Le gaz part, toujours…

J’ai déjà traité cette terrible info ici, sur mon blog il y a peu ; Ici

Mais, la fuite de gaz ne s’étant pas dissipée toute seule, comme il se l’imaginait sans doute, cette info est à nouveau à la une puisque l’état d’urgence y a même été décrété ;

Californie : L’état d’urgence déclenché à cause d’une fuite de méthane

POLLUTION Un puits de méthane – gaz à effet de serre – fuit massivement depuis plusieurs mois à Porter Ranch, une banlieue de Los Angeles…

C’est une catastrophe écologique de grande ampleur qui vient de toucher la Californie. Le gouverneur a déclaré l’état d’urgence mercredi autour de Los Angeles à cause d’une fuite de méthane massive qui a forcé des milliers de résidents à évacuer.

Cette fuite est « incomparable, catastrophique » car c’est du méthane, un gaz à effet de serre « 80 fois plus puissant que le CO2 à l’échelle de 20 ans, et qui agit beaucoup plus rapidement », dénonce Stephanie Pincetl, professeure de sciences environnementales.

Cette promulgation permet de mobiliser l’ensemble des agences gouvernementales de l’Etat pour venir en aide à la population des environs de Porter Ranch, une banlieue de Los Angeles où un puits de méthane fuit depuis déjà plusieurs mois.

Nausées, maux de tête et saignements chez les riverains

Plusieurs milliers ont été relogés par la compagnie de distribution gazière Socal Gas et plusieurs milliers d’autres ont demandé à l’être.

A cause de la fuite de méthane et notamment d’additifs nauséabonds destinés à signaler les fuites de méthane, gaz inodore, beaucoup d’habitants des environs ont souffert de nausées, saignements de nez et maux de tête. Kristine Lloyd, porte-parole de Southern California Gas Company (SoCalGas), a déclaré que tout était mis en œuvre pour réparer la fuite, qui selon les autorités dégage entre 30 000 et 58 000 kilogrammes par heure de méthane dans l’air.

C’est « l’équivalent de 3/4 des émissions de toutes les raffineries de pétrole de la Californie en un an », souligne Stephanie Pincetl. Même si les autorités affirment que la fuite depuis le site d’Aliso Canyon de Socal Gas ne pose pas de danger sérieux pour la santé des riverains, l’impact environnemental pourrait être dévastateur.

Des infrastructures vieillissante

L’autorité de la qualité de l’air en Californie (California Air Resources Board) estime que la fuite est si massive qu’elle augmente la production de gaz à effet de serre pour toute la Côte est de 25 %. « Nous ne pourrons évaluer son impact que lorsque la fuite sera définitivement arrêtée et que nous bénéficierons de chiffres », a déclaré David Clegern, porte-parole de l’agence gouvernementale.

La fuite, à plus de 2 400 mètres de profondeur dans un puits gazier, a été détectée le 23 octobre par des employés de Socal Gas.

L’incident de Porter Ranch « montre la vulnérabilité » d’infrastructure datées, estime Stephanie Pincetl, professeure de sciences environnementales à l’université UCLA. Source ; 20minutes

L’administration « Évitons les conneries » d’Oblabla toujours si prompte à infliger des amendes, le plus souvent record, c’est normal pour la nation exceptionnelle et indispensable, à tout ce qui bouge… (VAG par exemple)

Et là, personne lui dit rien. C’est normal, ou c’est pas grave.

Les deux peut-être.

Quand je pense qui y’en a pour vouloir faire du fraking en France…

Pourtant y suffit de regarder ce qui s’est passé en Angleterre, très récemment, pour comprendre en 2 secondes, que c’est une très très mauvaise idée. Mais, les têtes puantes dans notre pays sont spécialistes dans le domaine des mauvaises idées…

JBL1960

 

 

Chop Chop Square

Place Coupe-coupe

Autrement dit ;

Bienvenue dans la barbarie ordinaire.

Je reproduis ici l’entretien de Press-Tv avec Kevin Barrett du 2 janvier 2016

Traduit et relayé par le blog R71

Dont je vous mets le lien ; https://resistance71.wordpress.com/2016/01/05/moyen-orient-les-soubresauts-de-la-maison-sioniste-al-saoud-pour-mettre-le-feu-a-la-region-seul-le-chaos-peut-les-sauver-ainsi-que-leurs-maitres-imperialistes-occidentaux/

Ainsi que l’url de l’article original (avec la vidéo en anglais) :

http://www.presstv.ir/Detail/2016/01/02/444230/Saudi-Arabia-Sheikh-Nimr-alNimr/

Moyen-Orient : Les soubresauts de la maison sioniste Al Saoud pour mettre le feu à la région… Seul le chaos peut les sauver ainsi que leurs maîtres impérialistes occidentaux

Les dirigeants saoudiens veulent des conflits sectaires au Moyen Orient

Press TV s’est entretenue avec kevin Barrett, l’éditeur de Veterans Today, pour lui demander ce qu’il pense de l’exécution d’un haut dignitaire chi’ite saoudien Nimr al-Mimr.

Ce qui suit est une transcription brute de l’entretien

Press TV:  Il semble que l’Arabie Saoudite ne puisse pas tolérer même des moyens pacifiques pour essayer de réformer et d’amener une réforme dans son approche des droits de l’Homme. Qu’en pensez-vous ? Dites-nous la raison pour laquelle vous pensez que tout cela se passe maintenant ?

Barrett: Et bien, je suppose que nous sommes tous choqués et horrifiés par tout ceci, mais nous ne devrions pas être surpris tant que cela. L’Arabie Saoudite est dirigée par une des familles les plus corrompues et des plus despotiques de l’histoire du monde. Ce sont des gens qui n’arrêteront devant rien pour essayer de préserver les milliards et milliards de dollars qu’ils ont volé au peuple d’Arabie et ont déposé pas seulement dans des comptes suisses mais aussi dans le système à pétrodollars occidental. Ils donnent un coup de pouce au système monétaire sioniste qui dirige l’occident pour le cartel criminel (banquier).

Note de Résistance 71: A ce titre, l’oligarchie occidentale pourrait bien qualifier la famille Al Saoud comme suit: “Ce sont des salopards, oui mais ce sont nos salopards !” Comme ce fut déjà dit d’un des dictateurs protégés et mis en place par le département d’état yankee.

Ces gens sont des personnalités du crime organisé et l’appeler l’Arabie Saoudite est une insulte au peuple d’Arabie. Ceci reviendrait à nommer les  États-Unis après sa famille du crime régnante et les appeler “L’Amérique Bushiste”. Ici aux États-Unis, malheureusement les médias ne disent pas toute la vérité sur les affaires de l’Arabie Saoudite. Les rapports que nous recevons au sujet de l’exécution du Sheikh Nimr et de 47 autres personnes au total ne mentionnent même pas qu’ils ont été décapités.

On ne nous fournit que de la propagande non-stop au sujet du soi-disant État Islamique (EIIL/Daesh) décapitant des gens et nous avons vu en fait beaucoup de vidéos bidons de décapitation produites par… le groupe SITE soi-disant de renseignement et une façade israélienne afin de faire monter la sauce de la haine des Américains contre tous les musulmans. Les Américains sont totalement endoctrinés par leurs médias afin de penser que ces gens qui coupent les têtes sont des représentants de tous les musulmans. Mais alors lorsque les Saoudiens le font, bien sûr ce sont eux qui donnent le ton pour ce soi-disant État Islamique, Daesh, qui ne fait que reprendre l’idéologie extrémiste takfirie wahhabite de la famille régnante saoudienne, nous n’en entendons pas parler. Tout cela est maquillé, couvert.

Si vous regardez les infos qui font les unes sur ce sujet, elles ne mentionnent pas, sans parler d’insister sur cet aspect, que l’Arabie Saoudite adore décapiter des gens. La place principale de Ryad est appelée “place coupe-coupe” (NdT: “Chop Chop Square” en anglais) où ils passent leur temps à couper la tête de condamnés et personne aux États-Unis ne le sait. Tout ce que nous entendons n’est que la propagande israélienne qui clame que ce sont les musulmans qui font cela parce que les terroristes de Daesh, sponsorisés par l’Arabie Saoudite du reste, courent partout en décapitant les gens. (NdT: A noter également qu’Israël combat ax côtés de l’Arabie Saoudite au Yémen, des pilotes israéliens volent sur les F-16 et F-15 saoudiens, vendus par les États-Unis et bombardent villes et civils dans un des pays les plus pauvres du monde qu’est le Yémen… Les Saoudiens y emploient des mercenaires, des troupes des Émirats Arabes Unis commandées par un ex-général australien)

Il est grand temps pour le monde de se réveiller et de reconnaître que ce régime saoudien doit partir. Ils sont une des véritables têtes du monstre takfiri sioniste qui domine le Moyen-Orient et que ceci devrait maintenant être très clair pour tous les musulmans, pas seulement pour les chi’ites. Je ne suis pas chi’ite. Je suis un musulman d’une école marocaine de l’Islam, qui est classifiée comme sunnite. Mais nous devons tous voir qu’il y a un énorme problème avec cette famille régnante saoudienne et qu’ils sont ceux qui disséminent le souffle sectaire et la guerre civile partout dans la région.

