Meurtre Mort Détruire

On se croirait dans Demolition Man !

Ah bah, j’me disais aussi, ça m’rappelle quelque chose…

Résistance71 traduit et publie le dernier Paul Craig Roberts, PCR pour les intimes.

https://resistance71.wordpress.com/2016/03/06/resistance-a-lempire-le-pays-du-goulag-levant-ex-usa-et-lassassinat-en-guise-de-politique-etrangere/

L’assassinat est la politique étrangère de Washington

Paul Craig Roberts 4 Mars 2016 url de l’article orginal : http://www.paulcraigroberts.org/2016/03/04/murder-is-washingtons-foreign-policy-paul-craig-roberts/

Washington a une très longue histoire de massacrer les gens, par exemple, la destruction des Indiens des grandes plaines par les criminels de guerre de l’Union (le Nord) Sherman et Sheridan, les bombes atomiques larguées sur des populations civiles japonaises à Hiroshima et Nagasaki, mais Washington a progressé de massacres périodiques vers le massacre perpétuel. A partir du régime Clinton, les massacres de civils sont devenus ce qui caractérise et définit les États-Unis.

Washington est responsable de la destruction de la Yougoslavie, de la Serbie, de l’Afghanistan, de l’Irak, de la Libye, de la Somalie, du Soudan et maintenant d’une partie de la Syrie. Washington a permis à l’Arabie Saoudite d’attaquer le Yémen (NdT: avec Israël…), les attaques de l’Ukraine sur les anciennes provinces russes et la destruction de la Palestine par Israël ainsi que du peuple palestinien.

Le déferlement meurtrier des Etats-Unis sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord a été permis par la couverture diplomatique et militaire des pays européens en ce qui concerne les crimes de Washington. Aujourd’hui, les Européens en subissent les conséquences alors qu’ils sont submergés par des millions de réfugiés fuyant les guerres de Washington. Les Allemandes qui ont été violées par certains réfugiés peuvent blâmer leur chancelière Merkel, marionnette de Washington, pour avoir permis le carnage qui envoit tous ces réfugiés vers l’Europe.

Dans l’article ci-dessous, Mattea Kramer montre que Washington a ajouté à ses crimes le meurtre de masse de civils avec des drones et leurs attaques de missiles lors de mariages ou de funérailles, lors de matches de foot entre enfants, sur des centres médicaux et des maisons particulières. Rien ne peut mieux illustrer l’absence totale d’intégrité morale et de conscience morale de l’état américain et de sa population qui tolère tout ceci, que le dénigrement des plus cavaliers de tous ces milliers de morts innocents comme n’étant que des “dégâts collatéraux”.

S’il y a un cri de désapprobation de la part des vassaux serviles de Washington que sont les Européens, le Canada, l’Australie et le Japon, il est par trop étouffé pour être entendu ici aux États-Unis.

Comme le montre Kramer, les candidats à la présidence des États-Unis sont en concurrence sur la base de qui commettra les pires atrocités, les pires crimes de guerre. Un candidat majeur a approuvé la torture (NdT: Donald Trump), malgré sa prohibition à la fois par la loi américaine et la loi internationale. Ce candidat proclame que “la torture marche”, comme pour amener une justification, et ce malgré le fait que les experts savent parfaitement qu’elle ne fonctionne pas. Pratiquement tout ceux qui sont torturés disent n’importe quoi juste pour que la torture s’arrête.

La plus grande partie de ceux qui ont été torturés durant cette “guerre contre le terrorisme” ont été prouvés innocents. Ils ne savent pas les réponses aux questions posées et ce même s’ils étaient préparés à donner des réponses correctes. Alexandre Soljénitsyne relate très bien que les dissidents soviétiques qui étaient le plus sûrement vus comme pouvant être arrêtés et torturés par la police secrète soviétique, mémorisaient des noms lus sur des pierres tombales afin de pouvoir répondre aux demandes faites sur les noms de leurs complices. De cette façon, les victimes de la torture pouvaient répondre aux questions sans mettre en danger des innocents.

L’utilisation par Washington de l’invasion, des bombardements et de l’assassinat par drone comme arme principale contre les terroristes n’a aucun sens. Cela montre un gouvernement dénué de toute intelligence, qui ne se focalise que sur le meurtre et rien que le meurtre. Même un parfait abruti peut comprendre que la violence crée des terroristes. Washington n’a même pas le niveau d’intelligence d’un abruti.

L’état américain soumet maintenant ses citoyens aux exécutions sans aucune forme de procès malgré cette stricte prohibition par la constitution des États-Unis. L’état hors-la-loi que sont les États-Unis qui impose ses règles au monde, applique maintenant son chaos légal à ses propres citoyens.

