Venus

Shocking Blue – 1969

Venus

La version originale bien sûr !

C’est pas que j’adore, non !

C’est juste que j’adore…

Les Bananarama ont fait une version pétillante de cette chanson…

Publicités

Taubira débarquée Manu Militari…

L’excellent Greg Tabibian, nous fait part du limogeage de Tata Christiane dans son VLOG#38 que je vous colle ci-dessous ;

Et dans le même temps, on peut lire que le Conseil d’État refuse de suspendre l’état d’urgence ; Source 20 minutes du 27/01/2016

Le Conseil d’État refuse de suspendre l’état d’urgence. Contrairement à ce que lui demandait la Ligue des droits de l’Homme (LDH), le juge des référés a notamment estimé que « le péril imminent justifiant l’état d’urgence n’a pas disparu compte tenu du maintien de la menace terroriste et du risque d’attentats », selon un communiqué publié par la plus haute juridiction administrative.

Mardi, à l’audience, la LDH avait demandé au Conseil d’État de « suspendre tout ou partie » de ce régime d’exception et à défaut « d’enjoindre le président de la République de procéder à un réexamen des circonstances de fait et de droit » qui ont conduit à sa mise en œuvre.

Dans sa décision, le juge a rappelé que l’état d’urgence avait été prolongé par la loi et souligné qu’il n’appartenait pas au Conseil d’État de suspendre son application. Ce dossier est particulièrement sensible au moment où le gouvernement veut prolonger pour la deuxième fois et pour trois mois supplémentaires ce régime, qui devait prendre fin le 26 février. Le projet de loi prolongeant l’état d’urgence sera débattu et voté le 9 février au Sénat, puis le 16 février à l’Assemblée nationale.

Bon, en même temps, tout comme Greg, c’est pas faute de vous avoir prévenu.

J’ai rédigé un billet sur ce blog le 24 décembre 2015 qui annonçait cela ; ÉTAT D’URGENCE 2.0

Vous voyez que le Maréchal a tracé un sillon dans lequel tout le monde s’y plante !

J’ai enfoncé le clou le 2 janvier dernier, et oui je bosse pour vous mine de rien, avec ce billet intitulé PAR LA BUSH D’HOLLANDOUILLE ! dont voici le lien : Par la Bush d’Hollandouille !

Bon, je vous donne pas de conseil aujourd’hui, sur d’où vous devez vous sortir les doigts, j’ai peur de vous lasser…

Allez, c’est pas le moment mollir, j’vous le dis !

JBL1960

La maison qui pue !

Tranche de vie ;

Je vis dans une maison qui pue. Au départ, elle ne puait pas, non. Mais, dès le 1er jour, c’était FOUPOUDAV*. Au moment de signer le bail (03/2011) on nous dit que l’on n’a pas le droit d’y travailler. Bon, je n’en avais pas l’intention, mais ça ne donne pas envie. Et puis surtout c’est illégal, mais y s’en foutent.

Ce sera le leitmotiv ceci dit. Je me dois de préciser que cette maison possède une cour commune qui donne sur une autre maison, voisine, et propriété de notre propriétaire. Et dans cette maison voisine, un gonze qui travaille à son domicile ! Mais lui il a le droit. Mais pas moi !

Et du reste, quand il partira, une gonzesse viendra le remplacer et sera assistante maternelle à son domicile, car elle, elle aura le droit. Mais pas moi !

La propriétaire de cette maison qui pue, est la veuve du Maire de la commune, qui fut maire pendant des lustres… Et le gonze qui travaillait dans la maison voisine de notre maison qui pue, son père était employé communal au service du Maire… Et donc, ceci explique cela. Et la gonzesse qui est venu le remplacer, son mec était le fils d’un copain au proprio… Ceci explique encore cela.

Vous suivez toujours ?

