À l’ouest rien de nouveau…

Un article lu l’année dernière sur le blog Résistance71 hante ma mémoire.

70ème anniversaire de la libération d’Auschwitz : Un modèle embarrassant…

“Tuer l’Indien pour sauver l’Homme”.
(Capitaine Richard Pratt, fondateur de l’école pensionnat pour Indiens Carlisle, 1892)

“Si le génocide définit l’extermination physique d’un groupe humain, l’ethnocide est son extermination culturelle et cette extermination culturelle est souvent le fait d’une seule civilisation qui extermine toutes les autres: la civilisation occidentale.” (Robert Jaulin, 1970)

Le sale précurseur d’Auschwitz : Hitler inspiré par le système des réserves indiennes Simon Moya-Smith  27 Janvier 2015

https://resistance71.wordpress.com/2015/01/29/70eme-anniversaire-de-la-liberation-dauschwitz-un-modele-embarrassant/

Il doit nous rappeler que tout, tout peut recommencer d’un claquement de doigts.

Parce ce que les mêmes sont au pouvoir.

Ils ont affiné leur capacité de nuisance en travestissant leur apparence.

Mais, sous le vernis, les mêmes idées, les mêmes envies, les mêmes buts.

Le concept d’Hitler pour les camps de concentration ainsi que la mise en pratique du génocide doivent beaucoup, disait-il, à ses recherches sur l’histoire anglaise et américaine”, écrivit Toland dans son livre,  Adolf Hitler : The Definitive Biography.Il était un admirateur des camps de prisonniers pour les Boer en Afrique du Sud et ceux pour les Indiens dans l’Ouest américain ; il vantait souvent ses proches de l’efficacité de l’extermination par les Américains au moyen de la famine et du combat inégal, des sauvages rouges qui ne pouvaient pas être domestiqués par la captivité.

C’est pourquoi, j’insiste, articles après articles, sur le fait que nous ne devons plus consentir à rien.

N’acceptons plus rien des pouvoirs en place et reprenons la main.

Les vrais maîtres du jeu, ceux qui tirent les ficelles depuis des lustres, n’ont d’autres buts que de continuer à tirer les ficelles.

Le Maréchal Hollandouille est totalement inféodé à l’Empire Zunien, dont la marionnette en chef est Oblabla. Et prenons garde, qu’il ne le reste pas, par la magie d’un de ces coups fourrés dont les psychopathes aux manettes ont le secret.

Hollandouille sur injonction de ses maîtres, a trituré le paysage régional pour en faire des landers, ou des futurs états confédérés en 2015 !

Quand les maitres zuniens toussent ;

Hollandouille pète !

C’est comme ça, et depuis Sarkozy l’américain ; C’est visible, trop même.

C’est pourquoi Hollandouille fut choisi.

Considérez toutes ses prises de décisions des derniers mois.

Et rappelez vous bien qu’elles convergent toutes vers le même point.

Et voyez qui en sont les véritables maîtres d’œuvre !

Il n’est bien sûr pas du meilleur des intérêts nationaux pour les États-Unis que de reconnaître une telle réalisation présentée de fait par Toland. Comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, vous ne pouvez pas être la plus grande nation du monde si vous êtes coupable de génocide et spécifiquement si votre pays et sa politique furent l’inspiration qui créa un des pires génocides de l’histoire de l’humanité.

Depuis le commencement, les Zunies imposent la « Démocratie » avec des chars, des bombes, et des drônes, bref par la violence, la mort.

Il faut « tuer l’indien pour sauver l’Homme. »

Qui veut de cette démocratie là ?

Pas moi…

=*=

Et d’ailleurs on sait comment ils nous l’imposent la démocratie les Zuniens, à coup de bombes, de chars et de drones ; DÉMOCRATIE j’écris ton N.O.M.

En ce 9 mars 2016 alors que notre  Pépère aussi Valls…  et que le Jean-Vincent joue Placé !  et que le POTUS2016 en Trumpette !  dont nous rabattent les oreilles  les Merdias de tous poils et alors qu’on découvre, chaque jour un peu plus combien les Les Banksters à la manœuvre… et surtout que  Tout va mal…  et de plus en plus mal.