L’essayiste, Raphaël Gluksmann (oui, c’est le fils de son père) a dit, il y a peu ; qu' »Au lieu de discréditer toute critique de la déchéance de nationalité au nom de la prise en compte du contexte (…), on ferait mieux d’arrêter de tapiner à Doha et à Ryad ». Pour lui ; « Quand on est face à des évènements aussi graves que les attentats terroristes que la France a connu en 2015, il ne faut pas changer ce que nous sommes, il faut changer ce que nous faisons. Or la Constitution, c’est ce que nous sommes ».

Bon, ça lui fait une belle jambe au Maréchal, et Valls, Valls il s’en contrefout, mais d’une force… Lui on lui demande d’exploser la France, et il le fait, ce con… Voilà, c’est tout !

C’est pas lui qui à dit, que l’Arabie Saoudite et le Qatar luttaient contre Daesh de toutes leurs forces…

Et ben, on a vu !

Mais on l’a pas cru !

Bon, arrêtez de gober les mouches et sortez-vous les doigts… Du nez !!!

JBL1960

 

Les chiens sont lâchés…

Voilà de quoi ils sont capables et pourquoi on ne veut pas les laisser faire ;

Pourquoi on ne doit pas les laisser faire ;

Un enseignant-chercheur poursuivi pour avoir cité M. Valls

mardi 5 janvier 2016

http://www.ujfp.org/spip.php?article4625

Le mercredi 27 janvier 2016, à 14h, Bernard Mezzadri, maître de conférences à l’université d’Avignon et des Pays de Vaucluse (UAPV), comparaîtra devant le tribunal correctionnel d’Avignon (Palais de justice, 2 boulevard Limbert) au motif qu’il aurait « provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ».

Cette citation à comparaître fait suite à un message diffusé en mai 2015 par Bernard Mezzadri sur une liste de discussion interne réservée aux enseignants-chercheurs et personnels de son établissement (« debat-uapv »), où, à l’occasion de la rencontre d’une délégation de l’université avec le premier ministre, il rappelait ironiquement les propos de M. Valls sur le marché d’Évry – dont alors il était le maire –, dans les termes suivants : « J’espère qu’en cette grande occasion la délégation de l’UAPV comptera suffisamment de « blancos » (et pas trop de basanés), afin de ne pas donner une trop mauvaise image de notre établissement. »

Celui qui était alors président de l’UAPV, Emmanuel Éthis, et son service juridique ont cru de leur devoir de « signaler » au procureur de la république cette contribution, dont l’intention évidente était de dénoncer sarcastiquement les propos xénophobes de M. Valls. Du reste, M. Valls a lui-même fait l’objet de deux plaintes pour provocation à la discrimination raciale, en raison de ses propos concernant les Roms en 2013, quand il était ministre de l’intérieur.

Ils ne s’arrêteront pas d’eux-mêmes, non, ça surement pas…

Y sont drogués au pouvoir, complètement accros…

« Et pourtant ce tyran seul, il n’est pas besoin de le combattre, ni même de s’en défendre ; Il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à la servitude. Il ne s’agit pas de lui rien arracher, mais seulement de ne lui rien donner. »         Étienne de la Boétie

 

« Une nation de moutons engendre aussitôt

Un gouvernement de loups »                              Edward R. Murrows

Et ils se déplacent en meute…

JBL1960

 

Ô mama !

Mon fils, Maxime, qui aura 23 ans le 16 janvier prochain, m’a fait découvrir cet artiste et tout spécialement ce titre « Oh mama ».

J’aime, trop…

Aussi, je partage cet instant de bonheur,

en espérant qu’il vous touchera, également, le cœur !

 

J’ai une passion pour les chats également, en plus de la musique, mais j’essaie de me soigner, car si je m’écoutais, j’en mettrais partout…

 

Dans quel état j’erre ?

Niveau 0 ?

Nan, 32ème sous-sol !

On peut lire de plus en plus d’articles sur le bordel ambiant créé de toutes pièces par Naze II que j’appelle irrespectueusement le Maréchal Hollandouille, Naze I étant Sarkozy, et avant Naze III (le meilleur d’entre-eux ; Juppé) que beaucoup appellent de leur vœux ;

Les inconscients.

Edwy Plenel a trempé sa plume dans l’acide, tout en réservant sa diatribe aux seuls abonnés de Médiapart méritants de le lire. Mais, fr.sott.net a eut la bonne idée de le retranscrire, pour nous les indigents, sans dents mais pas sans cerveaux.

D’ailleurs on peut aussi y lire cette excellente analyse de Giogio Agamben – 2ccr – du 06/01/2016 ;

http://fr.sott.net/article/27306-France-de-l-etat-de-droit-a-l-etat-de-securite-sans-droits

Et toujours sur fr.sott.net celle de Rudolf Bkouche du 28/12/2015 source : Union juive française pour la paix qui est de loin la meilleure à mon sens et dont voici le lien ;

http://fr.sott.net/article/27283-Variations-sur-la-denaturalisation-l-etat-d-urgence-le-FN-et-la-mondialisation

Pour être très honnête, je n’ai pas envie d’y ajouter mon grain de sel,

car ici j’ai déjà beaucoup écrit sur le sujet ;

Les grandes manœuvres,

L’état d’urgence pour faire oublier les tas d’urgences,

¡Ya Basta!

PAR LA BUSH D’HOLLANDOUILLE… (1)

Et j’en passe et des meilleures.

J’ai peur de vous lasser, comme je me lasse moi-même, devant tant d’incurie.

Je préfère écrire, noir sur blanc, que je ne leur pardonnerai jamais ;

JAMAIS !

Je ne pardonnerai jamais, et je n’oublierai jamais, non plus.

Par la Bush d’Hollandouille ! le ;

« vous êtes avec nous, sinon vous êtes contre-nous » de 09/2001

s’est transformé en ;

« Les Français d’abord » et « On est chez nous ! »

Quand des salles entières surchauffés par les propos des Le Pen & Cie éructent de tels propos on se dit que les fachos fachottent ;

Mais, quand on comprend, en filigrane, et à tout bout de champs que c’est bien ce qui prévaut désormais.

On se dit, que l’on a raison, de tout mettre en œuvre pour vous retirer notre consentement, que par un moment d’égarement, on vous a donné.

Vous avez réussi à faire croire à l’opinion publique que ;

Qui ne communie pas dans la commémoration ne peut être que du coté des assassins.

Je ne vous pardonnerai jamais,

Et je n’oublierai jamais.

Ezra Pound a écrit :

Un esclave est celui qui attend que quelqu’un vienne et le libère.

Je n’attends rien de vous et d’ailleurs nous sommes nombreux à constater que vous étiez capable du pire et alors qu’on en espérait pas tant.

Je ne vais plus m’étendre sur ce sujet ;

Mais comprenez-bien que je ne suis pas votre esclave,

Et je suis certaine de n’être pas la seule à le penser, et à l’affirmer.

Si aujourd’hui être français c’est se soumettre,

et vivre en rampant,

sans âme,

sans plus oser avoir de pensées contradictoires.

Je ne suis pas sûre que cela donne envie de seulement se prétendre ou se croire Français.

Si c’est de cette France là, dont vous voulez être le maître…

On vous la laisse bien volontiers.

=*=

C’est Vincent Roca qui parle le mieux du bazar dans nos têtes qui fait qu’on se demande dans quel état j’erre et même si c’est en état d’urgence…

Surtout si c’est en état d’urgence…

JBL1960

 

Apatride, apatride, est-ce que j’ai une gueule d’apatride ?

Donc, la France peut très bien créer des apatrides…

Ça ne pose aucun problème ! Aucun on vous dit.

Je le redis ici, ceux qui sont prêts à se faire exploser parmi nous, et pour en tuer le plus possible. Et donc à mourir en même temps.

Ça va les arrêter de savoir qu’à titre posthume, ils seront déchus de la nationalité française ?

Remarquer comme le débat, enfin, comme les lancements de mauvaises idées, et c’est un festival, dévie tout seul vers le néant…

Hollandouille ne contrôle plus rien, plus rien.

Même pas lui ! C’est dire.

Donc, s’il le veut vraiment, le gouvernement français peut y aller !

Sans déconner ?