Bon, la veuve du Maire sait tout, sans bouger de chez elle, enfin jusqu’à il y a peu elle allait tous les jours à la mairie, pour discuter le bout de gras et causer, causer, causer… Et dires des médisances, quoi ! Dans sa tête et celles de ces enfants qui ont l’usufruit de toutes ces propriétés mises en location (elle possède la moitié du village, vu que son Maire de mari a préempté un max), nous sommes des gueux et y sont bien gentils de nous laisser habiter leurs biens… De quoi se plaint-on du reste ? Hein, je vous le demande. Ah oui, on paye un loyer, tous les mois, sans baragouiner de 500 € et c’est réglé comme une horloge. Mais, c’est normal ! Et oui, c’est normal, enfin, y’a quand même des lézards ;

Cette maison qui pue, est mal isolée et comme elle est face à la Mairie, à la salle des fêtes, à l’église et à la place du village ;

Donc, quand il y a un mariage, une fête ben tout vibre dans la maison ; les fenêtres, le lit, tout…

Quand il y a la frairie, chaque année début juin ; la télé marche par intermittence à cause des auto-tamponneuses qui sont sous mes fenêtres et ça tremble jusque dans les chiottes… Nuit /Jour…

Impossible de dormir les fenêtres ouvertes non plus, ah non, trop de bruit, et trop de vis-à-vis…

Mais tout cela on ne le savait pas à la signature du bail…

Bon, passe l’interdiction de travailler qui n’est pas légal mais on s’en fout !

La vidange de la fosse étanche (17m³) étant à notre charge et le temps étant clément la fosse n’est pleine qu’en avril 2013 (vidange = 450 €).

Mais, la pluie incessante de l’hiver 2013 et du printemps 2014 coule dans la fosse septique qui finalement n’est pas plus étanche que mon cul…

Revidange partielle en mai 2014 de 7 m³ = 234 € !

Pluies incessantes et donc remplissage de la fosse par les eaux de pluie… Et là, on beugue ! Ah bah financièrement, ce n’est pas possible, ah non ! Donc, on commence à avertir notre proprio, enfin, ses enfants parce que la vieille dame on a pas envie de la faire chier plus que ça…

On fait venir un maçon qui nous dit, qu’il faut tout défoncer et pas avant 6 mois !

On invite la proprio à consulter une autre personne de sa connaissance, vu que son mari a été Maire et que nous, ben nous, on connait personne, et puis surtout, ce n’est pas tellement de notre ressort, hein ?

Bon, un artisan vient, et constate que la fosse n’est pas étanche et que l’eau de pluie ruisselle dedans ! Il préconise la pose d’une micro station d’épuration individuelle, parce que ça tombe bien il est le seule mandaté par la RESE pour le faire ! Ah bah tu m’étonnes !

Et les ennuis commencent. Mai 2015 ; Ouais, un an dans ce bordel, le maçon doit venir, pour faire un trou, pendant 2/3 jours, il nous faudra utiliser les chiottes de la salle des fêtes, et puis surtout, nous devons faire vider et nettoyer la fosse qui est prête de déborder. Et là, on re beugue.

Comment ça il faut qu’on paie la vidange et le nettoyage de la fosse, alors que vous allez tout casser pour en mettre une neuve parce que celle-ci n’est plus étanche ?

Ah ben, oui mais, c’est vos matières… Et puis, faudra m’enlever le fil à linge, car je vais passer par là, et donc, je vais casser le mur.

Bon, vous verrez avec la proprio, parce que nous on paye pas la vidange !

Ah bah, ça n’a pas trainé, Mme la Fille, nu-propriétaire donc, vint le soir même ;

Y faut faire venir machin pour vidanger et nettoyer la fosse, vu que M. Truc intervient demain matin pour tout défoncer…

Ah non ! On fera rien du tout, ce n’est pas à nous de payer !

Et comment ça vous voulez pas payer ? Et puis, sur un autre ton (genre, vous savez pas qui j’suis)

Bah c’est non ! Et on dit ce qu’on veut chez nous quand même, non ?

Ah mais vous n’êtes pas chez vous ! (ce qui dans les faits est exact, puisque nous ne sommes que locataires)

Ah ! Bon ? Mais on est chez qui alors ?

Ah mais, vous n’êtes pas chez vous ici, vous êtes chez ma mère…

Oui, c’est vrai, quoi, les gueux fermez vos gueules ! Bon, on a pas payé, hein. Nan, on lui a claqué les factures sur le museau.

Et donc, le gonze est venu mettre sa station d’épuration individuelle.

Et là, pour le coup, c’est chez nous qu’il y avait du bordel, du gros bordel.