Et l’autre là y trouve rien de plus intéressant à faire que de recevoir en catimini le prince héritier de la maison des Saoud et de lui refiler la Légion d’Honneur… Et le Zéro qui dit que c’est rien, bah mais non ; C’est rien qu’il a dit ; C’est rien…

Tous les jours on se réveille dans « Brazil » ; Alors qu’on est dans un mauvais remake de Demolition Man – Vous savez quand Stalone dit qu’il s’est réveillé en ayant une furieuse envie de tricoter alors que le Snipes lui il est au taquet et enchaine les Meurtre Mort Détruire  les doigts dans le nez !

Bon c’est pas faute de vous avoir exhorté à vous les sortir des doigts… Du nez !

Alors, c’est vrai, C’est pas la WW3 !  pas encore…

Mais va falloir se coordonner fissa si on veut pas se faire éparpiller façon puzzle !

Je l’ai déjà dit et je le pense ; C’est à nous, maintenant !

JBL1960

Source de l’image : Alterinfo

Mise à jour du 12/08/2016 | JBL1960

Grâce à Résistance71 qui traduit et publie : Elicia Goodsoldier – le 08/08/2016

Url de l’article original en Anglais = http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/08/08/hitler-studied-us-treatment-indians

Cela confirme et en tout point les termes de l’article plus haut et pour ne plus avoir aucun doute ;

Hitler avait étudié le traitement américain réservé aux Indiens

Le 7 juin, la chambre des représentants des États-Unis a passé l’amendement bipartite H.R 129, sponsorisé par la députée républicaine Ileana Ros-Lehtinen (députée de Floride), demandant expressément à l’Allemagne de reconduire sa décision de soutien inconditionnel pour les besoins de santé et de bien-être matériel pour les survivants de l’holocauste. Cette législation est passée à l’unanimité de la chambre avec un score de 363-0

D’après le résumé de cette législation, celle-ci était nécessaire pour s’assurer que “les victimes de l’holocauste vivent dans la dignité, le confort et la sécurité les derniers jours de leurs vies”. Elle appelle l’Allemagne “à réaffirmer ses engagements en vue de cet objectif par sa volonté budgétaire et de prendre en compte et en charge les besoins de sécurité sociale des des victimes vulnérables survivantes de l’holocauste, incluant les soins à domicile et autres besoins médicaux adéquats.

L’ironie cruelle de cette situation réside dans le fait qu’Adolf Hitler a étudié avec attention bon nombre des politiques américaines mises en place contre les populations autochtones (indiennes), comme modèle de sa façon de gérer la population juive (en Allemagne). Il étudia les plans de Bosque Redondo, le camp de concentration où furent incarcérés quelques 8000 hommes, femmes, enfants et vieillards de la nation Navajo, après la longue marche de 1864. D’après John Toland, auteur couronné du Prix Pulitzer, dans son livre “Adolf Hitler” (p.202): “Le concept d’Hitler concernant les camps de concentrations autant que son concept de practicalité du génocide doivent beaucoup à ses études entreprises sur les camps de prisonniers anglais des Boers durant la guerre en Afrique du Sud et ceux des Indiens du Far West ; il félicitait souvent l’efficacité de l’extermination entreprise par l’Amérique au sein de son cercle privé, extermination qui utilisait la famine et le combat irrégulier pour éliminer les sauvages rouges qui ne pouvaient être domestiqués par la captivité.”

Hitler étudia comment la population autochtone déclina rapidement à cause de la famine et des maladies lorsqu’elle fut placée sur les “réserves”/camp. (NdT: Il doit être rappelé ici que la réserve Lakota de Pine Ridge, par exemple, dans le Dakota du Sud est administrativement, toujours aujourd’hui, le “camp de prisonniers No44”… Chose que ne cessait de rappeler l’activiste/résistant Lakota Russell Means, il en va de même de toutes les “réserves” sur le sol des USA. Idem au Canada, les “territoires réservés” au parcage des natifs dépendent directement du ministère de la défense, qui délègue l’administratif au ministère des affaires indiennes, tous les périmètres de sécurité autours des réserves/camps sont gérés par l’armée). Il y a tant de parallèles qui pourraient être tirés entre l’histoire de l’Allemagne nazie et celle des Amérindiens, incluant les marches de la mort infligées aux juifs et les longues marches infligées aux Navajos ou celle de la “piste des larmes” endurée par la nation Cherokee et bien d’autres. Le parallèle entre les nazis détruisant l’art, la littérature, musique juif, enterrant les gens dans de gigantesques fosses communes/charniers à l’instar de massacres comme celui de Wounded Knee (1890), où des générations de personnes et leur connaissance furent aussi enterrées dans une fosse commune. Ma tante Ethleen Iron Cloud-Two Dogs a dit une fois: “on ne peut pas mesurer la perte de language, de culture, d’histoire orale que nous avons subie lorsque nos parents furent enterrés en ce jour funeste.