La seule conclusion possible est que sous Clinton, George W. Bush et Obama, le gouvernement US est devenu irresponsable, hors-la-loi, une organisation criminelle et est un danger pour le monde entier et ses propres citoyens.

=*=

Donc, PCR sous-entend qu’avant Clinton, W & Oblabla, le gouvernement US était responsable ou me trompes-je ? Ah bah non…

Bon déjà ; « Washington a une très longue histoire de massacrer les gens, par exemple, la destruction des Indiens des grandes plaines par les criminels de guerre de l’Union […] »

Le gars y justifie en une phrase l’ethnocide Amérindien. Bah ! On l’a toujours fait ! On a l’habitude… C’est bien une réflexion de Zunien de papier…

Cette nation s’est construite sur le précepte du « Tuer l’indien pour sauver l’Homme » ;

À l’ouest rien de nouveau…

CAUSE COMMUNE

Cette nation s’est construite en monnayant les scalps ;

Monnayer les scalps !

Qui massacre qui ?

Cette nation s’est construite sur la soumission, la négation de l’homme juste parce qu’ils en avaient eu envie ; L’esclavage oublié…

Cette nation qui par la Bush d’Oblabla se déclare Indispensable à l’univers, nous traite comme quantité négligeable et superflue ; Les “Superflus” parlent aux “Indispensables” ;

Y compris ceux qui croient être les maîtres des lieux, comme dans l’Oregon ; Oregon de Malheur !

Cette nation, cet empire s’est construit sur le massacre ;

C’est sa nature même, son moteur, sa pulsation originelle.

Et chaque année, depuis près de 500 ans !  Cet empire rend grâce à Dieu de lui avoir permis d’être là, quitte à avoir exterminer les natifs et Peuples premiers qui de toute façon n’étaient pas chrétiens (Ah ! bah tu m’étonnes ?) et donc c’est pas bien grave hein ?

Puisque Dieu l’a voulu ainsi, c’est qu’il avait ses raisons.

Et donc chaque Thanksgiving, chaque Australia Day, chaque Colombus Day, chaque Día de la Hispanidad ou Día de la Raza (Jour de la Race en Espagne au moins les choses sont claires) ; On redit aux colons de la Terre ; Vous êtes là par la seule volonté divine…

Et le Pape François 1er légitime la doctrine chrétienne de la découverte encore aujourd’hui en cette année 2016 ! François 1er en terres Amères Indiennes…

Et en tous lieux ; Discovery Train en terres Amères Indiennes

Pourtant c’est pas faute de lui mettre les points sur i et les barres sur les t au père François  Supermenteurs !

Alors perso, je milite pour que l’on ne commémore plus jamais le Jour de la Découverte ;

Ni Australia Day, ni Thanksgiving.

Et j’appelle à  Faire tomber l’Empire…  parce que  L’Empire sans terre… est un empire à terre.

Pourtant PCR sait très bien de quoi l’État profond Zunien est capable, car il nous l’a décrit dans le détail dans ce billet ; État d’urgence ; Mode d’emploi !

Et je regrette vraiment qu’il ne soit pas plus virulent (mais sans doute n’y arrive-t-il pas car il a participé à obtenir cette shit qu’il dépeint aujourd’hui) en appelant à un Boycott total au lieu de constater que le vainqueur du POTUS2016 risque bien de nous éparpiller façon puzzle aux 4 coins de l’Univers…

À l’opposé d’un John Pilger qui dénonce sans relâche les comprissions de son pays l’Australie qu’il dépeint comme une version de l’Afrique du Sud de l’Apartheid.

Et qui récemment nous apprenait la complicité de l’Australie, satellite de l’empire Yankee dans le génocide indonésien au Timor Oriental, ici ; Rayon de lumière d’Asie.

Oui Washington a une longue histoire de massacre et le dernier en date c’est l’assassinat de la leader indigène du Honduras Berta Cáceres ; L’assassinat de Berta Cáceres. Je m’étonnes tout de même que PCR n’est pas moufté suite à l’analyse de Robert F. Kennedy Jr dont tout le monde se prévaut aujourd’hui (Il faut dire que c’est correct de bout en bout, mais il estime encore qu’il est possible de corriger le Système de l’intérieur alors que N.O.M.). L’avis de Robert F. Kennedy Jr

Et tout ça ; Au N.O.M. du gaz & du Pétrole ! C’est ballot, hein ? Parce que ça fait un moment qu’on vous brame sur tous les tons que ; Ça sent le gaz…

Aussi, quand on voit notre bon Maréchal Hollandouille donner la Légion d’Honneur au Prince héritier d’Arabie Saoudite, c’est pas qu’on a envie de chialer, non !

On a juste envie de mordre ; Parole de Sans Dents !