Et le super technicien de la super station d’épuration commet une première bourde lors de la mise en fonction du boitier ; La machine étant réglée pour 6 habitants, alors que nous ne sommes que 2 vieux, ben pendant 8 mois, elle va faire un cycle toutes les 4 heures… Avant de se mettre en défaut lamentablement début décembre ! Ne riez pas !

Mais, c’est pas ça le plus grave, non, outre le compresseur qui fait un bruit d’enfer toutes les 4 heures donc, ça commence à schlinguer grave dehors ! Jour / Nuit = Impossible de dormir la fenêtre ouverte tellement ça pu. Une odeur à gerber. Donc, pas de déjeuner en terrasse ; D’un côté y’a les hirondelles qui jouent à Pearl Harbor, et de l’autre la mini station d’épuration qui nous invite à rejouer Fukushima…

Juin, juillet, août. Puis, début septembre, ça pu aussi dans la maison, grave…

Jour / Nuit ; Bruits et Odeurs.

C’est pas qu’on cherche pas à se barrer ! Non, c’est juste qu’on a pas encore trouvé !

Donc, l’alarme sonne un samedi matin de décembre, pour nous signaler ; Et les cons, faudrait p’être me régler…

Mais ça pu toujours dans la maison ; Et réunion de chantier, après réunion de chantier, changement de siphon, fumigène et conciliabule après conciliabule ; Ça pu toujours… L’odeur me réveille la nuit, et je me demande si ce n’est pas cela qui dégrade ma santé…

M. Truc est revenu ; Mais y nous prend pour des truffes… Mme la Fille, la nue-propriétaire, aura payé 24 000 € tout de même la plaisanterie… Ah, y ce sont pas gênés pour nous le claquer au museau…

Ah bah, on n’est des gueux aussi… Bon, des gueux sur le départ, car je passe ma vie sur le bon coin, entre 2 billets de blog… On a même fait un petit prêt pour être réactif et ainsi pour pouvoir se barrer en 2/2. On a visité 19 bouses, une seule nous aurait plu, mais les proprios habitant à 20 mètres de la baraque et dans le genre Thénardier on n’avait pas vu mieux… Aussi, avons-nous fui…

Donc, on habite toujours la maison qui pue.

Et ça craint…

=*=

*FOUPOUDAV ; Foutu Pourri D’AVance

En campagne, les propriétaires terriens, qui plus est lorsqu’ils ont accédé à des fonctions comme Maire, Principal de Collège, Notaire, Gendarme… s’autorisent à se penser au-dessus de vous. Y zont pas besoin de le dire, ça se voit sur leurs tronches.

Le femme du Maire, se pensera supérieure à vous. Les enfants du Maire, se penseront supérieurs à vous.

Combien de fois, allant demander un renseignement à la Mairie, j’ai entendu ; « M. le Maire, y’a la locataire à Mme Chose qui est là… » Comme si je lui appartenais.

Souvent je dis que je ne suis rien, ni personne.

Que je ne possède rien et ne veut rien posséder. Que je suis riche des biens dont je sais me passer. Ainsi, on ne pourra jamais me retirer ce que je ne possède pas. Et c’est profondément ce que je pense.

Pour initier un changement de paradigme, nous devons combattre cette pensée mesquine de ceux qui se pensent au-dessus du panier, parce qu’ils sont propriétaires…

Souvent je leur claque au museau que  ; « La propriété c’est le vol » comme disait Pierre-Joseph PROUDHON et je m’amuse de voir la tête qu’ils font…

Bonjour, Mme Bidule, ça va bien ? Non ! Tronche

Ah bonjour, Mme Truc Muche, c’est dimanche alors on va voter ? NON ! Re tronche…

Il y a un gonze qui a une énorme maison à la sortie du village, avec double garage, piscine, véranda et le gars depuis que le Maréchal Hollandouille le lui a ordonné il pavoise. Il a même mis 2 drapeaux, c’est normal, vu la baraque qu’il a ; Faut au moins ça, non ?

J’vous dis pas ce que je brame à mon mari, à chaque fois qu’on passe devant en voiture…

J’vous laisse imaginer ; C’est fleuri en tous les cas !

Il y a de nombreuses barrières à faire tomber, non ?