Maréchal, nous voilà…

Tenez, je vous colle le lien, pour vous prouver que je ne suis pas fissurée ;

http://www.20minutes.fr/societe/1760211-20160105-decheance-nationalite-si-souhaite-france-pourrait-creer-apatrides

Déchéance de nationalité: Si elle le souhaite, la France pourrait créer des apatrides

DROIT La France n’a pas ratifié les textes internationaux qui l’interdiraient…

« Oui, c’est juridiquement possible »

Avec une telle extension, la France créerait, de fait, des apatrides. Le peut-elle d’un point de vue juridique ? « Oui, c’est juridiquement possible », répond Michel Lascombe, professeur de droit constitutionnel à l’IEP de Lille. La France a bien signé la convention onusienne de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie et la convention du Conseil de l’Europe de 1997. Mais elle ne les a pas ratifiées. « Au regard du droit international, la France n’est donc pas liée à ces textes ».

Oooaaah ! c’est ballot quand même ? Hein, oui ou non ! On ne sait plus, quoique…

Chirac avec sa dissolution avait dissout la droite.

Sarkozy aura dissout l’extrême droite, enfin un moment.

Hollande, lui il l’a dissout… Le Pays.

Mais il l’a dissout à dessein ?

On se sait plus.

Quoique…

JBL1960

 

 

Demain se plante aujourd’hui…

Nous sommes ceux que nous attendions !

« En réduisant au silence notre douleur, nous préparions son cri ! « 

Du fin fond du Chiapas, nous parviennent les mots de la raison.

Et aux origines du Chiapas, le Peuple Maya, qui fut annihilé, anéantie presque totalement par les conquistadors et dont les descendants se retrouvent presque en totalité dans ce mouvement qui s’appelle ; EZLN.

Ces mots que nous lisons, ces paroles prononcées et qui résonnent entre nos murs sont ceux de la raison.

Ils sont prononcés pour que nous nous les approprions, sans jamais oublier d’où ils viennent et pour les amplifier…

Parce qu’il faut se préparer à porter plus efficacement et plus extensivement le boulot de nous gouverner nous-mêmes, parce qu’au pire, le Système capitaliste va revenir nous chercher.

Le mal et ceux qui le porte ont un nom, une histoire, une origine, un calendrier, une géographie ; C’est le Système capitaliste.

Depuis des centaines d’années,

nous vivons sous les 4 roues de ce Système ;

L’Exploitation, la Répression, la Dépossession et le Mépris…

Ces paroles constituent un des textes les plus politiquement puissants qu’il m’ait été donné à lire, grâce à R71. Il rassemble quasiment point par point ce que je pense sur la méthodologie du changement de paradigme politique auquel je travaille depuis plus d’un an. Les Zapatistes du sud-est mexicain l’ont fait. Ils nous appellent, nous les peuples du monde, à faire de même et à nous unir.

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie colonialiste, se tenant côte à côte avec leurs frères des peuples et nations originels des cinq continents, pour lancer et façonner la société des sociétés, les confédérations d’associations libres autonomes, hors état et hors capitalisme, entités criminelles, parasites et totalement obsolètes.

https://resistance71.wordpress.com/2016/01/05/resistance-politique-message-dunion-de-lezln-chiapas-mexique/

Traduction de l’espagnol par R71 et publié sur son blog

Paroles de l’EZLN en ce 22ème anniversaire du commencement de la guerre contre l’oubli –  1er janvier 2016

http://enlacezapatista.ezln.org.mx/2016/01/01/palabras-del-ezln-en-el-22-aniversario-del-inicio-de-la-guerra-contra-el-olvido/

