internationale et la loi de la mer (loi de l’amirauté) et changea de manière unilatérale la frontière maritime en sa propre faveur.

En 2006, un contrat fut finalement signé, de style mafieux, largement sur les termes de l’Australie. Peu de temps après, le premier ministre Mari Alkitiri, un nationaliste qui s’était rebellé contre Canberra, fut déposé dans ce qui fut appelé une “tentative de coup d’état” faite par des “gens de l’extérieur”. L’armée australienne, qui a des troupes de “maintenance de la paix” au Timor Oriental, avait entraîné ses opposants.

Depuis ces 17 ans d’indépendance du Timor Oriental, le gouvernement australien a pris 5 milliards de dollars de gaz et de pétrole, un argent qui appartient à son pauvre voisin.

L’Australie a été appelée “l’adjoint du shériff” des États-Unis dans le Pacifique Sud. Un des hommes portant l’insigne est Gareth Evans, le premier ministre filmé trinquant au champagne pour fêter le vol des ressources naturelles du Timor Oriental. Aujourd’hui, Evans est un zélé qui fait des conférences faisant la promotion d’une variété de va t’en guerre placés sous la bannière de la “Responsabilité de Protéger” ou R2P. En tant que co-chairman de “Global Center” basé à New-York, il dirige un groupe de lobbying soutenu par les US qui pousse la “communauté internationale” à attaquer des pays quand “le conseil de sécurité de l’ONU rejette une proposition ou échoue de s’en occuper dans un laps de temps raisonnable.” Le type parfait pour faire le boulot comme disent les Timoriens Orientaux.

=*=

Il faut faire un lien dans la procédure de renversement de Mossadegh en 1953, avec la création du Bilderberg & Cie dans la foulée en 1954 et les prémices de l’Union Européenne initiée entre autres par Walter Hallstein, ancien juriste d’Hitler, à cette même époque. Et vous comprendrez, aisément à la lecture de cet article que le FMI devait rester entre les mains de Dame Lagarde afin d’éviter tous remous ou clapotis qui risquaient de faire remonter à la surface d’autres affaires similaires.

Vous pouvez dans ce billet, ULFKOTT ALORS avoir confirmation que la CIA imprime sa marque depuis tout ce temps partout dans le monde et avec tout le monde.

Pour arrêter tout ce barnum, tout de suite, ici & maintenant ; retirons notre consentement par un boycott total et une désobéissance civile, pacifique, car la violence n’est pas dans nos gènes comme ils tentent de nous le faire croire depuis trop longtemps ;

L’homme n’est pas un loup pour l’homme

Essayons, car il est temps !

JBL1960