David E. Stannard, auteur du célèbre livre “American Holocaust” argumente que le génocide contre la population amérindienne fut le plus grand génocide de l’histoire de l’humanité. Bien qu’il soit difficile de mettre précisément un chiffre sur les morts amérindiens depuis l’arrivée de Colomb, ce chiffre a été estimé dans la fourchette de 10 à 100 millions de morts.

Je suis particulièrement heureuse que le gouvernement des États-Unis ait insisté pour que l’Allemagne prenne responsabilité de son histoire et continue de s’occuper des survivants de l’Holocauste, mais je me demande quand les États-Unis feront la même chose pour les victimes de leur propre campagne de génocide et leurs descendants.

Il ne fait aucun doute que la multitude de problèmes sociaux auxquels doivent faire face les communautés indigènes ont leur origine dans le traumatisme historique de nos ancêtres et de nos parents et que ceci continue jusqu’à ce jour. Nous savons qu’à cause de l’ère des pensionnats pour Indiens (NdT: Nous avons sur ce blog documenté extensivement le génocide des pensionnats autochtones au Canada, voir notre traduction de “Meurtre par décret”, la même chose s’est produite aux États-Unis, simplement la documentation et la recherche sur ce sujet font grandement défaut. C’est un projet en cours de l’American Indian Movement, AIM), beaucoup d’entre nous ne savent pas comment devenir parent à leur tour. A cause des violences, abus, viols, expérimentés dans les pensionnats, les communautés indigènes au travers des États-Unis ont le plus haut taux de violence et d’abus sexuels domestiques.

La science valide maintenant le fait que ce traumatisme a un profond effet physique sur nous, changeant notre chimie cérébrale, notre circulation sanguine à un niveau génétique, causant un transfert épigénétique au travers de nos gènes qui persiste et persistera tant qu’une véritable cicatrisation ne se produise pas. Cette cicatrisation devrait être soutenue plutôt que perpétuée par la négligence perpétuelle des États-Unis à accepter “à reconnaître la responsabilité de ses actions passées qui ont résultées en des effets négatifs trans-générationnels et autres.

Dans sa déclaration devant le congrès la députée Ileana Ros-Lethinen a dit “L’Allemagne doit montrer son leadership et bien agir en remplissant ses devoirs et obligations envers tous les survivants de l’holocauste en prenant action et en fournissant toute assistance médicale et psychologique nécessaire pour tous les survivants, directement et immédiatement. Le temps est très important et les survivants ne peuvent plus se permettre d’attendre, ils devraient être permis de vivre les derniers moments de leurs vies dans la dignité et le confort qu’ils méritent.

Je pense qu’il est grand temps que les États-Unis commencent à reconnaître sa véritable histoire, plutôt que le mythe populaire de cette “destinée manifeste” et qu’ils “agissent bien en remplissant leurs devoirs et obligations envers tous les survivants” et descendants de l’holocauste des Etats-Unis.

Elicia Goodsoldier is an enrolled member of the Navajo Nation and also belongs to the Spirit Lake Dakota people. She is a board member at the National Native American Boarding School Healing Coalition and co-chairs the Denver American Indian Commission. She resides in Denver (Colorado). 

=*=

Adolf Hitler s’est donc inspiré de la méthode Zunienne pour élaborer la solution finale du problème Juif et bien après que la solution finale du problème indien ait donné sa pleine mesure…

Ici, on est pas étonnés de cela puisque j’ai relayé sans relâche, l’horreur absolue révélée dans le Contre-rapport de la Commission Vérité & Réconciliation que R71 a traduit en français, partiellement, mais de manière substantielle et ceux qui auront pris la peine de le lire n’ont plus aucun doute sur cette Machine à Tuer programmée dès octobre 1492 et commémorée encore aujourd’hui chaque année partout où la Doctrine Chrétienne de la Découverte a planté des crucifix et des échafauds dans les Peuples Originels

Voici le PDF de la traduction en français réalisée par R71 (traduction partielle mais substantielle) et paginée par mes soins ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2016/10/tr71mbd0616.pdf

Et le dossier complet MEURTRE PAR DÉCRET sur ce blog régulièrement mis à jour.