Et surtout de nombreuses chaines à faire sauter, individuellement d’abord.

Puis, collectivement, ensuite.

Pour moi, c’est le moment !

C’est le moment !

 JBL1960

 

Un Malheur dans l’Oregon !

Les fermiers de Malheur !

Cette info parvient jusqu’à nous malgré les hoquets bruyants de la démission de Taubira et de son remplacement par un Urvoas entièrement acquis au Patriot Act à la française. Ce qui nous démontre bien que le Maréchal Hollandouille et son Premier Sioniste veulent aller jusqu’au bout du bout de leur bêtise, coûte que coûte !

La judiciarisation de cet enseignant-chercheur poursuivi pour avoir cité Valls et dénoncé par ses supérieurs et que j’ai déjà traité, ici ; Les chiens sont lâchés…

Et alors que je vous en avait déjà parlé, dès le départ, dans ce billet ; Malheur de Malheur…

Sur Russia Today de ce jour, on peut donc lire : https://francais.rt.com/international/14680-oregon-mort-huit-arrestations

Affrontements en Oregon : un mort et huit arrestations après l’intervention de la police

Le FBI a annoncé que l’intervention de la police dans la zone occupée avait abouti à des échanges de tirs qui ont fait un mort, et à huit arrestations. Les manifestants exigent la restitution «au peuple» des terres fédérales du parc de Malheur.

«Mardi vers 16h25 (heure locale) le FBI et la police de l’Etat d’Oregon ont donné l’assaut pour interpeller les individus liés à l’occupation armée du parc national de Malheur», ont écrit les forces de l’ordre dans un communiqué. Pour arrêter certaines personnes, les policiers ont déclaré avoir été forcés de tirer des coups de feu. Un homme est décédé. Parmi les huit personnes détenues se trouvent le chef du mouvement, Ammon Bundy, et son frère Ryan. Il y a trois semaines, le 2 janvier, ils avaient commencé l’occupation du quartier général du parc national de Malheur pour protester contre l’arrestation de deux éleveurs accusés d’incendie criminel. Au moins 150 miliciens les avaient rejoints.

Mais, rendons grâce, pour une fois à 20 minutes, qui va un peu plus loin dans l’origine du conflit ; http://www.20minutes.fr/monde/1774071-20160127-occupation-parc-naturel-oregon-mort-moins-sept-arrestations

Le mouvement anti-autorités fédérales mené par Ammon Bundy comprenait une dizaine de personnes, dont des éleveurs mais aussi d’anciens militaires, demandant que les terres fédérales comme le parc de Malheur soient « rendues au peuple ».

Les autorités d’Oregon avaient exprimé leur impatience alors que l’occupation illégale se prolongeait, appelant la police à intervenir.

« Il est temps d’arrêter cette folie », avait écrit vendredi le juge du comté de Harney Steve Grasty dans un communiqué, la gouverneure d’Oregon Kate Brown écrivant pour sa part au président américain Barack Obama, à la ministre de la Justice Loretta Lynch et au chef du FBI.

Elle dénonçait des « criminels armés qui intimident les résidents de Harney County » et « cherchent la confrontation », et avec qui les négociations étaient restées vaines.

Ces fermiers de Malheur demandent donc que les terres fédérales soient « rendues au peuple ».

Donc, nous allons faire un peu de sémantique coloniale ; Dominer par la métaphore. En effet, aujourd’hui même, on peut lire sur le blog Résistance 71 cette traduction de Steven Newcomb ; https://resistance71.wordpress.com/2016/01/27/semantique-coloniale-dominer-par-la-metaphore/

Imposer des métaphores sur les nations originelles

1ère partie  Steven Newcomb  22 janvier 2016

Beaucoup de ce que nous prenons pour physiquement vrai n’est que métaphoriquement vrai. En voici une simple illustration: Supposez que j’ai une conversation avec quelqu’un et que je montre un arbre et dise: “Tu vois ce gros caillou devant cet arbre là bas ?” Et la personne me répond: “oui et alors ?” L’anecdote n’a rien à voir avec le caillou. C’est une manière d’illustrer un point de vue.