Bonne soirée, bonjour compañero et compañera bases de soutien de l’Armée Zapatiste de Liberation Nationale (EZLN), compañero/as miliciens et miliciennes, rebelles, responsables régionaux et locaux, autorités des trois niveaux de gouvernement autonome, compañero/as promoteurs des différentes zones de travail, compañeros et compañeras du sixième (appel) international et à tous ceux présents.
Compañeras et compañeros, nous sommes ici pour célébrer aujourd’hui le 22ème anniversaire du commencement de la guerre contre l’oubli.
Depuis plus de 500 ans, nous avons enduré la guerre que les puissants de différentes nations, de différentes langues, couleurs et croyances, ont menée contre nous afin de nous annihiler.
Ils voulaient nous tuer, que ce soit en tuant nos corps ou en tuant nos idées.
Mais nous résistons.
En tant que peuples originels, en tant que gardiens de la terre-mère, nous résistons.
Pas seulement ici et pas seulement notre couleur, qui est la couleur de la terre.
De tous les coins de la terre qui ont souffert dans le passé et qui souffrent toujours maintenant, il y a eu et il y a toujours des peuples rebelles et dignes qui ont résisté, qui résistent contre la mort imposée d’en haut.
Le 1er janvier 1994, il y a 22 ans, nous avons rendu public notre “¡Ya Basta!”, “Assez !” que nous avions préparé dans un digne silence pendant une décennie.
En réduisant au silence notre douleur, nous préparions son cri.
Notre parole, à cette époque, vint du feu.
Afin de réveiller ceux qui dormaient.
De faire se lever les morts.
Pour faire revenir à la raison ceux qui s’étaient conformés et qui avaient abandonné.
Pour se rebeller contre l’histoire.
Pour la forcer à dire ce qu’elle avait réduit au silence.
Pour révéler l’histoire de l’exploitation, des meurtres, des dépossessions, du manque de respect en oubliant que cela se cachait derrière l’histoire d’en haut.
Cette histoire de musées, de statues, de livres et de monuments au mensonge.
Avec la mort de notre peuple, avec notre sang, nous avons stupéfié un monde résigné à la défaite.
Ce ne fut pas seulement des mots. Le sang de nos compañeros tombés dans ces 22 années fut ajouté au sang de ceux des années précédentes, des décennies et des siècles.
Nous avons alors dû choisir et nous avons choisi la vie.
C’est pourquoi, alors et maintenant, afin de vivre, nous mourrons.
Notre parole d’alors était aussi simple que notre sang repeignant les murs des rues des villes où ils nous manquent de respect aujourd’hui comme alors.
Et cela continue :
L’étendard de notre lutte fut nos 11 demandes : terre, travail, nourriture, santé, éducation, logement décent, indépendance, démocratie, liberté, justice et paix.
Ces demandes constituèrent ce qui nous fit nous révolter en armes car ce furent ces choses que nous, le peuple originel et la vaste majorité du peuple de ce pays et du monde entier, ont besoin.
De cette manière, nous avons commencé notre lutte contre l’exploitation, contre la marginalisation, l’humiliation, le manque de respect, l’oubli et toutes les injustices que nous avons vécues et qui furent causées par le mauvais système (colonial).
Parce que nous ne sommes utiles aux riches et aux puissants que comme leurs esclaves afin qu’ils deviennent de plus en plus riches et que nous devenions de plus en plus pauvres.
Après avoir vécu pendant si longtemps sous cette domination et pillage perpétuel nous avons dit :
ASSEZ ! ICI S’ARRÊTE NOTRE PATIENCE !
Et nous avons vu que nous n’avions pas d’autre choix que de prendre les armes pour tuer ou pour mourir pour une juste cause.
Mais nous ne fûmes pas seuls.
Nous ne le sommes pas non plus maintenant.
Au Mexique et dans le monde, la dignité est descendue dans les rues et a demandé un espace pour la parole.
Nous comprîmes.
Dès ce moment, nous avons changé la forme de notre lutte. Nous étions et sommes toujours une oreille attentive et ouverte sur le monde, parce que depuis le départ nous savions qu’une lutte juste du peuple est pour la vie et non pas pour la mort.
Mais nous avons nos armes à nos côtés, nous ne nous en sommes pas débarrassés, elles seront avec nous jusqu’à la fin.
Parce que nous voyons que là où notre oreille fut un cœur ouvert, le dirigeant a utilisé sa parole mensongère ainsi que son cœur fourbe et ambitieux contre nous.
Nous avons vu que la guerre d’en haut continuait.
Leur plan et objectif furent et est toujours de nous faire la guerre jusqu’à ce qu’ils puissent nous exterminer. C’est pourquoi au lieu de répondre à nos justes demandes, ils préparèrent et préparent, firent et font la guerre avec leurs armes modernes, entraînent et financent les escadrons paramilitaires, donnent et distribuent des miettes de leur butin prenant avantage de la pauvreté et de l’ignorance de certains.
Ces dirigeants d’en haut sont stupides. Ils pensent que ceux qui étaient d’accord pour écouter seraient aussi d’accord pour se vendre, se rendre et abandonner.
Ils ont eu tort alors.
Ils ont tort maintenant.
Parce que, nous, les Zapatistes savons très bien que nous ne sommes pas des mendiants ou des bons-à-rien qui espèrent que tout va simplement s’arranger de soi-même.
Nous sommes un peuple qui a de la dignité, de la détermination et la conscience de combattre pour la véritable liberté et la justice pour tous et ce quelques soit la couleur, la race, le genre, la croyance, le calendrier ou la géographie.
C’est pourquoi notre lutte n’est pas locale, régionale ni même nationale. Elle est universelle.
Parce que les injustices, les crimes, les dépossessions, le manque de respect et l’exploitation sont universels.
Mais aussi telle est la rébellion, la rage, la dignité et le désir profond de toujours faire mieux.
C’est pourquoi nous avons compris qu’il était nécessaire de bâtir notre vie nous-mêmes, avec autonomie.
Sous les menaces majeures, le harcèlement militaire et paramilitaire et les provocations constantes du mauvais gouvernement, nous avons commencé à former notre propre système de gouvernance, notre autonomie, avec notre propre système d’éducation, notre propre système de santé, notre propre communication, notre façon de nous occuper et de travailler avec notre terre-mère, notre propre politique en tant que peuple et notre propre idéologie sur le comment nous voulons vivre en communautés, avec une autre culture.
Là où d’autres espèrent que ceux d’en haut vont résoudre les problèmes de ceux d’en bas, nous les Zapatistes ont commencé à construire notre liberté comme elle est semée, construite, là où elle pousse, c’est à dire, d’ici, d’en bas…
Mais le mauvais gouvernement essaie de détruire et de mettre fin à notre lutte et notre résistance avec une guerre qui change en intensité comme elle change de politique mensongère, avec ses mauvaises idées, ses mensonges, utilisant les médias pour les propager et en donnant des miettes aux communautés indigènes où les zapatistes vivent afin de les diviser et d’acheter la conscience des gens à très bon marché, mettant ainsi en place leur plan de contre-insurrection.
Mais la guerre qui vient d’en haut, compañeras et compañeros, frères et sœurs, est toujours la même: elle n’amène que mort et destruction.
Les idées et les drapeaux peuvent bien changer avec qui est en charge, mais les guerres d’en haut détruisent toujours, tuent toujours, ne sèment jamais rien d’autre que la terreur et le désespoir.
Au milieu de cette guerre, nous avons dû marcher vers ce que nous voulions.
Nous ne pouvions pas nous assoir et attendre la compréhension de ceux qui ne comprennent même pas qu’ils ne comprennent pas.
Nous ne pouvions pas nous assoir et attendre pour que le criminel d’en haut se répudie lui-même et son histoire et se convertisse, repentant, en une bonne personne.
Nous ne pouvions pas nous assoir et attendre pour qu’une très grande liste de promesses qui seront oubliées quelques minutes après avoir été faites, ne se réalisent jamais.
Nous ne pouvions pas attendre pour l’autre, différent, mais avec la même douleur et la même colère, de nous regarder et en nous regardant, de voir.
Nous ne savions pas comment le faire.
Il n’y avait pas de livre, pas de manuel ou de doctrine qui nous ont dit que faire afin de résister et simultanément, de construire quelque chose de nouveau, de meilleur.
Peut-être pas parfait bien sûr, peut-être différent, mais toujours à nous, à notre peuple, les femmes, les hommes, les enfants, les anciens qui, dans leur cœur collectif, couvrent le drapeau noir avec une étoile rouge à cinq branches et les lettres qui leur donnent non seulement un nom, mais aussi un but, une destinée : EZLN.
Alors nous avons recherché dans notre histoire ancestrale, dans notre cœur collectif et au travers des hoquets, des faiblesses et des erreurs, nous avons construit ce que nous sommes et ce qui non seulement nous fait continuer à vivre et à résister, mais aussi nous élève dignifiés et rebelles.
Pendant ces 22 années de lutte et de résistance, de rébellion, nous avons continué à construire une autre forme de vie, nous nous sommes gouvernés nous-mêmes en tant que peuple, que collectif que nous sommes, en accord avec les sept principes de diriger en obéissant, construisant un nouveau système et une autre forme de vie en tant que peuples originels.
Un système où le peuple commande et le gouvernement obéit.
Et nous voyons, depuis notre cœur simple, que ceci correspond à la manière la plus saine, parce qu’elle est née et grandit du peuple lui-même. C’est le peuple qui donne ses opinions, discute, pense, analyse, fait des propositions et décide ce qui est le mieux pour tout le monde, suivant en cela l’exemple de nos ancêtres.
Comme nous l’expliquerons plus en détail plus tard, nous voyons bien que la négligence et la pauvreté règnent dans les communautés partidista (les suiveurs de partis politiques) ; elles sont gérées par la fainéantise et le crime, brisant la vie communautaire, déchirée fatalement et irrémédiablement.
Se vendre au mauvais gouvernement n’a non seulement pas résolu leurs problèmes de base, mais leur a donné encore plus d’horreurs à gérer. Là où avant il y avait la faim et la pauvreté, il y avait maintenant la faim, la pauvreté et le désespoir. Les communautés partistada sont devenues des foules de mendiants qui ne travaillent pas, qui ne font qu’attendre le prochain programme d’aide du gouvernement (mexicain), c’est à dire, la prochaine saison électorale.
Ceci ne figure bien sûr pas dans quelque rapport d’état fédéral ou de gouvernement municipal que ce soit, mais c’est la vérité de terrain et peut se voir dans les communautés partidista: celles des paysans fermiers qui ne savent plus comment travailler la terre, vivant dans des blocs de ciment avec des toits en tôles d’aluminium, vides parce qu’on ne peut pas manger le ciment ni le métal, des communautés qui n’existent que pour recevoir l’aumône, les miettes du gouvernement.
Peut-être que dans nos communautés il n’y a pas de maisons en ciment ou de télévisions numériques ou des camions tous neufs, mais nos gens savent très bien comment travailler la terre. La nourriture est sur toutes les tables, les habits qu’ils portent, les médicaments qu’ils utilisent, la connaissance qu’ils acquièrent, la vie qu’ils mènent sont LES LEURS, ainsi que leur connaissance et le produit de leur travail. Cela ne provient de personne d’autre.
Nous pouvons dire ceci sans honte aucune : Les communautés zapatistes ne sont pas seulement mieux qu’elles ne l’étaient il y a 22 ans, mais leur qualité de vie est bien meilleure que dans celles qui se sont vendues aux partis politiques de toutes couleurs et rayures possibles.
Avant, afin de savoir si quelqu’un était zapatiste, il suffisait de chercher un grand mouchoir rouge ou une cagoule noire.
Maintenant, il suffit de voir s’ils travaillent la terre, s’ils s’occupent de leurs cultures. S’ils étudient les sciences et la technologie, s’ils respectent les femmes que nous sommes, si leur regard est direct et clair, s’ils savent que c’est le collectif qui dirige. S’ils voient le travail du gouvernement autonome zapatiste en rébellion comme un service et non pas comme un business ; si vous leur demandez quelque chose qu’ils ne savent pas, ils vous répondent: “je ne sais pas… encore…” Si lorsque quelqu’un se moque d’eux en disant que les Zapatistes n’existent plus ou qu’ils sont peu nombreux, ils répondent: “ne vous inquiétez pas, nous serons plus nombreux, cela prendra un peu de temps, mais nous serons bien plus nombreux” ; si leurs regards observent loin dans les calendriers et les géographies ; s’ils savent que demain se plante aujourd’hui.