Prenez conscience que nous pouvons tous grâce à Internet, devenir des passeurs d’idées et d’informations et des lanceurs d’alertes et pour nous permettre d’initier un changement de paradigme comme je le détaille aussi loin que possible dans ce dernier billet !

Car, n’ayez aucun doute, comme l’a dit une femme en 1990 – Membre du Conseil des Femmes Mohawk aux Canadiens/Québecois de papier ;

Regardez bien ce qu’il se passe ici, parce que quand ils en auront fini avec nous, ce sera votre tour…

Bien sûr, vous pouvez continuer à roupiller ;

Ou pas…

JBL1960

 

Mise à jour du 7/11/2016 | JBL1960

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Mensonges Pharaoniques

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Les enfants du marché noir

« Les orphelins de Duplessis »

Il est des histoires que beaucoup de gouvernements, voudraient oublier.

Je reproduis ci-dessous, l’article de Gaëlle Nicolle – Source Sputniknews du 30 décembre 2015 ; Histoire de l’adoption au Québec ; Les enfants du marché noir.

Quand je vous demande de retirer votre consentement ici et maintenant, à longueur d’article, c’est parce que nous avons ainsi l’occasion unique de faire tomber les empires oligarchiques un à un.

Personne, aucun homme, aucune femme, providentiels ne viendra vous libérer. C’est à nous de nous relever, nous-même, chacun d’entre-nous devons quitter notre clavier et sortir et surtout sortir de Facebook…

Nous devons agir, là où nous sommes et nous devons travailler le corps social autour de nous.

Nous devons nous « éveiller« , ôter nos chaînes, et éveiller nos enfants.

Acquérir des compétences hors du Système et travailler notre résilience.

Gaëlle Nicolle perce à jour une collusion, une de plus, des hommes de pouvoir, ici au Canada, avec l’Église Catholique Romaine et une fois de plus.

Il est question ici d’une séquence parfaitement reconnue, et cette période est appelée ; « Les orphelins de Duplessis ».

Maurice Duplessis est décrit comme quelqu’un qui idéalisait dans ses discours la vie rurale et les valeurs de l’Église catholique.

Voici un exemple de qui était cet homme ;

Il nous faut comprendre, et comprendre n’est pas excuser, comprendre n’est pas atténuer, comprendre n’est pas se perdre dans l’inaction.

Nous devons collectivement retirer notre consentement à tout ceux qui veulent le pouvoir et qui le détourne systématiquement à leur profit personnel et en font profiter des institutions de tous ordres. Et à chaque fois que nous en avons les preuves, comme ici, nous devons les leur claquer sur le museau afin qu’ils comprennent que NON c’est NON !

Ne soyons plus complices par notre silence et notre consentement.

Histoire de l’adoption au Québec : les enfants du marché noir

Au Québec, sous les mandats de Maurice Duplessis, de nombreux enfants confiés à l’adoption ont été à tort diagnostiqués « arriéré mental » et internés en institution psychiatrique. Il existe un autre versant de cette période dite de la « Grande Noirceur» : un trafic d’enfants établi entre Montréal et New-York.

Dans les années 1940 et 1950 au Québec, à l’heure où les crèches saturent et alors que la morale catholique domine encore les mœurs, un trafic de nourrisson va naitre, entre le désespoir de certaines familles et l’appât du gain pour d’autres. Monique Fournier a étudié cette période peu connue de l’histoire de l’adoption au Québec, dans le cadre de la série et du documentaire : « Le Berceau des Anges », une des rares créations audiovisuelles à traiter de ce sujet encore confidentiel :

Tout trafic arrive parce qu’il y a une offre et une demande, qui n’arrive pas à être comblé par le marché légal, si vous voulez. Le clergé catholique était très sévère à l’égard des mères célibataires et il y avait une absence complète d’éducation sexuelle. Quand une jeune fille était enceinte, la honte retombait sur sa famille. Donc sa famille souvent, ça arrivait à la campagne ou en milieu où l’on avait moins de connaissance aussi, envoyait la jeune fille au loin. Elle devait normalement aller à la ville accoucher dans un hôpital tenu par des religieuses, tout à fait officiel.