Un arbre n’a pas de devant ni de derrière sans que nous utilisions l’imagerie du devant et du derrière de nos corps physiques pour parler de cet arbre. Dans le contexte de la conversation, nous traitons l’arbre comme s’il avait un devant et un derrière de la même façon que nos corps en ont un. Donc, quelle partie est métaphore et quelle partie est réalité ? Comme le dit le philosophe du droit Steven L. Winter, la métaphore est notre façon “d’avoir une réalité”. Le devant et le derrière ne sont pas des caractéristiques naturels et physiques de l’arbre, indépendantes de la pensée humaine. En d’autres termes, beaucoup de ce que nous expérimentons comme réalité est le résultat de métaphores.

Faisons une application de notre exemple à Christophe Colomb (Cristobal Colón). Après son arrivée sur la première île Taino où il arriva de manière invasive, il utilisa une métaphore chrétienne pour l’appeler: “San Salvador” (Saint Sauveur). Le nom n’est pas devenu une partie physique de l’île. Pour Colomb et ses hommes, le nom religieux est devenu partie intégrante de la façon dont ils ont fait l’expérience de l’île, mentalement et métaphoriquement, en tant que résultat de leur interaction avec elle.

Colomb prit alors un nom religieux catholique et le projeta mentalement sur l’île en tant que partie d’un acte cérémonial (métaphorique) de “baptême” et de “prise de possession”. L’acte cérémonieux fut une utilisation de métaphores et de symboles pour faire “comme si” Colomb et ses hommes avaient physiquement pris possession de Taino Island. Une fois que ce sens de “possession” commença à interagir avec l’environnement en ayant suffisamment de force et de violence, une réalité chrétienne construite commença à “prendre pied”, pour parler figurativement.

En résultat de leur projection mentale et métaphorique, leurs actions soutenant leurs projections, Colomb et ses hommes commencèrent à réaliser que l’île était nouvelle pour eux, mais aussi familière en termes de la religion qui leur était familière et qu’ils y appliquaient. Ceci fit aussi partie d’un processus mental qui les vit commencer à incorporer linguistiquement et métaphoriquement l’île dans le système de langage de la chrétienté (l’empire chrétien). Ils ne demandèrent pas l’autorisation de tout ceci bien évidemment au peuple Taino et imposèrent invasiment sur l’île et son peuple un nom étranger dérivé de la foi catholique et de la religion chrétienne. Les chrétiens commencèrent simplement à expérimenter verbalement et mentalement l’île en termes de mots et de métaphores de la chrétienté qu’ils connaissaient déjà. Bientôt, les chrétiens commencèrent à regarder et expérimenter Guanahani comme une île chrétienne baptisée “San Salvador” ou “Saint Sauveur”. Ce type de processus fut répété où que les colonisateurs espagnols envahirent.

Un point important à noter: En plus des objets physiques que Colomb et ses hommes transportaient avec eux sur leurs navires, ils portaient aussi avec eux, les mots et les métaphores qu’ils projetaient mentalement et linguistiquement sur les endroits variés où ils arrivaient et aussi sur les nations et peuples originales qui y vivaient. Les mots et les idées que les chrétiens projetèrent mentalement sur le peuple Taino ne faisaient pas partie du territoire ni de la culture des Taino, pas plus que le devant ou le derrière de notre arbre de tout à l’heure.

Discutons maintenant du contexte de la décision de la Cour Suprême (CS) des Etats-Unis dans l’affaire Johnson & Graham’s Lessee v. M’Intosh de 1823, qui fut la première fois que la CS projeta sur nos nations et nos peuples originels l’idée d’un “titre d’occupation des sols” et de la “diminution” de notre indépendance en tant que nations. Elle fit ces projections de la même manière que l’on puisse métaphoriquement projeter les notions de devant et de derrière sur un arbre. Ces idées d’”occupation des sols” et de “diminution de souveraineté” pour juste utiliser deux exemples parmi bien d’autres, sont des créations inventives de l’esprit humain et non pas des choses se produisant physiquement dans la nature. Mais la CS ne gère jamais sa propension à créer métaphoriquement la réalité sur laquelle elle prend des décisions et rend un jugement.