Nous reconnaissons bien évidemment qu’il y a encore beaucoup à faire, nous devons nous organiser mieux et nous organiser plus.
C’est pourquoi nous devons faire un encore plus grand effort pour nous préparer à porter plus efficacement et plus extensivement le boulot de nous gouverner nous-mêmes, parce qu’au pire, le système capitaliste va revenir nous chercher.
Nous devons savoir comment le confronter. Nous avons déjà 32 ans d’expérience dans la lutte de rébellion et la résistance.
Et nous sommes devenus ce que nous sommes.
Nous sommes l’Armée Zapatiste de Libération Nationale (NdT : EZLN est l’acronyme espagnol pour Ejercito Zapatista de Liberación Nacional).
C’est ce que nous sommes bien qu’ils ne nous nomment pas.
C’est ce que nous sommes même s’ils nous oublient par le silence et la calomnie.
C’est ce que nous sommes bien qu’ils ne nous voient pas.
C’est ce que nous sommes par nos pas, notre chemin, dans notre origine et dans notre destinée.
Nous regardons ce que nous étions auparavant et ce qui est maintenant.
Une nuit sanglante, pire qu’avant si c’est possible, s’étend au monde.
Le dirigeant n’est pas seulement programmé pour continuer à exploiter, à réprimer, à maltraiter et à déposséder, mais il est déterminé à détruire le monde entier si ce faisant il peut en tirer un profit quelconque, de l’argent, un salaire.
Il est clair que le pire est à venir pour nous tous.
Les multimillionnaires de quelques pays continuent leur objectif de piller les ressources naturelles du monde entier, tout ce qui nous donne la vie comme l’eau, la terre, les forêts, les montagnes, les rivières, l’air et tout ce qu’il y a sous le sol: l’or, le pétrole, le gaz, l’uranium, l’ambre, le soufre, le carbone et autres minéraux et minerais.
Ils ne considèrent pas la terre comme une source de vie, mais comme un business par lequel ils peuvent tout transformer en commodités et donc en argent, et en faisant cela ils vont totalement nous détruire tous.
Le mal et ceux qui le porte ont un nom, une histoire, une origine, un calendrier, une géographie: c’est le système capitaliste.
Aucune importance de quelle couleur ils le peignent, quel nom ils lui donnent, de quelle religion ils le déguisent, quel drapeau ils lèvent… C’est le système capitaliste.
C’est l’exploitation de l’humanité entière et de la totalité du monde que nous habitons.
C’est le manque de respect et le dénigrement pour tout ce qui est différent et ce qui ne se vend pas, n’abandonne pas, ne se laisse pas corrompre.
C’est le système qui persécute, incarcère, assassine.
Il vole.
A la tête de ce système, il y a des figures qui émergent, se reproduisent, grandissent et meurent: les sauveurs, les leaders, les caudillos, les candidats, les gouvernements (d’état), les partis politiques qui offrent leurs solutions toutes prêtes.
Ils offrent des recettes, comme une autre commodité, pour résoudre les problèmes.
Peut-être qu’il y a encore quelqu’un quelque part qui croit toujours que d’en haut, là où les problèmes sont créés, viendront aussi les solutions.
Peut-être y a-t-il quelqu’un qui croit en des sauveurs locaux, régionaux, nationaux, mondiaux.
Peut-être y a-t-il ceux qui espèrent toujours que quelqu’un va faire ce que nous devons faire nous-même.
Ce serait bien n’est-ce pas ?
Tout serait si facile, si confortable, ne demanderait pas beaucoup d’efforts. Cela voudrait dire de lever la main, remplir un papier, choisir un nom, mettre le papier dans l’urne, applaudir, crier des slogans, s’affilier à un parti politique et voter pour en virer un et le remplacer par un autre.
Peut-être, disons-nous, nous les Zapatistes, nous pensons, nous sommes ce que nous sommes.
Ce serait bien si les choses étaient comme çà, mais elles ne le sont pas.
Ce que nous avons appris en tant que Zapatistes, et sans que personne ou quoi que ce soit ne nous le disent, sauf notre propre voie en tant qu’enseignant, est que personne, absolument personne ne va venir nous sauver, nous aider, résoudre nos problèmes, soulager notre douleur ou nous amener la justice dont nous avons besoin et que nous méritons.
Il n’y a que ce que nous faisons nous-mêmes, tout le monde dans son propre calendrier et agenda et géographie, en nom collectif, de par la pensée et l’action de tout à chacun individuellement et collectivement, en accord avec sa propre origine et destinée, qui compte.
Nous avons aussi appris en tant que Zapatistes que ceci n’est possible qu’avec organisation.
Nous avons appris qu’il est bon si une personne se mette en colère.
Mais si plusieurs personnes, beaucoup de personnes se mettent en colère, une lumière s’allume dans un coin du monde et sa lueur peut être vue, pour un moment à travers la surface entière de la terre.
Mais nous avons aussi appris que si ces colères s’organisent entre- elles… Ah ! Alors nous n’avons pas qu’un flash momentané qui illumine la surface de la terre.
Alors ce que nous avons est un murmure, comme une rumeur, une secousse qui commence gentiment et croît de plus en plus forte.
C’est comme si le monde allait donner naissance à un autre, un meilleur, plus juste, plus démocratique, plus libre, plus humain… ou humana.. ou humanoa.
C’est pourquoi aujourd’hui nous commençons notre parole avec un mot d’un passé déjà lointain, mais qui continue d’être nécessaire, urgent, vital: Nous devons nous organiser, nous préparer à lutter pour changer cette vie, pour créer un autre mode de vie, une autre manière de nous gouverner en tant que peuples et êtres humains.
Parce que si nous ne nous organisons pas, nous serons tous réduits en esclavage.
On ne peut rien croire du capitalisme. Absolument rien. Nous avons vécu sous ce système depuis des centaines d’années et nous avons souffert sous ses quatre roues: l’exploitation, la répression, la dépossession et le mépris. Maintenant, tout ce que nous avons est notre confiance en les uns les autres, en nous-mêmes. Et nous savons comment créer une nouvelle société, un nouveau système de gouvernement, la vie juste et digne que nous désirons tous.
Maintenant plus personne n’est en sécurité de la tempête que l’hydre capitaliste va déchaîner pour détruire nos vies, pas les autochtones, les fermiers paysans, ouvriers, enseignants, femmes au foyer, intellectuels ou travailleurs en général, parce qu’il y a beaucoup de gens qui travaillent pour survivre leur vie quotidienne, certains avec un patron, d’autres sans, mais tous ceux qui sont pris dans l’étreinte du capitalisme.
En d’autres termes, il n’y a pas de rédemption au sein du capitalisme.
Personne ne va nous mener, nous devons nous mener nous-mêmes, penser ensemble au comment nous allons résoudre chaque situation.
Parce que si nous pensons qu’il va y avoir quelqu’un qui va nous guider, et bien nous avons déjà vu comment ils nous mènent ces derniers siècles passés sous le système capitaliste ; cela n’a pas marché pour nous, les pauvres, pas du tout. Cela a marché pour eux, oui, parce qu’ils sont juste là assis et attendent que l’argent leur tombe dans le bec.
Ils ont dit à tout le monde “votez pour moi”, “je vais me battre pour mettre fin à l’exploitation” et dès qu’ils s’installent derrière le burlingue où ils peuvent engranger du fric sans rien faire, ils oublient automatiquement tout ce qu’ils ont dit et commencent à créer encore plus d’exploitation, pour vendre le peu qui reste des richesses de leurs pays. Ces vendus sont des hypocrites parasites et inutiles, des bons à rien.
Voilà pourquoi, compañeros et compañeras, la lutte n’est pas finie, on ne vient juste que de commencer. On ne s’y est mis que seulement depuis 32 ans, 22 ans publiquement.
C’est pourquoi nous devons mieux nous unir, mieux nous organiser afin de construire notre bateau, note maison, c’est à dire notre autonomie. C’est ce qui nous sauvera de la grande tempête capitaliste qui pointe à l’horizon. Nous devons renforcer nos différentes zones de travail et nos tâches collectives.
Nous n’avons pas d’autre chemin possible que celui de nous unir et de nous organiser pour lutter et nous défendre de la grande menace qu’est le système capitaliste. Parce que le capitalisme criminel qui menace toute l’humanité ne respecte absolument personne: il va nous balayer toutes et tous indépendamment de notre race, religion, ou parti politique. Ceci nous a été démontré par bien des années de mauvais gouvernement, de menaces, de persécutions, d’incarcérations, de torture, de “disparitions” et d’assassinats de gens des peuples des campagnes et des villes du monde entier.
Voilà pourquoi nous disons, compañeros, compañeras, enfants, jeunes gens, vous la nouvelle génération êtes le futur de notre peuple, de notre lutte et de notre histoire ; mais vous devez comprendre que vous avez à la fois une tâche et une obligation: celles de suivre les traces de nos premiers compañeros, de nos anciens, de nos parents, grands-parents et de tous ceux qui ont commencé cette lutte.
Ils ont déjà tracé un bout de chemin, maintenant c’est votre travail de le suivre et de garder le cap. Mais nous ne pourrons faire cela qu’en nous organisant génération après génération, en comprenant cette tâche à effectuer et en nous organisant en conséquence pour y parvenir et en continuant tout ceci jusqu’à la fin de notre lutte.
Vous, les jeunes, êtes une part très importante de nos communautés, c’est pour cela que vous devez participer à tous les niveaux de travail de notre organisation et dans tous les domaines de notre autonomie. Laissons chaque génération continuer de nous mener vers notre destinée de démocratie, de liberté et de justice, tout comme nos premiers compañeros et compañeras nous enseignent maintenant.
Compañeros et compañeras, tous, nous sommes sûrs qu’un jour vous parviendrez à ce que nous voulons: tout pour chacun et rien pour nous, c’est à dire notre liberté. Aujourd’hui, notre lutte est d’avancer pas à pas. Nos armes de lutte sont notre résistance, notre rébellion et notre parole honnête, qu’aucune montagne ni frontière ne peuvent bloquer. Elles vont atteindre les oreilles et les cœurs des frères et des sœurs partout dans le monde !
Chaque jour qui passe, il y a plus de gens qui comprennent que la cause de notre lutte contre la grave situation d’injustice que nous vivons est le système capitaliste dans notre pays et dans le monde entier.
Nous savons également qu’au travers de notre lutte il y a eu et il y aura des menaces, de la répression, des persécutions, de la dépossession, des contradictions et de la moquerie des trois niveaux du mauvais gouvernement. Mais nous devons savoir que le mauvais gouvernement nous hait parce que nous sommes sur la bonne voie, s’il commençait à nous applaudir alors nous saurions que nous avons dévié de notre lutte.
Nous ne devons pas oublier que nous sommes les héritiers de plus de 500 ans de lutte et de résistance, le sang de nos ancêtres coulent dans nos veines, ce sont eux qui nous ont donné l’exemple de la lutte et de la rébellion, le rôle de gardien de notre terre-mère, de laquelle nous sommes nés, sur laquelle nous vivons et à laquelle nous retournerons.
_*_
Compañeros et compañeras Zapatistas
Compañeros et compañeras, compañeroas de la Sixième :
Frères et sœurs:
Ce sont nos premiers mots en ce tout début de nouvelle année.
Plus de paroles et de pensées viendront vers vous.
Petit à petit nous vous montrerons une fois de plus notre regard, notre cœur collectif.
Pour l’heure nous terminerons en vous disant que pour respecter le sang et l’honneur de nos compañeros, il n’est pas suffisant de se souvenir, d’être en deuil, de pleurer, de prier, nous devons plutôt continuer de travailler aux tâches qu’ils nous ont laissé, de créer en pratique le changement que nous voulons tous.
Il n’est pas temps maintenant de battre en retraite, d’être découragés ou fatigués ; nous devons être encore plus fermes dans notre lutte, pour maintenir la parole et l’exemple que nos premiers compañeros nous ont laissés: n’abandonnez pas, ne vous laissez pas acheter, ne pliez pas !
C’est pourquoi, compañeros et compañeras, ce jour important est le temps pour nous de réaffirmer notre volonté dans la lutte, d’aller de l’avant quoi qu’il en coûte et quoi qu’il arrive, sans laisser le système capitaliste détruire ce que nous avons gagné et le peu que nous avons été capables de construire en travaillant pendant ces 22 années : notre liberté !
DÉMOCRATIE ! LIBERTÉ ! JUSTICE !
Depuis les montagnes du sud-est mexicain
Pour le comité clandestin révolutionnaire indigène – Commandement Général de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale

Subcomandante Insurgente Moisés

Subcomandante Insurgente Galeano.
Mexique, le 1er Janvier 2016.

Le moins que l’on puisse  faire, c’est de relayer ce discours prononcé depuis les montagnes du sud-est mexicain.

Soyons des passeurs d’idées, si pour le moment nous ne pouvons rien faire d’autre.

Faisons au moins cela…

JBL1960

Mise à jour du 16/05/2016 par JBL1960 :

https://resistance71.wordpress.com/2016/05/14/et-pendant-ce-temps-la-dans-les-communautes-zapatistes/

Le complotisme pour les Nuls…

Je ne résiste pas au plaisir de décortiquer l’article de Thomas Abarnou, lu sur agoravox et qui s’intitule « Que cache le complotisme ? ».

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/que-cache-le-complotisme-176089

Qui se sent morveux se mouche ! Soit !

Mais, loin de me sentir, morveuse, je trouve que l’auteur va vite en besogne et utilise la même tactique qui depuis septembre 2001, au moins, consiste à traiter de débile et donc de complotiste toute personne qui conteste un tant soit peu la version dite « officielle », même poliment et même arguments à l’appui !

D’ailleurs, depuis peu, les complotistes sont montés en grade à l’instar de notre Zident qui est passé Maréchal depuis le 16 novembre 2015.

En effet, de théoricien du complot, on passe à théoriciens de la coïncidence

Jacques Sapir, sur son blog se demande si « À vouloir en rajouter sur le registre de l’émotion, n’a-t-on pas perdu en réflexion ? »

Bah, si, même une débile comme moi l’a compris au soir du 7 janvier 2015…

Et en fait, pour être tout à fait honnête, dès le 11 septembre 2001, quand on nous a passé en boucle, sur toute les chaînes de télé, les images des avions percutant les tours et qu’était martelé le discours qui deviendrait le seul et l’unique possible sur le sujet ; Beaucoup on commencé, d’instinct, à réfléchir au lieu de geindre.

Si être curieux de tout, et se questionner sans cesse au lieu de gober tout cru une histoire qui ne peut être remise en cause, jamais, parce qu’elle est officielle ; C’est être complotiste ! Y va y avoir du monde au portillon…

Il faut parfois faire confiance à ses propres rêves et intuitions ;

Il y a environ un siècle, un homme a suivi un rêve d’enfant et s’est lancé à la recherche de la légendaire cité de Troie; celle d’Homère, de Priam et d’Hélène, celle du cheval de Troie.

Il l’a trouvé à Hissarlik, mais des spécialistes ont dit qu’il s’était trompé et que l’Iliade n’était qu’une fiction et que Troie n’était qu’un rêve.

Pourtant le site qu’il avait découvert était d’une richesse exceptionnelle ; Neuf villes superposées remontant des premiers siècles de notre ère jusqu’au troisième millénaire avant Jésus christ.

L’archéologue Manfred Korfmann est retourné sur place à la tête d’un des plus grands projets archéologiques jamais entreprit. Il fouille depuis 15 ans la colline d’Hissarlik et pense aujourd’hui avoir réuni les preuves de l’existence de Troie.

Et puis, dès le départ, l’auteur prétend que Internet n’arrange pas les choses ;

Que cache le complotisme ?

Le complotisme pollue à présent le débat public : thèse alambiquée, grands ennemis mondialisés et internet n’arrange pas les choses. Comment le complotisme s’installe dans l’esprit des partisans de ses thèses et pourquoi est-il si populaire ? Plus encore, en quoi ce complotisme est un danger pour la vérité, pour l’histoire et plus largement pour la démocratie.

Sur France Inter une excellente émission sur le complotisme explique notamment les thèses du complots qui fleurissent sur internet et dont les adolescents et les lycéens sont toujours plus friands. Le 11 septembre est un complot de la CIA, les acteurs de la guerre syrienne sont les marionnettes des États-Unis qui manipulent le monde, rien ne prouve que le policier de Charlie Hebdo est mort ; on ne compte plus les théories complotistes sur tous les sujets et malgré le fait que la plupart soient farfelues, ces théories font toujours plus de partisans. Il nous faut comprendre pourquoi.

Le complot, c’est quoi ? C’est la conspiration. Un petit groupe de gens puissants se coordonne en secret pour planifier et entreprendre une action illégale et néfaste affectant le cours des évènements. « Résolution concertée secrètement et pour un but le plus souvent coupable. » (Littré).

 Le complot est donc par définition secret et c’est là le premier problème pour les partisans du complotisme qui estiment avoir percé un secret impossible à percer. La mort de César, organisée par les sénateurs étaient une conspiration, un complot, un vrai, puisque César ne le savait pas. Si César l’avait su, il n’y aurait pas eu de complot et les sénateurs auraient sans doute payer cher leur tentative de trahison. Donc, si quelqu’un estime avoir découvert un complot, aujourd’hui, dans un monde aussi vaste que le nôtre, c’est que probablement il n’y en a pas.

Le complotisme, une facilité intellectuelle ? Le complot est la réponse facile à un évènement complexe. Ainsi, le 11 septembre 2001 est un évènement d’une indicible violence et extrêmement complexe qui a alimenté les thèses les plus farfelues. Le complotisme tente de rationaliser ce qui est irrationnel. Le complotiste se rassure en remettant de l’ordre dans quelque chose où il n’y en a pas. Ainsi il trouve un ennemi, facile, grand méchant, qui contrôle le reste du monde. La vision du complot est forcément manichéenne : il y a le peuple usurpé et les puissants qui usurpent. Dans notre monde marqué par la démagogie croissante et l’attrait pour le populisme, les thèses complotistes sont amenées à faire fureur, et de marquer toujours plus ce clivage entre élites et peuple. En effet, il n’est jamais question chez les complotistes de complots populaires où ils pourraient être impliqués. Le complotiste s’estime, en tant qu’être éclairé sur les évènements, dans le camp du bien.

Les motivations du complotisme sont multiples : les théories du complot donnent accès à une vérité cachée, donnent l’espoir de pouvoir changer les choses, fournissent une logique unificatrice, identifient des coupables et peuvent expliquer d’éventuels échecs personnels.

Mais il ne faut pas croire que le complot ne traverse que l’esprit de gens naïfs et peu cultivés. Ainsi, une étude montre que l’électeur républicain au niveau social élevé, aux USA croit également au complot et ce malgré sa grande culture et son accès à l’information. On a donc une frange populaire et une frange privilégiée de la population qui vont dans le même sens. « Généralement plus les gens suivent l’actualité, moins ils sont enclins à croire aux théories conspirationnistes – mais pas avec les Républicains, chez qui un surcroît de connaissances est synonyme d’une plus forte croyance dans ces théories », soulignent les responsables de l’étude (disponible ici). Cela s’explique par une auto-alimentation en thèses conspirationnistes, par un effet pervers.