Pour ces enfants nés dans l’illégitimité aux yeux de l’Église, le destin ne s’annonce pas simple. Les mères n’ont d’autres choix que de les confier secrètement à l’adoption : passé entre les mains des communautés religieuses qui gèrent tout un pan de l’éducation puis de la santé, elles avaient peu de chances de revoir un jour leur enfant. Mais ce n’est pas l’injuste opprobre réservé à ces filles-mères qui allait enrayer ces grossesses hors mariage que l’église ne pouvait concevoir. Des personnes peu scrupuleuses tissent rapidement un lien entre ces enfants qu’il fallait cacher à la société et les familles prêtes à les adopter et à les chérir :

Comment fonctionnait le trafic ? Il y avait ces femmes qui géraient des maisons privées, qui étaient donc ces hôpitaux clandestins. Elles avaient ce qu’on appelle des recruteurs, des hommes pour la plupart, qui se rendait dans les gares d’autobus et de train. Ils avaient développé une psychologie qui leur permettait de reconnaitre la petite fille qui arrive avec sa valise et qui a l’air perdu. Alors il lui propose, plutôt que d’aller chez les sœurs où c’étaient très dur, où on les traitait vraiment très durement, il leur propose d’aller à un autre endroit où ça leur coutera rien, où va tout prendre en charge pour elle parce qu’il y a une bonne dame qui a une âme charitable, etc. Donc elles vont là, un médecin vient les accoucher, et on vend le bébé presque tout de suite.

Les nourrissons sont vendus presque immédiatement et les jeunes filles vulnérables se voient parfois proposer de l’argent avant d’entrer dans une clinique. Ce marché noir s’est établi principalement entre les villes de New-York et Montréal. Côté américain, les enfants à adopter étaient nombreux, mais la lenteur et l’incertitude des procédures, les conditions d’adoptions selon des critères de religions, de classe sociale et de revenu, constituaient de nombreux obstacles. Côté canadien, une loi restreignait également les possibilités d’adopter, les familles juives étaient particulièrement visées  :

Le clergé catholique avait fait voter une loi sur l’adoption en 1924. Parce qu’il ne voulait surtout pas que les bébés catholiques se retrouvent dans ces familles juives. En fait, c’est un peu ironique parce qu’au fond, ils préféraient avoir des bébés catholiques qui vivaient toute leur vie en orphelinat que des bébés devenus juifs. Chez les juifs, il y avait très peu d’enfants adoptés. Peut-être que les filles avaient une meilleure éducation sexuelle, ou alors n’avait pas de relation sexuelle hors mariage ou la communauté s’occupait de ces enfants-là. Il y avait quelque chose comme 20 couples de parent en attente pour un seul bébé. Alors il y avait un manque dans les familles juives de bébé à adopter. Et il y avait un débordement de bébés catholiques à adopter dans les orphelinats. C’est comme ça que le marché s’est fait.

On estime à un millier le nombre de bébés vendus au Québec, dans d’autres provinces ou à l’étranger, mais ils pourraient être plus nombreux. La majorité de ces enfants avaient des mères catholiques. Peu d’enfants juifs étant confiés à l’adoption, les chances pour une famille juive d’adopter un nourrisson d’une mère biologique de même confession étaient minces. Il fallait donc à la naissance falsifier les certificats, pour qu’ils adoptent la religion à laquelle les parents appartenaient, et l’identité de ces derniers qui devenaient alors « parents naturels ».

Mais ce trafic-là dont on parle, c’est quelque chose de complétement clandestin. Ce sont des maisons privés, ça va selon les quartiers de Montréal du taudis à une maison de luxe, vraiment. Donc ce sont des résidences privées, où on cache un semblant d’hôpital: il y a des chambres et puis les jeunes femmes vont accoucher là, les médecins vont les accoucher. C’est tout à fait illégal, c’est de la pratique illégale de la médecine, aujourd’hui on les accuserait de ça. Donc c’est absolument clandestin, totalement.

Les certificats sont fait par des rabbins parce qu’il faut prouver que l’enfant est juif, d’où le trafic: transformer des catholiques en juifs pour qu’ils puissent être adoptés.