JBL1960 

 

 

 

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L’assassinat de Berta Cáceres

¡Hasta Siempre!

Pour que Berta continue à vivre en nous !

Ce billet est la suite de celui-ci : Assassinat de Berta Cáceres

Que faire ? Faire ce que Berta ferait, ce qu’elle a toujours fait. Vivre, se dresser et lutter ensemble. Se tenir la main. Se faire des acolades (abrazos). Communiquer et connecter avec les nombreuses victimes de l’ordre mondial. Et toujours vivre, se dresser et lutter contre toutes les injustices et les inégalités, toutes les discriminations, toutes les activités de destruction industrielles de la planète, de notre Terre-Mère, parce qu’un autre monde est nécessaire et tout à fait possible.

La version officielle se met en place ; Berta Cáceres a été victime d’un crime crapuleux à son domicile ; Tu parles Charles !

Resistance71 traduit et publie l’article de Grahame Russell d’Indian Country Today Media Network dont voici l’url de l’article original ;  http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/03/04/day-berta-caceres-was-assassinated

Sous la rubrique ; Crime colonialiste: Assassinat de Berta Cáceres, leader indigène au Honduras… (suite)

Le jour où Berta Caceres fut assassinée

Grahame Russell  4 Mars 2016

Berta Cáceres, une grande femme de la nation Lenca à l’Ouest du Honduras, a été assassinée aux petites heures du 3 Mars 2016, dans son lit.

Elle a été assassinée à cause de qui elle est, à cause de ce qu’elle vivait, de ce pour quoi elle se souleva et combattit sa vie durant.

Pour prendre sa vie, des sicarios (tueurs à gage) sont entrés par effraction dans sa maison de La Esperanza, Intibuca au Honduras et l’ont abattu dans l’obscurité du petit matin en ce 3 Mars 2016.

Elle était mère de quatre enfants, grand-mère, sœur et fille.

Et, pour tous ceux qui la connaissaient, apprirent d’elle, puisèrent de la force en elle, du courage et de la sagesse, la suivirent dans ses luttes, elle fut une compañera.

Qui l’a tué ?

Elle a été assassiné par tous ces gens et ces institutions politiques, économiques dont la veulerie et les intérêts furent l’objet de ses combats. Berta a vécu contre toutes les injustices, toutes les inégalités, toutes les discriminations, toutes les destructions de la Terre-Mère.

Elle a été assassinée …

par 500 ans d’impérialisme européen raciste, violent, dépossédant.

par 200 ans d’interventions militaires américaines, d’exploitation, de corruption et de totale impunité,

par des générations de gouvernement hondurien violent et exploiteur, raciste, sexiste, tous mis en place tout le temps par la “communauté internationale”, c’est à dire les États-Unis, le Canada, les corporations mondialistes, le FMI, la Banque Mondiale, l’IDB…

Berta fut assassinée …

par les sbires du patriarcat,

par des siècles de racisme contre les peuples indigènes et afro-descendants du Honduras et des Amériques,

par les accords de “libre-échange” des Amériques conçus pour la veulerie et imposés par la violence,

par l’avarice inhérente et sans fin des corporations mondialistes et de ses investisseurs, soutenus en permanence par la richesse et la puissance de nations riches et “démocratiques” (bon nombre membres du club exclusif et détesté du G8), qui exploitent, répriment et dénigrent le “tiers monde”, qui créent, développent et se moquent des “républiques bananières”,

par le FMI, la Banque Mondiale et les institutions créées et dominées par ces mêmes nations riches, puissantes et si “démocratiques”.

Berta a été assassinée …

par des entreprises et des investisseurs transnationaux qui conçoivent le monde, ses forêts et la terre, ses ressources naturelles, ses rivières, ses eaux et son air, ses peuples et toutes ses formes de vie, comme des objets exploitables, jetables et volent, tuent et détruisent puissamment dans le seul but d’engranger leurs centaines de millions et leurs milliards,

Par les tristement célèbres monopoles des bananes (United Fruits Company, etc..) et des barons des chemins de fer des XIXème et XXème siècles ; par les producteurs d’African Palm (l’entreprise Dinant financée par la Banque Mondiale) et la cane à sucre pour les consommateurs du monde des “énergies vertes” (ethanol et bio-carburants) ; par les exploitants de maquiladora sweatshop et du travail à très, très bon marché (Gildan Inc. etc..). par les entreprises hydro-électriques (DESA Aqua Zarca etc…) profitant honteusement des rivières et sources d’eau privatisées, par les enclaves touristiques exclusives (de luxe) opérées par le Canadien Randy “roi du porno” Jorgensen, expulsant violemment les peuples indigènes Garifuna de leurs terres ancestrales et communales de la côte nord hondurienne, par les compagnies minières comme GoldCorp Inc., etc… qui éventrent la terre pour les profiteurs de l’or, empoisonnant les eaux de la vallée Siria et les sang des résidents locaux.