L’idée “d’occupation indienne des sols” n’est pas plus une caractéristique physique naturelle de nos nations que le devant ou le derrière n’est une caractéristique physique d’un arbre. Des idées telles que “Indiens”, “occupation”, “diminution”, “domination ultime”, “nations civilisées”, “nations non-civilisées”, “sauvages”, “peuple chrétien” et “païens”, qui figurent tous dans le rendu écrit du verdict de la CS dans l’affaire Johnson, sont des exemples de métaphores qui sont utilisées par des hommes blancs siégeant à cette époque à la Cour Suprême des États-Unis. Le concept d’une “diminution” de l’indépendance originelle de nos nations, par exemple, est un résultat d’une action métaphorique de l’homme blanc, par laquelle il “conçoit mentalement” l’indépendance de nos nations comme ayant été “diminuée” ou réduite. L’acte de “réduction” n’a été créé que dans la tête des membres de la CS des États-Unis, rien d’autre.

La CS utilise des chartes royales variées d’Angleterre comme base de sa projection mentale sur nos nations d’un “titre d’occupation des sols” indien et d’une “diminution” de notre indépendance originelle. Ces chartes autorisaient les “peuples chrétiens” à “découvrir” et à “subjuguer” (dominer) les îles, pays, régions et provinces des “païens et infidèles”. Mais il y avait aussi une autre idée puissante derrière la CS créant mentalement l’idée que l’indépendance de nos nations avait été diminuée par la “découverte chrétienne”. Ce “quelque chose d’autre” fut ce que le juge de la CS John Marshall, rédacteur du rendu de la décision, appelait la “domination ultime”, qu’il traçait à l’idée du droit ultime chrétien “d’ascendance”. Le dictionnaire universel Webster’s de la langue anglaise définit le mot “ascendance” comme étant un “pouvoir de contrôle ou de gouverner: une domination”.

L’idée de fond d’affirmer un droit chrétien de domination est ce qui cadre de manière tacite l’idée du titre indien “d’occupation des sols”. A chaque fois que nous voyons les États-Unis attribuer un “titre indien d’occupation” à une nation ou peuple autochtone, l’idée de l’affirmation d’un droit des “peuples chrétiens” à la domination des peuples non-chrétiens et de leurs terres est TOUJOURS en arrière plan.

Un titre indien de “simple occupation” et une “diminution” métaphorique de l’indépendance des nations autochtones (fondée sur l’affirmation que le “peuple chrétien” a “découvert” les terres des non-chrétiens) ne sont pas des caractéristiques physiques de l’existence de quelques nations ou peuples originels que ce soit. Ce sont des caractéristiques métaphoriques d’un monde, ou d’une réalité, de domination que la CS des Etats-Unis et le reste du gouvernement ont méticuleusement inventées et construites par leurs activités mentales. La CS a construit un système de réalité dominante pour le contrôle et la retenue de nos peuples et nations originels sur ce sous-continent.

L’objectif de ce système de réalité américain est l’enrichissement qui a toujours été l’appropriation de richesses pouvant être accumulées par l’empire américain en prenant possession des terres et ressources de nos nations en submergeant nos territoires. Dans la seconde partie de cet essai, nous examinerons comment les États-Unis ont utilisé la projection métaphorique du “titre indien d’occupation” contre nos nations et peuples originels par le moyen de l’Indian Claims Commission que les États-Unis lancèrent il y a 70 ans en 1946.

Seuls, les natifs et peuples premiers sont habilités à réclamer cette terre qui leur appartenait avant d’être subjugués, dominés, annihilés, exterminés, éradiqués presque en totalité.

Seuls, les colons sont coupables d’avoir « Tuer l’indien pour sauver l’homme » comme ils en rendent grâce à leur Seigneur Dieu tous les ans le jour de « Thanksgiving ».

Les Zuniens de papier réclament une terre qu’ils ont volé aux natifs, aujourd’hui prisonniers sur leur propre terre…

Ne doutez pas que nous pouvons agir pour rétablir les choses.

N’oubliez pas qu’un Empire sans terre est un empire à terre.

Et que c’est exactement le cas de l’Empire Anglo-Américain, incluant l’Australie, la Nouvelle-Zélande sans oublier les afrikaners du continent Africain…

Et donc, à l’ouest rien de nouveau, aujourd’hui encore ; À l’ouest rien de nouveau…

JBL1960