Mais parfois les rabbins n’étaient pas au courant de cette sombre intrigue. Avec probablement autant de ramifications que d’ « hôpitaux », la liste des intermédiaires est longue: médecins, avocats, garde malade, auxiliaires sociale, religieux…et parfois même des passeurs qui venaient livrer les nouveau-nés jusqu’au domicile des parents adoptifs, faux papiers en main. C’est en 1949 que l’alerte est lancée pour la première fois, par une journaliste d’Ottawa. Mais il faut attendre encore plusieurs années avant qu’une enquête internationale s’ouvre :

Tout d’abord, il faut savoir qu’en 1949, il y a eu des rumeurs de marché noir et les sociétés pour l’enfance officielle ont dit que non, il n’y avait rien de tel qui se passait dans les orphelinats officiels. En 1952, l’assistant procureur du district de New-York a la puce à l’oreille parce qu’une dame vient le consulter pour s’assurer de la légalité de l’adoption d’un avocat Montréalais qui s’appelait Herman Buller avait organisé pour elle. Comme il y avait eu à peu près 17 demandes en même temps de ce genre-là, avec des noms tous de consonances juives, c’est comme ça qu’une enquête à commencer.

Une enquête menée en étroite collaboration entre la police Montréalaise et New-York aboutit à l’arrestation d’un des principaux instigateurs du trafic, l’avocat Herman Buller. Le scandale moral et juridique que représente cette « contrebande d’enfants », ce « racket de bébés » fait la une des journaux. Mais l’issu du procès semble en complet décalage avec le déchainement de l’opinion publique de l’époque :

Ce qui ressort de ce procès-là, ce qui est assez incroyable, c’est que la loi n’interdit pas la vente de bébé. Ce qui est illégale c’est la fabrication de faux certificats de naissance, et c’est ce dont est accusé Herman Buller. Il écope d’une journée de prison et d’une amande de 2000 $, et aucun autre acteur du trafic n’est inquiété à ce moment-là.

En 1955, le trafic d’enfant ne figurait dans aucun texte de loi: aucun article du code pénal dans ce sens n’a donc pu être invoqué contre les accusés. La Justice, faute de loi, ne parvient pas à mettre un terme à ce trafic. Comme le titrait le journal « La Patrie » au lendemain de l’arrestation du protagoniste, ce business fructueux s’élèverait à 3 000 000 de dollars. Les enfants se négociaient entre 3 000 et 10 000 dollars. Maurice Duplessis, premier ministre du Québec à l’époque était également procureur général au moment du scandale.

Ce qui s’est que ça s’est arrêté finalement, c’est que les mœurs ont changé, la pilule contraceptive est arrivée dans les années 60, l’éducation sexuelle est devenue meilleures et les mœurs ont changé dans le sens où la liberté sexuelle étant plus grande, les jeunes femmes qui tombait enceintes gardaient leurs bébés, tout simplement. C’était plus accepté. Il n’y a plus eu de bébé à adopter. En 1972, il y en avait deux à adopter, au Québec, et les orphelinats ont fermé.

Ce n’est qu’en 1969 que la loi sur l’adoption a été refaite, en tenant compte de ce qui s’était passé. La vente d’êtres humains a bien sûr été interdite, mais aucune enquête n’a jamais été rouverte sur ce trafic. Aujourd’hui sexagénaires, ces « orphelins forcés » témoigneront bientôt sur Sputnik de leur enfance, souvent heureuse, et de leurs recherches rendues presque impossibles par la falsification complète des documents attestant de leur naissance.

http://fr.sputniknews.com/opinion/20151230/1020670223/enfants-adoption-quebec.html

J’ai déjà traité sur ce blog du comportement de l’Église Catholique dans ses fondements, dans sa construction et son rapport avec ses ouailles consentantes ou forcées.

On note, partout dans le monde, en Irlande, en Australie, en France, au Canada, en Amériques, que l’éducation lorsqu’elle est confié à l’Église Catholique est faite avec violence. Et à chaque fois on constate des dérives, des trafics et des organisations criminelles de l’adoption.

Personnellement, je dirai même que l’on peut deviner, en filigrane, dans toutes ses histoires une certaine perversité et subversion telles qu’elles étaient prônés et mise en œuvre par un certain Pape Alexandre Borgia VI.

Rodrigo de Borja, né Roderic Llançol i de Borja le 1er janvier 1431 à Xàtiva (Royaume de Valence, couronne d’Aragon), mort le 18 août 1503, devenu Rodrigo Borgia après son arrivée en Italie, fut pape sous le nom d’Alexandre VI de 1492 à 1503.

La loi dite de Séparation de l’Église et de l’État est

comme la justice de ce pays ;

À géométrie variable.

Mais, c’est toujours, les nouveaux-nés, et les petits enfants

qui sont la variable d’ajustement.

JBL1960