Une menace pour la vérité, la démocratie et plus encore pour la pensée… Mais ce qui est grave, c’est qu’aujourd’hui l’information disponible sur internet fait une large part aux thèses complotistes. Le complotisme est devenu une pensée qui tourne en boucle et dont ne peut plus se départir. Ainsi, si je dis à un partisan de ses thèses qu’il n’y a pas de complot il me rétorquera que c’est la preuve qu’il y en a puisque je n’y crois pas ou pire m’accusera d’être dans le camp des comploteurs. La moindre faille dans l’argumentaire de l’homme de raison renforce la suspicion et la croyance du complotiste en son complot. Il faut donc être exigeant intellectuellement et intransigeant pour déboulonner les thèses complotistes. Quand on pense qu’aux USA 20% de la population pensent que le 11 septembre était connu par le gouvernement américain on se dit qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. En effet, l’appui de ce complot repose sur l’affirmation que les USA voulaient imposer des lois sécuritaires, légitimer la course au pétrole au Moyen-Orient mais quand on réfléchit un instant, on voit évidemment que c’est bien trop peu subtile et beaucoup trop machiavélique pour être crédible.

Les responsables de cette croyance c’est le manichéisme d’abord : croire qu’il n’y a que le bien et le mal, croire qu’il n’y a que deux camps. C’est évidemment faux mais la pensée a tendance à faire ce type de raccourci. La seconde raison c’est l’absence de conscience historique. En effet, beaucoup de gens croient encore à la Guerre Froide, l’affrontement de deux blocs – ce qui est pourtant déjà une vision tronquée des évènements passés et qui l’est encore plus aujourd’hui. Prenons le cas de la Syrie. Beaucoup cherchent un méchant, un responsable et comme on se rend compte qu’il n’y a pas deux camps, on en invente, avec de grosses ficelles, les USA, l’Arabie et Daech d’un côté, Poutine, Assad de l’autre, sans comprendre bien sûr que la guerre et la diplomatie ne marchent pas aussi simplement. Les responsables peuvent aussi être les États. N’oublions pas dans les années 30 le complot juif mondial, orchestré par les Nazis et aujourd’hui les propagandes de toutes sortes, notamment celles très partisanes de Poutine et de Assad dont on trouve des partisans aveugles sur internet – ici je précise que s’il existe bien une sorte de propagande de l’Europe et des USA, nous avons tout de même accès à toute l’information que l’on veut et donc parler d’un mensonge ou d’un complot de la part de nos États, sur ce point, est malhonnête-. Mais le plus grand des coupables, c’est l’absence de sens critique, cette qualité intellectuelle majeure, peut-être la plus importante, que l’on croit utiliser en dénonçant de pseudos complots mais qui n’en est pas un, car le sens critique, avant de critiquer le monde, c’est d’abord savoir se remettre en question. Or, le complotiste ne se remet pas en question, il tourne en rond dans ses certitudes. Pire, il tord le fait pour le comprendre. Il n’accepte pas la complexité. Il refuse de ne pas comprendre et voyant que ce n’est pas à sa portée – ce n’est pourtant pas une fatalité – s’invente une réalité connexe.

Comment défaire le complotisme ? Il n’y a rien pour moi de plus essentiel que de lutter contre cette forme de non-pensée pour des raisons intellectuelles déjà, mais surtout pour des raisons citoyennes. A entretenir l’idée que les politiques nous mentent, à défaire ainsi la cohésion sociale, à chercher des épouvantails et des boucs-émissaires, c’est la société entière qui risque de se scinder et elle l’aura fait simplement par ignorance. La bétise est probablement le grand mal contre lequel notre siècle luttera car, par un effet pervers, l’accès illimité à la connaissance, a ouvert les vannes de la méconnaissance, la voie du crime envers la pensée.

Donc, l’auteur nous assure qu’il faut lutter de toutes ses forces contre cette forme de non-pensée (sic) ;

Il n’y a rien pour moi de plus essentiel que de lutter contre cette forme de non-pensée pour des raisons intellectuelles déjà, mais surtout pour des raisons citoyennes. A entretenir l’idée que les politiques nous mentent, à défaire ainsi la cohésion sociale, à chercher des épouvantails et des boucs-émissaires, c’est la société entière qui risque de se scinder et elle l’aura fait simplement par ignorance.

Et puis surtout, surtout, arrêtons de prétendre que les politiques nous mentent !

C’est vrai quoi ! Aucun homme politique ne ment, jamais

C’est nous qui comprenons mal.

C’est nous qui déformons leurs propos.

C’est nous qui voyons le mal partout…

Bon en même temps, c’est normal pour des affreux complotistes

Je me suis permise de corriger les fautes de votre article sauf une « La bétise est probablement le grand mal contre lequel notre siècle luttera car, par un effet pervers, l’accès illimité à la connaissance a ouvert les vannes de la méconnaissance, la voie du crime envers la pensée. »

Donc en conclusion et si je vous comprends bien ;

Internet n’est pas à mettre entre toutes les mains et l’accès à la connaissance doit être limité.

Et bien voyez-vous, c’est grâce à cet Internet que je me suis « éveillée » et pour moi l’Éveil, c’est réaliser et abattre le plus grand fléau de l’humanité: le Colonialisme et ce par quoi il arrive ; l’État.

C’est une Réflexion + des Actions collectives hors institutions.

C’est un appel à l’Union + Organisation = Action Directe Efficace.

Et c’est précisément grâce à Internet que tous, où nous sommes, et qui que nous soyons, nous pouvons devenir des « passeurs d’idées«  et des lanceurs l’alerte.

Et c’est Étienne Chouard qui a avancé cette idée que je reprends très souvent ici, sur mon blog.

Je suis sans nul doute, à vos yeux voilés, une vilaine complotiste, doublée d’une théoricienne de la coïncidence. Mais c’est pas bien grave.

Et comme a dit Érik Satie ;

« Ceux qui déblatèrent dans mon dos,

mon cul les contemple ! »

JBL1960

 

CHARLIE VA AU BATACLAN

Du 11/09/2001 au 13/11/2015

La naissance d’un monstre ; « Syrak »

Je reproduis ici, l’excellente analyse de Massimo Mazzucco publiée par le site ilfattoquotidiano ;

L’analyse est léchée, ciselée au scalpel.

Et ça fait mal… Car le diagnostic est sans appel ;

Désormais la finance globale est la véritable patronne du monde, et nous pouvons seulement nous en vouloir d’avoir donné carte blanche, par notre vote, à tous ces politiques qui au cours des 20 dernières années nous ont amenés, silencieusement, mais consciemment, à ce piège mortel.

Bien entendu, nous pouvons corriger le tir et en premier lieu en retirant notre consentement en ne votant plus déjà.

Et puisque nous sommes conscients du piège mortel dans lequel les Banksters veulent nous enfermer à tout jamais.

Bah, ne les laissons pas faire ; Nous pouvons agir là où nous sommes, nous devons travailler le corps social autour de nous, nous devons nous éveiller, éveiller nos enfants et acquérir des compétences hors du Système et travailler à notre résilience.

Massimo Mazzucco : Bilan 2015, de Charlie Hebdo au Bataclan en passant par la Syrie

http://ilfattoquotidiano.fr/massimo-mazzucco-bilan-2015-de-charlie-hebdo-au-bataclan-en-passant-par-la-syrie/#more-4041

L’année 2015 a débuté par les attentats de Charlie Hebdo au mois de janvier, et s’est conclue avec les attentats de Paris au Bataclan, au mois de novembre. En réalité, ces deux épisodes, extrêmement graves en eux-mêmes, forment simplement les contours de ce qui s’est passé cette année, à savoir, l’aggravation de la guerre en Syrie qui s’est transformée en quelques mois en un conflit de niveau international.

Il est naturellement impossible de séparer les deux choses – les attentats de Paris et la guerre en Syrie -, puisque toutes deux ont un important dénominateur commun, l’État islamique (EI). Pour démêler ce sac de noeuds, et donner un sens à l’année qui vient de s’achever, il faut comprendre les origines de l’EI, qui remontent officiellement à l’été 2014. L’État islamique, comme chacun le sait maintenant, est une création indirecte de l’Occident (USA et Grande-Bretagme en premier lieu, avec la contribution d’Israël au second plan), qui a été mise sur pied grâce… à l’allier numéro un des USA au Moyen-Orient, à savoir, l’Arabie Saoudite, et également l’aide de la Turquie et d’autres pays mineurs comme le Qatar.