Berta a été assassinée …

Par la “guerre contre la drogue”, créée, financée et armée par les États-Unis et qui a amené des situations violentes, injustes, corrompues au Honduras (et aussi au Guatemala, au Mexique etc..) et les a empiré, tout en consolidant la consommation de drogues aux États-Unis, tout en augmentant les profits des marchants d’armes et en transférant toujours plus de l’argent des contribuables vers le complexe militaro-industriel et de la sécurité.

Plus récemment, Berta a été assassiné …

Par le coup d’état militaire de Juin 2009 au Honduras, fomenté par les États-Unis et le Canada, qui renversa un gouvernement élu et ramena au pouvoir les mêmes élites qui ont dominé et abusé pendant si longtemps du Honduras ; qui une fois de retour au pouvoir, prirent tout ce qui est cité ci-dessus en en empirant les effets, qui ont utilisé la répression comme outil de terrorisme sociétal et de contrôle, embauchant des tueurs à gage (sicarios) pour cibler et tuer des centaines de personnes après le coup d’état, des gens comme Berta.

Les États-Unis et le Canada ont aidé dans l’assassinat de Berta. Sept ans après le coup, le Honduras possède le plus grand ratio au monde de meurtre per capita et parmi les plus hauts taux de répression, de meurtres de femmes, de journalistes, de corruption et d’impunité dans les Amériques. Ignorant tout ceci, les Etats-Unis et le Canada signent des accords de “libres-échanges” et promeuvent l’expansion des extractions minières, du tourisme, des sweatships, des monopoles bananiers, des entreprises et des investissements.

Berta a été assassinée par tous ces gens, institutions et intérêts, parce que, comme tout le monde pourra vous le dire, de tous ceux qui l’ont connu, appris d’elle, reçu de la force, du courage et de la sagesse, la suivirent, tout ceci représente ce pour quoi elle a combattu toute sa vie.

Pour quoi a t-elle vécu, s’est-elle battue ?

Pour vous, pour moi, pour tout le monde.

Pour vos droits et les miens.

Pour tous les droits humains, collectifs et individuels, de tous le monde, de tous les peuples, de tous les pays.

Pour toutes les formes de vie et pour la Terre-Mère, la terre, ses champs et ses forêts, l’air et l’eau et toutes les formes de vie sur cette planète précieuse et solitaire.

Berta a vécu, s’est dressée et s’est battue parce qu’un autre monde est nécessaire et possible.

Que faire ?

Je suis désespérément désolé pour les enfants de Berta, sa mère, ses frères et sœurs, sa famille et ses amis à La Esperanza et pour le Honduras et les Amériques. Mon cœur aujourd’hui est une nouvelle fois brisé par cet ordre mondial humain dans lequel nous vivons.

Autant une partie de moi-même meurt avec Berta, autant une énorme part de cette femme continue de vivre.

Que faire ? Faire ce que Berta ferait, ce qu’elle a toujours fait. Vivre, se dresser et lutter ensemble. Se tenir la main. Se faire des acolades (abrazos). Communiquer et connecter avec les nombreuses victimes de l’ordre mondial. Et toujours vivre, se dresser et lutter contre toutes les injustices et les inégalités, toutes les discriminations, toutes les activités de destruction industrielles de la planète, de notre Terre-Mère, parce qu’un autre monde est nécessaire et tout à fait possible.

Merci Berta. Tu nous manquera grandement. Tu es aussi si aimée et respectée.

(J’ai rencontré Berta en 1998. Rights Action a soutenu COPINH et le travail de Berta et sa lutte depuis ce temps là. Berta et sa famille son devenus des amis proches au fil du temps. Grahame Russell)

=*=

Berta a vécu, s’est dressée et s’est battue parce qu’un autre monde est nécessaire et possible.

Voilà résumé dans cette simple phrase le combat pour  Faire tomber l’Empire…  aujourd’hui et d’où nous sommes.

Comme les indiens opprimés du Chiapas  réunis dans le mouvement Zapatista (EZLN) nous le rappellent régulièrement par des messages que vous pouvez retrouver dans ces billets ; Demain se plante aujourd’hui… et Du fond de la nuit des temps

Nous devons en préalable à tout nouveau paradigme travailler Pour une décolonisation concertée car C’est à nous, maintenant !  et à n’en pas douter.

N’oublions jamais, que L’Empire sans terre…  est un empire à terre !

Nous pouvons par nos actes quotidiens, jour après jour, refuser la compromission et faire vivre en nous Berta, à jamais…

Essayons, car il est temps !

Non ?

JBL1960