Le véritable objectif de cette alliance sunnite n’est pas la Syrie, mais bien l’Iran, l’autre grande puissance moyen-orientale qui s’oppose aux Saoudiens. La Syrie (alliée historique de l’Iran) ne devait être qu’une étape, une marche de plus vers l’objectif majeur. Le plan initial des Américains prévoyait en réalité un renversement rapide de Bashar el-Assad, mené à bien grâce à l’habituelle horde de « rebelles », financés et formés par la CIA elle-même. Et pour pouvoir les organiser  et les supporter officiellement, la propagande occidentale s’est même inventé un oxymore digne d’entrer dans l’Encyclopédie : les « rebelles modérés ». Ils assassinent, oui, mais avec douceur. Il haïssent, mais avec compassion. Ils détruisent, mais seulement par nécessité. (En fait, ils sont tellement modérés que leurs chefs se délectent littéralement du coeur de leurs ennemis à peine tués).

Mais quelque chose n’a pas fonctionné dans le projet de renversement orchestré depuis 2012 par Washington. Assad s’est révélé être bien plus difficile à renverser que prévu, au point qu’il a été nécessaire de créer une troisième force – l’État islamique justement – pour bouverser les règles du jeu et mener à bien le sale boulot que les « rebelles modérés » n’avaient pas réussi à accomplir. Mais au moment précis où l’État islamique était sur le point de faire tomber Assad, voilà qu’entre en scène un nouvel acteur, Vladimir Poutine, qui a littéralement renversé la situation. Désormais l’EI représente les méchants, et automatiquement, sont qualifiés également de méchants tous ceux qui jusqu’ici faisaient semblant de les combattre : autrement dit, par une manœuvre aussi simple que géniale, le grand joueur d’échecs qu’est Poutine a mis à nu sous les yeux du monde entier la tromperie perpétrée par les puissances occidentales à travers le «califat» artificiel d’al-Baghdadi.

Non seulement Poutine a fait cela, mais il est allé bien au-delà. Après l’affaire de l’avion russe abattu par les Turcs, il a aussi révélé au monde entier, images irréfutables à l’appui, le sale double jeu que mène Erdogan le long des frontières de son propre pays : pendant que d’un côté il fait semblant d’aider les Kurdes à combattre l’EI, de l’autre il finance ce même État islamique en leur achetant leur pétrole par milliers de tonnes chaque jour.

Mais quel rapport avec les attentats de Paris ? Il existe bel et bien, pour toute une série de motifs. Le premier est que les attentats de Paris (c’est-à-dire, au coeur de l’Europe) ont renforcé chez nous l’idée que l’EI était une organisation de féroces criminels, et qu’il fallait la combattre par tous les moyens possibles. Y compris en envoyant nos avions bombarder le territoire syrien, «là où se trouve l’EI». (Naturellement, une fois que les avions ont franchi la frontière, personne ne sait vraiment ce qu’ils vont bombarder).

D’ailleurs, comme chacun sait, le «terrorisme islamique» est devenu depuis quelque temps déjà l’argument principal qui permet d’éroder petit à petit nos libertés et nos droits civils. Et rien ne pouvait mieux servir cet objectif que les attentats de Paris, «perpétrés par des terroristes de l’EI.»

C’est là que s’ouvre la vision plus globale de la situation, qui nous ramène au 11 septembre 2001. Aujourd’hui, quelque 15 années après cette date fatidique, l’Europe paie finalement l’addition pour tous les mensonges qu’elle a accepté d’écouter sur les attentats contre les Tours Jumelles. Nous qui combattons pour la vérité sur le 11-Septembre, répétons depuis longtemps déjà qu’il est essentiel que la vérité émerge sur cette tragédie, afin que des événements de ce genre ne puissent pas se répéter à l’avenir. Et au contraire, grâce à la connivence et au silence complice des journalistes dans toute l’Europe, nous nous retrouvons aujourd’hui à devoir affronter les conséquences d’un « terrorisme islamique » qui est maintenant arrivé sur le pas de notre porte.

Je le dis encore une fois, afin d’être bien clair : si les mensonges du 11-Septembre avaient été dévoilés à temps, par un simple travail journalistique parfaitement élémentaire, aujourd’hui le « terrorisme islamique » n’existerait plus, car personne n’y croirait plus. Au lieu de cela, voilà que nous devons nous faire fouiller de la tête au pied même pour aller écouter le Pape place Saint-Pierre. À  la plus grande satisfaction, évidemment, de tous les ministres de l’Intérieur, de tous les ministres de la Justice et de tous les préfets de police d’une bonne partie de l’Europe.

L’État policier qui existe depuis plusieurs années déjà aux USA – déguisé en démocratie « For the people and by the people » – est en train d’arriver aussi chez nous. Et cela, grâce à la lâcheté collective de tous les journalistes européens, qui n’est rien d’autre que la somme des lâchetés de chacun d’eux. Aucun de ces journalistes, aujourd’hui, ne peut faire semblant d’ignorer comment les choses se sont réellement passées le 11 septembre 2001, et par conséquent, chacun d’eux a sa part de responsabilité dans la situation où nous nous trouvons aujourd’hui.

L’autre grand événement qui a marqué de son empreinte l’année 2015 est l’échec de Tsipras et de sa tentative de libérer la Grèce de la tenaille de la finance internationale. Nous avons déjà discuté en détail de ce qui s’est passé en Grève au printemps et à l’été de cette année : que l’on considère Tsipras comme un «traitre» vendu à l’ennemi, ou simplement comme quelqu’un qui a été contraint de faire les choix qu’il a faits, le résultat est le même : la petite nation hellénique a dû s’agenouiller sur l’autel des banquiers internationaux, et cela a servi d’avertissement à toutes les autres nations européennes qui pourraient à l’avenir être effleurées par l’idée de sortir de la monnaie unique.

Désormais la finance globale est la véritable patronne du monde, et nous pouvons seulement nous en vouloir d’avoir donné carte blanche, par notre vote, à tous ces politiques qui au cours des 20 dernières années nous ont amenés, silencieusement, mais consciemment, à ce piège mortel.

Un autre aspect intéressant de l’année qui vient tout juste de s’écouler est l’émergence des « scandales » FIFA-Blatter et Volkswagen. Dans les deux cas, la main des USA n’est que trop évidente : d’un coté ils ont cherché par là à frapper la Russie, en demandant l’annulation de l’assignation à la Russie du mondial de foot, et de l’autre côté, ils ont tenté ainsi d’atteindre l’Allemagne, qui s’est évidemment montrée bien trop réticente à appliquer les sanctions économiques contre cette même Russie

En somme, si nous devons tirer une conclusion, l’année 2015 a vu les États-Unis tenter désespérément de rester aux commandes du monde, en bougeant tous les pions à leur disposition, même les plus sales – sur l’échiquier international. Mais par chance (pour nous), ils ont trouvé en face d’eux un joueur d’échecs à la hauteur de la situation et bien préparé, qui les a empêchés, du moins jusqu’à ce jour, d’atteindre leurs objectifs.

Nous aussi, au niveau international, vivons une belle odyssée : avec ce leader fantoche au service des banques et des grands industriels, qui continue de nous vendre son optimisme parfaitement feint, nous risquons de payer une addition qui pourrait être sacrément salée. Et il est très probable que l’addition arrivera dans les 12 prochains mois (aussi parce que la Banque de l’Étrurie(*) n’est certainement pas la seule à risquer la faillite. Et au prochain épisode de ce genre, personne ne peut jurer que les rapports entre les citoyens et les banques resteront inchangés).

Nous pouvons donc à tout point de vue prévoir que l’année 2016 sera celle des grandes réponses, que ce soit au niveau national ou international. Cela dit, souhaitons que le monde devienne meilleur (comme le disent les optimistes de salon), ou du moins un peu plus équilibré, sensé, et aussi, peut-être, un peu plus à dimension humaine.

Massimo Mazzucco(**) luogocomune.net, mercredi 30 décembre 2015 21h20 Traduction : Christophe pour ilFattoQuotidiano.fr

Pour ma part, je pense que le rôle de Poutine a été écrit en cours de route par les Banksters (les fameux psychopathes aux manettes depuis des lustres…) pour finalement l’intégrer dans leur Plan et que selon les résultats il pourrait prendre la tête de la Gouvernance Mondiale…

Attention, je ne dis pas que tout est gravé dans le marbre.

Et que les néo-cons vont accepter cela comme paroles d’évangile.

On voit bien qu’ils s’adaptent en milieu hostile les bougres.

Mais, tout ce tient bien quand même et pour moi, le scenario est crédible.

Souvent, je dis ici où ailleurs, que le moindre grain de sable (nous, les peuples) peut enrayer une machine pourtant bien huilée.

Et je nous souhaite de trouver la force de nous coaliser afin de faire bouger les lignes de cet avenir sombre qui nous est tracé.

JBL1960